La presse, 19 août 1893, samedi 19 août 1893
[" HUIT PAGES J?.CI HCl ri NEUVIEME ANNEE-No 245 MONTREAL, SAMEDI 19 AOUT 18e 3 UN \u2014 (iSXiï *.-1 'mm ! wr m !\u2019 'i 4 fA.\t-J , -t - -J F ^r'j: Le roiiroim#inent \u2014 Un»; »*int\u20ac «\u2022« r uion.** rommv il ne \u2022 eu einii jmnaii va «ou» L* «-«lotie de» < icux.i.k \\ u»t)Li;o\\ in peiple Mardi dernier, le 15 août, était U 8aint*Napoléon, ou, pour parler plu* correctement le jour anniver-Hatre de la naissance de Napoléon 1er.Le retour de cette date, en France, e«t salué chaque ann e par des banquets auxquels, tout naturelle- I ment, ne s'assoient, que les bona- ! fiartlstes.Au 1 unada si ia St Napo-éon passe inaoerçoe, l'épopée Napoléonienne n'en compte pas moins pour admirateurs tous ceux qui la connaissent ; aussi le lecteur nous \u2022aura-t-il gré, croyons-nous, de la tu! exposer une fois d» plus, sous un Jour, cette fois, qui la rend particulièrement attrayante.Le narrateur est le fantassin Goguelat.l\u2019une les créations les plus originales de Balzac.\u2014Voyons, Gosruelat, *ous l\u2019Empereur ! racontez- rien : une idée qu\u2019ils ont.l'our vous commencer l\u2019extraordinaire de la chose, sa mère, qui était la plus belle femme de son temps et une finaude, eut la réflexion de le vouer à Dieu, po r le faire échapper à tons les dangers de non enfance et do sa vie, parce qu\u2019elle avait rêvé que le monde étau en feu le jour de \u2022on accouchement.C\u2019était une prophétie î Donc elle demande que Dieu le protège, à condition que Napoléon rétablira sa sainte religion, qu\u2019était alors par terre.Voilà qu\u2019est convenu, et ça c\u2019est vu.\u201c Maintenant, suivez-moi bien, et dites-moi si ce que vous allez entendre est naturel.** 11 est sûr et certain qu\u2019un homme qui avait eu l\u2019imagination de faire un pacte secret pouvait seul être susceptible de passer à travers les lignes des autres, à travers les balles, les décharges de mitraille qui qous emportaient comme des mouches, et qui avaient du respect pour sa tête.J\u2019ai eu la preuve de \u2022 *irÜïN .\u2014- c>\" r Moi qui tous parle, je l ai vu les pieds dans la mitraille, pas plus gém- que vous êtes Ix iA) fantassin auquel s\u2019adressait 'l\u2019invitation se leva de dessus sa )otte de foin, promena sur l\u2019assemblée ce regard noir, tout chargé de misère,d\u2019événements et de souffrances pui distingue les vieux soldats.11 prit sa veste par les deux basques de devant, les releva comme s\u2019il s\u2019agissait de recharger le sac où jadis étaient ses hardes, ses souliers, toute sa fortune ; puis il s\u2019appuya le corps sur la jambe gauche, avança la droite et céda do bonne grâ^e aux vœux de l\u2019assemblée.Après avoir repoussé ses cheveux gris «l'un seul côté de son front pour le découvrir, il porta la tête vers le ciel «fin de se mettre à la hauteur de la gigantesque histoire qu\u2019il allait dire.\u2014Voyez-vous, mes amis,Napoléon est né en Cors#, qu\u2019est une lié française, chauffée par le soleil d\u2019Italie, où tout bout comme dans une fournaise, et où l\u2019on se tue les uns les lutres, de père en Üls, à propos de puis la prise de Toulon, où il a corn-ou-ii'-é par fa.rs voir aux autrr# qo ils n'entend .lent r.en 4 manœuvrer les canons.Pour lors, nous tombe tout ma greieh general en chef à l\u2019armée d\u2019italle, qui manquait de pain, de munitious, de souliers, d\u2019habits, une pauvre armée nue comme tn ver.\u2014*\u2022 Mes amis, qui dit, nous voilà ensemble.Or, mettez-vous dans la b iule que d\u2019ici à quinze jourtf vous serez vainqueurs, h .s.«és à neuf, nue vous a.-res tous des capotes, de booties guêtres, de fameux souliers ; mats, mes entants, faut marcher pour les aller prendre à Milan, oû 11 y eu a.\u201d i l l'on a marché.Le Français, écrasé, plat comme une punaise, se redresse.Nous étions trente mille va-nu-pieds contre quatre-vingt mille fendants d Allemand*, tous beaux homme», bien garnis, que je vV feu çsëa&s AL.^\t- | cola, moi particulièrement, à Lylau.Je lo vois encore, monte sur une hauteur, prend sa lorgnette, regar-j de sa bataille et dit : Ça va bien ! ! Un de ces intrigants ü panaches qui j l\u2019embêtaient considérablemet et le t suivaient partout, même pendant qu\u2019il manueait, qu\u2019on noue a dit, veut faire le malin ot prend la place de l\u2019empereur, quand il s\u2019en va.Oh ! raflé ! plus de panache.Vous entendez bien que Napoléon s\u2019était engagé à garder son secret pour lui seul.Voilà pourquoi tous ceux qui [ l\u2019accompagnaient, même se* amis i particuliers, tombaient comme aes ) noix: Duroc, Bessiêres, Lamies,tous hommes forts comme des barres d\u2019acier et qu\u2019il fondait à son usage.Enfin, à preuve qu\u2019il était l\u2019enfant de Dieu, fait pour être le père au soldat, c\u2019est qu\u2019on ne l\u2019a jamais vu ni lieutenant ni capitaine ! Ah! bien oui, en chef tout de suite.Il n\u2019avait pas l\u2019air d\u2019avoir plus de vingt-trois .ans, qu\u2019il était vieux général, de- ,r.\u2022A) 'à, m n - /i ,¥m mm f- TT m /H Fil JLËi tilâjm i J RUOML A LA \\ LILLLE PAR l.\\ C.UÜ1.NAKD Mais nous l\u2019avalerons en un temps et deux laouvemente, comme nous avons fa:t de ritalie.Les simples soldats seront des princes qui auront des terres à eux.Eu avant ! \u201d En avant ! les enfants, dna nt lei sergents.Et l\u2019on arrive à Toulon, route d\u2019Egypte.Four lors, les Anglais avaient tous leurs vaisseaux en mer.Ma s quand nous nous tmbarquone.Napoléon nous dit : \u201c lis ne no s verront pas, et il est bon que vous sachiez, dès a présent, que votre général possède une étoile dans le cieù qui nous guide et nous protège ! \u201d Qui fut dit fut lait.En pansant sur la mer, nous prenons Malte, comme une orange pour 1s désaltérer de sa soif de victoire, car c\u2019était uu homme qui ne pouvait pas être s.«ns rien faire.Nous voilà eu Egypte.Eoo.Là, autre consigne.\u2022\u2022Les Egyptiens, voytz-vous, sont des horntm 8 qui, depuis que le monde est monde, ont coutume d\u2019avoir de» géants pour souverains, des armées nombreuses comme des four- poléon et lui reprendre le sceau di Salomon, un de leurs fourniments à eux, qu\u2019ils prétendaient avoir été volé par notre général.Vous entendez bien qu\u2019on .ear a lait faire la grimace tout de même.\u2022\u2022 Ha ! çà, diles-inoi d\u2019où ils avalent su ie pacte de Napoléon ?Etalt-ce naturel ?\u2022* Il passait pourcertain dans leur esprit qnM commandait aux génies et transportait en un clin d\u2019œil d\u2019un lieu à un autre, comme un oiseau.Le fait est qu\u2019il était partout.44 Alors, nous nous sommes mis eu ligne 4 Alexandrie, à tîiseh et devant les pyramides.11 a fallu marcher sous lo soleil, dans le sable, où les gens sujets d\u2019avoir la berlue voyaient des eaux desquelles en ne pouvait pas boire, et de l\u2019ombre uue ça faisait suer.Mais nous mangeons le Mameluk à l\u2019ordinaire, et tout plie à la voix de Napoléon, qui s\u2019eOiDare de la haute et basse Egypte, l\u2019Arabie, eufin jusqu\u2019aux capitales des royaumes qui n\u2019étaient plus, ça lui fit rien d i tout.44 Ha ! çà.mes amis, croyez-\\ous que c\u2019et it nai urel ?\u2022\u2022 l es Mameluks.saehaut qt:s nous étions tous dans let an.b dances, ve* lent nous barrer le che mn ; mais, avec Napoléon, c\u2019te farce-là ne pouvait p«s prendre.Donc, il :i dit 4 ses damnés, à ceux qui avaient le cuir plus dur oue lus autres : ** Allez nie nettoyer la route.\u201d J no , qu riait uu sabreur au premier numéro, et son ami véritable, ne prend que mille hommes.et vous a décousu to it de même l\u2019armé# d\u2019un paid.a qui avait la prétention de se mettre en traver-.Pour lors, nous revenons au t aire, notre quartier général.Autre histoire.Napoléon absent 1a France s'ctait la s*e détruire le tempérament par les gen* de Paris qui gardaient la soldo des troupes, leur Un no 1 a j ortaN \\ u ni liostcoaat.ni capi-t&inu: en chef tout do suite.vois encore.Alors Napoléon, qui n\u2019était encore que Bona^rte, nous souffle je ne sais quoi dai * le ventre.Et l\u2019on marche la nuit, et l\u2019on marche le jour, l\u2019on te les lape à Montenotte.on court les rosser à Hivoü, Lodi, Arcole.Millesimo, et on ne te les lâche pas.Le soldat prend goût à être vainqueur.Alors Napoléon vous enveloppe cel généraux allemands qui ne savaient où se fourrer pour être à leur aise, les pelote très bien, leur chippe quelquefois des dix mille hommes d\u2019nn seul coup en vous les entourant de quinze cents Français qu\u2019il faisait foisonner à sa manière.Enfin, leur prend leurs canons, vivres, argent, munitions, tout ce qu\u2019ils avaient de bon ù prendre,vous »es jetteà l\u2019eau, les bat sur les montagnes, les mord dans l\u2019air, les dévore sur terre, les futiaille partout.Voilà ses troupes qui se remplument ; parce que, voyez-vous, l\u2019empereur, qu\u2019était aussi un homme d\u2019esprit, se fait bien venir de l\u2019habitant, auat.el il dit qu\u2019il est arrivé pour les délivrer.Pour lors, lo péquin nous loire et nous chérit, les femmes aussi, qu\u2019é-taicnt des femmes très judicieuse*.Fin linale, en ventôse 96, qu\u2019était dans ce temps-là le mois de mars d\u2019aujourd\u2019hui, nous étions aculés dans un coin du pays des marmottes ; mais après la campagne, nous voilà maîtres de l\u2019Italie, comme Napoléon l\u2019avait prédit.Et.au mots de mars suivant, en une seule aimée et deux campagnes, U nous met en \u2019?e devienne: touh était brossé.Nousavions mangé trois armées successivement différentes, et dégommé quatre généraux autrichiens, dont uu vieux qu\u2019avait les cheveux blancs, et qui a été cuit comme un .C vi m ni ! U V> !U =\u2022*\u2014Jlrv -J O Monte «tir unuciet>x ce Roch Duhoux, et ce fu?presque en souriant qu\u2019aprèt* avoir fait garrotter les prisonniers ii donna à ses compagnons l\u2019ordre do# so remettre ct route.Comme la triste caravane allait franchir lo seuil «je la ferme, un des sacripant# sut une Idée.A propos, citoyen, demaiuls-t jl à\t\"Le\" e que, pour L j *\t/ \u2019nvieridrsH roussir ; p « ''5 nid d\u2019nrisu \u2018«nie (lér.ions I je t»as ! r ponuit D.bj lame ! L.C leu part MEILIEUR ORIGINAL DISPONIBLE LA PRUSSE.SAMEDI 19 AOUT 1893 mu r chez ten aici et bonn-3 d\u2019euiunt cot banu .t cc qui vient de \u2022ni» rendu der-un de me* camarade clai.s était me «uia présenté ino-d mari était à la prêtait en courae et oait au torn du ména-\u2019occunant de son petit c Agé de tr©»8 an», ta devait rnoditier un peu amme du déjeuner, U fem-moo ami, n\u2019ajant j ?rbonne «\u2022position pour faire le» em-\u2022 aéceeaaire», me pria de occuper de l\u2019enfant pendant it aux provis on».Gander un enfant n\u2019eat nas une Cboae agréable.< et te benigne exige une dotte de patience ou tr.ma-Itination dont je suis loin d\u2019être doué.Mon bébé avait d\u2019ailleura une de çes petiteg mines futées, qui désarment les meilleure» volontés, feea yeux malin» avaient l\u2019air de me dire : \u2022\u2022 Toi, mon bonhomme, tu va» essayer de me distraire, mais tu n'y parviendra» pas.Alloua! marche! de t\u2019écoute.\u201d Et j\u2019allai» ! je mo convertissais eu locomotive.Je poussai» des hou, hou extravagants.Mais liébé Îiaraissait blasé sur i devait mémo mo trouver passablement grotesque avec ma mimique désordonnée et mes gestes élé-giaquea ; car, pour toute récompense, il me dit dédaigneusement : \u2014Mon, pas ça : autre chose ! Autre chose ! c\u2019est facile à dire ! Mais quoi trouver ?Quoi Inventer ?«\u2014Fais le serin 1 reprit Bébé en me o&linant.Ce n\u2019est ordinairement pas difficile de faire le serin.Personnellement je n\u2019aval» qu'à rester ce que j\u2019étais pour jouer ce rôle à la perfection.}.tre chose.J\u2019imitais donc le cri de divers animaux \u2014 celui de l\u2019homme bon Compris.«So nasillais des Juc-quot, aê*tu dCjcunt f capables d\u2019attendrir toutes les vieilles Hiles de Pans.Je soupirais des miaou à faire pleurer lo shah de Perse.Mais j\u2019avais beau mo convertir en suc-ouréale du Jardin d\u2019acclimatation, ou en dépendance de l\u2019arche de Noé, Bébé restait impassible.J\u2019avais oeau faire des cortorsions de maniaque et prendre d* h attitudes «le pélican enrhumé, Bébé restait dédaigneux.Cola no vibrait plus, comme dit M.Andrieux.Je me sentais absolument r.âicuie.liébé avec sa mine do plus en plu»go;; il-leuse, continuait A me dire ; \u201c Non, pas ça : autre chose ! \u201d Toujours \u201c autre chose ! >\u2019 quoi ?Ah ! si seulement la maman revenait pour me débarrasser do co ténor du biberon ! Lu voilà nue corvée ! Autre chose 1 Encore autre chose! Et pourtant j\u2019avais épuisé tout le répertoire des nounous \u2014 à *j elque chose près.J\u2019étais littéralement à sec et le me battais les lianes pour empêcher le déluge de larmes dont Bébé mo menaçait.Tout à coup, dans ma détresse extrême, J\u2019entendis retentir au fond de mon cervelet ces vers de Victor Hugo: Ilf mL^pniiain.\t.Et les pctPaîonjotir^Wm: .-\t.Un «iloncc.ot cela\tdire ; l\u2019ai Ic-nou-i.Ce fut un tram do lumière pour moi.Je comprenais maintenant le \u201cautre chose \u201d de Bébé! Je prends donc Bébé sur mei genoux avec la grâce d\u2019un éléphant qui jongle avec des perles.Je lui fais risette.Je lui agace les lèvres du bout do mon doigt, il me fourre les siens dans le loz.Après cette entrée en matière.Bébé so trouve à point pour savourer mon récit.Je mo recueille un instant.Bébé jette sur moi sou œil de gavroche et semble me dire : \u201cEh bien ! qu\u2019est-ce qui te prend ?Eu voilà une tête I \u201d 11 n\u2019y avait plus à hésiter.J\u2019appelle à mon secours tous les rossignols de mon imagination, et, après avoir été locomot ive, serin, coucou, chat, perruche, âne, etc., je mo convertis en conlérencier.D\u2019une voix basse, je commence : Il était une fois une fée et un prince.Hélas ! Trois fois hélas ! mon prince charmant n\u2019étbit pas encore sorti de son château pour rechercher la fée que.Bébé dormait à poings fermés ! Pour un succès, voilà un succès ! Quelle chute, quelle humiliation pour mon amour-propre d\u2019orateur I Apres avoir épuisé toutes les onomatopées de la zoologie, après avoir fait l\u2019âne, le chien, le diable et le conteur.Je n\u2019arrive qu\u2019à ce résultat : faire dormir l Décidément, si les hasards do la vie m\u2019obligeaient à chercher une autre position sociale, je ne m\u2019engagerais jamais comme bonne d\u2019enfant ! Je n\u2019ai pas la vocation, je sens cela ! En attendant, Bébé dormait comme un bataillon de loir».Je le contemple.Et alors mes ressentiments et mes déceptions prennent la clef des champs.Bébé dort.Mais savez-vous qu'il est tout simplement exquis le tableau que j\u2019ai là, sur mes genoux ?Merci, charmant conte de fées ! Merci, mauvais orateur, qui me vaut ce délicieux spectacle ! U .v \u2022\t.!*\u2019 I* yer prix d\u2019or.v\t* l'exercice «le nv.nrovs- on « e t illenr.j\u2019ai fait ter .\u2022 s viv , «Aux «dits marlA-trt'ÿ, - r i«« , t-;i s « i.mes «!e talent.O «.ou h ibit ! B.s un no m\u2019ipe- LE JEU D\u2019ECHECS Samedi, lê août IsêL Les com nu.nie allons concernant les Echecs et les Dames doivent être adressées comme suit : 44 Les Echecs,\u2019\u2019 bureau de *La BRCass, ; Montréal.La salle du Club d\u2019Ecbecs et ds Dames Canadien-Français, est on ! verte les mardis, jeudis, samedis et dimanches, au No Aêo rue des Seigneurs.La salle du ** Montreal Chess Club \u2019\u2019 estouverte les mardis,jeudis et samedis soir, au No 14 rnilipp Square.Les membres du Heather Chess ! Club se réunissent les mardis et sa-! médis soir, à 7.30 p.m.au No 3021, coin de la rue Ste Catherine et I Greeue Avenue, Côte St Antoine.Petits chronique Parmi les penseurs, si Montaigne déclare qae le jeu d\u2019Echecs est un j jeu puéril, Leibnitz lo considère j comme digne de figurer au rang dea ! sciences ; Voltaire y trouvait un j agréable amusement, J.J.Rousseau 'faisait la ; r \u2022 1*.177\u2014mje\u2014fas GILLESPIKS A CIE MO n T sa SL Auront s pour le Canatifs «\tU»- liKJ Confiiupes.Geléeset Marinades Rcatirra» Traoc Mars.M ^ÜRr yüS PORTER.TESKEY&Co Quetrtiers Géncraua pour APPAREILS DEPECHE 4é>4 *f* 4.'»G rue St^Jacques MONTREAL Mouche* à Saumon et a Truite.Canne*.Dévidoir*.Li|?ne*.Appât* avec haine-von*.Hameçon* accouple*.Tout ce qm c«t requi» i»our pécheur.Aifcnt* canadien- t>onr haSBecon* de pèche de H).Milia»rd 1 Fil» ____________vtmu.U PLUS OÙNSI OC RABLE \" «MIEUX MONTîE «« CA fl A OA - POURVUE «LUMIÈRE ELECTRIQUE -JAMAIS « RETARD.yn,-\tJ?- .2 By SPEGAL ROYAL AVPCINTMEKT RfEN NE SURPASSE SONUCHT IL EVITE LE BOUILLAGE LES DURS FROTTEMENTS LES DOULEURS DANS LE DOS iî Refusez tes imitations à bon marché.Dépôt du SAVON SI N LIMIT, pour Qaébrc.FRANCK MAGOR CIE.209\u2014*\tMONTREAL Boites à Cartes Une DOITE A CARTES en cuir ou une BOURSE montée* en argent et avec initiale* on argent ou monogramme, sont un cadeau tre* acceptable ot peu dispendieux.üGQs en avons toojonrs un pna caoix HENRY BIRKS & FILS 325-7 rue St-Jacquee, Montreal (11) AUX MARCHANDS OE POISSON - Le* \u2022 avoir de ia morue verte de la pèche de cette année, pourront en obtenir en quantité desi-,» : \\ C9H- PA«m PK(HE t»K.hASPK, Bureau 22 Rà- ti^se Impériale.Montréal.\t177\u2014 rn.i«\u2014jno AT'X r>A3Ii:« Madame E.L.KTHIER a obtenu un succès éclatant aux demierc?Kxposition-»provincja-le*.U médaillé dbr et des diplômes de premiere classe lui ont élé décernés pour -on ¦ysteme de coupe qui peut «'apprendre en trois jour*.Le* cours comprendront 1© DKSSIX de* PATRONS, la COUPE.TASSE.MHLAGE, iKS-\\VA«.%.la KKCTinCATlON'.les GARNITURES du CORSAGE, la JUPE, le MANTEAU, le DOLMAN.Madam* Ethier a eu l*hcursu*e idée d'erablir un e^steme de dipiiïnics iprotege par le'* autorité) quelle décernera -uivar.t le mérité de *e* eleve*.Avec un tel CERTIFICAT, cile* n'auront pa* a craindre de *«* nr^-enter.-o U citer e; obtenir une position LUCRATIVE.étant certaine* de donner pleine et entière satisfaction.Tel.t*if»7 K* rue St Denis.\tm i * Su- cursale:\tHUE l»ALHOUSIK, Ottawa.$8.50 Pour un set de chambre se vendant >12.50 partout ailleurs, et nous donnons de grandes facilités a ceux qui ont besoin de cré dit.Remarquez que nous avons le plus grand choix de meubles de toute la ville.F, La-ointe.1551 rue Sainte atherine.C.H.PHILLIPS et CIE Miroirs «lo Manteaux de Chemin, o Tableaux encadrés Articles en bambou Be.ux cadres pour tableaux 148 RUE McGÏLL.Montréal i>.\t:.vi' Marchand de boi» de «ciagc et charpente Bureau principal et clon : No 512 Laçau cheth-re.l>epot et clos: Cnnnl de !.1.n.?.Raisin St Gabriel No 3.coin delà me Gtta'va.Téléphoné Bell, hur.au rue Uigaucheti- rc, No li>33 ; depot du « anal.No $:îUÜ.98\u2014mo\u2014U* r* s i de voitures de familles, ouverte* ou couvertes.Buggies Phaetons, Charrettes, voiture* d'épicier*, voiture* de laitier*.Exprès*, ou des voilures a roues quelconques.-ALLEZ CHEZ- L T I M E R 592 Rue Saint-Paul 100 MODELES à votre choix.Toutes sortes ! Tous les patrons ! Le meilleur endroit au Canada pour acheter des voitures aux prix les plu* ba».142\u2014m i \u2022\u2014Jno Belles Voitures Achetez vos voilures directement des m;uiuracturifr*pt épargnez le profit des commerçants.9 Tou* les véhicule* que nou* vendon* fo u fabriqué* dans notre manufacture et »< nt complète ment garanti*.No* patrons sont les plu* nouveaux, si vous désirez avoir un véhicule a un prix ba*.nous pouvons von* le fournir, et *i vous avez besoin de quelque chose de plu* fa-hinnabl'* et de meilleur que vous puissiez acheter ailleurs, nous l avons.HARNAIS ET SELLES 8 90\u2014ino v.e nouvelle, monsieur\u2014Aprèe avoir pris un \u201c Bain Turc \" aux nouveaux Bain* Laurcnt aue Sons shampoo, bons soins.saKo ou I on vows rafraîchit est spacieuse.Otègant^ ot gaie, monsieur»\tSIS\u2014jno :ri Non* «rM\u2019-im* le* plu* grand* manufacturier' de har nai- au Canada et pouvons, non-*eu>emem rendre beaucoup moi leur marché que le* petit* fabricant*, mai* nou* garanti-on* que no* marchand.ses «ont mieux con-fcctionn- s et avec de* miU-riaux de pro mlere qualité» Nmj- v :.* rou?er q ii e*t requi» pour che ?aux.e.«t voiture*.Nou* faisoo* un conuuom de g-o* mal* noM< non* feron» un plai*ir de vendre a a détail a trn r-* ic* per» une» qui viendront a notre entrepôt.E.N.Keney&C!e ^hiuffc3 YjÎTC Maison pai1 t'cfiU OiaUctc^ lA^iirnAÎf c CT h DHnuccdU^II^ ê\u2019sl- avec îa-jÀurnai^e STAR'puU^u\u2019cHc csl: \\â.plua lampe, ù I il s\u2019enflaniine et se consume avant i que GiiHndrugor ait pu l\u2019attraper.\u201c Au voleur !\u201d s\u2019écrle-t-il en portant les mains sur le bûcheron.Ou vient à ses cris, et l\u2019on trouve Laric aux prisés avec un affreux singe, dont on le délivre d\u2019abord.Un lui demande ensuite ce que cela signifie.11 conta ce qui s\u2019était passé entre i lui et l\u2019usurier, mais sans dire un | mot de la couleuvre.On en conclut ! que, par une juste vengeance du i ciel, le plus méchant des hommes j était devenu la plus méchante des bêtes.Laric s\u2019en retournait bien joyeux et, chemin faisant, il voulut remercier sa bienfaitrice : elle avait dis-\\ paru.Persuade néanmoins qu\u2019elle pouvait l'entendre : \u201c O ma fidèle amie, lui dit-il, mes vœux sont comblés.Faites seulement qu\u2019à l\u2019avenir lo travail ne manque pas au père ni la santé à La j famille ! \u201d En arrivant chez lui, il trouva sa femme bien joyeuse.Eile l\u2019embrassa et lui dit : ** J\u2019étais ià au coin du fou; je | pensais à toi.Tout à coup j\u2019ai en tendu comme une voix sifflante qui m\u2019a dit : \" Tu es la plus discrète des femmes ! \u201d Et j\u2019ai seuti autour de mon cou quelque chose de froid.Le ciel me pardonne ! j\u2019.ni cru que c\u2019était un serpent.J:ai porté la main sur la place et j\u2019ai trouvé ce coll er d\u2019or.Laric, nous vo là riches ; car ce joyau, nui me parait être d\u2019un travail admirable, vaut sans doute beaucoup d\u2019argent.\u2014 Mais nous no le* vendrons pas! répondit le bûcheron.Je devine d\u2019où te vient ce collier.Pauvre femme, encore uu secret qu\u2019il faut que je garde pour moi ! \u2014Ainsi soit-il ! dit la bûcheroune.Je mettrai cette parure les jours de fête, et, quand les voisins me diront : \u201c Qui vous a donné ce beau \u201c collier d\u2019or ?\u201d Je répondrai : \u201c Je l\u2019ignore, mais mon mari lo sait et \u201c cela me suffit.\u201d Laric fut vivement touché d\u2019une soumission si naïve, et pourtant il ne dit pas un mot de la couleuvre.Si vous ères un jour aussi heureux que ccs époux, ne soyez pas moins discret que le mari ; ne soyez pas plus curieux que la femme ! >on.Pidoux était un ancien ec-funt de troupe.11 n\u2019uvalt jamais eu d\u2019autre famille que le régiment ni d\u2019autre métier que la guerre, El on l\u2019appelait Ijuiucaimer, c\u2019était à cause de sa ferblanterie qui i dansait au côté gai cue de sa tunique.Inc vraie batterie de cuit ne, rntuaa'vêe uu peu partout, ban* toutes les cuisines où on avait casse «les œufs pour laire une omelette, j F doux avait eu la veine de ne pus , être dans le tas des œufs cassés, j Mais e diable l\u2019emporte s\u2019il avait ! jam is su comment ! Toujours est-il qu il était encore j de bout, et droit so s les arme j, z;om i d\u2019une pipe ! et faisant bonne figure I dans une revue, vous pouvez m\u2019en i croire, avec sa gi eval.Quand le pieds de la bêle eton -bèr*ot sur le sol, quatre hommes avaient déjà saisi lu sergent par 1 \u2022 épaules et tiraient sur lui pour l'entraîner .Sub.tement une mêlée a * produisit.Le* camarades du sergent ayant vu le c*>up, se jetèrent er L.i pour le degeger.Ma.» la lutte f t courte.Vingt homme* de l\u2019escorse s\u2019éia.ent précipités, la crosse haute, frappant d .ns le tas à coups re ioublés.l«s França a lâchèrent ] rise, et le ssrg» ut l\u2019.docx resta seul, haletant sous l\u2019étreinte ,\t_ r un s .uglier eo.ffé par «Us chiens.Son regard cr fisa celui du général pr~fci»t n, re&,e immobile sur »a te.te.Il y eut un moment d\u2019attente, où ers nne ne bougea.Qu\u2019allait dire ie v.-iuqueur ?Le vainque r outragé ne dit rien, vaincu i ar l\u2019héroïsme de l\u2019outrage, il appela du geste un de ses hem-mes ce lui munira les méduilles qui jonchait le sol.Le soldat comprit et les rumasna.Fuss, d\u2019un nouveau ges\u2019e, le général désigna ie sergent, toujours maintenu pur les poignes prussiennes.Le soldat obéit et présenta au pnsenuier ses mé uiiLs.Mais le sergent Fidoux secoua la tête.\u2014Non, dtt-i! d'une voix étranglée, j.Les mar font un service Lachine et Sto L*4ô\u2014l Milwaukee Lap ei Pale Iles IU p.m.eso.Arme 4 Ou pan.cx< I dimanche.îault Ste Marie, ht Paul.«te.îîo p uu | Art.vo t MO e.m.t ni-: >jiu>>, lAitee ?4 14 p.m.| Arrive » 8.94 p nu 'Utaua, Winnipeg, Vencumet.etc.Lai**e 11.9» p.m.| Arrive 11X90 ng LIKK IM PiKKK DILHOISIK Express rapide potir Herttiierville.Leui««.SYSTEME DE ^ Mme k- Deux mois après, dans la caso-mate où il grelottait au bord de la Bnltiq.ie, le sergent Fidoux c\u2019avait pas voulu reprendre ses médaille*.Pourtant un soir, il s\u2019approcha du camuraüequi avaitaccepté le dépôt.\u2014Dis donc, fit-il à voix bubuo, remlb-les moi tout de môme ! Le lendemain matin, le sergent Fidoux manquait à l\u2019appel.Il s\u2019était évadé pendant la nuit.Quelques jours avant l\u2019urmis- tice, le soir du dernier combat que livra dans le Nord l'armés de Faid-herbe, on releva le sergent Fidoux parmi les morts.Il avait toutes ses médailles sur la poitrine.Seule la croix de 11 Légion d\u2019honneur manquait.Gue balle prussienne la L.i avait clouée au cœur.Joseph Montkt.COUPE ?'t deroutmrsds r.meooh.ti .« i ExpoaiUon L niVii^lK du l'a a.>.» ¦ -yrU-uie htaipic et *ur «vue 1 ajustem -.i:.Eu huit Qur»âci> ;un» toute d:\u2019 iik* j*vu' t.iii.v i .» t»eri' t ion man tosux u;\t.apreac» -> «o uiCqui con-a>to mill'\td UU «'Utlli/itC.En ci^'.i* par Mi ia» l« A'rvicaseur iJAUüN.No Jl rus ai\tÏST\u2014jno Téléphone No 1200.172«ino MME V vt K.DEhMAHAIS* LACROIX.lü-, -oiaitCBt tourner*.\u2022 OQituo i-ar la pa\" .» ; No.LAC rue Mignouiiv.coin d« la iU».\"ic EU.-a-«.h.Mont ah Ont au-i t u jouraen m.iuit :a luc.vctlleuv* ireuar.Uon jour faire unnbcr le» pou» follet', de «a tl^uro de* dumea.Prix Sl.To la boutuiüe.47-JiiOQh Cour du Banc de la Relue tiendra au Falaude ET Ayant juridirtion rrini district de M nun i.», \u2022 i\t\u2022 .o M« Vendredi, h* premier Jour de Septeni-lire pnu h.iln.a l«i tirs du malin.ne avis public à < *lan- U prison île* le» autres ciiUih.\u2022Uuc.d Faix i\\ pour le dix trouver avec Jh- HtaeltineH, tPhuittH .m .10.90 p.m.| imh.i\trapide pour Lsehute.Ottawa, .to.I u»».s.jO a.m.| Arrive ILiO u.m.!V»ur Sto Tbér.vc, Pt** Ko.te.etc.L >i\u2014e R.o ».m.\u2022 i Arrive ESO.ftli uni^ un».: A O?» m.â30 , ii.iou.u».t.» i.u», khi., i»a» p.m.¦I\\?'i .' l«K-al pour Ladiute.ete.Lu-v>e R.Vi u.m.\tJ Arrive 11.10 a m.\" V |.m.\t|\tN.Ui 'iu 1 .x-nl pour .lollette et St ÏVIlt il«* Vslom.lailwf >.!4p.in.I Arrive H.90 s.in.Four !
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.