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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1999-08-07, Collections de BAnQ.

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[" Cahier I) Le samedi 7 août 1999 r T*§*r\\ ' :î ¥ JT ' *WHtvts.i.{ soun.J\u2019AI VU LE LOUP, LE RENARD, LE LION mv, i «La vision de Lucien Gagnon, c\u2019était un peu ça, un contraste éblouissant.De passer de l'urbanité la plus psychédélique avec moi aux ruisseaux et aux sentiers de Félix Leclerc.» \u2014 Robert Charlebois L\u2019empreinte des géants Kathleen Lavoie Le Soleil ¦ QUÉBEC \u2014 13 août 1974, plaines d\u2019Abraham, 20 h 50.Cent cinquante mille personnes s\u2019étaient entassées derrière la Bastille (le pavillon Charles-Baillargé du Musée du Québec) pour assister à un événement exceptionnel : le spectacle d'ouverture de la Superfrancofête.Ce rendez-vous en plein air, qui avait présidé à la rencontre de trois monstres de la chanson québécoise, allait marquer à jamais le monde du spectacle.Dans un esprit de communion fraternelle, une marée humaine composée de jeunes francophones venus des quatre coins de la planète, accroupis ou appuyés sur les genoux de leurs voisins, joints et bouteilles de bière à la main, s\u2019étaient, ce soir-là, fait chanter le Québec par trois générations d'artistes: un jeune loup, Robert Charlebois, 30 ans.un fin renard, Gilles Vi-gneault, 45 ans, et un vieux lion, Félix Leclerc, 60 ans.Dans la première rangée, assis sur le .les premiers ministres HerreEl- liott Trudeau et Robert Bourassa accompagnés de leurs « suites protocolaires» assistaient à l\u2019événement.L\u2019aspect bigarré de cette foule aux dimensions jusque-là inimaginables avait retenu l\u2019attention du journaliste Yves Taschereau du Devoir.« La vue de ces délégués en costumes nationaux enjambant tant bien que mal les spectateurs assis, en tenant d\u2019une main un bouclier et de l'autre une lance et une boîte à lunch ornée d\u2019une fleur de lys, avait quelque chose de surréaliste avec comme fond sonore Mon pays, c\u2019est une job, chantée par Charlebois», écrivait le reporter.Fraternité, communion, chaleur, sensualité.Ces mots reviennent constamment dans la bouche de ceux qui ont vécu l\u2019événement, que ce soit des plaines verdoyantes ou des planches.Le spectacle conçu par Mouffe et offert par Charlebois, Vigneault et Leclerc traduisait bien ces concepts.Pour la toute première fois de l\u2019histoire, trois artistes se partageaient non seulement l'affiche, mais aussi la scène.Du début à la fm du spectacle.C\u2019est ainsi, qu\u2019en solo, en duo ou en trio, le rocker, le folkloriste et le chansonnier ont commis leurs chansons les plus célèbres et des versions mémora- bles de Vivre en ce pays (lierre Calvé), de Sensations (Rimbaud par Charlebois), de La marche du président (Vi-gneault/Charlebois) et de Quand les hommes vivront d\u2019amour (Raymond Lévesque).«C\u2019était la première fois au Québec qu\u2019il existait un grand rassemblement autour d\u2019un collectif d\u2019artistes.Ça ne s\u2019était jamais fait avant.Penser réunir 75000 personnes était impossible à l\u2019époque», se rappelle le producteur, Guy Latraverse.Mais le temps était à la démesure.Cinq ans auparavant, à Woodstock, 500000 personnes avaient, dans un autre élan fraternel, assisté au plus grand rassemblement culturel jamais vu.«On n\u2019a pas inventé les shows en plein air.C\u2019était dans la lignée de Woodstock.Ça été ça, la grande révolution des 30 dernières années.La grande nouveauté dans notre show, c\u2019est que ce n'etait pas uniquement pour les jeunes ; trois générations y étaient représentées: Gilles, Félix et moi.Les trois étaient constamment en scène, alors que tout ce que l\u2019on avait vu avant jusque-là, y compris Woodstock, était des successions de numéros ou d\u2019artistes.Ça, c\u2019était l\u2019aspect chaleureux et fraternel de l'affaire », fait remarquer Robert Charlebois.Cette réunion hors du commun avait d\u2019abord été rêvée, puis réalisée, par le consultant artistique du Festival international de la jeunesse francophone, le journaliste et poète Lucien Gagnon, un amant de la chanson québécoise décédé depuis peu.« Il a eu une vision et la suite lui a donné raison.Lui-même en pleurait quand il voyait tout ce monde-là arriver.Il en tremblait, le pauvre gars.Il réalisait que des fois, on arrive à faire des choses qui dépassent tout ce que l\u2019on avait pu imaginer.» Dans les quelques minutes qui ont précédé le spectacle, Charlebois et ses deux complices, installés dans leurs loges \u2014 des roulottes gracieusement fournies par Hydro-Qué-bec \u2014, ont vécu des moments intenses.« Félix, Gilles et moi, on voyait apparaître cette foule et on se disait \u201cMon Dieu ! Mon Dieu ! Il en arrive Voir GÉANTS en D 2 ?AUTRES TEXTES j Graver l\u2019histoire Page D 3 j Rencontre avec Trudeau Page D 3 Félix: «Une affaire comme ça, c\u2019était trop beau, c\u2019était trop fort On fait ça une fois dans une vie.» $ Le spectacle d\u2019outeriure de la Superfrancofête.en 197), était U tout premier A être jamais présenté sur les Plaines.9\t> PHOTOS ARCHIVÉS II S01CII LE SOLEIL Le samedi 7 août 1999 D 2 SPÉCIAL IL Y A 25 ANS, LA S U P E R F R A N C O F Ê T E ?GEANTS Brèves rencontres préparatoires Suite de la l) 1 d\u2019autres ! Ça n'arrêtera jamais !\" Et effectivement, on aurait dit que les gens sortaient de partout derrière les buissons.C\u2019était très émouvant.Et Félix avait dit: \u201cMoi, dans ce temps-là, je me ferme les yeux pour ne pas pleurer.\" » Le producteur Guy Latraverse a lui aussi profité d\u2019une vue imprenable sur cette immense vague humaine.«J\u2019étais assis sur scène derrière les boites de son avec les artistes.J\u2019étais aux premières loges.J\u2019ai vécu une émotion unique.Je sentais que je prenais part à l\u2019un des événements marquants de ma vie.C\u2019est très rare que je m'emballe ainsi.» SUCCÈS INATTENDU Jamais, au cours des quelques semaines qui ont précédé le jour J, Char- Mi &:r.iff?* -J hiv A Æ-' i > \u2019\t' * w y ,:t : :*Aâ ¦ inif; -;3 -I -IIf' «?1/2 Le Projet Blair, c\u2019est l\u2019horreur dans son essence même.» Mark Lepage, THE GAZETTE « Peureux, s\u2019abstenir! » Marie-Eve Gérin, LA PRESSE « ?1/2 L\u2019art de faire peur! » Paul-Henri Goulet, LE JOURNAL DE MONTRÉAL « Bourré d\u2019idées, de talent et de culot! » Éric Fourlanty, VOIR « Une expérience très rare au cinéma par les temps qui courent Profitez-en.!» Jean-Philippe Gravel, ICI « « Un véritable tour de force! » André Lavoire, LE DEVOIR t.« ?Vraiment pas reposant! » Denise Martel, LE JOURNAL DE QUÉBEC ?Jamais eu peur de même de ma vie au cinéma.Jamais! » Sylvain Prévale, ECHOS VEDETTES « Le Projet Blair, en sortie limitée, a obtenu la meilleure moyenne par copie au box-office dans toute l\u2019histoire du cinéma.» source : MOVIELINE ¦4>-S En octobre 1994, trois étudiants cinéastes ont disparu dans la forêt de Burkittsville au Maryland lors du tournage d\u2019un documentaire.I !n an plus tard, la pellicule a été retrouvée.LE PROJET BLAIR VI RSION I RANÇAiSL 1)1 //// BIAIR WITCH PROJECT tRTWNlAUimiWliMv\t, HWAillW ¦ [DOUX) SANCHEZ Si DtMEl \\MICK HrtlHtt DONAHLF MK HAfl WIUMMS 1! PRO|H RI tit .BIMdXk -, *\u2018Ri< «Wi» MORiV) '.n.\t\\ttl iMOUKK' l\\!OMO(0R\\\tBOBIK k \\ MVf\\ I F0\\( nu MICHMI WMIIO (w(,R[a,Ht!I > RORISUWIf ./s a '« DAMH \\DRK k s [DI \\ROO SV\\GIi7 S\tÏCAKriNAN www.blairwiteh.com ALMAMCE VlX/AEILfV^ -VERSION FRANÇAISE- L£ P^OJBT BLAIR Y\tr»mplace SHANDURAï I-CINÉPLEX OOÉON \u201411 FAMOUS PLAYERS |\tCINÉMA 1 PLACE CHLAREST | [GAIERIES DE LA CAPITALE LE CLAP CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINÉMA DU JOURNAL L\u2019AFFICHE! VERSION ORIGINALE ANGLAISE \u2014 CINÉPLEX OOÉON \u2014 LAURENTIEN JE www.amanceaaantis.cofn lebois, Vigneault et Leelert* n\u2019auraient pu prédire l\u2019ampleur de ce succès.Le projet s\u2019était enclenché à une vitesse effrénée et les rencontres préparatoires, qui se tenaient chez Vigneault à Saint-Placide, avaient été brèves, malgré l\u2019importance du moment.«On s\u2019était réunis deux ou trois jours pour monter ça, voir comment on allait se partager le travail, se remémore Charlebois ; mais Félix Leclerc, ce n\u2019était pas un répéteux ! Il n\u2019était pas du genre à faire des \u201chou ! ha ! hou ! ha !\u201d et des harmonies.Vigneault et Leclerc étaient des hommes d\u2019instinct.C\u2019est comme si on avait voulu mettre Dylan et Zappa ensemble ; je ne suis pas sûr qu\u2019ils auraient répété longtemps.Chacun a suivi son instinct et a fait son affaire, mais il y avait eu une grande collaboration.(.) Pour moi, qui était le plus jeune, de regarder travailler des grands frères comme ceux-là, ça ne me donnait pas le goût de m\u2019en aller chez nous.» SAVEUR NATIONALISTE Adulé des Québécois, moins connu des visiteurs, le trio avait choisi des chansons à saveur nationale (et par la bande nationaliste) afin de célébrer cette langue qui ralliait la centaine de milliers de festivaliers descendus à Québec.« Ce qui unissait Félix Leclerc, Gilles Vigneault et moi, c\u2019est l\u2019amour des mots, l\u2019amour du français même si nos idées ne sont pas tout à fait les mêmes dans tout.Ce n\u2019est pas du recours des artistes d\u2019arriver avec des réponses.Nous autres, notre jeu, c\u2019était plutôt de poser des questions et d\u2019ouvrir des boîtes.(.) Je savais ce que j\u2019avais envie de chanter, Félix aussi \u2014 tu ne dis pas à Félix quoi chanter! \u2014, Gilles aussi.On a essayé de faire que ça se tienne, qu\u2019il y ait des variantes et des contrastes.Ça s\u2019est mis ensemble comme un gros puzzle, assez facilement.L\u2019idée, c\u2019était aussi de faire un bon spectacle», soutient Charlebois.Le chanteur en convient toutefois : la réunion de ces trois figures, fortement associées au mouvement souverainiste, ne pouvait que fausser le message.«C\u2019était pourtant juste une fête de famille.On avait envie d\u2019être tous les Québécois ensemble.Personne ne fera jamais l\u2019unanimité, ni chez les artistes, ni chez les politiciens.Pour une fois qu\u2019on pouvait la faire, je crois qu\u2019on a réussi, ce soir-là.C\u2019était comme une fête de cousins, de famille \u2014 du moins, moi, je la voyais comme ça \u2014 mais en même temps d\u2019amour pour la francophonie.» Cela explique pourquoi aucun des trois auteurs-compositeurs-interprètes n\u2019avait ramassé le drapeau fleurdelisé qu\u2019un partisan enflammé avait lancé sur la scène pendant Quand les hommes vivront d\u2019amour, la grande finale couronnée de feux d\u2019artifice.«Je ne peux parler que pour moi, mais j\u2019ai toujours refusé d\u2019être le porte-drapeau de qui que ce soit.Je refuserais même de porter un drapeau transparent.Je suis tellement épris de liberté que je veux garder jusqu\u2019à ma mort le droit de rire de qui j\u2019ai envie de rire et de dire non à ce à quoi j\u2019ai envie de dire non.L\u2019autre chose c\u2019est probablement que c\u2019eut été un geste démagogue cheap.« Dès qu\u2019une fête nationaliste arrive, il suffit de brandir un drapeau du Québec ou de crier quoi que ce soit pour ARCHIVES.U SOLEIL Lucien Gagnon, l\u2019homme qui a rêvé puis réalisé cette rencontre historique.soulever une foule.Pour moi, c\u2019est an peu de la facilité.Je conçois qu\u2019il y ait des artistes qui sont engagés et qui ont envie de vendre des partis politiques.Si on a les comictions, c\u2019est très bien.» ÉVÉNEMENT UNIQUE Le caractère unique de J\u2019ai vu le loup, le renard, le lion confère à l\u2019événement une valeur historique indéniable, croit Charlebois.« Après un succès comme celui-là, les producteurs voulaient répéter l\u2019expérience ailleurs, ce à quoi Félix avait répondu: \u201cUne affaire comme ça, c\u2019était trop beau, c\u2019était trop fort.On fait ça seulement une fois dans une vie\".C\u2019est le grand artiste qui avait parlé.Gilles et moi, on s\u2019est regardés et on a été obligés d\u2019avaler notre salive en disant: \u201cIl a raison.\u201d C\u2019était sa sensibilité qui parlait.Il ne disait pas cela pour faire un statement.Il avait atteint un sommet dans sa carrière.On était bien d\u2019accord avec lui.Puis après, on a fait Une fois cinq (1976), mais déjà, ça se voulait un remake.C\u2019était exaltant, mais ça ne se voulait pas révolutionnaire.» Guy Latraverse note une autre différence entre les deux événements.« La différence avec 76 est qu'Une fois cinq était collé sur l\u2019élection du Parti québécois, quelques mois plus tard.En 1974, on était loin de cette mouvance.Le spectacle était purement poétique.En 74, Félix n\u2019avait pas encore fait son choix politique.En 74, c\u2019est Charlebois qui, bien involontairement, a incarné cet aspect à cause de certaines chansons.Quant à Vigneault, bien qu\u2019il avait déjà une vision politique, elle était loin d\u2019être aussi forte que deux ans plus tard.» Une fois cinq ne fut pas la seule tentative esquissée afin de recréer l\u2019événement.Dans les années qui ont suivi«/\u2019«/ vu le loup, le renard, le lion, des spectacles à grand déploiement comme la Chant\u2019août, O.K., nous v\u2019ià et de nombreux spectacles de la Fête nationale ont été taillés sur le même patron.D\u2019aucuns vont jusqu\u2019à imputer la paternité d\u2019événements d\u2019envergure internationale tels que les Fêtes de la musique (France) et les Francofolies au concept imaginé par Lucien Gagnon.Il ne manquait peut-être, à cette réunion remarquable d\u2019artistes, que la présence de femmes, comme le soulignait à l\u2019époque le journaliste Jean Royer du SOLEIL.Ce dernier rapportait que Louise Lbrestier, en coulisses, avait formulé la critique voulant qu\u2019il y avait une grande absente sur scène : l\u2019auline Julien.«Leclerc, ce n\u2019était pas un répéteux! Il n\u2019était pas du genre à faire des \u201chou! ha! hou ! ha !\u201d et des harmonies » A l\u2019AmCHI! [ LAURENT®!.' ][ PIACE CHA8ESTT] j CME-fMC KAIfWI CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS AUCUN COUPON RABAIS DE CINE-PARC ACCEPTÉ ?tOMMUIl Hlllll HANK A/AHIA CI AWI IIIHIANI ¦ \u2022 IANIANI IIAKIIIAIII \u2022 lllllll I//AHII \u2022 HKii; KINNIAK WHIIAM H MATY Kl! Mlir.lllH \u2022 Il NA ill IN l'AIII KIIIKINi; i;illllHIYWI!;H \u2022 III N îlîîî \u2022 Wl SIIHÏI \u2022 HIM WAfr; www mystFrymen com T5-TT Le samedi 7 août 1999 LE SOLEIL D 3 IL Y A 25 ANS, LA S U P E R F R A N C O F Ê T E j i*.-.s* i %* $ à't &** ARCHIVES LE SOLEIL Le lion, le renard et le loup, au lancement du disque-souvenir de l\u2019événement.On remarque sur place d\u2019autres « monuments », Jacques Normand et Raymond Lévesque.Com Flakes avec Trudeau Kathleen Lavoie Le Soleil ¦ Le succès du spectacle J'ai vu le loup, le renard, le lion avait été colossal et, avec lui, les révolutions les plus foUes semblaient soudainement possibles.Le grand idéaliste qu\u2019était Félix Leclerc avait probablement puisé, dans la poésie du moment, l\u2019idée du geste singulier qu\u2019il allait poser quelques jours plus tard et qui le conduirait directement.dans la chambre d\u2019hôtel du premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau ! ¦n- & ARCHIVES LE SOLEIL Le premier ministre canadien avait assisté au spectacle en compagnie de son fils Justin.«Une semaine après l\u2019événement, on s\u2019était réunis chez Félix, sur son terrain, pour faire un pique-nique et parler de tout cela.Il avait suggéré qu\u2019on aille rencontrer Trudeau le lendemain au petit déjeuner pour lui dire de faire attention.C\u2019est comme ça qu\u2019on s\u2019était ramassés au Château Frontenac ! », se rappelle un Robert Char-lebois amusé.Une fois sur place, Leclerc, certain de porter un grand coup, déclarait : « Vous irez dire à vos gros Anglais d\u2019Ottawa que le petit peuple québécois est tanné ! » PAS LÀ «PANTOUTE» Jeune et un peu naïf, Robert Charlebois avait participé au projet du chansonnier sans trop de conviction.«À l\u2019épqque, j\u2019étais pas \\& pantoute, j\u2019étais pour les États-Unis du monde entier, puis pour le frog power à New York.Alors, ça devait être le bordel! Trudeau a dû rire de nous autres d\u2019une façon extraordinaire ! Mais même si on lui a dit ce qu\u2019on pensait, c\u2019était tellement sympathique ! Comme si trois artistes qui vont voir un politicien peuvent changer des choses.On avait pourtant cette impression ! » Sûr de toucher l\u2019inébranlable Trudeau, le trio avait longuement préparé.sa courte intervention.«C\u2019était convenu la veille, qu\u2019on avait un petit déjeuner avec le premier ministre.On se ramassait, puis on se préparait.On se demandait ce que l\u2019on allait lui dire.On voulait lui faire comprendre que le petit peuple était tanné de se faire bafouer.Puis, c\u2019était tellement sincère que lui-même a dû être ému de ça.C\u2019était quelque chose de spontané, comme les artistes qui ne connaissaient rien à la politique et à l\u2019économie qu'on était à l\u2019époque.» Le chanteur ne sait pas qui, des quatre personnages réunis, étaient le plus intimidé, mais l\u2019étrangeté de la situation a eu tôt fait de refroidir les ardeurs des trois troubadours.«Je pense qu\u2019on était très impressionnés.De rentrer ainsi devant M.Trudeau, qui nous accueille comme ça, tout seul, et qui nous offre des pêches et du Corn Flakes ! » Ce n\u2019était pourtant pas la première fois que Leclerc, Vigneault et Charlebois croisaient le premier ministre.À la suite du spectacle mémora- Charlebois réclamait un ministère de l\u2019imagination dont il serait le titulaire ! ble de la semaine précédente, ce dernier, alors accompagné de son homologue provincial Robert Bourassa, était allé féliciter les artistes dans leur loge.« Je me souviens d\u2019un Charlebois débridé et de la discussion surréaliste qu'il avait eue avec eux (Trudeau et Bourassa).Il insistait pour que Trudeau crée un ministère de l\u2019imagination dont il serait le titulaire », raconte le producteur Guy Latraverse, témoin de la scène.ORDINAIRES La rencontre avait donné lieu à une savoureuse anecdote.« Il (Charlebois) racontait que dans sa loge, après le spectacle, M.Trudeau était là.\u201cT\u2019es pas un gars ordinaire, toi\u201d, de dire M.Trudeau.Et Charlebois : \u201cVous non plus, vous n\u2019êtes pas un premier ministre ordinaire ; mais LUI, par exemple (en montrant du doigt Bourassa).\u201d », relatait La Presse à l\u2019époque.Charlebois ne cache pas que le premier ministre québécois lui en a voulu longtemps.«On s\u2019est réconciliés deux ans avant qu\u2019il ne meure, mais je crois que M.Bourassa l\u2019a eu sur le cœur toute sa vie parce que le timing était mal choisi.C\u2019était une époque où il longeait quasiment les murs parce qu\u2019il y avait eu la Crise d'octobre, le kidnapping de Pierre Laporte, etc.M.Trudeau a rattrapé le coup en disant : \u201cOuais, j\u2019aimerais bien avoir sa majorité bien ordinaire dans les sondages\u201d parce que Bourassa était passé avec une grosse majorité de 80 % tout en étant au plus bas de sa cote de popularité.» Il aura fallu un dîner, une quinzaine d\u2019années plus tard, pour qu\u2019une trêve intervienne entre les deux hommes.«J\u2019ai sûrement, pas par méchanceté, blessé beaucoup de monde dans ma vie.Je prête à tout le monde mon sens de l'humour et mon intelligence, c\u2019est pour ça qu'il ne m\u2019en reste plus ! Je ne voulais pas consciemment le blesser, ce n\u2019était pas mon intention.Quand j\u2019ai sorti ça, tout le monde, dans la roulotte, a fait « ha ! » au lieu de se mettre à rire.Comme le disait Coluche, une gaffe, c\u2019est quand personne ne rit et une blague, c\u2019est quand tout le monde rit.Ça ressemblait plus à une gaffe qu\u2019à une blague!» Graver rhistoire.sur 24 pistes N\u2019eut été de l'initiative des producteurs Jean Bissonnette et Guy Latraverse, qui ont gravé sur bande 24 pistes l\u2019intégrale AeJ\u2019ai vu le loup, le renard, le lion, le premier album «live» d'un collectif québécois, il pourrait ne rester aucun enregistrement de ce spectacle des plus significatifs.« Ça été une bonne idée que de capter le spectacle, estime Robert Charlebois.Imaginez si on ne l\u2019avait pas fait ! Aujourd\u2019hui, on s\u2019en mordrait les doigts.Déjà qu'on n\u2019a plus aucun souvenir deL'Osstidcho.On s\u2019est dit: \"une fois, ça suffit\"! D\u2019ailleurs, des disques qui roulent comme ça depuis 25 ans, il n'y en a pas beaucoup ! Il S\u2019agit d'un disque qui, je crois, va échapper au temps.» Cette pérennité, soutient encore le chanteur, l\u2019enregistrement la doit aux chansons qui le composent.Des classiques \u2014 que des classiques \u2014 de la chanson québécoise.« Il n'y a rien là-dessus qui soit à la mode donc indémodable.Ce sont toutes des chansons avec de la vraie viande dedans.Même les arrangements, on peut dire qu'ilf\\sont assez sobres.Et quand c\u2019est du funk et du rythm\u2019n\u2019blues.si ça a résisté 25 ans, ça peut bien encore résister.» Avec la technologie de l\u2019époque et quelques retouches en studio, le produit final s\u2019est avéré d\u2019une qualité surprenante.Une réalisation signée Bissonnette.«On s\u2019est tous ramassés à Morin Heights pour peaufiner tout cela, puis pinailler, puis jouer avec les pitons.Dans ce temps-là, 24 pistes, c\u2019était beaucoup ! Jean Bissonnette a beaucoup collaboré au mixage du disque.Nous, on approuvait les bandes.Quand on est en studio sur des gros haut-parleurs, tu peux te compter des histoires, mais lui a tout mixé sur des petits haut-parleurs de radio d\u2019auto.Ça été ça, sa grande idée.Nous, on ne se leurrait pas.mais on se disait que si l\u2019émotion passait sur des shit bores, ça veut dire que sur un beau système de son, les gens allaient avoir le frisson.» À part quelques altérations, comme la reprise des voix sur Quand les hommes vivront d'amour \u2014 Charlebois avait buté sur les paroles \u2014 le producteur Jean Bissonnette avait tout mis en œuvre afin de conserver au document son authenticité.«J\u2019ai monté l\u2019album un peu comme le spectacle.À l'époque, il fallait tourner le disque et il y avait la contrainte du temps.Sur chaque face, j\u2019ai essayé de placer des performances de chacun des trois artistes, une pièce du collectif et de terminer cela par une chanson forte.J'ai fait très attention pour qu\u2019on sente la présence du public et quand j'ai refait les voix, j\u2019ai utilisé l\u2019écho naturel du lac à l\u2019extérieur du studio.J\u2019ai essavé d'être très i^u respectueux de la qualité du son.J\u2019ai passé beaucoup de temps à travailler sur ce projet parce que je savais que c\u2019était important.C\u2019est triste qu'il ne soit pas resté de document visuel de cette soirée ».déplore toutefois Jean Bissonnette.Cela n\u2019est vrai qu\u2019en partie puisqu\u2019il existe une séquence de cinq minutes, tournée par Richard Lavoie et Paul Vézina, à l\u2019intérieur du film officiel de la Superfrancofête (Franc jeu).« Dans les mois qui ont précédé l\u2019événement, je suis allé pleurer auprès des diffuseurs pour que soit enregistré le spectacle, mais je n\u2019ai jamais réussi à les convaincre.Aujourd'hui, ils me donneraient un million de dollars pour que je produise ça.Il est dommage que les chaînes de télé n\u2019aient pas été suffisamment visionnaires pour embarquer dans le projet », maintient le producteur Guy Latraverse Les collectionneurs peuvent toutefois se rabattre sur le CD restauré qui sortira sur étiquette GSI, lundi.Tiré à seulement 3000 exemplaires, dont 250 sont autographiés par Vigneault et Charlebois.le disque comportera un livret bonifié de textes et de photos.K.L.Quand les hommes vivront d\u2019amour ! Compte-rendu du spectacle d'ouverture de la Superfrancofête paru dans LE SOLEIL du mercredi 14 août 1974 Les francophones ont reconquis les plaines d\u2019Abraham.l\u2019ar la chanson, un moyen de communication privilégié, par une monumentale démonstration du pays qu\u2019est le Québec ; devant les francophones du monde, Vigneault, Charlebois et Leclerc l\u2019ont expliqué, l\u2019ont baptisé, lui ont donné son âme.Il n\u2019y avait aucune autre façon de le faire.Devant un parterre, que dis-je, une plaine complète de cœurs francophones, d\u2019au moins 12 500 personnes, a-t-on dit en milieux officiels, les trois troubadours des différents âges du Québec ont offert un de leurs récitals les plus sublimes, épaulés qu\u2019ils étaient d\u2019une majestueuse foule, bigarrée mais unie.L\u2019hymne du Québec, qui n\u2019existait pas à l\u2019ouverture officielle devant le parlement, on l\u2019a créé sur les plaines d\u2019Abraham.Cette soirée fut un tissu de nouveautés, à commencer par la foule, par le spectacle qui réunissait pour une première fois sur scène les trois grands noms de la chanson québécoise, par le courant unique d\u2019enthousiasme qui a habité les Plaines de 21 h jusqu\u2019à la fin du feu d\u2019artifice, hier soir.Il y avait, bien sûr, la présence des nombreuses personnalités, dont les premiers ministres du Canada et du Québec, MM.Trudeau et Bourassa, assis par terre devant l\u2019immense scène.Et l\u2019on aura remarqué que plusieurs de ces chansons de Vigneault, de Leclerc, de Charlebois parlaient d\u2019un pays qui n\u2019est pas celui des premiers ministres, Si, plutôt, dans la célèbre « lettre de Ti-Cul Lachance à son premier sous-ministre », qui s\u2019adressait bien particulièrement à ces deux premiers ministres.Surtout à M.Bourassa, qui ne l\u2019a pas applaudie d\u2019ailleurs, avec une réserve visiblement gênée.Ou encore Félix Leclerc dans son Alouette en colère.Autant aussi que Charlebois.On sentait sur cette foule immense, pendue à la parole des poètes, une attente des mots, du sens des paroles, une volonté de se rallier aux messages mis en musique.Leclerc, Vigneault et Charlebois, à travers leurs générations respectives, se retrouvaient ainsi comme à un point tournant, où les trois démontraient, malgré leurs différences, qu\u2019ils ne célèbrent qu\u2019un même Québec.La trouvaille de les faire monter sur une même scène, interprétant tantôt seul, tantôt à deux ou à trois, les chansons de l\u2019un et de l\u2019autre, en ce moment unique qu\u2019était cette fête sur les Plaines historiques, c\u2019est super.Et ces trois-là ne pouvaient que se surpasser, animés par les bravos, par le lÿthme des mains accompagnant les chansons les mieux connues.Comme on en a chanté du Québec : Mon pays, par Vigneault ; Vivre en ce pays, par Charlebois ; C\u2019est ton pays, par Leclerc ; Les gens de mon pays, par Vigneault; Québec, par Charlebois; Il me reste un pays, par Vigneault.Comme on en a parlé aussi d\u2019amour, jusqu'à ce que les trois terminent le récital en entonnant avec la foule Quand les hommes vivront d\u2019amour.de Raymond Lévesque.Toute une exubérance de sentiments, transportés avec l\u2019assurance fière, la joie sereine, la tête haute d\u2019un peuple qui se dit en chanson.En entonnant leur message final, les trois : Charlebois.Vigneault et Leclerc se sont vu lancer un fleurdelisé que, par une espèce de pudeur d'en avoir dit assez, on n'a pas hissé à bout de bras.Pour ne pas.peut-être, que les hourras se transforment en délire pour une foule qui n\u2019attendait qu'un geste du genre.Benoit Lavoie Le samedi 7 aoCt 1999 D 4\t___________LE SOLEIL CINtMA Richard Gere et Julia Robert», uni» par le» lien» du cinéma, 10 an» après «Pretty Woman « LA MARIÉE EST EN FUITE » Mariages à la pelle Régis Tremblay Le Soleil ¦ Cinq mariages, ou plutôt cinq cérémonies de mariage, autant de fiancés et de belles robes.mais sans l\u2019odieux des divorces ! Tous les plaisirs du butinage, sans ses désagréments.Cette incroyable équation tient tout entière dans La mariée est en fuite, pour la plus grande satisfaction des boulimiques de mondanités à saveur sentimentale.Pareil film est voué à un franc succès, d'autant plus qu\u2019il nous ramène le gentil couple Julia Roberts-Richard Gere, réuni pour la première fois depuis le fameux Pretty Woman, en 1990.Puisque le charme opère une deuxième fois, il devient évident que ce tandem est responsable pour une bonne part du succès de l\u2019un et l\u2019autre films, tous deux réalisés, il est vrai, par le même Garry Marshall.Voilà un beau trio ! Comme il arrive souvent, le héros du film est un journaliste en vue.Ne pas perdre de vue cet « en vue ».car l\u2019attrait du film repose sur le m\u2019as-tu-vu.En ce siècle publicitaire, ce qui ne se montre pas ne compte pas.La conclusion du film vient quelque peu diluer cette assertion, mais c\u2019est pour la bonne bouche.Peu importe, puisque le réalisateur a déjà vendu sa marchandise, ses froufrous et ses flaflas.Mais n\u2019anticipons pas.Ike (Richard Gere) est rédacteur d\u2019une chronique quotidienne dans le [/SA Today.Il ne peut faire un pas sur les trottoirs new-yorkais sans se faire reconnaître.Déjà, le «je parais, donc j\u2019existe».En panne d\u2019inspiration, le dead Une approchant, il se rabat sur un ragot de bar: une jeune femme du Maryland aurait pris l\u2019habitude d\u2019abandonner son fiancé au pied de l\u2019autel.Elle aurait déjà fait le coup à trois gars.Ces trois cérémonies, nous les verrons plus tard en flash-backs, puisque ce genre d\u2019événement est le prétexte du film.De son patelin de Haie, dans le Mainland, Maggie (Julia Roberts) écrit au journal pour se plaindre du journaliste, qui n\u2019a pas eu le professionnalisme de vérifier son potin.Il n\u2019en faut pas davantage pour que Ike soit mis à la porte par son patron, qui est aussi son exépouse.Pour se racheter, Ike s\u2019en va à Haie pour écrire un reportage sur Maggie la fugueuse.Il la trouve fiancée à nouveau, cette fois avec un entraîneur sportif.Les paris sont déjà ouverts : va-t-elle encore fuir au dernier moment ?Pendant ce temps, Ike poursuit sa petite enquête en tirant les vers du nez aux trois fiancés éconduits.et en tournant autour de la belle et rétive Maggie.Ce qui était écrit dans le ciel et dans le scénario arrive évidemment : entre eux, se noue une gentille idylle, faite de sourires malicieux et d\u2019agaceries innocentes.Tout le film est d'ailleurs mené sur un ton taquin et bon enfant qui contribue au plaisir du spectateur.On sent nettement la complicité naturelle entre ces deux acteurs, qui n\u2019ont pas tourné ensemble depuis près de dix ans.11 faut savoir que c\u2019est Richard qui a découvert le scénario, qui l\u2019a soumis à Julia, qui ensemble l'ont proposé à Garry (Marshall).« Nous avions eu tellement de plaisir, à nous trois, dans Pretty Woman, que nous tenions à avoir Garry ! » révèle le comédien.Ainsi donc, dans le star système, il arrive que ce soient les vedettes qui recrutent les metteurs en scène.Reste à savoir pourquoi Maggy, qui raffole des fiançailles, a si peur des mariages.Se pourrait-il que ce soit justement à cause du cérémonial intimidant ?Parviendra-t-elle à se guérir de sa phobie?À ce sujet, la dernière scène est parfaitement ambivalente : un montage parallèle montre les deux vedettes dansant tendrement, hors mariage, dans l\u2019appartement new-yorkais de Ike, puis en plein champ, le jour de leur mariage, dans leurs plus beaux atours.Anticipation ou imagination?Mariage ou union libre?À chacun de croire ce qu\u2019il veut.De cette façon, tout le monde est content ! La mariée est en hâte navigue habilement entre légèreté et finesse, inconsistance et élégance.La seule prétention de cette comédie sans arrière-pensée est de nous faire sourire sans nous faire réfléchir, ce qu\u2019elle réussit avec une belle constance.On y retrouve bien le petit côté factice et machiste de Pretty Woman, mais en moins évident.**?LA MARIÉE EST EN FUITE (RUNAWAY BRIDE).Comédie sentimentale de Garry Marshall.Scénario de Josann McGihhnn et Sara Parriott.Images Stuart Dryhurgh Montage de Bru ce Green.Musique de Ja mes Newton Hmm rd.Costu -mes d'Albert Wnlshg Pnrduit par Téd Field, Tbm Rosenberg.Scott Croopf et Robert Cort Avec Julia Roberts, Richard Gere, Joan Cusak.Hector Elùnndo.É.-V.\u20141999.Gén, Au Cineplejr Charest Galeries de la Capitate, Lido, Ste-Foy, Cinéparc Beauport.« TERREUR SOUS LA MER » Thriller mouillé Régis Tremblay Le Soleil Le héros mâle des films d\u2019action, celui qui fait plier le destin à la force du poignet, se mesure à un adversaire de choix: la femelle savante! Contre une doctoresse Frankenstein qui crée des monstres, le héros mâle se dresse, mains nues et tête vide.Quelle image rassurante pour le spectateur très moyen ! Telles sont les forces en présence dans Terreur sous la mer (DeepBlue Sea), le thriller mouillé de l\u2019été.Le Dr Susan MacAlester (Saffron Burrows) effectue des recherches pour guérir l\u2019Alzheimer.Contre cette dégénérescence des tissus cervicaux, elle tente de mettre au point un remède à partir de la cervelle des requins monstres qu\u2019elle a créés dans son laboratoire marin, Aqua-tica.Elle semble y parvenir avec une équipe réduite, dont l\u2019homme à tout faire Carter Blake (Thomas Jane) notre héros, un repris de justice.L\u2019under-dog exécute les basses besognes dans la fosse aux requins, cependant que la fière Susan joue avec ses ordinateurs et ses éprouvettes.La Belle et la Bête.Mais les orgueilleux et les superbes, en voulant tout réinventer, finissent par tout gâcher.Tant pis, ou tant mieux, car sans ces savants fous, il n\u2019y aurait pas beaucoup de films d\u2019horreur.Encore que Terreur sous la mer soit plutôt un film de catastrophe, car il verse assez vite dans les inondations, les naufrages et les accidents d\u2019hélicos.Il y a bien des membres déchiquetés par-ci, des corps avalés par-là.Comme d\u2019habitude, on peut prédire qui sera bouffé en premier, les figurants étant toujours sacrifiés sur l\u2019autel du thrill.Toutefois, le scénario réserve quelques surprises à ce chapitre.Cette chair et ce sang frais consoleront les amateurs de frissons qui ont été déçus par Le projet Blair, pourtant assez frissonnant, merci.Certains jeunes se demandaient même si Le projet Blair était un film ! Il n\u2019en faut pas beaucoup pour déranger ce genre de consommateur, très conserv ateur malgré son jeune âge.Tout cela prouve que ce ne sont pas vraiment les frissons qui intéressent les maniaques du genre, mais les cadavres.Il ne s\u2019agit donc plus de film d\u2019horreur, mais de film de cannibalisme.Ce n\u2019est pas de la peur, mais de la curiosité, comme celle qui anime les friands de faits divers.Loin de les épouvanter, le spectacle de la souffrance et de la mort les met en appétit.Que ceux-là soient rassurés : les macchabées ne manquent pas, dans Terreur sous la mer, quoique ce film se place bien au-dessus des Frissons (?) de Wes Craven.Le réalisateur Renny Harlin avait l\u2019ambition de hisser son film dans la catégorie des Jaws ei Alien, avec un rappel des films de Frankenstein.Une ambition aussi démesurée était trop difficile à réaliser.Reste une honnête production qui fera son plein de profits.« Terreur sou» la mer» : chair et »ang JTais pour le cannibale qui sommeille en voua.?TERREUR SOUS LA MER (DEEP BLUE SEA).Drame d'horreur de Renny Harlin.Scénario de Duncan Kennedy Donna Powers et Bruce Berman.Images de Stephen Windon.Montage de Frank Urioste, Derek Brechin et Dallas Puette.Musique de Trevor Rabin.Produit par Alan Riche, Ibny Ludwig, Aki va Goldsman.Avec Saffron Burrows, Thomas Jane, LL Cool J, Jacqueline McKemie.États-Unis.1999.Ih46.13ans.Au Cinéplex Charest, Galeries de la Capitale, Lido, Sainte Foy Cinéparc Beauport.«DES FEUX D'ARTIFICE ÉROTIQUES dans cette affaire criminelle des plus sexy.» COSMOPOLITAN MAGAZINE ilCfHT I\u2019ll kc I.KKOSNAN Kl.NI.Kl NSO lOtKH \u2022 \u2022\u2022 IgSJp I.'Al I AI Kl MneO GOtOWYN MAYIflPICÎIjmSwfSiiii uiifflODMiHi IRISH OMIMI omiiUKJOHNMtïm PIIRCI6R0SNAK Rffll RUSSO OIIS tIARY MflAIRi ÏHOMAS CROWN», filll CONÎI , \u2022.-ROGIR PARAOISO \"V WAft ÏAOROSS ^PlIRCIBROSNANrRCAUSI CIAIR .*,AIANR 1RUSIMAN lISIIIOlYONaURIWMR^JJHJMdlIRNA» - cm 1\t\\ __ 'tfavar\t\u2014i\u2014\t\u2014 | «BBKUOHWf* I PlACf CHASEST »- CBrTK-VLIiU ] ( BMMCKUCOUJ» J [ /jonpwni uooiivts- ü«tS*4NIKKte 3AJt 'AFFICHE! CONSULTtZ LA MtGt HOAA*C Q 0 l< $mn( mus .UN THRILLER PSYCHOLOGIQUE IMPRESSIONNANT! - LE FILM LE PLUS INTENSE ET LE PLUS TOUCHANT DE L ETE.- LE DENOUEMENT LE PLUS IMPREVU DE LÉTt » À L\u2019AFFICHE! [ « « AMPUM fl numçjmt .\u2014 FAMOUS PU»VIA»\u2014, I uLmotiAcmjkir aOMNLFLTF* LA RAOC MOHAIWF OINEMA OU JOOMNAL /(Qi MfT|L GfORGfS\tEl lACQUfS MtïHt &iUà0l»Mâ*C Ti ROIHPAN l*'uw PUllICINO KÀRYO DMIROS JONASZ TfrlN moTion À LMW mut B A0Û1 y\tt ' y\u201d X 1088 545 Le samedi 7 août 1999 LE SOLEIL D 5 LE SOLEIL.RAYNALO LAVOIE ' ¦ François Leclerc et Liette Remon, de Stadaconé : » Le mélange du baroque et du traditionnel peut paraître bizarre mais à l'époque de la Nouvelle-France, la démarcation entre la musique classique et la musique populaire était beaucoup moins forte qu'aqjourd\u2019hui.» STADACONÉ Sonorité distincte Vièle, luth et guiterne : retour aux sources de la musique en Nouvelle-France Blaise Robinson Le Soleil ¦ De la vièle, de la flûte baroque, du luth et de la guiterne.Avec ses instruments d\u2019époque et son répertoire de musique ancienne, l\u2019ensemble Stadaconé propose un retour aux sources de la musique en Nouvelle-France.Stadaconé est un groupe à géométrie variable dont le noyau dur est composé de Liette Remon à la vièle.François Leclerc aux luths, guitares anciennes et guiterne, Marie-Eve Girard à la flûte ancienne et Mélanie Demers au chant.« Dépendamment des circonstances, on peut aller jusqu\u2019à 12 musiciens, surtout pour des spectacles avec de la voix.Lorsqu\u2019on nous demande de la musique acoustique, la formation est plus réduite », explique François Leclerc En plus de faire partie de l'ensemble Stadaconé, chacun des musiciens est impliqué dans d\u2019autres projets de musique traditionnelle, folklorique ou médiévale.« Disons qu\u2019il y a beaucoup de mouvements de musiciens dans notre milieu», estime François Leclerc.«On a tous un peu le pied dans différentes formations.» Fondé lors des Fêtes de la Nouvelle-France en 1997, le groupe se balade entre la musique baroque et traditionnelle en combinant des airs du folklore québécois et de la musique aristocratique.«Iæ mélange du baroque et du traditionnel peut paraître bizarre mais à l\u2019époque de la Nouvelle-France, la démarcation entre la musique classique et la musique populaire était beaucoup moins forte qu'aujour-d'hui», souligne le luthiste.RÉPLIQUE D\u2019OBJETS RARES De la vièle.qui représente la musique du peuple, à la guiterne, une toute petite guitare ancienne au son charmant.Stadaconé q\u2019utilise que des ins- Au confluent de la musique baroque et traditionnelle, Stadaconé mélange folklore québécois et musique aristocratique truments qu\u2019a connus la Nouvelle-France.Ces instruments sont des objets extrêmement rares.Ceux utilisés par les membres du groupe Stadaconé sont des répliques exactes d'instruments anciens exposés dans des musées.« Ce sont de véritables œuvres d\u2019art», estime François Leclerc, qui possède dans sa collection une réplique d\u2019une guitare ancienne de Stradivarius.Les deux disques officiels des Fêtes de la Nouvelle-France L\u2019A venture en Nouvelle-France, au goût rustique et campagnard, et Ma luron, luré.qui incorpore instruments anciens et modernes, ont été produits par Stadaconé.Dans cette aventure, les membres du groupe ont dû faire beaucoup de recherche.« Pour la musique baroque, c'est facile parce que les œuvres ont été éditées, mais pour la musique populaire, il aîallu fouiller dans des archives musicales.Nous avons dû d'ailleurs éliminer tout ce qui était d\u2019origine irlandaise dans le folklore québécois pour avoir une musique qui se rapproche des premiers temps de la Nouvelle-France », raconte François Leclerc.Tout au long des Fêtes, on pourra voir les musiciens de Stadaconé sur les différents sites.L'ensemble sera sur la scène de la place Royale en fin d'après-midi, aujourd\u2019hui, et demain à 13h30.Le groupe se produira par ailleurs au Domaine C\u2019ataraqui.à l'ouverture du Festival de musique ancienne de Sillery, le dimanche H août.La discographie Bach s\u2019enrichit pour l\u2019an 2000 La célébration du 250' anniversaire de la mort de Jean-Sébastien Bach, prévue pour l\u2019an 2000, a déjà commencé chez des éditeurs discographiques, qui annoncent deux intégrales de la production du compositeur allemand, soit quelque 150à 170CD.Décédé le2Njuillet 17.\")U.à l\u2019âge de 65 ans, Bach s\u2019essaya à toutes les formes musicales profanes et -sacrées, à l\u2019exception de l\u2019opéra, et sut faire une géniale synthèse entre la longue tradition polyphonique occidentale et la révolution du XVII' siècle autour de la mélodie.Ainsi, l\u2019éditeur allemand Hanssler a commencé lu pu- blication de son intégrale discographique de 170 disques.L\u2019édition s\u2019est construite à partir des recherches musiculogiques de l\u2019Internationale Bachakademie de Stuttgart, animée par le chef d\u2019orchestre et de chœur allemand Helmut Rilling.La multinationale TEL DEC \\ient pour sa part de lancer son projet « Bach 2000 », réparti sur 153CD qui seront disponibles dès la fin de ce mois-ci.Les plus anciennes gravures de cette intégrale remontent aux années 70, mais une grande partie est plus récente.« Bach 2000» s'organise autour de l\u2019essentiel des réalisations pionnières sur instruments d\u2019époque du chef et violoncelliste autrichien Nikolaus Harnoncourt et du claveciniste néerlandais Gustav Leonhardt, pour la série Üas al te Week de Telefunken.TEL-DEC a puisé également dans d\u2019autres labels du groupe Warner comme Erato et annonce une vingtaine d\u2019en-registrements nouveaux.Ces deux intégrales se distinguent notamment en ce qui concerne la musique pour davier.Chez Hanssler.elle se répartit sur 21 CD: trois clavecinistes, Edward Adwell, Robert HUI et Trevor l\u2019innock.l\u2019interprètent quand il s\u2019agit de pièces liées à la culture du XVUT siècle et deux pianistes, Robert Levin et Evgueni Koriolov, se consacrent aux partitions plus abstraites.TEL-DEC, en revanche, n'a utilisé que des clavecinistes: Gustav Leonhardt, Scott Ross, Alan Curtis, Andreas Staler, Zuzana Ruzickova.l*ar aU-leurs, Harmonia Mundi ressortira aussi, dans une édition spéciale.20 titres Bach et six coffrets à thème de quatre à 12CD puisés dans son fonds.La maison annonce aussi quatre nouveautés, ainsi qu\u2019un CD-Rom sur la de et l'œuvre du compositeur.(ALT) « UN SUCCES MUNSTRE! » Miunen UtttepAn - WIMWEG FRK PRESS SOUS LA MER i *BfrrüBwre.iw:\t\u2014«rsfBfl\u2014w mu * « imwt\t-xammu -îAJmr.\tv m eut» -;*«¦ a* 13\t- ^ \u2022 ! HORREUR I-FAMOUS PLAYERS-, CINEPLEX ODEON-1 -1 |-?ARAjm.\t-, GALERES Of UCAPTOE^ I PLACECHAREST j | ONE-PMC BfAUPORT j [________STE-FOY [ ÜOOliVS^ 11 CINÉMA*1\t|ürtf SlMIlBIEBIIg^l |/S0tlW«IT*l g 9\t^ ^ |\t£41\t£ CONSULTEZ LA PAOE HORAIRE CINEMA DU JOURNAL « VOUS FERA CRIER ET HURLER DE PEUR.» H.H1\t\\Mlim \\ « Bravo.» s AN I VWVW.Asm MiOM HAINTIM.AMI RK \\ OM INI MÏMOHD: HAIMIM, I3\tnam\tnoM ,.«>KIWlW MA K S .\u2014 1»,I>M ll'KIS ,-CINEPLEXOOEON- - -, r\u2014 FAMOUS PLAYERS- LAURENTIEN**' |j CK-PUBC DE U COWNE I ;____UOOLÉVS^ j |_________STE-FOY»' ciw&M\"\"°^[iiÊ8iHiMiiEiii^| À L\u2019AFFICHE! Y$0mi*T»l CONSULTEZ LA PAOE HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL < ?UNCHfM'OIUVK!.ENVOÛTANT.l'tVtNEMENT CINÉMATOOtAMQUE K U DtCMNIE! \u2022 ,,?l N III M K\\SORCKI.AVI « ST.WIJA M BR K K I ST l \\ tfTlKTK lI-KVSIvMKNTTRAVAII.I.!:.» (JMT tlWMATOGRAPMIQU CT I \\ Kl M IS MCI R S ANS PARI II ! » \u2022\u2022 I M NOTE l1\\AtC iX I ATANTI A I A lARRICRC UT N (.K AMI Kl VI IS MIT R.» \" 11 111 RN,KR 1 UT T O\u2019\"' ! ' RI ORSCOANT 01 Kl IIRIl K.» CRUISE KIDMAN KUBRICK LES YEUX GRANDS Wflfc WPSIUKSbU! COÏT fli^alSSfHr-uSwunS^HI uwu*n»^ ||ciiiiMA\u2018 ***^1 ST-RAYMOND j UNE FABLE CONTEMPORAINE.UN MÉLANGE MAGNIFIQUE D\u2019ACTION ET D\u2019HUMOURI » \u2022 UN BEAU FILM TRÈS TOUCHANT.JE L AI ADORÉ! - f A L\u2019AFFICHE! f~LAtwBmaîk~|r UDQt&is.CONSULTEZ LA PAGE HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL ?SOnowithl LE R1M#1 EN AMERIQUE DU NORD! « UN FILM RAYONNANT, ORIGINAL ET IRRÉSISTIBLE.» MONTREAL GAZETTE, MATT RAOZ « UN SUCCÈS! JULIA ROBERTS ET RICHARD GERE SONT INCROYABLES! » CFCF-TV MONTREAL, MOSE PERSICO JUUAROBERTS RICHARDGERE UMJUUEE EST EN FUITE! m.«Kl *%'»« .«K9 WCiéwrH M i«iiff NRL UW BV» \u2019HKP F\tKl s» HUI NE .«ilHRH » KM W IB1 ^1» I w: % WI?.¦ Hiu TN IM »» !¦ ¦ ¦.\u2022«¦a *RHRBLWBaa\tBmiKt.l'l i» \u2022SI1 , P AAAOUS PVAVf.RS -, , ÇINfPl E« CXJCOH., - |-\u2019 AAAÇKZS PlAvpPW-| [âURBKUCRPITRLHj PLACt CHAREST^ | [CBITRE-VRlf \"\"\"\"V1 I «TÉ-POT ] H UDOLir»^ | |utmn>iinaB.J [ lido «mousxi\t/10« ««Ul r» \u2014rn, .r.nAV: À ISA EEIS\u2019LJEI CONSULTEZ LA PAQC.HORAIRE OA-PMCKAUPORT L'ArrlCrlEI CINÉMA du journal LE FILM IDÉAL POUR L'ÉTÉ! > Sam die Mewfmm, CB S TV « EXTRÊMEMENT DRÔLE.» d - à , WF K i y Lk samedi 7 aoCt 1999 D 6\tLE SOLEIL DISQUES î'WŒ % Folk Effendi: coup de « maître » Voici probablement un des plus beaux coups de l'année dans le petit univers volatil du jazz québécois.Ça nous est arrivé, début juin, comme un cerisier en fleurs dans un jardin un peu blasé par sa torpeur.Une nouvelle étiquette de disques : Effendi.Un mot qui veut dire « maître » en turc.Et qui, ici, porte son nom mieux que jamais.Un collectif piloté par le contrebassiste Alain Bédard et la chanteuse Carole Therrien.entourés d\u2019une douzaine de musiciens amerris qui ont sillonné sans fléchir, au fil des ans, les dédales parfois empoisonnés d\u2019un show-business encore parallèle.Depuis sa récente mise au monde, Effendi a déjà édité quatre disques.Conçus, créés, produits par des musiciens d\u2019ici, en toute liberté, en dehors des diktats d\u2019une industrie souvent arbitraire et mesquine.Pour ajouter à la beauté de la chose, les quatre nouveau-nés d\u2019Effendi proposent une palette éclatée, diversifiée et complémentaire de ce qu\u2019est aujourd\u2019hui le jazz québécois.Du jazz, du vrai.Du jazz québécois, comme on dirait jazz européen par rapport au jazz américain.Un coup de maître ! .Allons donc y voir de plus près.YVES LÉVEILLÉ : « SIGNAL COMMUN » Accompagnateur de vedettes de la chanson, compositeur et arrangeur, le pianiste Yves Lé-veillé débarque en quintette sur un premier CD à son nom : Signal commun.Si vous avez eu la chance de l\u2019entendre, en juin au Clarendon, vous avez sans doute mesuré la maturité qui a façonné l'artiste depuis ses premières prestations québécoises.Des compositions fines, ciselées, marquées par une extrême sensibilité.Le jeu est lyrique, sans foisonnements inutiles.Voici un pianiste qui creuse le ventre de son instrument pour en arracher des morceaux de lumière.l\u2019ar-fois enjoué et d\u2019un swing tonifiant (Trajectoire).Parfois méditatif (Signal commun).Huit titres qui sentent la complicité, l\u2019écoute mutuelle, l'interpellation.Frank Lozano (saxos, flûte en sol) et Mathieu Bélanger (clarinette, clarinette basse) assurent la richesse moirée des textures.Jean-François Martel (contrebasse) draine une sourde rondeur qui va bien au-delà du simple soutien rythmique.Sylvain Jalbert (batterie) décoche les surprises, tout en finesse, dans un foisonnement po-lyrythmique.Signal commun.c\u2019est tout le bonheur de la simplicité raffinée jusqu\u2019à l\u2019essentiel.Un jazz mélodique, accessible, qui ne casse rien, bien ancré dans sa délicatesse.La vraie signature d\u2019Yves Léveillé.EA.C.T.: L\u2019AUDACE Pour le deuxième rejeton d\u2019Effendi, changement de registre.Un quartette: F.A.C.T.F pour Frank Lozano (saxos ténor et soprano) ; A pour Aron Doyle (trompette, bugle) ; C pour Claude Lavergne (batterie): T pour Tommy Babin (contrebasse).Méchante machine que celle-là ! Un jazz plus acéré, plus «libéré», marqué par l\u2019influence des jeunes loups américains des années 1980 (davantage un point de repère qu'une comparaison).Sur la pochette de presse, on fait référence à Old and New Dreams de Don Cherry et Dewey Redman.On pourrait ajouter certaines époques de Kenny Wheeler ou encore la symbiose magique de Lester Bowie et de Roscoe Mitchell de l'Art Ensemble of Chicago.Mais trêve de simili ! F.A.C.T.exhale une personnalité propre, dégage une énergie unique, façonne un son extrêmement personnel.Au cœur de la bête, un sens aigu de l'improvisation.D'entrée de jeu.Time and Place nous fait une petite démonstration de la chimie viscérale qui réunit les quatre protagonistes.S\u2019enchaînent Bhard\u2019wan et Partout: attaque agressive, énergie décapante, ruptures de tempos, textures soufflantes et riches qui se rient des tonalités.Tout ça sur des échanges ramassés au quart de tour.Puis, comme venue de nulle part, Hymn to Billy, une ballade désarmante, bouleversante.Avec F.A.C.T., chaque musicien tient un rôle de premier plan.La rencontre des saxos de Lozano et de la trompette de Doyle relève du feu d\u2019artifice, tout en couleurs et en explosions (The Calling).La batterie de Lavergne et la contrebasse de Babin s\u2019insèrent dans cette folle chevauchée avec une précision chirurgicale.Voilà du beau jazz contemporain, à la fois libre et rigoureux.Un mélange de feu et d\u2019oxygène qui vous chamboule tout en dedans.Un gros coup de cœur ! GREG AMI R AU LT : « ACADIAN FOLK SONG » Troisième production d\u2019Effendi: Acadian Folk Song du guitariste Greg Amirault et de son sextet (Joel Miller, saxo ténor ; Steve Amirault, piano ; Alec Walkington, basse ; Dave Laing, batterie et Sienna Dahen, voix sur Mood Peace).Originaire de Nouvelle-Écosse, Amirault s\u2019est établi à Montréal en 1987.Encore une expression différente de l\u2019inépuisable palette du jazz.Des quatre disques d\u2019Effendi, Acadian Folk-Song est sans doute celui qui réclame le plus d'écoute avant de se laisser adopter.A première vue, il semble d\u2019une facture plus classique, plus standard.Sur One of Three et When I Think of You, l\u2019approche paraît plus intello, dépouillée, presque austère.Puis d'un coup.F in Blues nous entraîne sur un élan bop.Ici, le ténor de Miller jette un grand coup de lumière sur des dédales ombrageux.Un disque qui deman- de à être réécouté: on y découvre, chaque fois, un petit bouquet bien ficelé qui nous avait d\u2019abord échappé.PROVOST-LACHAPELLE : CORDES DE RÊYTÏ Après ses trois premiers plats en table d\u2019hôte, voici qu\u2019Effendi nous propose un dessert.Un vrai.Un CD fraîchement sorti du four (fin juillet), doublement éponyme, signé Sylvain Provost (guitare acoustique) et Norman Lachapelle (guitare basse acoustique).Rien de moins qu\u2019un joyau ! On se contentera de rappeler que Provost a accumulé ses lettres de noblesse depuis 1981 et qu\u2019il a fait un malheur avec la compagnie LA LA LA Human Steps.Quant à Lachapelle, il a joué avec ce qu\u2019il y a de meilleur au Québec, de Gilles Vigneault à Michel Donato.Dix titres, dix cordes, vingt doigts, deux têtes.un seul cœur.Un duo de virtuoses qui pincent les cordes comme on aime imaginer la perfection.Le climat est intimiste, porté par la fibre extrêmement physique qui n\u2019appartient qu\u2019à l\u2019acoustique.Un pigment de Brésil (Brother Forever), un écho d\u2019Andalousie (État d\u2019âme), un solo de guitare basse qui surgit comme l\u2019ombre d\u2019un chant traditionnel (436), un petit relent manouche (Belas) et une chute surprise qui ramène au Trésor de la langue.Un pur moment de bonheur qui glisse entre les doigts de deux magiciens.La cerise sur le sundae ! Eh bien voilà pour Effendi ! En espérant que la vie sera longue, belle et \u2014pourquoi pas?\u2014 internationale.La créativité et l\u2019énergie sont enfin réunies pour nous laisser espérer tous les impossibles.YVES LÉVEILLÉ, \"Signal commun\"; F.A.C.T., \u2022 h'A.C.T.» ; (îREG AMIRAULT, .Acadian Folk Song.; PROVOST-LACHAPELLE, .Syliain Proi'o»!, Sorman Lachapelle.Disques Effendi (distribution SRI).Pierre Boulet PBoulet(@lesoleiL com JAZZ Les Gaulois envahissent la Nouvelle-Gduleü! RECORD DE TOUS LES TEMPS AU BOX'OFFICE POUR UN FILM FRANÇAIS.I HH AIR direct CLAUDE BERR PRISENT! CHRISTIAN CLAVIER DEPARDIEU ROSCRTO BENIGIMI DANS II *6ll DI DÉTRITUS UN HIM DI CLAUDE CONTRE CÉSAR ~ \u2022¦\u2022\u2022rla »«« f*/l« f\u2014 TAAPOUS PVTTRS s r ¦\t¦ cxéma - \u2014s .®\tlÜitWauaPTiÜjl LE CLAP I A L\u2019AFFICHE ! CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINÉMA DU JOURNAL rattoi» ¦film à voir t ta tête, sti ! TWSTMMI ''UMREUf «e EHUOi 1 WWNr 3m» Htm iuiMUII irtuawMaKjMIPMdl naavHNAtr'l WH> CuliSMl noue»! IMCIMII EHraEMMIi SIMIIMUI KHiaHNltlElBIH IMUnSTinn BWRVIMliUMi jairaiaaaW!»IK»tHI n WUHIfO 9U0HI am» J! U SI MC»! S aaiKi Cl MW Ni «P Zi Vm ?jmo 1ÜS: ?MR MITAI\tA L'AFFICHE | 1 jot.:x«o»\u2014un \u2019\u2022umuma iN, r\tt«-»i «u -, t\u2014cm (yra \u2014,\t, UUÂlÉTIBt^ ;CWERUOO^iir-OtOIWR/|r«tPT-Les7|l»MWi-WKOi»T1 CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINÉMA OU JOURNAL ,uo7i| LES BONS JtfUlVIÉROS la nouvelle rubrique de services à voir tous les samedis dans les annonces classées K'ULL l: Çtfbcc DANS LA TROI&ÎîÈME DIMENSll) 1ST t:.n is I INDl STRIKI11 I VS Cf » \u2022 \u2022 a f-m (418) 627-4^88 aux galeries de la capitale CI N El/V\\ AS CINEPLEX ODEON g LE LAURENTIEN Des Gradins et U Bourgneuf 67?107/ sur routes repicsentnlions avant 18b00 ._ matinées a 5.299 SMI!» «Gin luuis fis._ MATINÉES À Ô.so$ g PLACE CHAREST Ou Pont fl Boulevard Charcsl 5?9 9745 IihhIi nu iiiuiIi\t\u2014\t\u2014 \u2014 MATINÉES À 2.\"$ snn» «lin.\tv\" MATINEES A 3.rs$ Ciné-Parc DE LA COLLINE Ciné-Parc BEAUPORT 8OUlf ?0 (SORTIE 311)831 07/8\tROUEE 40 (SORItf 3Î0) 667 536?C,OrslSLJI TEZ LA t MROMfC^Of c IP-tl AA A, t>»l RHlkEt/M :.Ut GRAND BRAVO, ET TOUTE MON ADMIRATION.I.liîWtVi WARS1 1 Y I S O D f I -VF RI» ION rRANÇAÉBÉ CMÉPIEX OOCON I CtNÉPLEX OOEON JUMEIfTIEN\tPLACE CHAREST « » UAFFICHE ! PIB.oocon\u2014| ?-»,m » rrm »¦«*»'< n\u2014y.» I nmmmm.t \\\t* mmm./oo/a'e CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINÉMA DU JOURNAL 1440722 I HiP*,'rr®vereniewV 'vousV^01^ mon \u2014 - - \u2014-JLi g A L'AFFICHE I I^uri^hTI \u2014.Siratt*** jÀliÉÉÉ* >*< 1*£ Le samedi 7 août 1999 LE SOLEIL D 7 LAMA ET L\u2019OSQ Dernier rappel COLLABORATION SRÎCIAlf ANDRE PICNETU Serge Lama : un dernier flirt arec l'OSQ.Laura-Julie Perreault Le Soleil MONTREAL \u2014 Le Capitole de Québec avait été témoin en 1997 de la première rencontre entre Serge Lama et l\u2019Orchestre symphonique de Québec.Rendez-vous doux immortalisé sur CD.Deux ans plus tard, après avoir répété par cent fois l\u2019expérience « symphonique » en France, il revient à Montréal, l\u2019espace d\u2019un dernier flirt avec l\u2019OSQ.Soir de toutes les fins : cette discussion tout en musique avec un orchestre à grand déploiement clotûre-ra les 11' FrancoFolies de Montréal.«Je boucle la boucle», convient le chanteur.Serge Lama ne s\u2019en cache pas, le spectacle du théâtre Saint-Denis sera presque une copie conforme de celui de 1997.Gilles Ouellet sera à la direction des musiciens de l\u2019OSQ qui sauteront D\u2019aventure en aventure kMa-rie La Polonaise.C\u2019est qu\u2019on ne remue pas très vite un mastodonte orchestral, surtout lorsqu\u2019on n\u2019a qu\u2019une courte semaine pour ajuster ses violons.Malgré la quasi-impossibilité d\u2019improviser, Serge Lama a trouvé une nouvelle liberté dans cette forme d\u2019expression à 90+1.11 a aussi découvert un autre visage à ses chansons, interprétées des milliers de fois depuis qu\u2019elles ont vu le jour dans les cabarets de Paris dans les années 60.« Ce qui m\u2019étonne, c'est de ne pas y avoir pensé avant.Mes chansons sont assez symphoniques, après tout.» Symphoniques un jour, minimalistes le lendemain.Après la dernière escale québécoise, Serge Lama pigera encore dans son vaste répertoire mais cette fois, avec trois musiciens seulement.Ce spectacle, qui s'appellera «l\u2019Ami-voix», fera la tournée de l\u2019Hexagone.Après 30 ans de carrière, presque autant d'années de gloire, Serge Lama veut d'abord se faire plaisir.«J'essaie de faire ce que j\u2019ai envie de faire.Je vis un peu plus pour moi.Je ne suis plus carriériste.Avec les années d\u2019expérience, j\u2019ai gagné en liberté», sourit celui qui se définit comme un « distracteur», ou «entertainer, comme ils le disent en anglais ».Avec les années, sa mission n'a pourtant pas changé.«Je suis là pour sortir les gens de leur fauteuil, de leur quotidien en leur racontant leur quotidien.» Car pour lui, la vie qu\u2019il mène est comme celle des autres, faite des mêmes joies et des mêmes souffrances.LES MÊMES OBSESSIONS Beau temps, mauvais temps, il sait qu\u2019il aborde toujours les «mêmes obsessions » dans les paroles qu\u2019il écrit, dans les mots des autres qu'il s\u2019approprie : « le couple, l\u2019amour, la solitude, la condition de l\u2019humanité et quelques coups de colère » qui transforment ses textes en pamphlets chantés.« Azna-vour, Brel, Goldman, on traite toujours des mêmes histoires.L'originalité vient dans la manière de le dire.» Depuis Napoléon et ses différents rôles au théâtre, Serge Lama accorde pourtant beaucoup d'importance à ses textes.«Je suis devenu un chanteur qui sait ce qu\u2019il dit.» Quand on lui parle du futur de la chanson française ou de l\u2019emprise de la techno sur les nouveaux genres musicaux, Lama se fait moins loquace.Tout cela le laisse un peu indifférent.Les modes doivent passer, croit le vétéran.la techno et l'Internet sont des phases dans le développement d\u2019un nouveau genre de relations entre êtres humains.«Le rap a ramené les mots au cœur de la musique ».concède-t-il.Mais selon lui, c'est avec un visage plus féminin que la chanson française renaît.11 cite Patricia Kaas.Mylène Farmer et Céline Dion.«Ça faisait 20 ans qu\u2019il n'y avait plus de nouveaux chanteurs français et le retour de la voix s\u2019est fait par les femmes.» Lama s'enorgueillit d\u2019avoir été le premier à faire connaître Lynda Lemay et I Ara Fâbian au public français.Ce soir, c\u2019est avec Isabelle Boulay qu\u2019il monte sur scène.Cette dernière a « fait l\u2019Olympia » parisien avec lui dans le cadre de ce même spectacle symphonique.A-t-il une affection particulière pour ces francophones d'Amérique?«Les Québécoises sont franches, .le me rappelle à mes débuts au Québec, les filles me disaient très directement \"je te veux\".En France, ça ne serait jamais arrivé.Avec le temps, je me suis habitué.Mais, vous savez, les hommes français aiment bien séduire», dit-il, mi-sérieux.Crooner un jour^rooner toujours.SPECTACLES T Jacques Higelin : «À chaque concert, on s\u2019embarque dans un bateau.Le but à atteindre, c\u2019est d\u2019être bien.» La grande travers Laura-Julie Perreault Le Soleil ¦ MONTRÉAL \u2014 On ne fait pas d\u2019entrevues avec Jacques Higelin.On s\u2019assied avec lui, devant une fenêtre avec vue imprenable sur le mont Royal.Et on écoute, on se laisse embarquer sur les eaux troubles de l\u2019homme, les océans calmes de l\u2019artiste.On part en voyage.Ce rapport capitaine-passager, le chanteur français le connaît bien.Le vieux marin qu'il est devenu grâce à une quarantaine d\u2019années de pérégrinations en poésie-chanson voit chacun de ses spectacles comme un nouveau départ.La mer est si imprévisible.«C\u2019est une traversée.À chaque concert, on s\u2019embarque dans un bateau, dans un rafiot.Les gens embarquent avec nous.On ne sait jamais où on va.Le but à atteindre, c\u2019est d\u2019être bien, d'être en haut.Mais on se sait jamais comment on va s\u2019y rendre.« Il y a des soirs où il n'y a pas de vent.D'autres fois, on chavire.Il y a des frissons, on est dans l'émotion à l\u2019état pur, tout se fait seul.D\u2019autres fols, on se branche sur le mauvais prtv-gramme, les pédales restent bloquées, le micro marche mal.Mais même si la technique n'est pas là.même s\u2019il faut ramer, on part.Des fois, ça capote.là je transpire beaucoup.Je me demande comment je vais me sortir 9 Wm;.de cet endroit ! On ne vit jamais deux fois la même traversée.» C\u2019est pourquoi après 22 albums, et des centaines et des centaines de ces voyages extraordinaires sur les cinq océans de la musique, Jacques Higelin navigue toujours à gué.Ses musiciens Mahut (percussions), Frédéric Deville (violoncelle) et Gérard Tempia (violon) connaissent le capitaine.Aux FrancoFolies de Montréal cette semaine, comme le mois passé devant le « liberté, égalité, fraternité » de l\u2019Assemblée nationale à l\u2019aris, ils se sont lancés sur deux, trois chansons établies d\u2019avance.Il faut bien sortir du port.Mais après, on regarde la mer devant soi.On décide de sortir les voiles ou de laisser le moteur en marche.Qu'importe le temps qu'il fait, «il faut donner le meilleur de ce que l\u2019on sait faire».soutient le «passeur d'émotions, d'images».Car chaque passager a le droit de s'approcher du Paradis païen de Jacques Higelin.chacun a le droit à un morceau de sublime.Que ce soit à l'Olympia de Montréal, où il devait se produire hier soir, que les 200 filles de la prison qu'il a visitée le mois dernier.« LA VIE S\u2019ÉTIOLE QUAND ON LA MET EN CAGE» Dire le mot « prison » plonge Jacques Higelin dans une tout autre émotion.Lui.qui depuis le début de notre rencontre promenait ses yeux rêveurs, ^magnifiquement marqués par le temps, entre son interlocutrice et le panorama montréalais, s'affecte.\u2019Lout à coup, un océan d'incompréhension remue à l'intérieur de celui qui tient la liberté comme l\u2019étoile ultime.« Il faut savoir ce que c\u2019est d'entrer en prison, d'entendre et de voir les grilles se refermer derrière soi.Cette haine que j'ai des prisons, ou plutôt de voir des gens enfermés.Mettre quelqu\u2019un en taule, ce n\u2019est pas une chose à faire.«J\u2019ai vu des personnes tellement belles en prison et ça me tape sur la patate.Ça pourrait être moi ! Quand les grilles se referment, j'ai mal.Et quand j\u2019arrive à la maison et que ma fille de 9 ans me saute au cou en me demandant \u201cpapa, où étais-tu\u201d, je sens encore plus fortement la nécessité de faire des bonnes choses.» Car.croit fermement le papa de trois enfants (dont le très connu Arthur H.), c\u2019est l'environnement qui nous entoure qui nous fait Élevé dans un milieu modeste à Chantereine en France, dans une maison où l\u2019on ne trouvait pas un livre, il se sent béni de « s'en être sorti ».comme le souhaitait son père.Entouré de l'amour de ses parents, bercé par les histoires de son grand-père alsacien qui avait voyagé beaucoup et qui avait »jmé des femmes d'ailleurs lorsqu\u2019il « Quand les grilles se referment, j\u2019ai mal » était devenu traducteur, le petit Jat£ quoi découvre avant la fin de sa pre^ mière décennie, grâce à sa seule curiosité.les merveilles de la littérature, les délices de la musique, de l\u2019opéra.\u2022 Encore aujourd'hui, lorsqu'il regardé les beaux tournants qu'a pris sa vie.fl se demande si ses parents l'aperçofl vent de là-haut.«Une fois, j'ai mange avec Mitterrand.C\u2019est Bai^ bara qui m'avait dit de vç nir.Je n'ai pas dit un mot dj dîner, j\u2019ai écouté.Je perç sais, \u201cah ! si papa pouvafy savoir que je mange avef un président et que ça np me fait ni chaud, ni froid\" »& Car les suites d'hôtel, les grands r$ pas.les grands titres, ça ne l'excitp pas.C\u2019est le contact avec les gens, les vrais, qui le fait toujours vibrer de toiC-tes ses cordes : ce conteur de Marrakech qui lui a tout appris, ce tout simple Léo Fêrré qu'il a tant aimé ou ceu te jeune femme qui l\u2019a interpellé aprei l\u2019avoir écouté se livrer à une journa!i£ te sur la terrasse d'un restaurant ceC te semaine.«Que ressentez-vous pour Montréal ?».demande la journaliste en regardant la croix du mont Royal «C'est mélangé avec tellement d\u2019histoires , Y'a plein de gens importants ici.» COLLABORATION SPÉCIM.F ANDRf PICHFTJE LE SOLEIL Le samedi 7 a of T 1999 Ecoute demain LEGRAND COMPTE »nerc|io LE SOLEIL www.radioenergie.com SEMAINE DU 8 AOUT 1999 TOP 30 ANGLAIS avec Mike Gauthier et Marie-Louise Arsenault DIMANCHE de 9 h À 12 h SD CS 1.5.\t2.2.\t3.9.\t4.6.\tS.10.\t6.12.\t7.3.\t8.4.\t9.11.10.13.\t11.7.\t12, 17.13.16.14.19.15 ALL STAR SMASH MOUTH IF YOU HAD MY LOVE JENNIFER LOPEZ STEAL MY SUNSHINE LEN BREATHE MOIST EVERYBODY GET UP FIVE WHAT'S MY AGE AGAIN BLINK 182 BEAUTIFUL STRANGER MADONNA SHE S SO HIGH TAL BACHMAN PROMISES DEF LEPPARD SOMEDAY SUGAR RAY UNTIL YOU LOVED ME THE MOFFATS SWEET CHILD O'MINE SHERYL CROW IF YOU TOLERATE THIS MANIC STREET PREACHERS 20.16.GENIE IN A BOTTLE CHRISTINA AGUILERA 8.\t17.CLOUD #9 BRYAN ADAMS 22.\t18.SO PURE ALAN IS MORISSETTE 14.\t19.CANNED HEAT JAMIROQUAI 15.\t20.WILD.WILD WEST WILL SMITH 24.\t21.SMOOTH SANTANA/ROB THOMAS 23.\t22.ANIMAL INSTINCT THE CRANBERRIES 25.\t23.UNPRETTY TLC 27.\t24.LET FOREVER BE CHEMICAL BROTHERS 28.\t25.LAST KISS PEARL JAM 29.\t26.BAILAMOS ENRIQUE IGLESIAS 30.\t27.SMILE VITAMIN C \u2014\t28.SHE S ALL I EVER HAD RICKY MARTIN \u2014\t29.WHAT IS UFE SHAWN MULLINS \u2014\t30.SATURDAY CUNNIE WILLIAMS TOP 20 FRANÇAIS m avec Marc Denoncourt DIMANCHE DEl8hA19h30 SD CS 2.\t1.ON COMMENCE À S QUITTER ÉRIC LAPOINTE 3.\t2.LÉS YEUX AU CIEL ISABELLE BOULAY 5.\t3.TOMBER LA CHEMISE ZEBDA 4.\t4.CIRQUE FOU NANCY DUMAIS I.\t5.PRENDS ÇA COOL LES FRÈRES À CHVAL 8.\t6.SIC ÉTAIT VRAI FRANCE D AMOUR 10.7.TU POURRAS DIRE KEVIN PARENT II.\t8.ELLES ME TOUCHENT JEAN SIMON 17.\t9.EN MON BONHEUR DANIEL BÉLANGER 18.\t10.PISSIÔMOINS LES COLOCS 13.\t11.LA MÊME BOMBE M.-CHANTAL TOU PIN 14.\t12.DON ONE DON KARNAGE 15.\t13.RÉVOLUTION RUDELUCK 16.\t14.SI J ÉTAIS JUDITH BÉRARD 6.\t15.SONAR ALLAN THÉO 7.\t16.MAIS QUI EST LA BELLETTE?MANAU 9.\t17.OUVRE-MOI MtTSOU -\t18.PAS D EXPERIENCE KID FLÉO -\t19.LE MONDE EST RENDU PEACE MARC DÉRY -\t20.OBIA ROCH VOISINE POUR LA MISE A JOUR DU GRAND DÉCOMPTE ucflïo WWW.RADIOENERGIE.COM/DECOMPTE.HTM Écoute : TU POURRAIS GAGNER UN VOYAGE VERS UNE DESTINATION SOLEIL (Valeur approximative de 2 500 $) AGENCE DE XSKV VOYAGESv\t\u201e -r\tracjnres jK 4irTransit REMPLIS CE COUPON ET RETOURNE-LE A : GRAND DÉCOMPTE ENERGIE Chik 98 9 1245.chemin Ste-Foy edifice I bureau 105 GIS 4PZ Nom _ Adresse Ville _ Téléphone __________________________Age I' position _____________________________ 15 position _____________________________ D 8 LIVRES « L\u2019ENFANT CIGARIER » Révolte en Amérique Ces/ dans un style simple et dépouille que la journaliste Marie-Paule YUleneuie raconte la révolte d'un e/\\fant exploité.H T*: Lise Lachance Le Soleil ¦ La journaliste Marie-Paule Villeneuve apporte une nouvelle eau au moulin de notre littérature en abordant, pour la première fois dans un roman québécois, la révolte d'un enfant exploité et l\u2019émergence du mouvement ouvrier.Ces deux thèmes, de même que la condition des femmes, la religion et l'identité nationale, forment la trame de L\u2019enfant cigarier publié chez VLB éditeur.Une trame foisonnante livrée dans un style simple, dépouillé, plus journalistique que littéraire.«Je voulais écrire un ouvrage grand public mais sans compromis sur le style et sans mièvrerie », dit l\u2019auteure, qui a décidé de transformer en roman la documentation abondante qu\u2019elle avait accumulée pendant dix ans sur ITm-plantation du syndicalisme en .Amérique du Nord et sur le travail des enfants en vue d'un mémoire de maîtrise en histoire.l\\)urquoi ce coup de barre?Marie-I'aule Villeneuve explique au SOLEIL qu'au moment d\u2019entreprendre la rédaction, elle s'est rendu compte qu\u2019elle avait en main des anecdotes savoureuses susceptibles de jeter un éclairage plus humain sur son sujet mais qui cadraient mal avec un travail universitaire.L\u2019enfant cigarier marie donc histoire (avec un grand H) et roman.« En fait, tous les personnages qui ont vraiment existé sont identifiés par leur nom au complet.Ceux qui sont le fruit de mon imagination ne portent qu\u2019un prénom», précise l\u2019auteure qui travaille comme adjointe au chef de pupitre et critique littéraire au quotidien Ze/Jro/f d\u2019Ottawa.Elle a pris une année sabbatique pour rédiger ce premier roman au bord de la mer, à Cape Cod.ESCLAVAGE Le récit commence à Sherbrooke, là où la Queen Cigar Factory embauchait des enfants à la fin du siècle dernier.Le protagoniste, Jos, est une des petites victimes du capitalisme sauvage de l\u2019époque qui exploitait les enfants aussi bien dans les usines de textiles que dans les manufactures de cigares.La factory sherbrookoise, elle, les retenait prisonniers six jours d\u2019affilée, de sept heures du matin jusqu\u2019à six heures le soir.Parfois plus tard.Tout cela pour un salaire de misère : 1S par semaine.quand la paye était complète.Il arrivait que la compagnie ampute cette maigre pitance sous prétexte que le petit ouvrier avait abîmé des feuilles de tabac en les roulant.Au nom d\u2019une loi dont l\u2019origine remonte au Moyen Âge, les propriétaires des usines arguaient qu\u2019en prenant un enfant en apprentissage, ils lui donnaient une formation.Or, selon les termes du contrat, l\u2019enfant « appartenait » à son patron.S\u2019il allait travailler ailleurs, ce dernier pouvait très bien mettre la police à ses trousses pour le ramener dare-dare au bercail.Une peccadille suffisait pour se retrouver sous verrous dans des trous noirs, des heures durant.Engagé à la Queen Cigar Factory le 6 septembre 1885, le jour même de ses neuf ans, Jos a connu ce régime de terreur.Pour s\u2019y rendre, il devait franchir trois kilomètres à pied, sans chaussures avant les premières neiges.IVndant ce temps, sa sœur Catherine qui n\u2019avait pas encore 10 ans travaillait comme domestique dans une communauté religieuse.Du moins échappaient-ils, ainsi, à la méchanceté de leur mère qui tentait de racheter sa monstruosité en récitant sans arrêt des Je mus salue, Marie.Un jour, Jos entendra le discours enflammé d\u2019un pionnier du syndicalisme et fondateur de P American Federation of Labor (l\u2019ancêtre de notre FTQ), Samuel Gompers.Sa vie s\u2019en trouvera changée.Intelligent, déterminé, il prendra la route de Montréal avant d\u2019aboutir en Floride en passant par Chicago, en pleine Exposition universelle de 1893.Dans la Ville dos vents, au Hull-House, il fera la connaissance de Jane Addams et de Florence Kelley, deux maîtresses femmes dédiées à la lutte contre le capitalisme et partisanes du mouvement idéaliste.Florence Kelley correspondra plusieurs années avec le philosophe allemand Friedrich Engels.FRESQUE SOCIOLOGIQUE Ce périple du héros, un battant très attachant, permet à Marie-Paule Villeneuve de brosser un excellent tableau du Canada et des États-Unis de la fin du siècle dernier.À grands coups de pinceaux quelquefois colorés, souvent noirs, elle dessine un immense portrait sociologique composé de l\u2019exploitation des enfants, de la naissance du mouvement ouvrier, de la discrimination à l\u2019endroit des femmes, de l\u2019exode des Canadiens français au sud de la frontière, des ghettos que ces derniers se créent autour de leurs curés, des grandes migrations qui mettent en contact l\u2019Amérique du Nord avec les Juifs venus d\u2019Ukraine, les Polonais, les Irlandais et les révolutionnaires cubains déterminés à botter le colonisateur espagnol en dehors de leur île ensoleillée.Faim, mépris, prostitution, religion vécue comme une bouée de sauvetage mais aussi fraternité et amour se greffent à cette fresque qui se termine en 1900.Cette date n\u2019est pas un hasard.Marie-Paule Villeneuve tenait, avec la dernière phrase de son livre (« -C\u2019était l\u2019an 1900 et tout restait à construire »), à entrouvrir la porte du siècle qui maintenant s\u2019achève.Qu\u2019avons-nous construit?« Les femmes ont acquis l\u2019égalité.Elles ont le droit de vote et peuvent, depuis les années 1960.posséder un commerce.Le syndicalisme a fait des pas de géant mais nous assistons, chez les jeunes, à une nouvelle classe de travailleurs extrêmement précaires, victimes du système.Quant à l\u2019exploitation des enfants dans les usines, nous l\u2019avons éradiquée ici, par des lois, mais nous l\u2019avons déplacée vers le tiers-monde.Régler ce problème dans le tiers-monde, c\u2019est le défi du prochain siècle», affirme celle qui abhorre l\u2019injustice et qui a fait, de son premier livre, le récit d\u2019une révolte.DYNAMITE À L\u2019HORIZON Le prochain roman de Marie-Paule Villeneuve s\u2019inspirera lui aussi de l\u2019histoire.Formation et goût obligent ! Le sujet risque toutefois de faire couler beaucoup d\u2019encre puisqu\u2019il s\u2019agira de la vie amoureuse des servantes de curés ou, pour être plus précis, de l\u2019amour entre servantes et curés.« Le livre mettra on lumière l\u2019opposition entre socialisme et religion ».conclut la journaliste originaire du Lac-Saint-Jean qui collabore avec son mari, le cinéaste Richard Elson, à la production do documentaires à caractère social.MARIE-PAULE VILLENEUVE,ZWl/n/if rigarier.\\lBedile>ir.Montreal 1999.Wp.\\Urx f T«iW' VÉciTCLiVCt L'ei ifant cigarier /CL' L\u2019auteure a transformé en roman la documentation qu\u2019elle avait accumulée sur le syndicalisme et le travail des enfants DE L'HUMOUR POUR LA FAMILLE ! Vttei v* Hé*U imMiaUi.UsUmott d\u2019n* ItnUul itmptn-ipaUdt ** wOun*d U MumoU * S*t*tr^**.ÏOUS yÜJMDriiîDJS HT ZAMÊDlZ JÜ£Î0ÜV\\U 4 À 2 D r] m DÉCOUVREZ LE TÉNOR DE L'HUMOUR Profitez du « Forfait famille » : Achetez 2 billets au prix régulier avant le 1*r août et obtenez-en 2 autres pour vos enfants âgés de 7 à 17 ans www.sallealbertrousseau.com RÉSERVATIONS (418) 659-6710 w mti 'BOReYtO D\u2019ALBERT tniimrmi Une \u2022etee Cto LE samedi 7 août 1999 LE SOLEIL D 9 \u2022\u2022*****» IrX-î téÈ*t+\t* Le \u2022Jour J» ru par Robert Capa.Quatre rouleaux de pellicule aiaient été expédiés au bureau londonien de \u2022Life», mais dans la précipitation, un technicien a fait fondre l 'émulsion de ces films historiques.Seuls orne clichés, granuleux et un peu flous, ont pu être sautés.Le magazine les publiera en expliquant en légende que » l'immense excitation du moment a fait trembler la main du photographe »! « LES 100 PHOTOS DU SIÈCLE » Instants d\u2019éternité Régis Tremblay Le Soleil ¦ Résumer KM) ans en 100 photos?S'il apparaissait téméraire de relever ce défi dans une série télévisée, diffusée récemment sur nos petits écrans, il semblait insensé de tirer de ces nombreuses heures de documentaires un seul bouquin de quelque 2(M) pages.Miracle ! Tout en ramenant le propos à sa plus simple expression, Z,™ WO photos du siècle, de Marie-Monique Robin, replace la photographie dans sa vraie dimension, dans l'absolu de la fixité, l\u2019éternité du papier.A la veille de l\u2019an 2000, alors que se multiplient les émissions et les ouvrages sur le XX'\u2018 siècle, ce livre est assurément le medium le plus concis, le plus dynamique, le plus chaud.Le Saint Suaire, la bombe d\u2019Hiroshima, les suffragettes, les guerres.Lénine, Chaplin, Hitler, Che Guevara, les pas sur la Lune, Le baiser de l\u2019hôtel de ville, l\u2019assassinat de Kennedy, l\u2019étudiant de la place Tienanmen.la fillette nue au napalm.«L\u2019envie de rencontrer Kim Phuc, la petite fille qui court sur une route du Vietnam, la peau dévorée par un jet de napalm, est à l\u2019origine des Cent photos du siècle», révèle Marie-Monique Robin, dans une brève introduction.Car raconter le XXe siècle en photos, c\u2019est bien, mais rencontrer les personnages et les auteurs de ces icônes photographiques, autant que faire se peut, voilà qui est encore mieux.Dans ce but, l\u2019auteur, avec l\u2019équipe de la série coproduite par Arte et l\u2019Agence Capa, ont visité les quatre coins du monde.Ce livre est donc en soi un très vaste reportage, résumé au maximum, à l\u2019essentiel.Ainsi, tout en donnant la place cf honneur aux photos choisies.Robin les enrobe de courts textes qui sont autant de contextes : où, quand, qui, pourquoi ?Sous nos yeux, les clichés les plus célèbres gagnent en profondeur, les situations s\u2019incarnent, le siècle s\u2019éternise.Pareil survol rend notre époque plus intelligible, plus lisible.A cette hauteur, le silence enivrant de la lecture rappelle celui d\u2019un planeur.Et puis, il y a les auteurs de ces documents irremplaçables.Marie-Monique Robin rend hommage aux photoreporters en nous les faisant connaître brièvement, « en ces temps de remise en cause du métier de photojournalisme».Contrairement aux paparazzi, ces mercenaires du futile, les photoreporters risquent leur vie pour saisir le moment unique qui résume une idée, une idéologie, un idéal, une époque.Il était dans l\u2019ordre que tout au long de l'ouvrage, on privilégie la photo d\u2019actualité, cet instantané de ce qui dépasse l\u2019instant.LES too PHOTOS DU SIÈCLE.Marie-Monique Robin.Éditions du Chêne.Agence Cai>a Édi lions Binôme.1999.2H p.Ce livre est en soi un très vaste reportage, résumé au maximum, à l\u2019essentiel TTI Bogside.le quartier catholique I de Londonderry, en Irlande V] du \\ord, six mois après le Ml « Bloody Sunday ».La S bande de copains croquee par jjm Christine Spengler reprend la pose, près de S 30 ans plus tard.L'enrie de rencontrer Kim Phuc, \u2022 la fillette au napalm » est à l'origine du projet.Marie-Monique Robin et son équipe ont parcouru le monde pour rencontrer les auteurs et les acteurs de ces icônes photographiques.Berlin, août 1961.Ténez-rous prêts, dit un habitant du quartier, il va sauter, le Vopo \u2022 qui fume cigarette sur cigarette »! Le photographe-stagiaire Peter Leibing fait le point sur les fils barbelés \u2014à l\u2019époque, les moteurs n existaient pas\u2014, puis attend.\u2022LA» photo du mur de la honte n 'a jamais rapporté un sou au photographe, le cliché étant la propriété de l\u2019agence qui le formait.§§ BANQUE NATIONALE présente NYESTERDAY UN SPECTACLE HOMMAGE Au Cabaret du Capitole JUSQU'AU 5 SEPTEMBRE RÉSERVATIONS : 1 SOO SOI-9903 VmM LES BONS NUMÉROS la nouvelle rubrique de services à voir tous les samedis dans les annonces classées Vif Heures d'ouverture : Tous les jours de 10 b ijuatie jours, les différents sites de Ploce- fioyole LUNB^ IfffORMAIIONS : 643-6631 MUSEE DE LA ^ vtS hCTlVMis LES 7 ET 8 AOÛT, DM3 H 30 À IS H 30 CONCOURS ORATOIRE Dans le cadre des Fêtes de la Nouvelle-France Roui une deuxième année consécutive, le grand concouis oratoire des Fêtes de la Nouvelle-France se tient au Musée Venez entendre les concurrents se livrer une véritable joute verbale pour remporter le premier pnx, sous l'oreille attentive du jury.IEDI 7 AOÛT, ÀI6 H loisie avec Denis Vaugeois IÀNCHE 8 AOÛT, À 11 H He anoblie en Nouvelle-France: eMoyne avec Main La berge ition requise: 643-2158 MUSIQUE OFFICIEUf DES FÊTES DE IA NOUVELLE-FRANCE Avec l'Ensemble Stadaconé Procuiez-vous /'Aventure.en musique el Moluton, luié les deux disques officiels des Fêtes de la Nouvelle-France.L'ensemble Stadaconé interprète un large répertoire d'airs folkloriques, de musique baroque, de chants amérindien, de chansons de marins, etc Disponibles chez lo plupart des disquaires, à la boutique du Musée de fa civilisation ou par commande téléphonique : 839-4118.85, rue Dolhousie, Québec » dw ta «itudluvilluw «t 4» Pteee-Royale » Tél.: 643-2158 \u2022 Site Web ; www.mcq.org MUSfîR DE LA CIVILISATION Québec :s U Hmm à» lo civifeotio* «f wéventwnr* por W minnttri 6t la Cuitwe H èn Commumcotrons «t es: respomobk de I ommonoait de I interpreto*» de PM*^*eyole m (13 ans).Le géant de 1er (3) 13h.15h30, I8h45 (G) Les yeux grands fermés (2) 20h45 (13 ans) Hantise (5) 13n.I9h.2lh30 (13 ans).Adm.Matinées et Lun.au mer.6$: 12 ans el moins (sauf films cotés 13 ans+) et 65 ans et plus: 3.50$.Jeudi: 4$: 12 ans et moins el 65 ans et plus: 3$.Ven.Sam.Dim.(soirée): 8.50$.SAINTE-FOY (656-0592) Runaway Bride (5) v.c.a 13h45.16h15,19h, 21h35 (G).Deep Blue Sea (5) v.o a 14h, 16h30, 19h20, 21h50 (13 ans) The Haunting (5) v.o.a.13h30.16h.I9h15, 21h45 (13 ans).CINÉPARC BEAUPORT (667-5362).Projection à la brunante Écran 1 - La mariée est en fuite (5).Notling Hill (4) (G).Écran 2- Terreur sous la mer (5).Les mystères de l'Ouest (5) (13 ans) Écran 3 Les supposés héros (-).Folies de graduation (6) (13 ans) Adm.8$ pour 14 ans et plus: 2$ pour 13 ans et moins: gratuit pour 2 ans et moins, 5$ aînés.Mar.Mer.5$.CINÉ-PARC DE LA COLLINE.Proieçtion au crépuscule Ouverture à 19h les ven.et sam A I9h30 du dim.au leudi Ecran 1: L'Allaire Thomas Crown (-).Notting Hill (4) (G) Écran 2: Hantise (5).Vent de lolie (6) (13 ans).Adm 8$: 5$ aînés.2$ 13 ans et moins.Mardis, mercredis: 5$.ALOUETTE, Saint-Raymond (418 337-2465) Les yeux grands fermés (2) Sam.20h.Dim.au jeu 19h30 (13 ans).Lac Placide (5) Sam.20h15.Dim au jeu.19h45 (13 ans).Adm.7.25S: 13 à 19 ans et âge d or: 5.25$: 12 ans et moins: 3.50$.Mar.Mer 5$: 12 ans et moins: 3,50$ BIBLIOTHÈQUE DE CHARLESBUURG Suce Bon-Pasteur.425, rue Jean XXIII.A 14h: L'enfant-lion.Entrée libre.LOISIRS VILLAGE VACANCES VALCARTIER.1860 bout Valcartier Valcartier.Glissades d'eau, piscine à vague, spectacles de plongeon, maxi-golf, trampoline.Aussi, raflmg, luge d'eau, équitation .Services: bar-terrasses, terrain de camping, hébergement et restauration.Ouvert tous les jours de lOh à 17n.Inf 844-2200.JARDIN ZOOLOGIQUE OU QUÉBEC, rue de la Faune.Charlesbourg.Spectacles et tours à dos d'éléphant, spectacles d oiseaux de proie, tours de poney, repas animés de différents animaux.Animation spéciale à la Petite Ferme.Expositions à la Galerie d'art, à la Maison des insectes et la Maison des reptiles.Adm 9.50$.14 ans et plus: gratuit.0 â 3 ans; 4.50$.4 à 13 ans.6$, étud.; 8.50$.65 ans et plus.Aussi tarifs de groupes CHATEAU FRONTENAC VKitas guidées par un par son nage dé la fm du 19* siècle du luxueux intérieur da i hô-tei Tous ws jours Départs dé lOh à I8h (aux heures Durât 50 mm Tarifs 6$ 5$ aînés 3.50$ 6 è 16 ans Visites pour groupes (H d plusi en tout temps sur réservation 691-2166 PROMENADE A VOILE Sur le tteuve Saint-Laurent interpretation historique géographique el decouverte de ! environement fluvial Depart de Berthier-sur-mer (sortie 364 de l'autoroute 20) AQUARIUM DU QUÉBEC 1675.av das Motels Sainte-Foy Tous les tours de 9h è 17h Repas des phoques è I0hl5 et I5h15 sous-marm interactif salle des invertébrés centre d\u2019interpretation du Saint-Laurent Adm 14 ans et plus 9.50$ 4|f3ans 4 50$ etudiants avec carte 6$.0 è 3 ans gratuit Int 659-5266 U VILLAGE DES DEFRICHEURS 3821.route 204 Samt-Prospei Beauce-Sud Tous les jours de 9n30 à 16h30 mt (418)594-6009 Centre d mterprèUtion composé de 14 bltiments anciens Exposition thématique \u2022Contes et legendes beauceronnes- Adm 6 95$; 6 50$ âge d'or; 3.50 ados moins de 6 ans.gratuit OBSERVATOIRE DE LA CAPITALE 3fe étage de I edifice Mane-Guyart 1037.De La Chevrotière tous les tours lOh è 22h Visite commentée â tth.14h, 15h.16h Vén Sam à2fh Situe 4 221 métrés d altitude découverte de la ville et de ses environs dans un rayon de 120 km Adm 4$ 3$.etud et 65 ans et «.gratuit 12 ans et moins Tarifs de groupes avec rés au 644-9641 ou t 886 497-4322 SITES HISTORIQUES MAISON FRANÇOIS-XAVIER GARNEAU.14.rue Samt-Flavien.Quebec Maison historique (1862).de style néoclassique meublée et animée Ouverte pour des visites guidées du mer au dim i I3h, t4h.t5h, 16h et 17h Adm 5$.3$ pour les moins de 12 ans; gratuit pour les moins de 5 ans Int 692-2240 MAISON HENRY-STUART.82.Grande-Allée Ouest Cottage datant de 1849 Décor intérieur et mobilier authentique Visites guidées et service du thé tous les jours à tth à 16h (aux heures).Tarit.4,99$.3.99$ âge d'or, 2.99$ étud ; gratuit moins de 5 ans Inf 647-4347 CENTRE 0 INTERPRÉTATION OU VIEUX PORT-DE-OUÉBEC.100.ruaSamt-André Tous les jours 10h i 17h Visite guidée et animée (60 mm.) du port de Québec au 19e siècle Du |éu au dim Coût: 6$: 5$ 12 à 17 ans) Int 648-3300 Expositions et photos ancienne, vue panoramique si r le port et le Vieux-Québec Adm 3$.étud et 65 ans et plus: 2,25$; 6 à 16 ans 2$; moins de 6 ans: gratuit; familles 7$ PARC-DE-L'ARTILLERIE.2 rue d'Auteuii Ensemble de bâtiments patiimoniaux et expositions sur le passé militaire de Québec Redoute Dauphine (1712).Maquette de Québec Possibilité de visite avec audio-guide Tous les jours de lOh à 17h Adm.3,25$; 2,75$.aînés; 7$$, famille.Int.648-4205.L'ILOT DES PALAIS.8, rue Vallière (au pied de la côte du Palais) Site archéologique du premier palais de l'Intendant.Voûtes du XVIIle siècle du second palais avec exposition -Une visite au palais s'impose- Auj.à tth.13h.15h (nocturne à 19h et 21 h), visites spèciales accompagnées de Jean-Talon Départ du débarcadère du traversier en diligence Int 691-6092 LIEU HISTORIQUE NATIONAL CARTIER-BRÉBEUF 175.rue de l'Espinay.Site de l'hivernage de Jacques Cartier en 1535-36 tous les jours de 10h à 17h, visite guidee de la Grande Hermine et de la maison longue et du jardin amérindiens Sam et dim I2h30 à Ibh30.animation, jeux, dégustations.Adm : 3$ adulte; 7$ famille.Sentiers pour piétons et cyclistes, verdure.Inf 648-4038 VISITE GUIDÉE DES FORTIFICATIONS avec un guide-interprète.Départs à fOh et 13h30 tous les jours au kiosque Frontenac sur la terrasse Dufferin Duree 90 min Coût: 10$/adulte; 7,50$/aîné et étud Int 648-7016 HÔTEL OU PARLEMENT.Visite libre à l'aide d'un itinéraire de l'intérieur du Parlement et de trois expositions thématiques Tous les sam., dim et jours téries de 10h à 16h30 Visites guidées du lun au ven.de 9h â 16h30.Groupe sur rés 643-7239.Entrée libre TRAIT-CARRÉ DE CHARLESBOURG.Visites guidées à pied du mer au dim.à 15h.Sur réservation: 624-7720.CENTRE D INTERPRÉTATION DE LA CÔTE DE BEAUPRÉ Moulin du Petit-Pré, 7007, av Royale, Château-Richer Maquettes, exposition, visite guidée avec animateurs en costumes d'époque Tous les jours de 10h â 17h.Adm 2$; 1$ 6 â 14 ans.Inf.824-3677.Jusqu'au 11 octobre.L\u2019ÉCRAN CINÉMA FILM\tGENRE\tRÉALISATEUR\tDISTRIBUTION\tRÉSUMÉ ET APPRÉCIATION DU SOLEIL\t\tCOTE\tCLASSEMENT\tDURÉE Affaire Thomas Crown d\u2019)\tPolicier\tJohn McTiemam\tPierce Brosnam Rene Russo\tÀ la suite de la disparition d'un Monet, un richissime self-made-man est suspectée par la détective Catherine Banning.Remake du film de 1968, avec Steve McQueen et Faye Dunaway.\t\t\u2014\tGénéral\t1h54 Astérix et Obélix contre César\tComédie fantaisiste\tClaude Zidt\tChristian Clavier Gérard Depardieu\tLes célèbres Gaulois volent au secours du druide Panoramix.enlevé par le vil Détritus Film le plus cher jamais tourné en français.Copie conforme et convenue de la bédé.Kyrielle d\u2019effets spéciaux.Pas de magie (N.P.)\t\t\tGénéral\t1h40 Buena Vista Social Club\tDocumentaire\tWim Wenders\tRy Cooder Ibrahim Ferrer\tDocumentaire présentant les légendes de la musique cubaine, révélées au monde par Ry Cooder.Beaucoup de questions restent en suspens mais l\u2019image et la trame sonore valent le détour (L.-J.P.)\t\t?\tGénéral\t1h45 Chat noir, chat blanc\tComédie\tÉmir Kusturica\tBajram Severdzan Srdan Todorovic\tUn Gitan met sur pied un coup fumant: le détournement d'un train Mais il sera doublé par un plus filou que lui.Orgie burlesque et vaine.(R.T.)\t\t\tGénéral\t2h10 Cours.Lola, cours\tThriller\tTom Tykwer\tFranka Potente Moritz Bleibtreu\tLola a vingt minutes pour trouver le magot qui sauvera son petit ami de la mort.Trois possibilités vont s'ottrir à elle.Petit thriller étonnant sur les jeux du hasard et de la fatalité Rythmé, inventif, ludique et branché (N P.)\t\t\tGénéral\t1h21 Dick\tComédie\tAndrew Fleming\tKirsten Dunst Michelle Williams\tEn visite à la Maison Blanche, deux adolescentes découvrent des secrets compromettants pour la présidence.Inquiet.Richard \u2022< Dick » Nixon décide de les faire surveiller\t\t\u2014\tGénéral\t1h30 Drôle de père\tComédie\tDennis Dugan\tAdam Sandler Joey Lauren Adams\tPour prouver son sens des responsabilités à sa petite amie qui menace de le quitter en raison de son immaturité, un «grand ado» de 32 ans adopte un gamin de 5 ans.Accumulation de gags faciles.Léger et ludique.(C.S.)\t\t?*\tGénéral\t1h33 Elvis Gratton II\tComédie\tPierre Falardeau\tJulien Poulin Yves Trudel\tElvis Gratton ressuscite après trois jours et devient rock star international?Suite logique du premier film.Caricature politique servie à la sauce Falardeau.Humour cru et vulgaire.(E.M )\t\t\tGénéral\t1h45 Ennui (L\u2019)\tDrame de moeurs\tCédric Kahn\tCharles Betting Sophie Gulllemin\tUn professeur de philo à la dérive noue une relation charnelle dévorante avec une mystérieuse femme-enfant.Inspiré du roman d\u2019Alberto Moravia.Scénario redondant sur les contradictions du désir (N.P.)\t\t?*\t16 ans\t2h Folies de graduation\tComédie\tPaul Weitz\tChris Klein Jason Biggs\tQuatre copains de collège font le pari de perdre leur virginité avant le bal de fin d'année Comédie pour ados qui ne donne pas dans la dentelle.Comédiens sympathiques.Quelques scènes rigolotes.(N.P.)\t\t?\t13 ans\t1h35 Géant de 1er (Le)\tDessin animé\tBrad Bird\t\u2014\tUn garçon de neuf ans entend un pêcheur évoquer un homme de métal gisant au fond de la mer.Curieux et entreprenant, il trouve le géant de métal La créature se réanime et entreprend de découvrir le monde\t\t\u2014\tGénéral\t1h27 Hantise\tDrame fantastique\tJan De Boni\tLiam Neeson Lili Taylor\tUne femme seule se rend dans un château inhabité pour participer à une expérience sur la peur Raffinement et poésie.D'emblée un classique du genre.(R.T.).\t\t\t13 ans\t1h53 Honneur des Winslow (L)\tDrame historique\tDavid Mamet\tNigel Hawthorne Jeremy Northam\tAu début du siècle, en Angleterre, un banquier se lance dans une croisade juridique pour défendre son jeune fils accusé de vol.Inspiré d'un fait vécu et d une pièce de théâtre Froid et clinique.Enjeux mal expliqués (N P)\t\t*«\tGénéral\t1h44 Inspecteur Gadget\tComédie\tDavid Kellogg\tMatthew Broderick Rupert Everett\tUn agent secret bio-mécanique, au corps rempli de mille et un gadgets, est aux prjses avec un brigand Inspiré de la bande dessinée du même nom A voir accompagné par vos enfants.Eclats de rire assurés.\t\t«*«\tGénéral\t1h18 Lac Placide\tDrame d'horreur\tSteve Miner\tBridget Fonda Bill Pullman\tUne expédition tente de venir à bout d'un énorme crocodile qui hante les eaux d'un lac du Maine Histoire et dialogue banals.Distribution terne.Effets spéciaux impressionnants (N P)\t\t\tGénéral\t1h22 Mariée est en fuite (La)\tComédie\tGarry Marshall\tRichard Gere Julia Roberts\tUn journaliste newyorkais décide de faire une chronique au su moment de dire «oui » au pied de l'autel Comédie sentimenta\tet d une jeune femme qui a l'habitude de fuir au e, agréable et sans prétention.(R.T.)\t««*\tGénéral\t1h51 Mystères de l'Ouest (Les)\tComédie fantaisiste\tBarry Sonnenfeld\tWill Smith Kevin Kline\tDans le Far-West de 1870.deux agents très spéciaux affrontent un savant fou qui veut renverser le gouvernement.Adaptation plutôt molle de la vieille télésérie.Première partie laborieuse (N P.)\t\t«*\tGénéral\t1h46 Notting Hill\tComédie sentimentale\tRoger Michell\tJulia Roberts Hugh Grant\tLa plus grande actrice de cinéma de l'heure s amourache d'un modeste et timide libraire Un conte de fées qui charmera les âmes romantiques Belle complicité entre Roberts et Grant Savoureuse trame sonore (N P.)\t\t«««\tGénéral\t2h03 Projet Blair (Le)\tDrame d'horreur\tDaniel Myrick Eduardo Sanchez\tHeather Donahue Michael Williams\tTrois ieunes cinéastes disparaissent dans une forêt au cours d'un reportage sur la sorcellerie Histoire sans grosses bibittes.laissant tout à l'imagination.Interprètes exceptionnels Terreur distillée en crescendo.(C.S.)\t\t\t13 ans\tlh30 Rencontre dans la troisième dimension\tDocumentaire\tBen Stassen\tStuart Rankin Elvira\tDans un laboratoire, un professeur explique (histoire des films en trois dimensions Bel outil de promotion pour le cinéma 3D Quelques séquences impressionnantes Récit un peu redondant (N P.)\t\t\tGénéral\t45 min.Rue Arlington\tThriller\tMark Pellington\tJett Bridges Tim Robbins\tUn professeur soupçonne ses nouveaux voisins d'être de dangereux terroristes Thriller astucieux, surtout dans sa dernière partie Finale surprenante Jeu assez convaincant du tandem Bndges-Robbms (N P )\t\t\t13 ans\t1h59 Sixième sens (Le)\tDrame psychologique\tNight Shyamalan\tHaley Joel Osment Bruce Willis\tUn garçon de huit ans est visité par des fantômes Terrifié par ces apparitions, il se confie à un psychologue pour enfants Un tel secret aura pour eux des conséquences inattendues\t\t\u2014\t13 ans\t1h54 Star Wars: La menace tantôme\tScience fiction\tGeorge Lucas\tliam Neeson Ewan McGregor\tPour élargir sa domination sur le commerce galactique, la Fédération veut prendre le contrôle de la planète Naboo Tour de force de technologie cinématographique Personnages sans originalité Réalisation terne (t M )\t\t««\tGénéral\t2h02 Supposés héros (Les)\tComédie\tKinka Usher\tBen Stiller Hank Azaria\tTrois jeunes hommes arpentent les rues à la recherche de criminels Mais la ville est désespérément tran- quille et.de surcroît, elle possède un vrai protecteur héroïque: Captain Amazing\t\t\u2014\tGénéral\t1h58 Sur la piste des éléphants d'Atrique\tDocumentaire\tMichael Caulfield\t\u2014\tDocumentaire en Imax sur les mœurs des éléphants d Afrique Les pachydermes filmés comme vous ne les avez jamais vus Spectaculaire, instructif et apaisant (N P.)\t\t«*««\tGénéral\t40 min Tarzan\tDessin animé\tKevin Lima Chris Buck\t\u2014\tDans le jungle africaine, un bambin orphelin est recueilli et élevé par des gorilles Familial Digne reieton de la lignée Disney (C.S.)\t\t*\u2022\u2022\tGénéral\t1h30 Terreur sous la mer\tDrame\tPenny Harhn\tSaffron Burrows\tUne scientifique crée des super-requins pour en extraire des tissus cérébraux et guénr des cerveaux humains L'un des requins ainsi trépanés prend sa revanche et sème la terreur Honnête production du genre (R T.)\t\t*\u2022\t13 ans\tih46 Thé avec Mussolini\tChronique\tFranco Zeffirelli\tCher Judi Dench\tDe vieilles dames anglaises sont entraînées dans la tourmente de l'Italie fasciste Personnages bien campés et attachants, interprétation savoureuse Mélange de romantisme italien et de flegme bntannique (M M )\t\t«**«\tGénéral\t1h56 Vent de folle\tComédie sentimentale\tBronwen Hughes\tSandra Bullock Ben Affleck\tUn jeune homme, sur le point de se marier, fait route vers la cérémonie en compagnie d une excentrique qui ébranlera ses certitudes amoureuses Comédie romantique bien menée Quelques touches d'ongmalité (N P)\t\t««*\tGénéral\t1h46 Yeux grands fermés (Les)\tDrame psychologique\tStanley Kubnck\tNicole Kidman Tom Cruise\tUn psychanalyste se laisse aller à d étranges débauches nocturnes après que sa femme lui ait avoué avoir fantasmé sur un inconnu Film posthume du regretté Stanley Kubnck Envoûtant et obsédant (N.P.)\t\t«*««\t13 ans\t2h20 dn lllmt nrf
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