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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-04-02, Collections de BAnQ.

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ïi Trois villes, trois rétrospectives très actuelles pour le peintre Jacques Hurtubise Cahier Culture -?WWW.ledevoir.corn ?Charles Taylor ou la voix du penseur croyant Cahier Livres LE DEVOIR Vol.CII N“72 ?LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 AVRIL 2011 2,63$ + taxes = 2,99$ Harmonisation DES TAXES DE VENTE Charest dénonce, Paradis s’ ROBERT DUTRISAC Québec — Au moment où Jean Charest faisait part de ses exigences aux partis fédéraux tout en dénonçant vertement l’engagement conservateur de financer le projet du Bas-Chur-chill, Christian Paradis, le lieutenant québécois de Stephen Harper, a sorti de son chapeau une carte maîtresse: si les conservateurs sont réélus, Québec obtiendra, d’ici le 15 septembre, 2,2 milliards pour l’harmonisation des taxes de vente.«On veut régler ça [l’harmonisation] d’ici le 15 VOIR PAGE A 10: CHAREST Élections fédérales 2011 L’éditorial de Bernard Descôteaux S’occuper de ses affaires.Page B 4 Région de Québec > Après Tamphithéâfre, Du-ceppe joue la carte de Terre-Neuve, Page A 7 Géographie des stratégies > Les déplacements des chefs révélent leurs priorités.Page A 6 ledevoir.com > Baladodiffusion Ecoutez la baladodiffusion de Fabien Deglise «Promesse, mensonge et vérité».Le Devoir - ThreeHundredEight.com Projection de la répartition des sièges PCC PLC Ignatieff sur les traces de Harper Le Parti conservateur joue la carte de la peur, alors que le Parti libéral mise sur ses promesses.Aux élections ¦de 2005-2006, c’était exactement l’inverse.Voici pourquoi.REUTERS NPD |33 Une analyse des pronostics.Page A 6 151 sièges 73 ALEC CASTONGUAY HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa et Montréal — L’attaque a été immédiate.Le premier ministre a reproché aux trois partis d’opposition de ne pas avoir respecté la volonté de Télectorat en déclenchant par «cynisme stratégique» des élections dont personne ne voulait.Autre axe de l’offensive: le danger guefte le pays si on ne reconduit pas le gouvernement avec un mandat fort au moment où l’économie serait le seul enjeu valable, loin devant l’éthique.Les plus récents propos de Stephen Harper?Pas du tout.Plutôt les déclarations de Paul Martin lors du déclenchement électoral en novembre 2005.Et ce n’est pas la seule similarité entre la première semaine des deux campagnes.En 2005-2006, lors des élections qui ont porté Harper au pouvoir, un contraste clair était apparu entre les campagnes libérale et conservatrice.A l’époque, Stephen Harper avait dominé la première semaine en alignant les engagements, pour le meilleur ou pour le pire.Il promettait un vote libre sur le mariage homosexuel.Il s’engageait à créer un poste de directeur indépendant des poursuites judiciaires.Il annonçait que la TPS passerait de 7 à 5 %.Trois jours d’affilée, il avait réussi à faire la une des journaux d’un bout à l’autre du pays.De toute évidence, il avait dominé la première semaine.Pendant ce temps, Paul Martin agitait les épouvantails.Le danger conservateur était à l’horizon.Aucune grande promesse n’avait été formulée, M.Marfin tablant sur les réalisations de son gouvernement et sur son cheval de bataille par excellence: l’économie.Tout pour faire oublier les problèmes éthiques de son gouvernement.Pourquoi faire autrement?Un sondage Ekos publié au déclenchement de la campagne, le 26 VOIR PAGE A 10: IGNATIEEE LA PRESSE CANADIENNE ASSEMBLEE NATIONALE Yvon Vallières abandonne la présidence ¦ A lire en page A 3 INDEX Actualités .A2 Grands débats B 6 Annonces .C9 Idées B 5 Avis publics .C8 Monde C 7 Carneres C6 Mots croisés.D 6 Deies C9 Météo C 3 Economie Cl Perspectives.B 1 P,ditonal B4 Sports C 8 Heiti ns A6 Sudoku C 8 Gordon Bell, en direct sur sa vie EABIEN DEGLISE La condition humaine ne sera plus jamais la même.Imaginez: un clic et hop! vous replongez en vidéo dans la conversation que vous avez eue, il y a six moi§, avec un ami, au bon reste en bas de votre rue.A droite de l’écran, le menu complet s’affiche, avec vos notes personnelles sur l’ensemble de la soirée.Tout comme la liste des chansons qui jouaient ce soir-là Re-clic: c’est désormais votre médecin qui scrute vos données biométriques des dernières semaines.Sur son iPad.Le détail de vos repas quotidiens est sous ses yeux.Regard sombre de sa part: depuis six mois, vous n’avez pas fait de sport, constate-t-il sur son écran.Et en plus, vous mangez trop de lipides.Science-fiction?Oui.mais plus pour très longtemps.C’est en tout cas ce qu’annonce aujourd’hui Gordon Bell, un ingénieur travaillant VOIR PAGE A 10: BELL '"lü /I ILLUSTRATION: TIEEET LE DEVOIR^ « Correction de votre vision par le laser.Même après 40 ans.Frédéric a choisi IRIS pour la correction de sa vision par le laser.Voir de près et de loin sons lunettes.Consultez un professionnel de la Clinique d'Ophtalmologie IRIS pour une évaluation sans engagement.1.866.MES.YEUX iris.ca IRIS CLINIQUE D’OPHTALMOLOGIE Chirurgies faites par un ophtalmologiste à notre Clinique d'Ophtalmologie IRIS de Laval, QC ou de Langley, C.-B.(VlccofrfD j 77831302834814 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE AVRIL 2011 ACTUALITES Responsabilité criminelle des porteurs du VIH La Couronne demande à la Cour suprême de trancher BRIAN MYLES La Couronne demande à la Cour suprême de trancher la question de la responsabilité criminelle des porteurs du VIH.La Couronne conteste un jugement de la Cour d’appel en vertu duquel D.C., une femme de la Rive-Sud, a été acquittée d’accusations de voies de fait graves et d’agression sexuelle.D.C.a caché sa séropositivité à son futur conjoint lors de leur première relation sexuelle (non protégée).Elle l’a par la suite informé de son état de santé, et la relation s’est poursuivie pendant quatre ans.Le couple s’est séparé dans l’amertume en 2004.L’ex a dénoncé D.C.à la police pour la simple raison qu’elle avait passé sous silence sa séropositivité lors de leur première relation intime.Reconnue coupable en Cour du Québec, la dame a été acquittée par la Cour d’appel en décembre 2010.La Couronne a fait valoir, sans succès, que le VIH est une maladie suffisamment ^ave pour rendre obligatoire sa divulgation en toutes circonstances.Les tribunaux utilisent au contraire la norme du «risque important» de transmission pour déterminer si un porteur du VIH est passible de poursuites criminelles pour avoir omis de révéler sa séropositivité à son partenaire.Le port du condom ou la présence d’une charge virale très faible (comme dans le cas de D.C.) amenuisent ce risque au point d’exclure une condamnation, du moins en principe.Dans son jugement, la Cour d’appel a suggéré que la Cour suprême ou même le législateur clarifient les obligations lé- gales des porteurs du VIH.L’avocat de D.C., Christian Desrosiers, fait valoir que le test applicable, mis au point par la Cour suprême dans l’arrêt Cuerrier, garde toute sa pertinence.«Le droit n’est pas plus incertain maintenant qu’à l’époque de l’arrêt Cuerrier; seule la preuve de préjudice grave a évolué en fonction des progrès de la médecine pour contrôler et diminuer la charge virale», écrit-il dans son mémoire pour permission d’en appeler.Si la Cour suprême décide d’entendre l’affaire, elle pourrait la jumeler à une autre cause tout aussi empreinte de ramifications sociales, éthiques et morales.Au Manitoba, l’affaire Mabior a généré des jugements contradictoires.L’accusé a été reconnu coupable de six agressions sexuelles pour avoir eu des relations avec des femmes sans leur faire part de son état de santé.La juge de première instance a estimé qu’un porteur du VIH devait à la fois utiliser le condom et présenter une charge virale indétectable pour être à l’abri d’une poursuite criminelle.La Cour d’appel a jugé que le risque pouvait être dissipé par l’une ou l’autre de ces options.La Couronne manitobaine a aussi demandé la permission d’en appeler de ce jugement.Pour D.C., c’est la poursuite d’un long calvaire.Malgré le soutien de la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-sida), elle est à bout de patience et de moyens pour mener à terme cette bataille qu’elle aurait voulu éviter.Le Devoir E N BREF Québec devra rembourser 4500 étudiantes monoparentales Environ 4500 étudiantes monoparentales ont obtenu une victoire en demi-tqintes puisque le ministère de l’Education devra leur rembourser les sommes dont elles ont été privées lorsqu’elles recevaient des bourses.Le règlement ne vise toutefois que les étudiantes qui ont reçu entre 2006 et 2009 des bourses alors qu’elles recevaient en même temps une pension alimentaire pour enfant.Le dossier découle de la victoire d’une étudiante devant les tribunaux qui avait obtenu en 2009 que sa pension alimentaire pour enfant ne soit plus comptabilisée comme un revenu dans le calcul de sa bourse.- La Presse canadienne Le Devoir ouvre un premier bureau à Québec Votre journal s’installe pour de bon dans la capitale nationale Témoignage d’une vitalité qui ne se dément pas, comme en fait foi la forte augmentation de son lectorat.Le Devoir est heureux d’annoncer l’ouverture d’un bureau à Québec entièrement consacré à couvrir la capitale nationale et sa région.11 s’agit d’une première dans notre histoire plus que centenaire.Le Devoir a toujours eu des journalistes à Québec.mais au parlement, afin d’y couvrir les joutes politiques et l’activité gouvernementale.11 a aussi pu régulièrement compter sur des collaborateurs à Québec, de qui nous achetions des articles à la pièce afin de couvrir l’actualité politique, culturelle ou sociale de la ville.Cette fois, c’est une structure qui s’installe.Le Devoir aura désormais un bureau, logé dans l’édifice de Télé-Québec à Québec.Et pour le combler, un poste de journaliste a été créé, s’ajoutant à notre équipe régulière de la rédaction.La première titulaire en est Isabelle Porter, bien connue de nos lecteurs puisqu’elle collabore au Devoir depuis maintenant sept ans, publiant des articles d’abord de manière sporadique mais vite devenue une spécialiste de la couverture de l’actualité municipale.Son apport s’est avéré précieux, et nous sommes heureux que son travail de correspondante puisse se faire maintenant à temps plein pour notre quotidien.Ajoutons que cette embauche s’ajoute au fait que depuis maintenant deux ans, une partie des exemplaires de l’édition papier du Devoir sont imprimés à Québec même, ce qui nous permet d’offrir au besoin une YAN DOUBLET LE DEVOIR La journaliste Isabelle Porter est la première titulaire du nouveau poste créé par Le Devoir à son bureau de Québec.couverture spécifique (article à la une, couverture de spectacles à Québec.) pour nos lecteurs de la capitale.Notre lectorat verra là notre intérêt marqué envers Québec et sa région, sujet que nous considérons d’importance pour tous, et notre engagement à poursuivre le développement du Devoir non seulement sur différentes plateformes, mais aussi en dif- férents lieux.C’est là pour nous la réalisation d’un beau projet pour nos 101 ans! Josée Boileau Rédaetriee en ehef BUREAU DU DEVOIR À QUÉBEC 270, chemin Sainte-Eoy, Québec, GIR 1T3 s 418 643-1541 Encore plus de lecteurs pour Le Devoir Le nombre de lecteurs du Devoir s’accroît de façon marquante.La plus récente étude de la société Print Measurement Bureau, qui mesure le lectorat de magazines et de journaux au Canada, indique que notre quotidien compte 129 000 lecteurs par jour en semaine et 147 000 le week-end, en hausse de 11,2 % et de 14,8 % respectivement, cela comparativement aux résultats du printemps 2010.Cette étude, dont les résul- tats ont été publiés cette semaine, montre que le nombre de lecteurs différents qui au cours d’une même période de semaine auront consulté Le Devoir, une augmentation 7,9 % par rapport à la même période l’an dernier.L’augmen- Le Devoir compte 129 000 lecteurs par jour en semaine et 147 000 le week-end, en hausse de 11,2 % et de 14,8 % six jours auront lu l’une ou l’autre des éditions du Devoir est aussi en hausse.Ce sont 315 000 personnes qui chaque tation du lectorat enregistré cette dernière année reflète en fait la croissance de la diffusion du journal tel que constaté dans le dernier rapport de l’Audit Bureau of Circulation.11 s’agissait alors de hausses de 8 % pour les éditions de semaine et de 8,9 % pour celle du samedi.Les artisans du Devoir sont fiers de ces résultats, qui témoignent de l’appréciation des lecteurs à l’égard de leur travail et de la qualité du journal.Nous les remercions de la confiance qu’ils nous témoignent en répondant présents à ce rendez-vous quotidien qu’est la lecture du Devoir.Bernard Deseôteaux Direeteur Comme une odeur de poisson.médiatique! STEPHANE BAILLARGEON Sitôt ferré, sitôt poêlé.La tradition des poissons d’avril médiatiques se poursuit.Seulement, les nouvelles plateformes de diffusion entraînent de gênantes réactions et rediffusions instantanées.Comme beaucoup d’autres médias.Le Devoir a publié hier, 1" avril, sur son site Internet, une nouvelle annonçant un programme gouvernemental d’enfouissement des éoliennes.Mise en ligne à lh4, la facétie a reçu son premier VIEUX-QUEBEC LE PORT-ROYAL 1.866.417.2777 À PARTIR DE 129» pour deux personnes incluant le nouveau petit-d^euner ^urmand au restaurant le 48 et le stationnement.i Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience commentaire laconique et amusé («hahahal») à 4h6.Quatre minutes plus tard, un premier poisson se faisait prendre en écrivant que l’article était lacunaire et qu’il faudrait certainement «compenser les exploitants des turbines».The Gazette a plutôt visé la campagne électorale en cours en créant une histoire abracadabrante voulant qu’un code numérique inscrit sur les affiches du candidat Justin Trudeau mène vers un site porno.Même de sérieux journalistes s’y sont laissés prendre en «ret-wittant» le canular.Le site Yahoo Erance a annoncé l’annulation du mariage du prince William et de Kate Middleton.Le faux drame a déclenché une courte panique.Le Guardian de Londres, réputé de gauche et plutôt antimonarchiste, a annoncé en ligne, à minuit une minute, qu’il rapatriait nombre de ses correspondants étrangers pour se concentrer sur la couverture du mariage de la noble maison.«En ces temps d’austérité et de glamour, [ces changements] ne sont-ils pas bienvenus?», a demandé le prestigieux journal.Les Britanniques, rois de l’humour piqce-sans-rire, n’ont pas mordu.À 12h7, le premier internaute sentait le poisson virtuel.Les dizaines d’autres commentaires ont aussi félicité le journal pour son sens de la blague poisseuse.Le Devoir 514*861 *0630 Vieux-Montréal ENTRÉE ET STATIONNEMENT GRATUITS ectimation gratuite POUR LA RESTAURATION nu PLUSIEURSVOIX PLUSIEURSVOIES 15 avril 2011 Université de Montréal Pavillon André-Aisenstadt 50 ANS DE VICTIMOLOGIE AU QUEBEC Semaine des victimes du 10 au 16 avril 2011 avec Ezzat Fattah, Jo-Anne Wemmers, Stéphane Guay, Marie-Marthe Cousineau, Natasha Dugal, CalUxte Kabayiza et Amissi Manirabona.Inscriptions gratuites : crimjnologie@umontreal.ca www.cicc.umontreal.ca CiCC Université fUl de Montréal 1*1 Financé par le Ministère de la justice du Canada Canada EXPOSITION D’ART ET D’ANTIQUITÉS Tante Sadie Le dimanche 10 avril 2011 de10hà17h Ruby Fcxj’s Hotel — 7655, bout Décarie, Montréal Spécialiste en restauration d’antiquités, artefacts et objets de collection MONSIEUR Depuis 1953 514 484-8332 www.themrfixit.com 4652, bout Décarie, Montréal n Théâtre et société: persona, skêné, drama par Jean-François Côté Skêné et corps chez Antonin Artaud deuxième séance de quatre, suivie de la pièce Transmission * autres séances ig mai i6 juin le 7 avril à 17h30, au Hiéâtre Aux Ecuries, 7285, rue Chabot * Le Théâtre Aux Ecuries offre gracieusement, aux 30 premières personnes qui se présenteront à la séance de l’UPop, un billet pour la représentation théâtrale qui suivra le soir même.upopmontreal.com LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE S AVRIL 2011 A 3 ACTUALITES Zizanie à l’Assemblée nationale Le gouvernement et l’opposition se renvoient mutuellement la responsabilité de la démission d’Yvon Vallières ANTOINE ROBITAILLE Québec — C’est la zizanie au parlement.Le président Yvon Vallières venait à peine de démissionner hier après-midi que l’opposition et le gouvernement se renvoyaient mutuellement la responsabilité de son départ, du climat empoisonné de l’Assemblée nationale, s’invectivant par communiqués interposés.Selon Jean Charest, le geste de M.Vallières «devrait inciter l’opposition officielle à faire un sérieux examen de conscience sur son comportement irrespectueux quant à sa stratégie de perturbation des travaux de l’Assemblée».Dans le même communiqué, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, renchérissait, parlant de la «stratégie du leader de l’opposition qui vise à semer le chaos à l’Assemblée nationale».Yvon Vallières, dans sa lettre de démission adressée aux parlementaires, s’en est pris lui-même au leader parlementaire péquiste, Stéphane Bédard, soulignant que ce dernier n’a cessé de remettre en cause son impartialité, sa neutralité et n’a pas cessé de lui faire des «remarques inappropriées», notamment jeudi lorsqu’il a lu sa décision dans l’affaire Lise Thériault.C’est parce qu’il a refusé de sanctionner Mme Thériaut, ministre du Travail, pour outrage au Parlement, jeudi, que M.Vallières s’est attiré les foudres de l’opposition officielle.La ministre, le 24 mars, dans le débat sur le budget, avait reproché à l’opposition d’accuser le gouvernement de mal gérer les finances publiques et avait lancé: «Qu’ils ne viennent plus voir aucun de mes collègues [.] pour nous demander de mettre la main dans notre poche, dans nos discrétionnaires ou dans nos programmes.» Elle ajouta qu’elle prendrait un malin plaisir à dénoncer publiquement les députés de l’opposition qui continueraient à le faire.M.Vallières avait conclu que ces paroles, si elles avaient bien la «nature de l’outrage», ne justifiaient aucune sanction.Il a excusé la ministre en soulignant que tout de suite après avoir JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le président de l’Assemblée nationale, Yvon Vallières, a annoncé sa démission hier.C’est parce qu’il a refusé de sanctionner Lise Thériaut, ministre du Travail, pour outrage au Parlement, jeudi, que M.Vallières s’est attiré les foudres de l’opposition officielle.prononcé ses propos controversés, elle avait invoqué l’article 212 du règlement lui permettant «rectifier les faits».Bris de confiance Tous les groupes d’opposition ont dénoncé cette décision, mais seul le PQ en a fait une question de confiance.Si Marois a soutenu du reste que l’affaire n’aurait pas dégénéré si la ministre Thériault s’était amendée auparavant.«Un premier ministre responsable et digne aurait exigé de sa ministre qu’elle s’excuse en pareille circonstance: Jean Charest ne l’a pas fait et semble même cautionner de tels propos.C’est inadmissible.» Mme Jean-Marc Fournier a décrié la «stratégie du leader de l’opposition qui vise à semer le chaos à l’Assemblée nationale» M.Vallières n’avait pas démissionné, il aurait pu faire face à un vote de confiance initié par l’opposition officielle ou à l’expression d’un bris de confiance dès mardi.Dans un communiqué diffusé hier soir, Pauline Marois a réitéré sa confiance dans son leader Stéphane Bédard, soutenant qu’il avait «bien agi».Mme Thériault a livré des excuses ambiguës jeudi en dehors de la chambre, après que M.Vallières eut livré sa décision.La chef péquiste voit dans le départ de M.Vallières un autre signe de la «détérioration de nos institutions», laquelle se perçoit aussi dans les «attaques de certains élus libéraux à l’endroit du Directeur général des élections et du Vérificateur général».Km: yeux de Mme Marois, les échanges en chambre «sont actuellement empoisonnés par l’attitude du premier ministre», qui n’agit pas en chef d’Etat et n’écoute pas la population.«Le climat tendu qui sévit à l’Assemblée nationale est malheureux, mais est directement tributaire du refus obstiné de Jean Charest de donner raison aux Québécois qui réclament une commission d’enquête publique sur la construction», a aussi souligné Mme Marois.Pour le chef de l’Action démocratique, Gérard Deltell, la décision de M.Vallières est un «signal à tous les députés sans exception de travailler à établir un meilleur climat à l’Assemblée nationale».Le nouveau président sera élu au scrutin secret mardi matin.Quant à M.Vallières, il restera député de Richmond, poste où il a été élu une première fois en 1973.Le Devoir EN BREF Bras cassé durant l’occupation étudiante La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a déploré un incident survenu lors de l’occupation, jeudi, des étudiants qui manifestaient contre la hausse des droits de scolarité.La réceptionniste a subi une double fracture au bras alors qu’une vingtaine d’étudiants tentaient de s’in- troduire en forçant les portes.Si le président-directeur général de la CREPUQ, Daniel Zi-zian, reconnaît que cet incident violent n’était pas intentionnel de la part des étudiants, il les enjoint des prendre tous les moyens à leur disposition pour s’assurer que de tels événements déplorables ne se reproduisent pas.«On regrette l’incident et notre intention n’était pas de blesser qui que ce soit.Tout ce qu’on voulait, c’était occuper pacifiquement les lieux», a fait savoir Garbiel Nadeau-Dubois, porte- parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante.- Le Devoir Seuls 23 syndiqués retournent au Journal Les artisans de la salle de rédaction du Journal de Montréal ne se sont pas bousculés pour obtenir l’un des 42 postes qui leur étaient offerts en vertu de l’entente de principe conclue fin février.Ce sont fi- nalement 23 syndiqués qui prendront, le 11 avril, le chemin des nouveaux locaux du Journal de Montréal, sis dans Cité du multimédia, dans le Vieux-Montréal.Les autres employés sjmdiqués se sont prévalus de leur indemnité de départ.La nouvelle convention collective tient, selon nos informations, en quelque 70 pages, soit 230 pages de moins que la précédente.Le protocole de retour au travail a été adopté lundi par les employés sjmdiqués du Journal de Montréal à 85,5 %.- ù Devoir Dégénérescence maculaire Le Lucentis gratuit reste introuvable Les patients font les frais d’un bras de fer entre le ministère et les établissements LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Bien malin le patient atteint de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) qui sait où se procurer gratuitement son indispensable médicament, le Lucentis, dans le réseau de la santé.Deux mois après que le ministre de la Santé, Yves Bol-duc, a annoncé le retour du médicament dans les établissements publics pour mettre un terme à des mois de quasi-monopole dans les cliniques privées, rien n’a été mis en place pour aiguiller les patients.Un flou entretenu par les établissements eux-mêmes.Des patients excédés ont contacté Le Devoir pour lui faire part de leur frustration.«Vous avez écrit que ce serait gratuit.Rien n’a changé, je paie encore 200 $ par mois à la clinique privée pour des gouttes qui n’en coûtent que 10 $, et à l’hôpital, on me dit qu’il va falloir m’armer de patience parce que le service ne sera pas offert de sitôt» Un autre s’inquiète.«J’ai appelé au CHUS [Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke].Ils ignorent quand le service sera offert Ils attendent encore les recommandations ministérielles.» Un petit tour des principaux établissements pressentis pour of frir le service a permis au Devoir de constater que les patients sont en effet laissés à eux-mêmes.C’est aussi ce que constate le Comité pour ime gratuité des soins pour les personnes atteintes de dégénérescence maculaire, qui ne cache pas sa déception.«On nous donne des réponses qui n’ont pas d’allure! Ça va du: “on n’est pas au courant’ à “ce n’est pas demain la veille” ou même à “oubliez ça si on n’a pas les sommes espérées”», raconte leur porte-parole, André Lavoie.Québec n’a pas de liste Quand le ministre Bolduc avait annoncé le retour de la gratuité, il avait bien précisé que le service ne serait pas offert du jour au lendemain, mais ^aduel-lement, au fil des prochaines semaines, voire des prochains mois.L’administration du Lucentis suppose en effet que les établissements vont devoir développer une nouvelle offre de service ce qui requiert de la main-d’œuvre, de l’équipement et des espaces.Il avait toutefois promis de tenir un calendrier pour identifier les hôpitaux qui prodi^e-ront gratuitement ces injections intraoculaires.« On nous donne des réponses qui n’ont pas d’allure! Ça va du: “on n’est pas au courant” à “ce n’est pas demain la veille” » Rien de tel n’a été fait encore, dénonce M.Lavoie.Vérification faite, même le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ignore quels sont les quelques établissements qui of frent présentement le service et lesquels sont pressentis pour le faire.«Il n’y a pas de liste, confirme sa porte-parole, Nathalie Lévesque.Des représentants du ministère, de la Fédération des médecins spécialistes et des établissements travaillent présentement à un plan.On peut espérer qu’il sera arrêté d’ici quelques semaines et soumis pour approbation au ministre.» Si tout va bien, «le déploiement va pouvoir commencer progressivement dans les prochains mois», promet Mme Lévesque.Mai?le doute persiste.À la mi-mars, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (EMSQ), Gaétan Barrette, avait émis de sérieuses réserves quant à la mise en place d’un tel service.André Lavoie n’a d’autre choix que de lui donner raison.«Ce que je constate, c’est qu’il y a une partie de bras de fer entre le ministère et les hôpitaux, qui disent qu’ils sont assez occupés comme ça et qui demandent qu’on envoie tout ça ailleurs.» Désarroi Toutes ces incertitudes ont un effet dévastateur sur les patients, pour la plupart âgés et vulnérables, déplore aujourd’hui M.Lavoie.«Notre comité n’a de cesse de grandir et de rallier de nouveaux membres.Je sens que le désarroi grandit.L’annonce du ministre nous avait donné de l’espoir, on ne voit rien de cela pour le moment On va donc de l’avant avec le recours collectif comme avec notre plainte au Bureau fédéral de la concurrence.» D’autant que pour plusieurs patients aux revenus de retraite plus que modestes, le refus de rembourser les frais exigés jusqu’ici — qui i^uvent aller jusqu’à 230 $ par mois — est devenu insoutenable, raconte M.Lavoie.«Il y a des patients qui arrêtent le traitement D’autres continuent, mais le prix à payer est très élevé.J’ai un homme qui a mis 10 000 $ là-dedans.Il part de Rivière-du-Loup pour faire soigner sa femme de 76 ans, tous les mois à Québec.Il me dit: “Je suis épuisé, ruiné.Nous pensions être corrects pour notre retraite.C’est terminé, il n’y a que du noir devant nous, et nous n’en voyons pas la fin”.» Le Devoir CET ÉTÉ, ÉLEVEZ VOS CONNAISSANCES DE QUELQUES DEGRÉS.50 écoles d'été • 1300 cours réguliers • 120 cours à distance ulavai.ca/ete Ü O O UNIVERSITÉ LAVAL Ville de Québec A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE AVRIL 2011 ACTUALITES Les frontières incertaines : un obstacle au développement du Québec Dans son Plan Nord, Jean Charest promet des ports en eau profonde.au Nunavut ! ANTOINE ROBITAILLE Québec — Quand il parle du Plan Nord, Jean Charest aime bien évoquer ces «ports en eaux profondes à notre extrémité nordique où mouilleront des navires en transit entre l’Europe et l’Asie», pour reprendre une phrase de son discours inaugural du 23 février.Dans le budget Bachand, on annonçait même des «études en vue de la construction» d’un tel port à Whapmagoostui-Kuujjuarapik, dans la baie d’Hudson.«L’ennui, c’est que les bateaux.ils ne seraient même brairie au moment précis où l’actualité met au-devant de la scène certaines des frontières les plus nébuleuses du Québec.Pensons à celles du golfe du Saint-Laurent: des frontières maritimes contestées qui détermineront si le Québec tirera profit ou non de l’exploitation d’éventuelles «structures géologiques» d’Qld Harry pouvant contenir d’importantes richesses pétrolières et gazières.Il y a une semaine, Québec et Qttawa signaient une entente attendue depuis longtemps sur Qld Harry; mais peut-être «sans Old Harry», s’est plainte l’opposition péquiste.En effet, les frontières maritimes interprovinciales, tra- «II n’y a aucun territoire qui a plus de 80 % de ses frontières qui ne sont pas établies comme c’est le cas du Québec» plus en territoire québécois!», note le géographe Henri Do-rion.Tout simplement parce que sur le littoral, de la baie James à la baie d’Ungava, «à marée haute, on est au Québec.Et à marée basse, on en sort!» Il s’agit d’un cas rare, voire unique, où la frontière a été fixée «à la limite des basses eaux».Le premier ministre du Québec songe donc à financer la construction de ports en territoire non québécois.Plus précisément au Nunavut.Un livre qui tombe à point nommé Infinie curiosité des frontières du Québec! Henri Do-rion, grand géographe de 76 ans, dont la thèse de doctorat, déposée en 1963, portait sur le labrador, a entre autres présidé la Commission d’étude sur l’intégrité du territoire du Québec, de 1966 à 1971; laquelle concluait que le Québec avait bel et bien toujours refusé de reconnaître la frontière du Labrador de 1927 imposée par le Conseil privé, mais dans les faits avait adopté par exemple quelque «85 reconnaissances directes ou implicites de la frontière du Labrador» (pas au sud toutefois, voir le territoire hachuré sur la carte).Le 12 avril, M.Dorion copubliera, avec le juriste Jean-Paul Laçasse (chez Septentrion) ce qui a déjà été présenté par certains comme une «bombe»: Le Québec: territoire incertain.Le géographe et le juriste y travaillent depuis sept ans et voilà que le livre sortira en li- cées dans les années 60, ne sont plus reconnues par Terre-Neuve.Qttawa a donc insisté pour que l’entente comporte un mécanisme d’arbitrage pour régler ce différend.Conclusion, selon Henri Dorion: «Cette entente-là ne règle rien!» Pire, implicitement, le Québec se trouve à «reconnaître que le golfe est un territoire fédéral.Jusqu’ici, ça n’a jamais été dit comme ça».Certes, des précautions juridiques opt été incluses dans l’accord.À l’article 3.2, on peut lire qu’il est conclu «sans préjudice aux positions respectives des gouvernements en ce qui a trait au statut constitutionnel du golfe du Saint-Laurent».Sauf que le même accord prévoit que «les redevances vont être payées au gouvernement fédéral et c’est lui qui va les répartir».M.Dorion y voit une reconnaissance implicite que le golfe, «c’est un territoire fédéral», car quand un gouvernement décide de l’utilisation de certains droits — ici l’exploitation des hydrocarbures —, «on s’approche pas mal de la juridiction sur le territoire».Le mécanisme d’arbitrage à trois arbitres choisis par chacune des parties (Terre-Neuve, Québec et le fédéral) conduira sans doute l’arbitre d’Qttawa à trancher.Frontières absurdes Le statut flou du golfe du Saint-I^urent, celui, aussi, de la frontière sud du labrador, ainsi que cette affaire des 2500 km de frontières fixées aux basses eaux de la baie d’Hudson à cel- jCiaLJi JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Selon le géographe Henri Dorion, de la baie James à la baie d’Ungava, «à marée haute, on est au Québec.Et à marée basse, on en sort!» à.Henri Dorion le d’Ungava: ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses «incertitudes» quant au territoire du Québec dont Dorion et Laçasse font l’inventaire dans ce livre.M.Dorion revient sur cette ligne des basses eaux: «Est-ce que les Belges qui se baignent à marée basse se trouvent à entrer en Grande-Bretagne?Ça n’a pas de bon sens!», lance-t-il pour montrer l’absurdité de la situation.Comment en est-on arrivé là?Jusqu’en 1912, une bonne partie du territoire du nord du Québec appartenait à «l’Ungava», qui était lui-même rattaché aux Territoires-du-Nord-Quest.En 1912, on a décidé de «remonter la frontière jusqu’en haut», à la baie d’Ungava.«Le fédéral a toutefois décidé d’enlever du Québec tout ce qui était en dehors du continent», sans songer aux problèmes causés par les marées.«Or, à marée basse, des milliers d’îles sont rattachées au continent! Si c’est marée basse, ces îles-là font partie du Québec, si c’est marée haute, ça ne fait pas partie du Québec!» Le gouvernement du Québec a ré- ; r clamé les îles à plusieurs reprises.Le fédéral a toujoius refusé.«Ils ont invoqué la sécurité nationale, “un jour on pourrait en avoir besoin”», relate Dorion.Toutefois, les provinces aux extrémités de la fédération, la Colombie-Britannique et Terre-Neuve, elles, ont obtenu sans problème le rattachement des îles côtières au territoire.Un territoire indéfini Devant les menaces parti-tionnistes, des souverainistes comme Jacques Brassard ou Joseph Facal, dans les années 90, ont eu le réflexe de soutenir que le territoire du Québec était bien délimité.Cette réponse, politique, ne résiste pas à l’analyse, estime Dorion.C’est plutôt l’inverse: «Le Québec est le territoire des deux Amériques le plus indéfini quant à ses frontières.Il n’y a aucun territoire qui a plus de 80 % de ses frontières qui ne sont pas établies comme c’est le cas du Québec.» Le géographe fait remarquer par exemple que plusieurs parties — «ne posant pas problème» — de la frontière avec entre le labrador et le Québec ne sont délimitées sur le terrain que par des compagnies minières ou forestières.La.partie reven- ir Partie disputée .Ligne d'équidistance Frontière préconisée par Québec LABRADOR QUÉBEC Golfe du / h TERRE Saint-Lauitent L NEUVE diquée par le Québec, en haut du 52® parallèle, ne fait pas non plus tellement l’objet d’efforts de la part du Québec.«Quand on revendique un territoire, il faut toujours bien même être présent un peu.» Pour ce laisser-aller, à qui la faute?«Dans le livre, on n’attaque aucun gouvernement.C’est au lecteur de tirer ses conclusions», soutient-il.Chose certaine, «l’occupation du territoire en terme d’intégrité territoriale n’a jamais empêché le gouvernement de dormir.On laisse les problèmes pourrir».Le mal est peut-être québécois.«En tout cas, tous les partis au Québec ont toujours eu une conscience territoriale pas mal aléatoire.» Le Devoir \ W JOURNEES D’ESTIMATIONS GRATUITES SAMEDI 9, DIMANCHE 10 & LUNDI 11 AVRIL 2011 DE lOHOO À 17H00, À U «HÔTEL DES ENCANS» AU 872 RUE DU COUVENT À MONTRÉAL Nous sommes heureux d’aimoncer que nos experts seront à votre disposition pour évaluer vos biens dans les domaines suivants : • Art canadien et international • Antiquités • Grands vins millésimés • Mode, bijoux et objets de luxe • Art décoratif du XXème siècle • Arts asiatique, indien, africain, d’Océanie et sud-americain • Livres rares, parchemins et collectables SUR RENDEZ-VOUS Pour les collections plus importantes vous pouvez obtenir un rendez-vous sur place ou à votre domicile en nous contactant au (514) 344-4081 INVITATION À CONFIER En préparation de nos prestigieuses ventes aux enchères de 2011 nous vous invitons dès maintenant à nous confier vos biens d’exception.Plus de 1500 bouteilles ECOLE DE POUSSIN DEBUT XVHIe SUZOR-CÔTÉ, Marc-Aurèle de Foy ARCA (1869-1937) JACKSON, Alexander Young RCA (1882-1974) VENTE AUX ENCHÈRES à l’Hôtel des Encans 872 me du Couvent Provenant de successions, collections et divers, par ordre des liquidateurs ou ayants droit LUNDI 11 AVRIL 2011 à 19h30 Sous l’autorité de la SAQ Grands Vins Millésimés MARDI 12 AVRIL 2011 à 19h30 Œuvres d’Art, Antiquités, Objets d’Art, Art Asiatique EXPOSITION Du vendredi 8 avril au jour de la vente, de midi à 17h00 au 872 rue du Couvent Ces ventes aux enchères se feront simultanément sur place et EN DIRECT sur iegor.net ! lEGOR Plus d’informations et toutes les photos sur WWW.iegor.net Tél.1.514.344.4081 • 872 rue du Couvent • MONTREAL porter L’art de voyager.30 % de rabais sur tous les vols Sortez de votre cadre ! 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Devoir présentera durant toute la campagne une projection précise de la répartition des sièges aux Communes, calculée à partir des sondages effectués dans tout le Canada.L’auteur, Eric Grenier, analyse les résultats tous les jours sur notre site Internet et dans le journal papier du samedi.ERIC GRENIER epuis l’élection du deuxième gouvernement minoritaire consécutif de Stephen Harper en 2008, les intentions de vote des Canadiens n’ont pas changé radicalement.Avec une telle stabilité, ce n’est pas une surprise qu’après seulement une semaine de campagne, les intentions de vote soient restées virtuellement inchangées.Selon la moyenne des sondages nationaux compilée par Le Devoir-ThreeHundredEight.com, le Parti conservateur a augmenté ses appuis de 0,4 point depuis sept jours.Avec 38,6 % des intentions de vote, les conservateurs remporteraient 151 sièges, un de moins que la semaine dernière dans nos projections, mais toujours huit de plus qu’à la dissolution des Communes.Les libéraux n’ont pas bougé et sont encore à 27,4 %.Selon la projection, ils seraient en mesure de gagner 73 sièges au Canada, un de plus depuis une semaine.En Ontario, les conservateurs ont fait des gains importants, alors que l’ampleur de l’avance semble osciller entre 10 et 15 points.C’est peut-être une nouvelle tendance, mais il est beaucoup trop tôt pour y voir quelque chose de définitif.Reste qu’il n’est pas facile de battre des députés sortants, et les libéraux semblent maintenant capables, selon les projections, de conserver leurs sièges à risque dans la banlieue de Toronto.Au total, on alloue actuellement 55 sièges en Ontario aux conservateurs.contre 36 aux libéraux et 15 aux néodémocrates.Le Québec C’est au Québec que le NPD fait ses principaux gains dans les sondages, avec une augmentation de 1,5 point, à 14,6 % dans la province.Cela donne toujours seulement un député au NPD au Québec: Thomas Mulcair dans Qutremont.Mais les deux circonscriptions à Gatineau pourraient virer à l’orange si le parti continue de bien performer dans la province.Le Bloc québécois mène avec 38,7 % d’appui, mais c’est une perte de presque un point depuis une semaine.Les libéraux sont aussi en difficulté, alors qu’ils ont baissé d’un point, à 20,2 %.C’est une baisse symbolique qui permet au Parti conservateur, avec 20,3 % d’appui, de prendre le deuxième rang.C’est suffisant pour que les conservateurs soient maintenant les favoris dans la circonscription de Montmagny-L’Is-let-Kamouraska-Rivière-du-Loup, un siège qui était dans le giron bloquiste la semaine dernière, selon nos projections.Par contre, une victoire contre Justin Trudeau dans Papineau permet au parti de Gilles Duceppe de se maintenir à 51 sièges au total, selon nos projections.Cependant, les sondages pourraient tourner négativement pour les conservateurs au Québec si leur appui au projet du Bas-Churchill ne plaît pas aux Québécois.Avec au moins six sièges libéraux prenables dans l’est du Canada, c’est peut-être un risque que Stephen Harper est prêt à prendre.Collaboration spéciale Le DE707i?-THREEHUNDREDElGHT.C0M Projection des résultats électoraux > en % du vote populaire Compilation par Threehundredeight.com de tous les sondages rendus publics à ce jour PCC PLC NPD BQ PV Colombie-Brit.| i 24,2 23,2 - 10,5 Alberta | 1 18,2 12,2 - 7,7 Manitoba/Sask.| 1 22,3 20,1 - 5,5 Ontario | 1 33,3 16,2 - 7,0 Québec 20,3 20,2 14,6 5,2 Atlantique | 1 36,2 19,2 - 5,7 Dans l’ensemble du Canada en nombre de sièges L’algorithme de Threehundredeight.com convertit avec précision les résultats des sondages en nombre de sièges PCC C.-B.Alberta Man./Sask.Ontario Québec Atlantique Grand Nord PLC 7 0 2 36 12 NPD 7 1 4 15 1 4 1 BQ PV 0 0 0 0 0 0 0 Répartition des sièges aux Communes ¦ majorité = 155 sièges Répartition à la dissolution de la Chambre 2 indépendants-, Pour une description detaillee de la méthodologie, voir ThreeHundredEight.com (en anglais) ou ledevoir.com Le Bloc lance son offensive ^ VN J YAN DOUBLET LE DEVOIR Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, à donné hier le coup d’envoi à sa campagne dans la région de Québec, notamment en participant à l’investiture de la députée Christiane Gagnon (à droite sur la photo).Uue géographie des stratégies Les déplacements des chefs au Canada révèlent des priorités différentes pour chaque parti GUILLAUME B O UR GAU LT-CÔTÉ \ A chaque parti sa stratégie, révèle la carte des déplacements des quatre chefs cette semaine au Canada.Le NPD et les libéraux ont surtout ciblé des circonscriptions où ils croient avoir des chances de victoire, le Bloc est resté en terrain conquis et les conservateurs ont choisi leur trajet en fonction des annonces économiques.Loin de la stratégie casanière d’Elizabeth May — qui a décidé de ne passer que neuf jours en dehors de sa circonscription —, les chefs ont sillonné assidûment le Canada depuis samedi.Michael Ignatieff a partagé son énergie entre des circonscriptions qu’il souhaite remporter, et d’autres détenues par les libéraux.Il a commencé sa campagne à Qttawa et Montréal, où il a posé le pied à Qutremont (Martin Cauchon contre Thomas Mulcair), Ahuntsic (Nou-shig Eloyan contre Maria Mou-rani) et Papineau Üustin Trudeau contre Vivian Barbot), trois circonscriptions où les luttes seront serrées.En Qntario, les libéraux ont concentré leurs énergies dans quatre circonscriptions conservatrices et deux néodémocrates.En Colombie-Britannique et au Manitoba, l’équilibre est plus marqué: trois circonscriptions libérales, deux conservatrices et une néodémocrate.Un contraste Mais au-delà du choix de trajet, les libéraux ont surtout voulu illustrer le contraste entre les campagnes libérales et conser- L’itinéraire des chefs cette semaine Edmonton Saint John's Vancouver Winnipeg Quebec Ottawa Halifax ^Montréal bronto I Stephen Harper I Jack Layton I Gilles Duceppe I Michael Ignatieff I Elizabeth May vatrices, indique un stratège.«Partout, on était sans filet.M.Ignatieff a répondu à des questions délicates, il a fait des tables rondes.C’était l’objectif » C’est dans un contexte beaucoup plus strict que Stephen Harper a parcouru le pays.Québec, Montréal, Brampton en Qntario, Colombie-Brjtan-nique, Alberta, Nouvelle-Ecosse, Terre-Neuve, les Maritimes, il a parcouru beaucoup de terrain.Les couleurs des circonscriptions visitées diffèrent: quatre bleues, six rouges, quatre oranges.Dans les circonscriptions adverses visitées, les conservateurs ont terminé deuxièmes à huit reprises en 2008.Ils afbrment que le trajet de M.Harper a notamment été déterminé par les enjeux économiques soulevés.Du côté de Jack Layton, la stratégie de départ était simple: visiter des endroits à conquérir.«En janvier, M.Layton a visité plusieurs circonscriptions du NPD où il savait qu’il aurait moins le temps d’aller durant la campagne, indique un stratège néodémocrate.On se concentre sur des régions où l’on pense pouvoir faire des gains.» M.Layton a fait des arrêts à Edmonton, en Saskatchewan, en Colombie-Britannique, en Qntario (trois circonscriptions libérales et une conservatrice, deux néodémocrates fragiles) et à Montréal (pour présenter Roméo Saganash comme candidat dans le Nord).Il sera notamment en Qutaouais en fin de semaine, où le NPD espère des victoires dans Gatineau et Hull-Aylmer.Quant au Bloc québécois, il a passé la semaine dans la région de Montréal, avant de partir jeudi pour Trois-Rivières et Québec, prélude d’un voyage d’une dizaine de jours en région.Gilles Duceppe voulait bien amorcer la campagne et régler des détails techniques (investiture, publicités, etc.) avant de prendre la route, indique-t-on au Bloc.Il a visité une dizaine de circonscriptions acquises.Le Devoir E N BREF Laval-Les îles: le PLC présentera une jeune avocate C’est une jeune avocate d’origine haïtienne, Karine Joizil, qui portera les couleurs du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Laval-Les îles, désertée par la députée sortante Raymonde Eolco au prernier jour de la campagne.Agée de 35 ans, Mme Joizil milite au sein du Parti libéral du Québec depuis une quinzaine d’années.Elle a été secrétaire générale de l’exécutif puis vice-présidente du parti de Jean Charest.Elle est associée du cabinet Eqsken Martineau.Laval-Les îles est considéré comme une circonscription «sûre» pour les libéraux.Sa nomination en a surpris plus d’un puisque plusieurs gros noms du parti convoitaient la circonscription.Le nom de l’ancien président du PLC Robert Eragasso a circulé, tout comme celui d’une ancienne députée d’Ahuntsic, Eleni Bakopanos.- La Presse canadienne Iedevoir.com/elections2011 Section électorale La couverture électorale complète de la fin de semaine et notre blogue électoral Baladodiffusion Eabien Deglise rencontre Jacques Landry, polygraphe, pour u nouvel épisode de Résonance intitulé «Promesse, mensonge et vérité» Qe-devoir.com/resonancè) T reeHundredHeight.com L’évolution quotidienne de^ sondages et l’anafyse d’Eric Grenier -,____________ JÉWWirtiiihiiMliB!»!' .** IIIIIIIIIIIIIIIIIIIM Mill llllllll ' ‘ III.Illllll Croisière d’une semaine sur le St-Laurent GROUPE C.T.M.A A partir de P v^f Uf ftej de la.Modeleur 1137^ 8 Jours, 7 nuits en cabine 163^ Départs les vendredis de Montréal de la mi-juin à ia fin-septembre 1-888-986-3278 www.ctma.ca LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE S AVRIL 2011 A 7 FEDERALES 2011 dans la région de Qnébec Après l’amphithéâtre, Gilles Duceppe joue la carte de l’appui des conservateurs à Terre-Neuve ISABELLE PORTER Québec — Pour Gilles Duceppe, la garantie de prêt accordée par le fédéral à Terre-Neuve est une preuve de plus de la propension des conservateurs à «choisir» le reste du Canada contre le Québec.«En finançant le projet de Terre-Neuve, Stephen Harper vient de donner une gifle en plein visage au Québec», a lancé le chef du Bloc lors du lancement de sa campagne pour la région de Québec, dans un local des Chevaliers de Colomb du centre-ville.Ce prêt de 4,2 milliards de dollars visant à soutenir la construction du projet hydroélectrique du Bas-Churchill a aussi été vertement dénoncé par le premier ministre Jean Charest hier.Selon M.Duceppe, ce «cadeau» offert par Stephen Harper à Terre-Neuve est d’autant plus scandaleux que son équipe n’a rien fait pour aider, par exemple, l’entreprise en faillite Chantiers Davie sur la rive sud de Québec.En février dernier, Qttawa avait beaucoup réduit ses chances de relance en res- serrant les exigences de l’appel d’offres pour les lucratifs contrats de la Défense.«M.Harper, il y a un chantier maritime à Lévis, avec des travailleurs qui ont une grande expertise.Votre gouvernement veut exclure la Davie sous prétexte qu’elle ne serait pas solvable.C’est facile à arranger, M.Harper: allez-vous aider Lévis comme vous avez aidé Terre-Neuve?» En grande forme, le chef ne paraissait pas dérouté hier soir par les bourdes commises par trois de ses députés en quelques heures à peine (voir autre texte en page A 8).Devant une foule d’au moins 200 personnes parsemée de quelques chandails des Nordiques, il a une fois de plus fait ses choux gras du dossier de l’amphithéâtre.«Entre un lac artificiel à côté du lac Ontario et un amphithéâtre à Québec, les conservateurs ont choisi le lac artificiel», s’est-il moqué.«Non seulement ils ne livrent pas la marchandise, mais en plus, les conservateurs n’hésitent pas à tromper la population.C’est ce qui est arrivé quand ils ont laissé croire qu’ils endossaient le projet d’amphithéâtre â Québec.Tout ce que les conservateurs ont endossé, c’est un chandail des Nordiques.» Avec le chandail, a-t-il dit, les élus conservateurs ont «braqué» le Canada anglais.«Et â choisir entre déplaire aux Canadiens et aider Québec [Stephen «Monsieur Harper, allez-vous aider Lévis comme vous avez aidé Terre-Neuve?» dans la circonscription de Port-neuf-Jacques-Cartier, et on a réservé un accueil particulièrement chaleureux au député Michel Guimond (Montmoren-cy-Charlevoix-Haute-Côte-Nord), qui a récemment dû être opéré pour une tumeur cancéreuse au côlon.L’ambiance dans la salle en témoignait bien: Harper] a choisi le Canada», a-t-il poursuivi avant d’ajouter, frondeur, que «dans le gouvernement Harper, les députés conservateurs de Québec ne pèsent pas lourd».Moral au beau fixe Le moral du Bloc est au beau fixe dans la région.La députée Christiane Gagnon (Québec), dont c’était l’investiture hier soir, a dit souhaiter que «tous» les candidats bloquistes soient élus.La foule a d’ailleurs applaudi particulièrement fort lorsque Gilles Duceppe a parlé du candidat Richard Côté, qui allait «s’occuper d’André Arthur» le parti a ses fidèles dans la région de Québec.Qr, il lui en faudra plus pour concrétiser le balayage souhaité ici et ailleurs.Aussi Gilles Duceppe a-t-il donné des instructions bien précises aux militants.«Je vous le demande â vous et â tous les gens de Québec: soyez généreux.Partagez votre expérience.Vous le savez, vous, que les conservateurs ne livrent pas la marchandise.Vous le savez â Québec que les conservateurs parlent faux.Je vous demande de le dire au reste du Québec, de témoigner: on ne peut pas faire confiance aux conservateurs.Parlez-en.» Le Devoir Micro-campagnes, méga-effet?Oui, les promesses saupoudrées des conservateurs peuvent avoir de l’impact, mais à l’échelle locale et à certaines conditions MANON CORNELLIER Ottawa — Un crédit d’impôt par-ci, un renouvellement de programme par-là.Depuis le début de la campagne électorale, les conservateurs font preuve de frugalité.La presque totalité de leurs promesses sont modestes et ne font que reprendre les mesures annoncées dans le dernier budget.Pareille stratégie peut-elle porter ses fruity?Gui, répondent les experts.A l’échelle locale et à certaines conditions.Les conservateurs sont d’ailleurs passés maîtres en la matière, note le sondeur Nik Nanos.«Les conservateurs ont toujours eu pour stratégie de pousser sur les boutons sensibles â l’échelle locale.Ils vont parler de l’enregistrement des armes â feu en milieu rural, de crédit pour les aidants naturels ou des activités artistiques des enfants dans les villes.Il ne s’agit pas de mesures qui ont de l’effet d’un bout â l’autre du pays, mais elles résonnent localement dans ce qui sont des micro-campagnes ciblées», explique-t-il.Depuis la fusion du Parti progressiste-conservateur et de l’Alliance ca- CHRIS WATTIE REUTERS Pendant un arrêt à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, hier, Stephen Harper s’est giissé derrière ie comptoir d’un restaurant Tim Hortons.s’ajuste en conséquence, et les programmes modestes mais bien ciblés en sont la preuve.«Le PC est le parti qui met le plus de ressources dans ce genre de système, et ce, depuis des années.Ils ont l’avantage sur ce front, surtout qu’ils n’arrétent pas entre les élections.» Et ça marche?«Oui», répond Nik Nanos sans une seconde d’hésitation.nadienne en 2003, le nouveau Parti conservateur (PC) a développé un système très élaboré d’envois postaux et d’appels téléphoniques.Les centres d’appels ont recours à des scénarios taillés sur mesure pour les différentes circonscriptions où le parti espère faire des gains.L’information recueillie permet d’identifier des partisans potentiels, qu’on suivra à la trace par la suite, et de cerner les enjeux qui trouvent un écho sur le terrain.Gn «Stephen Harper ne parle pas à tous les Canadiens.Il parle à certains électeurs qu’il sait sensibles à certains messages.» «Oui, ça marche», renchérit avec autant d’assurance Thierry Giasson, politologue et chercheur en communication politique de l’Université Laval.Les conservateurs, dit-il, sont des experts de ces «campagnes fondées sur le marketing politique».Ils font des études de marché pour identifier les segments de l’électorat qui réagiront à leur discours.«Stephen Harper ne parle pas â tous les Canadiens.Il parle â certains électeurs qu’il sait sensibles â certains messages.Les conservateurs visent leurs militants et ceux qui sont ouverts â leurs idées, et ils savent qu’ils ne se les aliéneront pas avec le message, par exemple, sur la coalition.» Les mesures modestes et ciblées, dans tout cela, permettent aux candidats et aux militants sur le terrain d’avoir quelque chose de concret à offrir.«On n’est pas duns le projet de société.On est dans la politique â impact direct auprès des électeurs [.] dont le parti a besoin pour aller chercher sa majorité», dit M.Giasson.Et le PC sait où sont ces électeurs, d’où l’importance accordée aux campagnes locales ayant un potentiel de rentabilité électorale.Un message d’ensemble L’efficacité de cette stratégie peut toutefois être amoindrie par un message d’ensemble qui passe mal, croit Alexandre Sévigny, professeur de communication à l’Université McMaster (Hamil- ton) .«Les petites mesures sont efficaces si elles s’inscrivent dans un grand thème qui est compréhensible.Or je ne vois pas de fil conducteur â la campagne conservatrice», dit-il.Selon lui, la négativité du début de campagne a privé le message conservateur d’une certaine cohérence.Le politologue Claude Denis, de l’Université d’Gttawa, n’est pas convaincu que la promotion de mesures modestes est uniquement le fruit d’une stratégie de communication.Après cinq ans au pouvoir, le gouvernement veut présenter ses réalisations, mais aussi projeter sa véritable philosophie, qui n’est pas celle d’un gouvernement activiste.«Il s’agit d’un budget avec lequel Stephen Harper est â l’aise, en tant que conservateur, et sa stratégie est plutôt de mettre l’accent sur la stabilité, la modestie, le conservatisme, en quelque sorte.» Le revers cependant est qu’il a peu à promettre et doit «taper sur des clous négatifs pour faire du bruit».Collaboratrice du Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 MAL DANS SA PEAU.ERNEST GODIN ma.Psy.ma.soc.Psychologie clinique PLUS DE 30 ANS D'EXPERTISE PROFESSIONNELLE AU SERVICE DU MIEUX ÊTRE PSYCHOLOGIQUE 514 992 7535 outremont » MEMBRE DE L'ORDRE DES PSYCHOLOGUES » MEMBRE DU RÉPERTOIRE CANADIEN DES PSYCHOLOGUES OFFRANT DES SERVICES DE SANTÉ » MEMBRE DE L'ASSOCIATION AMÉRICAINE DES THÉRAPEUTES CONJUGAUX ET FAMILIAUX Les promesses de la semaine Des places en garderie, un appui au Bas-Churchill et l’encadrement des cartes de crédit ¦ Parti libéral Accorder une aide d’au moins 4000 $ non remboursable et non imposable aux étudiants (1000 $ par année pendant quatre ans et 1500 $ pour les étudiants issus d’une famille à faible revenu) qui se dirigent vers des études collégiales ou universitaires.Le versement de l’aide se ferait par le biais du Régime enregistré d’épargne-études (REEL).Éliminer les compressions concernant la réunification des familles immigrantes en ramenant le nombre de visas délivrés au niveau qu’il était en 2006.Augmenter les prestations du Régime de pensions du Canada et verser 700 millions de plus par années aux personnes âgées les plus démunies bénéficiant du Supplément de revenu garanti.Création d’un fonds pour l’apprentissage et les soins à la petite enfance de 500 millions augmentant sur une période de quatre ans pour atteindre 1 milliard de dollars par année.Les provinces utiliseraient le Eonds afin de créer des places abordables en garderie ou donner une formation adéquate au personnel des garderies, par exemple.Mise en place d’un plan de 1 milliard de dollars pour les soins familiaux avec une prestation d’assurance-emploi de six mois pour un congé parental ainsi qu’une prestation fiscale pouvant atteindre 1350 $ par année destinée aux aidants naturels de familles à revenu modeste.¦ Parti conservateur Réduction fiscale pour les familles avec enfants dont un parent est à la maison.Cette mesure, qui représenterait une baisse d’impôt de 1300 $ par année, s’appliquerait seulement à partir de 2015, soit lors du retour prévu à l’équilibre budgétaire.Crédit d’impôt d’un an sur les cotisations à l’assurance-em-ploi pour les petites entreprises (moins de 25 employés) qui embauchent de nouveaux employés.La mesure est comprise dans le dernier budget.Prolongation de deux ans d’une mesure pour le secteur manufacturier déjà existante et qui permet une déduction pour amortissement pour des investissements dans la machinerie et l’équipement.Compléter les négociations bilatérales de libre-échange avec l’Union européenne d’ici 2012, et avec l’Inde en 2013.Garantie de prêt de 4,2 milliards de dollars à Terre-Neuve pour le projet hydroélectrique du Bas-Churchül.Le projet évalué à 6,2 milliards consiste à la mise en place d’un câble sous-marin reliant la côte du Labrador à l’île de (Terre-Neuve et à la Nouvelle-Ecosse.Abolir le financement public des partis politiques fédéraux (allocation en fonction du nombre de votes obtenus au dernier scrutin) avec une période de transition de trois ans.Prolonger et améliorer certaines mesures déjà existantes destinées aux travailleurs.Les six mesures ont été présentées lors du budget (projet-pilote pour les travailleurs saisonniers et élimination de la retraite obligatoire dans le secteur réglementé fédéral, par exemple).¦ Nouveau Parti démocratique Plafonner les taux d’intérét des cartes de crédit à 5 % au-dessus du taux de base.Mise en place d’un plan pour les entreprises créatrices d’emplois, dont l’abaissement du taux d’imposition des PME de 11 % à 9 % et l’établissement d’un crédit d’impôt allant jusqu’à 4500 $ par année pour les nouveaux emplois.Abolition des subventions versées aux pétrolières et investissements dans l’énergie propre.Améliorer, en collaboration avec les provinces, les services de santé de première ligne en facilitant l’embauche de 1200 médecins et 6000 infirmières.¦ Bloc québécois Soumettre aux obligations de la loi 101 les entreprises à charte fédérale situées au Québec.Maintien du registre des armes à feu.Bonification du Supplément de revenu garanti pour les personnes âgées.Obliger les banques à hausser le taux de paiement minimum sur les cartes de crédit à 5 % par mois, et soumettre les banques à la loi québécoise de protection du consommateur afin de permettre les recours collectifs.Compilation réalisée par Kathleen Lévesque Vers une chimie verte?Une conférence d’Audrey Moores • • • • cœur des sciences ucAm a" Hydro Québec Pourrions-nous faire face aux probièmes énergétiques, à i’épuisement des ressources ou à la poiiution sans ia chimie?Plus durable, moins polluante, plus efficace, la croissance incroyable de la chimie verte ne tient plus seulement à des considérations économiques, mais également environnementales et peut-être môme un jour politiques.Audrey Mooies est professeure adjointe de chimie à l’Université McGill et occupe une chaire de recherche du Canada pour la chimie verte depuis 2007.Mercredi 6 avril à 19 h RÉSERVATIONS REQUISES : www.coeurdessciences.uqam.ca Adultes: 6$, étudiants et aînés (65 ans et +) : 2$ Téléphone: 514 987-0357 LE DEVOIR A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE AVRIL 2011 LES ELECTIONS EEDERALES 2011 Harper refuse le face-à-face avec Ignatieff HELENE BUZZETTI Ottawa — Les journalistes voyageant avec les chefs politiques pendant la campagne électorale baptisent généralement les avions des partis.Une des suggestions circulant sur Twitter pour celui de Stephen Harper est Chicken Wings.Et c’est cette analogie du «poulet craintif» que Michael Ignatieff a utilisée hier pour se moquer du refus de son adversaire de participer à un débat à deux.Le chef libéral a décidé de prendre Stephen Harper au mot.Le chef conservateur aurait préféré un débat à deux?M.Ignatieff lui a adressé une lettre lui offrant de tenir un tel débat.«Comme vous l’avez dit, il y a seulement deux personnes qui peuvent devenir premier ministre à l’issue des élections du 2 mai: vous ou moi.Les Canadiens méritent vraiment l’occasion de nous voir débattre face à face de nos idées, de nos valeurs et de nos visions différentes de notre pays», écrit M.Ignatieff.Le journaliste politique à la retraite Don Newman s’est offert jeudi pour animer un tel débat Michael Ignatieff se dit déçu que M.Harper ait changé d’avis en cours de route, mais il lui écrit qu’«î7 n’est pas trop tard» pour changer encore d’idée.«Je pourrais vous faciliter la tâche si vous le voulez.Je m’engage à vous rencontrer quand et où vous le voudrez.Nous n’avons pas besoin d’un format de débat complexe.Deux podiums — vous et moi.» Le chef conservateur n’a pas mordu à l’hameçon.11 maintient que sa préférence était un débat à deux, mais qu’il n’a jamais eu l’intention de multiplier les face-à-face.Aussi a-t-il l’intention de ne participer qu’au débat organisé par le consortium des médias, à quatre participants.M.Ignatieff ne lâche pas le morceau.Lors de son point de presse, il a raconté une blague que lui avait dite un jeune garçon la veille.«Pourquoi les poulets traversent-ils la rue?Pour éviter le débat.» 01 s’agit d’une Harper a réitéré son intention de couper le financement étatique des partis blague très répandue en anglais, à laquelle il existe plusieurs variantes, dont cette nouvelle pondue hier.) Couper les vivres aux partis Stephen Harper a par ailleurs réitéré hier son intention de couper le financement étatique des partis politiques de 2 $ par année par vote obtenu, comme il avait tenté de le faire à l’automne 2008.Signe de compromis, il s’engage cette fois à accorder une période de transition de trois ans.Cette subvention a été instaurée en 2004 pour indemniser les partis politiques, désormais soumis à des plafonds de 5000 $ pour les dons de particuliers et de 1000 $ pour ceux des entreprises.Les dons des entreprises ont été depuis éliminés par les conservateurs.Selon M.Harper, cette subvention explique la succession d’élections tenues depuis 2004.«Ces énormes sommes qui s’accumulent dans les coffres des partis, qu’ils amassent des fonds ou pas, ont pour conséquence que nous sommes constamment en élection parce que le trésor de guerre est toujours plein pour une autre élection.Même si vous perdez, vous recevez votre chèque immédiatement après et vous être prêt pour la prochaine, même si vous n’avez pas ramassé un sou.» Ses adversaires ont tôt fait de répliquer que c’était un affront à la démocratie.M.Ignatieff y voit une façon d’importer un peu plus les moeurs politiques américaines.«Le problème que nous avons dans cette démocratie, c’est plutôt que le Parti conservateur ne respecte pas les règles.» 11 a rappelé que quatre principaux organisateurs conservateurs font l’objet d’une poursuite pour fraude électorale de la part d’Élections Canada, dont le sénateur Irwin Ger-stein, qui est encore l’argentier du PC cette année.Le chef du NPD, Jack Layton, estime que cette contribution étatique permet à un plus large éventail de voix de s’exprimer et rappelle que la raison pour laquelle il y a une élection, «c’est que M.Harper ne respecte pas la nécessité de travailler ensemble».Quant à Gilles Duceppe, il souligne que son parti a gagné les élections en 1993,1997 et 2000 «avec des règles différentes».Le Devoir Avec La Presse canadienne Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Grande valeur offerte.Dallaire Perron Fortin Gagnon KrieghofF Franchère 35‘ Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté Évaluation verbale gratuite pour les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte; évaluateur et expert conseil Galerie tte depuis 1975 • 514.842.1270 2160 rue Crescent, Montréal, www.lafitte.com ¦ MMuti
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