Corpo clip : le bulletin des bibliothécaires professionnels du Québec, 1 mai 1997, Mai
PER k-U4 BNQ CORPO LE BULLETIN DES BIBLIOTHECAIRES PROFESSIONNELS DU QUEBEC CLIP No 130 mai juin 1997 Éditorial par Florian Dubois Evénements et activités Florian Dubois, président Chère collègue, Cher collègue, Différents événements et activités sont prévus au cours du mois prochain.D’abord le 23 avril, journée mondiale du livre, les organisateurs désirent sensibiliser le grand public à l’importance du livre et de la lecture.Une conférence de presse est prévue le 14 avril où l’on dévoilera le programme complet de cette journée mondiale du livre.Puis ce sera le congrès de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec, un rendez-vous à ne pas rater, du 22 au 24 mai, au Château Bonne-Entente à Ste-Foy.Le thème du congrès : «L’économie du savoir : à la recherche d’un équilibre» réfère bien les préoccupations de l’ensemble du milieu de la documentation et de l’information.Le programme préliminaire de ce 28e congrès a été acheminé à tous les membres au début du mois de mars.Ensuite, il y a le projet d’une TGB (Très grande bibliothèque); un comité a été formé par la Ministre de la Culture et des Communications et doit soumettre son rapport au début de l’été, Monsieur Clément Richard assume la présidence de ce comité où l’on y retrouve trois de nos collègues : Philippe Sauvageau, Jacques Panneton et Réjean Savard.Soulignons également la tenue du Colloque sur les bibliothèques publiques qui se tiendra à Québec, au début de septembre.Cinq thèmes ont été retenus : le repositionnement de la mission des bibliothèques publiques, les usagers et les services, la coopération et la mise en commun des ressources, les nouvelles technologies de l’information et enfin, le financement.On y attend 200 participants.Àl’automne, le ministère de la Culture et des Communications a l’intention d’élaborer une politique de la lecture; un projet de politique sera acheminé aux différents organismes pour fin de discussion.Dans un autre ordre d’idée, j’aimerais saluer les fidèles lecteurs de Corpo Clip (et ils sont nombreux selon un «sondage» sur le lectorat de cette publication), car il s’agit de mon dernier éditorial, puisque mon mandat à la présidence se termine en mai prochain.Cordiales salutations.Florian Dubois, bibl.prof.Président Dans ce numéro Page Nouvelles des comités .2 Dossiers et nouvelles 3 Rêveries biliophiles 8 À l'agenda 12 ISSN 0843-140X Imprimé sur papier recyclable Nouvelles des comités par Régine Horinstein Le Conseil d’administration Le CA a.tenu sa 262e réunion en mars dernier et a traité des points suivants : les activités de soutien à la recherche d’emploi.Deux activités étaient proposées dans le programme d’hiver 1997, une activité d’introduction à Internet et l’autre sur les tendances du marché de l’emploi.La première activité à un coût symbolique de 5 $ (l’activité s’adresse aux membres sans emploi) sur le sujet Internet a été annulée faute de participants, quant à la deuxième, elle a eu lieu malgré le nombre restreint de participants.Le Conseil a exprimé sa surprise et sa déception face à cet insuccès et a proposé de reconsidérer l’offre de tels services à moins de réactions pleinementjustificatives des membres.Le CA apprécierait recevoir les commentaires sur le sujet de la part des membres en recherche d’emploi.Les prévisions budgétaires pour l’année 1997-1998.La présentation du budget reste sensiblement pareille à l'année précédente, si ce n’est une baisse significative dans les revenus d’intérêts.Les préparatifs au congrès 1997.Le Conseil d’administration a passé en revue le programme préliminaire et a adopté par la même occasion plusieurs résolutions concernant les membres du comité organisateur.Ainsi, ils bénéficieront d’un rabais de 25 % sur les frais d’inscription alors que le président en sera exempt.Le comité sera toutefois limité à 10 membres.Candidatures au Conseil d’administration 1997-1998.Le président a annoncé que tous les postes avaient été comblés y compris celui de la présidence.2 Orientation 1997.La directrice a fait part de l’évolution du dossier, notamment de la tenue de deux groupes cibles animés par un professionnel en management et de l’envoi d’un sondage à tous les membres.Le document d’orientation tiendra compte du résultat du sondage, des consultations, tout autant que des rapports de la cellule de veille constituée à cet effet, avant de proposer un plan d’action.Colloque sur les bibliothèques publiques.Le groupe de travail a tenu une réunion le 11 mars dernier, durant laquelle il a déterminé les orientations à donner au colloque qui se tiendra à l’automne 1997.Rencontre avec les représentants de la CLA La directrice a pris part le 8 mars à une rencontre organisée par la Canadian Library Association à Montréal.Lors de cette rencontre informelle à laquelle participaient divers représentants d ’ associations québécoises ( ASTED, QL A) et des représentants des différents groupes d’intérêt de la CLA, il a été question des sujets de préoccupations de l’heure.Soulignons notamment les restrictions budgétaires et leurs effets pervers sur le fonctionnement des bibliothèques, le projet de loi sur le droit d’auteur, les bibliothèques scolaires et la nécessité pour tous de faire face aux changements par des plans d’action appropriés.La CLA a manifesté de l’intérêt pour le document d’orientation que produira la C.B.P.Q.à l'occasion de sa prochaine assemblée générale.Comité ad hoc Internet Ce nouveau comité constitué de Caroline Archambault, SylvieCaubel, Lise Laflèche, Sophie Massé et Gilles Paré a pour objectif de redéfinir le contenu du site Internet de la C.B .P.Q., son organisation et sa présentation visuelle.Rappelons que la conception du site remonte à 1995 et que depuis le merveilleux monde d’Internet a évolué à une cadence étonnante.Le comité verra donc a proposer une nouvelle version d’un site plus facile d’accès.Formation professionnelle Le programme de formation 1996-1997 s’est terminé le 21 mars par l’activité sur «la bibliothèque sans mur» organisée par Sylvie Tellier, responsable du centre de documentation du CRIM.La participation de cette année s’est maintenue; l’intérêt particulier pour les sessions portant sur Internet et ses diverses applications estmanifestement encore évident.À la demande de groupes, la C.B.P.Q.a entrepris à l’automne 1996 d’offrir des services de formation continue adaptés aux besoins particuliers de chaque groupe.La demande portait surtout sur les techniques de l’utilisation d’Internet, mais le comité de formation envisage d’offrir un plus large éventail de cours selon la demande et les intérêts des divers milieux intéressés.Congrès 97 Le comité ayant produit les programmes préliminaire et final du congrès 1997 s’affaire à la mise en place des dernières étapes, comme l’organisation matérielle, la soirée divertissement et la collecte des notes biographiques des conférenciers.Corpo Clip No 130 mai juin 1997 Dossiers et nouvelles par Renée Dumas, Régine Horinstein et Bernard Lemieux Avril : le mois du livre et du droit à l’information C’est le 23 avril qu’a lieu la journée mondiale du livre.Décrété par l’UNESCO, cet événement en est à sa 2e édition.Plusieurs organismes se joignent à l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) comme l’APSDS, PASTED, la BNQ et la C.B.P.Q., pour souligner cet événement.Cette journée tire son origine d’une vieille tradition catalane qui veut que tous les 23 avril les gens s’échangent des livres et des roses.Le 23 avril marque le jour anniversaire de la mort de Cervantes et de Shakespeare, tous deux décédés en 1616.C’est à l’automne 1995 que l’UNESCO proclamait le 23 avril, Journée mondiale du üvre.Cette journée vise à célébrer le livre en tant qu’instrument primordial de diffusion et de préservation des connaissances et à sensibiliser le grand public à l’importance du livre et de la Bulletin de nouvelles publié par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Éditeur: Comité de Corpo Clip Josée Saint-Marseille, présidente Daniel Boivin Philippe Chartier Roger Drouin (révision) Renée Dumas Francis Laçasse Bernard Lemieux Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec 307, rue Sainte-Catherine Ouest, Suite 320 Montréal (Québec) H2X2A3 Téléphone: (514) 845-3327 Télécopieur: (514) 845-1618 Mise en page: Linda Bernier (C.B.P.Q.) Corpo Clip No 130 mai juin 1997 lecture dans notre société.Du matériel promotionnel est mis à la disposition des bibliothèques et institutions intéressées à souligner la journée.Et la semaine du 21 au 27 avril marquera à nouveau la semaine du droit à l’information.Cette activité organisée sous l’égide de la CLA a pour but de sensibiliser les personnes aux divers enjeux relatifs à l’accès à l’information, aux inforoutes, au respect de la vie privée et aux politiques des télécommunications.Lancement virtuel du GIRI2 Un nouvel outil d’autoformation à la recherche d’information sur Internet destiné à la communauté universitaire vient d’être lancé par le Sous-comité des bibliothèques de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ).Il s’agit du Guide de s indispensable s de la recherche sur Internet (GIRI2), qui constitue un complément au GIRI1.Le GIRI2 est un “filtre à questions” qui aide à choisir, selon le type de questions, les meilleurs outils ou la meilleure stratégie de recherche.Il est accessible à l’adresse URL suivante: http:// www.bibl.ulaval.ca/vitrine/giri/ giri2/ Quant à la 5e édition du GIRI 1 (à jour au 1er janvier 1997), elle est disponible à l’adresse URL suivante: http://www.bibi.uiaval.ca/vitrine/ giri Le père de l’Internet commente le futur.C’est en 1973 que Vinton Cerf définissait avec l’aide d'un collègue l’Internet Protocol servant à relier en réseau des ordinateurs américains, britanniques et français.Depuis lors, Cerf, actuellement à l'emploi du géant des télécommunications MCI, n’a cessé de se préoccuper de l'avenir du réseau des réseaux.Suite à l’explosion des dernières années, il prévoit que le nombre maximum d’adresses pouvant être supportées par Internet, soit quatre milliards, sera atteint vers 2002.La prochaine version du système devrait contenir un nombre d’adresses possibles dépassant celui des électrons dans l'univers ! Pour pallier à la surcharge du réseau, Cerf entrevoitaussi l'installation d’une «voie express» pour des applications exigeant un trafic continu tel que la voix interactive ou les jeux.Les défis techniques sont énormes en raison de la croissance très rapide de l’utilisation de l’Internet.En comparaison, le réseau téléphonique a mis beaucoup plus de temps à atteindre sa taille actuelle.Et à travers toutes ces occupations, Cerf trouve le temps de publier des pièces de théâtre sur le Web avec l’aide de la bibliothèque de Washington (Cerf et sa femme sont de grands fans de Shakespeare).Il ajoutera probablement les vidéos quand la question des droits d’auteur et de la qualité technique sera réglée.L’Actualité, 15 mars 1997 Votre âge vous trahit.En 1996, l’économiste David Foot publiait un ouvrage vendu à plus de 100 000 exemplaires intitulé: Entre le Boom et l’Écho: comment mettre à profit la réalité démographique.Partantdu principe que nous sommes portés à faire le même genre de choses à certaines périodes de la vie, Foot prétend qu'on peut expliquer environ les deux tiers de tout ce qui arrive avec assez de certitude.C’est ainsi qu’il prévoit que dans un proche avenir les baby-boomers vont forcer les fournisseurs de services 3 à se préoccuper davantage de qualité.Leur pouvoir d’achat leur permettra d’exiger un service rapide et fiable.Les technologies de communication seront aussi affectées par le vieillissement des baby-boomers.La technologie devra être facile à assimiler car les baby-boomers n’auront pas le goût de s’astreindre à comprendre les nouvelles technologies.Ces dernières devront ressembler le plus possible aux appareils actuels.Avis aux professionnels de l’information: il faudra tenir compte de la notion de l’âge pour déterminer les applications multimédias qui gagneront la faveur populaire! Solutions, hiver 1997 Nouvelle génération Internet Vous connaissez le VBNS?Il s’agit du Very-High-Performance Backbone Network Service, un réseau privilégié qui est actuellement au stade du prototype et qui est appelé à devenir dans un proche avenir le standard d’Internet.La National Science Foundation (NSF) s’est associée avec la compagnie de télécommunications MCI pour le déploiement de ce nouveau réseau qui multipliera par dix la vitesse de rintemetclassique.Àl’heureactuelle, la NSF fixe les buts à atteindre, le rythme de déploiement et détermine qui a droit d’être relié au VBNS.En l’an 2000, ce réseau devrait atteindre une capacité de l’ordre du milliard de bits (gigabit), soit un million de fois la vitesse des modems actuels.Le Devoir, 8 mars 1997 Droits d’auteur versus intérêt public : difficile compromis L’accès des simples citoyens à l’information est menacé par le puissant lobbying d’organisations souhaitant accroître l’étendue de la propriété intellectuelle.Selon Philippe Quéau, directeur de la division informatique de l’UNESCO, le public pourrait devoir payer pour des informations du domaine public, mises en forme par des compagnies privées pour leur seul profit et disséminées sur les réseaux électroniques.Le rôle des bibliothèques publiques pourrait ainsi être détruit.Les droits d’auteurs doivent être protégés pour encourager la présence de contenus de qualité sur les réseaux, mais non au détriment de l’intérêt public général.Les idées elles-mêmes, tout comme les faits bruts, doivent être considérés comme la propriété collective de l’humanité.Il faut rester vigilant afin qu’Internet ne devienne pas, tout simplement, une autre place de marché.Pour plus d’informations sur le sujet, il est possible de consulter le magazine Wired de mars 1997 et le site Internet de la Conférence diplomatique sur certaines questions de droit d’auteur et de droits voisins (sous l’égide de YOMPI) à l'adresse http:// www.wipo.org/fre/diplconf/index.htm Le Devoir, 3 mars 1997 Écoles branchées : plusieurs compagnies intéressées.De nombreuses compagnies spécialisées (Vidéotron, Cogeco, le consortium SOS-NTIC, etc.) courtisent actuellement les écoles afin de les brancher à Internet à un coût minime.Mais il vaut mieux examiner attentivement ces offres car on y découvre souvent des coûts cachés derrière les offres alléchantes.Il faut vérifier, entre autres, si le paiement de la ligne téléphonique au tarif commercial sera exigé et si le tarif interurbain s’appliquera lors de la navigation sur le réseau (ce qui pourrait être le cas à plusieurs endroits du Québec).De plus, pour véritablement profiter d’Internet au plan pédagogique, les écoles doivent disposer d’un branchement multiple, ce qui est bien plus payant pour les compagnies.Or, à peine 20% des écoles possèdent ce lien à l’heure actuelle.À cet égard, le manque d’information sur les nouvelles technologies à l’école est un problème criant soulevé par le milieu scolaire.Des dizaines de projets d’intégration des nouvelles technologies à l’école existent actuellement, mais manquent de visibilité parce qu’ils n’ont pas trouvé de lieu de diffusion approprié.Le site web sur l’éducation promis par le Ministère de l’Éducation ne s’est toujours pas concrétisé.En attendant les intéressés sont invités à bien s’informer et à ne pas se précipiter, mais à présenter des projets tout de même puisque l’argent est disponible.Le Devoir, 1er mars 1997 Un nouveau défi : le catalogage des ressources Internet Maintenir un catalogue des diverses ressources disponibles sur Internet s’avère un défi de taille pour les bibliothécaires.Les exigences de catalogage, les changements fréquents d’URL et les normes de catalogage encore flottantes créent souvent des problèmes.Quelques solutions émergent cependant de la pratique.Plusieurs plaident en faveur de notices catalographiques plus courtes afin de pallier aux exigences croissantes de catalogage et aux ressources humaines souvent en diminution.Le problème des modifications 4 Corpo Clip No 130 mai juin 1997 fréquentes d’adresses URL, quant à lui, peut être résolu de plusieurs façons.La mention des adresses URL peut être limitée uniquement aux notices accessibles localement pour des ressources accessibles localement.Il est également possible d’ajouter les adresses URL aux notices du catalogue en espérant qu’ elles ne changerontpas ! Les sources majeures d’information sur Internet conservent de plus en plus une adresse stable.Mais la meilleure solution à F heure actuelle consiste probablement à relocaliser les adresses URL dans une seconde base de données afin que l’adresse URL d’une notice demeure la même malgré le déménagement du fichier.Un outil appelé PURV (Persistent Uniform Resource Locator) est disponible à cet effet.Chaque adresse URL se voit attribuer une adresse PURL et lorsque l’adresse URL change, un administrateur peut modifier la base de données PURL afin de changer l’adresse URL représentée par le PURL\ le PURL lui-même demeure toujours le même.Quant au problème de normalisation du catalogage, prendre des décisions et les consigner dans des politiques s’avère être la voie à suivre.On peut aussi se renseigner sur l’évolution du format d’intégration (utilisation de la même notice pour décrire les multiples supports sur lesquels on retrouve un même ouvrage intellectuel) dans Intercat Archive*.*PURL= http://purl.oclc.org/ * Intercat Archive= http://ftplaw.wuacc.edu/listproc/ intercat/archive.html American Libraries, March 1997 Corpo Clip No 130 mai juin 1997 ADBS L’Association des professionnels de l’information et de la documentation (France) a inauguré une nouvelle maquette de son serveur.La page d’accueil propose - Quoi de neuf ?régulièrement mise à jour.Le site est organisé en 3 grands ensembles: la vie associative, les services et produits et les sources d’information professionnelle.On relève dans les innovations un calendrier des réunions.L’adresse : http://www.adbs.fr Accessibilité et diffusion de l’information juridique L’Association des bibliothèques de droit de Montréal a déposé fin 1996 un mémoire au Ministre de la Justice dans lequel elle fait part des doléances de la communauté juridique en matière de diffusion de F information juridique au Québec.L’ADBM propose qu’il soit du ressort du Conseil exécutif d’adopter une politique nationale sur l’information juridique qui permettrait aux citoyens d’avoir un accès facile et rapide aux diverses sources d’information gouvernementale.Il existe au sein de l’appareil gouvernemental de nombreux services producteurs d’information à caractère juridique qui ne sont pas sous la juridiction du ministère de la Justice.Pour plus d’informations, on peutcontacter le président de F ADBM, M.Stephen Park au (515) 398-4715 # 5745 ou park_s@falaw.lan.mcgill.ca Le budget Landry et la Grande Bibliothèque Nous avons rarement été habitués à recevoir une couverture médiatique lors des budgets que déposent les gouvernements.Il semble cette fois qu’il y a avait une bonne nouvelle pour la future Grande Bibliothèque dans le budget Landry.Une somme de 75 millions a été dégagée pour donner suite à ce projet ambitieux qui sera réalisé à Montréal.Un article paru dans Le Devoir (21 février 1997) mentionnait que le comité Richard pour le projet de Grande Bibliothèque du Québec ne s’était, à cette date, réunit que deux fois et que le rapport final ne de vait être remis qu ’ à la fin juin.Le comité devait faire porter ses efforts sur le concept et le cadre opérationnel d’une TGB.À cet effet, le comité avait prévu visiter des bibliothèques qui pourraient servir de modèle.Cette démarche pourrait inclure en plus de la BNQ, la bibliothèque de Montréal et celles des institutions scolaires.Selon le rapport préliminaire remis par Clément Richard, il n’est plus question de rénover l’ancien édifice en raison de l’exiguïté des lieux, ce qui ne permet pas entre autres le libre accès aux rayonnages.Le projet envisagé par Québec se rapprocherait plutôt de la bibliothèque Gabrielle-Roy de Québec.5 Les bibliothèques universitaires Face aux compressions budgétaires encourues dans le milieu universitaire, on se consulte activement pour proposer de nouvelles avenues.Parmi celles mises de F avant face au péril du réseau des bibliothèques universitaires, on propose de créer une bibliothèque universitaire commune destinée à la recherche et aux études avancées.Les universités McGill et Concordia se sont déjà associées en créant un réseau commun dans une premier temps.Reconnaissance de la profession par un journaliste Dans un article paru sous la rubrique Idées dans Le Devoir des 11 et 12 mars derniers, Gilles Lesage, correspondant parlementaire pour le journal, reconnaît la contribution des bibliothécaires de T Assemblée nationale.Ainsi il avoue que depuis une trentaine d’années, plusieurs documentalistes ont contribué à donner un peu plus de profondeur et de perspective aux textes et analyses des journalistes.Besoin d’information, un simple appel à la bibliothèque de l’Assemblée nationale et vous avez la réponse, sans frais et avec le sourire! Il mentionne notamment nos éminents collègues Gaston Bemier et Gilles Gallichan.Dans son article il fait part de l’invasion des ordinateurs et de la frénésie pour Internet, mais selon lui, «l’écrit est le plus sûr garant de la liberté intellectuelle».WIPO La WIPO (World Intellectual Property Organization), agence des Nations Unies, tenait une réunion fin 96.La communauté bibliothéconomique qui y participait aretiré de sérieuses leçons de cette rencontre.Ainsi la capacité des bibliothèques à défendre les besoins d'information de leurs utilisateurs est menacée par d’autres forces qui veillent à combattre la piraterie électronique et à créer un commerce d’Internet.Les bibliothèques appuient les mesures de lutte à la piraterie toutefois pas au dépend de la circulation du flux de l’information, du respect à la vie privée et de l'utilisation équitable.La coalition créée en matière de droit d’auteur sur Internet est puissante et les bibliothèques doivent rester vigilantes.La bibliothèque publique d’Internet Le projet IPL : Internet Public Library a fêté son 2e anniversaire.Entrepris comme un projet d’étude, il a été par la suite appuyé par la fondation W.K.Kellogg et Andrew W.Mellon.Toujours en vigueur, il permet d’envisager ce que pourrait être une bibliothèque publique virtuelle.Les constatations déjà tirées depuis sa création sont les suivantes : les gens veulent des possibilités de recherches en plein texte, citations complètes, du matériel récent et des index.Le besoin augmente et est une source d’opportunités de travail pour les bibliothécaires et les éditeurs.http://ipl.sils.umich.edu/ 6 Un bibliothécaire nous répond Richard Coveney nous a écrit en réponse à un article dans le Clip 128 portant sur les cookies.Il existe ainsi un utilitaire sur Windows 95 qui permet aux internautes de surveiller les activités des «cookies».C’est un graticiel disponible à l’adresse: http://www6.zdnet.com/cgi-bin/texis/ swlib/hotfiles/getfile.bin?id=32 e63fea4b Bonne chance après avoir copié l’adresse.Pour contacter R.Coveney : coveneyr@ecworld.org Vient de paraître «Le projet Intranet» Alain F.Eyrolles, 1997, 280 p.Intranet.Un nouvel outil de communication au sein de l’entreprise, Nathalie Servrankx, collection : rencontre de bibliothéconomie, Academia-Bruylant, 102 p.Propriété sociale La morale chrétienne nous a appris à considérer la propriété privée comme légitime et à lui attribuer une valeur humanisante.La Déclaration universelle des droits de l’homme a entériné la norme du plancher de ressources (attribution à tous d’un minimum essentiel).Des indicateurs du Programme des Nations Unies pour le développement mesure la propriété sociale (instruments indispensables au développement humain).Le citoyen ordinaire a un moyen d’appropriation lorsqu’il a accès aux bénéfices de la propriété collective.C’est un mythe de la doctrine libérale que ce qui est privé est meilleur.«La privatisation ne doit pas s’effectuer à vil prix.Il n’est pas permis de brader la propriété collective».Car il est alors risqué que les services deviennent trop coûteux.Le Devoir, 8 mars 1997 Corpo Clip No 130 mai juin 1997 Dynamisme québécois Dans une entrevue accordée au Monde, laministre des Communications Louise Beaudoin a annoncé qu’un plan d’action sera déposé lors de la Conférence des ministres francophones pour renforcer la présence francophone sur Internet.Elle a rappelé que le Québec s’était donné des moyens pour développer l’industrie du multimédia, par exemple par des crédits d’impôt qui sont d’autant plus importants si le produit est conçu en langue française.La Ministre aaussi souligné les nombreux accords qui existaient dans ce domaine avec la France.Le Devoir, 10 mars 1997 Bientôt deux ans Depuis juin 1995, la Bibliothèque nationale du Canada offre un service Web qui rend l’information sur le patrimoine canadien de l’édition plus accessible que jamais.La gestion du site est centralisée, cependant la coordination des textes est confiée à un comité qui compte des représentants de tous les secteurs de la bibliothèque.Au départ, la structure du contenu du site reflétait l’organisation interne de la bibliothèque.Des ajouts importants, tels Information sur le Canada par matière et Renseignements sur le gouvernement canadien ont augmenté la portée et la taille du service.Le sitemetmaintenantdavantage l’accent sur la réponse aux besoins des gens de l’extérieur.La page d’accueil regroupe les renseignements en trois grandes catégories: Renseignements généraux, Services, Sources d’information sur le Canada.Le contenu accru du service Web s’est accompagné d’une plus grande utilisation.Une mise à jour constante du site Corpo Clip No 130 mai juin 1997 doit être faite pour qu’il suive l’évolution du contenu, de la structure et aussi de la technologie.Ainsi, il est maintenant possible d’effectuer des recherches dans certaines bases de données à partir du site.Parmi les projets: navigation à partir d'illustrations.Nouvelles de la Bibliothèque nationale, février 1997 Nom de code : Mercure La stratégie de développement de Nestcape Communications pour 1998 est orientée vers la distribution automatique de l’information.Le programme de navigation Mercure comportera un agent intelligent qui permettra de filtrer et charger automatiquement les informations recueillies en-ligne, non seulement sur les sites Web mais aussi dans les télécopieurs et les messages sur répondeur.Le Devoir, 11 mars 1997 Internet à l’école Selon la Société GRICS, moins de la moitié des écoles ont présentement accès à Internet et seulement 20 % d’entre elles ont un accès multiple.En 1996, une somme de 229 millions pour cinq ans a été mise à la disposition des écoles.Le ministère de 1 Éducation a reporté au 30 juin la date où les écoles peuvent présenter leur «plan-école».Le Devoir, 4 mars 1997 Réussite au féminin Aujourd’hui, un nombre croissant de femmes oeuvrent dans le domaine de la haute-technologie et le multimédia semble particulièrement leur convenir comme le démontrent ces trois exemples de femmes entrepreneures.Isabel Hoffmann est à la tête d'une entreprise qui se spécialise dans la production de cédéroms et dont le chiffre d’affaires est de 5 millions de dollars.Pour elle, il est important de conjuguer ses objectifs personnels avec ses objectifs de carrière.Elle accorde une grande importance à Y imagination et aux habiletés nécessaires pour résoudre les problèmes.L’entreprise d'Ellie Rubin réalise des projets multimédias pour des entreprises d’envergure.Elle attribue son succès à sa capacité d'aller de l’avant, de prendre des risques.Elle se tient toujours à la fine pointe et fait beaucoup appel au maillage.Venant du domaine des arts, Louise Guay profite de sa sensibilité d’artiste.Pour elle, «grandes affaires et grand art vont de pair».En 1994, sa compagnie a lancé Marché virtuel, un répertoire commercial interactif qui assure aux entreprises une présence peu coûteuse aux foires internationales.Ces trois femmes entrepreneures reconnaissent qu’il est difficile pour les femmes d’accéder aux échelons supérieurs de la hiérarchie.Mais il est possible de changer cet état de fait et les femmes devraient miser sur leurs talents de communicatrice et leur style de gestion fondé sur les alliances et les partenariats, style qui convient mieux au marché global dans lequel nous évoluons aujourd’hui.Solutions, hiver 1997 Bouleversements majeurs pour les bibliothèques ontariennes Le gouvernement ontarien persiste dans son intention de transférer aux gouvernements locaux la responsabilité légale de la gestion des bibliothèques.La nouvelle Loi sur la régie locale des bibliothèques publiques, 1997 (Local Control of Public Libraries Act 1997) stipule, toutefois, que, dans toutes les bibliothèques, la consultation surplace se fera gratuitement, que les résidents pourront emprunter gratuitement les livres et autres documents imprimés et que les personnes handicapées pourront emprunter gratuitement les documents sur des supports appropriés.Les réactions face aux conséquences de cette loi sont variées.Étant donné que dorénavant les municipalités pourront choisir les membres des conseils d’administration des bibliothèques, certains croient que les citoyens n’auront plus la possibilité de se faire entendre et que les élus prendront des décisions «politiques» dans la gestion des bibliothèques.Pour d’autres, les responsabilités seront plus faciles à attribuer et certains conseils où siègent des élus municipaux fonctionnent déjà très bien.Les changements de responsabilité légale seront accompagnés de la disparition progressive des subventions provinciales.Selon Karen Harrison, présidente de la CLA, la plupart des bibliothèques ne croient pas que la perte de ces subventions sera compensée par les municipalités.Quelques bibliothèques ont mené des sondages auprès de leurs usagers pour connaître leur opinion sur les moyens à utiliser pour pallier la situation.Les usagers de la bibliothèque de Nipean quant à eux ont 8 Rêveries bibliophiles par Francis Laçasse Il est présentement 3 heures du matin, mon épouse me conseille de retourner me coucher, mais je ne le puis.Je me dois de mettre sur papier (ou plutôt sur moniteur) le cauchemar extraordinaire que je viens de faire, pour le plus grand bénéfice de la communauté «bibliothécaire» du Québec.En fait, le cauchemar a débuté hier lorsque j’entendis sur mon répondeur le message de Linda me demandant un texte pour le Corpo Clip.En l’entendant, je me souvins avec désarroi que récemment je n’avais pas contribué à ce brillant opuscule (au grand malheur de ses lecteurs et lectrices), et que je n’avais aucun texte encore en marche pour ce nouveau numéro.refusé, sous aucun prétexte, l’augmentation de taxes.Par contre, ils accepteraient des frais modérés d’utilisation (par exemple des frais de 1 $ pour renouveler un abonnement).Pour maintenir la qualité des services au public, les bibliothèques vont devoir trouver de nouveaux moyens de générer des revenus.Ainsi, pour la bibliothèque publique d’Ottawa, la décision de réclamer des frais de 0,25 $ pour le renouvellement de documents devrait rapporter la somme de49 000 $.De son côté, la bibliothèque publique de Toronto songe à fermer une journée par semaine et il est question de fermer des bibliothèques de quartier, car les usagers ont indiqué dans un sondage être complètement opposés à des frais d’utilisation.Pour George Skarzynski, directeur de la bibliothèque publique de Nipean, les bibliothèques doivent effectuer un changement de focus : de l’offre de produits (supply response) à la vérification de ce que l'usager veut (demand approach).Toute la soirée, je fus hanté par ce message et même mon émission favorite, X-Files (Aux frontières du réel), ne parvint pas à me distraire.Finalement, épuisé par ces funestes pensées de pages blanches, je me couchai et commençai une nuit agitée qui se termina par un éveil brusque et j’étais tout en sueurs froides.Je me dois maintenant, alors que ce rêve est encore frais, de l’exorciser en vous le racontant.C'est le soir.On suit un homme qui déambule dans les rues d’une petite ville, encore pleine d’activités.Il transporte un sac de plastique.Ses pas le dirigent vers des rues de moins en moins fréquentées, alors que la soirée se faitdeplus en plus sombre.L’homme semble sans crainte jusqu’à ce qu’il entende quelque chose.Le bruit est faible, mais il tente de le situer.Ne voyantrien, il poursuit sa route.Après quelques pas, le bruit persiste, et l’homme accélère.Il tourne la tête fébrilement, de gauche à droite, comme pour chercher quelques choses dans les airs.Puis, son regard se fixe sur quelque chose, quelque chose que l’on ne peut voir.Son visage prend les traits de la terreur, et l’homme prend alors ses jambes à son cou, pour atteindre un édifice isolé.Mais dans sa hâte, il titube, dévale une petite pente et tombe.Sa chute l’a entraîné derrière la petite pente, hors de notre champ de vision.On entend alors les cris affolés de l’homme, qui prennent fin dans un cri de glace.Finalement, ce hurlement cède la place à un faible bruit, tel le battement des ailes d’une horde d’oiseaux.Après quoi, le silence règne sur ce sinistre tableau.Il ne reste alors que l’homme par terre, à deux pas de son refuge qu’une pancarte permet d'identifier comme étant.la bibliothèque municipale.Corpo Clip No 130 mai juin 1997 Puis, l’image passe à une fondue au noir.Commence alors le générique de X-Files.Après une pause publicitaire (elles s’introduisent même dans les rêves, c’est vous dire.) nous retrouvons les mêmes lieux, en plein jour, avec une armée de policiers déployant des cordons jaunes partout.Penchée sur le cadavre, la rousse S cully prend un air pensif.Elle est distraite par l’arrivée de son noble partenaire, Mulder (qui dans le rêve, me ressemble curieusement) se nourrissant de graines de tournesol et qui affiche un sourire désarmant, ainsi qu’un badge des raëliens.«Selon mon expertise, il est mort, déclare la charmante rouquine, d’une multitude de coups portés par une ou des personnes inconnues.Peut-être un règlement de compte?Ou une bande de voyous».Insatisfait d’une explication aussi prosaïque, Mulder se penche à son tour et observe les possessions de l’individu, éparpillées par terre.Il s’intéresse surtout au contenu du sac de l’homme, rempli de vidéos.«Autant en emporte le vent», «Dracula», et «Le Bossu de Notre-Dame», récite Mulder, mystérieusement.Puis en se levant, ce qui met en évidence la belle coupe de son manteau, Mulder se retourne vers Scully.«Je crois qu’il s’agit de quelque chose de plus sinistre, Scully.Il s’agit de la troisième personne à mourir de cette façon, dans la région.Ces morts sont reliées.».Corpo Clip No 130 mai juin 1997 Scully prend alors ses airs sceptiques, ce qui la rend si séduisante.«Mulder, une personne est morte dans un accident d’auto, la seconde est tombée en bas d’un pont, et celle-ci est morte de multiples coups.Je ne vois pas le rapport!».Avec sa riche voix, Mulder réplique : «Elles avaient tous des vidéos en location en leur possession.Voilà le lien ! ».«Non, ne me le dis pas, intervient la vraie (?) rousse.Tu crois que le préposé du magasin vidéo a des pouvoirs télékinésistes et qu’il tue le monde à distance parce qu’ils ont remis des locations en retard.-Rien d’aussi farfelu, répond Mulder d’un air angélique.Mais on peut supposer qu ’ un client qui voulait ces vidéos a fait un pacte avec le diable.Ou les intraterrestres.» Découragée, mais toujours aussi mignonne, Scully refuse de se prononcer, et laisse l’élégant Mulder à ses divagations.À leur insu, toutefois, une suspecte silhouette les a écoutés.Elle se défile subrepticement, et entre alors dans la bibliothèque municipale.La femme d’un certain âge, portant chignon et lunettes à monture écaille de tortue referme la porte derrière elle.Elle montre les signes d’une grande nervosité.Elle se dirige vers un bureau identifié comme celui de la bibliothé-caire-en-chef, ouvre un tiroir, et en sort un flacon de valiums.Avant de pouvoir absorber sa 10e, sans eau, la porte principale s’ouvre.Surprise, et toujours nerveuse, elle échappe sa bouteille, et son contenu se répand partout Les visiteurs sont nuis autres que le séduisant Mulder et la ravissante Scully venus enquêter.«Comme la bibliothèque est tout prêt de l’endroit du crime, nous avons pensé venir nous informer si vous n’aviez pas eu connaissance de rien de suspect, commence Scully avec son attitude professionnelle si envoûtante.-Heu n’ai hien hu ou hentendu de huspect, assure la bibliothécaire, qui pour tromper sa nervosité, discute un crayon dans la bouche.-Vous êtes bien sûr, insiste Mulder, avec une touche d’humanisme si caractéristique.Cela pourrait être un détail insignifiant qui ne vous semble pas important.-Rien, rien.surenchérit la femme, en rongeant son crayon tel un castor après le carême.-Si jamais quelque chose vous revient à 1 ’ esprit, contactez-nous, conclut donc Mulder, laissant sa carte professionnelle.-D’accord», dit la bibliothécaire, en avalant son crayon, ainsi qu’une gomme à effacer et une règle de 6 pouces.Sur quoi, elle referme rapidement la porte.Sur le seuil de la porte, Scully et Mulder échangent un regard intrigué.«Elle nous cache quelque chose, affirme un Mulder tracassé.Elle semblait nerveuse.-Assez nerveuse pour prendre des médicaments, confirme Scully qui, en passant sa main dans sa belle crinière de feu, en ressort un comprimé.Des valiums.» Autre regard complice des deux agents du FBI.Pendant ce temps, Mme Peabody (puisque c’est son nom), seule dans la bibliothèque, tombe à genoux, en sanglots, criant à qui veut l’entendre: «Il faut que ça cesse.Il faut que ça cesse.».Pour seule réponse, on entend un bruissement semblable à celui des ailes d’une horde d’oiseaux.9 Nouvelle pause publicitaire onirique.(censurée) Au retour de la pause, on est transporté à Washington, au QG du FBI, dans le bureau de Skinner, supérieur hiérarchique de nos deux héros.Comme d’habitude, celui-ci semble troublé et de mauvaise humeur.S ans doute parce que son bureau, pourtant déclaré espace sans fumée, est envahi par la boucane tenace provenant de la cigarette du machiavélique homme-à-la-cigarette.«Que me voulez-vous, lance Skinner, hostile.-Votre bien.répond énigmatiquement l’homme, faisant des ronds de fumées.-Plus encore?, demande un Skinner intrigué.-Votre bien, et celui de vos agents travaillant sur les X-Files, complète aussi mystérieusement l’homme, concentré sur la production de pentagone de fumée.-Ce qui veut dire?, s’inquiète Skinner.-Vous finirez bien par le savoir, quand nous l’aurons décidé, affirme l’homme, sibyllin.-Vous et vos associés croyez tout contrôler.lui lance Skinner, frustré.-Quelle est la chanteuse la plus populaire présentement, M.Skinner?demande alors l’homme, écrasant sa cigarette dans une cuve de cendres.-Céline Dion, répond Skinner, désarmé par le soudain changement de sujet.-Eh bien, sachez que c’est parce que nous l’avons voulu ainsi., affirme l’homme-à-la-cigarette, affichant un sourire machiavélique.Vous voyez bien que nous avons le contrôle, conclut l’homme allumant un nouveau paquet de cigarettes à l’aide de son lance-flamme.L’entrevue se termine alors sur un gros plan de Skinner, figéd’angoisse à l’idée que des êtres aussi dépourvus de scru- 10 pules, comme ce fumeur non repenti, possèdent autant de pouvoir.Plus tard dans l’épisode, on comprendra que cet entretien n'avait aucun rapport avec l’enquête actuelle, et que si on n’a rien compris, c’est tout à fait normal.Puis, nous retrouvons nos agents du FBI favoris au «magasin vidéo».Arpentant nonchalamment les allées, Scully pointe de son séduisant doigt un exemplaire de E.T.et lance à Mulder, en terme de plaisanterie: «Ton film favori!».Mulder, aussi plus imperméable aux sarcasmes que son «trench», critique le film pour son irréalisme.«Les vrais extra-terrestres ne ressemblent pas du tout à cela».Sur quoi, Mulder reprend avec prestance sa recherche d’indices grâce à son pendule.«Un peu plus à l’ouest», l’entend-t-on murmurer.Finalement, ils parviennent à obtenir un entretien avec le gérant.Celui-ci identifie les trois victimes comme des clients réguliers, à qui il ne connaissait aucun ennemi.Puis, il tente de convaincre nos héros de s’abonner et de profiter des nombreux spéciaux : «2 pour 1 pour 3 jours le mardi», «2 pour 3 pour 4 nuits sauf pour les nouveautés, et les films avec étiquette jaune ou bleu, mais non secteur jeunesse», et le «4 pour 1 pour 15 minutes».Mulder et Scully quittent le magasin bredouilles, sauf pour une douzaine de vidéos qu’ ils devront remettre le lendemain.«Ses affaires vont bien, et il a l’air au-dessus de tout soupçon, remarque le sophistiqué Mulder.-Ses affaires vont peut-être trop bien., hypothèse la lucide Scully.Cela ne doit pas plaire à la concurrence.Peut-être est-ce de ce côté que la police doit enquêter.-Cette explication est insatisfaisante, répond Mulder en modifiant l’angle de sa pyramide d’énergie suspendue à son rétroviseur.Je crois plutôt qu’une force démoniaque et surnaturelle s’acharne maléfiquement sur les gens louant des vidéos.Ou alors, nous avons affaire à des intra-terrestres.-Pourquoi pas à des extra-terrestres, pendant que nous y sommes, lance l’envoûtante Scully, en signe de défi.-Ne dis donc pas de sottises», rétorque froidement Mulder.Nous quittons toutefois le théâtre de cette épique discussion pour retrouver le gérant du magasin vidéo, fermant boutique.Au moment de sortir, celui-ci s’arrête un instant et tend l’oreille, comme s’il avait entendu quelque chose.Il hoche finalement la tête, semble convaincu que tout va bien, lorsque le bruit suspect se fait à nouveau entendre.Un bruit semblable aux ailes d’un oiseau.Le gérant faisant preuve du courage des inconscients se dirige alors entre les rayons du vidéo, à la recherche de la source des étranges sons.Soudain il s’immobilise et aperçoit des vidéos sur le sol.On voit clairement les pochettes de «Raisons et sentiments», et du «Monde selon Garp».L’homme se penche pour les ramasser pour ne plus jamais se relever : les lourdes étagères remplies de vidéos lui tombent dessus, ne lui laissant aucun répit.Le dernier râle de la pauvre victime des rayonnages est couvert par un bruissement, semblable à celui d’une horde d’oiseaux.Autre cauchemar publicitaire, mettant en vedette Benoît Brière.De retour à notre programme principal, deux heures se sont écoulées.Il fait toujours nuit, et sur les lieux du crime, une armée de policiers place de nouveau les décoratifs cordons jaunes partout.Corpo Clip No 130 mai juin 1997 Installés dans le bureau de l’ex-gérant, Scully et Mulder poursuivent leur enquête.«D’accord Mulder, tu avais peut-être raison pour le lien entre les victimes, commence Scully fair-play, mais ne tente pas de trouver de lien avec le surnaturel.-Cette vidéocassette va peut-être te faire changer d’avis, déclare Mulder.Il s’agit de l’enregistrement fait par la caméra de sécurité, explique-t-il.» Sur l’écran de télé, apparaît la silhouette du gérant, s’avançant entre les rayons, se penchant, et recevant soudainement une cascade de rayons sur le dos.Scully étudie intensément l’image, avec son beau regard pénétrant.«Un simple accident?» commente-t-elle prudemment.-Pas du tout, affirme Mulder, avec assurance.Voici les véritables prédateurs! Il fait un arrêt sur l’image et pointe du doigt de vagues formes, des ombres, qui semblent pourvues d’ailes, flottant dans les airs, et qui semblent s’attaquer à 1 ’ équilibre d’une des étagères.Le beau regard de Scully devient intrigué.«Des oiseaux?» Mulder répond, en souriant énigmatiquement.«Plus bizarre, et plus sinistre que cela.J’ai trouvé cela près du cadavre.» Sur ces paroles, l’agent du FBI sort d’un geste théâtral la carte d’un livre de bibliothèque, carte portant le titre du «Monde selon Garp».La scène se transporte alors dans l’auto de Mulder, alors que laravissante Scully étudie intensément la carte du livre de bibliothèque.«Alors, que faut-il en conclure Mulder?La bibliothécaire est coupable?Pourquoi aurait-elle commis ces crimes?-Le motif de ces crimes est simple, Scully.Toutes les victimes avaient en leur possession des adaptations cinématographiques de romans.Les auteurs de ces crimes veulent se venger d’un monde qui se détourne de la littérature pour une forme d’art plus vitement consommée.La bibliothécaire, selon moi, n’est pas nécessairement coupable.Elle ne fait que tenter de couvrir les crimes des véritables meurtriers.-Qui serait, selon toi?, intervient la pragmatique rouquine, tout en redoutant la réponse.-Les livres eux-mêmes.» À ce moment, on voit la voiture de Mulder s’engager dans une route bordant un ravin.Puis on entend le son menaçant qui nous est si familier désormais.Finalement, une nuée d’ombres de livres semble bel et bien fondre sur la voiture de nos héros favoris.La nuée de livres s’abat sur le pare-brise, et alors, notre couple préféré (à part Pete et Lola), en plus de s’avérer terriblement surpris, s’avère également complètement aveuglé.Mulder, malgré son calme légendaire, perd alors le contrôle de son véhicule.L’angoisse apparaissant sur le visage de Scully lui ajoute une dose supplémentaire de sex-appeal.L’automobile, de son côté, fonce inexorablement vers le ravin.Apparaîtalors à l’écran lamention : «À suivre.» Mon cauchemar est devenu véritablement insupportable lorsque je me suis rendu compte que la semaine suivante n'apportait point la suite de cet épisode, mais bien des reprises de vieux épisodes de voilà deux ans.À ce moment, je me suis réveillé en hurlant, et en sueurs.Et me voici maintenant vidé, mais oh! combien soulagé d’avoir pu partager avec vous mes angoisses subconscientes!.Je vous remercie bien de m’avoir écouté.J’espère seulement qu’il n’y avait pas de psy dans la salle.Us enfants, on les fait vacciner SUZANNE PINEL (MARIE SOLEIL) Si vous voulez que vos enfants soient en bonne santé, il faut les protéger contre la maladie.Grâce à la vaccination, on peut les empêcher d’attraper plusieurs maladies graves.Et comme leur santé, c’est une priorité, les enfants, on les fait vacciner! On les fait vacciner à temps! Pas juste pour un vaccin, mais pour tous! @ Association canadienne de santé publique Société canadienne de pédiatrie IT! Association médicale canadienne M Santé Canada Corpo Clip No 130 mai juin 1997 11 A l'agenda par Daniel Boivin 8 mai 1997 Montréal, Québec Réunion annuelle, SLA, Chapitre de Montréal Rens.: Darlene Canning Tél.: (514) 398-4765 13 au 15 mai 1997 New York, NY National Online Meeting + IOLS 97 Rens.: Carol Nixon Tél.: (609) 654-6266 14 au 16 mai 1997 Montréal, Québec 26e Atelier annuel sur la formation documentaire AAFPD/WILU 97 Rens.: Christine Robert-Guertin Tél.: (514) 343-6457 22,23 et 24 mai 1997 Ste-Foy, Québec 28e Congrès annuel de la C.B.P.Q.«L’économie du savoir : à la recherche d’un équilibre» Rens.: C.B.P.Q.Tél.: (514) 845-3327 23 au 28 mai 1997 Seattle, Pennsylvanie Medical Library Association Annual Conference 31 mai au 3 juin 1997 Chicago, Illinois American Booksellers Association 31 mai au 14 juin 1997 St-John’s, Terre-Neuve Congrès des sociétés savantes Rens.: Memorial University of Newfoundland Tél.: (709)737-4360 2 au 4 juin 1997 Scottsdale, Arizona «ASIS 97 : Information privacy, integrety, and data security» Rens.: Gregory B.Newby gbne wby @ uiuc.edu 7 au 12 juin 1997 Seattle, Pennsylvanie Special Library Association 88th Annual Conference Rens.: SLA 18 au 22 juin 1997 Ottawa, Ontario Canadian Library Association 52th Annual Conference Rens.: Canadian Library Association.Tél.: (613)232-9625 26 au 3 juillet 1997 San Francisco, Californie ALA Annual Conference Rens.: ALA Tél.: (312) 944-6780 6 au 11 juillet 1997 Vancouver, B.C.«Bridging the gap.» International Association of School Librarianship and the Association for Teacher-Librarianship in Canada Rens.: Lynne Lighthall Tél.: (604) 822-2704 Événement pour la veille du congrès Concert du 30e anniversaire de la fondation des Amis de l'Orgue de Québec Mercredi 21 mai 1997, 20 h Église Saints-Martyrs-Canadiens, Québec (angle Père-Marquette et de Bienville) Présentation sur écran géant Orchestre symphonique de Québec sous la direction de Gilles Auger Raymond Daveluy, organiste 12 SAINT-SAËNS : Symphonie no 3, op.78 DAVELUY : Concerto pour orgue et orchestre Billets en vente sur Billetech/Admission.20 $ (adultes), 15 $ (étudiants et aînés) toutes taxes et redevances incluses.Les Amis de l'Orgue de Québec C.P.697, suce.Haute-Ville, Québec (Québec) GIR 4S2 Téléphone: (418) 832-8753 Corpo Clip No 130 mai juin 1997
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.