Le soleil, 22 juin 2002, Cahier D
[" Cahier D LE SOLEIL Lk swiKPi .Il i\\ iodi La guerre au temps : les enfants sont les premières victimes de notre style de vie D 2 Le quiz de la fête nationale : testez vos connaissances de l'histoire du Québec D 3\t0 ^ t NTEXTE LA MTR' ligne imaginaire Entre le fleuve et la mer, la frontière varie selon les fantasmes des marins AüjqURp\u2019HUI Samedi 29 juin Samedi 6 Juillet Où commence la mer Létat dé santé de la mer Destination vacances Samed|.T3 luil|et Les secrets de la mer Samedi\tl.La mer flui nourrit Samedi 271^\tla mer Sarnedj 3 a\tPatrouiiier |a mer Samedi TÔ août\tLa vie de marin ¦ Où finit le fleuve et où commence la mer?Bonne question à poser autant aux marins pn>-fessionnels qu\u2019aux marins d\u2019eau douw, à un pilote du Saint-Laurent et à un capitaine de la garde côtière qu\u2019aux plaisanciers.Tous ceux qui na\\iguent sur le fleuve jusqu\u2019au golfe et l\u2019Atlantique à partir de Montréal, de Québec ou d\u2019une des nombreuses marinas qui jalonnent le fleuve ont leur « ligne ima0naire».Le Saint-Laurent est un fleuve mx^thique.11 fait fantasmer les marins les plus aguerris.Il fait rêver.Il fait peur aussi en même temps qu\u2019il attire.Irrésistiblement.C\u2019est pourquoi il y a autant de réponses à la question de savoir où commence la mer qu\u2019il y a de marins.On connaît la froide réponse scientifique, celle des océanographes en particulier : le Saint-Laurent, ce système hydrographique démesuré, est à la fois un fleuve, un estuaire et un golfe.Du lac Ontario à l\u2019île du Cap-Breton, il couxTe 2000 km.Axec les (îrands Lacs, il faut le regarder comme un des bassins fluxiaux les plus x astes de la planète.Le fleuve joue son rôle de fleuve, et il le joue bien, jusqu\u2019à la pointe est de l\u2019île d\u2019Orléans.À partir de là, l\u2019estuaire ax'ale le fleuve jusqu\u2019à Pointe-des-Monts, sur la Côte-Nord, et Capucins, au sud.Après, c\u2019est le golfe.Aussi bien dire l\u2019Atlantique.Avant d\u2019écouter les fantasmes des marins et des plaisanciers, il est intéressant de savoir que le Saint-Laurent, même s\u2019il crèxe les yeux xm du ciel ou couché sur une mappemonde, n\u2019est pas, de loin, le plus long fleuve de la planète.Le Nil (6670 km) et l\u2019Amazone (6570 km) le battent trois fois et plus.Quant à son débit, on dirait un pipi de fourmi comparé à celui, géant, de l\u2019Amazone: 126 003 m^s contre 1 7.50 003 mVs.Là où le Saint-Laurent est le roi, c\u2019est quand on parle de largeur et de profondeur.ai % Louis-Guy Lemieux LGLemifUjQilegoteiLcom Large de 1 à 5 km dans sa section fluviale, de 40 à 60 km dans l\u2019estuaire et de plus de 300 km dans le golfe, sa profondeur va de 10 m en amont à plus de 3(M) m dans l\u2019estuaire et 500 m dans le golfe.À ce niveau, c\u2019est plus de 10 fois l\u2019Amazone et le Mississippi.C\u2019est ce que nous apprennent les océanographes et biologistes marins, Jean-François Hamel et .Annie Mercier dans leur lixTe épatant Beautés sauvages du gratui fleure, publié il y a deux ans aux éditions de l\u2019Homme.L\u2019HOMME DES (ÎRANDS VOILIERS Richard Drouin est l\u2019homme de la course des (îrands Voiliers de Québec 84.On a bt'aucoup critiqué l'organisation de ci'tte course.11 reste que le spectacle fut magnifique.Il ix'ste aussi qu\u2019après cet événement sans précédent à QuélxH\u2019, les marinas ont poussé comme des étangs de grtmouilles de luxe sur les deux rives du fleuve.Et la naxigation de plai.sance sur le fleuve a connu son âgt* d\u2019or.Richard Drouin appt'lle le fleuve Saint-l^iurt'nt « la rivièn'».Dans sa bouche, ce n\u2019est pas un terme péjoratif.Simplement, c\u2019est sur la mer qu'il se sent bien et qu'il aime naxiguer.«J\u2019aime l'eau salét' et les eaux froides, dit-il.le ne fréquente pas les mers du Sud.Mon plus lx*au voyage, je l\u2019ai fait axw ma famille à bord de mon voilier le Mobg Dickll, un ketc'h de 45 pitxls, à l\u2019été 11185.Un voyagi' de .58 jours jusqu\u2019au (IrcH'ii-land, en passant par le détn)it de Belli'-Ile et la route des icvbt'rgs.» Au départ de Québec, il faut se faire le fleuve.Alors, à quel endroit préxns, se sent-il rendu dans son élément, c\u2019est-à-dire dans la mer ?«Je tract' ma route à partir de Rimouski et Matane, mais \u201cma ligne imaginaire \u2019\u2019, dit-il, c\u2019est Pointe-des-Monts.I.À, le fleuve s\u2019élargit de façon sptn-taculaire.C\u2019est le golfe.C\u2019est la mer.Le courant, axw l\u2019effet de la marée montante, crée un grand tourbillon.Cela donne un sentiment formidable de liberté.\u201cLa rixière\u201d a ses avantages, mais elle est est limitée sur le plan de la naxigation.» Il ajoute : « Dans le golfe, on n\u2019est jamais captif des courants, alors qu\u2019en sortant du Saguenay, avex- le baissant et des courants de sbc à sept nœuds, le voilier peut œster immobile pendant plus d\u2019une heure.» Il précise que toutes les maisons qu\u2019il a habitées regardent toujours la grande rivière qui mène à la mer, que ce soit de l\u2019île des Sœurs, de Sillery ou de l\u2019île d'Orléans.«Je ne peux pas me passer de cette vue.» LA SENTEUR DE LA MER Le capitaine Dany Boudreault, de la garde côtière canadienne, est lui-même le fils d\u2019un capitaine de goélette.La famille Boudreault compte sept générations de marins.D a commencé à naviguer professionnellement à l\u2019âge de 15 ans.0 compte 17 voyages dans l\u2019Arctique.Il a fait deux fois le La largeur du golfe Sant-iaurent peut atteindre 300 km i\\ I r^' y A jil»» M oil , l'Illl Imi Î***î ARCHIVES lE SOlEll Ingénieur cU'il à la retraite, René Roy est catégorique, la mer commence à Thdousmc ; »Â partir de là, dit-il, on perd les rit'es de rue.Les bateaux ne sont plus confinés au chenal.Les courants sont plus forts, les profondeurs lertigineuses.Pour moi, c\u2019est la mer.» fameux passage du Nord-Ouest, dont une fois à lM»rd du brisi*-glat que des besoins des citoyens.Le lien de confiance s\u2019est affaibli entre les contribuables, d\u2019où qu\u2019ils soient au pays, et le gouvernement Chrétien.Certes.le gouvernement fédéral a ses propres ix'sponsabilités à assumer.Il doit disposer pour ce faire des ressources finan-cièix's suffisantes et ne pas dilapider les fonds publics.Or, (X's derniers mois, il est apparu que des firmes de communications.amies du lAirti jibéral du Canada, ont pigi' allègrt'ment dans les coffres de l\u2019État.Alors, si Ottawa flambt' aussi facilement l'argent des contribuables canadiens, aussi bien en transfért'r dans les provinces pour qu\u2019elles puissent réduire les listes d\u2019attente pour des chirurgies, traiter plus rapidement les cancéreux, investir dans la prévention, réduire la facture de médicaments pour les malades, améliorer les soins à domicile et le traitement réservé aux pt'rsonnes àgtx's dans les contres d\u2019hébt'i^'ment.John Manley se montre donc moins avait' à rég}ii*d des pnv vinees, sans (x'pt'ndant rtx'onnaître qu\u2019il existe un déséquili-brt' fiscal et ainsi nier les prétentions de son collègue Stéphane Dion.Il ne faut quand même pas trop en demander, mais c\u2019est néanmoins un signal que le vent pourrait.toumer.En janvier, lors de la réunion des premiers ministres des provinces, à \\àncouver.Ottawa avait tenu bien serré les cordons de sa bourse.Les contrecoups du 11 septembre et ses conséquences sur les finances publiques avaient contrecarré le plan des premiers ministres qui faisaient pourtant consensus pour réclamer plus du fédéral.Cinq mois plus tard.Manley fait preuve d\u2019écoute et d\u2019ouverture.Si la commission Romanow, chargée par Ottawa d\u2019examiner le système de santé, recommande cet automne que le fédéral augmente sa contribution, il ira dans ce sens.Dans son rapport d\u2019étape, rendu public en févxier, le président Roy Romanow n\u2019a pas avancé de pistes qui permettraient de croire que les tiraillements entre Ottawa et les provinces seraient sur le point de cesser, li a au moins signalé que les fluctuations dans i\u2019octroi des fonds à ia santé avaient durement touché le système et que des mesures de financement stables seraient préférables.Il y a bien sûr loin entre ce constat et dire que le fédéral doit assumer 50 % des coûts, comme lors de la création de l\u2019assurance-maladie.C\u2019est au moins un point de départ.Jean Chrétien et .ses troupes ne pourront éternellement soutenir que le fédéral fait sa juste part en santé alors que tout autour, ceux qui ont à gérer au quotidien les urgences et les listes d\u2019attente.estiment qu\u2019une contribution fédérale de 14% est insuffisante. Lk s\\>âtDi Î2 .s L\u2019OOJ LE SOLEIL 1) :> OPINIONS CIKONIQÜE POLITIQUE Un autre ami du Québec à Matignon L\u2019dctftrd entrr les deujr firt mifrs fHÎni.strfs tu rfs/MTtrras.Udus ta nuMlt ruite du Qut tu-c tu iurestinu'i.ü*' uos réfjiou^ tt\u2018s tnlfuts tu ralo-ritiera.'i.\u2022 Je tue sourieu.'i» cette derise, iiaudoin en e\\i*quant les maiueu\\rt\u201cs ine\\ itablesdu gt»u\\ernemt*nt du Canada pour couper k\u2018 QucIhh- de ses appuis diplomatiques en Fraïuv.l.amitie de Jean-Pierre Raffarin pour le QuelHH' dépassé largtmient le cadre des a/qniratchiks de parti et repose sur une ctaiperation entre les regions des dt\u2018ux pays, et leurs PMK.Voilà un concret plus prometteur que les atups d\u2019iH'lat politique et h\u2018s gi-an-des manifestations culturelles.L*»uise Beaudoin avait salué l'homme « de terrain » à son arrivtn* à .Matignon.C'est plutôt un homme « du terroir», bien enraciné dans ce que U* nouveau prt'mier ministrt* avait appi\u2018-lé « la France d\u2019en bas ».Sa présidence de la région h)itou-Charentes l'amenait régulièrement au QuebtH-, en particulier dans l\u2019Kstrie jumelee avw sa propn' ivgion.Fn octobre dernier, le simple sénateur qu'il était encore avait passe une semaine ici.et avait eu un long entretien privé avec Bernard Landry et Louise Beaudoin.« La France d\u2019en bas » et « le QuélM'c profond » sont faits pour s\u2019entendre ! il y a trois ans, alors que Lucien Bouchard se trouvait à Paris p(tur présider les festivités du Printemps du Qui»- Michel Va.'itel Imh*.Raffarin lui a\\ail ouvert les portes du Sénat p»»ur \\ parler de di-ccn-tralisati«»n dans le contexte de la nutn-dialisation.\\insi.deux Ftats de tradition centralisatrice, la Franiv et le QucIm'c, prennent le viragt* d'uiu' c(M)p4\u2018ration iH'onomique ba.stn* sur les PMF et les regions.\\ou\\eau et rafraîchissant ! On sait cept'ndant que les complicités franco-quebecoises sont fragiles.\\lors que le premier ministre Jean Chretii'ii avait eu des relations plutôt difficiles avtH\u2019Jacques Chirac en liüt t, au di'but de leur prt'init'r mandat respectif, les mameuvres de la diplomatie canadienne, mieux equipin* et plus agressive que la diplomatie québécoise, ont vite retourne la situation en laveur du Canada.Il fallut les inteiTcn-tions de l'ancien president tiiseard d'Kstaing et de l'ancien premier mi- nistre PhilipiM' Seguin pour qiu' le pix»-sident t hirae m- de\\ii* pas tn>p de la ligne traditionnelU' de la Franet> l.t\u2018 pix'sident Chirat'cst toujours tx*s-jKUisable de la politiqueetrangiMv de la Franei'.mais ses allii's de l'I l'F.stratégiquement phux*s a Matignon tU au Uuai tLOrsay hu ont l'ontix'poids Fn acceptant la nomination de PieriX'-\\ndix> \\Vilt AT à la CiHqHTation et à la Fraïu-ophonie en effet.l'FlystH* savait a quoi il s'engagj'ait W ilt/vT »'st un v ieil ami di\u2018 Louise Beaudoin.awH'qui il passe de temps à autre des \\ aeanev's dans la region de Charlevoix.lui j(\u2018 n(\u2018 suis pas iiupiièti* sur la eom-()rehension d*' la Franee à l'egard du QuelH'c », me disait M Beaudoin cette semaine Dans h's moments d»* crise vMitre le Canada et le QuelH'c.U' parti de Ji'an-Pierre Raffarin et d»* Pierre-.\\ndre W iltzer cpii en était lui-mènu'S»H'ix\u2018-taire gt'iieral \u2014 s\u2019est range sans nuanees derrière le Quebec, .\\insi en l'an 2(MK).lorscpic K* gituvernement f»*-di'ral a prest'idt' la loi C-2t) dite « de la clarté rt'ferendaire», W iltzer a signe une longue declaration où il reaffirme rattachement dt' I l DF à queUpies grands priiteipes comme le droit des peuples à l'aulodt'termination, l'intégrité territoriale des Ftats qui accèdent à l'independanee, et la légitimité d\u2019une majorité simple de la moitié des suffragi's plus un.Ft ri DF de eonelure.«Ces principes.de valt'tir univt'rselle.doivent s appliipit'r dans le cas du Qiu'Ih'c ctunme ailh'urs Or le prttjt't d»' loi b»-dt'ral dit C-2tt le lui rv'fuse en se liv rant à une construction juridique hasar-di'use ( .; Dans ct>s eirconstanct's (\u2018omme dans toutes celles qu\u2019il a déjà traversées au etuirs des temps, le }H'U-ple quelHH-ois jH'Ut ètiv assuix' de la fidèle amitié et de la solidarité profonde que 1 1 1 >F ressent |H>ur lui.» Filtre les accents lyriques du premier ministre français, et la fermeti' du pn>|H»s |Mtlitiqu(\u2018 de son ministiv de la Francophonie, leQuelux' est en affaires ! Ce n'est pas anodin Face aux menaet's que la mondialisation fait pt'-ser sur tout le sei'teur culturel, le Ca-luula et la Franee ont ervH' un « Rv'seau des ministivs de la eultur»'» qui défendra partout K' priiu\u2018ipede« l\u2019execption culturelle» dans les accords sur le commerce et les investissements.Le Canada y a aussitôt invite les pays d\u2019.Vmeriipie latine, mais pas le Qiu'Ihh' (|ui riH'lame un siège de gouv ernement participant, comme à la Francophonie.«t)n comprt'iid (pie la Franee ail (h'iix politiipit's, à l'i'gard du Quebt'c ('t à l'('gnrd du Canada, dit Louist' Bi'aiidoiii.Mais dans h's monu'iils dif-fieiU's, il ('St important (pi«' la politi(pie à l'i'gard du Quelu'c soit suivie.» .\\ suivre doiu'! Productivité : ii est temps d\u2019agir ! Serge Guérin Président-directeur général du Centre de recherche industrielle du Québec Les études le confirment, le Québec accuse un important retard de productivité par rapport aux Ftats-l\u2019nis (35%) et à l\u2019Ontario (23%).Si rien n\u2019est fait rapidement et énergiquement pour endiguer cette tendance, la situation n\u2019ira qu\u2019en s\u2019aggravant.\\ quoi peut-on attribuer cette piètre performance de l\u2019industrie québécoise ?On peut certes évoquer la faiblesse de la compétitivité (ies industries traditionnelles au Québec.On peut citer, également, la zone de confort que donne le dollar actuel à l\u2019exportation des produits, mais qui agit en même temps comme un frein à l\u2019importation de technologies.La concentration des efforts de R&D dans quelques industries de pointe est également un facteur important, ainsi que le manque d\u2019investissements dans la modernisation des usines.J'aimerais m\u2019attarder à ce dernier point qui m\u2019apparaît crucial dans cette problématique.I.^s entreprises québéi'oises n'investissent pas suffisamment dans la machinerie et les équipements de production et c\u2019est là la principale cause du retard de productivité du Québec par rapport aux autres économies nord-américaines.C\u2019est ce qui ressortait d\u2019une étude menée par trois économistes québécois il y a trois ans déjà.C\u2019est aussi le constat qu\u2019a pu faire le Centre de riTherche intîustrielle du Qiiébet' (CRIQ) rw'emment.Fn novembre et décembre derniers, le CRIQ a mené une vaste enquête auprès de 1200 entreprises manufacturières afin de connaître leurs besoins technologiques, dans une perspective d\u2019amélioration de la productivité.Les entreprises interrogées, constituées à plus de 90% de PMF (moins de 250 employés), couvraient l\u2019ensemble des secteurs industriels de la fabrication.Une soixantaine d\u2019entrevues menées auprès d\u2019experts issus d\u2019associations set'torielles, d\u2019universités et de centres de recherche et une revue de la littérature portant sur la productivité et les technolopes de la fabrication de pointe sont venues compléter cette étude.Trois grands constats sont ressortis de cet exercice.D\u2019abord, les entreprises manufacturières québécoises investissent moins que leurs voisines du sud dans les équipements de production de pointe.Deuxièmement, elles n\u2019ont qu\u2019une connaissance partielle de leur env ironnement concurrentiel.Finalement, peu d\u2019entre elles ont une approche de gestion intégrée de leur processus de fabrication.On constate donc que le tissu manufacturier québécois présente des carences sur les plans de la technologie, de la veille et de l\u2019organisation de la gestion, et que tout cela ne peut qu\u2019avoir des impacts négatifs sur la productivité de nos entreprises.CONSTAT N\" 1 : LE DÉFICIT TECHNOLOGIQUE L\u2019étude du CRIQ montre clairement l\u2019état déficitaire des entreprises manufacturières québécoises en ce qui concerne l\u2019acquisition et l\u2019appropria- il' .t itéi ¦ -Mi MM S»- ;!:* i » ft*» i »I * «1 \"«fc * ¦ À» ARCHIVfS U SOlOt Les entreprises québécoises n 'investissent pas suffisamment dans la machinerie et les équipements de production et c\u2019est la la principale cause du retard de productivité du Québec par rapport aux autres économies nord-américaines.tion de technologies de fabrication de pointe.Fn effet, très peu d\u2019entreprises se sont dotées de technologies de pointe telles que des systèmes d'inspection ou d\u2019assemblagi' automatisé, décision artificielle, de stockage et d'extraction, de robotique ou même de traitement des rejets.Files se contentent en('ore trop souvent d'équipements plus ('onventionnels.Pourtant, la majorité d'entre elles affirment que de nouveaux équipements amélioreraient leur productivité.Mais seulement quatre entreprises sur dix jugent bon d'intégrer à leur plan stratégique l'ac'quisition éventuelle de twh-nologies de fabrication de pointe.Il y a des ex('eptions, bien sûr.Quelques secteurs de pointe, principalement concentrés à .Montréal, investissent davantage en recherche et développement.Mais de façon générale.il est clair que le développement des technologies se fait beaucoup plus rapidement que leur intégration en entreprise.CONSTAT N\" 2 : L\u2019ACTIMTÉ DE VEILLE DÉFICIENTE L\u2019étude du CRIQ révèle également qu'un nombre limité d'entix'prises manufacturières exercent une at'tmté de veille concurrentielle et technologique.Fn effet, six entreprises sur dix ne pratiquent pas de veille structurée et approfondie en ce qui concerne la concurrence et les technologies reliées à leur secU'ur.l\\)ur celles qui en font, la veille csinsiste principalement à consulter les publications spécialisées et à observer leurs concurrents dans les foires commerciales.C'est pourquoi, malgn' les études qui montix'nt claiix'ment les (Tarts de pni-ductivité du Québ(a'.les entreprises manufai'turièri's québéx'oisi's se maintiennent dans un faux sentiment de ('onfiance.Cette nu'connaissance de k'ur environnement ('on('iirr('nti('l vx-pliqueen partie l'abseni'V'du sentim(*nt d\u2019urgen{'(' qui devrait prê'valoir face au défi de la productiv ité.La situation du dollar ('anadien par rap|)ort à ('elui américain, aux aU'ntoiirs de 1)5 ('('iits, a fait son (cuvre analgésique ('t si* poursuit eni'ore, pour l'heurc'.CONSTAT .V> 3: LES PRATIQUES DE (iESTION INADÉQUATES Toujours selon l\u2019étude, peu d'entn'-prises manufacturièn's québ(\u2018('ois('s ont adopté des pratiques intégré'i's d(' gestion manufacturin'.Ik'iix répondants sur cinq ont dik'laré n\u2019avoir aucune pratique ou norme de produit.d(' qualité et/ou de gestion implanté'e au sein de leur entreprise.Fn fait, elles ne semblent pas établir de lien direct entre gt'stion et productivité.Or, r(\u2018ffi-cacité des procédés de gestion d(' production est aussi importante que les t(\u2018chnologies et ('quip('ments eux-mêmes lorsqu'on ch('rch(' à accroître' sa productivité.Si la norme ISO est dê'jà bien implantée (24.2%) des répondants à l'étude ont adhéré à la norme' ISO !>00(l), d\u2019autres systèmes de production à valeur ajoutée, qui font aussi appel à la transformation des pratiques de gestion manufae'turière (Kanban.Kaisen, FRP, SMFD, etc.), sont encore trop peu connus.Un point commun relie ces trois grands e'onstats : le manque de vision d\u2019ensemble de la part de's entre'prises industrielles québekoise's.Selon le*s experts interrogés dans le cadre de' l\u2019étude du CRIQ.une appren-he' de ge's-tion intégrê'c et optimise'c de la production.qui prendrait en compte autant les équipe'ments et les re'ssoure'es \"humaines que les preK'essus de ges- tion et renvironnement e'Xte'riK' eh' l\u2019cntre'prise', favorise'rait l\u2019adoption eh' te'chnologies ek' fabrication de' ()oinle' et aurait un impact diri'ct sur k' taux ek' |)rodu('tivité.UNE IMtOHLÉ.MATIQUE À DEUX P(')LES Le probk'nie' ek' la productivité doit être' abordé e'n fonction ek'ek'ux pôk's: (\u2022('lui ek's FMI/, d'une part, notamment ce'lk'S qui opèrent e'n sous-traitane'e, e't celui ek's granek's e'ntre'prise's, principalement ('('Iles du se'cte'iir (k's res-source's.L\u2019attention s\u2019est surtout portek* jusqu\u2019ici sur la problématique fou-chant k's PMF, du fait de k'ur importance en nombre dans la structure' industrielle du Québe'c (90%) des entreprises) et par la pratique de plus en plus répandue chez les donneurs d'ordres de leur e'onfier, sous supervision, la cone'eption, le de've'loppe*-ment e't la mise en production de's e'omposante's, ave'c tous k'S risque's associés à une' telle pratique'.Il s\u2019agit là d\u2019un transfert dire'ct du risque' des grands donneurs d\u2019ordres vers les PMF.La productivité ek'S PMF sous-trai-tante's de'vient ainsi uneexige'nce' stra-té'gique pour lu ('ompekitivité de's grands donneurs d\u2019ordres sur leurs marchés internationaux.Du ('ôté du secteur d('s re'ssources, la tendane'e' est de croire' que' les grandes entreprises qui en font gémérale-ment partie sont bien e'*quip(*es pour faire' face' à la conçurre'ne'e' internationale'.Files sont e'ffeK'tive'ment au Quf*-be'c parmi les plus actives dans l'acquisition de technologie's de fabrication de pointe.Paradoxak'ment, sur k's marchê's nord-américains notamment.('(' sont k's s('ct('urs du papk'r ('t (tes produits connexes, de lu pre'miè- re* traiisformalion'ek's mélaiix e*l ek's produits du bois epii se'iiibk'iit prése'ii-ter k's ek'arts ek' produe'tivilé k*s plus importants.Fn bref, les stralegies d'inve'slisse'-nu'iit de ce's se'e'te'iirs sont ek'e'iilek's e't les fonds qui k'ur sont associés sont ne'ttement insuffisants.Or ce's see'-teiirs sont à la base' d'une' bonne' partie de' l'economie' ek' nos régions, par les emplois e't I\u2019ae'livite' écoiiomiepie' epi\u2019ils y ge'iu'i'e'iit, e't compU'iit pour k' tiers (k's e'xportations tolak's élu Qiie-iM'e'.Lese'ffoi'tsdoive'iit être' portés sur les deux as|H'cts ek' ce'tte' réalité.SENSIHIIJSATION, FINANCEMENT ET ENGAGEMENT Les résultats de l\u2019étude du CRIQ pe'rmette'nt ek' poser un diagnostie' clair quant au faible taux de péiuHra-tion des e''qiiipe'nie'nts de iiointe (entre' 10 %) ('t 41) %), se'lon le type' de te'('h-nologie' de fabrie'ation de' point(') au se'in ek' l\u2019entre'prise manufae'turière' au Québec.U' |>rin('ipal obstae'k' à rintrodiiction (le te'chnologie's ek' iiointe' se'rait d\u2019ordre' financie'r.Outre' k' manque ek' pe'rsoii-lU'l ca|)abk' d\u2019ae'e'ue'illir e't d\u2019integre'r ek' noiive'lles te'chnologie's, k's e'iitre'prise's dise'iit manejue'r ek' n'ssoiire'e's financk*-re's et ('value'nt k' e'oût d\u2019acquisition comme un obstacle' im|M)rtant.Le manque' d\u2019appui ek's institutions financière's à ek's jirojets qii\u2019e'lk's considère'nt comme risque's, la lour-ek'iir ek's programme's d\u2019aide* gouve'r-ne'me*ntaux (30%) ek's e*ntr(*pris(*s ayant introduit ek's te'chnologie's de* fabrie'ation de pointe* au e'oiirs ek's trois derniere's annek's ont e'u recours à une* forme* d'aide* gouve'rne'me'iitale) et k* faible nive'aii du dollar canaelie'n, qui pemalise* l\u2019importation d\u2019e'quipe'me'nts et de* machinerie*, contribiie'nt à fre*i-ner les investisseme'nts dans la modernisation (k's usines.Le finane'e'me'iil, qu\u2019il provk'nne* des banques, de*s capitaux de* risque ou du gouvernement, ne devrait pas se* limiter à l\u2019ae'hat de* technologies ou d\u2019équipe*ments.Il devrait s\u2019inscrire dans une* démarche be'aiicoup plus large et soutenir l\u2019adoption de nouvelles pratique's de ge'stion, car c\u2019est souvent là que commene'cnt toute la démarche* de* modernisation d\u2019une usine e't l\u2019inte'gration de* teK-hnologies de fabrication de* pointe.(iOUVERNE.MENT ET INDUSTRIE IK)IVE.NT FAIRE FRONT COMMUN Je ne* crois pas me* trompe'r e'n affirmant que l\u2019obje'ctif de mobilisation autour de la question de* la productivité est atteint.À l\u2019été 2001, le gouvernement fe'déral adoptait la e'or-re'ction des écarts de* productivité comme un obje'ctif de société.Sur la se'ène québe'*c()ise, la problématique a été souk'vée à plusieurs reprises, tant par le gouvernement que* par les associations industrielles et se'cto-rie'lles.Nous avons maintenant un portrait d\u2019ensemble qui nous p(*rm(*t de déterminer les priorités quant aux cibk's et aux secte'urs à appro-che*r.Ft ces priorités de'vraient e'ons-tituer un élément majeur de la politi-vque e'conomique dt* Québee*. I) (> Le same» 22 jiin 20U2 AU CŒUR DE VOTRE QUOTIDIEN n 9 UNIVERSITE g 9 LAVAL RETOUR DES PAPILLONS DE NUIT Du théâtre sur le campus, en juillet, avec la troupe Côté Cour Il y aura du théâtre dans la Cité universitaire cet été.En juillet, la troupe Côté Cour, formée d\u2019étudiants et d\u2019étudiantes de la Faculté de droit, présentera Les papillons de nuit, une pièce comique en trois actes de Michel-Marc Bouchard, un auteur davantage connu pour ses pièces dramatiques, notamment Les feluettes et Les muses orphelines.Mère retraitée, fille célibataire Cette comédie intelligente, qui suscite de nombreux rires francs, raconte l\u2019histoire d\u2019une mère de famille nouvellement retraitée, qui invite sa fille à passer ses vacances avec elle dans un chalet qu\u2019elle a loué.\t__ _______________ Celle-ci, jeune policière célibataire, a été très déçue par les hommes.Qu\u2019à cela ne tienne, sa mère a planifié à son insu la visite de plusieurs prétendants durant le séjour au chalet.«La fille est très opposée à sa mère, explique Joanne Doucet, metteure en scène professionnelle.Elle n\u2019est pas féminine ou conventionnelle, certainement pas une épouse, comme sa mère l\u2019aurait souhaité.» \u2018A Y .iL?l kU' Dans cette atmosphère on ne peut plus estivale, la mère, interprétée par Amélie Boisvert, occupe une place centrale.«La mère impose le rythme et agit comme pivot entre chacun des personnages, précise Joanne lîoucet.Armée de pesticides et d\u2019insecticides, ce personnage semble avoir déclaré la guerre à la nature.Si le premier acte se déroule entièrement à l\u2019extérieur du chalet, c\u2019est parce qu\u2019elle vient d\u2019en vernir le plancher! D\u2019aiUeurs, la pièce s\u2019ouvre sur une scène surréaliste: la mère en train de pas.ser l'aspirateur sur le quai pendant que sa fille essaie de lire un livre! La pièce Les papillons de nuit sera présentée les jeudis, vendredis et samedis à 20 h, du 4 au 27 juillet inclusivement, à l\u2019amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins.Relâche les 11 et 12 juillet, et supplémentaires le dimanche 14 juillet, à 14 h et 20 h.Les billets, au coût de 10$, seront en vente à l\u2019entrée ou sur le réseau Billetech.Pour information: 802-28.M.YVON LAROSE Lj troupe de théâtre Côté Cour: un spectacle qui se prête bien à la détente estivale.Le «IHundiah au Fub w \u2022J Même si ses équipes féminine et masculine ne reprennent officiellement leurs activités qu\u2019à l\u2019automne, le club de soccer Rouge et Or ne ménage pas les efforts, en cette période estivale, afin de propager la fièvre du ballon rond.Après l\u2019annonce de la présentation d'une rencontre régulière de l'Impact de Montréal au PEPS au mois d'août (voir ci-de.ssous).voici que le Rouge et Or se lance dans l'organisation d'un événement d\u2019envergure pour souligner la finale du Mundial de siKcer qui se déroule depuis quelques semaines au Japon et en Corée du Sud.Le Rouge et Or iimte en effet les amateurs de soccer de la région à se réunir au Pub universitaire du pavillon Desjardins, le dimanche 30 juin, pour un brunch et le vnsionnement de la rencontre tant attendue sur écran géant.Attention à l\u2019heure très matinale de l\u2019événement, soit 6 h 30, le match se déroulant évidemment iJe l\u2019autre côté de la planète.Pour l'occasion, le Pub ouvrira d\u2019ailleurs ses portes dès 6h.| Détail imfHvrtant cependant: en j raison de la vivation de l\u2019éta- * blissement, il importe pour | les «fans» d\u2019être âgés d\u2019au £ moins 18 ans.Le coût d\u2019admission est fixé à 8 S, ce qui comprend le repas.Les billets sont disponibles dès maintenant â la réception principale du PEI'^ (niveau 1) ainsi qu'au Pub.De nombreux tirages de pnx de présence agrémenteront encore davantage la matinée.Plusieurs partenaires majeurs s'associent au club de soccer Rouge et Or afin de faire de cette activité une réussite: CHOl FM.Coke, la boutique Stveer Zone, et bien sûr le Pub universitaire.1\tMICHEL BÉLANGER Les Grandes Fetes en nouvelle-France Du 7 au 11 août, les Grandes Fêtes de l\u2019Université Laval s\u2019associent aux Fêtes de la Nouvelle-France en présentant un programme aux accents de théâtre et de musique.La cour intérieure du Séminaire de Québec (1, Côte de la Fabrique) se transformera en véritable carrefour où se produiront marionnettes géantes, maîtres d\u2019escrime, musiciens et comédiens.Musique et marionnettes Laissez-vous envoûter par les musiques d\u2019un autre temps grâce à la Faculté de musique, qui présentera une série de concerts de musiques anciennes apportées d\u2019outre-mer par les premiers habitants de la Nouvelle-France.Au programme, Couperin, Campras et des motets d\u2019ursulines et d\u2019au-gustines très peu connus.Sous la direction de Richard Paré, ces concerts sont présentés sur la scène extérieure du Séminaire.Ils auront lieu le 8 août, à 15 h, le 9 août, à 18 h 30, exceptionnellement en l\u2019église Notre-Dame-des-Victoires, le 10 août à 18 h, et le 11 août à 17 h.Le Séminaire ouvre sa cour aux grands.Découvrez en effet une douzaine de marionnettes géantes animées par des étudiants en théâtre de l\u2019Université.Les marionnettes se promèneront aussi dans les rues du Vieux-Québec.Cette activité, sous la supervision de Luis Thenon, est coordonnée par Puma Freytag, chargé de cours au Département des littératures.Théâtres d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui Ces grandes fêtes savantes, populaires et théâtrales, vous proposent un Colloque international Molière d\u2019hier à aujourd\u2019hui.Ce colloque réunit théoriciens et praticiens, acteurs et metteurs en scène, lecteurs et spectateurs autour des thèmes suivants: la com-media dell\u2019arte, la Comédie française, la comédie-ballet, Molière et sa postérité, Molière international.Molière â l\u2019ère électronique.Des débats informels auront lieu en fin de journée, sur les sujets suivants: Commedia dell\u2019arte et escrime de théâtre (7 août, 16 h); Molière inspire-t-il les auteurs d\u2019aujourd'hui?(8 août, 17 h); Mises en scène de Molière aujourd'hui (9 août, 17 h); Molière et la technologie contemporaine (9 août, 15 h 15).Cette activité est organisée par Thierry Belleguic (Cercle d\u2019étude sur la République des Lettres, Université Laval) et Christine Borello (Revue internationale Théâtres).Pour plus d\u2019informations, veuillez consulter le site Web du Cercle d\u2019étude sur la République des Lettres (CERL) à l\u2019adresse: wwu.fl.ulaval.ca/ cerl/index.html.Un atelier de commedia dell\u2019arte et d\u2019escrime de théâtre, des spectacles de la Compagnie Dell\u2019 Improvviso et une prestation de Maître Robert Heddle-Roboth sont également au programme.Mentionnons enfin un concert commémoratif de l\u2019Orchestre symphonique de Québec, au Festival d\u2019été de Québec, à 14 h 30, sur les Plaines d\u2019Abraham.Un colloque savant pour le grand Molière Hr ¦\u2019'iVïr A.Les marionnettes des étudiants en théâtre SOVAR; BILAN IMPRESSIONNANT Sept entreprises dérivées ont été lancées pendant les premiers 18 mois de fonctionnement de la société Dans son plan d\u2019affaires, la Société de valorisation des applications de la recherche (SOV\u2019AR) ne prévoyait la création d\u2019entreprises dérivées qu\u2019à compter de sa troisième année de fonctionnement.Or, après 18 mois d\u2019activité, la société aura lancé sept entreprises dérivées.Il s\u2019agit des compagnies IMOTEP, dans le domaine pharmaceutique, DiCOS et Swag dans le domaine de l\u2019optique, Dynamicos dans le secteur de la physique, ainsi que Medictus, CellGene et C\\\u2019AR-Obésité dans le secteur de la santé.SOVAR y aura investi 2 MS à ce jour, entraînant par ailleurs des investissements de 7,1 MS de la part d\u2019autres partenaires.un ratio de 3.5 dollars pour chaque dollar investi par SOV'AR.Les pnneipaux partenaires investisseurs ont été Inno-vatech Quebec Chaudières-Appalaches, le Fonds bioalimentaire de la FTQ, Sofinov, GTl capital et la Banque de développement du Canada (BDC).La création d'emploi en R & D est aussi un élément de mesure intéressant.Les entreposes dénvées ont en effet permis de générer plus de 50 nouveaux emplois depuis leur création.Signalons que plus de 75 technologies ont été analysées au cours des deux premières années d\u2019activité de SOVAR et qu\u2019une quarantaine de celles-ci ont été retenues pciur une analyse plus approfondie.Plus d'une trentaine de projets de valonsation sont en route présentement, à des stades de dévelopjiement divers.Évolution rapide C\u2019est en novembre et décembre 1999 que le Conseil d'administration de l'Université Laval et celui du Centre hospitalier universitaire de Quebec (CFIUQ) approuvaient respectivement le projet de création d'une corporation conjointe de valorisation des applications de la recherche (C\\\u2019AR).Une petite équipie firt formée par son président-directeur général, Pierre Pedneau, et s\u2019activa à l\u2019organisation de la corporation, dans des locaux situés au Parc technologique du Québec métropolitain.Le projet a évolué rapidement vers le modèle que nous connaissons aujourd\u2019hui: une société en commandite de valorisation des applications de la recherche, SOVAR.La scKiété a obtenu un financement de 10 MS pour cinq ans de la part de Valorisation-Recherche Québec, en avril 2000, ce qui en faisait la première des quatre sociétés de valorisation universi- résume ainsi: «Accélérer, en vue de leur commercialisation, le développement de technologies, de découvertes ou d\u2019expertises issues des activités de recherche de l\u2019Université Laval et du CHUQ.» La mise en place de SOVAR a déjà eu un impact positif à plusieurs égards, même si les retombées économiques de la valorisation des découvertes et des innovations universitaires ne se matérialiseront que dans quelques années seulement.Sur le plan des ressources affectées au transfert des technologies d\u2019abord, l\u2019Université Laval et le CHUQ peuvent maintenant U 4 5- L'equipe de la firme IMOTEP: Jean Rousseau, directeur general.Énc Trotier, vice-president, recherche et développement.Richard Janvier, Rene C.Gaudreault.président.Jacques Lacroix, Sébastien Bolduc et Claude Marquis.taires du Québec â obtenir du financement de cet organisme.C\u2019est finalement le 21 décembre 2000 que les commanditaires fondateurs de la Société, l'Unis\u2019ersité Laval et le Centre hospitalier universitaire de Québec, parafaient les statuts de la soaété et lui conféraient son mandat, qui se compter sur une équipe dédiée â cette fonction spécialisée.La société dispose, de plus, de moyens financiers permettant d intervenir par elle-même â l'amorce du processus de valonsation, une étapie cn-tique et déterminante dans la chaîne du transfert de technologies. Le samedi 22 Ji in 2üü2 I) 7 Pour la suite du monde Douze mille personnes ont assisté aux sept cérémonies de collation des grades des trois cycles, au stade couvert du PEPS, le 8, 9, 15 et 16 juin La fierte des etudes réussies et celle de la mission universitaire accomplie se lisaient sur tous les visages, lors des traditionnelles ceremonies de collation des grades qui ont couronne brillamment, les 8, 9.15 et 16 juin, une annee universitaire 2001-2002 fort bien remplie et fertile en émotions de toutes sortes.U grande fête de la remise des diplômes a, une fois encore, réussi à rassembler quelque 3000 finissants et finissantes de tous les cycles dans le stade couvert du PEPS, accompagnes ici de parents, là de conjoints, d'enfants ou d'amis, soit une affluence de près 12 000 personnes.Cérémonial gesttrel et verbal Chacune des cérémonies représente à coup sûr un moment à marquer d'une pierre blanche dans le cours d'une année Frédénc Painchaud.étudiant à la maîtrise en informatique, médaille d\u2019or de la Gouremeure gén&ale du Canada.universitaire, car elle braque ses feux louangeurs sur les efforts qui ont fait traverser avec succès le baccalauréat, la maîtrise ou le doctorat.Cette célébration de la réussite se déroule selon un cérémonial commun, mais chaque séance conserve son caractère distinctif C\u2019est sur les premières mesures de l\u2019ouverture de la Music for the Royal Fireworks de Georg Friederich Haendel que le défilé universitaire se met en branle, précédé d\u2019un porteur ou d\u2019une porteuse de masse.Puis, sur les notes initiales de la version instrumentale de l\u2019hymne de l\u2019Université (composé par la professeure émérite Jeanne Landry), enregistré par l\u2019Orchestre d\u2019harmonie de la Faculté de musique, la procession de dignitaires mettra fin à la célébration en quittant la salle, une heure et demie ou deux heures plus tard.Comme le prescrit une tradition bien établie, le début de chacune des rencontres a été le moment qu\u2019a choisi le recteur François Tavenas piour louer le courage et la détermination dont ont fait preuve les étudiants et les étudiantes qui ont mené à terme leur projet et pour leur rappeler, en cette année des Grandes Fêtes de l\u2019Université, qu\u2019ils sont les héritiers et les héritières de diplômés remarquables.«Cette cérémonie de la fierté illustre l\u2019accomplissement de la mission de l\u2019Université dans ce qu\u2019elle a de plus noble.De grands défis vous attendent dans ce monde en perpétuel changement.Soyez donc prêts à l\u2019adaptation continue, développez tous vos talents et sachez mobiliser toutes vos qualités personnelles et vos compétences professionnelles au service de la scKiété», a-t-il déclaré en substance.Fin de semaine initiale Les sept cérémonies de collation des grades se sont tenues en deux fins de semaine consecutivvs.Le calendrier a débuté par les seances des facultés de .Medecine.de Medecine dentaire, de Pharmacie, des Sciences infirmières et des Etudes supeneures.le samedi 8 iuin à 15 h.Roger Dozoïs.clinicien chercheur et chirurgien à la clinique Mavx).et Dorothv Pnngle.professeure et chercheure en sciences infirmières à l\u2019Universite de Toronto, se sont vu décerner pour l'occasion un doctorat honoris causa.Appelé à faire l\u2019éloge des deux récipiendaires.Simon Biron, directeur du Département de chiturgie de la Faculté de médecine, a qualifié le premier de «modèle de chirurgien et de clinicien chercheur» tandis que la doyenne de la Faculté des sciences infirmières, Linda Lepage, a souligné le dynamisme de la seconde, la qualité de sa communication et son sens critique judicieux.Les professeurs Jacques-Émile Rioux et Roland R.Tremblay, de la Faculté de médecine, ont par ailleurs été proclamés «émérite» et Frédéric Galon, finissant du doctorat en pharmacie, a mérité la médaille d'or de la Gouvemeure générale.Deux autres cérémonies ont été présentées le lendemain.À 10 h 30, ?'*1 £9 Mélanie Archambault, étudiante à la maîtrise en psychologie, médaille d\u2019or de la Gouvemeure gén&ale du Canada.r.! «* ¦ * A ?rs =1^' A \\ Chantal Laverdière, finissante en Sciences de l\u2019éducation, son conjoint Philippe Montagner et leur fils Thierry.c\u2019était au tour des finissants et des finissantes des trois cycles des facultés de Foresterie et de géomatique, des Sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation et des Études supérieures de recevoir leur diplôme des mains du recteur François Tavenas.Cette séance a été marquée par la proclamation de Claude-André St-Pierre, de la Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation, à titre de «professeur émérite», et par la remise d\u2019un doctorat honorifique à Raymond Royer, président et chef de la direction de Domtar.Denis Bnère, doyen de la Faculté de foresterie et de géomatique, a décrit ce dernier comme un innovateur, un bâtisseur, un humaniste, un grand homme qui sait mettre en application des valeurs fondamentales telles que la créativité, l\u2019engagement, l\u2019esprit d\u2019entrepnse, le professionnalisme et l\u2019intégrité.«Aucune technologie ne p>eut remplacer une tête bien faite», devait lancer aux étudiants Raymond Royer, pour leur démontrer que la formation constitue une clé mdispiensable pour leur avenir.La Faculté des sciences et de génie et la Faculté des études supiéneures prenaient place dans le stade couvert du PEPS, en fin d\u2019après-midi.Lors de la cérémonie de collation, Michel Fortin, cfb Département de mathématiques et de statistique, et Louis Legendre, du UNIVERSITÉ lAVAL AifraiDn QuAk.donn k mont Le contenu de ces pages est produit et édité par le Service des communications de l\u2019Université Laval.Visitez Alérion, le site Web de l\u2019Université Laval, à l\u2019adresse suivante: http://www.ulaval.ca Département de biologie, ont été élevés au rang de «professeur émérite».Jacques Beaulieu, chercheur en optique et laser, s\u2019est vu accorder un doctorat honoris causa.Christian Gamache, finissant du baccalauréat en génie électrique, et Frédéric Painchaud, finissant de la maitrise en informatique, ont reçu respectivement, quant à eux, la médaille d\u2019argent et la médaille d\u2019or de la Gouvemeure générale.Feu sacré La deuxième série de «collations» a commencé le samedi 15 juin à 10 h 30, avec la Faculté des sciences de l\u2019administration et la Faculté des études supéneures.La cérémonie de la FSA a été le théâtre d\u2019un hommage empreint d\u2019admiration à l\u2019endroit de Claude Lessard, «entrepreneur visionnaire et créateur inspiré», soulignera le doyen Bernard Garnier, appelé à faire l\u2019éloge de ce «chef de file dans le domaine des communications».Le nouveau docteur honoris causa est président et chef de la direction du Groupe Cossette Communication.«Le feu sacré, c\u2019est ce que vous avez de plus sacré et qu\u2019il vous faudra protéger dans un avenir fait de passion, de courage et surtout d'une confiance fondée sur l\u2019intégrité et sur le don de soi.Car la meilleure façon de se grandir, c\u2019est d\u2019aider les autres à grandir», a-t-il expliqué à l\u2019auditoire étudiant fraîchement diplômé.Notons que le professeur Jean-Marc Martel, du Département des opérations et systèmes de décision, a été nommé «éménte».La séance de collation des facultés de Droit et des Sciences soaales.de l\u2019Institut québécois des hautes études internationales et de la Faculté des études supérieures a suivi à 16 h.Annie Sanscartier, finissante du baccalauréat en psychologie, a reçu la médaille d\u2019argent de ia Gouvemeure générale et Mélanie /Vehambault, inscrite à la maitrise en psychologie, la médaille d'or de la ?1 Une dernière ronde de François Tavenas et le secretaire gen&al A nllatum des grades pou hral André ( Claude Lessard, docteur honoris causa en Saences de l\u2019administration: \u2022la meilleure façon de se ggandir, c \u2019est d aider les autres à grandir.» - '.?r Maurice Couture: \u2022Le contrôle du marché sur la hingénétique et la recherche du profit font craindre les pires hypotheses quant a l\u2019évolution de celle a.» Gouvemeure générale.C.'atherme Teiger, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique de France, dont la vice-doyenne de la Faculté des sciences sociales.Sylvie Montreuil, a vanté la ténacité, l\u2019humanisme et la riche contribution au développement de l\u2019ergonomie, a alors revêtu l\u2019épitoge réservée aux récipiendaires d\u2019un doctorat honorifique.Le grand combat de l\u2019humanisation IjC programme du dimanche 17 juin s\u2019est déployé en deux temps.En matinée, les finissants et les finissantes des trois cycles des facultés de Philosophie, de Théologie et de sciences religieuses, des Sciences de l'éducation et de la Direction du baccalauréat multidisciplinaire ont reçu leur diplôme à compter de 10 h 30.Les professeurs Paul Godbout, de la Faculté des sCTfnces de l'éducation, et Jean Richard, de la Faculté de théologie et de science.s religieuses, sont devenus \u2022eménte».La Faculti de théologie et de sciences religieuses a rendu un hommage particulier à un ecclesiastique qui, .selon le doj'en Marc Pelchat, «s'est d\u2019abord investi de façon remarquable dans le monde de l'éducation psour ensuite faire progres.ser grandement les discussions sur les disparités sociales»: Mgr Maurice Couture, archevêque de Québec et maintenant docteur hmons lausa de Laval, Apsrès avoir jeté un coup d'oeil humoristique sur le souvenir qu\u2019il con.servait d\u2019un certain mois de juin 1952, rannee du centenaire de I\u2019Universite laval, ce dernier n\u2019a toutefois pas manqué de\tfaire part aux jeunes adultes\tuniversitaires de ses préoccupiations actuelles qui ont pour noms «révolution biogénétique» et\t«empri.se totalitaire du le reiteur\tmarché»,\tappréhendant, dans un .Côté.cas, les expérimentations .scientifiques risquant de porter atteinte à la dignité de l\u2019être humain, et dénonçant, dans l\u2019autre, les excès\td\u2019une\tmondialisation qui «marchandise» l\u2019être humain lui-même.«J\u2019ai le pressentiment que l\u2019humantsa-tion sera le leitmotiv de grands combats à venir, a-t-il commenté.Elle n\u2019est pas une donnée.la?terme le dit bien: riiumani.sa-rion est plutôt un prtKe.s.sus, une conquête progressive, un chantier sans ccs.se à relancer, parce que réalisé par les êtres vulnérables et limités que nous .sommes, par les êtres libres et autonomes que nous cherchons à être.Il connait des avancées et des reculs.Que l\u2019on songe à la Déclaration des droits de l\u2019homme qui a suivi le dernier conflit mondial: elle n\u2019a pas empêché les différents génocides des soixante dernières années.Souvent, au moment où l\u2019on croit que tout s\u2019écroule, les êtres humains sont capables de sursauts étonnants au nom de l\u2019humanisme.» L\u2019Université Ijval a finalement honoré d\u2019un dcKtorat honoris causa une autre personnalité, à l\u2019occasion de la dernière cérémonie de collation, qui réunissait les facultés d\u2019Aménagement, d\u2019architecture et des arts visuels, des Ixittres, de Musique et des Études supérieures dans le stade couvert du PEPS, à 16 h: Roland Arpin, président de la Société du 4(K)' anniversaire de Québec, dépeint par le profe.sseur Philippe Dubé, du Département d\u2019histoire de la Faculté des lettres, comme le «grand timonier de la muséologie québécoise», un pédagogue inventif doublé d\u2019un administrateur de haut vol, qui a assumé la direction du Mu.sée de la civilisation piendant 14 ans.Autres remises honorifiques Signalons ici que deux autres remises de dcKtorat honorifique se seront tenues en dehors des cérémonies de collation des grades proprement dites.La première, qui a eu lieu le dimanche 16 juin en soirée, au Musée du Québec, a salué les grands mérites de Robert P.Langlands, mathématicien et professeur à l\u2019Institute for Advanced Study de l\u2019Université de Princeton (doctorat d\u2019honneur en sciences).I,a seconde se tiendra le mardi 25 juin à 16 h, à la salle Fienri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Ca.sault, dans le cadre de la réunion du Réseau des impacts micros des politiques macroéconomiques et d\u2019ajustement (MIMAP) et des Grandes Fêtes de l\u2019Université Laval.Sera alors glorifié A.Michael Spience, économiste, professeur éménte de l\u2019Université de Stanford et Prix Nobel d\u2019économie 2001 (dcKtorat en sciences sociales honoris causa).Le Bureau du secrétaire général a émis 7 911 diplômes au cours de l\u2019année 2001-2002.soit 6 138 de 1' cycle, 1 547 de 2' cycle et 226 de 3'cycle '\t' GABRIEL CÔTÉ D 8 LE SOLEIL Lt;sAMEO 22 J IN 2002 V>\\J AHCHIVEI LE SOLEIL Cnu qui font de Vargent ont mointt te tempn d'en Jouir et d'en conmtrer à leurs proches, La société des loisirs perdue Pourquoi le temps si précieux est celui que l\u2019on appelle le temps libre ?Éric Moueault EM(t rpanltQi le so leil.eo rti ¦ Une journée a bt'au avoir 24 heures depuis que l\u2019humain en a décidé ainsi, l\u2019Oeeidental typique a l\u2019impression que le temps se contracte, que la semaine de travail empiète trop sur les congés, qu\u2019il ne profite pas à plein de ses loisirs, qu\u2019il n\u2019en a jamais assez pour tout ce qui s\u2019offre à lui ; bref, qu\u2019il perd sa vie à la ifiqfner.Mais pourquoi, au juste ?La smriété couvre d\u2019opprobre ceux qui sont oisifs; pourtant, dans un temps pas si lointain, on méprisait les travailleurs et non l\u2019inverse.l.es serfs, les paysans et les esclaves étaient considérés un peu comme des bêtes alors que les nobles passaient leur temps à se divertir.l'ar un curieux ix'tour des choses, les dirifji'ants et l\u2019élite font maintenant des semaines de fous alors que les travailleurs demandent sans cesst' une diminution de leur fardeau.il s\u2019en trouvera plusieurs pour plaider que travailler n\u2019est pas une perte de temps.Évidemment: ne dit-on pas, d\u2019ailleurs, «l\u2019emploi du temps»\u2019?Les mêmes qui se définissent et se valorisent par ce qu\u2019ils font plutôt que ce qu\u2019ils sont.Mais la majorité souffrt'.« Ix* travail ne sera jamais qu\u2019une perte d\u2019énergie, écrivait l\u2019anthropologue\tSerge bouchard dans sa chronique au Z)c-/\u2019o/r et à laquelle il consacre fréquemment de belles lignes sur la notion de temps.Nous avons le salaire de nos pt'r-tes.A-t-on jamais vu quelqu\u2019un s\u2019enrichir à la sueur de son front\u2019?Bien sûr que non.1a* travail tue, il rt*nd malade, il épuise, il use, mais il n\u2019a jamais enrichi pt'rsonne.» Car ct'ux qui font de l\u2019argi'nt ont moins le temps d\u2019en jouir et d\u2019en consacrt'r à leurs pnK\u2019hes, pt'ut-on comprendre à la k*cture d\u2019une récente étude sur le sujet de Statistique Canada menée auprt's de 11 (KK) personnes.«C\u2019est une évidence, note M.Bouchard en entrt*viie, qui se méfie comme de la pt'ste de l\u2019interprétation des chiffres.Nous ne sommes pas des statistiques.(.) 11 n\u2019y a rien de pire que simplifier la scienci* pour la uilgariser.» D\u2019accord.Contentons-nous d\u2019écrire que si les 12 heures par jour, six jours par semaine du début du siècle dernier sont révolues, on est encore loin de la société des loisirs prophétisée par le sociologue .loffre Dumazedier.l\u2019as facile de relaxer.Kt on est bien mal partis pour y arriver.l\u2019as parci* qu\u2019une majorité est obs-édét* par le travail.Non, même si c\u2019est le cas.Plutôt parc*t* que le lalx'ur sert à (\u2022ombler désirs et Ix'soins que plus rien ne rt'tient, dans une « sorte de tournoi d\u2019inflation et une excitation de consom- Serge Bouchard; \u2022Le travail tue, il rend malade, il épuise, il use, mais U n'a Jamais enrichi personne.» mation sans fin (.) qui n\u2019a aucune logique en soi.» Kt comme tout et* qui s\u2019at*-célèrt* risque de dérapt'r.Étourdie, la population des pays riches a « l\u2019impression que nous sommes tous riches alors que l\u2019humanité est pauvre».Mais plus encore, elle oublie l\u2019essentiel, de réfléchir à la finalité de cet enrichissement matériel: «On s\u2019en va où avec ça?On s\u2019arrête où ?» SURCHARGE D\u2019ACTIVITÉS Ia; plus drôle, ou triste, c\u2019est selon, dans cette spirale sans fin est que les progrt's technologiques extraordinairt's des dernières décennies, au lieu de nous soulagi'r, ont eu pour effet d\u2019accumuler les activités durant les heures de veille.Un exemple : discuter affaires au cellulaire tout en conduisant.Ou pendant les repas en wuple au restaurant.« Nous sommes trop efficaces pour les qualités de notre philosophie, qui est médiocre, peste l\u2019auteur des livres sur les lieux communs avec son homologue Bernard Arcand.La science populaire a rt'mplacé la religion», celui qui i*onduit à de gn)ssières affirmations.Mais il reste tout de même un fond judéo-chrétien omniprésent, « une croyance qui est un désir pervers, une illusion tragique: le sacrifk*e nous enrichit, nous ne sommes pas là pour nous amuser, il faut sans ct'sse s\u2019wcupi'r.» \u2022Alors?11 faut «Le temps se fout bien de nous, c\u2019est une notion de philosophie» LMAGINAIRE Suite de la Ü I Ia?skipper Georges lA\u2018blanc, de Lé-vis, sc\u2018ra de la fameuse classique la Route du Rhum en solitaire, à bord de son voilier Océan, l-a course partira de Saint-.Malo, en Franc-e, le 9 novembre.On SA* rappellera qu\u2019il avait failli boire la grande tasse, en 199S, au A*ours de la course de qualification obligatoire.L\u2019ouragan Danielle lui avait fait la vie dure.Il dit : « Ma ligne imaginaire vu plus loin que la plupart des marins d\u2019ici pam* que je navigue plus loin.Elle va de Rivière-au-Renard (Forillon), à 25 milles nautiques de la pointe de Gaspé, jusqu\u2019à l\u2019île d\u2019Anticosti.» Il précise : « Je sais de façon cA*rtaine que je suis sur l\u2019océan quand je quitte la pointe de la Nouvelle-Écosse.» (ieorges Leblanc dit éprouver un énorme respect pour les pécheurs du g«)lfe.Comme le capitaine Bou-dreauit, il considère le golfe comme l\u2019une des mers les plus difficiles et imprévisibles.TOUT COMMENCE ÀTADOUSSAC René Roy est un ingénieur civil à la retraite qui a fait carrière dans l\u2019administration municipale.Il s\u2019est découvert une passion pour la voile relativement tard.C\u2019était lors de la parade des Grands Voiliers de Québec S4, comme par hasard.Il faut dire qu\u2019il avait des dispositions certaines.Après une initiation à la voile au Vieux-Port Yachting et des cours de navigation à l\u2019Institut maritime, il est devenu rapidement un des bons marins de plaisance de la région de Quében argi*nt que de pt*rdit' son temps.» Comme il aurait fallu plus de temps pemr ek'rire* et* te'xte, bemclons la beiucle* par une autre* question, gracieusi'té de* Serge* Bouchard: « lAnirquoi le temps le plus précieux est et*lui que l\u2019on appe*lle si be*lk'me*nt le te*mps libre?» tUCHIWlt Lf \u2018Ail.Le skipper Georges Lebkutc a JHsé d'y rester, en I99S.Il repart pour la Route du Rhum en soUtaire, en norembre.«Rendus dans le golfe du Saint-Laurent tous les marins doublent de prudence.C\u2019est l\u2019une des mers les plus dures à naviguer au monde» pour de courtes ou longues croisières sur le fleuve.Parfois même jusque dans les mers du Sud.Il ne compte plus ses escales aux îles-de-la-Ma-deleine et à Fort Lauderdale.Pour lui.c\u2019est simple, la mer commence à Tadoussac.« À partir de là, dit-il, on perd les rives de vue.Les ba-tt*aux ne sont plus confinés au chenal.Les courants sont plus forts, les profondeurs vertigineuses.Pour moi, c\u2019est la mer.» René Roy a été directeur général de la ville de Matane durant plusieurs années.Il se souvient que les gens de la place ne parlaient jamais du fleu- ve.lU disaient tous « la mer ».Même phenomene sur la Côttt-.Nord.LES VAGUES DES ESC OU MINS Guy Marmen est president de la Corporation des pilotes du Saint-Laurent.Il navigue depuis 25 ans.dont 11 ans comme pilote Déformation professionnelle, c\u2019est aux Escoumins, le poste avancée des pilotes du fleuve, qu\u2019il entre dans la grosse mer.« Il est difficile de débarquer aux Escoumins, dit-il.Par gros temps, et c\u2019est souvent le cas, la vague peut être énorme.Cela complique notre travail.» La partie du fleuve qu\u2019il préfère, c\u2019est l\u2019entrée du Saguenay.« L\u2019endroit grouille de mammifères marins, s\u2019enthousiasme-t-il.Le mélange de l\u2019eau bleue du Saguenay avec le vert du fleuve crée une impression de beauté toujours renouvelée.C\u2019est une des belles parties du fleuve.Les baleines le savent, elles.C\u2019est leur garde-manger.» LA POINTE DE L\u2019ÎLE Denis .Angers est fou de la voile.Depuis 25 ans, il va au bout du monde chaque été, c\u2019est-à-dire en Gaspésie, aux Iles-de-la-Madeleine et jusqu'à Terre-.N\u2019euve, sur son voilier de 35 pieds qu\u2019il a appelé avec humour Adrénaline.Le directeur des communications de la Commission de la capitale nationale trouve « sa » mer tout près de Québec, dès la pointe est de l\u2019île d\u2019Orléans.11 en parle en poète.« La couleur de l\u2019eau devient plus verte, l\u2019air vous purifie le corps, les odeurs deviennent enivrantes ; la nuit venue, la quille qui fend l\u2019eau la rend fluorescente par les belles nuits alors que des milliers d\u2019étoiles allument le ciel.C\u2019est magique.C\u2019est déjà la mer.» des intérêts versés sur les épargnes en ristournes ereme la distinction cooDératl^e H O G>>
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