Corpo clip : le bulletin des bibliothécaires professionnels du Québec, 1 janvier 1999, Janvier
PER Q-5M BNQ ORPO » DES BIBLIOTHECAIRES PROFESSIONNELS DU QUEBEC CLIP No 138 janvier février mars 1999 Éditorial par Josée Saint-Marseille Serions-nous trop humbles ?Josée Saint-Marseille, présidente Dans cet avant-dernier éditorial que je vous livre, j’aurais pu parler d’une pléiade de sujets, tels que le plan d’orientation de la C.B.P.Q., les aspects entourant la viabilité de notre Corporation, les compétences de plus en plus recherchées chez les bibliothécaires, etc.Et pourtant, en raison de toute l’importance que j’accorde à notre profession et de la fierté que je ressens toujours à en faire partie, je vous entretiendrai de cette dernière.J’aimerais donc partager avec vous, quelques réflexions sur le sujet.Comme moi, vous le savez très bien, règne au sein de notre profession une certaine amertume, voire une certaine «frustration» ressentie par plusieurs de nos collègues (sans doute avons-nous, presque tous à un moment donné, aussi exprimé de tels sentiments), face à la non-reconnaissance et méconnaissance de notre expertise, nos connaissances, nos études, et de la valeur ajoutée que nous pouvons apporter dans nos organisations et la société en générale.Préjugés, perceptions, phrases avec clichés du style «ça prend une maîtrise pour.», «vous devez aimer lire», etc.Malheureusement, cette situation fait en sorte que plusieurs collègues ne veulent pas ou plus porter le titre de bibliothécaire (certains diront même que porter ce titre peut s’avérer «nuisible») ou en arrivent à dire qu’ils ne sont pas des bibliothécaires parce qu’ils évoluent «hors bibliothèques».Pour plusieurs, la solution résiderait dans un changement de titre.Et voilà tout le débat qui recommence.Mais quel serait donc ce nom qui nous permettrait de remédier à la situation et ne prêterait plus à aucune ambiguïté quant au travail que nous effectuons et à cette expertise unique que nous possédons?Professionnel de l’information?Spécialiste de l’information?Gestionnaire de l’information?Difficile d’obtenir un consensus sur le sujet.A mon avis, ce changement de nom ne se veut pas La solution au problème que vivent plusieurs collègues (bien que je ne m’oppose pas à un ajout de nom pour refléter de nouvelles réalités du marché du travail ou au changement de nom des nouveaux programmes de maîtrise).Tel qu’avancé par quelques études, dont celle du groupe ALARM, et des articles sur le sujet, nous sommes davantage experts pour vendre nos services que nos propres compétences.Le professeur Louis Fabien de l’Ecole des Hautes études commerciales mentionnait récemment dans le cadre d’une journée de formation organisée pour le compte de la C.B.P.Q.que nous ne parlons pas assez de nous et que nous gagnerions à nous mettre davantage en évidence.Certes, nous sommes souvent trop humbles à nous faire connaître et à promouvoir notre savoir-faire.Face à cette société de l’information et du savoir, n’avons-nous pas un rôle primordial à jouer?Et que Oui! Alors pourquoi ne pas publiciser collectivement et individuellement ce savoir et ses compétences afin de se faire mieux connaître.suite à la page 2 Dans ce numéro Page Nouvelles des comités 2 Dossiers et nouvelles 4 À l'agenda 12 ISSN 0843-140X Imprimé sur papier recyclable Nouvelles des comités par Régine Horinstein Le Comité exécutif À sa première réunion en 1999, le comité exécutif a traité les points suivants : Les activités à venir pour la période de janvier à mai : - Deux publications promotionnelles intitulées : Actions Bibliothèque ! Pour l’avenir des bibliothèques du Québec, document traduit et adapté d’un document de la Canadian Library Association, grâce à une aide financière du ministère de la Culture et des Communications du Québec.Ce document qui se veut un guide pratique, a pour but de doter toute personne, bibliothécaire ou citoyen convaincu de l’intérêt des bibliothèques, d’outils concrets pour identifier des décideurs, les approcher et les convaincre de l’utilité des bibliothèques.Il s’agit de bâtir un lobby en faveur du développement des bibliothèques au Québec et de convaincre les instances publiques et privées de la nécessité de maintenir le financement des bibliothèques.Autre document - «La gestion de l’information : la survie de l’entreprise » rédigé par deux consultantes en information, Elisabeth Lavigueur et Monique Dumont.Celui-ci veut sensibiliser les professionnels au rôle essentiel qu’ils peuvent jouer dans l’entreprise tout autant que leur donner des éléments de promotion de leurs services en milieu spécialisé.Ces deux publications font partie du programme de promotion entrepris depuis 1998 par la C.B.P.Q.et ont été envoyées à tous les membres.Promotion - suite Production de dépliants adaptés à différents milieux ciblés visant à faire connaître le rôle et les fonctions que peuvent remplir les bibliothécaires.Le comité en charge de la réalisation de ces dépliants a tenu plusieurs réunions en 99 afin de terminer et valider les contenus.Il a pour objectif de déterminer pour la période citée 2 à 3 milieux soit celui de la santé, du gouvernemental et centres spécialisés.suite de la page 1 Le professeur Louis Fabien parlait d’humaniser nos services en y «dévoilant» davantage les principaux acteurs que nous sommes.Certains affirmeront, avec raison d’ailleurs, que la C.B .P.Q.doit jouer un rôle de premier plan dans la promotion de la profession.Et dans cette voie, au fil des ans, la C.B.P.Q.a toujours travaillé à atteindre cet objectif.Au cours des derniers mois, la C.B.P.Q.a multiplié ses efforts dans ce sens d’où la traduction et l’adaptation du document “Library Advocacy Now” (Action Bibliothèques !), la publication du document « La gestion de l’information : la survie de l’entreprise » rédigé par Monique Dumont et Elisabeth Lavigueur, la préparation d’un dépliant promotionnel visant le milieu des affaires, et la publication d’articles dans les journaux, et ce, sans compter les nombreuses lettres envoyées aux différentes instances gouvernementales.Et, bien sûr, nous poursuivrons dans cette voie.En marge de ces actions, je sais que plusieurs souhaiteraient une vaste campagne médiatique.Par contre, avec les ressources financières dont dispose la C.B.P.Q.et les résultats incertains d’une campagne visant des publics disparates, ne vaudrait-il pas mieux opter pour une autre stratégie?Pourquoi alors ne pas pratiquer un marketing davantage ciblé, orienté vers nos clientèles, et ce par une promotion plus marquée de nos compétences et expertises : chacun de nous dans nos milieux respectifs de travail, auprès d’employeurs potentiels, collègues de travail, etc.Pourquoi ne pas en faire un objectif personnel et professionnel.A mon avis, nous devons tous partager cette responsabilité.Redoublons d’efforts pour expliquer VRAIMENT ce qu’est un bibliothécaire et son rôle dans l’économie du savoir.Certes, un changement de mentalité et d’image prend du temps et beaucoup de persévérance (en marketing, on dit que l’on doit répéter le même message au moins à cinq reprises pour espérer obtenir certains résultats), mais avec une approche «engagée» et proactive, je suis confiante que nous arriverons à faire avancer les choses.Mettons de côté, pour quelque temps, cette humilité qui semble si bien nous caractériser.Soyons, nous-mêmes, des « faiseurs » d’image ! Josée Saint-Marseille, bibl.prof.Présidente 2 Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 Orientations de la C.B.P.Q.La présidente propose de tenir une consultation auprès d’un groupe restreint de personnes choisies, afin de procéder à un prétest sur les tendances qui affecteront la profession et les défis à relever.Cette consultation aurait lieu au printemps.Le 30e anniversaire de la C.B.P.Q.Florian Dubois, président du comité rencontre les membres du Comité exécutif pour leur présenter le résultat de sa réunion avec son comité et les différentes suggestions apportées.Article publié Le comité discute des réactions récoltées suite à la publication d’un article intitulé : «Un cri du coeur » signé par la présidente et paru dans la Presse du 8 décembre ainsi que dans l’hebdomadaire «Voir» du Québec.Cet article se voulait un écho aux problèmes vécus par les bibliothécaires en milieu scolaire et une sensibilisation au manque de volonté manifestée par le gouvernement et les instances scolaires quant à l’importance de la bibliothèque et de son personnel professionnel.Réunion inter-associative La présidente a aussi tenu le 4 décembre dernier à la C.B.P.Q., une réunion «inter-associative» qui avait pour but de discuter entre associations (ASTED, APSDS, CRSBP, EBSI, AAQ, APTDQ et C.B.P.Q.) du programme de formation prévu dans le cadre de la Politique de la lecture et du livre pour le personnel des bibliothèques scolaires et publiques.Le Ministère a accordé un montant dévolu à cet effet et il reviendra aux associations de planifier le programme en fonction des besoins identifiés.Une seconde réunion était prévue en février.Congrès 1999 - Les prévisions budgétaires du congrès sont adoptés par le CE.- Le comité organisateur a reçu un nombre intéressant d’appels de communication provenant autant des régions que de France.Il a lors de sa dernière réunion procédé au choix douloureux des communications devant aussi respecter les conférences déjà préétablies.Le programme préliminaire traduit l’esprit du programme à venir i.e.trois perspectives sur la profession à la fois américaine, française et québécoise.La conférence d’ouverture sera livrée par Mme Lise Bissonnette, présidente-directrice générale de la GBQ.Les membres peuvent prendre connaissance du programme dans le cadre de cet envoi.A signaler cette année, une journée précongrès organisée par l’Institut de formation OCLC.Formation Le comité qui a connu avec sa programmation un franc succès entame déjà la préparation du prochain programme pour 1999-2000.Les personnes intéressées à participer au comité ou à l’alimenter en idées ou en thèmes peuvent contacter sans plus tarder la présidente, Claire Dionne à l’adresse: claire.dionne@crsbpo.qc.ca.Le comité tiendra sa réunion en avril.* W.Un don en «ART» La C.B.P.Q.tient à remercier l’artiste peintre Yvon St-Aubin ^ pour cette magnifique huile qui égaye notre salle de conférence, x Entièrement dévoué à son art, Monsieur St-Aubin enseigne le c3 fusain en «Ombres et lumières» ainsi que la peinture.Il est i* également présent dans plusieurs grandes galeries au Québec.X Vous pouvez entre autres voir ses oeuvres à la Galerie d'art X Royale /Beauchamp et Beauchamp (Vieux Québec) ainsi qu’à ju la Galerie d'art Le Bourget (Vieux Montréal).s o SJ c Nous avons invité cet artiste à venir ouvrir une fenêtre sur l’art £ et la culture lors de notre congrès en mai prochain.Il lui fera s grand plaisir d’unir ses couleurs à notre congrès et aux fêtes de £ notre trentième anniversaire.De plus, il offrira à nouveau une 55 toile.À qui la chance ! Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 3 Dossiers et nouvelles par Isabelle Bourgey, Richard Coveney, Julie Filion, Régine Horinstein et Bernard Lemieux Nominations Yvon-André Lacroix a été nommé directeur-général de la bibliothéconomie à la Grande Bibliothèque du Québec le 26 novembre dernier.M.Lacroix, qui est aussi un membre fondateur de la C.B.P.Q., occupait le poste de directeur de référence à la Bibliothèque nationale du Québec.Manon Beauchemin a elle aussi rejoint la GBQ, à titre de bibliothécaire de référence.Sylvain Lavoie est entré dans ses nouvelles fonctions comme directeur de la bibliothèque municipale de Rivière-du-Loup le 11 janvier 1999.Il occupait auparavant le poste de directeur à Miramichi, N.B.Benoît Ferland est maintenant directeur du Service des loisirs et de la culture à la ville de Hawkesbury où il était avant directeur de la bibliothèque.Marcel Lajeunesse a été nommé vice-doyen aux Ressources humaines et à l’administration à l’Université de Montréal.L’association Les Bibliothèques publiques a élu Denis Boisvert, directeur de la bibliothèque de Saint-Hyacinthe, à titre de président, Florian Dubois, vice-président, Luc Sigouin, trésorier et Julie Michaud, secrétaire.Félicitations Johanne Guèvremont, directrice de la bibliothèque de Beloeil, est l’heureuse maman des jumeaux Gabriel et Laurie, nés le 5 juillet dernier.Denis Simard est l’heureux grand-père d’une petite Emma et le premier CyberPapy de Trois-Rivières.Ouvrages à signaler Guide bibliographique des ouvrages généraux de référence, 3e éd.Gilles Deschatelets et Isabelle Bourgey, 435 p.Cette édition complètement nouvelle comprend 1467 enregistrements décrivant 867 ouvrages de référence de langue française et 714 de langue anglaise-imprimés, cédéroms et sur Internet.Pour commander un exemplaire de REFDOC, (coût avec port et manutention - 47 $) envoyer un bon de commande à l’EBSI à l’attention de Lisette Morin-Jazouli, télécopieur (514) 343-5753.« Où se documenter ?» - Le répertoire des milieux documentaires québécois 98.Cet ouvrage de 366 p.comprend près de 1 000 références de milieux documentaires québécois : bibliothèques municipales, universitaires, collégiales, spécialisées et centres d’archives.Prix 34.95$.Envoyer votre bon de commande à S.O.S.Documentation, télécopieur : (819) 373-7195, tél.: (819) 373-7070.Bicentenaire de la Bibliothèque de i’Assemblé nationale L’Assemblée nationale du Québec va souligner le bicentenaire de sa bibliothèque en 2002.Un premier comité d’employés de la bibliothèque est chargé d’identifier les activités réalisables pour l’occasion.Déjà, on sait que la rencontre bisannuelle de l’AB PAC (Association des bibliothèques parlementaires du Canada) aura lieu à l’Assemblé nationale cette année-la.fl Faxon Québec - erratum Dans le numéro 136 de Corpo-Clip, on annonçait la création de Faxon Québec, mais les numéros de téléphone auraient dû se lire : (514) 274-5468 et 1-800-361-1431.Quelques adresses Internet PRIMO, le catalogue de la Bibliothèque de Développement des ressources humaines Canada (DHRC) est dorénavant sur Internet à 1 ’ adresse : http://www.hrdc-drhc.gc.ca/primo.Salons littéraires du Québec, France et d’ailleurs : http://www.aei.ca/ -anbou Bulletin de nouvelles publié par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Éditeur: Comité de Corpo Clip Président(e), poste vacant Daniel Boivin Isabelle Bourgey Richard Coveney Roger Drouin (révision) Julie Filion Bernard Lemieux Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec 307, rue Sainte-Catherine Ouest, Suite 320 Montréal (Québec) H2X2A3 Téléphone: (514) 845-3327 Télécopieur: (514) 845-1618 Mise en page: Linda Bernier (C.B.P.Q.) 4 Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 Quoi de neuf à Montréal : bulletin hebdomadaire des nouveautés du site de la Ville de Montréal, de la Vitrine de Montréal et de son carrefour communautaire: http://www.viHe.montreal.qc.ca/adm_site/quoineuf/ listserv.htm Le patrimoine français sur Internet : lre librairie Internet du patrimoine écrit de langue française au monde à l’adresse : www.librissimo.com.Deux éditeurs numériques français Bibliopolis et les Editions à la Carte ont annoncé une nouveauté qui permet de rééditer les livres épuisés et les ouvrages devenus rares en bibliothèques.À signaler : «La valeur de l’information : entre dette et don».Critique de l’économie de l’information (PUF) Alain Milon.Dans cet ouvrage, l’auteur démontre que l’information n’est «ni bien, ni service» mais une «entité immatérielle que les lois de l’économie classique sont incapables d’évaluer.» Le sociologue propose de se servir des «figures du don et de la dette».Cet ouvrage permettra-t-il de doter les professionnels de l’information à court d’arguments sur la valeur de l’information de nouvelles pistes d’arguments ?Les tendances dans la recherche sur Internet Les moteurs de recherche sont en pleine expansion.Alta Vista est devenu le moteur par excellence.Ainsi après avoir laissé tombé ses projets de portail traditionnel (courriel gratuit, «chat») pour déployer des services de recherche plus spécialisés (images, son, marques de commerce), on offre maintenant des fonctions de recherche contextuelles intitulées «Related Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 Searches», soit la proposition d’une variété de termes relatifs à votre sujet.Direct Hit mise sur la popularité d’un site pour aider l’internaute dans sa recherche.Ainsi on ajoute ici le critère de degré de popularité des sites à la recherche.Cette technologie a déjà été adoptée par HotBot, Lycos et ICQ.Quant à la recherche en langage naturel, c’est ce que tente de faire le moteur de recherche américain Ask Jeeves.Mais la tendance la plus prometteuse concerne les cartes de connaissances.Il s’agit non pas de classer les sites par mots clés, mais de les associer autour de concepts communs et de tisser des liens entre les différents concepts.Cette toile de concepts forme alors une «carte des connaissances» à travers laquelle il devient possible de naviguer.Tout un monde à suivre.Le Devoir 1er février 99 Une carte de bibliothèque pour bébé Nommé récemment directeur de la bibliothèque municipale de Rivière-du Loup, Sylvain Lavoie souhaite offrir à tous les nouveaux parents de la ville une carte de bibliothèque au nom du nouveau bébé.Suite à une entente avec le CLSC Rivières et marées, les parents venant faire vacciner leur enfant reçoivent gratuitement une carte de bibliothèque à l’attention de leur bébé et ce depuis la fin janvier 99.Cette initiative vise à sensibiliser tous les nouveaux parents à l’importance de la lecture dès la petite enfance pour favoriser l’épanouissement des petits.Sylvain Lavoie, courriel : slavvrdl@icrdl.net Vers une économie du Savoir Pour se développer l’économie du savoir exige surtout des visionnaires, des communicateurs de talents et des vendeurs performants.Désormais les industries se classent en fonction de leur niveau de savoir; celles à haute densité de savoir offrent les meilleures rémunérations.C’est dans ce domaine que l’on constate une croissance d’emplois.Parmi les éléments à retenir pour performer dans ce nouvel environnement, maîtriser une 2e,voire une 3e langue, savoir écrire dans le sens de maîtriser l’art d'argumenter, d’analyser et d’exprimer par écrit ses idées.Toutes belles choses que font déjà les bibliothécaires !!! La bibliothèque rivalise avec la librairie dans la fidélisation des lecteurs Selon un article paru dans le National Post du 25 janvier 1999, la venue des nouvelles mégalibrairies de type Chapters a porté un coup dur à la fréquentation des bibliothèques.Ainsi l’ouverture de la succursale Chapters à Ottawa à quelques pas de la bibliothèque publique d’Ottawa a eu pour conséquence une diminution de lecteurs.Les avis sont partagés dans le milieu bibliothéconomique quant à cette concurrence ou loyale ou déloyale selon le point de vue.À l’avantage de ces librairies, elles deviennent très vite un lieu de rencontre convivial dans une atmosphère détendue : musique et café à l’appui, et de confortables fauteuils.Leurs clients ont tendance à décrire la bibliothèque en termes (encore !) conservateurs (milieu strict, 5 silencieux, calme, lieu de travail) alors que la librairie, c’est le loisir.Ils préfèrent la librairie pour son grand choix de nouveautés, notamment en matière de technologies et ils associent celle-ci à une liberté non-éprouvée en bibliothèque.En réaction la bibliothèque publique d’Ottawa a décidé de se «chaptériser» en ouvrant un café dans sa succursale principale.Plusieurs bibliothécaires considèrent le phénomène des mégalibrairies comme plutôt positif ayant réussi à attirer une clientèle qui ne fréquentait pas de toute façon la bibliothèque et qui sont de nouveaux lecteurs.Dorénavant, la visite en bibliothèque devra être une expérience agréable, dans un milieu confortable.De quoi relancer une réflexion sur les techniques d’approches de notre clientèle et les meilleurs services à leur offrir.Une nouvelle chaire en sciences de l’information M.Andrew Large a été nommé titulaire de la nouvelle chaire CN-Pratt-Grinstad en sciences de l’information.M.Large a été de 1989 à juillet 98, le directeur de l’Ecole supérieure de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université McGill.La nouvelle chaire en sciences de l’information est la première de son genre au Canada et permettra l’élaboration d’un programme de recherche dynamique et pratique pour faire avancer le domaine des sciences de l’information.La Chaire est soutenue par trois généreux dons : le Canadien national, Mme Phebe Pratt (legs à L’Ecole où elle a enseigné après la 2e guerre mondiale) et le legs de Mme Sif Viveke Grinstad.Les bibliothécaires et le «I» dans Tl Dans un récent article paru dans the Informant (Janvier 99) et signalé à notre attention par une bibliothécaire vigilante, l’auteur, Thomas H.Davenport fait une mise en garde sur le I d’information dans technologies de l’information.Ce professeur de gestion des systèmes d’information à l’école de management de l’université de Boston insiste sur le fait que les bibliothécaires ont trop mis l’accent sur le T de technologies au détriment du I de l’information, soit la comparaison entre la plomberie et la diversité de ses tuyaux mais l’oubli du liquide qui y coule, l’eau.Le secret d’une bonne information réside dans la personne, mais il semble que les gestionnaires n’ont pas encore compris la relation entre l’information et les gens.Si plusieurs professionnels se sont tournés vers le volet technologie, c’était bien évidemment par attitude défensive- plus d’argent, influence et pouvoir.Les écoles de formation ont aussi beaucoup contribué à ce changement, notamment en adoptant de nouvelles appellations y substituant bibliothèque à information, mais en étudiant le contenu de leurs programmes, il semble que technologie aurait été plus approprié.Cependant, selon l’auteur, dans un monde idéal, le bibliothécaire, peut-être sous un autre vocable, deviendrait le premier défenseur du I de Information, le Vrai gestionnaire de l’information dans une organisation.Le bibliothécaire est la meilleure ressource qui sait comment les gens utilisent l’information et comment ils pourraient l’utiliser de façon encore plus efficace.Ainsi le vrai gestionnaire de l’information cartographie l’information et les ressources du savoir dans les domaines clés de l’organisation.Il a l’expertise de rendre l’information plus intéressante et sait comment «l’emballer» efficacement pour la consommation de même que la vendre à l’intérieur et à l’extérieur de l’organisation.L’obstacle jusqu’à présent à la réalisation de ce nouveau rôle réside, selon Davenport, dans le stéréotype de la légendaire passivité du bibliothécaire.Pour changer, il faut donc assumer un rôle de leadership.Bibliothèque de Châteauguay : Retrait des frais Dans le but d’obtenir une subvention du gouvernement lui permettant d'améliorer les services offerts à sa bibliothèque publique, le conseil municipal de Châteauguay a décidé de retirer les frais d’adhésion qui étaient de 15 $ pour une famille et de 5 $ pour une personne seule.La ville devient ainsi éligible à un programme de subvention gouvernementale lui permettant d’obtenir 165 692 $, soit 4 $ par résidant.Le maire Jean-Bosco Bourcier a souligné que 44 % des 42,000 citoyens de Châteauguay étaient membres de la bibliothèque, reflétant ainsi la diversité culturelle de la ville.La municipalité espère aussi que le gouvernement va lever le moratoire concernant les dépenses pour les nouvelles bibliothèques et ainsi approuver une contribution de 3,6 millions de dollars pour l’érection d’un nouveau bâtiment permettant d’accueillir une bibliothèque de 2200 mètres carrés (comparativement à 414 mètres carrés actuellement).Le nouvel édifice permettrait de disposer de plus d’espace pour les salles de 6 Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 lecture ainsi que pour l’entreposage de volumes en plusieurs langues.Source: The Gazette, 21 janvier 1999.Bibliothécaire ou technologue?Dans le numéro de janvier 1999 de la revue American Libraries, Bernard Vavrek, professeur en bibliothéconomie à Clarion University en Pennsylvanie, se demande si la technologie n’est pas devenue un substitut à la bibliothéconomie.Il en vient à la conclusion que les technologies de l’information créent une uniformisation de plus en plus grande entre les bibliothèques.Au lieu de se différencier les unes les autres par le biais des services offerts, chaque bibliothèque semble vouloir fournir la même technologie que celle offerte par ses voisines.La rapidité à mettre en oeuvre les nouvelles technologies semble le but à atteindre.Selon Vavrek, la technologie nous empêche de penser et d’agir en fonction des questions essentielles: Quel est le rôle de la bibliothèque publique moderne?Comment les objectifs spécifiques de celle-ci doivent-ils être mis en oeuvre?Jusqu’ à quel point doit-elle répondre aux besoins exprimés par les utilisateurs?Que pensent réellement les usagers des services offerts?En raison de l’ampleur de la tâche liée à l’implantation des nouvelles technologies de l’information, les bibliothécaires n’ont plus le temps pour répondre à ces questions.Il est évident qu’établir des buts et formuler des objectifs apparaît fastidieux en comparaison avec l’excitation liée à l’ouverture de boîtes avec de nouveaux ordinateurs ou la création de pages web, mais ne serait-il pas d’abord nécessaire de savoir si les utilisateurs des bibliothèques pensent que l’avènement des technologies de l’information constitue une bonne chose?Vavrek croit que la bibliothèque centrée sur l’usager cède la place à la bibliothèque centrée sur la technologie.Le temps pour les relations interpersonnelles diminue au profit des câbles et des réseaux.Qu’en pensent les lecteurs de Corpo Clip?Source: American Libraries, January 1999.L’alphabétisation: un leadership à assumer Plusieurs études laissent croire que l’alphabétisation sera la clé pour la viabilité économique d'une communauté au XXIe siècle.Et qui de mieux que les bibliothécaires pour prendre le leadership de cette alphabétisation ?Nous offrons déjà des services facilement accessibles, un accès gratuit à l’information et un environnement confortable qui encourage l’apprentissage.L’alphabétisation comprend plus que le simple fait de savoir lire.Ce terme englobe toutes les aptitudes liées à la capacité de travailler et de fonctionner normalement en société.L'alphabétisation permet aux adultes d'augmenter leur niveau de vie et de participer plus activement à la société.Toutefois, nombreuses sont les personnes qui ne reconnaissent pas qu’elles sont analphabètes fonctionnelles.Créer des programmes destinés à améliorer les aptitudes des personnes n’étant pas conscientes de leurs propres carences constitue donc un défi de taille pour les bibliothécaires.Ces derniers sont toutefois dans une position idéale pour initier, supporter et encourager l’établissement d’un réseau ouvert de coopération entre les écoles, les organismes communautaires et le milieu des affaires dans ce but.Les bibliothécaires peuvent assumer un rôle de leadership en identifiant les ressources en alphabétisation, en formant des partenariats et en développant des réseaux permettant de supporter les besoins locaux en main-d’oeuvre alphabétisée.Avec leur expérience concernant l’éducation permanente et leur connaissance de l’organisation de l’information, les bibliothécaires peuvent faire de la bibliothèque un véritable centre de formation au sein de la communauté.Sommes-nous prêts à relever le défi?Source: American Libraries, December 1998.De quelques controverses technologiques Nous savons tous que le catalogue sur fiches devait disparaître de la plupart des bibliothèques pour des raisons d'espace et de coût.La plupart d’entre nous sommes convaincus que le catalogue informatisé est supérieur.Mais supérieur aux yeux de qui?Il faut se rendre à l’évidence que certaines personnes ne sont pas familières avec les ordinateurs et que les catalogues en ligne ne sont pas des substituts naturels aux catalogues sur fiches.Il faut aussi avouer que plusieurs des possibilités offertes par les catalogues informatisés intéressent surtout les bibliothécaires et quelques chercheurs.Plusieurs utilisateurs ne comprennent pas la logique booléenne et n’en voient pas vraiment l’utilité.Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 7 De même, plusieurs sont peu intéressés par la recherche par sujets, car ils connaissent déjà le nom de l’auteur ou le titre recherché.Bien sûr, il est normal que les bibliothèques soient légèrement en avance sur leurs usagers quant à l’utilisation de la technologie.Mais posséder une trop grande avance peut entraîner deux sortes de problèmes.Premièrement, les frictions entre les utilisateurs et les ressources informatiques peuvent créer un besoin continu de prise en charge pas à pas de l’usager.Deuxièmement, la bibliothèque peut se retrouver avec des équipements coûteux, mais peu utilisés parce que trop complexes.Il est important de se rappeler que les technologies se développent lorsque les gens en ressentent le besoin et les utilisent.Ce sont les gens qui déterminent quelle technologie va survivre et de quelle façon.Les bibliothèques doivent servir la population.Elles vont prospérer dans le futur en répondant aux divers besoins et intérêts des gens, et non en croyant savoir ce que les gens devraient vouloir et de quelle manière ils devraient acquérir leurs informations.Les bibliothèques doivent tenir compte autant des usagers préférant les outils informatisés que de ceux privilégiant les outils plus traditionnels.Source: American Libraries, January 1999.Internet pour tous Les bibliothèques canadiennes situées dans des milieux défavorisés pourront profiter du programme de subventions de la Gates Library Foundation pour les aider à brancher leur communauté à Internet en leur donnant accès à des ordinateurs et une formation technique.Un comité de planification, composé entre autres de représentants de la Canadian Library Association, de l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation, est à l’oeuvre depuis le printemps 1998.Les directives pour les demandes de financement devraient être dévoilées au début de 1999.La Fondation a été créée en 1997 grâce à un don de 200 millions $ US du pdg de Microsoft, Bill Gates et son épouse Mélinda.« Gates Library Foundation Launched in Canada », Féliciter, November/ December 1998, p.9.Deux maîtrises simultanées La School of Library, Archival and Information Studies (SLAIS) de l’Université de la Colombie-Britannique met sur pied un programme conjoint permettant aux étudiants d’obtenir une double maîtrise en archivistique et en bibliothéconomie et information.Le programme d’études est d’une durée de 2 à 5 ans et comprend des stages.« UBC Announces Joint Degree Program », Féliciter, November/ December 1998, p.10.Les bibliothèques publiques sont importantes Une étude publiée en octobre 1998 souligne que les bibliothèques publiques représentent pour les Canadiens un élément de plus en plus important au sein du réseau public d’ accès à 1 ’ autoroute de 1 ’ information.L’étude intitulée Les Canadiens, les bibliothèques publiques et l ’autoroute de l'information, a été réalisée par les Associés de recherche Ekos pour le compte de la Canadian Library Association.Les résulats sont basés sur les réponses de 1 271 questionnaires (sur les 3 500 expédiés) retournés entre février et avril 1998, soit un taux de réponse de 48 %.L’étude visait entre autres à recueillir de l’information sur l’utilisation des bibliothèques publiques au pays.Dans l’ensemble, la majorité des répondants disait avoir eu une certaine interaction avec une bibliothèque publique.Les plus grands utilisateurs se retrouvent parmi les jeunes femmes et parmi les résidants de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.Les versions anglaise et française du rapport final sont disponibles sur le site Web de SchoolNet via la page d’accueil de la CLA (http://www.cla.amlibs.ca), alors que l’on peut consulter un résumé de l’étude Information Highway and Canadian Communications Household sur le site de firme Ekos (http://www.ekos.com/ecom.htm).Leacy O’Brien, « Canadians, Public Libraries and the Information Highway Report Released », Féliciter, November/December 1998, pp.13-14.Les levées de fonds pour les bibliothèques Confrontées à des budgets réduits alors que les attentes et les besoins de leur clientèle sont à la hausse, les bibliothèques se tournent davantage vers les collectes de fonds pour diversifier leurs sources de financement.Les collectes de fonds réussies ne sont pas une simple activité occasionnelle, mais font plutôt partie d’un effort constant et systématique en vue d’améliorer non seulement les services mais aussi l’image de la bibliothèque dans la communauté.Les campagnes annuelles et la recherche de dons majeurs sont les deux 8 Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 principales approches qui permettent d’obtenir des revenus additionnels.Denham décrit brièvement certaines stratégies utilisées un peu partout au pays dans les campagnes annuelles, comme les programmes d'adoption d’un livre ou d’un périodique, la vente d’articles, les dons par legs, les activités spéciales, l’envoi postal.Les dons majeurs proviennent principalement des fondations, des sociétés et des individus.Ces dons requièrent une approche personnalisée et s’acquièrent après plusieurs années de contacts et de fidélisation.Les groupes d’amis ou d’utilisateurs qui se créent autour de la bibliothèque constituent le bassin idéal de bénévoles pour participer à la planification d’activités de financement annuelles ou pour un projet spécifique, tel la construction d’un nouvel édifice.Rudy Denham, « Fundraising for Small and Medium-Sized Public Libraries », Féliciter, November/ December 1998, pp.24-30.«Webéthique» Une nouvelle raison de rester méfiant au sujet de l’information trouvée sur le Web : à en croire le débat qui a eu lieu entre Phil Lemmons, éditeur de PC World et Lewis Perdue, journaliste et animateur du site Webethics, la frontière entre contenu éditorial et publicité est très floue sur le Web.Contrairement aux sources imprimées qui doivent utiliser la mention «publireportage» lorsque le contenu est commandité, il existe des sites qui ne font aucune mention de 1 ’ organisme ou l’entreprise qui les finance.Par ailleurs, l’insertion de liens hypertextes dans un texte journalistique ou d’information est une forme insinueuse de publicité, surtout lorsque les sites mentionnés payent pour cela.On est loin de la simple mention dans une note de bas de page! Il semblerait même, si l’on en croit l’auteur, que les moteurs de recherche eux-mêmes ne soient pas exempts de tout soupçon.Source : Robert Blondin, «Complicités incestueuses», Le Devoir, 16 novembre 1998, p.B4.Bataille des noms de domaine Depuis 1990, environ 4 000 disputes commerciales autour de la propriété des noms de domaine ont été portées devant les tribunaux.Un des facteurs majeurs de ce conflit est le monopole sur l’attribution exercé depuis 1995 par une entreprise américaine, Network Solutions Inc.Pour sortir de cette impasse, l’Internet Society et de l’Internet Assigned Numbers Authority (IANA) ont créé le Conseil des registraires (le CORE) qui propose sept nouveaux noms de domaine gérés par 88 entreprises provenant du monde entier.Le gouvernement Clinton a aussitôt répliqué par la publication d’un livre vert sur la réforme des noms de domaine qui annule les efforts du CORE et renforce la mainmise américaine.L’opposition est unanime, avec en tête l’Union européenne ainsi qu’un certain John Postel qui dirige l’IANA et contrôle la mise à jour quotidienne des adresses et des noms de domaine.Malheureusement ce dernier a rendu l’âme lors d’une opération cardiaque en octobre dernier, laissant alors le champ libre à l’administration américaine qui a reconduit le monopole de Netwok Solutions Inc.pour deux ans.Le problème reste sans solution pour l’instant et le débat est loin d’être terminé.Source : André Bélanger, «La bataille des noms de domaine», Le Devoir, 23 novembre 1998, p.B4.Marc 21 Après plus de 20 ans d’utilisation, le CAN/MARC est en train d’être remplacé par une version commune aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.Le nouveau format portera le nom de MARC 21 (pour 21ème siècle?).Grâce aux efforts qui avaient été faits pour ne s’éloigner qu’au minimum du format en usage à la Library of Congress lors de sa mise en place en 1973, il ne s’agit pas d’une refonte majeure mais plutôt d’une harmonisation qui va être réalisée en plusieurs étapes.Le format de communication pour les données bibliographiques sera disponible au début de 1999, puis viendra celui des vedettes d’autorité, celui des données sur les fonds, et enfin celui des données de classification.Le passage de CAN/ MARC à MARC 21 devrait faciliter la mise en commun des notices, diminuer le coût de conversion et faciliter la coopération bibliographique entre les pays.Source : Margaret Stewart, «L’évolution des formats de communication du MARC canadien: de CAN/MARC à MARC 21», Nouvelles de la Bibliothèque nationale, janvier 1999, p.6.Sherlock Depuis le 29 octobre 1998 est disponible un nouvel outil, Sherlock, mis en place par les bibliothèques universitaires québécoises.Sherlock a pour objectif de faciliter l’identification et l’exploitation des données numériques ou des fichiers de microdonnées (données brutes d’enquête) rendues disponibles notamment grâce à l’Initiative de démocratisation des données (IDD) du gouvernement canadien.Conçu par le Sous-comité des bibliothèques de la CREPUQ, il fournit un inventaire et une description des enquêtes, il permet de consulter toute la documentation qui s’y rattache et il facilite le transfert complet des fichiers d’enquête au poste de travail de l’usager.Dans certains cas, il permet même d’extraire des sous-ensembles de données et de préparer des analyses statistiques de base.Source : communiqué d’Onil Dupuis, CREPUQ, 29 octobre 1998.http://sherlock.crepuq.qc.ca/ Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 9 Lancement de BiblioNet Une nouvelle ressource est maintenant disponible sur le Web pour les chercheurs dans le domaine des technologies de l’information et des communications.Il s’agit de BiblioNet lancé en janvier 1999 par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et mis sur pied par l’Institut canadien de l’information scientifique et technique (ICIST).Il vise à améliorer la compétitivité des entreprises canadiennes de ce domaine en réduisant le temps et les coûts de recherche et développement.L’adhésion annuelle donne accès aux actualités industrielles, aux événements à venir, à des bases de données (incluant INSPEC), des tables des matières, un service de veille et aux articles des principaux périodiques professionnels et de recherche.Source : communiqué du CNRC, 4 janvier 1999.http://www.nrc.ca/biblionet/ Numérisation des archives La numérisation des archives et leur stockage sur cédéroms accessibles automatiquement du poste de travail de l’usager (l’employé d’une compagnie par exemple), n’est pas si loin qu’on le pense.Il existe plusieurs entreprises au Québec qui se spécialisent dans cette technologie, et plus particulièrement Central Microsystèmes, de LaSalle, qui a acquis les droits d’adaptation du logiciel Laserfiche conçu par Compulink Management Center, aux Etats-Unis.Ce logiciel permet de numériser, d’emmagasiner et surtout de rechercher rapidement les documents qui sont non seulement numérisés, mais passés à la moulinette de la reconnaissance optique de caractères, permettant alors d’effectuer une recherche sur leur contenu.Le service antidrogue de la Gendarmerie royale du Canada l’a déjà adopté pour permettre à ses employés d’accéder à des dossiers à distance de façon quasi-instantanée.Source : André Salwyn, «Des documents d’accès facile», Le Devoir, 11 janvier 1999, p.B4.10 Les «ramasseux» au secours de la BNQ Pour compléter ses collections auxquelles il manquerait de 30 à 50 milliers de titres, la BNQ fait appel aux «ramasseux» de tout le Québec, pour qu’ils fouillent leurs caves et leurs greniers, à la recherche de documents publiés au Québec et qui auraient échappé au dépôt légal (instauré en 1968).L’opération avait déjà été entreprise en 1992 pour la région de Montréal.Elle avait alors permis de mettre la main sur 25 000 documents jugés intéressants par les autorités de la BNQ.La collecte a lieu les 5, 6 et 7 février 1999, aux trois adresses montréalaises de la BNQ et dans les SAQ en dehors de Montréal.Source : Marie-Adrée Chouinard, «Appel aux «ramasseux» du Québec», Le Devoir, 19 janvier 1999, p.B7.Le catalogage des publications électroniques à la Bibliothèque nationale du Canada En 1994, la Bibliothèque nationale du Canada a commencé le catalogage des publications électroniques en ligne lors d’un projet pilote.Cependant, il n’est ici question que des publications à distance, telles que celles pouvant être trouvées sur le Web.La Bibliothèque favorise en premier lieu les publications électroniques du gouvernement du Canada, mais elle acquiert aussi de manière sélective les publications en série produites par des éditeurs canadiens et les gouvernements provinciaux.En ce qui concerne le traitement de ces publications, on leur attribue un ordre de priorité et un niveau de catalogage en fonction des mêmes critères qui conviennent aux autres types de publications.La primauté est allouée aux ouvrages canadiens entrant dans les champs d’intérêt favorisées par la Bibliothèque, soit la littérature, l’histoire, la musique et la bibliothéconomie canadiennes.Chaque publication électronique archivée par la Bibliothèque nationale est ensuite versée dans AMICUS, le catalogue en ligne de la Bibliothèque, en plus de paraître dans Canadiana, la bibliographie nationale du Canada.De plus, conformément aux principes des Règles de catalogage anglo-américaines (RCAA2), la Bibliothèque nationale crée une notice bibliographique différente pour une publication électronique qui existe aussi sous forme imprimée.Par contre, une notice unique est produite dans le cas d’une publication à distance ayant été archivée sur plus d’un support électronique.En raison de l’aspect changeant d’Internet, il est désormais facile pour les éditeurs de revoir un document afin d’y faire des corrections après sa publication.Par exemple, l’adresse URL de l’éditeur peut changer sans avis préalable.Ainsi, les catalographes de la Bibliothèque nationale s’assurent de l’actualité de l’URL des exemplaires archivés par la Bibliothèque, mais ils ne mettent toutefois pas à jour l’URL de l’éditeur dans les notices bibliographiques.Il est donc intéressant d’être à l’affût d’un nouveau domaine de catalogage, bien qu’il soit difficile de suivre le rythme des transformations qui se produisent dans l’édition électronique.Source : Sharon Reeves, Nouvelles de la Bibliothèque Nationale, oct.1998, vol.30, no 10.Deux nouvelles normes internationales L’organisation internationale de normalisation (ISO) vient de publier une nouvelle norme internationale traitant des références bibliographiques des documents électroniques, ainsi qu’une nouvelle version des règles internationales pour l’abréviation des titres de publications.Ainsi, la norme ISO 690-2 :1997, intitulée Information et documentation -Références bibliographiques - Partie 2 : Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 Documents électroniques, complets ou parties de ces documents, indique les éléments à insérer dans les références bibliographiques aux documents électroniques.Cette norme précise, entre autres, l’ordre dans lequel les éléments doivent être insérés et les conventions de transcription et de présentation de 1 ’ information.Chaque type de documents est illustré par un exemple.La norme ISO 690-2 est en fait un prolongement de la norme ISO de base publiée en 1987 intitulée ISO 690, Documentation -Références bibliographiques - Contenu, forme et structure.La seconde norme publiée dernièrement, ISO 4 : 1997, Information et documentation - Règles pour l’abréviation des mots dans les titres et des titres de publications, sert de base pour l’abréviation des mots dans les titres utilisés par le réseau international des organismes de l’ISSN.Cette nouvelle norme s’applique en particulier aux publications en série, mais peut aussi être utilisée dans d’autres types de documents.Ainsi, le réseau de l’ISSN a créé une Liste des abréviations des titres de publications en série qui est constituée de plus de 45 500 entrées en 50 langues.Source : L'Ecluse, vol.10, no 2-3.Le droit d’auteur et la technologie Dix après la première révision en profondeur depuis des années de la Loi sur le droit d’auteur, de nouvelles modifications sont à l’ordre du jour.Ces transformations étaient nécessaires en raison des nouveaux développements technologiques pouvant porter atteinte au droit d'auteur.Le gouvernement canadien, en décembre 1997, a signé deux accords internationaux, le Traité de l’OMPI sur le droit d’auteur et le Traité de l’OMPI sur les interprétations et exécutions et les phonogrammes, lors de la conférence diplomatique tenue à Genève par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).Au moment de la signature, le gouvernement canadien a exprimé son intention de modifier la Loi sur le droit d’auteur afin de respecter ces accords.La Loi sur le droit d’auteur s’applique déjà à la protection des programmes d’ordinateur, aux compilations de données qui respectent les critères d’œuvres originales et au droit d’autoriser la location de programmes d’ordinateur.Par contre, pour suivre les dispositions des nouveaux accords de l’OMPI, le Canada devra changer sa Loi sur le droit d’auteur en ce qui a trait à la protection des droits dans un contexte numérique.Ces nouveaux accords portent principalement sur les sanctions juridiques contre la neutralisation des mesures techniques élaborées pour protéger les œuvres sur support numérique.De plus, un document de travail effectué pour les ministères du Patrimoine canadien et d’industrie Canada propose deux options en ce qui concerne la mise en application des mesures canadiennes de conformité aux accords de l’OMPI et les dispositifs de neutralisation de la protection.La première option rendrait illégale toute neutralisation de moyens technologiques visant à porter atteinte au droit d’auteur.La seconde option rendrait quant à elle illégale la fabrication, l’importation ou la distribution de tout dispositif ou mesure destinés à limiter la reproduction d’une œuvre.Cette seconde option va au-delà des accords de l’OMPI puisqu’elle rend illégal tout dispositif qui pourrait contourner les moyens de protection.De surcroît, les accords de l’OMPI prévoient également un « droit de communication au public », qui consiste à rendre toute œuvre accessible à chacun au moment et à l’endroit désiré.Ce droit donnerait donc la possibilité de numériser des œuvres pour les rendre accessibles par l’entremise d’Internet.L’adhésion du Canada aux accords de l’OMPI pourrait entraîner de lourdes conséquences pour les bibliothèques.En effet, les exceptions s’appliquant aux bibliothèques et les dispositions concernant « l’utilisation équitable » ne sont pas assurées pour le futur.Les bibliothèques pourraient être considérées comme portant atteinte au droit de communication au public du détenteur du droit d’auteur.Selon les milieux bibliothéconomiques, la législation sur le droit d’auteur ne devrait pas tenir compte de la technologie afin que les développements technologiques n’altèrent pas les droits des utilisateurs à un accès raisonnable aux œuvres protégées.Les intérêts des détenteurs de droit ne doivent pas faire oublier les intérêts du public.Source : Torn Delsey, Nouvelles de la Bibliothèque Nationale, nov.1998, vol.30, no 11.Écrivez-vous « Web » Récemment, sur la liste de discussions Online Writing, avait lieu un débat portant sur l’existence d’une écriture spécifique sur le Web où il était rappelé qu’une étude de Jakob Nielsen avait démontré que nous lisons 25 % moins rapidement à l’écran que sur une feuille de papier.Ainsi, il est dit qu’un bon texte sur le Web doit orienter le lecteur avec de l’information contextuelle, l’informer clairement et lui donner une façon de réagir.Il est aussi recommandé de personnaliser son propos et de s’adresser directement au lecteur, en évitant l’arrogance.Parce que les internautes ne lisent pas une page, mais la survolent à la recherche de points de repère, Jakob Nielsen suggère de créer des textes qui se lisent rapidement en surlignant les mots clés, en intercalant des sous-titres utiles, en ajoutant des listes thématiques, en se restreignant à ne développer qu'une idée par paragraphe et en se bornant à écrire des textes plus courts que dans un média écrit traditionnel.De plus, il est important d’écrire dans un style simple, qui aborde rapidement les faits.Toutefois, il est intéressant de noter que cette étude de Nielsen ne fait pas l’unanimité et qu’elle a été furieusement réfutée sur la liste Online Writing.Source : Le Devoir, 4 janvier 1999.Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999 11 par Daniel Boivin A I'agenda 19 mars 1999 29 au 30 mars 1999 24 au 26 mai 1999 Montréal, Québec Toronto, Ontario Pasadena, Californie «La gestion du courrier électronique» Canadian Online Information AS IS 1999 Mid-Year Conference Programme de form, continue - EBSI Summit "Evaluating and Using Networked Rens.: EBSI Tél: (416) 488-7372 Information Resources and Services" Tél.: (514) 343-5753 www.flexnet.com/~infohiwy Rens.: www.asis.org/conferences/ my99call.html 19 mars 1999 8 au 11 avril 1999 Montréal, Québec Détroit, Michigan 19 au 21 mai 1999 «L’impact du Code civil du Québec «Racing Toward Tomorrow» Montréal sur la constitution de la mémoire ACRL 9th National Conference 28e Atelier sur la formation collective» Rens.: Marc Barrette www.ala.org/acrl/call documentaire (AAFD) Tél.: (514) 259-6911 ou «Le processus d’intégration de la y ves_lapointe @ sy mpatico.ca 12 au 13 avril 1999 formation documentaire dans le Toronto, Ontario curriculum en partenariat avec nos 19 mars 1999 Netlaw 99 collègues enseignants» St-Hubert, Québec Rens.: (416) 927-1563 www.library.mcgill.ca/wilu/aafd.htm «Les facteurs de réussite pour réaliser mktg@cicomm.com et promouvoir son site WEB» 26 mai 1999 Journée de formation de la C.B.P.Q.16 avril 1999 Montréal, Québec Rens.: C.B.P.Q.Montréal, Québec Activité précongrès de la C.B.P.Q.Tél.: (514) 845-3327 «Principes de veille stratégique» en partenariat avec l'Institut OCLC Programme de form, continue - EBSI Gestion de l’accès aux connaissances 25 au 31 mars 1999 Rens.: EBSI (Knowledge Access management) Vancouver, B.C.Tél.: (514) 343-5753 Rens.: C.B.P.Q.Art Libraries Society of North Tél.: (514) 845-3327 America 27th annual conference 21 mai 1999 Rens.: Sheila Wallace Montréal, Québec 27 au 29 mai 1999 Tel.: (604) 844-3835 «L’analyse documentaire des images Montréal, Québec non artistiques» «Le bibliothécaire dans la grande 26 mars 1999 Programme de form, continue - EBSI famille des professions de Montréal, Québec Rens.: EBSI l’information» «Courrier électronique : service à la Tél.: (514) 343-5753 30e Congrès de la Corporation des clientèle et outils d’aide à la référ.» bibliothécaires professionnels du Québec Journée de formation de la C.B.P.Q.Rens.: C.B.P.Q.Rens.: C.B.P.Q.Tél.: (514) 845-3327 Tél.: (514) 845-3327 lnteractif.com : Marketing interactif & stratégie Internet D’après un sondage conduit par Yankee Group auprès d’entreprises canadiennes, 70 % d’entre elles détenaient un accès direct à Internet et 41 % avaient un site corporatif.Cependant, une enquête menée par Jupiter Communications démontre que la majorité des grands sites Web répondent de façon inadéquate, pas assez rapidement ou pas du tout, aux messages électroniques de leurs visiteurs.La plupart des sites Web n’ont pas prévu de structure de traitement des questions reçues par courrier électronique, ce qui finit par nuire à leur image de marque.L’enquête suggère donc l’utilisation d’outils de gestion de la connaissance pour répondre à toutes les questions et estimer le temps nécessaire au traitement de la requête.Il est ainsi démontré que 42 % des grands sites Web peuvent mettre plus de 5 jours pour répondre à leurs messages, ne répondent parfois pas ou n’ont tout simplement pas de possibilité de contact.Les sites de distribution sont ceux qui présentent le plus haut pourcentage de réponse en moins d’une journée aux questions de leurs visiteurs véhiculées par courrier électronique, soit 54 %.En contrepartie, pour 19 % des sites de voyages testés, les réponses aux questions mettent au moins 3 jours à parvenir au visiteur.Source : Chroniques Internet : divers, p.2.12 Corpo Clip No 138 janv.fév.mars 1999
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