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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2001-08-25, Collections de BAnQ.

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[" Cahier I) Le samedi *25 agît 2001 LE SOLEIL SCÈNES Musique ronflante, jurons et pétards à satiété sont au menu du spectacle de Page D 9 GROS PLAN Dans un studio ¦> cialement amenage pour elle, à Westmount, Lara Fabian a conconcté son sixième iisqtn en dix années de itniere Nue, qui sera lancé mardi.Page D 3 LIVRES Habituée à écrire sur des faits.La conversion a ete beaucoup moins douloureuse que prévu.Page D 11 NI É LA N I E SAINT-HILAIRE MSHILAIRE@LESOLEIL.COM QUÉBEC \u2014 Depuis ses rôles dans les téléromans 4 et demi, Urgence et Scoop, Serge Postigo vit dans la lumière des projecteurs.Et il ne s'en plaint pas.Mais quand la metteure en scène Denise Filia-trault lui a proposé de jouer dans l'ombre, pour une fois, il n'a pas hésité.Dans Comédie dans le noir, à l'affiche du Palais Montcalm début septembre, il interprète un artiste obscur désemparé par une panne d'électricité.Et il a un fun.noir! LJ acteur n\u2019est pas pour autant à l\u2019abri des feux de la rampe.I Car dans le rôle du sombre idiot, il se révèle brillant, ont décrété plusieurs critiques montréalais.Les spectateurs se sont rués sur les billets de la pièce, présentée tout juillet au Théâtre du Nouveau Monde.Ils ont aimé l\u2019interprétation acrobatique de Postigo et celle de ses compagnons (les bien connus Cari Béchard, Pierrette Robitaille, Catherine Sénart, Jacques Girard, etc.).Si bien qu\u2019on pense même donner des représentations supplémentaires cet automne.«Ce n\u2019est pas du Gorki, évidemment.Mais c\u2019est une superbe farce.Et la mise en scène de Denise Filiatrault est réglée au quart de tour ».dit le Serge Postigo détendu et enthousiaste que je retrouve au café du Temps perdu.En sirotant une tisane camomille, la vedette du petit écran me décrit cette Comédie avec une sobriété d\u2019expression presque déconcertante.Postigo ne gesticule pas, ne fait pas d\u2019effets de voix, n\u2019imite rien, ne mime personne.Rien en lui ne trahit l\u2019acteur, sa manie d\u2019épier le monde et sa jouissance de l\u2019incarner.Et pourtant ! Lorsque le rideau se lève, la scène est plongée dans le noir.Bernard Miller, sculpteur de troisième ordre, attend le père de sa fiancée (qui vient vérifier s\u2019il est un parti convenable pour sa fille) et un millionnaire (désireux de savoir si ses œuvres sont une acquisition convenable pour sa collection).Pour les impressionner, il a chipé les meubles d\u2019un voisin antiquaire.Dans le rôle du sombre idiot, Postigo se révèle brillant, ont décrété plusieurs critiques Au bout de quelques minutes, paf! une panne d\u2019électricité plonge tout ce beau monde en pleine noirceur, f\u2019ar une convention inverse, la lumière revient sur scène : les spectateurs voient les comédiens.qui eux ne se voient plus.On imagine la pagaille.Surgissent alors l\u2019ex-blonde de Bernard, qui ignore qu\u2019il s\u2019est remis en ménage; la voisine, bigote alcoolique qui a peur du noir; le voisin antiquaire, rentré de voyage plus tôt que prévu.Dans le noir, à l\u2019insu des autres.Bernard tente de remettre à leur place les meubles empruntés et de redéménager les siens.Écrite en 1965 par le Britannique Peter Schaffer et sou\\ent jouée à Broadway.2?/arA- Comedy regroupe tous les éléments du succès comique: Voir EMPOTÉ en D 2 ?(S\u2019* !*>\u2022, K \\^ sX .e .I 4\tv I lâiLfsèü WÊÊÊEÊÊmkÛï ïmbf ÜÎD&ëîiissA Am'% - \u2022\tJ.\t¦ ^ *\"\\T A li SOLEIL JCHR-MRIC SIllMEun Serge Pontipo.comédien iéÆ.K * V K D 2 Lt SAMEDI 25 AOÛT 2001 NONCOURT m*nt) IA CAMTALt NATIOMAIC t \u2022 rami I hcatR ik* Quebec www.op©rad©qu©b©c.qc.ca www.cyberpresse.ca r\" mm t w Festival ^de d montgoUières d# Gcrfinmru Mettez de la couleur dans votre ete! éc*- L Ou M août au ' soptembre.venez voir s\u2019envoler 150 majestueuse* montgolfières Je o-.U' ies (ormes et Je toutes les couleurs \\ la magie dos ballons s'aioutent 'tX> spestasii-s et animations, une quarantaine Je maneges et un megateu d'artitke \\dilà Je quoi mettre Je la couleur dans votre ete\u2019 1 e 14- Festival Je montgolfières Je Gatineau e est à ne pas manquer' Ou Tl août au T septembre 21X11 \u2022 Au parc de la Baie, Gatineau, Quebec * luck Menil U >\\ AOUt A 20 h N>W*in C awîtc le Ie* September a 20 h Mefirsi 4 ¦rtAWeèll A «A Bruno Pelletirr 11 2 septembre a 21 h OkourTK le* septembre a 20 h RcnsriKD nts : itlISI g4.'-2\"0 ou t SOOraJt R W' \u2022 ci»mm**'Yille.gatiiH'iu.s)>.ca \u2022 »s»s».ville.gjtineau.«|i.ea/feslival I JRI Bomutcp ¦.A sa À CHOT fr «VAsscac OwttrmiOA LE SOLEIL JEAN-MARIE VILLENEUVE a Voir les gens pleurer de rire, c 'est extraordinaire », explique Serge Postigo.Rien de vulgaire EMPOTÉ Suite delà DI des héros vaguement tarés, un accident qui les propulse hors de leur sécurisant quotidien, la suite inévitable de quiproquos et de malentendus.La confusion des personnages décuple l'hUarité des spectateurs.inconsciemment ravis de constater qu\u2019ils voient clair dans l'action qui se déroule sur scène alors que les personnages nagent en plein brouillard.Rien de plus réconfortant que de se faire confirmer la supériorité de notre intelligence.Rien de plus libérateur que de voir l'autre glisser sur une peau de banane.Le soulagement nous fait hurler de rire.Une banale comédie de situation?Soit.Schaffer lui-mème revendiquait le titre de farce pour sa pièce.« Mais la pièce n'a rien de vulgaire, précise le comédien.Denise ne peut absolument pas tolérer la vulgarité.» La metteure en scène aurait même rayé un passage où quelqu'un lui baissait les culottes par accident ! Certains journalistes ont trouvé la comédie niaise et dépassée.malgré l'adaptation de Danièle Lorain.«On a joué devant des salles pleines à craquer de gens qui applaudissaient pendant 10 minutes à la fin du spectacle, réplique Postigo, vif-argent.Alors les critiques, ils peuvent bien dire ce qu'ils veulent.» Le sourire revient vite illuminer sa bouille de gentil gamin.Sous ses boucles folles, ses yeux bruns brillent.On sent que l'acteur a aimé son baptême de la comédie.Trop souvent cantonné aux rôles de jeune premier, le beau gosse s'est glissé avec bonheur dans la peau de Bernard Miller, artiste pourri, empoté et pas futé.IVRESSE ET ANGOISSE «Voir les gens pleurer de rire, c'est extraordinaire, expli-que-t-il.Dans un drame, je peux difficilement savoir si j'ai touché le public: qu'il soit ému ou indifférent, il reste silencieux.En comédie, la réponse est immédiate.Si ton jeu fonctionne, les gens rient.Le public devient presque un personnage de la pièce.» Et ça.c'est enivrant.Mais aussi angoissant.« Si le public ne rit pas.rien de peut camoufler le désastre ! » Férocement perfectionniste.Denise Eiliatrault s\u2019est arrangée pour que les spectateurs ne s'ennuient pas.Elle a orchestre cette pièce mouvementée comme un ballet.«C'est un show très physique, dit Postigo.Pendant les répétitions.je me suis fait des bleus gros comme ça (ses mains dessinent la eireonférenee d'une assiette).Après chaque représentation, je suis trempe comme si je sortais de la douche ! » Lacteur a dû adapter ses «cascades» lorsqu'il s'est écrabouillé la main gauche en réparant la gouttière de sa maison de North Hatley, où il vit avec la comedienne Marina Orsini.Les tendons n ont pas résisté.« Il y a des choses pires que ça dans la vie ».dit-il en dissimulant sa paluehe engoncée dans une attelle de plastique rigide.Sa blessure ne l'empêche pas de monter sur scène.Surtout pas dans une mise en scène de Denise Eiliatrault.Postigo.qui jouait pour la première fois sous sa férule, a adore l'expérience.« Denise respecte tous les comédiens qui font leurs devoirs, dit Postigo.Elle est ouverte, gentille.C'est une grande rencontre dans ma vie.» Dans un autre registre, on pourra bientôt voir Serge lY>s-tigo interpreter un joueur de trompette toxicomane de Musk Hall.La minisérie sera diffusée en mars, les lundis à 21 h.à l'antenne de Radio-Canada.L'acteur commencera bientôt à répéter une pièce au théâtre Jean Dueeppe.à Montréal, et sera de la distribution de Ladies Sight, la comédie qui a inspiré le film anglais Full Moût g.Ces projets l'emballent.Comme tous les autres.« l'n rôle plate, c'est rare : c'est moins rare qu'un acteur passe à côté du rôle, sourit-il.La relation comédien-personnage.c'est comme la relation homme-femme dans un couple Quand ça ne marche pas.ce n'est jamais la faute d'une seule personne I » nUn!m du .5un 9 vtfrm l>rr Us btllrts «m/ en imle dans It restau Mlttrrk t SAMEDI 25 PRIIEIRS/GROSPLAN JACQUES SAMSON JSAMSON@LESOLEIL.COM WESTMOUNT \u2014 Le temps n\u2019est pas si loin, où Lara Fabian, dans sa Belgique natale, prenait le mortier dont se servait sa mère pour faire le pistou et l'militait uimmc miau pum chanter.Déjà, le rêve s'installait, un rêve à la dimension du rêve d'une petite fille, beaucoup plus modeste que la réalité qu'elle vit maintenant, elle qui a chanté au cours des derniers mois dans toutes les grandes villes du monde.Jeudi, dans le sous-sol d\u2019une maison du chemin Gage, à Westmount.où on a aménagé un studio ultramoder-ne spécialement pour l\u2019enregistrement de son dernier album.Sue.Lara Fhbian accordait entrevue après entrevue.Journalistes et photographes défilaient aux 20 minutes.Son rêve a commencé à se préciser à l\u2019adolescence, alors qu\u2019à 14 ans, accompagnée de son père, elle chantait dans les boîtes à chansons, à Bruxelles.« Je rêvais à ça, mais pas dans des proportions réalistes, ça se résumait plutôt à être sur une scène, devant un public.Quand on est adolescente, on a du mal à réaliser aussi gros », dit-elle.Les premières idoles de la jeune Lara ont été Freddie Mercury.Abba.Barbra Streisand, Nana Mouskouri, Serge Lama et quelques autres.« Leur façon de faire de la musique me touchait », dit-elle.Mais elle a aussi subi les influences classiques de sa mère, qui aimait Chopin, Strauss et tous les grands chanteurs italiens.Elle a aussi été marquée par les influences plus pops de son père.Depuis.Lara Fhbian a accédé elle aussi au statut de supervedette et aujourd\u2019hui, quand elle croise sur son chemin toutes ses idoles, les rêves de la petite gamine refont rapidement surface et elle vit cela avec beaucoup d\u2019émotion.«Quand j\u2019ai travaillé pour la première fois avec Johnny Halliday, durant la première demi-heure, je n\u2019étais pas très bavarde ».précise-t-elle.LA NORMALITÉ Au rythme de sa carrière, Lara Fhbian fait une vie absolument démente.Elle ne s\u2019arrête jamais et ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019on lui a monté un studio au complet pour réaliser son nouvel album : il était impossible de concilier son horaire de travail avec les heures disponibles dans les studios d\u2019enregistrement.Mais où est la place de la femme dans tout ça?Y en a-t-il que pour la chanteuse?Est-ce qu elle fait une vie normale?« La normalité, c\u2019est préétabli de concert avec une forme de société.On a tous notre notion de ce que c\u2019est.Ma normalité à moi, c\u2019est de téléphoner à Rick Allison à 2 h du matin, de lui dire que j\u2019ai une idée de chanson et de se retrouver en studio pour travailler.«J\u2019ai une horloge biologique comme toutes les femmes, mais je ne pourrais jamais vivre à demi mon métier et vivre Depuis son enfance, Lara Fabian souhaitait vivre de la chanson.Mais jamais elle n'aurait pu imaginer que sa carrière prendrait autant d'ampleur à moitié ma vie de femme.Mais il y a toujours moyen d\u2019aménager les choses si on est entouré de gens humains.Et pour moi, c\u2019est le cas.« On ne peut pas refuser de tomber en amour ou de tomber enceinte, mais on peut refuser que les choses ne partent pas dans la direction où ça doit aller.L\u2019amour ne requiert pas de temps, l\u2019amour requiert de l\u2019authenticité.On peut ne se voir qu\u2019à tous les deux mois et que ce soit très fort quand même.« Mais je ne pose même pas ces questions, je n\u2019ai que 31 ans et là, je réalise mes rêves », dit-elle.Et pour Lara Fabian, on n\u2019atteint jamais le sommet, mais on tente toujours de s\u2019en rapprocher.« NUE » DANS LA CONTINUITÉ En lançant Amp, mardi prochain à Montréal, Lara Fabian offrira au public son sixième album en 10 ans de carrière.Sur disque, elle a toujours eu un succès remarquable comme en font foi ses huit millions de disques vendus partout dans le monde.Le nouvel album s\u2019inscrit dans la parfaite continuité de la chanteuse belge établie au Québec depuis déjà plusieurs années.On y sent cependant un peu plus la maturité de l\u2019artiste.Pour Lara Fhbian, cet album s\u2019appelleiVwp pour signifier son abandon, tout en gardant une certaine pudeur.«Toute la sincérité et l\u2019honnêteté qu\u2019on met à faire les choses, c\u2019est impudique.Lama me disait : \u2019\u2019C\u2019est ton impudeur qui séduit et qui souvent dérange.Un jour, tu trouveras dans toute cette impudeur, la façon de te mettre à nu.\u201d Alors là, j\u2019aime les choses avec autant de force et de passion, mais je renonce à plaire à tout le monde.Et dire les choses avec autant de transparence, c\u2019est une forme de pudeur, une forme d\u2019abandon », ajoute-t-elle.L\u2019album a été réalisé avec son vieux complice Rick Allison et elle signe la majorité des chansons.Les autres sont de Daniel Seff.Daniel Lavoie, Didier Golemanas, Christine Lidon, Jane Clewer et Vincenzo Thoma.RÊVE AMÉRICAIN Quand on parle à Lara Fabian de son rêve américain, elle esquisse un large sourire et elle explique que ce n\u2019est pas une étiquette juste.Elle préfère parler des cultures du monde, elle qui est maintenant connue et reconnue sur tous les continents.« Mon rêve est moins sectaire, je suis moins limitée à une culture.Au cours de la dernière année et demie, je n\u2019ai été qu\u2019un mois aux États-Unis.J\u2019ai commencé dans les boites à chansons en Belgique, après je suis venue au Québec, et tout ça va bien au-delà des États-Unis ».dit-elle.On n\u2019a pas toujours été tendre pour Lara Fhbian au Québec; elle a souvent été écorchée.Quand on la questionne sur le sujet, ses grands yeux deviennent sombres l\u2019espace d\u2019un instant, mais tout de suite elle se ressaisit.«C\u2019était de la méchanceté gratuite.Vous savez, c\u2019est le propre des journalistes de démonter ce qu\u2019ils ont monté et je n\u2019ai pas échappé à la règle.Ce qu\u2019ils m\u2019ont fait, c\u2019est écorchant.mais c\u2019est aussi nourrissant.Ça m\u2019a fait grandir! C\u2019est le mal qui m\u2019a fait le plus de bien ! « Tout ça se résume à quatre ou cinq personnes.J\u2019ai choisi de vivre ici et le publie me disait l\u2019inverse de ce qu\u2019ils me disaient.J\u2019aurais été bien stupide de plier bagage», conclut-elle.I anime Ixun Fabian était incapable de concilier nés horaires charges arec les hetires disponibles dans les studios < d'enregistrement, on lui a monte un studio a est mount pour i enregisirrmenl rte \u2022 .Sue», LARA FABIAN Au-delà du rêve ' '¦ cou»ioi*»tion snci»ie »no»( piCNtm z demain MEURS/OISQUES Le samedi 25 août 2001 SGRAND DECOMPTE avec\tm dimanche de 9 h à 12 h SD CS 2.\t1.Someone to Call My Lover \u201c * * Janet Jackson 3.\t2.Can\u2019t Fight the Moonlight ***** Leann Rimes 4.\t3.Alone in the Universe *********\tusher I.\t4.Purple Hills.*****.D12 10.5.Hit\u2019Em Up Style (Oops) ******** Blu Cantrell II.\t6.I\u2019m a Believer * ****\u201c\u201c\u201c\u201c Smash Mouth 5.\t7.It\u2019s Been a While **********-* * staind 9.\t8.Save a Prayer *************** Oliver Haze 6.\t9.Bootylicious ************** Destiny\u2019s Child 12.10.I Want to Be in Love ******* Melissa Etheridge 7.\t11.When You\u2019re Falling P Gabriel Afro Celt Sound System 15.21.17.13.18.19.14.24.22.25.23.16.26.28.29.30.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.25.26.27.28.29.30.On the Radio *************** Ne||y Furtado Fa,ljn, *********.*.**.*.A|jciaKeys Lovin\u2019 Each Day *********** R0nan Keating The Rock Show ************** Blink 182 Hunter ****************** ****** Dido Island in the Sun *************** weezer We are the Champions * * * * R.Williams-Queen Smooth Criminal *********** y\\|jen ant Farm 19-2000 ********************** Gorilla Analyse '**************** j^e Cranberries Sweet Baby ***************** Macy Gray When it\u2019s Over *************** Sugar Ray I Fell Loved ************** Depeche Mode Amazing * * * *.********* Madonna Stuck in a Moment You Can\u2019t Get out of U2 Hey Baby ********************* steve Start the Commotion ******** jhe Wiseguys Simple Creed ******************** Live What Took You so Long ****** Emma Bunton avec Nadia Bilodeau dimanche de 18 h à 19 h SD CS 1.\t1.\tCalienté ******************* Kevin Parent 3.\t2.\tRagga-Dub ***************** Dubmatique 2.\t3.\tJ\u2019veux t\u2019aimer *****\u201c****'Sylvain Cossette 7.\t4.\tPaysage **********.*\"*LesColons 4.\t5.\tCommentj\u2019pourraisteI\u2019dire *\u2018*M GToupin 8.\t6.\tKiss and Run.******** Richard Petit 10.\t7.\tHow Much Longer *********** sugar Jones 5.\t8.\tS\u2019étend l\u2019amer ************* pr0jet Orange 9.Que l\u2019amour est violent * *.* Garou 6.\t10.Le big bang ******** Gabrielle Destroismaisons O LE SOLEIL www.rddloenergle.com D'UNE PLAGE À L'AUTRE Toploader\tDubmatique\tEric\u2019s Trip m MICK RONSON Cool Blue Rocks Hommage a Mick Ronson Laurent de Wilde Musique de «char» Imaginez un instant une belle journée ensoleillée\u2014je sais, c\u2019est difficile \u2014 sur la route 138, par monts et par vaux entre La Malbaie et Tadoussac, les fenêtres grandes ouvertes, la liberté au bout des doigts et du pied droit.Pour que ce soit parfait, ça prend de la musique de char, du rock sans prétention, sincère et entraînant, à l\u2019optimisme indéfectible et à la complexité discrète ; bref, de la feel good music avec de la soul comme la deuxième vague britannique dans les années 70.Bad Company?The Faces ?Exile on Main Street des Stones?L\u2019éponyme de Procol Harum ?Moondance de Van Morrison?Tous entendus trop souvent.Toploader?Connaît pas.l\u2019as pour longtemps.Et non, ils n\u2019ont pas été cryogénisés.Us ont simplement décidé de faire comme dans le temps avec des sonorités contemporaines : des pièces bâties autour du piano ou de l\u2019orgue, avec tempos modérés et atmosphériques, de la simplicité et de la passion.Beaucoup de passion.Il faut êcouXerAchiltes\u2019Heel avec son intro au piano sur laquelle se glisse la voix vulnérable de Joseph Washbourn appuyée par des cordes discrètes jusqu\u2019à ce que paf ! les deux guitares embarquent, la voix enfle et s\u2019enflamme avant de retomber dans un murmure.On accompagne en chantant très fort, trop heureux de se sentir vivant.Quoi ?Désolé, j'oubliais : ça s\u2019appelle A nka 's Big Moka.Le quintette a vendu un million d\u2019exemplaires de ce premier CD en Angleterre et récolté au passage une tournée avec Paul Weller et quatre nominations aux Brit Awards.Démodé?Jamais.Éric Moreault Toploader .4nka \u2019s Big Moka (Sony) ?1/2 De Wilde : le virage Irréversible, le new jazz?Fort probablement.Fusion de l\u2019idiome classique et des ressources inépuisables de l\u2019électronique, il transcende le phénomène des modes à courte vue et parvient à développer de nouvelles formes et un nouveau langage qui débordent largement le seul foisonnement des couleurs.Dans la foulée des Nils Better Molvar et Erik Truffaz, le pianiste français de formation américaine Laurent de Wilde n\u2019y échappe pas.Avec son bien nommé Time 4 Change, ce spécialiste de Monk, fervent du trio acoustique (notamment avec Ira Coleman et Jack DeJohnette), troque son piano classique pour le Fènder Rhodes électrique, les ordinateurs et les boîtes à musique Rolland.Un vira-ge à IHOdegrés.Sans atteindre la finesse de Truffaz ou encore la dense complexité de Molvar.qui offrent à la nom elle vague sa pleine capacité d'intégration des genres, de Wilde se prête davantage aux jeux du collage et de la superposition.L\u2019expérience n'est pas banale pour autant.Prenant le plus souvent pour point d'appui un puissant hard bop cuisiné par un groupe énergique (saxo alto, trompette.contrebasse, deux batteries), le pianiste explore sans retenue, mariant house, jungle (Shuffle Boil, Out of this World), hip-hop (Cno) et drum & bass (Don \u2019tAxe Me) sur un jazz qui sait aussi se faire aérien, porté par la voix de Dana Bryant (The Present) dans la plus pure tradition de Jeanne Lee.Si Time 4 Change se laisse écouter avec plaisir, il nous fait cependant espérer que le meilleur reste à venir avec, en prime, un peu plus de profondeur.Pierre Boulet Laurent de Wilde Time 4 Change (Warner Jazz-Warner) ?Chante-moi du blues Combien de rockers ont pigé dans le répertoire blues et effectué un détournement ?Songeons au Cross Boad Blues de Robert Johnson par Eric Clapton et Cream ou You Shook Me de Willie Dixon par Led Zeppelin.Mais depuis quelques années, les musiciens de bluegrass ont souvent apprêté à leur sauce des pièces rock.La maison de disques Sugar Hill a eu l'idée de réunir les lectures que ses poulains ont réalisées depuis trois ou quatre ans.Au menu, des versions de When Lore Cornes to Jbirn de U2.Third Stone from the Sun de Jimi Hendrix (il faut le faire \\).BadMoon Rising de CCR.Tombstone Blues de Dylan.Setting Me Up de Dire Straits et Is This Lore de Marley ! Si certai- nes lectures nous laissent sur notre appétit (comme le One Love proposé par New Grass Revival trop près de l\u2019originale), d'autres sont assez réjouissantes.C\u2019est le cas de The 7Y Doctor (Johnny Winter) revisitée par Jerry Douglas avec la slide de Sonny Landreth, de When Love Cornes to Town, que Bryan Sutton livre à la delta blues, et particulièrement de Third Stone from the Sun de Psychograss.Ces virtuoses (il faut entendre David Grier à la guitare et Tony Trischka au banjo) ont adroitement ajouté des couleurs bluegrass et orientales à cette pièce psychédélique.De quoi ravir les oreilles qui ont le goût d\u2019un peu de dépaysement.Michel Bilodeau (collaboration spéciale) Artistes variés Cool Blue Rocks/ Bock A-Boll in the Bluegrass Tradition (Sugar Hill) ?Eric's Trip : réconciliés et récupérés Finalement, la grande chevauchée aura été de courte durée et demain est arrivé rapidement.Pas mal plus vite en tout cas que ce qu\u2019annonçait le titre de la compilation Long Days Bide \u2018Till Tomorrorv qui a suivi la séparation d\u2019Eric\u2019s Trip.Qui?Les héros du Canadian Lo-Fi.Il y a une dizaine d\u2019années, le quatuor de Moncton a été le premier groupe au pays à signer avec Sub Pop.la compagnie indépendante de Seattle qui mettait à l\u2019abri du rock corporatif Nirvana, Alice in Chains, Mudhoney et autres Screaming Trees.Et alors?Ils ont enregistré trois CD de chansons fuzzées de pur rock de garage, déglinguées mais mélodiques.Puis.Kurt Cobain est mort, le grunge aussi et la formation de Rick White a sombré dans la dissension avant de vivre un divorce acrimonieux en 1996.Le guitariste est parti avec son batteur et sa femme Tara fonder Elevator, la bassiste Julie Doiron vivre en solo.Dans la plus pure tradition à la Spinal Tap, l\u2019heure est maintenant à la réconciliation et à la tournée réunion \u2014 ils jouent à Montréal demain.Bref, un prétexte à un disque en spectacle, le Eric \u2019s Trip Shore, qui résume leurs cinq années de « gloire » sur les scènes canadiennes.Rien de bien neuf à se mettre dans les oreilles, seulement des réminiscences d une époque à jamais révolue sur le plan musical.Ça sent la récupération à plein nez : la nostalgie, même pour la scène indépendante, se mesure toujours à l\u2019aune des profits potentiels.Éric Moreault Eric'* Trip The Eric \u2019s Trip Show (Teenage USA Recordings) ?Hommage martien Complice de David Bowie lors de sa période glitter, Mick Ronson a | connu son heure de gloire avec les Spiders From Mars.Ce guitar hero des années 70 allait par la suite : s\u2019acoquiner à Ian Hunter et, surtout, travailler comme réalisateur avec une multitude d\u2019artistes.C\u2019était d\u2019ailleurs sa principale activité avant qu\u2019il ne soit emporté par le : cancer en 1993.Des amis ont voulu : lui rendre hommage en organisant un concert marathon réunissant Joe I Elliott et Phil Collen (Def Leppard), I Roger Taylor (Queen), Bill Wyman, : Mick Jones.Ian Hunter et Gary Broo-ker (Procol Harum).Près d\u2019une dé-: cennie plus tard, un résumé de ce : concert hommage est présenté sous | la forme d\u2019un double CD.Disons que ; l\u2019événement a un peu perdu de son intérêt.Si le premier disque donne i dans les montagnes russes, avec des prestations éclectiques et un peu faiblardes, le second, plus homogène, présente une occasion de renouer i avec Ian Hunter, qui chante trois piè-I ces, dont Once Bitten Twice Shy.Et : puis, en compagnie de musiciens des i Spiders From Mars et du guitariste i Bill Nelson, Joe Elliott et son acolyte : Collen (deux fans de Ronson) se taillent la part du lion en revisitant i avec un plaisir manifeste plusieurs ; pièces jalons : Ziggy Stardust.Moo-nage Daydream, Suffragette City ainsi que White Light/White Heat \\ du Velvet et Don\u2019t Look Down, un i extrait Ac Heaven and Hull, le CD posthume de Ronson auquel les deux membres de Def Leppard ont contribué.Difficile de ne pas noter l\u2019absence de David Bowie et de constater i que, finalement, peu de participants i ont puisé à même les disques solo de : Mick Ronson.M.B.Mick Ronson The Mick Ronson : Memorial Concert (Pilot\u2014Fusion 3) ?1/2 Dubmatique : solide et durable Avec Influences, son troisième album.Dubmatique vient de prouver que sa recette ne repose pas sur une formule commerciale préfabriquée, comme ses détracteurs se plaisent à le faire croire, mais sur une association solide et durable.Même la perte ; \u2014 majeure \u2014 de DJ Choice, l\u2019un des appuis importants du triangle hip-hop, n\u2019est pas parvenue à déstabiliser le reste de la formation aussitôt retombée sur ses pattes.Dans les circonstances, les MC Disoul et O.TMC ont fait preuve d\u2019une intelligence et d\u2019une humilité louables en s\u2019ouvrant à la collaboration extérieure.Cette dernière, si elle n\u2019atteint pas la cible dans tous les cas \u2014 notamment la sirupeuse Aot/fW/e génération \u2014.donne parfois d étonnants résultats (S'excite-moi avec Éric Lapointe).Un hip-hop honnête (On s'en sortira.Ensemble, Selon sa volonté), voire inspiré par moments (Compte sur moi avec son flow en boucle), a été injecté d\u2019influx de reggae (fiagga Dub), de jazz (Influences), de salsa (Sacrée soirée) et de sonorités arabisantes (Si jamais).qui ne sont pas loin de ressusciter le hip-hop jusque-là un peu trop pop de la formation.Bref, le duo n\u2019a pas reculé devant le défi de redéfinir ses bases.L\u2019album qui en découle ne redéfinit peut-être pas le genre, mais la proposition se mesure certainement à la production antéi ieure.Kathleen Lavoie Dubmatique Influences (Tbx \u2014 Dep) ?1/2 PfilMEURS/DISÛUES Au septième ciel COI LABORATION SPfClAl f VAljRlF Bl IJM MtÈÊBÊ a mm \u202245; r \u2022n sgrVt* * t&'ï < A « a 1 ï#?* Mara Tremblay s'envole avec ses « Papillons » MÉLANIE SAINT-HILAIRE MSHILAIRE@LESOLEIL.COM Voilà près de trois ans que Le Chihuahua, premier album de Mara Tremblay, avait pointé le bout de son museau.Mercredi, la musicienne lançait ses Papillons en liberté.Plus heureuse, plus légère.Mais sans rien perdre du mordant qui a fait sa réputation.Lorsque je téléphone à Mara jeudi matin, je l\u2019arrache de son lit.Sa voix est encore fripée de sommeil, ses idées un peu confuses.Elle est encore tout étourdie de bonheur du lancement de son disque.«Ç\u2019a été tellement intense», murmure-t-elle.Tellement différent de son premier lancement, en février 1999.Toute nerveuse, elle montait seule sur scène pour la première fois de sa vie.Avec ses Papillons, elle a pris son envol.«Je flottais dans le bonheur», dit-elle simplement.Après presque un an d\u2019arrêt, la musicienne était ravie de retrouver la scène.Un spectacle est déjà prévu le 7 décembre au Spectrum.Il y en aura un à Québec, on ne sait pas encore où.Si un trop-plein de bonnes critiques handicape certains artistes, ce n\u2019est pas le cas de Mara Tremblay.Les Félix que lui avait apportés son Chihuahua lui ont donné des ailes.« Les bonnes critiques donnent de la confiance en soi, ils n\u2019en enlèvent pas ! Quand j\u2019ai commencé à enregistrer, je me sentais prête.J\u2019étais contente de mes tonnes et j\u2019allais travailler avec des gars que je respecte profondément.Et ça s\u2019est tellement bien passé.» ZOOTHÉRAPIE Ne vous laissez pas abuser par la pochette colorée de ce nouveau disque.Ces Papillons ne se baladent pas dans un ciel bleu et sans nuage.La Mara qui se sentait «comme un chihuahua dans un pet shop de centre d\u2019achats » n\u2019a rien perdu de sa rage de vivre, même si le succès critique de son premier album l\u2019a laissée plus en paix avec elle-même.« Chanter, ça m\u2019aide à mieux vivre la vie, explique-t-elle.Ça m'aide à ne pas répéter les erreurs qui m'ont blessée.» La musicienne poursuit donc sa drôle de zoothéraphie, remède souverain contre la bêtise du monde.Tout commeZ,c chihuahua, \\es Papillons sont exorcistes.Mara leur a confié ses chagrins, imprégnant à ce nouvel album la même atmosphère d\u2019angoisse diffuse, les mêmes tourments d\u2019amour, le même mal d\u2019être soi-même (ce que la musicienne appelle «la misère d\u2019être franc»).De quoi donner à tous des papillons dans l\u2019estomac.-Ainsi, l'étrange pièce On a du violon l'a aidée à conjurer une peine d\u2019amour qu\u2019elle traînait depuis deux ans.« Une rencontre amoureuse, ça peut fesser comme un face-à-fa-ce sur l\u2019autoroute.» Dans Le protocole, l\u2019artiste crache sa haine des apparences, des convenances, des faux-semblants avec sa naïveté assumée de petite fille qui sait que, si on vieillit tous, on peut au moins refuser de grandir.« Les émotions à vif, j\u2019me crisse du protocole / Y\u2019en a-tu dans c\u2019monde icitte qu\u2019y ont été à la même école.» Les amateurs de ballades sucrées, on s\u2019en doute, ne partiront pas en foule à la chasse aux Papillons.Mais plusieurs se laisseront séduire par ces impitoyables chansons d\u2019amour, que Mara Tremblay hurle et chuchote tour à tour en une musique que personne n\u2019a jamais réussi à décrire (une mixture inclassable de country, de rock progressif, de trash et de folklore pimentée de mélodies exotiques et d\u2019envolées psychédéliques).Certaines pièces sont plus chatoyantes et lumineuses.Mara aime aussi parler d'amour heureux.L\u2019amour charnel des Bois d'amours (écrit en souvenir d\u2019un voyage en Gaspésie) ou des Papillons chrysanthèmes.L\u2019amour tendre qui se cache derrière les «rideaux de bines» d\u2019une chambre du quartier chinois.«Je suis tombée de très haut dans tes bras / Je me saoule, tu m'enivres / Je n'ai plus peur et la mort m'attendra / Elle me laisse le temps de nous vivre », chante-t-elle dansLo chinoisse, premier extrait de l\u2019album.« Ces chansons, j'ai parfois l\u2019impression qu\u2019elles ne sont pas de moi », dit-elle, un peu étonnée d\u2019avoir accouché de ce disque toute seule, paroles et mélodies.«J\u2019ai tellement pris confiance en mon imaginaire depuis le premier album ! Cette fois-ci, j\u2019attendais d\u2019entendre les tonnes dans ma tête.Elles sortaient toutes seules, sans que j'aie à forcer.De la magie ! » Le plus difficile a été de fixer sur bande sonore cette très volatile magie.Souvent, l'émotion du premier jet n\u2019était pas reproductible en studio.C\u2019est ainsi que sur le disque, on retrouve la toute première version de Les aurores, chanson d\u2019amour aux accents western, que Mara Tremblay avait enregistrée dans son salon 15 minutes après l'avoir composée.« 11 y a une sincérité dedans.J\u2019ai souvent essayé de la refaire, mais je n\u2019étais pas capable.» Avec ses fidèles compagnons, les musiciens Olivier Lan-gevin et Pierre Girard, Mara a mis deux mois à peaufiner son album, dans un studio du complexe St-Phonic qu\u2019elle avait décoré à son goût.Dans des salles adjacentes, Marc Déry et Daniel Bélanger enregistraient leurs disques respectifs.« L\u2019ambiance de travail était extraordinaire », dit-elle.Dire qu\u2019elle avait fabriqué son premier disque, en partie, dans un chalet au fond des bois ! Mais dans cet environnement plus officiel, elle a continué à travailler de façon spontanée, encore plus librement qu\u2019avant, laissant éclore en elle les images qui naissent de ses rencontres, ses histoires, ses amours.Sans censure.« Quand je parle, je ne réfléchis pas des heures à ce que je vais dire, dit-elle.La musique, c\u2019est aussi un langage.Il faut que ça sorte de façon spontanée.» Bientôt commencera le tournage d\u2019une première vidéo, celle de La chinoisse.«On vient de recevoir la subven- tion », confirme-t-elle, toute réjouie de retravailler avec le vidéaste Robin Aubert, qui a signé tous ses clips.Heureuse, Mara Tremblay?«Oui ! », souffle-t-elle doucement, comme pour ne pas déranger son fragile bonheur.Heureusement, le chemin est long pour redescendre du « Chanter, ça m'aide à mieux vivre la vie.Ça m'aide à ne pas répéter les erreurs qui m'ont blessée» septième ciel jusqu\u2019à la terre.La musicienne se promet bien d\u2019étirer la promenade.Puis la vie reprendra son cours.Dès la semaine prochaine, elle doit se rendre à l\u2019école.pour le premier jour de classe de Victor, son garçon adoré.« il a tellement hâte, s\u2019attendrit-elle Moi, je suis plutôt nerveuse.» et la BELLE SOCIÉTÉ «La parade» t / Mercredi 5 septembre ^ Jeudi 6 et vendredi 7 septembre «On Broadway» le soleil 4tt qdébec S0°t£; Samedi 8 septembre chante Félix en colère Vendredi 14 et samedi 15 septembre Cp/jfi\tQufi\u2019Uct plus un quatuor à cordes «Wakou Nobel» Jeudi 20, vendredi 21 et samedi 22 septembre .l/tyuï*ult «Voyagements» Théâtre Petit Champlain Maison de la Chanson Réservations 692-2631 I* ( .«fifii tfrt Am 4» (.\u2022*«** rV ( .mW* Canned (or ffe» Am I D 6 PRIIIEURS/DISQUES Le samedi 25 aoit 2001 «aihon 2001 -2002 Contexte ¦ rv* raroli.'' \u2019 / rm&es cn^1^' avec audace \u2022 , Mmtt J| lOoLlnbit 2IK)1 Etrange musique étrangère U\u2018on«mi 0 >heti rev ixté i>ar Michel CattKMu Mercredi I ^ levrirr 2002 D'amour, d\u2019eau fraîche et de vin chaud pour U s.unt VaU imn, uik «oipér Je poe^ie avec 1.Iuimmii Vezma Limiit 1 y inivt mbri' 2001 Iciidi 21 mars 2002 l.i renunufe « litre uut i lv>rc>?a|>he, un comédu n Mmrd et im umunir Parole Le boson de Higgs une performance iXK'tiqiit Ju (iroupt de pTu,ZZ'Tl\u20184 ¦,mud\" « p'\u201c Bouquincrie Cinéastes-conférenciers, globe-^^ trotters, ettinologues'Ils vous .-rvissà,., entretiennent en direct de leurs expériences bien vivantes, durant sept soirées inoubliables1 Venn parta)(er leurs aivntures et leurs ¦ emotions! Billetterie : 691-7400 www.hillctcch.com -& ipirbi\u2019i O' I *- ?Auditorium Joseph-La vert^e ¦& Bibliothèque Gabrielle-Roy 130 nat V*!< fcwruh f « Out hr t» M MOO X gjni» x v.: commence à s\u2019amuser\u201d et on a commencé à s'amuser», a raconté à l'AFP Dolores O'Riordan.la chanteuse dont la voix donne sa louche unique au son du groupe._\t,,\t,.L.C \u2014-C\u2014 w».- \u2022, ajoute-t-elle, évoquant la naissance de son deuxième enfant \u2014 une petite Molly \u2014 mais aussi du deuxième enfant de Noel Hogan, le guitariste du groupe, et la prochaine naissance du premier bébé de son frère, le bassiste Mike Hogan Fergal Lawler, le batteur, renchérit : «On ajuste réalisé qu'on ne peut pas s\u2019inquiéter de tout tout le temps.Il faut se laisser aller au fil du courant et profiter de la vie.On n'a qu\u2019une vie à vivre et on peut se faire écraser par un camion demain.» Le nouvel album présente, comme les précédents, un mélange de chansons proches de la ballade et d\u2019autres beaucoup plus rock.Mais « cela ne ressemble en rien à ce qu\u2019on a fait jusqu'à maintenant, c'est un son très différent ».souligne Dolores O'Riordan.lovée sur un canapé à New York.« U y a beaucoup d'espace pour que les choses puissent flotter avec la voix de Dolores, qui flotte au-dessus du tout ».raconte Fergal Lawler, pour décrire l\u2019empreinte sonore du nouveau CD.PREMIÈRES AMOURS Les Quatre ont décidé de revenir à leurs premières amours en travaillant avec Stephen Street, qui avait produit leurs deux premiers albums (Everybody Else Js Doing It,So WhyCan't He elMo.Xeed to Argue) et fait des Cranberries un phénomène mondial.«C\u2019est différent, car « Cela ne ressemble en rien à ce qu'on a fait jusqu'à maintenant, c'est un son très différent », affirme Dolores O'Riordan nous avons tous changé, mais en même temps il y avait aussi cette familiarité parce nous le connaissons depuis des années et c\u2019était bien ».dit Lawler.Analyze, le premier extrait de l\u2019album, illustre leur plus grande joie de vivre.« Il ne faut pas trop réfléchir », a lancé la chanteuse, en présentant la chanson lors d\u2019un concert à New York, mercredi soir, devant un petit groupe de fans et de journalistes.Time is Tieking out, une autre chanson interprétée par le groupe lors du mini-concert, effleure des thèmes écologistes, une nouveauté pour le groupe.Mais ils ne comptent pas se lancer dans un combat militant.« C\u2019est juste quelque chose dont on prend plus conscience quand on a des enfants.Je suppose qu\u2019on s\u2019inquiète un peu plus de l\u2019avenir», confie O\u2019Riordan.Lawler, lui, rejette l\u2019idée de se servir de la notoriété du groupe: «On est juste des gens normaux, comme tout le monde, et on s'inquiète des mêmes choses que tout le monde, en particulier quand on a des enfants.» O\u2019Riordan a déjà commencé à écrire de nouvelles chansons.mais refuse d\u2019en parler.Le groupe veut sortir le sixième album rapidement en y travaillant avant et pendant une tournée mondiale qu\u2019il espère entamer en février.LA COMÉDIE DE L'ÉTÉ % j* - - Vf*»\"* > «»l Kill Nfi oOÏ Une presentation rte AIR FRANCE ARTXTSV AT Saison 2002 ABONNEZ-VOUS ! QUÉBEC Grand Théâtre (418)643-8131 Cégép de lévis-Lauzon 1 800 558-1002
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