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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1994-04-16, Collections de BAnQ.

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Hausse de 10% du nombre d\u2019heures de travail Reprise dans la construction ouvriers de la cons- adifs a chuté de US 8^^ Viva el béisbol C.Le lanceur Pedro Martinez a rapidement conquis le coeur des amateurs de baseball du Québec.À lire, demain, dans le Maximum Sports.X.\\ .N Entre le désir Le nombre de bars de danseuses nues a chuté de moitié dans la grande région de Québec depuis cinq ans.Dans une série d\u2019articles à paraître en début de semaine, la journaliste Claudette Samson raconte ce qu'elle a vu dans une tournée de ces bars, et laissera la parole à certaines personnes qui travaillent dans ce milieu mal connu.A lire dès lundi dans LE SOLEIL.L\u2019INDEX Annonces classées Arts Bonne chère\t Bndge\tE-9 à E-12 1 Cahier G | Cahier C | E-1 à E-3 I G-12 I Carrières\tE-5 a E-8 j Décès Dossier\tE-12 à E-14 1 A-13 et A-15 1 Écorximie\tB-1 à B-7 1 Éditorial\tA-14 Habitat\tCahier F Horoscope\tG-10 Le Monde\tB-0 à B-10 1R monde des fonctionnaires A-4\t Michel David\tA-14 wint fléché / Mot mystère\tü-n\t Où aller à Québec\tC-10 Tourisme\tCahier D TABLOÏD SPORT\tS-1 à S-14 Bandes dessinées\tS-15 Ce soir à la télé\ts-iè Mots croisés\tS-14 LA METEO\t Nuageux, pluie parfois modérée débutant en avant-midi, maximum 11, minimum 4.S-16 QUÉBEC \u2014 L\u2019industrie de la construction vient de s\u2019engager dans un nouveau mais tunide cycle à la hausse.En 1994, les 95 000 ouvriers québécois de la construction se partageront 73 miUions d\u2019heures de travail, soit 7 millions de plus que l\u2019an dernier et 1,5 million de plus qu\u2019en 1992.par JEAN-MARC SALVET le soleil Après cinq ans de déclin, la hausse prévue des activités marque « un important revirement de tendance », indique Louis Delagrave.économiste de la Coinmission de la construction du Québec (CLQ).Depuis les 119 millions d\u2019heures abattues en 1989 sur les chantiers du Québec, le volume de travail n\u2019avait jamais cessé de décliner.Et ce dans toutes les régions et dans la plupart des nie-tiers de la construction.Le plancher a été atteint l\u2019an dernier avec un faible 65,9 millions d\u2019heures.Ce sont les travaux reliés au secteur du génie qui connaîtront la croissance la plus forte en i9y4, une hausse principalement alimentée par le programme naho-nal d\u2019infrastructures et par le début des travaux du barrage hydroélectrique de SM3 dans la région de Sept-iles.Ce sont les travaux reliés au secteur du génie qui connaîtront la croissance la plus forte en 1994, une hausse principalement alimentée par le programme national d\u2019infrastructures et par le début des travaux du barrage hydro-électrique_ de SM3 dans la région de Sept-Iles.Grâce au regain du secteur ma-nufacturierja construction industrielle devrait pour sa part en finir avec la dégringolade qui la caractérise depuis le début de la recession.Idem pour la construrtion commerciale et institutionnelle.La CCQ rappelle que plusieurs chantiers d\u2019envergure sont projetés, parmi lesquels le nouveau Forum de Montréal, l\u2019edifice de l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACI) et le centre des congrès de Québec.Enfin, l\u2019organisme prévoit que les entrepreneurs mettront cette année 37 000 unités de logements en chantier, contre 34 015 lan dernier.Malheureusement pour elle, la hausse des activités ne se reflétera pas entièrement dans les prochaines compilations annuelles de la CCQ.La loi 142 a ampute du champ d\u2019application du décret de la construebon près de 85 /o des heures travaillées dans la construction résidentielle neuve c est-à-dire environ 12 millions d\u2019heures.Seulement 61 millions d\u2019heures devraient donc lui etre rapportées cette année.« Même si c\u2019est mieux que 1 an dernier et même si ça indique une reprise globale des activités, 73 millions d\u2019heures de travail, c\u2019est encore trop bas », fait valoir Yves Paré, directeur général de la FTQ-Construction.« Il nous en faudrait au moins 100 millions pour fournir ^sm 9^®^\tde la réces- d\u2019ouvrage aux 135 000\tcomptent par milliers.De qui détiennent des cartes de\t^ 1993, le nombre de salanes compétence.» et la moyenne d\u2019heures travaillées individu est passée de 101b a par 706.oeufs des goélands finiront à Vincinérateur ï - \u2014 ¦ .\u201cni Plus de 200 kmlh dans une zone de 90 à Val-Bélair Une incartade printanière -\t.\traniTPr en bordure de la route.On bo\u201cÇhe de leur styio-bille ap VAL-BÉLAIR \u2014Un automobiliste, sans doute enivre par la merveilleuse journée de printemps qui s\u2019offrait à lui, a été intercepté hier par la Sftreté du Québec pour un excès, disons très excessif, de vitesse : 201 km/h dans une zone de 90 km/h.Un écart de conduite qui a lui coûté cher, très cher.ranger en bordure de la route.On ignore si son cerveau a subi des séquelles de la décélération soudaine! 11 aurait alors fait croire aux policiers que l\u2019accélérateur de son bolide était demeuré colle au plancher.Les policiers ont répliqué par la bouche de leur styio-bille, appuyés par un Code de la route mère tendre envers ceux qui se croient au 500 milles d Indianapolis.Le « roadrunner » de Saint-Émile devra maintenant faire vite pour ramasser ses sous avant 1 ex- de 690 $ piration de sa contravention de.690$ remise avec le sourire de circonstance.11 devra également faire preuve d\u2019une prudence, disons, excessive, puisqu\u2019il a perdu neuf points d\u2019inaptitude par ce bel après-midi.Heureux d\u2019un printemps.par NORMAND PROVENCHER le soleil Lorsque les policiers de la Sûreté du Québec qui participaient à une opération-radar sur le route 573, a Val-Bélair, ont vu la petite Mazda rX7 passer à une allure folle, a 13 h 45, il se sont frotté les yeux tellement ils n\u2019arrivaient pas a croire le chiffre affiché par leur appareil.L\u2019émule de Gilles Villeneuve, un citoyen de Saint-Emile, a obtempéré à l\u2019ordre des agents de se En atUndmt le mmem centre dm cmgm Desiardins renonce a Quebec Jusqu\u2019à maintenant, la tradi- Uiet d-agranctennn-ent du Contre «pal dos congros.\ti'SSosJ^^\u2019:, J A nociîirHins.M.Claude\t_-fr*iic à cp«trnunos par HÉLÈNE BARIL le soleil - -\t031- ,c ,,,uu'.v.v.^ ¦\t-4\tM ria.ifip des dernières assises, le président dent de Desjardins, M.Clauae\trendez-vous a ses troupes Béland.\tà Montréal encore une fois parce LE SOLEIL\tLes dernières assises qui\tnu'ùne'salle^de ca%cite suffisante Sœna\u201cn.o,apr.lsO «\tçontp\u2014a\u201en expliqué cette semaine le prési- M.Beland.\t-¦\u2014 \\U l/l 7> PIACE À LA RÉNOVATION El A LA DECORATION DU MERCREDI 13 AVRIL AU DIMANCHE 24 AVRIL 1994 À PLACE LAURIER PLACE lPt-A.CE AUX A-2 - Accusé d\u2019agression sexuelle, un médecin anglais comparaît QUÉBEC \u2014 Accusé U y a quatre ans d\u2019agression sexuelle contre une jeune femme, dans un hfttel de Québec, un médecin anglais a été rapatrié au pays afin de faire face à la justice.Cette fois, toutes les précautions ont été prises afin ¦\td\u2019éviter que Michael Bowles, 41 ans, ne reprenne la poudre d\u2019escampette.pw NORMAND PROVENCHER LE SOLEIL\t.\u2022 J \u2022 L\u2019accusé a comparu en fin d\u2019avant-midi, hier, au palais de justice ; de Québec, devant le juge François Tremblay, sous une accuM-\u2022 tion d\u2019agression sexuelle.Pour des motifs qui n\u2019ont p^ ete ré- ¦\tvélés, la Couronne a décidé de ne pas l\u2019inculper pour bns d engagement.11 demeurera derrière les barreaux jusqu à son retour en .cour, lundi, pour la divulgation de la preuve.Les événements reprochés au Dr Bowles originaire de Kenton, .\tdans le Middlesex, se sont produits le 24 I juin 90.De passage à Québec pour un sym-J posium international sur l\u2019hypertension, l\u2019accusé avait fait la rencontre d\u2019une Mont\u2018 U réalaise de 34 ans, au bar de l\u2019hôtel Loews \u2018\tLe Concorde.L\u2019agression se serait produite dans une chambre de l\u2019établissement.La victime avait porté plainte cinq jours plus tard à la police de Québec.Le médecin avait été arrêté et avait comparu le 30 juin, puis, le 3 juillet.11 avait été remis en liberté en attendant la tenue du procès sous certaines conditions, dont celles de se présenter une fois par semaine à la centrale de police de Québec et de remettre son passeport.Mais il semble que le Dr Bowles ait utilisé une «tactique malhonnête» pour conserver son passeport avec lui afin de retourner en Angleterre, a indiqué le porte-parole de la police de Québec, Jean Minguy.« 11 n\u2019avait aucun antécédent judiciaire.Nous pensions pouvoir lui faire confiance.» Le rapatriement de l\u2019accusé a mis fin à quatre ans de laborieuses tractations entre la police de Québec et Scotland Yard.Deux enquêteurs se sont rendus en Angleterre pour ramener le prévenu, après que celui-ci eut renoncé à son droit de contester l\u2019extradition.\t___ FAITS DIVERS L» Sol»ll.tanfdl_16^VTll_1994 R Perquisition vécue comme «un coup de poignard» par les Soeurs de la chante QUÉBEC______Les Soeurs de la charité de Québec ont vécu comme un « coup de poignard » la médiatisation de la ^i^^iUon effectuée à leur maison généralice de Beauport, en avril 1993.\u2014\tnéralice et les religieuses s\u2019étaient habituées à leur présence.Mais Us ont décidé d\u2019y faire une perquisition lorsqu\u2019Us ont été incapables d\u2019obtenir des renseignements que les religieuses disaient ne pas avoir.Intimité violée « Nous voulions être traitées comme des citoyens respectueux des lois », a déclaré soeur Bonner en dénonçant la médiatisation de la perquisition.Selon elle, celle-ci venait confirmer, dans l\u2019opinion publique, le bien-fondé des accusations lancées par les enfants de Duplessis.« Nous avons été profondé Le Dr Michael BOWLES pw RICHARD HÉNAULT LE SOLEIL C\u2019est ainsi qu\u2019a décrit l\u2019événement, hier, la supérieure générale de la communauté à ce moment, soeur Yolande Bonner.Toute la journée, elle a témoigné dans une étape de la pré-enquête subie par deux relationnistes de la SQ.L\u2019avocat des religieuses.Me Richard Grenier, tente de démontrer que les deux journalistes venus à la maison généralice en compagnie des policiers doivent être contraints à témoigner.A plusieurs reprises, d\u2019ailleurs, soeur Bonner a précisé que c\u2019est contre la médiatisation de l\u2019opération policière que les religieuses en ont.L\u2019affaire des «enfants de Duplessis » ayant cours depuis quelques années, les religieuses s\u2019attendaient à ce qu\u2019une perquisition survienne chez elles.Mais, jusqu\u2019au « coup de poignard », a souligné soeur Bonner, elles n\u2019avaient encaissé que de « petites taloches ».11 faut savoir, a-t-elle ajouté à l\u2019intention du juge François Tremblay, que les 400 occupantes de la maison, dont quelque 160 malades, ont un âge moyen supérieur à 80 ans.Trois sont même centenaires.Des policiers s\u2019étaient rendus à quelques reprises à la maison gé- ment blessées, choquées et i^ul-tées, a ajouté la religieuse.On a pénétré dans notre intimité et livré aux quatre vents ce qui se passait chez nous.» Disant ne pas en vouloir a^ journalistes, la sujiérieure ue 64 ans n\u2019en est pas moins jiersuadee que, sans eux, la perquisition serait passée inaperçue.Chez certaines de ses consoeurs, c\u2019était la panique et l\u2019angoisse puisquen voyant policiers et journalistes chez elles, elles ont même cru qu\u2019un criminel s\u2019y cachait.La religieuse est allée jusqu à comparer l\u2019événement à un « coup d\u2019État ».Quand les Soeurs de la charité ont vu la perquisition étalée dans les médias, a-t-elle ajouté, elles se sont senties perçues comme des criminelles puisque leur communauté était la seule à en subir une parmi celles visées par les enfants de Duplessis.Au cours de son contre-interrogatoire, l\u2019avocat de la SQ, Me Mario Bilodeau, a laissé entendre que les policiers avaient offert toutes les possibilités à soeur Bonner d\u2019éviter la perquisition en donnant les renseignements réclamés, et qu\u2019elle a fait le choix de laisser planer des soupçons sur toute la communauté plutôt que d\u2019en identifier certaines membres.A cela, Me Grenier a rétorqué qu\u2019on peut aussi avancer l\u2019hypothèse d\u2019après laquelle la SQ a voulu se venger des religieuses en amenant des journalistes avec eux lors de la perquisition.L\u2019audition de la cause se poursuivra le 20 juin.P as touj ours évident de détecter les conducteurs ivres .SAINTE-FOY \u2014 Pour le commun des mortels, l\u2019arrestation d\u2019un automobiliste en état d\u2019ébriété et sa condamnation ne devraient pas causer de problèmes.Le policier intercepte le contrevenant, le fait souffler dans l\u2019alcootest ou marcher sur une ligne blanche.La justice se charge ensuite de punir avec sévérité les contrevenants.Mais la réalité n\u2019est pas toujours si simple.par NORMAND PROVENCHER LE- SOLEIL C\u2019est ce qu\u2019est venu expliquer hier matin un agent de la Sûreté du Québec, dans le cadre de l\u2019enquête du comité de déontologie policière qui cherche à savoir si les policiers Yves Lavoie et Welly Denoncourt, de L\u2019Ancienne-Loret-te, ont fait preuve de négligence, l\u2019automne dernier, en omettant d\u2019arrêter un automobiliste que des témoins leur avaient décrit en état d\u2019ébriété.Le conducteur, Christian Plante, 33 ans, devait être impliqué dans une collision mortelle, quelques minutes après avoir quitté le McDonald\u2019s du boulevard Hamel, où les deux policiers l\u2019avaient aperçu sans avoir cru bon d\u2019intervenir directement.Le policier Jacques Roy, de la SQ, appelé à la barre comme témoin expert en vertu de son expertise en matière d'arrestations avec facultés affaiblies, a expliqué que chaque cas est un cas d\u2019espèce.Et à chaque fois, le pouvoir discrétionnaire de l\u2019agent doit entrer en ligne de compte.Invité à porter un jugement sur ce que lui-méme aurait fait, le 10 septembre, si deux employées du McDonald\u2019s étaient venues l\u2019informer de la présence d\u2019un conducteur ivre au service à l\u2019auto, M.Roy a expliqué qu\u2019il aurait sans doute poussé l\u2019affaire plus loin.« La crédibilité des témoins est importante.Je leur aurais posé des questions supplémentaires sur l\u2019état du conducteur, sur les motifs qui les incitent à croire qu\u2019il est ivre.Les informations reçues m\u2019auraient indiqué ce que je devrais faire ensuite.« J\u2019aurais pu faire un \u2018garde et contrôle\u2019 (intercepter l\u2019automobiliste avant qu\u2019il ne démarre) avec de bons éléments de preuve, mais la \u2018conduite\u2019 O\u2019arrêter lorsqu\u2019il roule) a plus de poids devant un tribunal», a poursuivi M.Roy, précisant qu\u2019il aurait sans doute choisi de suivre M.Plante.La criminalisation de la conduite avec facultés affaiblies a entraîné nombre d\u2019avocats de la défense à développer une solide expertise en la matière, en invoquant les différentes chartes des droits et libertés.Selon le policier expert, les agents doivent en conséquence se présenter en cour avec des preuves en béton, ce que ne donne pas nécessairement le \u201cgarde et contrôle\u2019\u2019.M.Roy a précisé que 90 % de ses collègues de la SQ choisissaient de coincer un automobiliste ivre sur une « con- LA QUOTIDIENNE tirage du 15-04-94 9-8-5 2-7-5-3 INTER-PLUS 574898 gagne 250 000 $ 74898 gagnent 2500 $ 4898 gagnent 250$ 898 gagnent 25 $ 98 gagnent 10$ duite » plutôt qu\u2019avec un « garde et contrôle».Et le conducteur ivre n\u2019est pas toujours celui qu\u2019on pense, a-t-il indiqué.Cet aspect du métier renferme son lot de « surprises ».Certains conducteurs, même après plusieurs verres, semblent frais comme une rose ; d\u2019autres, à .08, ont de la difficulté à s\u2019exprimer.« Il y a des individus qui montrent un taux d\u2019alcoolémie de .25 et qui se comportent comme s\u2019ils étaient à .09.Ils marchent sans tombet sur la glace avec des bottillons à talon haut.» L\u2019agent Roy a déjà intercepté un automobiliste dont l\u2019alcootest indiquait .41.« Le plus inquiétant, c\u2019est celui entre .()9 et .12.Il est supposément pas chaud.» Les analyses effectuées sur le corps de Christian Plante ont montré un taux d\u2019alcoolémie de .277.À ce stade, un individu est chambranlant, éprouve de la difficulté à s\u2019exprimer, sa façon de conduire est souvent erratique.« À .277, s\u2019il ne prend pas souvent d\u2019alcool, il ne se tient pas debout.» Le comité de déontologie a ajourné ses audiences dans cette affaire jusqu\u2019au 24 mai.La défense a encore sept témoins à faire entendre, incluant les policiers Lavoie et Denoncourt.MINI-LOTO 219555 gagnent 50 000$ 19555 gagnent 5000$ 9555 gagnent 250 $ ' 555 gagnent 25 $ 55 gagnent 5 $ 21955 gagnent 1000$ 2195 gagnent 100$ 219 gagnent 10$ LES COLLECTIONS PRINTEMPS-ÉTÉ 1994 DU TRENTE ET UN POUR HOMME AUJOURD\u2019HUI SAMEDI 16 AVRIL PLACE STE-FOY Entrée escaliers roulants \u2022 12* 13* 14* 15 heures DEMAIN DIMANCHE 17 AVRIL GALERIES DE LA CAPITALE Entrée mail Intérieur \u2022 13 \u2022 14 \u2022 15 heures la maison Simons I- Af I '>Tl fOY (jAlfflifSO 'AtAfiTALl .Il i;k fJlJf H- ' L ^ Puw Vi HOf'îFit -dlStmons vosimons! ic/, -V-' ÆMP-' I 'aSs.inonsi {y ' y' ,\tJ' poljo, encolure boutonnée ou ronde TEE-SHIRTS JERSEY DE COTON 29.® LES INDISPENSABLES DE L\u2019ÉTÉ! 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Va falloir que les gens sachent riqjustice qu\u2019ils nous ont faite, parce qu ils vont recommencer avec d\u2019autres » ! texte* d ANDREE ROY le soleil Celui qui parle est le chef d\u2019une famille « recomposée » littéralement expulsée, l\u2019an dernier, du village de Sainte-Perpétue de L\u2019is-let, dans le Bas-du-Fleuve.^pe-lons-le Jacques B.Ayant toujours vécu à Sainte-Perpétue, Jacques a dû, l\u2019automne dernier, se rapatrier avec sa pietite famille dans la région d\u2019origine de sa nouvelle femme (qu\u2019on appellera Marie A.), près de Trois-Rivières.« Ils ».ce sont les gens de Sainte-Perpétue qui, l\u2019an dernier à pareille date, ont orchestré une véritable campagne de dénonciation dans le but de faire expulser les deux garçons de Marie A.de l\u2019école primaire.Sous une manchette du Journal de Québec affirmant que ces enfants de six et 11 ans « terrorisent leur école », une quarantaine de parents affir- La commission scolaire répliQue «Nous n\u2019avons pas fui nos responsabilités» QUÉBEC \u2014 Sainte-Perpétue est-il le village-tricoté-seiTé-sur-ses-p\u2019tites-valeurs que les étrangers ont intérêt a éviter .Le directeur - maintenant à la retraite - de la l\u2019Islet-Sud M Claude Ouellet, affirme que non, lui qui y a vécu 12 ans sans détecter aucune forme de rejet avant les événements du pnntemps dernier.11 confirme cependant quune\t^Lâ^de s^nte- Hptnanrié à inscrire son garçon, « suivi par la DPJ », a l ecoie ae aainic Perpétue pour la rentrée de septembre 1993, mais que la Direction de la oSonTIâTeunesse s\u2019élail occupé, de le taire admettre plutôt dans un centre d'accueü à Québec.« Nous n'avons meme pas eu a nous pencher sur son admission », précise M.Ouellet.Directeur de la commission scolaire de 1972 a 1994, M.Ondlet raconte qu\u2019il y a déjà eu deux classes d\u2019adaptation, pour des enfants Sicavs.dLs leWau : à Smnte.Pé,pétué et \u201c flpmière a été fermée au milieu des années 1980.L intégrât on ae jean M S ilon lurdépassait les capacités des services que l ecole et le milieu pouvaient fournir.\t.Ft d-admettre franchement : «À la commission scolaire, nous n a- vous ^tftSs rS^nsabilités.Mais face à Serte\"résï d\u2019obliger la DPJ à intervenir sérieusement dans le dossier.» Question de recette ?\t\u201e\ti.» Le curé Rodrigue Gagnon, lui, affirme que « Sainte-Perpetue est le mil^uTe Plursahi que j\u2019aie vu à date ».11 y est depuis quatre ans.Il confirme ?ependantV\u2019il \"\u2019V a\tplmrn dTïeur ment pour contrer l\u2019éviction des deux garçons et du restant de leu ^^\"ne^Marie A il dit que « c\u2019était des gens qui vivaient en marge de la naroiss^îui ne se mènent à rien.rien.J\u2019ai su qu\u2019elle n\u2019a jamais voulu E^rtidper Lx réunions de parents.Ici.il y a 35 nouveaux venus par Emée.^des gens de couleur même, et Us s\u2019intégrent assez bien », confie ^ \u2018'sans doute Marie A.ne connaissait-elle amadouer le milieu?«Je ne sais pas, répond le chef de 'a paroisse^ Vous m\u2019apprenez qu\u2019ils ont déménagé.\t'p^Hmina- travaillent beaucoup, depuis l\u2019an dernier, sur la discipline et 1 élimina tion de la violence.» maient, le 4 mai.qu\u2019ils garderont leurs enfants à la maison tant que les « terroristes » de l\u2019école de Sainte-Perpétue y seront.Le 6 mai.les deux frères sont suspendus.Le 13, le directeur de la commission scolaire de L\u2019islet-Sud, Claude Ouellet, annonce qu\u2019ils termineront l\u2019année scolaire à la maison, en attendant une décision pour la rentrée de septembre.Les parents «en rebellion » réclamaient alors 1 expulsion définitive des deux enfants.Le 23 juin, les commissaires qui devaient décider, selon quatre 1 scénarios possibles, du sort des 2 garçons, annoncent qu\u2019ils n\u2019ont | pas à trancher, la famille ayant af- jf.firmé qu\u2019elle déménageait.Autre-1 ment, les commissaires avaient le ^ choix entre le retour des deux garçons à l\u2019école Sainte-Perpetue, leur transfert dans une autre école des environs, l\u2019expulsion pure et simple du réseau de la commission scolaire ou l\u2019envoi dans un centre psycho-pédagogique du réseau des affaires sociales (centre d\u2019accueil).Job de bras « Ce qui est arrivé, c\u2019est qu\u2019on s\u2019est fait faire une job de bras par S*.W x,\\.K 'S.iV^ W'.b.beTroi^Niér»:» .-111.b.-¦»' \u201c enfants, par contre, réussissent mieux en classe.quatre mémères qui ont monté les rent toujours là-bas.^\tAussi le 7 juillet, les commis- saires annoncent aux dizaines de parents récalcitrants que la famille ne déménage plus.Jacques et Marie demandent à assister à cet-ine^nt quand on lé déciderait ! », te réunion, pour s\u2019expliquer avec ^\t¦ \u2022>\tles parents.Refus de ces derniers.Et décision des commissaires : les autres parents.Après ça, elles se vantaient dans le village qu\u2019on serait obligés de déménager.C\u2019est là que j\u2019ai dit que c\u2019était ma place aussi, et que j\u2019en partirais seule- fulminê Jacques B., dont l\u2019ex-femme et les deux filles demeu- deux fils sont expulsés de l\u2019école.« Ce qui m\u2019écœure, c\u2019est qu\u2019ils aient fait tout ça dans les médias.C\u2019est pour ça qu\u2019on a été obligés de s\u2019en aller aussi loin », reprend Jacques, persuadé qu\u2019autrement.les deux jeunes auraient pu être replacés dans une autre école de la commission.s est tau lairc une jun, - L\u2019expulsion: une erreur, disent les parents .\t.\t.\t.- w_1_ roit Hp miptix en mieux dans QUÉBEC \u2014 « Avoir de l\u2019argent, on poursmvræt la commussion S;olaire et même le comité de parents de 1 ecoie Sainte-Perpetue.On a été victimes d\u2019une direction d\u2019ecole qui n avait pas confiance dans son programme de remtégration, d une commission scolaire qui a écrasé devant P«f et du salis.sage dans les médias par des gens dont les enfants font pire que les nôtres ! » Mais Marie et Jacques tirent le diable par la queue, dans la maison qu\u2019ils ont louée, au milieu d\u2019un rang de la campagne triflu-vienne.Jacques est encore camionneur pour une entreprise de Sainte-Perpétue, et il ne rentre qu\u2019un jour ou deux par semaine a la maison.Marie n\u2019a pas retrouve d\u2019emploi après leur déménagement.Depuis que Sainte-Perpétue « a décidé d\u2019expulser toute leur famille », affirment-ils, Jacques et Marie se débattent contre une foule de grands et de petits problèmes.Dès l\u2019expulsion des deux garçons de l\u2019école, ils ont affronte la Direction de la protection de la jeunesse qui voulait envoyer les enfants dans un centre d\u2019accueil.Mais là, Marie s\u2019est insurgée.elle que les rapports des travailleurs sociaux décrivent comme « une mère qui apporte une excellente collaboration aux programmes proposés».Elle s\u2019est battue contre le représentant de la DPJ et le directeur de l\u2019école de Sainte-Perpétue, qui décrivaient ses deux garçons comme des cas désespérés, incapables de régler leurs problèmes de comportement en milieu scolaire.Elle s\u2019est encouragée en entendant la psychologue-expert Louise Simard et le psychiatre Maurice Boudreault affirmer qu\u2019il y avait encore des chances de voir réussir l\u2019intégration sociale et scolaire des deux enfants «s\u2019ils évoluaient dans un milieu ou les ressources seraient disponibles, avec une collaboration véritable de l\u2019école aux efforts tentés à la maison ».La juge Andrée Bergeron leur a donné raison, au terme d\u2019un procès en chambre de la jeunesse, dans le district de Montmagny.Les « terroristes » inaperçus Marie a donc inscrit ses deux premiers fils (elle et Jacques en ont un troisième, maintenant âgé de trois ans) dans deux écoles primaires de son coin d\u2019origine, près de Trois-Rivières.Le plus vieux, appelons-le Jean, 12 ans, est accepte en quatrième année, dans une des deux classes d\u2019adaptation de cette école de 276 élèves.Le plus jeune, disons Paul, sept ans, qui recommence sa première année, a rejoint son aîné en janvier, après avoir fréquenté l\u2019école du village où habite maintenant la famille A.B.Le directeur de l\u2019école a confirmé au SOLEIL, cette semaine, que « par rapport à ce qu\u2019on craignait, ils vont très bien.Il y a bien eu quelques petites affaires, mais dans l\u2019ensemble, ils passent presque inaperçus».Le plus vieux, qui avait déjà un bon rapport d\u2019évaluation en partant de Sainte-Perpétue, s\u2019intégre- rait de mieux en mieux dans un milieu plus accueillant.Quant à Paul, dont le comportement violent aura, semble-t-il, le plus marqué les enfants et les parents de Sainte-Perpétue, il est continuellement assisté, en classe, par une technicienne spécialisée.Pas d\u2019assurances Pour leurs parents, les retotn-bées sont moins heureuses.Le départ de Sainte-Perpétue a coûté cher.Comme si ça ne suffisait pas, Marie et Jacques sont maintenant incapables de faire assurer leurs biens pour un coût raisonnable.En mai 1993, le courtier qui assurait depuis 14 ans les biens de Jacques, leur a brusquement envoyé un avis de non-renouvellement du contrat d\u2019assurance, avœ la mention « aggravation de risques ».Malgré une lettre d\u2019avocat enjoignant l\u2019assureur de s\u2019expliquer, Jacques et Marie n\u2019ont jamais su le pourquoi d\u2019une telle décision.En attendant, aucune autre compagnie n\u2019a voulu se risquer à assurer les biens de la famille.Enes Ticevic reverra sa femme et son fils\t^ Zehra réussit à sortir de Bosnie QUÉBEC \u2014 Zehra Ticevic est sortie d\u2019Odred-Radakovo, ce camp de réfugiés de Zenica, en Bosnie, où elle était parquée avec ses deux enfants depuis 18 mois, a des milliers ^e kilomètre s de son mari Enes réfugié au Canada en janvier 1993.La nouveUe est tombée à Québec comme une méprise, une * erreur sur la poiimnc umt la choao acmblaii inv-raiaornblablc.Aac^e tour d\u2019espoir n\u2019apparaissait à l\u2019horizon en fevner quand LL SOLEIL l\u2019a visitée pour la deuxième fois dans sa « prison » bosniaque.M Zehra et Armin.21 mois, au camp d\u2019Odred-Radakovo le 25 février dernier.Enes n\u2019a jamais vu son fils, né le 22\t{Jg^jaEa détention par les Serbes au camp de concentration de Manjaca.par MONIQUE GIGUÈRE LE SOLEIL Après l\u2019incrédulité, la confirmation et la joie des amis d\u2019Enes.« C\u2019est incroyable ! Quand j\u2019ai annoncé la nouvelle aux Bosniaques de Québec, tout le monde était tellement content.Depuis, I nous n\u2019avons plus parlé que de I cela», raconte Djemal Hadzic 1 qui, depuis mardi, a cherché avec I LE SOLEIL à prendre contact î avec Zehra à Zagreb, mais sans succès.« Elle a subi un grand stress.Elle est épuisée.Toujours les deux enfants à s\u2019occuper.Elle ne voulait même pas venir à 1 ambassade remplir les formalités de son départ pour le Canada », ex- plique depuis Zagreb la responsable canadienne de l\u2019immigration Sarah Hayward qui précise que, contrairement aux informations fournies par Ottawa au SOLEIL en septembre et encore en mars, un permis de ministre n\u2019attendait Zehra, ni à Vienne, ni à Zagreb.« Elle a passé l\u2019examen médical ce matin (jeudi).Dès que nous aurons les résultats, nous la mettrons à bord d\u2019un avion pour le Canada», indique Hayward qui parle d\u2019un délai de deux semaines.À Ottawa, Carolyn Hac-kland promet d\u2019accélérer la pro-cédure.« Nous explorons la possibilité d\u2019émettre un permis de ministre ».dit la porte-parole d\u2019immigration Canada.L\u2019oidyssée de Zehra La sortie de Zehra et des enfants de Zenica où même la Croix-Rouge n\u2019avait pas accès semble tenir du miracle.Le thaumaturge travaillait en Allemagne.C\u2019est le propre père de Zehra qui aurait tout arrangé à partir de Kassel, dans la région de Francfort, avec Projet Kengur, une agence de livraison de couirier.Et tout payé.« Ça a dû lui coûter au moins 1000 marks allemands (1200$) pour les trois, Zehra et les enfants.Haris et Armin », suppute Djemal qui connaît cette compagnie pour lui avoir déjà confié des lettres.« Mais je ne savais pas que Kengur transportait aussi des gens ! » lance-t-il surpris.Selon les informations glanées ici et là, tout indique que Zehra a quitté le camp de Zenica, le samedi matin 9 avril, munie de documents allemands.Empêché par la guerre de faire route directement vers Zagreb à une distance de .300 km.l\u2019autobus aurait du faire un long détour de 750 km par Mostar, Posusje où il a franchi la frontière croate.Split, pour ensuite monter sur un bateau jusqu\u2019à l\u2019île de Pag et reprendre la mer pour regagner la côte dalma-te à Prizna.De là à Karlovac et enfin Zagreb.Un voyage de trois jours pour ce qui prenait quatre heures en temps de paix.«En 1991, quand la guerre a éclaté en Croatie, je travaillais en Suisse et j\u2019ai fait ce chemin au moins quatre fois pour aller chez moi à Wjuc », dit Djemal qui rappelle que.soumise aux bombardements serbes, la route était très dangereuse à l\u2019époque.Sauf que l\u2019autobus de Zehra n\u2019a pas roulé sur les autoroutes.« Ils ont dù voyager par les montagnes et les routes secondaires non asphaltées», convient Djemal, un ami de longue date des Ticevic.La petite communauté bosniaque de (Québec se réjouit pour Zehra et pour Enes.Mais elle n\u2019aura pas le plaisir d\u2019embrasser Zehra à son arrivée au Canada dans deux semaines.Cette dernière débarquera sans doute à Vancouver où vit Enes depuis que le 9 septembre 1993 il y est allé rejoindre sa soeur ainée, Fehda.Prêt-rachat Royal par mois \u2022\t\u2022 SoWI.\t16 «vril 1994 Le plus important réseau de concessionnaires au Québec veut vous offrir, chaque jour, un maximum de valeur à un prix minimum.valeurs! ) ) î î g V'h ¦ 7*\t\u2022.\u201c !.A.A,.kJh-Z,, / \u2022 ^ //,»* » \u2022K'\u2022!'!i!\",\t'\t¦\t¦ 41.1\t\u2022is.ih:-'\u2019 Firefly 3 portes 1994 169$ /mois V ' pour 36 mois I Très grande économie d essence 5.4 1/lOOkm en ville (52 mi/gal) 4.3 1/lOOkm sur la grande route (66 mi/gal)^ I Boite manuelle 5 vitesses I Suspension indépendante aux 4 roues I Servo-freins I Siege arrière à dossier rabattable I Volant auto-basculant I Essuie-glace à balayage intermittent I Désembueur de lunette arrière Haaées , le choix populaire des LdJX Pontiac Sunbird LE 2 portes 1994 199$ pour 36 mois /mois ¦\tMoteur 2 litres ¦\tBoite manuelle 5 vitesses ¦\tFreins antiblocage (ABS) aux 4 roues ¦\tRadiocassette AM-FM stéréo ¦\tVerrouillage électrique des portes ¦\tSièges baquets inclinables ¦\tVitres teintées ¦\tAileron arrière ¦\tRétroviseurs gauche et droit ¦\tChauffe-moteur Isfde Id Pontiac Grand AM SE 4 portes 1994 16994$ I Moteur V6 de 3,1 L de 160 chevaux I Boite automatique 4 vitesses avec surmultipliée I Freins antiblocage (ABS) aux 4 roues I Sac gonflable côte conducteur I Climatiseur ¦\tRégulateur de vitesse ¦\tLève-glaces électrique ¦\tMiroirs électriques ¦\tRadiocassette AM-FM stéréo ¦\tVerrouillage électrique des portes ¦\tPneus radiaux quatre saisons de 15 rjjx Pontiac Trans SMrt SE 1994 18994$ GF.NERAL MOTORS GARANTIE TOTAt nvs / tl » lui :>AV> tiu V MM ' O ROUTIERESKS\u2019 Moteur V6 Freins antiblocage (ABS) aux 4 roues Panneaux de carrosserie en polymère antichocs et antirouille Sac gonflable côté conducteur Extérieur redessiné Climatiseur 7 sieges baquets indépendants Radiocassette AM-FM stéréo, 4 haut-parleurs I Poutres de sécurité dans les portieres I Système de chauffage à l'arrière a contrôle indépendant I Chauffe-moteur I Phares antibrouillard I Moulures de bas de caisse PONTIAC Les vraies bonnes affaires, c'est chez nous! l»imo(WMCM1994 Dué« 3 ini ou 60 000 km liten II priffl(*a «iwRirtliti.Voyw »oW conCHiwnin pouf toui Iw ««« Québ«c, Lt Soleil, eamedi 16 avril 1994 LES INFORMATIONS GÉNÉRALES A-7 Le Dr Augustin 1 Au risque de causer des frictions avec le Québec\t^ est suspendu |\tdévoilc SCS proj ets pour les jeunes pour 6 semaines QUEBEC \u2014 Le cardiologue Charles-Enk Augustin ne pourra pratiquer la médec-ine à l'hôpital Laval pour une période de six semaines, à compter du lundi 18 avril.Telle est la décision du conseil d\u2019administration de l\u2019institution, rendue publique hier, dans un document de 19 pages.OTTAWA (d\u2019aprt's PC) \u2014 Conssoon«t>ie avec piaistr En magasin\t^ commande rapide Certama modèles d\u2019hommes [usqu\u2019A I6.lemmes 13 Une approche plue Intelligente à U fabiicatloD de obauaeurea.PIlIIlfSES \u2022 IlIllSES homttS'Ciisüis.2575, BOUL.HAMEL OUEST QUEBEC (Québec) G1P2H9 (418)681-6381 LASER VISUEL DE QUEBEC CORRECTION au LASER de la MYOPIE et de l\u2019ASTIGMATISME Or Ghislain André Boudreault Ophtalmologiste Dr Gilles Lafond Ophtalmologiste\t?^\t687-3283 J MARBRE ET GRANITE SUR MESURE Comptoirs de cuisine et de salle de bains en marbre ou en granite AUCUN PAIEMENT AVANT OCTOBRE 1994 (conditions en magasin) REVÊTEMENT DE FOYER STE-FOY HYunnnil PREMIER AU CANADA STE^FOV HYUncmi ^l_/^NTR/=h 1994 HYUnOOl OniMtu-àniiJravïnUff' StNéKOOODiaARAimi GLOBAL! AAXftlOOOOODABLnBlfrSPBlHCIPACI | 10888 i D'A8818TANCK EI4HKURE8 FIKDANT1ANMOOOO DL lAmMOdOni OARANTU GLOBALE sAKBioooooiai tLmnrreranciPACX * Tiinaoon «1 (xApsnaion en sut II 2650, DaHon, pare Colbert 9e»nte-Foy 654-9292 Service ouvert tout les aotré Encore pour ianvior, février et mer» 1804, Ste-Foy Hyundai a vendu (me tre Sergio Marchi s\u2019inquiète publiquement ¦ de voir les COFI faire de la propagande séparatiste, simplement parce qu\u2019il a lu un article dans Cité libre.Même John Ciac-cia n\u2019en revenait pas.C\u2019est dire ! Au PQ, on se frotte les mains.D\u2019accord, Jacques Parizeau a toujours pensé que l\u2019élection de Jean Chrétien ne pouvait que servir sa cause, mais cette semaine, il était vraiment fier de son « vilain ».Les stratèges péquistes sont également convaincus d\u2019en avoir passé une « p\u2019tite vite » aux libéraux avec leur motion.Possible, mais ça pourrait aussi donner à M.Johnson l\u2019occasion de se refaire une virginité nationaliste.D\u2019ailleurs, au point où il en est, il n\u2019a pas vraiment le choix.À moins de remonter sa cote de façon spectaculaire chez les francophones, il se dirige vers une cuisante défaite.S\u2019il y a une chose qu\u2019ils n\u2019accepteront jamais, c\u2019est que leur premier ministre tolère qu\u2019on réduise le Québec à la dimension d\u2019un capricieux « district ».Quand Trudeau a utilisé cette expression, lundi, devant les membres de la Société Royale du Canada, Pierre Marc Johnson était présent.Si on en croit la journaliste de La Presse, qui s\u2019était glissée dans la salle, il n\u2019a rien dit.Au contraire, « à la fin de la rencontre, MM.Trudeau et Johnson sont sortis en discutant comme de vieux amis », apparemment furieux d\u2019avoir été pris sur le fait.Je me demande comment aurait réagi Daniel Johnson père en entendant ça.Votre Qpinion Une nation naît Le visionnement du film sur les mémoires de l\u2019ancien premier ministre du Canada et de la série télévisée de la biographie de René Lévesque nous donne une idée de la distance entre une nation et une province dans l\u2019image qu\u2019elles se font d\u2019elles-mémes et qu\u2019elles montrent aux autres.Nos petits-enfants retiendront du premier un homme d\u2019État présent sur la scène internationale, capable de reconnaître ses erreurs, d\u2019affronter des crises, de rester maître de lui en montrant du caractère.N\u2019ayant pas vécu les événements, ils ne pourront pas distinguer la part du fard.Mais l\u2019histoire n\u2019est-elie pas ainsi faite?Que retiendront-ils du second, trop concentré sur le naturel populaire, la diction criarde, l\u2019outrance des gestes, le grotesque de la mise en scène simplifiée ?Pourtant, nous, les contemporains savons que les deux hommes se valaient.Mais c\u2019est dans leur représentation, qui est un écart entre la réalité et l\u2019image, que se glisse une distance qui élève et qui donne à une collectivité le goût de raffiner l\u2019image de soi.En art et en littérature, aujourd\u2019hui, les protagonistes veulent entamer le débat de l\u2019excellence, prélude à des débats orageux, des constats navrés et des choix exigeants.C\u2019est dans cette distance qu\u2019on s\u2019impose à soi-mème, que se glisse la reconnaissance par les autres de la souveraineté.Guy Mercier Québec Après dix ans Au soir du 10e anniversaire de la Maison de Lauberivière, je désire, au nom des bénéficiaires de la Maison et en mon nom personnel, adresser nos plus chaleureux remerciements à la population québécoise, et particulièrement aux communautés religieuses, pour la grande générosité dont elles ont fait preuve, au cours de toutes ces années.I.a Maison de l.auberiviére a ouvert ses portes le H février 198,3.Et pendant dix années, elle a hébergé des milliers de sans-a- bri et de mal-logés, donné plus de un million de repas chauds, distribué des vêtements, de la lingerie, des chaussures, orienté vers les ressources du milieu pour obtenir réponse à un besoin précis, offert à ceux qui le désiraient une thérapie, un séjour en réinsertion sociale, des services de psychothérapie pastorale.À travers ces services, la Maison a cherché à briser la dépendance, à faire grandir l\u2019autonomie, à donner le goût de se prendre en main, de retrouver la dignité humaine, de se réinsérer dans la .société comme membre a part entière.Toutes ces réalisations, nous les devons à l\u2019inestimable collaboration de nombreuses personnes bénévoles.Nous les devons aussi à l\u2019aide hnancière que des milliers de bienfaiteurs et bienfaitrices nous ont accordée généreusement par le biais des « Amis », de la Fondation, de legs testamentaires et autres.Je m\u2019en voudrais de passer sous silence la générosité des supermarchés, des pàfis.series, des boulangeries, des cultivateurs, des marchands de fruits et légumes, qui assurent une bonne partie des repas distribués quotidiennement.Raymond Tremblay, directeur général.Maison de Lauberivière Québec Très silencieux \u2022 A-t-on boycotté le premier ministre Jean Chrétien ?Le début de la Semaine de la francophonie à Ottawa, le 20 mars dernier, a été marqué par la remise d\u2019une décoration au premier ministre Jean Chrétien.L\u2019Assemblée internationale des parlementaires de langue française lui a conféré le grade de Grand-Croix de l'Ordre de la Pléiade.Elle a aussi décoré dix autres Canadiens, dont plusieurs sont bien connus, en présence d\u2019un grand nombre de personnes.Curieusement, aucun quotidien n\u2019a fait la moindre mention de cet événement de la Semaine de la francophonie.Sauf erreur,, les stations de radio et de télév^ sion n\u2019en ont pas soufflé mot.^ Est-ce la conspiration du s|^ lence contre le premier ministre»* ou contre l\u2019AIPLF ?C\u2019est difficiiÇ à comprendre.Marie Lemu Otta' L* Sol«ii, MfiMdi 16 «vtll 1994 DOSSIER Qui mène à Ottawa ?» Bonne question, M.Johnson m Ip Bureau du premier mini: OTTAWA \u2014 Daniel Johnson a frappé juste mardi à l\u2019Assemblée nationale lorsqu\u2019il s\u2019est demandé à voix haute « qui mène à Ottawa ?» Et il n\u2019est pas tout seul ; la même quesüon m\u2019a été posée, dans les dernières semaines, par deux ^tres premiers ministres, le président de Petro-Canada et même le lieutenant-gouverneur de Colombie-Britannique ! d\u2019un pont vers l\u2019Ile-du-Prince-Édouard et dans le projet Hibernia auquel l\u2019industrie pétrolière ne croit pas.\u2022 Calgary: la vice-première Michel\tnùnistre et ministre de l\u2019Envirom VASTEL\t^\tI nement, Sheila Copps, ressort des tiroirs le projet d\u2019une « taxe Le premier ministre du Québec verte » \u2014 caiton ¦ montre de plus en plus de signes hydrocarbures,\tAp cp 'd\u2019impatience devant les mes- départ de l^cien : sages contradictoires envoyés d\u2019Ottawa par les membres du cabinet fédéral et les mandarins.Car il n\u2019y a pas que le dossier de la main-d\u2019œuvre qui trouble les relations entre les deux capitales.Par exemple, cinq ministres fédéraux ont convoqué un véritable sommet « Canada-nation mohawk» avec les chefs des réserves de la banlieue de Montréal.sans même en avertir leur collègue québécois ! Quelques autres exemples : \u2022 Vancouver ; le gouvernement de Colombie-Britannique tente depuis quelques années de lancer le mégaprojet scientifique le plus ambitieux au monde, un accélérateur de particules (KAON) de 1 milliards, devant attirer plusieurs centaines d\u2019experts scientifiques d\u2019Europe, d\u2019Asie et des Amériques.Connaissant les difficultés financières d\u2019Ottawa, Mike Harcourt parcourait le monde à négocier la participation financière des Américains, des Allemands, des Japonais et d\u2019autres pays d\u2019Asie.Au moment où il allait réussir, prétend-il, le ministre Paul Martin met la clef dans la porte, le lendemain même où le gouvernement fédéral renouvelle le contrat d\u2019un lobbyiste chargé de faire la promotion du projet.Harcourt n\u2019a même pas été prévenu.Pire encore : Ottawa maintient sa participation dans la construction ministère.Pire encore, la ministre de l\u2019Énergie, Anne McLellan, lance l\u2019idée à l\u2019assemblée de la Canadian Petroleum Association, dans la cour de Ralph Klein.Une « taxe verte » sur le pétrole aurait le même effet sur les Albertains qu\u2019une taxe spéciale sur l\u2019électricité pour les Québécois.Klein a déjà commandé un plan de contre-attaque à des experts constitutionnels.Et Peter Lougheed est sorti de sa retraite : « Je n\u2019en reviens pas qu\u2019on ose encore penser à ça », dit-il, prêt à remonter sur les barricades comme au temps du Programme énergétique national.Le premier ministre du Québec, Daniel Johnson, ainsi que ceux de ' Alberta, Ralph Klein, et de la Colombie-Britannique, MIke Harcourt, en ont gros sur le coeur face au pouvoir fédéral.À Ottawa, on observe avec un peu de suffisance les «gueulages» des premiers ministres \u2022 Calgary : Petro-Canada est la compagnie pétrolière qui a eti-registré les meilleurs résultats financiers l\u2019an dernier.C\u2019était donc le temps pour le gouvernement de vendre les 170 millions d\u2019actions (70%) qui lui restent.«Je n\u2019ai pas été capable d\u2019intéresser un ministre à mon problème », m\u2019a confié le président de la compagnie, James Stanford.Il s\u2019agissait pourtant d\u2019un pactole de 2,4 milliards $ que Paul Martin aurait pu verser au compte de sa dette.Maintenant, le marché boursier s\u2019est écroulé et les prix du brut ont fléchi : trop tard ! \u2022\tVictoria : le brave lieutenant-gouverneur de Colombie-Britannique, David Lam, riche millionnaire de Hong-Kong, voudrait bien prendre sa retraite.11 a déjà accepté de prolonger son mandat jusqu\u2019en septembre mais a demandé au premier ministre de nommer son successeur au début de l\u2019été, pour assurer une bonne transition.11 n\u2019a même pas eu de réponse à sa lettre ! \u2022\tOttawa : hier, le gouvernement fédéral a lancé en grande pompes, devant les Boy-scouts et les Guides d\u2019Ottawa-Carleton, son « Programme des jeunes stagiaires », tel que promis dans le Livre rouge du parti.Une fois de plus, l\u2019opération a été précipitée, malgré l\u2019opposition d\u2019au moins trois provinces, dont la Colombie-Britannique et l\u2019Ontario.Les provinces avançaient que la création d\u2019une nouvelle bureaucratie fédérale, dans un domaine où elles sont déjà engagées, était inutile.Lloyd Axworthy a malgré tout décidé d\u2019aller de l'avant et son entêtement n\u2019est pas étranger a l\u2019annulation de la conférence de lundi sur la réforme de la sécurité sociale canadienne.À Ottawa, et comme aux beaux jours de l\u2019administration Trudeau, on observe avec un peu de suffisance les « gueulages », comme dirait Jean Chrétien, des premiers ministres provinciaux.On prend leur mauvaise humeur comme du fed bashing, qui leur permet de marquer des points politiques sur le dos d\u2019Ottawa.C\u2019est probablement un peu vrai pour Daniel Johnson, Bob Rae et Mike Harcourt, dont la réélection est problématique.Dans le cas du Québec en particulier, le premier ministre a été prévenu à deux reprises qu\u2019il serait impossible de conclure une entente sur la formation de la main-d\u2019oeuvre avant sa campagne électorale.Ottawa a donc offert l\u2019artifice du «guichet unique », se disant que, pour les gens de la rue (et les chômeurs), « guichet unique » ou « maîtrise d\u2019œuvre », cela revient au même.« C\u2019est vendable », considérait-on à Ottawa.Ce n\u2019est évidemment pas l\u2019avis de Daniel Johnson qui préfère ne pas conclure d\u2019entente plutôt qu\u2019un accord tronqué que le Parti québécois pourrait facilement dénoncer.Au-delà du mérite de ses décisions, c\u2019est le fonctionnement même du gouvernement de Jean Chrétien qui est en jeu.Le premier ministre a décidé \u2014 comme Lester Pearson\u2014 de ne pas intervenir dans les dossiers de ses ministres.Les hommes forts du cabinet, comme Lloyd Axworthy, Brian Tobin, David Dingwall, foncent d\u2019autant plus que les « agences centrales » sont faibles et n\u2019assurent pas la coordination.« Ça tire dans tous les coins à la fois », dit un haut fonctionnaire.Si Harcourt, Klein, Johnson, Bob Rae et quelques autres premiers ministres sans doute montrent de plus en plus de signes d\u2019impatience, c\u2019est que ce gouvernement n\u2019a pas de tête dirigeante.Les trois composantes de la fonction de premier ministre \u2014 son cabinet personnel, le Conseil privé et le Bureau des relations fédérales-provinciales \u2014 sont d\u2019une faiblesse qui n\u2019est pas sans rappeler la première année du gouvernement Mulroney : \u2022 le Bureau du premier ministre, qui doit éviter les crises politiques, n\u2019a guère d\u2019autorité sur les membres du cabinet.Sans remettre en cause la compétence ni le dévouement de Jean Pelletier, on observe à Ottawa qu\u2019entre la mairie de Quebec et le cabinet du premier ministre du Canada, il y a a peu près la même distance qu\u2019entre une Ligue junior et la Ligue nationale ; \u2022 le Conseil privé \u2014 qui doit dinger la fonaion publique et nommer les mandarins\u2014 a été sans chef pendant les cinq premiers mois du gouvernement Chretien.Le nouveau greffier, Jœelyne Bourgon, n\u2019est entré en fonction qu\u2019au debut du mois.L\u2019un des plus serieux problèmes du gouvernement federal est qu\u2019il fonctionne avec la haute bureaucratie mise en place par Brian Mulroney et Paul Tellier.11 n\u2019est donc pas étonnant que de vieux projets comme la « taxe verte » ou la politique nationale de revenu garanti ressortent des tiroirs.Un sérieux problème du gouvernement est qu\u2019il fonctionne avec la haute bureaucratie mise en place par Brian Mulroney \u2022 quant au Bureau des relations fédérales-provinciales, il avait été aboli.Le secrétaire du bureau siégeait au cabinet, au même titre que le greffier, et pouvait ainsi éviter les accrochages avec les administrations provinciales.Le problème est tellement sérieux que la rumeur veut que Jean Chrétien rétablisse le poste de sous-secrétaire du cabinet, comme au temps de Pierre Trudeau et de Brian Mulroney.En somme, à la question de Daniel Johnson \u2014 « Qui mène à Ottawa ?» \u2014 on pourrait répondre : personne et un peu tout le monde à la fois.DE 20% À 100,000 MÈJRIS 275 & 300 cm.Valeur de 60$ le mètre! 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OUVERT LE DIMANCHE DE 17 H 00 À17 H 00 LES INFORMATIONS OÉMÉRALE8 Québec, Le Sole», eemedl 18 avril 1994 La rivière Lorette sort de son lit Flot de plaisirs chez beaucoup de résidants SAINTE-FOY \u2014 Une auto-école immobilisée au nùlieu de la route par deux pieds d\u2019eau, des camions dix roues fous, fous, fous, un maniaque du canot qui offre des tours de quartier.La rivière Lorette est sortie de son lit hier, amenant avec elle, un flot de plaisirs aux citoyens de la rue Notre-Dame, à Sainte-Foy.par FRANÇOIS POUUOT le soleil Ça s\u2019amusait partout à l\u2019heure du souper.Les plus jeunes arpentaient le secteur à bicyclette, les plus vieux en 4 X 4.A certains endroits, le niveau de l\u2019eau était tellement élevé, que même les camionnettes étaient incapables de passer.Parlez-en aux gens de Télévision Quatre Saisons.Généreux, le reporter Luc Grenier noiw a offert de grimper avec lui, mais a mi-parcours, le moteur s\u2019est « noyé » et on a dû abandonner le véhicule sur un coin de rue pour sauter dans le camion de l\u2019entrepreneur général Conrad Paradis.Inquiet de ne pas nous voir revenir, le propriétaire de la rési- La sexualité masculine 3V0C YVON DALUURE psychologue-sexologue Les étapes de la vie sexuelle de l'homme et ses principaux comportements sexuels Las caractenstiques spéaliques de la sexualité masculine DANS LE CADRE DES MERCREDIS DU CENTRE PSYCHO-CORPOREL Le mercredi 20 avni 1994 à 19 h 30 Collège Bellevue 1605, ch.SteFoy Prière de réserver (418)687-1165 Coût: 15$ (membres: 12$) L Aussi tüllets disponibles sur place le SW même ^ dence du coin a sorti son dix roues pour venir à notre lecher-che.« Avec ça on est sûr de ne pas caler ! », a lancé la compagne de l\u2019aimable conducteur, Lorraine Cloutier.La scène s\u2019est passée alors que l\u2019on courait après les pompiers üe Sainte-Foy.Une dame du 3245, rang des Beaumont, était isolée i dans sa maison, prisonnière des | flots.« Ma cave est inondée, il ne g manque plus qu\u2019un pied avant que ._ l\u2019eau n\u2019arrive au plancher », a ra-conté la sinistrée.Inquiète, mais : le sourire aux lèvres, elle a finale- jj ment décidé de rester au domicile et de faire confiance à Dame Nature.La plupart des résidants de l\u2019arrondissement l\u2019ont imitée, sauf quelques-uns qui, pour s\u2019assurer de pouvoir rentrer au travail aujourd\u2019hui, ont décidé de se réfugier chez des amis.Pendant ce temps, Daniel Auger se promenait un peu partout dans les champs du rang des Beaumont et du rang Jean-Gau-vin.en canot.« C\u2019est la première fois que je peux faire ça », a-t-il \"af v-.,* '\u2019ï- m En canot*Si à bîSycretteTon s\u2019en donnait à c^rj^té avec le débordemwt de la rivière Lorene.La Montmorency gronde simplement laissé tomber au moment d\u2019un petit embarquement de passagers.Plus loin, deux mastodontes s\u2019amusaient à faire de la vague.Dans le secteur, on n\u2019avait jamais vu pareil débordement, quoique l\u2019histoire locale conserve le souvenir de quelques sorties mémorables.Et dire qu\u2019en été, « la rivière Lorette a l\u2019air de rien ! », selon une résidante.En soirée, la rivière Montmorency s\u2019est aussi mise à gronder.Deux embâcles se sont formés vers 18 h 30.Un premier à la hauteur de la tête de l\u2019île Enchanteresse.un second non loin (le la rue des Deux-Rapides, à Sainte-Bri-gitte-de-Laval.Le premier amoncellement a cédé plus tard, libérant un chenal d\u2019eau d\u2019environ un kilomètre, mais au moment de mettre sous presse, l\u2019autre n\u2019avait toujours pas bougé.Aucune opération d\u2019évacuation n\u2019était en cours, mais les municipalités de Sainte-Brigitte et de Beauport (en aval) avait l\u2019affluent à l\u2019oeil.Ailleurs dans la région, à l\u2019exception de la rivière Jaune qui affichait un niveau critique à la hauteur de Lac-Beauport, la plupart des cours d\u2019eau se la sont coulée douce.Dans la Beauce, la Chau- dière est sortie de son lit à plusieurs endroits inhabités entre Scott-Jonction et Saint-Joseph.En soirée, l\u2019eau avait cependant commencé à s\u2019infiltrer dans les sotis-sols d\u2019une quinzaine de résidences de Sainte-Marie.À Sherbrooke, la ville était par ailleurs en état d\u2019alerte.La rivière Saint-François menaçait des centaines et des centaines de résidants du centre-ville.PAS BESOIN CLUB Venez vous sucrer le bec ! BRUNCH du temps des sucres Dégustation de tire sur la neige 1 3®®^adultes enfants 6 à 10 ans GRATUIT «1 moins MAXI-GOLF Livret de rabais de 50% sur les plus beaux terrains de golf de Québec 2595$ Quantité limitée édite par rassoUahon des pnprietamsd» lerraitrtdegoHduQuePec Lac-Beauport \u2014849-4419 | CENTRE DE MÉTAMÉDECINE Cicuidia^ \\_U f // REMBOURSEMENT DE LA DIFFÉRENCE ÊTRE MEMBRE POUR PROFITER DES PL US BAS PRIX Z » .il .^1 éc,\u2019 DE LA DIFFERENCE JAMAIS ON NE VOUS A FAIT UNE TELLE OFFRE! 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