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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-04-21, Collections de BAnQ.

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OTTAWA Le système informatique fédéral est désuet, dit la vérificatrice Page A 4 CULTURE Hommage du Cirque du Soleil à Michael Jackson Page B 10 www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.ci N ° 8 6 4 LE MERCREDI 21 AVRIL 2010 I,IO$ + TAXES = 1,25$ i m YAN DOUBLET LE DEVOIR Le complexe militaire de la Citadelle de Québec, un joyau du patrimoine, nécessite une cure de jeunesse qui ne peut plus attendre.La Citadelle de Québec sera rénovée plus vite que prévu Le coût des travaux passe de LOO à 165 millions ALEC CASTONGUAY Les Forces canadiennes vont mettre en branle la réfection de la Citadelle de Québec plus rapidement que prévu.Certains travaux urgents vont commencer dès l’an prochain.Par contre, la facture initiale de 100 millions est revue fortement à la hausse.Le Devoir a appris que la mise à niveau des installations coûtera finalement 165 millions de dollars.Le joyau patrimonial et militaire que constitue la Citadelle de Québec, au cœur de la capitale, a besoin d’une cure de jeunesse majeure dans les prochaines années.Les installations — qui re- Le Royal 22® Régiment célébrera son 100® anniversaire en 2014, ce qui incite plusieurs militaires à faire pression pour accélérer les travaux ment — sont désuètes et des sections du complexe menacent de tomber en ruine.L’automne dernier, le ministère de la Dé- groupent des burearrx, un musée, des bâtiments pour le gouverneur général et les quartiers du 2® bataillon du Royal 22® Régi- fense avait affirmé que son programme de réfection avait été re-poussé à 2019.Qn visait alors une méthode classique de réalisation des travaux, soit un chantier majeiu.Mais l’état de détérioration de la Citadelle étant trop avancé, les Forces canadiennes ont changé leur fusil d’épaule dans les dernières semaines et ont finalement choisi la méthode d’exécution «en phases», ce qui permet de procéder plus rapide-meuL mais une étape à la fois.«Il y a des travaux à l’intérieur de ce programme qui sont urgents et on ne va pas attendre à 2019, affirme la capitaine Evelyne Lemire, porte-parole des Forces canadiennes à Valcartier.VOIR PAGE A 10: CITADELLE AGENCE ERANCE-PRESSE DÉTENUS AFGHANS Après Ottawa, Londres nage aussi en eaux troubles ¦ À lire en page A 3 BANQUE DU CANADA Le taux directeur pourrait remonter dès juin ¦ À lire en page B 1 INDEX Aniioiicos.Ans publics.Carnèrcs Déiès Météo Mots iroisés Sudoku.Télévision.A6 B7 B4 A6 A7 B6 B7 B8 SAT/ARCHITECTE: LUC LAPORTE Maquette du projet de réfection, en cours de réalisation, de l’édifice de la Société des arts technologies (SAT), boulevard Saint-Laurent, au cœur du Quartier des spectacles de Montréal.ARCHITECTURE Quel Montréal pour demain?Les projets se bousculent dans les cartons des promoteurs Bien malin qui saurait dire de quoi aura l’air Montréal en 2030.Une exposition lève le voile sur les nombreux paradoxes auxquels fait face la métropole, souvent coincée entre développement durable et essor économique.ISABELLE PARÉ La fin de la récession pointe à peine le bout de son nez que déjà les projets se bousculent dans les cartons de promoteurs immobiliers.Montréal sera-t-elle une ville verte, animée de quartiers à échelle humaine ou une banale forêt de gratte-ciel?Promoteurs et acteurs publics se permettent pour une fois de rêver éveillés, en dévoilant au public ce que pourrait être le Montréal de demain.L’exposition Montréal du futur, présentée jusqu’au 26 avril au Complexe Desjardins, réunit plus de 60 projets conçus par une quarantaine de promoteurs privés et d’institutions publiques.Si certains sont déjà approuvés, et leurs sites déjà assiégés par les grues et les bétonnières, VOIR PAGE A 10: DEMAIN Choix des juges: Bourassa ne s’en mêlait pas Plusieurs sources libérales bien informées sont catégoriques sur la question ANTOINE ROBITAILLE Québec — Contrairement à Jean Charest, Robert Bou-rassa «deuxième manière» laissait ses ministres de la Justice décider seuls des nominations à la Cour du Québec.Dans sa seconde période comme premier ministre libéral (1985-1993), M.Bou-rassa n’était pas consulté par ses ministres avant que ces derniers n’arrêtent leur choix et fassent leur recommandation au Conseil des ministres.Le premier ministre libéral ne demandait pas non plus des comptes à ses ministres, ont confirmé au Devoir plusieurs sources très bien informées.Les souvenirs de l’ancien conseiller spécial de Robert Bourassa, Jean-Claude Rivest, confirment cette version des faits.«Je ne me souviens pas d’une conversation d’un ministre de la Justice avec Robert Bourassa sur cette question.» Le successeiu de M.Bourassa, Daniel Johnson, avait perpétué cette façon de fonctionner, ce que La Presse rapportait vendredi.Ministre dans le bref gouvernement Daniel Johnson fils, Roger Lefebvre s’est rappelé avoir reçu une directive du premier ministre: les nominations de juges, c’était la «responsabilité du ministre de la Justice, Robert Bourassa qui doit soumettre au Conseil des ministres la conclusion à laquelle il est arrivé».En Chambre hier, Pauline Marois a accusé de nouveau Jean Charest d’avoir modifié le mode de nomination des juges depuis son arrivée au pouvoir en 2003.Elle lui a reproché d’avoir occulté à trois reprises la semaine dernière ses «interférences» dans les nominations de Kathleen Weil.Cette dernière a révélé, lors d’une interview vendredi, qu’elle en discutait avec le premier ministre.«Pourquoi le premier ministre a-t-il attendu d’être démasqué par sa ministre de la Justice pour dire la vérité, pour dire qu’il était personnellement impliqué?» a pesté la chef péquiste.Jean Charest a répliqué par l’ironie, soutenant que ses dis-cussions avec Mme Weil étaient tout à fait normales: «Je vais peut-être étonner la chef de l’opposition officielle, a-t-il dit, mais je suis le premier ministre du Québec, je fais partie du Conseil des ministres et je fais partie du processus de décision.» Il a qualifié à’«absurdité» la possibilité que le premier ministre du Québec ne doive «pas participer aux décisions du Conseil des ministres».VOIR PAGE A 10: JUGES Six travailleurs mexicains ont gain de cause Les travailleurs saisonniers ont le droit de se syndiquer ERANÇOIS DESJARDINS Six travailleurs d’origine mexicaine au service d’une ferme de Mirabel ont le droit de se syndiquer, a tranché la Commission des relations du travail (CRT), estimant qu’un article du Code du travail qui les empêchait de le faire, en raison du fait qu’ils n’y sont pas à longueur d’année, est une atteinte directe à leiu liberté d’association.Le litige tourne autour d’une toute petite phrase de l’article 21 du Code du travail, soit celui où l’on indique que le droit à l’accréditation est celui de la «majorité absolue des salariés d’un employeur».Qn signale que les travailleius agricoles ne sont pas des salariés, «à moins [que ces personnes] n’y soient ordinairement et continuellement employées au nombre minimal de trois».Ce qui pose problème, aux yeux des travailleurs mexicains et du local 501 des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC-FTQ), car ceux-ci arrivent au Québec en mars et repartent en octobre.Les travailleurs en questiop, qui se trouvent à la ferme L’E- « 1 i JACQUES NADEAU LE DEVOIR cuyer & Locas, ont déposé leiu requête en accréditation en juillet 2008.L’employeur a invoqué le Code du travail, et l’affaire s’est vite retrouvée devant la VOIR PAGE A 10: DROIT ¦ Une victoire pour les travailleurs agricoles migrants, page A 9 77831302382417 1.^ \w Vivez les séries comme jamais.Appréciez pleinement les séries avec Bell Télé grâce à sa qualité d’image HD exceptionnelle, jusqu’à 10 fois meilleure que celle du câble.Regardez les séries de la Coupe Stanley'^^ en direct sur votre téléphone mobile avec LNH illimité'^^, une exclusivité de Bell'.Votez pour le joueur Bell du match en visitant bell.ca/canadiens ou, exclusif sur les mobiles de Bell, en textant «vote» au 2323 et courez la chance de gagner une paire de billets paur le prochain match à domicile des Canadiens^.la vie est Bell (1) Dqs périodes de restrictions de diffusion et d'autres restrictions peuvent s'appliquer sans préavis.(2) Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents du Québec.Le concours se déroule du 15 avril au 23 juin 2010.Grand prix: à chaque match des Canadiens, deux (2) billets pour le prochain match des Canadiens à Montréal, d'une valeur approximative de 300$.Le tirage aura lieu le lendemain de chaque match des Canadiens.Règlement disponible au bell.ca/canadiens.NHL, l'emblème NHL, la marque sous forme de mot«Stanley Cup» etie dessin de la Coupe Stanley sont des marques de commerce déposées, et LNH, l'emblème LNH et la marque sous forme de mots « Coupe Stanley» sont des marques de commerce de la Ligue Nationale de Hockey.Tous les logotypes et toutes les marques de la LNH, ainsi que les logotypes et les marques des équipes de la LNH illustrés aux présentes, appartiennent à la LNH et à ses équipes respectives et ne peuvent être reproduits sans le it préalable écrit de NHL Enterprises, LP.© LNH 2010.Tous droits réservés. LE DEVOIR, LE MERCREDI 21 AVRIL 2010 A 3 ACTUALITÉS Gilles, Proulx, Martine St-Clair, Daniel Turp porte parole du 15® Radio-Don oi 3^ de Radio Ville-Marie / ’ / ^ 30 avril, 1er et 2 moi 2010 Manon CORNELLIER La tactique est toujours la même.Quand le gouvernement conservateur est dans les câbles, il ressort l’épouvantail des méchants criminels à qui on doit serrer la vis.Et ce lundi, ça tombait bien, c’était le début de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels et du lobby annuel de l’Association canadienne des policiers.Le premier ministre Stephen Harper n’a pas raté l’occasion pour faire savoir qu’il ne digérait pas que certains condamnés puissent jouir du pardon.Il l’avait fait savoir à son ministre de la Sécurité publique.Vie Toews, à la fin de mars, après avoir appris que l’ancien entraîneur de hockey mineur Graham James avait obtenu un pardon de la Commission des libérations conditionnelles (CLC) pour une condamnation pour délits sexuels contre deux joueurs.(M.James a plaidé coupable et a été condamné en 1997 à trois ans et demi de prison.Il a reçu son pardon en 2007.) Cette semaine, c’est le fait que Karla Homolka puisse, à partir de cette année, faire une demande de pardon qui a fait fulminer M.Harper.«Voilà comment les lois ont été écrites depuis quelques décennies, écrites avec cette mollesse face au crime qui était en vogue alors et une préoccupation pour les criminels qui passait avant la compassion pour les victimes», a-t-il déclaré au lancement de la Semaine de sensibilisation.Sauf que M.Harper est au pouvoir depuis quatre ans et que son gouvernement a procédé au début de 2007, et avant que M.James reçoive son pardon, à une révision de la procédure menant au pardon, en particulier dans le cas d’infractions de nature sexuelle.Et si sa préoccupation est la protection des victimes, comment explique-t-il que son gouvernement n’a toujours rien fait pour mettre fin à la libération après un sbdème de la peine, pour améliorer le système des libérations conditionnelles et l’encadrement des personnes en liberté surveillée?Pourquoi laisse-t-il le mandat de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels.Steve Sullivan, prendre fin samedi sans avoir encore annoncé son remplaçant?Mieux encore, pourquoi son gouvernement trou-ve-t-il si fecilement des fonds pour agrandir les prisons et embaucher des gardiens, mais rogne les budgets de certains programmes d’aide aux victimes?M.Sullivan l’a souligné dans une lettre envoyée au premier ministre en début de semaine.Le 9 avril, la directrice générale du Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes, Heidi Illingworth, a Mt de même auprès du ministre de la Sécurité publique.Vie Toews.Les Services correctionnels bénéficieront d’une hausse de budget de 193 millions cette année alors que le budget du bureau de l’ombudsman augmentera d’à peine 1,08 % et que les subventions et les contributions pour l’Initiative sur les victimes d’actes criminels diminueront de 41 et 34 % respectivement.?Ce gouvernement aime manier le bâton et envisage de présenter un projet de loi qui bloquerait l’accès au pardon dans le cas de certains crimes violents ou sexuels ou qui allongerait les délais avant qu’une personne puisse faire une demande.Pour se justifier, il a recours à sa tactique habituelle qui est de monter en épingle des cas extrêmes pour ensuite, de l’exception, tirer une règle générale.Personne n’a de données ou d’analyses à offrir.Il n’y a que cette colère qui est si mauvaise conseillère.Le pardon a pour fonction d’encourager et de soutenir les efforts soutenus de réhabilitation.Une personne doit avoir une conduite exemplaire pendant trois à cinq ans après la fin de sa sentence avant de pouvoir faire une demande de pardon.Depuis 1970, plus de 400 000 personnes ont reçu un pardon et, selon la CLC, seulement 3 % de ces pardons ont dû être révoqués, ce qui survient quand la personne enfreint une loi fédérale, n’a «plus [une] bonne conduite» ou que sa demande initiale se révèle trompeuse.On peut donc déduire que la récidive chez les personnes bénéficiant d’un pardon est extrêmement rare.Et il faut souligner que, dans le cas des personnes reconnues coupables de crimes de nature sexuelle, les dossiers restent accessibles pour la vérification des antécédents d’un bénévole ou d’un demandeur d’emploi qui veut œuvrer auprès d’enfants ou de personnes vulnérables.Le système n’est pas parfait.L’attribution du pardon, par exemple, serait trop automatique aux yeux de certains.Il faut quand même relativiser.On ignore le nombre exact de Canadiens ayant un casier criminel, mais le Centre d’information de la police canadienne détient les empreintes digitales de 4,2 millions de Canadiens.Le nombre de Canadiens ayant un casier criminel serait légèrement inférieur, ce qui est encore environ 10 fois plus que le nombre de pardons accordés depuis 40 ans.Quand le premier ministre s’emporte et affirme qu’il doit mettre fin à la façon de faire actuelle, on se demande: que veut-il empêcher ou corriger au juste?Avant de refuser ou de limiter l’accès au pardon, il faudrait démontrer que les groupes qu’on entend cibler ont abusé de cet avantage, ce que personne n’a encore fait.Administrer Injustice à l’aveuglette est la meilleure feçon de commettre des injustices.Et ce riest pas parce qu’une personne a déjà été condamnée que le gouvernement peut s’en servir comme épouvantail pour détourner l’attention et revigorer sa base.mcornellier@ledevoir.corn m JOHN D MCHUGH AGENCE FRANCE PRESSE Mauvais suivi des détenus afghans, manque d’intérêt envers la question, les allégations qui pèsent sur le gouvernement britannique rejoignent celles entendues à Ottawa.Détenus afghans : après Ottawa, Londres nage aussi en eaux troubles Le gouvernement britannique est aux prises avec une poursuite qui révèle d’étonnantes similitudes avec le dossier canadien GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — Une enquête sur le transfert de détenus afghans qui risquent tortures et «abus horribles» lorsqu’ils sont remis aux mains de la Direction nationale de la sécurité afghane (NDS), des documents épineux que le gouvernement tente de garder secrets.L’histoire n’est pas nouvelle à Ottawa.Mais à Londres, oui.Depuis lundi, un procès opposant une militante pacifiste au gouvernement britannique révèle d’étonnantes similitudes avec le dossier qui anime la colline parlementaire à Ottawa depuis plusieurs mois.Maya Evans allègue dans sa poursuite que Londres s’est rendu complice de tortures en transférant au NDS des prisonniers qui ont par la suite été torturés.Mauvais suivi des détenus, manque d’intérêt envers la question, les allégations rejoignent celles entendues à Ottawa depuis le témoignage du diplomate Richard Colvin en novembre.Hier, les avocats de la plaignante ont révélé qu’au moins six Afghans arrêtés par les Lorces britanniques, puis transférés au NDS, auraient été torturés par la suite.Le dossier des avocats contiendrait des allégations touchant au total près de 400 détenus.Par exemple, un détenu dit avoir été maltraité tous les jours avec un bâton par le NDS entre septembre et novembre 2008.Un autre allègue qu’il a été soumis à une privation de sommeil; ailleurs, ce sont des décharges électriques.Tous font état d’abus répétés.Les avocats de Mme Evans s’appuient sur plusieurs rapports pour dire que «l’usage de la torture et d’autres abus sérieux sont routiniers» au NDS, et que Londres se «met la tête dans le sable» en le niant.L’enjeu de la divulgation des documents est au cœur L’enjeu de la divulgation Les détails des événements liés aux six détenus ont été rendus publics pour la première fois, hier, selon le compte-rendu du quotidien The Guardian.Le gouvernement avait auparavant empêché leur diffusion.L’enjeu de la divulgation des documents est aussi au cœur de ce procès: les avocats de la plaignante ont déposé des milliers de pages de documents étoffant leurs allégations, mais le ministère de la Défen- du procès opposant une militante pacifiste à l’État britannique se peut imposer que ceux-ci demeurent secrets.Ainsi, la présentation du dossier faite lundi par l’avocat principal au dossier a-t-elle été censurée en plusieurs occasions.On sait aussi qu’une partie du procès se déroulera à huis clos.A Ottawa, le gouvernement et l’opposition s’affrontent depuis des mois autour de la divulgation de documents non censurés concernant les allégations de torture de détenus transférés par le Canada.Le prœ sident de la Chambre, Peter Milliken, doit d’ailleurs rendre sous peu une décision à savoir si le refus du gouvernement de donner des documents au comité sur l’Afghanistan constitue un outrage au Parlement.Brouhaha à la CPPM Le gouvernement fédéral canadien tente d’ailleurs aussi de bloquer la remise de documents à la Commission d’examen des plaintes concernant la police militaire (CPPM), qui poursuit ses audiences sur le sort des détenus afghans.Le président par intérim de la commission, Glenn Stannard, a de- mandé hier à Alain Préfontaine, l’avocat du gouvernement, quand les rapports d’un diplomate — Nicholas Gosselin, qui a témoigné la semaine dernière — seront finalement déposés.La réponse de M.Préfontaine a été sèche: «quand ils seront prêts».M.Stannard a alors immédiatement pris M.Préfontaine à partie et qualifié sa réplique d’insultante, non seulement pour la CPPM, mais aussi pour le public.M.Préfontaine a dû s’excuser un peu plus tard.La commission s’est aussi inquiétée de la façon dont le gouvernement décide quels documents peuvent être rendus publics.L’avocat de la commission, Ron Lunau, a expliqué qu’il est difficile de savoir quels documents existent quand le gouvernement décide «unilatéralement» de ce qui sera rendu public.M.Préfontaine a répondu que le mandat de la commission est limité et que certains documents ne sont pas pertinents.Mais M.Stannard a donné raison à M.Lunau, en déplorant que l’avocat du gouvernement soit le seul à avoir une vue d’ensemble de la situation.Le Devoir Avec La Presse canadienne Réforme de la carte électorale Les libéraux feront tomber la motion du Bloc GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — Les libéraux contribueront aujourd’hui à défaire une motion du Bloc québécois demandant que le poids politique du Québec soit maintenu à son niveau actuel malgré la réforme de la carte électorale.La motion — déposée hier dans le cadre de la journée d’opposition du Bloc — dénonce le projet de loi C-12, qui aura pour effet de «diminuer le poids politique du Québec au sein de la Chambre».Le Bloc demande que, quels que soient les contours futurs de la carte électorale canadienne, le Québec conserve 24,3 % de la députation nationale (ce qui correspond à son poids actuel — 75 députés sur 308).Le projet de loi C-12 prévoit l’ajout de 30 cir- conscriptions à l’échelle canadienne: 18 en Ontario, 7 en Colombie-Britannique et 5 en Alberta, trois provinces actuellement sous-représentées par rapport à la taille de leur population.Ce faisant, le poids politique du Québec chutera à 22,1 % (75 députés sur 338).Le NPD souscrit au principe que le poids politique du Québec doit être maintenu — tout en se disant favorable à une correction de la sous-représentation actuelle des trois provinces visées par le projet de loi.Le parti de Jack Layton appuiera donc la motion qui sera mise au vote aujourd’hui.Mais pour les libéraux de Michael Ignatieff, qui voteront contre la motion, la question de la représentativité du Québec aux Communes doit être débattue devant un comité parlementaire.non par le biais d’une simple motion.«Nous désirons aller au fond du débat, entendre les experts nous exposer tous les tenants et aboutissants du grand principe de la représentativité», a dit le député Marcel Proulx durant les débats d’hier.Il a aussi fait valoir que le Bloc «prône plus de sièges pour le Québec d’un côté, mais de l’autre, il n’en veut aucun [en aspirant à l’indépendance]».«On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre», a-t-il dit.Pour le ministre de la Réforme démocratique, Steven Lletcher, la meilleure façon pour le Québec d’augmenter son poids politique serait de «voter pour un parti fédéraliste, que ce soient les libéraux, les conservateurs ou le NPD».Le Devoir Harper veut abolir la disposition de la «dernière chance» Ottawa — Le gouvernement Harper a de nouveau déposé, hier, un projet de loi visant à faire annuler la disposition de la «dernière chance» qui permet aux meurtriers d’obtenir une libération conditionnelle.Le projet de loi ferait en sorte qu’une personne reconnue coupable de meurtre prémédité et condamnée à la prison à vie ne puisse avoir accès à la libération conditionnelle avant 25 ans.C’est la deuxième fois que les conservateurs présentent un tel projet de loi, qui vise à instaurer «des peines plus sévères pour des crimes plus graves», comme le note un communiqué du ministère de la Justice.Leur première tentative n’a pu se concrétiser, car le premier ministre Stephen Harper a prorogé le Parlement à la fin de 2009, tuant dans l’œuf les projets de loi qui avaient alors été déposés.Cette fois, le projet de loi provient du Sénat, que M.Harper a souvent accusé, dans le passé, de le ralentir dans son désir de serrer la vis aux criminels.Grâce à plusieurs nominations récentes, les conservateurs contrôlent maintenant la Chambre haute, qui était aux mains des libéraux depuis des années.Le ministre de Injustice, Rob Nicholson, s’est dit persuadé que la reconfiguration du Sénat accélérera l’adoption de la mesure.Il a estimé qu’une telle loi procurerait une «plus grande tranquillité d’esprit» aux familles de victimes, «qui n’auraient plus à subir à répétition l’angoisse des audiences d’admissibilité à la libération conditionnelle anticipée».La Presse canadienne Venez découvrir des peintures créées par Artiste LangdonArt Du 19 au 25 avril 2010 Galerie L'Envol, 372 rue Sie-Catberine Ouest, Montréal, Edifice Le Belgo ou 5® étage, suite 522.Ouvert tous les jours de midi à 17h.Langdonart expositions 2010: The Artists Alley, 863 Mission St., San Francisco; Galerie le 1040, 1040 Marie-Anne Est, Montréal; ExpressionArt, 82 Concorde Est, Laval 450-967-5902 2 événements organisés par le Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec 1 -866-682-0271 450-661 -7557 www.capsq.qc.ca Galerie BU Krepel, Klarenbeek, Pays-Bas; Casa cultura Municipal de Cangas, Galice, Espagne; w¥fw.langdonart.com A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 21 AVRIL 2010 ACTUALITES Rapport de la vérificatrice générale du Canada Les dépenses des députés scrutées Ottawa—La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a réitéré hier son désir de passer au peigne hn les dépenses des parlementaires fédéraux.«Les deux chambres du Parlement dépensent environ 500 millions de dollars par année.Nous pensons qu’il est important, au nom de l’imputabilité, qu’une vérification soit menée», a-t-elle déclaré en marge de son rapport.La Chambre des communes et le Sénat dévoilent chaque année combien déj^nse au total chaque parlementaire, mais le détail des dépenses de même que les pièces justihca-tives ne sont pas disponibles.Les députés, dont le chef du NPD, Jack LajTon, ont souvent lait valoir qu’ils étaient déjà soiunis à des vérthcations hnancières et qu’ime de plus n’était pas nécessaire.Mme Fraser n’est pas de cet avis.«Les vérifications de performance que nous faisons comme celles déposées aujourd’hui [hier] sont très différentes d’une vérification financière.Nous irions voiries systèmes et les pratiques en place.» -Le Devoir luforoute Sauté du Cauada: cible ratée L’agence fédérale responsable de l’informatisation des dossiers médicaux des Canadiens admet qu’elle ratera la cible qu’elle s’était d’abord fixée.Inforoute Santé du Canada affirme depuis des années que la moitié de la population arua un tel dossier d’ici la hn de 2010, et tous les Canadiens d’ici la hn de 2016.- La Presse canadienne III \ ANDY CLARK REUTERS Si Ottawa ne fait rien pour mettre à jour ses systèmes de technoiogie de i’information, i’État pourrait être incapabie d’effectuer ie versement de prestations d’assurance-empioi ou ie remboursement de cotisations d’impôt Alerte à la panne informatiqne Les systèmes de technologie de l’information sont si désuets qu’Ottawa pourrait peiner à offrir des services essentiels, avertit Sheila Fraser Lacuue importaute La Société canadienne des postes manque de fonds pour h-nancer son Initiative de transformation postale de 3 milliards destinée à remplacer son équipement désuet.El de son propre aveu, sa survie et sa viabilité tinancière à long terme dépendent du succès de ce projet.Sheila Fraser s’est inquiétée de cette lacune, qu’elle juge importante.-La Presse canadienne Agriculture Canada: manque de rigueur Sheila Fraser écorche le ministère de l’Agriculture, qui ne gère pas ses activités de recherche avec la rigueur attendue.Le ministère «n’a pas officiellement entrepris de rédiger un plan d’action stratégique avant octobre 2008», soit deux ans et demi plus tard, relève la vérificatrice générale.-La Presse canadienne MARIE VASTEL Ottawa — Les systèmes de technologie de l’information du gouvernement fédéral se font tellement désuets que, faute d’investissements suffisants pour les remettre à niveau, Ottawa pourrait peiner à offrir des services essentiels aux Canadiens, comme le versement de prestations d’assurance-emploi ou le remboursement de cotisations d’impôt.Dans son rapport printanier, déposé aux Communes hier, la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, sonne l’alarme.Les systèmes de technologies de l’information fonctionnent avec des applications dépassées et risquent de tomber en panne.Ce qui pourrait avoir de graves conséquences, prévient-elle.«On voit que les systèmes vieillissent, et ce n’est pas simplement l’équipement, le “hardware”, c’est aussi les langages utilisés, c’est les installations dans lesquelles se trouvent ces systèmes.[.]Etonne semble pas avoir mis ça comme priorité pour le gouvernement», a noté Mme Fraser, en conférence de presse hier.La vérificatrice a examiné le Programme d’assurance-emploi, le système d’administration des déclarations de reve- CHRIS WATTIER REUTERS La vérificatrice généraie du Canada, Sheiia Fraser nus et de prestations ainsi que le Système normalisé des paiements.Les deux premiers, qui ont distribué ensemble plus de 33 milliards en 2008-2009 et traité plus de 30 millions de demandes et déclarations, présentent des risques importants liés au vieillissement des systèmes de technologie de l’information (Tl), souligne le rapport.«Dans le pire des cas, le gouvernement ne pourrait plus exercer ses activités et servir les Canadiens», établit la vérificatrice.Et la direction du dirigeant principal de l’information du Secrétariat du Conseil du Trésor, qui aruait dû agir à titre de chef de file dans le dossier selon Mme Fraser, connaissait les risques de- puis déjà une décennie, mais n’a toujorus pas foruni d’orientations stratégiques, constate-t-elle.\ A qui la faute?S’il accepte les critiques et recommandations de la vérificatrice, le Conseil du Trésor souligne en revanche qu’il n’est pas responsable de formuler les besoins en matière de financement et d’investissements.Ce sont plutôt les ministres et le cabinet qui s’en chargent et qui prennent les décisions dans le domaine.La direction du Secrétariat a néanmoins fait savoir qu’elle rédigera un rapport sur l’état des systèmes de Tl vieillissants, dont l’évaluation devrait être terminée d’ici avril 2011.Le président du Conseil du Trésor, Stockwell Day, a poru sa part indiqué, à sa sortie des Communes, avoir demandé à tous les ministères de présenter leru plan poru résoudre les problèmes.S’il a parlé d’un échéancier pour ce faire, M.Day n’a pas souhaité préciser la date butoir de celui-ci, ni les coûts qui poruraient être occasioimés.«C’est difficile de savoir exactement les montants pour remplacer les systèmes qui sont âgés.Peut-être des milliards de dollars, mais on va savoir le compte final après que les ministères au- ront avancé leur plan», s’est-il contenté de répliquer.Une réponse insatisfaisante aux yeux de l’opposition.Dans son rapporfi la vérificatrice parle de son côté d’un total estimé à 2 milliards dans trois des cinq institutions étudiées.Des édifices désuets Autre constat négatif, de la part de la vérificatrice générale: l’organisation de la restaruation des bâtiments du parlement est quelque peu chaotique, ce qui entraîne des retards dans la prise de décisions et contribue à accroître les coûts et les risques liés aux projets.Pourtant, le ministère des Travaux publics a relevé des risques importants qui pourraient interrompre le déroulement des activités du Parlement.«Le caractère patrimonial de certains des bâtiments est menacé, et la santé et la sécurité des occupants pourraient l’être aussi», rapporte Mme Fraser, qui cite au passage les pierres cassées, l’amiante contenu dans les murs et les systèmes de chauffage ou d’électricité qui pourraient tomber en panne et empêcher le Parlement de siéger.La Presse eanadienne Le Front commun ne veut pas de médiateur Le Front commun n’est toujours pas prêt à lancer le processus de médiation dans ses négociations visant à doter les secteurs public et parapu-blic d’une nouvelle convention collective.Des résolutions adoptées par les différentes instances syndicales stipulaient qu’à partir du 20 avril, le processus pouvait être enclenché.La stratégie du Front commun, continuellement réévaluée, s’est réorientée de manière à repousser cette option.De toute qvidence, ni les sjm-diqués ni l’Etat n’ont manifesté le désir de recourir à cette possibilité à court terme.La raison est simple: les négociations avancent toujours.Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a affirmé que de toute manière, même si cette étape avait été franchie, les négociations pourraient se poursuivre puisque les intervenants continuent d’échanger et que le dialogue n’a pas été rompu.Même son de cloche auprès de la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, qui a soutenu qu’à l’exception du secteur de la santé — oû elle a indiqué qu’un coup de barre devait être donné —, les discussions étaient toujours en cours.La Presse eanadienne EN BREF Nouveau ras-le-bol à Maisonneuve-Rosemont La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et les Professionnelles en soins de santé unies (PSSU) ont organisé hier un aufie rassemblement poru dénoncer les conditions de travail difficiles de lerus membres à l’hôpital Mai-soimeuve-Rosemont.«A l’urgence, c’est plus de 60 % des quarts de travail de nuit qui sont travaillés en heures supplémentaires obligatoires», a dénoncé Valérie VaillancoruL présidente de la section locale des PSSU, qui réclame des mesrues capables d’attirer et de garder le personnel infirmier et cardiorespiratoire.Et pas en faisant affaire avec les agences privées, qui ne font qyf «atténuer un symptôme en omettant de s’attaquer au véritable problème», ont insisté les manifestants.- Le Devoir CHAQUE JOUR, ON^FAIT LA GUERRE A LA PLANETE LE 22 AVRIL,CESSONS LE'FEU Jour de la Terre* QUÉBEC Partenaires maieus B Cascades ^ Desjardins QUEBEÇPR ATTITUDE" SID LEE @5™ “S™* Monfréâi® ï Partenaires iri' A""— UDbdik ^ fTP novaeca LE DEVOIR LE MERCREDI 21 AVRIL 2010 A 5 ACTUALITES Roquet se fait rassurant sur le futur statut des Muséums nature Les règles seront aussi strictes pour ces futures sociétés paramunicipales Louis Roquet JEANNE CORRIVEAU Le directeur général de la Ville de Montréal, Louis Roquet, a tenté hier de rassurer les élus de l’opposition qui s’inquiètent de voir les Muséums nature passer sous le contrôle d’une société para-municipale.Lors de la présentation de sa réforme sur la gouvernance, M.Roquet a fait valoir que les sociétés para-municipales devront elles aussi se soumettre à des règles de gestion plus strictes.C’est le directeur des Muséums nature, Charles-Mathieu Brunelle, qui a réclamé la création d’une société paramunici-pale pour chapeauter le Biodôme, l’Insectarium, le Planétarium et le Jardin botanique, a expliqué Louis Roquet.«Les Muséums nature se sont dotés d’un plan de développement extrêmement ambitieux et emballant, mais ce plan ne peut pas être financé exclusivement par des contributions gouvernementales, a-t-il expliqué.La conviction de M.Brunelle, c’est que, dans un cadre légal différent, il pourrait avoir accès à des sources privées de financement alors que c’est beaucoup plus difficile pour un service de la Ville d’aller chercher ce genre d’engagement.» Aux élus des deux partis d’opposition qui craignent de voir cette société échapper au contrôle de la Ville, Louis Roquet a indiqué que les représentants municipaux et le ministère des Affaires municipales comptaient élaborer un cadre de gouvernance qui s’appliquera à l’ensemble des socié-tés paramunicipales.M.Roquet, qui croit qu’un changement de statut pourrait être profitable aux Muséums nature, affirme qu’aucune décision n’a été prise à ce sujet et qu’ulti-mement ce sont les élus qui trancheront Resserrer les règles Louis Roquet a passé une partie de l’après-midi à expliquer aux élus réunis en séance plénière du conseil municipal le plan élaboré par la direction générale visant à resserrer la gestion des grands projets et l’octroi de contrats.Il a détaillé le nouvel organigramme mis en place, les règles de gouvernance et de contrôle qui s’appliqueront aux projets de 10 millions de dollars et plus — ou à ceux qui présentent une complexité particulière — et les stratégies visant à stimuler la concurrence lors d’appels d’offres.Ce plan s’articule autour d’une reprise de contrôle des projets de la Ville par les employés municipaux afin d’éviter les dérapages comme celui qui a entraîné la résiliation du contrat des compteurs d’eau.Pour y parvenir, la Ville créera 97 nouveaux postes pour s’assurer de détenir les ressources et l’expertise requises et réduire sa dépendance aux firmes d’experts-conseils.Ces embauches représentent une dépense de 10 millions de dollars, mais elles pourraient permettre à la Ville de réaliser des économies ailleurs.Les arrondissements ne seront pas soumis à ces nouvelles règles de gouvernance, mais M.Roquet a précisé que les pratiques seront harmonisées à plus long terme, bien qu’on ne remette pas en cause l’autonomie des arrondissements.Le contrat des compteurs d’eau, à l’origine de ce branle-bas de combat administratif, a été résilié, mais la Ville ignore toujours combien cette mésaventure aura coûté.La résiliation du contrat ayant été officialisée le 4 mars, Génieau a jusqu’au 4 juin prochain pour déposer ses réclamations pour les travaux effectués, à moins que le consortium ne décide de demander une compensation pour rupture de contrat.«On n’a pas reçu de facture ni de demande.On n’a rien reçu, même pas un téléphone», a dit M.Roquet.Quant au mandat de la firme BPR, chargée de surveiller les travaux de Génieau, ce mandat est «suspendu», a affirmé M.Roquet.Le Devoir Quatrième Sommet du millénaire Le climat et la pauvreté seront au cœur des débats Le quatrième Sommet du millénaire s’est ouvert hier à Montréal.L’événement, auquel participeront notamment l’ancien vice-président américain Al Gore et la duchesse de York, Sarah Ferguson, se déroule cette année sur le thème des changements climatiques.Le Sommet a été mis sur pied par le fondateur du Club des petits-déjeuners, Daniel Germain, dont l’objectif est d’étendre au plus grand nombre de personnes, décideurs autant que gens ordinaires, les efforts de la lutte contre la pauvreté.Le Sommet s’inspire d’ailleurs de la Déclaration du millénaire, signée en septembre 2000 par les 189 pays membres des Nations unies, qui nommait les défis du siècle suivants: le développement humain, le développement durable, la santé et la solidarité.Le rapport annuel 2009 de l’ONU souligne d’importantes avancées du côté de l’éducation et de la baisse du taux de mortalité infantile, mais aussi des reculs dans la lutte contre l’ex-trêpie pauvreté et la faim.A l’ouverture du Sommet, le ministre québécois de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a rappelé qu’il avait lui-même vécu dans la peur et la pauvreté lorsqu’il était enfant et que la guerre ravageait son pays natal, la Syrie.M.Hamad a souligné que la crise économique et les récentes catastrophes en Haïti et au Chili constituaient un rappel que personne n’est à l’abri de la pauvreté, et il a ajouté que le Québec, en tant que société privilégiée, avait des responsabilités envers les pays moins nantis.La Presse canadienne Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Bachand rappelle Bernier à l’ordre Le ministre des Finances n’aime pas le «Quebec bashing» de l’ex-ministre ROBERT DUTRISAC Québec — Irrité par le discours que tient Maxime Bernier sur la «dépendance économique» du gouvernement québécois envers le reste du Canada, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a sommé le député conservateur de cesser de dénigrer le Québec au Canada anglais.Maxime Bernier devrait «défendre les valeurs québécoises ailleurs au Canada plutôt que de faire du “Quebec bashing” en Alberta», a déclaré hier Raymond Bachand.En anglais, le ministre a ajusté ses propos pour des oreilles Canadian: il a exigé du député fédéral de la Beauce qu’il «unisse le Canada plutôt que de le diviser».Comme l’écrivait hier Le Devoir, Maxime Bernier parcourt le Canada pour faire connaître ses idées de droite en écorchant au passage le Québec et son gouvernement.Son discours plaît beaucoup dans les milieux conserva- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Raymond Bachand teurs du reste du Canada.Rappelant que le Québec reçoit 8,5 milliards en paiements de péréquation, soit plus de la moitié du programme, le député de la Beauce vilipende le gouvernement québécois pour «interventionnisme effréné» qui «ne conduit pas à la prospérité» et qui a mené à «un cul-de-sac financier».«Ce n’est pas pour rien» qu’existe au Canada anglais la perception que les Québécois sont comme des enfants gâtés JACQUES NADEAU LE DEVOIR Maxime Bernier qui n’en ont jamais assez, affirme Bernier dans son discours.Le Québec vit au-dessus de ses moyens au lieu d’adopter des politiques responsables, juge-t-il.«Le premier réflexe d’une bonne partie de notre classe politique est d’aller constamment quêter plus d’argent à Ottawa», accuse le ministre déchu.Raymond Bachand n’a pas aimé ces critiques.«La péréquation, c’est dans la Constitution canadienne, a tenu à rappeler le ministre à Maxime Bernier.Deuxièmement, il devrait plutôt expliquer aux Albertains que, si on a des services au Québec dont on est fiers, ce n’est pas à cause de la péréquation, mais parce qu’on a 15 milliards en taxes de vente et en impôt — 10 milliards en taxes de vente et 5 milliards en impôt — de plus que les Albertains.Et c’est ça qui paie nos services sociaux, nos valeurs québécoises.» Raymond Bachand n’apprécie guère qu’en Alberta on plaide en faveur de l’abolition des transferts fédéraux.«En clair, premièrement, abolir les transferts entre les gouvernements; si les contribuables québécois veulent se payer un Etat providence massif, très bien, qu’ils paient pour l’avoir», écrivait la semaine dernière, dans le quotidien Calgary Herald, Mark Milke, le directeur de la recherche du Frontier Centre for Public Policy, un think tank de droite basé à Winnipeg avec des bureaux à Calgary.Le Devoir Courchesne enfonce le clou dans le cercueil de McGill LISA-MARIE GERVAIS La ministre de l’Éducation a enfoncé le clou dans le cercueil de l’Université McGill, hier, en réitérant son intention de la pénaliser d’un montant de 28 000 $ par étudiant inscrit au MBA Michelle Courchesne ne croit pas qu’il est juste de continuer à accorder des subventions à un programme qui bafouera désormais les règles budgétaires du gouvernement en facturant désormais 30 000 $ à chacun.«Pourquoi les Québécois devraient-ils accepter qu’on donne le même montant [à l’Université McGill] alors qu’elle exi- ge 30 000 $ par étudiant?Je ne pense pas que c’est un bon usage des fonds publics», a-t-elle répondu à des journalistes à la sortie de la Chambre des communes.Cette attitude intransigeante de la ministre fait écho à celle de l’Université McGill, qui n’a montré jusqu’ici aucune volonté de faire marche arrière.«McGill est parfaitement au courant depuis le début», a rappelé Mme Courchesne.L’argument de compétitivité invoqué par la direction de l’université pour augmenter de 1600 % les droits de scolarité de ce programme ne tient pas la route, selon la ministre.«McGill dit qu’exiger 30 000 $ va lui permettre d’augmenter sa qualité d’enseignement et de se comparer à d’autres universités au Canada, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.Je ne peux pas accepter cet argument, car on a d’excellentes écoles, HEC, John Molson, ici même à l’Université Laval.Ces universités donnent un enseignement de qualité en respectant les droits de scolarité fixés par le gouvernement», a-t-elle soutenu.Pour sa part, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) salqe la décision de la ministre de l’Éducation de pénaliser l’élève rebelle.«McGill, parson manque de respect envers les choix des Québécois quant à l’accessibilité aux études postsecondaires, aura effectivement créé un effet domino: celui de passer un message clair à toutes les universités que cette situation ne sera pas tolérée», a indiqué le président de la FEUQ, Jean Grégoire, par voie de communiqué.L’Association des étudiants et étudiantes des 2® et 3® cycles de l’Université McGül s’oppose aussi à la hausse des fixais du MBA mais reconnaît que ce choix est un cri du cœur institutionnel quant à la situation financière actuelle des universités.Le Devoir Commission parlementaire sur le mont Orford SOS Orford veut protéger les terrains contre les promoteurs LOUIS-GILLES FRANCŒUR Dans son mémoire présenté hier en commission parlementaire, SOS Orford demande à Québec de procéder «avec le projet de loi tel que présenté» à l’Assemblée nationale afin de réintégrer les terrains expropriés à l’intérieur du parc national et de «clore une fois pour toutes le dossier épineux du mont Orford».La coalition estrienne insiste sur cet appui conditionnel, car elle craint que les promoteurs souhaitant lancer des projets immobiliers en bordure du parc ne saisissent l’occasion de la commission parlementaire faite dans le cadre du projet de loi 90 pour obtenir le feu vert pour leurs projets.Ce dernier projet de loi a été présenté par le gouvernement Charest afin de réintégrer dans le parc national les 459 ha qu’il avait privatisés par le projet de loi 23 pour y permettre la construction de plusieurs centaines de logements.L’opposition a été telle à travers tout le Québec qu’elle a forcé le gouvernement Charest à mettre fin à la loi et à respecter le vœu des élites régionales, qui ont fini par se ranger derrière l’idée de réintégrer les terrains expropriés dans le patrimoine public.Pour SOS Orford, si des promoteurs veulent obtenir la permission de construire des liens aériens, comme des chaises ou des télécabines, entre leurs projets immobiliers et la station de ski ou le golf du parc, ils doivent suivre la procédure qui s’applique aux parcs.Ils devront ainsi suivre les indications qui s’appliquent à tout projet situé à l’intérieur ou en bordure d’un parc national, des obligations consignées dans la loi et les règlements afin d’en évaluer méticuleusement tous les impacts.La coalition SOS Orford, créée dans le sillage du mouvement de privatisation, se dit maintenant entièrement d’accord avec le projet de loi présenté par la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, à condition qu’on n’y fasse aucune nouvelle ouverture aux promoteurs, comme certains membres du gouvernement Font laissé en- tendre récemment.D’autre part, la coalition estime qu’il faut garder la station de ski et le golf ouverts en raison de leurs différents avantages économiques, touristiques et sociaux.De la même façon, la coalition encourage Québec à doubler la superficie du parc parce que la région, très privatisée, ne compte que 2 % de son territoire en aires protégées.Le Devoir A.'vtîI :aoio vol.C no 4 L’Action NATIONALE Dossier Nucléaire en question 40® anniversaire du «coup de la Brink's» Chronique et leçons d'une vaste manipulation Relgion et politique L'idoie muiticulturaiiste Abonnements et achats à la boutique www.action-nationale.qc.ca Au téléphone 514-845-8533 (sans frais: 1-866-845-8533) Par la poste 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal QC H2X1X3 Ce numéro 12$ taxes et expédition comprises Points de vente Librairie Pantoute Saint-Roch • Renaud-Bray St-Denis-Champigny Renaud-Bray Côte-des-Neiges • Renaud-Bray Fleury • Renaud-Bray Du Parc Librairie de l’Université de Montréal • COOP Université de Sherbrooke COOPSCO Université du Québec à Trois-Rivières • Zone Université Laval Librairie Lincourt • Librairie L’Alphabet ROLEX Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCARJ, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 A 6 LE DEVOIR, LE MERCREDI 21 AVRIL 2010 ACTUALITES Ü VOLKER HARTMAN AGENCE ERANCE-PRESSE Pour la première fois depuis le réveil du volcan Eyjafjôll mercredi dernier, des vols ont décollé hier de plusieurs aéroports européens.Cendres du volcan islandais Eyjaflôll Les premiers avions partent d’Enrope, mais Fincertitude plane toujours Un puissant volcan voisin pourrait à son tour se réveiller, craignent les scientifiques AMELIE DAOUST-BOISVERT Des cendres volcaniques islandaises ont voltigé jusque dans Fatmosphère de Gaspé hier, provoquant Fannulation de deux vols.Mais le trafic aérien a peu à peu repris son envol en Europe.L’organisme qui y gère la sécurité aérienne, Eurocontrol, prévoit un retour à la normale vendredi, mais les scientifiques craignent que l’irruption se prolonge, ou même se propage à un deuxième volcan.dix fois plus puissant.Pour la première fois depuis le réveil du volcan Eyjafloll mercredi dernier, des vols ont décollé hier de plusieurs aéroports européens.Mais les espaces aériens de nombreux pays restent partiellement ou totalement fermés.Selon Eurocontrol, 13 000 des 28 000 vols habituels ont décollé hier sous le ciel européen.L’organisme table sur un retour à une situation quasi normale pour vendredi.Un avion en provenance de Vancouver a inauguré la réouverture la piste d’atterrissage de Londres-Heathrow hier soir, le terminal le plus fréquenté d’Europe.Les vents atlantiques, qui soufflent dans le sens des aiguilles d’une montre, ont aussi transporté des cendres volcaniques jusqu’à Gaspé, forçant l’annulation de deux vols.La région a été moins touchée que prévu.Les escales ont donc pu reprendre normalement en après-midi.Un autre défi attend les compagnies aériennes: elles vont devoir rattraper les retards et amener à destination les passagers bloqués, tâche gigantesque qui pourrait prendre des jours, voire des semaines.Le patron de British Airways, Willie Walsh, a par ailleurs critiqué les mesures draconiennes prises PHILIPPE DESMAZES AGENCE ERANCE-PRESSE Selon Eurocontrol, 13 000 des 28 000 vols habituels ont décollé hier sous le ciel européen.par les autorités britanniques.Selon lui, «il n’y avait pas d’inquiétudes du point de vue de la sécurité.» Signes encourageants «Tous les indicateurs sont très, très positifs pour la deuxième partie de la semaine», selon Herbert Puempel, de l’Organisation météorologique mondiale.L’Office météorologique d’Islande a indiqué pour sa part que le nuage de cendres avait perdu de l’altitude et qu’il semblait rétrécir malgré une hausse de l’activité du volcan, qui s’est mis à cracher de la lave.«La dernière éruption en 1821 a duré plus ou moins deux ans!» rappelle le volcanologue à l’Université du Québec à Chicoutimi, Michael D.Higgins.Un scénario qu’il n’ose pas écarter totalement, même si la quantité de cendres projetées dans l’atmosphère diminue à mesure que la glace qui recouvre le volcan fond.Mais «c’est un volcan assez large et il y a beaucoup de glace», ajoute celui qui a étudié d’autres volcans islandais.«On ne sait pas vraiment ce qui va arriver.» Entre autres possibilités, l’éruption de l’Eyjaf-joll pourrait provoquer une autre éruption, plus importante encore, du volcan voisin Katla, qui se réveille tous les 80 ans environ.Sa dernière éruption d’ampleur remonte à 1918.Les trois dernières éruptions d’Eyjafloll — en 920,1618 et 1821 — ont entraîné Katla dans leur sillage, rappelait le magazine New Scientist le 22 mars dernier, dans un article qui appréhendait la catastrophe aérienne actuelle.Les scientifiques savent en effet depuis longtemps que les cendres volcaniques empruntent le même courant-jet que les avions, lesquels profitent de ce couloir de vent pour économiser temps et argent.Une éruption du Katla, situé à seulement 20 kilomètres de l’Eyjafjoll, serait dix fois plus puissante.Le volcan le plus actif d’Islande semble pour le moment bien endormi, assurent les géologues chargés de sa surveillance.¦ A entendre sur ledevoir.com: l’entrevue complète avec le volcanologue Michael D.Higgins.Le Devoir Avec VAssociated Press, La Presse canadienne et VAgence France Presse Plusieurs artistes sont sur le fil FRÉDÉRIQUE DOYON Complications de tournées, annulations de spectacles ou de visites d’artistes étrangers: les perturbations culturelles se multiplient à cause de la fermeture de l’espace aérien européen.Artistes et festivals québécois écopent.Le public aussi, parfois.Au festival Vues d’Afrique, qui bat son plein actuellement, une dizaine de réalisateurs étrangers, dont Guy Deslauriers {Alikcf), Marc-Aurèle Vecchione {Black Music), Biaise Pascal Tanguy {Afrique économie en survie) et Abdoulaye Dao {Une femme pas comme les autres) doivent annuler leur voyage ou l’écourter sérieusement.«Ce sont surtout des retards sur leur arrivée, mais comme ils ne peuvent pas repousser leur vol de retour, ils refusent parfois de venir pour 24 heures», explique au Devoir Cristina Murciano, responsable de leur accueil à Vues d’Afrique.Une poignée d’auteurs étrangers invités à Metropolis bleu, qui démarre aujourd’hui, sont toujours coincés en Europe, dont l’auteure et journaliste berlinoise Carolin Emcke.«Certains événements pourraient être annulés, mais tout peut encore rentrer dans l’ordre si des vols se libèrent», tempère le relationniste de presse Dyllan Labonté.Du côté des arts de la scène, une quarantaine d’acrobates, de techniciens et de travailleurs de trois productions différentes de la troupe Les 7 Doigts de la main attendent dans divers aéroports européens.Etant donné les trains qui sont bondés, l’équipe du spectacle Psy a affrété un autocar pour se rendre de l’Espagne à la Belgique (!), lieu de sa prochaine représentation.Aucun spectacle n’est cependant annulé pour l’instant Scénario similaire pour Daniel Léveillé Danse, dont l’équipe a dû voyager en voiture de Paris à Copenhague pour livrer son spectacle en sol danois.Le groupe de musique traditionnelle Le Vent du Nord est également bloqué en Europe, à Bruxelles, et doit annuler trois représentations prévues à Vancouver dès ce soir, selon Les Productions Serge Paré.L’ensemble Quartango a dû embaucher un musicien substitut pour son spectacle de samedi à Sudbury, l’un de ses membres étant coincé en Allemagne.Le public des tout-petits et surtout leurs parents devront patienter pour voir ma, au théâtre Les Gros Becs à Québec.I^ pièce sur l’enfance de la parole, qui devait être présentée ces joursrci par la Compagnie Eclats, de Bordeaux, ainsi que le stage destiné au milieu sont reportés à une date ultérieure.Ces contretemps s’ajoutent aux annulations de spectacles et bouleversements de programme déjà annoncés par l’Orchestre symphonique de Montréal, Pro Musica, le Nouvel Ensemble moderne, Les Boréades et Les Violons du Roy.Le Devoir Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I «N «D «E «X REOKOUPEHENIS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 *150 Achat-vente-échange 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 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Romberie Richard Jubinville inc., est une entreprise familiale depuis plus de 23 ans, qui œuvre dans les domaines suivants : Commercial, industriel et institutionnel, situé au 5600, chemin du Bois Franc à Saint-Laurent (entre l’autoroute 13 et 40).L'ÉQUIPE-Nous diri^ ^eons notre personnel dans un climat de travail agréable et nous misons sur l’excellence de nos employés par la formation et leurs compétences afin d’offrir à notre clientèle des services de qualité.Nous détenons un bassin de plus de 85 employés et nous cherchons à joindre dans notre équipe un collègue qui a les aptitudes suivantes : POSTE DISPONIBLE Assistante au service Collaborateur / Travail d’équipe Efficace et organisée Gestion de la pression Principales responsabilités : Mettre des prix pour utilisation de matériel et de main-d’œuvre pour chaque appel de service ainsi que pour les soumissions Produire des cartables de dessins d’atelier et manuel d’entretien Prendre, placer et œnf irmer les commandes aux fournisseurs Suivi des GPS, des camions, de l’habillement et des cellulaires Effectuer la variation de l’inventaire mensuel.Toutes autres tâches connexes Taux horaire : selon expérience / 40 heures / semaine Envoyez votre cv.: cv@plomberiejubinville.com ou Télécopieur: (514) 333-6977 BIBLIOTHECAIRE SCOLAIRE Nous sommes à la recherche d’un ou d’une bibliothécaire scolaire pour mener à terme un mandat de consultation.La personne doit être libre d’emploi ou à la retraite et posséder une expérience pertinente dans une bibliothèque scolaire.Veuillez s.v.p.acheminer votre cv à la l’adresse courriel suivante : projetbiblio@gmail.com INMIÛUfflBUHÛUE VOTRE ORDINATEUR BOGUE OU RALENTIT?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.lOansd'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien COURS Une voix libre et vibrante COURS DE CHANT Débutants et avancés 514-276-8186 Marie-France Durocher 40$/40Mln.PROPRE-DISCRET.Exc.massage suédois et Esalen.Privé.Christine.514 383-2448 DEMENAGEMENTS LES DÉMÉNAGEMENTS BRETON-SAVARD Emballage - 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LE DEVOIR, LE MERCREDI 21 AVRIL 2010 A 7 LE MONDE Défaite pour les écologistes et les indigènes en Amazonie Le barrage géant sera construit YANA MARULL Brasilia — Un consortium brésilien à dominante publique a remporté hier l’appel d’offres pour la construction en Amazonie du gigantesque barrage de Belo Monte, infligeant une défaite aux écologistes et aux Indiens qui ont tenté jusqu’au bout de s’opposer à ce projet jugé dévastateur.Le consortium Norte Energia, dirigé par une filiale du brésilien Electrobras (publique), a été choisi à l’issue d’une bataille judiciaire à rebondissements.La justice fédérale a finalement rejeté hier plusieurs recours présentés par un tribunal de l’Etat amazonien du Para, qui avaient eu pour effet de suspendre l’appel d’offres.Pour autant, les opposants ne renoncent pas.«Nous n’allons pas nous décourager, nous continuerons à manifester», a déclaré Renata Pinheiro, du mouvement Xingu Vivo.Ils ont annoncé leru intention d’occuper les terres qui seront inondées par ce barrage hydroélectrique conçu comme le troisième plus grand au monde.Belo Monte va inonder 500 km^ de terres et dé-toiuner sru 100 km les eaux du Rio Xingu, une région où vivent de 20 000 à 30 000 familles, selon Greenpeace.Dans la matinée, des militants de Greenpeace ont déversé trois tonnes de fumier devant l’Agence nationale d’éner^e électrique (ANEEL) à Brasilia.Des manifestations ont également eu lieu dans huit autres villes du Brésil, notamment à Altamira où sera construit le barrage.La pause des opposants à Belo Monte, soutenus par l’Eglise catholique, a gagné une notoriété internationale quand le réalisateru de la fresque écologique Avatar, le Canadien James Cameron, est venu au Brésil dénoncer le barrage, au côté de l’actrice Sigourney Weaver.Le chanteru britannique Sting est aussi im opposant de longue date.Norte Energia l’a emporté sur le consortium Belo Monte Energia, également mené par des entreprises publiques, en proposant un prix pour la vente d’énergie à 77,9 reais par mégawatt/heure (44 $).Le prix plafond était de 83 reais (47 $).Des autochtones ont manifesté hier à Brasiiia.Norte Energia est dirigé par la Compagnie hydroélectrique du Sao Erancisco, une filiale de l’entreprise publique Eletrobras, avec une participation de 49,98 %, et huit autres entreprises privées, notamment de travaux publics.Le consortium Belo Monte est dirigé quant à lui par les entreprises publiques Erunas Centrais Ele-tricas et Eletrosul Centrais Eletricas.11,2 milliards Pour un coût de construction de 11,2 milliards de dollars, Belo Monte devrait produire dans dix ans 11 000 MW, de quoi alimenter 20 millions de foyers.11 deviendra le deuxième plus grand barrage du Brésil, après Itaipu (14 000 MW) dans le sud du pays, et le troisième au monde après celui RICARDO MORAES REUTERS des Trois Gorges, en Chine (18 000 MW).La construction du barrage est défendue par une partie de la population locale qui espère bénéficier des 18 000 emplois directs et 80 000 indirects qui seront générés par le projet, selon le gouvernement.Le gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva fait valoir que le barrage est indispensable pour répondre aux besoins énergétiques du pays, qui doivent être multipliés par 2,5 d’ici à 2030.L’énergie hydroélectrique représente 73 % de l’énergie produite aujourd’hui par le pays sud-américain.Agence France-Presse Amnesty dénonce une prison secrète à Bagdad Bagdad — Amnesty International (AI) a demandé aux autorités irakiennes d’enquêter sur des informations faisant état de tortures par les forces de sécurité de centaines de détenus sunnites dans une prison secrète à Bagdad.«L’existence de prisons secrètes montre que des unités militaires sont autorisées en Irak à perpétrer des violations des droits humains sans avoir de comptes à rendre», a déploré dans un communique Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.Cette organisation fait référence à un article publié dimanche dans le Los Angeles Times, selon lequel des responsables irakiens aruaient affirmé que plus de 100 des 431 personnes incarcérées dans ce lieu de détention ont été torturées.Selon ces responsables cités par le jorunal américain, «elles ont subi des coups, des décharges électriques et des simulacres d’étouffement effectués à l’aide de sacs en plastique.Des détenus auraient indiqué qu’un homme était mort des suites d’actes de torture en janvier», selon Amnesty.L’organisation exprime «sa préoccupation après que le premier ministre Nouri al-Maliki eut affirmé qu’il n’était pas au fait des abus commis dans cette prison, qu’il a par ailleurs promis de fermer».Pour Mme Sahraoui, «le fait que le premier ministre dise ne pas avoir eu connaissance de ces violations ne saurait décharger les autorités de leurs responsabilités et du devoir qui leur est fait de veiller à la sécurité des détenus».Isolement Selon Amnesty, les prisonniers concernés ont été arrêtés par les forces irakiennes dans la province de Ninive (nord) en octobre dans le cadre d’une opération visant des combattants sunnites présumés.Ils ont été placés en isolement dans un lieu de détention secret à l’ancien aéroport d’al-Muthan-na.Ce lieu de détention est dirigé par la brigade Bagdad, une unité spéciale se trouvant sous le commandement direct du bureau du Premier ministre.En mars, leur lieu de détention a été révélé après que des proches de ces hommes se sont inquiétés de leur disparition.«Le gouvernement de Nouri al Maliki s’est à plusieurs reprises engagé à enquêter sur les actes de torture et autres graves atteintes aux droits de la personne perpétrés par les forces de sécurité irakiennes, mais aucun résultat n’a pour l’instant été rendu public», assure la responsable de cette organisation.Selon elle, «cela favorise la généralisation de la culture de l’impunité mais cette fois-ci, il faut que l’Irak enquête rigoureusement sur les allégations de torture et traduise en justice les auteurs présumés de ces violations».En 2005, 168 détenus vivant dans conditions épouvantables avaient été découverts dans un centre secret de détention dans le quartier d’al-Ja-driya, à Bagdad.«Les résultats de l’enquête ouverte peu après n’ont jamais été rendus publics et personne n’a été poursuivie pour les violations commises dans cette prison», rappelle Amnesty.Agence France-Presse E N BREF Forum social sur le climat Cochabamba—Le président de la Bolivie, Evo Morales, a ouvert hier un Eorum social sru le climat en dénonçant la «dette» historique du capitalisme en matière de réchauffement et en affirmant qu’il revenait aux peuples indigènes de montrer la voie poru «sauver la Terre mère».«Ou bien le capitalisme meurt, ou bien c’est la Terre mère», a martelé Morales, l’un des chefs de file de la gauche radicale latino-américaine, devant quelque 20.000 représentants de mouvements sociaux, d’ONG, de syndicats, de peuples indigènes et du monde scientifique.La Conférence mondiale des peuples sru le changement climatique et les droits de la Terre mère, convoquée à Cochabamba jusqu’à demain, entend saisir rm moment politique entre l’accord a minima à Copenhague sru un récharrffe-ment limité à 2 degrés et les faibles espoirs d’un accord contraignant au prochain cycle de négociations en décembre à Cancun (Mexique).-AFP Sarkozy récidive Bobigny — Nicolas Sarkozy a assrué hier que l’État ferait preuve de n Iiiillll’II) .HiiBliyll ¦¦«IIB, ;;:-r ‘ iiiiiii CANDEREL KEVRIC WESTCLIEE Trois projets de gratte-ciel prêts à se concrétiser à Montréal: la tour de verre Canderel (square Philips), le projet de condos de luxe et de commerces UAltoria (square Victoria) et la tour du projet de la Cité internationale de Westcliff (square Victoria).condos uniques, rue University, ou encore Le Triomphe, rue Mansfield, au cœur du «Mille carré doré».Les odeurs de fin de récession ont-elles déjà fait oublier le nombre fou de condos chics encore vacants ou d’immeubles à bureaux en quête de locataires?Pour Richard Deschamps, responsable des grands projets, du développement économique, des infrastructures et des travaux publics au comité exécutif de la Ville, il faut plutôt se réjouir du fait que Montréal fasse l’objet d’un tel engouement.«Dans une société démocratique, c’est normal que des gens donnent leur perception de ce que pourrait être Montréal.Avec le CUSM et le Centre de recherche du CHUM, plus de 400 millions viennent d’être annoncés, et pour la première phase de Griffintown, on parle d’un autre 450 millions.Montréal est sur une lancée.Il ne faut pas céder au découragement et à l’immobilisme», a fait valoir ce dernier, hier, lors de l’annonce d’une contribution municipale au projet de rénovation de la Société des arts technologiques (SAT).Selon M.Deschamps, plusieurs promoteurs ont aussi à cœur les concepts de développement durable et de patrimoine.A son avis, Montréal, contrairement à Toronto ou Vancou- ver, n’accuse pas un surplus d’immeubles à condos ou d’immeubles à bureaux: «Le centre-ville de Montréal, qui est habité, est un marché mixte.Cela est excellent pour la qualité de vie et la sécurité.On ne parle pas que de condos de luxe, mais aussi de projets plus modestes, comme ceux du Louis Bohême», a-t-il défendu.Trames urbaines en mutation Du côté du Sud-Ouest, la trame urbaine s’apprête aussi à subir des métamorphoses majeures aux abords du canal Lachine, mais surtout dans Griffintown, et tout le long de l’autoroute Bonaventure et de la Société du Havre.Autant de projets publics et privés majeurs qui ont reçu l’aval de la Ville de Montréal.Des étudiants en aménagement urbain de l’Université McGill ont quant à eux imaginé pour 2030 un Griffintown vivant, composé de marchés publics, d’habitations mixtes, de patinoires et de pataugeoires, à deux pas du canal Lachine.Seront-ils entendus par la société De-vimco, qui vient de redémarrer la phase 1 de son projet?Côté culture, le Montréal de demain sera quant à lui bonifié de plusieurs nouvelles infrastructures, dont la construction va bon train.À commencer par la nouvelle salle de concert de l’OSM, attendue pour l’automne 2011, tout comme le nouveau pavillon d’art canadien Erkskine & American du Musée des beaux-arts de Montréal.Au cœur du Quartier des spectacles, la Société des arts technologiques (SAT) s’apprête à devenir une «pépinière vivante» ouverte sur la rue.Son dôme illuminé, destiné à accueillir un théâtre immersif, dominera la rue Saint-Laurent en novembre prochain si tout va comme prévu.«La Ville est venue combler un manque à gagner pour réaliser ce projet qui sera destiné aux 7 à 77 ans.Les environnements immersifs intéressent tout le monde», a soutenu hier Monique Gosselin, directrice générale de cet antre des technologies mises au service de l’art Si les souhaits du maire de Montréal se réalisent eux aussi, on empruntera peut-être un jour le tramway qui reliera le quartier Côte-desrNeiges au centre-ville pour sauter dans le métro et gagner le Centre sur la biodiversité des Muséums nature de Montréal (ouverture prévue en 2010) ou le Planétarium Rio Tinto (ouverture prévue en 2012).Le Devoir Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 ^ledevoir corn La rédaction Au telephone Par telecopieur Par courriel redaction( La publicité Au telephone 514-985-3399 Par telecopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514-985-3344 Par telecopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir corn Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-985-3322 Par telecopieur 514-985-3340 Les abonnements Au telephone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 a 16h30 Par telecopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir corn Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au telephone 514-985-3346 Par telecopieur 514-985-3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d adresses de ses abonnes a la disposition d organisations reconnues dont la cause 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