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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2011-09-24, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 MIINMPAIITES CAHIER H VILLES ET REGIONS En aménagement, tout doit être considéré : mines, territoires, citoyens et agriculture Page 4 ill M t C ( r c r Les municipalités et les régions deviennent des entrepreneurs Page 5 LE DEVOIR Territoire « Ça prend tout un village pour sauver un village» Page 7 lü mm A < .i.^411* ’4‘ yt ¦mjit Saint-Irénée , - - A, MARIE-ANDREE DORAN La maison Villa Frederick James à Percé, en Gaspésie.JACQUES NADEAU LE DEVOIR CENTRE D’EXPERTISE SUR LES PRODUITS AGROPORESTIERS La rivière Quelle dans le Bas-Saint-Laïu-ent Au nom de 915 municipalités de 86 MRC et de 7000 élus Un 70® congrès pour souligner la richesse de la diversité québécoise ) La Fédération québécoise des municipalités du Québec (FQM) rassemble autour de dossiers communs la majorité des municipalités locales et régionales; celles-ci ont pris forme et se déploient sur une très grande superficie \ du territoire québécois.A l’aube de sa 70® assemblée générale annuelle, son président, Bernard Généreux, en dégage les caractères distinctifs, se penche sur les grands sujets de l’heure qu’elle aborde et fait appel au respect des différences dans des lieux marqués par leur diversité.RÉGINALD HARVEY Le président de la FQM est maire de Saint-Prime et préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, au Lac-Saint-Jean; Bleuet d’adoption, il est originaire des Laurentides et c’est un homme baigné de régions.Il trace ce portrait du mouvement qu’il dirige: «On se présente souvent comme la force de celles-ci, en raison de la composition de notre regroupement.» _____ La FQM compte dans ses rangs 915 municipalités, 86 MRC et 7000 élus; la population de ces entités urbaines varie d’une poignée d’habitants en certains endroits jusqu’à 25 000 dans quelques villes: «Au Québec, il y a environ 1300 municipalités et on forme la représentation du Québec des régions, ce qui inclut toute Iq dimension de la ruralité.» A l’exception des grandes villes fusionnées, les communautés métropolitaines sont également des membres de la Fédération à titre de représentants.Bernard Généreux Le président déduit de cet inventaire que «la Fédération a la prétention d’être un interlocuteur incontournable de la réalité et de la diversité municipales au Québec.Il est certain que l’Union des municipalités [UMQ], qui est notre vis-à-vis, est davantage un mouvement qui est porteur d’enjeux reflétant des préoccupations plus urbaines.» Quant à sa mission, la FQM exerce un pouvoir d’influence : «On gère des services publics rendus aux citoyens et notre rôle est d’être en constantes relations avec le gouvernement pour que des décisions soient prises dans le sens des pressions de nos membres et des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs fonctions.» Les préoccupations des milieux M.Généreux survole les dossiers majeurs à l’ordre du jour de la Fédération: «La loi sur les mines est actuellement au feuilleton.On veut une place beaucoup plus significative du monde municipal dans ce secteur, parce qu’on sait que cette loi a jusqu’à maintenant une préséance sur toutes les autre formes de planification, qu’elles soient municipales ou autres; on veut sortir de cette façon de faire, et des pressions sont faites dans ce sens-là.On veut qu’on intègre davantage la responsabilité municipale dans l’accompagnement de ce que doit être un projet minier du vingt et unième siècle, ce qui représente un changement majeur dans la responsabilité de la planification et de l’aménagement des territoires.» Il se tourne vers l’agriculture: «Un livre vert est présentement en circulation à des fins de consultation.On souhaite un plus grand arrimage entre nos planifications et celles qui se sont un peu développées comme dans une bulle à l’intérieur d’une propre dynamique; on réclame que l’enjeu agricole, comme possibilité de développement, soit davantage intégré à nos démarches.Le livre, qui découle de la commission Pronovost, semble nous donner des ouvertures sur toute cette question dont relève le problème de la gestion de la zone agricole, qui est au cœur de bien des débats, notamment sur les territoires métropolitains en périphérie des grands centres urbains.On doit trouver le moyen de concilier les objectifs de développement de ces territoires-là, en matière de services municipaux, avec l’obligation qu’on a de préserver les sols agricoles.» Au chapitre des communications, il est connu que les régions éloignées et le monde rural se battent depuis plusieurs années pour obtenir des services Internet à haute vitesse en des lieux éloignés: «Ceux-ci sont devenus indispensables au développement en ces endroits-là et ils sont nécessaires à l’implantation des populations.On doit réaliser des avancées là-dessus; on progresse et on est bien heureux de voir que notre demande à ce propos a été entendue dans le dernier budget gouvernemental, qui contient une enveloppe de 900 millions de dollars sur dix ans pour la réalisation d’un plan numérique.» Par la suite, la politique nationale de la ruralité retient elle aussi l’attention du président: «On est en train d’interpeller le gouvernement sur la nécessité de poursuivre dans cette lignée-là, alors qu’on est à mi-mandat de la politique de deuxième génération.Les réussites qu’on a obtenues et les gains réalisés ont été salués par l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], qui nous dit qu’on a au Québec une politique qui est à l’avant-garde de tous les pays qui font partie de cette organisation.On nous recommande de réaffirmer et de consolider le rôle de la MRC comme lieu de concertation territoriale autour des enjeux de la ruralité.» Il interpelle par conséquent le gouvernement pour que le processus de négociation reprenne le plus rapidement possible en vue d’en arriver à une politique de troisième génération sur un horizon de deux ans.La EQM est vivement préoccupée par le dossier majeur de l’occupation du territoire qui, à son avis, chapeaute tous les autres: «Il y a de tout là-dedans et il y a même la réconciliation entre le monde urbain et le monde rural, alors qu’on trouve peut-être là la possibilité de reconnecter le Québec à ses propres réalités et ses propres potentiels.Cette problématique sous-tend un contrat de société.» H reviendra plus en détail et en profondeur sur ce sujet et sur la loi relative à l’aménagement et à l’urbanisme, dans un autre article de ce cahier.Un Québec face à ses différences Le monde régional et rural québécois fait preuve de beaucoup de diversité et il est complexe de le cerner avec homogénéité, tant il est vaste de superficies variées et tant il est multiple dans ses réalités.Bernard Généreux considère qu’il s’agit là d’une réalité difficile à contourner: «En fait, la palette de diversités qu’est le Québec, je la lis comme une occasion à saisir.C’est tout à fait correct de constater les différences mais, souvent, le problème qu’on a, c’est d’avoir la fâcheuse manie de vouloir mettre tout le monde dans le même modèle et le même moule.» Il étoffe ses propos en se référant à la politique de la ruralité: «Il y a une disposition là-dedans qu’on appelle la clause modulatoire, qui consiste en l’engagement du gouvernement à modeler ses programmes en fonction justement de l’originalité et de la particularité des territoires; il doit donc, avec ses ministères, intégrer cette idée de la modulation et, une fois qu’une entente a été signée avec ses partenaires, il doit la mettre à exécution, ce qui n’est pas évident: c’est beaucoup plus facile pour un gouvernement ou un ministère de dire que ce qu’il décide pour l’un est bon pour tout le monde.Comment jouer la modulation?Voilà l’enjeu de cette politique nationale; il faut continuer de réfléchir de cette façon, car on ne peut arriver à mettre tout le monde dans le même moule, ce qui est très clair.» Collaborateur du Devoir www.fondslocaux.com AGIR ENSEMBLE POUR LE DEVELOPPEMENT LOCAL Partenaire de premier plan dans la création, en 1991, des SOLIDE aujourd’hui devenues les fonds locaux de solidarité, la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) souffle 70 chandelles cette année.Le Fonds est fier de souligner cet anniversaire, un autre jalon dans l'effort collectif pour appuyer le développement local et pour FAIRE TOURNER L’ÉCONOMIE D’ICI.%y r^, FONDS jF/U locaux de solidarité FTQ En partenariat avec la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) INVESTIR L’AVENIR D’ICI.MAINTENANT LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 H 3 MUNICIPALITES Le 70® congrès Les élus seront à Fœuvre La Fédération québécoise des municipalités (FQM) tiendra son 70® congrès annuel, les 29 et 30 septembre et le 1®® octobre, au Centre des congrès de Québec.Le thème retenu cette année, «Des élus à l’œuvre», a le mérite d’être clair.PIERRE VALLEE On ne s’en cache pas, explique Jacques IJemers, président de cette édition du congrès et maire de la municipalité de Sainte-Catherine-de-Hatley, le choix de ce thème est une réponse à la vision négative qu’ont trop souvent les médias et les citoyens du travail des élus municipaux.Il n’y a pas seulement que de la magouille dans le milieu municipal.Au contraire, les élus municipaux travaillent fort, mettent temps et énergie pour le développement de leur collectivité.Et souvent pour une rémunération modeste, comme c’est le cas dans les petites municipalités, où la fonction d’un élu n’est pas un travail à temps plein.De nos jours, il n’est pas facile de convaincre le grand public que les élus municipaux font quelque chose de constructif Et le choix du thème est une façon pour nous de valoriser le travail des élus.» Les quelque 2300 congressistes qui sont attendus au congrès n’auront pas le temps de chômer.Le programme du congrès propose une foule d’activités où les élus pourront se renseigner, se rencontrer et discuter entre eux.D’abord, on trouve au programme pas moins d’une quinzaine d’ateliers portant sur divers sujets d’intérêt municipal.«Le choix des sujets a été fait par nos commissions permanentes et répond donc directement aux demandes des membres.» Le but des ateliers est évidemment de donner de l’information sur un sujet donné.«Mais on veut aussi provoquer des débats et c’est pourquoi on a pris soin d’inviter des personnes qui ont des points de vue différents.» L’échange avec les participants aux ateliers est aussi de mise.«Auparavant, on vivait ces ateliers comme des spectateurs, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.Les gens veulent échanger, créer des liens, vérifier si leurs actions vont dans le bon sens et prendre exemple sur les expériences des autres.» En plus des ateliers, on a prévu des séances d’information d’une heure tenues à toutes les heures d’ouverture du congrès.Les sujets abordés sont souvent plus pointus et la présentation est donnée par un professionnel de la question.«La présentation est relativement courte, car la partie la plus intéressante des séances d’information, c’est la période des questions.Vous avez alors l’occasion d’avoir devant vous un expert à qui vous pouvez poser des questions précises.» Le congrès comprend aussi une douzaine de rendez-vous juridiques animés par des avocats.Il sera aussi possible d’obtenir de brèves consultations privées.«Une situation rencontrée par beaucoup d’élus lorsqu’ils veulent mettre en branle des choses, c’est celle de la réalité juridique.Ils se font souvent répondre que la loi ne le permet pas.Et comme les élus municipaux ne sont pas tous des avocats, ces rendez-vous juridiques leur permettent de mieux comprendre certaines lois.» L’événement-phare est sans aucun doute le Forum du vendredi matin, qui sera animé cette année par la communica- 111 ti r£ 1 .f t [ £>i[E { I I I I irlEliiiL [ r [le I 0 l k ü MATHIEU BÉLANGER REUTERS Pour des raisons logistiques, le congrès de la Fédération québécoise des municipalités se tient à Québec.trice Marie Grégoire.Les invités sont le journaliste Alain Dubuc, le député Amir Khadir, le chroniqueur Patrick Lagacé et la chroniqueuse Mjn-iam Sé-gal.«Mme Grégoire va d’abord présenter les sujets, qui correspondent à nos préoccupations, et ensuite nous aurons la réaction des invités, qui sera suivie par la réaction de la salle.Il s’agit d’un événement qu’on veut interactif» L’Estrie en vitrine Pour des raisons logistiques, le congrès se tient à Québec, mais la région qui sera mise à l’honneur est, comme le veut la tradition, celle du président du congrès, dans ce cas-ci l’Estrie.«Comme le slogan de notre région est “L’Estrie, un territoire où l’art de vivre prend tout son sens”, c’est cet art de vivre qui sera mis en vedette.Ainsi, les menus de la dégustation d’ouverture et des deux repas du midi ont été élaborés par des chefs cuisiniers de l’Estrie.Ces menus mettront en vedette les produits locaux que ces chefs proposent à leurs propres tables.» De plus, l’Estrie disposera d’un kiosque qui permettra aux congressistes de se familiariser avec les caractéristiques de la région.«Nous allons même y ériger un café de village, qui est une appellation mise en place par Tourisme Cantons-de-l’Est pour qualifier les petits cafés de notre région qui mettent en valeur les produits locaux.» Place à la relève La relève n’est pas oubliée, puisque deux événements, sous forme de déjeuner-conférence, y sont consacrés: l’un portant sur la relève municipale et le défi intergénérationnel et l’autre portant sur les femmes et la politique municipale.«Il faut assurer la relève en politique municipale et il faut y intéresser les jeunes.Pendant le congrès, chaque membre du conseil d’administration sera accompagné d’un jeune qui le suivra pas à pas.C’est une façon de montrer aux jeunes ce que nous faisons.Je demeure convaincu que le meilleur conseil municipal, ou n’importe quel conseil d’administration par ailleurs, est celui qui est le plus métissé.Plus on trouve un mélange de gens âgés, de jeunes, d’hommes et de femmes, plus nous pouvons bien comprendre et répondre aux préoccupations de l’ensemble des citoyens.C’est la raison pour laquelle il faut faire place aux femmes et attirer les jeunes en politique municipale.» Collaborateur du Devoir Toujours à la défense des petites municipalités La Fédération québécoise des municipalités n’a pas toujours porté ce nom.Elle a eu ses ancêtres, dont le plus récent fut l’Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ).L’UMRCQ fut précédée par l’Union des conseils de comté (UCC).C> est lors de la création des MRC que l’UCC est devenue l’UMRCQ, afin de refléter cette nouvelle réalité», explique Jacinthe B.Simard.Elue en 1989 mairesse de Baie-Saint-Paul, poste qu’elle a occupé pendant 13 ans, Mme Simard fut aussi présidente de l’UMRCQ de 1994 à 1999.«C’est lors de la dernière année de mon mandat comme présidente que fut prise la décision de changer de nom pour celui de PQM.L’idée ici était de nous distinguer de l’Union des municipalités du Québec, puisque l’existence de deux unions dans le milieu municipal portait à confusion.» Malgré les changements de nom, la mission est demeurée essentiellement la même.«Que ce soit avec l’UCC ou l’UMRCQ, tout comme aujourd’hui avec la FQM, la mission première est la défense des petites municipalités, dont la réalité est différente et parfois s’oppose même à celle des grands centres.Mais, malgré cette différence, il ne faut pas croire qu’on ne veut pas ou qu’on ne peut pas travailler ensemble.Il faut apprendre à se serrer les coudes si on veut se donner une vision du développement cohérente.» Parmi les dossiers sur lesquels Mme Simard a travaillé pendant son mandat, il y a celui de la décentralisation des pouvoirs.«Ce fut le grand débat que nous avons eu à l’époque.Comment décentraliser les décisions vers les MRC et les municipalités, plutôt que de les concentrer à Québec?Il y avait aussi la question du pacte fiscal entre Québec et les municipalités qui m’a amenée à travailler avec pas moins de quatre ministres des Affaires municipales.» Elle a aussi mihté en faveur de l’élection au suffrage universel des préfets des MRC.«C’est un travail qui n’a pas été complété parce qu’il y a seulement quelques MRC —je crois que le chiffre est huit — qui ont choisi aujourd’hui cette voie.» Toujours engagée Bien qu’elle ne siège plus au conseil d’administration de la FQM, Mme Simard a conservé des hens avec la FQM et elle est toujours engagée dans le miheu municipal.«Je fais partie du jury pour le prix Jean-Marie-Moreau de la FQM, qui récompense chaque année un élu municipal qui s’est distingué.Je suis aussi engagée dans la Fondation Rue principale, qui a une entente avec la FQM et dont le mandat est la revitalisation des centres-villes des petites municipalités.Et je suis depuis neuf ans la représentante du comité de retraite CARA à la FQM.» Que pense-t-elle de la FQM aujourd’hui?«La FQM représente et défend très bien les intérêts des petites municipalités du Québec.J’avancerais même que la FQM ^t présentement sur une lancée.» A preuve, croit-elle, la présence d’une relève.«On n’a qu’à assister au congrès annuel pour constater le renouveau et voir que la relève est belle et intéressante.C’est très important que les plus jeunes militent dans leurs municipalités parce que, après tout, c’est important non seulement pour eux mais aussi pour leurs enfants et leurs éventuels petits-enfants.» R V.REDUIRE, RÉEMPLOYER, RÉCUPÉRER.contribue à préserver les ressources et à créer une économie durable.P* RECYC-QUÉBEC est un partenaire de la Fédération Québécoise des Municipalités et salue les membres de cette association pour leurs efforts soutenus à façonner une société responsable.RECYC-QUEBEC.gouv.qc.ca RECYC-QUEBEC Québec El El H 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 MUNICIPALITES Loi sur l’aménagement « Tout le monde y va avec sa réfome » Mines, territoire, agriculture : tout doit être considéré La révision de la loi sur l’aménagement durable du territoire et de l’urbanisme (lADTU) dessine un carrefour décisif pour les municipalités.Mais ce carrefour croise d’autres projets de loi, eux aussi près d’un point tournant, qui peuvent avoir \ un impact direct sur la suite des choses.A la FQM, on souhaite que toutes les démarches se coordonnent et s’alignent sur une même direction, soit vers l’attribution d’une plus grande autonomie aux MRC.ETIENNE ÉMOND PLAMONDON Les attentes sont élevées envers le projet de loi sur l’aménagement durable du territoire et de l’urbanisme (LADTU) , qui réforme l’actuelle loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LAU).Dans son mémoire déposé en commission parlementaire, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) considère comme «impératif» que cette loi devienne un «New Deal entre le milieu municipal et le gouvernement du Québec», rien de moins.Pour la FQM, la révision de cette loi représente un rendez-vous décisif afin d’aller chercher davantage d’autonomie, de souplesse et de flexibilité pour les municipalités et les MRC, «pour être capable de répondre plus adéquatement aux réalités de chacun des territoires», justifie Richard Lehoux, maire de Saint-Elzéar et préfet de la MRC de La-Nouvelle-Beauce.En somme, une décentralisation en bonne et due forme demeure dans la mire.La EQM s’appuie, dans ses revendications, sur les Examens de l’OCDE des politiques rurales.publiés en 2010, qui ont recommandé au Québec de redoubler d’efforts «pour mettre l’échelon supralocal (regroupements de municipalités) au cœur des stratégies du développement rural et territorial», dixit le rapport.«On souhaite que le gouvernement ne passe pas à côté de cette occasion pour faire des modifications importantes afin de vraiment reconnaître le rôle de la MRC, où sont établis le schéma d’aménagement et les grandes opérations», explique Richard Lehoux.Leur attribuer une plus grande autorité mettrait ainsi fin à un certain «cafouillis».La prolifération d’organismes, telles les Conférepces régionales des élus (CRE), les commissions régionales sur les ressources naturelles et le territoire (CRRNT) et les organismes de bassins versants (OBV), malgré leur pertinence, conduit «bien souvent [à] une confusion quant à la responsabilité qui incombe à chaque instance et à la prépondérance d’une planification par rapport à l’autre», indique le mémoire de la EQM.Une autonomie plus importante accordée aux MRC mettrait aussi fin à la confusion qui régne parfois lorsque des mi- nistères entrent en contradiction dans leurs directives.«On est toujours pris entre deux ministères, entre deux politiques, deux intervenants ou deux interventions», déplore Pierre Rondeau, préfet de la MRC de La-Vallée-de-la-Gatineau.«Je pense que, en région, on est capable d’alimenter et de pratiquer la concertation entre les différents organismes, intervenants et personnes.On réussit cette démarche, mais au gouvernement ça ne se parle pas.Ils n’ont pas éclaté leurs silos et ils travaillent encore beaucoup à l’intérieur de leur ministère.» Plusieurs autres lois concernées Mais, pour véritablement mettre fin aux confusions, plusieurs autres lois, dont certaines se retrouvent aussi actuellement en chantier, doivent être harmonisées avec la LADTU.«Au niveau du gouvernement provincial, tout le monde y va avec sa réforme, sans penser à l’autre à côté», résume Rerre Rondeau.Au premier chef, la future loi-cadre sur l’occupation du territoire aura une influence directe sur l’aménagement et l’urbanisme.C’est pourquoi, afin d’éviter une impasse, la FQM revendique que ces deux lois soient élaborées en coordination.«On est convaincu qu’il y a un lien qui doit se faire.On croit que c’est impensable de parler d’aménagement du territoire dans une loi, d’occupation du territoire dans une autre, et que ces deux lois n’aient pas de cohésion entre elles», s’alarme Richard Le- JACQUES NADEAU LE DEVOIR La nouvelle loi sur les mines doit être harmonisée avec celle protégeant le territoire et les activités agricoles, selon la FQM.houx.«Ce sont ces deux lois qui vont faire que ça va fonctionner sur les territoires.Si elles sont en opposition sur plusieurs points, ça ne pourra pas fonctionner», prévient-t-il.La loi sur les mines vient complexifier le jeu.La FQM recommande de retirer l’article 327, présent dans l’avant-projet de loi de la LADTU, qui subordonne cette loi à la loi sur les mines.La rectificafion demandée non seulement donnerait aux municipalités le pouvoir d’interdire l’exploration et l’exploitation minière ou gazières sur des territoires urbanisés, mais elle permettrait d’éliminer «la prépondérance que la loi sur les mines a sur la loi sur l’aménagement», souligne Richard Lehoux.«Il y a eu une ouverture de la part du gouvernement à ce qu’on puisse incorporer, à travers nos schémas d’aménagement, tout le développement du secteur éolien.Au niveau de l’exploration, qu’elle soit minière ou gazière, pourquoi ne serait-on pas capable d’appliquer la même façon de faire?», s’interroge M.Lehoux.«On comprend lorsqu’on se fait répondre que le sous-sol n’appartient pas à personne.N’empêche, si le sous-sol appartient à tout le monde, il y a quand même une certaine gestion qui doit être faite en surface», rappelle Richard Lehoux, quant aux conséquences indissociables de l’aménagement du territoire.Protéger l’activité agricole M.Lehoux rappelle du même coup que, à toutes ces dé- marches législatives, il faudrait arrimer la loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, «qui a un lien direct avec l’aménagement du territoire, mais aussi un lien très direct avec l’occupation du territoire, parce que l’agriculture, pour plusieurs secteurs, c’est un moteur économique important».Le rapport Ouimet, déposé en 2009, avait reçu un accueil favorable de la part de la FQM.Les recommandations soutenaient entre autres un meilleur respect des particularités territoriales.Selon Richard Lehoux, dans la loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, «il pourrait y avoir une certaine souplesse apportée à l’égard des différences territoriales, parce que, qu’on soit en Abitibi, au Bas-Saint-Laurent ou en Beau-ce, la particularité des sols n’est pas la même».Cette flexibilité renforcerait une fois de plus l’autonomie des municipalités et des MRC.L’expression «à la croisée des chemins» revient donc fréquemment sur les lèvres des maires et préfets, lorsqu’ils s’expriment sur la LADTU.«On va probablement passer, par la suite, plusieurs années avant qu’on retouche à ça.Donc, profitons de l’occasion qui est devant nous pour nous ajuster et prendre le temps de bien saisir les occasions qui se présentent, afin de modifier adéquatement ces lois-là et d’assurer une meilleure concordance entre elles», conclut Richard Lehoux.Le Devoir Occupation du territoire La Fédération des municipalités prône cohérence et diversité L’industrie gazière s’en est vite rendu compte, même si elle n’a pas pour autant lâché le morceau: on ne débarque pas impunément sur le territoire québécois pour procéder unilatéralement à un développement débridé dans le but d’engranger des profits.Le président de la FQM intervient.REGINALD HARVEY Des groupes de citoyens et des organismes ont tôt fait de monter aux barricades pour dénoncer les façons de faire de l’industrie gazière.La Fédération québécoise des municipalités (FQM) est de ceux-là car, pour elle, l’occupation du territoire, c’est le dossier qui représente la pierre angulaire de son action.Son président, Bernard Généreux, livre sa vision globale d’une problématique particulièrement actuelle et sentie dans les régions d’un vaste Québec: «Je pense à ce sujet que le plus grand défi, c’est celui de la cohérence de l’ensemble des politiques d’intervention des ministères qui gravitent autour du monde municipal.Il faut qu’on mette de l’ordre dans nos affaires.» Il élabore sa pensée: «La loi-cadre sur l’occupation doit servir à nous laisser définir la planifi- cation de nos territoires, ce qui est déjà dans nos mandats; donnons-nous les moyens de mettre celle-ci en branle autour de ce qu’on pourrait appeler des contrats de territoire; ceux-ci sont le fait de la contribution des organismes et des ministères gouvernementaux qui viendront appuyer la manière dont chacun de ces territoires entend faire valoir ses propres possibilités de développement.Voilà qui nous ramène à la diversité, parce que chacun d’eux possède ses façons de se développer à partir de sa réalité géographique, sociologique, etc.» Il leur revient de définir comment ils entendent se développer: «Voici comment on voit la suite des choses: il faut que les ressources gouvernementales viennent se placer en appui à cette planification-là.» Une loi sur l’occupation est en phase d’élaboration: «Il ne faut pas que ce soit celle du ministère des Af- faires municipales mais, comme celle sur le développement durable, elle doit être une loi transversale qui interpelle l’ensemble des ministères pour obtenir la contribution de tous.» Les impacts territoriaux vécus Le président pose son regard sur l’état de la situation dans les régions et sur les enjeux qui en découlent: «C’est tout le défi de la diversification économique à la sortie d’une crise, qui a été doublée sur plusieurs territoires d’une crise forestière, qui n’est pas terminée, et d’une crise agricole qui est très actuelle et qui crée ses ravages.Et il y a une décroissance de la population dans plusieurs régions du Québec.» Les Centres locaux de développement (CLD), qui sont des leviers économiques majeurs, font partie du coffre d’outils indispensable aux régions pour faire lever les possibilités de développement qui se présentent: «Il faut maintenant voir comment redéfinir les modèles territoriaux qui existaient et les accompagner avec des moyens nouveaux, pour faire en sorte qu’ils contribuent à la prospérité économique du Québec, même si le profil économique change sur plusieurs territoires.» Il identifie d’immenses autres défis à relever dans plusieurs domaines pour en arriver là: «Il y a celui de la relève ou du maintien des jeunes en région, qui passe par la présence de milieux de vie bien équipés au plan des services, dotés d’un réseau Internet à haute vitesse.H y a aussi celui de l’immigration: on doit la régionaliser et rendre les territoires accessibles et attractijs à celle-ci; pour y arriver, ça prend des emplois, mais ça prend aussi des milieux de vie de qualité avec des services de base de proximité en quantité suffisante, notamment en éducation et en santé.» Aménagement et urbanisme Le projet de loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LAU) actuellement sur la table, qui est en quelque sorte indissociable de l’occupation du territoire, est loin de satisfaire aux attentes de la Fédération.Cette pièce législative, qui remonte aux années 1970 et qui a été ra- fistolée de plusieurs façons, est devenue obsolète et hors contexte: «Il semble que nous sommes écoutés présentement dans nos revendications, et on doit espérer que cette loi soit beaucoup plus adaptée à nos responsabilités actuelles.» Dans tout le débat actuel entourant le développement des ressources, qu’elles soient minières, gazières, pétrolières ou autres, il va de soi que la FQM prend position.L’intérêt des municipalités de la FQM réside dans le partage des redevances sur les ressources naturelles: «On voit, à travers tout le développement minier et la poussée survenue dans le gaz de schiste, qu’il y a là beaucoup d’argent.On veut obtenir une juste part de ces retombées qui viennent de la contribution de nos territoires au développement de la richesse du Québec.» Il y a l’autre aspect de la question: «On veut associer les planifications de ces développements avec les nôtres, plus particulièrement quand on voit le joyeux bordel qui s’est produit avec le gaz de schiste; on ne veut plus vivre dans ce film-là et on a suffisamment joué là-dedans.Si on veut bâtir l’accessibilité sociale des projets, il faut que les minières et les grandes entreprises productrices de richesses à partir des ressources naturelles s’associent avec le monde, planifient leurs projets, les annoncent et les expliquent clairement, en amont de leurs décisions de creuser des trous dans nos sous-sols.» Le président verrait de plus d’un bon œil l’engagement des collectivités dans le financement des projets pour que des revenus leur reviennent à titre de partenaires.Du même souffle, Bernard Généreux laisse savoir la solidarité des membres sur un tel dossier et sur l’occupation du territoire en général: «C’est un lieu de ralliement important et il y a une volonté politique qui fait l’objet d’un consensus à ce sujet.On veut donner à cette occupation une démarche à géométrie variable: arrêtez de nous imposer vos modèles uniques et le carcan qui veut que ce qui est bon pour “minou” est bon pour “pitou”.» Collaborateur du Devoir LES CENTRES LOCAUX DE DÉVELOPPEMENT [CLD] Partenaires du développement économique des municipalités et des MRC L'ENTREPRENEURIAX CEST NOTRE AFFAIRE.ASSOCIATION DES CENTRES LOCAUX DE DÉVELOPPEMENT DU QUÉBEC www.acldq.qc.ca Accompagnement et support à la réalisation de projets Outils et conseils pour augmenter la performance des entreprises Et plus encore. LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 H 5 MUNICIPALITES Diversification des ressources financières municipales • J ^ Les municipalités et les regions deviennent des entrepreneurs Le Témiscouata misera sur la création et la gestion de forêts Représentant plus de 70 % des revenus municipaux autonomes québécois, l’impôt foncier constitue de loin la plus importante source de financement des municipalités de la province.Si les grands centres profitent d’une forte croissance et de la présence sur leur territoire de sièges sociaux générant d’importants revenus fonciers, les collectivités en région et les petites localités de la province n’ont pas la même chance.EMILIE CORRIVEAU Confrontées aux limites de l’impôt foncier, les municipalités québécoises n’ont aujourd’hui d’autre choix que d’envisager une plus grande diversification de leurs sources de revenus.«Le problème, c’est que les revenus des municipalités ne progressent pas au même rythme que leurs dépenses.La réalité, c’est que les responsabilités des municipalités et des MRC ont beaucoup évolué au cours des dernières années.Ces responsabilités-là, elles ont un coût.Pour les assumer correctement, il faut des moyens financiers, et on ne peut plus vraiment augmenter les taxes sans étouffer les contribuables», résume d’emblée Serge Fortin, vice-président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et préfet de la MRC de Témiscouata.Un début Ce n’est pas d’hier que datent les problèmes de diversification des sources de revenus des municipalités de la province, mais ce n’est que depuis peu que de réels efforts sont consentis pour alléger le fardeau fiscal du milieu municipal.Constituant un premier pas dans la bonne direction, l’Entente de partenariat fiscal et financier conclue en 2006 entre le gouvernement du Québec et le milieu municipal a, depuis sa signature, largement contribué à faire évo- -A luer le dialogue entre le milieu municipal et le gouvernement provincial, en plus d’alléger le lâr-deau fiscal des municipalités de la province grâce à une enveloppe totalisant 3,8 milliards.Ayant pour principal objectif de donner aux municipalités les moyens financiers d’offrir à leur population des services publics de qualité tout en maintenant le fardeau fiscal des citoyens au plus bas niveau, l’entente a permis à bon nombre de localités de poursuivre leur développement.Si ce nouveau partenariat s’est avéré très salutaire pour le milieu municipal, il n’a toutefois pas complètement réglé son problème de dépendance envers l’impôt foncier.«Pour des régions comme la nôtre, cette politiquedà a été le meilleur coup que le gouvernement a fait depuis de nombreuses années.C’est certain que ça nous a beaucoup aidés, mais ça n’a pas tout réglé.On ne pourra pas toujours compter sur le gouvernement, il faut continuer à trouver des solutions, à trouver des sources de revenus autres que l’impôt», confirme Réal Laverdière, maire de Saint-Pamphile, dans la région de Chaudière-Ap-palaches, et membre de la commission permanente sur les finances, la fiscalité, l’économie et le tourisme de la FQM.C’est d’ailleurs dans cette oi> tique que, de concert avec le milieu municipal, le gouvernement québécois a créé en 2009 un JACQUES NADEAU LE DEVOIR La MRC de Témiscouta a présenté un projet de parc éolien qui pourrait lui rapporter plus d’un million de dollars par année.chantier sur la diversification des sources de revenus.Formé des représentants de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), de la FQM, de la Ville de Montréal, du ministère des Finances et du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Qccupa-tion du territoire, un comité travaille depuis près de deux ans à la recherche de solutions pour permettre aux municipalités d’alléger leur iardeau financier.Mais, comme le dit la maxime, puisque le temps, c’est de l’ar-genL plusieurs MRC et localités de la province ont déjà commencé à envisager des pistes de solutions adaptées à leur milieu et à leur réalité.Avenues diverses D’une région à l’autre, les avenues envisagées pour diversifier les sources de revenus des municipalités sont variables.«Dans le Témiscouata, on mise beaucoup sur nos ressources naturelles.Par exemple, on a présenté un projet de parc éolien communautaire de 25 MW et Hydro-Québec l’a retenu.Ça va permettre à la MRC et à la municipalité qui accueille le projet de bénéficier d’importantes retombées», confie le préfet du Témiscouata.ConcrètemenL si le projet reçoit l’approbation écologique nécessaire, le parc éolien dont parle Serge Fortin comprendra 11 turbines qui seront installées sur le site du projet dans la municipalité de Saint-Honoré-de-Témiscouata, sur des terres publiques.Lorsqu’elles seront en fonction, les éoliennes vont rapporter plus d’un million de dollars par année à la MRC.«On envisage même d’ouvrir pendant l’été un centre d’interprétation de l’énergie sur les lieux du parc.Ça permettrait de démystifier tout ce qui entoure l’éolien et ça créerait des emplois.En fait, ce qui est intéressant avec ce genre de projet, c’est que non seulement ça permet de diversifier les revenus et d’apporter de l’argent neuf dans les municipalités, mais ça contribue également au développement des municipalités et à la création d’emplois», souligne M.Fortin.Dans la même optique, le Témiscouata mise sur la création et la gestion de forêts de proximité pour diversifier ses sources de revenus.«La refonte du régime forestier ouvre la porte aux projets de forêt de proximité.Ça, c’est une forêt qui sera gérée et aménagée par et pour les col- lectivités.Ça va permettre aux milieux locaux de tirer profit au maximum de la mise en valeur des ressources sur leurs territoires.Présentement, le projet est à l’étude.On attend les conclusions du gouvernement», précise le préfet.Mais ce ne sont pas toutes les municipalités du Québec qui disposent de telles ressources naturelles.C’est le cas de Saint-Pamphile, qui a plutôt opté pour un modèle de tarification basé sur le principe de iutilisateur-payeur.«On a déjà adopté une tarification selon le modèle de l’utilisateur-payeur concernant l’eau potable.On envisage aussi d’utiliser d’autres formes de tarification dans d’autres secteurs, comme ceux du service des loisirs, du service de police ou du service de protection contre les incendies», précise le maire Laverdière.D’autres municipalités de la province ont déjà adopté ce genre de tarification.A Port-Cartier, par exemple, un mode de tarification a été imposé à la suite d’une intervention destinée à prévenir ou à combattre l’incendie d’un véhicule de toute personne qui n’habite pas le territoire de la ville et qui ne contribue pas autrement au financement du service.Cela permet à la municipalité de compenser les frais réels et les coûts inhérents à ses interventions.«Il y a d’autres possibilités, comme le partage des points de taxation, par exemple, mais c’est assez restreint, soutient le maire de Saint-Pamphile.Disons qu’on a bien hâte de voir quelles seront les conclusions du comité de travail sur la diversification des sources de revenus!» Collaboratrice du Devoir À l’occasioTi du 70® anniversaire de la création de la Fédération Québécoise des IVlunicipalité (FQM), l’Association des directeurs munieipaux du Québec (ADMQ) souhaite souligner l’engagement de la FQIVI dans le développement et la vitalité de l’ensemble des communautés des régions du Québec.UADMQ salue l’important rassemblement d’élus que constitue la FQIVI, dont les prises de position ont un impact certain et permettent aux communautés québécoises une plus grande prise en charge de leur développement.La thématique du congrès 2011, Des élus à l'œuvre, illustre d’ailleurs l’apport de ceux-ci dans le Québec d’aujourd’hui.UADMQ est fière de compter la FQM comme un partenaire important et essentiel dans l’amélioration des performances des municipalités.UADMQ entend œuvrer avec elle et contribuer, pour les années à venir, au développement du monde municipal au Québec.UADMQ souhaite un bon 70^ anniversaire à la FQM et d’excellentes assises annuelles! ADMdl STIMULER L'EXCELLENCE 400, boul.Jean Lesage.Hall Est.bureau 535, Québec (Québec) G1K 8W1 • T 418 647-4518 Association des directeurs municipaux du Québec www.admq.qc.ca TOURNEE 2011-2012 DE SOLIDARITÉ RURALE DU QUÉBEC rajêfOdMûtdS enSeMble prockoMie pkaje ûUe dd^eloppmenJ-rural ûuébécoCs { QUEL AVENIR VOULONS-NOUS POUR NOS COMMUNAUTÉS RURALES?DE QUELS OUTILS AVONS-NOUS BESOIN POUR Y ARRIVER?Élus, leaders, porteurs de projets, « visionnaires ».Solidarité rurale du Québec VOUS interpelle et veut VOUS entendre sur l'avenir et les défis de votre milieu, comme sur Le renouvellement de la Politique nationale de La ruralité.CONSULTEZ LE WWW.RURALITE.OC.CA/TOURNEE pour savoir quand nous serons chez vous et pour télécharger Le document de consultation.TANT VAUT LE VILLAGE, TANT VAUT LE PAYS Solidarité rurale du Québec Bon congrès aux membres de la Fédération Québécoise des Munidpalités, partenaire de La première heure pour le renouvellement de la Politique nationale de la ruralité. H 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 MUNICIPALITES Formation Les élus retournent en classe « L’appareil municipal est de plus en plus complexe » Tous les quatre ans, quelque 8000 élus municipaux sont appelés à assumer leius fonctions au sein d’un millier de municipalités et de MRC québécoises.On se défendra de penser que, au moment d’entrer en poste, les élus connaissent déjà leiu charge sur le bout des doigts.En effet, ceux qui le souhaitent ont la possibilité de se former tout au long de leiu mandat.nels en classe que par conférences Web.Parmi les sujets abordés figurent le rôle et la responsabilité des élus, la gestion financière, le développement municipal, la gestion des eaux, la communication avec les citoyens et les médias, la gestion des conflits, l’eau potable, le mariage, les loisirs ou encore la prévention de la criminalité.ASSIA KETTANI La Fédération québécoise des municipalités (FQM) dispense une cinquantaine de formations, qui s’inscrivent dans le cadre du diplôme d’administrateur municipal, auquel est venue s’ajouter cette année, à la demande du gouvernement provincial, une formation obligatoire en éthique et déontologie.Destinées à mieux outiller les élus, ces formations sont conçues pour s’adapter à leurs besoins et évoluent en fonction des enjeux du moment.«Nous nous devons d’être à l’écoute, explique Charles Normand, coordonnateur aux affaires corporatives et aux services aux membres de la FQM.Un bon programme se base sur des analyses de besoins, des questionnaires ou des groupes de réflexion et il est nourri par les élus et les apprenants.Nous pouvons aussi voir venir certains sujets d’importance dans les pourparlers avec le gouvernement.» Le diplôme d’administrateur municipal comprend quatre cours obligatoires, un cours de concentration ainsi que plusieurs cours complémentaires en option, donnés aussi bien sous forme de cours tradition- Au programme Pour calibrer les formations, tout entre en ligne de compte: l’expérience des élus en poste, la période de l’année, les cycles électoraux ou les sujets chauds du moment.«Le programme repose sur un cycle de quatre ans.Nous savons par exemple qu’en novembre 2013, au moment des prochaines élections, il y aura un raz-de-marée sur la formation traitant du rôle et de la responsabilité des élus.» Certains sujets interpellent plus particulièrement les jeunes, alors que les plus expérimentés peuvent choisir des cours à la pige.C’est le cas, par exemple, des cours sur la gestion financière: «Une fois qu’un élu a compris les mécanismes de gestion financière de la municipalité, ce n’est pas un domaine qui bouge.Les compétences restent et le besoin de forma- FRANÇOIS NADEAU PHOTOGRAPHE Quelques-uns des élus qui se sont vu remettre le diplôme d’ad-ministrateiu' municipal, cohorte de 2010: Jean-Pierre Vallée, maire de Saint-Guillaume; Chantal Hamelln, conseillère de Portneuf; Bernard Généreux, président de la FQM; Denise Matte, conseillère de Deschamhault-Grondines; et Ghislaln Bolduc, maire de Lamhton.tion ne se renouvelle pas.En revanche, pour bien connaître leur rôle et leurs responsabilités, certains élus plus expérimentés vont suivre les modules 2 et 3 du cours.» Optionnel, ce diplôme n’en vient pas moins répondre à un besoin sur le terrain, même de la part d’élus chevronnés.«On a toujours des choses à apprendre», soutient Jean-Pierre Vallée, maire de Saint-Guillaume depuis 2005.Aussi, pour pouvoir mieux répondre aux questions et aux demandes des citoyens, cet ancien directeur de collège, aujourd’hui âgé de 62 ans, n’a pas hésité à retourner sur les bancs d’école et a obtenu, en septembre 2010, son diplôme d’adrninistrateur municipal.«Lorsque je m’engage dans quelque chose, j’aime savoir où je vais», confie-t-il.Parmi les aspects les plus instructifs de la formation, il cite le cours sur les relations entre les élus et la direction générale.«Parfois, on ne sait pas exactement où s’arrêtent nos responsabilités et nos droits.Pour que le travail d’équipe se passe bien, il faut que chacun apprenne à ne pas s’ingérer dans les affaires des autres.» Le bilan?«Le plus important, ç’a été la confiance en soi que cela m’a apportée.» Éthique et déontologie La grande nouveauté cette année concerne la formation en éthique et déontologie, qui doit, selon la Loi sur l’éthique et la déontologie en matière municipale, être suivie par tous les élus avant le 2 juin 2012.La FQM a commencé à offrir de telles formations dès le printemps 2011.Selon Charles Normand, il s’agit du «plus grand chantier de formation de la FQM jusqu’à maintenant».En tout, «ce sont 7000 élus qui devront recevoir la formation».Celle-ci, d’une durée de six heures, sera dispensée à raison de 160 sessions offertes à travers le Québec.Quel est le contenu de la formation?«On parle de l’éthique sous l’angle du questionnement», explique Charles Normand.Chaque élu se positionne sur les enjeux éthiques.Nous cherchons à identifier les pièges potentiels et à travailler sur la prise de décisions.A la base de la formation, il y ale volet des valeurs, qui est essentiel dans une société et dans les professions publiques.Nous avons des outils, le code d’éthique proposé, et nous nous basons sur des études de cas auxquels les élus sont confrontés au quotidien, face auxquels ils doivent être bien positionnés.Le volet juridique est également couvert.» Au final, ce sont l’indépendance de jugement des élus à l’égard des intérêts personnels, le favoritisme, la malversation, les abus de confiance ou encore l’utilisation des ressources de la municipalité qui sont dans le collimateur de la loi.Bonne volonté Mais, alors que cette formation obligatoire vient répondre à un certain nombre de pratiques douteuses dénoncées chez certains, Charles Normand insiste au contraire sur la bonne volonté des élus municipaux.Inutile, selon lui, de généraliser les critiques et d’entretenir un climat de suspicion générale.«Quelque 7000 personnes investissent du temps dans notre système démocratique, ont de bonnes idées et veulent contribuer.Les problèmes éthiques des municipalités sont des cas rarissimes.C’est dommage que ces cas particuliers viennent déteindre sur l’ensemble des élus.» Une opinion partagée par Christian Fortin, maire de Batis-can et récemment diplômé de la formation en éthique: «La formation aborde des règles éthiques et des pratiques qui sont déjà appliquées au quotidien par la majorité des élus.La plupart ont à cœur le bien de leur collectivité et de leurs citoyens.» Alors que la formation en éthique bat son plein cette année, de nouveaux cours viendront prochainement alimenter le catalogue des formations disponibles, notamment autour du développement économique des municipalités et du développement durable.Pour Charles Normand, il s’agit là d’un processus essentiel pour des élus toujours mieux adaptés à une société et à des pratiques qui ne cessent d’évoluer.«L’appareil municipal est de plus en plus complexe.Quand on a le désir de faire avancer les choses, il faut avoir les bons outils.» Collaboratrice du Devoir Préparer la relève « Ce n’est pas exclu qu’un jour.» Ils seront 19 jumelés à un élu Le milieu municipal a été délaissé par les jeunes et le besoin de relève se fait sentir partout au Québec.Pour Élise-Ariane Cabi-rol, engagée depuis six ans dans son Forum jeunesse, les choses changent tranquillement.«Aux dernières élections municipales, on en a vu qui ont eu le courage d’y aller.Ça rafraîchit beaucoup certains conseils municipaux», pense-t-elle.ANNE-LAURE JEANSON Une jeune femme âgée de 28 ans assistera, avec 18 autres curieux, au congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), les 29 et 30 septembre et 1" octobre, à Québec.Ils seront tous jumelés à un élu qui pourra répondre à leurs questions.Ce programme de jumelage, qui a vu le jour grâce à un partenariat entre la FQM et la Table de concertation des forums jeunesse régionaux du Québec, a remporté un vif succès en 2010.Cinq jeunes avaient alors participé.Paulette Lalande, mairesse de Plaisance et membre du conseil d’administration de la FQM, espère que le nombre de jeunes doublera chaque ^année et qu’ils fassent tous de la politique.«A un moment donné, on aura cette relève, qui est très importante», dit-elle.Tr^smettre sa passion Élise-Ariane Cabirol a côtoyé quelques élus dans le cadre de ses activités communautaires.«Ce n’est pas exclu qu’un jour je me dirige vers la politique municipale.Mais je trouve que j’en connais bien peu.» Pour elle, être jumelée à un politicien est une occasion de découvrir une autre facette de ce monde — différente de celle qu’on connaît à travers les médias ou en assistant à une séance du conseil municipal.«Je souhaite en apprendre plus sur le rôle d’un élu, sur son pouvoir réel et sur la place qu’un jeune peut avoir dans un conseil municipal quand il est entouré de personnes qui ont plus d’expérience», poursuit Mme Cabirol.La jeune femme, originaire de Rouyn-Noranda, espère aussi être avec quelqu’un qui comprendra la réalité de son milieu, qu’elle qualifie de «région périphérique».Ce jumelage est une excellente formation, selon Paulette Lalande, car, pendant trois jours, les jeunes côtoient des politiciens et assistent à des ateliers qui les guideront dans leur carrière politique.Mme Lalande, âgée de 70 ans, voudrait transmettre la passion de la politique.«Il faut qu’ils se préparent à aller en politique pour ne pas qu’ils soient déçus.» La préfète de la MRC Papineau souhaite qu’il y ait des formations offertes en région pour que les jeunes viennent écouter et voir comment ça se passe.«Qn dit que les jeunes ne s’intéressent pas à la politique, mais c’est peut-être parce qu’on n’a pas trouvé tous les moyens pour les y intéresser.Il faut leur montrer ce qu’ils peuvent apporter pour le développement de leur région.» Pour une démocratie vivante , «Je peux être un agent de changement, lance Élise-Ariane Cabirol.J’ai plusieurs amies qui SOURCE FQM Isabelle Sabouriji (au centre) jumelée à Paulette Lalande, mairesse de Plaisance, en compagnie de Jean Charest, lors du congrès de la FQM en 2010 hésitent [à faire campagne], peut-être que je vais pouvoir les outiller.Car, si nous voulons une démocratie vivante avec de la diversité et de la représentativité, il faut que tout le monde soit là», estime-t-elle.Durant ces trois jours, les 19 jeunes sélectionnés par le Forum jeunesse de leur région vont aussi pouvoir développer des liens entre eux.Mme Cabirol espère qu’un réseau prendra forme.«Aux prochaines élections municipales, nous nous dirons peut-être: “QK, on se lance”.Qn s’appuierait sur ce réseau, même si on est dans des régions différentes», note-t-elle.Mme Lalande estime qu’il est important que les jeunes participent à la vie municipale, car leur vision est différente; ils ont une autre façon de concevoir le développement d’une municipalité.«Souvent, la famille et le loisir sont très importants chez eux.Ils croient beaucoup aux politiques familiales municipales.» À l’écoute des autres Le maire de Macamic, Daniel Rancourt, transmettra, quant à lui, le message soulignant qu’à peu près tout le monde peut travailler en politique municipale, dans la mesure où on aime servir les autres.«Ça ne prend pas des connaissances extraordinaires en administration et en comptabilité.Qn ne parle pas de grande philosophie dans le monde municipal, on parle de problèmes d’égouts, de chemins, de chiens, des problèmes qui sont juste à côté du citoyen», fait observer ce maire de l’ouest de l’Abitibi.L’homme, au service de sa ville depuis 1974, insiste: «Dans le jumelage, je souhaite être capable de faire passer le message qu’on est au service des autres.On n’est pas là pour diriger les gens, on est là pour les écouter.» Selon lui, «ça prend une vie pour devenir un bon élu».Isabelle Sabourin, une femme de 29 ans qui a été jumelée à Paulette Lalande au dernier congrès de la FQM, explique le succès de l’expérience dans un hommage rendu à sa marraine.«Une élue [Paulette Lalande] a crié haut et fort l’importance d’encourager les jeunes [en politique municipale] et ç’a tout déclenché», ra-conte-t-elle.«Elle a même accroché le premier ministre pour parler avec nous», se souvient Mme Sabourin.Collaboratrice du Devoir CLD et Fonds de solidarité « Et pourquoi pas moi, entrepreneur ?» Des partenariats développent l’économie locale CLAUDE LAELEUR « En 1983, le gouvernement de René Lévesque a confié aux municipalités la responsabilité d’assurer leur développement économique et de soutenir l’entrepreneiuiat.Ces municipalités devaient cependant confier l’exercice de ces responsabilités à des organismes autonomes: les Centres locaux de développement (CLD).d’action local pour l’économie et l’emploi.11 offre l’ensemble des services de première ligne aux entreprises, notamment les services de consultation, d’orientation et de référence.11 aide aussi à la réalisation d’un plan d’affaires, dont les études de préfaisabilité, la recherche d’un financement, l’aide financière aux entreprises, etc.«C’est dire que toute personne qui veut se lancer en affaires devrait d’abord venir nous voir, résume Suzie Loubier.Elle sera bien accueillie.» Dans un premier temps, cette personne se fera poser un certain nombre de questions afin de voir si elle a la «fibre entrepreneuriale».«La première chose que nous cherchons à établir avec elle, poursuit Mme Loubier, c’est de déterminer si elle a le profil entrepreneurial.Nous allons donc l’amener à se questionner: ‘Est-ce que j’ai l’expertise?Et si je l’ai, me manque-t-il certaines compétences?” Le CLD peut d’ailleurs l’aider à parfaire ses connaissances et sa formation.» «Qn étudiera ensuite avec elle si son projet a des chances d’être viable, indique Mme Loubier.Si, par exemple, il y a déjà dix entreprises du genre sur notre territoire, il faudra que la nouvelle fasse preuve d’innovation ou d’une expertise particulière.» Bien sûr, les CLD connaissent leur territoire ainsi que les besoins du milieu.«Il y a aussi la possibilité que l’entrepreneur prenne la relève en procédant à l’acquisition d’une entreprise déjà existante.Bref, il y a tout un questionnement que les professionnels du CLD amèneront le nouvel entrepreneur à se poser.Et, par la suite, bien sûr, nous serons là pour l’aider et l’accompagner.» Chaque CLD est la porte d’entrée du développement économique et de l’entre-preneuriat de sa région, relate Suzie Loubier, directrice générale de l’Association des Centres locaux de développement du Québec.Nous réunissons tous les partenaires et les ressources liés au développement économique d’une région afin de coordonner le tout.» Au début des années 1990, le Fonds de solidarité FTQ a décidé de participer au développement économique régional en établissant des partenariats avec chacun des CLD.Cette idée provient en fait des élus de la Fédération québécoise des municipalités, indique Jean-René Laforest, directeur général des Fonds locaux de solidarité FTQ.«Les élus rencontraient souvent des entrepreneurs à la recherche d’un capital de base — souvent seulement de 10 000 $ à 20 000 $ — pour financer leur petite entreprise.Ces entrepreneurs se rendaient à la caisse ou à la banque, et même au Fonds de solidarité à Montréal, sans toutefois pouvoir se procurer le financement en capital de risque.C’est ainsi qu’un jour la Fédération a rencontré le Fonds afin de mettre en place le réseau des Fonds locaux de solidarité.» Qn a de la sorte créé un réseau de 85 Fonds de solidarité qui couvre l’ensemble du Québec et procure de petits investissements de départ.«Nous offrons du capital de risque, relate le directeur général du réseau.Il s’agit souvent du financement qui sert d’étincelle, qui fait qu’un projet peut démarrer et qui amène les institutions financières à embarquer dans le projet.Il ne s’agit toutefois pas de subventions, puisque la somme investie doit revenir un jour ou l’autre.» Entrepreneur bienvenu ! Un Centre local de développement est un organisme à but non lucratif qui a pour mandat d’élaborer et de réaliser un plan Partenariat CLD-Fonds «Aux Fonds locaux de solidarité, enchaîne Jean-René Laforest, nous ne sommes qu’une petite équipe de huit personnes qui s’occupe de 85 Fonds locaux.C’est dire que, si nous ne bénéficions pas de la participation du milieu, on ne peut faire tout le travail.Nous travaillons donc en partenariat avec les CLD et les CÉDEC de Montréal.Ce sont eux qui gèrent les Fonds et prennent les décisions d’investissement, puisque nous, nous n’intervenons pas dans le processus.Nous faisons confiance aux gens du milieu puisque, après tout, ils sont les mieux placés pour décider des investissements à faire dans leur milieu.» C’est ainsi que, l’an dernier, le réseau des Fonds locaux de Solidarité a permis la réalisation de «129 dossiers», indique M.Laforest.«Ils ont autorisé pour 4 400 000 $ de financement, ce qui peut paraître modeste.Toutefois, ces montants de départ — souvent des sommes de 50 000 $ ou moins — ont généré 71 millions en valeur totale qui ont été injectés dans les milieux locaux.Et cela a permis de maintenir ou de créer 1577 emplois.» Une politique de l’entrepreneuriat Le rôle de l’Association des Centres locaux de développement du Québec est, rapporte Suzie Loubier, «d’échanger les bons coups entre CLD».De plus, de concert avec la Fédération québécoise des municipalités, elle presse le gouvernement pour qu’il adopte une politique de l’entrepreneuriat.«Pourquoi une telle politique?, poursuit-elle.Parce que, lorsqu’on parle de relève, nous voulons qu’il y ait un discours national, que le gouvernement valorise le statut d’entrepreneur.» Qr, en région, le maintien des entreprises passe souvent par la reprise en main des entreprises existantes, soit par des employés qui y travaillent, soit par des repreneurs.«Si nous voulons développer et stimuler une culture entrepreneuriale, il faut alors sensibiliser les gens à se dire: “Et pourquoi pas moi, entrepreneur?”, pose Mme Loubier.Et l’entrepreneuriat, ce n’est pas l’affaire d’un ou deux ministères — puisqu’il s’en fait en agriculture, dans la production manufacturière, en affaires comme en culture.Il faut donc avoir une vision et un discours cohérents, que le gouvernement donne une orientation globale afin que tout le monde travaille dans la même direction.» Collaborateur du Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 H 7 MUNICIPALITES Occuper le territoire « Ça prend ' ' village pour sauver un village » Caravane de l’environnement ou Solidarité rurale: les régions trouvent des solutions pour conserver leur population et maintenir la qualité de leur environnement.MARIE-HELENE ALARIE Des sujets aussi importants que la démographie, l’énergie, l’environnement et la vitalité sociale deviennent des enjeux essentiels à la survie d’im peuple et à sa bonne santé sociale.Le Québec est aux prises avec des problèmes de vieillissement de sa main-d’œuvre, de changements climatiques, de dévitalisation de ses régions — apportant son lot de décrochage scolaire — et la province devra bientôt se concentrer sérieusement sur le développement et l’exploitation de sources d’énergie renouvelables.La coalition Solidarité rurale naît en 1991, petit rejeton des états généraux de l’agriculture — vite devenus les états généraux du monde rural — menés à l’époque par le président de l’UPA, Jacques Proulx.Lors de ces états généraux, on se penche bien sûr sur le sort de nos agriculteurs, mais rapidement on constate que ce n’est pas seulement l’agriculture qui a mal, mais que c’est tout le village qui est malade.La coalition regroupe des intervenants issus du milieu municipal, des centrales syndicales et du monde coopératif et agricole.L’action commence à porter fruit Mais im nouveau défi attend la coalition: l’occupation du territoire.Pour Solidarité rurale et sa présidente, Mme Claire Bolduc, les conséquences d’une saine occupation du territoire sont plus que bénéfiques et se traduisent par des milieux de vie attrayants, des collectivités urbaines et rurales interdépendantes, un engagement dans le développement durable et finalement un ancrage culturel qui ravive l’attachement et le sentiment de fierté des gens pour leur milieu de vie.Ce sont les grandes lignes de la conclusion du rapport final de la consultation tenue à l’hiver 2010.Rassembler En 2009, il y eut d’abord la réflexion.Une invitation lancée à 22 organisations nationales a donné lieu à une grande assemblée qui, pendant deux jours en mai 2009, a réussi à «dégager des pistes porteuses et une vision rassembleuse».La machine était lancée et l’idée de la consultation nationale venait de naître.L’étape suivante s’est déroulée à l’automne 2009, lorsque les mêmes 22 organisations nationales ont participé à une série d’ateliers pour «mieux cerner les enjeux et les défis auxquels font ou devront faire face les territoires québécois».C’est alors qu’on a élaboré la mise en œuvre de la grande consultation qui aurait lieu sur le territoire des régions et auprès du grand public.Mais où en sommes-nous aujourd’hui?Quelles sont les solutions et les propositions concrètes qui feront en sorte que la population québécoise s’appropriera son territoire?«Les gens appartiennent aux territoires, rappelle Mme Bolduc.Pour se réapproprier nos ressources et notre territoire, nous avons besoin de projets de société, petits ou grands, et quand des leaders de “cœu/’proposent un projet inspirant, la collectivité est toujours partante.Ces projets offrent aux gens des espaces de concertation et remettent le débat d’idées au premier plan.» Et des exemples de solidarité, il y en a! Qn n’a qu’à penser au petit village de Saint-Joachim, près de Granby, qui a réussi à conserver son école primaire grâce à la volonté de la directrice, soutenue par tous les villageois, ainsi qu’avec la collaboration de la municipalité.Aujourd’hui, Saint-Joa- chim possède la première école internationale primaire au Québec, de nouvelles familles s’installent au village, tellement qu’on manque de terrains à bâtir! Du côte de Val-David, dans les Laurentides, ime grande épicerie membre d’une bannière, située au centre du village, menaçait de déménager le long de la route 117.Avec la passion de l’artiste René Derouin et l’ouverture d’esprit du propriétaire de l’épicerie, non serdement le déménagement prévu n’a pas eu lieu, mais l’artiste a offert ime grande murale qui enrobe aujourd’hui l’épicerie.Leadership municipal Un autre bel exemple est ce qui se produit présentement dans la MRC d’Antoine-Labelle avec sa Caravane de l’environnement.L’an dernier, lors du congrès de la Eédération québécoise des municipalités, la MRC d’Antoine-Labelle a remporté le prix Leadership municipal pour son projet de la Caravane de l’environnement.Ce projet est très remarqué, puisqu’il s’est aussi vu décerner le prix Joseph-Beaubien Bronze, categorie environnement et développement durable, prix remis par l’Union des municipalités du Québec, efi le 2 juin dernier, la Caravane de l’environnement s’est vu attribuer un Phénix de l’environnement.Avec ce projet, la MRC Antoi-ne-Labelle encourage la population à changer ses habitudes et à adopter des comportements écoresponsables.La MRC fait appel à des biologistes qui, en caravane, partent pour une tournée annuelle dans les 180 classes sur le territoire de la MRC, touchant ainsi plus de 4000 élèves et leurs familles.Lors de ces rencontres, les biologistes abordent avec les jeunes la majorité des sujets concernant l’environnement: les 3R-V (réduction à la source, réemploi, recyclage et valorisation), la préservation des plans d’eau, de la forêt et des habitats fauniques, l’économie d’eau potable et d’énergie, l’alimentation responsable (agriculture biolo^que, suremballage, achat local) ainsi que les changements climatiques.Qn donne aux jeunes des moyens concrets de se mettre en action, relevant ainsi des défis verts.La MRC a voulu rejoindre toute sa population et ses nombreux villégiateurs avec le message de la Caravane de l’environnement.Pour y parvenir, on a fait appel à la collaboration des médias locaux, à l’aide de chroniques sur les ondes de la radio CPLQ ainsi que de pages thématiques dans le journal Le Choix.Les jeimes demandent à la population de poser de petits gestes quotidiens.«Tout ce projet a démarré grâce à la Fondation pour l’environnement que nous avons ici dans la MRC.Une entreprise était prête à investir dans un projet et les gens du comité de gestion ont alors élaboré le programme de la Caravane de l’environnement», nous dira Roger Lapointe, maire de Mont-Saint-Michel et préfet de la MRC d’Antoine-Labelle.Aujourd’hui, deux ans après son implantation dans la MRC, où en est le projet de la Caravane de l’environnement?«Pour nous, une des grandes surprises, c’est qu’on a réussi à rejoindre toute la population.Aujourd’hui, on constate que l’information circule beaucoup mieux qu’avant le projet», raconte M.Lapointe.Le mot de la fin revient à Claire Bolduc: «Ça prend tout un village pour sauver un village.» Collaboratrice du Devoir Mobilisation Quatre chantiers plus tard La MRC d’Arthabaska a choisi d’investir dans l’occupation du territoire en proposant une démarche globale MICHEL BELAIR La ruralité n’est plus ce qu’elle était.Diversifié, multiple dans ses stratégies d’exploitation comme d’occupation, le territoire rural québécois n’a plus rien de la monocorde réalité du siècle dernier.Pini le sévère clivage ville-campagne, où le monde fermé sur lui-même et autosuffisant des fermes familiales s’étalait presque partout de la même façon.Trente arpents, de Ringuef traduisait une réalité qui s’abreuvait beaucoup plus au XIX® siècle qu’à ce qu’allait devenir le Québec.Stratégies solidaires A la fin des années 1960, c’est la révolution menant à l’industrialisation de l’agriculture qui a complètement modifié le paysage rural, marqué, depuis, par les différents types de production agricole qu’on y pratique.Aujourd’hui, nos campagnes offrent une réalité beaucoup plus complexe qu’il y a 50 ans.Qn le sait, les ruraux ont dû faire face à des poussées extérieures majeures, tout en négociant les pressions venues de l’intensification et de la spécialisation: rappelons l’implantation irréversible des banlieues autour des grands centres — et même des moins grands! — et l’arrivée par vagues successives, depuis le début des années 1970, des «néoruraux» et des citadins-campagnards du week-end qui occupent de nos jours de plus en plus d’espace.C’est tout cela, ces diverses pressions et redéfinitions successives, qui a mené le territoire rural à se transformer profondément.Tellement qu’on ne l’habite plus de la même façon.Lionel Eréchette le sait fort bien.Maire de la petite agglomération de Sainte-Hélène-de-Chester, il est aussi préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) d’Artbabaska.C’est à lui — et à ses concitoyens, bien sûr — qu’on a remis, l’an dernier à pareille date, le prix Mobilisation des Grands Prix de la ruralité.Précisément parce que, tous ensemble, lui et ses partenaires ont su apporter ime réponse concrète, originale et, surtout, solidaire aux tensions qui agitent d’une façon ou d’une autre le milieu de vie complexe que sont devenues nos campagnes.Dans la MRC d’Arthabaska, on a choisi d’aborder le problème de front et le plus globalement possible, s’il faut en croire le préfet-maire Eréchette.Qn a décidé là de créer quatre «chantiers» pour mieux saisir et mieux définir l’ensemble de la problématique, comme on dit dans les bureaux de consultants: le chantier de la démographie, le chantier du développement économique et ceux de la cohabitation harmonieuse et de la qualité de vie.Rejoint au téléphone, Lionel Eréchette explique d’abord que ces quatre chantiers définissent assez bien la réalité de sa région.«En faisant le tour des quatre chantiers, on voit que ça reflète ce qu’on vit un peu partout dans la MRC: la baisse de population, le manque de main-d’œuvre, le développement de nouveaux services pour les nouveaux arrivants, la cohabitation harmonieuse, chacune de nos collectivités vit ces problèmes-là à sa façon.Dans chacun de ces secteurs, on a commencé par créer des tables de concertation auxquelles participent des gens de tout le territoire et de tous les milieux: plus de 70 intervenants et 35 organismes du territoire sont embarqués et la MRC a octroyé un budget d’un million de dollars sur cinq ans au projet.Un an plus tard, on peut SOURCE MRC ARTHABASKA Vue de Victoriaville prise du belvédère du mont Arthabaska dire que nous avons déjà des résultats concrète.» Des modèles multiples M.Eréchette soutient que ces mesures concrètes ont déjà apporté des changements.Il mentionne Internet à haute vitesse, dont l’installation bien coordonnée est pratiquement terminée.Le CLD d’Arthabaska aussi, qui a accouché d’une politique familiale qui s’applique dans 14 municipalités du comté, avec des agents en place un peu partout.Il parle enfin avec fierté d’une brochure sur la cohabitation harmonieuse qui est remise aux nouveaux arrivants et qu’on a tirée à 30 000 exemplaires.Patricia Normand, qui est chargée du projet à la MRC, donne encore plus de détails.«Notre région connaît une bonne croissance économique, explique-t-elle, mais nous savons aussi que nous manquerons bientôt de main-d’œuvre.Nous avons donc établi une sorte d’état des lieux avec un portrait des entreprises, des étudiante et des formations professionnelles offertes, en pensant aussi aux travailleurs émigrants que nous voulons accueillir.Sans compter que nous investissons aussi dans l’agrotourisme, la mise en place de services équitables et le développement d’un environnement sain et durable.» Les solutions, on l’a compris avec les années, ne sont jamais simples et ne s’exportent surtout pas clé en main: chaque milieu est différent dans ses rapports à l’occupation du territoire et dans ses choix économiques.Si un modèle de développement et SOURCE MRC D’ARTHABASKA Lionel Fréchette, préfet de la MRC d’Arthabaska d’adaptation est valable en un lieu, il ne l’est pas nécessairement dans un autre.et encore moins partout Qn aura ainsi remarqué que le rôle de la culture est assez limité dans les perspectives de développement qu’a évoquées Patricia Normand; la région ne compte pas de salles de spectacles, sauf dans les grands centres, et dans toute la MRC d’Arthabaska, les seules timides initiatives en ce sens se font encore dans le cadre de l’école.Mais il est pourtant possible de choisir d’investir massivement dans la culture.L’exemple le plus concret est celui de nos cousins bretons de Questembert que nous rencontrons chaque année à l’occasion du festival de théâtre pour la petite enfance que Le Devoir couvre là-bas, en pleine campagne.C’est un modèle merveilleusement efficace, puisqu’il a déjà contribué depuis cinq ans à provoquer l’établissement massif de jeunes familles dans toutes les petites collectivites membres de la Communauté de communes, l’équivalent de nos MRC.Là-bas aussi on travaille à la ville et on vit à la campagne, pas frop loin.Le modèle existe aussi chez nous, puisque la culture et la convivialité expliquent une bonne partie de l’attrait qu’exerce le vill^e de Saint-Camille.Mais le moins qu’on puisse dire sans taire de l’ironie, c’est que le choix de la culture comme pôle de développement n’est pas encore très solidement implanté chez nous.Quand on y sera, quand, en plus de l’harmonie, de la cohabitation et de la qualité de vie, le milieu rural pourra aussi attirer des familles de jeunes travailleurs professionnels en leur proposant une offre culturelle de qualité.gageons qu’on sera tout près du but! Le Devoir PUQ.CA TERRITOIRES ET DÉVELOPPEMENT La richesse du Québec Marc-Urbain Proulx Collection Science régionale Pour comprendre les trois principales dimensions du développement territorial - l'occupation, la gouvernance et l'innovation - ce livre est essentiel.Les théories, les modèles et les concepts pertinents sont exposés et illustrés à travers la diversité des territoires qui fait la richesse du Québec.Marc-Urbain Proulx Territoires et développement La richesse du Québec 480 pages "I Presses de l'Université du Québec Raison d'être.Raison de prévenir.Raison de faire confiance.En assurance de dommages, la MMQ, comme de raison.1 866 662-0661 lnfoPREVENTION@mutuellemmq.com • vvvvw.mutuellemmq.com La Mutuelle des municipalités du Québec Une mutuelle de confiance au service du monde municipal ^ http://puq.ca/catalogue/livres/territoires-developpement-13486.html LA VOIX DES MUNICIPALITÉS ET DES RÉGIONS DU QUÉBEC I I I I I I I Fédération Québécoise des Municipalités www.fqm.ca 2954, boulevard Laurien bureau 560, Québec (Québec) GIV 4T2 Téléphone : 418 651-3343 -Télécopieur: 418 651-1127- info@fqm.ca Suivez-nous sur les réseaux sociaux! www.twitter.com/FQMenligne ^9 www.facebookcom/FQMenligne
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