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Titre :
Jeune théâtre
Éditeurs :
  • Vaudreuil :ACTA,[1971]-,
  • Vaudreuil, Québec :
Contenu spécifique :
Novembre
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  • Revues
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Jeune théâtre, 1981-11, Collections de BAnQ.

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PER J-7 4Q xogogog JEUNE THE4TRE LE JEUNE THÉÂTRE EN ÉTÉ T"1 Les troupes fourmillent-elles d’idées, d’énergie ou de “gros sous”?Terrain ensemencé il y a plus de 15 ans, le théâtre d’été a fructifié à une telle allure que près de 110 théâtres se sont produits l’été dernier.Tout en marge de ce théâtre, on y trouvait, de la Gaspésie à Montréal en passant par Québec et Chicoutimi, des troupes de jeune théâtre.Nous avons voulu savoir comment elles situent leur première expérience de “théâtre en été” par rapport au théâtre plus “officiel”, plus “institutionnel”.Pour ces troupes qui ont développé plutôt une pratique de tournée, jouer quotidiennement, en lieu fixe, apporte sûrement des différences.Quelles sont-elles?Il y a plus de 10 ans, l’été signifiait, pour le jeune théâtre, une subvention P.I.L.ou P.J.et la réalisation d’une création jouée, au cours de l’été, dans les parcs, sous-sols d’églises ou fêtes populaires.L’été dernier, des troupes ont joué, régulièrement, dans des petits théâtres ou sur la “Place Royale” avec un contrat d’engagement plus ou moins bien en main, cherchant quelques “petits sous’’ pour l’autofinancement.Est-ce vraiment rentable?Cela signifie-t-il un tournant important?La belle saison “chaude”, cette période de vacances a-t-elle permis de meilleures conditions de travail?Comment était le climat au sein de la troupe?Est-ce que cela revêt une couleur particulière que de jouer dans le “bain sauna” de Montréal ou en plein air en Gaspésie?Espérait-on rejoindre un nouveau public?François Premier (personnage de “Vie et mort du Roi Boiteux”, spectacle présenté par le Nouveau Théâtre Expérimental de Montréal) montait deux soirs par semaine sur le toit de l’Ecole Nationale de Théâtre.Jusqu’à quel point peut-on se permettre d’expérimenter de nouvelles approches?Nous avons contacté quelques troupes qui ont vécu l’expérience, nous leur avons fait part de nos préoccupations et demandé de bien vouloir répondre, comme bon leur semblait, à nos questions.Voici ce qu’elles nous ont livré.A noter que ces troupes ont toutes le goût de revivre l’expérience l’été prochain.Espérant que ces quelques textes aideront à la germination, au cours de l’hiver! Claire Fortier Vol.8, No 10, Novembre 1981 AU SOMMAIRE Une autre permanente Les Gens d’en Bas Le Pince Farine Le Petit à Petit Le Frou-Frou Le Parminou Le Manifeste Le théâtre d’amateurs Le théâtre pour enfants Le randori de l’acteur Le Théâtre de Carton Chez les British (suite) L’Atelier Continu Calendrier des spectacles COORDINATION Suzanne Lemire COLLABORATION Atelier de théâtre le Frou-Frou Michel Barette Daryelle Belzile Hélène Castonguay Chantal Desrosiers Jasmine Dubé Louise Filteau Claire Fortier Valérie Gasse Marie-Josée Leblanc Stéphane Leclerc Nicole Morency Geneviève Notebaert Louise Poulin Linda Provençal Théâtre de Carton Théâtre Parminou MONTAGE Yves Alix PHOTOCOMPOSITION Les Presses Solidaires IMPRESSION Imprimerie Bourget JEUNE THÉÂTRE est une publication de (’ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DU JEUNE THÉÂTRE, société ayant siège social et secrétariat au 426 est Sherbrooke, Montréal, H2L 1J6, téléphone: (514) 288-3722.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, quatrième trimestre 1981: Jeune Théâtre.Les opinions publiées dans Jeune Théâtre sont assumées par leurs auteurs et n’engagent pas la responsabilité de l’organisme une autre permanente à l’AQJT Lors du XXIIle Congrès de l’A.Q.J.T., une résolution fut adoptée à l’effet que le secteur d'amateurs ".réclame la reconnaissance par les instances gouvernementales concernées, de l’existence du théâtre d’amateurs et son droit à être regroupé selon ses volontés, d’avoir ses activités, d’être financé selon ses besoins”.Suite aux démarches entreprises auprès du Ministère des Loisirs, de la Chasse et de la Pêche,l’on obtint la pleine reconnaissance du secteur d’amateurs ainsi qu’une subvention permettant l’embauche d’un agent de développement pour ce secteur.Je me joins donc à l’équipe de l'A.-Q.J.T.à la fin du mois de septembre.Après des études universitaires en théâtre, je travaille durant quelques années avec des troupes de théâtre pour enfants et jeunes adultes en tant que comédienne et costumière.Cette participation me permet d’effectuer plusieurs tournées au Québec et dans les provinces maritimes.Par la suite, mes activités professionnelles se dirigent vers le domaine de l’organisation et de la promotion.Au cours des cinq dernières années, j’ai travaillé à titre d’organisatrice au sein deplusieurs organismes de développement culturel et communautaire.J’entreprends mes nouvelles tâches avec de nombreux objectifs et projets en tête.Certains proviennent de résolutions issues du XXIIIe Congrès de l’A.Q.J.T., comme l’organisation d’un Carrefour-Festival du théâtre d’Amateurs pour l'année 1982.Mes premières démarches en ce sens auront pour objectif de rencontrer le plus grand nombre de troupes d’amateurs d’ici le printemps afin de connaître vos préoccupations, d’assister aux représentations ou aux répétitions des productions en cours et de discuter des projets prévus pour cette année.Pour atteindre cet objectif, je profiterai aussi de toutes les rencontres régionales qui auront lieu d’ici le printemps 1982.Afin de planifier ces rencontres, je vous ai déjà fait parvenir un bref questionnaire d’informations générales que je vous invite à nous retourner avec vos commentaires.En collaboration avec le Conseil de direction du secteur d’amateurs, je travaillerai à la concrétisation de plusieurs projets dont le dossier des droits d’auteurs, les carrefours ainsi qu’à la préparation du prochain congrès.Le secteur d'amateurs par la collaboration de ses membres participera aussi de façon active à la publication Jeune Théâtre.C’est un outil de communication précieux que nous ne saurions négliger.Nous aurons donc lors de nos rencontres de nombreux projets à définir et c’est avec impatience que j’attends le moment de faire votre connaissance.C’est avec beaucoup d’enthousiasme et d’optimisme que je m’engage dans ce travail qui, j’ose l’espérer, se fera en étroite collaboration avec vous.Au plaisir de vous rencontrer tous très prochainement.Marie-Josée Leblanc 2 les Gens d’en Bas en camping, à Bic! Le spectacle Le Marché J’aime fut présenté du 7 juillet au 16 août, dans la grange du Camping Bic, à Bic, à raison de 6 soirs par semaine.Une trentaine de spectacles, une moyenne de 45 spectateurs par spectacle démontre que l’accueil du public fut chaleureux.Notre satisfaction est d’autant plus grande, quand on connaît les difficultés rencontrées par les théâtres d’été au cours de la dernière saison, difficultés auxquelles on a pu échapper.Il ne faut pas oublier que Le Marché J’aime n’en était pas à ses premières représentations, mais avait déjà été accueilli par un très large public de la région au cours de 1980-81.Donc, il s’agissait pour nous, au départ, de se risquer dans une aventure dont on ne pouvait prévoir le déroulement, d’autant plus que les différentes tentatives de théâtre d’été, au Camping Bic, les étés précédents, s’étaient avérées plutôt négatives pour les troupes.Mais après une semaine de représentations, une bonne campagne de publicité et du bouche à oreille, nous avions plus qu’un bel espoir de réussite! Le théâtre d’été a été pour nous l’occasion d’un souffle nouveau qui a permis de faire connaître la troupe de façon marquante; nous sommes allés chercher un nouveau public qui était plutôt enclin à ne voir que du théâtre institutionnel, ou pas de théâtre du tout.On a eu l’impression que le public associait “théâtre d’été” à “théâtre professionnel”, peut-être à cause de la régularité des représentations du théâtre professionnel.Cet été, ce même public s’est laissé volontiers attiré à venir voir ce que notre troupe produisait.Il est bien évident qu’une publicité bien orchestrée, tant dans les média écrits qu’électroniques, joue un grand rôle dans la réussite d’un théâtre d’été; il n’y avait pas une seule journée ou l’on ne pouvait entendre l’invitation à venir assister à la représentation du spectacle Le Marché J’aime.Déjà 51 représentations avaient été présentées à travers le Québec et c’est avec un plaisir certain que l’équipe s’embarquait dans un projet de théâtre d’été.Quelle économie d’énergie considérable.Fini le décor et l’éclairage à monter et à démonter tous les jours, fini les heures interminables de voyage en camion! Il ne faut pas oublier qu’une tournée s’avère particulièrement difficile pour une troupe de l’Est du Québec; d’une part, parce que nous habitons loin des grands centres et aussi parce que cette région est très vaste à parcourir.Donc, l’atmosphère de travail s’en est ressentie.Comme il n’y avait pas de fatigue accumulée, l’entente entre les membres de l’équipe ne pouvait qu’être au beau fixe.Il n’en reste pas moins qu’il y a eu des modifications à apporter au travail, à la manière de l’aborder.Il ne faut pas se cacher que jouer pendant 6 semaines à raison de 6 soirs par semaine demande une certaine énergie pour passer par-dessus la routine.Les comédiens prenaient plus de temps pour se réchauffer avant d’entrer en scène n’ayant pas eu pendant la journée, l’occasion de le faire par le travail physique de l’aménagement de la scène.Sur le plan financier, il n’y avait plus à se préoccuper des frais de tournée: déplacements, per diem, etc.Il y a donc une économie directe qui se réalise.Nous ne pouvons toutefois pas parler de rentabilité, il serait plus exact d’utiliser le terme d’autofinancement.Les frais encourus pour procéder à certains aménagements de la salle qui répondraient aux exigences de sécurité du gouvernement, plus les coûts de la publicité et quelques déboursés inhérents à la production d’un spectacle nous ont amenés à faire une dépense totale de 2,000.00$.“L’expérience en valait la chandelle”.Le Marché J’aime n’a pas été écrit spécifiquement pour un théâtre d’été mais il nous a tout de même été nécessaire d’en faire une adaptation.La pièce, conçue de façon humoristique, pouvait très bien se présenter dans un théâtre d’été.Quant à l’aspect didactique ou de réflexion contenu dans certains thèmes du spectacle, comme le harcèlement sexuel, le viol, la pornographie et l’homosexualité, il semble qu’il n’ait pas gêné le spectateur.Les commentaires recueillis ont presque tous été élogieux.Il est certain que si la pièce avait été montée en fonction d’un théâtre d’été, la mise en scène et la scénographie, entre autres, auraient présenté des différences majeures.On n’a qu’à penser aux décors qui ont été conçus pour la tournée et non pour une salle fixe.Il en est de même sur le plan de l’éclairage qui a été pensé en fonction d’un montage et d’un démontage quotidien.Il est difficile d’établir exactement quelle a été la part des vacanciers parmi les spectateurs, mais nous pouvons tout de même affirmer que 25% des entrées étaient des personnes du Camping même; quant aux 75% qui reste, il s’agissait surtout d’un public local.L’expérience fut donc profitable pour nous tous et ce, à tous les points de vue, ce qui nous permet d’envisager le renouvellement de cette expérience l’été prochain.Daryelle Belzile Chantal Desrosiers Pour le Théâtre Les Gens d’en Bas 3 'W le Petit à Petit en plein coeur de Montréal Le Théâtre Petit à petit est un collectif qui existe depuis quatre ans.Il crée des spectacles pour l’enfance et la jeunesse autant que pour les adultes.La troupe est composée de membres permanents auxquels s’ajoutent plusieurs pigistes selon les spectacles.“Tournez la plage”, drame-entonnoir de Claude Poissant, est la troisième production pour adultes du Petit à Petit.Les représentations ont eu lieu du 27 juin au 22 août 1981, à Montréal, au café-théâtre “Les fleurs du mal”.C’est le spectacle dans lequel nous avons le plus investi au niveau de la scénographie, de la bande sonore, de la publicité.Au total 23 personnes, dont 5 membres permanents, ont participé de près ou de loin à la création.Pour nous, ce spectacle représente un tournant important, non seulement à cause de l’ampleur de la production, mais aussi à cause de la forme même du spectacle, de l’écriture.L’histoire continue, le cadre hyper-réaliste, le style à la fois grotesque et dérisoire, ont fait de “Tournez la plage” un spectacle différent et controversé qui a suscité des réactions passionnées, qu’elles soient positives ou négatives.La pièce met en scène la famille Racicot qui vit dans un appartement minable d’un quartier défavorisé de Montréal.Le premier acte dépeint leur déchéance.Le téléphone est coupé, le bien-être aussi, enfin on annonce une saisie.Au deuxième acte, on entre dans le délire: ils ont reproduit une plage entre leurs quatre murs et refusent de voir la réalité.La pièce se termine sur le départ du fils qui vient d’avoir dix-huit ans.Il va sans dire que cette pièce n’entre pas dans les critères habituels du théâtre d’été.C’est la première fois que nous tentons de présenter du théâtre l’été à Montréal.Pour vous faire part de notre expérience, comédien-ne-s et auteur — ceux qui ont été dans le bain (sauna) tout l’été — vous livrent leurs commentaires.Est-ce que “Tournez la plage” a été écrite spécialement pour Tété?Claude: Pas spécialement.C’est intéressant qu’on l’ait montée l’été parce que le sous-thème est la plage et que ça se passe au mois de juillet.Ça lui donnait une certaine force du fait que les gens ne sont pas habitués à ce genre de théâtre l’été, même ceux qui n’aiment pas le “théâtre d’été” en général.Est-ce que ça dérangerait autant si c’était présenté pendant Tannée?Richard: Oui, parce que la pièce est dérangeante.Claude: A la rigueur, il faudrait présenter ce spectacle dans un lieu “hyper-bourgeois”, où les gens auraient leur piscine à côté et leur “drink” à la main.“St-Henri présenté à Westmount”! Que pensez-vous d’avoir représenté sur scène un milieu aussi défavorisé?Richard: Ces personnages étaient attachants, on voulait leur donner le plus d’intensité possible.Mais il y a des gens qui partaient à l’entracte et qui disaient: “Qu’est-ce que ça donne de ridiculiser ce monde là?” D’autres ont rit tout le long.D’autres reconnaissaient leur milieu et étaient complètement bouleversés.Adèle: Les gens se reconnaissaient aussi au niveau des relations entre les personnages de la famille.Annie: Il y a même des gens qui m’ont dit que ce milieu-là n’existait pas.Adèle: C’était très cru.Richard: C’était réaliste et excessif à la fois.C’était dur à prendre autant pour ceux qui ont vécu dans un milieu semblable que pour ceux qui ne le connaissent pas.Est-ce que le public d’été est différent?Tous: Non, non.Adèle: Notre pièce n’attirait pas les spectateurs du “théâtre d’été”.Il y en avait quelques-uns, mais.Richard: Notre public, c’était les gens qui étaient “pognés” comme nous à Montréal parce qu’ils n’avaient pas d’argent ou qu’ils travaillaient le jour.Est-ce que “Tournez la plage” est un “spectacle de ville”?Pierre: C’est un spectacle montréalais.Richard: Il y a beaucoup de “maladies de ville” qui sont représentées dans la pièce.Par exemple, Sylvio qui va piquer chez le dépanneur, le taudis avec une seule fenêtre.Adèle: La plage dans l’appartement.Pierre: Le manque d’espace, la dépendance face aux choses matérielles.Annie: Et puis je trouve ça important qu’il se fasse du théâtre l’été à Montréal, que la vie culturelle ne soit pas complètement éteinte.Le terme “théâtre 4 d’été” a une certaine connotation.On pense automatiquement à un boulevard présenté dans une grange à la campagne.On devrait parler de théâtre l’été et non pas de “théâtre d’été”.Richard: Il faudrait poursuivre ce choix de présenter un théâtre “heavy” l’été.Ne pas proposer aux gens ce qu’ils veulent nécessairement, mais les emmener un peu ailleurs.Pierre: On présuppose que les gens veulent ça, mais ils n’ont jamais eu le choix.C’était du théâtre de boulevard, un point c’est tout.Il s’est créé une habitude.Adèle: Peu importe qu’on présente une comédie ou pas.Pourvu qu’on n’ait pas l’étiquette “théâtre d’été”, donc drôle, léger et stupide.Ce qui est important, c’est la qualité.Claude: La qualité du contenu aussi.Annie: Les gens ne sont pas si rébarbatifs à ce genre de théâtre.La preuve c’est qu’on a tenu deux mois avec d’assez bonnes salles.Il y a même une clientèle qui est heureuse de se voir présenter autre chose.Est-ce qu’on rejoint les gens du quartier, du plateau Mont-Royal?Claude: A six dollars le billet, c’est impossible.Richard: On en a eu quand même quelques-uns.Claude: Le public de théâtre, c’est toujours le même, il n’a pas augmenté.Annie: Il faut dire que le café “Les fleurs du mal” n’est pas issu du quartier, mais a été implanté par des gens venus d’ailleurs dans le but de rendre le théâtre plus accessible.Mais le théâtre n’est pas encore un besoin et le lieu demeure étranger.Comment avez-vous vécu les conditions de jeu aux “Fleurs du mal”?Richard: Avec résignation.Pierre: C’était du camping.Richard: Il y a eu les problèmes d’air conditionné.Adèle: Les soirs de chaleur terrible, c’était beaucoup demander au public.Pierre: C’est l’ensemble qui était dur: ramasser le sable à la pelle en arrivant, installer le décor du premier acte, puis déverser le sable à l’entracte, laver les costumes deux fois par semaine.Richard: On arrivait à sept heures et on repartait à minuit.Pierre: Ça me prenait au moins vingt minutes à me débarbouiller, à m’enlever le sable et l’huile.Adèle: Surtout qu’on avait pas de douches, on faisait chauffer l’eau dans des bouilloires.Pierre: Les loges n’étaient pas très accueillantes, et les gens n’osaient pas y venir parce qu’ils savaient qu’on devait être en train de se laver.Quand enfin on arrivait dans la salle, les spectateurs étaient tous partis.Richard: Je ne pense pas que tout ça ait nuit au spectacle.Mais des conditions meilleures nous auraient gardés plus en forme.Claude: Les conditions qu’on avait n’étaient pas celles des “théâtres d’été”.C’étaient des conditions de “jeune théâtre”, d’autogestion, c’est-à-dire qu’on monte le décor, on coud nos costumes, etc.Est-ce que “Tournez la plage”, dans sa forme, est un spectacle de “Jeune théâtre”?Claude: Le “jeune théâtre”, ce n’est pas une forme, c’est une méthode de fonctionnement.Richard: Dans les conditions actuelles, le “jeune théâtre”, c’est celui qui n’a pas d’argent.Adèle: La pièce n’a rien à voir avec les étiquettes “jeune théâtre” ou “théâtre institutionnel”.Claude: Il y a les institutions, il y a ceux qui veulent devenir une institution, et il y a les autres.Nous, on fait partie des autres.C’est ça du “jeune théâtre”.Adèle: Si on avait plus de subventions, il faudrait faire la même chose, mais en payant les comédiens, l’auteur, le metteur en scène d’une façon décente, et la création serait aussi intense, aussi importante.C’est ce qu’il faut atteindre.Propos recueillis par Geneviève Notebaert le Frou-Frou: spectacles pour tous L’Atelier de théâtre le Frou-Frou de Chicoutimi Inc.existe depuis près de cinq ans.C’est une compagnie de théâtre de métier, à but non lucratif.Le Frou-Frou s’adresse à des publics de tous les âges, offrant des spectacles et animations à caractère éducatif, social et culturel.Cet été, dix membres du Frou-Frou ont vécu une expérience unique.Comédiens, comédiennes, musiciennes, techniciens, metteur en scène, décorateurs, couturières, maquilleurs, tous se sont réunis pour présenter cinq jours par semaine, en après-midi, un spectacle pour enfants de tous les âges, intitulé: “La Colonelle Z dans les fraises”.De plus, nous avons offert aux adultes un spectacle de “Chansons d’autrefois” présenté tous les dimanches soirs de l’été.Par ce fait, le Frou-Frou devenait une des premières troupes de “Jeune Théâtre” à présenter un spectacle permanent dans un théâtre d’été.5 Nous avons longuement hésité avant de nous lancer dans cette aventure.Plusieurs questions se posaient: 1.Le bassin de population du Saguenay-Lac-Saint-Jean serait-il assez vaste pour nous permettre de jouer le même spectacle du mercredi au dimanche, pendant six semaines?2.Quel accueil serait fait à “Chansons d’autrefois”, puisque le Frou-Frou était avant tout perçu comme une troupe de théâtre pour enfants?3.Cette expérience pourrait-elle être assez rentable pour ne pas mettre la troupe en péril à l’automne?4.Pourrions-nous en vivre?Nous avons finalement accepté l’offre de la Vieille Pulperie (théâtre et site historique gérés par une corporation indépendante).Nous espérions apporter une corde de plus à l’arc de Frou-Frou.Nous comptions aussi faire connaître le Frou-Frou aux gens de la région et aux touristes.Le choix du spectacle pour adultes fut simple: “Chansons d’autrefois” était tout désigné.Nous avions déjà créé ce spectacle, nous l’avions présenté principalement à des personnes âgées qui l’avaient fort apprécié.Nous avons cependant dû adapter notre spectacle à une plus grande salle, à un public plus diversifié.Nous avons également opté pour “La Colonelle Z dans les fraises” puisqu’elle n’avait été présentée que deux fois dans la région.“La Colonelle” demandait une grande scène et une installation technique précise.Le théâtre de la Vieille Pulperie était l’endroit idéal.Nous avons retravaillé le spectacle, nous l’avons amélioré.Souvent, les gens s’imaginent qu’un spectacle pour enfants n’est pas fait avec tout le sérieux nécessaire.Au contraire, “La Colonelle Z dans les fraises” est un spectacle professionnel qui a été construit de façon méticuleuse.Toute l’équipe s’est donnée avec ardeur et après deux mois de répétitions assidues, les spectacles étaient au point.La réponse du public fut surprenante! Une moyenne de 85 spectateurs par représentation de “La Colonelle” et de 70 pour “Chansons d’autrefois”.Les remarques furent élogieuses.Bien des gens sont venus nous voir plusieurs fois et le bouche à oreille fut tout à notre avantage.Les divers média ont eux aussi été plus que chaleureux à notre endroit.Journaux, télévision, radio, tous nous encourageaient.Les critiques se sont révélées fort positives et enthousiastes.Mais il y a une ombre au tableau: l’argent.Nous avons dû défrayer TOUS les coûts de production, d’administration et de publicité, cela sans aucune aide financière, si ce n’est 800.00$ de la Ville de Chicoutimi.La Vieille Pulperie elle-même, loin de nous aider, nous demandait 40% des recettes, après déduction de la taxe d’amusement de 10%.Le prix d’entrée de 2.00$ par personne pour “La Colonelle” et de 4.00$ pour “Chansons d’autrefois” devenait ridicule en regard des minimes bénéfices obtenus après prélèvements.(L’autre groupe travaillant à la Vieille Pulperie quatre soirs par semaine avait reçu une aide de 10,000.00$).Le Frou-Frou devait se débrouiller.AI A\ li C’est ce que nous avons fait.Il fallait trouver de l’argent, si nous voulions terminer l’été.Il fallait payer nos dettes.Heureusement, la force du Frou-Frou réside dans la solidarité, l’esprit de collectivité qui anime chacun de ses membres.Nous nous sommes donc attelés à la tâche.Tôt le matin, nous étions au travail.Toutes nos journées, même les jours de relâche, étaient occupés à vendre des macarons de porte à porte, à faire des démarches, des téléphones, à compter et recompter.Et nous avons réussi.à rembourser ce que nous devions.Pour cela, chacun a dû se serrer la ceinture.Quand on a un loyer à payer, quand il faut manger, se déplacer, quand on ne peut travailler ailleurs, vivre du théâtre est très difficile.Nous n’avons réussi qu’à survivre.Un comédien nous a quitté au milieu de l’été, trouvant nos conditions de travail inhumaines.Mais ce qui est inhumain, ce n’est pas de vouloir offrir un produit de qualité à plus de gens, ce n’est pas de vouloir faire du théâtre.Ce qui est inhumain, c’est d’avoir à se battre pour être respectés en tant que travailleurs.C’est ce que nous avons trouvé difficile à vivre.Nous le vivons tous les jours, mais ce problème est apparu encore plus fortement cet été.Malgré tout, nous ne regrettons rien.Nousavons appris qu’il est possible de faire du théâtre d’été dans des régions éloignées mais que, sans subvention, il est impossible d’en vivre.Nous avons réalisé qu’il y a un potentiel certain au sein du jeune théâtre.Créateurs, interprètes fourmillent.Le Frou-Frou est la preuve qu’on peut créer des choses, monter des spectacles de qualité, faire du théâtre d’été, sans être un théâtre institutionnel.Nous sommes tous épuisés mais plus forts parce qu’enrichis de la fidélité et du soutien du public régional.6 L’Atelier de théâtre le Frou-Frou le Parminou: Place Royale, à Québec Le théâtre en été Dès les premières années du Théâtre Parminou, la troupe s’est surtout manifestée par des représentations données à l’extérieur.La tournée nous a permis de visiter plusieurs villes et villages jouant tantôt dans les parcs, les terrains de jeu, cours d’école ou lors de fêtes populaires estivales.Lorsque la troupe décida de devenir permanente en 1974, la tournée d’hiver nous amena dans différents types de salle, sous-sol d’église, gymnase, cafétéria, auditorium, poursuivant ainsi notre objectif de décentralisation culturelle.Pour nous, les représentations à l’extérieur sont le reflet du théâtre de foire, véritable théâtre populaire qui rejoint les gens dans leurs réalités et préoccupations immédiates.Ensemble, nous prenons parole dans les lieux publics, dans la rue, propriété collective d’une société qui en fait souvent des lieux commerciaux, historiques et de simple divertissement, endroits où le regroupement et la prise de parole sont quasiment interdits.Théâtre de commande Depuis deux ans, la direction générale du Patrimoine nous demande d’animer, par des spectacles, la Place Royale à Québec afin de sensibiliser les gens à leur histoire en illustrant des faits qui se sont déroulés à Québec.La Place Royale, par son contexte architectural particulier, nous permet donc de faire revivre l’histoire à travers les murs de l’endroit.Nous faisons parler les paysans de l’époque à travers les fenêtres des maisons en place, utilisant l’ensemble de l’environnement par l’installation de trétaux à différents coins de ce site touristique.Les spectateurs se déplacent avec nous et se retrouvent actifs au sein d’un regroupement créé par l’événement.Le public qui circule sur cette place durant l’été se compose de la population de Québec et de ses environs, de touristes francophones et américains.Nous avons donc dû tenir compte de tous ces facteurs lors de la création des spectacles: lieux, types de public, température, buts et objectifs visés par la commande.Les spectacles Afin de soutenir l’attention et l’intérêt, les spectacles ont une durée approximative d'une trentaine de minutes se divisant en tableaux et fresques de trois à quatre minutes.Nous avons mis l’accent sur le spectaculaire, l’imagerie, la surprise et le jeu caricatural utilisant marionnettes géantes, person- 9MBÊBB ¦¦¦ mm % ?» j vv r L nages typés et rebondissements de situation.Au niveau du contenu, nos données historiques furent tirées des archives de la justice en Nouvelle-France, de journaux et de documents de l’époque, faisant aussi appel à certains historiens et historiennes et à des groupes amérindiens.Le choix des thèmes fut élaboré par la direction générale du Patrimoine en consultation et collaboration avec le théâtre Parminou.Notre parti pris est de raconter l’histoire du point de vue des paysans donnant ainsi une version différente de l’histoire telle que nous l’avons apprise et entendue.Depuis deux ans, nous avons créé quatre spectacles: Madeleine de Verchères, Québec en 1850, La Sorcellerie en 1660 et Samuel de Champlain (le choc des cultures).Les conditions de travail furent très agréables.Avoir notre local de répétition sur la place même nous offrait la possibilité d’étudier les lieux et ses passants.Donner des représentations à chaque fin de semaine au même endroit durant deux mois et demi nous permettait de nous intégrer à la vie du quartier et de placoter avec les gens qui y vivaient.Pour nous, ce fut une expérience très intéressante qui se poursuivra encore l’été prochain avec deux nouvelles créations, nous permettant d’approfondir notre recherche et d’explorer d’autres formes d’interventions extérieures.On s’est replongé dans notre histoire, en y voyant tous les dessous du passé, l’exprimant avec notre vision d’aujourd’hui afin de mieux prévoir l’avenir! Le Théâtre Parminou 7 le Pince Farine et “la Gaspésie quand on y vit” .T*or esr d«CS IT.Tdt-.présenté du 1er juillet au 9 août à la Grange à Francis, Ste-Anne des Monts Bilan d’une programmation de 6 semaines: 28 représentations 2 annulations 1432 spectateurs: 359 billets de groupe 855 billets d’adultes 151 billets d’étudiants 67 billets de promotion 75% de population locale 25% de touristes Moyenne: 48 spectateur-trices par soir Recettes brutes: 6,000.00$ Oui le spectacle a bien marché.Oui on recommence l’été prochain.Oui on a passé un bel été, mais les racines de notre déficitier nous suivent toujours.Connaissez-vous les défirentabilitiers?Il était une fois des gens qui faisaient du théâtre.Ils peinaient du matin au soir pour semer et répandre la culture, en rêvant de récolter des fruits moins amers que ceux du déficit.Les déficitiers, ces gros arbres chargés de fruits lourds se multipliaient comme des pissenlits: on en coupait un, il en repoussait trois; parfois, mais c’était chose rare quand même, on voyait pousser un rentabilitier dans le champ du voisin.Les rentabilitiers ont la propriété d’avoir des fruits doux et très petits mais parfois ils deviennent énormes par quelque mystère.Quand on voyait poindre un rentabilitier, on s’empressait de demander à son propriétaire: — “Quel engrais employez-vous?’’, mais le propriétaire muet comme une carpe, riait dans sa barbe en gardant jalousement le secret de sa réussite.On se mit donc à surveiller ce voisin; pourquoi avait-il des rentabilitiers dans son champ alors que les autres avaient des déficitiers?On le surveilla toute l’année, tout en trimant dur sur notre culture; le voisin, lui, prenait son temps.On y comprenait rien.Puis quand vint l’été, on partit en vacances sans avoir trouvé la clé de l’énigme.C’est à ce moment-là que le voisin, lui, se mettait au travail: alors que tout le monde était parti, laissant les champs de déficitiers pousser au soleil d’été, lui, il s’activait, arrachant les quelques déficitiers qui lui restaient pour planter des rentabilitiers qui se développaient toujours plus gros.Il avait découvert le théâtre d’été.Les vacances J les , p f*it «lu tu 1 A M-ihpôufe qui .f IcT, fwit «nblfliJ peuf - Rfldues ruous SuiyewT.du bieu » elies Aussi l Alors que les travailleur-euses de la culture des déficits partaient pour oublier leurs maux et pour se reposer après le dur travail de l’année, les vacanciers des quatre coins du pays entraient; il y avait un va-et-vient continuel.Les vacanciers ne pouvaient supporter l’odeur des déficitiers qui dégagent une senteur de misère, alors ils étaient fort heureux d’arriver aux rentabilitiers, qui, c’est bien connu, n’ont pas d’odeur $$$.Ils se prélassaient, heureux d’avoir découvert une activité estivale.Un jour Flot et Floune, travailleur-euse de la culture des déficitiers, revinrent plus tôt que prévu de leurs vacances (faute d’argent!).Quelle ne fut pas leur surprise de voir leur région grouillante de monde; il-elle la croyaient déserte.Il-elle se mêlèrent aux vacanciers pour voir ce qui se passait.Les champs du voisin étaient noirs de rentabilitiers et de monde.Il-elle regardèrent attentivement le spectacle: oui, c’était bel et bien du théâtre mais du théâtre spécial.Il-elle attendirent la nuit pour voir plus clair dans cette histoire.Flot et Floune décidèrent de relever un de leurs déficitiers pour voir ce qu’il y avait à sa racine: les racines étaient profondes, enveloppées d’une pensée et chargées de questions et de préoccupations; puis il-elle creusèrent un rentabilitier.en fait il-elle ne creusèrent pas longtemps, les racines étaient presqu’en surface, et chose bizarre, elles étaient couvertes de petites bosses.Etrange.! Flot et Floune se regardèrent, perplexes, et décidèrent d’ouvrir une de ces petites bosses pour voir ce qu’elle contenait.Pendant que Flot tenait la lampe 8 de poche, Floune perça la bosse avec une aiguille et aussitôt, un gag gros et gras s’envola dans un éclat.C’était donc ça: Le Rire.Flot et Floune en firent éclater une dizaine d’autres et sur les dix gags lancés, il-elle en rirent deux.et pourtant le rentabiliser était énorme; donc ce n’était pas nécessaire que tout soit drôle, en autant qu’il y ait un “punch” de temps à autre.En route vers le défirentabilitier Valérie Fort-e de cette connaissance, Flot et Floune prélevèrent quelques bosses des racines du rentabiliser qu’il-elle allèrent greffer aux racines profondes de leurs déficitiers.Il-elle travaillèrent tout au long de l’année, comme d’habitude, alors que le voisin, lui, vivait sur les profits que lui avaient rapportés ses rentabilitiers.L’été d’après, alors que les travailleur-euse-s de la culture partaient pour l’été, Flot et Floune restèrent, à la grande surprise du voisin.Puis les vacancier-ière-s commencèrent à arriver; ils-elles allèrent d’abord vers les grands rentabilitiers du voisin, s’attendant à se dérider comme l’été d’avant, mais ils-elles furent vite déçu-e-s.Bien sûr, ils-elles riaient, mais “comme l’année dernière”.c’était les mêmes gags usés.Pas grand nouveau.On en vit même sortir avant la fin.Puis les vacancier-ière-s allèrent chez Flot et Floune, intrigué-e-s par ces drôles de déficitiers greffés de rentabilitiers.Ils-elles furent étonné-e-s: Ils-elles rirent et pensèrent aussi; ils-elles se divertirent tout en apprenant.Flot et Floune furent heureux-se de leur découverte: Le Défirentabilitier.En relevant les racines d’un déficitier et d’un rentabilitier, il-elle avaient relevé un défi: vivre de leur culture tout en conservant leur pensée intacte.Et c’est ainsi que les rentabilitiers poussent et se multiplient dans le pays.On en a trouvé plus de 107 variétés cette année.Certains rentabilitiers se métamorphosent parfois en déficitiers parce que les petites bosses de leurs racines sont trop usées.Mais enfin.Et chose étrange, les déficitiers eux, poussent toujours, beau temps mauvais temps.Quant aux défirentabilitiers, cette forme n’est pas encore très développée, mais il suffirait peut-être que quelques petits déficities s’y mettent pour que les fruits se répandent en plus grande quantité et en meilleure qualité.La troupe de Flot et Floune a compris cela, et tout en continuant à améliorer leur culture et à travailler au jour le jour, il-elle rejoignent plus de gens et vivent un peu mieux de leur culture tout en collaborant à une meilleure production annuelle.P.S.Flot et Floune ne se marièrent pas et réfléchissent encore à l’idée de faire un enfant.Jasmine Dubé vüus efê5 tXiRpG-iS us (i-ev .pt TooTe p'IïTfô boi>(eS oo pAS, «os RAoAjêS MouS *SoiV6»T yy di£M .I* ublid 9/ p€«SoNwe5 X5.« /t>,i(eT - ^55-«> -So^/xIje-ée 71MUS' pt£.-A l'-trff 'lt-H-e' pou P L-fl- ¦Sfli'SoHJ •-!- ¦ .Ckm> men *y JL TJZZJL EBü dAp1 9 manifeste pour un théâtre nécessaire Le Manifeste pour un théâtre nécessaire sera présenté, par les troupes de l’A.Q.J.T., lors des Etats Généraux du Théâtre Professionnel, début novembre.Nous vous faisons part des appuis qui nous sont parvenus jusqu’à maintenant.Jeune Théâtre de décembre vous en donnera la liste complète.Fédération des Acef du Québec Association des Radiodiffuseurs communautaires du Québec La Corporation du Festival socio-culturel de Lanaudière Le Centre dramatique du Sud Le Théâtre du Gros Mécano Danse-Partout Entre-Chat Le Regroupement des Garderies de Québec Ressources-Média Regroupement des OVEP, Québec Syndicat de la Mutuelle-Vie des fonctionnaires Patrice Cheylan, du Conseil régional de la Culture, Québec Alexandra Sczaka, chargée de recherche à l’Institut québécois de recherche sur la culture Le Sakatou Regroupement des organismes communautaires de communications du Québec (R.O.C.C.Q.) L’Alternative du Cegep de Sherbrooke Réal Rancourt, député de St-François Luttes Urbaines L’Atelier du logement communautaire des Bois-Francs Comité d’Unité Syndicale et Populaire de Drum-mondville Syndicat de l’Enseignement de la région de Drum-mondville Conseil central des syndicats nationaux de Drum-mondville — CSN La Revue Focus Réciproque et Catastrophe — Jonquière Théâtre de marionnettes “Les amis de Chiffon” CHOC-FM — la radio communautaire de Jonquière Les Gens d’en Bas Diffusion Parallèle Productions Vent d’Est Kiné Film Comité de gestion du service d’animation culturelle de l’Université de Montréal Front d’action populaire en réaménagement urbain — FRAPRU En Lutte! Le Mouvement Action-chômage — MAC Chant du Peuple La table sectorielle des organismes socio-culturels du Regroupement des organismes nationaux de loisir du Québec — RONLQ Le Syndicat de la Musique du Québec — SMQ Jean St-Arnaud, et Richard Ouellet, animateurs socio-culturels du Cegep Lionel-Groulx Fédération internationale du Cinéma Super 8 10 Le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Café Campus Les Films du Crépuscule Association nationale des étudiants et étudiantes du Québec — ANEQ La SPEC — Salle de spectacles du Pavillon d’éducation communautaire Le Regroupement des garderies de Montréal Association des jeunes travailleurs de Montréal Thérèse Arbic, professeure de théâtre au Cegep du Vieux-Montréal CIBL-MF — radio communautaire de l’Est Offensives Cinéma d’information politique Groupe ressources-vacances sites Le Temps fou Servart La Gang de Guybourg Association pour le jeune cinéma québécois Et il va de soi que le manifeste étant celui des membres de l’A.Q.J.T., toutes les troupes et membres individuels l’endossent.Par contre, certains appuis nous sont parvenus avec des restrictions, critiques, commentaires, que nous livrons à votre réflexion.“.lorsque vous parlez du jeune théâtre populaire, vous ne faites référence qu’aux acteurs et actrices.Même si cela représente la réalité de l’ensemble du jeune théâtre, il n’y a pas lieu à notre avis de s’en glorifier.L’une des erreurs du jeune théâtre a consisté à notre avis dans cette incapacité à intégrer véritablement d’autres artisans de la scène: techniciens, scénographe, etc.Quant à nous, des musiciens, des techniciens de scène ayant fait partie à part entière de la plupart de nos productions, de même que des metteurs en scène et des scénographes invités, nous ne pouvons souscrire à cette réduction.S’il était possible de reviser le texte en ce sens, ce ne serait pas pour nous déplaire.” Eudore Belzile Les Gens d’en Bas .“Nous croyons que la raison de la faiblesse de la masse monétaire du marché du théâtre est dûe au fait qu’il faut être une organisation sans but lucratif pour être subventionnée.Par conséquent, la balance de la motivation et de l’implication des organisations de théâtre (majoritairement non-payeurs d’impôt) est trop faible dans le développement d’un marché économique culturel réel pour avoir des conséquences majeures sur sa masse monétaire.Nous appuyons donc ce manifeste à la condition qu’il défende également le droit au développement de l’entreprise privée dans le milieu théâtral, au même titre que les organisations sans but lucratif.” Jean-Pierre Roy le Sakatou ".nous reconnaissons la nécessité de ce type de théâtre dont vous préconisez le droit à l’existence et les moyens pour le réaliser.(.) nous ne pouvons nier l’existence du théâtre dit officiel.Tel que décrite dans votre document, l’attitude que vous adoptez ne respecte pas suffisamment la plateforme démocratique et, point n’est besoin d’avoir fait une enquête doublée d’une analyse scientifique pour vérifier l’existence de plusieurs types de théâtre.Le droit et la nécessité de s’exprimer sont à tout le monde comme le droit et la nécessité de voir et d’entendre donc, le libre choix s’applique là aussi.” Camille D.Deschènes Animatrice artistique Centre culturel de Jonquière “.je donne mon appui aux revendications qu’on trouve formulées à la fin du Manifeste pour un théâtre nécessaire.(.) J’aurais, en revanche, plus de réticence à signer le manifeste lui-même.Il me semble proposer une vision du “théâtre populaire” un peu simpliste.Il ne suffit pas de se donner de prestigieuses origines (Brecht, Artaud, Piscator, Meyerhold).Encore faudrait-il qu’on puisse observer dans la pratique actuelle du “jeune théâtre” des traces, des influences du travail des modèles qu’on se donne si facilement.Il faudrait aussi que les exigences que ces hommes de théâtre ont eues à propos du langage théâtral soient un peu celles des jeunes praticiens québécois.On aimerait aussi que le large éventail que dessinent ces noms se retrouve à l’intérieur des cadres d’une association comme l’A.Q.J.T.Quiconque a assisté au dernier Festival du Jeune Théâtre, ou encore a lu la définition “élargie” que s’est donnée l’A.Q.J.T.à son dernier congrès, est bien obligé d’admettre que la vision exaltante du manifeste correspond mal à la réalité de la pratique actuelle du jeune théâtre et de son principal porte-parole.Et tout marche-t-il si bien?toutes les troupes sont-elles portées par le même souffle puissant?parlent-elles toutes de la même voix haute et claire?et d’abord y en a-t-il partout de ces troupes?et leur public est-il si nombreux?Quelle utilité alors de proposer cette image style illustration chinoise des belles années de la Révolution culturelle?Elle ne peut, à mon avis, que desservir une bataille qui pour beaucoup est capitale.” Rodrigue Villeneuve Directeur du module des Arts d’interprétation de l’Université du Québec à Chicoutimi le Centre d’essai des auteurs dramatiques A.Q.J.T.— CONGRÈS présente en collaboration avec les Pichous 4-5-6 décembre 1981 D’Ia malle Aperçu des sujets qui d’amour seront discutés en atelier: de Lise Lessard Secteur amateur lecture/spectacle dirigée par Jacques Rossi • Carrefour-Festival le lundi 16 novembre 1981 à 20h30 • Carrefour au Studio de l’Annexe de l’École Nationale de Théâtre • Regroupements régionaux 360 est, rue Laurier, Montréal renseignements: 288 3384 Secteur métier contribution «volontaire» suggérée: 2 $ • Réalité des troupes /•:' ,-v 7 • Festivals I ' T*' • Formation 't, • ! >4, 'Jt , ¦ , ’K'ïr ^ ' Ateliers communs • Informations • Relations extérieures II le festival de théâtre pour enfants Le 8e s’est tenu, comme d’habitude, pendant la semaine d’août où statistiquement il fait toujours beau.Le festival se veut servir de lieu de promotion et de diffusion du théâtre québécois pour enfants en même temps qu’il tient à développer sa fonction d’animation auprès des praticien-ne-s et du public enfant et adulte.Pour se faire, il offre divers types d’activités sur lesquelles le comité organisateur du festival, Lise Roy et Michel Robert, mandatés par l’AQJT, ont fait un retour critique dans le but d’ajuster les prochaines manifestations de l’association aux besoins de ceux et de celles qui y participent.Jeune Théâtre vous présente quelques réflexions découpées à même ces bilans.CE QU’ON A VU Pour pénétrer tout de suite au coeur de l’événement, revenons sur ce que nous ont présenté les spectacles.Mentionnons que le volet “tous petits” (pour les 2-5 ans) a remporté un grand succès et qu’on songe à l’élargir de même que le volet “adolescent” à cause de l’intérêt grandissant que plusieurs troupes lui porte.La section “Banc d’essai”, quoique présentée cette année sans l’encadrement nécessaire à une bonne compréhension de la sélection de ces oeuvres, demeure une formule à exploiter dans le but de faire connaître de nouvelles voies, de nouveaux groupes.Quant à la section “off festival” ouverte aux membres de l’AQJT qui pour quelque raison ne peuvent passer à la sélection, elle sera conservée au programme.L’appellation changera peut-être puisqu’elle semble “charrier” une connotation péjorative: aucune troupe n’a voulu l’utiliser.Qu’en est-il de l’ensemble des autres spectacles d’où les praticien-ne-s sortaient “en affichant un air de déception”?(bilan L.R.— M.R.) “Les thèmes tournent en rond, la scénographie se répète et manque de moyens ou au contraire, certaines enrobent un manque de contenu évident.On remarque le manque de diversité, le plafonnement dans le traitement”.(L.R.— M.R.) CE QU’ON A ENTENDU Les conversations de fin de soirée du festival font ressortir le fait qu’il existe une forme dominante dans le théâtre pour enfants.On parle du théâtre “à contenu” issu du travail d’équipe où le rapport avec le public en est un presqu’essentiellement d’animation pédagogique.On le considère comme un acquis à conserver mais on s’interroge sur la généralisation de cette pratique.Pour les étranger-e-s présent-e-s au festival, “l’ensemble de nos spectacles font office “d’école”, de “leçon” (.) il y manque la profondeur d’une dramaturgie à la mesure de notre volonté de dire”.(L.R.— M.R.) On s’interroge aussi sur ce qui conditionne la création en théâtre pour enfants: les exigences idéologiques et formelles de représentations en milieu scolaire, le peu de moyens techniques, le peu d’auteurs, de metteurs en scène, de scénographes.Et puis “les praticien-ne-s, plus souvent qu’autrement, se sont mués en “fonctionnaires de théâtre” assurant ainsi la continuité de la troupe.la créativité en a pris pour son compte”.(L.R.— M.R.) CE DONT ON A BESOIN “Les gens veulent être confrontés dans leurs théâtralités et dans leurs idéologies face au théâtre pour enfants” (L.R.— M.R.) Des ateliers de formation spécialisée sont réclamés.D’ailleurs la faible participation aux éternels ateliers d’initiation remet ceux-ci en question.L’AQJT songe également à intensifier ses liens avec les théâtres étrangers.Leurs apports par des spectacles, ateliers, conférences, peuvent s’avérer passablement stimulants.Les démarches sont déjà entreprises afin d’amener au 9e festival des troupes américaines et européennes.Poursuivant dans cette volonté d’échange et de formation, les rencontres thématiques, les discussions après spectacles sont aussi ressenties comme des besoins auxquels le festival continuera de répondre essayant de cerner du plus près possible les divers questionnements des artisan-e-s.CE QU’IL Y A DANS LA CAISSE: des casse-têtes budgétaires, des attentes de subventions promises, des critiques des coûts de participation au festival.A ce sujet, le principe des prix d’entrée aux spectacles est devenu incontestable, les artisan-e-s réclamant dans la plus grande légitimité la reconnaissance de leur travail.Mais un événement de cette envergure, s’adressant principalement aux enfants et se tenant dans le parc Lafontaine, se doit d’avoir au programme des activités gratuites.Ce fut le cas des animations et des grands jeux qui furent très fréquentés et qu feront l’objet d’attentions particulières lors du prochain festival.Il est aussi important de mentionner que le festival n’aurait pu se tenir sans le travail bénévole d’un grand nombre de membres de l’AQJT.Mais, à juste titre, on parle d’auto-exploitation — situation inacceptable à laquelle il faudra plus tôt que tard, trouver des solutions.Malgré les difficultés financières, les remises en question importantes, le festival s’avère une réussite sur le plan de l’organisation et de la participation du grand public.Déjà le 9e est en marche; un avant projet sera présenté au congrès de l’AQJT.POUR CONCLURE “Le festival ne crée pas à lui seul la magie et la force de la réalité théâtrale québécoise.Tout au plus en est-il le témoin fidèle.La réalisation concrète des manifestations spectaculaires appartient avant tout aux créateurs et créatrices, admettant qu’ils-elles puissent enfin disposer de moyens à la mesure de leurs aspirations”.(L.R.— M.R.) S.L 12 en vrac, sur le théâtre pour enfants Après avoir relu les textes publiés cette année chez Jeunes Publics et avoir assisté au 8e Festival québécois de théâtre pour enfants, il m’est venu les réflexions et les questions suivantes.Si vous avez le goût d’y répondre, n’hésitez pas! Avez-vous remarqué le nombre grandissant d’adultes qui vont voir les pièces pour enfants?Maintenant que Les fleurs du mal sont fermées, où les troupes pour enfants vont-elles se produire pour le grand public?Les comédiens des troupes pour enfants sentent-ils le besoin de faire aussi du théâtre pour adultes pour pouvoir s’exprimer librement.pour pouvoir parler d’eux-mêmes?Si l’on se fie aux pièces pour enfants.en 1974: les parents étaient pauvres, débordés de travail et exaspérés, les enfants étaient de vrais petits diables; en 1980-81: les parents sont encore pauvres mais ils prennent le temps d’écouter leurs enfants, les enfants sont actifs, débrouillards et idéalistes.Dans la plupart des textes pour enfants, on sent un effort terrible de la part des adultes pour connaître théâtre d’amateurs: Les États Généraux du Théâtre d’Amateurs de décembre ’79 n’avaient pu décider de la forme de regroupement que le théâtre d’amateurs du Québec allait se donner.L’Assemblée opta alors pour la formation d’un Comité provisoire qui effectuerait une consultation en profondeur du milieu et convoquerait par la suite une Assemblée Générale qui, cette fois, prendrait une position définitive: le théâtre d’amateurs se rassemblerait ou à l’A.Q.J.T.ou dans une formation nouvelle.Le Comité provisoire entrepris donc les démarches nécessaires à l’obtention des subventions qui permettraient d’effectuer la consultation.Ces fameuses démarches durèrent plus d’un an.Deux mois avant la fin du mandat du Comité provisoire, le Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) se décida à octroyer 7,000.00$ pour la tenue de l’Assemblée Générale, ce qui ne couvrait même pas les frais de déplacement des troupes.Selon la bonne habitude des ministères, deux jours avant l’Assemblée, le MLCP accordait un supplément pour le transport.Le Comité provisoire a donc dû consacrer la majeure partie de ses énergies en demandes et en et comprendre les enfants.Comme on l’a souligné au 8e Festival, le théâtre pour enfants est vraiment très didactique.ou est-ce pédagogique.Les textes pour enfants doivent-ils absolument pouvoir servir d’outils pédagogiques?Après le théâtre réaliste, miroir du quotidien de l’enfant, que va-t-on inventer?On sera toujours des adultes s’adressant à des enfants.Louise Filteau nouvelle étape négociations auprès des autorités gouvernementales.On peut presque parler d’une année perdue pour le développement du théâtre d’amateurs.Parallèlement à ces démarches, en mars ’81, l’A.Q.-J.T., qui regroupait déjà des troupes d’amateurs fit une demande de subvention de 52,000.00$ au MLCP afin d’assurer la croissance de ce secteur.Le 16 mai ’81, l’Assemblée Générale Nationale trancha la question du regroupement en décidant de se joindre au secteur d’amateurs de l’A.Q.J.T.Nous intensifiâmes nos demandes auprès du MLCP.En septembre dernier, après d’innombrables visites et téléphones au MLCP, le Ministre Lucien Lessard nous annonçait l’octroi de 20,000.00$ pour l’exercice 1981-82.L’A.Q.J.T.s’est donc enrichie d’une nouvelle permanente qui travaillera au développement du théâtre d’amateurs.Les démarches auprès du MLCP, afin d’obtenir une reconnaissance officielle et permanente du secteur d’amateurs de l’A.Q.J.T., devront se poursuivre de façon très soutenue.Hélène Castonguay Coordonnatrice de l’A.Q.J.T. le Théâtre de Carton: 10e saison Ça se célèbre! Parce que c’est important dans la vie de toute troupe de théâtre: c’est l’occasion de poser un regard sur l’accompli, de faire des projections, d’un peu se regarder “avancer”.ou “vieillir” .selon le cas.Et c’est d’autant plus important dans la vie d’une troupe de Jeune Théâtre! Quand on connaît la destinée souvent aventureuse qui attend celle-ci, soumise qu’elle est aux caprices des vents d’une politique culturelle qui, serait-on porté à croire, n’entrevoit pas nécessairement sa survie comme “allant de soi”.Il faut donc résister, prouver, travailler, écrire.beaucoup.des demandes, des dossiers, des lettres, des chiffres.tellement qu’on se demande parfois où l’on a bien pu trouver le temps d’écrire autre chose, comme quelques créations, par exemple.Mais les praticien-ne-s du Théâtre sont de véritables magicien-ne-s.On trouve le temps! Félicitations! Allons! Trêve de clin d’oeil légèrement sarcastique.L’heure est à la joie! On fête autour de LES ENFANTS N’ONT PAS DE SEXE?.Cette pièce, c’est une bonne occasion pour le Carton de faire un bilan de son travail et du cheminement de sa pratique théâtrale, parce qu’elle constitue une sorte de synthèse de ses choix: THÉÂTRE — RÉFLEXION — ANIMATION.On a donc décidé d’organiser, à partir de représentations et de rencontres thématiques, un ÉVÉNEMENT 10e SAISON, qui aura lieu du 30 octobre au 13 novembre.(Quand paraîtra JeuneThéâtre, les activités d’octobre auront déjà eu lieu.Je saute par-dessus.On vous en fera bilan dans un prochain numéro.) Les 7 et 8 novembre, au Studio de l’Ecole Nationale de Théâtre, en plein territoire des Etats Généraux (auxquels d’ailleurs assisteront les membres de la troupe qui ne sont pas au jeu, les chanceux!) nous offrirons 4 représentations de LES ENFANTS N’ONT PAS DE SEXE?: deux à 20h30, pour vous permettre de relaxer et de vous dérider un peu à la suite de ces journées d’âpres discussions, et deux autres à 14h30: belle occasion d’occuper sainement les enfants tandis que les parents discutent au salon (le samedi est consacré aux 9-11 ans, le dimanche aux 5-8 ans).Le 9 novembre, au Gymnase de l’Ecole (toujours “Nationale de Théâtre”), de 8h30 a.m.à midi, un avant-midi “choc”: “LA MAGIE DU THÉÂTRE, À HUIT HEURES DU MATIN, DANS UN GYMNASE.ÇA SE PEUT-TU?” Avec, sur les lieux, la vraie équipe de tournée du Carton et son vrai matériel lourd: deux mille livres de magie portées à bout de bras par les mêmes magicien-ne-s qui, moins de deux heures plus tard, allumeront l’étincelle de l’imaginaire dans 250 petits regards un peu engourdis des petits lundis.Avec les somptueuses loges de style “armoires-à-balais” dont bénéficie régulièrement la troupe de tournée.Avec les graves minutes de concentration avant-spectacle que les comédien-ne-s dissimulent si habilement sous les “bonjour” distribués à la ronde.Une invitation à VOIR et RESSORTIR ce qu’est la tournée en milieu scolaire, à PARLER aussi de la formation versus la réalité d’une troupe de tournée.Les 10-11-12 novembre: on déménage à l’UQAM, à la Salle Alfred-Laliberté.Trois représentations du spectacle, en soirée, à 20h30.La version grand public, pour celles et ceux que les Etats Généraux auraient rendus inaptes à la détente heureuse au cours des jours précédents.Et une rencontre importante.Deux ans après sa création dans le cadre du Symposium international Enfance et Sexualité, tenu à l’UQAM en septembre 1979, LES ENFANTS N’ONT PAS DE SEXE?revient sur les lieux de son origine.C’est l’occasion d’une sorte de bilan de ces deux années de tournée d’un spectacle d’information et de réflexion sur la sexualité, bilan qui se fera en collaboration avec l’un des parrains du projet initial: le Module de Sexologie de l’UQAM.La rencontre traitera des MOYENS MULTIPLES DE DIFFUSER L’INFORMATION SUR LA SEXUALITÉ: le théâtre en est un.il en existe d’autres.d’autres encore restent à inventer.Elle aura lieu jeudi le 12, de 12h00 à 13h30, à la Salle Alfred-Laliberté.Les deux rencontres (celles du 9 et du 12) seront animées par Hélène Beauchamp.Voilà! Et alors?.Le 13?.le vendredi 13 novembrrrrrre?.qu’est-ce qu’il y a?Un PARTY! Un “7 à 5” (ouf!): la fête à célébrer en amitié! Il manque encore quelques détails: vous allez recevoir une invitation.Mais.si jamais.parce que c’est toujours des choses qui arrivent.parce qu’on vieillit, hein.si jamais on vous “oubliait”: vous, toutes celles, tous ceux qu’on aime, qui nous aiment, et qui savez, bien sûr, que si l’invitation ne s’est pas rendue, ce n’est pas par mauvaise volonté, de grâce, appelez à l’A.-Q.J.T.(elles auront les détails) et VENEZ, VENEZ ET VENEZ! Au plaisir de se rencontrer tout au long de l’ÉVÉNE-MENT, tout au long de nos 10 ans.et dans les siècles des siècles.LE THÉÂTRE DE CARTON I4 le Randori de l’acteur Les 11, 12, 13 et 14 septembre avait lieu à Montréal un stage “théâtre-danse” intitulé “Le Randori de l’acteur”.Ce stage était animé par Michel Chiron, comédien français enseignant à l’Institut d’études théâtrales de l’Université de Caen depuis 1975.Dans le cadre d’un programme de formation projeté par l’Arrière-Scène pour l’année en cours, nous nous étions inscrites, curieuses et volontaires, à ce stage au nom étrange.D’ailleurs, cela dut prendre un certain temps pour voir sur quelles pistes nous avait engagées Michel Chiron.Dans la terminologie des arts martiaux, le terme “Randori” signifie: “L’exercice de mise en pratique et à l’épreuve de la maîtrise du comportement et des techniques d’un pratiquant face à un ou plusieurs autres”.Chiron suggère d’appliquer cette notion au travail de l’acteur et propose un théâtre-danse oriental, le Kathakali, comme outil de départ de cette démarche.Cet entraînement physique suscite l’observation de certaines lois très précises lesquelles deviendront des points de repère qui serviront de bases d’expression à l’acteur.Poussé à s’exprimer selon des exigences précises, l’acteur se retrouve au coeur même d’une réflexion sur les choix à faire dans son travail quotidien.Le Kathakali Dans un premier temps, Chiron nous initie aux exercices et techniques corporels pratiqués dans l’apprentissage de l’acteur-danseur Kathakali.Le Kathakali, “né il y a 300 ans au Kerala, province du sud de l’Inde, représente la fusion de divers courants et formes de spectacles sacrés et populaires.(.)Avec d’autres théâtres-danses orientaux (Nô et Kabuki au Japon, danses de Bali, Opéra de Pékin, etc.) le Kathakali a influencé puis contribué largement au développement de la danse moderne — de Nijinsky à Béjart ou Carlson — et du théâtre occidental contemporain (Stanislavski, Meyerhold, Copeau, Artaud, Brecht, Grotowski)”.Utilisant certaines techniques du Kathakali, le stage propose des exercices de contrôle du corps, entraîne une “prise de conscience des différentes tensions organiques engagées”, éveille une “sensibilisation et une précision du corps à l’espace” tout en soulignant “l’importance des directions du regard”.A la fin de la deuxième soirée, nous étions toujours curieuses.et volontaires.A travers la découverte de techniques de création applicables dans notre travail quotidien, nous commencions à saisir sur quelles pistes nous nous étions engagées.Méthode de création S’appuyant sur les techniques corporelles de base du Kathakali, Chiron nous entraîne dans la recherche des “lois qui rendent le corps présent et son immobilité active”, à travers une méthodologie faisant appel à la création individuelle.Cette création nous confronte, comme participantes, à nos limites et nous force à les dépasser, seules, permettant la découverte d’“une autre qualité d’énergie et de présence”.Cette découverte en entraîne une autre: le recours à une discipline physique rigoureuse prépare extraordinairement le corps à servir d’outil à la création.En possession de ses moyens physiques, l’acteur dispose d’un langage riche et mobile, celui du corps auquel peuvent ensuite se greffer d’autres formes d’expression.Ceci rejoint une préoccupation que l’Arrière-Scène fait sienne depuis plusieurs années: dans la plupart de nos spectacles, le corps tient la première place.(L'Arabesque, qui a donné naissance à l’Arrière-Scène, était principalement un groupe de recherche en expression corporelle.Cette troupe a produit six spectacles pour adultes et treize pour enfants).Dans nos démarches de création, nous avons privilégié le travail non verbal comme base de départ et l’avons enrichi ensuite par les textes, les sons, les objets, la musique.Conscients d’être toujours en recherche à ce niveau, nous croyons qu’une position du corps, un geste peuvent véhiculer une idée ou une émotion aussi adéquatement que la parole.C’est pour cela qu’à l’atelier de Michel Chiron nous nous sentions en terrain familier.Pour revenir au Kathakali, il ne s’agit pas de transformer toute pratique théâtrale à ses couleurs.Le Kathakali sert ici de clef, de stimulant nous permettant d’emprunter plus solidement les chemins de la création.Des choix à faire En conclusion du stage, Chiron nous a présenté son spectacle La Naissance du jongleur de Dario Fo, à travers lequel il témoigne magistralement de sa façon personnelle d’appliquer le Kathakali.Concrétisant les enseignements du stage, le spectacle avivait en nous le désir de poursuivre sur ces pistes.Une réflexion s’est amorcée ensuite entre les participants et participantes sur le cheminement d’un artiste de création et l’importance du choix d’une discipline de travail.C’est en approfondissant une approche qu’on parvient à maîtriser ses moyens.C’est aussi en sachant l’intégrer, la délaisser même, qu’on obtient une plus grande liberté dans la création.Nicole Morency Stéphane Leclerc membres de l’Arrière-Scène l’Atelier continuera-t-il?17 novembre 1980, Atelier Continu, Montréal.Le Service des Incendies de la Ville de Montréal dépêche deux représentants ayant pour mission de fermer la salle de théâtre jugée non conforme au règlement #2572, article 0-6.La programmation est interrompue entre deux spectacles.Sylvain Lelièvre, qui remplissait ses salles, pourra terminer sa série de spectacles, mais “le Cri du Coeur” de Léo Munger ne pourra se faire entendre, acculant presque à la faillite le producteur de ce spectacle.Nous ne pourrons pas non plus reprendre “Avec l’envie soudaine d’une nuit blanche” de Lise Roy et Michel Breton; ni mettre à l’affiche la Société de Musique Contemporaine du Québec et le Malin Théâtre.La fréquentation moyenne de la salle pendant la saison et demie d’ouverture aura été de 75% des salles.Ce qui constitue tout de même une rentrée substantielle en taxe d’amusement.Pourquoi nous oblige-t-on à fermer?Retraçons l’histoire.Lors de notre installation dans nos nouveaux locaux du 1200 est, Laurier, en juillet 79, le projet de convertir ce gymnase d’école en salle de spectacle multidisciplinaire et multi-usage s’est imposé comme l’aboutissement logique des activités précédentes de l’Atelier Continu (services d’aide à la production: décors, costumes, accessoires).Nous avons donc décidé d’occuper la salle par des répétitions et autres activités pouvant nous rapporter quelques sous qu’on pourrait investir par la suite dans l’aménagement de cette salle.Nous avons été pris de vitesse par un magnifique projet du Théâtre Expérimental de Montréal: La Ligue Nationale d’improvisation et 13 tableaux.La L.N.I.a fait connaître au grand public l’Atelier Continu.Nous avons donc, comme il se doit, demandé un permis de salle de représentation théâtrale.Et simultanément, comme cela s’était fait au Conven-tum et aux Voyagements, nous avons ouvert le lieu au public qui se bousculait pour voir les vedettes du sport théâtral.Septembre 80 arrivant, la nouvelle saison démarra, attirant autant, sinon plus de spectateurs à l’Atelier (Môman, Sylvain Lelièvre).24 octobre 80, tout à coup, une sommation de la ville! Puis la ronde des inspecteurs, que nous n’avions vus que très peu sinon pas du tout avant.Certains se faisaient rassurants, d’autres pas du tout, nous ne comprenions pas très bien le jeu.Une plainte dénonciatrice d’un ou d’une citoyenne que le secret professionnel ne permettait de nommer, et la salle se retrouva fermée.L’administration de l’Atelier Continu fut mise face à la faillite, au déménagement, à la fin de l’entreprise où nous avions investi 3 ans et beaucoup de notre propre petite monnaie; l’aménagement général de nos locaux et de la salle s’est fait sans un seul cent de subvention.Assemblée générale spéciale; nous avons l’appui unanime des membres de l’Atelier (musicien-ne-s, peintres, sculpteur-e-s, décorateur-rice-s, costumier-e-s, comédien-ne-s, résident-e-s): tout mettre en oeuvre pour réouvrir la salle, et entre temps, s’incruster dans les lieux et tirer le meilleur parti de ce qu’il nous restait de valide.Nous allons apprendre par la suite que notre demande de permis nous obligeait à nous conformer à un train de normes édictées en 1927, auxquelles sont soumises toutes les salles depuis.Donc 80,000.00$ d’aménagements: de la colonne de feu perçant deux étages au rideau d’amiante inondant la scène et la salle en un temps record.Mais, mince espoir, nous pourrions toujours essayer d’être subventionné, nous suggérait-on.Nous avons donc dû, le 18 novembre 80, suite à la fermeture de la salle, mettre à pied nos 5 employés réguliers et rembourser nos créanciers (27,000.00$ de frais encourus pour le fonctionnement général).Huit mois plus tard, en août 81, et ce malgré la salle fermée, un seul créancier restait encore sur la liste: la CECM, notre propriétaire.Et nous ne sommes pas les seuls.Entre temps une aventure similaire a forcé le Centre d’essai de l’Université de Montréal, la SPEC et les Voyagements à cesser leurs activités.Le Café-théâtre Les Fleurs du Mal a fait faillite récemment, le Conventum a été saisi par son créancier bancaire.Situation critique des salles à Montréal?Il semble que seules les troupes qui font des créations soient touchées, donc situation pas trop alarmante pour les autorités semble-t-il! Nous nous épargnerons le chapitre sur l’impossible rentabilité des productions dans les cafés-théâtres, seul débouché actuel pour les jeunes troupes.Cent fois sur le métier remets ton ouvrage! Nous avons donc présenté une demande de subvention aux programmes Accessibilité-Scène, volets immobilisation et fonctionnement, ainsi qu’au programme Initiatives Culturelles Spéciales, volets immobilisation et développement de la capacité de gestion.Nous avons fait exécuter, à nos frais, des plans actuellement soumis à l’approbation de la ville, qui évaluent à 35,000.00$ les frais nécessaires à l’aménagement d’une salle de théâtre expérimental dans notre gymnase.Le permis pour une telle salle, plus conforme à notre orientation, nous I6 permet de réduire les coûts des installations préalables à la réouverture de la salle.Les programmes de subvention cités plus haut doivent se conjuguer, les organismes subventionneurs se partager la somme totale.Ouvrir une salle de théâtre à Montréal, aujourd’hui par les temps et les intérêts qui courent, pour, respectivement, 17,500.00$ c’est indiscutablement une affaire! Nous attendons toujours la réponse.Aussitôt que nous l’aurons, soyez assurés que vous serez les premiers à en être informés.Michel Barette Secrétaire de l’Atelier Continu l’été chez les British (suite) “Une intervention bien prenante” L’été en ville, les rues s’activent, les places publiques et les parcs sont bondés, surtout quand il fait soleil à Londres.On lit, on prend un café, on discute, on se repose, on joue.L’été dernier particulièrement, Londres débordait d’activités.Entre autres événements, cette bruyante ville a vu se dérouler des “interventions” spectaculaires mais souvent très peu théâtrales pourrait-on dire: la révolte des jeunes chômeurs battait son plein à Brixton ainsi que dans différentes villes anglaises.Dans cet univers de citoyens affairés, préoccupés par une situation politique bien peu avantageuse pour eux, préoccupés par une jeunesse exclue du marché du travail à cause du haut taux de chômage, dans cet univers socialement troublé, on pouvait toutefois assister à quelques spectacles de rue plus humbles, plus discrets, orchestrés par le premier festival international du théâtre de Londres (London international festival-theatre — LIFT).— Ici je ne parlerai pas du LIFT car je n’ai pu participer entièrement au festival; je n’ai vu que le volet spectacles de rue — il y avait des amuseurs publics, de la comedia Del’ Arte et du théâtre d’intervention avec “Natural Theatre Company”, groupe sur lequel je voudrais particulièrement m’arrêter.Natural Theatre Company Le N.C.T.est un collectif qui travaille à Bath (petite ville à l’ouest de Londres) depuis 10 ans.Il est composé de 9 personnes dont 2 enfants.Leur talent tient beaucoup à l’habilité qu’ils ont de transformer rapidement un événement social en un événement théâtral; c’est ce qu’ils appelent du théâtre de rue.“Ici le théâtre de rue n’est pas pris dans le sens d’un spectacle en plein air mais beaucoup plus dans le sens d’une action théâtrale qui se mêle à l’activité en cours dans le but d’intensifier la réalité” décrivent-ils dans leur programme.On pourrait l’appeler ici “Théâtre d’intervention”.“Protect and Survive advisory squad” Ils font en ce moment une dizaine de numéros d’intervention dont “Protect and survive advisory squad” (Conseil consultatif pour la protection et la survie) qui fut présenté plusieurs fois dans le cadre du LIFT.Spectacle d’une intensité dramatique et visuelle prenante, il “interprétait” la politique anglaise concernant les mesures préventives en cas d’attaques nucléaires.mm L’événement était très bien mené.Dans cette place publique londonienne, on n’aurait su dire quand le spectacle avait vraiment commencé, le seul indice étant d’avoir senti la présence de corps policiers dans la foule.Puis soudainement, un peloton se forme et on apprend qu’on est ici pour connaître l’utilisation des abris anti-nucléaires.Nous nous trouvions dans un vrai camp d’entraînement; il nous fallait faire des pieds et des mains pour échapper aux radiations.Comment avaient-ils réussi à soutenir l’intérêt du public distrait par les activités environnantes?Comment avaient-ils réussi à le mobiliser dans une action créative?C’est ainsi que par l’humour et le plaisir on arrivait à connaître et comprendre la politique nationale au sujet de l’armement nucléaire.Festival de théâtre d’intervention A Bath, là où le Natural Theatre Company est installé en permanence, le groupe crée des événements régionaux et il organise le Festival britannique de théâtre d’intervention ou de rue (Festival of British Street Theatre Groups).Jeune Théâtre vous communiquera les dates du prochain festival.Je pense qu’il y aurait beaucoup à apprendre et à discuter sur l’art de soutenir l’attention d’un public non-payant et ainsi de faire de la foule ses alliés.Ce groupe qui se définit comme “agent provocateur du plaisir” songe également à une prochaine tournée nord-américaine.On s’y verra! Louise Poulin POUR LES VOIR: NOVEMBRE 1981 FROGRAMi 1er novembre COUP DE THÉÂTRE Mais où sont passées les fleurs?Univ.du Québec à Trois-Rivières, 14h30 LE PARMINOU Ton histoire est une des pas pires Ste-Thècle, 19h30 LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?(9 à 11 ans) Ctre communautaire, Univ.de Mtl, 14h30 THÉÂTRE  L’OUVRAGE La guerre SPEC, Mtl, 20h30 LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Salle municipale de Princeville, 19h30 LA CANNERIE Du bois sec dans les roues Poly.La Mosaïque, Amos, 20h 2 novembre LE QUARTIER Demain il fera congé Cegep André Laurendeau, Lasalle, 11h30 Café Campus, Mtl, 21 h LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Pav.Grand-Mère, Grand-Mère, 9h30 Poly.St-Tite, St-Tite, 13h15 LA GROSSE VALISE Handicapable Agora, Univ.d'Ottawa, 12h LA BÉBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure Poly.Jean-Baptiste Meilleur, Repentigny 3 novembre LE QUARTIER Demain il fera congé Cegep St-Laurent, St-Laurent, 12h30 LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Poly.St-Alexis, Shawinigan, 9h50 Poly.Val-Mauricie, Shawinigan, 13h35 La CANNERIE Du bois sec dans les roues Poly., Barraute, 20h LA CANNERIE Prêt, pas prêt, débourse! Cegep François Xavier Garneau, Québec, 12h 4 novembre LE GYROSCOPE Peur bleue Ec.Adélard-Boucher, St-Sulpice, 10h, 14h LE QUARTIER Demain il fera congé Poly.Pierre Laporte, St-Laurent, 9h Poly.Emile Legault, St-Laurent, 12h LE PARMINOU Ton histoire est une des pas pires Cegep de Jonquière, 15h LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Poly.Durocher, Grand-Mère, 9h30, 13h20 LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Salle paroissiale, Ham-Nord, 20h LA CANNERIE Du bols sec dans les roues Poly.Concorde.Senneterre, 20h 5 novembre LE GYROSCOPE Peur bleue Garderie Morin, Mtl, 9h30 LE QUARTIER Demain il fera congé Ec.Paul Gérin Lajoie, Outremont, 10h Poly.Anjou, Pte-aux-Trembles, 15h LA CANNERIE Du bois sec dans les roues Poly.Le Carrefour, Val D'Or, 20h 6 novembre LE PARMINOU On l’aime ferme mais ça prend du foin Poly.Le Boisé, Victoriaville, 21 h LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Univ.du Québec à Trois-Rivières, 14h LA CANNERIE Du bois sec dans les roues Théâtre du Cuivre, Rouyn, 20h LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Gymnase de l’Aréna, Daveluyville, 20h 7 novembre LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?Studio annexe, Ec.Nationale de Théâtre, Mtl 14h30, version 9 à 11 ans 20h30, version grand public LES MARIONNETTES GURAL Pierre et le loup Bibl.Langelier, Mtl, 13h30 LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Univ.du Québec à Trois-Rivières LA CANNERIE Du bois sec dans les roues Poly.de La Sarre, La Sarre, 20h LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Poly.La Samarre, Plessisville, 20h 8 novembre LE PARMINOU On l’aime ferme mais ça prend du foin Cegep de Victoriaville, 21 h LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?Studio annexe, Ec.Nationale de Théâtre, Mtl 14h30, version 5 à 8 ans 20h30, version grand public LA CANNERIE Du bois sec dans les roues Poly.Marcel Raymond, Lorrinville, 20h 9 novembre LA RUBRIQUE Voyageries au pays des humains Ec.Vinette, Chibougamau, 13h25, 14h45 LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Ec.Langevin, Rimouski, 13h30 LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Poly.Marcel Raymond, Lorrinville, 19h30 10 novembre LA RUBRIQUE Voyageries au pays des humains Ec.Vinette, Chibougamau, 13h25, 14h45 LE QUARTIER Demain II fera congé Cegep de St-Jérôme, 12h LE PARMINOU Ben voyons bébé y’a rien là! Poly.Antoine Labelle, Ste-Rose de Laval, 20h30 LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Ec.St-Jean, Rimouski, 13h30, 20h LA CANNERIE C’est-tu comme ça chez vous?(5-12 ans) Ec.Louis Querbes, Cadillac, 9h Ec.St-Philippe Dubuisson, Dubuisson, 13h 15 LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Eglise, Moffet, 20h 11 novembre LA RUBRIQUE Voyageries au pays des humains Ec.Bon Pasteur, Chibougamau, 13h30 LE QUARTIER “Théâtre instantanné” Cegep Montmorency, Laval, 12h15 LE PARMINOU Ton histoire est une des pas pires Cegep de Chicoutimi, 13h LE PARMINOU Ben voyons bébé y’a rien là! Cegep St-Jean d’Iberville, 20h30 LA CANNERIE C’est-tu comme ça chez vous?(5-12 ans) Ec.Renaud, Malartic, 9h15 Ec.St-Martin, Malartic, 14h LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Sous-sol de l’Eglise, Témiscamingue, 20h 12 novembre LA RUBRIQUE Voyageries au pays des humains Ec.Vatican II, Chibougamau, 13h30 R- LE PARMINOU On l’aime ferme mais ça prend du foin St-Grégoire d’Iberville, 21 h LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Poly.Rivière des Quinze, N-D.du Nord, 20h 13 novembre LA RUBRIQUE Voyageries au pays des humains Ec.Dominique Savio, Chapais, 13h25, 14h45 COUP DE THÉÂTRE Mais où sont passées les fleurs?Garderie Bouton de Rose, Berthierville, 10h LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Poly.Marcel Raymond, Lorrinville, 9h I8 14 novembre LE PARMINOU On l’aime ferme mais ça prend du foin Poly.St-Pierre, Ste-Sophie de Lévrard, 20h30 15 novembre LE PARMINOU Ben voyons bébé y’a rien là! Ctre cuit., St-Grégoire de Nicolet, 20h30 16 novembre LA GROSSE VALISE Spécial du jour Café Campus, Mtl, en soirée LA CANNERIE Prêt, pas prêt, débourse! Cegep Outaouais, Hull, 11 h30, 20h 17 novembre LE PARMINOU Mettez-vous dans ma peau! Cegep André Laurendeau, Lasalle, 11h30 LA CANNERIE Prêt, pas prêt, débourse! Salle Terminus, Univ.d’Ottawa, 12h LA CANNERIE Ou bois sec dans les roues Café rencontre, Shawinigan, 20h 18 novembre LE QUARTIER Demain II fera congé Cegep Lévis-Lauzon, Lévis, 15h LE PARMINOU Mettez-vous dans ma peau! Ctre cuit, de Joliette, 20h30 LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Poly.Mont-Roland, 13h LA GROSSE VALISE Handicapable Ec.des Trois-Saisons, St-Jovite, 13h 15 LA CANNERIE Prêt, pas prêt, débourse! Amphithéâtre, Cegep de Ste-Foy, 12h30 19 novembre LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Ec.Rivière des Prairies, 15h LA BÉBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure! Poly.Le Phare, Sherbrooke, 10h 20 novembre LE PARMINOU On l’aime ferme mais ça prend du foin Salle du Canton de Warwick, 20h30 LA CANNERIE Un drôle de jeu d’rôles SPEC, Mtl, 20h30 21 novembre LE PARMINOU On l’aime ferme mais ça prend du foin St-Guillaume de Nicolet, 20h30 LES MARIONNETTES GURAL Pierre et le loup Bibl.Hochelaga, Mtl, 13h30 LA CANNERIE C’est-tu comme ça chez vous?(5 à 12 ans) SPEC, Mtl, 14h LA CANNERIE Un drôle de jeu d’rôles SPEC, Mtl, 20h30 22 novembre LE PARMINOU On l’aime ferme mais ça prend du foin Inst, de Technologie agricole et alimentaire, St-Hyacinthe, 20h30 LA CANNERIE C’est-tu comme ça chez vous?(5 à 12 ans) SPEC, Mtl, 14h LA CANNERIE Un drôle de jeu d’rôles SPEC, Mtl, 20h30 23 novembre LE PARMINOU Ben voyons bébé y’a rien là! Théâtre-Jésus, Mtl, 14h LA CANNERIE Du bois sec dans les roues Hôpital Louis Hyppolite Lafontaine, Mtl, 13h30 LE CARTON Je m’imagine Ec.St-François, Petite Rivière St-François, 13h 15 24 novembre LE CARTON Je m’imagine Ec.Forget, Baie St-Paul, 10h, 14h 25 novembre LE GYROSCOPE Peur bleue Garderie La Toupie, Terrebonne, 10h LE PARMINOU Ben voyons bébé y’a rien là! Théâtre-Jésus, Mtl, 12h30, 16h LA BEBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure! Cegep de Jonquière, 15h LE CARTON Je m’imagine Ec.Thomas Tremblay, Baie St-Paul, 9h30 Ec.Dominique Savio, St-Urbain, 14h 26 novembre LE SANG NEUF Qui sort du moule dérange la foule Poly.St-Marc, St-Marc des Carrières, 14h50 LA CANNERIE Du bois sec dans les roues Pav.Pollack, Univ.Laval, Québec, 21h30 LE CARTON Je m’imagine Ec.Marie-Reine, St-Hilarion, 9h30 Ec.Léonce Boivin, Les Eboulements, 14h 27 novembre LE PARMINOU On l’aime ferme mais ça prend du foin Poly.Benoît Vachon, Ste-Marie de Beauce, 20h30 LE QUARTIER “Théâtre instantanné” Collège St-Jean Vianney, Riv.des Priaries, en soirée LA GROSSE VALISE Tempête à la bibliothèque Ec.J.A.Bélanger, St-Jean, 9h45 LA CANNERIE J’t’en passe un papier! Ec.Ste-Sophie de Lévrard, 20h LA CANNERIE Du bols sec dans les roues Ctre cuit., Rivière-du-Loup, 20h30 LE CARTON Je m’imagine Ec.St-Pierre, St-Louis de l'Ile-aux-Coudres, 10h 28 novembre LES MARIONNETTES GURAL Pierre et le loup Bibl.Monk, Mtl, 13h30 LE QUARTIER Un vrai conte ds> fée New Richmond, Gaspésie, 14h 29 novembre LA CANNERIE C’est-tu comme ça chez vous?(5-12 ans) Café-théâtre le Pont-Tournant, Beloeil, 14h LE QUARTIER Un vrai conte de fée Coudée du Cegep de Rimouski, 14h 30 novembre LA CANNERIE Prêt, pas prêt, débourse Café Campus, Mtl, 21h Du 21 octobre au 8 novembre LA GROSSE VALISE Spécial du jour Conventum, Mtl, mardi au samedi: 20h30, dimanche: 15h Les 1-5-6-7-8 novembre LA BEBELLE Sors pas tard pis rentre de bonne heure! Petite salle, Univ.de Sherbrooke, 20h30 Les 1-8-15-22 novembre LE GYROSCOPE Peur bleue (3-5 ans) Café-th.Le Pont-Tournant, Beloeil, 14h Les 10-11-12 novembre LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?(grand public) Salle Alfred-Laliberté, UQAM, Mtl, 20h30 Du 16 au 20 novembre LE CARTON Les enfants n’ont pas de sexe?Pav.Lafontaine, UQAM, Mtl, 20h (à confirmer) Les 27-28-29 novembre THÉÂTRE DE GRAND-PRÉ Au cas z’ou).(création par des handicapés) Poly.Marcel Landry, Iberville MEMBRES DE UA.Q.J.T.lJ Atelier des clowns du Québec (Montréal) (514) 389-2859 Atelier des femmes de Joliette (Joliette) (514) 759-1661 L’Arrière-Scène (Beloeil) (514) 467-4504 Les Comédiens de l’Anse de Hauterive (Hauterive) (819) 589-8686/5707 La Cie Théâtrale Les Ours à Gants Inc.(La Tuque) (819)-523-5148 La Coop, des Travailleurs en Théâtre des Bois-Francs (Victoriaville) (819) 758-0577 La Corp.Théâtrale La Mosaïque (Ville de La Baie) (418) 544-3296 Dépt.de Théâtre/Univ.d’Ottawa (613) 231-3396 Les Echassiers de la Baie (Baie St-Paul) (418) 435-5672 La Fenêtre Ouverte (St-Cuthbert) (514) 756-1526 Le Frou-Frou de Chicoutimi (Chicoutimi) (418) 549-8253 La Grand’Chippie (St-Jovite) (819) 425-2493 La Grosse Valise (Joliette) (514) 756-6880 Les Marionnettes Gural (Laval) (514) 687-1686 La Mijote (Montréal) (514) 525-3529 Les Nouveaux Compagnons (Trois-Rivières) (819) 373-2721 Pince-Farine (Ste-Anne des Monts) (418) 763-5956 Les Productions Bebelle (Sherbrooke) (819) 565-9351 La Rubrique (Jonquière) (418)542-5521 * Les Sept Patentes (Sept-lles^ ' tmm (418) 962-5285 y-"‘ Le Théâtre Allant Vers (PapineauyffleL (819)427-6266 \J Le Théâtre-au-Galop (Valleyfield) (514) 373-9702 Le Théâtre du Cantouque (St-Mathieu) Le Théâtre de Carton (Longueuil) (514) 674-3061 Le Théâtre Cenfon (Waterloo) (514) 539-2423 Le Théâtre Chant-Bardé (Ste-Claire de Bellechasse) (418) 883-3177 Le Théâtre des Confettis (Québec) (418) 692-1068 Le Théâtre de Coppe (Destor) (819) 762-8417 Le Théâtre des Filles du Roy (Hull) (819) 771-4389 Le Théâtre de Grand-Pré (L’Acadie) (514) 346-7148 Le Théâtre du Gyroscope (Montréal) (514) 845-9456 Le Théâtre La Cannerie (Drummondville) (819) 472-6694 Le Théâtre de Lalbatrosse (Lachine) (514) 634-4592 Le Théâtre du Mitan (Yamaska) Le Théâtre de la Méchatigan (Ste-Marie de Beauce) (418) 387-3571 Le Théâtre à l’Ouvrage (Montréal) (514) 521-7880 Le Théâtre Petit â Petit (Montréal) (514) 526-1164 Le Théâtre du 1er Mai (Montréal) (514) 526-2134 Le Théâtre de la Poursuite (Sherbrooke) (819) 567-4713 Le Théâtre de Quartier (Montréal) (514) 845-3338 Le Théâtre de la Ribambelle (Montréal) (514) 351-4733 Le Théâtre du Sang Neuf (Sherbrooke) (819) 567-7575 Le Théâtre Sans Détour (Québec) (418) 524-5004 Le Théâtre Sans Sac (Ste-Thérèse de Blain-ville) Tournifolie (St-Lambert) (514) 465-3964 Les Trésors Oubliés (Montréal) (514) 728-0266 La Troupante (St-Lambert) (514) 672-6935 La Troupe du Bagilou (Baieville) (819) 568-2884 La Troupe le “56” (Montréal) (514) 282-2931 La Troupe “Coup de théâtre” (Laval) (514) 667-1620 La Troupe Les Libérés (Montréal) (514) 388-9922 La Troupe Montserrat (Mont-Laurier) ^^(819) 623-2429 %/%a Troupe du Poulailler (St-Félix de Valois) : WW) 889-2911 - r
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