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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-10-06, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE .1 E U D I 6 OCTOBRE 2011 WALL STREET Les «indignés» sont des milliers à manifester leur ras-le-bol Page B 3 PHOTOGRAPHIE Edward Burtynsky au pays de l’or noir Page B 8 ECONOMIE Geraed Berube PERSPECTIVES Contagion Les dirigeants européens découvrent aujourd’hui l’effet de contagion.Un problème au départ isolé, qui ne pesait qu’à peine 3 % du PIB de la zone euro il y a 18 mois, a été multiplié par six depuis, parce que non résolu à l’origine.À trop vouloir faire de la petite politique sur l’une des plus petites économies du groupe.Avec Dexia devenant la première banque de la zone euro à vaciller, avec ce marché du financement interbancaire en définitive fermé aux institutions européennes depuis Tété, avec ces primes d’assurance pour risque de défaut multipliées par deux depuis, c’est désormais le branle-bas pour sauver les banques de la zone.Un petit problème de 100 milliards à l’origine (le plan d’aide à la Grèce) vient d’être multiplié par trois uniquement pour recapitaliser les grandes banques ^n de calmer le jeu.Et pour éviter une spirde infernale, il a été estimé que le Fonds européen de stabilité financière pourrait devoir être doté d’une capacité d’intervention de 3000 mil-liards.Sans oublier une pos-W 1 sible contagion hors de la T __ zone, vu le jeu des vases com-\ municants entre institutions fi-nancières, qui s’étendrait alors à une Union européenne j i jusqu’ici plutôt silencieuse et ^ -r observatrice d’une crise qu’el- le croyait confinée aux pays partageant la même monnaie.Il y a 18 mois, lorsque la crise de la dette souveraine débordait l’Irlande pour s’étendre à la Grèce, l’on disait que l’économie de ce pays ne comptait que pour 3 % du PIB de la zone euro.D’où le peu d’empressement à lui venir en aide et ce réflexe de vouloir faire en un exemple du mauvais élève.Depuis, les tergiversations politiques persistent, avec une Allemagne maniant le bâton et la carotte, condamnant la Grèce dans une impossible austérité budgétaire.La crise de la dette s’est étendue depuis au Portugal pour menacer l’Italie et l’Espagne.Dans l’intervalle, la contagion s’est propagée aux banques exposées à la dette souveraine.Résultats: un problème qui, au départ, pesait 3 % du PIB de la zone euro est devenu six fois plus gros depuis, devenant un risque potentiel qui équivaut à 18 % du PIB cumulé par les 17 pays membres de funion économique et monétaire.Vue différemment, l’aide refusée à la Grèce, sous la forme d’une mutualisation de la dette, est en train de rattraper la France et l’Allemagne, par leurs institutions financières qui, elles, sont exposées au risque de défaut de la Grèce.Selon les données de la Banque des règlements internationaux, les banques allemandes sont exposées à la Grèce à hauteur de 23 milliards $US.Celles de la France, à hauteur de 57 milliards.L’exposition des banques allemandes aux cinq pays fragilisés de la zone se chiffre à 522 milliards $US, soit 15 % du PIB de ce pays.Celle des banques françaises à ces pays formant l’acronyme anglais PIIGS est plus élevée, atteignant les 672 milliards, ou plus de 24 % du PIB français.Avec ces agences ayant la décote facile, il ne faudrait pas s’étonner de voir la France perdre son triple A! Hors euro, le risque des banques britanniques face à la Grèce se chiffre à 15 milliards $US.Face aux cinq pays du PIIGS, il frôle les 350 milliards, soit 14 % du PIB du Royaume-Uni.En résumé, l’Union européenne ne pourra demeurer longtemps indifférente à cette crise qui n’est plus confinée à la zone euro.Mais sur ce continent, on pense encore que l’austérité budgétaire est la seule réponse à la crise de la dette.Au Royaume-Uni, pays champion de l’austérité, les résultats sont plutôt édifiants, avec une économie en Grande-Bretagne désormais au point mort.Selon l’Agence France-Presse, «la croissance britannique au deuxième trimestre a été revue à la baisse hier, à un modeste +0,1 %, signe d'une économie quasi à l’arrêt qui multiplie les mauvaises performances en pleine crise de la zone euro.[.] La plupart des experts tablent désormais sur une croissance annuelle inférieure ou égale à 1 %, loin du 1,7% espéré par le gouvernement au printemps dernier lors de la présentation de son budget de rigueur Mais certains évoquent de manière de plus en plus insistante la possibilité d’un retour du pays dans la récession.» Peu avant, on apprenait que le nombre de chômeurs britanniques avait dépassé cet été le seuil des 2,5 millions, et que le nombre de demandeurs d’emploi en juillet avait fait un saut jamais vu depuis la récession de 2008-2009.Et malgré un plan de rigueur qualifié de plus dur des pays industrialisés, le déficit britannique a été creusé à 13,8 milliards de livres en août, soit 2 milliards de plus qu’il y a un an.Ce qui n’a pas empêché, mardi, le premier ministre britannique, David Cameron, de renouveler sa foi en l’austérité budgétaire.Pendant ce temps, sur le continent de l’austérité, l’activité industrielle chute partout en Europe sous les niveaux signalant l’avènement d’une récession.Et dire que le problème était une affaire de «club Med» et qu’il ne pesait, à l’origine, qu’à peine 3 % du PIB de la zone euro! Inquiétude croissante devant la crise de la dette en Europe JOHN THYS AGENCE ERANCE PRESSE Angela Merkel: «Pour les marchés, il est important qu’on aboutisse à des résultats.» Il faut recapitaliser les banques de toute urgence, plaide Angela Merkel Bruxelles — La chancelière allemande, Angela Merkel, a exhorté hier l’Europe à accélérer la manœuvre pour recapitaliser les banques qui en ont besoin et stopper la contagion de la crise de la dette, alors que le FMI s’inquiète de la lenteur de la réponse de la zone euro.En parallèle, les fonctionnaires et salariés du public en Grèce ont observé une journée de grève contre l’austérité qui leur est imposée pour tenter de juguler la crise budgétaire qui menace leur pays de faillite.Au sein de la zone euro, la crainte domine de voir la crise de la dette se propager comme une traînée de poudre à travers une crise du secteur bancaire, comme en En Grèce, la rue continue de manifester sa colère en raison de la cure d’austérité qui lui est imposée 2007 et 2008 après la faillite de Lehman Brothers aux Etats-Unis.Ses responsables se mobilisent en conséquence pour tenter de colmater les brèches.«E est justifié, s’il y a un constat commun que les banques ne sont pas assez capitalisées, que l’on y procède, compte tenu de la situation actuelle sur les marchés financiers», a déclaré lors d’une visite à Bruxelles la chancelière allemande, à propos de la nécessité de recapitaliser le secteur bancaire.Plusieurs sources ont par ailleurs partiellement confirmé à l’AFP des informations du Financial Times selon lesquelles les ministres européens des Finances ont demandé au régulateur bancaire européen (EBA) de plancher sur les éventuels besoins en recapitalisation des banques européennes dans l’hypothèse d’une importante décote de leurs titres grecs.Mme Merkel a appelé ses partenaires à établir «des critères communs».«Pour les marchés, il est important qu’on aboutisse à des résultats», a-t-elle jugé, «le temps presse et donc il faudrait que cela se fasse vite».L’Allemagne est disposée à montrer la voie.«Le gouvernement allemand est prêt, si nécessaire, à réaliser une recapitalisation» des banques chez lui, a assuré la chancelière, en n’excluant pas que la question soit abordée au plus haut niveau, lors du prochain sommet européen à Bruxelles, les 17 et 18 octobre.Selon le quotidien allemand Die Weli, qui paraît aujourd’hui, la chancelière entend convaincre le président français, Nicolas VOIR PAGE B 4 MERKEL s’impose Michael Sabia appréhende les conséquences d’une récession mondiale sur le Québec et la Caisse de dépôt JOCELYNE RICHER Québec — La Caisse de dépôt et placement pourrait subir les contrecoups de la crise financière qui secoue l’Europe, prévient le président de l’institution, Michael Sabia.Alors qu’il prenait la parole devant un parterre de gens d’affaires de Québec, hier, le grand patron de la Caisse s’est montré fort préoccupé par les conséquences de l’endettement hors de contrôle des pays de la zone euro, dont la Grèce, rendant chaque jour plus fragile le système bancaire, à court de liquidités.Si un coup de barre n’est pas donné à très court terme, il a dit craindre l’impact de cette crise sur l’économie québécoise et sur le rendement de la Caisse, qui ne serait certainement pas épargnée.«Est-ce que la Caisse est immunisée contre une situation extrême et difficile sur les marchés’^ La réponse est: il est impossible que la Caisse soit immunisée, ça c’est impossible», a-t-il tranché en point de presse.La situation est sérieuse, «excessivement turbulente», et justifie une riposte urgente, selon lui.Car le risque de contagion est bien réel.L’issue à la crise réside, selon lui, dans la réponse politique que devront fournir les gouvernements européens, appelés à renforcer le système financier des banques en acceptant de recapitaliser les plus mal en point d’entre elles.Il préconise également que la situation particulière de la Grèce fasse en sorte qu’un «mur» soit érigé entre ce pays et le reste de l’Europe.VOIR PAGE B 4 SABIA f* i / Michael Sabia JACQUES NADEAU LE DEVOIR Étude de l’Institut de la statistique du Québec Moins de chômeurs et de meilleurs emplois Et ce sont d’abord les femmes qui en profitent ÉRIC DESROSIERS Le chômage n’a pas seulement reculé au Québec ces dernières années, la qualité de l’emploi s’est aussi améliorée.Cette dernière question prendra d’ailleurs de plus en plus d’importance à mesure, notamment, que s’aggravera le problème de pénurie de main-d’œuvre, constatent les experts.Le taux de chômage au Québec a baissé de 11,4 % en 1997 à 8 % en 2010, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).La proportion d’emplois de qualité faible (en matière de rémunération, d’heures travaillées, de stabilité et de qualification) a baissé, durant la même période, de 38 % à 30 %, alors que les emplois de qualité élevée augmentaient de 25,6 % à 31,8 % et ceux de qualité moyenne, plus modestement de 36,5 % à 38,1 %.Ces moyennes générales cachent d’importantes variations en fonction des secteurs d’activité, du sexe ou encore du niveau de scolarité, a observé dans un entretien téléphonique au Devoir Luc Cloutier, analyste à l’ISQ et l’un des organisateurs d’une journée d’étude sur la qualité de l’emploi à laquelle ont participé à Lon-gueuil plus de 80 personnes issues des milieux universitaire, gouvernemental, syndical et autres, dont certaines venues de l’étranger.«C’est comme d’avoir un pied dans l’eau chaude et l’autre dans l’eau froide et de chercher à en tirer une tendance globale.» Les femmes progressent Les femmes ont, par exemple, réalisé des gains importants alors que les hommes n’ont pratiquement pas bougé.En 1997, elles étaient presque 44 % à occuper des emplois que l’on dit de qualité faible parce que caractérisés par une rémunération inférieure à 15 $ l’heure (en dollars de 2002), de l’instabilité, du temps partiel involontaire ou du temps plein de 41 heures par semaine ou plus, et un faible niveau de qualification ou occupés par des travailleurs surqualifiés.Cette proportion est tombée aujourd’hui à 34,1 % (26,1 % pour les hommes).A l’autre extrémité du spectre, la proportion des femmes occupant un VOIR PAGE B 2 EMPLOIS B 2 LE DEVOIR LE JEUDI 6 OCTOBRE 2011 LES MARCHES BOURSIERS TORONTO s&PTsx Il 457,22 A LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO Evolution sur ^bü jours Volume Indice Volume (000) Fermeture var.pts var.% 1 Indice Volume (000) Fermeture var.pts var.% S&P TSX 271 715 Il 457,22+279,31 2,5 Matériaux 103 489 363,90 + 12,36 3,5 S&P TX20 105 103 570,25 + 19,89 3,6 Immobilier 5 234 190,82 -0,10 -0,1 S&P TX60 134 055 658,86 + 16,52 2,6 Télécoms 5 358 95,28 + 0,11 0,1 S&P TX60 Cap.134 055 728,57 + 18,27 2,6 Serv.collect.2 992 221,20 + 1,55 0,7 Cons.de base 3 470 197,68 + 1,63 0,8 Métaux/minerais 45 071 896,91 + 47,80 5,6 Cons.discrét.10 369 81,98 + 0,99 1,2 Énergie 75 124 239,07 + 10,22 4,5 Finance 26 666 166,54 + 3,46 2,1 TSX CROISSANCE Aurifère 59 453 388,56 + 10,06 2,7 TSX Venture 92 001 1 413,65 + 80,31 6,0 Santé 749 52,14 + 0,71 1,4 Tech, de l’Info 9 806 26,14 + 0,23 0,9 Industrie 16 311 94,09 + 2,72 3,0 HIER À LA BOURSE: Les titres du secteur de rénergie ont permis au marché de Toronto de terminer la séance en hausse marquée, le cours du pétrole ayant bondi à la suite de la publication d’informations laissant croire que la demande pourrait grimper.Les nouvelles en provenance d’Europe étaient également meilleures.Titre ATvariation>l% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE ET DE BASE A Alim.Couche-Tard ATD B 29,20 0,42 1,46 390 22,35 30,76 A Astral Media ACM A 32,37 0,37 1,16 28 31,00 42,80 T Canadian Tire CTC A 55,38 -0,67 -1,20 169 51,80 68,93 Cogeco CCA 47,50 0,10 0,21 73 36,23 48,59 Corus CJR B 19,25 -0,02 -0,10 81 18,51 23,78 Jean Coutu PJC A 11,69 0,09 0,78 352 8,68 12,72 Loblaw L 36,95 -0,06 -0,16 366 34,51 43,73 A Magna MG 36,39 1,39 3,97 1298 31,91 61,65 Metro MRU A 45,37 0,00 0,00 217 42,11 49,55 Quebecer QBR B 33,27 -0,08 -0,24 221 26,52 39,62 Rena RON 9,98 -0,02 -0,20 168 9,50 15,40 A Saputo SAP 42,28 1,14 2,77 356 34,33 49,05 A Shaw SJR B 21,20 0,72 3,52 723 19,10 23,50 Shoppers Drug Mart SC 40,33 0,37 0,93 833 36,67 42,53 Tim Hortons THI 48,51 -0,26 -0,53 524 36,98 51,23 Transat A.T.TRZ B 5,71 -0,03 -0,52 119 5,56 19,97 A Yellow Media YLO 0,16 0,02 10,00 4 297 0,12 6,46 ENERGIE" A Cameco CCO 19,79 0,90 4,76 1040 17,61 44,28 A Canadian Natural CNQ 30,68 1,78 6,16 6 126 27,25 50,50 A Canadian Oil Sands COS 20,22 1,26 6,65 1932 18,17 33,94 T Enbridge ENB 32,45 -0,91 -2,73 3 121 26,93 33,71 T EnCana ECA 19,59 -0,27 -1,36 2 887 18,71 34,25 A Enerplus ERE 25,11 0,58 2,36 568 23,00 32,83 A Nexen NXY 16,65 0,67 4,19 1 571 14,75 27,11 A Pengrowth Energy PGF 9,21 0,26 2,91 553 8,48 13,96 A Pétrolière Impériale IMO 37,16 0,98 2,71 1672 34,15 54,00 A Suncor Energy SU 27,50 2,07 8,14 9 245 23,97 47,27 T Talisman Energy TLM 11,75 -0,40 -3,29 11907 11,42 24,82 T TransCanada TRP 40,66 -0,50 -1,21 2 151 35,49 43,72 FINANCIÈRES A 8.CIBC CM 72,45 1,75 2,48 1362 67,32 85,56 A 8.do Montréal BMO 57,66 0,73 1,28 1807 55,02 63,94 A 8.Laurentienne LB 43,58 0,66 1,54 49 38,62 55,87 8.Nationale NA 67,15 0,50 0,75 869 63,80 81,98 A 8.Royale RY 46,65 0,70 1,52 3 752 44,38 61,53 A 8.Scotia BNS 51,74 1,54 3,07 2 724 49,01 61,28 A 8.TO TD 72,32 1,18 1,66 2 682 68,55 86,82 Brookfield Asset BAM A 27,38 -0,02 -0,07 904 25,91 33,95 A Cominar Real i CUE UN 20,86 0,24 1,16 84 20,00 23,00 A Corp.Fin.Power PWF 25,55 1,10 4,50 556 23,75 31,98 A Fin.Manuvie MFC 11,95 0,56 4,92 5 809 10,91 19,29 A Fin.Sun Life SLF 24,93 0,94 3,92 1 785 23,21 34,39 A Great-West Lifeco GWO 20,88 1,02 5,14 995 19,32 27,85 A Industrielle All.lAG 30,14 1,49 5,20 326 28,20 42,02 A Power Corporation POW 23,05 1,03 4,68 977 20,90 29,50 TMX X 40,14 0,19 0,48 67 30,96 45,69 INDUSTRIELLES A Air Canada AC B 1,33 0,09 7,26 819 1,18 4,09 A Bombardier BBD B 3,84 0,22 6,08 8 466 3,42 7,29 A CAE CAE 9,40 0,11 1,18 727 9,03 13,36 A Canadien Pacifique CP 52,02 0,89 1,74 706 46,01 69,48 A Chemin de fer CN CNR 70,49 1,13 1,63 951 63,53 78,08 A SNC-Lavalin SNC 42,71 2,71 6,78 532 38,51 63,23 A Transcontinental TCL A 10,40 0,11 1,07 66 9,96 17,25 Transperce TFI 10,24 0,04 0,39 568 9,76 16,00 MÀTÉRIAÜX A Agrium AGU 70,90 2,20 3,20 868 63,93 98,02 A Barrick Gold ABX 48,08 0,94 1,99 2 326 42,06 55,99 A Goldcorp G 47,38 1,44 3,13 2 078 38,99 55,93 Kinross Gold K 14,28 0,02 0,14 5196 13,53 19,98 Mines Agnico-Eagle AEM 59,81 0,22 0,37 913 53,05 88,52 A Potash POT 46,55 1,79 4,00 3 428 41,99 63,19 A Teck Resources TCK B 33,77 2,78 8,97 6 301 27,39 64,62 SERVICES PUBLICS A Fortis FTS 32,19 0,45 1,42 665 28,24 35,45 A TransAlta TA 22,21 0,33 1,51 480 19,45 23,20 TECHNOLOGIE CGI GIB A 18,54 -0,09 -0,48 554 15,33 24,30 A Research In Motion RIM 24,49 2,29 10,32 6 507 20,50 69,30 té'lé'communi'càtïôns BCE BCE 38,22 -0,18 -0,47 2 717 32,64 39,65 T Bell Allant BA 26,68 -0,34 -1,26 299 25,21 29,19 Rogers RCI B 34,75 -0,12 -0,34 1448 33,29 41,64 A Telus T 51,35 0,71 1,40 664 44,05 55,04 fonds" négociés en "boürsé iShares DEX XBB 31,08 -0,10 -0,32 73 29,19 31,42 A iShares MSCI XEM 21,00 0,29 1,40 23 20,10 27,53 A iShares MSCI EMU EZU 27,56 0,70 2,61 152 25,57 42,22 A iShares S&P 500 XSP 13,13 0,23 1,78 348 12,31 15,77 A iShares S&P/TSX XIC 18,07 0,46 2,61 144 17,10 22,61 ?CE^ C CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC Jn vers te de Sherb ooke eoonom e oontempo a INDICES QUEBECOIS Indice Fermeture var.pts var.% INDICE QUÉBEC IQ30 1234,53 +20,49 +1,69 INDICE QUÉBEC IQ120 1285,97 +22,05 +1,74 Titre Symbole Fermeture Variation Volume 52 semaines («) (%) (000) bas haut LES PLUS ACTIFS DE LÀ BOURSE'DE TORONTO Talisman Energy TLM 11,75 -0,40 -3,29 11907 11,42 24,82 iShares S&P/TSX XIU 16,56 0,46 2,86 11433 15,61 20,71 Suncor Energy SU 27,50 2,07 8,14 9 245 23,97 47,27 Research In Motion RIM 24,49 2,29 10,32 6 507 20,50 69,30 Teck Resources TCK B 33,77 2,78 8,97 6 301 27,39 64,62 Canadian Natural CNQ 30,68 1,78 6,16 6 126 27,25 50,50 Fin.Manuvie MFC 11,95 0,56 4,92 5 809 10,91 19,29 Kinross Gold K 14,28 0,02 0,14 5196 13,53 19,98 B.Royale RY 46,65 0,70 1,52 3 752 44,38 61,53 Potash POT 46,55 1,79 4,00 3 428 41,99 63,19 LES GAGNANTS EN 0/ /o Epsilon Energy EPS 2,39 0,54 29,19 740 1,75 4,43 Sabina Gold & SBB 3,48 0,60 20,83 1377 2,57 7,63 Copper Mountain CUM 4,53 0,78 20,80 1979 3,28 8,15 Canadian Life LEE 2,10 0,30 16,67 32 1,70 7,17 C&C Energia CZE 6,27 0,88 16,33 344 5,25 15,25 NGEx Resources NGQ 2,73 0,38 16,17 65 0,75 4,00 Capstone Mining CS 2,69 0,37 15,95 3 496 1,97 4,99 Strad Energy SDY 3,80 0,52 15,85 36 2,00 5,25 Grande Cache Coal GCE 4,22 0,57 15,62 3 791 3,22 11,93 Claude Resources CRJ 1,79 0,24 15,48 366 1,43 2,84 LES PERDANTS EN % MacDonald, MDA 44,15 -4,85 -9,90 780 43,86 58,73 Horizons BetaPro HVU 45,73 -4,83 -9,55 296 8,69 63,76 GWR Global Water GWR 5,00 -0,50 -9,09 3 4,50 7,90 Horizons BetaPro HED 6,23 -0,61 -8,92 363 3,09 7,51 Horizons BetaPro HMD 8,70 -0,80 -8,42 130 4,42 11,49 Horizons BetaPro HIE 12,65 -1,07 -7,80 7 8,72 13,89 Horizons BetaPro HNO 6,98 -0,52 -6,93 0 6,05 9,10 Pstmda Nwk Vt Nc PNC B 9,10 -0,65 -6,67 0 9,10 17,75 Horizons BetaPro HOD 8,86 -0,63 -6,64 2 639 4,92 10,02 iPath S&P 500 VIX vxx 52,35 -3,44 -6,17 119 19,08 71,52 LES GAGNANTS EN $ Fairfax Financial FFH U 381,00 7,00 1,87 0 354,00 415,00 Royal Gold RGL 66,87 3,77 5,97 33 45,23 83,92 MEG Energy MEG 38,14 3,54 10,23 459 32,26 52,90 Fortress Paper FTP 32,28 3,01 10,28 30 24,00 63,15 Central GoldTrust GTU U 68,00 3,00 4,62 1 49,00 75,35 Lassonde LAS A 68,93 2,93 4,44 0 53,95 77,50 Walter Energy WLT 63,50 2,82 4,65 4 57,35 133,40 Teck Resources TCK B 33,77 2,78 8,97 6 301 27,39 64,62 SNC-Lavalin SNC 42,71 2,71 6,78 532 38,51 63,23 Teck Resources TCK A 34,51 2,71 8,52 2 27,53 65,31 LES PERDANTS EN $ MacDonald, MDA 44,15 -4,85 -9,90 780 43,86 58,73 Horizons BetaPro HVU 45,73 -4,83 -9,55 296 8,69 63,76 Fairfax Financial FFH 390,28 -4,73 -1,20 19 346,00 420,97 iPath S&P 500 VIX vxx 52,35 -3,44 -6,17 119 19,08 71,52 McGraw-Hill MHR 40,85 -1,90 -4,44 0 39,75 50,75 New Flyer NFI UN 60,35 54,14 871,82 7 59,70 120,50 Canadian Tire CTC 63,50 -1,39 -2,14 0 61,01 77,40 Horizons BetaPro HUV 26,19 -1,26 -4,59 15 9,93 30,70 Skylon Global SLP UN 23,10 -1,18 -4,86 0 23,10 26,49 Canadian Utilities CU 60,42 -1,15 -1,87 149 47,95 63,44 NEW YORKs&p 500 1144,03 i + 20,08 + 1,79% Evolution sur 250 jours NASDAQ 2 460,51 + 55,69 + 2,32% Evolution sur 250 jours DOW JONES 10 939,95 A A LES MARCHES INTERNATIONAUX Indice Euronext 100 (Europe) CAC 40 (France) DAX (Allemagne) FTSE MIB (Italie) MXSE (Mexique) Bovespa (Brésil) Shanghai (Chine) Hang Seng (Hong Kong) Nikkei 225 (Japon) ASX ALL ORD (Australie) RTS (Russie) Fermeture var.pts var.% 555,86 + 19,10 3,6 2 973,90 + 123,35 4,3 5 473,03 + 256,32 4,9 14 805,48 + 561,51 3,9 33 000,29 + 34,06 0,1 51 013,85 + 327,51 0,6 Fermé - Fermé - 8 382,98 -73,14 -0,9 0,00 -3992,51-100,0 1 231,43 + 14,22 1,2 PÉTROLE 79,68 + 4,01 $US A + 5,30% Æ.OR 1640,30 + 25,60 $US A + 1,59% Æ.DOLLAR CANADIEN 96,14 + 1,34 0US ^ 1$US = 104,01(|: 0,7204 + 0,0088 EURO ^ 1 EURO = 1,3881$ Autres devises ROYAUME-UNI 1$ vaut 0,6217 livre SUISSE 1$ vaut 0,8878 franc MEXIQUE 1$ vaut 13,0378 pesos AUSTRALIE 1$ vaut 0,9958 dollar CHINE 1$ vaut 6,1013 renminbis HONG KONG 1$ vaut 7,4842 dollars JAPON 1$ vaut 73,8007 yens Desjardins & Cie Bien plus que du capital de développement, un accompagnement stratégique pour vos projets de croissance et de transfert d'entreprise.C'est tout Desjardins qui appuie ies entreprises.dcrdesjardins.com \IÉ.^ Desjardins Coopérer pour créer i'avenir ECONOMIE EMPLOIS Les employés de la finance et des assurances ont considérablement amélioré leur sort SUITE DE LA PAGE B 1 emploi stable à qualification élevée dont le salaire dépasse 15 $ l’heure, dont le temps partiel est volontaire et où le temps plein se situe entre 30 et 40 heures par semaine est demeurée sensiblement la même que pour les hommes, augmentant de 25,2 % (25,9 % pour les hommes) à 31.7 % (31,9 % pour les hommes).Les travailleurs de certains secteurs ont considérablement amélioré leur sort, comme ceux de la finance et de l’assurance, où la proportion d’emplois de qualité élevée est passée de 30,4 % à 45,9 %, et ceux des services professionnels et techniques (de 34.8 % à 49,4 %).D’autres continuent d’en arracher, notamment dans le secteur de l’hébergement et de la restauration, où la proportion d’emplois de qualité faible n’a baissé que de 73,8 % à 62 %, ou celui du commerce de détaü(de57,3%à50,5%).Les travailleurs syndiqués continuent aujourd’hui d’être plus nombreux à avoir des emplois de qualité élevée que les travailleurs non syndiqués (38,4 % contre 27,1 %), tout comme ceux du secteur public (46,6%) comparativement à ceux du secteur privé (26,7 %), ou encore ceux détenant un diplôme universitaire (49,9 %) comparativement à ceux qui n’ont pas de diplôme secondaire (17,9%).Importance pour l’avenir Contrairement au taux d’activi- té ou au chômage, la qualité de l’emploi continue de soulever toutes sortes de problèmes de mesure et de comparaison entre les pays, explique Luc Cloutier.L’expert a présenté hier les principales conclusions d’une étude comparant la situation des parents de jeunes enfants aux Québec et en Angleterre.Il a notamment constaté que les femmes ont amélioré leur sort par rapport aux hommes des deux côtés de l’Adantique, mais que les Québécoises bénéficiaient de bien meilleures conditions que leurs consœurs britanniques.Cette question de la qualité des emplois occupera une place de plus en plus importante à mesure que le départ des baby-boo-mers à la retraite aggravera le problème de pénurie de main-d’œuvre, préviennent les experts.La capacité d’offrir des salaires concurrentiels, un horaire flexible ou un emploi adapté aux qualifications pourrait bien alors faire pencher la balance au moment de convaincre un bon employé de retarder un peu son départ à la retraite ou d’attirer un jeune père de famille ou une finissante prometteuse.«Il nous reste encore beaucoup de travail pour développer les indicateurs et les bases de comparaison nécessaires, note l’analyste de riSQ Luc Cloutier.Mais je suis convaincu que les employeurs sont déjà conscients de l’importance de ces enjeux.» Le Devoir E N BREF Aéroplan devient Aimia Aéroplan change de nom et devient Aimia.Son symbole boursier sera dorénavant AIM.Les marques interentreprises LMG Insight & Communication et Carlson Marketing feront maintenant affaire sous le nouveau nom.D’après le p.-d.g., Rupert Duchesne, l’ancien nom «ne reflétait plus la compagnie, ses employés, son empreinte mondiale, et son éventail complet et unique de services de gestion de la fidélisation».Aéroplan était à l’origine le programme de récompense maison du transporteur Air Canada.Il a été constitué en une société 19 ans après sa création, en 2005.L’entreprise exploite aujourd’hui plusieurs programmes de fidélisation pour d’autres compagnies dans tous les secteurs d’activités.- La Presse canadienne É.-U.: légère accélération des embauches Washington — Les embauches ont légèrement augmenté en septembre dans le secteur privé aux états-Unis, selon f enquête mensuelle du cabinet de conseil en ressources humaines ADP publiée hier.Les entreprises privées ont créé 91000 emplois nets, en données corrigées des variations saisonnières, soit 2 % de plus qu’en août, a indiqué ADR Les données de l’étude «laissent penser que la tendance récente de l’emploi privé reste [celle d’une hausse] modérée, dont le rythme est probablement inférieur à ce qu’il faudrait pour le maintien d’un taux de chômage stable», écrit ADP.-Agence France-Presse Sept-Mes 6/Q Baie-Comeau 6/ Gaspe Saguenay Quebec 8/0 Val d’Or 13/6 Trois-Rivieres 10/2 SIterbrooke -1 Montrea Lever du soleil 6h59 Coucher du soleil 18h26 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd-t; T2 Ensoleillé MM utilise des données d'Environnement Canada Auj.Demain Le Monde Auj.Demain Plu 12/7 Ave 13/4 Londres Sol 19/10 Sol 17/7 Mel 7/0 Sol 9/5 Los Angeles Var 20/12 Sol 17/13 Var 8/0 Sol 10/6 Mexico Sol 21/9 Var 21/9 Sol 17/8 Sol 21/12 New York Sol 17/8 Sol 18/11 Sol 13/11 Ave 13/12 Pans Plu 20/11 Nua 16/4 Sol 26/16 Ora 25/9 Tokyo Nua 25/18 Sol 25/15 Ce soir 3 Generalei dégagé Demain 17/8 Ensoleille ‘ Samedi 22/13 Ensoleillé ^ Dimanche 23/12 Ensoleillé'î Québec 8 ° © 13/6 18/11 20/10 Ensoleille PP Ciel degag?*^ Passages Generale^ÿ^ Ensoleille nuageux ensoleille Gatineau Auiourd-huU, 12 Ensoleillé" Ce soir 3 Géneralei dégagé Demain 19/7 EnsoleillfiJ Samedi 23/11 Ensoleillé^ Dimanche 24/10 Ensoleillé! Pour que le pique-nique ne tombe pas à l’eau, accédez en tout temps à la météo.Téléchargez MétéoÉclair sur votre téléphone intelligent.Météo Média LE DEVOIR, LE JEUDI 6 OCTOBRE 2011 B 3 ECONOMIE libre-échange avec l’Europe Des députés indépendants inquiets MARTIN OUELLET Québec — Des députés indépendants s’inquiètent du secret entourant la négociation de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’IInion européenne.Ces élus veulent entendre en commission parlementaire le négociateur de l’entente pour le Québec, Pierre Marc Johnson, et plaident pour que l’Assemblée nationale ait son mot à dire sur le contenu des échanges.Les députés Jean-Martin Aus-sant, Lisette I^pointe et Pierre Curzi, tous des dissidents du Parti québécois, de même qu’Amir Khadir, de Québec solidaire, ont fait part hier de leur vive préoccupation en regard des négociations en cours entre le Canada et rUnion européenne.«On ne sait pas quel sera le contenu de l’entente et on a des inquiétudes», a lancé d’emblée le député de Borduas, Pierre Curzi, en conférence dp presse à l’Assemblée nationale.A son avis, l’accord «pourrait menacer» de nombreuses politiques québécoises, notamment à l’égard du soutien culturel, de la protection de l’eau et des ressources naturelles.Compte tenu de l’importance des enjeux en présence, il est inacceptable que les pourparlers se déroulent derrière des portes closes, à l’abri de l’examen des élus, a pour sa part estimé Jean-Martin Aussant, de la circonscription de Nicolet-Yamaska.«Cet accord va lier le Québec avec la contrepartie, bien que le Québec n’ait pas un mot à dire dans la négociation.Ce qu’on demande, c’est de voirie contenu de l’accord pour que la population et les parlementaires que nous sommes puissent intervenir s’il y a lieu pour défendre les intérêts supérieurs du Québec», a dit le fondateur du parti indépendantiste Qption nationale.De son côté, la députée de Crémazie, Lisette Lapointe, redoute un affaiblissement des pouvoirs du Québec si l’accord est ratifié.L’Union européenne, a-t-elle dit, a l’œil sur les contrats publics venant du gouvernement et d’Hydro-Québec.Les parlementaires, a poursuivi Mme Lapointe, ont le droit de connaître le contenu de l’entente avant qu’elle ne soit finalisée.Quant à lui, le cochef de Québec solidaire n’a pas caché sa méfiance envers le négociateur Pierre Marc Johnson, qu’il perçoit comme faisaqt partie du «lobby des patrons».A ce titre, l’ancien premier ministre du Québec cherche à obtenir un accord donnant «plein de pouvoirs aux entrepris^», selon M.Khadir.«A l’heure où les agriculteurs viennent en commission parlementaire nous dire qu’on a besoin de politiques gouvernementales qui encouragent l’achat local et qui encouragent une économie de proximité, cet accord-là pourrait nous empêcher complètement de réaliser ces projets-là», a soutenu le leader de gauche.La Presse eanadienne CSeries Bombardier maintient ses prévisions de ventes ERIC DESROSIERS Bombardier maintient ses prévisions ambitieuses sur l’avenir de sa future CSeries quoiqu’en pense son concurrent Boeing.Le constructeur d’avions montréalais continue de croire que ses futurs appareils de 100 à 145 sièges parviendront à rafler la moitié du marché mondial au cours des prochaines années.«Notre cible n’a pas changé», a assuré hier au Devoir sa porte-parole, Haley Dunne, au lendemain de déclarations de Boeing prédisant au contraire un fiasco à Bombardier.Selon Bombardier, il se vendra dans le monde plus de 7000 appareils de 100 à 149 sièges d’ici 2030, dont la moitié seront des CSlOO ou des CS300 de sa future famille d’appareils qui doit entrer en service en 2013.Après une disette de 15 mois, la compagnie a annoncé cet été la signature de quelques contrats qui ont porté le total de commandes fermes à 133 appareils.Ces chiffres de vente sont ceux d’un programme qui «n’a pas beaucoup de succès», avait estimé mardi le vice-président au marketing de la division commerciale de Boeing, Randy Tinseth, de passage à Montréal.Les difficultés de la CSeries seraient liées, selon lui, aux doutes à l’égard des 15 % d’économie de frais d’exploitation promis par Bombardier, mais surtout au fait que la future demande mondiale se concentrerait sur des avions un peu plus gros de 150 et 200 sièges.Le Devoir RECTIFICATIFS Une erreur s’est glissée dans l’article «CSeries - Une erreur d’analyse du marché, prétend Boeing», rapportant les déclarations de Boeing sur la CSeries de Bombardier et publié dans notre édition du 5 octobre en page B1.Qn y disait que Bombardier prévoit qu’il se vendra, d’ici 2030 dans le monde, un total de 8200 avions commerciaux de 20 à 99 sièges et de 9200 appareils de 100 à 149 sièges, alors que ses véritables prévisions sont respectivement de 6100 et 7000.Nos excuses.Une dépêche de La Presse canadienne transmise le 4 octobre au sujet des plus récents résultats trimestriels du Groupe Jean Coutu a erronément indiqué que le bénéfice d’exploitation de Pro Doc, sa filiale de fabrication de médicaments génériques, avait été réduit de moitié en raison de ventes en baisse substantielles.En fait, le bénéfice net après élimination des transactions intersection-nelles a retraité de 14 % à 12,3 millions, à partir de ventes brutes de 33,6 millions.Le chef de la direction de Jean Coutu a en outre indiqué que la société espérait réduire éventuellement sa participation dans Rite-Aid sous la barre des 20 %, mais une récente vente d’actions a pour l’instant fait passer sa participation dans la chaîne américaine à 26 % en date du 27 août.Gaz de schiste Questerre dit avoir investi an Qnébec en pnre perte ERANÇOIS DESJARDINS ALEXANDRE SHIELDS Le président de l’entreprise Questerre n’a pas l’habitude de mâcher ses mots lorsque vient le temps d’évoquer l’avenir de l’industrie du gaz de schiste au Québec.Dans une nouvelle missive publiée hier, il soutient que les investissements effectués par la société albertaine dans la province ne valent pratiquement plus rien sur les marchés, et ce, malgré l’immense potentiel gazier que renfermerait le sous-sol québécois.«De récents événements ont mené à une diminution draconienne de la valeur de nos investissements au Québec, valant maintenant zéro sur le marché, et cela, malgré plus de dix ans d’investissement de la part de Questerre, ayant mené au succès d’un projet d’exploration à haut risque», écrit Michael Bin-nion sur son blogue de relations publiques.Il ne précise pas à quels «événements» il fait référence et il n’a pas été possible de lui parler hier.Mais plusieurs joueurs de l’industrie gazière ont dénoncé.depuis des mois, le «moratoire» imposé aux entreprises actives au Québec, en raison du délai d’au moins deux ans prévu pour la réalisation de l’évaluation environnementale stratégique (EES).Eait à noter, le gouvernement Charest n’a imposé aucun moratoire à l’industrie.Reste que plusieurs entreprises s’inquiètent de la vive op-position au développement de l’industrie du gaz de schiste.déposés par l’entreprise en vertu de la réglementation des valeurs mobilières (disponibles sur sedar.com et sur son propre site Web), ses dépenses d’investissement en sol québécois ont diminué fortement.Au cours de la première moitié de 2011, elles se sont élevées à 1,6 million, soit 65 % de moins qu’un an plus tôt.En 2010, ses dépenses avaient notamment été marquées par les travaux portant sur le La su^estion de Lucien Bouchard f que l’Etat investisse dans l’industrie du gaz de schiste arrive à point nommé, selon Michael Binnion Sans oublier que le marché nord-américain est caractérisé par une ressource abondante et des prix qui demeurent fortement déprimés.L’ensemble de ces éléments a conduit plusieurs gazières à revoir leur stratégie.C’est le cas de Junex, qui compte miser davantage sur l’exploration pétrolière, du moins pour le moment.Et dans le cas de Questerre, les chiffres parlent d’eux-mêmes.Selon les documents forage de deux puits dans la région 4e Lotbinière.A cette époque, il était même question de raccorder deux puits de gaz de schiste au réseau de Gaz Métro pour juin 2011.«La majeure partie des dépenses d’investissement futures au Québec dépend des résultats du programme-pilote mené par les partenaires de Questerre, des résultats de l’Evaluation environnementale stratégique et du dépôt de la nouvelle législation portant sur les hydrocarbures», précise par ailleurs Questerre dans le 4ocument intitulé «Ma- nagement’s Discussion and Analysis».La société «s’attend à ce que ses actijs de pétrole léger [en Saskatchewan] soient une source supplémentaire de capital d’investissement pour ses activités québécoises».Le même document indique que les coffres de Questerre contenaient 128,2 millions en espèces ou quasi-espèces au 30 juin 2011.Ce document porte la date du 10 août.«En raison du capital dont elle dispose, la compagnie a choisi de suspendre la ligne de crédit de 5 millions qu’elle a chez une banque à charte canadienne», ajoute-t-elle.Toujours sur son blogue, Michael Binnion se rallie à la proposition de Lucien Bouchard, qui a invité le gouvernement du Québec à investir des capitaux dans le développement 4e l’industrie.Une idée qui arrive selon lui «juste à point».Selon les informations inscrites dans le dernier budget provincial, de 4000 à 18 000 puits pourraient être forés au cours des prochaines décennies au Québec.Le potentiel de gaz récupérable se situerait entre 8000 et 40 000 milliards de pieds cubes de gaz.Le Devoir S MARIO TAMA AGENCE ERANCE-PRESSE Ils étaient une douzaine il y a quelques semaines mais, hier, ils étaient des milliers à protester à Wall Street contre la haute finance.Les « indignés » de Wall Street se multiplient New York — Au moins 5000 personnes ont joyeusement défdé hier dans le quartier financier de New York alors que s’amorçait un début de sou-tien politique et syndical au mouvement déclenché le 17 septembre par le collectif «Qccupons Wall Street».«Mettons fin aux guerres», «Taxez les riches», criaient les manifestants, qui n’avaient jamais été aussi nombreux depuis le début de la mobilisation contre le monde de la finance.Selon des organisations syndicales, de 8000 à 12 000 personnes ont participé au défilé.«C’est beaucoup pour un jour de semaine», a déclaré un sjmdica-liste à l’AEP.Les défilés n’avaient jusqu’à présent pas dépassé 2500 personnes, mais le mouvement a rencontré une forte audience samedi lorsque 700 manifestants ont été interpellés pour avoir bloqué le pont de Brookljm.Des mouvements similaires ont été enregistrés dans d’autres grandes villes du pays, de Boston à Los Angeles en passant par Chicago.«Nous sommes les indignés de New York, les indignés de l’Amérique, les indignés du monde», a lancé Hector Eigueroa, du Sjm-dicat des employés des services (SEU), faisant écho au mouvement 4e protestation qui s’est emparé ces derniers mois de plusieurs pays européens.«Nous sommes les 99 %», criaient les manifestants new-yorkais, appelant à occuper Wall Street «tous les jours, toute la semaine».«Quand les riches volent les pauvres, ils appellent ça les affaires, quand les pauvres se défendent, ils appellent ça de la violence», scandaient les contestataires.«Anéantissons la cupidité de Wall Street avant qu’elle n’anéantisse le monde», reprenaient-ils.Les syndicats en soutien Le cortège, très joyeux et dans lequel se trouvaient de nombreux jeunes ou des infirmières, a défilé sous un grand soleil au son des tambours.Les manifestants étaient soutenus hier par plusieurs organisations syndicales et élus démocrates.
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