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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-03-02, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE MERCREDI 2 MARS 2011 EDDCATIOS NUE Le pavillon de la Téluq, l’université à distance de l’UQAM, rue Sherbrooke à Montréal La Téluq, Tuniversité à distance de rUQAM, développe de plus en plus d’activités de formation continue sur mesure en ligne pour répondre aux besoins particuliers de différentes organisations.MARTINE LETARTE Lorsque le monde entier parlait de la pandémie de grippe aviaire en 2006-2007, le ministère de la Santé et des Services sociaux a dû former en conséquence ses différents types d’employés, de l’infirmière à la travailleuse sociale en passant par le pharmacien et le médecin.Dispersés dans toute la province, on pouvait difficilement les réunir en grands groupes, d’autant plus qu’il fallait continuer à dispenser des soins et des services.Quelle a été la solution privilégiée par le ministère?Un programme de formation à distance de la Téluq.«Ça été un des plus gros programmes de formation continue sur mesure que nous avons développés pour les 270 000 employés du réseau de la santé.Chaque professionnel avait sa formation et il pouvait l’acquérir en ligne, au moment qui lui convenait», explique Raymond Duchesne, directeur général de la Téluq.Les experts du réseau en matière de pandémie avaient travaillé avec les technologues en éducation poiu monter les programmes qui étaient par la suite diffusés par la Téluq.«L’avantage, c’est que nous Téluq : formation créditée et recherche scientifique d’abord Un étudiant sur cinq est inscrit à temps plein pouvons rejoindre rapidement un très grand groupe de personnes, et ce, même si elles sont dans différentes villes.C’est intéressant pour des organisations qui ont des membres un peu partout dans la province et qui veulent que la formation qui leur est donnée soit uniforme», indique M.Duchesne.L’université à distance a aussi déjà créé une activité de formation en santé et sécurité au travail poiu la CSN et la CSST Des discussions sont également en coius avec différents ordres professionnels.«De plus en plus, ils exigent que leurs membres fassent de la formation continue et plusieurs s’intéressent à la formation à distance», affirme le directeiu général de la Téluq.Les activités de formation sur mesure représentent toutefois encore, pour le moment, un pourcentage minime des activités de la Téluq.«Nous répondons aux demandes, mais, ultérieurement, il faudrait déployer une stratégie et mettre en place une structure permanente pour accueillir les organisations.C’est un marché que nous explorons et qui est appelé à grandir», ajoute-t-il.Service d’évaluation linguistique Un service d’évaluation linguistique est aussi offert aux entreprises par la Téluq.«On peut se rendre directement dans les organisations et évaluer aussi bien des employés que des candidats», précise Rajunond Duchesne.La Téluq peut aussi mettre en place un programme de formation pour différentes langues dans les organisations.«Ça peut se faire sur place, mais on a aussi développé des techniques d’évaluation à distance par des conversations téléphoniques et des examens écrits», explique-t-il.«Notre force, ce sont les sciences de la gestion.Environ 60 % de nos activités se font là-dedans.» 36 000 inscriptions en formation créditée Ces petits plus offerts par la Téluq ne changent toutefois pas sa mission première, qui est la formation créditée et la recherche scientifique.L’université à distance offre de nombreux programmes au premier cycle, mais aussi plu- sieurs aux cycles supérieurs.«Nous ne considérons pas que c’est de la formation continue, étant donné que ces programmes sont crédités, mais, dans d’autres universités, on considère que ce l’est, parce que c’est vrai qu’une grande partie de cette clientèle est active sur le marché du travail», explique Raymond Duchesne.Comme il n’y a pas de sessions ni de groupes, les inscriptions se font en continu et les étudiants peuvent aller à leur rythme, bien qu’ils aient un délai pour terminer chaque cours.Les étudiants peuvent poser des questions à leur tuteur selon leurs besoins.«Cette souplesse est très recherchée par les gens qui ont différentes obligations, que ce soit au travail ou à la maison.D’ailleurs, notre clientèle est répartie sur le territoire de la province sensiblement comme l’est la population, donc environ la moitié vient de Montréal.Cela nous indique que c’est bel et bien le cadre souple de la Téluq qui l’attire, et non le fait de ne pas être LE DEVOIR ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR à proximité d’autres universités.» Quels domaines ces personnes viennent-elles étudier à la Téluaf «Notre force, ce sont les sciences de la gestion.Environ 60 % de nos activités se font là-dedans, que ce soit en administration, en ressources humaines, en comptabilité ou en finances», précise le directeur général.Les autres domaines importants sont les sciences humaines, les communications, les sciences informatiques, les sciences de l’environnement, l’éducation et les langues.«Avec tout ça, on atteint entre 90 et 95 % de nos activités», ajoute-t-il.Comme beaucoup d’étudiants de la Téluq ont déjà entamé des études universitaires et qu’ils sont nombreux à être actifs siu le marché du travail, il y a aussi beaucoup de reconnaissance des acquis qui se fait.«Nous sommes des pionniers en la matière et, d’ailleurs, la grande majorité des gens qui s’inscrivent à un de nos programmes en gestion se font reconnaître une expérience ou quelques cours universitaires.L’idée, c’est de ne pas leur montrer ce qu’ils savent déjà», explique M.Duchesne.Une petite portion de la clientèle de la Téluq est aussi transférée par d’autres universités pour suivre un ou quelques cours à distance pour achever leur formation.Quelque fS 000 personnes sont inscrites à la Téluq, dont environ 3600 le sont à temps plein.Lorsqu’on regarde tous les cours offerts, on compte 36 000 inscriptions.De 60 à 65 % des étudiants de la Téluq sont des femmes.Collaboratrice du Devoir SP 1 HELENE LEE-GOSSELIN Elle est de retour à Tuniversité d’été 'age 2 fà TUAN NGUYEN DANG L’École polytechnique est à l’écoute des besoins du marché Page 4 SHERBROOKE La formation continue dans le monde médical est incontournable Page 3 GESTION La philanthropie se professionnalise Page 4 UNIVERSITÉ LAVAL Des îles-de-la-Madeleine jusqu’en Outaouais Page 5 INFIRMIÈRES Le budget de formation subit une coupe de 25 % Page 6 rravaj LA FAE C'EST 32 ENSEIGNANTES ET ENSEIGNANTS ENGAGES FEDERATION "AUTONOME DE L'ENSEIGNEMENT www.lafae.qc.ca A7+A 1 C 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 2 MARS 2011 FORMATION CONTINUE Université d’été Une semaine ponr revisiter le travail des femmes ! Elles seront 25 à instruire les autres de leur expérience COLETTE GENDRON Hélène Lee-Gosselin, titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant-Femmes, savoirs et sociétés, et Marie-France Labrecque, professeure associée au Département d’anthropologie Le neuvième colloque scientifique interdisciplinaire de l’Université féministe d’été (UFE) se tiendra à l’Université Laval du 22 au 28 mai.Organisé dans le cadre du DESS en études féministes de la Faculté des sciences sociales de l’université du même nom, de concert avec la direction générale de la formation continue, il sera l’occasion, cette fois, de revisiter le travail des femmes.Centrale des syndicats démocratiques Centrale des syndicats du Québec Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre Confédération des syndicats nationaux Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec Conseil du patronat du Québec Fédération canadienne de l’entreprise indépendante Fédération des cégeps Fédération des chambres de commerce du Québec Fédération des commissions scolaires du Québec Investissons dans le développement des compétences! Jéah-Luc Trahan Président de la Commission des partenaires du marché du travail Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec Manufacturiers et exportateurs du Québec Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles Ministère des Affaires municipales, des Régions et de ^Occupation du territoire Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation Ordre des conseillers en ressources humaines agréés Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec Regroupement québécois des organismes pour le développement de l’employabilité Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec Syndicat des Métallos Union des producteurs agricoles Pour de plus amples renseignements sur la Commission des partenaires du marché du travail, visitez le site cpmt.gouv.qc.ca Commission des partenaires du marché du travail M 1 O O Québec El El VALERIE R.CARBONNEAU Chaque année, Renée Cloutier, professeure émérite au Département des fondements et pratiques en éducation, Hélène Lee-Gosselin, titulaire de la Chaire Claire-Bonen-fant-Femmes, savoirs et sociétés et professeure titulaire au Département de management, Dominique Tanguay, doctorante en orientation, Evelyne Du-huc-Dumas, coordonnatrice et détentrice d’un DESS en études féministes et d’une maîtrise en science politique, et enfin Hu-guette Dagenais, professeure émérite au Département d’anthropologie de l’Université Laval et responsable de l’UFE, discourent pour donner titre et contenu spécifique au colloque de l’Université féministe d’été.En 2010, le programme était orienté vers les femmes et le développement durable, en 2009, on a abordé la question des femmes et de la violence, tandis que la santé des femmes et les rapports des femmes avec l’argent et les inégalités économiques étaient au menu en 2008 et en 2007.Un thème qui varie chaque fois autour du féminisme, ce qui permet ainsi aux mêmes participants de s’inscrire d’une année à l’autre.Si, pour certains, la bataille de l’équité est gagnée, «en particulier pour les pays riches du Nord», pour d’autres, elle stagne.Or le thème de l’activité annuelle de formation continue intensive, «Revisiter le travail des femmes», a été choisi cette année afin de mettre en lumière les analyses féministes relatives au travail et ainsi de réfléchir aux défis actuels et futurs pour les femmes et l’égalité.La formule Les colloques de l’UFE se font toujours selon la même formule intensive et allouent beaucoup de temps pour la discussion, d’admettre Huguette Dagenais, qui participe à l’organisation du colloque scientifique interdisciplinaire depuis le début, en 2003, où on a élaboré la formule pour la première fois, laquelle est devenue depuis la façon de faire.Le colloque tend le micro à 25 conférencières provenant d’universités, de groupes de femmes et communautaires, du monde syndical et de la fonction publique.Spécialistes dans leurs domaine respectif, elles tirent leur origine de différentes régions, voire parfois de l’étranger.Au même titrç, la clientèle aussi est variée.Etudiants, professionnels, entrepreneurs, retraités, groupes de femmes et groupes communautaires, l’événement sera l’occasion, pour plus d’une centaine de personnes inscrites, d’échanger avec des spécialistes dans divers domaines, champs de spécialisation, disciplines et générations.«Le colloque est l’occasion de passer une semaine complète ensemble, ce qui mène à beaucoup de discussions et de réseautages.C’est très convivial, il se forme ici des réseaux informels et les gens apprécient beaucoup ces contacts directs avec les spécialistes», explique Mme Dagenais.Le travail des femmes Pendant une semaine, un programme en dix séances de travail et un éventail d’activités en soirée au choix incluront dans chaque cas trois présentations données par trois spécialistes qui disposeront d’une demi-heure chacune pour parler de leur sujet respectif.Après une pause bien méritée, ce sera au tour de l’auditoire de prendre part aux discussions pendant une bonne heure.Une occasion pour le groupe d’échanger sur les différents sujets abordés.Le thème de l’activité a été choisi cette année afin de mettre en lumière les analyses féministes relatives au travail et ainsi de réfléchir aux défis actuels et futurs pour les femmes et l’égalité Ouvriront d’ailleurs le bal, après la conférence d’ouverture en après-midi du 23 mai, Francine Descarries, sociologue féministe très connue, professeure au Département de sociologie de rUQAM, membre fondatrice de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM et coordonnatrice de la recherche à l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF), qui viendra parler de l’apport théorique du féminisme au concept de travail et à l’avancement des connaissances dans le domaine; Sylvie Morel, professeure qui enseigne au Département des relations industrielles de l’Université Laval, qu’on pourra entendre sur les politiques publiques de l’emploi et la sécurité économique des femmes; et Marie-France Labrecque, anthropologue spécialiste du Mexique et professeure associée au Département d’anthropologie de l’Université Laval, qui s’exprimera sur la division internationale du travail.Les difficultés rencontrées par certaines catégories de femmes dans leurs démarches d’accès au marché du travail, notamment les femmes autochtones en milieu urbain, le dossier de l’équité salariale et la conciliation travail-famille ou tra-vail-études-famille que d’autres vivront à des moments-clés de leur vie figureront parmi les autres questions d’actualité abordées par les spécialistes.Une séance sera aussi destinée à ce que le comité a nommé les «maux du travail», à savoir notamment si le harcèlement sexuel en milieu de travail est disparu, l’amour du métier, les impératifs esthétiques et la santé chez les danseuses, ainsi que les nouveaux modes de domination au travail et leurs conséquences sur l’autonomie des individus.Et, pendant que certaines feront le point sur l’économie sociale, en relatant par exemple les gains réalisés grâce au féminisme et au mouvement syndical en matière de reconnaissance de la valeur du travail des femmes et de la discrimination systémique en emploi, d’autres seront dédiées à des stratégies novatrices développées par des femmes, entre autres en matière de transmission intergénération-nelle d’entreprises, d’autonomisation et de solidarité avec les personnes défavorisées.Tandis qu’une attention particulière sera aussi vouée aux travailleuses du Sud, surtout les jeunes filles et femmes, en s’appuyant sur des recherches effectuées au Niger, au Pérou et au Vietnam.Un colloque à crédits L’originalité, dira Mme Dagenais, c’est qu’on peut s’y inscrire comme à n’importe quel colloque, pour l’acquisition d’une formation continue ou par simple intérêt personnel ou professionnel, et ainsi obtenir une reconnaissance pour ce qu’on apprend sans aucun préalable.Toute personne intéressée à approfondir ses connaissances sur le sujet est donc la bienvenue.D’une part, on obtient trois crédits de premier cycle ou de deuxième cycle selon un processus qui implique des évaluations et la remise de travaux, d’autre part, on reçoit une attestation officielle émise par la Direction générale de la formation continue sous forme d’unités de formation continue (UFC)., Depuis ses débuts, l’UFÉ, qui regroupe 25 conférenciers autour d’un même thème chaque année, a réuni à ce jour 925 spécialistes autour d’une question relative au mouvement féministe.¦ Information, programme et inscription: www.fs.ulaval.ca/uni-versit^eministedete.Collaboratrice du Devoir LE DEVOIR LE MERCREDI MARS 2011 C 3 FORMATION CONTiniE Université de Sherbrooke «Les médecins sont notre première et principale clientèle» La formation continue dans le monde médical est devenue incontournable Il y a belle lurette que la formation continue en médecine existe à l’IJniversité de Sherbrooke.Aujourd’hui, elle relève de la responsabilité du Centre de formation continue de la Faculté de médecine et des sciences de la santé.«La formation continue en médecine est née en même temps que la Faculté de médecine, raconte le docteur Gilles Boyer, directeur du Centre de formation continue.Ce qui a progressé au fil des ans, c’est que nous avons mis en place une structure qui nous est propre et que nous avons rajouté des ressources, ce qui a permis de toujours bonifier l’offre.» PIERRE VALLEE \ A l’Université de Sherbrooke, la formation continue en médecine se divise en plusieurs types.«Il y a les formations qui sont élaborées par des instances médicales canadiennes ou américaines, par exemple un collège de médecins ou une association médicale, pour lesquelles nous achetons les droits d’utilisation.» Ensuite, il y a celles mises en place par le Centre de formation continue.«Ces formations, sous forme de colloques, s’adressent à des professionnels en exercice.Nous en donnons seize par année qui portent sur tous les domaines de la médecine.Les contenus de ces formations sont élaborés par des comités scientifiques.» De plus, le Centre de formation continue est responsable de cinq microprogrammes universitaires.«Ces microprogrammes donnent des crédits universitaires, tandis que les autres types de formation ne donnent que des crédits de formation continue.» Le centre est aussi responsable du programme de préceptorats.«Le préceptorat est le jumelage entre un professionnel et un professeur.Ainsi, trois jours par semaine, le professionnel est accroché à un professeur et le préceptorat lui sert à maîtriser une nouvelle technique ou à apprendre à faire fonctionner un nouvel appareil.» Règle générale, les formations sont données par les professeurs de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.«Nous avons ici un bon bassin d’expertise.Mais, au besoin, nous n’hésitons pas à inviter des formateurs provenant de l’extérieur.» Le contenu Le contenu des formations est très varié et touche à tous les domaines de la médecine.On cherche évidemment à répondre aux besoins des professionnels en exercice et une part importante du contenu de ces formations concerne la mise à jour des connaissances.«En thérapeutique, on voit apparaître tous les 18 mois des nouveautés techniques ou de nouvelles démarches.» Certaines formations sont plus populaires que d’autres.«Cette année, notre plus grosse activité, qui a réuni 300 personnes, était au sujet de la médecine obstétricale.J’ai été moi-même surpris de cette popularité, mais cela indique que le besoin était bien réel.» Le Centre de formation continue cherche à se coller le plus possible à l’actualité médicale.«Parmi les dernières formations que nous avons mises en place, il y a celles concernant l’échographie.» L’échographie, qu’on utilisait principalement comme technique d’imagerie médicale auprès des femmes enceintes, a vu son champ d’action s’agrandir ces dernières années.«Ce sont les avancées technologiques qui ont permis cette évolution.D’une part, la qualité de l’imagerie produite par l’échographie s’est considérablement améliorée, ce qui permet de voir des organes qu’on ne pouvait pas voir auparavant.On se sert maintenant de l’échographie pour examiner l’appareil locomoteur, l’abdomen et le cœur.Son usage se répand de plus en plus.La plus petite taille des appareils permet davantage de mobilité.J’imagine aisément le jour où chaque médecin aura accroché à sa ceinture son appareil d’échographie.» Formation à distance La formation à distance se fait surtout par téléconférences.«Nous en organisons seize par année.Ces téléconférences combinent le téléphone pour la voix et Internet pour ce qui est du contenu visuel de style PowerPoint.» Le Centre de formation continue a aussi mis en place son premier module de formation en ligne, portant sur la fibromyalgie.«C’est notre premier test Ce mode d’enseignement est très intéressant, mais ü est aussi très coûteux et il K ' Vil.^ I .PHOTOS UNIVERSITE DE SHERBROOKE Les formations sont données par les professeurs de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.nécessite beaucoup d’énergie pour sa mise en place.Nous avançons pour le moment de manière très prudente en ce qui concerne la formation en ligne.» Clientèle visée Ce sont plus de 5000 participants que le Centre de formation continue rejoint par année avec ces différentes formations.La plupart des participants proviennent de la grande région de Sherbrooke, mais tous peuvent s’inscrire à une formation, peu importe la région où ils habitent.«Les médecins sont notre première et principale clientèle.Ce sont à eux qu’on s’adresse en premier, bien que tous les professionnels de la santé puissent s’inscrire à une formation.Ainsi, on voit souvent des infirmières s’inscrire à une formation, par temple en cardiologie, parce que c’est le domaine dans lequel elles travaillent déjà ou dans lequel elles seront appelées à travailler.» Depuis peu, le Centre de formation continue met en place des formations qui s’adressent spécifiquement à d’autres Le Centre de formation continue rejoint 5000 participants par année avec ces différentes formations.professionnels de la santé.«Nous avons mis en place des formations s’adressant aux infirmières.Ces formations sont appelées à se développer.On veut aussi étendre les formations aux autres professionnels de la santé, comme les ergothé- rapeutes et ceux qui travaillent en réadaptation.» Selon Gilles Voyer, la formation continue en médecine est non seulement appelée à prendre de la croissance, mais elle est devenue tout simplement incontournable.«Aujourd’hui, en médecine, on dit que, tous les cinq ans, la moitié des connaissances sont déjà dépassées.Dans un tel cas, les mises à jour s’imposent et la formation continue est là pour combler ce besoin.» Collaborateur du Devoir r La formation à distance me transporte http://portailfad.qc.ca/fr/ Aujourd’hui portée par les technologies de l’information et de la communication, la formation à distance répond mieux que jamais aux besoins de plus en plus grands d’apprentissage tout au long de la vie.Pour les adultes qui souhaitent reprendre leurs études, maintenir leurs connaissances à jour, acquérir de nouvelles compétences, faire avancer leur carrière, étudier à leur rythme à tout moment et en tout lieu, obtenir un diplôme., la formation à distance est la solution par excellence.La formation à distance qu’offrent les membres du CLIFAD aux ordres secondaire, collégial et universitaire favorise l’égalité des chances pour tous en donnant accès aux études.La formation à distance facilite aussi la réussite en permettant aux adultes de s’insérer dans la société du savoir.Pour connaître les cours et les programmes de formation à distance offerts par les établissements membres du CLIFAD, consultez le portail de la formation à distance au Québec : http://portailfad.qc.ca/fr/ CLIFAD portail fad Comité de liaison interordres en formation à distance http://portailfad.qc.ca/fr/ C 4 LE DEVOIR LE MERCREDI MARS 2011 FORMATION CONTINUE Des gestionnaires aux compétences spécifiques sont recherchés La philanthropie se professionnalise L’industrie québécoise de la philanthropie est composée d’un nombre considérable de fondations et d’organismes à but non lucratif et bénévoles.Aide internationale, éducation, lutte contre la pauvreté, santé, environnement: le domaine a connu une croissance importante, particulièrement au cours de la dernière décennie.Devant répondre à des exigences professionnelles de plus en plus élevées, les gestionnaires qui y œuvrent peuvent dorénavant parfaire leurs connaissances grâce au certificat en gestion philanthropique de la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal.ISABELLE BINGGELI Offert depuis septembre 2009, le certificat en gestion philanthropique de TUdeM s’adresse à une clientèle qui possède une expérience professionnelle ou une formation initiale dans une des nombreuses sphères associées à la philanthropie.Il mise sur un cursus pluridisciplinaire.«Aujourd’hui, on demande aux gestionnaires d’être à l’aise en comptabilité, en marketing, en communication, en gestion, en plus de maîtriser des notions de droit, explique Caroline Bergeron, responsable du certificat et de la formation continue à la Faculté de l’éducation permanente.Ces études leur permettent d’acquérir cette multitude de connaissances, en plus de confronter et de théoriser leur expérience de travail.» 1æ programme aborde notamment la gestion et les normes en contexte philanthropique, les publicités sociétales et humanitaires, les campagnes de collecte de fonds, l’organisation d’événements-bé-néfices, les dons majeurs et planifiés, la comptabilité financière et le comportement organisationnel.Pour et par les gens du milieu C’est en réponse à un essor notable des activités de bienfaisance lié à un désengagement du financement public des organisations qu’a été mis sur pied ce premier certificat universitaire dans le domaine au Québec.Il a été élaboré à la suite de nombreuses consultations entre des experts du milieu de la philantiiro-pie et de HEC Montréal.Tous les cours de gestion sont d’ailleurs donnés par le personnel de HEC.Le programme vise à former des gestionnaires et des administrateurs qui sauront adopter des stratégies adéquates pour les organismes bénévoles ou à but non lucratif, et ce, tant au niveau de l’éthique que de la gestion.«Nous souhaitons développer la pensée critique et la capacité d’analyse chez nos étudiants, mentionne Mme Bergeron.Il ne s’agit pas ici d’appliquer une recette, mais d’apprendre à composer avec une multitude d’enjeux.Nous avons également pour objectif de limiter une certaine marge d’improvisation qui pouvait exister dans le monde de la philanthropie à ses débuts.» Ayant entre autres pour mandat de faciliter l’accessibilité aux études à une clientèle sur le marché du travail, la Faculté de l’éducation permanente offre le certificat à temps partiel.Les dix cours, to- talisant 30 crédits, sont donnés les soirs et les fins de semaine afin de mieux répondre aux horaires déjà bien chargés de ses étudiants.Profil largement féminin Cette année, on compte 145 inscriptions au programme.Les demandes d’admission pour l’automne prochain dépassent déjà ce chiffre, ce qui démontré un réel intérêt pour le certificat.Les étudiants proviennent d’univers professionnels et scolaires fort variés.Mme Bergeron souligne toutefois que 75 % de la clientèle est composée de femmes.«Il n’y a là rien de surprenant, car elles forment la grande majorité des travailleurs dans le secteur de la philanthropie.» Elle ajoute que deux pôles semblent se dessiner parmi la clientèle étudiante.D’abord, celui des gestionnaires en réorientation de carrière qui cherchent un nouvel emploi correspondant davantage à leurs valeurs personnelles.«Ce changement de cap est plus fréquent chez nos étudiants âgés de 45 ans ou plus, souligne la responsable du certificat En outre, ils ont souvent une bonne expérience professionnelle, mais pas nécessairement une formation universitaire créditée.Retourner aux études représente donc pour eux une occasion d’obtenir un baccalauréat par cumul de certificats.» Le deuxième pôle est composé d’étudiants qui choisissent d’intégrer cette spécialisation à leur cheminement scolaire.Ils travaillent parfois déjà dans Iç secteur de la philanthropie ou s’y intéressent A la suite de cette formation, ils pourront œuvrer par exemple en coordination d’événements, en communication et marketing, en gestion ou encore en service-conseil.Selon l’Enquête nationale sur les organismes bénévoles et à but non lucratif menée en 2003, plus de 46 000 de ces organismes étaient alors présents au Québçc et employaient près de 470 000 personnes.A l’instar des autres provinces et territoires du pays, le Québec comptait plus d’organismes dans les domaines des sports et loisirs, des services sociaux et de la religion que dans tout autre domaine d’activité.Le secteur de l’octroi de subventions, de collecte de fonds et de promotion du bénévolat se retrouvait au quatrième rang.Collaboratrice du Devoir À rÉcole polytechnique Le Centre de formation continue est à réconte des besoins dn marché De la cyberenquête aux arts de la scène Le Centre de formation conti- f nue de l’Ecole polytechnique de Montréal (CFC) met à la disposition des entreprises et de leurs employés 30 cours intensifs par session et une quinzaine de certificats crédités.ANNE-LAURE JEANSON T cours sont renouvelés continuellement, on ajoute des formations intensives pour que les gens qui œuvrent dans les secteurs de l’économie soient toujours à la pointe des connaissances, déclare Tuan Nguyen d’ang, directeur du CFC.Si on observe de nouveaux développements technologiques, nous allons chercher un professeur de l’Ecole polytechnique ou des ingénieurs en exercice pour développer un cours.» Le CFC suit les tendances du marché.Parfois, il décide de diffuser des formations suggérées par des experts de l’extérieur.C’est le cas notamment de deux séminaires donnés sur le concept de Smart Grid (réseau interactif), qui vise à mieux gérer la consommation d’électricité grâce à rutilisation des technologies de l’information.Trois nouveaux cours, réunis sous le vocable de Développement durable, sont propo-sés à la session hiver-printemps.Ils s’adressent aux entrepreneurs, ingénieurs-conseils, ingénieurs en transports, chargés de projets municipaux, architectes et politiciens.«Le succès de ces cours suit la situation économique.Ça fonctionne parfois, mais pas toujours», indique l’administrateur du CFC depuis 12 ans.Formation sur mesure Des entreprises publiques ou privées font souvent appel SOURCE CENTRE DE EORMATION CONTINUE DE L’ECOLE POLYTECHNIQUE DE MONTREAL Tuan, Nguyen d’ang, directeur du Centre de formation continue de l’École polytechnique de Montréal au CFC pour avoir une formation dite sur mesure.«L’organisation nous contacte pour un besoin très précis.Dans ce cas, on fait une formation en fonction de cette demande», explique car nous sommes les seuls à former les responsables des services d’incendie, en vertu de la nouvelle loi de la sécurité publique.» En ce moment, le centre collabore avec le ministère des Transports du Qué- Des municipalités, comme Montréal, Québec et Gatineau, sollicitent l’expertise du CFC pour leims usines de filtration et d’épimation Tuan Nguyen d’ang.Les gros clients du centre sont Bombardier aéronautique, Hydro-Qué-bec, le fabricant d’électroménagers Camco, mais aussi de petites sociétés actives dans le domaine de la plasturgie (transformation des matières plastiques).Des municipalités, comme Montréal, Québec et Gatineau, sollicitent l’expertise du CFC pour leurs usines de filtration et d’épuration.«Nos liens sont assez importants avec les villes de plus de 100 000 habitants, dit M.Nguyen d’ang.bec (MTQ), qui a émis de nouveaux rè-g 1 e m e n t s concernant la construction, l’entretien et l’inspection des infrastructures routières, pour former des ingénieurs civils.«C’est une obligation du ministère, ces entreprises doivent suivre les normes en vigueur», note M.Nguyen d’ang.Cybercriminalité Le CFC est aussi très actif dans le domaine de la criminalité informatique.En 2007, le responsable du bureau de cybercriminalité à la Sûreté du Québec, Gervais Ouellet, cherchait VOIR PAGE C 5: POLY L’environnement fait partie du programme Le Centre universitaire de formation en environnement offre des programmes interdisciplinaires qui visent à développer des compétences en gestion de l'environnement et en développement durable.Formation continue en gestion de l'environnement À temps partiel, pour les professionnelles et les professionnels ayant au moins deux ans d’expérience.Horaires adaptés pour les personnes sur le marché du travail.Programmes accueillant des étudiantes et des étudiants de plus de 70 disciplines différentes.Programmes offerts à Sherbrooke, Longueuil, Québec, Sainte-Thérèse, Gatineau et Baie-Comeau.UNIVERSITE FEMINISTE D'ETE Colloque interdisciplinaire REVISITER LE TRAVAIL DES FEMMES Une semaine d'analyses et d'échanges autour d'enjeux concernant l'égalité entre les sexes • Microprogrammes de 2^ cycle • Diplôme de T cycle en gestion de l’environnement • Maîtrise en environnement Centre universitaire de formation en environnement USherbrooke.ca/environnement Environnement@USherbrooke.ca UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Soirées dlnformation Sherbrooke : Le 9 mars et le 27 avril à 19 h Longueuil : Le 4 avril à 19 h Gatineau : À l'automne 2011 Pour tous les détails, consultez notre site Internet.22 au 28 mai 2011 Pavillon Charles-De Koninck Amphithéâtre 1C Université Laval Cette formation permet d'obtenir 3 crédits de F' ou de 2^ cycle ou une attestation officielle de formation continue Université féministe d'été Tél.: (418) 656-2131 poste 8930 universite-feministe-ete@fss.ulaval.ca www.fss.ulaval.ca/universitefeministedete I UNIVERSITE lAVAL Faculté des sciences sociales m La formation continue : our une équipe de soins qualifiée et avant-gardiste our une meilleure qualité des soins UNE NÉCESSITÉ DANS LE réseau public de SANTE INFIRMIÈRES | INFIRMIÈRES AUXILIAIRES | INHALOTHÉRAPEUTES | PERFUSIONNISTES FEDERATION INTERPROFESSIONNELLE DE LA SANTÉ DU QUÉBEC www.fiqsante.qc.ca LE DEVOIR LE MERCREDI MARS 2011 C 5 FORMATION CONTiniE POlï Les étudiants du certificat en technologies des arts de la scène terminent avec un projet qui pourrait bénéficier de la collaboration du Cirque du Soleil, qui soutient la formation SUITE DE LA PAGE C 4 à recruter.«Il n’y avait pas de cours dans les universités qui correspondait à mes besoins en cybe-renquête, dit-il.Alors, fai mis sur pied un certificat pour les policiers, avocats et autres employés d’organisations concernées par les problématiques de la cybercriminalité.Ce certificat a eu un énorme succès, à tel point que fen ai écrit un deuxième en 2010, plus spécialisé en cyberfraude.» Le postulat de départ est que les étudiants connaissent peu ou pas du tout l’informatique.Les cours sont pratiques et tous les enseignants sont des cyberen-quêteurs de la Sûreté du Québec, des douanes, de l’Agence du revenu du Canada, de Services Canada, du milieu juridique ou encore de Bombardier.«Beaucoup de grandes entreprises ont leurs propres bureaux de cybe-renquête.Aujourd’hui, on ne peut pas négliger l’univers virtuel, car tout est là», indique M.Ouellet, qui est sur le point de d’établir un troisième certificat en investigation numérique.Ses étudiants seront amenés en première ligne à traiter des problèmes de vol d’identité, de pornographie juvénile ou de menace terroriste.«Notre objectif est de former des gens capables de rassembler des preuves admissibles devant les tribunaux en cas de poursuites.Il y a beaucoup d’établissements financiers, de sociétés émettrices de cartes de crédit ou de sociétés de télécommunications qui font appel à nous», détaille Tuan Nguyen d’ang.Technologies des arts de la scène Le certificat en technologies des arts de la scène, créé en septembre 2010, répond à un besoin du milieu.Selon André Simard, coordonnateur du programme et enseignant au collège Lionel-Grouk de Sainte-Thérèse, «il n’existait pas de formation avancée au niveau de la scénographie au Québec».j^rès une introduction portant sur les techniques scéniques et le fonctionnement du spectacle, les étudiants suivent des cours sur les matériaux, avant d’aborder la motorisation des équipements et d’apprendre à développer des structures de décor.Ils terminent avec un projet intégrateur qui pourrait bénéhcier de la collaboration du Cirque du Soleil, qui soutient la formation.Une moitié des professeurs sont issus de l’Ecole polytechnique, les autres viennent du Cirque du Soleil, «parce que ce sont eux qui peuvent se permettre des décors ou des productions de grande envergure», rappelle M.Simard.Du fait de l’avancement des technologies, de plus en plus d’ingénieurs interviennent dans le processus de fabrication des décors de théâtre.«Aujourd’hui, tous les spectacles du Cirque du Soleil ont des planchers qui s’ouvrent, des plafonds qui bougent, des accessoires qui roulent», note M.Simard.Chaque année, le CFC reçoit de 1000 à 2000 personnes dans ses cours intensifs et 600 étudiants dans ses certificats.Collaboratrice du Devoir «L’Université Laval tout près de chez vous!» « Nous sommes extrêmement flexibles » Des îles-de-la-Madeleine jusqu’en Outaouais «L’Université Laval tout près de chez vous!» Tel est le slogan qui coiffe la formation hors campus que dispense la Direction générale de la formation continue de l’Université Laval (DGFC).Regard sur des programmes qui s’adaptent aux diverses clientèles, en compagnie de Vincent Goulet, directeur général adjoint et responsable du développement des régions à la DGFC.ce moment 110 cohortes actives à l’échelle provinciale en ce qui a trait à ses cours de premier et de deuxième cycles en développement et gestion des organisations.Cela représente environ 3600 étudiants.THIERRY HAROUN Soucieuse de répondre à la demande du milieu et de rendre la formation universitaire accessible partout au Québec, la Direction générale de la formation continue de l’Université Laval (DGFC) propose différentes modalités pédagogiques et des programmes aux individus (groupement d’une trentaine de personnes environ), aux organismes et aux entreprises.«Le rôle premier de la DGFC est de venir en appui aux facultés de l’Université Laval en ce qui concerne l’offre de cours et de programmes sur le plan de la formation continue, que ce soit ici, au campus de Québec, ou ailleurs en province», précise Vincent Goulet C’est précisément le volet de la formation continue se donnant hors campus qui nous intéresse dan§ le cadre de cette recherche.A ce titre, le choix des programmes (attestation, certificat premier et deuxième cycles et diplôme d’études supérieures spécialisées) est vaste.«Le programme le plus important que nous offrons à l’échelle du Québec, soit des Iles-de-la-Madeleine jusqu’en Outaouais, s’appelle “Gestion des organisations”.Ce programme est très prisé par les agences de santé.Il vise à améliorer, par exemple, la compétence des cadres sur le plan de la gestion.Il peut également intéresser les personnes qui se destinent à devenir des cadres.» La DGFC a en frons une formation à distance qui est hybride, c’est-à-dire que, dans le cadre d’un même cours, il y a un volet “présentiel” et un volet à distance.Cette démarche flexible permet aux étudiants de concilier le travail, les études et la famille.Nous offrons de plus des formations à formule intensive.Normalement, un cours de trois crédits se donne trois heures par semaine sur une période de quinze semaines.Nous, nous ojfrons plutôt trois fois deux jours consécutif aux quatre à cinq semaines.Ça se don- «Normalement, un cours de trois crédits se donne trois heures par semaine sur une période de quinze semaines.Nous, nous offrons plutôt trois fois deux jours consécutifs aux quatre à cinq semaines» - Vincent Goulet, directeur général adjoint À Montréal Le marché montréalais est incontournable sur le plan de la formation continue et l’Université Laval y est présente depuis près d’une vingtaine d’années.«Ecoutez, c’est un marché très important où on retrouve évidemment une forte concurrence.» En quoi la DGFC de l’Université Laval se distingue-t-elle d’autres établissements d’enseignement?«C’est un fait qu’il faut se démarquer, souligne M.Goulet.Et les caractéristiques qui font qu’on se démarque à Montréal sont en fait les mêmes qui font qu’on se démarque ailleurs.Par temple, en ce qui concerne notre service aux entreprises, nous sommes extrêmement flexibles.C’est une grande qualité que d’être capable d’adapter notre formation à la mesure d’une entreprise.Nous avons une grande expertise à cet égard.A titre d’exemple, nous of- ne habituellement les vendredis et samedis, mais cela demeure également flexible.» A Montréal, l’offre de programmes et de cours est multiple: gestion de projet, gestion des organisations, développement des produits pharmaceutiques, analyse d’affaires, gouvernance de société, entre autres.Notons de plus un certificat en intervention sur les troubles envahissants du développement.Ce microprogramme de 15 crédits est un programme de formation continue qui vise à donner une meilleure compréhension du développement et des défis de la personne présentant un trouble envahissant du développement (TED) dans les différentes sphères de sa vie.Une attention particulière est portée aux relations des personnes présentant un TED avec leurs proches et les divers inter- venants.11 s’adresse à des personnes intervenant occasionnellement auprès de ces personnes (CPE, CSSS, milieu scolaire, organismes communautaires), ainsi qu’aux personnes qui souhaitent acquérir des connaissances de base.L’Université Laval offre également des cours au Centre universitaire des Appalaches (CUA) situé en Beauce.11 y a trois points de service: à Saint-Georges, Thet-ford Mines et Sainte-Marie.Le principal partenaire universitaire du CUA est l’Université Laval.«Nous répondons ici aux besoins de cette région.Nous y dispensons notamment un baccalauréat régulier m enseignement du primaire, un autre en sciences infirmières et nous sommes en discussion pour dispenser un baccalauréat en travail social dès l’automne prochain.» Enfin, la première université francophone des Amériques offre des cours au Pôle universitaire Paul-Gérin-Lajoie (anciennement le Pôle universitaire des Basses-Laurentides), qui tient enseigne à Sainte-Thérèse.«On y offre, raconte M.Goulet, un programme en gestion des organisations et un autre en gestion des ressources humaines, notamment On est de plus en train de développer pour l’automne prochain un certificat en administration des affaires, ce qui est d’habitude assez populaire.» Dans une perspective plus large, M.Goulet indique que le secteur de la «formation continue se porte bien.C’est une filière en développement» Collaborateur du Devoir TELUQ L université a distance de l'UQÀM I \ D TELUQ Première et seule université entièrement à distance au Québec La reconnaissance des acquis (expérience ou études antérieures) Une formule d'études souple Plus de 75 programmes et 360 cours Quelque 18 000 étudiants par année La possibilité de s'inscrire en tout temps Un diplôme reconnu Des bénéfices concrets et des retombées directes : Des apprentissages à partir des cas réels de l’organisation Des strategies novatrices applicables sur-le-champ Le Centre Laurent Beaudoin de la Faculté d’administration offre des solutions deformations sur mesure en entreprise, développées en partenariat avec les organisations des secteurs privé, public et parapublic.L accès privilégié à un vaste réseau de processeurs et de praticiens dont les expertises couvrent tous les volets de la gestion 97 % des diplômés recommanderaient la TELUQ.(Étude de satisfaction SOM 2010} Découvrez les 10 raisons de choisir notre formation sur mesure : UNIVERSITE DE SHERBROOKE USherbrooke.ca/adin/foimation-sur-mesure teluq.uqam.ca info@teluq.uqam.ca 1 888 843-4333 C 6 LE DEVOIR, LE MERCREDI 2 MARS 2011 FORMATION CONTINUE Pour les infirmières Le budget de formation subit une coupe de 25 % «Une profession comme la nôtre n’est pas statique» Les infirmières n’ont pas à suivre des programmes de formation continue obligatoires.Pourtant, ces professionnelles remplissent des fonctions névralgiques dans un secteur de la santé où les progrès scientifiques et technologiques évoluent à un rythme effréné.Les ordres des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes exigent pour leur part que leurs membres s’inscrivent dans de tels processus d’apprentissage.REGINALD HARVEY Vice-président de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) et lui-même infirmier de profession dans un établissement du réseau de la santé public québécois, Daniel Gilbert fait le point: «Ce sont vraiment les ordres respectife qui peuvent à leur discrétion imposer, pour s’assurer de leur bon fonctionnement et de la compétence de leurs membres, des heures de formation obligatoire pour le renouvellement de leur permis; de la sorte, les ordres sont en mesure de savoir que leurs professionnels maintiennent à jour leurs connaissances et leur expertise.» Un changement d’orientation se prépare: «L’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ) nous a annoncé qu’il prévoyait mettre en place, d’ici 2015, des heures de formation formelles ou informelles; au moment où on se parle, on nous a indiqué que cela ne se ferait pas sur une base obligatoire mais incitative, en vertu de laquelle celui-ci effectuerait des rappels à ses professionnels qui ne répondront pas à cette norme-là: on leur soulignera l’importance de s’inscrire à des programmes de formation continue ou d’aller chercher ces heures de formation en cours d’emploi.» Procédure actuelle et coupes budgétaires Pour l’heure, la formation s’inscrit à l’intérieur des conventions collectives: «Dans le cadre de celles-ci, il y a des heures qui sont rattachées en matière de formation et il revient à l’ensemble des établissements du réseau public de les offrir aux professionnels des soins qui sont à leur emploi.Ey a une formule d’application qui est prévue selon le nombre des professionnels en cause, à laquelle est associé un budget dédié à cette fin; à partir de là, il appartient aux exécutifs locaux des syndicats d’établir annuellement, avec les directions d’établissement, un plan de formation offert à l’ensemble des membres.» À cause de la surcharge de travail des infirmières, on peut s’interroger sur la réalisation d’une telle stratégie.«Bien, malheureusement, en raison du contexte de pénurie de professionnels en soins actuellement, on fait face à la difficulté de pouvoir libérer nos infirmières de leur temps de travail pour qu’elles puissent bénéficier de ces forma-tions-là qui leur sont offertes.Bien souvent, on a vu apparaître, au cours des dernières années, des heures de formation qui se situent en dehors du temps de travail régulier et auxquelles peuvent participer nos professionnelles qui s’inscrivent dans ce processus; elles reçoivent alors une rémunération.» 11 ajoute une précision technique et pose un bémol poli-tiq.ue: «Différentes formules sont mises en place dans les établissements, mais on doit savoir également que, en vertu de l’adoption du budget du ministre Bachand, la loi 100 vient de réduire de 25 % nos budgets de formation dans les établissements du réseau public.E est dommageable de subir une telle compression parce qu’une profession comme la nôtre, tout comme chez les infir- mières auxiliaires et les inhalothérapeutes, exige une formation continue pour que ces gens puissent maintenir à jour leurs compétences et en développer certaines dans différents créneaux; la science de la médecine évolue rapidement et c’est une garantie de qualité, sur le plan des services offerts à la population, que de pouvoir accéder à une telle formation dans nos milieux.» Les établissements de santé font affaire localement avec différents établissements d’enseignement, collèges ou universités, pour bâtir et dispenser des plan de formation.«Les formations peuvent s’adresser à des personnes qui travaillent en soins palliatifs pour l’approche auprès des mourants ou relever de l’évaluation clinique pour les personnes qui travaillent dans les urgences ou en soins intensifs; il y a donc différentes formes de cours qui sont disponibles sur le marché et que les employeurs vont chercher auprès de différentes entreprises.Dans bien des milieux, les infirmières cliniciennes ont la responsabilité de développer des programmes de formation sur mesure et de transmettre les ap- LUCAS JACKSON REUTERS L’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec a annoncé qu’il prévoyait mettre en place, d’ici 2015, des heures de formation pour le personnel infirmier sur une base incitative.sphères de la science médicale pour maintenir leurs compétences à jour.Grâce à nos ordres respectifs, on a accès à bon nombre de documents qui nous servent à être à la fine pointe de l’évolution de nos champs d’expertise.» Quelles mesures devraient être adoptées et quels moyens devraient être pris pour améliorer tout le Daniel Gibert, infirmier de profession, insiste sur le fait qu’il est nécessaire que les gens puissent constamment rafraîchir leurs connaissances prentissages à leurs collègues pour qu’elles augmentent leurs compétences et améliorent la qualité des services.» Une démarche essentielle Daniel Gibert est libéré à plein temps pour remplir des fonctions syndicales au sein de la FIQ.11 n’en demeure pas moins qu’il est un infirmier de profession et, à ce titre, il insiste sur le fait qu’il est nécessaire que les gens puissent constamment rafraîchir leurs connaissances: «C’est obligatoire parce qu’une profession comme la nôtre n’est pas statique; on n’a qu’à penser aux technologies et à la pharmacologie, qui évoluent très rapidement, aux multipathologies auxquelles on fait face maintenant avec les interactions au niveau médicamenteux, etc.Les infirmières, les auxiliaires et les inhalothérapeutes doivent être à l’affût de l’information dans toutes ces processus de formation?«E y a différentes formules qui pourraient être mises en place et, à ce sujet, on n’a qu’à penser à tout l’aspect du tu-torat-mentorat; dans ce domaine, nos infirmières d’expérience qui ont développé une expertise pointue dans diverses spécialités sont malheureusement encore très sous-utilisées.On a très peu profité de cette démarche-là pour encadrer, dans les établissements, les jeunes qui débutent dans la profession.» n y a aussi une question d’accessibilité qui entre en ligne de compte: «Les budgets étaient déjà limités en cette matière et on vient sabrer dans ceux-ci encore une fois.E faudrait revoir cela et rendre les sessions de formation beaucoup plus accessibles.En même temps, on devrait miser sur ces professionnelles expertes qui sont enfin de carrière et qui ont acquis une précieuse expertise, dans le but d’assurer une transmission du savoir.» Collaborateur du Devoir SOURCE EIQ Daniel Gilbert, vice-président de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) UL CAMPUS SUR MESURE PERFECTIONNEZ VOS COMPÉTENCES DÉVELOPPEZ UNE NOUVELLE EXPERTISE OBTENEZ UNE FORMATION D'APPOINT JUSTE À TEMPS Les plus-values de la formation continue à l'Université Laval : • des sessions intensives • la conciliation travail-études-famille • des cours en salle ou en entreprise • des cours sur mesure pour les organisations • des formations partout au Québec www.fc.ulaval.ca 418 656-3202 1 877 785-2825, poste 3202 fc@fc.ulaval.ca Région de Montréal 514 842-5012 infomontreal@fc.ulaval.ca ol UNIVERSITÉ lAVAL Formation continue Formation continue en gestion philanthropique Faculté de l'éducation permanente NOUVELLES FORMATIONS - AUTOMNE 2011 ¦ Démarrer un organisme de bienfaisance ¦ Dons majeurs et planifiés 514 343.5873 formationcontinue@fep.umontreal.ca www.fep.umontreal.ca/formationcontinue Gestion des bénévoles A Université de Montréal
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