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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2004-11-27, Collections de BAnQ.

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[" Cahier 0 LE SOLEIL Le samedi 27 novembre 2004 ZOOM 4 QUÉBEC ÉTEND SES TENTACULES DANS LE MONDE D 5 UN PRIX POUR TROIS PSYS ANTIPILULES D 10 ?PORT MÉTHANIER : L\u2019EXEMPLE DE BOSTON 0ISTRI0A7 - \u2022*\" .'TT ytr Y .A - O.\u2022 .¦ k S « * ¦» Depuis le 11 septembre 2001, Boston vit constamment dans la peur d\u2019une attaque terroriste d\u2019envergure.Les citoyens craignent surtout que les navires longs de 000 pieds \u2014 l\u2019équivalent de trois terrains de football \u2014 ou encore le port méthanier d\u2019Everett \u2014 propriété de Distrigaz, une filiale du géant belge Tractebel \u2014 ne soient pris un jour comme cible par des terroristes.Terminal sous haute surveillance Avec le débat entourant le projet d\u2019implantation d'un port méthanier à Beaumont-Lévis, LE SOLEIL est allé voir ce qui se passait du côté de Boston, là où, depuis près de 35 ans, un important terminal de gaz naturel liquéfié sert à alimenter une partie du réseau de gazoducs de la Nouvelle-Angleterre.¦ BOSTON \u2014 Fermeture de la circulation sur le pont Tobin, interruption des vols à l'aéroport Logan, interdiction de naviguer sur la Mystic River, escortes maritimes quadruplées, supervision par hélicoptères.Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que l\u2019arrivée dans le port de Boston des navires méthaniers remplis de gaz naturel liquéfié (GNL) ne passe pas inaperçue.ne fois par semaine, un imposant dispositif de sécurité est mis en branle par les autorités policières pour superviser le passage dans le havre de ces géants des mers venus alimenter le terminal de GNL d\u2019Everett, situé à moins de deux kilomètres du centre-ville.Provenant principalement de Trinidad, les navires méthaniers qui entrent dans le port de Boston contiennent en moyenne presque trois millions de pieds cubes de GNL dans leurs réserv oirs.Pour importer du gaz naturel, il faut d\u2019abord le liquéfier en le refroidissant à -160 degrés Celsius \u2014 cette façon de faire permet de réduire de 600 fois son volume \u2014, puis le transférer dans des navires-citernes.Une fois rendu à destination, il faut le réchauffer pour qu\u2019il reprenne son état gazeux avant d\u2019être acheminé à travers le gazoduc jusqu\u2019aux clients.Il faut dire que depuis le 11 septembre 2001, les Bos-tonnais vivent constamment dans la peur.Ici, on craint surtout que les navires longs de 900 pieds \u2014 l\u2019équivalent de trois terrains de football \u2014 ou encore le port méthanier d\u2019Everett \u2014 propriété de Distrigaz.une filiale du géant belge Pierre Couture PCirutu retplesoleil om Tractebel \u2014 ne soient pris un jour comme cible par des terroristes.« Un déversement suivi d\u2019une explosion auraient des conséquences dramatiques», soutient le professeur émérite d\u2019ingénierie mécanique du Massachussetts Institute Technical (MIT) de Boston, .James Fày.Par de savants calculs, M.Fay a élaboré un scénario \u2014 qui tient également pour le projet Rabaska à Beaumont-Lévis \u2014 pour le moins alarmant.Selon lui, un déversement à partir d\u2019un navire ou une fuite à partir du terminal aurait des répercussions dans une zone d\u2019environ six kilomètres carrés.En cas de fuite, un nuage de gaz non toxique mais inflammable pourrait se former et se déplacer au-dessus des zones habitées.«Cela créerait une boule de feu sur plus d\u2019un kilomètre.Pour Boston, les victimes se compteraient par milliers », affirme sans détour le chercheur de 77 ans.« Ce serait tout simplement catastrophique », prévient de son côté le porte-parole officiel du maire de Boston, Seth Gitell.Interdire le passage des navires bourrés de gaz naturel devant le centre-ville de Boston ?Les autorités de la ville y ont déjà songé.Dans les mois qui ont suivi les attaques terroristes à New ^ Boston et ses environs Revere Tarmlnal méthanier Chelsea Somerville Pont Tobin Winthrop Aéroport Logan Centre-ville de Boston ^ute du bateau York, le maire Thomas Menino a entamé des procédures judiciaires pour faire cesser sur-le-champ cette pratique.«On souhaitait surtout faire transiter dans une zone moins populeuse les navires remplis de gaz naturel liquéfié.Et de là, des camions auraient assuré l\u2019approvisionnement au terminal», ajoute M.Gitell.En cour, un juge a toutefois statué que la présence des méthaniers ne représentait pas une menace réelle pour les résidants des environs.Dans son argumentaire, le juge a aussi rappelé que plus de 26% du gaz naturel consommé en Nouvelle-Angleterre transitait pur le terminal d\u2019Everett.CONTESTATION Evidemment, Distrigaz conteste les résultats de ces scénarios «catastrophiques».Le distributeur gazier Voir TERMINAL en D 2 ?Plus d\u2019informations Pages I) 2 et 1)3 n 651-5315 La plus belle sélection de la région.Des fromages québécois (Riopelle, Victor et Berthold, Ciel de Charlevoix, Migneron, Pied-de-vent.), des fromages importés (morbier Livradois, reblochon fermier, vacherin.), des fromages A.O.C.(cantal, brie de Meaux.), des chèvres et des brebis, des confits, des terrines, du foie gras.LES HALIE S DE SAINTE-FOY Anglé du Vhpoff ft Quflfrt-Bourgeols ZOOM LE SOLEIL Le samedi 27 novembre 2004 D 2 PORT MÉTHANIER : L\u2019EXEMPLE DE BOSTON 7\t- iljm; ir «id - 4\tm sli : Des maisons JL* qui prennent de la valeur Le marché de l\u2019immobilier se porte très bien à Everett PHOTOS LE SOLEIL PIERRE COUTURE À quelques centaines de mètres du terminal d\u2019Everett, des quartiers résidentiels entiers ont poussé comme des champignons ces dernières années.EVERETT \u2014 Bien qu\u2019elles soient construites dans une zone potentiellement à risques, les résidences situées aux alentours du terminal de £az naturel liquéfié (GNL) d\u2019Everett ne perdent pas de valeur.« Au contraire, ces maisons se revendent très bien », indique Beth Desbski, la directrice du développement communautaire à la Ville d\u2019Everett.Les données fournies au SOLEIL démontrent que le marché de l\u2019immobilier se porte très bien à Everett.Il y a deux ans, la valeur des condos a grimpé de 2G %, alors que les prix des résidences de type unifamiliale ont fait un bond de 19%.Pas dans ma cour Si c\u2019était à refaire, les autorités bostonnaises agiraient autrement \u2022 Ia\u2019s gens de Québec douent apprendre de nos erreurs», dit le président de la Conservation Laïc Foundation (CLF), I'hiltip Warburg.Pikkkk Couture PCo uture@l es oie il.c o ni ¦ BOSTON \u2014 Si c\u2019était à refaire, les autorités de Boston y penseraient deux fois avant de donner le feu vert à l'implantation d\u2019un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) à deux pas de leur centre-ville.« Les gens de Québec doivent apprendre de nos erreurs », lance tout de go le président de la Conservation Law Foundation (CLF), Phillip Warburg.Selon ce dernier, la construction d\u2019un port méthanier en 1971 par Distrigaz non loin d'un quartier résidentiel à Everett et à moins de deux kilomètres du centre-ville de Boston a été une erreur.« Les autorités n\u2019agiraient certainement pas de la même façon aujourd\u2019hui », a-t-il laissé entendre.Même si plusieurs mesures de sécurité ont été mises en place pour éviter les fuites et contourner d\u2019éventuels attentats terroristes, la relocalisation du terminal ne serait toutefois pas à l\u2019ordre du jour.«C\u2019est quelque chose qui serait certainement la bienvenue, mais à court terme, ce n\u2019est pas un scénario réaliste.11 faut voir comment on peut répondre à la demande grandissante de cette source d\u2019énergie tout en développant des sources alternatives renouvelables », affirme M.Warburg.Un projet de construction d\u2019un terminal au large des côtes de Boston pourrait s\u2019avérer une option intéressante, mais pas à n\u2019importe quel prix.Pour la Ville de Boston, cette idée apparaît de plus en plus comme une solution.Depuis son échec en cour visant à interdire le passage des méthaniers dans le havre du port, l\u2019administration du maire Thomas Menino appuie fortement les démarches d\u2019Excelerate Energy, un consortium du Texas qui cherche à construire un port méthanier au large des côtes bostonnaises.« C\u2019est un projet qui nous apparaît comme un bon compromis pour la sécurité des citoyens de Boston », soutient le porte-parole officiel du maire, Seth Gitell.«C\u2019est une proposition qui est très intéressante», soutient de son côté le professeur en ingénierie mécanique du Massachussetts Institute Technical (MIT) de Boston James Fay.Bien qu\u2019un projet de terminal méthanier offshore pourrait créer une « pression » additionnelle pour fermer celui de Distrigaz à Everett, James Fay ne croit pas à ce scénario dans un avenir rapproché.Chez Distrigaz, on soutient que la construction d'un nouveau terminal ne ferait que répondre à une demande sans cesse grandissante pour le gaz naturel en Nouvelle-Angleterre.« Nous opérons déjà à la limite de nos capacités.rappelle l\u2019ingénieur en chef du terminal de Distrigaz à Everett, Jonathan Lock.Toute nouvelle injection de molécule dans le réseau est donc la bienvenue.» Borné d\u2019une cimenterie, d\u2019une cour à ferraille et d\u2019une raffinerie Je terminal se retrouve en plein cœur d\u2019une zone industrielle Borné d\u2019une cimenterie, d\u2019une cour à ferraille et d\u2019une raffinerie, le terminal d\u2019Everett se retrouve en plein cœur d\u2019une zone industrielle.PLEINE EXPANSION D\u2019après Mmt Debsky, la crainte d\u2019une fuite ou d une explosion majeure n\u2019aurait que peu d\u2019impact sur les intentions d\u2019achat des consommateurs.« Everett est en pleine expansion, les projets immobiliers pleuvent, notamment dans le secteur industriel où se trouve le terminal de Distrigaz », précise-t-elle.A moins d\u2019un kilomètre du terminal, les citoyens d\u2019Everett peuvent depuis quelques mois compter sur un nouveau développement commercial comprenant un magasin grande surface Costco et une quincaillerie Home Depot.Flairant les bonnes affaires, un promoteur a dans ses cartons un projet immobilier de 500 unités de condos dont les prix devraient s\u2019élever entre 300 000et 400 000SUS chacun.À deux pas de là.28 acres de terrain aux abords de la Mystic River seront bientôt disponibles.Selon la Ville, des promoteurs aimeraient notamment y construire une marina tout en y emménageant une promenade de front de mer.TERMINAL Suite de la D 1 soutient que d'autres études sont nécessaires avant de tirer des conclusions « hasardeuses ».« 11 ne faut surtout pas partir en peur, avance l'ingénieur en chef de Distrigaz.Jonathan Lock.Car depuis que nous sommes en activité ici à Everett, notre bilan est exemplaire.» De fait, aucun incident (fuite majeure, incendie, explosion) n'a eu lieu depuis l'ouverture du terminal, en « Depuis que nous sommes en activités ici à Ererett.notre bilan est exemplaire ».avance l'ingénieur en chef de Distrigaz, Jonathan Lock.1971.En mer, aucun navire méthanier de Distrigaz n\u2019est entré en collision avec d\u2019autres embarcations et aucune fuite maritime majeure n'a été observée au cours des 35 dernières années.Sans l\u2019avouer ouvertement, l'un des pires scénarios envisagés par Distrigaz demeure celui que l'on se plaît à appeler le USS Cole.Un scénario qui fait surtout état d'une collision possible avec un navire bourré d'explosifs.Une étude réalisée par la compagnie d'assurance Lloyd\u2019s de Londres soutient toutefois qu\u2019un tel impact ne parviendrait pas à percer les épais réservoirs des navires méthaniers.Distrigaz fait valoir que les coques de ces bateaux demeurent très résistantes et que les réservoirs à bord sont isolés de façon sécuritaire.« 11 faut surtout savoir que le gaz naturel liquéfié n'est pas stocké sous pression, donc il ne peut exploser», fait remarquer M.Gx\u2019k.lorsqu'il est exposé à l\u2019air ambiant, le gaz liquéfié tend toutefois à s épandre dans une proportion de (MH) fois son volume.Dans une «'Haine concentration \u2014 quand la forme liquide est transformée en forme gazeuse \u2014, le gaz natural devient alors très inflammable, doit-on ajouter.En cas d'incendie majeur, Distrigaz dit pouvoir «tmpter sur six «extincteurs » géants renfermant chacun plus de 2000 livres de poudre antiflammes.Tims les employés du terminal, assure-t-on.ont aussi reçu une formation.En cas d\u2019explosion, c'est toutefois la centaine de pompiers de la ville d\u2019Everett qui assura le relais.Ces façons de faire n\u2019ont certes pas nui à l\u2019industrie américaine du gaz naturel à maintenir une tenue presque parfaite en ce qui a trait à la sécurité de ses approvisionnements, révélait l\u2019an dernier une étude publiée par ('Institute for Energy, Law and Enterprise de l\u2019Université de Houston.Depuis les années 00, écrivent les auteurs de cette étude, les 45 000 livraisons couvrant plus de 97 millions de kilomètres n'ont débouché sur aucun accident majeur dans des terminaux ou encore en mer.Dans la salle de contrôle du terminal d\u2019Everett, des équipements à la fine pointe de la technologie permettent de suivre à la seconde près l'état du gaz renfermé dans l'un des deux énormes réservoirs de la compagnie.« Grâce à nos 200 senseurs dispersés sur notre site, la moindre fuite de gaz ou en-«ire tout début d'incendie peut être décelé en quelques secondes ».explique M.l/ock.D\u2019une hauteur de 150 pieds et d\u2019un diamètre de 120 pieds chacun, les énormes réservoirs de Distrigaz \u2014 dont l'isolation peut atteindre jusqu'à cinq pieds d'épaisseur \u2014 peuvent stocker 3,4 milliards de pieds cube de gaz liquéfié.Quotidiennement.Distrigaz dit pouvoir transformer pour fin de consommation jusqu\u2019à 700 millions de pieds cubes de gaz naturel.Dans la région de Boston, le principal client de Distrigaz demeure sans contredit la centrale thermique tout juste située aux côtés de son terminal d\u2019Everett.Annuellement, cette centrale de 1550 mégawatts (MW) alimente en électricité près de 1.5 million de résidences.\t^ Aucun incident n\u2019a eu lieu depuis l\u2019ouverture du terminal « Un déversement suiti d'une explosion auraient des conséquences dramatiques », soutient le professeur James Fay.SOURCE VITALE\tsommes en train de troquer le charbon pour le gaz naturel, fait valoir M.War-En Nouvelle-Angleterre, le gaz natu- burg.11 y a donc un gain significatif en rel représente d\u2019ailleurs l'une des prin- matière environnementale.» cipales sources d'énergie.La moitié Un gain important qui n'est toute-des résidences situées en milieu urbain fois pas suffisant au goût de la CLF.ont «'cours au gaz pour assurer leur Selon l\u2019organisme, la Nouvelle-An-chauffago.D\u2019ici 2025, la demande pour gleterre doit prendre au plus vite le ce type d\u2019énergie devrait croître de 2% virage des énergies vertes et de l\u2019ef-par année, selon la Fédéral Energy Re- ficacité énergétique.« C\u2019est la seule gulation Commission (FERC).\tvoie pour briser le cercle de dépen- « Ici, le gaz naturel est vital ».convient dance envers les énergies fossiles », l\u2019hillip Warburg, président de la affirme M.Warburg.Conservation LawFbundation (CLF).\tÀ titre d\u2019exemple, la CLF appuie Bien que cette forme d\u2019énergie pnKlui- sans réserve un projet de parc éolien se une quantité non négligeable de gaz au large des côtes de Nantucket, dans à effet de serra (GES).la Nouvelle-An- l\u2019État du Massachussetts.S\u2019il voit le gleterre paH de très loin en matière jour, le projet de 770 millions SUS me-d\u2019énergie propre.«Contrairement au né pur l\u2019entreprise Cape Wind produi-Québec.où vous avez de l\u2019hydroélectri- rait 420 mégawatts (MW) par l\u2019entre-cité qui pnxluit très peu de GES, nous mise de 130 turbines/\t* Le SAMEDI 27 NOVEMBRE 2004 LE SOLEIL ZOOM PORT MÉTHANIER : L\u2019EXEMPLE DE BOSTON Les consortiums énergétiques prennent d\u2019assaut la Nouvelle-Angleterre PlEKKE Cül'TURK PCo uture@lesoleil.rom IH )STX)N \u2014 À l'instar du reste des États-L'nis.la Nouvelle-.An0eterre est littéralement prise d'assaut par des consortiums énergétiques qui souhaitent y construire d'imposants terminaux de gaz naturel liquéfié (GNL).Au cours des derniers mois, huit petites communautés côtières de la Nouvelle-Angleterre ont été courtisées par des promoteurs.Sept d'entre elles ont dit non « ( est comme une ruée vers l'or où le bon sens a parfois du tmd à triompher ».soutient l\u2019hillip Warburg, le président de la Consenation Law Foundation (CLF).L'organisme environnemental qui a pignon sur rue à Boston déplore que cette « course » ne fasse pas l\u2019objet d\u2019un développement davantage ciblé et durable.«Aura-t-on vraiment besoin de tout ce gaz naturel au cours des prochaines années ?» se demande le président de la CLF Aux États-L nis, seulement quatre ports méthaniers sont en activité.Outre celui de 1 tost on, les trois autres sont situés à Cove l\\)int, dans 1 Ftat du Maryland, à Lake Charles en Louisiane et à Elba Island, dans l\u2019Etat de la Géorgie.En tout et pour tout, une quarantaine de projets de construction de terminaux de GNL sont actuellement à l\u2019étude.Lors d une récente commission sénatoriale portant sur 1 énergie, l\u2019hillip Warburg a demandé aux autorités fédérales d\u2019établir clairement les demandes futures de GNL pour la Nouvelle-Angleterre.Selon lui, la création d\u2019un tel « plan de match » permettrait ainsi de fixer clairement le nombre exact de terminaux à «instruire.4a cours des derniers mois, huit petites communautés côtières de la \\ouieUe-An-gleterre ont été courtisées par des promoteurs.Sept d'entre elles ont dit non.Plusieurs analystes estiment que les capacités actuelles du réseau de gazoducs de la Nouvelle-Angleterre pourraient accueillir la mise en service de deux nouveaux terminaux de GNL.En Nouvelle-Angleterre, seule la communauté autochtone de Passamaquoddy, située dans l\u2019État du Maine, a démontré un réel intérêt pour accueillir chez elle un terminal de GNL.Bans un référendum surv enu en août dernier, le projet a reçu l\u2019appui de 193 personnes contre 132.Partout ailleurs, les communautés courtisées ont rejeté les projets proposés.activité Des promoteurs prêts à tout ¦ BOSTON \u2014 Pour faire accepter leur projet d\u2019implantation de poil méthanier, les promoteurs ne manquent pas d'imagination pour satisfaire les demandes des autorités locales.Les incitatifs financiers offerts peuvent atteindre 20 millions$ A Boston, Distrigaz \u2014 qui possède le terminal méthanier d\u2019Everett \u2014 n\u2019a pas hésité une minute avant d\u2019investir dans l\u2019achat de deux bateaux à incendie.Coût de l\u2019opération?Neuf millionsSUS.«Nous avons créé un précédent et nous en sommes très fiers», soutient la porte-parole de Ois-trigaz, Julie Vitek.Bans le port de Boston, l\u2019achat de tels équipements de la part d\u2019une entreprise privée n'avait jamais été observé auparavant.Équipés de boyaux d\u2019arrosage dont les jets d\u2019eau peuvent atteindre une hauteur de 170 pieds, les deux nav ires de type remorqueur ont été mis à la disposition des autorités du port.Bans l\u2019État du Maine, les membres de la réserve autochtone de l\u2019assama-quoddy IViint Pleasant ont approuvé en août dernier \u2014 dans une proportion de 60 %\u2014un projet d\u2019implantation de port méthanier de 3(H) millions S.Annuellement, les incitatifs financiers offerts par le promoteur du projet, Quoddy Bay LLC, devraient varier entre 4 et 20 millions $ pour les 1600 membres de la communauté.Quoddy Bay LLC laisse entendre qu\u2019elle pourrait verser 2 millionsS pour la construction de nouvelles résidences dans la réserve et 2 millionsS dans un programme de démarrage d\u2019entreprises.Qui plus est, chaque membre de la réserve pourrait recevoir un montant d'environ 1000$ par année.Ces retombées économiques pourraient être plus importantes si la communauté autochtone devient partenaire dans la future compagnie proprietaire du terminal.La communauté pourrait ainsi toucher quelque 20 millionsS supplémentaires sans avoir à débourser une seule taxe d\u2019affaires.Toujours dans le Maine, la petite municipalité d\u2019Harpswell aurait touché quelque 9 millionsS en taxes municipales supplémentaires par année si elle avait dit oui à TransCanada Pipeline et à Conoccol\u2019hillips.Ces deux entreprises avaient dans leurs cartons un projet de port méthanier de 350 millionsS.En plus de cela, le consortium promettait d\u2019investir dans des équipements communautaires tout en fournissant des équipements à la fine de la technologie aux pompiers volontaires du coin.D 3 Harpswell a rejeté un projet de 350 millions $ HARSl\u2019WELL.Maine \u2014 Convaincue que son développement economique ne passait pas par l'implantation d'un terminal méthanier, la petite communauté d'Harpswell, dans 1 Etat du Maine, a dit non A l\u2019offre de TransCanada Bi-peline et de Conoeool'hillips.Le 9 mars dernier et ce, maigre un appel à la IhiiuIk* \u2014, Harpswell a rejeté un projet d'investissement de 350 millionsS dans une proportion de 56%.«t,a n a pas été facile, soutient Amy Haible, qui faisait partie du comité du Non Notre communauté est sortie de ce processus très divisée.» carburant de l'amtee américaine situe diuis la liaie de Casco, à l\u2019extrémité sud de la localité.En retour d un bail de location de 79 acres de terrain d'une durée de 50 ans, TransCanada Pipeline et ConoccoPhillips promettaient de verser près de 9 millionsS par année dans les coffres d Harpswell tout en créant une cinquantaine d'emplois.Bu jour au lendemain, le budget de la municipalité qui compte environ hHKl fîmes allait doubler.«Certains ont vu cela comme une véritable aine d'or, poursuit M1\"'\t|\t\u2022\t| Haible.Mais dims les faits, on devenait maintenant une cible potentielle pour les terroristes.» Cette dernière soutient que la communauté a eu à faire un choix : celui de continuer à vivre du tourisme et de la pêche ou se tourner dorénavant vers une industrie chimique lourde et très polluante.«Nous avons décidé d\u2019investir dans le futur de nos enfants », a-t-elle indiqué lors de la visite du SOLEIL à llarspwcll.Plusieurs dizaines de pêcheurs d'Harpswell et des localités voisines ont aussi craint de perdre leur lucratif gagne-pain puisque la baie de Casco demeure très fertile en homards.« Il y tt aussi la valeur de nos résidences (pii risquait de dégringoler», ajoute M\"\" Haible.Aujourd hui, les membres des deux clans mis en opposition ont recommencé à se parler.Un comité pour définir les grands enjeux du développement économique de la localité a été mis sur pied « Nous sommes plus solidaires que jamais, confie Amy Haible.I ne foule de gens qui ne se regardaient pas auparavant discutent maintenant ensemble do développement économique.C\u2019est très positif.» Ll SOlf II PIERRf COUTURI * (in n 'a pas été facile.Notre communauté esl sortie de ce processus tris divisée», souligne Amy Haible, gui faisait partie du comité du non d\u2019Harpswell.GRAS QUOI ?' l't.A3 Chez nous, les gras trans on connaît pas.Parce que nos maîtres boulangers se soucient véritablement de ce que vous mangez, ils n'ont pas besoin de lois ou autres interdictions pour agir.C'est pour cette raison que, depuis longtemps déjà, aucun de nos pains ne contient de gras trans.Nos maîtres boulangers : la passion de la saine alimentation.\u2018Villaggio rtUlAN SmJ ITAIJFN Le ttout d Hrr bien ! D 4 ZOOM LE SOLEIL Le samedi 27 novembre 2004 SCIENCE Le dernier ancêtre commun de l\u2019homme et des grands singes découvert en Espagne Le Pierolapithecus vivait il y a 13 millions d'années Sylvie Briet ARCHIVES LE SOLEIL Pûrolapithf\u2019riLs postule au titre d\u2019ancêtre commun a tous les grands singes, une super famille dont l'homme fait partie avec les orangs-outangs, les chimpanzés, les gorilles.© Libération ¦ Ce singe-là est un original, mis au jour par un bulldozer en Espagne et non pas en Afrique : ses découvreurs catalans l\u2019ont doté du joli nom de Pierolapithecus catalaunicus ( 1 ).Une nouvelle espèce, intéressante par le créneau temporel qu elle occupe puisqu\u2019elle vivait il y a 13 millions d\u2019années, une période désespérément vide de fossiles.Ce n\u2019est pas tout, Pierolapithecus, qui possède des caractères primitifs et modernes, postule au titre d\u2019ancêtre commun à tous les grands singes, une super famille dont l\u2019homme fait partie avec les orangs-outangs, les chimpanzés, les gorilles.Los grands singes ont sans doute divergé des hylohatidés, groupe qui comprend les gibbons et les siamangs, il y a entre 11 et 16 millions d\u2019années.Quels facteurs les ont conduits à évoluer différemment?Entre 14 et 7 millions d'années, le miocène moyen, les paléontologues n\u2019ont pas beaucoup d\u2019os f < Le venclrecli 3 décembre, Jpffi T0U5 vos dons Ü! iront aux enfants démunis de la région de Québec ! ¦ % Surveillez le journal Le Soleil ou consultez le www.radio-canada.ca/quebec pour connaître les différents points de collecte.Si vous désirez offrir un don en argent, vous pouvez utiliser le bordereau ci-dessous.LE SOLEIL t-V \u2022\tRADIO C ANADA Desjardins télévision n Chambre de commerce des entrepreneurs de Québec a/s Caisse Desjardins de Sillery (Transit: 20272 - 815, folio #106) 1394, Maguire, Sillery (Québec) GIT 1Z3 Veuillez inclure ce bordereau dans l\u2019enveloppe de dépôt du guichet automatique, et sélectionner la touche « paiement de facture(s) ».Vous pouvez également utiliser ce bordereau pour les dons au comptoir.Un reçu pour fins d\u2019impôt sera remis pour les dons de 10,00$ et plus.Montant du don Nom :_________ A.4 'ACHO CANADA TÉLÉVISION Adresse : Ville :__ Chjmbre d» commm* d« »ntr»pf»nnin d* QW'M LE SOLEIL Code postal :.Ce vieux singe présente une morphologie moderne à se mettre sous la dent et rêvent de trouver l\u2019ancêtre des grands singes, celui qui conduira à la branche qui mène à l\u2019homme.Sur cette dernière, le plus ancien fossile connu est celui de Tournai, avec sept millions d\u2019années, découvert au Tchad par l\u2019équipe de Michel Brunet.Et encore son appartenance à la branche préhumaine ne fait-elle pas l\u2019unanimité.Quant à la plupart des plus anciens fossiles de singes connus à ce jour (kenyapithèque, morotopithèque, afropithèque.), ils proviennent d\u2019.Afrique orientale.Pierolapithecus doit son nom au village des Hostalets de Pierola, en Catalogne, où il a été découvert par l\u2019équipe de l\u2019Institut de paléontologie de l\u2019Université de Barcelone menée par Salvador Moyà-Solà.Le squelette est bien conservé : c\u2019est le premier hominoïde de cet âge avec crâne, dents et matériel postera-nial associé.11 s\u2019agissait probablement d\u2019un mâle de 35 kilos.Mais ce vieux singe présente une morphologie moderne.Son thorax (la partie la plus importante de ce fossile, selon Salvador Moyà-Solà) est large et aplati, comme celui des grands singes d\u2019aujourd\u2019hui.Ses omoplates sont situées dans le dos (celles des autres singes étant fixées sur les côtés comme chez le chien), le bas de sa colonne vertébrale est rigide et ses poignets permettent une rotation assez élevée de la main.Il pouvait se redresser, en concluent les chercheurs, et il grimpait aux arbres.Le pierolapithèque présente cependant des traits plus primitifs, comme une face en pente et des doigts et des orteils plus courts que ceux des grands singes actuels : il devait donc se suspendre moins souvent que ses descendants.Pour Brigitte Senut, maître de conférences au Muséum national d\u2019histoire naturelle de Paris, qui, avec Martin Pickford, a découvert Orrorin, un ancêtre bipède de six millions d\u2019années, « le mélange de caractères évolués et primitifs est intéressant.Les naseaux relativement aplatis, la racine des arcades zygomatiques relativement haute, ce sont des caractères évolués.Par contre, on sait que le tronc redressé existait déjà depuis longtemps, on a cette morphologie depuis 16 ou 17 millions d\u2019années ».Le morotopithèque (17 millions d\u2019années), qui fut un temps un candidat intéressant au poste d\u2019ancêtre commun des lignées de grands singes, a été éliminé de la course voilà deux ans, après des études plus approfondies.Le fait que Pierolapithecus ait été découvert en Espagne n\u2019étonne pas outre mesure les chercheurs.À partir de 16 millions d\u2019années, les grands singes se sont dispersés hors d\u2019Afrique.« Les hominoïdes primitifs aux corps de type simien datant du miocène ancien et moyen étaient africains.En Eurasie, ces singes apparaissent d\u2019un coup au miocène moyen : avant cela.Us y étaient presque inconnus.C\u2019est pour cela qu\u2019à mon avis l\u2019Afrique est leur site d\u2019origine », explique Salvador Moyà-Solà.Pour des raisons inconnues, les homi-noïdes ont disparu d\u2019Europe vers huit miUions d\u2019années.(1) i Srienre » du 19 novembre Une pilule française pour maigrir serait testée à Ottawa OTTAWA (PC) \u2014 Une pilule pour maigrir, dite miracle, pourrait bientôt être testée sur des patients d\u2019Ottawa.Rien n\u2019est encore sûr, mais les chercheurs du Centre de recherche destiné au traitement et à la prévention de l\u2019obésité, à l\u2019hôpital Montfort, sont actuellement en pourparlers avec le géant pharmaceutique français Aventis pour tester ce nouveau remède contre l\u2019obésité à Ottawa, selon ce que le quotidien Le Droit a appris.L\u2019Accomplia, c\u2019est le nom de ce médicament qui alimente tous les espoirs chez nombre de scientifiques et d\u2019obèses partout dans le monde, est rendu à 1t.phase trois d\u2019une vaste étude visant à connaître sa véritable efficacité chez les patients.Cette pilule est un nouveau type de médicaments nommés antagonistes des récepteurs cannabinoïdes.En d\u2019autres mots, l\u2019Accomplia a L\u2019Accomplia a l\u2019effet de bloquer l\u2019envie de manger et aussi de fumer dans le cerveau l\u2019effet de bloquer l\u2019envie de manger et aussi de fumer dans le cerveau.A l\u2019origine, ce médicament était utilisé chez des toxicomanes en cure de sevrage.Avec le temps, les spécialistes se sont rendus compte qu\u2019une perte de poids résultait de la prise de l\u2019Accomplia.Un des trois chercheurs du Centre de recherche sur l\u2019obésité de l\u2019hôpital Montfort, Pascal Imbeault.reste très prudent lorsque vient le temps de parler de cette pilule « miracle ».« Les données sur la perte de poids liée à l\u2019Accomplia ne sont pas si impressionnantes que ça, lance-t-il.Les résultats cliniques actuellement disponibles ne démontrent pas que cette pilule est plus efficace que la médication déjà en vente sur le marché.Il n\u2019y pas de miracle là.» M.Imbeault ajoute cependant que l\u2019Accomplia reste unique.« Ce médicament a le potentiel d\u2019agir sur deux plans à la fois et, en ce sens, c\u2019est miraculeux, affirme le chercheur.Il enlève aussi le goût de fumer.Ça peut devenir intéressant pour un fumeur qui pense à écraser, mais qui a peur d\u2019engraisser.» Des premiers tests effectués sur 3000 patients au Canada et aux États-Unis démontrent que les gens perdent en moyenne 19 livres grâce aux comprimés d\u2019Accomplia.«C\u2019est pratiquement le même résultat que les autres médicaments du même style», précise M.Imbeault.Il ajoute que la phase trois de l\u2019étude pourrait s'étendre de une à trois années, tout dépendant de la détermination avec laquelle Aventis mènera les recherches.« Les résultats doivent ensuite être analysés et le médicament doit être homologué», explique M.Imbeault.Selon lui.la petite pilule blanche amaigrissante pourrait faire son apparition sur les tablettes des pharmacies dès 2006-2007.D\u2019ici là.une centaine de personnes de la région pourraient être amenées à tester le produit. Le samedi 27 novembre 2004 LE SOLEIL ZOOM T D 5 Les 27 tentacules du Québec sur le globe Portait des délégations de la Belle Province dans le monde Mvlène Mqisan MM o isa n (5 le sole il.rom « Pendant six mois, le Québec à Los Angeles, c\u2019était une pièce dans mon appartement ! » Le délégué Marc T.Boucher se rappelle en riant son arrivée sur la côte ouest américaine où le Québec a décidé, il y a quatre ans.de remettre les pieds.D'abord défricheur, M.Boucher peut aujourd'hui se consacrer, de son bureau qui n\u2019est plus son chez-soi, à faire de la prospection, à vendre le Québec en Californie.Comme 12 autres bureaux du Québec à l\u2019étranger, le poste de Los .Angeles avait été supprimé en 1996, dans la foulée des mesures prises par Lucien Bouchard pour atteindre le déficit zéro.A cette époque, le gouvernement avait choisi de maintenir uniquement ses six délégations générales à l\u2019étranger à Paris, à Londres, à Bruxelles, à New York, à Mexico et à Tokyo.Aujourd\u2019hui, le Québec entretient, outre ses six délégations générales, quatre délégations, neuf bureaux, cinq antennes et compte sur trois agents d\u2019affaires.Il occupe une présence en Europe, en .Amérique du Nord et du Sud et en Asie, afin d\u2019y étendre ses tentacules culturels et économiques.Avec ses 61 employés, la délégation de Paris est la plus importante, suivie de New York, avec 29 employés, qui est toutefois la toute première dont s\u2019est doté le Québec, en 1940.Quant aux autres délégations générales, qui comptent entre 14 et 20 employés, elles ont ouvert leurs portes entre 1962 (Londres) et 1980 (Mexico).La plus récente nomination est celle de Bruxelles, où l\u2019ex-député libéral Christos Sirros a été envoyé.Récemment, les délégués et agents du Québec à l\u2019étranger se sont réunis dans la capitale, où ils sont convoqués chaque année.LE SOLEIL a profité de l'occasion pour faire le point sur la santé de notre représentation à l\u2019étranger et pour s\u2019informer des différentes réalités.Fbrt d\u2019une relation privilégiée entre la France et le Québec.Clément 1 Hihaime, délégué à hiris.peut miser sur le fait que la province est bien connue des cousins de l\u2019Hexagone.M.Duhaime constate d\u2019ailleurs qu'« il y a un engouement sans précédent des Français à l\u2019heure actuelle.Ça ressemble un peu à ce qu\u2019on voyait au Québec dans les années 71) par rapport à la France ».À Tokyo, par contre.Robert Keating a plus de pain sur la planche pour faire la promotion du Québec, bien que de plus en plus de produits d'ici réussissent à percer le marché.11 n\u2019y a qu'à penser au Cirque du Soleil \u2014 un des meilleurs ambassadeurs de la province aux quatre coins du globe\u2014, qui s\u2019est produit plus de 500 fois, devant plus de cinq millions de Japonais.Plus récemment, ces derniers sont tombés sous le charme d\u2019A7-vis Story, qui y a joué pendant un mois à guichets fermés.Après trois décennies de présence québécoise au pays du Soleil levant, M.Keating croit que la relation est aujourd\u2019hui « plus mature ».Le délégué explique que, «avant, on était plus connus pour nos produits que pour notre culture.Maintenant, notre culture se vend très bien.Ils nous connaissent par rapport au Cirque du Soleil, au cirque Éloi-ze, à La La La Human Steps ».Ilya même un site Internet, le Quebec.wa, qui serait à l\u2019origine de « mariages entre des Québécois et des Japonais ».Un autre type de maillage, disons.La connaissance du Québec à l\u2019étranger passe entre autres par des artistes comme le Cirque du Soleil il SOUII SHVl PISlHfNIS Les délégués du Québec n l'etranger étaient tous reunis récemment à Quebec.À Los Angeles, Marc T.Boucher mise aussi sur les productions made in (Juchée, qu'il tente de vendre au royaume des vedettes hollywoodiennes.Début novembre, Robert Lepage y était d\u2019ailleurs pour présenter sa Face cachée de la lune au American Film Institute Fbstival.l\\>ur vendre la salade québécoise.M.Boucher opte pour des invitations, billets d\u2019avion et tout le bataclan aux frais de la province, afin que les producteurs voient de leurs yeux et1 qui se fait ici.Et ça marche.« Il y a des québécophiles là-dedans, et ils travaillent, par exemple, à convaincre d\u2019autres producteurs pour organiser des tournées ».illustre le délégué.Outre le cinéma et la culture, le Québec a la cote là-bas pour ce qui est des technologies de l'information, et notamment pour ce qui est des jeux électroniques et de l\u2019animation.M.Boucher mise aussi sur l\u2019aéronautique et l\u2019aérospatiale, les biotechnologies et la nourriture fine, dont « les ventes augmentent de 17% par an ».Ne reculant devant rien, le délégué donne même des «cours de pain à des couples » chez lui, qu\u2019il accompagne, subtilement, de fromages et de pâtés québécois.En Amérique du Sud, Paulina de Villar a hérité en 1998 de l\u2019antenne du Québec à Santiago.Avec ses deux employés, le bureau est une « très petite organisation », de l\u2019aveu même de la déléguée.«Au début, notre mandat était uniquement commercial.L\u2019an dernier, on a eu un nouveau mandat pour l'éducation et l\u2019institutionnel», ce qui lui permet, entre autres, de faire du maillage entre les universités.En ce qui concerne les entreprises, elle admet que «c\u2019est un marché moins facile que les Etats-Unis, mais plus que la plupart des pays d\u2019Amérique latine.Ça fonctionne bien si les entreprises sont prêtes à y mettre l\u2019effort ».D\u2019origine italienne, Daniela Renos-to est, selon le vocabulaire du ministère des Relations internationales, une «locale», c\u2019est-à-dire qu\u2019elle n'est pas logée aux frais du gouvernement.Depuis 11 ans, elle mène seule la barque du Québec à Rome, où la province est présente depuis plus de 30 ans.Comme ailleurs, le Québec culturel est de plus en plus connu, on plus d\u2019être là aussi un partenaire économique important.« Il y a 11 ans, je devais être plus proactive.Là, les gens viennent vers nous, ils connaissent les compagnies, les secteurs de pointe.» Le jour de l\u2019entrevue avec LE SOLEIL, fin octobre, elle avait en main le programme de la quatrième Biennale ( Irizzonte Québec, son bébé, qui présente « 17 activités dans sept ou huit villes» d\u2019Italie, allant de l\u2019art de la table au théâtre, en passant par la musique contemporaine.En octobre, La (Irarale Séduction y a été projetée et le Cirque du Soleil s\u2019y est produit.«Une première», souligne M\"\" Renosto, qui recense chaque année environ «201) activités culturelles québécoises dans une quarantaine de villes ».La déléguée fait remarquer que le théâtre québécois a particulièrement la cote là-bas.À prouve, « la traduction italienne des Helles-sieurs de Michel Tremblay ayant tenu l\u2019affiche pendant cinq ans».En Chine, pays de plus de 1.3 milliard d'habitants, (ajoute est bien differente pour les deux délégués, Patrice Dallaire à Pékin, (îabriel Baudot à Shanghai.Là-bas, le commerce domine nettement sur la culture, le gouvernement du Québec étant détermine à tirer profit de l'effervescence fulgurante de ce marché.« Il y a quelques années, on pensait que la Chine était réservée aux grandes entreprises, mais là, on se rend compte que c\u2019est plusieurs marchés, et qu\u2019il y a des possibilités pour des produits ciblés», note M.Baudot.Parce que la Chine ne traite qu\u2019avec des Etats avec un « statut officiel », le Québec niche dans les ambassades canadiennes, d'où il tente do séduire le marché.« L\u2019ouverture est là, constate M.I lallairo, mais le monde entier les courtise.Dans l\u2019ensemble, le Québec n\u2019est pas sur l\u2019écran radar.C\u2019est sûr que pour les entreprises, ça reste un pays difficile, l\u2019as impossible, mais difficile.» Ce à quoi ajoute M.Baudet : « Ça prend de la patience et de la constance.» Pour les entreprises, certes.Pour les délégués aussi.ANS DE KIA SOLDE D'ANNIVERSAIRE -(Eï5> NOUS CÉLÉBRONS NOS 5 ANS ICI AU PAYS ET NOS 60 ANS À TRAVERS LE MONDE.Modèle LS lllust^\u2019\tPDSF : 12 995$\u201d RIO S 2005 Équipement incomparable PDSF : 15 995 $ Modèle EX illustré\u2019 SPECTRA LX 2005 Sécurité hors pair \u2022\tMoteur de 1,6 L, DACT\t\u2022 Deux coussins gonflables \u2022\tFreins ABS aux quatre roues \u2022 Servodirection \u2022\tAM/FM/CD stéréo\t\u2022 Deux miroirs avec rabat \u2022\tRoues de 14 po avec\tdan^ les pare-soleil enjoliveurs complets LOCATION À PARTIR DE 159$ PAR MOIS/60 MOIS 0 $ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0 $ DE COMPTANT \u2022\tMoteur de 2,0 L, DACT \u2022\tAM/FM/CD/MP3 stéréo \u2022\tSix haut-parleurs \u2022\tRoues de 15 po \u2022\tBanquette arrière rabattable, partagée 60/40 \u2022\tSystème anti-démarrage \u2022\tSuspensions avant et arrière indépendantes LOCATION À PARTIR DE 179$ PAR MOIS/60 MOIS 0 $ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ V °/ /c PLUS QU'UNE GARANTIE GARANTIE PARE CHOCS A PARE-CHOCS DE 5 ANS/100 000 KM' GARANTIE SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR DE 5 ANS/100 000 KM ASSISTANCE ROUTIÈRE AVANTAGE PLUS DE 5 ANS/100 000 KM 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SOLEIL Le samedi 27 novembre 2004 D 6 / Pruuitnt it tiilnr ANDHE PRUVENCHER krdacleMr ru rktf YVES BELLEFLEL'R IHrttUur it I Mttmal PIERRE-PAUL NOHEAL Uirtrlrur d* l infurmatiou FRANÇOIS BOURQUE EDITORIAL Fondations prometteuses W\t.^ L.e ministre Thomas Mulcair a présenté JÊT\tjeudi son amiiitieux plan pour mettre le Uuehec a l\u2019heure du développement dura-f \u2018\t\u2018 J hle.Signal positif (juant à sa valeur, le pro- L>\t.1 jet a été plutôt bien accueilli par les mi- Kr\tlieux écologistes
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