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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-08-12, Collections de BAnQ.

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Vif rebond des Bourses dans un climat de forte volatilité Page A 5 CL ASSET ?aoOCI^p CLANCY EXP J5 Jr ciJwius GO 0B80 43T CLEAN SEAs| 10 Qt cl^wglobI n 3*0 IM CL**EQ i 20 jjgo j^M _ V f CLEVELAND ^ n^poof 0 J-r> 10 0LB40'8HT CLIME MV Josée Blanchette : La French seduction : tout est dans la façon Page B 10 www.led (î voir.com4- LE DEVOIR Vol.CII N°175 4 LE VENDREDI 12 AOUT 2011 1,09$+taxes= 1,24$ Bloc : Pierre Paquette abandonne la course L’ex-bras droit de Gilles Duceppe ne veut pas participer à une « erreur » GUILLAUME B O U R G AU LT-C OT E Ottawa — Pierre Paquette a changé d’avis: il ne sera pas de la course à la succession de Gilles Duceppe.Seul candidat déclaré jusqu’ici, l’ex-numéro 2 du parti estime qu’il contribuerait à une «erreur» en plongeant dans une course qu’il juge prématurée.«J’ai fait ma consultation auprès des membres cet été, et je ne sens aucun appétit pour une course cet automne ou même cet hiver, a-t-Û confié en exclusivité au Devoir.Les gens veulent amorcer une réflexion sur les causes du résultat du 2 mai avant de se retrouver à débattre de qui pourrait prendre la succession.» M.Paquette s’était pourtant lancé dans la course au lendemain du cinglant revers subi par le Bloc aux élections.Il avait confirmé ses intentions au caucus post-électoral du 11 mai, ime décision prompte qui avait indisposé certains de ses collègues.«J’étais partisan d’une course rapide, c’est vrai», dit-il aujoiud’hui en évoquant une «certaine fuite en avant».«Mais favais dit que j’irais consulter les gens pour voir ce qu’ils en pensent: je l’ai fait Et j’en conclus qu’il n’y a aucune urgence à mener cette course, que l’important est plutôt d’entamer une réflexion.» Il précise: «Ce serait une erreur de faire VOIR PAGE A 10: PAQUETTE Le temps est compté pour Mine Jeffrey La compagnie a moins d’une semaine pour trouver 25 millions ALEXANDRE SHIELDS Le temps presse pour Mine Jeffrey.Il reste moins d’une semaine à l’entreprise pour compléter le financement privé qui lui permettrait d’obtenir une garantie de prêt de 58 millions du gouvernement Charest afin de relancer l’exploitation d’amiante à Asbestos.Mais la porte ne sera pas nécessairement fermée par la suite.Selon ce qu’a confirmé hier l’attachée de presse du ministre Clément Gignac, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation a en effet donné jusqu’au 15 août à Mine Jeffrey pour obtenir 25 millions de financement privé.«Le gouvernement négocie déjà depuis plusieurs mois avec les promoteurs du projet, a expliqué hier au Devoir Gabrielle St-AmantTellier.Ils ont dit que l’octroi d’une garantie de prêt par le gouvernement les aiderait à compléter leur financement Mais on ne peut pas laisser planer le doute sur la région indéfiniment» Qui plus est, Québec a déjà offert un délai VOIR PAGE A 10: JEEEREY «Pour l’instant, on s’en tient au 15 août.Mais je ne peux pas me prononcer siu- ce qui se passera après.» 1» PIERRE TRUDEL ALZHEIMER Une approche qui fait bande à part ¦ À lire en page A 2 INDEX Annonces.B 6 Météo.B 8 Avis publics.B 8 Monde.B 8 Bourse.A 6 Mots croisés.B 8 Cinéma.B 3 Resto.B 7 Décès.B 6 Sudoku.B 2 Éditorial .A 8 Télévision.B 2 Idées .A 9 Week-end.B 1 24 HEURES APRÈS NADAL, FeDERER TOMBE ERANÇOIS PESANT LE DEVOIR Place aux quarts de finale Après rélimination du numéro 2 mondial Rafael Nadal, la Coupe Rogers a vu partir hier soir le numéro 3, Roger Federer, qui s’est incliné 6-7,6-4 et 1-6 devant le Français Jo-Wilfried Tsonga dans un match tout à fait enlevant de deux heures et six minutes.Page B 5 Portrait de Réjean Ducharme à 70 ans On en parle sans arrêt, mais lui ne dit rien.Ceux qui le connaissent ne parlent guère, tandis que les autres, qui ne savent pas, parlent beaucoup.Qu’importe la volonté très claire de garder le silence qu’affiche cet homme: personne ne semble vouloir lui foutre la paix! On en parle donc encore beaucoup ces jours-ci, sous le prétexte curieux que Réjean Ducharme, né le 12 août 1941 à Saint-Félix-de-Valois, célèbre ses 70 ans.JEAN-ERANÇOIS NADEAU Réjean Ducharme ne sort pas de ses livres et tient à y rester.«Je ne veux pas que l’on fasse de liens entre moi et mon roman», confiait-il à son ami Gé-rald Godin dès 1966, au début de sa carrière.Il vient alors de pubber L’Avalée des avalés en France, l’ouvrage ayant été refusé au Québec.Il a 24 ans.«Un livre est un monde, écrit-il, un monde fait, un monde avec un commencement et une fin.» La bttérature, voilà donc un monde qui se suffit à lui-même.Point.Son écriture est vive, pleine d’inventions.Y domine l’esprit d’une enfance qui possède des yeux neufe capables de voir au fond des choses.Ducharme emprunte de multiples directions poiu provoquer une réflexion dans im maelstrom verbal oû il met en question l’existence et les marqueurs de l’identité.Son style est baroque.Voici une nouvelle voix.Voici un écrivain.Qn le célèbre tout de suite.Qu le cherche.Qn le traque.Qn le réclame partout Que lui importe! L’écrivain Ducharme refuse tout net de s’inscrire dans la galerie des têtes VOIR PAGE A 10: DUCHARME 1 Réjean Ducharme photographié par sa compagne, Claire Richard, au miiieu des années 80.BOUTIQUE PRESTIGE CHAUSSURES DTCI ET D'EUROPE Fîiui Comfort CHOIX POUR LES ORTHESES 434 avenue Victoria, Saint-Lambert 450.465.5671 www.boutiqueprestige.ca SOIDE DE FIN DE SAISON.JUSQU’A 70%.Jusqu’à épuisement des stecks.77831302833133 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI 12 AOUT 2011 ACTUALITES Alzheimer ; une approche qui fait bande à part À Trois-Rivières, la maison Carpe Diem mise sur les forces des individus plutôt que de se concentrer sur leurs faiblesses CAROLINE MONTPETIT AU premier coup d’œil, la maison Carpe Diem, à Trois-Rivières, est une maison comme une autre.Un escalier, une cuisine, un salon.Des gens de différents âges qui discutent, qui partagent un même espace.Même si la maison accueille des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, les portes n’y sont pas verrouillées.Les personnes qui sont jugées aptes à le faire peuvent d’ailleurs sortir marcher, seules, dans la ville.C’est le cas de Mme Lorraine Rheault, qui réside dans cette maison depuis quelques mois, ou encore de M.Gérard Desharnais, qui aime se balader à son rjdhme dans la ville.La maison Carpe Diem est reconnue à travers le monde pour son approche bien particulière des personnes souffrant d’alzheimer.Combinant les services à domicile, les services de jour et de soir et l’hébergement, elle mise avant tout sur les forces des personnes touchées par cette maladie.Lorsqu’on fait la cuisine, on invite, si elles le veulent, les personnes atteintes d’alzheimer à participer à la préparation du repas.Les services à domicile sont aussi dispensés en collaboration avec ces personnes.Selon Nicole Poirier, directrice de Carpe Diem, cette approche, qui est fondée sur les forces des individus plutôt que sur leurs pertes liées à la maladie, a un effet bénéfique sur leur santé.Elle se souvient du cas d’un homme à qui on avait diagnostiqué des troubles de comportement et à qui on avait prescrit des médicaments dans un CHSLD.Etourdi par cette médication, l’homme a perdu l’équilibre, et on l’a installé dans un fauteuil roulant, avec des culottes d’incontinence.Après avoir adapté sa médication, on l’a encouragé à se présenter à table debout, sans culotte d’incontinence.Son agressivité a baissé du même coup.Mais l’établissement a reçu moins de fonds pour ce malade qui nécessitait moins de soins par jour.Même les usagers de Carpe Diem sont invités à participer aux tâches ménagères s’ils le souhaitent «C’est l’effet pervers du financement basé sur les pertes», dit Nicole Poirier.Bon aussi pour le milieu scolaire Nicole Poirier n’est pas une directrice ordinaire.C’est à l’âge de 21 ans qu’elle lance sa première résidence pour personnes âgées, dans la maison familiale.La jeune femme a alors une formation en administration.Plus tard, elle poursuit des études en psychogérontologie et en administration publique, tout en participant à diverses études pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux.Mais, aujourd’hui encore, lorsqu’elle embauche des intervenants, Nicole Poirier s’intéresse beaucoup plus à la personnalité des candidats qu’à leur formation.Elle appréciera ainsi la capacité d’évaluer le risque dont fait preuve une mère de famille ou une ancienne éducatrice en garderie.Selon Cindy Boulanger, qui travaille à la maison Carpe Diem et qui a une formation d’enseignante de niveau primaire, certaines approches mises au point par la maison pourraient également fonctionner en milieu scolaire.«On a de meilleurs résultats lorsqu’on mise sur les forces des enfants plutôt que sur leurs faiblesses», dit-elle.Nicole Poirier aime d’ailleurs citer des études qui montrent que des professeurs ont obtenu de bien meilleurs résultats avec leurs élèves lorsqu’ils les croyaient plus doués que les autres, alors qu’ils étaient en réabté d’un niveau moyen, tandis que d’autres professeurs ont obtenu des résultats plus faibles avec des élèves moyens qu’ils croyaient sous-doués.Certaines personnes atteintes d’alzheimer ont des difbcultés de langage, ce qui entraîne une sous-estimation de leurs autres capacités.Mais plusieurs vivent aussi un ^and déni par rapport à leurs faiblesses.Équilibrer sécurité et liberté Les intervenants de Carpe Diem ont des fonctions extrêmement diversibées.Elles peuvent être appelées à faire le ménage comme la cuisine, à faire PHOTOS PIERRE TRUDEL Une intervenante de la maison Carpe Diem se balance avec une dame atteinte d’alzheimer.L’endroit s’intéresse beaucoup plus à la personnalité des candidats qu’à leur formation.du sport ou à jouer aux cartes, en plus d’être à l’écoute des personnes qu’elles soignent.D’ailleurs, même les usagers de Carpe Diem sont invités à participer aux tâches ménagères s’ils le souhaitent.Los de notre visite, Diane Si-rois, intervenante, avait servi des repas à 38 personnes, personnel compris, durant la journée, et Marielle Bérubé, qui fréquente la maison durant la journée, avait aidé à faire la vaisselle.«Ma belle-mère est hébergée ici, raconte Diane Sirois, et son état s’est amélioré en flèche après son arrivée.» La dame, auparavant hébergée dans un autre centre, était alors très anxieuse et angoissée, et le médecin voulait lui prescrire des médicaments dont elle n’a bnalement pas eu besoin.«Mon conjoint dit qu’elle serait morte si elle n’était pas venue ici», dit-elle.Quelques jours avant notre passage à Trois-Rivières, l’un des usagers de Carpe Diem, qui aime marcher seul et qui fait généralement toujours le même trajet, est rentré beaucoup plus tard que prévu.Le personnel de la maison est parti à sa recherche.L’homme est rentré tard dans la nuit, ravi de sa soirée.i :'T ^, l , : / La directrice de Carpe Diem, Nicoie Poirier, ne croit pas aux évaiuations traditionneiies qui attribuent une cote aux personnes atteintes d’aizheimer.«Personne ne mérite d’être réduit à une cote.» «J’ai finalement su qu’il était allé au port et avait pris une croisière de trois heures, où jouait de la musique des années 80 et 90», raconte Nicole Poirier.Chaque jour.Carpe Diem doit ainsi établir un équilibre entre sécurité et liberté pour ses clients.Cette évaluation des capacités des usagers se fait en étroite collaboration avec les familles.Mais Nicole Poirier est formelle, elle ne croit pas aux évaluations traditionnelles qui attribuent une cote aux personnes.«Personne ne mérite d’être réduit à une cote», dit- elle.C’est jour après jour, en côtoyant les personnes atteintes, en faisant des activités avec elles, que les intervenants de Carpe Diem découvrent jusqu’où elles peuvent aller.Carpe diem.Le Devoir Guy Turcotte se préseute aujourd’hui devant la Conunission d’examen des troubles mentaux LIA LEVESQUE La Commission d’examen des troubles mentaux entendra cet après-midi la cause de Guy Turcotte, reconnu non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants.Bien que le verdict du 5 juillet ait soulevé un tollé dans la population, il ne faut pas s’attendre à un renversement de verdict ni à une peine d’emprisonnement.La Commission d’examen des troubles mentaux ne dispose pas de tels pouvoirs, a précisé en entrevue M® Jean-Claude Hébert, porte-parole du Tribunal administratif du Québec pour ce dossier.«Ils n’ont pas le pouvoir de l’envoyer en prison.Ils n’ont pas le pouvoir de réviser la première décision.D’ailleurs, la révision LOTO QUÉBEC Résultats des tirages du : 2011 -08-10 09 18 24 ^ 2Z 29 43 Prochain gros lot (approx.) : 3 500 000 $ 05 10 11 13 01 eompl.30 33 41 eompl.n 4563964 Ce soir, 30 MILLIONS $ (APPROXIMATIF) En cas ds disparité entrs cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité de la première décision, c’est la Cour d’appel qui va s’en occuper, parce qu’il y a déjà un appel [de] la Couronne contre cette dé- «Ils n’ont pas le pouvoir de l’envoyer en prison.Ils n’ont pas le pouvoir de réviser la première décision.» cision-là», rappelle M® Hébert.Seules trois options sont possibles: la libération conditionnelle, la libération inconditionnelle et la détention en institution psychiatrique, qui pourra être révisée au bout d’un an, par exemple, ou davantage, selon le souhait de la Commission, a expliqué M® Hébert.La Commission a toutefois toute la marge de manœuvre nécessaire pour entendre qui elle veut afin de la guider dans sa prise de décision sur le cas de M.Turcotte.«La Commission est régie par une procédure tout à fait informelle, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de règles précises ou contraignantes.On veut qu’ils aient la pleine latitude pour aller chercher toute l’information pertinente, c’est-à-dire que si la Commission, d’elle-même, juge par exemple utile ou nécessaire d’entendre l’un ou l’autre des témoins qui ont déjà témoigné dans le procès criminel, elle peut le faire», a résumé M® Hébert.La mère des victimes Qbvier et Anne-Sophie, Isabelle Gaston, pourra si elle le souhaite produire une déclaration de victime, abn de faire connaître les séquelles et les répercussions sur sa vie de cette tragédie, a expbqué M® Hébert.M.Turcotte pourra aussi témoigner, mais lu Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal pas nécessairement, a indiqué M® Hébert.Qn en saura davantage cet après-midi.La Commission d’examen des troubles mentaux est constituée de cinq personnes, plutôt que de trois.En effet, «le président de la commission.Me Mathieu Proulx, a jugé dans ce cas-là que c’était un dossier complexe, et c’est tout à fait vrai, qui a une certaine amplitude, une certaine résonance publique.Il a préféré jouer de prudence et confier à cinq personnes plutôt qu’à trois la responsabilité d’examiner en profondeur ce dossier-là.Evidemment, quand on est cinq à examiner et discuter d’un dossier, les chances sont plus grandes qu’il y ait plus d’angles d’analyse qui surviennent, de points de vue qui vont se contredire peut-être, et la discussion risque d’être plus longue et plus animée», a avancé M® Hébert.Interrogé sur le rôle que pouvait jouer la pression publique dans un dossier aussi médiatisé, M® Hébert a précisé que «prétendre que les cinq membres ne connaissent pas les tenants et aboutissants de l’affaire Turcotte, ce serait franchement ridicule de dire une telle chose, mais prétendre également que, parce que c’est un dossier qui provoque une vive discussion dans certains secteurs de l’opinion publique ou des commentateurs, que ça va influencer leur décision, ça, je pense que c’est contraire à notre système de justice».La Presse eanadienne E N BREF Un mètre entre voitnres et vélos?Toronto — Le Nouveau Parti démocratique de l’Qntario imposerait un espace minimal d’un mètre entre véhicules routiers et cycbstes s’il remportait les élections l’automne prochain.La chef du parti, Andrea Horwath, a expbqué hier que le but est d’encourager les Qnta-riens à utibser leur vélo.Ebe a précisé que cette mesure serait assortie d’un bivestissement de 15 mbbons par année dans les mfrastructures pour les bicyclettes.Les conducteurs pourraient être sanctionnés avec des amendes s’bs omettaient de garder cette distance minimale d’un mètre.-La Presse canadienne Le dossier Graham James reporté ponr cinq semaines Winnipeg — L’évaluation des nouvebes accusations qui pèsent contre le pédophUe Graham James a été ajournée pour cbiq semâmes.La Couronne et la défense poursuivent leurs discussions et la prochabie audience du tribunal est fixée au 15 septembre, à Winnipeg.L’ancien entraîneur de hockey fait face de-pibs l’an dernier à neuf nouvebes accusations, dont des chefs d’exploitation sexuebe, d’agression sexuebe et de grossière bidécence.Les accusations découlent de faits présumés remontant parfois jusqu’à 1979.Graham James est bbéré sous caution depuis décembre dernier et vit dans la région de Montréal.-La Presse canadienne LE DEVOIR LE VENDREDI 12 AOUT 2011 A 3 ACTUALITES Gambard 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (514)866-3876 ROLEX Vente et service Voyage en Amérique latine Harper veut des sanctions plus sévères contre la Syrie STEVE RENNIE San José, Costa Rica — Le Canada réclamera le durcissement des sanctions contre la Sjnie à cause de la sanglante répression du gouvernement contre des manifestants, a affirmé Stephen Harper.Hier, durant une visite officielle au Costa Rica, le premier ministre canadien a affirmé que les agissements du gouvernement syrien étaient scandaleux.Selon lui, la Sjrie s’est engagée dans un cul-de-sac.M.Harper a ajouté que le Canada continuerait de travailler avec ses alliés pour intensifier la pression diplomatique, plus précisément pour que des sanctions plus sévères soient imposées.Il a précisé qu’une telle possibilité serait envisagée très bientôt.Le gouvernement canadien a déjà imposé des sanctions pour interdire aux dirigeants de la Sjrie de se rendre au Canada et pour abolir les échanges commerciaux entre les deux pays.Cependant, ces mesures sont symboliques, les exportations canadiennes vers la Sjrie se chiffrant à quelque 60 millions par année.Les importations syriennes vers le Canada, quant à elles, repré- Le Canada et le Costa Rica ont annoncé une série de mesures concernant le commerce et la sécurité sentent moins d’un dixième de la valeur de ces exportations.Ententes avec le Costa Rica Un peu plus tôt au cours de la journée, M.Harper et la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, avaient annoncé une série de mesures concernant le commerce et la sécurité.M.Harper a annoncé la conclusion de nouvelles ententes entre les deux pays concernant le transport aérien et le partage d’informations hscales.Le premier ministre a également indiqué que le Canada ouvrira, en septembre, un nouveau point de service pour les demandes de visas au Costa Rica.M.Harper a dévoilé des mesures pour soutenir les forces policières du Costa Rica.Enhn, les gouvernements canadien et costaricain reprendront les négociations au sujet de leur accord de libre-échange, une entente entrée en -^^eur il y a neuf ans.Ces discussions viseront l’abob-tion de tarife sur des prodrdts agricoles et industriels ainsi que l’élargissement de la portée de l’entente pour y inclure d’autres secteurs, comme celui du commerce des produits financiers.La Presse eanadienne JUAN CARLOS ULATE REUTERS Le premier ministre Stephen Harper a affirmé hier que ies agissements du gouvernement syrien étaient scandaieux.Viaduc Papineau, à Montréal La chute d’un morceau de béton fait un blessé Une personne aurait pu avoir lançé la pièce sur la voie, croit le Canadien Pacifique Une personne a été légèrement blessée, hier après-midi, lorsqu’un petit morceau de béton est tombé sur une automobile circulant sous deux viaducs qui enjambent l'avenue Papineau à Montréal.L’incident est survenu vers 16h25, lorsqu’un automobiliste circulait en direction nord sur l’avenue Papineau et qu’il est passé sous les viaducs du Canadien Pacifique et de la rue des Carrières, près de la rue Saint-Grégoire, a indiqué un porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Dany Richer.Un morceau de 10 centimètres par 10 centimètres s’est détaché de la structure pour terminer sa chute dans le pare-brise de l’automobile, blessant légèrement son passager, un homme de 29 ans, à un bras, selon des témoins.Ce dernier, un visiteur belge, a été transporté à l’hôpital pour panser ses blessures mineures.De son côté, le Canadien Pacifique — qui est propriétaire de la structure, mais dont l’entretien est assuré par la Ville de Montréal — a rapidement avancé l’hypothèse qu’une personne ait lancé le morcequ de béton sur l’automobile.À cet égard, le porte-parole de la compagnie ferroviaire, Ed Greenber, a soutenu que le morceau de béton qui a traversé le pare-brise du véhicule et terminé sa course sur l’homme n’était pas fabriqué du même matériau que le viaduc.L’incident survient peu après l’effondrement de 25 tonnes de béton dans le tunnel Viger, sur un tronçon de l’autoroute 720 Est, ayant provoqué sa fermeture pendant près d’une semaine.Une équipe technique d’employés de la Ville de Montréal était sur place, hier soir, afin de déterminer si les ouvrages sont sécuritaires et d’éclaircir la provenance de l’élément qui a percuté le véhicule.«Un rapport sera émis à la suite de ces inspections et des actions seront proposées selon la nature des faits constatés», a fait savoir la Ville de Montréal par voie de communiqué.La Presse eanadienne Avee Le Devoir %.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le ministre Pierre Arcand, iors de son passage au parc de i’Anse-à-i’Orme, pius tôt cette semaine.Arcand consuitera ia popuiation au sujet de ia protection du territoire du Pian Nord.Québec protégera la moitié du territoire touché par le Plan Nord Pierre Arcand devrait aussi annoncer la mise sur pied d’un «conseil scientifique» ALEXANDRE SHIELDS Le ministre Pierre Arcand présentera ce matin le document de consultation qui doit mener au dépôt d’un projet de loi qui permettra de protéger 50 % du territoire couvert par le Plan Nord, selon ce qu’a appris Le Devoir.Lors du dévoilement du «chantier génération» tant vanté par les libéraux, Québec s’était engagé à protéger la moitié du territoire couvert par ce plan de développement, soit 600 000 kml Cette vaste étendue doit être vouée à des fins de protection, et Québec y interdira tout développement industriel, notamment minier.La première étape sera annoncée aujourd’hui sur file Sainte-Hélène par le ministre Arcand et des experts du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.Selon les informations obtenues d’une source bien au fait du dossier, le document qui sera présenté s’intitulerait «Document de consultation pour l’engagement gouvernemental de réserver 50 % de la superficie du territoire du Plan Nord à la protection de l’environnement et à la sauvegarde de la biodiversité et du patri- sera ensuite présentée à l’Assemblée nationale, probablement au cours de l’automne.Il faut dire que l’adoption d’une telle loi pourrait être bénéfique pour le gouvernement Charest, qui ne cesse de répéter qu’il favorise le «développement durable».Le ministre Arcand devrait en outre annon- 600 000 km'^ seront protégés dans le Nord-du-Québec, et Québec y interdira tout développement industriel moine naturel, en consacrant 50 % de la surface du territoire du Plan Nord à la protection de l’environnement, au maintien de la biodiversité et de l’héritage naturel en l’excluant de toutes activités industrielles».Le document de consultation sera ouvert aux commentaires du pubbc pendant 60 jours.Il devrait également y avoir cinq audiences publiques au cours de l’automne.La législation finale cer son intention de mettre sur pied un «conseil scientifique» dont le mandat serait de s’assurer du respect du plan de protection du territoire où les activités industrielles lourdes seront interdites.Le Nord-du-Québec abrite près de 25 % de la forêt boréale canadienne, le plus grand écosystème forestier quasi intact.Il est aussi l’habitat d’une faune et d’une flore qui pourraient souf frir du développement industriel projeté.Ce territoire est en effet très convoité par les entreprises minières.Plusieurs projets sont d’ailleurs en préparation avec, à la clé, des milliards de dollars de profits pour les entreprises.Et ce désenclavement du territoire n’est pas sans risque pour l’environnement, selon les écologistes.Québec entend par ailleurs investir 2,1 milliards d’ici cinq ans, notamment pour faciliter l’accès au territoire.D’ici 25 ans, les investissements se chiffrent en dizaines de milliards.Qn parle d’abord de 47 milliards provenant d’Hy-dro-Québec.Une autre tranche de 33 milliards doit être injectée dans le développement minier et les infrastructures publiques (aéroports, routes, etc.).Difficile, toutefois, de savoir quelle sera la part payée par les entreprises; elle se situerait entre 30 % et 50 %, mais rien n’a encore été précisé.Le Devoir Tournée canadienne Le discret «travail de fond» de Bob Rae Le chef par intérim du PLC parcourt le pays pour reconstruire son parti et comprendre la débâcle du 2 mai GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — La différence est notable: il y a un an, Michael Ignatieff menait à travers le Canada une campagne tambour battant à bord de L’Express libéral, un grand autobus rouge.L’objectif?Préparer le chef aux élections.Le résultat concret?Une sérieuse débâcle.C’est donc avec beaucoup plus de discrétion — et un tout autre mandat — que Bob Rae fait cet été le même genre de parcours.Le chef intérimaire du Parti b-béral du Canada (PLC) sillonne le Canada comme son prédécesseur, mais dans une ambiance nettement moins festive.«Il n’y a pas de train, d’autobus ni de grands médias tous les jours», confie-t-il depuis Yellowknife, où il s’arrêtait hier avant de faire un saut à Montréal — il tiendra deux activités ce soir et dimanche.C’est donc en voiture et au moyen de rencontres souvent privées qu’il fait «un travail de fond» laborieux, à l’objectif ambitieux: reconstruire le PLC, et comprendre son échec.Car la tournée de M.Rae survient après une défaite inédite pour les troupes libérales, réduites à 34 sièges aux Communes.La claque a fait mal et entraîné le départ de Michael Ignatieff.L’heure est donc aux remises en question.«On ne peut pas nier le problème, il y a des défis énormes devant nous», reconnaît Bob Rae.Aux mibtants qu’il rencontre, il parle «de la nécessité de continuer l’effort de renouveau intellectuel du parti» et de la «persis- DAVE CHAN REUTERS Bob Rae tiendra des activités à Montréai ce soir et dimanche dans ie cadre d’une tournée menée sans tambour ni trompette.«Ce n’est pas un fardeau, ni un sacrifice.» tance de l’importance de l’idée libérale dans le monde et au Canada».Les grands thèmes des politiques libérales sont abordés, mais aussi et beaucoup la question de l’organisation.«Les conservateurs nous ont montré une capacité d’organisation qu’on n’avait pas vue dans le pays depuis longtemps et que le PLC n’a pas réussi à égaler, dit M.Rae.Ils ont inventé pour le Canada la notion de campagne permanente: il faut s’adapter à ça», d’autant que le mode de financement des partis changera d’ici les prochaines élections.Selon lui, les militants ont bien saisi le signal envoyé par les électeurs le 2 mai: le PLC doit faire peau neuve.«Tout le monde comprend qu’il faut s’or- ganiser et travailler ensemble.Notre message n’a pas passé.Il faut comprendre pourquoi.Mais j’ai confiance que ça va aller sur le plan des idées, et que nous pourrons présenter des politiques qui, de plus en plus, refléteront les valeurs des Canadiens.» Un autre pan du chantier sera peut-être plus difficile: «changer la culture interne» du PLC, parti célèbre pour ses divisions étalées au grand jour.«On a trop longtemps accepté ces chicanes entre les différents clans du parti [les épisodes Martin-Chrétien ou Coderre-Toronto, par exemple].Ça doit arrêter.On ne peut plus continuer avec ces batailles internes.Débattre des éléments du programme, c’est essentiel.Mais les chicanes de personnalités sont nuisibles.» Cela dit, une culture de parti ne se change pas du jour au lendemain.Et la confiance des électeurs peut être longue à regagner.Mais Bob Rae dit être optimiste: «Il y a du travail à faire, mais on va le faire.Et ça va aller.» Pour l’instant, le chef affirme se plaire dans cette tâche fastidieuse de reconstruction.«Ce n’est pas un fardeau, ni un sacrifice», jure-t-il depuis les Territoires du Nord-Quest.M.Rae sera ce soir au Centre communautaire arménien en compagnie de Stéphane Dion et assistera dimanche à une «rencontre libérale sur la reconstruction».Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE VENDREDI 12 AOUT 2011 ACTUALITES Train Montréal-Mascouche Courchesne avoue avoir perdu le compte La réalisation du projet, prévue pour septembre 2012, sera retardée d’au moins un an JOCELYNE RICHER Québec — Personne, au gouvernement du Québec, ne peut dire actuellement combien coûtera le train de banlieue devant réunir Montréal à Mascouche, un projet en marche depuis 2006.La présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, a admis hier qu’elle n’était pas en mesure d’affirmer qu’elle contrôlait les coûts du projet, au point oû elle a dû demander à Infrastructure Québec de refaire ses devoirs.La réalisation du projet s’en trouvera donc retardée d’au moins un an.D’abord attendu pour septembre 2012, le train de banlieue ne sera hnalement pas disponible avant l’automne 2013.En point de presse, la ministre Courchesne a dit espérer être en mesure de dévoiler quel sera le nouvel échéancier des travaux et le montant de la facture finale en décembre, quand elle recevra un rapport détaillé commandé à Infrastructure Québec.Elle a dit avoir décidé de procéder ainsi pour ne pas avoir de mauvaises surprises.Au départ, la construction du lien ferroviaire de 151 km entre Montréal et l’est de la métropole jusqu’à Mascouche devait coûter 390 millions, puis 478 millions, pour être finalement estimée à 665 millions en janvier dernier, révélait hier La Presse.oo I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Infrastructure Québec devra revoir tout le projet de train de banlieue devant relier Montréal à Mascouche et aucun nouvel appel d’offres ne sera lancé tant que la ministre Courchesne n’aura pas en mains le rapport attendu.Infrastructure Québec devra donc revoir tout le projet et aucun nouvel appel d’offres ne sera lancé tant que la ministre n’aura pas en mains le rapport attendu.Pour expliquer les dépassements de coûts, Mme Courchesne a indiqué que certaines modi-hcations au projet ont dû être apportées à la demande du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement OAAPE), notamment l’électrihcation du réseau.«Nous préférons prendre quelques mois de plus, mais qu’au moins on n’ait pas de mauvaises surprises», a-t-elle dit, en marge d’une réunion du Conseil des ministres.Mme Courchesne dit être intervenue auprès d’infrastructure Québec pour «avoir l’heure juste» sur le projet et être «convaincue que nous avons un bon contrôle des chantiers».Pilote recherché L’opposition péquiste a dénoncé hier le silence du mi- nistre des Transports, Sam Hamad, responsable du dossier du train de l’Est.«Y a-t-il un pilote dans l’avion?Est-ce que la main droite sait ce que fait la main gauche dans ce gouvernement?», s’est demandé le porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports et député de Gouin, Nicolas Girard.Le député péquiste a reproché au ministre d’avoir manqué à sa parole et a réclamé des explications de sa part.«Après la saga du CHUM, l’incident du tunnel Ville-Marie, les citoyens paient encore une fois le prix du laxisme libéral, a-t-il ajouté.Le ministre Hamad avait promis à la population de l’est de Montréal et des secteurs de Repentigny, Mascouche et Terrebonne la mise en service du train de l’Est en 2012.Or, non seulement les citoyens apprennent-ils aujourd’hui une explosion des coûts du projet de 70 %, mais en plus le train ne sera pas prêt avant 2013.» L’incertitude autour du projet inquiète l’association Transport 2000.Les nouveaux délais pourraient compromettre la réalisation du projet et repousser l’échéance après les prochaines élections provinciales, craint l’organisme de défense des droits des usagers des transports en commun.Le président de Transport 2000, Robert A.Dubé, croit qu’il vaudrait mieux scinder le projet pour le réaliser en deux étapes et exécuter sans délais les travaux dans l’axe Montréal-Repentigny.Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal abonde dans ce sens et recommande au gouvernement de donner le feu vert à la réalisation du tronçon montréalais.Sur l’île de Montréal, les travaux sont déjà très avancés puisque les infrastructures ferroviaires étaient déjà en place, signale le CRE.La Presse canadienne Avec Le Devoir Commission scolaire des Grandes-Seigneuries Les parents à une formalité près de la victoire EISA-MARIE GERVAIS La commission scolaire des Grandes-Seigneuries devrait dédommager des parents pour la facturation indue de certains manuels scolaires.L’audience h-nale avant l’autorisation de l’entente survenue dans ce recours collectif a eu lieu hier devant la juge de la Cour supérieure, Carole Julien.Celle-ci aura à rendre sa décision d’ici «deux ou trois semaines», selon le parent demandeur, Luc Pierre Laferrière.La commission scolaire devra vraisemblablement distribuer 800 000 $ à environ 17 000 enfants inscrits en septembre qui ne sont pas en première ou en deuxième année, comme le veut l’entente.Les parents recevraient ainsi environ 35 $ par enfant.«Ce sera un crédit applicable aux frais de toutes sortes et légaux qu’ils devront payer à la rentrée», a expliqué M.Làerrière.Le montant initial exigé par le demandeur était près de 4 mil- lions, mais M.Laferrière n’est pas fâché d’avoir conclu une entente pour une somme inférieure.«Dans une entente, il y a une foule de considérations dont il faut tenir compte, et pour moi, la plus importante est que la commission scolaire reconnaisse finalement ses torts.En corrigeant le montant, ce sont tous les parents qui pourront en bénéficier à l’avenir», a-t-il dit.Déjà, il se réjouit que d’autres commissions scolaires, ailleurs au Québec, aient par elles-mêmes corrigé leur facturation aux parents.Rappelons que la Loi sur l’instruction publique stipule que tout résidant du Québec a droit à la gratuité des services éducatifs, et que ce droit couvre, entre autres choses, les manuels scolaires et le matériel didactique.Quelques exceptions sont prévues, mais M.Laferrière plaidait qu’elles allaient trop loin dans certains cas.Le Devoir «Publicités trompeuses» Le NPD veut qu’Ottawa sévisse contre Air Canada MARCO BÉLAIR CIRINO Le Nouveau Parti démocratique (NPD) exhorte le gouvernement conservateur à appeler Air Canada à mettre fin à ses «publicités trompeuses» pour des billets d’avion affichés à des prix inférieurs à ceux en définitive payés par ses clients.«En 2007, le Canada a adopté un projet de loi pour forcer les compagnies aériennes à indiquer le prix réel dans leurs publicités, mais ce projet n’a pas encore été exécuté», se désole le porte-parole de l’opposition officielle en matière de protection des consommateurs, Glenn Thibeault.Le ministère américain des Transports a infligé la semaine dernière une amende de 50 000 $ à Air Canada pour avoir violé la réglementation concernant la publicité mensongère.Le transporteur aérien se gardait, dans ses publicités, d’indiquer la totalité du prix à payer par le consommateur, restant muet sur le montant des taxes et des frais supplémentaires s’ajoutant au montant de base.«Quand les passagers achètent un billet d’avion, ils ont le droit de savoir combien ils devront payer.Nous prenons nos règles sur l’affichage des prix au Il est «très embarrassant que ce soient f les Etats-Unis qui aient réagi en premier» sérieux et nous prenons des mesures coercitives quand elles sont violées», a souligné le ministre américain des Transports, Ray LaHood.Le gouvernement canadien doit emboîter le pas sans tarder, selon le NPD.«Les lois de protection du consommateur du Canada doivent mettre un terme à cette pratique.Il est aussi très embarrassant que ce soient les Etats-Unis qui aient réagi en premier en pénalisant Air Canada», a affirmé M.Thibeault, tout en rappelant ses vœux de voir adopter une «charte des droits des passagers aériens» par la Chambre des communes.Au Québec, l’Qffice de la protection du consommateur (QPC) a expédié, en mars, 17 constats d’infraction à Air Canada, arguant que la compagnie aérienne a contrevenu à la Loi sur la protection du consommateur qui exige de toutes les entreprises qu’elles afhchent un prix total comprenant tous les frais supplémentaires.Air Canada avait répliqué qu’elle n’est soumise qu’aux lois fédérales.D’autres transporteurs.Porter Airlines, Westjet et Air Transat, avaient quant à eux signihé leur intention de se conformer à la loi québécoise.Le Devoir Offrons une Rentrée la Tête Haute aux enfants les plus démunis de Montréal! 3 X Ô a.3 O 1 Des milliers d’enfants à Montréal rentrent à l’école sans même un cahier pour écrire.Pour seulement 25 $, aidez Mission Bon Accueil à distribuer des effets scolaires à plus de 2 200 d’enfants défavorisés de Montréal.Vous pouvez contribuer à fournir à un enfant un sac d’école rempli d’effets scolaires requis par le ministère de l’éducation.Combattez le décrochage scolaire et l’exclusion sociale.Donnez l’espoir d’un avenir meilleur à un enfant en postant votre don dès aujourd’hui ! Libellez et envoyez votre chèque à : ?25$ pour aider 1 enfant ?50$ pour aider 2 enfants ?100$ pour aider 4 enfants ?_________$ aider le plus d’enfants que possible Donnez en ligne au www.missionbonaccueil.com ou composez le (514) 523-5288 P^rce cj^ue donner, ça change dea vies! MISSION Bon Accueil Mission Bon Accueil 606, rue de Courcelle Dépt.403503 Montréal, QC H4C3L5 Les montants mentionnés représentent une partie des coûts pour un enfant.Un reçu d’impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.Mission Bon Accueil est un organisme de bienfaisance : NE 10819 5215 RR0001 Veuillez débiter ma carte de crédit ?Visa ?MasterCard n American Express NO DE LA CARTE DATE D’EXPIRATTON SIGNATURE NOM EN LEHRES MOULÉES ( ) COURRIEL TÉLÉPHONE ADRESSE VILLE PROVINCE NOTRE 119e ANNEE AU SERVICE DES DEMUNIS Les jeunes libéraux choisissent la laïcité ouverte JOCELYNE RICHER Québec — En matière d’accommodements raisonnables, les jeunes libéraux s’alignent sur le gouvernement Charest et prônent, eux aussi, la laïcité ouverte.Ils n’estiment donc pas nécessaire ou opportun d’interdire le port de signes religieux dans l’administration publique ou sur la place publique.«Parce qu’on croit à la liberté individuelle, on croit qu’une laïcité ouverte, lorsque des balises claires sont fournies, c’est la bonne façon deprocéder.Cela fait partie de nos valeurs d’acceptation de la diversité», a expliqué la présidente de la commission jeunesse, Mariepier Isabelle, en conférence de presse, hier à Québec.Cette question fera partie des enjeux abordés par les membres de la commission jeunesse du Parti libéral du Québec, qui se réunit en congrès tout le week-end à l’université Bishop, à Sherbrooke.L’important est de «dégager une culture commune» entre tous ceux qui résident au Québec, a ajouté Mme Isabelle, qui se dit partisane de l’équilibre entre libertés individuelles et droits collectifs.Les dirigeants de la commission jeunesse demandent cependant au gouvernement de mieux définir dans une loi le concept d’interculturalisme, qui est à la base de la philosophie du gouvernement.En écho à une des recommandations formulées dans le rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, ils réclament de plus la création d’un Qffice québécois d’harmonisation interculturelle, pour mieux gérer les questions de diversité culturelle.Les jeunes libéraux, qui ont entre 16 et 25 ans, auront l’occasion tout le week-end d’étudier et d’adopter une série de propositions à soumettre au gouvernement.La Presse canadienne Tommy Douglas La Cour veut une révision de la décision Ottawa — La Cour fédérale demande au gouvernement de revoir sa décision de ne pas divulguer des documents secrets concernant le pionnier du socialisme au Canada Tommy Douglas.La juge Simon Noël a donné 90 jours à Bibliothèque et Archives Canada pour se pencher sur la question et déterminer ce qui pourrait être divulgué.Le gouvernement fédéral a toujours refusé de dévoiler tous les dossiers concernant l’ancien premier ministre de la Saskatchewan, qui a été le premier chef du Nouveau Parti démocratique fédéral en 1961.«Il est décevant que l’intention de la loi et le mandat de Bibliothèque et Archives Canada n’aient pas été appliqués dans toute leur ampleur, d’autant plus que le dossier en question concerne un Canadien de marque et d’influence», a expliqué le juge Noël, hier.Le magistrat a exprimé des doutes quant à l’argument du gouvernement fédéral selon lequel les documents ne devaient pas être diffusés pour protéger la sécurité nationale.«Cette affaire a plutôt trait à la façon dont le passage du temps peut atténuer les préoccupations relatives à la sécurité nationale.De plus, elle met en lumière l’importance de tran^érer l’information au domaine public pour le bénéfice des Canadiens actuels et futurs, et pour notre mémoire et notre savoir collectif en tant que pays.» M.Douglas a été espionné pendant plus de 30 ans par le gouvernement fédéral et la Gendarmerie royale du Canada.Qn le soupçonnait d’entretenir des liens avec des membres du Parti communiste.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 AOUT 2011 A 5 ECONOMIE Les Bourses rebondissent avec force La tendance de fond demeure négative, avertissent des analystes New York — Les Bourses mondiales ont fortement rebondi hier au cours d’une journée en dents de scie, les investisseurs restant à l’affût de la moindre information, au lendemain d’une séance marquée par l’effondrement des valeurs bancaires.L’annonce d’une rencontre entre le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, des rumeurs d’interdiction des ventes à découvert ou encore une tpnide amélioration des chiffres du chômage aux Etats-Unis ont provoqué cette remontée, selon les analystes.«Ce sont des marchés très sensibles qui réagissent à toutes les informations possibles», a observé Yves Marçais, vendeur d’actions chez Global Equities.«C’est un rebond que nous considérons comme technique», tempérait à Madrid Soledad Pellon Bannatyne, analyste chez IG Markets, estimant que «la tendance de fond restait négative.Il y aune importante volatilité et beaucoup de spéculation.» M.Sarkozy a annoncé qu’il recevrait mardi Mme Merkel pour évoquer la réforme de la gouvernance de la zone euro, une rencontre qui sera suivie d’une conférence de presse.Le couple franco-allemand, moteur de I’Union économique et monétaire, a «décidé de formuler des propositions communes concernant la réforme de la gouvernance de la zone euro avant la fin de l’été».Les places financières ont réagi positivement à cette annonce, ainsi qu’à des informations, relayées par la chaîne d’information financière CNBC, selon lesquelles la Erance et l’Italie s’apprêteraient à interdire les ventes à découvert, une pratique de spéculation à la baisse qui peut accentuer les variations de cours.L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), le régulateur du secteur, a indiqué en fin de journée, après la clôture des marchés européens, que les ventes à découvert seront restreintes en Erance, en Italie, en Espagne et en Belgique à partir d’aujourd’hui pour lutter contre les «fausses rumeurs» qui déstabilisent les marchés.Wall Street a par ailleurs bien accueilli la diminution du nombre,hebdomadaire d’inscriptions au chômage aux Etats-Unis.Mardi, la banque centrale américaine (Eed) s’était alarmée de la «détérioration de la conjoncture générale sur le marché de l’emploi ces derniers mois» et de perspectives de croissance molles.PICHI CHUANG REUTERS Au lendemain d’une séance marquée par l’effondrement des valeurs bancaires, les Bourses étaient fébriles hier, les investisseurs restant à l’affût de la moindre information.Les Bourses européennes ont terminé en forte hausse.Londres a gagné 3,11 % en clôture, Paris, 2,89 %, Erancfort, 3,28 %, Milan, 4,10 %, Madrid, 3,56 % et la Bourse suisse, 5 %.De l’autre côté de l’Atlantique, à la Bourse de New York, le Dow Jones a engrangé 3,95 %.Le vénérable indice a cette semaine un mouvement de plus de 400 points au cours de quatre séances consécutives, pour la première fois de son histoire.Il a fini dans une direction différente chaque jour au cours des huit dernières séances.«Les marchés sont très nerveux.Il suffit d’une déclaration d’un responsable politique, d’un article de presse négatif pour que ça repique du nez», a observé Jean-Paul Pierref analyste chez Dexia Securities.La solidité des banques européennes, très exposées à la dette publique des pays de la zone euro dont elles détiennent un volume important de titres.est restée au centre de l’attention des investisseurs.Les analystes de Bank of America ont prédit que ces banques européennes continueraient de susciter la défiance tant que la crise de la dette publique resterait une source d’inquiétude.La Banque centrale européenne (BCE) a indiqué hier qu’elle avait prêté la veille, dans l’urgence, plus de 4 milliards d’euros aux banques, la plus forte demande depuis trois mois.Les banques européennes hésitent à nouveau à se prêter entre elles et préfèrent par mesure de sécurité déposer leurs liquidités excédentaires auprès de la BCE, selon des analystes.En début de journée, une rumeur évoquait une nouvelle perte de l’ordre de 500 millions d’euros de la banque française BNP Paribas, en raison de son exposition à la dette publique de la Grèce, un pays en train de négocier la restructuration de sa dette.L’action Société Générale s’était effondrée mercredi sur des rumeurs de faillite, vigoureusement démenties par le p.-d.g.de la banque Erédéric Ou-déa, entraînant dans son silice l’ensemble des titres bancaires en Europe.L’action a repris hier 3,7 % à 23 euros, dans un volume représentant cinq fois la moyenne quotidienne des trois derniers mois.«Les évolutions récentes des marchés boursiers n’affectent pas la solidité financière des banques françaises et la capacité de résistance dont elles ont fait preuve depuis le début de la crise», a assuré hier le gouverneur de la Banque de Erance Christian Noyer.En Italie, le ministre de l’Economie, Giulio Tre-monti, a promis des mesures d’austérité «très fortes», notamment des coupes dans les aides sociales et les retraites.Pour accroître les recettes, Rome envisage aussi d’augmenter les taxes sur les gains financiers de 12,5 % à 20 % (lire texte en page A 7).La veille, c’est la Erance, visée par des rumeurs sur une éventuelle dégradation de sa note de crédit aussitôt démenties, qui avait promis de dévoiler de nouvelles mesures d’austérité, le 24 août.La BCE s’est employée à apaiser les craintes d’aggravation de la crise de la dette çn faisant savoir qu’elle rachèterait des emprunts d’Etat des pays de la zone euro en difficulté jusqu’à ce que le Eonds de soutien européen (FESF) prenne le relais.«Dès que le FESF recevra les moyens qui lui ont été promis, alors il n’y aura plus de raison pour la BCE de rester sur les marchés», a affirmé le Luxembourgeois Yves Mersch, membre du conseil des gouverneurs dans un entretien à paraître aujourd’hui dans le Wall Street Journal.La Commission européenne a affirmé hier que la zone euro ne préparait pas de plan de sauvetage pour Chypre, autre pays dans le collimateur des agences de notation.Les placements jugés les plus sûrs ont dans un premier temps été prisés, avant que les investisseurs ne reviennent vers les actifs plus rémunérateurs comme les actions.L’or, valeur refuge par excellence, a crevé le plafond des 1800 $T’once sur le marché au comptant pendant les échanges asiatiques avant de se replier.En ,^ie, Tokyo a perdu 0,63%, Hong Kong, 0,95%, alors que Shanghaï a clôturé en hausse (+1,27 %).Agence France-Presse et Reuters Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand JACQUES NADEAU LE DEVOIR Selon Raymond Bachand Les turbulences de l’économie mondiale pourraient secouer le Québec en 2012 MARTIN OUELLET Québec — L’économie québécoise tiendra le coup cette année, mais pourrait subir en 2012 les contrecoups des turbulences qui secouent l’Europe et les Etats-Unis, selon le ministre des Einances Raymond Bachand.En point de presse hier à Québec, le ministre Bachand et son collègue du Développement économique.Clément Gi-gnac, ont voulu se faire rassurants sur l’état actuel de l’économie du Québec.Même si les exportations «souffrent un peu» à cause de la conjoncture, les indicateurs économiques, pour l’instant, restent favorables, a assuré M.Bachand.«L’économie québécoise va bien dans le contexte mondial.L’emploi est en croissance, le taux de chômage est à son plus bas, les investissements privés sont en croissance, les exportations sont stables, bien qu’elles souffrent un peu, et la consommation va bien», a-t-il dit en marge de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.La consommation intérieure et la vigueur du marché canadien donnent du tonus à l’économie québécoise, a soutenu M.Bachand, qui maintient à 2 % les prévisions de croissance pour 2011.La situation pourrait cependant se gâter en 2012, à défaut d’une embellie sur les marchés étrangers.«Ixs États-Unis et l’Europe, c’est 80 % de nos marchés d’exportation, [alors] ça affecte, a convenu le ministre Bachand.Les prévisions de croissance de 2 % annoncées au budget sont maintenues pour l’année en cours.S’il y a un impact, ce sera pour 2012, et on ajustera ça lors de la mise à jour [àl’automne].» Caisse de dépôt Quant à la Caisse de dépôt et placement, même si elle n’est pas à l’abri des fluctuations boursières, elle dispose de plans de gestion du risque «costauds», a poursuM M.Bachand.«La Caisse de dépôt a mis en place toute une stratégie d’investissement depuis deux ans pour ne plus être autant à risque que par le passé.» L’an dernier, la Caisse a dégagé, avec 13 %, l’un des meilleurs rendements au pays.La, récente décote de crédit des Etats-Unis par la firme Standard & Poor’s — de triple A à AA+ — a entraîné dans son sillage de fortes fluctuations dans les marchés boursiers ces derniers jours.Le ministre québécois des Einances tente de ne pas se laisser distraire par cette agitation.«Les Bourses ont monté considérablement depuis deux ans.Comment qualifier ce qui se passe depuis une semaine, dixjoursl Je crois qu’il faut regarder ça sur des périodes à long terme», a-t-il estimé.Même si elle demeure largement dépendante du marché américain, l’économie québécoise profite aussi de la demande asiatique, a souligné de son côté le ministre Gignac.Le «boom» des ressources naturelles procure le plein emploi dans certaines régions et même des pénuries de main-d’œuvre.Cette situation, selon M.Gignac, illustre à quel point la conquête de nouveaux marchés comme ceux de la Chine et de l’Inde, par exemple, est fondamentale.D’ailleurs, le premier ministre Jean Charest effectuera une troisième visite en Chine, du 28 août au 2 septembre, à la tête d’une délégation commerciale.Cette mission sera précédée d’un séjour de 72 heures au Japon.Sur le plan politique, M.Bachand se félicite du plan de retour à l’équilibre budgétaire adopté il y a deux ans par le gouvernement Charest.En maintenant le cap sur ses objectifs de contrôle de la dette et de retour à l’équilibre, le gouvernement du Québec démontre sa crédibilité auprès des marchés, a fait valoir le ministre des Einances.La Presse canadienne Les Ponts Jacques Cartier et Champlain incorporée The Jacques Cartier and Champlain Bridges incorporated PONT CHAMPLAIN À ÉVITER TRAVAUX MAJEURS LES FINS DE SEMAINE HORAIRE^ VOIES OUVERTES DISPONIBLES; Du vendredi 12 août, 22 h au lundi 15 août, 5 h : 2 voies Nord /1 voie Sud * Du vendredi 19 août, 22 h au lundi 22 août, 5 h : 1 voie Nord / 2 voies Sud * Du vendredi 26 août, 22 h au lundi 29 août, 5 h : 1 voie Nord / 2 voies Sud * Du vendredi 2 sept., 22 h au lundi 5 sept., 5 h : 1 voie Nord / 2 voies Sud * CIRCULATION TRES DIFFICILE A PREVOIR - LE TRANSPORT COLLECTIF EST RECOMMANDÉ ALTERNATIVES : PONTS JACQUES-CARTIER (horaire spécial pour le pont Victoria les 13 et 14 août - 2 voies en direction sud et aucune voie en direction de Montréal de 9 h à 21 h, samedi et dimanche) 1 *A NOTER : UNE SEULE VOIE OUVERTE DANS CHAQUE DIRECTION DU VENDREDI, 22 H AU SAMEDI, 2 H POUR LA MISE EN PLACE DU CHANTIER.POUR PLUS DE DÉTAILS ET POUR CONSULTER LE CALENDRIER DES TRAVAUX DU MOIS DE SEPTEMBRE: WWW.ca Ces travaux pourraient etre remis en fonction de conditions météorologiques défavorabies.434 ^0918686 A 6 LE DEVOIR LE VENDREDI 12 AOUT 2011 LES MARCHES BOURSIERS TORONTO s&PTsx 12 539,80 + 340,91 , +2,79% Evo ution sur 250 jours VoLme janv.mars juil.LES INDICES Indice S&P TSX S&P TX20 S&P TX60 S&P TX60 Cap.Cons, de base Cens, discrét.Énergie Finance Aurifère Santé Tech, de i’info Industrie DE LA BOURSE DE TORONTO Volume (000) Fermeture var.pts var.12 539,80 + 340,91 306 676 86 402 164 566 164 566 3 930 17 295 64 443 36 133 90 077 1 888 8 997 18 581 HIER À LA BOURSE: Toronto a progressé pour une troisième journée consécutive, hier, alors que Tambiance était meilleure un peu partout sur les marchés mondiaux.New York en a profité le plus, récoltant des gains d’au moins 4 %.Titre ATvariation>l% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONS'OMMÀTiÔN DISCRÉflONNÂIRE ET DË BASE A Alim.Couche-Tard ATD B 29,16 0,48 1,67 571 20,21 30,76 Astral Media ACM A 33,97 0,12 0,35 39 33,51 42,80 A Canadian Tire CTC A 56,80 1,25 2,25 172 52,04 68,93 Cogeco CCA 45,50 0,35 0,78 39 34,22 48,44 T Corus CJR B 19,44 -0,47 -2,36 154 18,69 23,78 A Jean Coutu PJC A 11,84 0,34 2,96 286 8,46 12,18 A Loblaw L 36,76 0,95 2,65 278 34,55 44,98 Magna MG 38,48 0,35 0,92 914 32,98 61,65 A Metro MRU A 46,24 0,64 1,40 331 42,11 49,55 A Quebecer QBR B 31,47 1,28 4,24 131 26,52 39,62 T Rona RON 10,00 -0,20 -1,96 212 10,00 15,40 A Saputo SAP 42,14 1,45 3,56 319 31,24 49,05 A Shaw SJR B 21,29 0,87 4,26 1477 19,10 23,50 A Shoppers Drug Mart SC 38,92 0,95 2,50 1102 34,11 42,53 A Tim Hortons THI 45,71 2,10 4,82 481 35,29 48,74 A Transat A.T.TRZ B 9,64 0,76 8,56 61 8,80 19,97 A Yellow Media YLO 0,79 0,05 6,76 9 604 0,72 6,46 ENERGIE" A Cameco CCO 22,48 0,81 3,74 2 125 20,47 44,28 A Canadian Natural CNQ 36,46 1,11 3,14 4 375 31,97 50,50 A Canadian Oil Sands COS 23,53 1,13 5,04 3 121 21,40 33,94 A Enbridge ENB 31,31 1,14 3,78 2 450 24,78 32,74 A EnCana ECA 25,76 1,35 5,53 3 476 22,92 34,25 A Enerplus ERE 28,52 1,40 5,16 1014 23,07 32,83 A Nexen NXY 20,33 1,11 5,78 1800 18,26 27,11 A Pengrowth Energy PGF 10,95 0,37 3,50 760 9,63 13,96 A Pétrolière Impériale IMO 41,19 2,17 5,56 1915 36,95 54,00 A Suncor Energy SU 32,22 0,94 3,01 7 745 29,44 47,27 A Talisman Energy TLM 16,70 0,86 5,43 4 415 15,05 24,82 A TransCanada TRP 40,94 1,67 4,25 2 455 35,49 43,72 FINANCIÈRES A 8.CIBC CM 72,50 1,35 1,90 1674 66,23 85,56 A 8.do Montréal BMO 59,00 1,80 3,15 2 568 54,35 63,94 A 8.Laurentienne LB 41,50 1,17 2,90 42 38,62 55,87 A 8.Nationale NA 72,95 2,65 3,77 887 54,85 81,98 A 8.Royale RY 51,41 1,68 3,38 5 651 47,98 61,53 A 8.Scotia BNS 53,77 1,87 3,60 3 030 49,00 61,28 A 8.TO TD 76,05 2,12 2,87 3 442 68,25 86,82 A Brookfield Asset BAM A 29,48 1,33 4,72 1289 25,79 33,95 A Cominar Real ' CUE UN 21,55 0,55 2,62 128 19,65 23,00 A Corp.Fin.Power PWF 27,08 0,65 2,46 556 25,50 31,98 A Fin.Manuvie MFC 13,08 0,58 4,64 10 675 11,27 19,29 A Fin.Sun Life SLF 26,17 0,94 3,73 2 229 23,58 34,39 A Great-West Lifeco GWO 22,70 0,23 1,02 1123 21,79 27,85 A Industrielle All.lAG 35,84 1,12 3,23 245 29,69 42,02 A Power Corporation POW 24,00 0,61 2,61 1256 22,77 29,50 A TMX X 43,07 1,82 4,41 149 27,75 45,69 INDUSTRIELLES A Air Canada AC B 1,86 0,04 2,20 2 759 1,74 4,09 A Bombardier BBD B 5,30 0,28 5,58 7 406 4,25 7,29 T CAE CAE 10,95 -0,59 -5,11 2 235 9,76 13,36 A Canadien Pacifique CP 58,63 0,92 1,59 951 55,25 69,48 A Chemin de fer CN CNR 70,13 1,76 2,57 1677 61,62 78,08 A SNC-Lavalin SNC 52,70 2,13 4,21 522 45,49 63,23 A Transcontinental TCL A 14,30 0,18 1,27 157 11,82 17,25 Transperce TFI 12,95 0,05 0,39 489 9,36 16,00 MÀTÉRIAÜX A Agrium AGU 81,96 1,99 2,49 904 65,85 98,02 Barrick Gold ABX 49,75 0,03 0,06 5 612 42,06 55,99 Goldcorp G 50,72 0,18 0,36 4108 38,99 53,34 T Kinross Gold K 15,50 -0,81 -4,97 11260 13,53 19,98 Mines Agnico-Eagle AEM 62,70 0,22 0,35 1423 53,05 88,52 A Potash POT 54,22 3,03 5,92 4 337 37,24 63,19 A Teck Resources TCK B 43,05 1,24 2,97 4 342 32,26 64,62 SERVICES PUBLICS A Fortis FTS 31,21 0,96 3,17 596 28,24 35,45 A TransAlta TA 21,23 0,60 2,91 1146 19,45 22,24 TECHNOLOGIE CGI GIB A 19,50 0,05 0,26 926 14,35 24,30 A Research In Motion RIM 23,97 1,85 8,36 3 560 21,40 69,30 t'É'LÉ'COMMUNl'CÀHÔNS A BCE BCE 37,79 0,87 2,36 2 175 31,80 39,28 Bell Allant BA 27,00 0,12 0,45 265 25,06 29,19 A Rogers RCI B 36,67 1,17 3,30 2 154 33,29 41,64 A Telus T 53,61 2,03 3,94 862 41,00 55,04 fonds" NÉGOCIÉS EN BOÜRSÉ iShares DEX XBB 30,87 -0,24 -0,77 58 29,19 31,11 A iShares MSCI XEM 23,13 1,08 4,90 26 21,71 27,53 A iShares MSCI EMU EZU 30,36 1,38 4,76 794 28,89 42,22 A iShares S&P 500 XSP 13,41 0,59 4,60 1 570 11,95 15,77 A iShares S&P/TSX XIC 19,73 0,59 3,08 266 18,11 22,61 ?CE^ C CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC Jn vers te de Sherb ooke eoonom e oontempo a INDICES QUEBECOIS Indice Fermeture var.pts var.% INDICE QUÉBEC IQ30 1305,13 +28,86 +2,26 INDICE QUÉBEC IQ120 1379,60 +28,40 +2,10 670,78 716,77 -15,06 -20,90 792,60 +23,10 197.77 84,29 285.77 175,89 407,34 50,70 27,00 + 4,31 + 2,14 1-11,43 + 5,30 + 0,41 + 0,92 -0,03 % 2,8 2,3 3,0 3.0 2,2 2,6 4,2 3.1 0,1 1,8 0,1 Indice Matériaux Immobiiier Téiécoms Serv.coiiect.TSX CROISSANCE TSX Venture 88 817 1793,81 +41,68 2,4 Consultez toutes les cotes boursières Velume (000) Fermeture var.pts var.% 126 612 414,20 + 4,75 1,2 5 801 201,75 + 8,26 4,3 5 739 97,97 + 2,46 2,6 3 189 216,06 + 4,70 2,2 s 30 492 1 203,51 + 55,31 4,8 Titre Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut LES PLUS ACTIFS DE LÀ BOURSE'DE TORONTO IShares S&P/TSX XIU 17,97 0,56 3,22 15 864 16,64 20,71 Kinross Gold K 15,50 -0,81 -4,97 11260 13,53 19,98 Fin.Manuvie MFC 13,08 0,58 4,64 10 675 11,27 19,29 Suncor Energy SU 32,22 0,94 3,01 7 745 29,44 47,27 Lundin Mining LUN 5,37 0,47 9,59 7 702 3,72 9,31 Bombardier BBD B 5,30 0,28 5,58 7 406 4,25 7,29 Yamana Gold YRI 14,87 0,01 0,07 6 681 9,95 15,04 Horizons BetaPro HOU 5,22 0,47 9,89 5 678 4,38 10,43 B.Royale RY 51,41 1,68 3,38 5 651 47,98 61,53 Barrick Gold ABX 49,75 0,03 0,06 5 612 42,06 55,99 LES GAGNANTS EN /o Compton Petroleum CMT 18,50 5,95 47,41 80 11,50 118,00 BlackPearl PXX 5,46 1,06 24,09 3 140 2,86 8,64 PFB PFB 6,34 0,94 17,41 3 5,13 6,95 Labrador Iron LIM 10,30 1,38 15,47 285 4,25 14,95 Open Range Energy ONR 6,42 0,82 14,64 1 745 1,10 6,95 Dividend Growth DGS 8,87 1,01 12,85 8 7,31 10,50 Grande Cache Coal GCE 7,22 0,81 12,64 1 570 4,95 11,93 Equal Energy EQU 4,95 0,51 11,49 138 4,32 8,24 Allbanc Split ABK A 31,94 3,16 10,98 20 28,78 36,60 Horizons BetaPro HJ U 11,98 1,18 10,93 73 10,55 18,58 LES PERDANTS EN /o O’Ieary Us Sy U OUY U 10,00 -1,48 -12,89 5 10,00 12,30 Horizons BetaPro HMD 6,47 -0,79 -10,88 44 4,42 12,57 Horizons BetaPro HJD 9,90 -1,18 -10,65 31 7,30 13,05 Vicwest vie 11,62 -1,38 -10,62 168 11,62 17,05 Open Text OTC 51,84 -5,92 -10,25 1646 37,32 69,15 Horizons BetaPro HOD 8,14 -0,81 -9,05 2 244 4,92 12,13 Horizons BetaPro HSD 11,19 -1,11 -9,02 758 8,68 16,09 Horizons BetaPro HQD 7,79 -0,69 -8,14 192 6,33 13,32 ShawCor SCL B 25,32 -2,14 -7,79 0 25,32 41,75 Horizons BetaPro HVU 22,55 -1,86 -7,62 581 8,69 39,98 LES GAGNANTS EN $ Fairfax Financial FFH 381,22 12,38 3,36 43 346,00 425,25 Compton Petroleum CMT 18,50 5,95 47,41 80 11,50 118,00 Walter Energy WLT 78,67 5,01 6,80 8 69,66 133,40 Canadian Tire CTC 67,90 3,41 5,29 1 61,01 77,40 Allbanc Split ABK A 31,94 3,16 10,98 20 28,78 36,60 SXC Health SXC 51,71 3,08 6,33 316 36,76 62,64 Potash POT 54,22 3,03 5,92 4 337 37,24 63,19 Domtar UFS 70,03 2,71 4,03 43 59,49 102,31 Stella-Jones SJ 38,20 2,70 7,61 7 24,75 42,74 B.Nationale NA 72,95 2,65 3,77 887 54,85 81,98 LES PERDANTS EN $ Open Text OTC 51,84 -5,92 -10,25 1646 37,32 69,15 Lassonde LAS A 70,25 -0,25 -0,35 1 53,45 77,50 PowerShares 08 DGU 61,40 -3,13 -4,85 4 31,84 64,53 Central GoldTrust GTU UN 68,83 -2,87 -4,00 15 48,22 71,70 ShawCor SCL B 25,32 -2,14 -7,79 0 25,32 41,75 Central GoldTrust GTU U 69,75 -1,95 -2,72 3 47,95 71,70 Horizons BetaPro HVU 22,55 -1,86 -7,62 581 8,69 39,98 iPath S&P 500 VIX vxx 33,25 -1,74 -4,97 415 19,08 102,16 O’leary Us Sy U OUY U 10,00 -1,48 -12,89 5 10,00 12,30 lamgold IMG 18,96 -1,43 -7,01 5 322 16,37 22,79 NEW YORK S&P 500 1172,64 A + 51,88 + 4,63% NASDAQ 2 492,68 + 111,63 k +4,69% DOW JONES 11143,31 AYA! LES MARCHES INTERNATIONAUX Indice Euronext 100 (Europe) CAC 40 (France) DAX (Allemagne) FTSE MIB (Italie) MXSE (Mexique) Bovespa (Brésil) Shanghai (Chine) Hang Seng (Hong Kong) Nikkei 225 (Japon) ASX ALL ORD (Australie) RTS (Russie) Fermeture var.pts var.% 570,99 + 14,36 2,6 3 089,66 + 86,67 2,9 5 797,66 + 184,24 3,3 15 277,19 + 601,15 4,1 33 590,33 + 1371,00 4,3 53 343,11 + 1947,82 3,8 2 581,51 + 32,33 1,3 19 595,14 -188,53 -1,0 8 981,94 -56,80 -0,6 4 203,49 -3,86 -0,1 1 576,47 + 31,64 2,0 PÉTROLE 85,72 + 2,83$US A + 3,41% Æ.OR 1748,80 -32,50 $US v -1,82% ?DOLLAR CANADIEN 101,18 + 0,66 0US ^ 1$US = 98,83T fA5.Çl»gVoCt)£L‘«r, C'£ST K WAFAuTf) •rSliNfPcRTf flUfSfc ((AonTRÊAU 'isicjS-i'*- Nationalisation nrgente des ressonrces natnrelles Les milliards de dollars s’envolent avec les compagnies minières établies sur le territoire du Québec et la province, comme une pauvresse, comme une servante, en retire la portion congrue.Un manque de sens politique tel qu’on les aide même à construire des routes.On est loin du «Maîtres chez nous» de Jean Lesage.Avec les libéraux actuels, c’est plutôt le «Rampant chez nous».Il faut nationaliser dès septembre les richesses naturelles (à tout le moins, songer à créer des sociétés mixtes), comme on l’a fait avec l’électricité en 1962.En ce temps-là, les politiciens avaient assez de fierté pour ne pas «gui-douner» devant les lobbies.Jean-Pierre LeBlanc Saint-Fabien-sur-Mer, le 5 août 2011 L’engagement politiqne selon Landry Le suave Bernard Landry déclarait récemment que la candidate du NPD Nyco-le Turmel discréditait l’engagement politique par ses nombreuses affiliations.Je vais vous dire franchement ce qui discrédite la politique aux yeux des citoyens: c’est d’abord et avant tout le sentiment de trahison que l’on ressent envers «nos» LETTRES élus.Trahison lorsque les riches s’en tirent toujours à bon compte sur le dos de la majorité.Baisses d’impôt et abris fiscaux pour les nantis et les entreprises, hausses des taxes et tarifs pour nous autres.Trahison quand vous bradez NOS ressources naturelles à des intérêts privés — et étrangers de surcroît.Trahison quand vous privatisez NOS services publics.Ça nous revient plus cher pour moins de services.Trahison quand vous varlopez la fonction publique en coupant dans ses budgets et ses ressources.Finalement, quoi de plus révoltant qu’une répression policière contre ses propres concitoyens.«NOTRE» gouvernement qui nous varge dessus à coups de matraque! Voilà d’où émane le cynisme envers la classe politique.Pourquoi avons-nous la désagréable sensation que les gouvernements sont au service des puissants de ce monde?Est-ce ça, la démocratie?Marc Beaudoin Val-d’Or, le 7 août 2011 Les millions des plages Il serait intéressant de savoir combien de millions de dollars touristiques quittent le Québec chaque saison estivale pour être investis par les Québécois au Vermont, au Maine, au Nouveau-Brunswick ou en Ontario.Le ministère du Tourisme est-il en mesure d’évaluer ces flux de dépenses liées à la fréquentation massive de plages publiques que les autorités voisines ont eu la bonne idée de conserver?La raréfaction croissante des accès au fleuve, aux lacs et aux rivières du Québec n’est probablement pas étrangère à cette fuite remarquable des Québécois et de leur argent hors de chez eux par temps de canicule.Léonce Naud Québec, le 7 août 2011 Charest et l’absurde jovial Mis en cause par une étude de Desjardins sur les prétentions du Plan Nord, Jean Charest se défend en déclarant que le Québec est chanceux parce qu’il est peu dépendant des revenus tirés des redevances sur les ressources naturelles.Avec une logique aussi ridicule, on pourrait croire que le Québec serait encore plus chanceux en n’imposant aucune redevance aux compagnies minières.Alors que l’Australie et la Norvège retirent des redevances de 30 %, voire 50 %, au bénéfice de leur population, on assiste ici encore une fois au spectacle désolant d’un premier ministre cosmétique qui n’a jamais peur d’avancer des raisonnements absurdes avec le ton le plus naturel de la sincérité et de la conviction! Et c’est ça que nous avons élu! Pierre Lavallée Le 6 août 2011 LIBRE OPINION Défiler pour le petit Jérémy STEVE EOSTER Président-directeur général.Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) Année après année, j’écris sur le défi-Iç de la Fierté LGBT de Montréal.Evidemment, je me demande comment je peux aborder le sujet car, honnêtement, je ne sais plus quoi dire pour témoigner de sa nécessité.Mais comme toujours, il se produit des événements qui me permettent d’aborder le sujet sans avoir trop l’air de me répéter.Au départ, je voulais aborder l’avancée des droits des LGBT dans le monde.Non pas dans ces pays où les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenre sont passibles de peine de mort, mais bien dans ces pays dits «civilisés» où, dans le meilleur des cas, nos droits n’avancent qu’à pas de tortue, comme c’est le cas en France, en Italie ou en Russie.Je me disais que toutes et tous n’avaient pas la chance de vivre au Québec et qu’il serait bon, par solidarité, de penser à celles et ceux qui en arrachent encore de par le monde pour pouvoir être considérés comme des citoyens et citoyennes à part entière.Mais j’ai dû me raviser à la suite de la lecture d’un article paru le 17 juin dernier sur le site Web d’un ^and quotidien, qui relatait les mauvais traitements subis par le petit Jérémy et dont je transcris ici un court extrait: «M.Bastien avait eu une conduite ignoble avec son fils.Il le frappait, l’habillait en fille et l’envoyait dehors ainsi parce qu’il le trouvait “poignet cassé”.A 4 ans, il le mettait à genoux, les bras en croix, avec des conserves de tomates dans les mains, pour l’endurcir.» Le petit Jérémy est mort en 2008, à la suite des mauvais traitements reçus, dont 26 coups de ceinture la veille de sa mort.Jérémy n’avait même pas cinq ans.La nouvelle conjointe de Bastien a été reconnue coupable de meurtre au premier degré.Pour ce qui est de Bastien lui-même, il attend son procès.Le «mauvais genre» Il n’avait que quatre ans! Comment peut-on penser que martyriser les Jérémy de ce monde puisse leur inculquer ce que c’est qu’être un «vrai» garçon?Et n’allez pas croire que c’est différent pour les filles.Les traitements que Bastien a fait subir à son fils témoignent, de la manière la plus sordide qui soit, de ce qu’il peut advenir quand un parent ne peut accepter la différence de son enfant.Vous savez, cette différence qui fait que nous ne correspondons pas aux normes du genre (je devrais plutôt dire «d’expression du genre», car, ici, c’est l’opposition des caractéristiques de la masculinité à celles de la féminité qui prévaut).Entre les deux, rien n’est acceptable.Hors de question d’avoir un mélange variable de l’un et de l’autre.On ne peut être différent de ce qui est socialement convenu par les stéréotypes sexistes.Combien d’enfants et de jeunes sont maltraités à cause d’une expression de «mauvais genre»?Peut-être étiez-vous de ceux-là?Pour un cas comme celui de Jérémy, il existe d’autres gamins et gamines qui souffrent un enfer sans nom.Une personne que j’admire, madame Françoise Susset, psychologue spécialisée dans les questions liées à l’identité de genre, me disait, lors d’une conversation: «De nombreux chercheurs ont confirmé que les jeunes enfants qui expriment une masculinité ou une féminité atypique sont plus à risque de vivre de la violence, non seulement à l’école, mais aussi au sein même de leur famille.Les garçons sont plus souvent la cible que les filles et les comportements violents viennent plus souvent du père que de la mère.» Une vision confortée Le pire, c’est que ces pères et ces mères qui maltraitent leurs enfants à différents degrés trouveront des gens pour les conforter dans cette vision normative des rôles que chaque sexe doit jouer.Professeurs, intervenants sociaux, voisins, amis et même les psychiatres viendront confirmer le «trouble d’identité sexuelle» de l’enfant tel que répertorié dans leur DSM, la bible de la profession.Et on ne parle pas ici d’un questionnement lié à l’orientation sexuelle.Alors, faut-il s’étonner de voir ces jeunes vivre ce même enfer lorsqu’ils arrivent en milieu scolaire?Rappelons-nous l’histoire du jeune fugueur David Fortin.Il ne faudrait pas croire que cette rectitude comportementale est l’apanage des hé-téros.Çhez de nombreuses personnes LGBT, cette représentation normative trouve un écho.Nous adoptons les standards hétérosexuels et nous adoptons les préjugés qui viennent avec eux.Qui n’a pas entendu quelqu’un ridiculiser un gars efféminé en le traitant de «folle» ou une lesbienne en la traitant de «truckeuse», parce que ces derniers transgressaient les stéréotypes de genre.D’ailleurs, moi aussi, je l’avoue bien tristement, j’étais de ce nombre à une certaine époque.Donc, je suivrai le défilé, car celui-ci est nécessaire.Je défilerai dimanche en pensant à Jérémy et à tous ces enfants qui sont différents, qu’ils soient LGBT ou non, car le défilé, c’est aussi célébrer la différence sous toutes ses facettes.Que l’on ne vienne plus me dire que le défilé n’a pas sa place, car Jérémy, lui, n’a pas eu la chance de prendre la sienne. LE DEVOIR LE VENDREDI 12 AOUT 2011 A 9 IDEES La nipponisation de l’économie mondiale MARC LAVOIE MARIO SECCARECCIA Professeurs, Département de science économique, Université d’Ottawa économie japonaise souffre de stagnation depuis maintenant 20 ans, ce que les experts appellent les deux décennies perdues.De nombreux signes laissent prévoir que c’est l’économie mondiale entière, ou en tout cas le monde occidental, qui devra à son tour subir une ou deux décennies de stagnation.Le Japon a subi l’éclatement de deux bulles: une sur les marchés boursiers et une autre sur les marchés immobiliers.La baisse des prix sur ces marchés a provoqué le sur-endettement des entreprises, des banques et des ménages nippons.La banque centrale japonaise poursuit depuis plus de 10 ans une politique de taux d’intérêt zéro, sans effet.Le gouvernement japonais a généralement suivi une politique budgétaire expansionniste, avec programmes de relance, lourds déficits et accroissement de la dette publique, tout en faisant par moments marche arrière, tentant un vain retour veps l’austérité budgétaire.Les Etats-Unis sont dans une situation similaire.Nous sommes probablement en train de vivre l’éclatement d’une troisième bulle en 10 ans sur le marché boursier.Le marché immobilier a commencé à s’effondrer depuis 2006, et il stagne toujours.Les banques et les ménages américains sont surendettés, tandis que les entreprises non financières conservent leurs profits sous forme liquide, ou les utilisent pour se désendetter, plutôt que de les investir dans de nouvelles machines.Comme au Japon, il ne reste que le secteur gouvernemental pour relancer l’économie, mais, ainsi que l’a bien démontré l’épisode du relèvement du plafond de la dette, le gouvernement Obama est maintenant l’otage des fanatiques du Tea Party ou des partisans de lois forçant l’équilibre budgétaire, certains d’entre eux à l’intérieur même de son propre parti.L’incapacité des gouvernements Ces gens n’ont aucune compréhension des enjeux macroéconomiques et financiers.Les marchés boursiers chutent, non pas parce que les acteurs financiers craignent un défaut sur la dette américaine, mais parce qu’ils ont maintenant compris que l’économie américaine et l’économie européenne se dirigent tout droit vers une autre récession, leurs gouvernements étant dans l’incapacité politique d’instaurer des programmes de relance.La décote par Standard and ISSEI KATO REUTERS Le Japon a subi l’éclatement de deux bulles: celle des marchés boursiers et celle des marchés immobiliers.Poor’s de la dette du gouvernement américain le 6 août 2011, de AAA à AA+, n’aura eu aucun effet sur le taux de rendement de ses obligations à long terme, ce taux à 10 ans chutant même à 2,2 % en début de semaine.Quant au Japon, que Standard and Poor’s avait décoté à AA-le 27 janvier 2011, le taux de rendement de ses obligations à 10 ans n’était que de 1,05 % le 9 août, bien que le ratio de son endettement public brut à son PIB excède 200 %.Pendant ce temps, malgré des taux d’endettement public bien plus modérés, ces mêmes taux de rendement à 10 ans pour la Grèce, le Portugal et l’Irlande se situaient entre 10 % et 15 %, et ils oscillaient entre 3,1 % et 5,2 % pour l’Italie, l’Espagne, la Belgique et la Erance, après quelques baisses.Au Canada, aux dernières nouvelles, ce taux était de 2,41 %.Pays souverains Quelle différence y a-t-il entre le Canada, les Etats-Unis et le Japon, d’une part, et ces pays européens de la zone euro, d’autre part?La différence, c’est que le Canada, les Etats-Unis et le Japon sont des pays réellement souverains pour ce qui est de leur monnaie, tandis que les pays de la zone euro ne le sont pas.Ces trois pays ne peuvent pas faire défaut, quoi qu’en pensent les dirigeants de Standard and Poor’s.Ces pays émettent leurs dettes dans leur propre devise, leur taux de change n’est pas fixe, et il n’existe aucune contrainte restreignant l’achat de ces dettes par leur banque centrale.Autrement dit, si vous détenez une obligation de ces gouvernements et que vqus voulez vous faire rembourser, l’État tire un chèque sur son compte à la banque centrale, et peut ensuite se réapprovisionner en émettant des titres qui seront achetés, directement ou indirectement, par la banque centrale, sans autre conséquence.La situation des pays de la zone euro est tout autre.Il n’existe aucune collaboration entre la Banque centrale européenne (BCE) et les gouvernements nationaux de la zone euro.La BCE ne peut refinancer que les banques.Elle ne peut pas faire d’avances aux gouvernements, et elle ne peut pas acheter directement les titres que ces gouvernements émettent.La BCE se refusait aussi à en racheter sur les marchés secondaires, une contrainte qu’elle s’est finalement résolue à lever le 10 mai 2010, mais trop tard, quand il est devenu évident que les taux de rendement sur les titres des gouvernements irlandais et grec devenaient insoute- nables.Les obligations portugaises, espagnoles et Miennes ont ensuite été à leur tour la cible des attaques des spéculateurs, si bien que la BCE a dû à nouveau renoncer à ses beaux principes, en prétendant qu’elle le faisait pour mieux contrôler l’inflation, annonçant le 7 août de nouveaux achats sur les marchés secondaires afin d’empêcher la hausse des taux d’intérêt à long terme en Espagne et en Italie, avec d’ailleurs un certain succès.Mais les interventions de la BCE sont conditionnelles: son président, M.Jean-Claude Trichet, tient à ce que les gouvernements italien et espagnol poursuivent des politiques d’austérité qui vont plonger en récession ces économies déjà défaillantes.Si le scénario grec du cercle vicieux se répète pour ces deux pays, le fonds européen de stabilisation financière initialement mis en place pour aider les petits pays que sont la Grèce, l’Irlande et le Portugal devra être démultiplié, et il entraînera alors inévitablement des attaques spéculatives contre la Erance, contrainte de financer la plus grosse partie de ce fonds, avec l’Allemagne.Et si la Erance tombe aussi, même l’Allemagne, que tous considèrent comme un pilier infaillible, sera à son tour à risque de défaut.Mais, avant qu’on en arrive là, les banques européennes, détentrices d’une grande fraction de la dette «souveraine» européenne, qui sera alors en défaut de paiement, seront elles-mêmes insolvables.Des erreurs qui se répètent C’est d’ailleurs cette possibilité qui explique la forte chute, depuis plusieurs mois, des cours en Bourse des banques, comme lors de la débâcle de 2008.Lors de la crise financière de 2008, les gouvernements se sont résignés à contrecœur à poursuivre des politiques de relance, laissant ainsi augmenter leurs déficits budgétaires.Mais, à peine quelques mois plus tard, les communiqués du G7 démontraient le désir de faire marche arrière et de tenter de revenir à des budgets équilibrés, comme le réclame fièrement notre ministre des Einances, M.Jim Elaherty.Les erreurs du Japon depuis 20 ans et les erreurs commises lors de la Grande Dépression des années 30 se répètent.Les politiciens et les bureaucrates de la BCE continuent à croire que les déficits des gouvernements sont une cause de l’inflation des prix, bien que le Japon ait une inflation nulle depuis 20 ans malgré ses énormes déficits et la croissance considérable de sa masse monétaire.Quels que soient leurs effets sur l’endettement public, les gouvernements nationaux doivent poursuivre et même étendre les programmes de relance, qui constituent actuellement la seule source de croissance de la demande.Autrement, la nipponisation de l’économie mondiale sera complète.Prise en charge des aînés malades Quand les médecins se heurtent au manque de soutien J ERANÇOIS ALLISON Médecin de famille, CLSC du Marigot, Laval, et chargé d'enseignement de clinique.Département de médecine familiale et de médecine d’urgence.Université de Montréal ai lu avec intérêt l’opinion du collectif des médecins des quatre universités québécoises dont le texte «La prise en charge des aînés malades par les médecins de famille menacée» est paru dans Le Devoir du 9 août.Il est vrai que la prise en charge des patients malades, et d’autant plus des «aînés malades», ne présente pas un attrait pour les jeunes médecins finissants.Je considère cependant que l’aspect financier est secondaire, les activités médicales particulières (AMP) également.Le principal obstacle est le manque de soutien clérical et professionnel à cette pratique.Le gouvernement gère depuis des années l’allocation des services aux patients comme ü le fait pour l’entretien de notre système routier, les ressources disparaissent, les soutiens aux familles s’écroulent, les indications routières sont complexes.Les équipes multidisciplinaires entourant dans le passé les équipes médicales ont perdu de leur stabilité.On gère l’attribution des services à travers les compressions budgétaires et on sollicite de plus en plus l’utilisation de personnel venant d’agences privées qui ne connaissent pas aussi bien nos patients.Les médecins doivent s’adapter à des gestionnaires qui changent tous les 6 à 12 mois.Dans les faits, les fusions d’établissements ne m’auront pas convaincu qu’il y a une réduction dans les effectifs de gestionnaires.Trouver des trucs De plus, de nos jours, le jeune médecin doit ajouter un «cours 101» à sa formation en médecine familiale afin de connaître la façon d’obtenir, par exemple: une aide au bain pour le patient, le «truc» pour éviter le refus d’une demande de vignette de stationnement, l’endroit oû s’adresser pour des services psychosociaux, ou le numéro de télécopieur pour acheminer une demande d’évaluation en psychogériatrie.Chaque centre de santé et de services sociaux (CSSS) a ses règles et les services varient d’une région à l’autre.En tant que médecin vieillissant (23 années de carrière) qui a connu l’époque des suivis à domicile, oû nous pouvions nous fier à la bonne connaissance de tous les aspects de nos patients par l’équipe avec qui nous avions l’habitude de travailler, je demeure perplexe quant aux chances de pouvoir recruter davantage de jeunes médecins qui ont grandi dans un monde d’efficience et de résultats.Leurs téléphones intelligents sont plus conviviaux d’utilisation que les voies d’accès aux ressources de notre système de santé public.Les 70 % de jeunes médecins qui travaillent en milieux hospitaliers ont plus de facilité à obtenir des services à domicile pour leurs patients qui quittent l’hôpital (physio, ergo, nutritionnistes, travailleurs sociaux) que les médecins travaillant sur le terrain ou en bureau.Les CLSC donnent la priorité aux demandes venant des hôpitaux pour désengorger ceux-ci.Durant ce temps, les demandes des médecins sur le terrain sont sur une liste d’attente.Ainsi, des patients se retrouvent à l’urgence en attente d’une prise en charge.Est-ce qu’une rémunération bonifiée pourrait encourager le recrutement des jeunes médecins?Oui, à court terme, naïvement; mais non à long terme, tant que la pratique quotidienne ne sera pas plus soutenue.Dommage! Car dans les faits, la prise en charge médicale au bureau ou à domicile peut être si valorisante et enrichissante! Qui mène le monde ?•N 1 Lise Payette ous les pays du monde vivent à crédit.«Jouissez maintenant, payez plus tard» était le slogan du capMisme international.Chaque pays avait sa carte de crédit: schlack-schlack.Nous sommes des citoyens si naïfs.Nous pensions vivre en démocratie, car nous votons tous les quatre ans afin de désigner les politiciens qui veilleront à la bonne administration de la chose publique.Mais qui mène le monde quand les dirigeants ont les mains liées par des déficits qu’ils n’arrivent plus à rembourser?Çette situation ne touche pas seulement les États-Unis.Plusieurs pays de la zone euro sont au bord de la faillite et nous-mêmes, nous sommes loin d’être au-dessus de la mêlée.Criblés de dettes.Tous.Au-dessus des gouvernements, ce sont les dieux de la finance qui mènent le monde.Ils s’appellent Moody’s, ou Standard & Poor’s, ou Pitch Ratings.Ce sont ces agences qui mettent les pays à genoux.Vous avez intérêt, que vous soyez un grand ou un petit pays, à être dans les bonnes grâces des agences de notation.C’est essentiel.Elles jugent de la santé financière des États et, si son verdict est mauvais, vous n’êtes pas mieux que mort.Les agences qui évaluent la performance financière des gouvernements à travers le monde se situent au-dessus de tout.Elles contrôlent l’accès au crédit dans le monde entier et il suffit qu’elles regardent un gouvernement de travers, n’importe oû sur la planète, pour que les taux d’intérêt se mettent à grimper ou à s’effondrer, que les banques se mettent à paniquer et que les ministres des Einances fassent de l’urticaire, qu’ils soient grecs, irlandais, espagnols, italiens, canadiens ou québécois.Tous dans le même panier.Un fameux panier de crabes.Nous n’avons jamais réalisé que, en élisant nos représentants, notre vote ne servait qu’à élire les «concierges de l’immeuble», ces grands immeubles qu’on appelle des pays.Le grand patron, celui qui déterminera ce que votre concierge peut faire ou ne pas faire, c’est l’agence Moody’s, Standard & Poor’s ou Pitch Ratings.En quelques semaines, on vient de voir ces agences menacer du pire l’Europe tout entière et faire blanchir les cheveux de Barack Obama, qui était déterminé à garder sa cote AAA comme si sa vie en dépendait.Quand l’agence, qui est Dieu, qui voit tout et qui sait tout, menace de décréter la décote, ce mot horrible qu’on ne prononce que les yeux baissés, la sueur au front et les mains moites, c’est la déprime.On annonce qu’on va devoir couper dans les services ou augmenter les impôts afin de diminuer LA dette, car se voir décoter, ça empêche tous les ministres des Einances de dormir la nuit.Le capitalisme est ainsi fait.C’est le système qui carbure au crédit et les pays, comme les individus, n’y échappent pas.Nous avons chacun notre cote de crédit.Il suffit de se présenter à la banque ou à la caisse pour emprunter et on vous jugera sur votre comportement financier.L’agitation politique qu’a connue la zone euro au cours des derniers mois a obligé ses dirigeants à «inventer» des moyens d’intervention jamais vus pour sauver les pays qui étaient au bord du précipice.Les agences d’évaluation mesurent la capacité de payer ses dettes dans les temps promis.Ces temps-ci, disons que ça va plutôt mal.Plusieurs pays européens sont aux soins intensifs et des peuples entiers se révoltent parce qu’ils perdent ce qu’ils avaient mis des siècles à obtenir, comme des retraites décentes ou des soins de santé accessibles.Ces acquis de leurs vies collectives ont tendance à fondre au soleil.Certains diront que les fameuses agences de notation sont des garde-fous.Que ce sont les gouvernements qui dépensent comme des fous.Ce qui démontrerait bien que ce sont les agences que nous devrions élire en démocratie puisque ce sont elles qui ont le dernier mot.Elles détiennent, en tous les cas, un immense pouvoir et nous devrions savoir à qui nous avons affaire.Quand la nouvelle arrive au Conseil des ministres, à Québec, que l’agence de notation pourrait envisager de baisser la cote du Québec parce qu’on a un programme social trop généreux, parce que les droits de scolarité sont trop bas ou qu’on envisage de baisser le coût des médicaments, le frisson est perceptible.Au fond, c’est l’agence qui décide, au bout du compte, ce qu’un gouvernement élu démocratiquement peut faire ou ne pas faire.L’agence, c’est comme un gouvernement international qui n’en a pas le nom mais qui en a les moyens, qui peut choisir de laisser aller une dette nationale sans intervenir parce que ça sert des intérêts particuliers qu’il favorise ou parce que ça lui permet de modeler un gouvernement comme il le souhaite.C’est surtout comme un gouvernement international qui n’aurait de comptes à rendre à personne.Assez inquiétant.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)¥ahien DegXise(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel ¥)a.vi6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Eric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters), Gérald Dallaire (^jupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Gxij TsûWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier, Etienne Plamondon-Emond (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)', Geneviève Tremblay et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOCITE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 AOUT 2011 ACTUALITES JEFFREY SUITE DE LA PAGE 1 à la minière, a-t-elle rappelé.Lorsque les libéraux ont annoncé qu’ils accorderaient une garantie de prêt à l’entreprise et au consortium indien qui pilotent le projet, les promoteurs avaient d’ailleurs bon espoir de compléter le financement avant le juillet Comme ils n’y sont pas parvenus, le gouvernement leur a accordé un délai supplémentaire.Mais, si les libéraux ont décidé d’imposer un ultimatum à Mine Jeffrey et à Balcorp, cela ne veut pas dire que Québec retirera tout appui passé lundi prochain, selon ce qu’on a fait valoir au bureau de Clément Gignac.«Pour Vinstant, on s'en tient au 15 août Mais je ne peux pas me prononcer sur ce qui se passera après.On est encore en contact avec Balcorp.On négocie toujours avec eux»y a dit Mme St-Amant Tellier, sans apporter davantage de précisions.Mine Jeffrey n’a pas rappelé Le Devoir hier.L’objectif de l’entreprise est de commencer l’extraction d’amiante au début de 2012.Des investisseurs chinois avaient fait part de leur intérêt à investir dans la relance de la mine: l’entreprise Centrée disait vouloir investir 40 millions dans le projet de développement d’une mine souterraine en 2009, avant de se désister.Le principal promoteur de la relance de Mine Jeffrey est Balcorp Limited, un consortium indien dirigé par Baljit S.Chadha.Cet homme d’affaires a récolté 19 000 $ pour le Parti libéral du Québec, en 2009, lors d’un cocktail de financement à sa résidence de Westmount où Jean Cha-rest était l’invité d’honneur.M.Chadha est aussi inscrit au Registre des lobbyistes du Québec.Son mandat, qui vise directement le ministère dirigé par M.Gignac, se décline ainsi: «Demande de garantie de prêt de 58 millions de dollars pour procéder à la relance des opérations de la mine Jeffrey, notamment embauche de personnel, achat d’équipement, etc.» Balcorp a un autre lobbyiste inscrit pour le même mandat.Si la relance de la mine est vue d’un bon œil dans la région d’Asbestos, elle a été dénoncée par à peu près tous les experts du secteur de la santé.Tous les directeurs québécois de la santé publique craignent les effets de la relance de l’exploitation de la mine Jeffrey.Plusieurs organismes du monde de la santé sont du même avis, dont la Société canadienne du cancer.Selon cette organisation, la reprise des activités d’extraction et d’exportation de la mine contribuerait à propager l’épidémie de cancers causés par l’amiante, à l’origine de 90 000 morts chaque année à travers le monde.Le ministre Clément Gignac estime pour sa part que ce produit cancérigène peut être utilisé sans danger.La garantie de prêt serait d’ailleurs assortie d’une clause stipulant que les exploitants de la mine devront s’assurer que leurs clients utilisent le chrysotile «de façon sécuritaire selon les critères du Québec».Une firme indépendante devrait mener, chaque année, une inspection dont les frais seraient assumés par l’entreprise.Les clients qui achètent la fibre d’amiante viennent d’une vingtaine de pays, dont l’Inde, le Pakistan, la Chine, l’Indonésie et le Mexique, des pays où les règles de protection des travailleurs n’ont rien à voir avec ce qui existe au Canada.Ottawa a également donné son appui à Mine Jeffrey.Récemment, le Canada a d’ailleurs été le seul pays à refuser d’inclure l’amiante chrysotile sur la liste des substances dangereuses de la Convention de Rotterdam, un traité onusien datant de 2004.Le Devoir PAQUETTE SUITE DE LA PAGE 1 la course dès maintenant, et je ne veux pas faire partie d’une erreur.» M.Paquette ne ferme pas complètement la porte à la vie politique.«J’ai besoin d’un recul après 25 ans de vie publique [comme syndicaliste et politicien]», dit-il.Ainsi, si les instances du Bloc québécois décidaient de reporter la course d’un an, l’ancien leader parlementaire du parti pourrait se présenter.«C’est vraiment une question de timing pour moi, et parce que je ne sens aucune volonté des membres d’aller de l’avant tout de suite.» Pierre Paquette a fait part de ses intentions au Devoir mercredi soir, sous réserve d’un embargo de publication respectant les funérailles de son père (qui ont lieu aujourd’hui).Les événements se sont toutefois bousculés hier, alors que le nouveau député Jean-François Fortin confirmait être en «réflexion» quant à l’opportunité de se présenter.L’ex-députée Suzanne Tremblay (1993-2004) l’a immédiatement appuyé, tout en demandant à M.Paquette de ne pas se présenter pour laisser la place à M.Fortin.La décision de Pierre Paquette étant prise «depuis plusieurs jours», il la confirme ce matin pour «tuer toute ambiguïté».Fortin et Mourani Le retrait de Pierre Paquette enlève donc au Bloc son candidat potentiel le plus connu.Pour l’instant, la course suscite peu d’enthousiasme dans les rangs souverainistes — Daniel Paillé s’est désisté avant la Saint-Jean-Baptiste, Bernard Bigras est totalement discret.C’est dans ces conditions que la présidente par intérim, Vivian Barbot, entreprendra la semaine prochaine une tournée régionale pour prendre le pouls des militants et organiser le conseil général du 17 septembre.C’est là que seront annoncées les règles de la course au leadership, dont la conclusion est prévue pour le 11 décembre.Plusieurs pensent que les candidats potentiels attendront de connaître les règles avant de se lancer.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Paquette Jean-François Fortin, fraîchement élu et représentant la Côte-Nord, pourrait être l’un d’eux.Il se dit ouvertement «en réflexion».«J’ai toujours affirmé que je ne ferme aucune porte, a-t-il confié au Devoir mardi.Je réfléchis présentement; il y a beaucoup de choses à envisager.» M.Fortin dit vouloir être «certain de bien comprendre la réalité» du poste avant de s’embarquer.Suzanne Tremblay le verrait bien dans cette fonction.«Je l’appuierai s’il dépose sa candidature, indique-t-elle.Il est jeune, il n’aura pas à se sentir lié à de vieilles politiques adoptées par le Bloc, et il est élu.C’est primordial: il faut que le chef soit présent aux Communes, qu’il puisse porter directement le message.» Mme Tremblay souhaite de même qu’il n’y ait pas de course et que le chef soit élu par acclamation.«Les quatre députés peuvent s’entendre et les militants approuveront ou non ce choix», suggère Mme Tremblay.Députée d’Ahuntsic, Maria Mourani a indiqué hier ne pas être fermée à une éventuelle candidature.«Je ne dis pas oui, je ne dis pas non, je suis en mode réflexion, dit-elle.Je consulte des gens, je sollicite des candidatures que j’estime intéressantes pour le poste; c’est là que je suis.» Comme M.Paquette, Mme Mourani estime que la course devrait se dérouler plus tard qu’à l’automne, de manière à permettre une bonne réflexion sur l’avenir du parti.Changements Pierre Paquette est pour l’instant le seul à avoir mené des consultations plus larges sur cette question.Et il affirme que «jamais la pertinence du Bloc n’a été remise en question» dans les discussions qu’il a eues avec des membres d’associations de circonscriptions durant sa mini-tournée estivale.«Tout le monde comprend qu’il ne faut pas recommencer avec une page blanche», dit-il.Mais s’il faut «garder la structure en place», il y a aussi plusieurs changements majeurs à y apporter.D’abord, il faut recentrer le message du Bloc autour de la souveraineté.«Les gens trouvent qu’on s’est trop attardé à la critique des gouvernements, et pas assez à celle du système fédéral.Nous avons été une excellente opposition, mais il faut revenir à l’essentiel du travail de souveraineté.» M.Paquette regrette notamment que le Bloc ait «abandonné le travail fait entre 1999 et 2005 pour esquisser ce que serait la souveraineté dans chaque champ de compétence fédérale».C’est la faute du contexte de gouvernements minoritaires et de la continuelle menace d’élections, dit-il.Il plaide également pour un «fonctionnement beaucoup plus souple» du parti.«Nous avons des responsabilités, mais nous ne prendrons jamais le pouvoir.Alors, ce n’est pas nécessaire d’avoir le même type d’organisation que les autres, la même rigidité que les partis traditionnels.» Ainsi pense-t-il que le mode de direction doit être «plus collégial que sous Lucien Bouchard et Gilles Duceppe, des leaders très forts».«Notre parti a été fondé à l’envers: ce n’est pas un courant d’opinion qui l’a formé, mais des députés.Depuis le début, la base n’a pas été mise à contribution comme elle aurait pu l’être.On peut profiter du 2 mai pour faire du Bloc un vrai parti qui s’appuie sur sa base pour monter vers les dirigeants.Il faut redonner le pouvoir aux membres.Ce n’est ni au caucus ni au conseil général» de dicter les lignes politiques, croit M.Paquette.Le Devoir DUCHARME SUITE DE LA PAGE 1 couronnées par les médias, ces ogres des temps modernes qui avalent à la chaîne des auteurs et leurs images afin de les recracher en une bouillie propre à la consommation des multitudes.Ducharme n’en est pas moins considéré immédiatement comme un roi.Il compte parmi les auteurs québécois qui ont reçu le plus d’hommages, le plus de prix.Prix du Gouverneur général deux fois, prix Athanase-David deux fois aussi, prix Gilles-Corbeil, prix Québec-Paris, etc.En France, il s’est retrouvé parmi les finalistes du prix Gon-court.Il a remporté le prix Alexandre-Vialatte.Tout ce beau monde des prix n’a pourtant pas coutume de faire longtemps la révérence à quelqu’un qui ne lui accorde pas en retour autre chose qu’une indifférence soutenue.Mais les prix ne le font pas même sourciller.Son autorité tient tout entière à ses seuls livres, qui sont beaucoup encensés par la critique, notamment dans Le Devoir, où un Robert I^vesque, à la suite notamment d’un Jean Ethier-Blais, parle avec enthousiasme du «plus formidable écrivain que le Québec ait produit au vingtième siècle».Rien de moins.Ses romans paraissent d’abord les uns à la suite des autres: L’Avalée des avalés, Le nez qui vaque, L’Océantume, La Fille de Christophe Colomb, 1966, 1967, 1968, 1969.Puis, les parutions de ce barricadé en lui-même se font plus rares, plus espacées.Il y a de très longs silences.Les honneurs, eux, continuent de fleurir.«Les honneurs déshonorent», affirmait Flaubert.Si Ducharme en a reçu plusieurs, il n’a jamais cru bon de cultiver les jardins mondains qui y conduisent souvent.Pensait-on, un temps, à le faire sortir de son repaire par de telles offrandes publiques?Sa mère ou sa femme se sont substituées à lui pour cueillir les prix accordés à son œuvre.Le poète Gaston Miron adorait raconter l’anec- dote de ce jour de 1990 où il dut apprendre à Ducharme, par téléphone, qu’il venait de remporter le prestigieux prix Gilles-Corbeil.C’est la femme du romancier qui, comme toujours, décrocha l’appareil.Miron, de sa voix grave et tonitruante, lui annonp alors tout de go la bonne nouvelle: «Réjean vient de remporter le prix Gilles-Corbeil pour l’ensemble de son œuvre.C’est 100 000 $, non imposables!» La réponse qu’elle lui fit, toute naiVe, était digne d’une de ses œuvres: «Oh, Réjean va être si heureux! Ça fait si longtemps qu’il voulait s’acheter une bicyclette.» Miron avait toujours un large sourire aux lèvres lorsqu’il racontait cette histoire.Son dernier livre publié.Gros mots, date déjà de 1999.Ecrit-il encore.Réjean Ducharme?«Comment voulez-vous que je le sache», me répondait sa femme en 2004.«Moi, je ne sais jamais rien.Je sais les choses en même temps que les autres.Je ne sais jamais, jamais, jamais rien.Je ne suis pas au deuxième, moi, quand la porte est fermée.» Et le clavier d’ordinateur est plus discret que la vieille dactylo.L’œuvre publiée de Ducharme est bien assez vaste et profonde pour retenir l’attention, mais c’est pourtant la singularité du personnage, l’ombre qu’il traîne, qui fascine encore et toujours, au point de susciter un incessant bavardage public à son sujet.A une époque où tout le monde demande à être vu, quitte à s’élever soi-même un monument dans l’éther du Net, un individu qui accueille avec un haussement d’épaules toute proposition propre à assurer son rayonnement est déjà jugé hors du commun.Ajoutez à cela qu’il est l’auteur d’une œuvre solide, et cela suffit à faire grandir tous les fantasmes à son sujet.Lorsqu’une rare lettre manuscrite de Ducharme apparaît de temps à autre chez un bouquiniste, des passionnés se jettent instantanément dessus.L’universitaire André Gervais, compilateur fiévreux, maniaque des détails littéraires, est un de ceux qui ont accumulé, d’un fonds d’archives à l’autre, de maigres traces écrites de Ducharme qui paraîtront peut-être un jour.Mais il faut dire que les archives possèdent déjà plusieurs de ses manuscrits, raturés, travaillés, polis, transformés peu à peu en or.Ces manuscrits ont même fait l’objet d’une exposition, il y a quelques années.Beaucoup a été dit sur Ducharme.Il existe suffisamment de textes à son sujet pour se nourrir longtemps.Mais rien ne semble remplacer l’homme lui-même pour ceux dont l’appétit dépasse les limites de l’œuvre.Faute d’avoir un homme en chair et en os à se mettre sous la dent, on a même cru bon de remettre en question l’existence du personnage.Après tout, se dit-on, va savoir si Ducharme existe! On a donc supposé l’usage d’un pseudonyme qui masquerait une autre identité.«Au début, pendant quelque temps, on m’a pris pour Réjean Ducharme, expliquait cette semaine l’écrivain Naïm Kattan lors d’un de ses passages au Devoir.C’était très ennuyeux.En France, je me souviens d’une séance de signature où des gens étaient venus me voir avec des livres de Ducharme pour que je les signe! J’avais beau plaider que ce n’était pas moi, ils insistaient! Ils insistaient!» On pensa aussi que Ducharme pourrait être Hubert Aquin, voire Raymond Queneau! Et qui a pu lancer un jour sur la place publique qu’il s’agissait en fait de la comédienne Luce Guilbault?Pourtant, il existe bel et bien.Réjean Ducharme.Tout le monde demande où il habite, s’il est possible de le trouver dans l’annuaire du téléphone ou de le suivre à la trace jusque chez lui.Oui, il est posr sible de voir Ducharme et même de le connaître de près.C’est d’ailleurs une chose qui réconforte que de savoir qu’on peut toujours le trouver très facilement, depuis des années, en lisant ses livres.L’anniversaire de Ducharme?Il faut surtout noter des célébrations de son œuvre qui s’annoncent pour l’automne.A Québec, dans le cadre du festival En toutes lettres, on le célèbre du 13 au 23 octobre par des lectures, des activités et des ateliers de toutes sortes.Des numéros de revues lui seront aussi consacrés.Et pendant ce temps, qui sait si Réjean Ducharme ne sera pas à nouveau devant sa table de travail.Le Devoir Mines : le PQ doublerait les redevances « On ne va pas faire ce développement nordique pour donner nos ressources, pour les liquider à rabais», dit Pauline Marois JOCELYNE RICHER euébec — Si elle parvient au pouvoir, Pauline Marois va revoir en profondeur le régime de wances imposé aux minières, et celles-ci doivent s’attendre à passer à la caisse.Le Québec doit reprendre le contrôle de ses ressources naturelles, selon la chef pé-quiste, et, pour y arriver, en venir à pratiquement doubler les redevances exigées des compagnies minières.L’an dernier, le gouvernement Charest a revu à la hausse le taux de redevances imposé aux profits des minières, qui passera graduellement de 12 % en 2010 à 16 % en 2012.Mais c’est loin d’être suffisant pour que les contribuables tirent leur juste part de l’exploitation du sous-sol québécois, aux yeux de Mme Marois.Elle propose donc d’appliquer un taux de 30 % sur les profits excédentaires, c’est-à-dire ceux enregistrés au-delà d’une première tranche d’environ 8 % de profits après impôt, selon le modèle australien.Dans le passé, Mme Marois avait déjà cité en exemple l’Australie, mais, en entrevue à la Presse canadienne hier, elle a pris position clairement en faveur de l’approche fiscale australienne.«L’Australie a un régime particulièrement intéressant», selon la chef péquiste, qui y voit une option «qu’il faut absolument privilégier».De plus, pour ce qui est des compagnies pétrolières et gazières, Mme Marois juge que les redevances et autres mesures fiscales devraient atteindre «au moins» 50 % des profits enregistrés, cette fois selon le modèle norvégien.Par rapport à ce que fait le gouvernement Charest, elle est donc d’avis que le Québec pourrait et devrait exiger bien davantage des compagnies, ce qui n’aurait pas pour effet de les faire fuir pour autant, selon elle.Mme Marois a particulièrement goûté l’étude rendue publique récemment par le service d’études économiques du Mouvement Desjardins, qui en venait à la conclusion que les bénéfices espérés du Plan Nord seraient beaucoup moins importants que ce que prétend le premier ministre, compte tenu des investissements publics gigantesques consentis pour réaliser le projet.«Les dépenses, on est sûr de les faire, mais les revenus on n’est pas sûr de les avoir, et en plus ils ne sont pas aussi élevés que ce qu’on prétend», dit Mme Marois, citant l’auteure de l’étude qui a calculé que les retombées projetées ne représenteraient que 0,8 % des dépenses publiques effectuées.«On ne va pas faire ce développement nordique pour donner nos ressources, pour les liquider à rabais», plaide la chef péquiste.A son avis, la situation ne peut plus durer, et «il faut reprendre le contrôle de nos ressources naturelles et de leur développement».Car la richesse générée par l’exploitation des ressources naturelles doit profiter à l’ensemble des Québécois et non «à quelques actionnaires», insiste-t-elle.A ses yeux, l’étude Desjardins «fragilise» le Plan Nord du premier ministre Charest, ce mégaprojet qui prévoit des investissements de l’ordre de 80 milliards en 25 ans au nord du 49"^ parallèle.Loin d’être la manne escomptée, le Plan Nord pourrait bien, dans ce contexte, devenir une «catastrophe» si le Québec n’arrive pas à retirer un maximum de retombées de l’exploitation de son sous-sol.Mme Marois est aussi revenue à la charge avec une proposition faite au printemps, à savoir la nécessité de nommer un commissaire aux mines, sorte de vérificateur indépendant du gouvernement.Elle juge aussi impératif de réviser en profondeur la Loi sur les mines, afin de préciser les règles du jeu.La Presse canadienne Rectificatif Dans notre édition du mardi 9 août 2011, la nouvelle portant sur un lock-out survenu au quotidien The Gazette a été illustrée d’une photo de l’édifice qui a longtemps abrité le journal dans le Vieux-Montréal.Or, cet immeuble est maintenant occupé par l’hôtel Wes-tin.Et si le restaurant de l’hôtel, par clin d’œil à l’histoire de l’édifice, porte le nom de «ga-Zette», il n’a évidemment rien à voir avec le quotidien, ou un quelconque conflit de travail.Nos excuses pour la confusion.LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 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