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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
mercredi 25 avril 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1906-04-25, Collections de BAnQ.

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[" JOURNAL A NOUVELLES CIRCULATION rOTAJ.UE LA ¦KMAINK 615,29f 22ltE ANNEE\u2014N0 145 MONTREAL, MERC REDI 25 AVRIL >906 14 PAGES-UN CENT! £ AU MONUMENT NATIONAL SAN FRANCISCO SERA Devant un auditoire d'élite, hier soir, le R.P.Plessis, l'éloquent prédicateur de la station quadragési-male, à Notre-Dame, a fait un magnifique panégyrique de l'illustre savant français : Louis Pasteur.LE LIEUTENANT-GOUVERNEUR JETTE, LE PRESIDENT D\u2019HONNEUR DE CETTE SOIREE D\u2019ADIEU.S\u2019EST FAIT L\u2019INTERPRETE DE TOUS.POUR REMERCIER LE DISTINGUE CONFERENCIER \u2014 ALLECHANT PROGRAMME MUSICAL.So™» la présidence d'honneur de Son Excellence Sir L.A.Jetté, lieutenant-pouverneur de la province de Québec, a eu lieu, hier soir, au Monument National, une brillante séauue littéra;ic et musicale donnée sous les auspices du Cercle Ville-Marie.La glande attraction de la soirée était, sans eontredit.le discours d'Y.-dieu du Révérend Père Plessis, l\u2019éloquent Dominicain, qui vient de prêcher la station du Carême il l\u2019église Notre-Dame.L'immense salle du Monument Na tional était trop étroite pour contenir la foule d\u2019élite accourue pour entendre «t acclamer l\u2019illustre orateur sacré.La partie musicale ne laissa pas d'être fort çolUee.L'orchestre Hardy exécuta plusieurs morceaux choisis, et M.Joseph Saucier, avec accompagnement de piano par Mlle F.va Plouf te, rendit de façon exquise de très jol.ea chansons.la* président d\u2019honneur se fit l\u2019interprète de l'assistance en félicitant ei remerciant le Révérend Père Plessis d\u201c la magistrale prédication dont il vient de faire bénéficier la population de Montréal et qu\u2019il vient de couronner par une conférence mémorable.Parmi l\u2019auditoire on remarquait Mgr l\u2019Archevêque de Montréal, Mgr Z Racicot, évêque de Pogla ; M.l\u2019abbé I,oeoq, Supérieur de Saint-Sulpiee ; les RR.Pères liage.Rondeau, Bourque.Dominicains ; MM.les abbés Troie, curé de Notre-Dame : S.Charrier.curé de Saint-Jacques, F.Laliber-tê, P.S.S.; H»nri Gauth\u2019er.P.s,.S.; Hébert, P.S.S., directeur du cercle Ville-Marie, et plusieurs autres membres du clergé.La magistrature, les professions libérales étaient aussi abondamment représentées S cette soirée, qui restera inoubliable dans les annales du Cercle Ville-Marie.M.O.Lanctôt, E.E.D., eut l\u2019honneur, dans une brève et heureuse allocution, de présenter le savant conférencier que tout le monde était désireux d\u2019entendre.Nul doute que nos lecteurs nous sauront gré de reproduire ici le texte de la superbe conférence du Révérend Père Plessis sur Louis Pasteur.Très souvent, l\u2019orateur fut interrompu par les applaudissements enthousiastes de la foule, heureuse enfin de pouvoir manifester tout il l\u2019aise son admiration pour le talent supérieur d\u2019un si digne fils de Saint-Dominique.Voici donc le texte de cette conférence : Monsieur le Président, mes Seigneurs, Mesdames et Messieurs, Au mois d\u2019août 1881, se tenait il Londres un Congrès Médical International.Une immense salle était déjà garnie et bondée de spectateurs, quand un étranger se présente, et à peine l\u2019un des Com missaires Organisateurs Peut-il reconnu, qu\u2019il s'avança au-devant de lui et eria de le mettre sur l\u2019estrade réservée aux membres les plus illustres du Congrès ; et cependant, très modestement, cet étranger s\u2019avançant vers les marches de cette estrade, voici que d\u2019unanimes applaudissements éclatèrent, et bientôt ce furent des \u201cvivat\u201d et bientôt ce furent de» \u201chourras\u201d qui se multiplièrent sans fin ; et l\u2019étranger, inquiet, se tour nant vers son gendre et son fils qui le suivaient, leur dit : \u201cC\u2019est sans doute le Prince de Oalles qui fait son entrée, et je suis entré en retard\u201d.Mais.non.lui répondit le Président du Congrès, Wr James Paget, c'est vous que tout ce monde acclame.Et quelques instants après, dans le discours d'inauguration que prononçait le même James Paget, un seul nom de Savant était cité, et c\u2019était le nom de eet étranger.C\u2019est de lui.c\u2019est de ce savant que je veux vous entretenir ce soir.Et d\u2019entendre annoncer qu\u2019il va être question d\u2019un savant, peut-être que les Dames commencent 9 penser que le sujet sera bien austère.Je les prie d\u2019observer que trois an» plus tard, non plus Il Londres, mais 9 Copenhague.dans un nouveau Crngrès Médical International, en voyant le même savant représentant encore la Fran ce.la reine de Danemark et la reine de Orêce.contre toute étiquette, se levèrent et se portèrent au-devant de îui.D\u2019ailleurs, si je dis qu\u2019en Danemark et en Angleterre c'était un étranger, ponrrais-ie en dire autant ici alors qu\u2019il était Français, alors que vous l'a ver accueilli, que vous l\u2019avez honoré, du moins autant que vous l\u2019avez pu depuis quinze ans.que sur la proposition des députés de la nrovince de Québec, le gouvernement fédéral a donné 9 un de vos Cantons, le nom de Pasteur.Ainsi donc, c\u2019est de Pasteur que je vais vous p»rler.voua présentant successivement le savant, et puis l\u2019homme, ayant surtout, une ambition, celle de m'effacer derrière aon biographe, au tant que ce biographe a eu la vertu et le talent de s\u2019effacer devant son héros.Nous sommes eu 1848 : il a vingt-six ans et il travaille dans un laboratoire.' l'oeil anxieux et le coeur battant, quand tout-9-eoup il s\u2019écrie : \u201cTout est trou-rê.\u201d et se précipitant au dehors il saute au cou du premier garçon de labora-toiregjn\u2019it rencontra, tant était folle sa Joie d\u2019avoir découvert, écoutez bien, mesdames, de l'acide zvmique droit et de l'acide zymique gauche qui ont des pouvoirs rotatoires égaux mais en sens contraire, lorsqne ees deux corps mis dans une solution 9 deux, se combinent.Rans doute, mesdames, vous ne com-1 prenez pas très bien, et je vous comprends si bien que je me garderai de roua expliquer combien sa folie était de la sagesse, tant sa découverte êt» \u2018t d'une importance immense.En effet, d'un côté, elle était le point de départ de tout ce qu'ils découvri-irent plus tard, et de l\u2019autre, elle allait ^fondre «t créer une science ei neuve.* 1 * * 4 qu\u2019êujourd'kui, quelle que soit U harpe L-\u2014\u2014»¦\u2014it- T-'\u2014¦- de ceux qui confectionnent le Dictionnaire de l\u2019Académie, je crois même que le nom de cette science ne e'y trouve pas encote, et aient en quelque part défini un seul des éléments de cette science.Un savant de grande valeur avait composé une introduction de plus de cent pages.A ce compte, mesdames, vous vous consolez de n'y rien entendre, et moi, je suis ravi de n'avoir rien 9 vous expliquer.Pourquoi?Je pourrais bien commettre quelque hérésie ; alors je n\u2019y tiens pas plus ici qu\u2019en chaire.D'autant que je n'arrive pas 9 imaginer quel plaisir on peut bien trouver encore 4 devenir un hérétique depuis qu'on ne court plus aucun rirque d\u2019être brûlé sinon par la main au moins sur l'ordre d\u2019un Dominicain.Laissons donc Pasteur tout entier 9 la satisfaction de sa découverte, ou plutôt, rejoignnns-!e se préparant et en poursuivant de nouvelles, et se demandant successivement : \u201cComment se fait-il que du lait produise du beurre et que du beurre puisse devenir rance?\u201d \u201c Comment se fait-il que du vin puisse devenir acide, amère, filant, tourné, et qu'onfin.il se change en vinaigre?\u201d \u201cComment se fait-'il que d\u2019un couple de vers à soie .il naisse de petits sans force ni beauté .\u201cComment se fait-il qu\u2019un organism» aussi bien clos qu'un oeuf, s\u2019altère, se gate, se pourrisse?\u201d \u201cComment se fait-il que jusqu\u2019en 1860.après une entreprise irréprochablement menée, parfaitement conduite suivant les règles de l'art, sur cent opérés, on en perdait fiO?\u201d \u201cGomment se fait-il, qu\u2019aux environs de 1871, en une seule Province de France, sur un seul troupeau, de mou tons, il en périt vinct pour cent ?\u201cGomment se faisait il que subitement, dans un hiver.le choléraM d'un coup, terrassa les mères, les bonnes, les enfanta, dans une proportion de 90 pour cent ?\u201d \u201cComment se fait-il qu'en 1877.en Allemagne et en France, à l\u2019Est et 4 l\u2019Ouest, et surtout, en 1879.qu\u2019il enleva aux Etats Unis pins d\u2019un million ?\u201d \u201cEncore, et surtout, comment se faisait-il, qu\u2019un chien, un, chat, un lapin, un homme, un enfant, devenaient tout à coup enragés ?\u201d La rage terrible it terrifiante, qui da produisait ?\u201d Le» entendez-vous toutes ces questions qui s'e'longent 4 l\u2019infini, e\u2019éterni-sent.se multiplient les unes les au très ?Pensez-vous que Pasteur, lui qui a passé 40 ou 48 ans de labeurs incessants.a écouté toutes ces questions et cherché 4 chacune d'entre elles précisément et exactement sa réponse ?N or), d\u2019abord, 4 réduire toutes ees question» 4 une seule eue voici : \u201cComment se fait-il qu un être s'altère et se décompose.que celui-ci disparaisse et qu\u2019un autre surgisse ?et pour tout pousser 4 bout d un seul mot, qu\u2019est-ce qui fait qu'un être meure et qu\u2019un autre naît ?Se peut il.même, parmi les infiniment petits, se peut-id qu il en soit un seul qui se produise de lui-même ou spontanément ?Très grave nroblême que la sagesse des nations avait roulée dans sa tète sous tous les langages du monde, et les plus grands penseurs avaient conclu que oui.qu'il y avait et qu\u2019il y a des générations spontanées 4 l\u2019infini.Il» y croyaient.Aristote.îvuorèce, Ovide, \\ irgile, et Saint-Thomas parmi eux, tous étaient convaincus qu\u2019il existait des générations spontanées.Vous, par exemple, voulez-vous obtenir, .c\u2019est - 4 - dire, créer des eouris ?Le moyen est très ample et da recette ' est infaillible : Vous mettez dans un bocal quelques grains de blé, ou bien un morceau de fromage, et vous couvrez le tout.Je vous demande pardon, mes Dames, c\u2019est de la Science, Vous couvrez le tout avec une chemise sale et puis les souris sor-te.-t toutes seules, elles se sont créées teoutes seules.Ceci vous fait rire \u2022 c\u2019est une formule nui vous fait rire, mais aile est signée par celui qui découvrit le sue gastrique.Voulez-vous des oiseaux ?Un Ha lien va vous dire 9 la même époque, comment vous devez vous y prendre.C'est qu\u2019il y a- certains pois qui pourrissent dans la terre, de cette pourri-thre naissent des vers lesquels forment des papillons, lesquels deviennent des oiseaux.Pour Buffon, le célèbre savant, de la colle de farine, et les vers intestinaux se fabriquent d\u2019eux-mêmes.Si bien que Voltaire, dans son Dictionnaire Académique, ne peut s\u2019empêcher que de nier un créateur.On arrive encore cependant 9 atteindre encore la faculté de créer des anguilles.Mais Pasteur produisit en vérité l\u2019é vidence pour qu'enfin on admit, que ni le lait ne devient oeuvre seul, ni le vin ne devient vinaigre, ni le ver 9 soie devient moribond et inerte, ni ie mouton ne devienne charbonneux ou enragé, qu'enfin, ni l\u2019homme, ni le chien ne deviennent enragés tout seuls et d\u2019eux-mémes.Mais alors, comment donc et par quoi ?Toujours et toujours, par ua agent étranger.Et d\u2019oû vient il cet agent ?Comment se fait-il qu\u2019avant Pasteur, on l\u2019ait pas aperçu ?Oû bien, parce que leurs théories aveuglaient les savant», ou bien, parce qu\u2019ils ne savaient pos observer, e'est-9 dire, expérimenter.Tandis que Pasteur, a- lui, voyez donc, cm plutôt opérez vousmé-mes.Vous prenez un ballon en verre muni d'un tnlie au col effilé, courbé, recourbé et sinueux, et dans le ballon, vous mettez de IVau.du sanrr, de tout ce qu\u2019il y a de plus putrescible, vous chauffez encore jusqu'il ce que vous soyiez certain que vous avez anéanti complètement tout germe de vie.et puis maintenant, attendant six jours, attendant six mois, jçt au bout de six mots comme au bout de six jours, votre eau et votre sang seront aussi pur» et aussi inaltéré» qu\u2019ils étaient nu moment oû vous r eheviez de chauffer.A suivre c*r la page A \u201e PLUS BEAU QUE JAMAIS Un mouvement se fait dans le but de faire adopter les plans de l\u2019architecte Burnham, qui feraient surgir des ruines actuelles la plus belle ville du monde.Les grands financiers des Etats-Unis sont prêts à prêter les fonds nécessaires.Dans l\u2019intervalle, la population vit sous la tente, où elle ne manque de rien.Contradictions à propos du nombre des morts.Les compagnies d\u2019assurances auront à payer environ 8250,000,000.San Francisco, 25.\u2014 Sept jours se sont maintenant écoulés depuis le tremblement de terre qui a détruit en partie la ville et entassé d\u2019énormes amas de décombres, et déjà la situation prend un aspect presque normal.Aujourd\u2019hui même les établissements de commerce qui n'ont pas été trop endommagés ont rouvert leurs portes : d\u2019autres ont inauguré de nouvelles affaires sous des abris temporaires, et enfin le service de tramways est sur le point d\u2019être repris.Il le sera de fait dés que le maire en aura donné l\u2019autorisation.San Francisco renaîtra de ses cen dres, en dépit des prédictions pessimistes qui la donnaient comme une ville 4 jamais ruinée.I^>s secours arrivent de toute.» parts, pour être distribués sans partialité 4 toutes les victimes.Le président Roosevelt ayant reproché aux membres du comité de secours d\u2019avoir négligé d\u2019aider les étranger», et surtout les Chinois, le message suivant a été hier adressé au chef de l\u2019Etat : INTERESSANT DOCUMENT \u201cAu président Roosevelt, \u201cLa Maison Blanche, \u201cWashington: \u201cVeuillez considérer comme non fondés les rapports tendant 9 faire croire que les Chinois ou tous autres étrangers n'auraient pa.s été placés, dans la distribution des divers secours, sur le même pied que les citoyens américains.Au contraire, les divers comités se sont efforcés de manifester 9 toutes les victimes, 9 quelque nation qu'elles appartiennent, les égards dignes de notre civilisation et de notre patrie.\"La population de San Francisco travaille de toutes ses forces, avec toute «on ardeur à secourir les misé renx.4 soigner les malades et 9 sou lager de toutes façons les malheurs de ceux qui ont été frappés, sans distinc tion de r»»es, de couleurs ou de sectes.Lee grands principes de l\u2019humanité sont strictement observés d\u2019une manière digne de la nation américaine.Veuillez communiquer cette dépêche 4 la presse, \u201c(Signé) E.E.Schmitz, maire : W.W.Marrow, représentant de la press», la Société de la Croix Rouge ; J.D.Phelan, trésorier du comité de secours ; le rabbin Voorsnngrr: le comité des vivres; Catherine C.Felton.\u201d GREELY A L'OEUVRE Le général Greely a adressé 4 Washington un rapport donnant une liste partielle des nom» des morts.D'après les relevés faits jusqu\u2019ici, le chiffre des victimes serait de 277 environ.De ce nombre, 50 ont reçu la sépulture dans les rues Lombard et Bay, et sons les square» Washington et Portsmouth.Dans les débris de il'hOtel Valencia, on a trouvé 14 cadavre», et on croit, que 56 autres sont encore enfoui» sous les décombres dans divers quartiers.RAPPORTS PESSIMISTES Le coroner Walsh estime de son côté que le nombre des morts ne sera pas moins de 1,000, lorsque toute la vérité sera connue.Le fait est qu'on ne saura jamais exactement combien il y a eu de victimes.Le coroner rend compte de 350 cadavres, que ses aide.» ont eus en charge, mais la police et les soldats de marine en ont de leur côté enterré un très grand nombre.Le général Greely fait de grands éloges de l\u2019énergie et du génie d'organisation du générai Funston, qui l\u2019a précédé sur les lieux.Il croit que \u2019'lus de 25.000 personnes ont quitté San Francisco dans les dernières heures.Hier.28 wagons sont arrivés de Los Angelesi chargés d\u2019appareils de cuisine suffisants pour préparer la nourriture de 15,000 personnes.LE NOMBRE DES SINISTRES Chicago.25 \u2014 Les fonctionnaires du \"Southern Pacific\u201d ont annoncé que les victimes les plus dan» le besoin seront transportées gratuitement 4 la Nouvelle-Orléans.Les agents généraux de la compagnie estiment que les ligne» de cette dernière ont transporté déj4 hors de San Francisco 150,000 personnes.Ils ajoutent que 50,000 autres sont oam)>é^s dans le parc de la.\u201cGolden Gate\u201d, 25.000 au Presidio, et que 50,000 sont disséminées encore sur divers points.BRIGANDS A L'OEUVRE Colorado Springs, Cal., 25.\u2014 Une jeune fille du nom de Logan est passée par cette ville hier, venant de San Francisco, oû elle a été blessée dans ic sinistre de la semaine dernière.Elle affirma que.alors quelle gisait inconsciente sur le parquet de la rotonde de l\u2019hôtel oû elle se retirait, un bandit lui a coupé le troisième doigt de la main gauche, pour s\u2019emparer d\u2019une bague de grand prix.LA GENEROSITE DEC JAUNES Pékin, 25.\u2014 L impératrice douairière a envoyé 4 la légation américaine un chèque de $50.000 pour les sinistrés de San Francisco.Elle a en outre affecté une somme Je $20.000 spécialement pour les Chinois qui ont été victimes de la catastrophe.MESURE POPULAIRE Régin».25.\u2014 lai Législature a approuvé la conduite du premier minisire Scott et de son ministère, qui ont de leur propre mouvement, souscrit $5.000 pour les sinistrés de Kan Francisco.11 est probable qu\u2019une égale somme sera encore voté».M.Jos N.Willette, qui a échappé au désastre de San Francisco.DES ABRIS San-Francisco, 25.\u2014 Des abris temporaires ont été construit* dans le parc de la \u201cGolden Gate\u201d, qui pourront abriter 40,000 personnes.Ce.» constructions provisoires, commencées hier matin ont permis 4 plusieurs mille personnes de coucher sous un toit ce qui ne leur était pas arrivé depuis la catastrophe.Hier après-midi, un lot eonsidérab'e de couvertures est arrivé, ce qui permettra aux sinistrés de dormir à peu près confortablement.Le comité espère que d\u2019ici une semaine la misère aura 4 peu près disparu de San Francisco.On dirige chaque jour le plus grand nombre possible, de sinistrés sur les villes de l\u2019intérieur.Les autorités mettent d\u2019office p la disfvv '\tie.-.mala- des et des blessés les maisons laissées intactes par le tremblement de terre et 1 incendie et qui ne sont pas habitées.I\tne commission d\u2019architectes a reçu mission des autorités - d'examiner les édifices publics en vue d\u2019y apporter les modifications susceptibles de les convertir en maisons d'habitations.Les provisions arrivent, en abondance dès 'e matin et sont déposées dans les entrepôts des compagnies de chemins de fer et.de messagerie avant leur distribution.LA VIE EN FAMILLE II\tdeviezit difficile de distinguer du moins par leurs habits, les hommes des femmes.Les vêtements de femme commencent 4 faire sérieusement défaut.Ces dame» comprennent que ce nest pas le moment de faire preuve de fausse modestie ; pourvu qu\u2019elles soient confortablement vêtue.», elles vaquent autour des tentes «ux travaux du ménage et de la cuisine sans «c préoccuper outre mesure des gens.DES HORREURS A Russian Hill et sur la rive nord de la baie, on a aperçu hier matin des bandes de chien.» affamés se repaissant de chair humaine.Les animaux, rendus furieux par in faim, dévoraient les cadavres en décomposition.Ce fait porté 4 la connaissance des autorités détermina l\u2019envoi de soldats sur le.» lieux avec instruction de tuer le» chien».On n'ose pas trop s'aventurer dans ce quartier avant que les chiens aient été tués ; on redoute qu'il ne s\u2019en trouve un certain nombre atteints d'hydrophobie.DANS LES DECOMBRES Bien que des abris provisoires aient été rapidement construits, durant les vingt quatre heures écoulés, pouvant donner a»ile 4 40.000 personnes dans le merveilleux parc de la \u201cGolden Gate\u201d, un grand nombre de malheureux man quent encore de» chose» absolument nécessaires 4 la vie.Les inspecteur.» de in municipalité ont procédé hier à l\u2019inspection des voûtes de sûreté des banques et des institutions financière».On a constaté non sans surprise qu'aucune d'elles n'avait été sérieusement endommagée par le'tremblement de terre et que les valeurs qu'elles renfermaient sont intactes.Le» architectes sont d'avis qu'il se rait dangereux de les ouvrir en perma nence et d'en permettre l\u2019accès dès maintenant en raison des ruines et des démolitions qui les surmontent.Certaines voûtes peuvent s'affaisser «ou» le poids considéra Mes de matériaux de toutes sortes qu'elles supportent.La loi martiale est encore maintenue, mais la sévérité de.» mesures prises au premier jour se relftche sensiblement.HEUREUSE SURvzzISE M.Fairfax, président du comité de secours a déclaré, hier soir, 4 l'assem b\u2019.ée générale de toutes les sections du comité que le nombre des morts ne doit pas être évalué 4 plus de trois cents.Cetle évaluation a été une surprise, attendu que jusqu\u2019ici le coroner avait por té le chiffre des tués 4 mille et plus.UNE REBUFFADE POUR ROOSEVELT New York, 25 \u2014 Hier soir a eu lieu, une réunion des membres du Club des femmes de ( aüfornie.A c»tte réunion H a été décidé d'accepter le» secours des étranger», contrairement 4 la décision prise et annoncée par le président Po'»-sevelt.La.»mi»oription ouverte par la Chnm bre de Commerce de New York a produit, jusqu\u2019à hier soir : $724,564.Les souscriptions ouvertes par Je maire et la Société de la Croix Houge ont près que atteint $600,090.La souscription des marchands atteint $145.650.Le Jockey Club s\u2019est inscrit pour la somme de $25,000 au fonds de secours des sinistrés de San Francisco.GENEREUX CELESTES Pékin, Chine, 25 \u2014 L\u2019impératrice douairière a fait parvenir 4 la légation de Chine un chèque de $50,000 pour venir en aide aux sinistrés #de San Francisco.Sa Majesté a ordonné d\u2019envoyer $20.000 aux Chinois sinistrés de Californie.NOTES LOCALES M.Ernest Pagneulo Le juge Pagnuelo a reçu hier un télégramme de son fils Ernest, avocat de San Francisco, lui disant, qu\u2019il est sain et sauf, en dépit du fait que son bureau a été complètement détruit.M.T.S.Cunningham, un ancien Montréalais, qui est aujourd\u2019hui 4 l\u2019emploi d'une compagnie de télégraphe de San Francisco télégraphie à des amis de Montréal qu'il est vivant, mais qu\u2019il a font perdu ce qu\u2019il possédait.CANADIENS A SAN FRANCISCO De ceux dont on demande des nouvelles, et des autres qui y demeurent: M.J.E.Gregory, de Québec, est extrêmement azixieux d\u2019avoir de» nouvelles de son fils Herbert, gérant de la Eatna Life Insurance Co., de San Fran cisco.Iæ maire Garneau, 4 la demande de M.Gregory, * télégraphié au maire de San Francisco, demandant des informatioias relatives à M.Gregory et à sa famille.On n'a reçu encore aucune réponse.La dépêche ne pourra atteindre San Francisco qu\u2019au moyen de la- télégraphie sans fil.Le nombre d\u2019anciens Québecoi» connus qui demeurent 4 San Francisco est assez consi dérables.Parmi ceux-là on se souvient de Mme F.McLaughlin, mère de M.James McLaughlin, et ses trois filles mariées, M.Patrick W.Haberlin, sellier, J.IV.Harper.M.Myler, Mlle Constance O\u2019Neil, d\u2019Oak\u2019.and, tout près de San Francisco, les constables Edward et John Power, de la force municipale, ont aussi des parents dans cette ville.On cite en outre M.Godfroid Ca-sault, fils de feu L.G.Casault, et neveu de l\u2019hon.juge sir L.N.Casault, et qui est en cette ville depuis vingt-cinq ans.Madame Girard, (Emma McCone), partie de Québec, il y a une couple d\u2019années.ELe est la fille de M.James McCone, épicier de la rue Saint-Jean.M.Archie Barnard, avocat, frère de Mme Jules Tessier.MM.Pierre et Alexandre Bergevin, frères de MM.Charles et Raoul Berge vin.de cette ville, M.Pierre Bergevin, qui est rentier, demeure 4 San Francisco depuis quarante ans: M.Alexandre Bergevin qui est dans cette même ville depuis vingt-un ans, s\u2019occupe du commerce de gros.Il avait, son bureau près du superbe Palace Hôtel, qui a été détruit.M.le docteur Canac Marquis, frère de notre concitoyen, M.Canae-Marquis, manufacturier de colle.Le docteur Marquis demeure 14 depuis environ six ans.Il avait sa résidence près de la ea tbédrale sur l\u2019avenue Vanness, un quar tier fashionable.Vu l\u2019impossibilité d'é changer des dépêches, on présume chez les parents et amis de Québec.que sa résidence a été détruite et que lui et sa fa mille sont au nombre des sinistrés.MM.Bergevin.de eette ville, n\u2019avaient pu encore, jusqu\u2019à ce midi, ob tenir des nouvelles de leurs frères.On signale aussi M.Louis Pin, oncle de M.J.E.A.Pin, du \u201cSoleil\u201d, qui est parti de Québee depuis environ quinze ans.H demeurait autrefois au faubourg St Jean.C-.QUE SERA LA VILLE NOUVELLE San Francisco, 25 \u2014 On organise au mouvement dans le but d\u2019obtenir la reconstruction de San Francisco d'après les plan.» de l\u2019architecte Daniel Burnham.L'intention des comités est malmenant de faire surgir ici la plus belle ville du monde.Des dépêche» ont été adressées 4 nombre de grands financiers du pays, et tous sont prêts 9 apporter leurs concours 4 l'œuvre de reconstruction en prêtant l'argent nécessaire 9 cette fin.Le» travaux commenceront d\u2019abord sur les rivages de la baie, et 14 i\u2019s coûteront phi* de $25,000.000.La situation su Presidio s'établit promptement sur une base systématique.Dans une couple de jours, on aura établi 14 UN CAMP MODELE On travaille maintenant 4 grouper tous les sinistré» dans une immense ville formée de tentes.R y aura des rues régulièrement formées, des systèmes d'aqueduc et d\u2019égouts, et un service de police parfait.Iye.« vivres y seront distribuées 9 chaque tente.On vient de découvrir que de grands gaspillages se sont produits dans la dis tribution des secours jusqu\u2019ici.Certaines familles ont été favoriée.» plus que les antre*, emportant dans bien des éa.» »,e» ration» suffisantes pour nourrir un très grand nombre de personne» pendant phisieur.» jours.L\u2019EXODE Des milliers de pen» ont maintenant quitté la ville, ayant trouvé asile ehez des amis h divers endroits.R n\u2019y aurait actuellement pas plu.» de 8,000 person- A suivre sur la page 1S Une jeune fille de la rue Sherbrooke, est victime d\u2019un rapt AU CARRE DOMINION Attirée dans la voiture d\u2019un prétendu cocher, elle est insultée et brutalisée.JEHU COMPLAISANT Les sévères condamnations que la Gour des Sessions a prononcées dernièrement encore, contre les cochers de ! place enclins au banditisme ne semblent pas avoir apeuré certains jéhus mûrs pour le bagne.Comme par le pas-i ! sé des jilaintes nombreuses arrivent ! tous les jours 9 la sûreté et 9 la police I contre des misérables qui ne craignent pas d\u2019assommer leurs clients pour le» voler, leurs clientes pour les insulter, ou encore qui assistent impassiblement aux coups de mains dont ils se rendent complices en assurant l'impunité aux coupables.Il n\u2019y a pas quinze jours, une jeune fille assommée au bout de la rue D'Ar-genson, 4 la Pointe Saint-Charles, était transportée par un cocher complaisant, jusqu\u2019à Maisonneuve, puis abandonnée dans un terrain vague après avoir subi les outrage* de trois bandits.Hier matin, un peu après onze heures, une jeune fille de la rue Sherbrooke revenait chez elle, lorsqu'elle fut victime d\u2019un rapt infâme dont elle se souviendra longtemps.Elle avait passé la veillée avec des amies 4 l\u2019exposition d\u2019automobiles de l'Arena.Au retour, elle quitta la voiture de ses compagnons et compagnes coin des rues Dorchester et Metcalfe.En passant au poste de cochers du carré Dominion, elle fut abordée par un homme assez bien mis qu\u2019elle crut être un cocher de place.L\u2019homme lui fit remarquer qu\u2019il était bien tard pour une femme seule sur la rue et quelle courait de grands dangers.Il lui offrit le service de sa voiture.La jeune fille, croyant avoir affaire 4 un cocher, sp décida à monter.Un gamin de quinze ou seize ans était sur le siège de la voiture.\u201c Ce doit être le fils du cocher,\u201d pensa-t-elle.Elle remarqua trop tard que l\u2019homme était monté derrière elle et avait refermé la portière de la voiture.Elle voulut crier, mais une main vigoureuse étouffa sa.voix dans sa bouche.Elle se débattit vaillamment: mais l\u2019homme, rendu furieux par cette résistance inattendue, 'a frappa deux fois à eouips de poings 4 la figure et chercha 4 l\u2019étrangler.Maintenant, la route était déserte, et la pauvre fille ne savait plus où elle était.La voiture fv'ait au galop, conduite par le jeune et trop complaisant cocher.A la fin, la malheureuse fille réu*»it 4 se dégager un peu.Elle poussa trois cris désespérés.Au même moment, dans un accès de rage, son lâche agresseur ouvrit la portière et lança la jeune fille sur la route.indifférent des conséquence* que pourrait avoir son acte méprisable.Une roue passa sur le pied gauche de ia malheureuise femme.Après avoir longtemps cherché 4 se relever, la blessée réussit enfin à se remettre sur pied et.sanglante, décoiffée, les cheveux en dé-ordre, elle sc dirigea vers la ville.Elle était alors dan.» la côte de la rue de l\u2019Université.Arrivée au poste de cocher de la rue McGill, elle se fit conduire chez elle.non loin de 19.Son état de surexcitation nerveuse inspire des craintes sérieuses 4 sa famille.La police sait qui est l\u2019agresseur de la jeune fille et ne tardera pas 4 découvrir le nom du jeune cocher qui a prêté son odieux concours 9 cette criminelle agression.UN PRETENDU VOLEUR DE MONTREAL EST ARRETE a\\ QUEBEC.Il ne veut pas de banquet \u2014 La police et son salaire \u2014Le \u201cBavarian.\u201d (Du correspondant régulier de \"La Presse\") Québec, 25.\u2014 Le détective Walsh a.fait hier l'arrestation d\u2019un nommé Béliveau, recherché par la police de Montréal pour plusieurs vols.Il l a arrêté dans une maison de St Sauveur, et l\u2019on a trouvé sur le prisonnier une grosse somme d'argent et plusieurs montres.On est aussi a chercher une femme que l\u2019on dit mê-lée & c^tte affaire.\u2014 PJr Thomas Shaughnessv a décliné l'offre d'un banquet, nul i,,l o été faite par la Chambre de Commerce et la commission du port de Oué-bec.\t^ \u2014A partir du premier mal prochain, les ,4 policemen de Québec Recevront une augmentation de salaire de m cents par jour.B \u2014 M- T N.Armit.de la \"London Goura n y.\test allé à bord du Strathconn, faire une visite au steamer ' Bavarian.\" Il dit que le temps actuel permet nas aux plongeurs d inspecter le navire échoué II sc rendra de nouveau 9 la fin de la semaine pour voir ce qu'l] v a » fai t Durant l'hiver ie \" Bavarian \" n'a pas changé de position, \u2014 Les travaux qui *e font au mur de traverse du bassin Louise ont été trèfle 'S Ao \"\" P\"* empêcher le Ur: FILOU ARRETE EN FLAGRANT DELIT eetable, une journée mémorable en scènes de joie et de peine.A six heures, hier matin, l\u2019atné des fils, Alexandre, se mariait 4 Mlle Dora Fréchette ; à quatre heures, hier après-midis, Arthur, 4gé de vinjgt an% le second et dernier fiJs de la famille mourait 4 l\u2019hôpital de la nue Water, et 4 huit heures, hier soir, 1» mère de la famille qui depuis longtemps, garde le 'it, souffrant de maladie, recevait «< que*, ««a*** na*a.AMONMLMJ^rr i Eumuv\t*?\u2022£* «\u2022\u201c \u2022\"¦\u2022v «IOT1UUQ4MS\tna0r 4 moU.IXUTIOM\t*' '\u2022'> P»1- .tü.IVl>OMABArK» I f Chronique LA MATTCHICHE La I \"itSSC e*t uuyriu»««- et paiiliée eu Ne M toe «elnt-Je.uuee.engl.ne U C*te Relut-lembert.Muulrtel.per Le Conpe-73.4.?ebU«tlcu 4e LA FEKbSr (Uml- B.OC!WN, terfeMeet et Ofee.i» -OeeRrel.Tente oorr-epondenee doll Rtre edreeeRe eomme .et*- L% PBFA«.e.N-.«t me teint-j-eenee.M»ntr#el r«ee4e.Circulation de La Presse] TOTAL DE LA SEMAINE 21 A VEIL LUNDI .\t-\t90,381 MARDI\t-\t90,459 MERCREDI\t-\t-\t90,364 JEUDI\t-\t90,372 VENDREDI -\t-\t-\t90,278 SAMEDI .\t- 114,263 TOTAL HEBDOMADAIRE -\t566,1171 -\t49,182 615,299 MOYENNE PAR JOUR DE L\u2019EDITION QUOTIDIENNE 94353 NOS CANADIENS L.,B.LAVOIE \u20223; .\\v.Sf.1 fAuia-Philias T.avoie est né a SainvMartin, comtd z vous dz'honrards \u201cTa gueule!\u201d \u201cLa ferme\u201d, le cake-walk, sans compter quelques fantaisies de moindre impor tance q,ii n\u2019eurent qu'une durée très éphémère.A Paris, dans le corps d'armée des fêtards, une scie ehasse l'autre, telles que je viens de citer au hasard de la mémoire avaient succédé ft d\u2019autres scie» non moins joyeuses telles que \u201cAsti* vu Lambert !\u201c\u2019 \u201cLa femme à barbe \", \u201cLes pompiers de Nanterre\u201d, \u201cle chapeau de la Marguerite\u201d, \u201cLes pifferari\u201d, etc.Ce qui est remarquable, c\u2019est la progression de l\u2019absurde et du mauvais goût dans ce» sortes de manifestations du cosmopolitisme parisien.Aujourd'hui, la récréation il la mode c'cst la Mattehiehe.AH ! mes bons amis, que 'a Providence vous garde de la Mattehiehe.Vous ne savez pas ce que c\u2019est t -Te vais vous le dire afin de vous mettre en garde contre elle : c\u2019est une dansei, encore inconnu» ici sous sa forme cho régraphique, mais dont l'accompagne ment musical, assez agréablement cadencé.commence ft se siffloter et même â sortir des pianos sous les doigts de quelques timides pensionnaires.Tftchons de borner Ift notre goflt pour la Mattehiehe.sans quoi nous succomberons sous la plus idiote et la plus tannante des obsessions.Te coulais des jours paisibles, j\u2019étais content de peu.sans colère et sans envie.quand !e hasard me fit pénétrer, la semaine dernière, dans le salon de l'h
de

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