La presse, 24 janvier 1918, jeudi 24 janvier 1918
[" FETE DU JOUR: Conv.de St Paul Soleil: lever, 7 h.27; coucher, 4 h.66.Lune: (1er quartier) lever, 2 h.36; coucher, 6 h.47.\t___ 1,209e JOUR DE LA GUERRE TEMPS PROBABLE : Beau et modérément froid.34me ANNEE\u2014No 69 Le plus fort tirage des journaux du Canada touft entier, plus de 140,000 copies par jour EDITION QUOTIDIENNE\u2014MONTREAL JEUDI 24 JANVIER 1913 LA PRESSE, J1KRT1 *\u2019 vocable* diena-fr des pai - r; monde ) ^ \u2014 faibles £ Z pour le C r* rer qu* ^ par so1 w- ^ le chai.& rer '« telle qu'établie par Trefflé **y, est une institution Irré-vouée aux intérêts cana> : catholiques; indépendants tiques, elle traite tout le ice, protege les petits et les 4s grands et les forts, lutte jtre ie mal,tient plus à éclai-ner, fait rayonner la vérité ht service d'information, est )s réformes pouvant amélio* s classes sociales.IX { UN CENTIN à Montréal et dans la banlieue.F LA CAPITALE DE L'AUTRICHE EST EN REVOLU LA MOTION FRANCOEUR SIR LOKR SB nus RESTER DIS |f NOMINATION FEDERALE jj Le premier ministre fait un éloquent exposé i notre situation dans la Confédération canadienne, en s\u2019appuyant sur les leçons du passé, et affirme que nous devons nous attacher à développer et affermir ce système de gouvernement.M.FRANCOEUR RETIRE SA MOTION (X>u correspondant de la PRESSE) Québec, 24.\u2014Après un brillant discours de Sir Lomer Goulu en faveur du maintien de la Confédération Canadienne, M.Francoeur, auteur de la fameuse motion qui a fait couler tant d\u2019encre et parler tant de monde, a retiré sa motion hier ¦ ï après-midi, à l\u2019Assemblée Législati-\u2018 J\t.\tve, se disant satisfait des expres- LE LT.-COL.MacTAGGART, M.D.qui | sions d\u2019opinions données au sujet fera partie du bureau dont la décision ga motion.sera finale quant à l\u2019examen médical j\t,\t.\ttx des conscrits.\t| Le premier ministre a parlé de- -\tvant une assistance énorme.Des \u2014 centaines de personnes n\u2019ont pu pénétrer dans l\u2019enceinte parlemen-1 taire.Sir Lomer Gouin a parlé avec | son éloquence des meilleurs jours, i Interrompu à plusieurs reprises par le chef de l\u2019Opposition, il a riposté par des répliques cinglantes qui ont | été accueillies par des applaudissements frénétiques.Sir Lomer Gouin a parlé en homme d'Etat.Il a fait le discours attendu, qui aura sans doute un retentissement considérable par tout le Canada.Pour lui, les attaques injustes lancées contre la province de Québec ne sont pas l\u2019expression de la majorité de nos concitoyens d\u2019origine anglaise et l\u2019on ne doit pas faire autre chose que les mépriser.En homme qui connaît parfaitement son histoire politique, il a retracé les origines de la Confédération et il a fait l\u2019éloge des Pères de la Confédération, disant que, s\u2019il eût été à leur place, il n\u2019eût pas agi autrement et ajoutant que, si cela était h recommencer, il serait prêt à faire la même chose.Voici donc fini le débat sur la fameuse motion Francoeur qui aura servi à faire connaître des sentiments qu\u2019il était intéressant de connaître.Nous publions ici un résumé du discours de Sir Lomer Gouin, préparé d\u2019après ses notes: Il faut trois grandes malles pour contenir celui de Solo pacha.DE QUOI SE COMPOSENT LES 3 DIVERSES PARTIES Paris, 24.\u2014 L\u2019affaire Bolo est en l\u2019état.Le dossier de l\u2019instruction du capitaine Bouchardon est énorme : il ne comprend pas moins de \u201csix mille cotes\u201d emplissant trois grandes malles.Le tout a été transmis au gouverneur militaire de Paris.Le président du conseil de guerre devra prendre connaissance de ce dossier pour savoir comment diriger les débats.Le commissaire du gouvernement, lui, aura à l\u2019étudier plus à fond, de même que les défen-eeurs de Bolo.Devant le conseil de guerre les avocats n\u2019assistent qu\u2019au Une dépêche annonce que les\u2019 émeutiers ont organisé un gouvernement provisoire.ce m i ::::::: Le peuple déclare vouloir se débarrasser du joug allemand.UNE SOMMATION DE L'ALLEMAGNE AU PEUPLE RUSSE .2 LA GiiEüE EUE .Le Kaiser exige que la Cour** NOMINATION FEDERALE |]j lande et les provinces de la Baltique lui soient cédées.EN NOUVELLE-ECOSSE Et Sir Lomer rappelle qu\u2019en 1886, l\u2019honorable M.Fielding, alors premier ministre, proposait que la Nouvelle-Ecosse sortit de la Confédération.Et il cite la résolution suivante, qui fut adoptée par une majorité de huit voix.La résolution Fielding comportait qu\u2019antérieurement à l\u2019union des Provinces la Nouvelle-Ecosse était dans une position financière florissante; que, d\u2019après les termes de l'Union, les principales sources de revenus avaient été abandonnées au gouvernement fédéral; qu'au temps de l'Union, de graves objections avaient été soulevées quant aux conditions financières faites à la Nouvelle-Ecosse que l\u2019on déclarait insuffisantes pour subvenir aux dépenses de tous les services dont le gouvernement provincial devait garder le contrôle; qu\u2019un appel avait été transmis au gouvernement impérial pour lui demander de rappeler l\u2019Acte d'Union en autant que la Nouvelle-Ecosse était liée; que let, gouvernement impérial avait prié le gouvernement du Canada de bien ; vouloir modifier tout ce qui pouvait porter préjudice aux intérêts de la Nouvelle-Ecosse; que le gouvernement canadien ne s\u2019était jamais rendu à ce désir, etc.; que la Chambre avait déclaré son opinion de façon à ce que les candidats aux élections prochaines soumissent au peuple de la Nouvelle-Ecosse cette importante et vitale question d\u2019une séparation d avec le Ccnada.\t[SIR LOMER GOUIN, qui a exposé toute la question de nos relations avec Un débat s eleva à ce sujet et la\tJes autrcs provilK.es de la Confédération et s\u2019est prononcé eu faveur A Suivre sur 13 paoe 17 j\tdu maintien de ce système de gouvernement.LE BILL DE MONTREAL DISCOURS DE SIR LOMER GOUIN Monsieur l\u2019Orateur, J\u2019ai suivi avec attention l'intéres- j sant débat qui se poursuit sur la j question qui est soumise à notre considération.J\u2019ai écouté ave: j grand plaisir tous mes collègues qui ont parlé sur cette question et j je les remercie pour la haute éloquence dont ils nous ont donné le f charme.Vous le savez, Monsieur l\u2019Orateur, on redoutait beaucoup c® débat dans LES SUGGESTIONS IE MANOUENT PAS gUCllU\tU.V W X, M.I.O H «.j.VV.v.\t-( - -I- - - premier et au dernier interrogatoire les autres provinces.Mais après des prévenus, de sorte qu\u2019ils ne suivent point, comme devant la justice civile, l\u2019instruction pas à pas.On annonce que c\u2019est dans la première quinzaine de février que commenceront les débats.Le dossier est composé de trois parties.La première est consacrée aux relations Bolo-Abbas Hilmi commencées en juin 1914 à Paris.La deuxième partie a trait à la combinaison Bolo-\u201cJournal\u201d, aux contacts Bernstorff et aux dix millions de la Deutsche-Banlc.Enfin la troisième partie est consacrée k l\u2019emploi des fonds recueillis Suisse et en Amérique.Au cours de son .nstruction, le capitaine Bouchardon a entendu près d\u2019une centaine de témoins.Mais une vingtaine seulement seront appelés k venir dépose, devant le conseil de guerre.T AIDER LES IRLANDAIS Londres, 24.\u2014 Le cor» spondant du \u2018Telegraph\u2019, Dublin, écrit» \u201cUn rap->rt de Washington disant ie les Etats-Unis sont £ts à prêter 20 millions : livres sterling à l\u2019Irlan-: pour lui permettre d\u2019ob-nir l\u2019autonomie la plus impiété et que les capitales placeront leurs fonds ms la Verte Erin, si le pro-ème irlandais est réglé\u2019*, 1 mis en vedette par les urnaux d\u2019Irlande.Ce rap->rt a produit une grande ipression.avoir entendu tout ce qui s\u2019est dit dans cette chambre, je puis dire que jamais une discussion ne fut faite avec autant de dignité.J'ai maintenant quelques remarques à faire à mon tour.Je vous demanderai votre indulgence non pas que je sois embarrassé de l'opinion que je dois exprimer, car elle est bien art-êtée dans mon esprit et depuis longtemps.Et le chef de l\u2019opposition d\u2019ailleurs m\u2019a facilité la tftche en me traçant les grandes lignes de mon discours et en poussant même la condescendance jusqu'à en en | préparer la conclusion.Je sais que je ne pourrai m\u2019élever à la hauteur de l\u2019éloquence de mes collègues qui ent parlé sur cette question, mais je sais qu\u2019ils ne me ménageront pas l\u2019attention généreuse qu\u2019ils m\u2019ont toujours acordée.La motion Francoeur se lit comme suit: \"Que cette Chambre est d\u2019avis que la province de Québec serait disposée à accepter la rupture du pacte fédératif de 1867 si dans les autres provinces, on croit qu\u2019elle est un obstacle à l\u2019union, au progrès et au développement du Canada.\u201d LES MOTIFS DE M.FRANCOEUR L'honorable député de Lotblniè-re a exposé les motifs qui l\u2019ont porté â proposer cette motion.Il f voulu répondre aux paroles injurieuses, aux articles injustes parus dans | certaine journaux.Je sais qu'on a j prétendu que ce n'était pas là son seul motif.On a dit qu\u2019il était inspiré par le dépit devant le résultat de la dernière élection.On a prétendu aussi qu\u2019il voulait par cette motion attaquer Je gouvernement fédéral.On a ajouté enfin qu'il y avait dans cette demande quelque chose qui frise la déloyauté, et c\u2019est ce qui ' m'étonne le plus.Je me demande pourquoi on irait croire cela.Ceux qui ont lu l'histoire et qui ont suivi les événements .trouveront sans doute cette critique \u2019 injuste.Mais nul ne sait encore quel gouvernement aura la ff Un»«iU.T.ni.rmm.r métropole.\u2014Quant aux terres en cuhure.-U ji\tFE0ER11E voix ouvrière.\u2014La ligue des propriétaires.\u2014 Ce qu\u2019elle propose.) AJOURNEMENT A MARDI (Du correspondant de la PRESSE) Québec, 24.\u2014 On n\u2019en finira pas cette semaine avec le bill de Montréal.Ce matin, lorsque le comité des bills privés de l\u2019Assemblée Législative s\u2019est remis à l\u2019oeuvre, le maire Martin a demandé que l\u2019étude de ce bill ne fut continuée que jusqu\u2019à midi, pour s\u2019ajourner ensuite à la semaine prochaine.Cette demande a été accordée.AUTOUR D'UNE CLAUSE On a discuté longuement la clause 43 qui dit: \u201cNonobstant tout règlement, résolution, contrat ou loi à ce contraires, les terres en cultures dans la cité de Montréal seront à compter de la mise en vigueur «le la présente loi, évaluées, pour toutes fins ¦nuniripales et scolaires quclcon-
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