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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-04-21, Collections de BAnQ.

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AUTOROUTE BONAVENTURE Les travaux de réaménagement sont retardés d’un an Page A 3 CONDITION FÉMININE > Christiane Pelchat fustige Christine St-Pierre > Page A 3 www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.C I I N ° 8 8 LE JEUDI 21 AVRIL 2011 1,09$+taxes= 1,24$ À qui Layton fera-t-il mal au Québec ?Le vote néodémocrate pourrait faire élire une poignée de conservateurs et de libéraux.Le Bloc serait le grand perdant.HELENE BUZZETTI Ottawa — Le Nouveau Parti démocratique grimpe dans les intentions de vote au Québec, au point d’être maintenant en deuxième position.Ses appuis ne sont pas (encore?) suffisants pour garantir à la formation de Jack Layton de nombreux sièges supplémentaires dans la province, mais ils pourraient être suffisants pour faire élire une poignée de conservateurs et de libéraux.Le Bloc québécois serait le grand perdant.Lors des élections de 2008, le NPD de Jack Layton avait fait élire un député au Québec.Il avait terminé au quatrième rang dans 56 des 74 autres circonscriptions, au troisième rang dans 11 cas, et second dans 4 circonscriptions, soit Gatineau et 3 châteaux forts montréalais peu susceptibles de tomber: Westmount, Repentigny et VOIR PAGE A 8: LAYTON Élections fédérales 2011 Port de Montréal L’opposition veut des explications sur les interventions de Dimitri Soudas, Page A 4 Dépenses du G8 Les libéraux veulent une enquête criminelle, Page A 5 Pro-vie Un député conservateur remercie les militants de l’avoir aidé à bloquer la subvention à un groupe offrant de la planification familiale, Page A 4 ledevoir.com/blogue-electoral Lisez le blogue de nos cinq journalistes en campagne Lacs et rivières La plus importante charge polluante de l’année LOUIS-GILLES ERANCŒUR On savait que les lacs et cours d’eau subissaient au printemps un «choc acide», la fonte des neiges libérant d’un coup toutes les molécules déposées par la pollution atmosphérique.Mais nos lacs et cours d’eau subissent au même moment deux chocs tout aussi puissants et néfastes, un «choc sédimentaire» et un «choc toxique», causés par l’érosion phénoménale qui se produit au même moment.Les lacs et cours d’eau du Québec habité reçoivent présentement la plus importante charge polluante de toute l’année, celle qui leur assurera une place au palmarès des algues bleu-vert l’été prochain et qui est en train de colmater et d’intoxiquer la plupart des frayères de ces cours d’eau aux eaux beiges.La pollution diffuse est difficile à saisir parce 50% des débits annuels des cours d’eau y transitent entre le 15 mars et le 15 avril VOIR PAGE A 8: RIVIERES INDEX Annoncos.Avis publics.Bourse Culture.Décès Économie.B6 B4 B6 B1 Idées .A 7 Météo.B 4 Monde.B 5 Mots croisés.B 8 Sports.B 6 Sudoku.B 5 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 SOMMET POUR L’OR: 1500 $ L’ONCE [) i I REUTERS LE COURS de l’or a franchi hier pour la première fois le seuil des 1500 $ l’once, porté par un cocktail de facteurs favorables, entre affaiblissement du dollar, montée des pressions inflationnistes et inquiétudes liées aux dettes souveraines.Nos informations en page B 1.CHSLD EN PPP 60 millions de plus qu’en mode pnblic Une étude indépendante estime que le budget d’exploitation devra être rehaussé pour assurer la qualité des services LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Plus cher que prévu, plus onéreux que son équivalent au public, le tout pour moins de services.Une étude indépendante est venue jeter le discrédit hier sur le premier Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) en partenariat public-privé (PPP) déjà esquinté par les critiques.Le constat étayé en une centaine de pages a rebondi jusque dans les couloirs de l’Assemblée nationale où le ministre de la Santé a défendu ce modèle destiné à faire des petits dans les prochains mois.Signée par la firme MCE Conseils, l’étude conclut que le budget de 203 millions sur 25 ans consenti au CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf ne tient pas la route et devra fatalement être revue à la hausse, soit à 287 millions.D’abord parce que la clientèle va s’alourdir avec le temps, ce qui forcera une bonification des 3,44 heures de soins par jour par patient négocié avec le propriétaire.Le Groupe Savoie avait lui-même soulevé un scénario semblable l’automne dernier.L’étude commandée par la CSN fait aussi valoir que les bas salaires (les préposés aux bénéficiaires sont payés 12 $ en moyenne, contre 18 $ au public par exemple) devront être rehaussés pour assurer la continuité des soins en ces temps de pénurie.«On note déjà un impact catastrophique sur les salariés et les patients, dénonce Guy Laurion, vice-président de la FSSS-CSN.Depuis « On note déjà un impact catastrophique siu- les salariés et les patients » VOIR PAGE A 8: PPP MBAM : un nouveau pavillon et une salle de concert Espace doublé pour l’art canadien, avec 600 œuvres sur six étages iiiJiMIL ISABELLE PARE U! IcLd_r.SOURCE: MBAM Même inachevé (on termine la finition intérieure), le bâtiment, surmonté d’une verrière qui fait l’effet d’une lanterne ouverte sur la montagne, a déjà remporté le Prix d’excellence 2010 de l’Institut de développement urbain du Québec.n nouveau bijou vient de s’ajouter à l’horizon du centre-ville montréalais, celui du nouveau pavillon d’art canadien et québécois du Musée des beaux-arts de Montréal, attendu depuis 1987 et dévoilé hier dans toute sa splendeur.Greffé à l’arrière de l’église Erskine & American, rénovée et métamorphosée en une magnifique salle de concert, le nouvel ajout de six étages abritera derrière ses flancs blancs, habillés de verre et de marbre, toute la collection d’art québécois et canadien du musée, soit plus de 600 oeuvres sur six étages.«C’est l’aboutissement d’un long processus, car dès 1987, le musée avait fait une proposition d’achat à l’église.Avec l’ajout de ce nouveau pavillon, la superficie consacrée à l’art québécois et canadien sera doublée et les surfaces totales d’exposition du musée, augmentées de 20 %», a insisté hier Nathalie Bondil, directrice du MBAM.VOIR PAGE A 8: MBAM «Un des défis était d’intégrer le bâtiment contemporain et le bâtiment ancien sans tomber dans le mimétisme» 77831302832417 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 21 AVRIL 2011 ACTUALITES Immeubles verts ; les promoteurs se diseut lésés ISABELLE PORTER Québec — Le Québec est très en retard en matière de construction verte et ce n’est pas pour rien, selon un regroupement de promoteurs immobiliers.Non seulement ceux qui s’y frottent ne sont pas soutenus, mais ils s’estiment pénalisés.«L’essor du bâtiment vert tarde au Québec, déplore l’Institut de développement urbain dans une étude rendue publique hier.Quelques promoteurs font figure de précurseurs, mais la construction verte demeure marginale.» Principal représentant de l’industrie immobilière commerciale (non résidentielle) au Québec, nDU a consacré im an et demi à documenter le sujet Dans le document dont copie sera remise au ministère des Affaires municipales et à certains maires, le groupe réclame ime aide financière et des processus administratife simplifiés.Le phénomène étant nouveau, l’IDU n’a pas de doimées sur l’impact foncier des immeubles certifiés LEED au Québec, mais elle cite une étude de l’Université Berkeley selon laquelle la certification fait augmenter de 15 à 16 % la valeur des immeubles à bureaux et de 7 % leur taux d’occupation.«Au minimum, ne nous taxez pas sur la différence!» lance M.Pelchat qui ajoute que les promoteurs ne souhaitent mais la construction verte pas nécessairement des fonds, mais des «délais d’approbation» plus courts pour leurs projets.Leur étude pite en exemple la Ville de Chicago aux Etats-Unis, qui garantit une procédure accélérée dans les quinze jours pour les projets LEED.Qn suggère aussi de redonner aux municipalités le pouvoir d’accorder des subventions et des crédits d’impôt aux projets verts.L’IDU se désole en outre du fait qu’en- «Ça nous coûte plus cher et ça nous prend plus de temps», signale le président du comité «bâtiment vert» de l’IDU et président d’immostar, André Pelchat.«On arrive avec des innovations, mais ça freine le processus.» Toits verts, toilettes à débit d’eau réduit, mesures d’atténuation des déchets Quelques promoteurs font figure de précurseurs, demeure marginale pendant les travaux de construction, les promoteurs peuvent recourir à toutes sortes de méthodes pour être plus «verts».Qr, en plus de leur coûter souvent plus cher, ces iimovations font augmenter la valeur foncière de leurs immeubles et, par conséquent, les taxes qu’ils doivent payer, constatent-ils.core peu d’immeubles gouvernementaux et municipaux aient adopté des certifications LEED et dorment l’exemple.«Ladop-tion du vert pour ses propres bâtiments permet â une administration municipale de développer une expertise transférable aux promoteurs immoUliers du secteur privé», peut-on lire dans les recommandations.Un problème pour les écoquartiers Selon M.Pelchat, le projet immobilier Cité verte (un écoquartier privé) à Québec témoigne bien des problèmes cités dans l’étude.«Ça a pris au moins trois ans â accoucher, ce n’est pas normal, dit-il.Dans le cas de Cité verte, le projet était piloté par une compagnie d’assurances [le groupe SSQ] et par définition une compagnie d’assurances, c’est patient, mais c’est loin d’être le cas des autres promoteurs.» Le Devoir Assemblée nationale Le PQ dénonce des primes versées aux dirigeants de la SAAQ Il s’agissait de récompenses pour l’année 2009, fait remarquer le ministre Sam Hamad ANTOINE ROBITAILLE Québec —11 n’y aura pas de primes versées aux hauts üu’igeants de la Société d’assurance automobile du Québec pour 2010, a promis le ministre Sam Hamad, hier, soutenant qu’à ce sujet le péquiste Nicolas Girard avait «induit la Chambre en erreur».Ce dernier, en matinée, avait affirmé que «les cadres, vice-présidents et p.-d.g.s’étaient versé des bonis de près de 600 000 $ au cours de l’année 2010».Lan dernier, a-t-il rappelé, l’ex-ministre des Transports JuHe Boulet avait dénoncé les primes que les dirigeants de la SAAQ s’étaient octroyées pour 2008, malgré le contexte de crise et les pertes records de la Caisse de dépôt.Qr, aux yeux de M.Girard, la «culture de la dépense» se maintient à la SAAQ malgré les dénonciations de la ministre et malgré la loi 100 qui a proscrit les primes à la SAAQ pour les années financières 2010-2011 et 2011-2012.«Combien de temps encore le ministre des Transports va-t-il accepter de faire rire de lui par ce monopole de l’Etat?», a-t-il lancé.En Chambre, M.Hamad a répondu que la loi 100 s’appliquait bel et bien et que les primes auxquelles l’opposition s’était référée avaient été versées pour les résul- tats de la SAAQ de l’année 2009.Plus tard, au sortir du conseil des ministres, M.Hamad fulminait au sujet de M.Girard: «Son communiqué de presse [comporte une] erreur.Encore une fois il a induit la Chambre en erreur.» Au dire de M.Hamad, c’est là ime vieille histoire, «n’embarquez pas dans ça», a-t-il prévenu les journalistes.Selon lui, un montant de 220 629 $ a bel et bien été versé aux vice-présidents et p.-d.g.en 2010, mais il s’agissait de récompenses pour l’année 2009, avant que la loi 100 n’entre en vigueur.Dans un «Document de renseignements généraux de l’opposition officielle» consulté par Le Devoir, il était indiqué que «les montants des bonis versés le sont sur la base de l’année précédente».Le montant global versé aux cadres, v.p.etp.-d.g.s’élevait à 591320 $, mais moins de la moitié est allé aux hauts dirigeants de la SAAQ.L’opposition officielle insiste: d’une part, on apprend qu’il y a eu, en 2009, des primes, malgré la colère et les promesses de Julie Boulet.D’autre part, entre 2008 et 2009, ces «rémunérations variables» sont passées de 208 000 $ à quelque 220 000 $ pour les hauts dirigeants: une augmentation de 6 %.Encore là «malgré la dénonciation de l’ex-ministre».Le Devoir Travailleuses domestiques L’avis juridique obtenu par le Conseil du patronat du Québec contesté Tant le Conseil du statut de la femme (CSE) que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) ont contesté, hier, la justesse de l’avis juridique obtenu par le Conseil du patronat du Québec (CPQ) et rédigé par l’ancien juge à la Cour d’appel du Québec, M® Jean-Louis Baudouin.L’éminent juriste met en doute la validité juridique de l’avis de la CDPDJ qui a conclu en 2008 que l’exclusion des travailleuses domestiques de la protection de la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles était discriminatoire.La CDPDJ vient d’adresser une lettre à la ministre du Travail, Lise Thériault, selon laquelle l’avis juridique de M® Baudouin «comporte une série d’inexactitudes qui rendent l’analyse et son contenu stériles».L’an dernier, le gouverne- ment a présenté le projet de loi 110 qui accordait à certaines travailleuses domestiques la protection de la Loi.Mais à l’automne, ce projet de loi fut abandonné après que la CDPDJ l’eut jugé discriminatoire.Lise Thériault doit en présenter une seconde version d’ici la fin de l’année, a-t-on indiqué à son cabinet.Le Devoir E N BREF Le PQ demande d’envoyer l’unité anticorruption à Laval Le Parti québécois croit que le gouvernement dispose d’assez de preuves pour ordonner à son unité de lutte contre la corruption d’enquêter sur l’administration du maire Gilles Vaillancourt à Laval.Le porte-parole péquiste en matière d’affaires municipales, Daniel Ratthé, a cité les déclarations de l’ancien ministre péquiste Serge Ménard et du député libéral Vincent Auclair.Tous les deux ont affirmé l’automne dernier que M.Vaillancourt leur a offert de l’argent.Le député a aussi répété des propos de l’ancien ministre libéral Thomas Mulcair, selon lesquels M.Charest aurait intérêt à protéger M.Vaillancourt, en raison de son appui lors d’élections.- La Presse canadienne Rabaska: le Protecteur du citoyen s’en mêle Le Protecteur du citoyen estime que le gouvernement du Québec fait planer une épée de Damoclès sur la tête des citoyens de Lévis en laissant courir indéfiniment les autorisations accordées au projet Rabaska.Dans son rapport d’enquête, le Protecteur estime que le décret d’auto- risation accordé au projet «a une portée trop étendue dans le temps» et que cette autorisation devrait prendre fin après cinq ans.Pour Stop au méthanier, le Protecteur a retenu l’essentiel de sa plainte «puisque l’intention de Rabaska, qui désire patienter encore 15 ou 25 ans, soit le temps nécessaire au rétablissement éventuel des conditions économiques favorables â son projet, nous paraît tout simplement inhumaine pour les 125 familles du secteur visé».- Le Devoir Grève des traversiers L’horaire de cinq traversiers à travers le Québec sera bouleversé aujourd’hui.En raison de l’échec des négociations hier entre leurs représentants sjmdicaux et la Société des traversiers du Québec, les mécaniciens et les officiers de navigation font la grève pour 24 heures en réduisant les services.Le bateau entre Matane et Godbout ne fera qu’un aller et un retour, tandis que le service entre l’Isle-aux-Coudres et Saint-Joseph-de-la-Rive sera assuré seulement aux heures de pointe et entre 22h et minuit.Entre Baie-Sainte-Catherine etTadoussac, une traverse sur deux aura lieu, pendant que les traversiers entre Québec et Lévis ainsi qu’entre Sorel-Tracy et Saint-lgnace-de-Loyola resteront au quai.- Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre Clément Gignac BCIA Les états financiers étaient falsifiés ALEXANDRE ROBILLARD Québec — Le ministre du Développement économique, Clément Gignac, a déclaré hier que l’agence de sécurité privée BCIA, dont la faillite s’est répercutée dans la sphère politique, aurait soumis des états financiers falsifiés préalablement à l’obtentipn du soutien d’une société d’Etat.M.Gignac a rappelé que des plaintes pour fraude ont déjà été transmises à ce sujet à la police, mais en réponse à une question du Parti québécois, il a précisé cet aspect du dossier.«Il semble y avoir eu des falsifications d’états financiers, a-t-il dit en Chambre.Donc, â ce momentdâ, s’il y a des falsifications d’états financiers, il y a des plaintes qui ont été déposées â la Sûreté du Québec.» M.Gignac a répété quJnvestis-sement Québec avait accepté d’offrir une garantie de prêt de 1,4 million à BCIA en s’appuyant sur une évaluation financière effectuée par le Mouvement Desjardins, qui offrait le prêt à l’entreprise.«Desjardins fait un travail rigoureux, a-t-il dit.Oui, il arrive qu’if puisse y avoir des cas de fraude.A ce momenUâ, on a un système judiciaire puis les coupables vont être interpellés.» Une porte-parole d’investissement Québec, Josée Bé-land, a ajfirmé hier que la société d’Etat avait accordé ce soutien à l’entreprise sur la foi d’états financiers non vérifiés transmis par Desjardins.Ces deux organismes ont porté plainte à la SQ l’automne dernier après avoir mandaté une firme de juricomptable dans le dossier.En plus de la i^rte de la garantie de prêt en raison de la faillite de BCIA le gouvernement a aussi englouti 2,6 millions investis dans l’entreprise par l’intermédiaire des Eonds d’intervention économique régionaux (ElER).La Presse canadienne Echangeur Saint-Pierre FERMETURE DE LA BRETELLE 138 EST VERS 20 EST F D'importants travaux de réparation sous ies structures de i'échangeur Saint-Pierre occasionneront ia fermeture compiète de ia breteiie menant de ia route 138 en direction est (vers Montréai) à i'autoroute 20 en direction est pendant huit fins de semaine consécutives à compter du vendredi 22 avrii 2011.ENTRAVE ET GESTION DE LA CIRCULATION 8 fins de semaine consécutives du vendredi 22 avrii au iundi 13 juin 2011 • Fermeture compiète de la breteiie menant de ia route 138 en direction est à i'autoroute 20 en direction est (vers le centre-ville de Montréal) : du vendredi soir au lundi matin.• Une signalisation de détour Invitera les usagers à poursuivre sur l'autoroute 20 en direction ouest jusqu'à la sortie 1'^ Avenue et à y faire demi-tour pour accéder à l'autoroute 20 en direction est.Notez que d'autres entraves importantes seront occasionnées dans les prochains mois pour la réalisation de ces travaux.Le vendredi de chaque semaine, le ministère des Transports confirmera et détaillera les entraves de la fin de semaine par le biais de Québec 511 Info Transports.Ouest de l'Ile QUEBEC 511 Composez le 511 ou Consultez le www.quebec511 .gouv.qc.ca Pour commentaires ; dtim.commentaires@mtq.gouv.qc.ca Détour Fermeture Rue Sain ueMotte-OameO Boul.Saint-Joseph Rue Saint-Patrick FERMETURE Pont Mercier Transports ^ 1 ES ES Québec ES ES LE DEVOIR, LE JEUDI 21 AVRIL 2011 A 3 ACTUALITES Marc Angers, Rita Lafontaine, Martin Larocque porte-parole du 10® Radie "T lx3CllO~I^On ^1 ,3 fm Montréal .dejiadioVille-Marie IjmigiuwflBinm Le nœud de vipères Michel David Cela fait maintenant 36 ans que la commission Cliclie, créée au lendemain du saccage de la Baie-James, a recommandé de modifier le règlement de placement dans l’industrie de la construction.L’ancien ministre du Travail dans le gouvernement Bourassa, Jean Cournoyer, a expliqué mardi que cela lui avait semblé une mission impossible à l’époque et aucun de ses successeurs n’a osé remettre les fondements du système en question.C’est à se demander si l’actuelle ministre, lise Tbériault, et la présidente de la Commission de la construction (CCQ), Diane Lemieux, ont bien compris dans quoi elles s’embarquaient.C’est surtout la précipitation avec laquelle le gouvernement entend agir qrd laisse sceptique.Si personne n’a trouvé de solution de rechange viable en plus de trois décennies, comment pourra-t-on y arriver en l’espace de quelques mois?Mme Tbériault ne s’attend pas à faire l’unanimité, mais encore faudrait-il qu’un minimum de consensus se dégage.Créer une nouvelle escouade permanente de lutte contre la corruption sur le modèle new-yorkais n’était pas très compliqué.Faire le ménage dans l’industrie de la construction, sans la paralyser ou y mettre carrément le feu, est une opération nettement plus délicate.Ce n’est pas par caprice que cette industrie est régie par une loi distincte du Code du travail.C’est un secteur complexe, dont le régime de relations de travail n’a pas d’équivalent ailleurs en Amérique du Nord, où on ne retrouve pas le même pluralisme syndical, ni même l’obligation d’appartenir à un syndicat.Bref, un véritable nœud de vipères qui exclut les solutions simplistes.Tout n’est pas nécessairement pourri.Même si le placement de la main-d’œuvre par les syndicats est clairement une source de discrimination et d’intimidation sur les grands chantiers, la grande majorité des travailleurs de la construction se placent eux-mêmes ou sont recrutés directement par les employeurs.L’industrie a néanmoins très mauvaise presse.Ce n’est peut-être plus la jungle d’il y a quarante ans, mais les exactions de la FTQ-Construction et de son agent d’affaires sur la Côte-Nord, Bernard «Rambo» Gauthier, tout comme la grossièreté de son ancien directeur général, Richard Goyette, ont choqué l’opinion publique.À son dernier conseil général, l’ADQ a proposé de confier l’ensemble du placement sur les chantiers à un organisme indépendant, comme le recommandait la commission Cliche.À la suite de l’enquête sur le fiasco de la Gaspésia, l’ancien ministre du Travail Laurent Lessard avait lui-même demandé à la CCQ d’étudier la possibilité de se charger elle-même du placement, mais cela n’a pas eu de suite.Diane Lemieux propose maintenant d’utiliser Internet pour créer un «système de référence» informatisé auquel travailleurs et employeurs pourraient avoir recours en lieu et place des bureaux de placement.Il ne s’agit pas de briser le monopole syndical, mais de «diversifier l’offre», a-t-elle expliqué.Un bel euphémisme.Il reste à voir dans quelle mesure le modèle de l’Alberta, où la culture des relations de travail est très différente, peut être importé.Seuls les syndicats disposent actuellement de toute l’information requise à la création d’un tel système et leur collaboration est loin d’être acquise.La ministre du Travail entend également revoir les modalités du vote lors du maraudage syndical, qui donne lieu tous les trois ans à un sérieux tordage de bras.En réalité, il serait plus juste de parler d’une présomption de vote, dans la mesure où on présume que celui qui ne vote pas souhaite être représenté par le même syndicat.Or, depuis 1978, le taux de participation n’a pas excédé 10 %.Allez donc savoir pourquoi! Même s’il a déploré que certaines questions, comme la syndicalisation obligatoire ou la présence d’un délégué syndical sur les chantiers, ne soient pas à l’ordre du jour, le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, s’est réjoui de la révision annoncée, qui «témoigne de l’écoute de la ministre auprès des employeurs du Québec».A l’époque où il était dirigé par Ghislain Dufour, qui avait une formation en relations industrielles, le CPQ manifestait un certain pragmatisme.Malgré les abus qu’il peut engendrer, les gros employeurs trouvent généralement leur compte dans le règlement de placement, qui permet de répondre rapidement à leurs besoins.M.Dorval a une approche plus idéologique.Selon lui, c’est l’ensemble de la législation québécoise sur les relations de travail qui est trop favorable aux syndicats, dans la construction comme ailleurs.Tout en se disant prêt à participer à la consultation annoncée par Mme Tbériault, le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Quellet, entend surtout «s’assurer de protéger les droits des travailleurs», c’est-à-dire les privilèges syndicaux.Le dialogue s’annonce difficile.La eSN Construction, qui est un joueur moins important, a tout avantage à ce que le système change, mais son président, Aldo Miguel Paoli-nelli, a raison de dire que «la ministre procède à l’envers».Avant de tout chambarder, il serait peut-être utile qu’une enquête publique nous dise exactement ce qui ne va pas.mdavid@ledevoir.corn Autoroute Bonaventure L’échéancier est repoussé d’un an JEANNE CORRIVEAU Montréal a dû revoirie calendrier des travaux de réaménagement de l’autoroute Bonaventure.La Société du Havre de Montréal, qui pilote le projet conjointement avec la ViUe, évoque un retard d’un an dans les travaux et estime que le démantèlement de l’autoroute ne débutera pas avant la fin de 2013 en raison de la construction d’un bassin de rétention dans le secteur et des modifications apportées aux plans initiaux à la suite des consultations publiques.En juin 2009, lorsqu’il avait présenté le concept détaillé du quartier Bonaventure, le maire Gérald Tremblay avait affirmé que les travaux seraient complétés au plus tard en 2013.Qr, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis ce temps.L’aménagement d’un corridor d’autobus dans la rue Dalhousie a suscité un tel tollé lors des consultations tenues par l’Qffice de consultation publique de Montréal que la Ville et Société du Havre ont dû modifier les trajets qu’emprunteront les autobus provenant de la Rive-Sud.La Ville a également appris qu’en plus de devoir remettre en état l’égout collecteur William, qui date du XK® siècle, il lui faudrait construire un bassin de rétention dans le secteur afin de respecter les normes du ministère de l’Environnement.«Ça nous donne à peu près un an de retard, a expliqué hier au Devoir Réjean Durocher, directeur du pro- S SOCIETE DU HAVRE DE MONTREAL Le démantèlement de l’autoroute Bonaventure ne commencera pas avant la fin de 2013 jet Bonaventure pour la SHM.Le démantèlement de l’autoroute devrait commencer vers la fin de 2013 parce qu’il faut intégrer les travaux liés au collecteur tout en tenant compte des autres travaux qu’il y a dans le secteur, incluant l’échangeur Turcot.» D’ici là, des voies supplémentaires seront ajoutées aux rues Duke et Nazareth, qui longent l’autoroute actuelle, afin de s’assurer que lorsque viendra le temps d’abattre l’autoroute, la capacité routière sera maintenue dans cet axe.Les travaux d’infrastructures souterraines seront également réalisés.«L’avantage, c’est que quand on va abattre l’autoroute, tout ce qui est en périphérie sera déjà aménagé», ajoute François Perreault, vice-président au développement des affaires à la SHM.De multiples chantiers Du côté de la Ville, on s’est empressé de minimiser les retards dans l’échéancier.«Il n’y a pas de retard comme tel par rapport au projet Bonaventure, estime Richard Deschamps, responsable des infrastructures et des grands projets au comité exécutif.Ce qu’on fait, c’est un ordonnancement logique des travaux qui fait en sorte que les citoyens, au lieu de payer deux fois, vont payer juste une fois.Qu’on ne respecte pas l’échéancier pour quelques mois, je n’en ferai pas une maladie et de l’eczéma.» Le calendrier des travaux pourrait également souffrir du mégachantier de l’échangeur Turcot, qui doit s’amorcer en 2012.«Il est imaginable qu’à un certain moment, l’accès au centre-ville soit réduit.Qn va coordonner notre calendrier avec celui de Turcot, particulièrement par rapport au démantèlement de l’autoroute.Qn n’ajoutera pas à la congestion en démolissant l’autoroute trop vite», a indiqué Pierre Ste-Marie, chef de projet pour le quartier Bonaventure.Le remplacement du pont Champlain, une infrastructure de propriété fédérale, pourrait aussi contribuer au casse-tête que représentent déjà les travaux menés simultanément dans ce secteur de la vüle.Richard Deschamps affirme n’avoir subi aucune pression du ministère des Transports du Québec (MTQ) pour mettre en veilleuse le projet Bonaventure.«Le ministère des Transports ne s’est jamais prononcé sur le chantier Bonaventure parce que ce n’est pas à lui de décider pour la Ville de Montréal ce qu’elle doit faire.Par contre, il faut avoir une pensée globale», signale Réal Grégoire, porte-parole du MTQ, en évoquant la création par Québec du Bureau des partenaires, qui entend coordonner les grands chantiers en prévision du remplacement futur du pont Champlain.Rappelons que le projet du quartier Bonaventure, qui est doté d’un budget de 141 millions, prévoit l’abaissement au sol de l’autoroute et l’aménagement d’un boulevard à huit voies entre les rues de la Commune et Saint-Jacques.Le Devoir Fonds du Secrétariat à la condition féminine Christiane Pelchat s’insurge contre la décision de St-Pierre ROBERT DUTRISAC Québec — En commission parlementaire, la présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), Christiane Pelchat, s’est insurgée contre la décision de Christine St-Pierre de «détourner» des fonds du Secrétariat à la condition féminine vers les Forums jeunesse.«Le Conseil du statut de la femme s’apprête à écrire à la ministre pour dire jusqu’à quel point il est outré de la décision de la ministre de donner 1 million aux Forums jeunesse», a lancé Christiane Pelchat lors de l’étude des crédits du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.L’intervention de la présidente du CSF s’est produite après que la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine eut justifié le versement de cette somme aux Forums jeunesse plutôt qu’aux groupes de femmes en s’appuyant sur des avis de l’organisme sur la régionalisation de la politique d’égalité entre les hommes et les femmes.La députée de Rosemont et porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine, Louise Beaudoin, a alors pris un malin plaisir à inviter Christiane Pelchat, qui était présente en commission parlementaire, à venir dire si l’interprétation que donnait Christine St-Pierre des avis du CSF était juste.La présidente du CSF a contredit tout de go la ministre.«Le Conseil du statut de la femme n’a jamais demandé à la ministre de financer les Forums jeunesse», a affirmé Christiane Pelchat.L’organisme ne peut cautionner le détournement des sommes destinées à Légalité entre les sexes vers les Forums jeunesse, a-t-elle soutenu.Christiane Pelchat craint que cette décision ne présage d’un changement dans le plan d’action de la politique d’égalité entre les hommes et les femmes, plan d’action dont on attend la deuxième mouture prochainement.Plutôt que de se concentrer sur le problème de discrimination systémique dont sont victimes les femmes, le gouvernement en viendrait à promouvoir une «symétrie» entre la situation des hommes et des femmes.Dans un communiqué diffusé en fin de journée, le CSF précise que cette «symétrisation» ferait en sorte «que les problèmes des hommes soient considérés de la même manière que les discriminations subies par les femmes.Ce serait une erreur».Appel à l’aide de la FFQ ignoré La semaine dernière.Le Devoir YévéhÂt que Christine St-Pierre avait suscité la grogne des groupes de femmes en refusant de porter secours à la Fédération des femmes du Québec (FFQ) qui a perdu sa subvention fédérale représentant 40 % de son budget.En outre, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTGFQ) dénonçait le fait que la ministre lui avait préféré les Forums jeunesse en leur octroyant une somme de 1 million pour des activités dont les groupes de femmes se font une spécialité.«Si on suit bien le raisonnement, c’est qu’on est en train de nous reprocher de vouloir travailler avec plus de partenaires, a fait valoir, hier, Christine St-Pierre.L’égalité entre les hommes et les femmes, ça doit se faire avec l’ensemble de la société.» «Qn ne nie pas le travail des groupes de femmes, a ajouté la ministre.Mais il n’y a pas personne qui a le monopole de l’égalité entre les hommes et les femmes.» Pour Louise Beaudoin, la ministre «s’est livrée à une interprétation douteuse» et a inventé «des recommandations qui n’existent pas».Surtout, elle n’a pas procédé par un appel de projets avant d’accorder sa subvention, a souligné la députée péquiste.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR La présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat Rapport de l’Union internationale pour la protection de la nature Les pétrolières doivent forer deux puits LOUIS-GILLES ERANCŒUR Les industriels qui veulent forer en mer au large des côtes doivent désormais être en mesure de stopper toute fuite de pétrole en quelques heures pour éviter de nouvelles marées noires comme celle de l’année dernière dans le gobe du Mexique.C’est le message qu’a lancé hier, un an après le début de la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon, lUnion internationale pour la protection de la nature (UICN).Cet organisme suit pour le compte de rQNU l’état de la biodiversité sur la planète.Selon L’UICN, les normes gouvernementales devraient, dans tous les milieux marins le moindrement délicats, exiger que les pétrolières forent simultanément deux puits afin d’être toujours prêtes à bloquer le puits principal plutôt que d’en perdre la maîtrise et engendrer ainsi une marée noire.Généralement, les pétrolières aux prises avec une fuite lancent un deuxième forage latéral afin de pouvoir introduire une matière capable de boucher le puits en perte de contrôle.Mais ce forage peut prendre trois mois et pendant tout ce temps, la marée noire prend de l’ampleur.Cette solution a été évoquée pour les forages dans l’Arctique pour pouvoir neutraliser une fuite qui surviendrait peu avant la prise des glaces.Le couvert de glaces empêcherait de lancer un deuxième forage et provoquerait un écoulement continu pendant le long hiver arctique.Mais le gouvernement Harper, l’Gffice national de l’énergie et la commission sénatoriale qui s’est penchée sur les risques des forages dans l’Arctique canadien se disent satisfaits des assurances données par les pétrolières.Le Devoir w.Y MATHIEU BELANGER REUTERS Commission Bastarache Le juge Michel Simard s’est fait rembourser ses frais d’avocat ANTOINE ROBITAILLE Québec — Même s’il n’était pas un participant reconnu à la commission Bastarache, le juge en chef adjoint de la Cour du Québec, Michel Simard, a vu ses honoraires d’avocats remboursés par l’État.En tout, 6761 $ ont été versés à M® Suzanne Gagné, de la firme Létourneau Gagné, selon ce qui a été révélé hier à l’étude des crédits du ministère de la Justice.Les frais d’avocat de la commission totalisent maintenant 964 039,50 $.Questionné par la péquiste Véronique Hivon, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, a répondu que pendant la commission, tout juge pouvait avoir droit à un avocat.Lors des audiences de la commission, le comptable Charles Rondeau, financier du Parti libéral, a raconté que M.Simard, alors juge coordonnateur à la chambre civile de la Cour du Québec, lui avait demandé de promouvoir sa candidature auprès du ministre de la Justice comme juge en chef de la même cour.Il fut finalement nommé juge en chef adjoint.Les honoraires de Mme Gagné (dont le taux horaire était de 150 $) font partie d’un tableau inédit jusqu’ici et daté du 18 avril 2011.Qn y découvre qu’à titre de substitut de la procureure en chef du gouvernement du Québec Suzanne Côté, Donald Béchard, de Deblois et associés, a obtenu 23 280 $ (pour un tarif de 225 $ l’heure).Pour son travail dans les litiges reliés à la commission Bastarache, notamment la requête en annulation de Marc Bellemare, M.Béchard a obtenu 14 643,75 $.La critique Véronique Hivon s’est dite surprise par le fait que la Cour du Québec elle-même a embauché un avocat, Guy Pratte, de Borden Ladner Gervais (8707,50 $ à 250 $ l’heure) alors que la Conférence des juges du (juébec y avait sa représentante, M® Chantal Châtelain (116 018 $ à 225 $ l’heure).Réjean Lavoie, l’avocat de Georges Lalande (seul témoin à avoir corroboré les dires de l’ancien ministre Bellemare) a réclamé 33 050 $ (150 $ de l’heure).Début mars, une liste préliminaire avait révélé les plus gros montants versés, soit 376 880,25 $ à l’avocate du gouvernement, Suzanne Côté, et 265 257,75 $ à André Ryan, avocat de Jean Cha-rest.Rénald Beaudry, qui défendait Marc Bellemare, aura touché 119 441,25 $.Marc Bellemare a révélé au Devoir début mars qu’ü avait englouti au moins 130 000 $ de sa poche dans cette bataille et a réclamé les factures que Jean Charest aurait dû régler personnellement pour la poursuite qu’il avait engagée et abandonnée depuis.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 21 AVRIL 2011 A 5 LES ELECTIONS FEDERALES 2011 Nomination au Port de Montréal L’opposition veut des explications sur les interventions de Soudas MARIE VASTER Drummondville — L’opposition a saisi au bond le plus récent scandale qui met dans une position délicate l’équipe de StepLien Harper, mais si libéraux, bloquistes et néodémocrates ont exigé des explications de la part du chef conservateur, celui-ci n’a pas semblé ébranlé par les nouvelles révélations.Pour Stephen Harper et son bras droit, Dimitri Soudas, «c’est normal» que le gouvernement fasse part de ses préférences comme il l’a fait pour la nomination du nouveau prési- dent-directeur général du Port de Montréal, en 2007.Les trois partis d’opposition ont vivement réagi, hier, à une enquête de Radio-Canada et du Globe and Mail révélant que le directeur des communications de M.Harper, M.Soudas, avait fait pression sur les responsables de la nomination du nouveau dirigeant du Port de Montréal.La loi exige pourtant que le choix soit fait par le conseil d’administration du Port, sans ingérence politique.D’après des témoins, M.Soudas a néanmoins réclamé la nomination de Tex-directeur géné- Dimitri Soudas «Le gouvernement a été clair là-dessus, sur la place publique, qu’il y avait une préférence pour un certain candidat.Le conseil d’administration en bout de ligne a choisi quelqu’un d’autre.» ral de la Ville de Montréal.Ce dernier n’a pas obtenu le poste.«Dans ce cas, le gouvernement a exprimé sa préférence, le conseil d’administration a choisi une autre personne et on respecte cette décision et on travaille avec le président du conseil d’administration.C’est normal», s’est contenté de justifier le chef conservateur, en point de presse à Id-vière-du-Loup en matinée.Même son de cloche du côté de son adjoint.«En bout de ligne, le gouvernement a été clair là-dessus, sur la place publique, qu’il y avait unepr^éren- ce pour un certain candidat.Le conseil d’administration en bout de ligne a choisi quelqu’un d’autre», a plaidé Dimitri Soudas.Mais M.Soudas n’a pas été aussi transparent à l’époque qu’il le prétend aujourd’hui.Jusque-là, il avait nié, même devant un comité parlementaire, avoir parlé aux membres du conseil d’administration de cette aflaire.Des explications Faisant chacun campagne dans une province différente, hier, les trois chefs des partis d’opposition ont tour à tour réclamé des explications à Stephen Harper, accusant son équipe d’ingérence politique et dénonçant le rôle joué par son bras droit.Le chef bloquiste s’est dit convaincu que le directeur des communications du premier ministre agissait sous ses ordres et la réponse de M.Harper, hier, est venue le prouver, selon lui.«Ce que M.Harper vient de nous révéler, c’est qu’il savait exactement ce que faisait M.Soudas.Il savait que M.Soudas faisait de l’ingérence politique, il l’a accepté et il n’a pas bronché quand M.Soudas a dit, sous serment, qu’il n’avait jamais parlé de cela aux gens», a dénoncé Gilles Du-ceppe à Drummondville.Or, que le directeur des communications de M.Harper intervienne dans la nomination d’un poste indépendant, c’est «grave» et «très inquiétant», a accusé le chef souverainiste, qui veut maintenant que le chef conservateur s’excuse.D’autant plus que Dimitri Soudas semble en outre avoir menti en comité parlementaire.«Il y a la possibilité, je dis bien la possibilité, qu’il ait menti sous serment.C’est une chose grave», a accusé à son tour le chef libéral, Michael Ignatieff, qui se trouvait à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.«C’est la responsabilité de M.Harper de nous donner des explications pour la conduite de son équipe», a-t-il réclamé, à l’instar de son homolo^e bloquiste qui a dit qu’il s’agissait du «devoir de M.Harper de répondre à cela».Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Lajtion, a quant à lui estimé qu’il s’agissait là d’un autre exemple du comportement des conservateurs qui cherchent à nommer leurs amis dans des postes de pouvoir.«Une enquête serait justifiée parce que d’avoir un directeur des communications qui s’implique directement, si les allégations sont vraies, on a un grave problème», a-t-il tranché.L’enquête révélait en outre que le ministre responsable de la région de Montréal à l’époque, Michael Fortier, était intervenu, après avoir eu vent des pressions de M.Soudas, pour rappeler aux membres du conseil d’administration du Port de Montréal qu’ils étaient libres de voter comme bon leiu semblait.Son bureau aurait par la suite reçu un appel de M.Soudas, lui ordonnant de ne pas se mêler de cette affaire.Le scandale des commandites Pour une deuxième fois en moins d’une semaine, le chef du Bloc québécois a par ailleurs évoqué le scandale des commandites qui continue à nuire au Parti libéral en l’empêchant de retrouver la confiance des Canadiens et surtout des Québécois.Cette fois-ci, ce sont les conservateurs que M.Ducep-pe accuse d’ingérence politique, une «attitude impardonnable».Ce n’est pas la première histoire à laquelle sont mêlées les troupes de M.Harper, a-t-il souligné, en les accusant d’avoir adopté ce «type de fonctionnement».La Presse canadienne En campagne Jour 26 Hier, mercredi 20 avril 2011 9h20 Gilles Duceppe demande des explications à Stephen Ha^er au sujet de pressions faites par son actuel directeiu des communications, Dimitri Soudas, pour une nomination au Port de Montréal: «C’est le moins que l’on puisse demander à quelqu’un qui aspire à devenir premier ministre.» lOh Jack Layton demande aussi des explications, et se dit même favorable à une enquête.10h55 Stephen Harper, en visite à Rivière-du-Loup, répond qu’il est «normal» de faire valoir ses «préférences» pour certaines nominations.Il affirme que le Canada ira vers un «trou noir» si une coalition est mise en place.Le chef conservateur ajoute que le budget Flaherty contesté par les partis d’opposition sera mis en vigueiu tel quel si un gouvernement conservateur est élu.llhlS Michael Ignatieff est choqué des propos du chef conservateur au sujet du budget.«Il y a une arrogance dans tout ça qui montre un mépris envers nos institutions démocratiques.[.] Est-ce qu’il se prend pour un roi?» llhSO Michael Ignatieff publie une lettre ouverte sur la santé destinée à Stephen Harper dans laquelle il lui pose trois questions, dont une siu la privatisation des soins de santé.14hl0 Dans une lettre adressée au directeur des poursuites pénales, le Parti libéral demande une enquête siu les 50 millions dépensés dans une circonscription conservatrice lors du G8.17h45 Le NPD, sur Twitter, attaque aussi le Parti conservateur au sujet de la santé: «La seule chose qui soit plus longue que les listes d’attente pour les soins de santé: l’attente pour que Stephen Harper les règle.» Aujourd’hui Stephen Harper lOhSO Activité de campagne à Terre-Neuve 17h30 Rassemblemept à Sydney, en Nouvelle-Ecosse Michael Ignatieff 9h Table ronde avec des candidats libéraux à Montréal 13h30 Discussion en ligne SIU Facebook Gilles Duceppe 8h30 Rencontre avec les journalistes à Québec llhSO Visite de l’entreprise Chaussures Barbo à Charlesbourg 13h Visite de l’entreprise Prévost à Sainte-Claire Jack Layton 9hl5 Rencontre avec les journalisjes à Toronto llh30 Evénement de campagne 18h30 Rassemblement partisan Merci aux pro-vie Un député conservateur se réjouit de l’aide que lui ont apportée les militants pour bloquer une subvention au groupe Planned Parenthood HELENE BUZZETTI Ottawa — Le député sortant et candidat conservateur Brad Trost a profité de la campagne électorale samedi pour s’adresser à l’association provie de la Saskatchewan.Son message?Il remercie les militants opposés à l’avortement de l’avoir aidé à bloquer la subvention fédérale d’un groupe d’aide internationale offrant de la planification familiale.Brad Trost est le jeune député de Saskatoon-Humboldt.Samedi, il a participé au congrès provincial annuel de la Saskatchewan Pro-Life Association.Dans son allocution, il a expliqué que son bureau parlementaire a contribué au lancement de diverses pétitions demandant que l’organisme Planned Parenthood n’obtienne plus d’argent du gouvernement fédéral.Ce groupe offre aux gens, ici et dans les pays en développement, de l’éducation sur la fertilité, des services de planification familiale et d’avortement.Une honte «Mon bureau s’est impliqué pour lancer cela, ainsi que certaines autres choses, et j’ai reçu à cet égard l’aide de plusieurs « C’est une honte absolue que cette organisation [Planned Parenthood] et d’autres du même genre reçoivent ne serait-ce qu’un cent des contribuables canadiens» autres députés, a déclaré M.Trost.J’aimerais vous dire, et je ne peux pas vous dire spécifiquement comment nous les avons utilisées, mais ces pétitions ont été très, très utiles et ont fait partie de ce que nous avons utilisé pour abolir le financement de Planned Parenthood parce que c’est une honte absolue que cette organisation et d’autres du même genre reçoivent ne serait-ce qu’un cent des contribuables canadiens.» Planned Parenthood a tenté en 2009 de renouveler pour trois ans sa subvention de 18 millions de dollars.Il a attendu plus d’un an une réponse de l’Agence canadienne de développement international, en vain.Le groupe en a déduit que sa demande avait été refusée.M.Trost confirmerait donc que l’ACDI a pris une dé- cision et que celle-ci a été influencée par les politiciens.La députée libérale Marlene Jennings est furieuse.«La déclaration de M.Trost est atroce.» Elle s’insiuge contre le fait que le député ait pu faire des pressions en catimini en utilisant de manière obscure les pétitions de militants pro-vie.«Comment a-t-il utilisé ces pétitions?A-t-il brandi la menace que ceux qui avaient signé cesseraient de faire des dons au Parti conservateur?Qui sait!» La santé maternelle L’an dernier, dans le cadre de sa présidence du G8, le Canada a lancé un programme pour améliorer la santé maternelle à travers le monde.Le gouvernement de Stephen Harper a décidé que les nouvelles sommes dédiées à cette initiative ne pourraient pas financer des avortements à l’étranger.En théorie, l’aide internationale canadienne déjà existante offrant des avortements n’est pas censée être affectée.M.Trost a soutenu dans son discours que «le mouvement pro-vie, qui défend la vie de sa conception jusqu’à la mort naturelle, défend à [son] avis les plus importants droits civils, droits de la person- ne, et soulève un enjeu que la société occidentale n’a pas encore su traiter».Le député et candidat a soutenu que le mouvement pro-vie avait depuis quelques années effectué quelques «petites, mais bien réelles victoires», en insistant sur le mot «petites», mais qu’il restait encore du travail à faire.«Nous devons encore travailler avec le premier ministre et d’autres députés du gouvernement, ainsi qu’avec des députés de la province qui savent dans leur cœur ce qui est bien, mais qui ont juste besoin d’être encouragés à poser un peu plus de gestes et à penser un peu moins.» Lundi, des groupes militants féministes organiseront une conférence de presse à Toronto pour mettre en garde les femmes contre un gouvernement conservateur majoritaire qui pourrait, à leur avis, restreindre l’accès à l’avortement.Le Devoir MONTMAjGNY-LTSLET- KAMOURASKA-RTVIERE-DU-LOUP Une crème glacée qui réchauffe les coeurs conservateurs Le député Bernard Généreux recevait hier une visite d’appui de son chef MATHIEU BELANGER REUTERS Malgré la température glaciale hier à Rivière-du-Loup, Stephen Harper s’est arrêté dans une crémerie, le temps de servir quelques cornets au bénéfice des photographes.ALEC CASTONGUAY Rivière-du-Loup — Stephen Harper n’aime pas trop mettre les pieds dans les circonscriptions qui lui appartiennent déjà, préférant être à l’offensive sur les terres de ses adversaires.Mais hier, à Rivière-du-Loup, il n’avait pas le choix de déroger à sa règle tant la course s’annonce serrée le 2 mai.Son député sortant, élu lors d’une élection partielle en 2009, Bernard Généreux, était d’ailleurs tout sourire en ce matin de tempête lorsqu’il a présenté le chef conservateur à la centaine de personnes âgées réunies dans la cafétéria de la résidence Saint-Louis, au centre de Rivière-du-Loup.Dans la salle, des partisans triés sur le volet, dont plusieurs membres de la famille de Bernard Généreux.Le préfet de la MRC, Michel Lagacé, s’était aussi déplacé.Stephen Harper en a profité pour annoncer de nouveau une aide aux personnes âgées à faible revenu, une mesure contenue dans le budget mort-né du 22 mars.Un prétexte pour donner un coup de pouce à Bernard Généreux, qui l’avait emporté avec à peine 1400 voix de majorité sur le Bloc québécois.Pour les organisateurs conservateurs, la très étendue circonscription de Montma-gny-L’Islet-Kamouraska-Riviè-re-du-Loup fait partie des trois circonscriptions conservatrices à risque dans la province, avec Beauport-Limoilou et Rober-val-Lac-Saint-Jean.«Bernard Généreux porte bien son nom de famille!», a affirmé Stephen Harper après avoir énuméré les projets menés à terme par le député depuis son élection.«Il a fait plus en 16 mois que le Bloc en 16 ans! Il a livré la marchandise», a-t-il ajouté.Malgré la température glaciale à Ri-vière-du-Loup, les deux hommes sont ensuite allés se faire prendre en photo dans une.crémerie, un cornet à la main! «On ne choisit pas notre météo!» rigole Bernard Généreux en entrevue.Et bonjour la campagne électorale au printemps! N’empêche, l’arrêt de Stephen Harper pendant quelques heures a réchauffé le cœur du député sortant et ancien maire de La Pocatière.«Ça va être ser- Le conservateur Bernard Généreux l’avait emporté avec à peine 1400 voix de majorité sur le Bloc québécois ré, alors c’est certain que ça fait du bien», dit-il.Économie régionale Bernard Généreux a fait de l’économie régionale son thème de campagne.«En 16 mois, des projets de 160 millions de dollars se sont concrétisés dans la circonscription.Je suis un député entreprenant et actif» Dans la rue et au centre d’achat de Rivière-du-Loup, la campagne suscite peu d’intérêt.Mais chez les personnes croisées, le nom de Bernard Géné- reux est plus souvent prononcé que celui de son adversaire bloquiste, Nathalie Arsenault.Ici et là, quelques nouveaux appuis pour Jack Lajtion, même si personne ne connaît le candidat du NPD, François Lapointe.«Généreux est visible et plus connu.Je pense qu’il va être réélu», dit une dame dans la sokantaine.Même son de cloche dans un restaurant du centre de La Pocatière.«On voit moins la femme du Bloc.Généreux a plus de chances», dit un mécanicien chez UAP NAPA Dans une campagne sans grand enjeu où le taux de participation pourrait être très bas, inciter les électeurs à aller voter sera primordial dans une course serrée comme celle-ci.Nathalie Arsenault peut compter sur la machine bien huilée du Bloc.L’ancien député pendant 15 ans, Paul Crête, est à ses côtés.Chez les conservateius, on a l’appui implicite du député libéral provincial et ancien maire de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour, un ami de Bernard Généreux.«Il ne m’a pas appuyé officiellement, mais on a une bonne relation.Il s’est engagé en privé.On est capable de se parler pour faire avancer les projets», dit M.Généreux, qui estime que la fatigue de plusieius électeius envers le Bloc, perceptible sur le terrain, l’aidera le 2 mai.Pas dupes Mais du côté du Bloc québécois, la candidate Nathalie Arsenault travaille sans relâche.Dans l’usine de pâtes et papiers Soucy, en difficulté — le créancier qui a repris l’usine demande une baisse de salaire de 10 % aux employés et veut couper la caisse de retraite —, Mme Arsenault promet aux 180 employés de se battre pour eux à Ottawa.«Je sens un appui de plus en plus fort sur le terrain.Ça fait un an que je fais campagne et les gens comprennent que je suis là avant tout pour eux», dit-elle.Vrai que la lutte est serrée, mais «on s’y attendait», dit-elle.Nathalie Arsenault tourne en dérision les 160 millions annoncés par Bernard Généreux depuis 16 mois, alors que ce chiffre comprend les fonds injectés par Québec et les municipalités dans les différents projets.«Les gens ne sont pas dupes.Ils savent que Généreux n’a fait que couper le ruban des projets déjà en marche avant son arrivée», af-firme-t-elle.La montée du NPD n’inquiète pas Mme Arsenault, qui fait campagne en parlant d’emplois, de tourisme et d’une réforme de l’assurance-emploi.«La solution, c’est le Bloc.C’est la seule manière de ne pas se faire imposer une idéologie de l’Ouest canadien.Les gens ne veulent pas voir Harper majoritaire», dit-elle.Il reste 12 jours pour convaincre les électeurs de la très convoitée circonscription de Mont-magny-L’Islet-Kamouras-ka-Rivière-du-Loup.Le Devoir Harper évoque de nouveau le spectre de la coalition Rivière-du-Loup — Il a beau se dire prêt à accepter le verdict de la population qui lui accorderait un autre gouvernement minoritaire, Stephen Harper ne semble pas enclin à collaborer avec l’opposition.Questionné hier sur la façon dont il s’y prendrait poiu faire fonctionner le Parlement avec une minorité, le chef conservateur n’a même pas voulu en discuter.La seule réponse qu’il a fournie aux journalistes se résumait à répéter qu’il souhaite un mandat majoritaire pour éviter l’émergence d’une coalition entre les autres partis.Reste que, si la réalité d’un gouvernement minoritaire le rattrape le 2 mai, les concessions ne sont pas poiu l’instant à l’ordre du joiu de M.Harper, qui a déjà indiqué qu’il avait l’intention de présenter à nouveau le budget que les trois partis d’opposition ont déjà rejeté avant le déclenchement des élections.Interrogé siu la question de savoir s’il pourrait accepter de mettre de l’eau dans son vin pour faire adopter un budget d’un gouvernement minoritaire, le chef conservateur n’a pas laissé place à l’équivoque.«Les trois autres partis ont dit qu’ils vont voter contre le budget même si nous sommes réélus.C’est leur position.Et ils sont très prêts à négocier pour former un autre gouvernement [.] C’est un budget populaire et on cherche un mandat clair pour mettre en vigueur ce budget», a déclaré M.Harper, en point de presse à Rivière-du-Loup.Un roi?Ces propos ont fait vivement réagir le chef libéral.«Mais il se prend pour qui?C’est un système parlementaire! [.] Est-ce qu’il se prend pour un roi?», a lancé Michael Ignatieff, visiblement indigné, lors d’un point de presse à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.«Mais bien sûr, il doit négocier avec les autres partis, il doit montrer un esprit de compro- mis.C’est comme ça, la démocratie parlementaire.» Même son de cloche du côté de Gilles Duceppe.«M.Harper devrait être conséquent et respecter la démocratie, c’est ça fondamentalement», a indiqué le chef du Bloc québécois lors d’un arrêt de campagne à Drummondville.La coalition Stephen Harper risque de saisir encore une fois l’occasion de ramener sur le tapis sa «dangereuse coalition».C’est d’ailleurs ce qu’il a fait hier, au lendemain de déclarations de Michael Ignatieff.En entrevue mardi au réseau anglais de Radio-Canada, le chef libéral indiquait qu’il serait prêt à remplacer un éventuel gouvernement conservateur minoritaire si ce dernier perdait la confiance de la Chambre.Mais pas question de former une coalition, a répété M.Ignatieff Peu importe ce que dit son adversaire, M.Harper n’y voit rien de moins que la volonté de former une coalition.«C’est lui qui a un problème avec la coalition.Pas moi; je l’ai exclue depuis le début.Il essaie de faire de la coalition un épouvantail», a rétorqué M.Ignatieff En vertu des règles constitutionnelles, dans les mois suivant les élections générales et dans l’hypothèse de la chute du gouvernement, le gouverneur général peut se tourner vers les partis d’opposition.Alors, si ces règles existenf en quoi un tel scénario serait-il illégitime, comme M.Harper le laisse entendre?Le chef conservateur n’a pas répondu à la question, préférant répéter que les électeurs ont le choix entre un gouvernement conservateur
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