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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-07-10, Collections de BAnQ.

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Lanaudière, le plus grand festival de musique classique au Canada Cahier F www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.ci N°152 4 LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II JUILLET 2010 2,44$+taxes=2,75$ AGENCE ERANCE-PRESSE Photo prise en janvier 1947 d’un jeune homme portant l’uniforme colonial en Afrique-Occidentale française.L’Afrique-Occidentale française était une fédération groupant, entre 1895 à 1958, huit colonies françaises d’Afrique de l’Ouest: la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan français (devenu le Mali), la Guinée, la Côte d’ivoire, le Niger, la Haute-Volta (devenue le Burkina Faso) et le Dahomey (devenu le Béninû L’anniversaire semble embarrasser les uns et mécontenter les autres.Pourtant, il y a un demi-siècle, 17 nouveaux pays africains faisaient irruption sur la scène du monde.Pour le meilleur comme pour le pire, 1960 reste l’année des indépendances africaines.CHRISTIAN RIOUX Paris — Il y a deux semaines à peine, un million de Congolais ont accueilli le roi des Belges Albert II à Kinshasa.Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cette foule en liesse applaudissant le représentant de l’ancienne puissance coloniale participait à Tun des principaux rassemblements qui marquent le cinquantenaire des indépendances africaines.Au début de Tannée, à Dakar, on avait assisté à l’inauguration d’une statue de 50 mètres de haut symbolisant cette année historique.Mais le monument fut surtout perçu comme le symbole de la mégalomanie du président sénégalais Abdoulaye Wade, qui doit d’ailleurs tirer des revenus personnels de cette construction pharaonique.En France, ce 14 juillet, le défilé traditionnel accueillera plusieurs corps militaires africains.Déjà les critiques s’élèvent pour dénoncer le rôle de certaines de ces armées dans la répression coloniale.C’est assez discrètement que, de son côté, Barack Obama recevra à Washington les représentants des 17 pays qui ont obtenu leur indépendance VOIR PAGE A 10: AFRIQUE Un bilan souvent amer ¦ Les pays indépendants depuis 50 ans > À lire en pages A 6 et A 7 Bond de 3 % de l’emploi au Québec Le marché du travail se porte de mieux en mieux FRANÇOIS DESJARDINS Depuis le mois de juillet 2009, lorsque le marché du travail a véritablement touché le fond du baril, l’économie québécoise a créé 117 000 emplois, un bond de 3 % qui place le Québec en tête de peloton des provinces.Selon les données de Statistique Canada publiées hier, l’apparition de 30 400 emplois en juin a permis au Québec d’abaisser son taux de chômage à 7,8 %, par rapport à 8 % au mois précédent.D’une même voix, les économistes ont convenu que le marché du travail semble bel et bien rétabli.La situation dans l’ensemble du pays est telle que la Banque du Canada, aux yeux de ces mêmes économistes, n’aura d’autre choix que de hausser son taux directeur le 20 juillet pour une deuxième fois de suite.Celui-ci se situe à 0,50 %, et tout ajustement finit par se répercuter sur l’ensemble de l’économie, car il affecte le coût des emprunts pour les consommateurs et les entreprises.Les gains du Québec, qui ont contribué pour le tiers des 93 000 nouveaux emplois à l’échelle canadienne, ont été surtout observés dans les hôtels et la restauration, la gestion d’entreprises et la santé.De plus, ils étaient divisés à parts égales entre le temps partiel et le temps plein.Longue séquence sous la moyenne Les économistes ne s’attendaient qu’à 20 000 nouveaux emplois.L’explosion du marché du travail a fait qu’à l’échelle canadienne, le taux de chômage est passé de 8,1 % à 7,9 %.Ce qui veut dire une chose: encore une fois, et depuis six Les gains ont été sintout observés dans les hôtels et la restauration, la gestion d’entreprises et la santé VOIR PAGE A 10: EMPLOI ADOPTION DU BUDGET Harper s’assure de contrôler le Sénat ¦ À lire en page A 3 INDEX Actualités .A2 Idées C 5 Annonces B8 Monde B 7 Avis pubiics B6 Mots croisés.C 6 Bourse B2 Météo B 4 Carrières B5 Perspectives.C 1 Décès B8 Rencontres.D 2 Economie B1 Sports B 9 Editoriai C4 Sudoku C 6 Coupe du monde 2010 L’explication finale, en Oranje et en Roja Pays-Bas et Espagne en quête d’un premier titre mondial JEAN DION Il s’agit, difficile de le contester, des deux meilleures nations à n’avoir jamais remporté la Coupe du monde.Demain soir à Soccer City à Johannesburg, Tune pourra enfin apposer le couvercle sur des décennies de frustration alors que l’autre devra continuer de ronger son frein et d’espérer mieux la prochaine fois.Espagne contre Pays-Bas, une finale qui n’était attendue qu’à moitié.Bien avant le début du tournoi, on savait la Furia Roja au faîte de sa puissance.Elle était championne d’Europe en titre, après tout Et elle n’avait perdu qu’un seul match en trois ans, en dejni-finale de la Coupe des confédérations face aux Etats-Unis en 2009.Plusieurs observateurs VOIR PAGE A 10: COUPE V, J- \/ », 11 AGENCE FRANCE-PRESSE Wesley Sneijder, des Pays-Bas (à gauche), et PEspagnol David Villa, les meilleurs buteurs du tournoi.Alliez-vous payer trop cher ?de20à 'quelques rares èxceptio rédmt tout le temps chez • VETEMENTS TECHNIQUES • VÊTEMENTS DE VOYAGE • SOULIERS ET BOTTES DE MARCHE • SACS DE COUCHAGE • SACS À DOS BATONS DE MARCHE, ETC.• NOUVEAUTE ! SOULIERS DE COURSE À PIED, VÊTEMENTS DE VÉLO______ MONTRÉAL : 1451, av.du UONT-ROTAL Est 5t4-525-5309 BROSSARD : 6678, bout.TASCHEREAU 450-S72-32T7 77831302385528 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II JUILLET 2010 ACTUALITES Jeu en ligne Loto-Québec fait sa « place au soleil » «Attendre, c’est donner un an de plus aux sites illégaux», croit le ministre Bachand KATHLEEN LEVESQUE Loto-Québec prépare une offensive publicitaire importante sur le Net pour faire sa «place au soleil» et ainsi s’approprier 30 % du marché du jeu en ligne.«Le mot-clé, c’est parité.On essaie d’aller chercher une part de marché occupée actuellement par une offre de jeu illégal qui utilise des moyens comme la publicité.Ça signifie qu’on va utiliser des armes similaires pour faire notre place au soleil», a affirmé hier le président et chef de direction de Loto-Québec, Alain Cousineau.En offrant à compter de l’automne prochain des «jeux divertissants», comme le dit M.Cousineau en parlât notamment du poker, la société d’Etat espère faire des profits pouvant atteindre 50 millions de dollars en trois ans.Alain Cousineau a expliqué l’objectif de Loto-Québec au moment d’annoncer avec le ministre des Einances, Raymond Bachand, la création d’un comité d’experts sur le jeu en ligne, de sorte que «la lutte contre la dépendance au jeu demeure une priorité».Les travaux de ce comité sont devancés de quelques mois.Les experts auront à analyser les répercussions sociales du jeu en ligne.Ils auront également à proposer des stratégies de prévention du jeu pathologique.De plus, le comité accompagnera Loto-Québec pour la mise en place du jeu en ligne et fera un suivi.La société d’État espère faire des profits pouvant atteindre 50 millions de dollars en trois ans Un rapport devrait être rendu public d’ici trois ans.Le comité sera présidé par Louise Nadeau, pro-fesseure de psychologie à l’Université de Montréal qui s’est fait surtout connaître du grand public par Educ’alcool et son slogan de la modération dans la consommation d’alcool.Mme Nadeau sera entourée des universitaires Sylvia Kairouz de l’Université Concordia, Magali Dufour de l’Université de Sherbrooke et Mark Griffith de la Nottingham Trent University, au Royaume-Uni.Se joindront également à cette équipe Richard Guay, du ministère de la Sécurité publique, et Lynne Duguay, du Centre de réadaptation Ubald-ViUeneuve.C’est en février dernier que Loto-Québec a annoncé qu’elle se lançait à l’assaut du jeu en ligne.De nombreuses critiques ont immédiatement fusé.Un moratoire a été demandé et rejeté.«Attendre, c’est donner un an de plus aux sites illégaux», a expliqué le ministre Bachand.Pour ce dernier, la mise en place immédiate du comité de suivi démontre la volonté gouvernementale d’exploiter le jeu en ligne de façon responsable.11 souhaite que l’équilibre entre le volet économique et la responsabilité sociale soit maintenu, rappelant du même souffle que Loto-Québec a versé au gouvernement en 2009-2020 1,25 milliard en dividendes.Le Devoir Après le beau temps.la pluie! Le rond-point l’Acadie a une fois de plus été fermé à la circulation pour cause d’inondations LISA-MARIE GERVAIS Après cinq jours de chaleur accablante, les pluies diluviennes qui se sont abattues hier sur le sud du Québec, et surtout à Montréal, ont ramené un peu de fraîcheur.Maïs ces quelques cellules orageuses ont aussi causé des sueurs froides à certains automobilistes qui sont restés coincés dans cqs fortes accumulations d’eau.A certains moments de la journée, jusqu’à 40 millimètres de pluie sont tombés dans une courte période d’à peine 30 minutes, a rapporté Environnement Canada, soit le tiers, en une demi-heure, de ce qui tombe en moyenne durant ce mois.Comme ce fut le cas l’an dernier presque à pareille date, l’échangeur de î’Acadle a été Inondé et la bretelle d’accès menant à l’autoroute 40 a été fermée à la circulation.Depuis cinq ans, soit depuis 2005, année où d’importantes Inondations avalent mis en lumière les problèmes du rond-point l’Aca-dle, que la Ville de Montréal dit travailler en collaboration avec Transports Québec pour trouver des solutions.La construction de quatre bassins de rétention d’eau a été récemment annoncée, mais selon la maire de la Ville, Gérald Tremblay, cela ne réglera pas le problème en g JACQUES NADEAU LE DEVOIR À certains moments de la journée, jusqu’à 40 millimètres de pluie sont tombés dans une courte période d’à peine 30 minutes.entier.«L’investissement le plus important, de l’ordre de 77 millions, est au bassin Leduc, mais ça ne réglera pas les problèmes des inondations qui peuvent arriver parfois», avait dit le maire il y a 10 jours.Engloutie sous un mètre d’eau, une portion du boulevard Marcel-Laurin a également été fermée.Plus de 45 000 abonnés à travers le Québec ont été privés d’électricité hier, surtout en Montérégie.Les orages d’hier ont mis fin à la canicule qui en a incommodé plusieurs, accélérant même la mort de certaines personnes, a indiqué l’Agence de santé et de services sociaux de Montréal.Alors que la moyenne de décès par jour est d’envi- ron 40, 80 personnes sont mortes jeudi dernier.«Pour une personne en phase terminale, oui, la chaleur a peut-être accéléré le décès sans en être la cause.Mais lorsqu’une personne cardiaque dont la médication est sous contrôle décède, la chaleur joue peut-être un plus grand rôle», a noté Luc Lefebvre, de la Direction de la santé publique de Montréal, qui refuse d’attribuer tous ces décès supplémentaires à la canicule.Pour l’heure, Montréal maintient son plan d’urgence et Environnement Canada voit poindre une autre vague de chaleur à l’horizon à la fin de la semaine prochaine.Le Devoir Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience inne^l 514*861 *0630 Vieux-Montréal Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Armée : la modernisation des VBL s’amorce ALEC CASTONGUAY Le gouvernement fédéral a franchi hier la première étape dans le processus de mise à niveau des véhicules blindés légers (VBL 111) des Eorces canadiennes.Ottawa a accordé un contrat de 34,4 millions de dollars à la firme canadienne General Dynamics Land Systems, le fabricant de ce type de véhicule.Ce contrat vise la définition du projet de modernisation, qui s’échelonnera sur plusieurs années.Le VBL 111 représente l’épine dorsale de l’armée de terre.11 s’agit de véhicules de combat utilisés pour transporter les soldats, tout en fournissant une protection et une puissance de feu.Le projet de mise à niveau comprend 550 VBL 111, avec une possibilité pour le gouvernement de mettre à niveau 80 véhicules supplémentaires.Cela devrait permettre d’allonger la durée de vie de la flotte jusqu’en 2035.Une fois la phase de définition achevée, la mise à niveau pourra commencer.Le gouvernement anticipe que la modernisation coûtera près d’un milliard de dollars.Le groupe moto-propulseur, la suspension, les roues, les freins, le système d’armement, le blindage et l’ergonomie du véhicule seront notamment améliorés.«Grâce à cette nouvelle technologie améliorée, les membres des Forces canadiennes seront plus en sécurité à bord du véhicule; ils auront aussi les outils et la protection nécessaires pour achever le travail qu'on leur demande de faire», a dit le ministre de la Défense, Peter Macl^y.Ce projet s’inscrit dans un vaste programme de modernisation et d’achats de véhicules pour l’armée de terre, dévoilé en juillet 2009.La facture totale, avec les acquisitions, sera de cinq milliards de dollars.Le Devoir E N BREF matelas L ALLIANCE DE LA PERFORMANCE ET DE l’élégance.Depuis plus d’une décennie, la technologie au gel est celle retenue par les hôpitaux et la plus recommandée par les médecins en raison de ses qualités régénératrives et en raison de sa réaction très souple à la pression.Les matelas en gel épouse les courbes de chaque corps, personnalisant ainsi le support, l'alignement et le soulagement des points de pression.Il est maintenant possible de s'offrir ces matelas au Québec! 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Caricatures et textes tirés des archives du Devoir et clip vidéo monté à partir de la collection de J’ai la mémoire qui tourne.GLAMOUR ?ATE Spécialiste dans la restauration d’objets d’art en pierre de savon, marbre, ivoire et albâtre TUDOR TUDORWATCH.COM ^DMouTerfe Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 Depuis 1953 514 484-8332 www.themrfixit.com 4652, boul.Décarie, Montréal temm^eftinaentmre/ L'AGENDA MODERNE^ &caco»Ÿ*^j Jêuch HÆuùs/etC'.^K^tetenes^^/iesi cortex/, jP/ium6S/cùst^â)X/, ci/lHirm/cée/^Âotos/, articles/cée/ôurecm/ 446, me/Styii^Hcei HtûMVrÆmtréal ^elé^hone/: 6i4 S46-fÿS0 ^tèuf^d’ouaerüirc: âe/ul ciw iN/ncfrecl cl/ 70 Â/ 00 à/ 7P À/ 00 y êuimecÂ't/c^t/cümcincA&'i'cl- 70 A/ 00 ci/ 76'A/ SO LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II JUILLET 2010 A 3 ACTUALITES Gsunbard 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (514)866-3876 t ROLEX Vente et service '-t, - - LOCKHEED MARTIN Ottawa achètera le F-35 Joint Strike Fighter de la multinationale américaine Lockheed Martin.Ottawa achètera le F-35 Le Conseil des ministres a approuvé l’acquisition d’un nouvel avion de chasse pour le Canada ALEC CASTONGUAY Le Conseil des ministres du gouvernement Harper a approuvé dans les derniers jours l’achat du nouvel avion de chasse qui remplacera le CF-18, a appris Le Devoir.Tel que le souhaitent les Forces canadiermes, Ottawa va acheter le F-35 Joint Strike Fighter GSF) de la multinationale américaine Lockheed Martin.Au sein du gouvernement, on cherche actuellement une date pour armoncer cette acquisition majeure.Pour l’instant la date qui circule est celle du 16 juillet prochain.Le gouvernement Harper a pris l’habitude d’annoncer les gros achats militaires au cœur de Tété.En juin, Le Devoir révélait que les Forces canadiennes avaient fait leur chok et soumis au gouvernement le projet d’acquisition du F-35.Après quelques réimions du cabinet, le gouvernement a décidé d’entériner ce chok.Il s’agira d’un contrat sans appel d’offres, puisqu’Ottawa juge qu’aucun autre manufacturier ne peut respecter les conditions fixées par les Forces cana-dieimes.Les besoins opérationnels n’ont toutefois jamais été rendus publics.Selon nos informations, il s’agirait d’un contrat de gouvernement à gouvernement, c’est-à-dire que le Canada va acheter 60 à 65 chasseurs en passant par le gouvernement américain, qui possède un droit de veto sur les acheteurs potentiels en raison des nouvelles Technologies de cet appareil.Les Etats-Unis prévoient acheter plus de 2400 exemplaires du F-35 dans les prochaines années.Il s’agit d’im avion turtif dif hcile à détecter pour les radars.Des coûts en suspens Il n’est toutefois pas certain que le coût total de l’acquisition sera dévoilé au moment de l’annonce.Tout indique que le gouvernement confirmera son chok, tout en afhrmant que les négociations avec Lockheed Martin vont se poursuivre pour obtenir les meilleurs prix d’acquisition et d’entretien possible.C’est que le JSF n’est pas en production.La chaîne de monta- ge devrait commencer à s’activer en 2012, si tout va bien avep les derniers essais.Même les Etats-Unis ne savent pas encore avec exactitude le coût unitaire de chaque appareil.Washington a toutefois demandé à Lockheed Martin de s’en tenir à une facture qui oscillera autour des 100 millions de dollars par avion.De toute manière, le Canada ne prévoit pas avoir besoin des F-35 avant 2017, au moment oû la flotte de CF-18 arrivera à la tin de sa vie utile.Même si les chiffres ne sont pas dévoilés au moment de l’annonce, Ottawa s’attend à payer entre 6 et 9 milliards de dollars pour l’achat des 65 avions.Ce à quoi il faut ajouter de 6 à 7 milliards en frais d’entretien sur 20 ans.Le montant total du programme devrait donc osciller entre 12 et 16 milliards.Un site Internet est prêt Lockheed Martin est si sûr de remporter le contrat qu’il vient de mettre sur pied un site Internet sur le F-35 destiné aux Canadiens (http://f-35.ca/), oû l’ont peut lire «Canada’s Next Generation Fighter» et voir le logo de l’avion avec le drapeau canadien.Le Canada est un partenaire économique du F-35 depuis 1997, en collaboration avec d’autres pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Australie, etc.).Ottawa a promis d’injecter 710 millions de dollars dans le projet sur une période de 40 ans afin de permettre aux entreprises canadiennes d’obtenir des contrats dans le dévelop-I^ment de cette nouvelle génération d’avions.Jusqu’à présenL 80 compagnies ont obtenu des contrats totalisant 325 millions de dollars.Il n’y avait toutefois aucune obligation d’acheter l’appareil.Les concurrents de Lockheed Martin font valoir depuis quelques semaines qu’un véritable appel d’offres permettrait au Canada de choisir l’appareil le mieux adapté à ses besoins et de faire des économies.Boeing offre son nouveau Super Horneti alors que Eurohgh-ter offre sonTjqihoon.Le Devoir Sénat : Harper protège son bndget En nommant une nouvelle sénatrice, le premier ministre s’assure de l’adoption de son budget controversé HELENE BUZZETTI Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper a pris les grands moyens hier pour s’assurer que son budget, encore à l’étude au Sénat, ne soit pas tronqué par l’opposition: il a nommé une nouvelle sénatrice.Cette nomination, la 35® depuis que M.Harper occupe le 24 Sussex, fournit l’assurance aux conservateurs qu’ils pourront contrôler les débats à la Chambre haute.M.Harper a élevé au rang de sénatrice hier après-midi Salma Ataullahjan, une Pakistanaise d’origine établie au Canada depuis 31 ans.Elle fait carrière dans l’immobilier à Toronto et a été candidate conservatrice à l’élection de 2008.Avec cette nomination, le premier ministre porte à 52 le nombre de sièges qu’il contrôle à la Chambre haute.Le Sénat compte 105 sièges, mais la mise en congé par le Sénat du libéral Raymond Lavigne jusqu’à la tin de ses démêlés judiciaires ramène dans les faits ce total à 104.M.Harper a donc exactement la moitié des sièges disponibles.Les libéraux en ont 48.Il y a quatre indépendants.Au Sénat, en cas de vote nul, la motion ou le projet de loi qui est voté est réputé rejeté.Le président du Sénat — un conservateur en ce moment — a toujours le droit de vote et pas seulement pour briser une égalité.Fin du suspense électoral Cette nomination survient alors que le grand suspense électoral reprenait vie à Ottawa.Les libéraux de Michael Ignatieff ont réussi jeudi à modiher en comité parlementaire le budget «fourre-tout» du gouvernement, le C-9.Déplorant qu’une multitude de mesures législatives non budgétaires y aient été insérées pour en forcer l’adoption sans débat, ils ont purgé le C-9 des secjions prévoyant la privatisation d’Ener-gie atomique du Canada limitée (EACL), la hn du monopole de Postes Canada sur le courrier international, la rétroactivité de changements à la taxe d’accise et les modifications au processus d’évaluation enviroimementale.Pour que ces changements soient déhni-tifs, toutefois, ils devaient aussi être adoptés par le Sénat dans son ensemble.Or Le Devoir a pu constater que les 48 libéraux pouvaient compter sur l’appui des quatre indépendants (Elaine McCoy, Anne Cools, Lowell Murray et Jean-Claude Rivest).«Je voterais en faveur de ces changements», a dit Mme McCoy en entrevue.C’était donc 52 vok pour les libéraux, 51 pour les conservateurs.En admettanti bien sûr, que tous les sénateurs se présentent au vote, ce qui est hautement improbable.Le sénateur conservateur et ancien entraîneur de hockey Jacques Demers est en convalescence «pour une période indéterminée» après avoir subi deux interventions chirurgicales d’urgence cette semaine.Du côté libéral, l’assiduité n’est pas toujours au rendez-vous.La sénatrice Marie Poulin, par exemple, n’a pas pris part aux débats sur le budget bien qu’elle soit membre du comité des Finances.Jeudi, lorsque les modifica- Avec cette nomination, le résultat du vote sera au mieux de 52 à 52 lions au budget ont été adoptées, la machine à rumeurs électorales s’est emballée.Le sénateur et organisateur électoral du Parti conservateur, Doug Finley, a déclaré que ce budget «offre plus de matériel qu’il n’en faut pour mener une campagne et je suis prêt».«J’ai des autobus, des avions, un “war room”, j’ai des publicités déjà enregistrées, avait-il ajouté.Nous travaillons en continu sur notre plateforme et nos politiques, et les deux tiers de ma tournée électorale sont planifiés.» Un vote au Sénat n’a jamais valeur d’un vote de confiance envers le gouvernement, mais quand le Sénat modifie un projet de loi, celui-ci est renvoyé à la Chambre des communes, qui doit l’entériner comme tel ou le ramener à sa forme originale.Là, le budget fait l’objet d’un vote de confiance.Jeudi, le porte-parole du premier ministre, Dimitri Soudas, avait déclaré que «le premier ministre ne cherche pas à déclencher une élection cet automne».Avec cette nomination, le résultat du vote sera au mieux de 52 à 52.Cela aura pour effet d’annuler les changements au budget et de le ramener dans sa forme originale.Peu connue du public La nouvelle sénatrice ontarien-ne s’est engagée, comme M.Harper en a fait la condition, à appuyer ses projets de loi visant à réformer le Sénat «Elle s’est engagée à soutenir le gouvernement dans ses efforts visant à rendre le Sénat plus démocratique et plus responsable, y compris en appuyant les mesures législatives visant à limiter le mandat des sénateurs et à permettre aux provinces d’élire leurs sénateurs», est-il écrit dans le commimiqué de presse.Ces garanties ne semblent pas signifier grand-chose, toutefois.Cette semaine, le sénateur conservateur Richard Neufeld a déclaré avoir changé d’avis à propos de l’élection des sénateurs depuis qu’il occupe lui-même ce poste.«Depuis que je suis ici, je ne suis plus certain qu’un Sénat élu soit la voie de l’avenir», a-t-il déclaré.Estimant qu’il était temps de cesser de casser du sucre sur le dos du Sénat, il a indiqué que le processus de nomination «est rapide et peu dispendieux.Il permet d’avoir une représentation régionale et de faire toutes sortes de choses».Lui aussi avait prêté allégeance à la réforme sénatoriale de M.Harper au moment de sa nomination, en janvier 2009.Mme Ataullahjan n’a pas beaucoup d’expérience dans la sphère publique.Elle a perdu dans la circonscription de Mis-sissauga-Brampton en 2008, obtenant 33 % des vok contre 48 % pour le candidat bbéral Navdeep Bains.La biographie fournie hier aux médias fait état de participations à des conseils d’administration de divers groupes plus ou moins connus, notamment Professionnels et universitaires pakistanais et canadiens ou encore l’Association culturelle pachtoune du Canada.On prend la peine de mentionner qu’elle a fondé et présidé le comité de parents de l’école pu-bbque torontoise David Lewis.réussi jeudi à modiher en comité Jeudi, lorsque les modifica- Sénat plus démocratique et plus Bilinguisme à la Cour suprême : le Sénat veut prendre son temps Le Devoir HELENE BUZZETTI Ottawa — Ce n’est pas demain la veille que le Sénat votera le projet de loi imposant le bibnguisme aux futurs juges de la Cour suprême du Canada.Le gouvernement conservateur veut permettre à tous ses sénateurs qui le désirent de s’exprimer sur cette initiative avant de tenir un vote.Le projet de loi néodémocrate 0232 fait de la connaissance des deux langues officielles du pays une exigence lors de la nomination des magistrats du plus haut tribunal du pays.Appuyé par le Parti libéral et le Bloc québécois, il a été adopté par la Chambre des commîmes.Il doit encore obtenir l’approbation du Sénat pour avoir force de loi.Or, bien qu’il y soit depuis près de trois mois, le premier vote n’a pas encore eu beu.Récemment, la sénatrice libérale Claudette Tardif, qui parraine le projet de loi à la Chambre haute, a demandé au gouvernement conservateur ce qui se passait.«Plusieurs sénateurs des deux côtés ont pris part au débat avec éloquence», a-t-elle rappelé, avant de demander au sénateur Gérald Co-meau: «Pourrait-il nous dire quand le gouvernement compte faire avancer ce projet de loi, surtout qu’il a été adopté par une majorité de parlementaires à l’autre endroit [la Chambre des communes] ?» «De notre côté, nous respectons les projets de loi d’initiative privée et n’avons reçu aucun ordre de la part de notre chef quant à la façon dont nous devrions voter sur ce projet de loi», a répondu M.Comeau.Le gouvernement estime que «si d’autres séna- teurs veulent parler à l’étape de la deuxième lecture avant d’endosser le principe de ce projet de loi, c’est un droit qui leur revient.Vous devriez l’appuyer également.Nous devrions tous avoir en avoir l’occasion.Plusieurs sénateurs de ce côté n’ont pas encore eu l’occasion de parler.Ils étudient minutieusement le projet de loi et on va leur donner du temps».Comme la session du Sénat achève sous peu, le premier vote sénatorial n’aura pas lieu avant l’automne.Le sort de ce projet de loi est très incertain.Au moins un conservateur, le sénateur Pierre Claude Nolin, dit l’appuyer.Selon nos sources, d’autres conservateurs seraient prêts à Limiter au premier vote, question d’en permettre l’étude approfondie en comité parlementaire.Les opérations de charme vont bon train.Chez les libéraux, on se moque de la logique à géométrie variable des conservateurs.Constamment, ils enjoignent aux bbéraux au Sénat d’appuyer les projets de loi au motif qu’ils ont été adoptés par la Chambre des communes et que la volonté des électeurs doit être respectée.C’est le cas à l’heure actuelle avec le projet de loi C-9 mettant en œuvre le budget.Mais quand un projet de loi est adopté par la Chambre des communes sans le consentement des conservateurs, comme c’est le cas avec le bibnguisme à la Cour suprême, on évoque l’indépendance des parlementaires.«C’est deux poids, deux mesures», raüle un stratège bbéral.Le Devoir Golf Le Griffon des Sources «La Fondation Père Lindsay a tenu le 15 juin son événement bénéfice au Golf le Griffon des Sources : les résultats ont été plus du double de ceux de l'an dernier ! Les pionniers n'avaient eu que des éloges en 2009 sur la qualité du parcours, la beauté des lieux, et le plaisir absolu de jouer sans sentir la pression des suivants.C'est ce qui a convaincu plusieurs nouveaux participants à accepter notre invitation, tout en s'attendant au summum : c'est ce qu'ils ont obtenu, avec, en prime, une température idéale ! Les sollicitations pour les bonnes causes sont innombrables : il faut travailler fort pour qu'un événement bénéfice se démarque et ait du succès.Les partidpants apprédent de vivre une expérience unique.Ici, l'exclusivité a joué : les golfeurs ont été flattés de pouvoir jouer sur un parcours de championnat, rendu accessible parce que le propriétaire y consent ! Un autre aspect gagnant est l'accueil convivial et professionnel, qui se fait sentir de l'arrivée jusqu'au départ des joueurs.Du côté des petits plaisirs, la politique unique de se servir à volonté, sans passer à la caisse : tous sont heureux, par exemple, de faire provision de balles pour affronter les difficultés du parcours, ou se servir un cappucdno avec un biscotte ! La Fondation Père Lindsay remercie le propriétaire, Luigi Liberatore, pour avoir mis son golf à la disposition de notre œuvre et de ses généreux donateurs, ainsi que son accueil conviviab) www.golfgriffon.com Luigi Liberatore : 514 949 3106 3 A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II JUILLET 2010 ACTUALITES Le fondateur de Juste pour rire à la mairie ?Gilbert Rozon dément les rumeurs FABIEN DEGUISE Le fondateur du festival Juste pour rire 0PR), Gilbert Rozon, a démenti hier formellement l’information voulant qu’il songe à se présenter à la mairie de Montréal en 2013.«Une fois pour toutes: je ne suis pas candidat [à la mairie de Montréal] et je ne suis pas en campagne», a-t-il indiqué hier sur le réseau de microclavardage Twitter, où M.Rozon s’exprime tous les jours depuis quelques mois.«Un jour, j’aimerais servir Mais d’ici là, je dirige JPR et j’aime ça», a-t-il ajouté en réponse à un papier publié dans le quotidien La Presse qui faisait état des ambitions de M.Rozon pour la prochaine campagne électorale municipale prévue dans trois ans.«Je me m^e de toute cette cabale pour m’inciter à me présenter, a-t-il également écrit M’élève-t-on un bûcher qu’on me présente comme un piédestal?» Plus tôt cette semaine, l’homme d’affaires, qui par le passé a souvent dénoncé le manque de vision de l’actuelle administration municipale, a pourtant exposé une nouvelle fois ses intentions quant à une éventuelle carrière dans le monde politique, une chose «dont beaucoup de gens me parlent», a-t-il indiqué mercredi sur les ondes du 98,5 FM.«Ce n’est pas un fantasme pour moi de me faire appeler Monsieur le Maire”.C’est un job qui m’intéresse.Mais je ne suis pas organisé pour ça», a-t-il ajouté, faisant référence à ses responsabilités au sein de son empire de l’humour.Dans ce contexte, «où chaque jour, je ne m’ennuie pas», dit-U, la politique, même s’il l’envisage, riest pas «k genre de plan de retraite [qu’il a] pour k moment», assure le grand manitou de l’humour.Cette nouvelle spéculation sur l’avenir politique de M.Rozon a été relancée après l’annonce mercredi d’un changement de garde à la tête du groupe, où Mario Bertrand a été nommé nouveau président et chef de la direction du Groupe Juste pour rire en remplacement de Normand Legault, qui a quitté ce poste en février dernier.Par ailleurs, Andy Nulman, un ancien de la boîte, a été nommé à la tête des festivals et de la branche télévision de l’empire du rire.Le Devoir Train de l’Est Montréal appuie l’aménagement de sept nouvelles gares JEANNE CORRIVEAU La Ville de Montréal a donné son appui à l’Agence métropolitaine de Montréal AMT) pour la réalisation des travaux sur son territoire dans le cadre du projet du Train de l’Est.Elle impose toutefois certaines conditions, dont la construction d’im miu acoustique à proximité de la jonction de l’Est L’accord de la Ville était nécessaire pour permettre à l’AMT d’aller de l’avant avec l’aménagement de sept nouvelles gares et les divers travaux ferroviaires qui seront nécessaires.Comme le tronçon montréalais n’était pas soumis à l’évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement l’AMT et la Ville ont consulté les citoyens concernés.Pour éviter le croisement des lignes du train Deux-Montagnes et du CN, sur lesquelles davantage de trains circuleront, l’AMT procédera à l’éta-gement de la jonction de l’Est.L’arrondissement de Saint-Lau-rent a toutefois exigé la construction d’un mur acoustique végétal permanent d’une hauteur d’au moins trois mètres le long de la rue Khalil Gibran.L’AMT construira également une passerelle pour piétons et cyclistes au-dessus de l’autoroute 40 dans le secteur du parc de la Pointe-aux-Prairies, ainsi qu’un passage pour piétons sous la voie ferrée dans le secteru Bois-de-la-Réparation.Le Devoir Candidature de Québec au Forum universel des cultures La délégation impressionnée d’abord par.le maire ISABELLE PORTER Québec — La délégation barcelonaise qui est en ce moment à Québec pour évaluer la candidature de la ville en vue du Porum universel des cultures de 2016 a dit hier avoir été d’abord impressionnée par le maire de Québec.«C’est le maire! Parce qu’il a un enthousiasme.Il vit la ville comme quelque chose d’important», a lancé la directrice de la mission, Mireia Belil, quand une journaliste lui a demandé qu’elle était la première chose qui l’avait impressionnée à Québec.Cette déclaration était d’autant plus étonnante que le maire de Québec n’est pas au sommet de sa forme.Blessé au dos lors d’une mission à Bordeaux, il reconnaissait plus tôt cette semaine avoir accumulé beaucoup de faille.Mme Belil, qui connaissait Montréal mais dont c’était la première visite à Québec, a dit avoir trouvé la ville «très, très, très belle» et noté qu’on y avait une grande qualité de vie.Quoi qu’il en soit, la Ville a mis le paquet pour séduire les cinq membres du comité de sélection du Porum.En plus d’avoir été reçus par un premier ministre Charest très enthousiaste jeudi, ils ont rencontré des représentants du Centre des congrès, de l’Uni- Le maire de Québec, Régis Labeaume versité Laval, du Musée de la civilisation, de l’Institut du Nouveau Monde notamment, en plus d’assister à différents spectacles (Pestival d’été.Moulin à images.Cirque du Soleil) et de prendre part à une réception hier soir sur le fleuve.Ils ont en outre rencontré des gens de la Pondation Qne Drop, qui porurait jouer un rôle clé dans l’événement puisque l’eau a été choisie comme thème de la candidature de la ville.«Le Forum n’est pas juste un festival de plus, a insisté Mme Belil hier.Ce n’est pas seulement un événement culturel qui commence ici et finit là.C’est un processus de développement de la ville qui doit laisser quelque chose après le forum.» La Ville de Québec mise notamment sur trois projets d’écoquar tiers comme legs durable de l’événement.Créé par la ville de Barcelone en 2004 et repris depuis tous les trois ans, le Porum universel des cultures cherche à mobiliser les villes autour de trois grands idéaux: la paix, la diversité culturelle et le développement druable.En plus de servir de prétexte à la présentation de toutes sortes de spectacles, le Porum se veut un carrefour d’idées avec moult conférences et débats, d’où la présence à la conférence de presse d’hier de Michel Venne, de l’Institut du Nouveau Monde QNM).Québec et Qttawa ont par ailleurs donné un soutien sans équivoque au projet.Lors de la conférence de presse d’hier, le maire de Québec et Mme Belil étaient accompagnés de la ministre fédérale Josée Ver-ner et des ministres Christine St-Pierre et Sam Hamad.Mme Belil a d’ailleurs souligné que le soutien des différents ordres de gouvernement était un critère important pour la tenue de l’événement, tout comme la mobilisation de la population.Québec est en compétition avec les villes d’Amman en Jordanie et Le Cap en Afrique du Sud polu l’obtention du Forum de 2016.Le président de la fondation et maire de Barcelone, Jordi Hereu, doit recevoir les maires des trois villes candidates le 14 septembre pour écouter leurs présentations finales.Le choix de la Fondation sera fixé à la mi-octobre.Après la conférence de presse d’hier, le comité de sélection devait poursuivie ses visites à l’INRS, à l’Ecole de cirque et à Wendake, en présence notamment du général à la retraite Roméo Dallaire.L’horaire de la mission prévoit qu’ils seront rentrés à temps pour la finale Espagne-Pays-Bas de la Coupe du monde, demain.Le Devoir E N BREF Franchise de la LNH à Québec: Labeaume est fier Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est dit très «fier» de la note obtenue par la ville de Québec dans le cadre d’un dossier du Globe and Mail sur les villes canadiennes susceptibles d’obtenir une franchise de la LNH.Hamilton et Toronto ont obtenu un D- et Winnipeg, un B.«On a la meilleure notation même si on n’a pas d’amphithéâtre», a ajouté le maire.Le ministre responsable de la capitale nationale, Sam Hamad, était également ravi.«Cette reconnaissancedà vient consolider davantage k positionnement de la ville», a-t-il dit.- Le Devoir Marée noire: la fuite pourrait être contenue bientôt Washington — L’amiral Thad Allen, qui supervise les efforts américains contre la marée noire, a laissé entendre hier que la fuite de pétrole pourrait être arrêtée d’ici quelques jorus, mettant ainsi fin à un cauchemar de 81 jours pour les habitants de la région.Profitant d’une fenêtre météorologique favorable, les équipes responsables de trouver une solution à la fuite de brut se préparent à déployer un nouvel entonnoir et des bateaux supplémentaires qui devraient permettre de récupérer tout le pétrole qui se déverse au fond du golfe du Mexique.Si cette opération — qui consiste à remplacer un entonnoir par un autre et qui va prendre plusierus jours de préparation — réussit, elle devrait permettre à BP de récupérer 80 000 barils de pétrole par jour, soit bien plus que le pétrole qui fuit actuellement au fond de l’océan.L’opération porurait commencer aujourd’hui, selon Thad Allen.«L’opération complète, du moment où on commence à déboulonner [l’ancien entonnoir] jusqu’au moment où on sera en mesure de poser le nouvel entonnoir, va prendre entre trois et quatre jours», a déclaré Thad Allen.Actuelle-menf quelque 25 000 barils par jour sont récupérés en moyenne sur les 35 000 à 60 000 barils de brut qui sortent du puits endommagé de l’ancienne plateforme Deepwater Horizon, dont le naufrage le 22 avril est à l’origine de la pire catastrophe écologique qu’aient coimu les Etats-Unis.De son côté, le ^oupe pétrolier britannique a indiqué jeudi que les puits de dérivation qu’il est en train de forer pour stopper définitivement la fuite pourraient porter leius fruits à partir du 27 juillet.-AEP SPECIAL POUR LES LECTEURS DU DEVOIR Du 13 juillet au 6 septembre 2010 109$ *Selon disponibilitées.Réservation par téléphone en mentionnant le code NAY Delta MONTRÉAL SUR PRÉSIDENT-KENNEDY, CENTRE-VILLE 514 286-1986 ou 1 877 286-1986 475, avenue du Président-Kennedy, Montréal (Québec) H3A1J7 www.deltahotels.com MA MAISOiâ^EMXPElÈ ‘ RÉNOVATION - DÉCORATION - AMÉNAGEMENT EXTÉRIEUll'' Présentez cette publicité et recevez 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tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.www.flyporter.com A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II JUILLET 2010 LES 50 ANS DE i MARCO LONGARI AGENCE ERANCE PRESSE Un homme transporte des sacs de farine au marché central de Kisangani, au Congo.yf Li:.TJ?¦ 4»^ m iéK ¦ ' ¦¦î ^ 1?É - .oJÉï&î VAA,.• ‘ .Soldes d’été jusqu’à de rabais WALDER ALAIN GIROUX HÔTEL REINE ÉUZABETH 900, Rané-LivMqu* OuMt Montaéal (514)861-8138 ANDRE PRATTE Les Oiseaux de malheur, dix ans plus tard T.O.NIGHT Le journal sans journalistes SUR LE TERRAIN AVEC LTPAD -trente- Le magazine ilu Jeurnalisme Mon premier |p?/ ophie Thiha^ümU^ : — a enauteuredepofarinn- i D'xjournalister ^evoiient leurs étonnantes Premières œuvres.16 pages Juilletaeût 2tlft voliiirie 34, ntirnéi‘4 7 f CorCrat de vente n* 4003711» lESSE il I Le magazine du journalisme En kiosque maintenant Abonnement et information: 514 522-8033 www.ie30.org Un bilan souvent amer Le niveau de vie des Africains a chuté durant près de 20 ans, mais depuis 2002, l’économie s’est remise à croître CHRISTIAN RIOUX L% œuvre de ^ l’homme africain vient , seulement de commencer», écrivait l’écrivain martiniquais Aimé Césaire.Lorsque vient le temps de s’interroger sur le bilan de la décolonisation, peut-être faut-il garder ces mots à l’esprit C’est ce que fait justement l’historien d’origine congolaise Elikia M’Bokolo, de l’Institut des hautes études en sciences sociales de Paris.«Faut-il faire le bilan de l’Afrique ou celui de la décolonisation?demande-t-il.Moi, je distingue le bilan du continent de l’indépendance proprement dite.Or, celle-ci reste une victoire.Quinze ans auparavant, personne n’y croyait.Les plus optimistes pensaient qu’il faudrait 30 ou 50 ans pour y arriver.Finalement, ce fut un succès inouï!» Quant au bilan de l’Afrique, c’est le verre à moitié plein ou à moitié vide, dit-il.«Sur le plan politique, il était très difficile de sortir de la colonisation, qui a été un régime autoritaire extrêmement rigide.Surtout que les pouvoirs coloniaux n’ont pas créé d’institutions démocratiques, à l’exception de quelques tentatives dans la décennie qui a précédé les indépendances.La recherche d’institutions stables aura finalement pris 30 ans.» Selon M’Bokolo, le plus grand échec de ces cinquante dernières années reste celui de l’économie.Les structures de l’économie coloniale, fondée sur la production de rentes agricoles et minières contrôlées par de grandes firmes occidentales, ont été maintenues.L’Afrique est restée enserrée dans des structures néocoloniales.C’est pourquoi certains pays regardent aujourd’hui du côté des pays arabes ou de la Chine, et peut-être demain de l’Eide.La faute à l’Occident?«Tout ce qui va mal en Afrique n’est pas nécessairement lié à la décolonisation; il faut distinguer l’Etat de l’Afrique du bilan de la colonisation», dit aussi rhistorien Marc Michel, qui s’en prend au discours culpabilisant dit de la «repentance».Selon ce discours, tous les problèmes actuels de l’Afrique, et même ceux des populations immigrantes installées en Europe et en Amérique, seraient dus à la colonisation, qui ne serait pas vraiment terminée.«Le discours de la repentance permet de se dédouaner à peu de frais, dit-il.Cinquante ans plus tard, globalement, le bilan du ISSOUE SANOGO AGENCE ERANCE PRESSE Un artisan nigérien montre ses œuvres dans un quartier pauvre de Niamey, au Niger.continent est pourtant négatif.Et tout n’est pas dû à la colonisation.Il y a une corruption généralisée, la mégalomanie des àiefs est délirante, l’Etat des infrastructures sanitaires et universitaires est lamentable, celui de la paysannerie qui s’entasse par millions dans les villes est aussi catastrophique.» Comment expliquer autrement le cas d’un pays comme le Nigeria qui a touché, en une génération, une manne de 300 milliards de dollars en redevances pétrolières, mais qui a malgré tout vu son revenu moyen par habitant décEner?L’historien Bernard Droz s’en prend lui aussi au courant des post-colonial studies, qui postule que l’Occident n’en a pas fini avec son passé colonial et qu’il que les retours financiers vers l’Occident ont largement épongé cette aide et parce qu’on a construit des éléphants blancs», tranche Elikia M’Bokolo.Supprimer l’aide ?Eaut-ü pour autant aller jusqu’à supprimer, d’ici cinq ans, l’aide d’urgence et l’aide humanitaire, comme le propose l’économiste zambienne Dambisa Moyo dans son livre-choc intitulé LAide fatale QC Lattès)?«Si tel devait àre le cas, un grand nombre d’Africains mourraient prématurément», lui a répondu le philosophe américain Erancis Eukiyama sans pour autant remettre en question le jugement globalement négatif que Moyo porte sur l’aide en général.Selon Eukuyama, les racines du Certains prédisent que l’Afrique connaîtra d’ici la fin du siècle la même révolution qu’a connue le Sud-Est asiatique depuis vingt ans.Après tout, c’est le continent le plus jeune de la planète.est rattrapé par lui à travers les problèmes qu’ü affi'onte dans les cités et même sur les terrains de football.«C’est une vision très partiale de l’œuvre coloniale, dit Droz.Il est certain que le colonialisme a commis d’énormes crimes et que nous aurons toujours à rougir d’un s^tème fondé sur la servitude et la spoliation des richesses.De là à nier la conjugaison d’efforts immenses accomplis au service du mieux-être comme l’effort sanitaire, éducatif ou agricole.Cela m’interdit de proférer une condamnation absolue du passé colonial.Au début du XX' siècle, l’explosion démographique africaine était d’ailleurs due à l’amélioration des conditions sanitaires.» Est-ce à dire que l’aide fournie à l’Afrique depuis cinquante ans n’aurait servi à rien?De nombreux chercheurs n’hésitent pas à répondre oui à cette question.«Depuis 50 ans, l’aide à l’Afrique n’a servi à rien parce mal africain remontent cependant beaucoup plus loin.Contrairement aux pays d’Asie, une grande partie de I’Afiique n’avait aucune structure étatique avant l’arrivée des colonisateurs.Quant aux Européens, ils ont mis sur pied des structures minimales quand ils n’ont pas gouverné indirectement en donnant le pouvoir à des dictateurs locaux.Et si l’Afrique allait bien.Ce portrait désespérant du continent n’empêche pas certains observateurs d’avoir, malgré tout, une vision plus optimiste de l’Afrique noire.Après une vingtaine d’années pendant lesquelles le niveau de vie des Africains a chuté de manière catastrophique, depuis 2002 l’économie africaine s’est néanmoins remise à croître.«L’Afrique va bien!», affirme de but en blanc le conseiller en communications français Matthias Leridon, qui vient de publier un livre qui porte justement ce titre.Leridon n’est pas le seul à penser ainsi puisque son livre a été préfacé par l’ancien président de la République sud-africaine Erederik de Klerk, qui a obtenu le prix Nobel avec Nelson Mandela.Selon Leridon, une véritable révolution tranquille s’est amorcée en Afrique subsaharienne à partir de l’an 2000.Non seulement les indicateurs écono-miques se sont-ils remis à croître, mais, dès les années 1990, de nombreux pays, comme le Bénin, le Gabon, le Congo, le Niger et le Mali, ont tenu de grandes conférences nationales réunissant la société civile.L’organisation américaine Ereedom House estimait en 2009 que 35 des 53 pays du continent jouissaient d’une certaine liberté politique.Certains ont même connu l’alternance politique.«C’est une révolution qui ne fait pas les manchettes en Amérique et en Europe, dit Leridon.Pourtant, l’Afrique change.Le dynamisme économique est partout.S’il n’a pas encore produit de résultats visibles, il les produira bientôt.Dans la lutte contre le sida, un pays comme l’Ouganda a inversé la tendance en dix ans.La généralisation du téléphone portable et du crédit prépare une véritable révolution.La nouvelle génération a compris qu’elle ne devait pas faire comme avant.» Selon cet amoureux de l’Afrique, ces progrès sont d’autant plus méritoires que le continent fait face à un baby-boom sans précédent et que les besoins croissent donc de façon exponentielle.De là à prédire que l’Afrique connaîtra d’ici la fin du siècle la même révolution qu’a connue le Sud-Est asiatique depuis vingt ans, ü n’y a qu’un pas que fi-anchit aussi EÉda M’Bokolo, qui rappelle que l’Aûique reste le continent le plus jeune de la planète.«E n’y a pas de raison pour que ça n’arrive pas, dit-ü.Pour cela, il faut laisser les Africains en paix.Il faut les laisser faire leur propre histoire et leur laisser la plus grande marge d’autonomie.Un certain degré de protectionnisme économique est aussi nécessaire.Le gaulliste René Pléven avait l’habitude de dire que les Africains se développeraient le jour où on leur foutrait la paix.Il avait raison.Les Africains ne sont pas moins capables que les autres!» Correspondant du Devoir à Paris LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II JUILLET 2010 A 7 LA DECOLONISATION MAURITANIE Indépendante depuis le 28 novembre 1960 République islamique.En 1976, le pays occupe la partie sud du Sahara occidental, inaugurant ainsi un long conflit avec le Front Polisario.En 1991, une nouvelle constitution instaure le multipartisme.Coup d’État militaire en 2005.En 2007, Cheikh Adballahi est le premier civil à être élu président depuis 30 ans.SENEGAL Indépendant depuis le 20 août 1960 Son premier président est l’écrivain Léopold Senghor.Il interdit les partis d’opposition en 1963.Le multipartisme est rétabli en 1976.En 1981, Senghor se retire au profit d’Abdou Diouf.En 2000, Diouf reconnaît sa défaite aux élections et cède la présidence à son opposant de toujours, Abdoulaye Wade.Pour la première fois, le Sénégal est dirigé par un parti élu autre que le parti socialiste.MALI Indépendant depuis le 22 septembre 1960 En 1974, la Constitution établit un parti unique.En 1991, l’armée renverse le président Moussa Traoré.L’année suivante, le multipartisme est instauré.Oumar Konaré est élu en 1992 et en 1997.ToumaniTouré lui succède en 2002 jusqu’à aujourd’hui.Le Mali est considéré comme un exemple de transition démocratique.BURKINA FASO Indépendant depuis le 5 août 1960 Un gouvernement militaire est instauré en 1966.Le pays connaît plusieurs coups d’État.Tliomas Sankara mène une révolution démocratique et populaire.Il est assassiné en 1987 et Biaise Compaoré lui succède.En 1991, une nouvelle constitution proclame le multipartisme.Compaoré est élu dans une élection boycottée par l’opposition.La liberté de presse est gravement compromise et des journalistes sont assassinés.TCHAD Indépendant depuis le 11 août 1960 Dès 1968, le pays affi'onte une guerre de sécession au nord.Le président Tombalbaye est assassiné en 1975.Hissène Habré repousse les forces libyennes et devient président en 1982.Face aux rebelles soudanais, depuis 2008, le calme est assuré par la force de l’Union européenne et l’armée fi'ançaise.REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Indépendante depuis le 13 août 1960 En 1965, Bkassa devient président à vie, puis empereur en 1976.Il est renversé avec l’aide de la France.Après plusieurs coups d’État, une élection a lieu en 2005.REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO Indépendante depuis le 30 juin 1960 Ancien Congo belge.Le Katanga fait sécession et il y a guerre jusqu’au coup d’État de Mobutu, qui impose son parti unique en 1965.En 1997, une nouvelle guerre civüe fait trois millions de morts et porte au pouvoir Laurent-Désiré Kabüa, assassiné en 2001.Son fils lui succède.Les pays indépendants depuis 50 ans SOMALIE Indépendante depuis le 1" juillet 1960 Formée de deux anciennes colonies italienne et britannique.En 1969, Siyad Barre instaure une dictature.En guerre avec l’Éthiopie de 1977 à 1978.La guerre civile éclate en 1991 et provoque la famine.L’ONU doit abandonner le pays en 1995.À la fin de 2006, l’armée éthiopienne prend le contrôle du pays.SA OCCIDENTAL GAMBIE 1965 GUINÉE-BISSAU 1974 COTE D’IVOIRE Indépendant depuis le 7 août 1960 Son premier président fut l’ancien ministre finançais Félix Houphouët-Boigny.Il ouvre le pays au multipartisme en 1990.En 2000, une élection porte au pouvoir Laurent Gbagbo, sous la direction de qui le pays connaît plusieurs crises politiques qui obligent l’ONU à intervenir en 2002.Un cessez-le-feu est signé avec les rebelles en 2005.TOGO Indépendant depuis le 27 avril 1960 Trois ans après l’indépendance, le pays connaît son premier coup d’État.Le multipartisme est instauré en 1991.Plusieurs centaines de personnes sont tuées lors des émeutes qui suivent les élections de 2005.BENIN Indépendant depuis le T" août 1960 Ancien Dahomey.En 1972, Mathieu Kérékou instaure un régime marxiste-léniniste.n engage un processus de démocratisation en 1990.L’opposition remporte alors les premières élections.Mais Kérékou revient au pouvoir en 1996.Yayi Boni lui succède en 2006.Le pays connaît une grande liberté de presse.TUNISIE 1956 MAROC 1956 195^ 1958 LIBYE 1951 ALGERIE 1962 ÉGYPTE 1922 MAUR TAN E ÉRYTRHÉE TCHAD SOUDAN SENEGAL 1956 DJIBOUTI BURKINA FASO NIGERIA 1Q
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