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Titre :
Jeune théâtre
Éditeurs :
  • Vaudreuil :ACTA,[1971]-,
  • Vaudreuil, Québec :
Contenu spécifique :
Septembre - Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
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Jeune théâtre, 1981-09, Collections de BAnQ.

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PER J-7 4Q XOGOGOG JEUNE THEATRE MANIFESTE POUR UN THÉÂTRE NÉCESSAIRE Manifeste pour un théâtre nécessaire-Etats généraux du théâtre professionnel.Les appuis au manifeste ont commencé franchement à se signaler de la part d’un certain nombre d’organismes, de regroupements,.C’est bel et bien parti.Nous avons entre les mains, comme membre ou sympathisant-e de l’A.Q.J.T., un manifeste qui se veut l’instrument d’un ralliement à un art, une culture, un théâtre populaire.Il nous reste maintenant à le diffuser.Notre outil privilégié s’est enraciné dans les couches populaires, ces dernières années.Nos liens se sont développés et c’est de toute part que le théâtre devient porteur et messager, engagé et parlant.Mais en même temps, notre association a connu un relâchement de la solidarité de ses membres.Jusqu’à maintenant, les retraites qu’ont obligées nos réflexions, recherches et choix, nous ont isolés les uns des autres.Lors de notre dernier congrès, et de la journée de réflexion de février, nous avons choisi de manifester notre unité et notre volonté de développement d’un théâtre populaire.La plateforme se veut large.En même temps et avec, d’ailleurs, une ouverture franche pour qu’à court terme soient reconnus nos droits de travailleurs et travailleuses culturels-les.La tenue des Etats Généraux du Théâtre Professionnel, les 6-7-8-9 novembre prochains, doit nous permettre de nous faire entendre.On nous a consultés.Le mouvement de la part de l’ensemble des praticiens-nes serait-il imposant au point que l’Etat se verrait dans l’obligation d’agir?Demeurons quand même réalistes en nous rappelant que l’Etat, il n’y a pas si longtemps, faisait tout en son pouvoir pour rayer notre association de la “mappe”.Le comité organisateur des Etats Généraux nous assure la sortie des documents qui serviront de cadres aux discussions pour au moins deux semaines avant l’ouverture de l’événement.Le bulletin no 3 des Etats Généraux nous fait un rapport des recherches effectuées.Selon la volonté de l’assemblée générale de l’A.Q.J.T., les troupes de métier seront convoquées, vraisemblablement autour des 23 et 24 octobre, pour étudier les recommandations sur lesquelles travailleront les Etats Généraux.Nous avons tout avantage à éclaircir nos points de vue en sachant tout de même qu’un certain nombre de nos positions pourront demeurer divergentes.Pour que ça vaille la peine, mettons-y quelques énergies.Notre concertation demeure une force éprouvée, notre division, le statu quo.Jacques Jalbert pour le comité de stratégie (Voir le texte intégral du manifeste dans les pages centrales) Vol.8, No 8-9, Septembre-Octobre 1981 AU SOMMAIRE Manifeste pour un théâtre nécessaire De St-Gabriel à Repentigny Le 14e Festival.Le Conseil Central — AQJT Chez les Français Chez les British L’ASSITEJ Le théâtre pour enfants Le théâtre à Rosemont Vidéo-spectacles Des cinéastes en colère Annonces Calendrier des spectacles Coordination Suzanne Lemire Collaboration Maryse Baillargeon Marie-Renée Charest Louise LaHaye Louise Poulin David Lonergan Gervais Gaudreault Daniel Meilleur Hélène Beauchamp Michel Brais Jean Beaudry Pierre Goupil Michel LaVeaux Louise Filteau Linda Provençal Montage Yves Alix Conception graphique François Bouvier Photocomposition Les Presses Solidaires Impression Imprimerie Bourget JEUNE THÉÂTRE est une publication de l’Association Québécoise du Jeune Théâtre, société ayant siège social et secrétariat au 426 est Sherbrooke, Montréal H2L 1J6, téléphone: (514) 288-3722.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, troisième trimestre 1981: Jeune Théâtre.Les opinions publiées dans Jeune Théâtre sont assumées par leurs auteurs et n’engagent pas la responsabilité de l’organisme.Ce numéro a été tiré à 1400 exemplaires.De St-Gabriel à Repentigny Un jour, monsieur Giroux, de St-Félix, parle au gérant de la caisse pop.de son goût de faire du théâtre.Le gérant qui est très d’accord avec l’idée en parle à sa voisine madame Chamberland qui elle, ravie de l’idée, en jase avec Luc Latendresse, et l’idée se répand d’ami-e en voisin-e et une troupe monte un “show”.Tout le monde du village est venu, la troupe pourrait jouer dix, vingt fois, tout le village serait au rendez-vous.A Rawdon, trois professeurs suggèrent l’idée de monter des spectacles à la polyvalente.Ils choisissent une pièce de théâtre, la suggèrent aux étudiant-es qui sont venu-es en grand nombre assister à la première rencontre.Tout le monde ne peut jouer, alors chacun y va selon ses goûts: jouer, s’occuper des décors, des costumes, de l’éclairage, sans oublier le maquillage.Le spectacle a lieu.Les étudiant-es, les parents sont de la partie.Madame Courtemanche écrit par goût, le théâtre c’est une de ses passions! Ses tiroirs sont remplis de textes.Elle fait aussi partie de l’AFEAS de St-Calixte et apporte à des compagnes, l’idée de monter un de ses textes.La troupe Versatile naît et on joue “Carapace”.Dans “Carapace” on parle de la condition des personnes obèses.La troupe fait une petite tournée dans la région avec son spectacle.Et je pourrais vous en raconter d’autres et d’autres, j’en ai fait le tour, oui, un tour de la région de La-naudière.J’y ai rencontré des gens de tout âge, avec des goûts différents, des visions diverses du théâtre; de la création collective à Molière, en passant par les textes que le pharmacien du village écrit pour la troupe.Tous ces gens doivent se rencontrer pour une fin de semaine de formation.Ça devrait se passer en novembre.La diversité risque de provoquer des échanges et des discussions intéressantes! L’A.Q.J.T.sera en mesure de vous donner les renseignements au moment opportun.2 Maryse Baillargeon un coup d’oeil sur le 14e festival québécois du jeune théâtre Eh oui, il s’est bel et bien tenu du 22 au 27 mai dernier, à Montréal, avec, comme thème central, l’écriture.Le programme: 25 spectacles, 14 ateliers de formation, 2 tables rondes, un atelier-rencontre.L’ouverture du festival s’est faite par la présentation d’un film réalisé par l’O.N.F.en 1979 sur la création collective, “On est rendus devant le monde”, et par un spectacle de chansons de théâtre, “Chante-moi la donc celle-là”, auquel ont participé au-delà d’une soixantaine de comédien-nes, musicien-nes, venant de l’ensemble du jeune théâtre des dix dernières années.Rappelons que ce genre de festival se tient avec régularité depuis plus de 20 ans au Québec.Nous pouvons dire qu’il a constitué un événement culturel important, non seulement pour les troupes membres de l’A.Q.J.T., mais pour le public en général et pour le renouvellement de la pratique théâtrale.Des festivals, au cours des années, sont ressortis un dynamisme et un renouveau théâtral autant sur le plan pratique des rapports contenus-formes que sur le plan théorique, il serait même de mise de redire que c’est à cette énergie créatrice que le “vieux théâtre” s’est depuis quelques années ressourcé.La Presse de samedi le 6 juin ’81, sous la plume de Martial Dassylva, titrait son bilan du 14e Festival de “Drabe, univoque et symptomatique”.Ce jugement de la critique “officielle” ne devrait pas empêcher l’observateur participant de ce festival et les membres de l’A.Q.J.T.d’en faire une analyse intelligente qui va au-delà de la simple apparence des choses; une analyse qui montre les erreurs, mais aussi les raisons des faiblesses, et qui nous permettra de voir par quel bout corriger nos lacunes.Un festival très chargé Le Festival a sans doute voulu en mener trop large.Plusieurs participant-tes ont critiqué le spectacle d’ouverture et le programme des activités pour leur caractère de “marathon”.A notre avis, cela manifeste un problème important du festival: la faiblesse de la ligne directrice de fond.Bien sûr, “l’écriture” était le thème majeur, mais l’organisation du festival n’a pas permis de pousser la réflexion sur les préoccupations que ce thème recouvre, plus loin que l’énoncé des problèmes.Ni temps, ni lieu pour le faire suffisamment.Cette faiblesse de direction a eu des conséquences importantes sur le contenu et la structure du festival.D’abord, l’histoire, les buts et l’action de l’A.Q.J.T.étaient absents de la soirée d’ouverture; les chansons défilaient sans arrêt, sans qu’on voit le rôle de l’A.Q.J.T.dans tout ça.Ensuite, la tenue d’un si grand nombre de spectacles tenus successivement à presque toutes les heures, dans 8 lieux décentralisés a créé une pression à la consommation massive chez les participant-tes, les a essouflé-es et écartellé-es entre les ateliers et les spectacles.Nous devons aussi relever le fait qu’aucun débat n’accompagnait les spectacles, comme à tous les festivals précédents; ces débats servaient de lieux de critique collective, de polémique, de confrontation sur le plan esthétique et théorique et aussi de lieu de formation pour les créateurs.Cette lacune a eu pour effet de diluer les questions de fond et d’empêcher les participant-es de porter une plus grande attention aux pistes de développement du Jeune Théâtre.Trois préoccupations importantes Venons-en aux choses positives, qui vont colorer un peu le “drabe” de monsieur Dassylva.Il n’y a pas de “Messie” qui va sauver notre esthétique.Non.Il y a un mouvement culturel vivant, qui commence à cerner ses problèmes existentiels! Trois grandes questions nous semblent ressortir des travaux du festival: Première préoccupation: les questions de l’oppression des femmes, des relations hommes-femmes, des problèmes de couple.bref, une vision critique nouvelle de la vie privée et sociale transparaît dans la majorité des spectacles.Il aurait été pertinent de mettre un accent particulier sur ces questions, en organisant, par exemple, un panel entre praticiennes féministes (La Carriera, Théâtre des Cuisines, Théâtre Expérimental des Femmes, .).Deuxième préoccupation: Le théâtre “populaire”, ses problèmes, son histoire, et toute la polémique autour de son existence, de ses modèles, de ses contenus et de ses formes.On en a parlé beaucoup, partout: par des spectacles, par des discussion# informelles sur les spectacles, par des panels (“Ecrire pour un théâtre populaire”, “Les tendances ac- vient de paraître répertoire des textes du Centre d’essai des auteurs dramatiques vamsÊm A19Ü1 noic/^ I rmairgiz Cead • • • • 150 pages, illustré, 5$ 400 titres, des résumés des pièces, durée et distribution requises 3 sections: public/adulte, public/adolescent, public/enfant de l’information sur les activités et services du Centre d’essai Tous les textes inscrits au répertoire sont disponibles pour consultation au centre de documentation ou peuvent être prêtés et/ou vendus suite à une commande postale ou téléphonique.Je désire recevoir exemplaire(s) du Répertoire des textes du Centre d’essai des auteurs dramatiques au prix unitaire de 5$.J’inclus un chèque ou mandat-poste au montant de $.le Centre d’essai des auteurs dramatiques 426 est, rue Sherbrooke, bureau 300 Montréal H2L 1J6 renseignements: (514) 288 3384 nom adresse code postal téléphone tuelles de la dramaturgie québécoise”), par des ateliers (“Le personnage en théâtre populaire”, “Les formes du théâtre populaire”, “Ecrire une pièce”, “-Parole de femmes aujourd’hui au théâtre”, “Expression des hommes au théâtre”), .etc.On a compris la nécessité de hausser la formation théorique et pratique, de renouveller les formes.Troisième préoccupation: “l’écriture comme thème principal du festival a traduit une préoccupation de fond, c’est-à-dire comment donner une plus grande rigueur à la construction des oeuvres; comment redonner à l’auteur dramatique sa place, sans remettre en question les rapports d’égalité établis entre les différentes spécialités par la création collective.Un mouvement théâtral en développement Le 14e Festival québécois du jeune théâtre n’a pas été un succès sur toute la ligne, comme tous ceux qui l’ont précédé.En dépit des difficultés, il a montré le potentiel culturel en développement des praticien-nes du Jeune Théâtre.Il a aussi été le reflet des conditions économiques et sociales actuelles, où des batailles concrètes sont déjà amorcées comme celle pour la reconnaissance de l’A.Q.J.T.comme association représentative des troupes de métier (professionnelles), auprès des gouvernements et des milieux de théâtre professionnel officiel.Notamment, la campagne de financement a été nécessitée par les coupures répétées dans les subventions.On sait que cette situation est généralisée dans les milieux culturels.L’unité la plus grande des travailleurs et travailleuses culturels-les sera plus que jamais nécessaire dans cette bataille.Le 14e Festival québécois du jeune théâtre a réaffirmé l’existence d’un mouvement de théâtre populaire aux contours encore flous, mais qui n’a encore dit que les premières syllabes de sa dramaturgie! Marie-Renée Charest pour le Conseil central de l’A.Q.J.T.N.B.Le prochain numéro de Jeune Théâtre vous présentera un bilan du 8e Festival québécois de théâtre pour enfants.4 au printemps chez les Français / •/^ < Du 9 au 27 juin dernier avaient lieu les Nie RITEJ (rencontres internationales de théâtre pour l’enfance et la jeunesse).Elles étaient aussi l’hôte du 7e Congrès de l’ASSITEJ (Association internationale de théâtre pour l’enfance et la jeunesse).C’est le Théâtre des Jeunes Années, Centre dramatique national, qui était responsable de l’organisation de cette double manifestation.Ce qui m’a frappée dès mon arrivée (c’est-à-dire avant d’avoir même assisté à une seule activité.), c’est le nombre des appuis dont jouissait le Théâtre des Jeunes Années dans son travail d’organisation.La ville de Lyon s’est en effet donnée une politique de développement culturel “impressionnante”, surtout si on fait la comparaison avec Montréal dont la situation et la taille sont quand même semblables à celles de Lyon (bassin de population, vocation industrielle, rapport avec la métropole du pays, .).Lyon organise depuis plusieurs années un festival d’été de prestige: opéras, concerts symphoniques, événements théâtraux sont à l’honneur durant cette saison, et ce, depuis une vingtaine d’années.Au Festival d’été de Lyon se sont associés Rl-TEJ/ASSITEJ qui ont pu ainsi profiter d’un soutien financier considérable.De nombreuses associations à vocation culturelle et sociale ont collaboré avec les organisateurs des RITEJ.Ont aussi été mis à contribution six salles de théâtre équipées, un chapiteau et une salle d’école, avec en plus, la salle Molière, théâtre consacré actuellement aux représentations du Célèbre Guignol.Cette dernière servait de secrétariat, salle de conférence, de documentation, de projection vidéo, et de lieu de rencontre des participants.Je n’avais jamais vu autant de théâtre pour enfants, assise si confortablement et dans des conditions de représentation aussi bonnes! J’y rêve encore.Bien sûr s’il est fascinant de voir un événement en théâtre pour l’enfance et la jeunesse prendre une telle envergure, il y a tout de même une contrepartie au “gigantisme”.Difficultés que l’on connaît bien: débat en trop grand groupe où on s’installe prudemment très vite dans le consensus, représentations où la salle n’est remplie que de participants et non plus d’enfants, difficulté à entrer en contact avec les gens puisqu’aucune discussion en petit groupe ne vient stimuler les débats, dispersion des participants et même, parfois, perte de l’intérêt.Les organisateurs n’ont pas su (ou pu) contrer par des mécanismes d’animation et une structure de rencontre plus souple que la “commission de travail” à deux cents participants.Ce qui m’a frappée, par contre, c’est la grande vitalité du théâtre pour enfants européen et surtout français.Il participe à un vaste mouvement de recherche, de renouveau de la théâtralité contemporaine.M’ont émerveillée trois productions: le nouveau spectacle de la Pomme Verte, Entre et ferme la page, de François Pillet, et deux créations collectives: Des cailloux aux étoiles, du théâtre de la Grenette de Lyon et Le passe-temps d’une pierre, de la Carrerarie, aussi de Lyon.Ces trois compagnies participent à un même courant, de l’avis même de leurs membres, et leurs préoccupations spécifiques ont beaucoup d’affinités avec les miennes.Il serait trop long ici de décrire chacune des productions mais elles présentent toutes une rupture avec le réalisme.Leur dénominateur commun est une reconstruction subjective du réel où le rationnel du spectateur est peu sollicité au profit de sa propre interprétation/perception du spectacle.Avec la Carrerarie, très peu de paroles, beaucoup de sons, de musique, d’images.De façon tout à fait différente, Françoise Pillet à la Pomme Verte, continue à explorer le pouvoir des mots.Quant à la Grenette, c’est un spectacle à l’humour noir, près de l’absurde.La forme varie donc beaucoup, mais la recherche sur une théâtralisation du subjectif les réunit, les fait participer à une même expérience sur le pouvoir de signification du théâtre.Une des fonctions qu’on attribue généralement d’office au théâtre pour l’enfance et la jeunesse, qui est d’être pédagogique ou à tout le moins éducative, cette fonction y est, d’une certaine manière, remise 5 en question (voir à ce sujet l’article de Serge Marois dans Jeune Théâtre, juillet-août 1981).Le rôle “d’animation” du théâtre est abandonné, du moins en apparence, et le spectacle redevient une entité, un moment, une “bulle” en soi.Si les acquis des dix dernières années sur le quoi-dire aux enfants ne sont pas mis au rancart (surtout quand on pense au rôle important qu’a joué dans ce travail Catherine Dasté, autrefois de la Pomme Verte), le mouvement, le “focus” de recherche a été déplacé vers la forme théâtrale ou encore vers la théâtralité, terme recouvrant un nouveau rapport qu’on essaie de créer entre fond et forme, rapport qui nous serait contemporain.Il faut dire qu’à ce compte-là, les trois compagnies dont il est question participent, à leur façon, au mouvement qui anime actuellement le théâtre en Europe occidentale et où les “nouvelles vedettes” sont les metteurs-en-scène, ceux qui mettent en forme le spectacle, qui ré-interprètent le texte à leur manière ou à leur guise.Les choix, en terme de création, de ces trois troupes n’ont pas été sans douleur.Leurs spectacles ont tous été plus ou moins critiqués par l’Ecole, les professeurs préférant un théâtre complétant plus directement leur travail académique et didactique auprès des enfants.Entre et ferme la page, de François Pillet est aussi devenu le centre d’une bagarre — sans cesse recommencée, il est vrai, sur le rôle et la fonction du théâtre à l’école.Comme chacun connaît sûrement les grandeurs et misères liées à cette question et que, je l’espère, personne ne croit plus en la nécessité d’accorder au théâtre pour l’enfance et la jeunesse une seule et unique fonction qui deviendrait comme un “must”, une obligation remplie par chacun, je pourrai, pour conclure, finir en souhaitant qu’il nous soit possible de présenter une ou l’autre de ces trois compagnies au moment du 9e Festival de théâtre pour enfants.Leurs spectacles sont certes différents de ce qui se fait généralement au Québec, mais leur travail est d’une très grande qualité sur le plan scénique et leur audacieuse démarche de création vaudrait d’être connue ne serait-ce que pour les controverses qu’elle soulève.Personnellement, je suis revenue de Lyon très contente de ce que j’y ai vu, connu, entendu, stimulée à continuer mon travail d’écriture en théâtre pour enfants, et plus à même de définir ce que l’on peut attendre d’un Festival de théâtre pour enfants.Louise LaHaye au mois d’août chez les British C’était en Ecosse, dans une ville au décor du XVe siècle, gardée par un château royal, parcourue par des rues pavées, sise sur les bords de la mer du nord, c’était à Edimbourg.J’étais une des dizaines de milliers de touristes venus spécialement pour l’événement: le Festival d’Edimbourg et plus spécifiquement le FRINGE FESTIVAL (Fringe étant du théâtre ou tout événement culturel se distinguant du West-end London, Fringe se comparant au Off et Off-Off Broadway).D’envergure internationale, ce festival est très bien organisé pour recevoir le public étranger.Aidé financièrement par le gouvernement et les commerçants, le festival se sent dans toute la ville.Les affiches recouvrent la majorité des vitrines de magasins, boutiques et restaurants et au centre-ville, les tracts se ruent dans nos mains sans même qu’on ait à les ouvrir.Le programme est disponible partout et décrit toutes les activités; un plan détaillé de la ville aide a repérer facilement les lieux du festival.^EDIMBOURG l 6 Dans cette ville à la dimension du centre de Montréal (avec 700,000 habitants), le FRINGE FESTIVAL occupe 112 salles de spectacle dans lesquelles sont réparties, et ce durant cinq semaines, 764 productions majoritairement théâtrales (66%) mais aussi de mime, de danse, de musique classique, rock, jazz, productions d’arts plastiques et puis quelques courts métrages.1st / CuLTot
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