Le soleil, 3 septembre 2002, Cahier A
[" ÉCONOMIE Projet de 500 M$ au centre des négociations chez Alcoa C 1 ARTS ET VIE Les universités ont aussi leurs Tanguy B 1 LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE >.>s-T>raaF»'-» www.cyberpresse.ca Le Canada s\u2019engage à ratifier Kyoto Le Québec est ravi, l\u2019Alberta rugit JOHANNESBURG (D\u2019après PC) \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien a annoncé hier, à Johannesburg, que la Chambre des communes devrait ratifier le Protocole de Kyoto avant la fin de l\u2019année, ce qui a ravi les écologistes et le Québec, mais exaspéré le gouvernement albertain.M.Chrétien a mis fin à des mois de suspense dans sa déclaration au Sommet mondial pour le développement durable, affirmant que le Canada subit déjà les effets du réchauffement climatique et qu\u2019il doit assumer ses responsabilités vis-à-vis de ce problème.«Quand (nos) consultations seront terminées, d\u2019ici la fin de l\u2019année, le Parlement du Canada sera appelé à voter sur la ratification du Protocole de Kyoto », a-t-il affirmé.Comme tous les partis d\u2019opposition, à l\u2019exception de l\u2019Alliance canadienne, appuient le traité, son adoption par le Parlement est pratiquement assurée.L\u2019accord de Kyoto doit amener le Canada à réduire d\u2019ici 2010 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 6% par rapport à leur niveau de 1990.Satisfaits de la déclaration de M.Chrétien, les écologistes ont cependant souligné que l\u2019atteinte des objectifs du Protocole constituera un réel défi.« Nous sommes heureux d\u2019avoir enfin une annonce du premier ministre au sujet du Protocole de Kyoto », a commenté Robin Round, du groupe Halifax Initiative.Mais « ce n\u2019est que le début du proœssus ».Quant au ministre de l\u2019Environnement de l\u2019Alberta, Lome Taylor, il a réagi avec colère, se disant trahi.11 n\u2019y a pas eu de consultations sur un plan, a-t-il dit, ajoutant que sa province avait l\u2019intention d\u2019étudier toutes les options possibles pour contester la décision f^érale, y compris un recours aux tribunaux.Stephen Guilbeault, de Greenpeace, a contesté les propos du ministre.« 11 y a eu de vastes consultations avec les provinces.En fait, le gouvernement même de M.Taylor coprésidait un Voir Kyoto en A 2 ?\tPlan d\u2019action en vue Page A 9 ?\tChrétien tance ses alliés Page A 6 m ARCHIVES LE SOLEIL Claude LarocheUe Claude LarocheUe n\u2019est plus L\u2019ex-chroniqueur du SOLEIL a marqué le journalisme sportif Réal Labbé RLabbe@lesoleil.co7n Le chroniqueur sportif Claude Laro-chelle est décédé hier à l\u2019âge de 71 ans, des suites d\u2019une longue maladie, plongeant dans le deuil le monde du journalisme sportif.La nouvelle a été reçue comme un choc chez tous les intervenants joints par LE SOLEIL pour commenter sa carrière.Dans le milieu, il était considéré comme l\u2019un de ceux qui ont révolutionné le journalisme sportif.Il aimait se décrire comme un journaliste de combat et il Voir LAROCHELLE en A 2 ?Athlète et journaliste Page S 6 a Merci Claude ! l'âge S 6 19 000 fans.de 7 à 77 ans -A- a QUÉBEC, LE MARDI 3 SEPTEMBRE 200 AÉROPORT JEAN-LESAGE Un avion s\u2019écrase au décollage : 3 morts Le pilote avait acquis l\u2019appareil il y a une semaine I S NlCt)LAS HoULK .\\ffo ule (d le sole il.com ¦ Trois hommes ont péri hier après-midi à Québec lors de l\u2019écrasement d\u2019un avion monomoteur.L\u2019appareil, qui quittait l\u2019aéroport Jean-Lesage à destination de Ri-mouski, a achevé son vol en terrain résidentiel une minute après son départ, sans faire de victimes au sol.lE SOLEIL, RAYNULD LAVOIE ATUiette NoëlrSacard (à gauche), 75 ans, et Jeanne-d\u2019Arc Blais (qui a prière taire son âge) assistaient à leur tout premier rruUch du Rouge et Or, hier.IrwUées par leur neveu, elles pensent bien revenir.Nouveau record d\u2019assistance pour le Rouge et Or Alexandra Perron L\u2019aviateur Francis Bolduc, J7 ans, volait selon les informations recueillies par LE SOLEIL, en compagnie de deux instructeurs à bord d\u2019un véhicule de tj\u2019pe Mooney 20-E.Les trois hommes ont parcouru une distance d\u2019environ 1000 mètres avant de connaître une fin tragique.« L\u2019avion a décollé de la piste JO de l\u2019aéroport de Québt'c à lJh47, il est parti en ligne droite vers Rimouski et a bifurqué avant de s\u2019écraser », précise l\u2019agent Jean-François Vézina, de la police de Québec.M.Bolduc était membre du club Les Ailes québécoises, de l\u2019aéroport Jean-l>esage.Selon le vice-président de l\u2019association, qui avait déjà voyagé à ses côtés, il était un pilote expérimenté.«C\u2019était l\u2019un de nos membres depuis plusieurs années, indique Henri Bertrand.C\u2019était un bon pilote, il venait tout juste d\u2019acquérir son avion, ça faisait une semaine.» Selon M.Bertrand, l\u2019avion n\u2019est jamais monté à plus de 500 pitxls d\u2019altitu- de.Ce ne sont pius les (\u2018onditions atmosphériques, mais une panne de moteur surv\u2019enue pt*u après le départ qui pourrait l'xpliquer l\u2019accident.Certains témoins confirment ctàte hypothèse.«J\u2019ai entendu le moteur de l\u2019avion s\u2019arrêter, puis j\u2019ai vu l\u2019avion planer et piquer du nez », raconte le jeune Thomas Latulippe, qui travaillait sur la terre familiale lors du malheureux événement.L\u2019avion s\u2019est écrasé sur un terrain résidentiel situé entre le parc Bélair et l\u2019arrondissement formé par les rues Notre-Dame, Jean-Gauvin et rang des Beaumont.Denis Latulippe a été le premier à se rendre sur les lieux du drame.Il affirme que l\u2019avion n\u2019a pas pris feu après sa chute, mais que l\u2019impact a été tel qu\u2019aucun des passagers n\u2019a eu de chance de survie.« Le moteur de l\u2019avion a pénétré au Voir AVION en A 2 ?ü Des voisins inquiets l'âge A 3 APerron@lesoleil.com ¦ L\u2019équipe de football du Rouge et Or a établi un nouveau record d\u2019assistance hier, au PEPS, alors que 19 126 spectateurs ont assisté à la victoire lavalloise de 20-14 contre les Stingers de Concordia.L\u2019an dernier, la foule de 18 317 personnes n\u2019avait pas été aussi comblée alors que le Rouge et Or avait été battu 20-8 par la même équipe.L\u2019entrée a été refusée à quelque .3000 personnes, qui se sont promises d\u2019acheter leur billet plus tôt la prochaine fois.C\u2019est pour des raisons de sécurité que l\u2019accès a été refusé à ces gens, s\u2019est plusieurs fois excusé l\u2019annonceur.Cette situation a causé un peu de fil à retordre aux 52 étudiants de technique policière du campus Notre-Da-me-de-Fby qui assuraient la surveillance.«Certaines personnes qui ont attendu près d\u2019une heure et n\u2019ont pas pu entrer sur le site ont essayé de monter par-dessus les barrières ou de se faire passer des billets par les gens déjà sur le site », a signalé un responsable, Martin Boucher, étudiant de troisième année.M.Boucher, tout comme des policiers de la Ville de (Juébec.a toutefois assuré que la foule était très amicale, qu\u2019elle coopérait sans problème et qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019agressivité.Dès 6h30, hier, les gens encore endormis commençaient à affluer sur le site.À 9h.30, le stationnement exté- à affluer au PEPS rieur jouxtant le terrain de football était déjà complet.« À 7h, on est venu porter l\u2019auto», indiquait Louise Car-bonneau, dont la famille est membre du Rouge et Or depuis les débuts, il y a huit ans.À leurs côtés, des étudiants sirotaient leur deuxième bière, disaient-ils, bien confortablement assis dans un sofa.Dans la chaleur, l\u2019odeur des barbecue, les effluves de bière et la musique, la foule gonflait sans wase, heureuse et tranquille.L\u2019entrée sur le site par les trois portes s\u2019est déroulée sans bousculade.«Iæs agents de sécurité fouillaient les sacs-à-dos et contrôlaient les cartes étudiantes plus loin, une fois les gens entrés », a expliqué l\u2019organisateur Yves Cinq-Mars.Quelque 6700 abonnements ont été vendus cette année, comparathement à 5100 en 2001.Iæ nombre de membres du Booster Club, des amateurs du Rouge et Or, a aussi augmenté, passant de 125 membres à 2.50 cette année.Maurice Tanguay, un des principaux HAÏ COLLAtORATION SPECIALE VIMCEIIT ERAOET Un corps est retiré des décombres de la cabine.Voir RECORD en A 2 ?J Couverture du match Fages S2 S3 Actualités Ottawa avant Québec.L\u2019administration publique québécoise subit une dure concurrence de la part du fédéral, qui a profité d\u2019une embellie plus rapide de ses finances pour reprendre l\u2019embauche plus tôt.en offrant de meilleures conditions.Pages A4 et AS L\u2019Est : Viandes du Breton intraitable.Le ! comité de relance de l\u2019usine de Viandes du Breton de Notre-Dame-du-Lac rencontre aujourd'hui un conseiller de Bernard I.Æmdry.Mais la famille Breton affirme qu\u2019elle ne changera pas d\u2019idée.Page A17 aunn Actualités\tA 3 Éditorial\tA18\t; Aoenda\tB 6 Le monde\tA9\tt Arts et vie\tB1 Mode\tB5 Bridoe\tS 19 Petites annonces\tS 15 Caoitale et réoions A 12 Québec / Canada\t\tA6 Décès\tC7 Soorts\tSI Divertissements\tB 7 StatisbQues\tS 12 Économie C 1 Télévision B4 Maximum 25, minimum 12 i'assages nuageux avec vents légers.Détails page S 20.Précipitations (avant hier) Ce moie-d : 0 mm L'an dernier ; 0,2 mm Cet été; 2.58,8 mm Eété dernier;.3443 mm QUÉBEC, 106' ANNÉE, N\"24î FT.ORIDE, 1,7S$US MONTRÉAL, OTTAWA S7t ELUS TAXES 65r PLUS TAXES 6 \"¦2 765 7\"00072 T A 2 LE SOLEIL Le mardi s septembre 2002 KYOTO Suite de la Une Ijroupe de travail fédéral-provineial sur les chan-liements climatiques.» l^ur sa part, M.Chrétien a affirmé n\u2019avoir jamais promis d\u2019obtenir l\u2019assentiment de chacune des provinces avant de passer à l\u2019action.« Nous avons des obligations internationales, a-t-il dit.Il faut prendre nos responsabilités.l.,a question du climat, à travers le monde, est une préoccupation énorme.Il y a des gens qui vont dire qu\u2019on devrait en discuter jusqu\u2019en en mourir mais il faut que le gt)uvernement se déne tampon entre les quartiers résidentiels et l\u2019aéroport, alors je crois que si l\u2019avion a voulu se poser sur parc de base-bail, c\u2019est qu\u2019il devait être vraiment mal pris.» Même si l\u2019événement rappelait à certains l\u2019écrasement du Beechcraft appartenant à un homme de la Saskatchewan, survenu en février 1.999, plusieurs résidants dont Claire Renaud, préféraient considérer l\u2019accident d'hier comme un cas isolé; «Ce ne sont pas des choses qui arrivent souvent.Ça fait 15 ans que je reste ici et je n\u2019ai jamais eu de problèmes.» Cavalier ^=2>Chevrolet VLX 255W CarantM S ans om 100 000 km \u2022urla iraupa motopropalMur 1$ ¦][\u2018AV Venture e:Æ=^Chevrolet I I COIIDTâkIT ^ ^ PREMIER ï 1 CUMPTANT I IversEMENTI I \u2022 n b.0* DÉPÔT d* SECURITE \u2019 CBudmir OUîllULt) CHEVROLET-OLDSMOBILE Inc.688>1212 2145, Jean-Talon Sud.Sainte-Foy >>>>>>> Service après-vente \u2022 couvert le soir \u2022 jusqu'à 21 h (lundi au feudi) >>>>>>> A 4 LE SOLEIL Le mardi 3 septembre 2002 LES CANADIENS ET LE TRAVAIL Vomi arrivt-l-il souvtnt, occasionntilamaRt, rartment om jamais d\u2019apporter du travail à la maison?\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t Moins (te 20 000$\t10\t2\t3\t70\t16 20 000$ à 39 999$\t13\t10\t13\t62\t3 ^000$à59 999$\t20\t12\t21\t45\t2 60 000$ et plus\t28\t20\t17\t33\t1 Marktttuf IHFOSMPHif ^ ~ le soleil Le tiers des Canadiens amènent du travail à domicile Lia Lévesque Presse canadienne ¦ MONTRÉAL \u2014 Qui a dit que la société des loisirs était à nos portes ?Près de 70% des Canadiens travaillent 36 heures et plus par semaine et plus du tiers apportent du travail à la maison.Un sondage Léger Marketing, dont les résultats ont été communiqués à la Presse canadienne, révèle en effet que 34% des Canadiens amènent du travail à la maison, occasionnelie-ment ou souvent.La probabilité d\u2019apporter du travail à la maison augmente avec le revenu.Ce sont en effet les Canadiens dont ie revenu familial brut est de 60000$ et plus qui en amènent ie plus souvent chez eux, soit 48% d\u2019entre eux, comparativement à seulement 12% chez ceux qui ont un revenu familial brut inférieur à 20000$.La tendance à apporter du travail à la maison est aussi plus fréquente chez les professionnels (55%) et les diplômés universitaires (52%).Par ailleurs, 69% des Canadiens travaillent 36 heures et plus par semaine (on parie ici uniquement du travail rémunéré).Quelque 58% travaillent même 40 heures et plus par semaine.Cette fois, le nombre d\u2019heures de travail par semaine est inversement proportionnel au niveau de scolarité.Ainsi, les Canadiens ayant une scolarité de niveau primaire travaiilent en moyenne 41,5 heures par semaine, comparativement à 39 heures par semaine pour ceux qui ont une scolarité de niveau universitaire.De même, ce sont les travailleurs manuels qui ont la semaine de travail la plus longue, quelque 80% d\u2019entre eux affirmant travailler 40 heures ou plus par semaine, avec une moyenne de 43 heures par semaine.Au pays, c\u2019est au Québec que la semaine moyenne de travail est la moins longue, soit 37 heures, comparativement à 39 heures en Ontario et 41 heures dans les provinces atlantiques.Le président du Conseil du patronat du Québec, Gilles Taillon, ne se montre guère surpris de voir la semaine de travail plus courte au Québec.11 fait valoir que le Québec a été « un précurseur » en réduisant sa semaine de travail.«La législation québécoise est plus progressiste de ce côté-là.» La société des loisirs ne devait-elle pas être à nos portes?«On n\u2019est pas encore là», concède le président du Conseil du patronat.La semaine de travail a raccourci au Québec, passant de 44 à 37 heures au cours des detnières années « Mais on a progressé, par contre », et plus vite qu\u2019on le pense.M.Taillon rappelle en effet que la semaine de travail normale, dans la province de Québec, était de 44 heures même dans les années 1990.M.Taillon souligne que bien qu\u2019on travaille encore durant un bon nombre d\u2019heures, « U y a de plus en plus de formules d\u2019aménagement des horaires de travail qui permettent d\u2019accéder à plus de latitude », notamment pour concilier le travail et les obligations familiales.Le sondage a été réalisé auprès de 1501 Canadiens adultes, du 6 au 11 août.11 comporte une marge d\u2019erreur de plus ou moins 2,5%, et ce 19 fois sur 20.iUUio\\' sï^e/ ¦ École deformation professionnelle en BDassothérapie Hinésithérapie HIrthothérapie Depuis sa fondation en 1984, au-delà de 1000 éh]diant(e)$ ont gradué à l'École de formatiez M.K.O.C\u2019est en acquérant des outils à la fine pointe (te la techm^ie et en appliquant (tes méthodes pédagogiques évolutives que l\u2019École a su développer et hisser sa crédbilité au plus haut rang.Soi rée d \u2019 i nfor mat ion Mercredi 4 septembre 2002,19h 2336, chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy (tout près de l'université) Nobs sooiBica préscatcaieat en période de préiBscriptioa Réservez dès maintemmi.nombre de places limitéf (418)659.5»* ouprarienwiti M.K.O.RENOUVELLEMENT DE LA FONCTION PUBLIQUE Le provincial peine à attirer les jeunes talents Gilbert Leduc GLeduc@lesoteil ¦ A l\u2019instar de plusieurs de leurs condisciples de l\u2019époque du département d\u2019économique de l\u2019Université Laval, Pierre-Yves Boivin et Antoine Brunelle-Côté ont choisi de faire carrière dans la fonction publique.«A peu près tous mes amis de l\u2019université sont ici», lance fièrement Antoine Brunelle-Côté.Ici, c\u2019est Ottawa.Pas Québec.« Et dire que chez nous, à Québec, la colline parlementaire n\u2019est qu\u2019à une dizaine de minutes de l\u2019université!», fait remarquer Pierre-Yves.Les deux jeunes économistes racontent au SOLEIL que parmi la vingtaine de camarades de leur promotion, U y en a un mois une « bonne douzaine » qui ont été recrutés par la fonction publique fédérale.L\u2019administration publique québécoise figurait pourtant en tête de liste des choix de carrière de Pierre-Yves et d\u2019Antoine.Les circonstances ont fait en sorte qu\u2019au moment où ils étaient disponibles pour le marché du travail \u2014 à la fin des années 90 \u2014 l\u2019État qué-bé(M)is courait toujours après son « déficit zéro » et limitait ses activités de recrutement à sa plus simple expression.Pendant ce temps, à Ottawa, une éclaircie faisait son apparition dans le ciel des finances publiques et, dès 1998, l\u2019embauche reprenait dans les ministères.Leur baccalauréat de Laval en poche, Pierre-Yves et Antoine ont ensuite mis le cap sur l\u2019Ontario, le premier à l\u2019Université Queen\u2019s et le second à celle de Toronto, pour ajouter une maîtrise à leur formation scolaire.Ils ont vainement tenté de décrocher un emploi dans la fonction publique québécoise.Leur profil de candidature ne correspondait pas aux conditions d\u2019admission des concours du recrutement visant à doter les postes qu\u2019ils convoitaient.Le fédéral, de son côté, leur ouvrait toutes grandes ses portes.« Trois mois avant la fin de mes études supérieures, je me suis fait offrir un emploi par le ministère des Finances», mentionne Pierre-Yves Boivin.Ce natif de Loretteville est aujourd\u2019hui analyste des politiques au ministère de l\u2019Industrie et fait partie de 13% de fonctionnaires fédéraux âgés de moins de 35 ans.Au Québec, cette clientèle compose 7,7 % de l\u2019effectif régulier des ministères et organismes.Au printemps dernier, le groupe Force Jeunesse a remis au secrétaire d\u2019État au Renouvellement de la fonction publique, Stéphane Bédard, un mémoire dans lequel il est démontré que l\u2019administration pubiique québécoise n\u2019arrive pas à concurrencer sa rivale fédérale au chapitre du recrutement de la relève.À Ottawa, les salaires sont plus élevés, les perspectives de carrière sont plus séduisantes et les programmes de formation pour les nouveaux venus sont plus nombreux.« Le but de l\u2019exercice n\u2019est pas de faire l\u2019éloge du fédéral ou de rabaisser la fonction publique québécoise, mais plutôt de sonner les cloches des décideurs de la Grande Allée», signale Pierre-Yves Boivin qui a contribué à la préparation du mémoire.« Si rien ne change, ça sera encore sur ia rue Wellington, à Ottawa, que se retrouveront les jeunes talents québécois », soutient-il.Le constat de Fbrce Jeunesse est partagé par le Conseil permanent de la jeunesse (CPJ) et la Fédération étudiante universitaire du (Juébec (FEUQ) ARCHIVES LE SOLEIL L\u2019embellie hâtive des finances publiques, à Ottawa, explique en bonne partie ces disparités.« Sur les campus, c\u2019est connu, le fédéral est le premier choix de ceux qui optent pour une carrière dans la fonction publique.Il offre tellement plus que le Québec », témoigne le président du CPJ, Patrick Lebel.« En ce qui concerne le recrutement universitaire, le gouvernement du Québec commence à peine à se faire voir, précise pour sa part le président de la FEUQ, Nicolas Brisson, mais cela n\u2019a rien de comparable avec ce que fait le fédéral depuis déjà plusieurs années.» Parmi les programmes déployés par le fédéral dans les établissements et qui font courir ies candidats, il y a, notamment, le Programme fédéral d\u2019expérience de travail étudiant qui permet à un jeune qui parvient à décrocher un emploi d\u2019été dans un ministère de continuer à y travailler à temps partiel durant ses études.« Une fois sa formation complétée, il pourra accéder à un emploi permanent», informe Claudette Goulette, conseillère en ressources humaines au bureau de Québec de la Commission de la fonction publique du Canada, en expliquant que ce programme permettait aux ministères de dépister les meilleurs talents, de les former et de les garder à son service.Un tel programme n\u2019existe pas dans la fonction publique québécoise, déplorent Force Jeunesse, le CPJ et la FEUQ.Ces groupes soutiennent que le gouvernement de Bernard Landr\\ a maintenant une (Xîcasion en or d\u2019accroître sa position concurrentielle face au fédéral et au secteur privé qui, eux aussi, sont à la recherche des meilleurs talents afin de remplacer les milliers de travailleurs qui prendront leur retraite au cours de la prochaine décennie.En effet, le Conseil du Trésor doit sous peu rendre public son plan d\u2019action en matière de renouvellement et de rajeunissement de son effectif.Ce plan d\u2019action se fait attendre compte tenu qu\u2019un comité mis sur pied en juin 2001 par l\u2019ex-président du Conseil du Trésor, Sylvain Simard, a déposé depuis déjà bientôt neuf mois pas moins de 28 recommandations \u2014 dont plusieurs s\u2019inspirent d\u2019initiatives mises de l\u2019avant par le fédéral \u2014 visant à permettre à l\u2019État de se préparer au départ massif à la retraite de 21000 fonctionnaires \u2014 soit 40% de l\u2019effectif \u2014 d\u2019ici 2010.Directrice du service de placement de l\u2019Université Laval, Micheline Grenier reconnaît que depuis un peu plus de deux ans, le gouvernement québécois a fait un « effort considérable» pour accroître sa présence sur le campus.Un partenariat semblable à celui développé au fil des ans avec le gouvernement canadien s\u2019installe maintenant entre Québec et le service de placement de l\u2019Université Laval, se réjouit-elle.Alors qu\u2019une véritable « course aux talents» est engagée entre les employeurs des secteurs privé et public pour embaucher les meilleurs diplômés, M'®' Grenier explique que les gouvernements ne se limitent plus à tenir des concours ponctuels une ou deux fois par année.Ils tiennent maintenant, notamment dans le cas du fédéral, une campagne de recrutement quasi permanente et s\u2019efforcent de plus en plus de faire la promotion de l\u2019éventail de carrières proposées aux étudiants et des défis professionnels propres aux administrations publiques.«Ce qui est nouveau, c\u2019est l\u2019intensité avec laquelle les deux paliers de gouvernement recrutent des jeunes universitaires.Ils n\u2019ont pas le choix s\u2019ils veulent rivaliser avec (^rtaines entreprises privées qui se pointent sur le campus jusqu\u2019à huit fois par année et qui s\u2019intéressent non plus seulement qu\u2019aux finissants, mais aussi aux jeunes qui entreprennent leur première année universitaire ».Selon la directrice du service de placement, deux défis importants se dressent devant les administrations publiques.Elles doivent d\u2019abord développer un « pouvoir d\u2019attraction » pour réussir à séduire une clientèle qui n\u2019a pas toujours une haute opinion des administrations gouvernementales et elles doivent en arriver à réduire la lourdeur et la longueur des processus de recrutement.« Aujourd\u2019hui, un diplômé, bombardé d\u2019offres d\u2019emploi plus alléchantes les unes que les autres, n\u2019attendra pas sept ou huit mois la réponse d\u2019un ministère à sa demande d\u2019emploi.Il choisira alors l\u2019entreprise privée qui, elle, n\u2019aura pris qu\u2019une quinzaine de jours pour rendre sa décision », prévient Micheline Grenier.?Des pâturages plus verts F^ge A5 f LA SANTÉ DE VOS OS EST IMPORTANTE ! Vous êtes une femme âgée de 55 à 8o ans et vous êtes ménopausée depuis 5 ans \u2022\tvous ne recevez pas de traitement contre l'ostéoporose ; \u2022\tvous ne prenez pas d'hormones.Vous pourriez participer à un projet de recherche, d'une durée (ie 2 ans, portant sur le traitement de l'ostéoporose mené par une équipe expérimentée dans le domaine, sous la supervision du Dr Jacques Brown.Si vous êtes admissible, vous recevrez gratuitement le médicament à l'étude (prise orale quotidienne vs prise orale mensuelle) ainsi que des suppléments de calcium et de vitamine D.Ce projet a été approuvé par le comité d'éthique de la recherche clinique du CHUL du CHUQ (52.05.03).Pour plus d\u2019information communiquez avec Le groupe de recherche sur les maladies osseuses avec le Dr Jacques Brown.Téléphone:\t^ (418)990-0751 (entouttemp*) rr i 1\t1 I 1 i| 1\tI -Jteûiinre ir, \u2022 2 i^4i495$ ^ J.\t-,-Wléécilt \u2022 COHSÜITATIOII eiüTOÎTI Audrey BéUremu, d.iL Jeam-Gmy BéUeemm, dd.DCn\\/C AI I T U./ SINTtfloiOaiITlt \u2022 (Muhn: MH(52 »!> IpifcÉi; lll-îm 30305323233132 fa- ui, es er n- SEPTEMBRE SOLEIL RENOUVELLEMENT DE LA FONCTION PUBLIQUE Les pâturages sont plus verts à Ottawa Gilbert GLeduc(§ lesoleil.com «Quand tu mets les pieds dans la fonction publique fédérale, tu te sens vTaiment désiré.Les autorités veillent à ton développement.Ils font tout en leur possible pour que tu fasses carrière longtemps dans l'administration ».Jeune économiste au bureau du Conseil privé, .Antoine Brunelle-Côté voulait, lui aussi, travailler pour le gouvernement québécois.Faute de postes disponibles à Québec sa ville d\u2019origine \u2014 il a répondu à l'appel de l'administration publique fédérale.Il ne le regrette pas.Aujourd\u2019hui, curieusement, il ne pourrait pas joindre les rangs de la fonction publique de son Québec natal.Résidant d Ottawa depuis trois ans, il ne répond plus aux conditions d'admission des concours publics de recrutement car il n\u2019est plus considéré comme un Québécois.Une situation qu\u2019il juge regrettable puisque ses collègues de travail qui proviennent de Terre-Neuve, du Manitoba ou de la Colombie-Britannique n'auront pas ce bâton dans les roues s\u2019ils décidaient, un jour, de proposer leurs talents et leur expérience à leur province d\u2019origine.De plus, s\u2019ils ont obtenu un diplôme d\u2019études d\u2019un établissement d\u2019enseignement d\u2019une autre province que celle pour laquelle il postule un emploi, ils n\u2019auront pas à débourser 105$ pour obtenir une reconnaissance de leur diplôme.Au Québec, le ministère des Relations avec les citoyens et de l\u2019Immigration fait payer 105$ aux Québécois qui postulent pour un emploi au sein de la fonction publique et qui ont obtenu \u2014 comme Antoine Brunelle-Côté qui détient une maîtrise d\u2019une université ontarienne\u2014un diplôme d\u2019études à l\u2019extérieur du Québec.Les écarts salariaux peuvent atteindre L\u2019ARGENT FAIT LE BONHEUR.S\u2019il n\u2019y a pas que l\u2019argent dans la vie, l\u2019obtention d\u2019une rémunération plus élevée dans une organisation plutôt que dans une autre pour un travail similaire constitue un facteur non négligeable pour attirer les meilleurs candidats.Au chapitre des salaires, Ottawa dame le pion à Québec.En revanche, les fonctionnaires québécois ont une semaine de travail de 35 heures comparativement à 37,5 heures au fédéral.De plus, la fonction publique québécoise accorde une semaine de vacances de plus à ses recrues.Dans le mémoire présenté le printemps dernier au secrétaire d\u2019État au Renouvellement de la fonction publique, Stéphane Bédard, Force Jeunesse a fait ressortir qu\u2019un économiste touchera 42655$ à sa première année au gouvernement fédéral, soit 6000$ de plus qu\u2019il en aurait encaissé à l\u2019est de la rivière des Outaouais.Dans le cas d\u2019un ingénieur (42388$), la différence est de 8000$.Selon Force Jeunesse, l\u2019écart ne cesse de s\u2019accentuer au fil de la progression des fédéraux dans leur échelle salariale.À Ottawa, les plafonds salariaux des adjoints administratifs, des ingénieurs et des économistes sont respectivement de 79983$, de 90259$ et de 102243$ alors qu\u2019au Québec, le « top » de l\u2019échelle salariale de ces trois catégories d\u2019emploi sont respectivement de 61250$, de 62578$ et de 64142$.Antoine Brunelle-Côté signale que les nombreux programmes de formation mis de l\u2019avant par la Commission de la fonction publique du Canada permettent aux jeunes fonctionnaires d\u2019envisager des perspectives de carrière stimulantes et de progresser rapidement dans la hiérarchie gouvernementale fédérale.Il fait notamment allusion au Programme de formation accélérée pour les économistes, dont il est l\u2019un des ambassadeurs.Durant une période de deux ans, les candidats font des stages de six mois au sein de différents ministères, dont quelques dizaines de milliers de dollars tvux des Finances, du Const»il du Trésor et au Conseil prb-é, au cours desquels ils sont plai^ au cœur des decisions.À la fin des stages, ils obtiendront un poste d\u2019économiste de niveau intermédiaire et leur salaire sera alors équivalent à celui d\u2019un cadre de la fonction publique québécoise.De plus, indique M.Brunelle-Côté, des rwrues obtiennent des budgets de formation allant de 1000$ à 3000$ par année pour s\u2019inscrire à des activités complémentaires de formation.Il ne faut pas oublier, non plus, la prime au bilinguisme de 800$ par année.La Commissaire aux langues officielles.Dv ane .Adam, a récemment recommandé au gouvernement d\u2019alxvlir cette prime puisque le bilinguisme fait maintenant partie des compétences de base.Dans les 28 recommandations soumises au Conseil du Trésor en décembre dernier, le Comité de travail sur l\u2019intégration des jeunes à la fonction publique québécoise suggérait une série de mesures visant le recrutement et la formation de la relève : programme de développement de plan de carrière pour les individus reconnus comme ayant un haut potentiel ; programmes de relève en gestion pour les nouveaux diplômés et pour les fonctionnaires ; mesures e.x-ceptionnelles de perfectionnement pour des professionnels à haut potentiel, programme de mentorat applicable dès l\u2019entrée en fonction de tout nouveau fonctionnaire à un emploi régulier.Par ailleurs, le comité recommande que le gouvernement reconnaisse au point de vue monétaire la scolarité et l\u2019expérience professionnelle acquises avant l\u2019entrée en fonction au sein de la fonction publique.Dans l\u2019espoir de donner une chance aux finissants des collèges et des universités, le gouvernement a multiplié, au cours des dernières années, le nombre de concours publics de recrutement n\u2019exigeant pratiquement aucune année d\u2019expérience.En fait, depuis 1998, près de la moitié des concours publics de recrutement tenus par le gouvernement québécois requéraient des conditions minimales d\u2019admission.Par le fait même, l\u2019État ne reconnaît ni la scolarité, ni l\u2019expérience de travail acquise pour les candidats possédant un bagage supérieur aux conditions minimales d\u2019admission demandées.Ils doivent donc, comme les jeunes finissants peu expérimentés ou moins scolarisés, débuter au bas de l\u2019échelle salariale.En voulant donner une chance aux jeunes, le Québec se tire en même temps dans le pied puisque des candidats hautement qualifiés lèveront le nez sur les concours aux conditions minimales d\u2019admission et choisiront d\u2019aller travailler dans une organisation qui reconnaîtra la pleine valeur de leur scolarité et de leur expérience, estiment plusieurs observateurs contactés par LE SOLEIL.Force Jeunesse a évalué qu\u2019une recrue détenant une maîtrise en sociologie acceptant un poste d\u2019agent de planification socio-économique dans la fonction publique québécoise verrait son salaire amputé de 2625$ par rapport à celui qui lui serait offert si toute sa scolarité était reconnue.Le Comité de travail sur l\u2019intégration des jeunes à la fonction publique a reconnu, dans son rapport, «que l\u2019absence de reconnaissance concrète de la scolarité et de l\u2019expérience de travail lors de l\u2019embauche entraîne deux conséquences importantes : elle constitue un frein aux mesures d\u2019attraction et de rétention et elle prive la fonction publique de personnes compétentes ».AKCNIVfS If SOLIIl La ministre fédérale de la Santé, .Anne McLellan, sera l\u2019hôte, arec son ris-à-ris albertain Gary Mar, de cette rencontre annuelle.REUNION MINISTRES SANTE La prévention des erreurs médicales au menu Harri.noto.n Presse cauadieuue CALGARY \u2014 La situation des soins infirmiers et l\u2019établissement d\u2019un institut national afin de prévenir les erreurs médicales fatales figurent à l\u2019ordre du jour de la réunion de deux jours des ministres de la Santé du pays qui se déroulera cette semaine à Banff, en Alberta.Les hôtes de la rencontre annuelle, la ministre fédérale de la Santé, Anne McLellan, et son homologue albertain, Gary Mar, sont persuadés qu\u2019il est possible d\u2019éviter plusieurs des erreurs médicales qui entraînent chaque année la mort de plusieurs patients au Canada.Même si les provinces diffèrent au chapitre des soins offerts, l\u2019erreur médicale transcende les frontières des provinces, c\u2019est quelque chose que nous partageons tous, a souligné la ministre McLellan.La proposition envisagée a pour objet la mise sur pied d\u2019un institut national de la sécurité des patients, qui serait chargé de recenser les erreurs médicales, d\u2019éduquer les travailleurs de la santé et de doter le système de mesures de prévention des erreurs.Ainsi, on pourrait constater qu\u2019un médicament donné a été injecté par erreur à plusieurs patients au pays, parce que son nom ressemble à celui d\u2019un autre médicament.Les hôpitaux pourraient résoudre ce problème en étiquetant différemment le médicament ayant donné lieu â la confusion, ou en exigeant que son appellation soit modifiée.Le projet d\u2019institut a été suggi'ré par un groupt>d\u2019expeut-être qu\u2019elle a foncé dans la vitrine parce qu\u2019elle a été victime d\u2019un malaise », a avancé le capitaine Boudreau.E.F.Bonne saison ¦\tSAINT-GEORGES \u2014 La Maison de l\u2019Office de tourisme et congrès de Beauce a noté une hausse d\u2019achalandage significative de 29%, en juillet.En 2001, près de 3850 visiteurs s\u2019étaient arrêtés au bureau d'information touristique ; il y en a eu 5385 cette année, avec une hausse de 5% des visiteurs en provenance des États-Unis.Toutefois, les touristes se présenteint au bureau d\u2019information à Saint-Georges proviennent à 47% de ta région de Chau-dière-Appalaches, qui visitent ce secteur à raison de M%, alors que 14% d\u2019entre eux privilégient la région de Québec comme destination.Selon les données recueillies, le voyageur type voyage en couple à 48%, et en famille à 35%.La moitié de ces touristes sont âgés de 36 à 45 ans.Ils sont excursionnistes, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils voyagent moins de 24 heures sans devoir coucher en ré0on.à 40%.Les activités recherchées sont les musées, les parcs et les jardins.L.D.Succès de la peinture sur bois ¦\tSAINT-GEORGES \u2014 Le succès du premier cahier de patrons de peinture sur bols distribué principalement au Canada et aux États-Unis étant garant de nouvelles Initiath\u2019es, l\u2019artiste beauceronne France Quirion publie deux ouvrages intitulés L'Auberge du Coq au Vin et T?ie Christmas Collection.Tirés à 10 000 exemplaires, les cahiers sont disponibles dans dh'ers commerces spécialisés et dans le site www.ate-lierdulac.ca.Vu la concentration du marché, les publications sont réalisées dans la langue de Shakespeare.I>a traduction.sur feuilles photocopiées, est disponible sur demande.L.D.\t^ Valeur ajoutée, prix diminué Pour un temps limité, 3 mois de temps d'antenne local illimité'.0$* [ NOKIA 8390 |99$ apréioMt' PMXDELA 3CAS**' CONCUMENa 33U 0$* MOTOSOIA 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yicroHAViu 496, boul det BoitOrencs 6ud (819) 7660840 ^ROGERS- ^4 6.LAUnTttl£CTKM0UI 1007, rue Fontamt 6ain(-j*er)-Oiryio(tam* (418) 8390328 HKBABO 667, tue des trUSti CeFHdrf* Medeteine (819) 379-2223 COMMUNKMn» STKIKCOM 99, boul det BoivOrena Sud VlctonevUI* (819)762-6935 HMtMRG.856, boul 84gir> SeiTTt-AracIme (418) 886-9331 HQvam 3715, bout Harvey Ianqui4r* (418)6424996 XlSn de IRX* nnlt d* wnpt ammn toem RtuM IvURil* lumu'iu 30 msirtn 2002 nokahemem) appicaWe aia catMna torMk mUtmm \u2019SsftcUM à toute nouvata mmm d* dM ant pour M lodMa dt 201 ou plut partraplS)r6*cr6dlpoMUd*S08pourltNaMaa3e0t(d*75 8po>altMalareliV10l ttT193 Ce oédi ter» eppiqu4 M oompl* d* rabonriÉ «a f6cit|ieor diaie preuve dtolw Lee deux numdtot de ttUphone dolveni provenv de le même proveioe '*Selan rntamieaon pubequi dNponM en deie du 30 MM 2002 ttf tr ebonnemeni meneuel OPree vetRXee luequ\u2019au 30 teptenere 2002 nduttvemem.PM tuM* 6 (hengwrnm ter» prtev» Lee ta» deoote eu eyMime el eu tervtoe durgenoe 9tl.Ne MM dmttnabeai el de (MpMoemeni Me Pea t4e eue cendoee eddeanneie en opion.» mmeQirli texte Mdur«e 8 ruHecion.aMtl que Me Mae\teeeocMee 4 oee HWSMATWtft MBMB HC eervfoeeierenUgeamenttKluae per moa.peur cheque M4phcine \u2019¦Tfogete CommurapeSone ne LMeé toue aoenoe \u201cATaTOorp UWé aoue ipenoe 4760, boU Hemel (41«\"^7022 LE SOLEIL LA CAPITALE ET SES REGIONS Le mardi 3 SEPTEMBRE 2002 5EcoMRfB FIERTE GAIE LE SOLEIL JEAN MASIE VILLENEUVE Quelques personnes semblaient toqjours éprouver des difficultés à accepter l\u2019homosexualité.Certaines ont d\u2019ailleurs écrit le fond de leur pensée sur de grands écriteaux.Ces gens ne formaient cependant qu\u2019une petite minorité parmi la foule présente.Un défilé modeste, mais réussi Nicolas Houle ni sire des Resseurces naturelles du Québec N Ho uleÇi lesoleil.com ¦ Le premier défilé de la fierté gaie à Québec avait bien peu à voir avec son homonyme montréalais.Sobre et modeste avec sa quinzaine de chars allégoriques et de voitures, l\u2019événement a tout de même attiré 30000 curieux et sympathisants.Comme il avait été annoncé la semaine dernière, la parade qui s\u2019est déplacée de la rue Dorchester à l\u2019autoroute Dufferin, en passant par la côte d\u2019Abraham, a été animée, joyeuse et sans excès.Rares étalent les travestis, les manifestants bardés de cuir ou les marcheurs légèrement vêtus.« J\u2019ai rencontré tous les groupes et les associations avant le défilé et il était très clair que quiconque ferait de l\u2019exhibition serait expulsé, explique l\u2019organisateur André Michaud.On ne voulait pas des débordements comme il y a eu à Montréal, car ça détruit les réputations et ça nous aurait fait perdre la moitié de nos marcheurs.» Le défilé, qui a duré à peine un peu plus d\u2019une heure, comptait quelques centaines de personnes, dont la ministre du Travail et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais.« J'appuie ce type de manifestation, afflrme-t-elle.Ce qui est important, c\u2019est de souligner les 25 ans de l\u2019adoption, dans la Charte des droits et libertés, de l\u2019interdiction de la discrimination selon l\u2019orientation sexuelle et de célébrer la récente loi instituant l\u2019union civile.» La députée libérale de Mercier, Nathalie Rochefort, a également pris part aux festivités.Dansant et saluant le public debout, à bord d\u2019un petit jeep à reffi0e de son parti, la jeune politicienne semblait déjà en campagne électorale.« C\u2019est la première parade du genre à Québec et c\u2019est important, car elle envoie le message que l\u2019on peut être La ministre du Travail et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, s\u2019est Jointe au défilé.LE SOLEIL JEAN MARIE VILLENEUVE gai ou lesbienne partout dans la province, pas seulement à Montréal, soutient-elle.On a fait un grand bout de chemin du côté politique, mais on doit continuer de combattre l\u2019homo-phobie sur le terrain, en particulier dans les écoles.» Selon plusieurs gais et lesbiennes interrogés par LE SOLEIL, il resterait en effet passablement à faire pour qu\u2019ils se sentent respectés et ne soient plus victimes de discrimination.Ce n\u2019est sans doute pas un hasard si bon nombre d\u2019homosexuels ont préféré assister à la parade plutôt que d\u2019y participer activement.« Je connais bien des gens qui ont fui la ville pour ne pas être associés au défilé, raconte Bruno, qui était de la marche.Mais le défilé est peut-être la meilleure façon de sortir du placard et de démontrer que nous sommes des gens comme les autres.» Pour certains citoyens, il semblait encore difficile d\u2019accepter l\u2019homosexualité.Une femme s\u2019est même promenée avec une pancarte où il était écrit que l\u2019union entre même sexe allait contre la nature humaine.Ces gens étaient cependant très minoritaires et, du reste, la foule s\u2019est faite des plus chaleureuses, encourageant à renfort de cris et d\u2019applaudissements ceux qui participaient à la parade.«On n\u2019est pas là nécessairement pour soutenir la cause, mais on n\u2019est pas là pour l\u2019écraser, indique Jean-Guy.On a des connaissances qui sont gaies et je trouve que ça prend du courage de s\u2019afficher comme ça.» Les septièmes festivités de Fierté Québec se sont terminées dimanche soir.Le président de l\u2019organisme, André Gagnon, s\u2019est dit satisfait et très optimiste quant au retour du défilé l\u2019an prochain.TOUTE UNE AVENTURE! Les grands moments qui ont marqué la grande aventure de notre télévision à travers les réflexions, les confidences, les témoignages de ceux et celles qui l'ont faite et qui l'ont vécue.En trois volets : ce soir, demain et jeudi 50 ans La Grande aventure de la télévision Cesoir19h30 Mercredi et jeudi 20 h , Animateur : BeriTf rd Derome - 4Réalisateur-coordonnateur : Jean-Rrançois Woods - www.radio-can^da.ca/50 Le mardi 3 SEPTEMBRE 2002 LE SOLEIL ÉTATS-UNIS Croisade contre la présence de rÉglise dans l\u2019État Un Californien athée exige l\u2019abolition des aumôniers parlementaires WASHINGTON, (AFP) \u201411 en a marre de voir et d\u2019entendre Dieu partout, à l\u2019école, dans les tribunaux, sur les billets de banque et dans les cérémonies officielles.Michael Newdow a décidé de partir en croisade contre le déisme à tout va de la démocratie américaine.Apôtre autodéclaré de la séparation de l\u2019É^ise et de l\u2019État, ce libre penseur athée californien \\ient de jeter son dernier pavé dans la mare pieuse, en portant plainte contre le Congrès des États-Unis pour obtenir que soit mis fin aux fonctions des aumôniers parlementaires payés par les deniers publics.« C\u2019est une croisade, un combat pour les droits civiques.Lorsque la religion se mêle à l\u2019État, ce n\u2019est pas bon », explique ce médecin et avocat de 49 ans.Dans sa plainte récemment déposée devant le tribunal fédéral de Washington, il affirme qu\u2019il est inconstitutionnel pour des aumôniers chrétiens payés par les deniers publics (jusqu\u2019à 148500 dollars par an) de dire quotidiennement la prière à l\u2019ouverture des débats du Congrès.Son action en justice se fonde sur la « clause d\u2019établissement » énoncée au premier amendement de la Constitution américaine.« Le Congrès ne fera aucune loi concernant l\u2019établissement d\u2019une religion ou qui en interdit le libre exercice (.) ».« Nous avons cette clause qui dit que le Congrès ne peut légiférer pour établir une religion.Aucune loi veut dire aucune loi.Or, il me semble qu\u2019une loi qui place des aumôniers au Congrès me semble être une loi concernant l\u2019établissement d\u2019une religion.11 est temps que cela change», commente d\u2019un ton calme Michael Newdow.Lorsqu\u2019on lui demande son âge, il répond: «J\u2019ai 49 ans.Bientôt l\u2019âge de mourir!».Une manière d\u2019évoquer sans doute les nombreuses menaces de mort anonymes reçues sur son répondeur.«Tu seras puni.Crains pour ta vie », disait l\u2019une d\u2019entre el les.« Ici, c\u2019est Dieu, je suis très en colère après toi», affirme une autre.Car, dans un pays où la religion est synonyme de patriotisme, où 95% des citoyens affirment croire en Dieu, sans parler des 36% d\u2019entre eux qui disent avoir vécu ou avoir été témoins d\u2019un « miracle », Newdow fait plutôt figure de danger public.11 faut dire que ce dernier n\u2019en est pas à sa première provocation.11 s\u2019étalt déjà rendu célèbre au printemi» en obtenant d\u2019une cour d\u2019appel un arrêt jugeant inconstitutionnel le serment d\u2019allégeance à la république que récitent chaque matin des millions d écoliers la main sur le cœur, parce qu\u2019il contient une référence à Dieu.Le jugement avait provoqué un tollé dans tout le pays, allant même jusqu à faire sortir de ses gonds un George W.Bush scandalisé.«Nous recevons nos droits de Dieu comme le proclame la Déclaration d\u2019indépendance », avait professé le président, en réaffirmant sa foi dans le «Tout-Puissant».Depuis, Newdow est devenu la nouvelle bête noire de la droite chrétienne fondamentaliste américaine qui le voue aux gémonies.Le représentant de cette dernière aux plus hauts sommets de 1 État, 1 Attorney general (ministre de la Justice) John Ashcroft, est monté au créneau pour dénoncer un jugement «directement contraire à des « siècles de traditions américaines ».C\u2019était sans doute oublier que le arment.écrit en 1892 par le père baptiste Francis Bellamy à l\u2019occasion du 40(r m-niversaire de la découverte de 1 Amérique par Christophe Colomb, ne comportait aucune mention religieuse.La mention « une nation sous Dieu » ne fut ajoutée par le Congrès qu en 1954 sous la présidence d\u2019Eisenhower, en pleine guerre froide contre 1 empire soviétique et son athéisme officiel.Divorcé et père d\u2019une petite fille de cinq ans, Michael Newdow se défend d\u2019être «contre la religion».Ce qu\u2019il veut, c\u2019est simplement la faire sortir de l\u2019espace public et la remettre à sa place, dans la sphère privée.Avec une douîwiine d\u2019autres plaintes en préparation, son prochain combat est de faire supprimer la dev ise « In God We Trust » (Nous avons foi en Dieu) qui figure sur tous Ijes billets de banque.Record de sécheresse battu en août à Québec TYois personnes électroeutées (PC) \u2014 Un record de sécheresse a été battu en août à Québec qui a vu tomber seulement 10,7 mm de pluie.Le record précédent (15,4 mm) datait d\u2019un demi-siècle.Un record d\u2019ensoleillement a été battu à Montréal pendant la même période et le mois a été très sec.11 y a eu 299,5 heures d\u2019ensoleillement, alors que la marque à battre était de 296 heures, établie en 1995.\\oût a été beau, chaud et sec.11 est tombé 11 millimètres de pluie, alors que la normale est de 100 mm.11 s\u2019agit du deuxième mois d\u2019août le plus sec depuis le début des relevés météorologiques.Le record de 1957, de 0.6 millimètre, est presque impossible à battre.INCE-MMES DE Ft)RÊTS De façon generale, tout l\u2019éte 2002 a été particulièrement chaud et sec.En juillet, la température moyenne s\u2019est elevée à 22.1C*.alors que la normale est de 20.8 C*.L\u2019absence de pluie a provoqué d\u2019importants ini'endies de forêts, notamment à la baie James; 252907 hectares ont été affectes cet été, 10 fois plus que la moyenne de 26959 luxtares.L\u2019absence de pluie, depuis le printemps.a fortement contrasté avec les mois de mai et juin, qui ont été anormalement frt)ids, nuaf^'ux et pluvieux.I NK).\\TKÉ.\\1.\u2014Trois pers«mnt\u2018s ont ete electnK'uttvs hier matm lorsqu\u2019une fillette de st\u2018pt ans s\u2019t*st apprvH*hée de fils eh'ctriqui's avec une pt*n*he en aluminium pour récupérer st»n oist*au dœ mestique à rexterk*ur d\u2019un lo^'ment du quartier Côtt\u2018-des-Neij^\u2018s.à Montreal.l,a pt\u2018rche que tenait la jeune filk' du haut de son baktm n\u2019a jamais tiHiche It's fils d Hydn)-Qui>Uv, mais le t*hamp magnétique que degagi* la ligne de 14 400 volts a tout de même atteint le bâton d\u2019alumimium.l-a dechargi* a i^ause dt's brûlures au deuxième degr»' sur plus de 60S paget\u2018 via la rarnpt* de metal du balcon sur k*quel elles s\u2019appuyaient.La femme de 40 ans a egalement subi des brûlures au deuxième degr*\u2018 sur plus de 6t) S de son wrps tandis que sa fille a quant à elle été brûlée aux mollets st'ulement.U\u2018s tmls victimes se trou-vi*nt dans un état stable rt on ne craint pas pcmr k*ur vk*.(K') 'ABRICVILLEs Ses opinions lui attirent nombre de menaces de mort TTTTx:i::tTT 111 xxTi::t:i:nxx.xxi:x membres sevj^' dubeliw École de danse sociale r^Jun-PaulUbrk SOIRÉE DANSANTE fl tDB ks SflMdb.SJfBxJK-ZBBKL 8K9E.Professeurs diplômés Cours débutant semaine du 8 septembre 2002 S'adresse â clientèle de tout âge, débutant ou avancé_ 141, Seigneuriale, Beauport \u2022 Tél.; 661 -6925 Coi/ectlôn /itiveh lùô3 BjAlSlLlElR Boiiî'qiie Place Ste-Foy 656*9141 / 30 ans d'expenence / 9 conseillères en mode / 2 couturières à votre service !SS!S!c&jtwe^ uMmmPw m et MER- les 3 et 4 »pt seulcmEnt.AUGMENTEZ VOS VENTES Vente stratégique'^\" Gérance de vente -\t( .onihiiv I.) -\tKc|WHHlri' .uiv ohji'iiions -Qu^ililicr >s pri\\ -\tPn>s|H'rti r siiiics -\t.iMT .iplonil) -\tDi-M'loppcr iiiR' .Ulididc Duree : 2 jours Quebec : 26-27 sept /14-15 nov Montreal : 12-13 sept / 3-4 oct -\tkiTfiiti'i dis |;.i!;ti.iiits\tI -\tI iitr.iiiii'f \\nirt' piiMiniii'l -1 x.iliiiT leur periltiitt.ini'i' -\tMiiliiei Mitre eipiipe -\tI \\ereer 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le long de la rivière Matapédia Il faut protéger l\u2019aspect d\u2019une rivière à saumons reconnue mondialement, plaide le maire d\u2019Amqui, Gaétan Ruest Gilles Gagné Collaboration spéciale ¦ AMQUI \u2014 Le maire d\u2019Amqui, Gaétan Ruest, souhaite la création d\u2019un parc national le long de la rivière Matapédia sur sa section aval, celle qui a gardé son aspect le plus naturel, afin d\u2019en protéger la beauté et de constituer une attraction touristique majeure.Ce parc national, à créer par le gouvernement québécois selon lui, contribuerait également à l\u2019atteinte des objectifs de la Stratégie nationale visant à accroître la superficie d\u2019aires protégées, qui devrait atteindre 8% du territoire du Québec d\u2019ici 2005.M.Ruest croit que la quarantaine de kilomètres séparant Sainte-Florence du village de Matapédia serait 1 endroit idéal pour implanter un parc national.Ce corridor est sillonné par la rivière Matapédia, par la route 132 et par la voie ferrée du Chemin de fer de la Matapédia et du golfe.« Il faut protéger ce corridor en fonction d une approche de développement durable.Déjà, les flancs des montagnes commencent à porter les traces de l\u2019exploitation forestière.On entend des gens dire que leurs terres sont prêtes pour la récolte.Il faut pourtant protéger l\u2019aspect visuel d\u2019une rivière à saumons, la Matapédia, reconnue mondialement », précise Gaétan Ruest.AVEC LE SOMMET DE LA TERRE Il lance l\u2019idée pendant le Sommet de la Terre de Johannesbourg, en Afrique du Sud, pour profiter de la sensibilisation aux valeurs environnementales découlant de cette grande réunion.Il veut aussi éveiller l\u2019État québécois à la nécessité de ¦\u2022is protéger des aires qui sont proches des zones habitées.\t, « Il serait navrant que le gouvernement du Quebec se donne bonne conscience en protégeant des territoires nordiques accessibles seulement par une poignée de citoyens privilégiés, alors que la vallée de la rivière Matapédia est un lieu de passage très fréquenté par les gens se rendant au Nouveau-Brunswick et plus loin en Gas pésie », précise le maire d\u2019Amqui.Les coûts d\u2019implantation du « parc national de la Matapédia» seraient modestes, ajoutât-il, parce que plusieurs services liés au tourisme sont déjà établis de part et d\u2019autre de la zone visée, que ce soit dans la MRC de la Matapédia, de Sainte-Florence vers l\u2019est, ou dans la MRC d\u2019Avignon, du secteur des Plateaux vers l\u2019est.«C\u2019est en plus accessible par route et par chemin de fer.Le Sentier international des Appalaches y passe, et la Route verte s\u2019en vient.Il y a une zone habitée à Routhierville, où la présence humaine doit demeurer.Le parc pourrait devenir un élément fort du circuit touristique gaspésien, avec le parc Forillon et le parc de la Gaspé-sie», assure M.Ruest.Une partie appréciable de terrains privés couvre la zone identifiée pour créer un parc national, et le maire d\u2019Amqui n\u2019a pas évalué le coût d\u2019achat de ces terrains, un calcul difficile à établir à ce stade.Gaétan Ruest souhaiterait que la pêche au saumon continue dans l\u2019éventuel parc, mais ne voit pas comment la chasse pourrait y être intégi^.Il rappelle que la bande protégée serait relativement mince, mais qu\u2019elle devrait être élargie à proximité des belvédères, pour ne pas offrir aux visiteurs une vue sur des surfaces dont le couvert forestier a été exploité.Il croit que la création du parc est envisageable dans un horizon de huit ans.Collaboration spéciale ¦ NOTRE-DAMK-DU-LAC \u2014 C\u2019est à une rencontre à « sens unique », en l\u2019absence des dirigeants de Viandes du Breton, que vont assister aujourd\u2019hui à Québec les responsables du comité de relance de 1 usine de Viandes du Breton de Notre-Dame-du-Lac.La réunion aura lieu au bureau du premier ministre Bernard Landry avec le conseiller spécial affecté à ce dossier, Denis Hardy.Vincent Breton, directeur général de Viandes du Breton, est au .Japon pour rassurer des clients.Le président de la compagnie, Lucien Breton, n y sera pas non plus.Une sorte de dialogue de sourds sans qu on ne puisse voir, du moins actuellement, de lumière au bout du tunnel.« Personne de la famille Breton n\u2019ira à cette réunion.La famille Breton a été très claire samedi soir après la rencontre avec les employés.La décision est finale.Il est trop tard.On nous a expliqué ce qu\u2019il y avait dans l\u2019offre.11 n\u2019y a rien de neuf et il n\u2019y aura pas de revirement de situation », a répété hier Luc Ouellet, du cabinet de relations publiques National, pour la compagnie Viandes du Breton.Les membres de la famille du Breton ont aussi refusé de participer à des séances de travail en fin de semaine à la suite du dépôt d une offre gouvernementale du 29 août remise sur la table deux jours plus tard.« Je ne m\u2019attends pas à ce que les dirigeants du Breton soient présents.Mais si Viandes du Breton voulait rmEnstruire à Notrt\u2018-Dame-du-Lac, ils ont toutes les cartes en mains pour le faire.Sinon, c\u2019est qu\u2019il y a plus que ça comme enjeu », a précisé Richard Thibault, porte-parole du comité de rtdance.Le contenu de l\u2019offre gouvernementale qui sera rendue publique cet après-midi ferait, entn' autres, mention, de crédits d\u2019impôt et d un prêt du gouvernement.DES FILS À ATTACHER À RmènMiu-lA)up, la situation risque toutefois de se compliquer pour Mandes du Breton, puisque le ministère de l\u2019Environnement du QuébtH* n\u2019a pas émis de t*ertificat d\u2019exploitation à 1 entrt*-prise dont les activités industrielles côtoieront un quartier résidentiel.La disponibilité d\u2019eau potable pourrait aussi causer problème à Rivlèn*-du-Loup puisque que la nouvelle sourct' d\u2019approvisionnement de Saint-Modeste, près de Rivièrt\u2018-du-lA)up, ne livre pas les quantités d\u2019eau anticipées par les études.Une assemblée des travailleurs syndiqués doit aussi discuter du pacte social d\u2019une durée de 10 ans, non encore signé avec la compagnie.La remise en question de cette entente semble peu probable, si l\u2019on s\u2019en tient aux propos du président du syndicat, Joël Dubé.Les travaux de construction de l\u2019usine doivent débuter d\u2019ici peu dans le parc industriel de Rl-vière-du-Loup pour une livraison des installations en mai 2003.IX'puis l\u2019annonce, jeudi, que Viandes du Breton allait reconstruire l\u2019usine à Rivlère-du-Loup, la situation à Notre-Dame-du-Lac est passée de l\u2019agitation, avec le blocagi» de la route 185, à la négociation, avenue qui semble apparemment vouée à l\u2019échec.Du Breton a tout ce qu\u2019il faut pour rester à Notre-Dame; s'il ne le fait pas, c*est qu'l y a d'autres enjeux, croit le comité de relance Le maire Gaétan Ruest TOURISME AU BAS-SAINT-LAURENT Un projet visant à allonger la saison dort à Ottawa Marc Larouche Le 17® Festi Jazz de RimousM bien servi par une belle fin d\u2019été Carl Thériault Collaboration spéciale RIMOUSKI \u2014 La danse et le beau temps étaient au rendez-vous du 17' Ftesti Jazz international ^ Rimouski devenu plus que jamais cette année une grande manifestation populaire qui a omi né les nuits rimouskoises de jeudi à dunanche.Dorothée Berryman a su dès jeudi donner le ton à l\u2019ouverture de l\u2019événement, avec son charme, sa voix et sa présence 8cène_ Les artistes qui se sont produits à la Place Telu Québec et sur la scène Musique du monde ont pris la relève sur la vaste piste de danse du pavillon pol^alent du centre-ville, au grand plaisir du public, qui a apprécié cette initiative des organisateurs.Une prestation extraordinaire du Holly Cole Trio a charmé l\u2019auditoire déjà conquis par cette artiste.Len-semble à cordes de l\u2019Orchestre symphonique de l\u2019Estuaire, dirigé par Pierre Mongraln, s\u2019harmonisait parfaitement à la musicalité de ce grou^.\t.Un été qui se prolonge, presque inespéré en cette fin du mois d\u2019août dans 1 estua^e du Saint-Laurent, est venu ajouter au succès de cette présentation.\t, Les organisateurs du Ftesti Jazz sonant déjàA une troisième place publique souhaite ouvrir une nouvelle scène jwur offrir du jazz québécois, cabaret de la scène de Mimi- que du monde, deux des trois soirées affichaient complet », a relevé André Pérusse, directeur général du Ftesti Jazz.Il est toutefois trop tôt pour qualifier ce 17' Ftesti Jazz du plus important depuis sa création.Il faudra attendre la compilation finale de l\u2019achalandage qui, ainsi qu\u2019un sondage, sera disponible d\u2019ici la fin du mois.NOS VOISINS APPRÉCIENT L\u2019objectif que s\u2019est donné le Festi Jazz, ces dernières années, de solliciter plus intensément la clientèle extérieure a porté fruit.« Déjà, on peut dire que le 35 % de clientèle extérieure sera dépassée cette année.Tous les hôtels et les gîtes ont été mis à contribution.Un de nos hôtels partenaires nous a parlé du double de l\u2019achalandage par rapport à l\u2019an dernier.» Des fans américains de jazz sont même venus rejoindre l\u2019une de leurs vedettes préférées, Wayne Shorter.«On veut continuer à être présent dans les revues spécialisées de jazz.On n a pas le choix si on veut continuer à se développer », de dire André Pérusse.La IS* présentation pourrait faire un clin d\u2019œil aux amateurs de sport.SI le calendrier du Festi Jazz 2003 coïncidé avec celui du nouveau club de football collégial Les Pionniers, de la musique de jazz New Orleans sera offerte au spectacle de la mi-temps.^ Des Américains ont suivi leur vedette Collaboration spéciale RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 Tourisme Bas-Saint-l^u-rent a élaboré un plan visant à allonger la saison touristique, de manière à ce que les travailleurs de cette industrie puissent compléter assez d\u2019heures de travail pour toucher des prestations d\u2019assurance-emploi jusqu\u2019à leur retour au travail.Le projet, dont l\u2019entrée en vigueur était prévue le 15 juin, dort sur le bureau de la ministre des Ressources humaines du Canada (DRHC), M-\" Jane Stewart.« J\u2019ai travaillé à ce document en collaboration avec Tourisme Bas-Saint-Laurent et des fonctionnaires de DRHC à Rimouski, dit le député blo-quiste Paul Crête, surpris que LE SOLEIL en ait obtenu copie.Lors de son passage à Rivière-du-Loup en janvier, M* Stewart avait indiqué qu\u2019elle était prête à aider les travailleurs saisonniers.Le projet lui a été expédié au début de l\u2019été, et rien n\u2019a encore été annoncé.»\t.Le document stipule que le secteur touristique a généré des recettes de 87 millions $ en 1998 au Bas-Saint-Laurent, soit 2.1 % du tot^ des dépenses touristiques faites au Québec.L\u2019industrie regroupe 1230 employeurs, dont près de 60% dans la restauration.Le reste est réparti entre I hébergement, les divertissements et les loisirs.I>e calcul de l\u2019ATR, basé sur le recensement de 1996, laisse voir que plus de 3000 personnes y travaillent, dont 40% dans le secteur de l\u2019hébergement et de la restauration.La durée moyenne de prestations de ces travailleurs est de 29 semaines et ils oeuvrent en moyenne 1006 heures, soit 122 de moins que la moyenne de la province, conséquence d\u2019une saison touristique plus courte.Les gains assurables sont aussi parmi les plus faibles.Selon les données de l\u2019ATR, 60% des travailleurs de l\u2019hébergement et de la restauration de la région ont entre 5000$ et 10 000$ de gains assurables, ce qui entraîne un plus faible taux de prestations.De mai 1999 à avril 2000, 35% des prestataires de ces mêmes secteurs avaient utilisé toutes leurs semaines de prestation.C\u2019est le taux le plus élevé de toutes les industries, dont la moyenne s\u2019établit à 20%.Les cuisiniers, serveurs, aides-cuisiniers, nettoyeurs, commis à la clientèle et guides d\u2019activités de plein air ont été identifiés comme étant les professions les plus vulnérables au trou noir du printemps, dont la durée est estimée à six semaines.« Nous craignons que plusieurs travailleurs compétents, qui ne peuvent se garantir un revenu annuel au Bas-Saint-Laurent, décident de quitter vers d\u2019autres secteurs d\u2019activité ou d\u2019autres réglons qui ont une saison plus longue », expliquent les responsables.Du reste, les difficultés de recrutement se font déjà sentir depuis quelque temps.Le projet est d\u2019une durée de deux ans et prévoit la prolongation d\u2019un emploi saisonnier existant par établissement pour 22 semaines plutôt que 10.Au moins 35 attraits et trois événements touristiques seraient admissibles à un tel programme.Un volet formation est aussi prévu.Chaque établissement participant devra préparer un plan d\u2019action, à l\u2019intérieur duquel figurent les solutions d\u2019allongement de la saison et les moyens pour assurer son autofinancement.Iæ coût total pour deux ans se chiffre à 112 9.50$.« La saison touristique tire à sa fin.Si M\u201c Stewart ne réagit pas bientôt, il sera trop tard.À son bureau, on me répond toujours que le dossier chemine, mais il est grand temps d\u2019agir, sinon, nous devrons nous dire à l\u2019année prochaine», conclut Paul Crête.HT\" Jane Stewart Recherches pour trouver Edgar Landry abandonnées J POINTE-À-LA-CROIX \u2014 La Sûreté du Québec a décidé dimanche d\u2019abandonner les recherches visant à trouver Edgar I.Andry.87 ans, de Polnte-à-la-Crolx, disparu depuis 18h jeudi de la résidence pour personnes âgées où il habite.Près de 60 personnes, incluant les policiers et les bénévoles, ont participé aux recherches menées pendant trois jours.M.Landry mesure un mètre 77 (près de six pieds), pèse 100 kilos (220 Ib), a les yeux bruns et les cheveux blancs.Il portait une chemise verte à carreaux, des bretelles noires, des pantalons gris, une casquette bleue et des espadrilles grises quand il est disparu.Il peut être un peu confus à l\u2019occasion.« Il est parti à pied.Il peut être dans le bois, il peut être parti sur le pouce, mais nous nous attendons aussi au pire.Il peut être tombé sur le bord de la route à quelques pieds d\u2019où nous sommes passés », précise le sergent Michel Demdî's.de la Sûreté du ||uébec.G.G, A 18 LE SOLEIL Le mardi 3 SEPTEMBRE 2002 EDITORIAL ^Tétt4*nt 0l tdiUur ALAIN DL'BL'C ttéattnr ,* ektf YVES BELLEFLELR Ihrtel*ur é* l\u2019téittntt JEAN-MARC SALVET IhrteUur ii\tFRANÇOIS BOL'RQL'E Jean-Marc Salvet JMS(Uivt¥lm)leiL corn La route de Kyoto LU engagement pris par Jean Chrétien au Sommet de la y Terre était aussi attendu que souhaité, La valse-hé-^ sitation durait depuis trop longtemps.Elle a permis à tout le monde de dire tout et n\u2019importe quoi sur les gaz à effet de serre.La balle est maintentuit dans le I camp des députés qui auront à voter sur le Protocole de Kyoto d\u2019ici la fin de l\u2019année.L]n s\u2019engageant devant 103 autres chefs d\u2019État et de gouvernement réunis à .Johannesburg, le premier ministre a honoré la responsabilité qu\u2019un pays comme le Canada doit avoir envers la communauté internationale.S\u2019il avait cédé au lobby pétrolier, il aurait fourni un prétexte à bien des États encore désireux de rester sur la ligne de touche.1æ refus du Canada aurait signifié l\u2019échec du multilatéralisme.Il aurait donné des ailes au credo du « chacun pour soi ».Si on peut se réjouir de l\u2019engagement canadien, il ne faut pas sombrer dans la naïveté pour autant.D\u2019abord parce que cet accord n\u2019est pas l\u2019arme absolue contre le réchauffement climatique.Et aussi parce que le refus des États-Unis d\u2019y adhérer en réduit considérablement la portée \u2014c\u2019est la raison pour laquelle Tony Blair et le chancelier Gerhard Schroeder continuent de faire pression sur Washington.On le devine, le débat sera très animé au cours des prochaines semaines.On connaît déjà l\u2019hostilité de l\u2019Alberta, qui mène la charge des opposants.Il faudra aussi compter avec celle d\u2019une partie du monde des affaires qui se cabre devant les efforts d\u2019adaptation à réaliser.Mais pourquoi y aurait-il deux poids deux mesures?Pourquoi les efforts d\u2019adaptation seraient-ils souhaitables quand on parle de libéralisation des marchés et ne le seraient plus dès lors qu\u2019on discute d\u2019environnement ?Cette question étant posée, il va de soi que le plan de mise en œuvre d\u2019Ottawa devra fournir des réponses à ceux qui plaident que le Canada ne peut se détacher de son principal partenaire économique, les États-Unis.On le voit, le parcours est encore semé d\u2019embûches.Souhaitons au moins que des déclarations comme celle du ministre .lean-Pierre Charbonneau ne compliquent pas davantage le dossier.M.Charbonneau a fait valoir que l\u2019Alberta devrait pouvoir se soustraire à l\u2019application du Protocole de I^oto si elle le désire.On se demande ce qu\u2019il resterait de l\u2019accord si la province pétrolière n\u2019y était pas partie prenante.La route de Johannesburg a inspiré Jean Chrétien à plus d\u2019un chapitre.Il a dit tout haut ce qu\u2019on murmure à la Banque mondiale.C\u2019est-à-dire que les subventions versées par l\u2019Union I européenne et les États-Unis à leurs agriculteurs affament les Africains.Elles empêchent les fermiers des pays déshérités d\u2019être concurrentiels.Une aberration que le Sommet de la Terre ne parviendra malheureusement pas à ré^er.Revoir le code fédéral Vidéotron et Sécur.Deux entreprises où les conflits s\u2019éternisent.Deux arrêts de travail marqués par des actes de violence et de vandalisme.Deux syndicats du SCFP-FTQ.Deux secteurs d\u2019activités soumis au code fédéral du travail et où l\u2019utilisation de briseurs de grève est permise.Vidéotron et Sécur: deux exemples qui illustrent que la législation fédérale doit être modifiée.Le Québec a adopté une loi anti briseurs de grève en 1977.Tous s\u2019entendent pour dire que cette disposition dans le Code québécois du travail a grandement civilisé les relations de travail dans la province et contribué à la paix industrielle dans de nombreux secteurs d\u2019activités.Employeurs et salariés en profitent tous deux.I.a Colombie-Britannique aussi a opté pour une telle disposition.Des grévistes ou des salariés en lock-out ne peuvent rester insensibles au fait que d\u2019autres travailleurs viennent faire leur Brigitte\tboulot à leur place.Certains sont à ce point Breton en colère et désespérés après des mois sur BBtrum9iesotfiL(mn trottoir qu\u2019ils posent malheureusement des actes de vandalisme pour essayer de mettre fin aux activités que leur employeur tente de maintenir à la normale, malgré leur absence.Le iTX'ours à la violence et au vandalisme ne sera jamais justifié et les représentants des travailleurs devraient le condamner vertement.Mais, le sentiment de ne pas avoir de rapport de force et de ne pas voir la fin de la grève ou du lock-out pousse inévitablement certains à commettre des gestes graves et illégaux.Ce qui donne des câbles sectionnés chez Vidéotron et des guichets automatiques calfreutés à la mousse uréthan-ne chez Sécur.Malgré le durcissement et l\u2019étirement des conflits qu\u2019engendre le Code canadien du travail.Ottawa refuse toujours, sensible aux pressions du patronat, d\u2019y intégrer une disposition anti briseurs de grève.Une députée bloquiste, appuyée par le NPD, a déposé en juin à Ottawa un projet de loi privé qui rendrait illégal le recours aux briseurs de grève, plus joliment appelés « personnel de remplacement».Comme un projet de loi privé aboutit rarement à un vote aux Communes, les organisations et les citoyens en faveur d\u2019un tel changement devront réitérer leurs demandes.Ils devront rajouter les coûteux conflits chez Vidéotron et chez Sé(^r à leur liste noir^ LES vfEü/ mopeles M'ont huç la Core f ur être publiés, vos courriels ou vos lettres doivent être très courts, d'intérêt public.Identifiés de vos nom, adresse et numéro de téléphone.Nous nous réservons le droit de les résumer, de les raccourcir ou de ne pas les publier.Adressez-ies comme suit : Par courriel : opinion9>lesoleiL corn Par la poste: Carrgfbur des lecteurs Journal Le Soleil 9tS, chemin SaInt-LouU, CJl 1547 Suce.Términms, Québec, Qç^ GIK 7J6 Le mardi 3 septembre 2002 LE SOLEIL A 19 OPINIONS «Mortduneville» moins huit Il reste huit jours avant une décision du Conseil des ministres sur l\u2019avenir de Murdoch-ville.Huit jours pendant lesquels il faut donner la parole aux gens.Avant qu\u2019on ne les oublie.Avant qu\u2019ils ne se retrouvent dans les manuels d\u2019histoire comme cette grève de sept mois, en 1957.qui dressait, face à la police provinciale de Maurice Duplessis, tout ce que le Québec comptait de progressistes, de Michel Chartrand à Pierre 'Trudeau.«'Tous les yeux des Québécois sont tournés vers les gens de Murdochville, et ce n\u2019est pas le temps de les perdre de vue», écrivait alors François-Albert .Angers dans la revaeRelation.C\u2019est un ancien maire de Grande-Vallée, Jean-Claude Côté, qui me rappelle ces paroles.Il y a 20 ans, son conseil municipal a démissionné en bloc pour exiger la réouverture de la scierie de Rexfor.Découragée par les hésitations de son gouvernement, la population avait envoyé un télégramme au premier ministre du Canada, 'Trudeau justement, pour lui demander que leur village soit déclaré «territoire fédéral » et qu\u2019ils soient ainsi traités comme des autochtones ! Réponse de l\u2019auguste personnage : «J\u2019ai toujours pensé que les régions à faible croissance économique comme la Gaspésie ont besoin d\u2019outils de dé- veloppement particuliers.» Que les Gaspésiens ne se découragent donc pas le gouvernement fédéral va bientôt installer l\u2019entrée de son parc à .Ma-tane.Et sans exproprier personne î L\u2019ancien maire a raison de refaire l\u2019histoire de la Gaspésie depuis la guerre de la morue à Rl\\ière-au-Re-nard au début du siècle, cette grève à Gaspé Copper Mines où 'Trudeau, en bermuda, faillit se faire tabasser par la police, la bataille du parc Forillon menée par le jeune Lionel Bernier, la lutte des pêcheurs côtiers contre les gros chalutiers de la B.C.l\u2019ackers, Cap-Chat, Grande-Vallée, Marsoui, autant de lieux de batailles mémorables.«La Gaspésie est restée un gtmre d\u2019appendice, d\u2019excroissance que les gens de Montréal et de Québec manipulent comme si c\u2019était du jelly fish ! », écrit l\u2019ancien maire Côté.Murdochville ne serait pas la première ville fermée.Mais la première en Gaspésie, à mi-chemin entre les pare de la Gaspésie et le Forillon.« On est en plein cœur de la Gaspésie ici.pas à 20 heures dans le Nord comme à Gagnon ! » me dit un jeune qui est né ici.11 accuse les élites locales d\u2019avoir encouragé la fermeture en faisant miroiter des indemnités de lOOOOOS pour chaque famille.«Au fait, demande-t-il, pourquoi le gouvernement n\u2019a-t-il pas annoncé la va- Michel Vastel MVaustei, qui était de l\u2019ouverture de la ville en 195;!, rapptdle les pœmièrt's difficultés de la mine en 19h7.« 11 y eut grande parlun» », rat'onte-t-il, mais les uns et les autn's \u2014 fonctionnairi's.dirigi'ants syndicaux.patntns, politiciens \u2014 ont regardé venir.Ou plutôt, ils n'ont rien vu vi»-nir.Comme dans la «lAirabole des aveugles», ils se sont tous aixvmpa-gnes jusqu\u2019au dernier trou.l\\)urtant.des gens proposent des solutions de rechange à la fermeture; et'jeune qui vit encore à Murdochville et qui rappelle que la ville minière d\u2019Elliot Lake en Ontario a été transformée en villégiature p
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