Le soleil, 7 juillet 2001, Cahier A
[" QUÉBEC, LE SAMEDI 7 JUILLET 2001 PRIMEURS SPÉCIAL FESTIVAL D\u2019ÉTÉ 9 PAGES www.IesoleiI.com ECRANS LUMUMBA : LE PROPHÈTE TABOU PAGE 1) 22 Tourisme : un tiède début de saison La clientèle hôtelière a diminué de 6,4 °/o en mai Mélanie Saint-Hilaire MSHilaire@lesoleil.com QUÉBEC\u2014Après l\u2019effervescence du Sommet des Amériques, les mois de mai et juin ont paru bien ternes aux hôteliers de Québec.Ceux-ci ont reçu en mai 6,4% moins de clients qu\u2019à pareille date l\u2019an passé, à cause du nombre réduit de congrès prévus à l\u2019horaire.« Un hôtel, c\u2019est comme un avion.S\u2019il te reste des places libres avant le décollage, tu ne rattrapes jamais l\u2019argent perdu», soupire Fred Ca-raro, directeur général de l\u2019Association hôtelière de Québec, qui prédit un été plutôt moche pour les aubergistes de la région.Les hôtels ont accusé une baisse de leur taux habituel d\u2019achalandage depuis le Sommet des Amériques, admet Daniel Gagnon, de l\u2019Office du tourisme et des congrès de la communauté urbaine de Québec.« Mais ça fait trois ans que j\u2019entends les hôteliers prédire un été pourri, et ça fait trois ans qu\u2019on connaît une saison extraordinaire.Attendons le mois d\u2019août avant de parler ! » La haute saison touristique semble vouloir partir en lion avec l\u2019ouverture du Festival d\u2019été, qui a été rugissante cette année.Lauréat du Grand Prix du tourisme québécois en l\u2019an 2000, le festival attire chaque année près de 399 000 visiteurs dans la capitale, sans oublier les quelque 2000 musiciens invités.L\u2019hôtel Hilton, commanditaire de l\u2019événement, affichait complet hier.« Le Festival d\u2019été de Québec, c\u2019est le troisième plus gros de la province après le Festival de jazz de Montréal et le Juste pour rire », rappelle Jean-Pierre Doucet, son directeur général.Propriétaire du bed and breakfast Café Krieghoff, Claude Bourbonnais a enregistré dès le début de l\u2019hiver ses premières réservations pour le festi- Les congrès sont moins nombreux cette année LE SOLEIL JEAN-MARIE VILLENEUVE W)t» mmr ' onmi Que**: *» .\\ ; * La haute saison touristique semble partir en lion avec l'ouverture du Festival d\u2019été, qui a été rugissante cette année.Le Festù'al attire chaque année près de 399000 visiteurs.beau temps, mcuu ais temps.Vous trouverez d\u2019ailleurs en pages A 3, A 4 et A 6 les critiques des spectacles d\u2019hier.val.« C\u2019est le pic de la saison », hurle- « Dès que le Festival d\u2019été commence, t-il par-dessus le joyeux tapage qui rè- ça se met à bouger.» gne dans son café, où il a reçu avant- - hier le chanteur du groupe Okoumé.\tVoir TOURISME en A 2 ?PLACES « RESERVEES » POUR LES ÉTUDIANTS DES RÉGIONS ÉLOIGNÉES Les médecins redoutent une forme de favoritisme Julie Lemieux JLemieur@le s olcil.com ¦ QUÉBEC \u2014 Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Rémy Trudel, n\u2019a pas eu « l\u2019idée du siècle » en demandant aux facultés de médecine de réserver des places aux étudiants des régions éloignées, estime la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).Car cette mesure pourrait facilement entraîner de la discrimination envers certains étudiants.En annonçant une importante augmentation des admissions des étudiants en médecine, jeudi, le ministre Trudel a du même coup appelé les universités à octroyer certaines de ces places dès l'automne aux jeunes des régions qui s\u2019engageront à retourner chez eux après leurs études.Et il entend négocier avec les universités et la FMOQ pour systématiser cette approche au cours de la prochaine année.Mais la FMOQ affirme qu\u2019il ne s\u2019agit pas là d\u2019une très bonne idée.«Avant de prendre des mesures aussi contraignantes que ça, il va falloir qu\u2019on y pense.Si le prix à payer quand tu viens de Rouyn-Noranda, c\u2019est de t\u2019obliger à retourner là après tes études, alors que celui qui vient de Montréal pourra aller n\u2019importe où, ce n\u2019est pas évident.Ce n\u2019est pas l\u2019idée du siècle.Pourquoi un jeune des régions devrait signer un contrat alors que ce ne serait pas le cas pour quelqu\u2019un de la ville?», a soutenu le porte-parole de la FMOQ, le Dr Jean Rodrigue.À l\u2019opposé, certains voient en cette approche une mesure discriminatoire envers les étudiants de la ville, qui pourraient être écartés des facultés de médecine malgré leurs bonnes no- tes, afin de faire de la place à des jeunes des régions ayant des résultats scolaires moins concluants.C\u2019est le cas de la Fédération des médecins résidents du Québec.«Il ne faudrait pas que ces mesures excluent des candidats de qualité parce qu\u2019ils vivent dans les régions universitaires» « La création de places en médecine liées au lieu d\u2019origine des candidats risque de créer davantage d\u2019effets pervers.Il ne faudrait pas que ces mesures deviennent discriminatoires et qu\u2019elles excluent des candidats de qualité, tout simplement parce qu\u2019ils vivent dans les régions universitaires et périphériques», a prévenu la Fédération, hier, dans un communiqué de presse.Le H Jean Rodrigue estime qu\u2019il faut rester vigilant vis-à-vis de la pénurie de médecins en régions, mais ajoute qu\u2019il est inexact de prétendre que les finissants ne veulent pas aller y travailler.Si les professionnels sont Voir FAVORITISME en A 2 ?CÔTE DES ÉBOULEMENTS Les nouveaux égouts rejetteront les eaux usées tout près de la plage « Nous sommes un petit village.La quantité ne sera pas importante », rétorque le maire Marc Larouche Collaboration spéciale LA MALBAIE \u2014 Les eaux usées du nouveau réseau d\u2019égouts en construction à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix, seront rejetées directement dans le fleuve, sans traitement, à proximité de la plage de la traverse qui mène à l\u2019île-aux-Coudres.Cette situation inquiète une biologiste de l\u2019endroit à un point tel quelle a écrit au ministre de l\u2019Environnement, M.André Boisclair.Ces travaux de construction d\u2019égouts s\u2019inscrivent dans la foulée de la réfection de la tristement célèbre côte des Éboulements.« Chaque fois que j\u2019explique la situation, on me dit que cela n\u2019a pas de sens », dit M\u201d' Jacqueline Tremblay au SOLEIL, à qui elle a fait visiter les lieux Les gens ne connaissent pas les impacts.En plus, ce projet devait en être un d\u2019assainissement.» Des problèmes de salubrité existaient déjà, mais ils étaient localisés puisque la plupart des résidences sont dotées de fosses septiques.Le point de chute du réseau est situé non loin d\u2019une plage très fréquentée, où des jeunes se baignent régulièrement.« Des kayakistes et pêcheurs s\u2019y rendent aussi, sans parler des milliers de touristes qui y transitent avant de prendre le Voir ÉGOUTS en A 2 ?t\tf Jacqueline Tremblay Kaylkistes, pécheurs et touristes fréquentent la plage ou y passent Les fumeurs ont une dent contre la bouche Les images de Santé Canada sont devenues objets de collection.mais l\u2019une d\u2019elles fait fuir les cœurs sensibles Mylène Moisan MMoisan@lesoleil.com QUÉBEC \u2014 Il semble que la sensibilisation par l\u2019image de Santé Canada ne donne pas les résultats escomptés.Non seulement les jeunes se balancent des nouveaux avertissements sur les paquets de cigarettes, mais certains vont jusqu\u2019à collectionner les 16 images.«Je connais un jeune qui ne fume pas et qui les a toutes.Quelquefois, il y en a certains qui veulent un paquet en particulier parce qu\u2019il manque à leur collection », raconte Véronique Hame-lin, caissière au dépanneur Le petit triangle, situé très près du cégep de Limoilou.«Les jeunes trouvent ça drôle.Ça n\u2019a pas l\u2019effet recherché», fait remarquer le caissier du dépanneur Vanier.à Saint-Jean-Chrysostome.Des 15 dépanneurs de la région questionnés au sujet des nouvelles photographies, tous remarquent le faible impact auprès des fumeurs âgés entre 18 et 30 ans.À la Tabagie Tremblay, rue Dorchester, Danielle Paquet témoigne elle aussi du fait que la plus jeune clientèle s'amuse de ces clichés du MAI Do qualiom .1 u SOLEIL Une fois sur deux, le client demande un autre paquet lorsqu'il reçoit celui illustré de l\u2019abominable dentition.dégoûtants.« Il y en a certains qui me demandent les images les plus \u201cdé-geu\"», ajoute-t-elle.Les gens interrogés observent aussi que les fumeurs qui ont franchi le cap de la trentaine se formajisent moins qu\u2019au début des images.À une exception près : les dents en état de décomposition.Partout, plusieurs fumeurs demandent un autre paquet lorsque le caissier leur présente l\u2019abominable 7- Voir DENT en A 2 ?La Capitale Alerte au propane inodore.Des millions de litres de propane inodore, et done imperceptible en cas de fuite, ont quitté la raffinerie de Saint-Romuald en juin.Page A9 Argent La Davie a un nouveau produit à offrir.Les architectes et les ingénieurs de la Davie ont mis au point sur papier, au cours des derniers mois, un nouveau type de plate-forme, appelée Amequest.Page B1 Maximum 20 minimum 14 Nuageux, percées de soleil.Demain : nuageux Détails page C 16 Précipitations (à 13 h hier) Ce moig-ci : 4,7 mm Can dernier :5,2 mm Cette saiwin : 165 mm Saison dernière : 238,8 mm QUÉBEC.105-ANNÉE.N° 186 FLORIDE, 2,60 J US MONTRÉAL.OTTAWA 2 S PLUS TAXES 1.52$ PLUS TAXES « 27657\"00076 A 2* www.lesoleil.coin LE SOLEIL Le samedi 7 juillet 2001 DENT Suite de la Une dentition.« Une (ois sur deux », estime Jacques, à ia Tabagie Saint-Jean Daniel Lachance, au dépanneur Scott dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, essuie tellement de refus qu\u2019il renvoie chaque semaine aux compagnies une trentaine de « dents » invendues.« Les dents se vendent mai.Plusieurs personnes me demandent un autre paquet.Pour les passer, je les vends à ceux qui ont des couvre-paquets et je les fume moi-même.Mais ce n\u2019est pas assez»,constate M.I-achance.Chacun a ses petits trucs pour vendre l\u2019indésirable paquet.Au Marché du quartier dans le Vieux-Québec, on profite des moments où les gens font la file.« Quand il y a plein de monde, je passe les dents.Ça va vite, les gens ont moins le temps de réagir », confie José-Nicolas Binette.A la Tabagie Saint-Jean, Jacques présente le paquet en plaçant un paquet d\u2019allumettes sur l\u2019image.«C\u2019est drôle de voir la face des gens lorsqu\u2019ils enlèvent le paquet d\u2019allumettes et qu\u2019ils voient la photo», lance le caissier.Un commerçant de Québec, qui préfère ne pas être identifié, refuse tout simplement de donner un autre paquet.«Tu prends celui-là ou t\u2019en prends pas.On n\u2019est pas à la petite école », tranche-t-il.Dans tous les dépanneurs où LE SOLEIL a appelé, lt\u20188 ventes de cigarettes sont restées stables ou ont augmenté, sauf à lu Tabagie Tremblay en basse ville où Danielle Paquet a mesuré une baisse significative, de l\u2019ordre de 15% environ.«On sent l\u2019effet des lois qui interdisent aux gens de fumer à plusieurs endroits.Mais je ne pense pas que ce soit dû aux images sur les paquets de cigarettes », note-t-elle.Chez Rothmans, Benson & Hedges, le moral est bon.Les anciens avertissements n'ont pas eu d'impact mesurable sur les habitudes des fumeurs et les nouveaux ne semblent pas provoquer d\u2019hécatombe.« Il est trop tôt pour avoir des chiffres précis mais on n'a pas remarqué de baisse des ventes depuis le mois de décembre.Elles sont plutôt stables», avance John MacDonald, directeur des relations publiques.De son côté.Santé Canada n\u2019a pas encore mesuré la portée des nouveaux avertissements qui se retrouvent sur tous les paquets de cigarettes depuis le 2fi juin.Depuis le 23 décembre, seules les marques occupant plus de 2% des parts de marché devaient être affublées des images.Désormais, les fumeurs ne pourront plus se rabattre sur les marques moins populaires pour s\u2019éviter le spectacle des photos, un phénomène observé à la Tabagie Tremblay, rue Dorchester.Le sondage que conduira bientôt le gouvernement ne mesurera pas l\u2019impact des nouveaux paquets sur les habitudes des fumeurs mais la quantité d'informations retenues.« Les avertissements sont là pour faire passer un message.On ne mesurera pas le nombre de fumeurs qui auraient arrêté à cause des photos», souligne Andrew Swift, responsable des communications chez Santé Canada.Parions que les maladies de la bouche seront en tête de liste des dangers qui guettent les fumeurs.TOURISME Suite de la Une « On a plusieurs visiteurs de la région qui viennent passer un week-end à Québec juste pour assister au festival », affirme Sandrine Viel, de l\u2019Auberge L\u2019autre jardin.La directrice adjointe prévoit un taux d\u2019occupation de 85% pour le mois de juillet.Un succès pour ce tout jeune établissement de 35 chambres, qui passe le cap difficile de sa première année.«Les touristes aiment découvrir de nouvelles choses et rencontrer les gens du pays», explique Robert Di Gaetano, directeur général du Hilton, dont l\u2019entreprise est associée au festival d\u2019été.Néanmoins, le Hilton s\u2019attend à vivre une année moins exceptionnelle qu\u2019en 2000.Lui aussi a connu un achalandage plus faible qu\u2019à l\u2019habitude en mai et en juin.«Ce n\u2019est pas catastrophique, mais tout le monde sait bien que l\u2019année qui \\ient sera ordinaire», dit son directeur.Les hôtels et auberges de Québec avaient connu une croissance remarquable au cours des trois dernières années, tant sur les plans de l\u2019acha- landage que du prix des chambres.Le climat d\u2019optimisme avait même fait s\u2019ouvrir de nouveaux établissements (hôtel Palace Royal, Auberge L\u2019autre jardin).Cette année, malgré le fait que le Sommet des Amériques ait augmenté de 20% les recettes habituelles du mois d\u2019avril, les hôtels accusent un léger recul financier.Les hôteliers attribuent la baisse au nombre réduit de congrès qui se sont déroulés dans la capitale.« C\u2019est un phénomène cyclique, assure Fred Cararo.Les congrès se promènent de ville en ville ; à tous les cinq ou six ans, on a une année plus tranquille.» On attend cette année un peu moins de visiteurs américains, vu le ralentissement économique qui a récemment touché les États-Unis.Mais le tourisme d\u2019agrément ne semble pas baisser de façon significative.Si le nombre de réservations pour l\u2019été déçoit les hôteliers, c\u2019est parce qu\u2019un nombre croissant de voyageurs réservent leurs chambres à la dernière minute.Quant aux congrès prévus l\u2019an prochain, « le carnet semble mieux garni », se réjouit Fred Cararo.FESTIVAL D\u2019ÉTÉ DE QUÉBEC Un autre visa refusé QUEBEC (LE SOLEIL, PC) \u2014Les visas sont précieux par les temps qui courent.Après Ezma Redzepova la semaine dernière, voilà que l\u2019artiste malien Ballaké Sissoko risque de ne pas pouvoir se produire au Festival d\u2019été à cause d\u2019un refus du gouvernement canadien de lui octroyer un visa.Au Festival d'été de Québec, on attend toujours des précisions sur l\u2019affaire.Le directeur de la programmation, Jean Beauchesne, dit avoir été informé mercredi des difficultés de Sissoko.A son avis, elles pourraient être attribuables à la lourdeur des procédures administratives menant à l\u2019obtention du visa, lesquelles étaient en cause dans le cas de la chanteuse macédonienne Ezma Redzepova.C\u2019est par peur qu\u2019il ne reste au pays que le gouvernement canadien refuse le droit d\u2019entrée à l'un des musiciens africains les plus respectés, affirme son agente américaine.« L\u2019ambassade canadienne a estimé que rien ne garantissait son retour au Mali ».a déclaré Alison Loerke.Je ne sais pas sur quoi elle se base pour cette décision.Je suppose qu\u2019elle en a parlé avec l\u2019ambassade américaine, qui avait refusé de lui accorder un visa.» M.Sissoko était dans la région parisienne, hier, attendant une réponse du gouvernement canadien.11 devait retour- ner au Mali aujourd\u2019hui mais son agente espérait toujours lui trouver un visa d\u2019entrée hier.Une porte-parole du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration, Simone Mae Andrew, a refusé de commenter l'affaire, se contentant d\u2019affirmer qu\u2019on pouvait refouler des gens pour plusieurs raisons \u2014 problème de santé, dossier criminel, problème de titres de voyage.«On étudie sérieusement si la personne aura assez d'argent pendant son séjour, si elle a un emploi et de la famille dans son pays \u2014 n'importe quoi qui nous indique quelle va retourner chez elle une fois son visa périmé.Elle doit prouver qu\u2019elle est réellement une voyageuse.» M.Beauchesne ne croit pas quant à lui à l'hypothèse selon laquelle l\u2019artiste cherche à rester au Canada : «C\u2019est un motif souvent utilisé par le gouvernement pour refuser des visas, mais je ne crois pas que ce soit le cas de Ballaké Sissoko.» Le maître de la kora (instrument de la culture mandingue) doit en théorie se produire le mercredi 11 à Québec.Il est également attendu à Montréal, à Toronto et à Halifax.Si l\u2019organisation du Festival d\u2019été préfère attendre d\u2019avoir davantage de renseignements sur l\u2019affaire, on estime être en mesure de remplacer Sissoko pour les deux concerts auxquels il devait participer mercredi.FAVORITISME Suite de la Une moins nombreux dans certains coins de la province, c\u2019est parce que les admissions étaient elles aussi à la baisse depuis plusieurs années, affirme-t-il.Le problème devrait donc se régler avec l'augmentation graduelle du nombre d\u2019étudiants en médecine.« Chez les généralistes, le quart des finissants vont en régions année après année.Et c\u2019est un chiffre pratiquement constant.C\u2019est sûr que lorsqu'il y avait 230 finissants, il y avait plus de médecins en régions.Mais ces années-ci, on en est à 150 finissants.C\u2019est donc évident que s'il y a moins de médecins en régions, c\u2019est parce qu\u2019il y a moins de finissants », avance-t-il.Et puisque les régions ne représentent que 12% de la population, il faudrait éviter de s\u2019emballer et de forcer trop de médecins à retourner dans leur patelin.Car ils iront là-bas pour «se tourner les pouces », lance M.Rodrigue.De son côté, le doyen de la faculté de médecine de l\u2019Université Laval, Marc Desmeules, n\u2019est pas réfractaire à I\u2019idce du ministre Trudel et promet même de collaborer à ce projet.Pour cet automne, il est déjà trop tard, mais les étudiants des régions pourraient donc être privilégiés dès la prochaine année.« Je n\u2019ai rien contre ça, pourvu que (le contrat avec l\u2019étudiant) se fas- Le doyen de la faculté de médecine de Laval s\u2019inquiète plutôt des impacts financiers de la hausse des admissions se sur une base volontaire.L\u2019application de ce principe sera délicate, mais je ne m\u2019y oppose pas », a-t-il indiqué.Le doyen affirme qu\u2019on pourrait s\u2019inspirer de l\u2019exemple de la faculté de médecine dentaire, qui favorise les étudiants de sa région lors du deuxième tour du processus d\u2019admission.En fait, M.Desmeules s\u2019inquiète bien davantage des impacts financiers qu\u2019entraînera la hausse des admissions en médecine sur le budget de sa faculté.Le ministre Trudel a en effet annoncé que le nombre d\u2019étudiants québécois augmentera de 55 à chacune des rentrées de 2001,2002 et 2003.Concrètement, l\u2019Université Laval aura donc accueilli 45 étudiants en médecine de plus dans trois ans, un nombre qui s\u2019ajoute aux 25 jeunes supplémentaires qui ont été admis en 1999 et en 2000.«C\u2019est un gros défi.Ça correspond à une augmentation de 65 % de la faculté.On aura des subventions qui viendront automatiquement selon les règles de financement du ministère, mais il faudra que le gouvernement fasse un petit bout de plus, parce que ça demandera beaucoup d'ajustements », explique M.Desmeules.Le pavillon Landry devra subir des rénovations importantes, des salles de travail devront être construites, des professeurs seront embauchés, i des laboratoires seront agrandis, du matériel scolaire devra être acheté.Et lorsque ces étudiants atteindront le niveau de l\u2019externat, le milieu clinique sera mis à rude épreuve puisqu\u2019il manque déjà de médecins pour superviser les stages, rappelle le doyen.« Le ministère de l\u2019Éducation nous accorde 10 000 S par année, par étudiant.Mais à titre d\u2019exemple, les trois provinces qui ont augmenté les admissions en médecine (l\u2019Ontario, l\u2019Alberta et la Colombie-Britannique) ont donné des montants de 50 000 S par année par étudiant à leurs universités.Alors, nous partons avec le cinquième du budget nécessaire.On ne marche pas sur l\u2019eau, on ne peut pas s\u2019accrocher à des nuages, et il va donc nous falloir des ressources de plus », a-t-il laissé tomber.ioe «n ft 1 000$ \t392450 (numéros déc 2001-07 01\t775682\tomposables) 2001-07-04\t661535 2001-07-02\t129091\tor-os 5412S3 30014746\t148830 2001-07-03\t352196\t Les \u2022TOdexies d'encaiçîiemen?3©$ Crtets gaç^rts oeraisaer» au verse 3as C-Aefs En cas de (ftspeHÉ enr-e celle isle et e i 41 Mis, fwpfrt 4t 4534 S, triyrl «f pr«pw«tiM n m, 70 000 km/mmm, bw% 4« 0f12 > b kai \u2022xcéOartm fmomement jnqa'è 48 moi?m la pWport in woJétts et priyrtfi\u2014 »én.H- CHEVROLET OLDS/VtOBILE IEQC AUT DE LA CAPITALE, SORTIE PIERRE- BERTRAND fFEEZEll VENTURE 2001 Sj Moteur \u2022 eyl.3.4 litrut, H5 K», tient miMton auto mettuae ratio AM/FM ai tactaar CO.7 ptttegars pertiaret élaetrinaet.tremt anttwoeage.coat par mon t A 4- www.lesoleil.com LE SOLEIL Le samedi 7 jiillet 2001 ¦T*/' LA CAPITALE ET SES RÉGIONS FESTIVAL D'ÉTÉ DE QUÉBEC Un banquet musical Pour Pierre Flynn, l\u2019occasion de Jacques Samson J S a m s on(a.lesoleil.cotn (JUÉBKC\u2014Pierre Flynn, le président du jury des 13e Prix Miroir du Festival d\u2019été de Québec, considère l\u2019événement comme un grand banquet gastronomique, pendant lequel se nourrissent artistes et public.« Nous sommes ici pour apprécier le festival en festivaliers, nous sommes le plus ouvert et le plus disponible possible pour profiter de ce banquet qu\u2019est le Festival d\u2019été de Québec.C\u2019est fantastique la quantité et la qualité de spectacles auxquels on peut assister, c\u2019est un banquet à saveur gastronomique.« Moi qui sors d\u2019une période de création intense, je profite du festival pour faire le plein.Kn 10 jours, je verrai plus de spectacles que dans les six prochains mois », dit-il.Hier, au bistro du festival, près de la grande scène des Plaines, Jean-Pierre Doucet présentait à la presse le jury des Prix Miroir de cette année.Outre Pierre Flynn, il est composé de Marc Déry, Mara Tremblay, Michel Levasseur et Denys Lelièvre.Les trois premiers sont auteurs-compositeurs-interprètes \u2014ce qui plaît particulièrement à Pierre Flynn\u2014 et les deux autres sont respectivement directeur général et artistique du Festival international de musique actuelle de Victoria-ville et journaliste, animateur de radio et professeur.I,e jury, qui a eu maille à partir avec un policier des Plaines un peu trop zélé juste avant la conférence de presse, a reçu comme mandat du dgdu festival non seulement de choisir des gagnants dans quatre catégories, mais de tout remettre sur la table et de brasser la cage si nécessaire.Pour Jean-Pierre Doucet, les Prix Miroir sont devenus au fil des ans essentiels à la promotion et à l\u2019expression de la chanson francophone.Il constate qu\u2019il y a un grave problème de promotion de la chanson francophone et que, souvent, ceux de la relève ou de la jeune chanson ont un gouffre à franchir avant de percer.Les membres du jury devront choisir parmi 44 spectacles lesquels ont été les plus marquants.Ces spectacles sont déterminés d\u2019avance par les dirigeants du festival et ils doivent avant tout refléter la réalité francophone.Les membres du jury travaillent toujours ensemble, voient tous les spectacles, mais ii arrive, à cause d\u2019un horai- le Festival d\u2019été est \"efaire le plein LE SOLEIL PATRICE LAROCHE Le président des Prix Miroir du Festival d'été, Pierre Flynn, est entouré des membres du jury Michel Levasseur, Marc Déry, Mara Tremblay et Denys Lelièvre.re épouvantablement chargé (ex : le 10 juillet, ils devront assister à sept spectacles), d\u2019en voir sur bande vidéo.Mais dans la mesure du possible, chaque spectacle est vu live, quitte à n\u2019en voir qu\u2019une partie pour passer rapidement à un autre.À la fin du festival, on remettra cinq prix, quatre décernés par le jury et un dernier par le public.On offre un Miroir de la chanson d\u2019expression française, pour une œuvre dont la majeure partie des textes sont écrits en fran- « En 10 jours, je verrai plus de spectacles que dans les six prochains mois» çais ; un Miroir de l\u2019espace francophone, pour l\u2019artiste qui actualise la tradition culturelle musicale de son pays ; un Miroir révélation, pour l\u2019artiste dont la prestation le désigne comme la révélation du festival ; un Miroir spécial du jury, pour souligner la qualité de l\u2019œuvre d\u2019un artiste, et enfin, un Miroir Radio Énergie qui récompense le spectacle le plus populaire.HÉSITATIONS Pierre Flynn s\u2019est vu proposer la présidence du jury il y a à peine un mois, en pleine tournée de promotion de son disque Mirador.Sa première réaction a été de se poser la question suivante : «Qu\u2019est-ce qui me donne le droit de m\u2019installer en juge ou de donner mon opinion sur le travail de gens qui font la même chose que moi ?Après, je me suis dit, si tout le monde réagit comme ça, il n\u2019y aura jamais de jury et j\u2019ai accepté.» La vie selon Carolyn Jouer comme un enfant Rire comme un enfant Aimer comme un enfant Après une leucémie et mille et une complications, après des semaines de chimiothérapie et 121 transfusions, je suis maintenant pleine de santé et je souris plus que jamais à la vie! Merci Û3ià$ Info-collecte: 418 650-7264 \u2022 1 800 761-6610\théma Québec DONNEZ DU SANG.DONNEZ LA VIE.* LE SOLEIL.PATRICE LAROCHE y T- Premier coup de cœur de ce Festii al d'été, l\u2019accordéoniste lonica Minune réconciliera jazzophiles et mélomanes du monde tout en séduisant le festii alier à l\u2019esprit aventureux.IONICA MINUNE Le temps des gitans Éric Moreault EMorenult@lesoleil.poni QUÉBEC\u2014 Dans l\u2019univers musical, la mondialisation implique de plus en plus le métissage: les frontières des genres tombent sous les coups de boutoir d\u2019artistes imaginatifs.Si, parfois, les mélanges détonnent, voire se repoussent, parce qu\u2019ils sont, disons, contre-nature, quand ça colle, la joie de la découverte d\u2019une formule inusitée est à son comble.Le jazz gitan de l\u2019accordéoniste lonica Minune se range incontestablement dans cette catégorie.Le Français d\u2019origine roumaine, qui jouait hier à place D\u2019Youville, a collaboré avec les plus grands musiciens de l\u2019Europe de l\u2019Est.A le voir, on comprend aisément pourquoi.Bien qu\u2019interprète \\irtuose de son instrument, il préfère soutenir le rythme en plaquant des accords mélodiques que jouer à la vedette.Ce qui ne l\u2019empêche pas, dans la plus pure tradition de la note bleue, de prendre le contrepoint de la mélodie, parfois même de façon atonale, ou de laisser libre cours à son imagination.Les solos de Minune sont inusités, dans la mesure où l\u2019accent est mis sur les doigts agiles de sa main droite qui parcourent le clavier de l\u2019instrument comme s\u2019il jouait du piano.Deux musiciens formidables accompagnent l\u2019accordéoniste.Si le jeu agile de Costel Titika à la contrebasse jette les bases rythmiques sur lesquelles les pièces reposent, le cymbalum (ou dulcimer) de Ciani Lincan attire invariablement l\u2019attention.En forme de trapèze, ce drôle de xylophone à cordes produit des sonorités proches de celles du clavecin mais s\u2019apparente aussi au piano.Normal, son étendue est de cinq octaves et demi.Au cours du spectacle, les airs aux accents nostalgiques du folklore gitan cèdent souvent la place aux débordements énergiques, étonnamment nuancés.Et quand le contrebassiste troque son lourd instrument pour le violon, la foule retrouve la musique souriante, teintée d\u2019un brin de tristesse, des films de Kusturica, cette atmosphère guillerette et bon enfant synonyme de joie de vivre.Mon premier coup de cœur du 34r Festival d\u2019été, lonica Minune réconciliera jazzophiles et mélomanes du monde tout en séduisant le festivalier à l\u2019esprit aventureux.JOHN RENBOURN Quelques louanges de plus, pour saluer le passage de John Renbourn.Membre fondateur de Pèntangle et figure emblématique du folk depuis 40 ans, i\u2019Américain a réussi à emplir tout l\u2019espace de place D\u2019Youville avec sa seule guitare acoustique.Grâce à son doigté aussi rapide que celui d\u2019un adepte du flamenco, Renbourn, la bonhomie incarnée.a séduit la foule avec ses réinterprétations toutes personnelles de folk et de bluegrass, mâtinées de blues et de jazz.Tant par son jeu que sa voix chaude, un peu traînante à la John Pri-ne.les similitudes avec le grand Richard Thompson sont flagrantes.C\u2019est, pour moi, l\u2019un des plus beaux compliments qu\u2019on puisse écrire car il va bien plus loin que la simple comparaison.En terminant, une fausse note.Déjà qu\u2019il faille composer avec les conversations \u2014 «le respect des artistes, connais pas ! » \u2014, doit-on en plus supporter le gonflage de « ballounes » à l\u2019hélium pendant les prestations?Pour l\u2019exemple, on repassera.lonica Minune.place D\u2019Youville, aujourd\u2019hui, 14 h el demain.IS h; Clarendon, aujourd'hui, il h et Pub Saint Ale.randre.demain.23h CRITIQUE Fiesta bien arrosée Éric Moreault EMoreault@ lesoleil.com QUÉBEC \u2014 Oubliez jusqu\u2019à la notion de température maussade.Hier soir, le punk californien rayonnait au parc de la Francophonie, réchauffant une foule heureuse d\u2019avoir une fiesta bien arrosée grâce à Real Big Fish et Home Grown.Comprendre: arrosée par la pluie.Parce que la majorité des jeunes \u2014 qui ne l\u2019ont justement pas, la majorité permettant d\u2019acheter de la bière \u2014 s\u2019en sont donnés à cœur joie, slamant dès les premiers accords, trop contents de voir un show avec de la musique qui leur ressemble.Plein à craquer, le parc a même subi les assauts (inoffensifs) d\u2019un pogo dance ludique qui s\u2019accordait au ska-punk dynamique de RBE On a souvent comparé le sextet, sur le plan musical, à The Specials et à Skatalites, bien qu\u2019il se distingue par ses cuivres inhabituels, deux trompettes et un trombone.Côté prestation, la filiation québécoise se situerait plutôt du côté des défunts Me, Mom & Mor-gentaler.Le chanteur-guitariste Aaron Barrett arborait d\u2019ailleurs un gilet d\u2019un rose pétant qui aurait fait rougir d\u2019envie Gus.Passons.Car loin des préoccupations sociales de M,M&M, la formation californienne s\u2019appuie sur un humour puéril, voire douteux, du genre / Want Your Girlfriend To Be My Girlfriend Too.RBF a abondamment puisé dans son dernier CD, B7? »! \u20ac» UNIVERSEL QUEBEC Profitez du Forfait Glissades d'eau au Village Vacances Valcartier \u2014\tHébergement 1 nuit dans une suite junior \u2014\tPetit déjeuner continental \u2014\tAdmission au Village Vacances Valcartier \u2014\tUne pizza large + 2 boissons gazeuses \u2014\tAccès piscine intérieure et bains sauna 75* 23s 16 s par personne en occupation double additionnel/ enfant de 5 ans et plus additionnel / enfant de moins de 5 ans recommandé OÂP Réservation: 1 800 463-4495 (418) 653-5250 Site Internet hotekinlversel.qc.ca 2300, chemin Sainte-Foy.Sainte-Foy.G1V1S5 SAISON DES SOLDES L'été se solde en beauté Chandails et t-shirts pour femmes Collection Les Ailes de la Mode de 39 99 Regardez les prix ! 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La tenue des premiers concerts, jeudi, a donné un avant-goût des jours à venir avec un trafic ininterrompu au centre-ville.Aussi l\u2019organisation du festival, la Ville de Québec et la STCUQ encouragent-ils la population à utiliser les transports en commun durant la fin de semaine.Avec des voies réservées sur les artères importantes et un ren- forcement de certains parcours comme le Métrobus (800-801), les banlieusards devraient pouvoir atteindre la ville plus rapidement.Les vendredis et samedis, ceux qui souhaitent étirer le plaisir pourront par ailleurs bénéficier du traditionnel service couche-tard avec des départs du centre-ville à 1 h 30.En plus du trafic, les automobilistes devront jongler cette fin de semaine avec des contraintes de stationnement.La partie du boulevard René-Lévesque comprise entre les avenues Turnbull et des Érables sera interdite au stationnement à partir du lundi 13 et il sera interdit d\u2019y circuler de 12 h à minuit samedi et dimanche.Même scénario un peu plus loin, dans le coin du Grand Théâtre et du parlement.Il sera interdit de circuler ou de stationner de 18 h à minuit dans le quadrilatère suivant: rue Saint-Amable, rue des Parlementaires, rue D\u2019Artigny.E EAU DE PUITS SANTÉ! CAMPAGNE D\u2019ÉCHANTILLONNAGE DE L\u2019EAU DE PUITS INDIVIDUELS OU DE PETITS RÉSEAUX Au Québec, on a l\u2019eau et votre santé à cœur.C\u2019est la raison pour laquelle le ministère de l\u2019Environnement met sur pied, au cours de l\u2019été 2001, un programme d\u2019échantillonnage de l\u2019eau de puits dans tout le Québec.Si vous êtes propriétaire d\u2019un puits Individuel ou d\u2019un réseau d\u2019aqueduc desservant moins de 21 personnes, vous êtes invité à bénéficier de ce programme, qui vous permettra de faire vérifier la qualité de votre eau de consommation à un coût réduit, grâce à la collaboration des laboratoires accrédités participants.Les tests prévus visent à déceler la présence des paramètres les plus susceptibles de présenter des risques à court terme pour la santé, soit la bactérie Escherichia coil (E.call) et les nitrates-nitrites.(^Comment procéder?Procurez-vous dès maintenant auprès du ministère de l\u2019Environnement votre trousse gratuite d\u2019échantillonnage, dans laquelle vous trouverez la procédure à suivre pour effectuer vos prélèvements d\u2019eau.Vous transmettrez par la suite vos échantillons au laboratoire accrédité participant de votre choix.Cette analyse est aux frais du propriétaire, au coût de 28,76 $, incluant les taxes.Il faudra aussi prévoir les frais d\u2019expédition pour l\u2019envoi de vos échantillons.Cette analyse, c\u2019est un choix judicieux pour votre santé I Pour commander votre trousse gratuite d'ici le 31 août 2001 par téléphone : Québec (appel local): (418) 521-3801 Ailleurs au Québec: 1 866 281-TEST (8378) du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 20 h par Internet: www.menv.gouv.qc.ca Québec Ministère de l'Environnement e L\u2019EAU DU Q QUÉBEC S Q URGE DE FIERTÉ LE SOLEIL JEAN-MARIE VILLENEUVE Alain Lefèvre flamboie littéralement! CRITIQUE Festival d\u2019été, vous dites ?Richard Boisvert RBoisvert@lesoleil.com QUÉBEC\u2014Festival d\u2019été, vous dites ?Il y a sûrement erreur sur la saison.L\u2019inauguration de la scène de la cour du Petit séminaire a été marquée hier par l\u2019averse la plus soutenue et surtout la plus froide à s\u2019être jamais abattue sur un concert ces dernières années.Au début de la soirée, les 1300 chaises avaient toutes trouvé preneur.Depuis la porte cochère conduisant à l\u2019intérieur de la cour, plusieurs dizaines de personnes s\u2019étiraient le cou en direction de la scène.Pluie ou pas, la plupart des spectateurs ont d\u2019ailleurs tenu bon jusqu\u2019à la fin du concert.Le Festival célébrait donc le retour de son volet classique en des lieux plus propices.Certes, on note une amélioration par rapport à l\u2019ancien site de l\u2019hôtel de ville.Fini le concert de bus et de camions en tout genre.Cette tranquillité retrouvée permet également de diminuer de quelques degrés la puissance de l\u2019amplification.Mais on aura beau jouer plus délicatement du potentiomètre, la couleur des instruments s\u2019en ressentira toujours d\u2019une façon ou d\u2019une autre.Au début du concert, le hautbois ressemblait à s\u2019y méprendre au saxophone.La première intervention du cor rappelait tout à fait le son confus de la trompette du carnaval.Le timbre des cordes était mille fois plus acide que la pluie qui.de son côté, redoublait d\u2019un mouvement à l\u2019autre.La scène, par ailleurs, est assez peu conviviale.Fermée sur trois côtés, couverte d\u2019un toit à deux versants, elle ressemble à une gigantesque tente de scout.Ce qui agace surtout, c\u2019est ce plancher qui s\u2019élève plus haut que la tête des spectateurs.Impossible de distinguer quoi que ce soit derrière les premiers rangs.Cette année au moins, on éclaire convenablement les musiciens.Les vestons blancs du chef Gilles Auger et du pianiste .Alain Lefèvre se détachaient admirablement du fond noir.Visuellement, il faut le dire, Lefèvre flamboie littéralement.Le 2' de Rachmaninov convient tout à fait à sa personnalité expansive.Quant à l\u2019exécution, le plus souvent étouffée par la pluie abondante, il est difficile d\u2019en parler objectivement.Cela dit, même au plus fort d\u2019une averse, le lyrisme généreux de la musique de Rachmaninov peut encore réchauffer le cœur.Qui sait ce qui aurait pu se passer si nous avions eu droit à une douce soirée d\u2019été ?La prestation d\u2019Alain Lefèvre a été chaleureusement saluée.Les mains occupées à tenir le parapluie, les gens multipliaient les « bravos ! ».Après un intermède Britten (les Soirées musicales) et une pause pour permettre l\u2019accord du piano, Gabriela Mon-tero s\u2019est attaquée au 3\" de Rachmaninov dans lequel cette magnifique interprète, solide, concentrée et libre, a montré une maîtrise parfaite du style.De cette soirée.je retiens enfin la qualité du synchronisme établi entre l\u2019orchestre et les solistes.Très clair dans sa battue.Gilles Auger excelle en ce domaine.ÇA PARLE AU DIABLE Les filles de La Pietà tentaient une première fois le diable avec le disque Violons d'enfer.Les voilà qui pactisent littéralement avec le prince des ténèbres en l\u2019imitant à les rejoindre sur scène.« Mon intention n\u2019est pas de révolutionner le monde de la musique classique, mais d\u2019arriver tout de même à proposer quelque chose de nouveau », expliquait hier la violoniste Aiigèle Dubeau à propos du spectacle présenté ce soir à la cour du Petit séminaire.Porté par des textes originaux signés Michel Rivard, le comédien Mario Saint-Amand incarnera un sympathique Lucifer pour parler de l\u2019insatiable passion qui le ronge : la musique.Les éclairages sont signés Daniel Ranger.La Pietà abordera un répertoire de circonstance allant de Boccherini à François Dompierre.en passant par Tartini.Liszt.Offenbach ou les Rolling Stones.« La première a eu lieu début février à Montréal et on vend en ce moment ia 8' supplémentaire.C\u2019est du jamais vu ! » s'exclame M\"' Dubeau.Un succès du diable.qu Les parlementaires s\u2019enrôlent À Valcartier, trois députés s\u2019entraînent en vue d\u2019une mission en Bosnie ii\tMylène Moisan MMoisan@lesoleil.com ¦ QUÉBEC \u2014 Claude Bachand, député du Bloc québécois, est critique fédéral à la Défense.Depuis lundi, il participe à l\u2019entraînement des militaires à la base de Valcartier.Et partout où il va.il traîne religieusement son carnet de notes.Un carnet très discret, recouvert d\u2019une jaquette de camouflage.M.Bachand a répondu à une offre faite par le ministre de la Défense, Art Eggieton, de participer à un entraînement et à une mission.U n\u2019est pas seul.Avec lui, deux députés libéraux, Jean-Guy Oarignan, de Québec-Est e* Raymonde Fblco, de Laval-Ouest.Plus tard cet été, une vingtaine d\u2019autres parlementaires seront déployés sur les bases militaires du pays.C\u2019est pour convaincre les parlementaires des besoins de son ministère' qu\u2019Art Eggleton a pensé offrir cette initiation.Sénateurs et députés étaient conviés.Jusqu\u2019ici, 26 braves députés se sont enrôlés.« Je veux que les parlementaires se familiari-sçnt avec la vie militaire, qu\u2019ils comprennent mieux comment ça fonctionne.Ce sera bon pour tous les Canadiens », disait Art Eggleton, lors de sa visite à Valcartier plus tôt cette semaine.M.Bachand avait de très bonnes raisons de sai- sir cette chance.À titre de critique fédéral en matière de Défense, il allait pouvoir s\u2019introduire dans le ventre de la bête.« C\u2019est bien beau de lire les dossiers mais il n\u2019y a rien comme aller voir sur le terrain.Avec ça, mes interventions en Chambre auront plus de crédibilité », prédit le député blo-quiste de la circonscription de Saint-Jean, là même où se trouvait le collège militaire.Jusqu'à maintenant, l\u2019homme politique se dit impressionné et charmé par ce qu\u2019il vit.Les députés suivent une semaine normale d\u2019entraînement, avec les 1200 troupes qui se préparent pour la Bosnie.Exercices de tir, courses à obstacles, déploiements de troupes, reptation sous les barbelés.Après quoi ils passeront une semaine en Bosnie, en septembre ou en octobre.« C\u2019est une expérience inoubliable et enrichissante », clame celui qui devra faire contrepoids à M.Eggleton à la reprise des travaux cet automne.11 a déjà quelques remarques inscrites à son cahier de notes.Des plaintes que lui formulent les soldats : salaires trop bas, équipement désuet, etc.DANS LE BAIN Hier, les médias étaient invités à rencontrer les trois seuls militaires élus de la base de Valcartier.Une entorse au programme d\u2019origine qui ne devait en aucun cas faire l\u2019objet d\u2019une couverture médiatique, tel que stipulé dans un docu- ment interne qui a été distribué.aux journalistes présents.La troupe médiatique s'est donc rendue au nord de la base pour assister à l\u2019entraînement du député Bachand.Au programme, plongée sous-marine avec scaphandre, le règlement ne lui permettant pas d\u2019essayer les bonbonnes d\u2019air comprimé.« Ne me comparez pas à Stockwell Day ! », a prévenu l\u2019homme-grenouille.Pendant que M.Bachand nageait en rond dans le lac Orto-na, M\"\" Folco et M.Carignan se prêtaient aux questions des journalistes.Les deux libéraux n\u2019avaient que des éloges à adresser à l\u2019armée canadienne.Ils ont avoué s\u2019amuser comme des enfants.Preuve de leur traitement spécial.Les députés ont avoué être épargnés de l\u2019intransigeant régime militaire.Des chambres privées.Pas de corvées.Le sergent Yves Carrier donnait hier ses instructions aux trois apprentis militaires.Il a expliqué aux trois soldats \u2014 dissipés \u2014 comment tirer ensemble sur une corde, question de libérer le morceau de pont flottant installé sur un véhicule.Bloquiste et libéraux ont exécuté l\u2019ordre.Le pont n\u2019a pas bougé d\u2019un millimètre.Et le sergent Carrier de répliquer: « C\u2019est ça qui arrive quand on est pogné avec du vieux matériel, ça ne marche pas toujours ! » Noté, M.Bachand?LE SOLEIL PASCAL RATTHÉ Claude Bachand a revêtu les habits d\u2019homme-grenouille pour un exercice de plongée.\u2022Ne me comparez pas à Stockwell Day!» a-t-il prévenu.Plus tard cet été, une vingtaine d\u2019autres élus seront déployés sur les bases du pays Sonata GL 229f par mois / 48 mots Soo /Æ) comptant dépôt de sécurité transport et préparation Inclus par Accent GS 48 mois O dépôt de sécurité transport et préparation inclus TOUT ÉQUIPÉ TRANSMISSION AUTOMATIQUE AIR CLIMATISÉ (CLIMATISEUR) Radio am-fm et lecteur CD Régulateur de vitesse Groupe électrique Elantra VE Tiburon 199 $* per mois / 48 mois XG300 265 pu mois / 48 mots Financement a rachat 1 < HYunani Un ossai vous convaincra LESSARD HYUNDAI t>59 boni St-Joseph Quebec 623-5471 STE-FOY HYUNDAI 2656, DaHon parc Colbert Sainte-Foy 654 9292 iXH mote/48 ROBERGE HYUNDAI 545, rue Clemenceau Béai port 666 2000 AUTOMOBILES LEVIKO 144, rte \u2022Kennedy Lews 833 7140 .tt ^ t.i n ¦\t¦ HYUNDAIIUXOTO 484.Cote Joyeuse Saint Raymnnd 990-0283 .i* «tsen Le*, servtct^\tpom l* E» Ot /oo* i^it rT' | ' il* .If» ?*> 750 % .\u201999 S ows .«tee'comotaot d* 3 99!» S ta XG300 7001 n*uv*.POSE .i et# 31 99*' $ 365 S moi» av*c comptant dp 1 495 $ fCtentu VE 2001 Mitoroaftqn?n#tn* - f\u2019OSF « partir »V 1 ?525 S 2?9 S mex* avec 1 i'»5 fr t|f> .-nrrifT**** 111 l > !\t- - UOSF a p«rt# d*> 14 875 S 199 S mois avfc 1 495 S (V comptant PAcc^nt GS 3 porter 2001 nonv* POSE j parti» de 12 195 S 179 $;moi» avec OS de comptant ta Sonata Gl 7001 neuve POSE a partit vie 20 4 >S S S mon avfOJW\u2019Tde comptant ta Tfrvuron 2001 neuve de base POSE « partir de 19 1% S S mors avec un comptant d»» 1 895 S pour 48 mois sam nbi*qaT*on au tem* contrat tic location Premier* merouakte exige* Oefx t de se» unt*
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