Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le soleil, 1995-02-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 692-4200 5 ANS 25 000 $ minimum GARANTI Taux tujt à modifkanen MARDI 7 FÉVRIER 1995 LE SOLEIL LUNETTES COMPLETES PRÊTES EN 1 heure GREICHE&SCAFF PLACE LAURIER ^\t650-8900 ÛüCBCC »ANNil H 40 40 PAQtS 3 CAHtEftS « 1 TABLOO l'VHAlSON AOOMiCta JOURS 3,S0 TPS '4\t^ AA TVO 0J4 A tps TVO fLOAtOi 1 SOS US 500 Plü4 TPS TVO LA RÉGION Motus à Laval sur les chauffeurs arrosés Le département de genre rural de Laval n'a offert aucune collaboration aux policiers qui enquêtent sur l\u2019affaire des chauffeurs arrosés A-2 Baie-Comeau : le maire boude la police Le maire de Baie-Comeau refuse de discuter avec la police qui enquête sur la mort d'une jeune fille happée par un chauffard, le 28 janvier.A-3 QUÉBEC Le caribou pour contrer la froidure Par moins 50° Celcius avec le facteur vent, le caribou, ce \u2022< p\u2019tit boire » aux origines nébuleuses, est un bon antigel pour une journée de carnaval.A-3 LE CANADA Chrétien fait volte-face dans l\u2019affaire Clinton À son tour, le premier ministre Jean Chrétien a fait savoir hier qu'il incombera à Bill Clinton de décider qui il voudra voir lors de sa visite à Ottawa.A-5 UÉCONOMIE Deux meuneries dans la région de Québec 8 millions S seront investis dans deux meuneries, l'une à l'île d'Orléans et l'autre sur la rive-sud, pour le recyclage des légumes déclassés B-10 LE SPORT Baseball : le médiateur obtient un délai Le président Bill Clinton a repoussé à aujourd'hui la date limite pour en arriver à un règlement de la grève du baseball, à la demande du médiateur.S-3 LE MONDE ' - \u2022.,.Discovery réussit son rendez-vous La navette Discovery et la station russe Mir se sont frôlées hier, première rencontre dans l'espace entre Russes et Américains depuis 20 ans A-7 L\u2019INDEX Annonces classées\tC-4 à C-7 Arts\tB-4 et B-5 Bridge\tC-7 et C-8 Deces\tC-7 DEDUCTO\tC-5 Économie\tB-9âB-12 Éditorial\tA-10 Horoscope\tC-7 Les idees du jour\tA-11 La mode\tC-1 aC-3 Le Monde\tA-7 et A-8 Michel David\tA-10 Ou aller à Québec\tB-4 Québec et l\u2019Est\tB-1 et B-2 TABLOÏD SPORT\tS-1 àS-14 Bandes dessinées\tS-15 Ce soir à la télé\tS-16 Mots croisés / Mot mystère S-14\t LA MÉTÉO\t Quelques nuages, venteux, très froid, maximum -20, minimum -28 S-16 Le budget grimpe de 3 millions $ Bien emmitouflés, les jeunes n'hésitent pas à mettre.les yeux dehors.C.Le réseau d\u2019Hydro soumis à rude épreuve Après la neige, le froid sème la pagaille QITÉBEC\u2014Après avoir été ensevelie sous une trentaine de centimètres de neige, la région de Québec s\u2019est réveillée sous les moins iïO degrés avec le facteur vent, hier matin, l\u2019n deuxième réveil pour le moins brutal.TVois personnes ont d\u2019ailleurs perdu la vie en raison de ces soubresauts de la nature.par MARIE-HÉLÈNE TREMBLAY LE SOLEIL Hydro-Québec a connu une pointe de la demande d\u2019électricité hier soir dans la région de Québec, à 18 h, avec 4417 mégawatts.Elle a battu son record d\u2019hier matin, qui a été de 4249 mégawatts à 8h53.C\u2019est le froid, combiné au manque de soleil, qui a fait que la région de Québec a dépassé les 4218 mégawatts de puissance atteints le 27 janvier 1994.À l\u2019échelle de la province, hier, la compagnie d\u2019État a aussi battu son record de 30 609 mégawatts qui date du 27 janvier 94, avec une pointe de 31 564 mégawatts à 17 h 53.Le froid persistant pourrait laisser présager d\u2019autres records dès ce matin.Rien n\u2019était facile hier sur les grands axes routiers.La chaussée rendue très glissante par la glace noire, a provoqué de nombreux accrochages, des pertes de maîtrise, .sans compter les pannes.Juste à Québec, la police dénombre une vingtaine d\u2019accidents en l'espace de deux heures.Ailleurs au Québec, toutes les routes étaient rouvertes à la circulation.Toutefois, les conditions étaient particulièrement difficiles sur certaines portions des routes 132, 138, 175, 169 ainsi que l\u2019autoroute 20 en direction de Montréal.La chaussée était enneigée et la visibilité réduite par la poudrerie.La tempête, qui a lais.sé 27,4 cm de neige à Québec et une bonne cinquantaine dans l\u2019Est de la province, coûtera à la ville de Québec la rondelette somme de 2 millions $.Cette chute de neige, la plus importante de l\u2019hiver, aura nécessité plus de 48 heures de déneigement.Contrairement à ce que l\u2019on pourrait croire, il ne s\u2019agit pas de la «tempête du siècle».Environnement Canada rappelle que 28 cm s'étaient abattus dans la région de Québec le 24 février 1994.Comme quoi, on a la mémoire courte.Le froid persiste Il faudra s'habiller chaudement toute la semaine, car le froid se fera très persistant.Dame nature devrait nous donner un peu de répit seulement vendredi.Les températures se réchaufferont graduellement, mais très lentement.Un record de froid a possiblement été fracassé la nuit dernière.Environnement Canada prévoyait un minimum oscillant entre -31 et -32 degrés, alors que le record à battre était de 29,7°, établie en 1993.Ce froid arctique a aussi surpris bien des automobilistes.Le CAA avait reçu près de 5000 demandes de remorquage dans la journée d\u2019hier.Les automobilistes devaient patienter environ deux heures avant d\u2019obtenir de l\u2019aide de la part du Club Automobile.Mort de froid Un septuagénaire a été retrouvé sans vie vers 6h45 hier, dans un banc de neige près de sa résidence, par le conducteur d\u2019un camion de déneigement.Raoul Cayer, 72 ans, demeurant au 763, rang Marigot à Saint-Apollinaire, est mort de froid vTaisemblablement à la suite d\u2019un malaise.Un voisin a raconté avoir trouvé M.Cayer sur le plancher de sa maison, dimanche.Ce dernier lui aurait alors demandé de l\u2019amener dans son lit.Selon Camille Gagnon de la Sûreté du Québec, l\u2019homme souffrant de diabète et d\u2019asthme, serait sorti quelques heures plus tard pour ramasser ses journaux et serait tombé inconscient.Une autopsie sera pratiquée aujourd\u2019hui pour connaître les causes exactes du décès.Par ailleurs, deux personnes sont décédées à la suite de malaises cardiaques après avoir pelleté l\u2019entrée de leur résidence, l\u2019une à Neuville, l\u2019autre à Québec.Autre texte page A-3 QUEBEC \u2014 Lt* budget dt*s eonuiu.s.sic)iTs règioiudes sur l\u2019avenir du Quèlnv, qui ent.'uuent présentement k*urs tnivaux, i*st p;Ls.se dt* 2 ;i 5 nüllion.s$ selon h*s plus rinentes prèvisioas.par DONALD CHARETTE LE SOLEIL .Au Secrétariat national de ces commissions, on explique cette hausse par le fait que les 2 millions S étaient un budget de départ qu\u2019il a fallu rajuster notamment parce qu\u2019on a rajouté des forums aux audiences déjà prevues en région.De plus, l\u2019envoi de deux documents, l\u2019avant-projet de loi sur la souveraineté, et le guide de partici-, pation, dans tous les foyers du \u2022 Québec a entraîné des frais > d\u2019impression et de distribution de 11,5 millions.¦ À des fins de comparaison, rap-j pelons que la commission i Bélanger-Campeau avait coûte, en i 1991, 46 millions $ au terme de ses travaux.On est encore loin évidemment des 17 millions $ nécessités par la commission Spicer.Au Secrétariat des commissions, qui a pignon sur rue à l\u2019édifice «H», la responsable des communications, Michelle LaSanté, explique qu\u2019il existe des differences fondamentales avec Bélanger-Campeau.«Nous avons 18 commissions et non pas une .seule, et elles regroupent 280 commissaires », fait-elle remarquer.Si les présidents des commissions et les commissaires donnent leur temps bénévolement, ils ont droit néanmoins au remboursement de leurs dépenses selon les critères en vigueur dans la fonction publique québécois, soit un maximum de 120$ par jour.Les frais de déplacement grugent également une bonne part du budget, particulièrement dans le cas des commissions itinérantes, celle des jeunes et celle des ainés, qui traversent le Québec d\u2019est en ouest.Les fonds des commissions sont puisés à même le budget du Conseil exécutif, soit le bureau du premier ministre, et s\u2019il devait y avoir des dépassements, une demande de budget supplémentaire devrait être présentée au Conseil du Trésor.Le personnel d\u2019encadrement est composé de 212 personnes, dont la moitié sont des occasionnels engagés pour quelques semaines de travail.Le reste des effectifs est puisé LES COMMISSIONS SUR L'AVENIR RU ,\t1% QUEBEC T 4\u20194*4*\u2018l»4'*w4*4*4* Le Québec ne serait pas tenu de payer sa dette, selon Campeau Parizeau accusé de «nazisme» par l\u2019industrie du vidéopoker La Côte-Nord sera consultée par avion, par autobus et même en motoneige page A-4 au sein de la fonction publique et, surtout, parmi les employés de Communications-Québec.Le secrétaire général du gouvernement, Louis Bernard, a d\u2019ailleurs écrit aux sous-ministres une missive, obtenue par LE SOLEIL, affirmant ; «Afin de mener à bien cette opération d\u2019envergure dans des délais limités, je vous demande de mettre à la disposition de Communications-Québec vos ressources régionales affectées aux communications et d\u2019en aviser vos gestionnaires régionaux.» La lettre souligne qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un soutien en matière de logistique et de communications.Hier, des avis concernant le dépôt d\u2019un millier de mémoires étaient parvenus au Secrétariat, mais on anticipe que ce nombre va augmenter au cours des prochains jours.En fin de semaine, a la suite de la publicité diffusée dans les journaux, les téléphonistes ont reçu, à Quebec.500 appels par jour.Le contact avec les personnes âgées s\u2019est amélioré de 150% Aujourd\u2019hui, on les dorlote Ql ÎÉBEC \u2014 « Qn est en l\u2019iui 2010 pour les soLrus.Il y a 10 ans, les patients étaient piurjum, couchés.On ne les le\\-ait pratiquement jamais.Aiyoïmd\u2019hui, on les hal)ille, les dorlote, les flatte.Lt' contact humain avec les |X'rsonnt*s âgtx's s\u2019t'st lunélioré de 150%.» VIVANT Dernier d\u2019une série de 4 par MONIQUE GIGUÉRE LE SOLEIL Celle qui parle n\u2019est ni directrice générale, ni directrice des soins infirmiers.C\u2019est une préposée aux malades depuis 23 ans et demi au Centre d\u2019hébergement Champlain Limoilou.Son nom est Pauline Dumais, 48 ans.Chaque soir, elle quitte le centre complètement vidée et chaque matin elle rentre regonflée, requinquée, pleine de pep.«Je suis u.sée après 23 ans et demi, confesse-t-elle.Mais à tous les jours, je suis contente d\u2019étre là.» Pauline a appris à aimer au fil des ans.En fait, elle se sent si près des personnes qu\u2019elle chouchoute qu\u2019elle pique une crise de larmes quand l\u2019une d\u2019elles trépas- ¦se en son absence.«Une patiente que je connais depuis 10 ans est morte l\u2019autre jour et je n\u2019étais pas là, raconte-t-elle offusquée.D\u2019habitude, je les avertis de m\u2019attendre.Mais celle-là, je ne lui ai rien dit parce qu\u2019elle avait comme sept vies.Quand je suis rentrée et que j\u2019ai appris qu\u2019elle nous avait quittés, j\u2019ai pleuré tout l\u2019avant-midi.» Pourtant, Pauline en a vu du monde mourir en 23 ans.Une bonne centaine ! Louise Dicaire au.ssi, en 15 ans comme respon.sable des soins palliatifs au Centre Saint-Augustin.« L\u2019approche palliative, c\u2019est tout ce qui reste à faire quand il n\u2019y a plus rien à faire.Quand on ne peut plus guérir, explique-t-elle.Ça se situe quelque part entre l\u2019acharnement thérapeutique et l\u2019abandon.» 1 U S q U a la FIN «Accompagner jusqu'à la fin, c\u2019est répondre aux inconforts physiques et écouter, poursuit la Nightingale québécoise.Les malades en phase terminale parlent de ce qu\u2019ils vivent.Ils sont vivants jusqu\u2019au bout, avec des préoccupations de vivants.On ne les prépare pas à mourir.Les gens qui font des soins palliatifs ne sont pas des croquemorts.» Louise précise qu\u2019autant qu\u2019humecter la bouche et assurer l'hygiène, les soins palliatifs consistent à satisfaire les ultimes désirs d\u2019un patient comme de revoir son chez-soi une dernière fois, tremper les levres dans un verre de bière, ingérer à petites doses une cuilleree de fraises de l\u2019ile, trouver au matin son journal à son chevet.Comme dans le temps ! L\u2019infirmière clinicienne jure que personne n\u2019y échappe.«La mort est une experience difficile pour tout le monde.Ça réveille une angoisse, un mal-étre, .soutient-elle d\u2019experience.Tous les humains ont a faire un long cheminement pour apprivoiser la mort.Ça commence avec la voie qui baisse, les cheveux qui s\u2019éclaircis.sent, les rides qui apparaissent, la résistance qui diminue.Faut intégrer chacun de ces décalages jusqu\u2019à la perte d\u2019autonomie et la mort.» Ce qu\u2019a appris Louise Dicaire à accompagner des gens en phase terminale «c\u2019est comme c\u2019est beau la vie».«Plus on a conscience qu\u2019on rie.st pas immortel, plus ça donne le goût de la vie », refléchit-elle Autres textes page A*2 A-2 Québec, Le Soleil, merdi 7 février 1995 LES INFORMATIONS GENERALES LE SOLEIL TVois personnes sur quatre ne sont plus lucides dans les centres d\u2019hébergement Ql^BEC\u2014À son ouv-erture en 1970, le Foyer de Loretteville accueillait une clientèle à 100% lucide et autonome.Vmgt-cinq arts plus tard, en 1995, l\u2019établissement a négocié un virage à 135 degrés.Ce n\u2019est plus quatre sur quatre, mais un patient seulement sur quatre qui est totalement lucide.Les trois autres ont sombré plus ou moins profondément dans l\u2019abime de la démence.pente de la démence.Si l\u2019on se fie à l\u2019expérience du Foyer de Loretteville, le virage en institution s\u2019est produit il y a dix ans, avec l\u2019augmentation de la longévité.«Lannée 1984-1985 a marqué un tournant pour nous.C\u2019est là qu\u2019on a commencé à recevoir des personnes plus détériorées aux points de vue physique et psychologique.Des gens confus que l\u2019État ne savait plus où placer», note la directrice des soins infirmiers, Ginette Boulet, qui a assuré la bonne marche de l\u2019établissement jusqu\u2019à la nomination récente d\u2019un directeur général.En poste depuis 20 ans, Ginette Boulet ne cache pas que le virage a été difficile.«La construction, les chambres, tout avait été pensé en fonction de gens autonomes.Quand la clientèle s\u2019est alourdie VIVANT textes de MONIQUE GIGUERE LE SOLEIL La situation est encore plus critique au Centre Champlain Limoi-lou, où quatre personnes seulement sont très lucides, six au mieux, sur 32 bénéficiaires.À Saint-Jean-Eudes, le pourcentage de lucides grimpe légèrement à 33%, avec 17 personnes sur 51 qui ne souffrent pas de pertes cognitives graves.Au Centre Saint-Augustin, on évalue à 50% le nombre de personnes très confuses, un alzhei-mer sept sur sept par exemple, c\u2019est-à-dire parvenu au stade ultime de la maladie.Dix autres pour cent ne sont ni complètement lucides ni complètement absents.Mais la glissade est amorcée sur la Confus peut-être, mais vivants jusqu\u2019au bout QLTÉBEC \u2014 La vie dans les Centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), on la vit Jusqu\u2019au bout, jusqu\u2019à l\u2019extrême fin.Dans les quatre centres visités, des activités surprenantes sont au programme chaque semaine : séances de mise en forme, bingos, sorties en ville, musicothérapie.« Même les confus avancés se mettent à turluter au son de la musique», note la directrice des soins au Foyer de Loretteville, Ginette Boulet.Ces calendriers d\u2019activités, ça va jusqu\u2019aux parties de brasserie et, pourquoi pas, un jour, de \u201cmari ça calme et ça rend euphorique», échappe un baby-boomer en autorité qui, sitôt ce «blasphème» proféré se mord la langue.En fait, des gens attendraient le quatrième âge pour développer un côté social qui leur a fait défaut toute leur vie.Ainsi, malgré l\u2019heure crépusculaire, malgré toutes ces formes allongées sur les lits, ces fauteuils gériatriques qui encombrent la place, ces regards absents, ces yeux clos, ces bouches qui ont désappris les mots, ces doigts qui ne savent plus saisir, ces jambes qui ne sont plus utiles, les établissements de soins de longue durée réussissent à créer de la chaleur.De vieilles dames dorment dans leur robe des dimanches, boucles aux oreilles et colliers de perles, les joues roses et les lèvres peintes.«C\u2019est une question de dignité.Elles tiennent à cela», nous assure-t-on.Chantal est infirmière auxiliaire au Centre Champlain Limoilou depuis sept ans.Elle trouve son travail «l\u2019fun», enrichissant.Pierrette, sa collègue, a abandonné un poste de secrétaire de direction pour se mettre au service des personnes âgées.«Je sentais un grand vide dans ma vie.Ça été comme un appel.Mais il faut beaucoup d\u2019amour dans le coeur.Sinon, ça ne marche pas.» Le visage de Denis Godin, infirmier-chef au Champlain, s\u2019illumine quand il prononce le nom de l'un ou l\u2019autre des pensionnaires de l\u2019établissement.« Nous vivons au rythme de leurs besoins.Nous leur permettons d\u2019exprimer leurs émotions.Ils viennent nous chercher très profondément à l\u2019intérieur», raconte l'infirmier cadre qui croit au pouvoir des personnes âgées de mourir à leur heure.« Il y a des gens qui vont se maintenir en vie tant que les enfants ne seront pas venus les voir, assure-t-il.Après, ils vont se laisser aller.Refuser de manger.De s\u2019hydrater.C\u2019est le syndrome de glissement.Ceux qui ont décidé de partir partent.» jusqu\u2019à la FIN avec de nouveaux arrivants en perte importante d\u2019autonomie, il a fallu s\u2019ajuster à la nouvelle situation.Le mixage n\u2019a pas été aisé.Ni pour la clientèle autonome ni pour le personnel, habitué à ne faire que de la surveillance», avoue-t-elle.Chute du taux de satisfaction Si bien qu\u2019avec ses barrières architecturales et son personnel non préparé au changement, le taux de satisfaction a chuté à 48% en 1990 au Foyer de Loretteville.Un tel taux de satisfaction signifie, en clair, que le personnel n\u2019était en mesure de prodiguer au patient que 48% des soins que son état nécessitait.«Ainsi, une personne qui requérait deux heures et demie de soins ne recevait que 48% de ces deux heures et demie-là», explique la directrice.En somme, le Foyer de Loretteville a été pris de court par l\u2019alourdissement de la clientèle et l\u2019obligation, en tant qu\u2019établisse-ment public, d\u2019accepter des cas qu\u2019il n\u2019était pas en mesure d\u2019accueillir.Aujourd\u2019hui, le taux de satisfaction a grimpé à 65 %, toujours 10 points sous la moyenne provinciale, qui se situe autour de 75%.«Ce n\u2019est pas suffisant, mais l\u2019argent manque pour donner tous les soins», constate Ginette Boulet, qui espère néanmoins une nette amélioration avec les travaux d'agrandissement et de réaménagement des services en cours.Confusion et lucidité «On se prépare tranquillement pour partir la semaine prochaine», nous a confié une vieille dame confuse dans un corridor.Personne ne saura jamais si elle pensait à quelque destination de vacances passée.Ou à l\u2019ultime, au «grand voyage».« La confusion, ce n\u2019est pas une maladie, c\u2019est un symptôme.Une lumière rouge qui avertit que quelque chose se passe.Des gens désorientés dans le temps, l\u2019espace et les lieux peuvent encore avoir une qualité de vie, explique Janine Turgeon, du Centre Champlain Limoilou.Ils sont capables de prendre des décisions, même s\u2019ils pensent qu\u2019ils ont 28 ans quand ils en ont 80.» Michèle Chrétien, du Centre Saint-Augustin, abonde dans le même sens.« La lucidité, c\u2019est être capable de faire des choix, de prendre des décisions sensées, dit-elle.Même si on a oublié des faits récents.» T Patrick Verreault, 72 ana, fait du plat à Murielle Boucher, directrice dea soins au Centre hospitalier Saint-Jean-Eudes.St-Jean-Eudes : un petit village comme dans la « vraie vie » CHARLESBOURG\u2014Pas de rue de l\u2019Hôpital.Mais une rue Saint-Jean, de la Fabrique, du Sous-Bois, du Petit-Quartier, de la Chaudronnée.Le Centre hospitalier Saint-Jean-Eudes, construit en 1990 selon les nouvelles normes du ministère de la Santé, est unique à Québec.Avec sa grande place, ses bancs publics, son magasin général, son bistro, son oratoire, son salon de beauté, son club santé, sa caisse pop, il a été conçu pour ressembler le plus possible à un village et le moins possible à un hôpital.«Nous avons voulu recréer le cadre d\u2019un village d\u2019autrefois où tout le monde se connaissait, où on apprenait les nouvelles des voisins en faisant un brin de jasette sur le coin de la galerie.Ici, les résidants se rencontrent dans la grande place.C\u2019est là qu\u2019ils se racontent et commentent les événements de la veille et du jour», explique la directrice des soins, Murielle Boucher, qui ne croit pas que sa soeur, Clémence, directrice générale et propriétaire des lieux, un établissement privé conventionné, ait emprunté le concept à personne d\u2019autre dans le milieu.«Ma soeur a été très active au sein de l\u2019Association des centres f h \\ ^41 \u2022\u2022\u201cIII I \u2022 Benoît Gauthier est l'Infirmier qui, cinq jours sur sept, fait manger son ancien voisin, Lucien Guay, incapable de s\u2019alimenter seul, comme 80% des résidants du Centre hospitalier Saint-Jean-Eudes.d\u2019hébergement et d\u2019accueil privés (ACHAP).C\u2019est sans doute en visitant des établissements qu\u2019elle a compris ce qu\u2019il faut faire et surtout ne pas faire.Ici, nous avons voulu que ça ressemble le moins possible à un hôpital et le plus possible à un milieu naturel de vie», répète Murielle, en contact depuis l\u2019enfance avec le grand âge.«Ma mère a ouvert son premier centre d\u2019hébergement en 1960 à Saint-Albert-le-Grand, rap-pelle-t-elle.J\u2019ai grandi dans cet environnement-là.J\u2019ai toujours donné un coup de main.Cela m\u2019a certainement influencée.» Du sport ! Offrir un «milieu naturel de vie» à une clientèle très lourde en provenance des unités de soins prolongés des hôpitaux, c\u2019est le credo autant que le défi de Murielle et Clémence Boucher.Un credo qui demande beaucoup d\u2019imagination, comme cette idée de pendre la photo du résidant à sa porte de chambre pour l\u2019aider à s\u2019orienter.Et beaucoup de souplesse dans la gestion.«Nous croyons que les gens ont le droit de vivre comme ils vivaient chez eux, estime Murielle.Nous avons adapté l\u2019horaire des employés aux besoins des résidants et nous essayons de satisfaire leurs désirs dans toute la mesure du possible.» C\u2019est ainsi qu\u2019à Saint-Jean-Eudes, un résidant peut se lever à 10 h du matin si ça lui chante, se faire apporter le plateau au lit par pur caprice ou avoir sa toilette complétée avant le petit déjeuner parce que dans «la vraie vie», c\u2019était comme ça que ça se passait.Vivre normalement au 6000 de la 3e avenue ouest, c\u2019est aussi pouvoir passer au salon de beauté pour une mise en plis, faire de la physio au Club Santé, déguster une .5 ou une «vraie» au Bistro, s\u2019arrêter un instant pour une courte prière à l\u2019Oratoire, confectionner des chocolats pour la Saint-Valentin à l\u2019Oasis ou encaisser soi-méme son cheque de pension à la caisse pop qui tient «boutique» tous les premiers mercredis du mois.C\u2019est encore à la salle à manger, La Boustifaille, se faire servir à la fable comme au restaurant et pouvoir commander une omelette ou un filet mignon si le plat du jour, bar à salade inclus, ne nous inspire pas.Tout cela cache, on s\u2019en doute, d\u2019héroïques tours de force.Surtout quand on sait qu\u2019à peine une douzaine des 64 patients de l\u2019établissement sont capables de manger seuls et qu\u2019il faut alimenter les 52 autres à la petite cuiller.«L\u2019heure des repas, c\u2019est du sport!», avoue Murielle Boucher.Notre petit bijou Saint-Jean-Eudes a un autre sujet de fierté : son condo avec cuisine, salle à manger, chambre à coucher, salle de bains et porte patio qui ouvre sur une terrasse.«C\u2019est notre petit bijou», s\u2019enorgueillit Murielle, qui explique que l\u2019appartement est mis au service tant des familles de malades en phase terminale que de gens de l\u2019extérieur de Québec qui désirent passer un jour ou deux avec leur proche hébergé.Même les chums et les blondes des résidants peuvent l\u2019habiter! Mais presque chaque jour, une famille s\u2019y réunit autour de la table pour un simple repas ou pour célébrer un anniversaire.Sans doute le condo qui affiche le plus haut taux d\u2019occupation en ville.La notion de village a si bien fait son chemin à Saint-Jean-Eudes qu\u2019un décès est toujours un événement qui bouleverse la maison.«Une visite au salon funéraire fait partie de nos traditions, signale la directrice des soins.Et toujours quelqu\u2019un assiste aux funérailles, qu\u2019elles aient lieu à Matane ou à Charlesbourg.» Un village où on fait la queue pendant quatre ans pour entrer.Fin de la série Enquête policière sur les chauffeurs d^autohus arrosés Motus et bouche cousue dans tout le département de génie rural Sur les conseils d\u2019un avocat, le département de génie rural de l\u2019université Laval n\u2019a offert, hier, aucune collaboration à la police de Sainte-Foy dans son enquête pour retracer les étudiants qui ont arrosé trois chauffeurs d\u2019autobus la semaine dernière, dans le cadre de la course à l\u2019exploit du festival de sciences et génie.LE SOLEIL 925, chemin Saint-Louis C.P.1547, suce, terminus Québec (Québec), G1K 7J6 Service aux abonnés\t686-3344 Annonces classées\t647-3311 Carrières et professions\t686-3270 Publicité détaillants\t686-3435 Publicité générale\t686-3270 Rédaction\t686-3394 Promotion\t686-3342 Renseignements\t686-3233 L£ SOLEIL Tout le département, les étudiants en tête, obéit à la consigne de ne pas dire un mot ni à la police, ni aux journalistes sur cette affaire.Le lieutenant Luc Barrette, de la section des enquêtes, confirmait que la police a voulu poser des questions, hier matin, à un étu- LA QUOTIDIENNE tirage du 27-09-94 6-0-8 9 3-0-9 diant représentant de l\u2019association des étudiants de premier cycle en génie rural, mais que celui-ci a refusé de dire un mot, sur les conseils d\u2019un avocat.«Il n\u2019y a eu aucune collaboration, il s\u2019est réfugié derrière ses droits.» Pas d\u2019enquête pour rien Devant cette difficulté, la police prévoyait vérifier si les chauffeurs de la STCUQ maintenaient leur plainte avant de se lancer plus à fond dans cette enquête qui semble s\u2019annoncer ardue «On ne fera pas enquête pour BANCO tirage du 27-09-94 1-2-3-4-5-6-7-8-9-10 11 -22-33-44-55-66-77-88-99-11 rien», disait hier le lieutenant Barrette.Cette procédure de vérification du sérieux de la plainte a d\u2019abord étonné hier une porte-parole de la STCUQ, Mme Catherine Lessard.Elle prévoyait cependant que l\u2019organisme pourrait avoir rencontré les trois chauffeurs à ce sujet lundi en fin de soirée.Preuve nécessaire Si la plainte n\u2019est pas retirée et que les auteurs de la présumée voie de fait ne se dénoncent pas, la sûreté municipale devra toutefois continuer à amasser des éléments pour constituer un dossier.Par ailleurs, l\u2019officier Barrette précisait que cette enquête porte sur un délit mineur et qu\u2019il est hors de question que les «arroseurs» soient mis en état d\u2019arrestation s\u2019ils sont retrouvés, comme certaines rumeurs ont pu le laisser croire hier.On n\u2019emprisonne, dit-il, que les auteurs présumés de vol avec effraction ou ceux qui auraient utilisé une arme ou, encore, les personnes suspectées de violence conjugale.Délit mineur Enfin, pour le type de délit mineur que représente l\u2019affaire des étudiants en génie rural, l\u2019enquêteur rencontre les gens, leur pose des questions, et les su.spects, s\u2019il y en a, reçoivent une .sommation du tribunal pour comparaître en cour.Comme il n\u2019y a pas urgence, la comparution n\u2019a pas lieu sur le champ.¦ Baisse de la contrebande MONTRÉAL (PQ \u2014 La baisse des taxes sur les cigarettes en février de l\u2019an dernier aura eu des conséquences certaines sur la contrebande au Québec, .selon des chiffres publiés hier par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Le nombre de cartons de cigarettes saisis par ce corps policier a chuté de 68% entre 1993 et 1994, passant de 431000 à 138 000 cartons.La GRC rapporte que les quantités d\u2019alcool saisies ont aussi diminué de 26%, passant de 144 000 à 106 000 litres.Uniquement sur le territoire du poste de Valleyfield, les policiers de la GRC ont saisi près de 40 000 cartouches de cigarettes en 1994, une baisse par rapport aux 188 000 cartouches saisies en 1993.Par contre, dans le secteur de Valleyfield, le nombre des saisies d\u2019alcool de contrebande a augmente durant la même période.Les agents de ce poste ont saisi 8596 litres de boisson de contrebande en 1994, comparativement à un peu plus de lOOO' litres en 1993. Québ«c.La SoMI, marcN 7 févilar 1995 A-3 LA TROIS LE SOLEIL Les Gaspésiens y goûtent Un toit s\u2019effondre, un crevettier sombre RIVIÈRE-AU-RENARD\u2014Les éléments de la nature se sont déchaînés dimanche dans l\u2019est de la Gaspésie.Sous le poids de la neige, l\u2019entrepôt loué par le distributeur alimentaire Hudon et Deaudelin, à Rivière-au-Renard, a subi pour plus de deux millions $ de dommages, selon les sources du SOLEIL, alors qu'un crevettier de 400000$ a sombré dans le port de pêche.enseigne qu\u2019un ingénieur en bâtiment n\u2019a pris que tard hier soir la décision, conjointement avec les administrateurs, de remettre en fonction le système de chauffage électrique, parce qu\u2019il craignait que la chaleur n\u2019entraine un affaissement total, tel un château de cartes.Selon toute vraisemblance, les dommages seraient encore plus considérables lorsque combinés â la perte des denrées alimentaires.%¦! par MARIE-LISE DIONNE ooMatxyanon spécmie Si la direction des communications au siège social de Hudon et Deaudelin â Montréal se montre avare de commentaires, LE SOLEIL a pu apprendre que les dirigeants craignent le pire dans les prochaines heures.La structure est extrêmement endommagée et lézardée.À telle Les mêmes sources parient facilement de pertes frisant les 2,5 millions $, alors que le bâtiment serait endommagé â 60%.Le bâtiment abritait également deux camions, qui ont eux aussi été très endommagés.La bâtisse d\u2019environ 1800 mètres carrés a été construite au début des années 1960 et a fait l\u2019objet de deux agrandissements depuis.C\u2019est la plus vieille partie de l\u2019entrepôt alimentaire et de fait la principale qui s\u2019est effondrée il y a deux jours.Entre-temps, la directrice des communications chez Hudon et Deaudelin, Mme Réjeanne Raymond, a déclaré que les 375 clients ÉaiËt^ \u2019ml M- Sou* le poids de la neige, l\u2019entrepôt loué par le distributeur alimentaire Hudon et Deaudelin.à Riviére-au Renard, s\u2019est effondré, entraînant des dommages considérables.du territoire ont été pris en charge née dimanche que les vagues attei y 0) fill ilKI Les capitaines des traversiers faisant la navette entre Québec et Lévis ont dû composer hier avec des glaces épaisses et compactes.Après avoir été ensevelie sous une trentaine de centimètres de neige, la région de Québec s\u2019est réveillée sous les moins 50 degrés avec le facteur vent, hier matin.Hydro-Québec a battu son record de demande d\u2019électricité hier soir, et le Club automobile a reçu prés de 5000 demandes d\u2019aide.par le distributeur de Rimouski.L\u2019emploi de 24 personnes de l\u2019unique entrepôt du groupe en Gaspésie est pour le moment menacé dans cette municipalité de 3200 résidants.Par ailleurs, cette localité côtière a non seulement reçu 63 centimètres de neige, mais a aussi connu des rafales de vent de 100 kilomètres/heure La mer était à ce point déchaî- gnaient parfois plus de sept mètres dans le port de pèche de Rivière-au-Renard.Quatre bateaux se sont même détachés de leurs amarres.Après bien des manoeuvres périlleuses, trois ont pu être ramenés à quai.Le Honguedo, un crevettier en bois de 87 pieds, évalué à environ 450000$, propriété du pécheur M.Pierre-Marc Dufresne, a eu moins de chance cependant.À force de se faire ballotter contre le brise-lame, ce dernier a été éventré par les pierres et repose actuellement dans neuf mètres d\u2019eau dans le havre de pêche.Des manoeuvres seront tentées aujourd'hui afin de le sortir de sa fâcheuse position.Il n\u2019en demeure pas moins que le bateau est une perte totale.Selon la station maritime de la garde-côtière de Rivière-au-Renard, l\u2019absence de glace sur le fleuve a contribué à l'intensité de la tempête maritime.Wifet:.:.m 70 '4l 'éf \u2022\t.-.\u2019A iW Enquête policière : le maire de Baie-Comeau refuse de collaborer BAIE-COMEAU \u2014 I^e maire de Baie-Comeau, M.('laude Martel, refuse de collaborer avec le service de police municipal qui poursuit son enquête sur la mort de la jeune Pascale Chouinard, hîq)-pée par un chauffard en sortant d\u2019une discothèque, le 28 Janvier.M.Martel ne veut pas être impliqué dans l\u2019enquête policière même s\u2019il a été en contact avec l\u2019homme accusé, quelques heures à peine avant le drame*.par ANNIE ST-PIERRE collaboration spéciale Le maire, un avocat de défense, a confirmé au SOLEIL avoir rencontré Luc Talbot, le soir du drame au bar Le Broadway.M.Talbot est présentement accusé d\u2019avoir causé la mort de la jeune fille, après l\u2019avoir frappée avec sa voiture.Par contre, le maire Martel, contacté par un policier trois jours après la tragédie, a refusé de contribuer au déroulement de l\u2019enquête, disant qu\u2019il n\u2019avait rien à dire à ce sujet.La police de Baie-Comeau tente de connaître l\u2019état dans lequel se trouvait l\u2019accusé pendant les heures précédant le drame.Selon ce qu\u2019a pu apprendre LE SOLEIL de diverses sources, la police se bute aux mêmes réticences auprès d\u2019un deuxième avocat, bien connu à Baie-Comeau, qui a aussi été en contact avec l\u2019individu accusé.Luc Talbot est accusé de négligence criminelle, délit de fuite et conduite avec facultés affaiblies causant la mort de Pascale Chouinard.Elle a été frappée par une voiture il y a une semaine à deux pas de la discothèque et est décédée des suites de ses blessures.Ce sont des débris d\u2019un véhicule retrouvés sur les lieux qui ont permis aux policiers d\u2019identifier Luc Talbot comme un suspect.Démocratie « Nous sommes dans une société libre, personne n\u2019est obligé de parler lors d\u2019une enquête policière, je n\u2019ai pas de déclaration à faire.Je veux être considéré comme un témoin ordinaire dans cette enquête, je n\u2019ai rien à voir en tant que maire dans ce dossier», a déclaré M.Martel au SOLEIL.Il ajoute cependant que dans l\u2019éventualité où il serait appelé à témoigner au tribunal, «je dirai ce qu\u2019il y a à dire au moment jugé opportun ».Me Martel a pris la peine d\u2019ajouter qu\u2019il se considère comme «un mauvais témoin dans l\u2019enquête, parce j\u2019ai rencontré l\u2019individu durant à peine trois minutes».Le maire s\u2019est montré offusqué que son refus de s\u2019impliquer dans l\u2019enquête policière devienne public.Cette situation le place, dit-il, dans l\u2019embarras en raison du statut de maire qu\u2019il détient depuis moins de trois mois.Le directeur de police de Baie-Comeau, M.Rhéaume Ringuette, n\u2019a pas confirmé ou infirmé le fait que le maire n\u2019a pas voulu collaborer avec le service policier.La sécurité publique de Baie-Comeau a fait savoir, hier, que même si un suspect a été arrêté relativement à la mort de Pascale Chouinard, les policiers tentent toujours de recueillir des témoignages.Unp\u2019tit coup de cariboUf peut-être j pour commencer la journée?QUÉBEC \u2014 Le radioréveil sonne le glas du seul lundi du Carnaval de Québec ; moins 50° Celcius avec le facteur venL annonce le « morning man ».Le sort en est jeté.Le caribou est le seul antigel pour démam*r la journée.N\u2019étant pas une spécialiste de cette liqueur apérittve, je pars à la recherche d\u2019un connaisseur.Jean-Guy Moisan, le président de l\u2019Amicale des sommeliers de Québec, est sur la liste de références.« Du caribou, mmm, ah oui, j\u2019en ai goûté du bon qui venait du Grand Nord.» Ses papilles salivent déjà lorsque je corrige la méprise.Il me réfère alors à un collègue qui, dit-il, s\u2019y connaît beaucoup mieux que lui.Comme ce n\u2019est pas une invitation à déguster un Château Pétrus 1989, la réaction est fort compréhensible.Jean-Gilles Jutras, qui se définit sur sa carte d\u2019affaires comme un «conseiller de bouche», une fonction et un titre à la cour des rois de France, accepte de se prêter au jeu.À la nouvelle Voûte chez Ti-Père, place de Paris dans le Vieux-Québec, le caribou est servi sur glace dans un petit gobelet de plastique.Jean-Gilles Jutras le préfère chaud, comme le veut la tradition internationale des grogs, mais il doit se contenter d\u2019un caribou à la température de la pièce.Après avoir roulé la liqueur sur sa langue en laissant passer entre ses dents juste ce qu\u2019il faut d\u2019air pour intensifier le goût, il laisse tomber le verdict.Il a une bonne bouche.Il e.st assez rond.Il y a une trace d\u2019écorce de citron.C\u2019est un peu facile, mais c\u2019est une boisson d\u2019hiver pour contrer gfj:>réHjDnTôra la froidure.» La caribou produit et mis en bouteille à la Société des alcools du Québec n\u2019a pas droit à tant d\u2019égards.«Il y a de l\u2019orange.Il est pas mal plus fort que l\u2019autre», dit le conseiller de bouche en posant prestement son verre sur la table.Lire, ça décape.La teneur en alcool du caribou de chez Ti-Père est de 18%, indique Colette Faucher, brue du défunt Ti-Père.La teneur en alcool de la liqueur de la SAQ est de 24 %.Le caribou peut-il faire le trou normand entre deux poutines?La suggestion n\u2019est pas accueillie avec dérision.Jean-Gilles Jutras cite l\u2019exemple du très sélect dîner annuel du Beaver Club de Montréal, où un vin de type caribou, appelé le loup-garou, est flambé puis servi entre les entrées et le plat principal.La «table d\u2019hôte carnavalesque» du restaurant Serge Bruyère offre aussi la «boule de neige au caribou», un sorbet à base de cette liqueur.Le Guide des alcools 1986 de Martin Gosselin livre une recette de caribou: deux onces et quart de porto canadien, trois quarts d\u2019once d\u2019alcool neutre à 40%, un ze.ste de citron.Les producteurs de caribou y ajoutent une combinaison d\u2019agrumes et d\u2019épices telles que le gingembre ou la cannelle, mais leurs recettes sont évidemment secrètes.L\u2019arrière-grand-mère de Lionel Faucher, alias Ti-Père, a légué sa recette à sa postérité.À la SAQ, la recette du caribou produit depuis 1976 s\u2019adapte au fil des ans aux goûts des Québécois.«C\u2019est comme pour les Big Mac.MacDonald n\u2019utilise pas la même sauce qu\u2019il y a 20 ans, mais l\u2019évolution se fait tellement subtilement que les gens ne s\u2019en rendent pas compte», explique Sylvain Morissette, agent d\u2019information à la Maison des futailles de la SAQ.Lapproche semble porter fruit.Les ventes du caribou de la SAQ ont doublé en trois ans : elles sont passées de 1246 caisses en 1992, de 1550 caisses en 1993 à 2560 caisses en 1994, d\u2019après les statistiques de la société d\u2019État Est-ce un signe d\u2019un retour aux sources?Les origines du caribou sont nébuleuses.Lors des premières fêtes de l\u2019hiver qui ont précédé le Carnaval de Québec, en 1880-83, les gens de Québec buvaient de l\u2019alcool de grain et du vin pour se réchauffer, dit l\u2019historien Jacques Lacoursière.Mais d\u2019après sa lecture des textes, il n\u2019est pas clairement établi qu\u2019ils mariaient ces deux alcools.Rémy d\u2019Anjou, le directeur général des Médiévales, croit que les coureurs des bois mélangeaient leur eau-de-vie au sang des caribous.« Ils diluaient le sang avec l\u2019alcool, explique-t-il.C\u2019est plus facile à boire et c\u2019est un peu moins vampire.Et c\u2019est énergisant au bout.» Rémy d\u2019Anjou tient cette information du défunt historien Pierre-Georges Roy.Colette Faucher accrédite la thèse.À la nuance près que c\u2019étaient les Indiens et non les coureurs des bois qui concoctaient ce breuvage Difficile de trancher puisque personne ne revendique aujourd\u2019hui la paternité du caribou.-iTIST\u2014'WiiMii,:-, CASBZrOUB TOSS-MONDE 4M, Caron Ouéboc, «ué.QIR an Canada Téi : (4ia)M7-StB) raa.:(4IS)M7-a7ia Pour un monde solidaire Le bonheur clés en main a fait faillite.Aujourd\u2019hui, c\u2019est moins de 10% de la population mondiale oui participe pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle\".Javier Pérez de Cuellar, président de la Commission mondiale de la Culture LE SOLEIL 9CJMF 93^ fm Ce# messages sort publies grâce â rapput de r Agence Canadienne de Devetoppemert Intamaliooal ( ACOI ) mars ne réttètert pas néceasairemert les vues de TAgence. Québec, Le Soleil, mardi LES COMMISSIONS SUR L\u2019AVENIR DU QUÉBEC di 7 févr^ 1995 p#- Selon Campeau, le Québec ne sera pas tenu de payer sa dette MONTRÉAL \u2014 Un Québec souverain pourrait refuser de payer sa part de la dette canadieruie s\u2019il Jugeait que la portion qu\u2019on veut lui attribuer nuirait à son développement économique, selon le ministre des Finances du gouvernement péquiste, Jean Campeau.par FRÉDÉRIC TREMBLAY de la Presse canadienne Au cours d\u2019un entretien accordé hier à la Presse canadienne, quelques minutes après qu\u2019il se soit adressé aux membres de l\u2019Association des négociants en obligations de Montréal, M.Campeau a soutenu qu\u2019un Québec souverain n\u2019avait pas «à accepter quelque chose qui va nuire à son développement economique».Le ministre a argue qu\u2019en agissant ainsi, le Québec se prévaudrait de certaines dispositions du droit international.M.Campeau n'a pu préciser à quel droit international exactement il se référait.Il n\u2019a pu donner non plus des exemples de précédents ailleurs dans le monde, où de nouveaux pays, en évoquant le droit international, auraient refusé d\u2019^sumer une partie de la dette de l'État auxquels ils étaient aupara- Parizeau accusé de faire du «nazisme» par l\u2019industrie du vidéopoker REPENTIGNY (PC) \u2014 C\u2019est dans le chahut de manifestants de l\u2019industrie du vidéopoker que s\u2019est ouverte, en présence du prenuer mirustre Jacques Panzeau, la Comnussion de Lanaudière sur l\u2019avenir du Québec.«bh\tjusqu\u2019ici sont loin d\u2019étre une somme exorbitante.«A des prix comme ceux-là, ça n\u2019a rien de particulièrement étonnant.La Commission Bélanger-Campeau avait coûté pas loin de 6 millions $, les deux commissions créées en vertu de la loi 150 à Québec 6,5 millions $.» 11 a relevé que la part du Québec dans les consultations fédérales, par contre, avait été de 35 millions $, sans compter les frais du référendum.11 ne voit donc «rien d\u2019exagéré ou d\u2019explosif» dans l\u2019exercice actuel des commissions sur l\u2019avenir du Quebec.À Repentigny hier soir, le représentant de l\u2019Association de l\u2019amusement, M.Pierre Bourgault, a voulu profiler de la présence de nombreuses caméras pour faire valoir son point de vue et accuser le premier ministre.de «nazisme».M.Bourgault a demandé au premier ministre si, dans un Québec souverain, on adopterait «une formule un peu « naziste » où on ferme des entreprises, ou on fout des gens à la porte», faisant ainsi référence au fait que des emplois seront perdus dans les bars à cause de la loi sur les vidéopokers M.Parizeau, visiblement indigné par ce terme, lui a répliqué «Je ne céderai pas à ce genre de chose», l\u2019accusant d«intimider» les gens.11 a été applaudi par les gens de Lanaudiere et chahuté par les manifestants.À cause de la présence de plusieurs dizaines de manifestants de cette association, des gens de Lanaudière se sont fait refuser l\u2019entrée dans la salle et ont dû par conséquent rebrousser chemin.D\u2019autres attendaient à l\u2019exterieur, par un froid sibénen.Ce n\u2019est qu\u2019après que le porte-parole de l\u2019industrie du vidéopoker eut pris la parole et que M.Parizeau lui eut répliqué que les audiences de la commission ont pu débuter, avec une demi-heure de retard Les manifestants ont fini par quitter les lieux, sous la surveillance des policiers Plus tard, interroge par les journalistes, M.Panzeau a cherché a démontrer que les 5 millions $ qu\u2019ont coûté les commissions vant rattachés, pour des raisons économiques.Interrogé plus tard en soirée à Repentigny au sujet des déclarations de son ministre des Finances, le premier ministre, Jacques Parizeau, a d\u2019abord refusé de commenter, n\u2019ayant pas pris connaissance des propos précis.En anglais, il a toutefois répété sa position traditionnelle, à savoir: «J\u2019ai toujours dit que nous avions une obligation morale de payer notre part de la dette fédérale.» Mais, si le Canada anglais refusait de parler de la dette avec le Québec, la question se poserait autrement.«Ce n\u2019est pas retenir les chèques.Si on refuse de nous parler de ça au Canada anglais, je ne peux tout de même pas envoyer des chèques dont le montant n\u2019a pas été défini.Ce n\u2019est pas une façon de régler la chose avec nous de dire «on ne vous parlera pas».» En fin de soirée, le cabinet du ministre Campeau émettait un communiqué visant à rappeler, lui aussi, que «les souverainistes du Québec ont toujours indiqué qu\u2019un Québec souverain assumera sa juste part de la dette fédérale et ce, même si plusieurs experts ont déjà souligné, qu\u2019au strict plan du droit international, le Québec souverain n\u2019aurait pas à assumer la dette fédérale».Dans un discours à forte saveur référendaire devant l\u2019Association des négociants en obligations de Montréal (ANOM), M.Campeau avait indiqué qu\u2019un Québec souverain assumerait ses responsabilités à l\u2019égard de la dette nationale canadienne «dans la mesure que le partage serait équitable et n\u2019affecterait pas son développement économique».Interrogé spécifiquement par la Presse canadienne sur la responsa- La Côte-Nord, en motoneige s\u2019il le faut SEPT-ILES\u2014La Commission régionale de la Côte-Nord sur l\u2019avenir du Québec mettra tout en oeuvre pour rejoindre et consulter les résidents de 34 municipalités nord-côtières.L\u2019autobus, l\u2019avion et peut-être même la motoneige seront utilisés par les membres de la conunission poiu\" se rendre sur leur lieux de travail.par NICOLAS VIGNEAULT collaboration speaate Elle compte plus d\u2019une vingtaine de commissaires et constitue l\u2019une des plus importantes mises sur pied par le PQ.En 22 jours, l\u2019organisation visitera 34 villes et villages s\u2019étendant sur 1300 kilomètres de côte Des audiences sont également prévues dans les villes nordiques de Fermont et Schefferville ainsi que sur l\u2019ile d\u2019Anticosti.Un tel itinéraire, qui s\u2019est amor-çé hier soir, au Havre-Saint-Pierre, demande une logistique exceptionnelle.Plusieurs villages de la Basse Côte-Nord situés entre Havre-Saint-Pierre et Blanc-Sablon, séparés par 500 kilomètres de terres, ne sont pas reliés par la route.«Nous utiliserons l\u2019avion et même la motoneige, s\u2019il le faut», lance le responsable des communications pour la commission, Jean-Pierre Dallaire.Il souligne qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un exercice extraordinaire pour la région.«C\u2019est dans nos habitudes de consultation», insiste-t-il, en précisant que la géographie du territoire impose des modes de consultation qui peuvent paraître lourds pour les gens de l\u2019extérieur.RÉSULTAT?¦ mioto-québec 95-02-06 1\t6\t11\t14\t15 ü\t25\t31\t34\t36 39\t40\t41\t42\t44 48\t55\t61\t62\t67 Procha*n tirage 95-02-07 TVA, le rcscriu des tirages Les modabtés cf encaissement des billets Gagnants paraissent au verso des billets tn cas de disparité entre cette hste et la liste offtcierte cette dermére a pnonté ^IpMiIr'cDUP! 1995 Eagle Summit DL \u2018Inrlut rabais du labncanl * rabais au> diplArn«s de 7S05 (.'jdriMssibiWé é coriiirmer chez le zoncessKinneire) Transport el taies en sut Une option REER sûre, payante et garantie?Des aînés sereins Jean CAMPEAU bilité du Quebec en ce qui a trait à la dette canadienne, M.Campeau a répliqué que «ce n\u2019est pas notre dette, c\u2019est celle du Canada».L\u2019ex-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec a rappelé que le Québec n\u2019avait jamais donné son adhésion au rapatriement unilatéral de la constitution en 1982.Apparemment impatienté par les questions du journaliste, M.Campeau lui a demandé à un certain moment de l\u2019entrevue: «Etes-vous Québécois?», pour aussitôt s\u2019excuser de ce commentaire.M.Campeau rejette par ailleurs du revers de la main le critère de la population pour fbcer le prorata de la dette qu\u2019un Québec souverain devrait assumer.En vertu de ce seul critère, souvent avancé pour des fins d\u2019analyse, le Québec devrait, en gros, assumer le quart de la dette canadienne de 550 milliards $, soit environ 140 milliards $.Selon M.Campeau, le calcul du partage de la dette devra tenir compte de l\u2019actif et du passif détenu par le gouvernement fédéral au Québec.ROUYN-NORANDA (PC) \u2014 Les traits particuliers qui ont marqué la premiere joumee des travaux de la commission itinérante des aînés sur la souveraineté du (Juébec, hier à Rouyn-Noranda.a ete le ton serein, l\u2019absence de la peur de perdre leurs pensions et l\u2019intérét des personnes àgees au cours de deux séances de discussions.À la fin de la joumee, la présidente, l\u2019ancienne mmistre fédérale Monique Vezina, était « ravie de la grande maturité collective des aines», en rappelant les peurs (perte de la pension de vieillesse ou crainte de ne plus obtenir d\u2019oranges de la Flonde si le Québec devenait souverain) qui avaient habité les gens du troisième âge lors de la campagne référendaire de 1980.¦\tDes jeunes sceptiques QUÉBEC (PQ \u2014 À la veille du début de ses travaux, la commission des jeunes sur l\u2019avenir du Québec suscite beaucoup de scepticisme et bien peu d\u2019enthousiasme parmi ceux qu\u2019on souhaite intéresser au débat sur la souveraineté.Échaudés par d\u2019autres consultations où leurs revendications sont restées lettre morte, d\u2019importants organismes de jeunes estiment qu\u2019elle manque de crédibilité, notamment parce qu\u2019elle est présidée par l\u2019animateur Marc-André Coallier.«On ne mettra pas beaucoup d\u2019énergie dans la commission jeunesse », lance Nicolas Girard, de la Fédération étudiante universitaire.«On craint que le scénario de Bélanger-Campeau ne se répète: on avait relégué les jeunes dans un forum, et aucun élément ne s\u2019est retrouvé au rapport final », dit-il.¦\tBélanger ne renie pas ses propos de 1991 QUÉBEC (PQ \u2014 Le président du comité référendaire du Parti libéral du Québec, Michel Belanger, ne renie pas les propos favorables a la souveraineté tenus en mars 1991, mais soutient que cela importe peu dans le contexte de 1995.Ses déclarations, à l\u2019epoque de la Commission Bélanger-Campeau, ont été citees par le premier ministre Jacques Parizeau, en fin de semaine, lors d\u2019une réunion du Parti québécois.«Je n\u2019ai jamais nié, absolument rien, a-t-il déclaré en entrevue téléphonique, je ne nie pas ces deux phrases-là, ni les centaines de milliers d\u2019autres que j\u2019ai pu dire dans d\u2019autres entrevues.Je ne vois aucun avantage à nier quoi que ce soit et je n\u2019ai pas du tout l\u2019intention de le faire.» ¦\tLes autochtones discutent de leur avenir (PQ \u2014 Boudant la commission régionale organisée par le gouvernement du Québec, les Montagnais de la Côte-Nord ont amorcé hier une série de consultations sur leur avenir politique.Ces consultations auront lieu jusqu\u2019au 17 février prochain dans les communautés Innu (montagnaise en français) de Mingan à Pakuuashipi.L\u2019exercice comporte deux volets: il vise à affirmer les droits ancestraux des autochtones sur un territoire de 250 000 kilomètres carrés mais aussi à forcer le fédéral à participer au débat sur la souveraineté du Québec.¦\tLe débat économique est escamoté TORONTO (PQ \u2014 Les coûts de la séparation du Québec seront tellement énormes que les Québécois, gens prudents, la refuseront.Mais le problème, c\u2019est que la «rectitude politique» au Québec empêche la tenue d\u2019un veritable débat sur ces coûts économiques.Voilà le message qu\u2019a livré hier Marcel Côté, le président de la firme Secor, devant les membres du Canadian Club de Toronto.La vingtaine de personnes choisies pour siéger sur la commission ne chômeront pas au cours des prochaines semaines.«Par moment, dans la même jour-née,nous aurons trois groupes de cinq commissaires qui siégeront dans différentes municipalités», affirme Jean-Pierre Dallaire.Un groupe de commissaires bilingues a également été formé pour entendre les résidants de la Basse Côte-Nord, majoritairement anglophones.Jusqu\u2019à maintenant, 24 individus ou groupes ont confirmé qu\u2019ils présenteraient des mémoires.«On ne s\u2019attendait pas à recevoir une montagne de mémoires», indique M.Dallaire, nullement préoccupé par ces chiffres.Il rappelle que maigre son vaste territoire, la Côte-Nord ne compte que 104 000 habitants.edia.\tî 3-D Dinosaur Adventure.Four footed fnends.Siradiwackius et beaucoup plus 499\u201c 369\u201c LEGEND 220 \u2022\tProcesseur 486sx33MH7 \u2022 Mémo*re vrve de 4Mo \u2022\tDisque rigide de 2IOMo \u2022\tLecteur 3 S\" HD \u2022\tSouris et clavier \u2022\tCarte LocalBus video 512 Ko \u2022\tMONITEUR EXTRA 1299\u201c Ias pho»os peuvent diHérer des nxjdeles en\tCertoini cjrtiçles son» des dén>ons»ro*eurs ou fm de ligne e» n« son» pos disponibles dons *ous nos mogosms ?Duron» 30 jours suivon» l'ocKo» ou* mêmes cof>di»»ons.dons la même region, cKei un morcKond outonse qui o lo morcbondise en s»ock BOUTIQUES DE QUÉBEC ET DE LA RÉGION ¦ Galerie de la Capitale \u2022 Galeries Chagnon \u2022 Place Fleur de Lys \u2022 Place Laurier \u2022 Place du Royaume (Chicoutimi) JK \u2022\t^ 0 'T' 0\t* Centre Rivière-du-Loup * Carrefour St-Georges-de-Beauce ___________ Lq Gronde Ploce (Rimouskil ._ PLACE LEBOURGNEUF 5500, boul.Des Gradins Québec GALERIES CHAGNON 300, Côte Passage Lôvis Sans problème! Lorsque arrive le temps de cotiser à votre REER, trois questions viennent immédiatement à l\u2019esprit : est-ce un placement sûr, est-ce payant, est-ce garanti?lues dépôts à terme de retraite de 5 ans de la Banque Royale vous apportent exactement les réponses que vous souhaitez.Ce sont REER Dépôt à terme de retraite de ans iH'pôt à terme de retraite de 5 ans sms \u2019'rivilège de nMrait des placements qui offrent toute la sécurité dont vous pouvez rêver et leur excellent taux est garanti par la Banque Royale pour 5 ans.Cette année, vous avez même le choix entre deux options : avec ou sans privilège de retrait.Venez consulter notre spécialiste RPÙER à la Banque Royale qui peut vous offrir de nombreuses solutions pour vous préparer une retraite confortable, en toute tranquillité d\u2019esprit.l\u2019our plus d'information ou pour connaitro RANOI IF ROVAI F lo taux on viguour.toloplionoz-nous.\tl\\V-F lAALC.Montroal : 987-«(M)0 i;n province : 1 8(M) 363-.Wr>7 ?U- Liux d'intiTot montionno m dalr du 7 fevriéT 199S est annuel cl (ickil être modifi*- sans prcasis Le lender en REER nu pnifs En llref ¦\tBouchard met le paquet MONTREAL (PC) - A defaut de se rendre dans la circonscription de Brome-Missisquoi d\u2019ici l\u2019élection de lundi prochain, le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, qui met les iMuchees doubles ces jours-ci quant à sa réadaptation, devait se prêter à une séance de photos chez lui, hier soir, avec le candidat Jean-François Bertrand M.Bouchard fait sa rentrée le 23 février.À l\u2019Institut de réadaptation de Montréal, il a ete possible hier d\u2019ape.Trevoir M.Bouchard, près de vingt kilos en moins, déambulant dans le corridor principal, sans prothèse, en T-shirt, avec des béquilles, et qui attendait l\u2019ascenseur l\u2019air essouflé apres une seance de travail ¦\tLa réforme sociale OTfAWA (PC) \u2014 I,a reforme swiale devrait se faire par étapes et avec les moyens du bord.C'est ce que recommande le rapport majoritaire liberal du Comité permanent sur le développement des ressources humaines.1^ majorité liberale recommande que le gouvernement réduise les prestations d\u2019a.surance-chômage ou resserre les conditions d\u2019admissibili-te ou les deux.Pour ce qui est des jeunes qui font leur entrée sur le marché du travail, on recommande qu\u2019ils travaillent pendant une période plus longue avant d\u2019avoir accès aux prestations.¦\tLutte au déficit OTTAWA (PC) \u2014 Le gouvernement Chrétien s\u2019attaquera au déficit en comprimant surtout les dépenses dans son prochain budget, a indiqué hier le ministre des Finances Paul Martin, qui a refusé cependant d\u2019écarter toute hausse générale des impôts.Le ministre des Finances s\u2019est contenté d\u2019inviter ses adversaires politiques a attendre le dépôt du budget, tandis que le chef du gouvernement libéral a dit ne pas savoir ce que réserve son collègue aux contribuables canadiens à trois semaines du dévoilement du document budgetaire.¦\tNouveau blason OTTAWA (PC) \u2014 Deux joyeux dauphins figurent en bonne place sur les nouvelles armoiries rouge et blanc conçues pour le prochain Gouverneur général du Canada, M.Roméo LeBlanc, et rendues publiques lundi.Elles remplacent le blason du Gouverneur général sortant, M.Ray Hnatyshyn, qui comportait des lions sur fond bleu et or.M.LeBlanc doit prêter serment mercredi, pour devenir le 25e Gouverneur général du pays.¦\tLe Canada proteste WASHINGTON (PC) \u2014 Le Canada a officiellement protesté hier contre la taxe frontalière proposée par le président américain Bill Clinton.Le président a proposé d\u2019imposer une taxe à tous ceux qui veulent entrer aux États-Unis par voie de terre à partir du Canada et du Mexique.Il en coûterait trois dollars US par véhicule et 1,50$ par piéton.Cette taxe vise à rendre plus efficace les opérations aux postes-frontières et à défrayer le coût d\u2019agents supplémentaires pour contrôler davantage l\u2019immigration illégale et le trafic de la drogue aux frontières.¦\tEnquête sur le CRTC WASHINGTON (PC) \u2014 L\u2019administration améneaine a entrepris une enquête sur les pratiques du CRTC et d\u2019autres pratiques dans le domaine culturel qui constitueraient des entraves au commerce.Le représentant américain au Commerce Mickey Kantor a annoncé cette decision hier en fin d\u2019après-midi.Lenquéte portera d\u2019abord et avant tout sur le retrait forcé d\u2019une chaîne américaine de musique country des ondes canadiennes.¦\tSyndiqués résignés OTTAWA (PQ \u2014 Le gouvernement fédéral peut éviter une confrontation avec les fonctionnaires en élargissant simplement une offre de rachat d\u2019emploi à tous les travailleurs qui choisiront de s\u2019en prévaloir, soutient le leader syndicaliste Daryl Bean.Le président de l\u2019Alliance de la fonction publique a indique que les 170 000 adhérents de son syndicat se résigneraient à accepter une reduction des effectifs FAITS DIVERS Québec, Le Soleil, mardi 7 février 1995 À Val-Bélair, 25 minutes de délai pour se rendre sur les lieux d\u2019un incendie Une citoyenne veut dénoncer la lenteur des pompiers QUÉBEC \u2014 Mme Moreau n\u2019en restera pas là Voisine de la maison qui a flambé dimanche soir sur la rue Montagne à Val-Bélair, elle entend dénoncer ce soir au Conseil de ville le manque de rapidité des pompiers.|Mr JOSÉE LAPOINTE LE SOLEIL Elle maintient sa version des faits: les pompiers sont arrivés au moins 25 minutes après l'appel logé au service 9-1-1, à 2Jh22.«Je ne laisserai pas mourir ça, ce n'est pas \u2022 MONTREAL - TORONTO \u2022 QUEBEC - OTTAWA - BROCKVILLE - KINGSTON - BELLEVILLE - LONDON - WINDSOR -\t' Ce week-end, voyez du pays.ou revoyez vos amis.Des mini-vacances d\u2019hiver abordables, grâce au rabais de 25 % en classe coach applicable les vendredis et dimanches.Prenez le temps de visiter votre famille, vos amis ou de voir un spectacle.Cet hiver, évitez le stress, les embardées ou les dérapages causés par la chaussée glacée des autoroutes.Détendez-vous et profitez plutôt d\u2019un service pratique, de sièges confortables - et de rabais que seul le train peut vous offrir.Pour en savoir plus, appelez votre agence de voyages ou VIA Rail au 692-3940.RABAIS CO^DmO^S¦ Les tan fs indiqués sont ualides à compter du 2Sjamier I99S.Achat 5jours à l'avance minimum Rabais supplémentaire de 10% pour les aines etjusqu 'à50%sur testants requlier: pour les jeunes (de 12 à 24 ansj et les éudiants 124 ans et plus).Les rabais ueek -ends en classe coach sont valides jusqu au 9 avril 1995.Sièges limités D'autres conditions peuvent s appliquer.MONTRÉAL ALLER-RETOUR 64 $ OTTAWA ALLER-RETOUR 100$ TORONTO ALLER-RETOUR 166 $ VENEZ voir?LE TRAIN AUJOURD HUt M«rQu« OPOOSM a» VU C«nMi t-K\t* CO-n.-'a'C* Ot VIA P*- - MONTREAL - TORONTO - QUÉBEC - OTTAWA - BROCKVILLE - KINGSTON - BELLEVILLE - LONDON \u2022 WINDSOR - SARNIA CantBl sait parler affaires! 95$\u2019 f »' M'tu r->\\ \\ R5f) un li^léph 're rt.iiif d une inullitufle (1*\u2018 fnneUMn> Imaginez! l.es économies réalisées sur vos interurbains pourraient payer vos frais de service mensuels.[La SolutionAffaires « Inclut 50 minutes par mois d'appels locaux « Appels locaux supplémentaires à 50' la minute « Appels locaux illimités le week-end.sans frais GR/\\TU1T! 60^ par mois d\u2019appels inUTurbâiris au (Canada pendant G mois (valeur I 3G0^) .(Htn dum dunrllmiliH-.En prime : ?\tAppels locaux illimiU's le pnMîiier mois, .sans Irais.?\tMise en service gratuite (valeur: bO').caKhel LE POUVOIR DU RÉSEAU ,95$ par mois Disponible chez CARTEL Centres de communications OUÉKC 2700, rue Jeor Pemn.bureau 101 (418) 843-0000 IfVIS 126, bout du President Kenned/ (418) 8389844 STIFOY 2095, boul Charest Ouest, bureau 109 (418) 684-8884 3062, boul des Quotre-Bourgeois (418) 651-1423 CmCOUTlMI 1021, boul de l'Université Est (418) 690-0535 DMiMMONOVIUf 1565, boul Lemire (819) 4780851 TROIS-RIVIERES 5335, boul des Forges (819)372-5000 Aussi disponible chez : jTOCPHoniQoe \u2022Ottf.rrtrrior »j> mrrntuf ntyymts vm ment a nt/tKor^eon * ertor tms w sus kc*5 iu sysum* strvn Or aio«Mm\t\u2018ocr-on *rWrta300Swririwcu'«tiiy' «siu'ance et uies m m Vont conc9s$tonnrr« peut vendre ou tour «ntotndrepni vœ tes concessionnrfesoenicioents pour les detr^ les storks peuvent v»r*rseton tes conttssKtonrres tes\tpeuvent d
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.