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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2000-09-30, Collections de BAnQ.

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[" Cahier I) Le samedi 30 septembre 2000 LE SOLEIL PRIMEUR!; DISQUES Fleur bleue avouée, Marie-Denise Pelletier s'est associée à André Gagnon pour faire revivre les belles chansons d'autrefois.Page D 7 LIVRES Pour Henriette Major, les poètes et les enfants ont quelque chose en commun: un regard neuf sur le monde.Page D 11 SCÈNES ARTS VISUELS La vie est circonscrite par la mort, ce qui lui confère toute sa valeur.La chorégraphe-danseuse Lydia Wagerer signe son œuvre la plus personnelle avec « À l'orée de tous les paysages ».Page D 9 Savez-vous que Quebec compte plus d'œuvres d'an public que Montreal ?La Ville invite les citoyens à redécouvrir ces créations dans leur habitat naturel.Page D 14 John,Jésus et le Ku Klux Klan Le 5 octobre sera publiée à travers le monde The Beatles Anthologie (Seuil), l'histoire du célèbre groupe racontée par Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr et augmentée de citations de John Lennon et de collaborateurs de l'époque.Dans ce deuxième et dernier extrait, le groupe s'explique sur la phrase de John Lennon qui allait enflammer l'Amérique : « Les Beatles sont plus populaires que Jésus », ainsi que sur la décision d'arrêter les tournées.Veuillez noter que pour des raisons de droits d'auteur, les citations de John Lennon n'ont pu être textuellement reproduites.GEORGE : La phrase « plus célèbres que Jésus » n\u2019a pas été prononcée comme on l\u2019a présentée en Amérique, où on a gonflé ce détail en le sortant de son contexte.Mais les répercussions ont été grandes, particulièrement dans la Bible Belt, au Sud.Ils s\u2019en sont donné à cœur joie.Il y a des films sur lesquels on voit le disc-jockey qui a déclenché tout le charivari en train de dire: « Apportez vos ordures des Beatles et déposez-les ici ! Nous aurons plusieurs sites dans tous les États-Unis où vous pourrez déposer cette ordure et où nous la brûlerons.» Et puis le Ku Klux Klan s\u2019en est mêlé et a déclaré : « On les aura.» 1VEIL ASPINALL (IMDLR: ancien «roadle» des Beatles et président de Apple] i Comme la remarque avait offensé les Américains, Brian [NDLR: Epstein, gérant des Beatles], a suggéré à John d\u2019enregistrer une déclaration dans laquelle il expliquerait ce qu\u2019il avait dit et Voir JOHN en D 2 ?AUTRE TEXTE ?Une passion infinie Page D 3 4 N mm \u2022f* vtâv D 2 LE SOLEIL PRIMEIRS/SCfNES LK SAMKDI 30 SEPTKMBHE 2000 La fin des tournées JOHN Suite de la D1 regretterait tout ce battage.Un studio a été réservé avec (îeorge Martin, mais il y a eu un changement de plan.Brian s\u2019est rendu aux États-Unis avant la tournée pour présenter des excuses au cours d\u2019une conférence de presse et dire aux organisateurs que s\u2019ils désiraient annuler les spectacles, ils pouvaient le faire.Personne n\u2019a réagi.\u201d COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE BRIAN EPSTEIN t La phrase prononcée pat-John Lennon, il y a plus de trois mois, devant une journaliste londonienne, a été reprise entièrement hors de son contexte et mal interprétée.Lennon est foncièrement intéressé par la religion et il avait à l\u2019époque des conversations approfondies avec Maureen Cleave, qui est à la fois une amie des Beatles et une représentante de Y Evening Standard de Londres.Ce qu\u2019il a déclaré, et qu\u2019il pensait, c\u2019est qu\u2019il s\u2019étonnait que l\u2019Église d\u2019Angleterre, et conséquemment le Christ, ait souffert de désaffection au cours des 50 dernières années.Il ne voulait nullement se prévaloir de la célébrité des Beatles.11 voulait signifier que l\u2019impact des Beatles lui paraissait être, à lui, plus immédiat sur une partie de la jeune génération.RINGO : En Amérique, c\u2019était le chaos parce qu\u2019ils avaient mal compris la chose.On l\u2019avait lu et on n\u2019y avait même pas fait attention.Ça n\u2019avait rien d'un blasphème : c\u2019était un point de vue.Si on envisageait la chose d\u2019un point de vue mondial, l\u2019Église sortait encore vainqueur.Il n\u2019y avait pas plus de gens qui venaient nous voir que de gens qui allaient à la messe.C\u2019était un point de vue acceptable.On était des punks et on disait des trucs, mais pas avec l\u2019intention de provoquer ce qui s\u2019est passé.Ça n\u2019est arrivé qu\u2019en Amérique où quelqu\u2019un a pris cette phrase et l\u2019a propulsée jusqu\u2019à la Lune.(.) GEORGE : Après bien des discussions, on est allés en Amérique et on a donné une conférence de presse au cours de laquelle John a présenté ses excuses.Sous la pression des caméras et de la presse, en dépit du stress que ça représentait d\u2019assumer ce qu\u2019il avait provoqué, il a présenté ses excuses ou ses explications.Il a surmonté ça: on a décidé qu\u2019on irait et qu\u2019on jouerait.John raconte qu\u2019il ne voulait pas parler, craignant d\u2019être tué.Il ne voulait tout simplement pas aller aux États-Unis, mais les autres Beatles et Brian Epstein l\u2019ont convaincu.Lennon avait une trouille bleue, il disait avoir très peur pendant cette période.(.) RINGO t Ça montre où en sont les gens : ils vous aiment, ils vous aiment, mais quand un truc comme ça se produit, des millions de mômes brûlent leurs disques des Beaties.Us en ont fait des autodafés \u2014 ce qui nous convenait, puisqu\u2019ils les ont rachetés plus tard ! Mais on savait que ça sentait plutôt mauvais.Résultat, on est passés dans des tas d\u2019endroits où les gens étaient très en colère.Le Ku Klux Klan se pointait en force, ce qui était assez terrifiant.Il y avait toujours ce côté limite en Amérique: on savait que les gens étaient armés.Je ne pense pas qu\u2019on ait emisagé d\u2019annuler la tournée.On n\u2019a jamais rien annulé.Brian disait : « Vous allez là » et nous, on disait : « C\u2019est reparti » .Je crois qu\u2019on se contentait de gémir : « On en a marre ».Mais c\u2019était la routine: «C\u2019est l\u2019automne, vous faites un disque et on le sort pour Noël ».Il y avait toutes ces règles étranges et on continuait.Mais ça commençait à devenir trop.C\u2019est monté jusqu\u2019à ce qu\u2019on dise: «Assez ».(.) PAUL s Quand on est arrivés dans la Bible Belt, dans le Sud, les gens cognaient sur nos vitres.Je me rappelle en particulier un jeune garçon de 10 ou 11 ans qui tapait sur la vitre du bus.S\u2019il avait pu entrer, je crois qu\u2019il nous aurait tués.D était possédé par l\u2019Esprit du Seigneur.Et nous, on lui disait: «Non, on t\u2019aime.Tout va bien ».On a commencé à se poser des questions sur les tournées.Fàut-il abuser des bonnes choses ?Jusqu\u2019à quand restent-elles supportables?Chaque tournée s\u2019était très bien passée, superbement, mais on commençait à en avoir assez parce qu\u2019on faisait ça depuis trop longtemps ; ça devient fastidieux d\u2019enchaîner les Holiday Inn les uns après les autres.En plus, nous \\ivions des choses nouvelles: Manille et les mena- Selon John, le concert le plus court des Beatles en Amérique n 'avait duré que 15 minutes! ces; les gens qui nous prenaient pour des Anté-christs! (.) John et les autres Beatles ont reçu beaucoup de menaces de mort pendant cette période, l^ors d\u2019un concert à Memphis, John raconte que le Ku Klux Klan brûlait les disques des Beatles à l\u2019extérieur.Pendant ce même concert, un pétard a été lancé sur scène.Lennon se souvient que les Beatles se sont regardés, croyant que l\u2019un d\u2019eux avait été atteint d\u2019une balle.Lennon parle d\u2019une ambiance « épouvantable ».GEORGE i Ix1 concert de Cincinnati avait lieu en plein air et on avait installé, au milieu du terrain de baseball, une estrade recouverte d\u2019un dais, il faisait très mauvais temps, une pluie battante, et quand Mal est allé là-bas pour installer le matériel, il a demandé: «Où est l\u2019alimentation électrique ?» Et le type lui a répondu: «Comment ça, électrique?Je croyais qu\u2019ils jouaient de la guitare.» Il ne savait même pas qu\u2019on jouait de la guitare électrique.C\u2019était tellement humide qu\u2019on n\u2019a pas pu jouer.Ils ont amené l\u2019électricité, mais la scène était inondée et on se serait fait carboniser, alors on a annulé \u2014 c\u2019est le seul concert qu\u2019on ait jamais manqué.Mais on a joué le lendemain matin.On a dû se lever tôt et jouer vers le milieu de la journée, et puis rassembler tout l\u2019équipement et foncer à l\u2019aéroport pour prendre l\u2019avion jusqu\u2019à Saint-Louis, installer et donner le concert prévu ce soir-là.À cette époque, tout ce qu\u2019on avait, c\u2019était trois amplis, trois guitares et une batterie.Imaginez quelqu\u2019un essayant de faire ça aujourd\u2019hui! (.) PAUL : Dans un des endroits où on a joué, il tombait des cordes et ils ont recouvert la scène de plaques de tôle ondulée.Chaque tournée s'était Ça a été le pire concert qu\u2019on très bien passée, mais on commençait a en avoir assez Au Centre d\u2019exposition ait donné depuis l\u2019époque où on n\u2019était même pas encore un groupe.On avait peur que la pluie pénètre dans les amplis et ça nous a ramenés à la période de la Cavern \u2014 c\u2019était pire encore.En plus, je crois que ce n\u2019était même pas plein.Après le concert, on est montés dans un énorme panier à salade vide et plaqué d\u2019acier qui ressemblait à un camion de déménagement.Il n\u2019y avait pas le moindre meuble à l'intérieur \u2014 rien.On dérapait dans tous les coins, essayant de nous agripper à quelque chose, et c\u2019est à ce moment-là que quelqu\u2019un a dit : « Ah, la foutue rigolade des tour- nées : j\u2019en ai jusque-là, mec.» J\u2019ai fini par tomber d\u2019accord avec eux.J\u2019avais essayé de dire : « C\u2019est sympa de tourner et ça nous permet de rester affûtés.On a besoin de tourner, des musiciens ont besoin de jouer.Continuons à faire de la musique en public.» Je m\u2019en étais tenu à cette attitude au moment où il y avait eu des doutes, mais en fin de compte je suis tombé d\u2019accord avec* eux.C'étaient George et John qui étaient les plus opposés aux tournées, ils en avaient particulièrement marre Alors, on a décidé de ne pas en parler mais de ne plus jamais repartir en tournée.On s\u2019est dit qu\u2019on allait se consacrer aux enregistrements et qu'on ne dirait rien jusqu\u2019à ce qu'un journaliste quelconque demande: «Vous partez en tournée?» «hts encore.» On ne ferait pas de grande annonce disant qu\u2019on en avait terminé pour toujours, mais les gens s'en rendraient compte progressivement : « Ils n\u2019ont pas l\u2019air de partir en tournée.Ça fait combien de temps?Dix ans?IVut-être bien qu\u2019ils ont laissé tomber.» On avait toujours essayé de prendre un peu de plaisir au milieu de tout ça.Il faut le faire en tout, et dans ce domaine on avait été plutôt doués.Mais là, même l\u2019Amérique commençait à perdre de son attrait à cause des conditions dans lesquelles on tournait, et aussi parce qu\u2019on l\u2019avait fait trop souvent.RINGO : En 19B6, partir sur la route était devenu très ennuyeux: pour moi aussi ça sentait la fin.Personne n\u2019écoutait pendant les concerts.Au début, ça allait, mais on avait fini par vraiment mal jouer, alors que si je m\u2019étais joint aux Beatles, c\u2019était parce qu\u2019ils étaient le meilleur groupe de Liverpool.J'avais toujours voulu jouer avec de bons musiciens.C\u2019était tout ce qui comptait.(Yemière-ment et avant tout, on était des musiciens: des chanteurs, des compositeurs, des artistes de scène.Mon objectif, ce n\u2019était pas qu\u2019on termine sur un gigantesque piédestal.Mon objectif, c\u2019était de continuer à faire de la super musique.Mais pour nous il était devenu clair que les tournées devraient bientôt s\u2019arrêter parce que ce n\u2019était plus du bon boulot.Pendant la dernière tournée américaine, ce qui était le plus excitant, c\u2019était de rencontrer les gens qui venaient aux concerts, pas les concerts eux-mêmes.On passait dans des stades, on jouait devant des foules immenses et pourtant on ne faisait toujours que noire show de trente minutes ! John ajoute que le concert le plus court des Beatles en Amérique n\u2019avait duré que quinze minutes ! Le groupe, dit-il, aimait bien voir à quelle vitesse il pouvait expédier un spectacle complet.John avoue aussi que les voix du groupe étaient devenue à l\u2019occasion si mauvaises qu\u2019ils ne chantaient pratiquement plus sur scène, mais qu\u2019à cause du bruit, personne n\u2019y portait vraiment attention.Pire, ajoute-t-il, le groupe n\u2019entendait même pas la musique qu\u2019il jouait.Pour Lennon, tout cela était devenu « chiant ».23, rue Ambroiae-Fafard (418) 435-3881 iJe Baie-Saint-Paul re Question d atmospnere-.Mulls sur toils, 130 > 300 cm Kvelch, c est une dourhe écossaise, c\u2019est du thi'ôlre extrême (|iii vous sort le coeur de la poitrine.Foncez! Marie \\allrratnl, ( ll\\ llimjour Texte Steven Berkoff Mise en scene Lorraine Côté Due piece américaine sur l'angoisse isjdrole, atrocement lucide et très tonique.¦lean St Hilaire, l.e Soleil Du 19 septembre au 14 octobre 2000 Paul Lussier, commissaire invité du\tau 35 oeuvres de la collection du Symposium international de la nouvelle peinture * Le Centre d expositton est subventionné par: te minletÿra da te Culture et des Communications et Commandité par Téte-Ouébee \u2022 U Devoir « Le SoteH \u2022 CtMT fciffinmmaîûfrtnJi jjrïir de BcrkofT pour le croire.[juarrcvcrcncicuso.c I) ( anlin, l.e Derme laiiuelle ou retrouve C.Su-or.Hnlliniediart.H.< .1e soleil üfllflffirc WKÊÊ féÈiSmk Reservation (418) 529-2183 PERISCOPE ?rue tiome/ie 1st.ar.qlp do Salabeoy p* (418) 529-2183\t¦* PLUS DE lOO REPRÉSENTATIONS AU QUÉBEC! DE FRANÇOIS k De retour les 26 et 27 octobre au Cabaret du Capitole BILLETS EN VENTE AU GUICHET DU CAPITOLE ET SUR LE RÉSEAU BILLETECH (418) 694 4444 J J CAF^OLE 0t 9ete«.Tos £ T Le SAMEDI 30 SEPTEMBRE 2000 LE SOLEIL D 3 référence ARCHIVES.LE SOLEIL.AP Avec Ed Sullivan, en 1964.«Après l\u2019assassinat de John F.Kennedy, en 1963, les jeunes Américains se sont mis à se chercher, analyse Pierre Marchand de MusiquePlus.Le \u201ctiming\u201d des Beatles était bon.» « Les Beatles représentent à eux seuls une encyclopédie de la musique populaire » KATHLEEN LAVOIE KLAVOIE@LESOLEIL.COM Qu'ils l'aient voulu ou non, les quatre garçons de Liverpool ont été à l'origine d'un « big bang » musical et social, dont les secousses ne cessent d'ébranler la planète.À l'aube de la publication mondiale de leur autobiographie The Beatles \u2014 Anthologie, près de 40 ans après leur émergence, ils demeurent l'incontestable référence.La formidable pérennité des Beatles sur la scène musicale internationale ne surprend qu\u2019eux.Pour le reste du monde, le Fab Four est la mesure étalon sur laquelle une bonne partie de la musique populaire a été échafaudée depuis les années 60.«Les Beatles sont l\u2019un des canons musicaux auxquels on n\u2019échappe pas», affirme Roger Chamberland.professeur au département de littérature de l\u2019Université Laval et titulaire d\u2019un cours sur la chanson populaire.Pour cet observateur, le statut unique du groupe s\u2019explique en partie par le fait que les Beatles ont façonné, à partir du rock\u2019n\u2019roll qu\u2019Elvis interprétait dans les années 50 et 60, une forme plus achevée de rock, tel qu\u2019on le connaît encore aujourd\u2019hui.«Ils ont été les premiers à domestiquer le rock\u2019n\u2019roll américain.Bien sûr, Elvis était passé avant eux.mais ils sont arrivés à faire de son rock\u2019n\u2019roll quelque chose de plus subtil, de moins accroché à la musique country.Us sont les « Ils ont été les premiers à pousser l'enregistrement en studio plus loin, les premiers à dépenser autant de fric en studio.Ils ont non seulement fait évoluer la musique, mais aussi la business, le marketing » premiers à avoir développé un rock\u2019n\u2019roll autonome, avec une ligne mélodique aussi forte.Ils ont posé la structure qui sert encore aujourd\u2019hui.On s\u2019en rend compte quand on écoute le rock contemporain.On retrace souvent des éléments de structure des Beatles tellement la base\te8t inépuisable», soutient Roger Chamberland.LA PERMISSION D'ÊTRE JEUNE Avec ce rock nouveau genre et cette grande liberté dans les gestes et le propos, les quatre Beatles offraient enfin aux jeunes des années 60 la permission d\u2019être jeunes.«Ce fut l\u2019un des premiers groupes blancs de beaux garçons à l\u2019allure un peu contestataire.À côté d\u2019Elvis, qui était rendu assez ringard, les Beatles apportaient ce renouveau.Ce groupe fut l\u2019un des premiers groupes dont chacun des membres est devenu populaire.Jusque-là, c\u2019était toujours les chanteurs qui avaient le dessus.Les Beatles étaient un groupe beaucoup plus constitué que les autres.Cela a beaucoup contribué à son succès », soutient encore Roger Chamberland.Inconditionnel des Beatles, le grand manitou des stations MusiquePlus et MusiMax, Pierre Marchand, corrobore l\u2019analyse.«Après la mort de Buddy Holly, alors que le rock\u2019n\u2019roll avait été condamné par l\u2019establishment américain, on a assisté à l\u2019émergence de chanteurs clean cut à la Paul Anka.Les Beatles sont débarqués à ce moment-là avec le langage d\u2019une nouvelle génération », explique le producteur de 42 ans qui, à l\u2019exception de John Lennon, a rencontré tous les Beatles.George Martin inclus.Avec cette image un peu rebelle, même à leurs débuts, ce discours simple mais accrocheur, cette ligne mélodique facile mémoriser et à reproduire, les Beatles ont suscité, dans la première moitié des années 60, un vent de folie que le tabloïd londonien Daily Mirror a vite baptisé « Beatlemania ».« Les jeunes Américains étaient à la recherche de nouveaux modèles.C\u2019est alors qu\u2019ils se sont mis à rejeter la culture de leurs parents.Il y avait beaucoup de chansons à la radio, mais c\u2019était celles des crooners, qui ne correspondaient à rien pour eux.«Arrivèrent les Beatles, avec leur discours simple, où prédominaient des sentiments primaires, rien de péjoratif, et leur image rafraîchissante et assez conformiste \u2014 du moins jusqu\u2019à la drogue \u2014, leurs cheveux en vadrouille et leurs bottes, qui étaient leur marque de commerce à l\u2019époque.Finalement, ils étaient juste assez contestataires pour plaire aux jeunes, mais juste assez dean pour être jugés acceptables par l\u2019ensemble de la société.Il ne faut pas oublier que quelques années auparavant (1957), le cardinal Paul-Emile Léger s\u2019était opposé à ce qu\u2019Elvis vienne se produire au Québec », rappelle Roger Chamberland, même s\u2019il n\u2019existe aucune trace de cet épisode dans les archives de l\u2019Archevêché de Montréal.MAGICIENS DE STUDIO Musicalement, les Beatles ont produit en un très court laps de temps une musique constamment renouvelée qui, révélée extrait par extrait à la radio, a maintenu les fans dans l\u2019expectative du prochain hit jusqu'à la toute fin.« Us ont été les premiers à pousser l'enregistrement en studio plus loin, les premiers à dépenser autant de fric en studio.Us ont non seulement fait évoluer la musique, mais aussi la business, le marketing, etc.Et tout ça, en très peu de temps.On n\u2019a plus idée aujourd'hui comment tout cela s\u2019est fait rapidement.C'est d\u2019ailleurs pour cette raison que c\u2019était un groupe drôlement stimulant à suivre pour les jeunes.(.) «Après l\u2019assassinat de John F.Kennedy, en 1963, les jeunes Américains se sont mis à se chercher.Le timing des Beatles était bon.Ce qu\u2019ils proposaient évoluait sans arrêt.Dans le temps de le dire, ils sont passés du rock\u2019n\u2019roll au country en passant par l\u2019acoustique, le blues et le psychédélique.Ils ont également introduit certains instruments non traditionnels comme la cithare», continue Pierre Marchand.L\u2019animateur de radio Roger Drolet, fondateur d\u2019un réseau panquébécois de collectionneurs de produits à l\u2019effigie des Beatles, partage ce point de vue.« Les Beatles représentent à eux seuls une encyclopédie de la musique populaire.Ils ont donné autant dans le country que dans la musique électronique, que dans le ragtime ou le symphonique.Ils ont touché à tout sauf au jazz.À travers ce qu\u2019ils ont fait, il y en avait pour tous les goûts.Quant à moi, j\u2019estime qu\u2019il n\u2019y a pas de musique plus représentative du XX' siècle.Une musique dont la valeur qualitative est reconnue et attribuable autant à leurs talents individuels qu\u2019à la qualité de leurs collaborations.Je ne vois pas le jour où l\u2019engouement pour ce groupe va péricliter.», affirme le mordu, détenteur d\u2019un disque d\u2019or du groupe.UNE PASSION QUI NE S'ÉTEINT PAS Avec l\u2019avènement des stations de radio spécialisées et avec une certaine transmission du patrimoine musical dans les familles, il y a fort à parier que la voix des Beatles n\u2019est pas prête de se taire.« Surtout à cause de ce qu\u2019elle représente pour les baby-boomers qui ont grandi avec elle, croit Roger Chamberland.La musique des Beatles est le genre de musique qui est amenée à circuler de père en fils.Elle comporte toujours de l\u2019intérêt pour les jeunes, même si, dans les étapes normales du développement.il doit y avoir une rupture à un moment donné.Il y a généralement un retour aux parents par la suite.La musique devient une sorte de patrimoine familial.Elle se passe aux jeunes, qui ne la trouvent pas si \u201ccucul\u201d que ça finalement.À part les décibels, le rock n\u2019a pas tant évolué que ça.» Et tant que des sociétés comme Apple Records, l\u2019étiquette des Beatles, continueront d\u2019inonder le marché de produits « à valeur ajoutée » (disques remasterisés, publications inédites) comme l\u2019.4 lithologie qui sera en librairie le 5 octobre, l\u2019intérêt des collectionneurs ne risque pas, lui non plus, de s\u2019éteindre.« L\u2019engouement autour des Beatles est maintenu parce qu\u2019il continue de sortir de bons produits de consommation rattachés au groupe.EMI et les Beatles eux-mêmes ont tout intérêt à contribuer à ça.Des opérations du genre ont une valeur commerciale certaine», termine Roger Drolet, qui ne voit pas pour sa part le bout de sa folie de collectionneur.Une demi-heure de bonheur 8septembre 1964.Il n\u2019a fallu que huit petites heures aux Beatles pour faire déferler sur Montréal leur vague de folie.Huit petites heures au cours desquelles ils ont offert deux spectacles au Forum, une conférence de presse et un souvenir impérissable aux dizaines de milliers de jeunes venus les apprécier en chair et en os.Ce que les journaux de l\u2019époque ont qualifié d\u2019escale la plus «disciplinée» de toute la tournée nord-américaine du groupe, a laissé un tout autre souvenir au Lévisien Pierre Mathieu, alors âgé de 13 ans.«C\u2019est le premier souvenir que j\u2019ai d\u2019une foule constituée entièrement d\u2019adolescents.(.) À la minute où les Beatles se sont retrouvés sur scène \u2014 ils n\u2019avaient même pas commencé à jouer \u2014 un bruit assourdissant s\u2019est élevé de la foule.C\u2019était l\u2019hystérie.Le bruit qui venait de la foule était plus fort que la musique.Quand tu es jeune, ça ne te dérange pas, mais aujourd\u2019hui j\u2019aurais demandé à être remboursé ! » s\u2019esclaffe-t-il à ce souvenir.Le professeur d\u2019anglais note que la technologie de l\u2019époque, plutôt rudimentaire, permettait difficilement à la musique de couvrir la clameur générée par des milliers de jeunes filles en délire.« Même les gars qui tripaient sur les Beatles ne pouvaient comprendre comment elles pouvaient arriver à crier comme ça du début à la fin du spectacle ! Et comme les spectacles de l\u2019époque étaient très peu évolués, qu\u2019il n\u2019y avait que des petits amplis sur la scène, on n\u2019entendait rien.C\u2019était très modeste.» se rappelle-t-il.Presque autant que l\u2019enfilade de 11 chansons (30 minutes en tout) servie sans artifice par le quatuor.« Nous sommes venus ici pour jouer et non pas pour faire l\u2019exemple de ce que c\u2019est qu\u2019un bon comportement », avait déclaré en conférence de presse un Paul McCartney l\u2019air blasé, rapportait The Gazette.Moins do 10$ C\u2019est au prix de longues négociations avec ses parents, qu\u2019à l\u2019époque, Pierre Mathieu avait été autorisé à assister au mémorable concert en compagnie de ses amis.C\u2019est d\u2019ailleurs son père qui, après avoir cédé à sa demande, avait acheté son billet, dont le coût se situait sous la barre des 10$.« Il fallait que j\u2019y sois.Je les avais vus au Ed Sullivan Show quelques semaines auparavant.C\u2019était notre groupe, notre musique.Je me souviens que dans la file d\u2019attente, il n\u2019y avait que des jeunes.» Les quatre musiciens dans le vent étaient loin d\u2019exercer la même fascination chez les plus vieux.« Mes parents trouvaient que les Beatles avaient les cheveux bien trop longs ! Dans le fond, quand on regarde ça aujourd\u2019hui, c\u2019est ridicule ! C\u2019était une question de mentalité.Mes parents les trouvaient dégénérés même s\u2019ils portaient des habits.» De toute évidence, ils n\u2019étaient pas les seuls, si l\u2019on doit en croire cet ex- ARCMIVES.LE SOLEIL tP Arec George Martin à une date indéterminée.Les Beatles ont posé la structure musicale qui sert encore autour-d\u2019hui, soutient le professeur Roger Chamberland.« On s\u2019en rend compte quand on écoute le rock contemporain.On retrace souvent des éléments de structure des Beatles tellement la base est inépuisable.» ê trait de l\u2019article des journalistes Grant Johnston et Tim Peters.| « Une jeune fille s\u2019est détournée d\u2019un photographe de presse le suppliant dê ne pas publier sa photographie dans le journal.\u201cMa mère va me tuer\" », avait déclaré l\u2019adolescente, qui aurait sûrement dû se trouver en classe plutôt que sous la pluie à attendre ses idoles à l\u2019aéroport de Dorval.K.L.r ^894361736 Écoutez demain III GRAND DECOMPTE Semaine du 1er octobre 2000 TOP 30 ANGLAIS avec Mike Gauthier et Anne-Marie Witenshaw dimanche de 9 h à 12 h TOP 30 FRANÇAIS avec Marc Denoncourt dimanche de 18 h à 19 h 30 SD\tCS\t\tSO\tCS\t 1.\t1- 4\t\t3.\t1.\tGros zéro YeloMolo 2.\t2.\tKryptonite 3DoorsDown\t10.\t2.\tMa gueule Éric Lapointe 4.\t3.\tRock DJ\t2.\t3.\tMy Heart Goes Boom \t\tRobbie Williams\t\t\tFrench Affair 6.\t4.\tPainted on My Heart\t8.\t4.\tHoia décadence \t\tThe Oit\t\t\tLes Respectables 7.\t5.\tMost Girls\t3.\t5.\tPlein de tendresse \t\tPink\t\t\tLuckMervi 9.\t6.\tThey Stood up for Love\t7.\t6.\tAugustin et Anita \t\tLive\t\t\tDaran 12.\t7.\tWasting Time\t4.\t7.\tFolle folie \t\tKid Rock\t\t\tGabrielle Destroismaisons 3.\t8.\tThe Riddle\t11.\t8.\tJamaica \t\tGigi D'Agostino\t\t\tKalembourg 5.\t9.\tPorcelain\t15.\t9.\tÇa ne me fait rien \t\tMoby\t\t\tWydef Jean 11.\t10.\tThe Last One Standing\t16.\t10.\tUn jour ou l'autre \t\tGirl Thing\t\t\tIsabelle Boday 13.\t11.\tBang Bang Boom\t5.\t11.\tLa plume \t\tTheMoffats\t\t\tLouise Attaque 8.\t12.\tCalifomication\t6.\t12.\tJuste un mot de trop \t\tRed Hot Chili Peppers\t\t\tLuc de Larochellière 15.\t13.\tGotta Tell You\t9.\t13.\tLe petit monde \t\tSamantha Mumba\t\t\tNicola Ciccone 18.\t14.\tWith Arms Wide Open\t19.\t14.\tUn autre jour 21.\t15.\tCreed\t18.\t15.\tSKO Comment t'oublier Infini-T 17.\t16.\tGive Me Just One Night\t12.\t16.\tEl Kompa \t\t(Una Noche) 98 Degrees\t\t\tDonKamage 10.\t17.\tWonderful\t23.\t17.\tLebanese blonde \t\tEverclear\t\t\tThievery Corporation 16.\t18.\tCorazon Espinado\t13.\t18.\tL'amour nous saoule \t\tSantana\t\t\tColéoptère 20.\t19.\tYou're an Ocean\t14.\t19.\tTout ('monde \t\tFastball\t\t\tNoir Silence 22.\t20.\tEverybody Wants to Be Like You\t21.\t20.\tSuzy Wait \t\tSnow\t\t\tBreen Lebœuf 24.\t21.\tHoller\t22.\t21.\tJe veux vivre \t\tSpice Gris\t\t\tJaneFosÜn 19.\t22.\tBern\t24.\t22.\tLe cœur d'une femme \t\tMatchbox Twenty\t\t\tChris de Burg 25.\t23.\tAgain\t25.\t23.\tLa chambre \t\tLenny Kravitz\t\t\tJeanLeloup 27.\t24.\tSad Eyes\t26.\t24.\tQue tu m'aimes \t\tEnrique Iglesias\t\t\tBruno Pelletier 28.\t25.\tThank You for Loving Me\t28.\t25.\tCheval de fer \t\tBon Jovi\t\t\tOkoumé 30.\t26.\tShe Bangs\t29.\t26.\tTh peux partir \t\tRicky Marlin\t\t\tLa Chicane 29.\t27.\tBohemian Like You\t30.\t27.\tPagayez \t\tThe Dandy Warhols\t\t\tZachary Richard .\t28.\tPinch Me\t17.\t28.\tOléolé \t\tBarenaked Ladies\t\t\tSeven Thirty _\t29.\tAffirmation\t-\t29.\tLa désise \t\tSavage Garden\t\t\tDaniel Boucher .\t30.\tYellow\t-\t30.\tMena Usa \t\tColdplay\t\t\tSendiva LE SOLEIL 989 ECOUTEZ et courez la chance de chik».GAGNER un voyage pour 2 au METRO HOTEL ET MARINA de Santo Domingo en République dominicaine! vacances air transit ¥ Tirage le 30 octobre 2000.Valeur de 2 600 $ REMPLISSEZ CE COUPON ET RETOURNEZ-LE A : Grand Décompte Énergie.CHIK 9fl 9.1245.chemin Sainte-Foy Parc Samuel-Holland.Édifice 1.bureau 1Ô5.Québec G1S 4P2 Adresse : Ville : _ Téléphone : T* position :.Code postal Âge :- :: 15\" position PRIIEURS/DISQUES , E SAMEDI 30 SEPTEMBRE 2000 D'UNE PLAGE À L'AUTRE ERIKTRUFFAZ Mv*«/\t* i' ?'c«lDa.op.S .Qvîsuspnar HaQMXutk \\ / 4 Ti Thievery Corporation r I .Andrew Marne COIW\u2019LAV fARACHUTES %.Coldplay Parachutes Landat-Dubanton Un régal Plusieurs noms (Jeff Buckley, Travis, The Church et même Pink Floyd période A/rÀ- Side) nous viennent en tête à l\u2019écoute du premier essai du quatuor britannique Coldplay Parachutes.Mais il faut tout de même avouer que le disque se dévore avec un immense plaisir.Au point que l\u2019on fait rapidement abstraction des comparaisons.Pas surprenant que ce disque ait été bien accueilli en Angleterre.Il faut dire que le chanteur Chris Martin, avec sa voix malléable (le falsetto à la Buekley de Shiver en est un bon exemple), chante « à fleur de peau » et que, plus souvent qu\u2019autrement, il vous refile des frissons le long de la colonne.Et puis, côté compositions, ces Brits prometteurs ont indiscutablement du flair et ils cartonnent à tout coup avec des mélodies accrocheuses.Une sensibilité et une finesse qui donnent des moments de grâce comme Spies avec ses couleurs à la The Church.Une pièce que l\u2019on aurait souhaité voir s\u2019étirer dans le temps.À quand le second disque?Michel Bilodeau (collaboration spéciale) Coldplay Parachutes Parlophone (EMI) ?Bjork : cinémascope En musique pop, U y a ceux qui crient au génie dès qu\u2019ils entendent le nom de Bjork et les autres qui trouvent que ses glapissements sont franchement énervants et que sa musique n\u2019est que prétention et effets de manche.Pour vous situer, disons que je loge plutôt à l\u2019adresse de la deuxième catégorie.Selmasongs, la trame sonore de Dancer in the Dark, commence bien : la première pièce est instrumentale.Plus sérieusement, ce CD donne l\u2019occasion à l\u2019ex-Sugar-cubes d\u2019expérimenter un audacieux mélange de bruitage industriel et de classique (dans la veine d'Homoge-nir, paru en 1997), avec des orchestrations qui semblent tout droit sorties de West Side Story.Le résultat est, faut-il s\u2019en surprendre, très cinématographique.Pour étrange que ça puisse paraître décrit ainsi, il demeure que ce disque est le plus accessible de sa carrière.Ce qui ne veut pas dire facile pour autant.Il y a une recherche évidente.I\u2019ve Seen It AU, par exemple, son duo sur fond trip-hop avec Thom Yorke (Radiohead), est une ballade poignante avec des arrangements de cordes mélodramatiques qui est étampée chanson-culte.La principale force de Selmasongs, du nom de son personnage dans le film de Lars Von Trier, réside justement dans l\u2019habileté de Bjork de transcender le genre sans tomber dans les clichés sirupeux.Reste que 32 minutes pour une trame sonore de comédie musicale, ça nous laisse un peu sur notre appétit.Éric Moreault Bjttrfc Selmasongs (Elcktra \u2014 Warner) ?Mark Knopfler: voyage en solitaire Compte tenu du succès planétaire qu\u2019a connu Dire Straits, Mark Knopfler a été plutôt discret depuis qu\u2019il a amorcé sa carrière solo, se concentrant surtout sur les trames sonores de films.À l\u2019époque de Brothers in Arms, il en avait d\u2019ailleurs quelques-unes à son crédit (Local Hero, Comfort and.Joy, Cal).Il a été tellement actif dans ce domaine ces dernières années que lorsqu\u2019on voit la pochette de Sailing to Philadelphia, on a l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agit une fois de plus d\u2019une trame de film.Mais c\u2019est bel et bien le nouvel essai du talentueux guitariste, le premier depuis la parution de (iolden Heart (1996).Un peu à l\u2019image de son mentor, J.J.(\u2019ale, dont on sent toute l'influence dans des pièces comme l'atmosphérique Ihrairie Wedding (un des sommets du disque), Knopfler n'est pas du style à s'adapter au goût du jour.Ia*s in- conditionnels de Dire Straits ne seront pas trop dépaysés.Certes, l\u2019ensemble est plus dépouillé, mais les ingrédients de base sont là, bien présents.La guitare coulante et en verve, ; la voix « paresseuse » de Knopfler et sa passion pour les musiques traditionnelles américaines sont au rendez-vous.Que ce soit le blues (Junkie \\ Doll) ou le country (Speedway at Nazareth, Do A merica ).À noter la présence d\u2019invités comme Van Morri- ; son (pour The Last Laugh, une superbe ballade légèrement cuivrée), James Taylor et la chanteuse alterno- ; country Gillian Welch.M.B.Mark Knopfler Sailing to Philadelphia (Mercury\u2014Universal) ?Érik Ttuffaz : un grand pas U suffit parfois de l\u2019oreille avertie d\u2019un pote allumé pour remettre les choses à leur place.C\u2019est ainsi que Bending Neu' Corners du trompettiste de jazz français Érik Truffaz, paru ici au début de l\u2019été, hante mon lecteur depuis à peine 10 jours.Un choc ! Du jazz urbain ouvert, solidement ancré dans ses racines (on pense d\u2019emblée & Bitches Brew de Miles) et méticuleusement rehaussé d\u2019emprunts très actuels.Sur une ambiance cool, qui survole les 10 titres de l\u2019album, les thèmes drum 'n \u2019bass servis « pur acoustique» par la finesse du jeu de Marcello Giuliani, à la basse et à la contrebasse, et de Marc Erbetta, à la batterie et aux percussions, viennent s\u2019intercaler entre quelques ballades classiques et le flow hip-hop éthéré du poète-rappeur Nya, invité sur quatre pièces.Au piano et au Fender Rhodes, l\u2019atrick Muller redéploie le support harmonique inventif des.sf-demen du Miles Davis de l\u2019époque 1969-1970.Truffaz, aérien à la trompette, soude l\u2019ensemble de part en part.Iæ beauté de l\u2019affaire, c\u2019est qu\u2019il ressort de ce disque aux influences multiples une cohérence, une homogénéité à couper le souffle.Cela tient en partie au fait que l\u2019équipe signe collectivement la quasi-totalité des compos, mais surtout au constat indéniable qu\u2019on se trouve devant une oeuvre majeure d\u2019intégration des courants musicaux.Un acte d\u2019ouverture et d\u2019intelligence.Un grand pas en avant pour un jazz qui se cherche.Pierre Boulet Érik IVuffas Bending New Corners (Blue Note\u2014FMI) ?Andrew Manze: charisme baroque On présente souvent Andrew Manze comme le Stéphane Grappelli du violon baroque.Bien sûr, ce qu\u2019on cherche par là à mettre en évidence, c\u2019est le charisme du musicien.À l\u2019instar du Français, le Britannique s\u2019illustre dans une discipline qui ne comptait avant lui aucune grande vedette internationale.L\u2019art de Manze a toutefois peu de choses en commun avec celui du défunt jazzman.Prenez les Concertos pour violon op.6 de Vivaldi, qu\u2019il interprète en compagnie de Christopher Hogwood et The Academy of Ancient Music.Solide, ferme, contrôlé, le résultat n\u2019a rien d\u2019impro-visé.Jusqu\u2019au Coucou (Concerto en la majeur, RV 335) qui demeure sagement sur sa branche.Grande réussite technique, la prise de son parfaitement transparente révèle par ailleurs une matière sonore nuancée où s\u2019intégre admirablement la très belle texture de chaque instrument, y compris l\u2019orgue qui réussit à s\u2019intégrer gracieusement dans le tableau.Richard Boisvert (collaboration spéciale) Andrew Manze Concertos pour violovi et orchestre à cordes de Vivaldi (Decca) ?1/2 Laudat-Dubanton : gitans a parigos » Après les Cubains, les Manouches.C\u2019est qu\u2019il en pleut des musiciens gitans français dans les bacs des disquaires.Gare à l\u2019indigestion ! Heureusement, au travers, on peut : trouver quelques surprises rafraî-i chissantes et pas compliquées pour deux sous.C\u2019est le cas de jw/f\u2019/e i Gitan, que nous offre le duo Jean-i Claude Laudat (accordéon) et Jean-: Yves Dubanton (voix et guitare).| Deux vieux de la vieille pas coincés et i prêts à tout pour s\u2019amuser.Quatorze pièces sur lesquelles s\u2019entremêlent I les classiques instrumentaux du ré-! pertoire manouche (Nuages, Minor \\ Swing, Berado) et la chanson ou la chansonnette française (c\u2019est selon) dans ses titres les plus populaires (Julie la rousse.Un jour tu verras, Cécile ma fille).Il suffit d\u2019entendre Dubanton chanter pour le voir valser.Son swing gu itaristique brosse les ritournelles de grands traits de couleurs.Quant à Laudat, il déserte les hordes sauvages des Saintes-Maries-de-la-Mer pour laisser vibrer son accordéon d\u2019accents « musette » très parigos.C\u2019est léger, souriant.Et, les samedis pluvieux, ça vous rentre un grand coup de soleil dans l\u2019appartement, à l\u2019heure du ménage.PB.Laudat-Dubanton Mon ]X)te le Gitan (Alter Ego\u2014Interdise) ?Thievery Corporation : sur du velours U y a quelques années, Rob Garza et Eric Hilton avaient fait impression avec leur superbe Sounds from the Thievery Hi-Fi.Nulle surprise done à ce que les deux compères poursuivent dans la même voie.Electronica aux ambiances feutrées, parfums de dub mâtinés de jazz et de soul, et aussi de rythmes latins.Ia; tout est livré en partie en français (Le monde, Shadows of Ourselves).Le duo américain s\u2019avère particulièrement doué lorsqu'il marie sonorités électroniques et rythmes latins.11 travaille sur du velours, l\u2019arm! les invité(e)s, on remarque d'ailleurs la présence de la chanteuse brésilienne Rebel Gilberto qui « endosse » So Com Voce.Et puis, Garza et Hilton ne résistent pas non plus à l'envie de poursuivre tout en douceur leurs expériences d'alchimistes en intégrant des sonorités en provenance de l\u2019Orient (sitar, tablas) pour Indra et Lebanese Girl.M.B.TMavzry Coffsovztfofi The Mirror Conspiracy (4AD\u2014Beggars Banquet) ?1/2 v Le samedi 30 septembre 2000 PRIMMS/DISQUES LE SOLEIL CRITIQUE Un diamant brut Pearl Jam dans toute sa générosité avec sa série de doubles en concert ÉRIC NK EMOREAULT@LESOLEIL.COM Vingt-cinq ! Cinquante CD de Pearl Jam en spectacle ! Une colossale affaire de fou ! Vraiment ?Bien sûr, le groupe de Seattle a voulu affronter les pirates sur leur propre terrain.Quand on connaît leur générosité proverbiale, quand on se souvient de leur lutte contre le monopole de Ticketmaster sur les billets de spectacle, tout ça fait du sens.Il s'agit d'un cadeau royal pour leurs fans et même plus.Car avec ces albums en spectacle.Pearl Jam réaffirme la vitalité et la pérennité du rock, l'énergie brute et la créativité qui naît de la rencontre entre des musiciens et leur public.A l\u2019heure de lu musique de machines \u2014 voulez-vous me dire ce qu\u2019il y a de tripant à voir un gars tourner des boutons ou changer des disques sur des platines?\u2014, I^arl Jam monte sur scène libre et sans filet.Oubliez le set list immuable avec les gros succès recréés note par note.Dans des cas comme ça, aussi bien écouter le disque dans son salon.Non, I^arl Jam aime prendre des risques.Ce qui implique, parfois, de se planter.Dans les deux disques enregistrés en Pologne, les numéros 15 et 16, on entend des fausses notes, des hésitations, de longs silences entre les pièces.C\u2019est Pearl Jam tel qu\u2019il était ce soir-là, dans son intégralité, et non pas un collage de quatre, cinq shows.Mais ces risques assumés produisent aussi des moments magiques de pur bonheur au détour d\u2019une improvisation sentie.On n\u2019a qu\u2019à fermer les yeux pour visualiser le groupe sur scène, pour imaginer Eddie Vedder cramponné à son micro, tout en concentration, avec Mike McCready en retrait qui se laisse guider par son inspiration au moment du solo pendant que Jeff Ament marque le tempo avec sa basse.Oubliez le CD avec un luxueux livret de photos: Pearl Jam a décidé de laisser parler la musique en offrant une pochette de carton brun avec la date et le lieu au recto, les titres au verso.D\u2019ailleurs, quiconque a déjà vu Pearl Jam live sait à que* point le groupe tente de s\u2019élever, repr isentation après représentation, pour incarner à chaque soir the best rock\u2019n\u2019roll band in the world.Vous savez, ce moment de magie où artistes et spectateurs ne font qu\u2019un jusqu\u2019à la béatitude, où le poil se dresse au garde-à-vous et le corps se sent secoué d\u2019une décharge de joie qui ressemble à l\u2019orgasme (enfin, presque).C\u2019est ça, les disques de IVarl Jam.Le groupe a décidé de laisser la musique parler par (et pour) elle-même.Oubliez le luxueux livret de photos narcissique : une pochette de carton brun avec la date et le lieu au recto, les chansons au verso.Les chansons ! l\u2019arlons-en.Le groupe se targue d\u2019être aussi imprévisible dans ses interprétations \u2014 sans les rendre méconnaissable toutefois \u2014 que dans le choix des pièces.En effet.Et le groupe donne sans compter : les quatre disques des spectacles à Katowice comprennent 57 titres (je les ai comptés!).Or, sur l\u2019ensemble, seulement sept chansons se dédoublent.Pour les amateurs de statistiques, le spectacle du 15 juin 2000 fait arrêter l\u2019horloge à deux heures cinq minutes, celui du lendemain, à deux heures 25 ! Avec autant de liberté.Pearl Jam a toute la latitude voulue pour revisiter son matériel en long et en large.On y retrouve même des inédites en spectacle comme Last Kiss.Sold ier of Love, Long Road et State of Love and Trust, de la trame sonore de Singles, ou des interprétations partielles, A/zo-ther Brick in the Wall, Part II, et complètes, comme leur doser par excellence, Rockin in the Free World (Neil Young).En somme.Pearl Jam réalise autant le fantasme ultime du collectionneur compulsif que celui de l\u2019amateur éclairé qui peut choisir à la carte le menu qui correspond à l\u2019idée qu\u2019il se fait du concert idéal de son groupe favori.Celui qui veut extraire la substanti-fique moelle du répertoire du groupe n\u2019a qu\u2019à s\u2019offrir ces deux disques en Pologne \u2014 le 16 fait d\u2019ailleurs partie des préférés de McCready.Il le faut, car il s\u2019agit d\u2019une véritable expérience, celle du rock à l\u2019état pur.Il est indéniable que Pearl Jam s\u2019est introduit en seulement 10 ans dans le cercle très restreint des groupes qui marquent de façon indélébile la petite histoire du rock.C\u2019est peu à l\u2019échelle du monde, mais c\u2019est beaucoup pour tout mélomane qui se respecte.Pearl Jam Katowice (no 15 et 16) (Epic \u2014 Sony) ?Grand Théâtre de Québec Salle Octave-Créma/ie rénovée Visite et projection d\u2019un vidéo sur les récentes rénovations, démonstration d\u2019effets de son et d\u2019éclairage et animation théâtrale (à 10h45, llh30, 13hl5, 14het 14h45) Avec BertrandAiain, comédien et Piejai Thibault, architecte Les 300 ans du piano Exposition d\u2019une dizaine d\u2019instruments de différentes époques Avec Marcel Lapointef accordeur B o c N *5» S Costumes et décors de La Flûte enchantée Exposition de costumes et d\u2019éléments de décor de 1 opéra la Flûte enchantée, présenté par l\u2019Opéra de Québec Atelier de marionnettes Atelier sur la fabrication et le fonctionnement des marionnettes du Théâtre de Sable (.raïul riuâtrc de Québec espéra ne guftMC LE THÉÂTRE DE SABLE Sylvain Lelièvre et le Bad Brass - s i \\ ll-r I \"e r * Foule cool ! ^ fwiart |n>«*\t.«it 1 ¥497 (»raiulThc*ûtre\tÊLm # de Quebec\t29,50 S 27 octobre LE SOLEIL Salle Octave-Crémazie Billetterie: 643-8131\t1 877 643-8131 LA FILLE DU RÉGIMENT Opéra de Gaetano Donizetti Concerts /f dey' / mériques en collaboration avec Jeunesses Musicales du Canada et les chanteurs de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal Le mercredi 18 octobre 2000, à 20 heures Billetech Réservations 687-1016 Salle Dina-Bélanger 2047, chemin St-Louis, Siller)\u2019 STATIONNEMENT GRATUIT Distribution: Sylvie Cantin Jacques Leblanc Jean-Sébastien Ouellette Veronika Makdissi-Warren Réjean Vallée Léa-Marie Cantin Pierre-François Legendre Yves Amyot Pierre Gauvreau Anne-Marie Olivier Stéphan Allard Ian Bolduc L'attraction sexuelle e s t - e 11 e soumis e à la loi j de la gravité ?De Tom Stoppard Mise en scène de Bertrand Alain Texte français de Jean-Marie Besset Du 26 septembre du 21 octobre lo Théâtre du Trident TMrÀrnt df la capitale nationalf www.letrident.com 643-81 31 miMHtMfimuirfmiiiHmHÏiMttimfiiiMi .\t.: t D 6 LE SOLEIL Le samedi 30 septembre 2000 PHIMEIIHS/DISQUES 4-i 4%é 1 Pour la première fois à Québec /i L L' E V E ARTISTE INVITÉ : SAGA SAMED114 OCTOBRE À 20 H lO ET 11 NOVEMBRE au Cabaret du Capitole Reservations: (418) «94-4444 1 800 241-9903 www.lecapitole.com LE SOLEIL\tÜÜft I FORMULE CONCERT EN VENTE MAINTENANT 691-7211 OU 1 800 900-SHOW lilIlRimü www.billetech.com LE SOLEIL [TYTRA ¦- H N U M NUMERO LE SOLEIL 2000 n Voter pourrait vous faire voyager.VoteZ pour les interprètes de Tannée et courez la chance de gagner un voyage d'une semaine à Paris pour assister à un spectacle d'un artiste québécois ! Il Isabelle Boulay France D'Amour Céline Dion Luce Duiault Laurence lorane lalbert Marie-Io Thério ?9.W vift % Daniel\tDaniel\tNicola Bélanger\tBoucher\tCiccone Sylvain\tMarc Cossette Déry Éric\tBruno\tPaul Lapointe Pelletier Piché Jusqu'au 22 octobre C'est à vous de choisir ! LE 22e GALA DE L\u2019ADISQ 5 novembre 2000 Cochez un seul choix dans chacune des deux catégories de Félix et déposez ce bulletin de participation à la sodle d manger d'une dss râtisseries St-Hubert par-tidpemtes avant 22 heures le 22 octobre 2000.Les réglements du concours y sont aussi disponibles.iNTERmtTE MASCULIN O Daniel Bélanger O Daniel Boucher O Nicola Ciccone O Sylvain Cossette O Marc Déry O Éric Lapointe O Bruno Pelletier O Paul Piché Georges Thorogood s'offre son « Anthology » (PC)\u2014George Thorogood & The Destroyers voient leur carrière de plus de 20 ans résumée dans une toute nouvelle compilation, leur deuxième, intitulée 4 «//w/o£W Parue ces dernières semaines sous étiquette Capitol, cette rétrospective couvre la plupart des albums réalisés par le guitariste du Delaware et ses musiciens, du percutant George Thorogood and the Destroyers, lancé en 1977, & Hair a Boy, Haifa Man, mis en marché l\u2019an dernier.Au total : 30 titres de blues, du boogie et du R&B, re-mastérisés, répartis tout au long de deux CD, parmi lesquels 23 enregistrements studio, six prises live ainsi qu\u2019un inédit, Christine.Aucun des grands succès de Thorogood n\u2019a été laissé de côté, qu\u2019ils soient parus chez Rounder, EM1 ou CMC, maison de disques avec laquelle il est actuellement sous contrat.Bad To The Bone, Move It On Over, If You Don\u2019t Start Dr inkin (I\u2019m Gonna Leave) et Get A Haircut s\u2019y trouvent donc, à l\u2019instar, bien sûr, de sa fameuse reprise de One Bourbon, One Scotch, One Beer, grand classique des soirées bien arrosées, emprunté à John Lee Hooker.Les premières années de la carrière du « guitar slinger », de ses débuts remarqués, il y a 23 ans, jusqu\u2019au moment où il fut invité à assurer la première partie de concerts des Rolling Stones, en 1981-1982, sont largement représentées.Plus de la moitié du premier CD y est consacrée.Quant au second disque, il s\u2019attarde surtout aux albums Bom To Be Bad (1988) ei Boogie People (1991), deux des plus grands succès commerciaux de Thorogood.Les efforts studio subséquents ont presque été ignorés.Désormais incomplet, le précédent résumé de l\u2019œuvre du guitariste, The Baddest Of George 'thorogood And The Destroyers, avait été lancé en 1992.Huit des 12 chansons y figurant se retrouvent également sur Anthology, une version live d\u2019une neuvième, « Who Do You Love ?, ayant aussi été retenue.INTERPRÉTÏ FÉMININE O Isaballe Boulay O Franc» D'Amour O Céline Dion O Luce Duiault O Laurence lalbert O Jorane O Marie-Io Thério i2000 ISQj Cori* portai _________ Rètlnon* partHTipan»* Télfohooo.f$tHuhert AÉ8fA») OfVlCÉL Of VOTWTON Radio-Canada Télévision (Ci CKOI conco vdrw LE SOLEIL Raymond Chahnt (want Thunton \u2022 .wjjk î i LE SOLEIL.STEVE DESCHENES Le samedi 30 septembre 2000 PRIMEURS/DISQUES LE SOLEIL D 7: MARIE-DENISE PELLETIER violon du cœur KATHLCIN LAVOIR KLAVOIE@LESOLEIL.COM « Je suis un violon.» Marie-Denise Pelletier ne se perd pas en conjectures pour expliquer ce qui l'a séduite dans le projet qu'André Gagnon lui a soumis il y a deux ans.Son dernier album.Plaisir d'amour, ne pouvait que réunir ces deux étemels romantiques.MHÉ&; W: Fleur bleue avouée, Marie-Denise Pelletier n\u2019a quand même pas tout de suite acquiescé à l'invitation du plus sensible de nos compositeurs.Le répertoire du tournant du siècle (1850-1950), donlPlaisir d\u2019amour elle temps des cerises sont certainement les plus éloquentes illustrations, lui semblait alors lointain et incompatible avec sa nature de chanteuse populaire.« \u201cil me semble que tu as une voix pour ce genre de répertoire\", m\u2019a dit André Gagnon.Mais je n\u2019ai pas été immédiatement convaincue.Pendant des mois, U m\u2019a fait écouter ce répertoire (je suis presque devenue spécialiste !) et ce fut un bonheur de découvrir ces chansons et leurs textes », explique-t-elle.Même si elle nourrissait une confiance sans bornes en André Gagnon, la chanteuse s'inquiétait du résultat.Ces chansons \u2014 elles sont au nombre de 13 sur l\u2019album \u2014 ont si souvent été l'objet d\u2019interprétations affectées.« Elles ont souvent été chantées par des chanteuses lyriques ou des divas qui ne chantaient pas dans leur langue», dit-elle.Après avoir passé des mois à défricher ce répertoire, Marie-Denise Pelletier s\u2019est finalement laissée charmer par ces belles d'antan.C'est alors qu\u2019elle a entrepris, avec l\u2019aide de la répétitrice Janine Lachance, un exigeant travail vocal.Du populaire au classique, la marche est haute.Et les références de la chanteuse en la matière s\u2019avéraient plutôt minces.« Je voulais quand même que les gens me reconnaissent et André a respecté ça.J\u2019ai ajouté des choses dans ma tonalité.J\u2019ai exploité davantage mes graves.En même temps, il fallait que je me plie à une certaine rigueur dans le souffle, dans l'intention.Mais pour ça, il fallait que la voix suive.Je me suis remise à faire des vocalises.J\u2019ai dû faire cinq mois de travail vocal pour un mois de studio.Ce n\u2019était pas évident pour moi, la paresseuse ! », avoue la chanteuse qui s\u2019est produite un peu partout sur le globe (Vietnam, Corse, Afrique de l\u2019Ouest, Ouest canadien, Yukon) au cours des quatre dernières années.Juste le fait d\u2019être « passée à travers » a insufflé une bonne dose d\u2019assurance à Marie-Denise Pelletier.« Derrière la paresse se cache une certaine insécurité, la peur, le risque de se casser la gueule.Il a vraiment fallu que je fasse confiance en André.Car jusqu\u2019à la dernière note, je n\u2019étais pas certaine.Et je voulais bien faire les choses.(.) André a su créer l\u2019espace pour m\u2019amener là où il le voulait.C\u2019est Y fut) de lâcher les guides, de se laisser couler.Ça change l\u2019humain de s\u2019abandonner à la vie.» L\u2019expérience s\u2019est non seulement avérée profitable sur le plan personnel, mais également sur le plan artistique.Marie-Denise Pelletier l\u2019admet sans ambages : elle ne chantera plus jamais de la même façon.« Je pense que j\u2019ai repoussé les limites de mon instrument.Une fois arrivée à la quarantaine, la voix est à sa pleine maturité.Tant mieux si en travaillant j\u2019ai pu lui donner des assises encore plus fortes», se conforte la chanteuse, qui n\u2019a pas mis sa carrière populaire en plan pour autant.CHANT UNIVERSEL Peut-on parler d\u2019une Marie-Denise améliorée?Presque.Car en plus d\u2019avoir élargi sa palette vocale, la chanteuse s\u2019est gagné un tout nouveau public avec cet album qui, depuis sa sortie le 6 septembre, fait le bonheur des jeunes et des moins jeunes.«C\u2019est un album universel, même pour ceux qui ne connaissent pas les chansons.On a besoin d\u2019élever notre âme.On a besoin d\u2019une certaine tranquillité.Et ça correspond au point où j\u2019en suis dans ma vie.(.) C\u2019est sûr qu\u2019en prenant de l\u2019âge, on devient plus ancré dans la réalité.Mais disons qu\u2019un peu de romantisme, ça met de la confiture sur le pain.Sans tomber dans la romance à outrance.Évidemment.» Et ce qui n\u2019est pas pour déplaire, P/a wfr cf\u2019amour fait la preuve d'une tendance qui se confirme de plus en plus.« C\u2019est un fait : les gens veulent entendre autre chose que ce qui tourne à la radio.» Après 15 ans de carrière, la chanteuse est bien heureuse de pouvoir se permettre ce plaisir.«Ce n\u2019est pas rien, un album avec un ensemble de 18 cordes, 22 musiciens au total ! Je me paye la traite ! » C\u2019est ce qu\u2019elle fera à nouveau les 20 et 21 avril 2001, alors qu\u2019elle offrira sa nouvelle cuvée à la population de Québec.Petit détail : elle sera accompagnée par l\u2019Orchestre symphonique de Québec ! Quand on fait les choses en grand.Marie-Denise Pelletier m oue m>oir mis du temps want d\u2019accepter l\u2019offre du pianiste André Gagnon de chanter le répertoire du milieu du siècle, tel que * Le temps des cerises» ou «Plaisir d\u2019amour».«Elles ont souvent été chantées par des chanteuses lyriques ou des diras qui ne chantaient pas dans leur langue.» CTOBRE CAPITOL SAMEDI 7 OCTOBRE \u2022; ¦ .¦ CAPITOLE «J (4ia>< Jt\t(CXY.f U ~ 27 30 SEPT.: MONTRÉAL I 12 OCT: MONTRÉAL / 13 OCT: GATINEAU 14 OCT: CHÀTEAUGUAV / 19 OCT: ROUYN 20 OCT: AMOS 21 OCT: VAL D'OR 28 OCT: BROSSARO 4 NOV : SHERBROOKE 8 NOV: TERREBONNE / 11 NOV: ST JEAN I 12 NOV.: TROIS RIVIÈRES / 16-19 NOV: MONTREAL I 23 NOV: JONQUIÊRE / 24 NOV: ALMA Crimes et |» Châtiments dans la ville de Québec du Régime français à 1900 peine, prison, potence.lin circuit nocturne inusité retraçant l'histoire des crimes célèbres et des punitions infligées à leurs auteurs.Quand ?let vendredit 6,13,20 el 27 octobre let samedis 7, 14, 21 et 28 octobre le mardi 31 octobre (dans le cadre de l'Halloween) à 19 heuret en tout tempt tur réservation pour les groupes Combien ?1 5 $ par personne comprenant le dernier verre du condamné Réservation requise au (41 8) 802-6665 Une présentation de La Compagnie des Six-Associés Communication historique Pour voir Québec différemment! Premier Prix nationel eu Concours québécois en tntrepreneursbip i i :¦ é JP III DU 21 AU 25 NOVEMBRE 2000 au PALAIS MONTCALM MUSIQUE fsm&rsrc 670-9011 *1 D 8 LE SOLEIL Le samedi 30 septembre 2000 PRIMEURS/SCÊNES \\uloinik 2(KHI IX'II / 2(KNI ¦ l>() ans au stnice de ses tideles! Mario Stuart de retour.sur papier Vous avez aimé le duel de l'aseule Montpetit et d\u2019Anne-Marie Cadieux dans la Marie Stuart, de Dacia Ma-raini ?Sachez que le texte vient de paraître chez vlb éditeur.Montée au TNM par Brigitte Haentjens, la saison dernière, la pièce avait aussi été présentée en tournée, l\u2019aseale Montpetit y jouait la Stuart, femme d'amours et d\u2019intrigues; Cadieux y était Élisabeth l\", l\u2019héroine du pouvoir et de la féminité sublimée.J.S.-H.112 opte pour des salles plus petites U2 entreprendra sa prochaine tournée mondiale à Miami, en Floride, en mars 2001.Le groupe irlandais compte donner quelque 80 concerts à travers la planète, a fait savoir son manager, Paul McGuinness, précisant que le quatuor délaisserait alors les stades dans lesquels U s\u2019est produit lors de ses plus récentes tournées, ayant plutôt choisi de jouer dans le cadre relativement plus intime des arénas.Le nouveau disque des Irlandais doit sortir le 31 octobre.PC Du théâtre pour les grands La comédienne Sylvie Cantin animera à 13 h 30, demain, à la maison jaune (206, rue Christophe-Colomb, à Québec), un atelier interactif exploratoire du jeu théâtral s'adressant aux 45 ans et plus.Son objet est d'aider les candidats à vérifier s\u2019ils ont le goût et la fibre de la comédie.Renseignements au 521-5343.J.S.-H.RHCP : de la scène au petit écran Le spectacle donné par les Red Hot Chili Peppers à Portland, en Oregon, le 21 septembre, a été filmé aux fins d'une vidéo et d\u2019un DVD devant être mis en marché sous peu.Wayne 1s-ham, réalisateur de renom, s\u2019est vu confier la tâche de capter sur pellicule le concert.On ignore encore à quel moment précis sortiront vidéo et DVD.PC Prêts pour Polliwog La finale de la lü* édition du concours Polliwog mettra aux prises les groupes Kaieidoscopik View, Witz, Miss Clito, Hypnos, Blinded By Fâith et Gou-h, ont fait savoir les o> ganisateurs de l'événement, qui aura lieu ce jeudi, 28 septembre, au Café Campus de Montréal.Le vainqueur pourra profiter d\u2019une bourse de 1000$, de titres de transport pour une tournée à l\u2019étranger, de 150 heures de studio ainsi que de l\u2019impression de 500 affiches et d\u2019autant de copies de son prochain album, entre autres prix.PC 0^ les sorties du^ ON IMPROVISE D LUWI Piuwaio TEXTE FRANÇAIS DE ET DE CUUIK P0BSI MISE EN SCÈNE DE MEC )LIVIER AUBIN.MARC BÉLAND.SANDRINE BISSON, SIMON BOUDREAULT SIMONE CHARTRAND, SOPHIE CLEMENT, KATHLEEN FORTIN, MARC GÉÜNAS, YVES LABBÉ, MARIKA LHOUMEAU.SERGE MANDEVILLE, PHILIPPE MARTIN, PATRICE ROBiTAILLE, DAVID SAVARD.SYLVIE TREMBLAY ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE JEAN GAUDREAU 8 et 9 novembre à 20h IPTVfl 659-6710 et sur 1HHHM Tarifs étudiants et Carte d'Albert disponibles .9 o ut T i PT]\tg D\u2019ALBERT i r\\ Hydro Que BORDEE du théâtre québécois à I etranger Un thriller psychologique d'Hélène Pedneault Une mise en scène de Patrie Saucier Avec Marie Gignac, Denis Lamontagne.Marie Ginette Guay et Marylise Tremblay.« Marie Gignac est extraordinaire, elle est vraiment transcendante dans le rôle de Léna Fulvi elle m a donné la chair de poule »* Marie Vallerand CB U Bonjour Vous allez être captivés par cette forme d amour-haine entre une mere et sa fille.J ai bien aimé la mise en scene de Patrie Saucier, c est très mgemeux.très audacieux très moderne aussi Marie Gignac est très vibrante très intense dans le rôle de Lena Fulvi »» Lmda Tremblay.Cl TF « L ingéniosité et la beauté sont reunies et servent d écrin au magnifique texte d Hélene Pedneault »\tDons Labrie.Québec ce soir «< La mise en scène de Patrie Saucier est intelligente fouillée et très sentie Bravo a Patrie Saucier1 »\tJacques Boulanger.Radio-Canada (HH
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