Le soleil, 11 janvier 1999, Page(s) complémentaire(s)
[" Lk LUNDI 11 JANVIER 1999 LE SOLEIL A 3 L'EST ET LA CÔTE-NORD MUNICIPALITES DE L\u2019EST ET DE LA COTE-NORD Deux plans d\u2019urgence sur trois sont non fonctionnels Carl Theriault » Colla bora t ion spéclaie RIMOUSKi \u2014 Les municipalités du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord sont en f»rande majorité dotées de plans d\u2019urgence considérés comme étant non fonctionnels, voire désuets, par les autorités de la Sécurité civile du Québec.C\u2019est en Gaspésie que la situation est la plus déficiente, avec 80 % des plans d\u2019urgence non fonctionnels (44 municipalités sur 54), suivi de la Côte-Nord avec 66% (24 sur 36) et du Bas-Saint-Laurent (53 sur 92) avec 58 %.Au Québec, le taux est de 75 %.Ce sont surtout les municipalités moins populeuses, généralement de 2000 habitants et moins et dotées de peu de personnel, qui n\u2019ont pas mis à jour leur stratégie d\u2019intervention en cas d\u2019urgence.Plus surprenant, plusieurs municipalités n\u2019ont aucun plan d\u2019urgence, soit une trentaine au Bas-Saint-Laurent, six sur la Côte-Nord et cinq en Gaspésie.«Les plans non fonctionnels sont ceux qui n\u2019ont pas été mis à jour depuis 1995.Mais une municipalité a peut-être fait des corrections sans nous aviser.Pour ceux qui n\u2019en ont pas, il y a aussi des gens responsables qui, avec de bons réflexes, peuvent aussi agir», a nuancé Diane Migneault, directrice régionale de la Sécurité civile pour les régions de l\u2019Est du Québec et de la Côte-Nord.l\u2019ai\u2019 ailleurs, les demandes de formation pour les situations d\u2019urgence sont en hausse par les municipalités, un effet direct de la crise du verglas dans la région de Montréal et de la Montérégie.La responsable régionale de la Sécurité civile note aussi que les citoyens n\u2019ont pas encore tous développé certains réflexes\u2014 comme le fait de se doter d\u2019équipements multi-fonc- tionnels de survie\u2014 comme c\u2019est le cas pour certaines populations européennes, qui ont connu des catastrophes naturelles ou provoquées par l\u2019homme, comme les guerres.Au Bas-Saint-Laurent, la région de Mont-Joli a déjà connu, au début des années 1970, d\u2019importantes chutes de verglas qui avaient aussi causé l\u2019interruption du service d\u2019électricité.Lors de la tempête de verglas de janvier 1998,70% des municipalités affectées avaient un plan d\u2019urgence mais 75% de ces plans étaient désuets selon les données du ministère de la Sécurité publique.Le gouvernement du Québec est à revoir, en consultation avec le monde municipal, sa politique concernant les plans d\u2019urgence.Le nouveau projet de loi sur la sécurité civile devrait être déposé cette année à l\u2019Assemblée nationale.Le rapport Nicolet sur la crise du verglas, qui sera remis au ministre de la Sécurité publique avant la fin de l\u2019hiver, sera aussi pris en compte.Dans ce contexte, les nouveaux plans d\u2019urgence des municipalités ou des MRC ne pourront vraisemblablement voir le jour qu\u2019en l\u2019an 2000 ou 2001.Les MRC seraient amenées à jouer un nouveau rôle en se dotant d\u2019un plan d\u2019urgence pour leur territoire, ainsi qu\u2019un plan de gestion de risques à être mis à jour chaque année.Environ 40 localités n\u2019en ont pas SAINT-LUC L\u2019église ravagée Seuls les murs de pierre du bâtiment historique ont résisté aux flammes Romain Pelletier Collaborai i on spéciale ¦ MATANE\u2014 Des enquêteurs vont tenter de découvrir aujourd\u2019hui la cause de l\u2019incendie qui a complètement ravagé, dans la nuit de samedi à dimanche, l\u2019église de Saint-Luc, à une dizaine de kilomètres de Matane.Personne n\u2019a été blessé, mais les pertes matérielles s\u2019élèvent à un millions, voire 1,5 millions, alors que la fabrique est assurée pour environ 250000$.La reconstruction du bâtiment, érigé en 1916, est donc loin d\u2019être assurée.D\u2019ici là, les offices religieux auront lieu dans la salle communautaire du centre municipal des loisirs, situé en face de l\u2019église incendiée.Le feu s\u2019est déclaré vers 22 h, soit peu de temps après la dernière célébration dominicale, à 19h30, qui s\u2019est terminée vers 20 h 20.Il y avait alors de 25 à 40 paroissiens en raison du temps incertain, signale le curé Philibert Dionne, qui dessert aussi les municipalités de Saint-René et de Sainte-i\u2019aule.L\u2019incendie a pris naissance à l\u2019arrière de l\u2019église, vers la sacristie, avance un paroissien, Raynald Dion, un plongeur professionnel qui a enregistré deux heures et demie d\u2019images sur vidéo.Une défectuosité électrique ou du système de chauffage à l\u2019huile semble la cause la plus probable.C\u2019est la secrétaire municipale, qui réside près de l\u2019église, Guylaine Labrie, qui a donné l\u2019alerte lorsqu\u2019elle a vu des flammes à l\u2019intérieur.Dans le temps de le dire, les premiers pompiers volontaires du village sont arrivés.Il ne s\u2019est pas perdu de temps pour tout mettre en place puisque la caserne est tout près.Quand la pression a chuté sur le réseau d\u2019aqueduc, la douzaine de sapeurs ont installé une pompe portative pour s\u2019approvisionner dans un petit lac.Ils ont aussi obtenu l\u2019aide d\u2019une quinzaine de pompiers de Matane.Pour circonscrire l\u2019incendie, les pompiers ont entre autres utilisé des chargeuses pour pousser la neige, ainsi que des souffleurs.Seuls les murs de pierre taillée ont tenu le coup.Le clocher, avec ses trois cloches, est tombé à l\u2019intérieur du bâtiment vers minuit et tout le reste, dont la charpente en bois recouverte de plâtre, s\u2019est envolé en fumée.Ix* feu a pris fin vers 9 h dimanche, soit après que le réservoir de 1000 gallons d\u2019huile se fut consumé, précise le chef pompier volontaire, Robert Simard.Personne n\u2019a eu le temps de sauver quoi que ce soit du fait que les flammes étaient trop menaçantes pour tenter d\u2019entrer dans l\u2019église.À leur arrivée, deux pompiers volontaires du village s\u2019y sont risqués avec des respirateurs, mais ils en sont rapidement sortis.On a cependant eu le temps de sortir les papiers et registres du presbytère situé tout près et qui, finalement, n\u2019a pas été touché.La dizaine de résidants de l\u2019immeuble de l\u2019Office municipal d\u2019habitation ont aussi été évacués par mesure de prudence.Là aussi, les 10 logements ont été épargnés par les flammes.SOUS LE CHOC Perdant ce qui faisait leur fierté, les 900 paroissiens de Saint-Luc sont encore sous le choc.Bon nombre ont d\u2019ailleurs assisté, impuissants, à l\u2019incendie de leur église.Mais, le curé de la paroisse Saint-Rédempteur à Matane, Paul-Émile Labrie, originaire de Saint-Luc, s\u2019attend à ce que les paroissiens décident de reconstruire leur église, que l\u2019on pouvait apercevoir du fleuve.«Il s\u2019agit d\u2019une perte épouvantable, mais ils vont se retourner rapidement.Ce sont des gens fiers.Ils ne resteront pas sans église.» L\u2019archevêque du diocèse de Ri-mouski, MKr Bertrand Blanchet, qui prendra la décision finale, est venu constater dimanche après-midi l\u2019étendue des dégâts, il était accompagné de l\u2019économe diocésain Michel Plante.Pour la mairesse Linda Lévesque, l\u2019incendie de l\u2019église constitue une grosse déception.« C\u2019est difficile à prendre, elle était au coeur du village depuis 82 ans.Elle faisait partie du patrimoine.Elle devait d\u2019ailleurs être classée monument historique d\u2019ici cinq ans.Nous allons voir quelle aide nous pourrons apporter à la fabrique.« En attendant, nous allons prendre le temps de digérer cette perte.C\u2019est une blessure qui va guérir à la longue.Quant aux pompiers, je leur lève mon chapeau, ils ont fait du très beau travail puisqu\u2019ils ont réussi à i *>»\u2022 % ¦ COLLABORATION SPÉCIALE MARC LEMIEUX Des citoyens ont assisté, impuissants, au triste spectacle.protéger les maisons et immeubles tout autour.» La secrétaire de la fabrique, lorraine Jean, signale qu\u2019un projet de musée à l\u2019intérieur de l\u2019église était à l\u2019étude et que la fabrique prévoyait y installer sous peu ses bureaux.On en était à dresser les cloisons.CHANDLER Dans la rue contre l\u2019indifférence Gilles Gaoné Collaboration spéciale CHANDLER \u2014 Les meneurs socio-économiques de la région de Chandler organisent une marche de solidarité dans les rues de la ville, demain après-midi, afin de convaincre la compagnie Abitibi-Consolidated et le gouvernement du Québec de faire ce qu\u2019il faut pour que l\u2019usine Gaspésia soit exploitée selon son potentiel.L\u2019usine rouvre ce matin, après 18 jours de fermeture attribuable au manque de commandes.Une seule de ses deux machines à papier fonctionnera, pour une période indéter- Marche de solidarité pour convaincre l\u2019Abitibi-Consol d\u2019exploiter l\u2019usine Gaspésia à son maximum pour prouver aux gens de la compagnie qu\u2019on n\u2019a pas l\u2019intention de se mettre à genoux devant leurs intérêts strictement mercantiles.Mais on lance aussi un message au gouvernement, qui a un pouvoir de négociation qu\u2019on n\u2019a pas, à cause du CAAF (le contrat d\u2019approvisionnement et d\u2019aménagement forestier en terres publiques) et des coûts d\u2019électricité», résume le maire de Chandler, Jean Faquin.200 JOBS ENJEU Depuis quelques mois, Abitibi-Consol étudie la possibilité de fermer à long terme l\u2019une des deux machines à papier de la Gaspésia, ce qui priverait de travail au moins 200 des 560 employés de l\u2019usine.La firme n\u2019arrive également pas à se brancher sur un projet vieux d\u2019au moins cinq ans, la modernisation de l\u2019atelier de production de pâte.Il y a présentement surcapacité dans le domaine du papier journal en .Amérique du Nord.L\u2019installation d\u2019un procédé thermo-mécanique, alimenté aux copeaux seulement, libérerait en outre près de 400 000 mètres cubes de bois en terres publiques, et justifierait du même élan la construction d\u2019une ou deux scieries.Demain à compter de 13h30, la marche devrait se traduire par une fermeture des commerces et des principaux bureaux de Chandler.Pendant ce temps à Québec, le maire Faquin, le président du Conseil régional de concertation et de développement Henri Lemay, le représentant du CLSC Gervais Marcoux, également conseiller municipal, et le président de l\u2019unité syndicale des papetiers de la Gaspésia, Denis Luce, devraient rencontrer le premier ministre Lucien Bouchard, qui avait fait de la modernisation de l\u2019usine une affaire personnelle, à l\u2019automne 1996.« Si on ne fait rien, la multinationale exploitera l\u2019usine comme un de ses pions.La compagnie n\u2019a aucun sentiment.L\u2019usine rouvre cette semaine parce que c\u2019est un moyen de la chauffer l\u2019hiver.Le plus révoltant, c\u2019est que la compagnie fait de la désinformation en laissant poireauter les choses », analyse Jean Faquin.Il est inconcevable, selon lui, que le règlement du problème qui frappe l\u2019usine puisse prendre la forme d\u2019une modernisation à petite échelle de l\u2019atelier de pâte et la fermeture de l\u2019une des deux machines à papier, un scénario également à l\u2019étude par Abitibi-Consolidated.La péninsule gaspésienne.ajoute-t-il, n\u2019a pas à souffrir parce qu\u2019une compagnie fait passer ses intérêts internationaux avant ses intérêts régionaux.«Notre prétention, c\u2019est que des intérêts locaux, alliés à un acquéreur comme le groupe Cédrico, seraient capables de faire fonctionner l\u2019usine selon son potentiel », ajoute le maire de Chandler.Jean l\u2019aquin assure que la perte de 200 emplois bien rémunérés dans sa ville causerait un drame économique et social.minée, sans compter qu\u2019une autre fermeture complète de quelques semaines n\u2019est pas exclue par le propriétaire.« On fait cette manifestation d\u2019abord s 0 i r LE SOLEIL LK LC MH 11 J AN VI K R 1999 / A 4 EU SUR LES RÉGIONS TKOIS-PISTOLES Le quai sera rénové Pêches et Océans Canada a récemment annoncé un octroi de 375 000$ pour la réfection du quai de Trois-Pistoles.L\u2019investissement s'inscrit dans le programme de dessaisissement des ports du gouvernement fédéral.Ainsi, la façade ouest du quai sera reconstruite sur 30 mètres, et des travaux d'enrochement se feront sur lés façades sud et nord.IX* même, le côté est sera partiellement touché par l'enrochement sur une longueur de 25 mètres.Les travaux devraient se terminer fin mars.Ihtis, les murs-poids des côtés est et ouest seront réparés, et un nouveau revêtement d'asphalte sera posé.M.L.NEW RICHMOND Le bureau de la députée sur la 132 Nathalie Normandeau, la nouvelle députée libérale de Bo-naventure à l'Assemblée nationale, a choisi New Richmond pour établir son bureau de circonscription.Selon la station de radio C1EU-FM, ses locaux seront situés au 139 de la route 132.Mm
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