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Titre :
Les herbes rouges
Éditeurs :
  • Ville Jacques-Cartier, Qué. :Les herbes rouges,1968-[1993],
  • Montréal :Les herbes rouges
Contenu spécifique :
No 126
Genre spécifique :
  • Revues
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Les herbes rouges, 1984, Collections de BAnQ.

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herbes rouges l. les herbes rouges ISSN 0441-6627 ISBN 2-89272-010-9 Directeurs: François Hébert Marcel Hébert André Roy Adresse: C.P.81, Bureau E, Montréal, Québec, H2T 3A5 Abonnement: 10 numéros, 20,00$ Distribution: Messageries littéraires 900 est, rue Ontario, Montréal, Québec, H2L 1P4 Tél.: (514) 525-2811 Distique 9, rue Édouard-Jacques 75014 Paris, France Membre de l’Association des éditeurs de périodiques culturels du Québec Dépôt légal: 2e trimestre 1984, Bibliothèque nationale du Québec ©les herbes rouges et André Roy, 1984 ANDRÉ ROY NUITS du même auteur revue les herbes rouges N’importe qu’elle page, no 11, 1973 Vers mauve, no 28, 1975 D’un corps à l’autre, no 36-37, 1976 Corps qui suivent, no 46, 1977 Le Sentiment du lieu, no 62, 1978 Petit Supplément aux passions, no 79-80, 1980 Monsieur Désir, no 88-89, 1981 Les Lits de l’Amérique, no 116-117, 1983 i éditions Les Herbes Rouges L’Espace de voir, 1974 En image de ça, 1974 Les Passions du samedi, 1979 autres éditeurs Formes.Choix de poèmes, Atelier de l’Agneau (Belgique), 1977 Marguerite Duras à Montréal (textes réunis et présentés par Suzanne Lamy et André Roy), Éditions Spirale, 1981 La Leçon des ténèbres, Ecbolade (France), 1983. L'étoile ne saura jamais rien de l'amour que Importe le néant.Botho STRAUSS CHUTES Le corps porterait ce monde avec sa lumière déguisée: le tombeau de la voix et l’heure interminable de la nuit des morts vivants («Mais qui a un corps?») Toujours, quelque part, le massacre de l’espace et la souffrance du désert.5 CHUTES «Comment tombent les corps* dans le nœud des lumières dont on ne sait quoi faire?» L’espèce inconnue comme une image détournée d’un tremblement de terre au temps rapide de la terreur.*.dans les films de Fritz Lang?6 CHUTES III Violence accélérée.Le corps aurait tort à un certain moment.La ville reste au même endroit quand le désert rejoint la mer.La chute emportera avec elle l’histoire invisible de notre mémoire qui ne grandira jamais.7 CORPS On n’imagine pas les monstres* seuls comme l’eau, on imagine leur vie comme un commentaire: la rivière sans repos, la souillure qui nous menace corps perdus, déjà comptés, du côté de notre éternité.* Freaks de Ted Browning. CORPS L’ombre qu’on ne voit pas, l’espace qui a quitté ses proportions dans une jalousie muette, c’est déjà l’histoire fragile de la flaque d’eau où se noie le cinéma, le drame des revenants par lequel bâille notre vérité infirme.9 CORPS III Le monstre nous choisirait (c’est déjà l’infinie enfance des animaux, là où Dieu s’épanouit): ce corps petit qui n’a que nos rêves pour fuir comme la lumière sous l’océan inaudible.10 ENFANCES Sous l’obscurité et l’équilibre, le vide en larmes: la vue sera jetée très loin du lit, là-bas comme savoir («Quelle mobilité?— Celle de la planète agitée, celle du dernier silence et de la chute de l’œil.») La roue où s’épuisent les énigmes, la pellicule endormie. ENFANCES jj Léger passage de Dieu, l’image debout («Lequel?— Celui qui, dans le cercle de l’ombre, Se recompose à l’ordre de mon regard.Voici l’enfant qui apparaît au troisième plan, recommencé depuis mon sommeil.») Dans la roue de la pourriture de Son regard.12 ENFANCES III Plus Haut que les murs, la pluie, l’orage immédiat, devant devant l’enfant tué par les fantômes, son désir au plus près de son ombre, rejeté dans la nuit, Dieu Se tient à gauche de l’écran.13 HALLUCINATIONS Dans la nuit parfaite où se dicte le plaisir, les corps suspendus dans la méconnaissance de leurs désirs ressemblent au meurtre que les questions ne posent pas.Au matin, on enlève du lit les morts un à un.14 HALLUCINATIONS Musée des hallucinations: le même paysage ancien quand les images s’ouvrent sur la fatigue des objets qui se substituent à nos rêves.L’espace est animé de métaphores en noir et blanc.15 HI HALLUCINATIONS Après la lumière, que ce ciel couvert d’écailles, cet arbre derrière la porte ou cette pluie ensanglantée soient arrachés à l’écran pour que les corps, un à un, se détachent du temps sans cause et sans couleur! 16 LUMIÈRES j Je dirai la distance aveugle de la lumière quand, dans l’espace définitif du rêve, jetée sous tes yeux, elle est la brûlure de tes fantômes.17 LUMIÈRES Les images tatouées du corps, plus meurtrières que les couteaux pointés vers la nuit depuis longtemps, permettent à tes animaux de cracher des hiéroglyphes de sang. LUMIÈRES HI («Qu’est-ce qui te touche sinon la peau entaillée, l’ombre de la balle comme une lumière au centre de ton corps?») Image mutilée d’un monde qui retourne la chair contre le chiffre de tes désirs.19 MUSIQUES Le ciel tendu comme une musique*: à même ce bleu ralenti, cette course vers l’angoisse; dans la peur qui a déjà eu lieu, la peur nue comme l’ivoire, le sexe ne tremble plus.* Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard. MUSIQUES À la fois chaîne et machine, tournent II • l’émotion, le paysage et la vitesse vue de dos: «La musique descend entre deux corps.» Ce qui est dit, l’image, l’usine du réel et le son muet de l’amour.21 MUSIQUES III Ce que demande l’écran (puisque le ciel atterrit avec légèreté entre deux arbres): que la nuit énumère son désespoir sans limite, la fuite des atomes trop lents et les explosions vertes.Que l’exil soit dans le paysage même.22 REGARDS Sauf le regard, l’oubli devant la mer déjà sur le point de s’effondrer: le masque de la mort et la lumière appuyée sur le corps qui tombe encore.23 REGARDS Sauf le désir, le regard transpire devant la nuit qui dérive le long des siècles: le chiffre du ciel et le corps au centre de la nuit qui se soulève.24 REGARDS III Tout au corps, sauf que dans le dos glissent les dates et les sexes, ce qu’on appelle la blessure de la mer, la syllabe du ciel et les atomes du regard qui se brisent sur nous.25 SANGS Par où passent le sang, la grenade ailée, le bourreau ne cesse de frapper nos yeux où se cachent nos crimes, parce qu’il nous ressemble.Masse, masque ou le sommeil sans savoir.26 SANGS Planète qui vieillit, à la surface incertaine, le sang change de place, brouillard lent, qualité supplémentaire de la nuit, quand jamais ne dure notre amour.Mélodie, mobilité ou le voyageur avec votre voix.27 SANGS III Pour le dormeur éveillé, l’oiseau dans la bouche, cri non reconnu, la formule du désir tache ses yeux sans que ne subsiste une seule image de moi.Écran, écho ou grandit en nous l’ombre de notre propre désastre.28 SEXES De l’usage du visible et de la chaîne des sentiments, une possible mémoire qui nous sépare du monde.«Il fallait que tous les personnages, incertains jusque dans leur sexe, soient au centre de nos malédictions.» 29 SEXES À l’heure inexacte de l’amour quand l’hallucination se raidit, ils n’ont d’intentions que du monde, alors que l’ultime vérité que l’ombre soulève, ce sont nos yeux impitoyables.30 SEXES III Mais les corps déclinés dans leur désir, mais la cause du désir, ce sont les maladies de l’espèce, et l’écran de se fermer sur le sexe somnambule.31 TEMPS Il dit le temps, lorsque le corps occupé inutilement, le repos et la fatigue lui tournant le dos dans la nuit imprimée.(«Quelle heure?— Celle de la lumière qui nous troue dans son vacarme.») L’image crue au bout des doigts. TEMPS Tous les membres, cet écho d’autrefois et une main soudainement arrêtée dans son couteau, nous espérions que la mort ressemble à Hitchcock comme la mère assise dans le fauteuil*.* Psycho.33 i III TEMPS Le cri, lorsque le secret heurte la nuit ajoutée, touchent nos yeux la plaie du visible, le crime furieux que nous portons en nous.(«Quel réel?— Le temps, simultanément, dans nos corps, obstiné.») 34 TÉNÈBRES On voit cette poussière, cette fumée qui n’habille rien, on voit, brûlantes, cruelles, les espèces qui grondent dans la nuit.Lumière détruite passe par la chambre. TÉNÈBRES C’est pourquoi une chambre ne s’embrase qu’en son milieu, que nuit détachée est fiction nue: tableau, temps, désastre, parce que passe l’étranger sensible aux ténèbres. TÉNÈBRES III Réel exténué: la nuit bascule autour de nous, chaleur indiscrète de la lumière au moment où l’on nous mord la gorge: les images montent autour de nous, dans la souffrance du temps, dans les linges du désir défait.37 VISIBLES Pourtant ce monde tient ensemble, le centre, la gravité obligatoire de Pair et l’arpenteur du visible dans la boule de cristal*.Pourtant qu’une partie de ce monde, ses couleurs attachées à notre corps, disparaît.* Citizen Kane d’Orson Welles.38 VISIBLES Il faut pourtant qu’il s’efface, les dés absolument jetés («Longtemps je n’ai pu sortir de l’écran.») Avec le mystère, les accidents, la course, une géologie tout entière derrière les yeux, je suis dans une éternité perdue d’avance.39 VISIBLES III Cependant que les leçons du visible («Je suis dépouille, neige, épouvante») au centre du corps se tiennent muettes, assurent que j’irai voir ce monde qui me touche de tout le poids de sa blancheur.40 vous* «Vous voyez, vous regardez ce que jamais vous n’avez vu: la pluie derrière vous, la mer absente, le désir de succomber et cet air qui remplit l’écran désaffecté.» vous* «Vous regardez, vous souffrez de ces étendues qui se ferment sur le savoir du film, que Dieu mente avec Ses guerres, que vous m’ayiez aimé comme si ce dernier jour ne portait plus mon nom.» 42 vous* III «Vous restez parce qu’avec votre propre désir vous me voyez; la pluie, le sable, le vent dans leur éternité qui vous porte, dans l’image qui passe devant vos yeux, lorsque vous avez peur de moi en me regardant.» De juin à octobre 1982.*L'Homme atlantique de Marguerite Duras. Maquette de couverture: André Roy Photocomposition: Atelier LHR Impression: Les Ateliers Graphiques Marc Veilleux Cap-Saint-Ignace Imprimé au Québec, Canada : *?'U «V (?'.'.•'KS i/>5, y # ¦ Î ^.' i, V : '• '¦ : ' .' ,¦
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