La presse, 5 décembre 1906, mercredi 5 décembre 1906
[" * * JOURNAL A NOUVELLES UKCULATKJN TOTAL DB LA 9EM 627, .6 2RME ANNEXE\u2014N° 29 MONTREAL.MERCREDI 5 DECEMBRE 1906 14 PAGES\u2014UN LES GUERIN-CESBRON ET LE DRAME DE BOIS-LE-ROI Nouveaux détails sur la tentative d\u2019assassinat faite sur le Dr Z* P* Hébert, et dont les jour-neaux ont déjà parlé.Pii Au péril de ses jours le constable Marineau arrête un cheval emporté MOURANT DE FROID ET PERCLUS DE SES MEMBRES (Par Correspondance spéciale) Paris.25 Nov.06.Les journaux s\u2019occupent toujours avec force détails, de 1» singulière aventure du Dr Z.P.Hébert, bien s la tragédie de Bois-le-Roi soit déjk vieille d\u2019une semaine à peu près.Le plus grand mystère entoure cette affei-te.Malgré les recherches du parquet on ne semble pas devoir arriver A une aolution prochaine du problème ei l\u2019op *e demande si le gynécologiste de Lon dres est victime d\u2019un guet-apens pré paré par les époux Cesbron, ou s\u2019il es* le complice puni par ses agresseurs, actuellement accusés d\u2019escroquerie au détriment de M.Sudre.étudiant en droit.Pour bien comprendre cette affaire.11 faut d\u2019abord donner la version de ce W.Sudre.avant le propre récit du docteur Hébert.M.Sudre, étudiant en droit, attaché libre au sous-secrétariat des beaux-arts a expliqué comment il fut mis en relations avec les Guérin.ETRANGE HISTOIRE Au mois de juin, en discutant la valeur des annonces d\u2019agences matrimoniales, avec quelques amis, il répondit A une de ces annonces et fut invi- i té A passer A Versailles, chez Madame Guérin-Cesbron, 50 rue de la Parois-»e.Au lieu de se trouver dans une louche officine, il fut introduit dans un «alon bourgeois et Madame Guérin lui déclara que le Dr Hébert de Londres, Un gynecologiste fameux, désirait marier sa pupille, Mary Smith qui apportait 1,400,000 francs en dot.Madame Guérin promit A M.Sudre de !o prévenir du résultat de sa démarche dès qu elle aurait reçu des nouvelles de Londres.Pourtant, dit M.Sudre, je dois avouer que je m\u2019étais laissé prendre A l\u2019allure simple de Mme Guérin, aussi bien que )e nom et les titres du docteur Hébert.Tout naturellement, je me demandais si, par hasard, en tentant une simple expérience, je n\u2019étais pas tombé exceptionnellement sur une affaire vraiment sérieuse.Et, profitant de mon titre d'attaché aux beaux-arts, je priais la direction de la Sûreté générale de faire nrendre i Londres des renseignements sur le docteur Hébert.Ces ren-aeignements furent particuliérement ex ce\u2019,lent».Le RAPPORT DE LA SURETE générale me représentait le docteur Hébert eomme un médecin notable de la Cité, comme une autorité scientifique Incontestable, auteur de plusieurs ouvrages médicaux réputés, gagnant annuellement de 4 A 500,000 francs.Je me rendis A Londres chez le doc teur Hébert.Il me présenta miss Mary Smith, une jeune fiHe charmante, et, A la vérité, pleine de distinction.Je revins si enthousiaste que je m\u2019empres sai de prévenir ma mère.Celle-ci s\u2019émut bien un peu de mes démarches.Enfin, sur mes instances, elle se décida A partir A son tour pour Londres.Elle aussi revint complètement rassurée.Quinze jours plus tard, le docteur Hébert nous annonçait son arrivée en France avec miss Mary Smith.Tous deux se rendirent A Versailles, chez M.et Mme Guérin.C\u2019est 14 que je revis A différentes reprises celle dont je voulais faire ma femme.A l\u2019issue \"de nos visites A Ver-\u2022ailles, ma mère avait cru devoir offrir A ma fiancée 1 DIVERS BIJOUX D\u2019UNE VALEUR totale de 3,000 francs.Enfin, M.Hébert et sa pupille rentrèrent A Londres vers la fin du mois d\u2019octobre.Je n'eua ^ plus de leurs nouvelles.J\u2019écrivis A Londres.Le docteur Hébert me répondit par une lettre brève dont les terme» ne me laissaient aucun doute.Le médecin me retirait sa pa rôle.Ce fut l\u2019origine de mes premiers soupçons.C\u2019est alors que j\u2019allai trouver M.Mangin-Bocquet, juge d'instruction du parquet de cette ville, afin de lui demander des renseignements sur M.et Mme Guérin.\u2018 \u201c\u201cDEPECHE MYSTERIEUSE\u201c\u201c \"Jugez de ma stupeur, iorsqu\u2019avant-kier, je reçus de Ponthlérry, près Melun, une dépêche ainsi conçue : \u201cVicti-\u201cme accident auto.Venez me chercher \u201chotel Cheval-Blanc, Ponthierry.\u201d\u2014Ma-\u201cry Smith.\u201d \u201cJe prévins aussitôt M.Mangin-Bocquet et partis A Ponthierry avec l\u2019intention de faire arrêter ma fiancée, que je croyais complice des Guérin.En arrivant, j\u2019appris que la femme qui m\u2019avait adressé cette dépêche avait quitté Ponthiérry et était rentrée A Paris, \u2022près avoir vendu son manteau.Dans le signalement qu\u2019on me donna d\u2019elle, i Je reconnus sans peine madame Guérin et non ma fiancée.Lorsque je rentrai A Paris, j\u2019appris l\u2019arrestrrion de l\u2019amie du docteur Hébert.\u201d LES ACCUSES La justice a pu reconstituer la véritable identité de ceux qui sont accusés * par le docteur Hébert.Guérin s\u2019appelle en réalité René-Auguste Cesbron.11 est né A Chauzeou (Maine-et-Loire), le 7 septembre I860.Le vrai nom de sa compagne est Justine Pesnel.Elle est née A Paris, le 20 mare 1862.Elle fut mêlée souvent A la chronique scandaleuse ou judiciaire \u2022ous différents noms d\u2019emprunt, no-» tamment sous ceux de Reynaud, de La Rochette, de veuve Agapien, de veuve Opain, Demotier, etc.DêjA on la vit comparaître devant le tribunal de la Seine sous l\u2019inculpation de complicité 4\u2019escroquefie avec Auguste Oesbron.Au mois d\u2019octobre de l\u2019année dernière, les pseudo-Gnérin venaient habiter 86, me de la Paroisse.LA, Guérin se présenta comme chimiste.Le loyer annuel de l'appartement était de 1,800 francs.Tout de suite, les nouveaux locataires firent emplette d\u2019un mobib'er luxueux.Pendant les premiers mois, on ne remarqua chez eux rien de suspect.Ils payaient rêgulièiVment propriétaire fournisseurs.\tj Kfill y .-4;\" > t: \t \t' mi Le pavillon de Bols-le-Roi où s'est déroulé la tragédie qui a failli coûter la vie au Dr Hébert, le mois dernier.C'est dans la pièce ntar-quée d\u2019une croix que la victime a été blessée la première fois.AGISSEMENTS DU DOCTEUR Au mois de juillet arrive, pour la première fois, le docteur Hébert avec une jeune fille, miss Nertchoff.Quelques temps après, il revient avec une jeune fille, miss Mary Smith.Les Guérin les présentent comme les pupilles du docteur.Dès lors, des dîners ont Ijeu fréquemment chez les époux Guérin, dîners auxquels assistent successivement les parents des deux jeunes filles.Le buisson près de la grille, où s\u2019est | Enfin, le 28 octobre, le couple et\tcaché la victime, l'ami disparaissent.Le docteur Hébert $ t**; %* RUE BLEURY Par un tour de force et d\u2019agilité re-warquunie, ii sauve ia vie de plusieurs personnes.C'EST UN NOUVEAU CONSTABLE Un pauvre malade italien est recueilli par une voiture de patrouille et secouru au poste ou on le transporte*\u2014-Une triste histoire* La foule admire le courage et l'adresse, et cette admiration est surtout manifestée quitnd elle comprend bien le péril qui prcjvoque une action d\u2019éclat, i C\u2019est pourquoi elle sut applaudir au beau trait d\u2019héroïsme accompli par un 1 de ces humbles serviteurs du public, uu jeune policeman tout nouveau dan» le corps de police, mais déjA A la veille de se créer une.réputation de sang-froid, j de courage et de force.Il était sept heures, hier soir, quand ! un cheval attelé A un camion de la ¦\u2018Dominion Express\u201d prit le mors aux | dents, rue Saint-Pierre.Laissé A la por-| te d\u2019un magasin, le cheval fut effrayé par un bruit quelconque et fi a A toute ! vitesse dans la direction de la rue Bleu- ' T-\t.\t' A ce moment, l\u2019intersection des rues | Craig et Bleury était NOIRE DE MONDE j Trois tramways se trouvaient sur la I voie et cachaient A la foule le cheval emporté qui veAait avec un train d en-| fer.Le constable Albert Marineau, du poste No 5, était de faction au ooin avec un de ses confrères, le constable 1 Bathalon, quand il entendit le bruit du i camion venant de son oOté.Il se re-! tourna pour voir arriver le cheval entre j deux tramways sans accrocher, passer I comme une flèche et filer par la rue Bleury.Marineau fit le geste de se jeter A la bride du cheval, mais il était trop tard et il manqua son coup.Changeant instantanément de tactique et saisis- Avec les premiers froids de la saison, I nous est arrivée la misère et son eortè- | ge de meurt-la-faim et des autres miséreux.On n\u2019a pas besoin d\u2019aller s'enfoncer le soir dans nos rue1 les sombres où grouile une pojmlation de miséreux pour être témoin de scènes propres A faire crever le coeur de pitié.Quelquefois, c\u2019est au centre même de notre grande ville,, au milieu de* ces centaines de promeneurs chaudement et ; richement emmitouflés, que l\u2019on frêle ides malheureux en proie aux souffran-I ces de la faim et du froid.Vers 7.30 heures, hier soir, au coin des rues Amherst et Sainte-Catherine, de nombreuses personnes étaient témoins d\u2019une scène peu ordinaire.Un pauvre Italien.A moitié habillé, LES YEUX HAGARDS - \u2022 -y avait été précédemment l\u2019objet.Mais, cette fois, au lieu de nier les faits com- 'j RACONTE LUI-MEME ce qui s\u2019est passé A Bois-le-Roi.D\u2019abord le scène de la voie de fait.\u2014Voilà.J\u2019étais allé A Bois-le-Roi réclamer aux Guérin de l\u2019argent qu\u2019ilg me doivent.\u2014De l\u2019argent?\u2014Oui, que je leur ai prêté.\u2014Comment les avez-vous connus! V»A Londres.Ils vinrent chez fnoi avec une recommandation dans le but de m\u2019intéresser à un produit chimique qu\u2019ils voulaient lancer.Je me laissai faire et jamais je ne revis plus dnon argent.Une dernière fois, j\u2019étais allé leur réclamer cette somme; c\u2019est alors que.\u2014C\u2019est alors que la querelle a éclaté! \u2014Non, pas querelle, pas querelle, assassinat.J\u2019étais assis, j'écrivais.Par derrière, on me frappa.Je me levai.Alors, une première balle, là, au front.(Il touche du doigt l'épais turban de ouate qui recouvre son crâne).Je me suis sauvé dans le jardin.Je suis torn bé: une deuxième balie m\u2019atteignit ici.(Il montre le maxillaire droit.) \u2014Et cette balle, on l'a extraite! \u2014Non.La radiographie est indécise.On ne sait pas si c'est la balle ou une dent artificielle.Je m'enfuis à Fontainebleau, on refusa de me recevoir A l\u2019hêpital.Je revins alors A Paris\u201d.Le docteur ne dit pas cependant pourquoi il ne «\u2019est pas fait conduire A Saint Antoine au lieu d'aller A Lariboisière, bien que ce premier hôpital soit plus près que Lariboisière.SES MOUVEMENTS Il vint A la ville de l\u2019avenue de Brol-les et expliqua lui-mème aux gendarmes comment il avait été attaqué par Guérin.Il se trouvait, a-t il déclaré, dans un coin de la salle A manger, au rez-de-chaussée, et écrivait, appuyé *ur un guéridon.Pour ne pa» attirer l\u2019attention du propriétaire qui ignorait le retour du docteur A Bois le Roi, le docteur, sur lee conseils de Guérin et de Mme Cesbron, avait éteint l'électricité et travaillait, éclairé seulement par une bougie dont il avait masqué la lueur par un damier placé en équilibre.L\u2019AGRESSION C\u2019est alors que Guérin, qui se trouvait près de la parte, lui a tiré le pre mier %oup de revolver dont la balle pénétrant par 1a nuque vint se loger entre la joue et le deuxième maxillaire de droite.Il «e leva et se précipita clans le jardin, perdant beaucoup de sang par sa blessure.Affolé et ne pouvant ouvrir la porte fermée A clef, il tenta de ee hisser sur le fattre du mur donnant sur la rue, mais il glissa et tomba sur le gravier.Guérin, qui l\u2019avait poursuivi, lui tira alors un second coup de revolver, maie la balle ne fit qu\u2019effleurer le sommet du crAne et le docteur Hébert, «e cachant derrière des buisnons, put atteindre le mur de eêté et sauter dan* un terrain vsgue, d\u2019où il gagna la route, puis la gare.L\u2019ARRESTATION La femme Guérin fut arrêtée dans la loge du concierge en entrant chez elle.Elle protesta faiblement contre l\u2019inculpation d\u2019escroquerie portée «ur le mandat et suivit le« agents, qui la con duisirent A la permanence-de l\u2019hôtel de ville, où elle passa la nuit.Le lendemain, M.Mangin Bocquot était avisé de son arrestation et, dans l\u2019aprèe-midi, il la faisait amener A son cabinet.Personne ne reconnut A son pessage l\u2019élégante personne dont les toilettes attiraient d\u2019habitude l\u2019attention.Cependant, elle semblait «\u2019être ressaisie depuis la veille.Pendant que M.Mangin-Bocquet.procédait A son interrogatoire, Marie Guérin parut croire qu'il ne s\u2019agissait que des plaintes en escroouerie» dont elle me au cours de '\u2019interrogatoire qu'elle avait subi en premier lieu, elle se décida, très adroitement, A dire la vérité- isflïiiir Di nmm ILS AURAIENT ETE VOLES PAR DEUX AMIS D\u2019OCCASION \u2014 L\u2019UN DES ACCUSES A ETE ARRETE, L\u2019AUTRE EST ENCORE EN LIBERTE.William Dodds et Lewis Nelson qui ont été traduits hier devant le recorder ont raconté toute une histoire après leur incarcération dans les cellules du poste central.Us ont déclaré qu\u2019ils avaient été volés, dans la nuit de lundi.Eu compagnie de deux copains d\u2019occasion, ils se seraient réfugiés A la \u2018\u2018Old Brewery Mission\u201d, quand ils étaient en état d'ivres-se.Nelson prétend qu\u2019on lui a enlevé un chèque au montant de $124.16 tiré sur la banque Impériale et Dodds dit qu\u2019on l\u2019a soulagé d\u2019une somme de $18, de »on chapeau et de ses chaussures.Les prévenus ont déclaré que John Collin» et Charles Riverson étaient les auteurs probables du vol dont il» ont été les victimes.Hier après-midi, le détective a arrêté le nommé Collins sou» prévention de vol.A l\u2019arrivée de Collins dans les cellules.Dodds reconnut eomme étant siens le chapeau et les chaussures que portait le prisonnier.Collins nia avoir volé ces objets mais consentit A les remettre A Dodds.Le détective Léger, accompagné de Dodds, est parti A la recherche de Siverson, et il est tout, probable que le prétendu voleur désigné par Nelson sera arrêté bientôt.fWÊi mfc\u2019 IpL, » pouvant A peine se'tenir sur ses jambes.était descendu d\u2019un tramway, par le conducteur de la voiture, et livré aux mains du constable ÎÆcroix, du poste No 3.Le malheureux étranger ne pouvant se faire comprendre que par signes, indiquait ses mains qui raidissaient de froid et ses jambes qui avaient peine A le porter.\u2014Mia Casa ! mia Casa ! s\u2019exclamait-il en faisant claquer ses dents.Le constable Lacroix, voyant qu\u2019il avait affaire A un dément, ou A uu malade, appela aussitôt une voiture de patrouille du poste No 2 qui conduisit le malheureux au poste de la rue Ontario, coin Beaudry._ T/e lieutenant Ferdinand Beauregard, l\u2019officier en service, reçut le pauvre miséreux avec toute la sympathie qui le caractérise et fit aussitôt demander un interprète italien.le fils de M.Francesco Donato, l\u2019é picier de la rue Amherst, le jeune Alexandre arriva bientôt et questionna son compatriote qui lui fit LE RECIT SUIVANT : \u201cJe me nomme Philippo Pelicano et j\u2019ai 26 ans.Il y a un mois et demi îors-i que j\u2019arrivai de Winnipeg, où j\u2019avais travaillé au compte du Pacifique, je fus pris d\u2019une violente maladie du foie et dus me faire transporter A l\u2019Hôpital Généra!, d\u2019oû je suis sorti cet après-midi.\u201cA l\u2019hôpital, je m\u2019ennuyai# A mourir, c\u2019eet ce qui me décida A demander au Le lieutenant Ferdinand Beauregard du poste No 3 qui de nouveau a prouvé la compassion qu'il a toujours manifestée envers les pauvres.\u2014 Photo.J.A.Dumas, anale des rues Saint-Denis et Sherbrooke.chef interne de me laisser partir.J\u2019espérais pouvoir me rendre chez mon frè re qui tient une pension aux environs de l\u2019hôpital.\u201cAu dehors, le froid me saisit tout A coup, et le mal que je ressentis alors dans tous mes membres me fit perdre la tête.\"Je ne sais plus ce que j\u2019ai fait après.Je me rappelle seulement avoir été descendu d'un tramway et livré A un constable\u201d.Le pauvre Italien était évidemment malade.Son visage portait l'empreinte de la souffrance et de la faiblesse.Dès hier soir, le lieutenant Beaure-crard fit des démarche» pour retrouver le frère du malade mais ne put retracer sa demeure.Le brave lieutenant songea alors A procurer au pauvre souffreteux les besoins que «on état de faiblesse requérait.Il lui fit d\u2019abord donner DE LA NOURRITURE Puis ü fit placer un matelas dans une cellule inoccupée et fit coucher «on protégé.Il ordonnait en même tempe à ses constables de surveiller le pauvre diable durant la nuit et de l\u2019avertir si son état empirait.Ce matin, le lieutenant Beauregard faisait transporter le jeune Italien ches M.Alberto Déni, qui s\u2019est engagé à retrouver le frère du malade.La compassion n\u2019est pas l\u2019une des moindre» vertus de nos officiers de police.Il est bon que le public sache de temps A autre qu\u2019il n\u2019y a pas que les ivrognes qui reçoivent l\u2019hospitalité dans nos postes de police.Il nous souvient d'avoir vu le lieutenant Ferdinand Beauregard, alors qu\u2019il était capitaine au poste No 3, offrir s» table de famille A de pauvre» miséreux qui venaient implorer au poste la pitié de l\u2019officier.N\u2019est oe pa» que le» salaires de la po lice ne sont pas trop élevés quand os songe combien ce fonctionnaire peul accomplir de bien dans son humble sphère î mà L'Italien Fllippe Pelicano qui -j à -\t\u2022\t- ,\t.mm, été transporté à demi-^elé et malade au poste No 3, hier soir.Le constable Albert Marineau.du poste No 5, qui a arrêté un cheval emporté au risque de sa vie.sant le rebord de la voiture, Marineau y sauta, enjamba le siège et le devant de la voiture et sauta du même élan SUR LA CROUPE DU CHEVAL.En moins de temps qu\u2019il ne faut pour l\u2019écrire, Marineau avait sai2* lee guides M.Pony, le libraire bien connu, est victime d\u2019une élégante voleuse.ANNIVERSAIRE POUR LE CREE CAMPEAU AUDACE INOUÏE Sous prétexte d\u2019examiner des peignes, elle en subtilise un de grand prix, au nez du marchand.A LA SURETE I EU La première victime de la température rigoureuse dont nous souffrons actuellement a été amenée, ce matin, A l'hôpital Général.C\u2019est un pauvre italien de 5 ans, du nom de Luigi du-no.Le malheureux a été ramassé près de la voie du Pacifique, dans un village des Cantons de l\u2019Est, les deux pieds et les deux mains horriblement gelées.On croit que !e malheureux, peu habitué A nos hivers si différent» des clémentes saisons de son pays, a voulu faire route à pied, et qu\u2019il a été saisi par le froid.Même si l\u2019accident dont 11 a été victime lui laisse la vie sauve, il sera sans doute infirme ; car les médecins de l\u2019hôpital croient que l'amputation sera nécessaire.UN DEMENTI Interrogé au sujet de ses intentions de quitter le service de la Ville pour entrer à celui d'une compagnie particulière, le chef Carpenter nous dit ce qui suit : \u201cLa première nouvelle de ce changement m'a été donnée par un journal du soir de cette ville.Je n\u2019ai jamais eu l\u2019intention de quitter le servie.- de Montréal pour la bonne et excellente raison qu\u2019on ne m\u2019a jamnin fait de proposition dans le genre de celles que ce journal dit m\u2019avoir été faites.\u201d \u201cJe sais qu\u2019une compagnie destinée A fonder ici une agence particulière de détectives dans le genre de l'agence Pinkerton a été incorporée depuis juelque temps, la nouvelle n'est pas l'hier, mais ces personnes, bien que s'étant r-nseignêes auprès de moi, ne m\u2019 nt jamais rien offert ou proposé.Vous voyez que cette nouvelle Citait pour le moins prématurée,\u201d D'un bond.Marineau sauta par-dessus le slèae et sur la croupe du chevial emporté.de la bêtie affolée, était sauté par terre et d\u2019une main de fer, avait arrête le cheval.Tout oeln s\u2019était fait si vite que Pat telage notait arrivé qu\u2019au coin de la rue des jurés quand il fut arrêté.La foule compacte qui avait suivi les péripéties angoissantes de cet acte de courage, fit une véritable ovation au héros du moment.Comme tous les forts, Marineau est modeste, et c\u2019est A peine si nous au rions connu ce trait de courage n\u2019eut été la présence d\u2019un de nos représentants.Le constable Bathalon ne taris-rait pes d\u2019éloges sur son confrère, mais Marirtsau semblait avoir fait une chose toute simple ET TOUTE NATURELLE Le constabla Albert Marineau est un beau géant d» vingt-cinq ans.Entré dans le corps de police depuis le 9 octobre, seulement, il n\u2019a pas encore d\u2019uniforme mais on voit qu\u2019il a bien compris son devoir et qu\u2019il possède le sang froid nécessaire pour le remplir.Ancien joueur de foot-ball, H donna une très belle exibition de lutte lors de l\u2019inauguration du gymnase.C\u2019est un homme qui joint A une grande force physique l\u2019agilité et le courage moral qu\u2019il faut pour défendre la société.Il ne reste qu\u2019un mot A ajouter: Marineau gagne $10.5*1 par semaine de sept jours! Les commentaires sont inutiles.~SÏX MQIS DE prison\u201d On *e souvient de Tarrestation du fameux \u201cBill\u201d Taylor, alias McKenna, la semaine passée, par le capitaine Murphy.Bill a été condamné A eix moi» de prison, ce matin.Taylor avait volé une pièce de drap A l\u2019étalage de MM.£Danis Frère», rue Saint-Laurent.\"L\u2019habit, dit le proverbe, ne fait pas le moine\u201d, et personne ne croit autant A oe dicton populaire que M.Jules l\u2019o ny, le bijoutier et libraire de la rue Sainte-Catherine Est.M.Jules Fony était à son comptoir vers sept heures, hier soir, quand il vit entrer une gentille petite dame, portant avée élégance un ravissant costume et la figure enfouie dans un merveilleux boa noir qui cachait son manteau du dernier chic.Voilà une bonne cliente, pensa M.Pony, quand la dame lui eut déclaré qu\u2019elle voulait un peigne en écaille.\u201cVoici, madame, j\u2019en ai un très joli choix.\u201d Et complaisamment, M.Pony fit dé-filer devant sa cliente les peignes con- Tout en examinant les peignes, ta un dans son dnme en avait caché boa.tenus dans trois plateaux.Il y en avait pour tous lee goûts.Sombres et modestes peignes unis, peignes garnis d\u2019argent, d'or, de perles, que sais-je ! La dame hésitait.Celui-ci était très joli, mais trop lourd j celui-là était bien de son goût, mais trop cher ; quant A eet autre il aurait p!u s\u2019il avait eu la garniture du second, etc., etc.Quand elle eut tout vu.tout palpé, Il y a deux ans aujourd'hui, j que le surintendant de: la police municipale fut S appelé à ce poste de confiance, par le votej unanime du conseil C\u2019est aujourd\u2019hui, 5 décembre, .e deuxième anniversaire de la promotion au poste de surintendant de la police de M.Olivier Campeau, anciennement sous-chef du service.En 1904, A la suite de changements que le Conseil jugea nécessaires, M.Campeau fut appelé A prendre charge de l'administration générale do la police.C\u2019était la justo récompense de «es trente années de service ; c\u2019était le coup de mort porté aux coteries, qui, longtemps, avaient cherché A tenir le mérite de M.Campeau dan» l\u2019ombre.Depuis cette heureuse nomination, le service de la police a été mieux fait.Une discipline sévère » é\u2019agué des rang» \u2019.es gens impropre» au service ; l\u2019effectif a été augmenté.GrAee aux représentations faites par le surintendant, le travail a été facilité pour tous les constable» : les «tatistique» des tribunaux le constatent par une augmentation de conviction, dès la première année, et par une diminution appréciable de» délits en 1906.Fort de l'encouragement qu\u2019il a reçu du conseil, le chef dota le service d\u2019un gymnase, créa des surveillances spéciales qui mirent fin A de nombreux crimes.Sans ennemi», peut-être sans envieux, M.Campeau a fait progresser le service de police d\u2019une façon sürprenar te ; il l\u2019a grandie, régénérée.Aujourd'hui, après avoir observé pendant deux ans, le fonctionnement de son département il demande une forte augmentation d\u2019effectif et un supplément de gage» pour ses hommes.L\u2019ex- tout examiné, la dame dit : \u2014\u201cJe reviendrai.\u2019 Et majestueuse, elle quitta le maga sin.Aussitôt partie, M.Pi ny remit ses peignes A leur p\u2019aee ; mais il s\u2019aperçut qu\u2019il en manquait un II courut après sa cliente, mais elle était déjà loin, et comme il se trouvait seul au magasin, toute poursuite eut été imnossible et aussi futile.Tout en examinant les peignes.la >ame en avait caché un dans son boa.M.Pony a déposé une plainte A la Sûreté ; car il possède le signalement Complet ie son élégante oliente.\u201cElle >eut revenir, nous dit-il, car, comme dans l\u2019Opéra \u201cHle a dit : je reviendrai !\u201d Le peigne volé a une valeur de $7.50 et c\u2019est la troisième fois que M.Pony est victime des voleurs.I* printemps dernier, il se fit voler douac montres, et quelques jours plus tard, sa porte était forcée et on lui enlevait pour plusieurs cents dollars de bijoux.Îj* Sûreté cherche la petite dame.'WMM M.Olivier Campeau, qui célébra au Jourd'hul le deuxième anniversaire de sa promotion A la surintendance de la police.pêricncc qu'il a acquise en trente ans de vie militante l'autorise A faire ce» demandes, et non» ne doutons pas que le Conseil saur» reconnaître leur justesse comme il a su déjà reconnaître sa valeur comme officier.I* passage de M.Campeau A la surin-tendanee de la police municipale a don né un regain d\u2019énergie non .seulement A la police de Montréal mais A l'organisation policière de tout le Canada.L\u2019Association de» chefs de police du Canada, dont il est le président, a déjà porté ses fruits, en facilitant l'entente interurbaine dans la poursuite des criminels fugitifs.A l\u2019oceaeion de cet anniversaire, noue prions M.Campeau d\u2019agréer l\u2019expree-sion de nos félicitations et nos souhaits de longue vie.rtrani m bois Le bnse-glnce \u201cLady Grey\u201d part A la reucousee du \u201cCharlotte\u201d et da deux autres steamers.(Du correspondant résulter de I.A PRESSE) Sorel, 5 \u2014 la' pont de giaoe s\u2019ert consolidé, la nuit dernière, sur le fleuve vis-A-vis la ville de Sorel.Bien que la couche de glace ne soi! pas encore épaisse, on craint fort que le vapeur \u2018'Charlotte\", chargé de l'enlèvement de» bouées jusqu à Montréal, ne soit paralysé dans sa marche.Le \u201cJames Howden\u201d, et le \u2018'Tac SI Pierre\u201d ont été envoyés A la rescousse du \"Charlotte\u201d.Le brise-glace \u201cLady Grey\u201d lui-même est parti pour Montréal, en vue de frayer un chemin aux steamer* ci dessus mentionnés.r IA I\u2019KKSSK MKKfUKni K DECEMBRE 1M- LA.PRESSE 51 r«\u2022 «iMlut-Jurqurs.«Msle du ttuu levurd Salal-Laureat, Muutrêal.i'aaa ABOKNBMB^fTi BUniOX\t90.00\tpar aaaé«. Chi-1 Demandez la marque 35 yyww Le Savon Différent des autres et Meilleur.Vous voyez la Différence dans le SAVON J.R.pour BEBES dès la première fois que vous l\u2019essayez.Ce savon est crémeux et doux pour la peau.Il nettoie parfaitement la peau et la tient tendre et souple.C\u2019est le savon idéal pour le bain des bébés, parce qu\u2019il est pur et neutre.N\u2019acceptez pas de substitutions.Il n\u2019est rien de \u201c tout aussi bon Drysaltpra Limited, Manufacturiers, Watson Jack & Company, Agent» Généraux des ventes, Montréal.A LA MEMOIRE DE FEU LOUIS TRANCEEMONTAGNE, DE BERTHIERVILLE, DONT LES OBSEQUES FURENT DES PLUS IMPOSANTES.Berthlerville, 5 \u2014 Los funérail\u2019.es de M.Louis Tranchemontagn», qui ont eu lieu vendredi de la semaine dernière, ont donné lieu A une touchante ma nifestution du deuil prufond que cette mort regrettable a causé dans notre d'rttriet et en particulier dans notre ville.Des centaines de citoyens, venus d'un peu partout, faisaient escorte A la dépouille de eet homme dont la vie a été un exemple d'^.i il publie, d'affection pour les siens A de dé\\ ouement pour îes infortunés.La levée du corps a été faite A ia demeure du définit par M.l\u2019abbé Théophile Lafontaine, vicaire A Notre-Dame de Montréal.L'église, qui avait été joliment décorée pour la circonstance, était remplie comme aux jours dea grandes solennités.Les officiants au service étaient : M.l\u2019abbé S.Tranchemontngne, P.S.S., comme célébrant : Rév.Père .To«.(Tran-chemontagn?.O.M.T.diacre : M.l'abbé Caumartin.vicaire au Sacré-Cœur de Montréal, sous-diacre.M.O.Olivier dirigeait le choeur de Quand la toux Commence, c\u2019est Le temps de prendre BAUME RHUMAL le spécifique bien connu.Prix 25c la bouteille.(«) chant et le Rév.Frère Laperle touchait l\u2019orgue.\t* .Assistaient au choeur : M.l\u2019abbé Pelletier, curé de Berthior et ses deux vicaires, MM.Bordeleau etRoch ; M.l\u2019abbé Bouin, chapelain du collège Saint Joseph ; M.l\u2019abbé Beaudoin, curé de Lanoraie ; M.l'abbé L'Heureux, vicaire de Saint-Thomas tfe Joliette ; M.l\u2019abbé Mondor, curé de Saint-Thomas de Jo.iette : M.l\u2019abbé Bonin, curé de Saint-Barthélemi, et les Révérends Frères et élèves du collège Saint-Joseph.Conduisaient le deuil : M.Alfred Pel-!and.gendre du défunt, et M.Alfred Teivallée, son beau-frère : ses cousins Olivier rrauchemontagne, Charles Tran-ehemontagne.Anatole Tranchemonta-gme.Dr Louis de Grandpré.CPcar Da-viault.P.Faquin et F.Chapdelaine.Portaient les eoins du poêle: MM.Alfred Postnier, Pierre Tellier, N.P., O.'f' Lavallée, N.P., Dr Camille Lafontaine.Portaient le eorps: Joseph Denis, Ed.Gauthier, Paul Savignae, Albert Champagne, Alfred Lavallée, tous cousins du défunt.Remarqués dans le cortège: L'hon.Ls Sylvestre, ancien conseiller législatif, il.Joseph Lafontaine, député, M.Victor Allard.ex-M.P.P.* M.Orner Posta-ler.ex-M.P.P.M.C.A.Cheuevert, ex-M.P.P., JT.A.L.Caisse, maire de Berliner; Col.Hanson, M.Z.Bostwick, M.J.Coyle, M.W.Philpps, Dr T.0.Oadoury, Dr S.Gervais, Louis Pelland, \u2022T.O.Lavallée, M.P., J.A.Piette, avocat.Jean Denis, avocat, J.A.Laferriè-re, Joseph Masse.Hercule Olivier.Louis Robston, D.Tessier.M.Robert, D.Gervais, Atchez Dostaler, Azarie Plante.AT.A.R.Aubin, Eugène Gandrau, Daniel Chéùard.Charles Généreux, Mathias Ferland.R.Magnan.Ed.Piette, Albain Grandpré, Hyacinthe Mousseau.O.Forest, Ls Bellerose, Rifroid I aval-lée, Paul Lavallée, Arsène Denis, Honoré Lambert.Joseph Sylvestre, Joseph Désy, Olivier Désy, Victor Sylvestre, M.le notaire Rouleaù, Rémi Désy, Joseph Edmond Rohillard de Montréal, etc.Avaient envoyé des télégrammes et témoignages de sympathie : M, le juge Mathieu, M.le juge Pagnuelo, l'hon.Jean Prévost, Rév.Père Edmond Désy, S.J.Honoré et Paul Emile Mercier, Denis Donovan.de Québec; Jean Mclchers, de Schirdam, Hollande; M.Auguste Edge, Québec; Mme Honoré Mercier, A.Lavallée-Smith, -T.A.Merrier, A.D.Bondy, T.L.Marcoux, Roberval; Mme \u2022Tos.Robillard.M.Alexandre Girard, M.et Mme 15.Rainville, M.et Mme S.Jos.Rivet.M.et Mme T.A.CliristiU, les religieuses de Villa-Maria, les Da- mes LTsulines de Trois-Rivières, M.et Mme G.C.Dessaulles, Saint-Hyacinthe, Cuthbert de Grandpré, Alfred LaRoc-que, M.et Mme Ph.Beauehemin, de Sorel; Mlle eJanne Gagnon, Saint-Jérôme, M.et Mme L.F.Morrisson, St-Hyacinthe; le capt.Chs Bave lui', M.et Mme Arthur Gagnon, Jeune Lorette; M.le Dr I.Cormier, Dr G.et Mme Turcotte, Québec.Offrandes de fieurs, messes et bouquets spirituels: \u2014 M.et Mme Alfred Pelland, C.X.T\u2019ranchemontagne, Aime Bussière, Montréal; AI.Alfred Rochette, Montréal; Madame L.D.Boivin, Alontrfal, AI.et Aime H.Gauvreau.Afontréal, Aime T.Robichau, Trois-Rivières.la famille J.O.Daviault, Ber-thierrille;; Dr Harry Smith.Nicolet: AT.Alfred Bernier.Alontréal; Al.et Afnie G.Paillet.Sorel; AI.et Aime P.J.Chartrand.Alontréal; AT.P.L.J.Chartrand, Alontréal;; Aille Alarie-Oli-vier, Berthlerville; AI.et Mme LsTran-chemontagne.Québec; AT.et Aime J,.O.Boucher.Alontréal: Mme J.R.Savignae Alontréal: la famille du Dr L.de Grandpré, Berthier, MAT.R.et Anatole Tranehemontagne; le collège Saint-Joseph de Berthier: AT.et Aime Jos.Cs-dotte, Alontréal; Aîadame S.St Onge.Viauville; AI.Henri Cadott Alontréal; le personnel de l\u2019Institution des Sour-des-Afuettes, Alontréal; Aîadame C.Lafontaine, Berthier.la famille da l\u2019hon.sénateur David; Aille Nellie Smith, Xi-eoiet: Dr \\V.et Aime Smith, Nieoîet.Rév.Père R.de Grandpré.O.AU.Ottawa.AL et Mme L.J.Rivet, Alontréal.L inhumation a au lieu dans le cimetière de Berthierville ATM.Fetherstonhaugh et Compagnie.solliciteurs de brevets, édifice Canada Life, Montréal, font rapport de la liste suivante de brevets récemment obtenus par leur intermédiaire : CANADA.Richard Pike, appareil i monter les cordes ù linge.John L.Brower, machines h poinçonner.R.A.Chamber», appareil transmetteur.E.U.A.James R.Dunn, étançons ft bestiaux.E.A, Aîa.son, guide-roue pour tramways.Joseph S.Visger, appuie-tête pour lits.Anti Afal-de-Mer Co., ceinture pour l\u2019abdomen.John G.Ryan, appuie-tête pour lits.BR ESI L.James T.Clark, êerou automatique.FEUILLETON DE \u201cLA PRESSE' LE PETIT MAXIME ou L\u2019ENFANT VOLÉ 49 l\u2019REAHERE PARTIE Suite \u2014Lesquels ! \u2014Il y a le théâtre, les dîners, les soirées.Et.dans le jour, les visites aux magasins, les promenades, les expositions.\u2014Je ne désire pas ees plaisirs-lft.Parce que tu les ignores.Nous avons trop longtemps vécu dans la gêne, comme des loups, nous privant de toute* distractions, de toute» relation* même.Nous ne pouvions alors faire autrement.ce fut la sagesse forcée.Mais les temps sont changés ; il faut en profiter.Je veux que tu sois heureuse désor- \u2014Je ne crois pas que.ce soit cela le bonheur ! repartit gravement Mathilde.5 T OU IA.f li Sort» due Vous HwzToujouisAelwtM J\u2019en révais un autre, plus tranquille, plus vrai.\u2014Lequel donc ?(Epouser l\u2019homme que j\u2019aime, tout simpiement, mon père.\u2014Ah ! oui.toujours cette marotte ! riposta Dalbret d\u2019un ton impatienté, et ft la fois ironique.Tou jours ces rêves de petite pensionnaire sentimentale ! L\u2019i-dylie classique, si démodée pourtant, une chaumière et un coeur !.Tu retardes d\u2019un demi-siècle, ma pauvre Mathilde.Le» conditions actuelles de l\u2019existence ne permettent plus cette conception nuageuse d un bonheur problématique.L\u2019amour, c\u2019est très joli, ft condition de l\u2019assaisonner avec un peu de luxe, ou simplement de confort.Un bel apartement, de la toilette, une bonne table, de l\u2019argent liquide pour les menus besoins journaliers: voila ce que désirent la plupart des jeunes femmes d\u2019aujourd\u2019hui, car elles sont pratiques.Tout cela, c\u2019est palpable et visible.Et e» ne sont pas seulement des matérialité*.comme tu poUirai» le croire: l\u2019esprit même y trouve son compte, l\u2019orgueil est satisfait, la vanité fémi- nine se repaît d\u2019hommagee journalière.\u2014Et le coeur ne compte plus du tout, acheva Afathilde d\u2019un accent amer.Qu\u2019importe! le coeur n\u2019est rien qu\u2019un organe qui n\u2019a pas besoin, pour fonctionner, d\u2019être alimenté journellement comme l\u2019estomac.Ah! la belle affaire, d\u2019épouser un petit ouvrier électricren, sans fortune, sans situation, de vivre pauvrement ft ses côtés, de privations quotidiennes, dans l\u2019éternelle médiocrité! Car ce sont lil tes idées.\u2014Je ne les cache pas, je m\u2019en vante même.\u2014Sotte! Tu ne le pourrais pas longtemps, riposta Dalbret, s\u2019animant de plus en plus.Alais je ne veux pas en tenir compte, je veux faire tou bonheur, malgré toi.Mon expérience guidera ta folle jeunesse.Aussi me refuserai-je toujours ft te laisser épouser Jean I/Cval.Je veux que tu sois riche, entourée de luxe, adulée, enviée.A'a! Plus tard, tu me diras merci, j\u2019en suis gùr.\u2014Je ne le crois pas, repartit Alathil-de d\u2019un ton ferme, empreint d\u2019une réelle dignité.\u2014Bon, bon, laissons de côté pour le moment cette question irritante.Parlons de choses plug intéressantes, car elles sont plus Immédiates.\u2014Je n\u2019en connais pas, pour moi du moins.\u2014Je ne m\u2019arrête pas ft tes reparties acerbes; tu réfléchiras, je l\u2019espêre.Je veux t\u2019apprendre encore du nouveau.\u2014Quoi donc! \u2014Ceci; je par» demain en voyage, pour troia jours.\u2022Te vais ft Lyon, en compagnie de M.Gaston de Clairville.\u2014A Lyon ?Pourquoi! Nous allons y étudier l\u2019établissement possible dhinc succursale de notre banque.Je prendrai le train pour Paris, demain, il la première heure.\u2014C\u2019est bien, mon père.-Est-ce tout ce que tu avais i me dire! \u2014Gui.pour aujourd\u2019hui.¦\u2014Alors, bonsoir.Et.sans ajouter un mot, la pure jeune fille tendit gravement son front au baiser paternel.Dalbret embrassa froidement sa fille.Il la regarda s\u2019éloigner vers sa chambre et murmura, en haussant les épaules: \u2014Si c\u2019est un duel entre nous, je te vaincrai, petite sotte! Et.durant un iiwtant, il demeure pensif, les trait» contracté» par une colère sourde.Ce n\u2019était pourtant pas que son affection pour sa fille diminuât; mais son ambition grandissante, et eurtout la peur de se relier ft Jean Levai par des attaches indestructibles, étouffaient *a générosité paternelle, l\u2019incitaient ft repousser de toutes aes foreea un rapprochemyit avec l\u2019électricien.Il ae jura de triompher de l\u2019imbécile résistance de sa fille.Fort de cette résolution, il partit le iendemain matin, de bonne heure, après un \u201cau revoir\u201d plutôt sévère\u201d laissant Mathilde non seulement troublée, main aussi désolée de son attitude intransigeante.Ah! comme elle souffrait, la pauvre fite.Comme son coeur, si loyal, était meurtri par l\u2019égoïsme de ee père, qui foulait sous le poida de ses visées am- bitieuses son ardent et chaste amour! Elle demeurait assie, maintenant, devant la haute cheminée de la salle basse de la ferme, le regard fixé sains voir sur le* bûches énormes qui brûlaient en crépitant.Un pas lourd retentit eur le seuil, la tirant de sa rêverie mélancolique.Un homme encapuchonné jusqu\u2019aux yeux pénétra bruyamment dans la salle.\u2014Une lettre pour e\u2019te bonne madame Duval, cria-t il d\u2019une voix bourrue.\u2014 Alerei.monsieur, fit doucement Mathilde, je lui donnerai tout fl l\u2019heu- \u2014C\u2019est y quelle est pajs Ift! \u2014Si, ai, ma tante est dans les étables, elle va venir dans un inetant.\u2014 Ben.je l\u2019attends, alors, parce que si, des fo>, elle voulait m\u2019offrir la goutte, vous comprenez, mam\u2019zelle, j\u2019y dirai pas non.DODD\u2019S kidney! C'est que ça pince dur, ce matin, j\u2019en ai Tong.ee! j sans plus Je façons, le facteur a approena, tendit ses lourdes botte* il ia unaieur du foyer.\u2014 Je vais chercher ma tante, dit Mathilde Dalbret, importunée par ce sans-gône.Elle se leva, sortit en bâte et courut ver» les étable*.\t» Trois minutes piue tard, la fermière du Bocage revenait avec elle.\u2014Ah! bonjour, madame Duval, dit auasitôt lo îaeteur, y a quèque chose pour vous.\u2014Une lettre de Paris?Jit la fermière etonnée, en examinant curieusement Tnveloyye.Qui donc peut m\u2019écrire?Je ne con naU personne dans la capitale.\u2014Une surprise, quoi, repartit le facteur, faut regarder, je ne sms pas pressé, vous savez! Il ajouta, suivant sa première idée: \u2014Y fait pa* chaud ce matin, j'ai quasiment 1 intérieur gelé.\u2014Bon, bon, je voie ce que c'est, repartit la fermière, un petit marc vous réchaufferait, hein! père Lapointe! \u2014C\u2019est pas de refus, ma bonne madame Du val, j'y pensais.Sans attendre davantage, la fermière tira d\u2019un placard un litre d\u2019eau-de-vie blanche et un verre dan» lequel, gé néreusement elle versa de l\u2019alcool.\u2014A la vôtre, la compagnie, fit le père Lapointe en vidant son verre d'un seul trait.Et tout aussitôt il reprit: \u2014«Au plaisir do voua revoir.je suis pressé tout de même! \u2014Vieux farceur, maugréa la fermière en souriant, il est procé maintenant qu'il a bu sa goutta.Ahl les hommes, tou» les mêmes, -toujours oortês eur la bouche 1 MDCLXJi Le Vin St-Michel N\u2019RST PAS Une 1 Drogue, NI UNE Médecine patentée, c\u2019est un VIN FRANÇAIS embouteillé au château du comte Jean de St-Michel, à Bordeau, France, Ce tonique est un usage dans tous les principaux Hôpitaux de l\u2019univers et prescrit'par tous les principaux médecins, dans les cas de Faiblesse, Anémie, Débilité, Dyspepsie, Pâles couleurs.Manque d\u2019appétit.Insomnie, Diarrhée.ECHOS DE SAINT-CHARLES (Du correspondant régulier de LA PRESSE) Saint-Charles.Rivière Riohelleu, ô \u2014 M.Alphonse Lussier, cultivateur de Kaint-CharJert.a vendu A son il.s Alphonse fussier.une de* plua belles terre* des bord* di Richelieu, pour le montant ue quinze mille piastres.-La glace, sur le Richelieu, est solide t on peut passer en voiture.C\u2019est la premièi* \u2022fois, depuin bien des années, que ia fclai® prend ai bien.CHAT SAUVAGE Malgré la hausse énorme du chat sauvage, noue n'en prof ion* J'h- pour augmenter les nôtre*.No* prix «ont toujours bas, nos valeurs sont 40 pour cent sujiérieure» qu'ailleilr».Voyez les.Chs.Desjardiua et Cie, 485 Ste Catherine Est.coin St Timothée.TéL IM1 Est, 1536 1537.\tr \u2014Cigarettes Egyptiennes \u201cROYAL\u201d, 15c.la boite.\tr I Puis elle décacheta la lettre apportée.Dè* les premières lignes, elle tressaillit, jetant un regard apitoyé sur sa n.èce.\t\u2022 \u2014Tiens, fit-elle un instant après, c\u2019est ben plutôt pour toi, c'te missive, malgré qu'elle in est adressée.En même temps, elle tendit > papier.Mathilde Dalbret le prit et.pour ainsi dire inconsciemment, lut fl hanta voix ceci: \u201cMadame.\u201cJe vous serais fort obligé, s'il vou» \"était possible de prévenir M.et Mlle \u201cMathilde Dalbret du douloureux aeci-\"dent qui m\u2019a empêché de leur donner \u201cplus tôt de mes nouvelles.\"J'ai été renversé, il y n près d'un \u201cmo:s, sur le boulevard Saint Germam, \u201cpar une voiture automobile qui m\u2019* \u201cbrisé la jamlie droite.\"Je suis en traitement fl \u2019'hôpital de \"\u2019\u2019Hôtel-Dieu, et je vais d'ailleurs aussi bien que possible.\u201cCependant, je ne pourrai marcher \u201cavant trois mci» d\u2019ici.A suivre CACHETS DU Dr FRED.DEMERi Guérissent en 5 minutes tous maux de tête, migraine névralgie.Exige* toujours le nom \u201c Dr Fred.Demers \u2019 gravé sur chaque cachet.\tr Pour les pianos et orgues de la plu» grande valeur, de toutes descriptions, allez cime Layton Bros., 144 rue PeeL _\t1,4,5 \u2014Dr J.G.A.GENDREAU, chirurgien-dentiste, (52 Boulevard St Laurent, Montré»!- TéL Bell, Main 2819.\t¦ t 6445 \"LÀ PRESSE MERCREDI R DECEMBRE lOOrt ?\t¦ m.-«fci ; > i > RENCONTRE BUSH-PERRELLI PERRELLI VAINQUEUR A SPRING-FIELD, CONTRE BURNS 6TEUR3 FAIT UN PARI AVEC PIETRt) FRITZ MOUL LANCE UN DEFI A ^ALPAS JENKINS REPOND A FRITZ-MOHL BUSH.L\u2019INDOMPTABLE.SERA A MONTREAL DEMAIN L© soûl.Tuniquo Cari BuRh, qui prend feu au premier iegard, qui ae bat ave ou \u2022an» provocation, acra k Montréal demain.II entend être en bonne condition peur \u2022a lutte de vendredi J il a trep de «bTte» sur le coeur pour ne pa* »e prépa.er à la perfection.Il croit que *nn tcur ej*t arr -ve de remettre à Perrdlll tous ses mnuva a traifementH.et lui (nj© avaler tous lu bile Qu'il a faite depuis o mois.pourquoi i*\u2022 Accord manque Bush est un lutteur extrarieux ; il ne rit jamaie Perrolli est tout l'oppoHé.Dans une rencontre il Ne©r-Ycrk, 'tn moi© avant j© tournoi du printemps dernier.Perrelll crut à propos d arracher que.ques po gnées de cheveux k Karl, pas pour mal fa te, rnais avec l\u2019espérance seulement d augmenter eea chances d Être vainqueur.B«5h e\u201d \u2018-n ère.lui uta A l i face.Per-relii lui donua une leçon de boxe, et la police dut s en mêler.Lors du tournoi du pr ntrmps dern'er.Bush et perrcîli étaient sur le même train eana lo savoir.En descendant du char, à la gare Ronaventure.les deux intraitab\u2019es se trouvent face A faco.Rush n\u2019rubl e ja lnai# i ^anK Un mo^ de provocation, il aau-t« A la tête de PerreUL et cette fois, rt fut : in police canadienne qui sépara les eombet-tants.Au courr, du tourna*.Rush et Perrelll ne I pouvaient so sentir à dix pieds de disUnee.1 Jlfi s» prirerit c nq du six Ms.mais furent ! Eénarés avant de se faire du mal.Perrelll eut le dessus pendant 'a lutte.! mais Burh.qui paraissait pi-us muecé et plus fort, eut le temps de serrer Perrelll à , ton aise.Depui* ce tournoi.Rush a essayé nlu-! ©leurs foi» de *e rencont-er avec Perre'1.mais bien qu\u2019ils demeurent tous deux A rsew-York.et qu\u2019ils luttent avec tout ve-, rant.Bush n\u2019a Jamâis pu avoir une rencontre.Ausf!.l\u2019on neut J«*e- dp ,a «üt/slarüon quand le Club Canadien lui offrit de m ranrontror Perrelü â la lime libro.Karl Busli, pour une fois, a pu rire de sat s-faet on.Quand il prit son enjçaeement.il odrlara oue tçutea les .-ooditionB lui étaient, nieu égales : tout ce qu'il demanda t.c\u2019est I avantage de rencontrer Perrelli, sans restrictions et sans entraves UNE LUTTE AUX REGLEMENTS FACILES Karl Bush sera satisfait : la lutte de Tendredi soir se fera au style libre, il a luaniere rh»re aux Américains.A nart du en.1er de force, tout est permis Les ad-rersaires auront toutes !es libertés.Perrelll ne demande nas mieux.H n-a pas K BROADWAY.Av«Ht Fny Templeton.'-'7-5 APânCUIC Toute oette aemnlne MuM JLmlL Mill née»: Mercredi el Bum* Glftl S will be GIRLS.27-6 MCRVEILLEUX PLONGEON Houdinl fait un tour de force peu commun dans l\u2019eau glacée du fleuve.A la suite d\u2019une gageure, Houdinl, le merveilleux artiste du théâtre Temple, a sauté du pont Belle-Isle, le 27 novembre,\tles poignets emprisonnés dans\tles\tmeilleures menottes\tde la police de Détroit et est parvenu\tft enlever les\tmenottes\tpendant\tqu\u2019il\tétait sous\tl\u2019eau.Le\ta- geur s\u2019est ensuite dirigé vers un bateau qui l\u2019attendait un peu plus loin.Houdi-ni y monta après avoir donné les me-nottes ouvertes aux hommes qui s'y trouvaient déjà.ROUTE SUIVIE PAT?ZES S! 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