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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-01-15, Collections de BAnQ.

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[" Montréal mercredi 15 janvier 2014 Le plus grand quotidien français d'Amérique 130e année No 69 54 pages, 5 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées U* TÉLÉVISION TRAUMA EXPORTÉAUX ÉTATS-UNIS HUGO DUMAS ARTS PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE La firme britannique a été le maître d\u2019œuvre des effets spéciaux spectaculaires de tous les films de la série Harry Potter.LA PRESSE EXCLUSIF CINÉMA CINESITE CRÉERA 200 EMPLOIS À MONTRÉAL AFFAIRES\t, ¦' ¦ \u2022- PHOTO FOURNIE PAR WARNER BROS.DESTRUCTION DES MILIEUX HUMIDES QUÉBEC A DU MAL À FREINER UHÉMORRAGIE PAGE A10 PEINE DE MORT EN OHIO UNE NOUVELLE MÉTHODE D\u2019EXÉCUTION À LESSAI RICHARD HÉTU PAGE A14 mk&mâ PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE SCRUTER À LA LOUPE Montréal met sur pied un nouveau groupe de travail pour analyser chacun des services de la Ville.PAGE A5 COMMISSION PARLEMENTAIRE SUR LA CHARTE DES VALEURS EXCLUSIF «INAPPLICABLE» ET «IRRÉALISTE» L\u2019interdiction de porter des signes religieux coûtera une fortune et entraînera «de nombreux conflits» dans le réseau scolaire, prévient la Fédération des commissions scolaires du Québec.VINCENT MARISSAL LES FIGURANTS ET LÉLÉPHANT PAGES A2 ET A3 PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE COUPE DU MONDE DE LAKE PLACID AU TOUR DE MAXIME L\u2019aînée des sœurs Dufour-Lapointe pourrait assurer sa place dans l\u2019équipe olympique canadienne de bosses aujourd\u2019hui.SPORTS DEVILS 4 CANADIEN 1 LE CH SE BUTE ÀBRODEUR \u2022v\tSPORTS mm Martin Brodeur a fait 29 arrêts hier, pour sa 20e victoire en carrière à Montréal.\tPHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Si Lavallée est un dieu à la FTQ, doit-il passer à la commission Charbonneau ou à la commission sur la Charte de la laïcité?QBi Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 Pleinair 1451, av.du MONT-ROYAL Est \u2022 514-525-5309 En plus pendant tout le mois de janvier, COUREZ LA CHANCE DE GAGNER VOTRE ACHAT ! ENTGORE PLUS DE PRODUITS NOS NOUVELLES PROMOTIONS VOUS FERONT COURIR, SKIER, RAQUETTER,.621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn COMMISSION PARLEMENTAIRE CHARTE DES VALEURS La Charte «inapplicable» dans La Fédération des commissions scolaires demande le retrait du projet de GABRIELLE DUCHAINE EXCLUSIF L'interdiction du port de signes religieux à laquelle tient mordicus Bernard Drainville est « inapplicable » et « irréaliste », coûtera une fortune et entraînera « de nombreux conflits » dans le réseau scolaire, prévient la Fédération des commissions scolaires du Québec dans un mémoire obtenu par La Presse et qui sera rendu public devant la commission parlementaire sur la Charte des valeurs.La Fédération, qui accueille pourtant favorablement presque toutes les dispositions du projet de loi 60, craint le pire si les employés des écoles publiques se voient interdire de porter un symbole ostentatoire au travail.« Cette restriction serait la source de nombreux conflits de relations du travail et générerait, à coup sûr, des contestations très coûteuses », lit-on dans une copie du mémoire, datée de décembre, qui n'exige rien de moins que le retrait de l'article litigieux.C'est un véritable chaos financier, juridique et bureaucratique pour le réseau scolaire qu'annonce l'organisme à la tête des 60 commissions scolaires de la province si la Charte des valeurs est adoptée telle quelle.La Fédération entrevoit déjà de nombreuses et onéreuses poursuites devant les tribunaux.Elle s'inquiète du fait que ses membres, qui emploient « un nombre important de personnes portant des signes religieux ostensibles», dit le mémoire sans préciser de chiffres, doivent assumer seuls les frais juridiques engagés, comme c'est arrivé dans le passé.« Considérant les contraintes budgétaires depuis plusieurs années, [les com- missions scolaires] ne peuvent envisager d'assumer un tel fardeau.» Sans quoi, ce sont les services aux élèves qui en souffriront, prévient-on.500 000$ en frais d'avocats Dans les dernières années, deux commissions scolaires ont dépensé chacune un demi-million de dollars en frais d'avocats pour régler des querelles liées à la religion.La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys de Montréal a dépensé 500 000$ dans l'affaire d'un élève sikh qui exigeait de porter son La Fédération croit que le système d\u2019éducation fera «les frais d\u2019un débat de société qui ne trouverait son aboutissement qu\u2019au terme de longues et coûteuses démarches judiciaires».PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Le ministre des Institutions politiques Bernard Drainville a commencé à écouter les quelque 260 groupes qui ont demandé à s\u2019exprimer sur le projet de loi 60, sur la Charte des valeurs.iWwSSH L1i «v¦ I'aW^b MH sSpl Vv «a Hss m Mm DjÉjjÉËfe Imposer aux femmes un «choix odieux» Le débat sur la laïcité passe au débat sur le voile, en ouverture de la commission PAUL JOURNET QUÉBEC Le débat sur la laïcité cache un débat sur le voile qui a fini par prendre l'avant-scène hier, à la première journée de la commission parlementaire sur le projet de charte du gouvernement péquiste.Personne ne s'est interrogé sur «le pourquoi de la propagation récente du voile», a déploré René Tinawi, ex-professeur à l'École polytechnique d'origine égyptienne.Son mémoire a semblé particulièrement intéresser le ministre responsable du projet de charte, Bernard Drainville.M.Tinawi a montré quatre photos des diplômés en anglais de l'Université du Caire, publiées par la militante anti-islamiste Nonie Darwish.En 1959 et en 1978, aucune femme n'y portait le voile.La majorité d'entre elles le portaient en 1995.Et toutes semblaient être coiffées en 2004.Le Coran n'exige pourtant pas le port de ce signe religieux, soutient l'ex-enseignant.Il attribue ce retour à la montée des Frères musulmans et de « l'islam politique ».Le voile serait selon lui un symbole « d'oppression».Et le tchador, un symbole « intégriste».La députée libérale Fatima Houda-Pepin a déjà fait ce lien au sujet du tchador.« Toute femme qui porte le voile porte-t-elle aussi un message politique?», a demandé le ministre Drainville.Du bout des lèvres, M.Tinawi a avoué qu'un « faible pourcentage » d'entre elles pouvaient faire ce choix librement.Plus tôt en après-midi, les élus ont entendu un message contraire de Samira Laouni, première candidate politique voilée dans l'histoire du Québec, pour le NPD en 2008.Mme Laouni, découverte à la commission Bouchard-Taylor, s'était rendue à Hérouxville pour interpeller les élus.Elle parlait au nom du groupe Communication pour l'ouverture et le rapprochement interculturel (COR).La recrudescence du port du voile s'explique au Maroc, son pays natal, par la décolonisation, qui a permis un « retour à la spiritualité».Elle a pré- cisé que la situation différait en Arabie saoudite et en Iran, deux pays « complètement dictatoriaux».Forcer un choix «odieux» Elle a dénoncé les accommodements «farfelus», comme celui de l'étudiant de l'Université York qui ne voulait pas faire un travail d'équipe avec des femmes.Mais elle refuse « absolument, fermement et catégoriquement» qu'on force des employés de l'État à faire un choix « odieux » : enlever leur signe religieux ostentatoire ou quitter leur emploi.Aucune étude ne prouve que le port de signes religieux serait répandu et poserait problème, ajoute-t-elle.Et le congédiement de femmes les marginaliserait économiquement au lieu de favoriser l'égalité des sexes, a-t-elle poursuivi.Dans l'espoir de trouver rapidement une «sortie de crise», elle s'est toutefois montrée « ouverte » à l'interdiction des signes religieux pour les figures d'autorité.Mais seulement au nom du respect de l'uniforme plutôt que de la neutralité religieuse.Le ministre Drainville lui a demandé si ce critère ne justifierait pas aussi l'interdiction du port de signes religieux pour les infirmières et d'autres employés de l'État.«Peut-être qu'on finira au Québec par avoir tous un code vestimentaire de Mao Zedong.On se ressemblera tous et toutes, et il n'y aura plus de problème», a-t-elle raillé.PREMIER ARRIVÉ, PREMIER SERVI, JUSQU\u2019AU PRINTEMPS Plus de 260 groupes ont déposé un mémoire ou demandé à être entendus en commission parlementaire.Comme les élus ont choisi d\u2019organiser une consultation générale pour étudier le projet de loi, tous peuvent participer.Ils témoignent dans l\u2019ordre de dépôt des mémoires, avec des ajustements en fonction des horaires.Hier, on a notamment entendu Sylvie Bergeron, danseuse, éditrice et coach de vie, parler de «mystique» et de « psychanalyse» du droit, de «l\u2019herméneutique de Dieu» et de l\u2019intuition qui «sous-tend la nature profonde de l\u2019humanité et qui fait de nous des êtres de cœur».Chaque présentation d\u2019un mémoire dure une heure.Le processus devrait s\u2019étirer pendant plusieurs semaines, jusqu\u2019au printemps.\u2014 Paul Journet « Toute femme qui porte le voile porte-t-elle aussi un message politique ?», a demandé le ministre Drainville.Du bout des lèvres, le professeur René Tinawi a avoué qu\u2019un «faible pourcentage» d\u2019entre elles pouvaient faire ce choix librement. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim COMMISSION PARLEMENTAIRE CHARTE DES VALEURS le réseau scolaire loi 60, qui deviendrait source de conflit Les figurants et l\u2019éléphant kirpan à l'école.La commission scolaire des Chênes de Drummondville a déboursé autant pour défendre seule devant la Cour suprême le programme d'éthique et de culture religieuse mis en place par le ministère de l'Éducation et qui était contesté par des parents.La Fédération croit que le système d'éducation fera « les frais d'un débat de société qui ne trouverait son aboutissement qu'au terme de longues et coûteuses démarches judiciaires ».L'organisme craint aussi un alourdissement du processus d'embauche du personnel et des « situations problématiques » en découlant.« Il nous semble irréaliste, considérant les coûts et les difficultés d'application, de demander maintenant aux gestionnaires des établissements scolaires de faire respecter [cette] règle », dit le document de 25 pages.« Le respect de cette disposition obligerait les directions d'établissement à allouer plus de temps à la gestion administrative et à la gestion des conflits liés à l'application de la Charte.» Au sujet des autres dispositions de la loi, la Fédération des commissions scolaires demande que les écoles privées soient aussi assujetties à une éventuelle charte et demande certaines précisions concernant les conditions permettant les accommodements demandés par les élèves.EN CHIFFRES 53% Proportion des élèves fréquentant l\u2019école publique dans l\u2019île de Montréal qui sont issus d\u2019un ou de deux parents immigrants.25% Un quart des élèves des commissions scolaires de Montréal et Marguerite-Bourgeoys sont nés à l\u2019étranger.Coderre : « Ce n\u2019est pas à Québec de choisir mes employés » PHOTO JACQUESBOISSINOT.LAPRESSE CANADIENNE Le maire de Montréal Denis Coderre espère que le débat sur la laïcité n\u2019est pas «qu\u2019une stratégie électorale» du Parti québécois.KARIM BENESSAIEH Farouchement opposé à la Charte de la laïcité, le maire de Montréal, Denis Coderre, lance un avertissement : « Ce n'est pas au gouvernement du Québec à choisir mes employés.» En point de presse impromptu, hier matin, lors du lancement de la programmation de la Maison du développement durable au centre-ville de Montréal, le maire Coderre a en outre manifesté son scepticisme devant la tenue d'une commission parlementaire.« Le ministre nous annonce qu'il est intraitable sur les signes ostentatoires.Des fois, on se demande à quoi ça sert.» Le maire entend cependant « aller au bout du processus » en déposant un mémoire et en allant le défendre lui-même à Québec.« De façon sereine, on doit faire ce débat-là.J'espère que ce n'est pas juste une stratégie électorale.[.] J'espère qu'on ne verra pas ce qu'il y a de plus laid dans la nature humaine.Ce genre de débat est extrêmement émotif, sensible.On n'avait vraiment pas besoin de ce débat-là, ça, c'est clair dans ma tête.» Il rejette cette charte qui pourrait « institutionnaliser la discrimination à l'emploi», notamment en ce qui concerne les femmes voilées.« Savez-vous combien de plaintes on a eues à la Ville de Montréal depuis le début sur ce dossier-là?Il n'y en a pas eu pantoute.» LES QUEBECOIS NE SONT PAS DES «ZOUIN-ZOUIN » DIT REJEAN PARENT « Ecœuré » que les Québécois soient taxés d\u2019intolérance, le syndicaliste Réjean Parent a choisi de témoigner à la commission parlementaire pour appuyer la Charte de la laïcité.L\u2019ex-président de la Centrale des syndicats du Québec regrette que des commentateurs jugent ce débat «inutile» et dépeignent les Québécois en «zouin-zouin ».Pourtant, ces questions se posent dans plusieurs autres pays, rappelle-t-il.Il accepterait qu\u2019on congédie des fonctionnaires qui refusent d\u2019enlever leur signe religieux.«S\u2019ils ne veulent pas suivre les règles, jusqu\u2019à un certain point, c\u2019est eux qui se congédient ou s\u2019excluent», a-t-il répondu.Porter un signe religieux pendant les heures de travail n\u2019est pas un droit fondamental, soutient-il.On peut limiter la liberté de religion, comme on le fait déjà pour la liberté d\u2019expression.Il rappelle qu\u2019on interdit aux fonctionnaires de porter au travail le macaron d\u2019un parti.Le libéral Marc Tanguay a contesté cette analogie.A la différence des croyances politiques, les croyances religieuses sont profondément liées à l\u2019identité et «donnent un sens à leur vie ».\u2014 Paul Journet PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Le syndicaliste Réjean Parent \\ r LES LIBERAUX ENTRE LA CHARTE ET LE TCHADOR Le Parti libéral accuse le gouvernement péquiste de «volontairement» proposer une charte de la laïcité qu\u2019il sait inconstitutionnelle, pour «bâtir sur la division», selon le député Marc Tanguay.Il soulignait que selon l\u2019ancien ministre péquiste de la Justice Paul Bégin, il manque une clause nonobstant, ce que refuse d\u2019ajouter le gouvernement, qui assure que son projet passerait le test de la Cour suprême.Mais même si M.Tanguay a assuré que sa position était «très, très claire», il n\u2019a pas pu répondre par oui ou non à cette question: permettrait-il le tchador pour une enseignante?Les libéraux sont contre le principe même de l\u2019interdiction du port de signes religieux.Leur réflexion se poursuit à ce sujet.Ils préféreraient donner des balises aux organismes, qui trancheraient ensuite au cas par cas.\u2014 Paul Journet VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca \t\t\t \t\t\t Amusez-vous!\tVOYAGE 10\tHoraire télévision\tARTS 4 Astrologie du jour\tVOYAGE 9\tLoteries\tA19 Bourses\tAFFAIRES 12\tMonde\tA14 et 15 CV\tAFFAIRES 7\tPetites annonces\tAFFAIRES 4, Débats\tA16 à 18\tVOYAGE 5\t Décès\tVOYAGE 6 à 9\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo\t\t\t Plutôt nuageux avec\tquelques flocons, maximum -1, minimum -\t\t4.VOYAGE 5 VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Samuel Samson, jeune homme de 20 ans à la verve, à l'aplomb et à la culture hors du commun chez un cégépien, s'était visiblement bien préparé pour présenter son mémoire de 58 pages, hier à la commission parlementaire chargée d'étudier, à l'Assemblée nationale, le projet de loi de charte de la laïcité.Sa vision du rôle du patrimoine religieux sur la culture québécoise ne convaincrait pas tout le monde, mais il l'a défendue avec sérieux, notamment dans ses échanges avec le ministre Bernard Drainville.Malheureusement, le jeune Samson aura surtout servi de faire-valoir à l'opposition libérale et à son porte-parole Marc Tanguay, qui a « brûlé » une bonne partie du temps d'échanges avec le témoin en se lançant dans une interminable explication comparant l'adoption de la loi 101, en 1977, au débat en cours sur la Charte de la laïcité.À l\u2019époque où il animait « La part des choses », à RDI, combien de fois ai-je vu M.Drainville lever les yeux au ciel lorsqu\u2019un politicien lançait sa cassette d\u2019un ton condescendant ?Si bien que lorsque les députés libéraux ont fini par poser une question, le témoin s'est fait couper le sifflet parce que le temps était écoulé.Un peu plus, et on aurait mis de la musique pour l'interrompre, comme on fait avec les acteurs trop bavards (ou trop confus !) aux Golden Globes ou aux Oscars.Sauf que dans ce cas-ci, ce n'était pas la faute de M.Samson, mais bien du député Tanguay, qui l'a réduit au simple rôle de figurant, de spectateur passif à une joute politique entre le gouvernement et les partis de l'opposition.Le gouvernement péquiste et les libéraux inflexibles sur le fond et, entre les deux, la CAQ, qui lance des appels au rapprochement.Et comme le temps imparti à la CAQ est ridiculement court, on a constamment l'impression qu'une trappe va s'ouvrir au bout de 60 secondes sous le fauteuil de sa porte-parole, Nathalie Roy.L'ancienne journaliste a eu besoin, hier, de tous ses talents de lectrice de nouvelles pour enfiler de façon cohérente le plus de mots possible dans le minimum de temps possible! Le ministre Bernard Drainville, en revanche, jouissait du luxe du temps, privilège du parti au pouvoir, pour se délecter de l'appui des témoins favorables à sa charte.Ça va être long, que je me suis dit, cette commission, si cette première journée est à l'image des prochaines semaines d'audiences.Long et peut-être bien inutile, puisque chacun a décidé, avant même que ça ne commence, de camper sur ses positions.En plus, on fait semblant de ne pas voir l'éléphant dans la pièce : le congédiement possible des employés de l'État qui refuserait de retirer leurs signes religieux.Sur cela, on glisse rapidement.Dans ses remarques préliminaires, Bernard Drainville a indiqué qu'un employé de l'État qui choisit de garder un symbole religieux se placera, en toute connaissance de cause, en contravention à la loi, mais jamais il n'a prononcé le mot congédiement.À l'époque où il animait l'émission La part des choses, à RDI, combien de fois ai-je vu M.Drainville lever les yeux au ciel ou esquisser un sourire narquois lorsqu'un politicien esquivait une question, la détournait ou lançait sa cassette d'un ton condescendant?J'ai eu la même réaction, hier, en entendant le ministre de la Charte demander ceci au témoin Réjean Parent: «Dites-moi donc pourquoi vous pensez que notre projet est nécessaire.» Notez que l'ex-président de la CSQ, aujourd'hui blo-gueur chez Québecor, venait de vanter ladite Charte pendant 10 minutes et que tout le monde dans la salle avait très bien compris son propos.Ça va être long, que je me suis dit.On ne peut pas reprocher à Bernard Drainville de vouloir se faire flatter dans le sens du poil, lui qui a été sérieusement écorché ces derniers mois.En revanche, si le ministre cherche vraiment à bonifier son projet de loi, il aurait pu demander à Réjean Parent s'il entrevoit des problèmes pratiques, juridiques ou autres dans l'application sur le terrain de la Charte.Après tout, Réjean Parent a passé toute sa carrière dans le milieu de l'éducation et il sait fort bien que certaines dispositions de la Charte ne passeront pas comme une lettre à la poste.Refuser de voir l'éléphant dans la pièce ne le fera toutefois pas disparaître.La CSN, qui représente le plus grand nombre d'employés de l'État, a appuyé les grands principes du projet de charte en décembre.Lundi, son président, Jacques Létourneau, a toutefois lancé cette mise en garde (lue dans Le Soleil): «On n'acceptera pas qu'une travailleuse sociale en CLSC se retrouve demain matin à travailler chez Couche-Tard ou chez Walmart parce qu'elle refuse de ne plus porter un signe religieux.Ça n'aurait pas de maudit bon sens, surtout pas pour une femme immigrante.Quand tu poses la question de l'intégration et de la place des communautés culturelles dans notre société, ce serait un recul épouvantable.» Le maire de Montréal, Denis Coderre, a quant à lui profité de la première journée de la commission parlementaire pour répéter son opposition ferme à l'interdiction du port de signes religieux.La CSN, le maire de Montréal et bien d'autres défileront à Québec au cours des prochaines semaines pour être entendus par la commission parlementaire, et il serait surprenant qu'ils se contentent du rôle de figurants.Ça va être long, que je me suis dit, mais il y a des moments où il sera vraiment difficile de nier la présence de l'éléphant dans le Salon rouge.aPour joindre notre chroniqueur: vincent.marissal@lapresse.ca Samuel Samson\tPHOTO OLIVIER JEAN, LAPRESSE \t A4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn POLITIQUE Témoignage de Guy Gionet à la Commission Charbonneau Lavallée, un « dieu » à la FTQ PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO, LA PRESSE L\u2019écoute électronique présentée à la Commission a démontré que Tony Accurso n\u2019hésitait pas à prendre le téléphone pour dicter ses volontés à Guy Gionet (photo), ex-grand patron du bras immobilier du Fonds de solidarité FTQ.üiv;; fi .-r **K/\tu.\t! ; i DAPHNÉ CAMERON L\u2019ancien président de la FTQ-Construction, Jean Lavallée, était un «dieu » aux yeux de l\u2019exgrand patron du bras immobilier du Fonds de solidarité FTQ, Guy Gionet.Ce dernier considérait même qu\u2019il aurait mieux fait de démissionner plutôt que de s\u2019opposer à ses choix de projets à financer.L'homme qui a été le PDG de la SOLIM de 2004 à 2009 (rebaptisée Fonds immobilier de solidarité FTQ) a témoigné pour la deuxième journée hier à la commission Charbonneau.À cette époque, Lavallée présidait le conseil d'administration de la SOLIM, en plus de ses fonctions à la FTQ-Construction.Selon le témoignage de Gionet, c'était Lavallée, le vrai patron de la SOLIM.«Pour vous remettre dans le contexte, c'est quand même un dieu à la FTQ ! Il est là depuis le début, c'est son bébé.C'est quelqu'un de très puissant, donc je n'ai aucune impression que je peux l'influencer, il se positionne comme mon patron.» Quel était le véritable ascendant de Jean Lavallée à la SOLIM?C'est sans doute l'une des questions que la Commission abordera dans les prochains jours, puisque Jean Lavallée est le prochain témoin appelé à la barre.Son témoignage devrait débuter aujourd'hui.Stratagème d\u2019évitement fiscal L'écoute électronique présentée à la Commission a démontré que Tony Accurso n'hésitait pas à prendre le téléphone pour dicter ses volontés à Gionet.Dans l'extrait d'une conversation dévoilé hier matin, Accurso informe Gionet qu'il veut faire un tax scheme (stratagème d'évitement fiscal) en achetant un terrain à Terrebonne pour une courte période de temps.«OK.Je regarde comment qu'on pourrait faire ça», répondra Gionet à Accurso.Quand la commissaire France Charbonneau lui a demandé pourquoi cette demande ne l'avait pas fait sourciller, Gionet a répondu qu'il ignorait que le stratagème en question était illégal.De toute façon, a-t-il ajouté, il avait peu de pouvoir autre que celui lié au «volet immobilier».«Vous aviez peu de pouvoir autre que celui d'entériner la volonté de Tony Accurso et Jean Lavallée», a rétorqué la juge Charbonneau du tac au tac.« Vous aviez l'autorité, mais pas le caractère» pour dire non, a-t-elle ajouté un peu plus tard.Les coulisses de la crise Avril 2009.Alors que les journalistes fouillent et diffusent leurs premiers reportages sur la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction, des dirigeants de la FTQ commencent à être nerveux.À cette époque, Jean Lavallée et son directeur général Jocelyn Dupuis sont « en guerre».L'écoute électronique diffusée hier permet d'en savoir plus sur l'ambiance qui régnait à l'époque.Déjà, dans une conversation du 20 mars, Guy Gionet affirme à Louis Bolduc, un membre du C.A.de la SOLIM, que les journalistes «veulent avoir du sang».Le 3 avril 2009, Gionet reçoit un appel d'Yvon Bolduc, PDG du Fonds de solidarité.Bolduc l'informe que Jocelyn Dupuis sera interviewé à l'émission Enquête.« Y va aller déballer son sac si on peut dire là, dit Bolduc.Pis là.» « Y va nous ramasser d'aplomb», répond Gionet.« Vous avez l'air de craindre d'avoir fait quelque chose de pas correct», a demandé France Charbonneau à Gionet.Ce dernier répond à la juge qu'il craint que Jocelyn Dupuis ne déclare des faussetés « par vengeance » aux médias.Le 28 avril, c'est Tony Accurso qui téléphone à Gionet, furieux d'être devenu « persona non grata » au Fonds de solidarité.À l'époque, la SOLIM tente de se débarrasser de ses dossiers « toxiques», tels que ses partenariats avec Accurso.«As-tu vu cette marde-là encore aujourd'hui», tonne Accurso.« J'peux pas être plus en tabarnak que ça.» Puis, il ajoute: «J'ai blasté, j'ai blasté Michel Arsenault.» « J'pense que tu pourrais utiliser ça en y disant: écoute, tu peux pas me blaster dans les journaux pis être partenaire.Si ça me crée préjudice, il faut que j'sois compensé», lui conseille alors Gionet.Forcé de quitter la tête du bras immobilier du Fonds de solidarité FTQ en 2009 après une « vérification interne » sur sa décision de financer des projets d'un proche des Hells Angels, Guy Gionet a tout de même continué d'y agir comme consultant durant quatre ans, a-t-on appris lundi.Il a toutefois précisé hier qu'il n'avait pas été consulté dans le suivi des «dits» dossiers toxiques.Un «super enquêteur» sans pouvoirs extraordinaires L\u2019inspecteur général promis par Coderre ne pourra agir de façon indépendante EXCLUSIF DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le futur inspecteur général promis par Denis Coderre en campagne électorale n'aura pas les pouvoirs extraordinaires qu'on lui attribuait à l'origine.Québec a fait valoir, avec succès, que la promesse du maire de Montréal était incompatible avec le système judiciaire du pays.Selon les informations obtenues par La Presse, le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, pourra déposer un projet de loi, un amendement à la Charte de la Ville de Montréal, rapidement après la reprise des travaux à l'Assemblée nationale, le 11 février.Avec cet échéancier, Denis Coderre pourra affirmer que cet engagement sera sur les rails à l'intérieur de ses 100 premiers jours aux commandes de la métropole.Les discussions ne sont pas terminées entre les deux ordres de gouvernement, mais déjà, à Québec, on constate que «Montréal accepte [leurs] arguments juridiques».Le nouvel Eliot Ness ne pourra travailler en marge du système judiciaire.Ainsi, « il ne pourra faire autrement», par exemple, que de passer par un juge pour ordonner des perquisitions.La création de ce poste, doté de pouvoirs extraordinaires pour lutter contre la corruption et la collusion au sein de l'administration de Montréal, était au cœur des engagements de Denis Coderre pendant sa campagne à la mairie.Au cabinet de M.Coderre, on refusait de commenter la chose - le maire s'était borné à évoquer les négociations quand on avait rapporté, à la fin de l'an dernier, qu'un bras de fer s'était engagé à ce sujet entre Québec et Montréal.Au cabinet de M.Gaudreault, même réponse : les discussions sont toujours en cours.La partie est jouée Mais des sources fiables confient par ailleurs que la partie est jouée.Mandataire du conseil municipal, le nouvel inspecteur n'aura pas tant de pouvoirs.Un principe de droit rappelle qu'on ne peut déléguer un pouvoir qu'on vous a déjà délégué.Des mandats autorisés par des juges sont nécessaires pour faire une perquisition, par exemple.Le projet de Denis Coderre menait directement à des contestations en cour - des litiges qui risqueraient de mal se terminer pour l'administration montréalaise.L'administration Coderre plaidait que le nouvel inspecteur devrait avoir les mêmes pouvoirs qu'un président de commission d'enquête, mais de façon permanente.Comme le fait actuellement la juge France Charbonneau, ce cerbère aurait le pouvoir de forcer des individus à témoigner.Il devrait aussi pouvoir entreprendre des perquisitions sans avoir à en référer à un juge, comme c'est le cas pour les policiers.BMW 320i xDrive 2014 illustrée.UNE PERFORMANCE HIVERNALE DIGNE D\u2019UN CHAMPION.FAITES DE 2014 UNE ANNÉE INCROYABLE, GRÂCE À CES OFFRES INÉGALÉES.BMW 320i xDrive 2014 ** 455$ Mensualités à la location Montant dû à la livraison 2 709 $ et dépôt desécurité 515$.1,9 %** Tauxà la location jusqu\u2019à 48 mois.VÉHICULE OFFICIEL $* Prixdevente au comptant.JUSQU\u2019AU 2 FÉVRIER.BMW Canbec - Montréal 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 BMW Laval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 Park Avenue BMW - Brossard 8400, boul.Taschereau Ouest 450.445.4555 514.875.4415 BMW Sainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier 450.922.1633 514.875.4400 Hamel BMW-Blainville 620, boul.de la Seigneurie Ouest 450.437.5050 BMWWest Island 2000, aut.Transcanadienne Sud 514.683.2000 Modèle européen illustré.Certaines options peuvent ne pas être offertes au Canada.*Offre à l'achat : le prix de vente au comptant est de 42 243 $, ce qui inclut le PDSF (39 990 $), le transport et l'inspection de prélivraison (2 095 $), la taxe sur la climatisation (100 $), la taxe de gestion des pneus (12 $), les frais d'administration du concessionnaire (jusqu'à 459 $) et le rabais BMW Canada.Taxes et immatriculation en sus.**Taux à la location offert par Services financiers BMW, sur approbation du crédit, uniquement pour les modèles de base BMW 320i xDrive 2014 en stock.Offre à la location : 39 990 $ sur 48 mois à un taux d'intérêt annuel de 1,9 %, avec un acompte de 0 $, pour des mensualités de 455 $.Un montant de 3 223 $ est exigé à la signature du contrat de location, qui inclut la première mensualité, un dépôt de garantie équivalant à une mensualité, le transport et l'inspection de prélivraison, la taxe sur la climatisation, les frais d'administration du concessionnaire, la taxe sur la gestion des pneus et les services PPSA.Taxes et immatriculation en sus et payables à la signature.La valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme est de 20 395 $.L'obligation locative totale est de 24 133,01 $.La mensualité varie selon le montant de l'acompteversé et de la valeur résiduelle.Le kilométrage annuel alloué est de 16 000 km;0,15 $du kilomètre excédentaire.Le concessionnaire peut déciderd'un prix au particulieret exigerdes frais d'administration qui peuvent modifier le prix du véhicule.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Cette offre d'une durée limitée est sujette à la disponibilité et peut être modifiée ou annulée sans préavis.Le véhicule doit être livré au plus tard le 2 février 2014.Les véhicules BMW 2014 achetés au Canada d'un concessionnaire autorisé sont couverts par un programme d'entretien aux périodes recommandées sans frais de 4 ans ou 80 000 km, selon la première éventualité.Certaines conditions s'appliquent.Consultez un concessionnaire BMW pour obtenir tous les détails.© 2014 BMW Canada inc.« BMW», le logo BMW, tous les noms de modèles BMW et toute autrefamille de marques, d'images et de symboles relatifs à BMW sont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 A 5 .MONTRÉAL PLUS L\u2019appareil municipal sous la loupe Création d\u2019un service de la performance organisationnelle à la Ville de Montréal PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN La Ville de Montréal veut améliorer la performance de ses services afin d'en dégager des économies.L'administration Coderre doit autoriser aujourd'hui la création d'un groupe d'une vingtaine de fonctionnaires chargés de scruter à la loupe l'appareil municipal.À terme, l'objectif est de permettre aux citoyens de juger par eux-mêmes de la performance de la métropole.Le comité exécutif débattra ce matin de la création d'un service de la performance organisationnelle.Un document de travail consulté par La Presse précise que ce nouveau groupe aura pour mandat d'analyser le travail de chacune des unités de Montréal afin d'en améliorer la performance.« La mission de ce nouveau service sera de déployer une gestion axée sur les résultats, de procéder à l'étude de l'ensemble des activités de gestion municipale », peut-on lire.Ce chantier s'inscrit dans la vaste réforme administrative annoncée en décembre lorsque l'administration Coderre a annoncé un gel d'embauche.La création de ce service mènera à l'embauche d'une seule personne, soit un directeur de service.Pour former son équipe, on recrutera une vingtaine de fonctionnaires déjà employés de la Ville.Une fois ceux-ci réaffectés, leurs anciens postes seront abolis.Le nouveau service relèvera directement du nouveau directeur général de Montréal, Alain Marcoux, qui n'en est pas à sa première réorganisation.Cet ex-ministre des Affaires municipales avait le mandat de revoir l'administration de la Ville de Québec alors qu'il en était le directeur général, de 2005 à 2013.La capitale évalue que cette opération a permis d'économiser 180 millions de dollars.Changement de culture Autre volet important dans la création de ce service, la Ville de Montréal entend en profiter pour comparer les rendements de ses services et arrondissements avec ceux d'autres -, ¦ mÊA .' F.4SÜ ÜSÊS '-'W faso.fe/rm ; m : : i i PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Le comité exécutif se penchera ce matin sur la création d\u2019un service composé d\u2019une vingtaine de fonctionnaires pour analyser le travail de chacune des unités de Montréal afin d\u2019en améliorer la performance.villes ou même du privé, précise le document de travail.L'administration s'engage à rendre publiques les données ainsi recueillies, afin de «permettre aux citoyens de connaître la performance de la Ville pour tous les services qu'elle offre».Cette mesure, appelée étalonnage, est une pratique courante dans le secteur privé, mais encore peu fréquente dans les municipalitésdu Québec, qui affichent une certaine réticence à se comparer entre elles.«C'est un virage à 180 degrés, un changement de culture profond à la Ville de Montréal», dit fièrement Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité à HEC Montréal.Le professeur voit particulièrement d'un bon œil la mise en place d'un système qui permettra aux citoyens d'évaluer par eux-mêmes la performance des services municipaux.« C'est un outil pour les citoyens afin de mettre de la pression sur les élus et un outil pour les élus afin de mettre de la pression sur la machine», commente M.Gagné.Comparer la performance L'étalonnage existe depuis plusieurs années au Canada anglais, où 16 villes comparent leurs performances.L'OMBI (Ontario Municipal Benchmarking Initiative) évalue 36 services offerts grâce à pas moins de 800 indicateurs qui permettent notamment de connaître rapidement le coût de ces services pour les municipalités.Robert Gagné, qui dit avoir été consulté récemment par le bras droit du maire Coderre, Pierre Desrochers, espère voir Montréal se joindre à l'OMBI.Selon lui, il est trop difficile de comparer la performance des services de la métropole à ceux des autres villes du Québec et il vaudrait mieux procéder à une comparaison avec les grandes villes canadiennes comme Toronto, Calgary et Winnipeg membres de l'OMBI.L'étalonnage est aussi fréquent dans les villes américaines.Baltimore, près de Washington, rend publique depuis 1999 une série d'indicateurs évaluant la performance de ses services sur une base mensuelle.Les directeurs de services de la Ville doivent répondre chaque mois aux questions des élus sur la performance de leur unité.Avec la création de ce service, la Ville de Montréal entend en profiter pour comparer les rendements de ses services et arrondissements avec ceux d\u2019autres villes ou même du privé.Une cinquième saison enlevante qui mettra une fois de plus les employés de l\u2019Hôpital Saint-Arsène à l\u2019épreuve.Trauma début ce soir 21 h ici RaDio-canaDa TêLê RÉALISATION : FRANÇOIS GINGRAS OQO 5DCHIED14 JEUX OLYMPIQUES D\u2019HIVER RADIO-CANADA VOTRE DIFFUSEUR OLYMPIQUE OFFICIEL A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Rien à discuter MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE Que se passerait-il si, demain matin, un étudiant d'université chrétien demandait à son professeur de ne pas faire équipe avec un étudiant juif ou musulman, ou l'inverse?Ou si une étudiante informait l'assistant du prof qu'elle préférerait ne pas participer aux ateliers en petits groupes avec les membres de sa classe qui sont de race noire ?Imaginez deux secondes.Vous n'y arrivez pas ?Normal.Dans une société démocratique et ouverte comme la nôtre, on ne peut plus croire, on peut plus envisager des scénarios aussi horribles.Par contre, parlez d'un étudiant qui ne veut pas travailler en collaboration avec des femmes - comme c'est le cas d'une personne inscrite à l'Université York, à Toronto - et vous lancez un débat national tout à fait acceptable sur les accommodements religieux.« Oui », « non », « lui a raison, non elle », « nous avons tort », « vous avez un bon argument.» Le Canada entier est là à discuter calmement, logiquement, sérieusement de ségrégation, de discrimination, comme si c'était une discussion normale.Eh bien, savez-vous quoi?Ça ne l'est pas.Point.Il faut arrêter de penser qu'il est légitime de débattre du bien-fondé de la ségrégation des femmes et de discrimination à l'égard des femmes commises au nom de la religion.L'affaire a éclaté la semaine dernière, lorsqu'on a appris qu'un étudiant de l'université torontoise avait demandé à un professeur de sociologie de ne pas avoir à participer à un projet de groupe avec des étudiantes, requête d'abord refusée par le professeur, mais ensuite approuvée par le doyen de la faculté des arts où étudie le religieux orthodoxe en question (on ne sait pas quelle religion pratique l'étudiant).Tout cela s'est passé durant le dernier trimestre et l'étudiant a fini par se rendre à la décision de son prof, approuvée par le département, et par faire le travail demandé avec des étudiantes.Mais le fait que le doyen de la faculté n'ait pas rejeté d'un revers de main cette demande d'exemption d'avoir à côtoyer des femmes a déclenché un débat pancanadien sur les accommodements religieux, débat que le président de l'université en question, Mamdouh Shoukri, trouve fort à propos.Selon M.Shoukri, la société ne peut que tirer profit de ce vaste plongeon au cœur de la complexité de la question des accommodements religieux.Le président n'a pas pris position dans le débat, n'a pas dit s'il était plutôt d'accord avec le professeur de sociologie, Paul Grayson, ou avec le doyen, Martin Singer.Mais il aime qu'on en parle.Moi, je trouve ahurissant que cette question fasse l'objet d'une polémique.Qu'on envisage ne fût-ce qu'un instant qu'une demande de rejet des femmes puisse être considérée comme légitime, surtout, surtout, dans un contexte universitaire.Et ne venez pas me dire que cette histoire est un cas isolé qui ne mérite pas toute notre attention.L'automne dernier, la Grande-Bretagne a fait face à un débat semblable.Cette fois, il était question de conférenciers universitaires demandant des auditoires ségrégués hommes-femmes, concept d'abord entériné par la principale association universitaire britannique, Universities UK, puis mis de côté après que le premier ministre est intervenu.Que les religions aient des pratiques sexistes est un fait.Une réalité choquante et condamnable, et la première religion que je condamnerais ici est la mienne, la catholique, où, malgré les efforts remarquables du nouveau pape pour être moins homophobe et moins néander-thalien que les autres - il a récemment dit aux mères que si elles devaient allaiter pendant la messe dans des lieux aussi sacrés que la chapelle Sixtine, il n'y voyait aucun inconvénient, Dieu merci -, on continue de refuser la prêtrise aux femmes, position inexcusable en 2014.Et je La primauté de l\u2019égalité entre les sexes sur les caprices des religions ne fait pas partie des certitudes canadiennes inébranlables.Et ça, c\u2019est inquiétant.POUR LE NOUVEL AN, PRENEZ UNE RÉSOLUTION AUDACIEUSE ORM meai MODÈLE ATS 2014 COLLECTION PERFORMANCE ILLUSTRÉ UL-JUkJ^JL BERLINEATS 2014 Châssis léger vanté par la critique Habitacle fabriqué à la main Transmission intégrale en option MODÈLE SRX 2014 COLLECTION PERFORMANCE ILLUSTRÉ MULTISEGMENT SRX 2014 Moteur V6 3,6 L de 308 ch Système électronique de contrôle de la stabilité StabiliTrakMD Infodivertissement CUE1 avec système de son BoseMD Transmission intégrale en option MULTISEGMENT SRX 2014 BERLINE ATS 2014 LOUEZ À A A Q$2\tP7ÂN 448/mois 48 2 050$ VERSEMENT INITIAL DE MOIS À 0,9% PRIX À L'ACHAT DE 39 835$ LOUEZ À OA 0$2\tPAN7 348/mois 36 1 550* VERSEMENT INITIAL DE MOIS À 0,9% PRIX À L'ACHAT DE 35 895* COMPREND LE TRANSPORT ET LA TAXE DE CLIMATISATION PREMIER MOIS DE LOCATION A NOS FRAIS3 «s* PROGRAMME D'ENTRETIEN DE 4 ANS/80 000 KM SANS FRAIS4 AVANTAGES DE LA PROTECTION CADILLAC VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CADILLACDÈS AUJOURD'HUI.\tcontactercadillacca BROSSARD CADILLAC\tCADILLAC\tCHALUT\tDESCHAMPS\tGRAVEL\tGRAVEL\tÎLE-PERROT\tLE RELAIS\tWEST ISLAND 2555, BOULEVARD MATTE\tDE LAVAL\tJOLIETTE\tSAINTE-JULIE\tDÉCARIE\tÎLE-DES-SŒURS\t2000,BOULEVARD\tMONTRÉAL\t3650,BOULEVARD SUITE 100\t2800,BOULEVARD\t250, BOULEVARD\t333, BOULEVARD\t6100, BOULEVARD\t1007, BOULEVARD\tDU TRAVERSIER\t9411, AVENUE\tDES SOURCES 450 619-6669\tCHOMEDEY\tANTONIO-BARRETTE\tARMAND-FRAPPIER\tDÉCARIE\tRENÉ-LÉVESQUE\t514 425-4567\tPAPINEAU\t514 683-6555 \t450 681-0028\t514 861-4859\t450 649-9333\t514 342-2222\t514 769-5353\t\t514384-6380\t L\u2019Association des concessionnaires Cadillac du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers et s'appliquant aux modèles 2014 neufs suivants: SRX V6 TA (6NG26/1SA) et ATS 2,5 Làpropulsion (6AB69/1SA).Les modèles illustrés peuventcomprendre certaines caractéristiques offertes en option àun coût additionnel.Transport(1700 $) ettaxe de climatisation (100 $, le cas échéant) inclus.Immatriculation, assurance, fraisliésàl 'inscription au RDPRM et taxes applicablesensus.1.Untéléphoneintelligentmunide latechnologie Bluetooth etuneprise USBpourcertains appareilssontnécessaires pour profiter pleinement des fonctionsdu système.2.Location basée surun prixàl'achatde39 835 $ pour SRX (incluant750$derabaisà la location) etde35895$pour ATS (incluant500$derabaisàla location).Paiementsmensuelsbasés surunelocationde48 mois àun taux de 0,9 % avecversement initial de2 050 $ pour SRX; basés sur une location de 36 mois àun taux de 0,9 % avec versement initial de1 550$pour ATS.SurapprobationdecréditdelaFinancièreGM.Limiteannuellede 20 000 km; 0,20 $ par ki lomètre excédentaire.Certainesconditionss'appliquent 3.Offreapplicable uniquementaux particuliers locataires admissibles au Canadaayantobtenuuneapprobation de crédit del aF i nancière G M, qui ontconclu une entente de location avec la Financière G M etqui ontaccepté la livraison, entre le3 janvier 2014 et le 28 février 2014, d'un véhicule 2014 neuf admissible.La General Motors du Canada paieralepremier versement mensuel de la location (y compris lestaxes).Après le premier mois, le locataire devra effectuer tous lesversements prévus jusqu'à l'échéance du contrat de location.Cetteoffren'estpasmonnayableetne peut être combinée avec certaines autres offres incitatives portant sur les véhicules GM.Nul là où la loi l'interdit.D'autres conditions et restrictions s'appliquent.Détails chez votre concessionnaire.4.Garantie de4ansou 80 000 km, selon la première éventual ité.Consultez votreconcessionnairepour plus de détails.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autreoffreni aucun autreprogramme incitatif d'achat, à l'exception des programmes de La Carte G M, de prime pour étudiants etde GM Mobilité.La GMCL se réserve le droitde modifier, deprolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en toutou en partie, àtout moment et sans préavis.Leconcessionnairepeutvendreou louer àun prixmoindre.Une commande ou un échange entreconcessionnaires peutêtrerequis.Pour de plusamples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1 888446-2000 ou visitezcadillac.ca.n'entrerai même pas dans la discussion sur les positions de cette Église sur mille autres sujets (divorce, contraception, avortement, etc.).Cette réalité inégalitaire des religions, on ne peut pas l'interdire, apparemment, par nos lois démocratiques.Mais ce qu'on peut refuser, et cela devrait être un réflexe en 2014, c'est que le religieux recommence à se répandre là où on l'a chassé, à commencer par les lieux de haut savoir, comme les universités, ground zero de toutes nos réflexions notamment sur la science et la démocratie.Je ne suis pas convaincue que la Charte des valeurs sur laquelle le Québec se prononce actuellement grâce aux audiences de la commission parlementaire ouverte hier soit le document idéal pour mettre la province à l'abri d'un retour des morales religieuses conservatrices et des inégalités inacceptables qu'elles prônent.Mais ce qui est clair, par le fait même que la décision du professeur de York ne fait pas l'unanimité, c'est que la primauté de l'égalité entre les sexes sur les caprices des religions ne fait pas partie des certitudes canadiennes inébranlables.Et ça, c'est inquiétant.Et ça montre que comme société, il faut activement agir, pour vrai, pour remettre clairement les pendules à l'heure.À l'heure moderne.Le SCFP se mobilise dans les centres d\u2019appels GABRIELLE DUCHAINE S'inquiétant du nombre très élevé d'employés de centres d'appels souffrant de détresse psychologique, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) se mobilise.Depuis le début du mois de janvier, il remet des trousses de sensibilisation à chacun de ses membres, qui sont des milliers à l'œuvre dans ce secteur en crise.Des démarches ont aussi été entreprises avec les employeurs afin d'améliorer le sort des téléphonistes.« Les centres d'appels sont des milieux de travail à haut risque en termes de santé psychologique.Nous comptons donc sur les employeurs pour mettre en œuvre avec nous les changements majeurs qui s'imposent», indique Alain Caron, président du Conseil provincial du secteur des communications.Lundi, La Presse dévoilait les résultats accablants d'une étude commanditée par le SCFP à «Tout le monde se rend compte qu\u2019il faut faire attention à nos gens.» \u2014 Spiros Malevitis, président de l\u2019Association des centres de contacts clientèle du Québec l'École des sciences de la gestion de l'UQAM portant sur trois importants centres d'appels.Selon cette étude, 57 % des employés montrent des signes de détresse importante.De ce groupe, plus de la moitié ont manqué des jours de travail en raison du stress depuis qu'ils occupent leur poste actuel.Presque autant consomment des psychotropes régulièrement.Notre reportage a suscité de nombreuses réactions tant chez les employés que chez les employeurs.Alors que plusieurs travailleurs nous ont fait part de leur histoire d'horreur dans une quinzaine d'entreprises différentes, l'Association des centres de contacts clientèle du Québec, qui représente plusieurs employeurs du domaine, estime que les résultats mis au jour dans l'étude sont exagérés.« On a une mauvaise réputation depuis les années 90 qui veut qu'on soit comme des sweatshops, déplore le président, Spiros Malevitis.Ce que dit l'étude, c'était exactement ça il y a 10 ans.Mais pas en 2013.» Selon lui, tous les centres d'appels sont en train de revoir leurs façons de faire d'une manière ou d'une autre. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 A 7 .ACTUALITÉS « Le péage ne peut pas tout payer » Ottawa assumera une partie des risques financiers liés au nouveau pont Champlain EXCLUSIF KATHLEEN LÉVESQUE Le péage réclamé aux automobilistes ne suffira pas à garantir les revenus au secteur privé qui héritera de la conception, du financement, de la construction, de l'exploitation et de l'entretien du nouveau pont Champlain pendant des décennies.Selon les informations recueillies par La Presse, Ottawa assumera une partie des risques financiers.Le gouvernement canadien ouvrira donc son gousset pour payer le concessionnaire qui décrochera le contrat en partenariat public-privé (PPP).Cela pourrait prendre la forme de montants forfaitaires versés pendant le chantier de construction, selon l'avancement des travaux, à la mise en service de l'infrastructure, ou encore selon des paiements étalés dans le temps.«Le péage ne peut pas tout payer », a indiqué une personne proche du projet fédéral, qui souhaite toutefois garder l'anonymat.Ce constat qui aurait été fait à Ottawa milite en faveur d'une combinaison de revenus pour le concessionnaire « qui ne fait rien gratuitement », rappelle-t-on.Dossier d'affaires rendu public Un certain éclairage sera vraisemblablement apporté aujourd'hui puisque le ministre de l'Infrastructure, Denis Lebel, rencontre la presse à Montréal afin de faire le point sur le remplacement du pont Champlain.Il y aura une mise à jour des travaux d'urgence, .«SSB-S jkjy PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Denis Lebel, ministre de l'Infrastructure, rencontre la presse aujourd'hui à Montréal afin de faire le point sur le remplacement du pont Champlain.comme la récente installation de la « super-poutre », ainsi qu'une rencontre technique avec des fonctionnaires au sujet du dossier d'affaires du projet PPP.Ce dossier d'affaires constitue l'analyse préalable permettant d'établir les besoins pour faire face à la vétusté du pont Champlain, les façons d'y répondre, la comparaison des modes de réalisation (PPP et conventionnel, par exemple), l'échéancier ainsi que la précision des coûts du projet.La firme PricewaterhouseCoopers (PWC) a été mandatée pour faire le dossier d'affaires.Sans commenter directement le remplacement du pont Champlain, Richard Deslauriers, de PWC, qui a aussi travaillé sur le dossier du pont à péage de l'autoroute 25, explique qu'il faut appliquer la «notion d'élasticité» en matière de péage.En d'autres termes, il y a une limite à faire payer l'automobiliste qui franchira le nouveau pont, son portefeuille n'étant pas élastique.« Il faut comparer les revenus de péage attendus aux coûts d'exploitation et de maintien de l'infrastructure.En général, il vaut mieux penser à un modèle mixte pour ne pas demander 10$ par passage, par exemple», a expliqué M.Deslauriers.Un PPP incluant les voies d\u2019accès Selon un expert, qui est bien aufaitduprojetderemplacement Selon un expert, qui est bien au fait du projet de remplacement du pont Champlain, «le gagnant [du PPP] sera celui qui sera capable de proposer le péage le plus petit possible».du pont Champlain, « le gagnant [du PPP] sera celui qui sera capable de proposer le péage le plus petit possible».Cette personne, qui a requis l'anonymat, a également souligné que le PPP s'appliquera à l'ensemble du projet, soit le pont et les voies d'accès dans l'île de Montréal et la Rive-Sud.«Ce sera un contrat unique pour éviter les interférences.Ainsi, il y aura une véritable convergence d'intérêts entre l'opérateur et l'utilisateur: les deux voudront une circulation fluide sans embouteillage pour accéder au pont, le traverser et en sortir», a-t-il souligné.De son côté, Richard Deslauriers de PWC estime que le marché a la capacité d'assumer l'entièreté du projet.« Ce n'est pas hors norme », précise-t-il.Ouvert aux constructeurs étrangers Selon les indications qu'a données jusqu'à maintenant le ministre Lebel, le projet devrait voir le jour d'ici 2018.Cela pourrait impliquer l'appel de qualification auprès des entreprises désireuses de se lancer dans l'aventure PPP dès le printemps.Il semble toutefois exclu qu'une préférence soit accordée aux entreprises canadiennes.« On n'est pas des constructeurs de grands ponts ici.On exporte de l'expertise de barrages hydroélectriques, mais on ne fait pas de ponts», explique Richard Deslauriers.« Il y a de la place pour tout le monde.Les entreprises québécoises apprennent beaucoup en participant à un grand projet», ajoute-t-il.Chute d\u2019un morceau de béton du viaduc Henri-Bourassa Le Ministère révise ses procédures HUGO PILON-LAROSE ET DAVID SANTERRE Pas moins de 500 viaducs considérés comme à risque de perdre des morceaux de béton, comme le viaduc Henri-Bourassa Ouest au-dessus de l'autoroute 40 à Montréal, seront inspectés d'urgence par le ministère des Transports un peu partout au Québec.« Inacceptable.» C'est ainsi que le ministre des Transports du Québec, Sylvain Gaudreault, qualifie cet incident.«Nos inspecteurs se rendront sur l'ensemble des sites qui posent problème avant jeudi.Un rapport sera déposé d'ici le début de la fin de semaine», a expliqué le ministre à La Presse.À l'avenir, des inspections seront effectuées plus fréquemment, même en hiver.Le Ministère croit que les écarts de température extrêmes jouent un rôle dans la détérioration du béton de surface.«Nous ferons des inspections de façon plus régulière, et non seulement aux périodes de gel et de dégel.On va les faire en plein hiver, c'est une nouvelle façon de faire.Mais nous ne sommes pas trois millions d'employés au ministère des Transports, c'est pour ça que nous voulons augmenter notre expertise en structure», a expliqué M.Gaudreault.« Nous allons actualiser notre protocole d'intervention sur les structures pour que les alertes météo soient prises en considération.Habituellement, nous menons des opérations de sécurisation des structures une à quatre fois par année.Maintenant, nous le ferons en plus lors de grands écarts de température», a précisé plus tôt hier la porte-parole du MTQ, Caroline Larose.Les infrastructures comme le viaduc Henri-Bourassa sont vieillissantes, et leur entretien coûte cher au gouvernement.Selon les données fournies par le ministre, 5,6 milliards de dollars seront investis dans le réseau routier d'ici deux ans, dont 2,6 milliards uniquement consacrés à la conservation des structures.Le MTQ est responsable en tout ou en partie de 5294 structures telles que des ponts, des viaducs et des tunnels.De ce nombre, 362 nécessitent un remplacement, 263, des travaux majeurs et 942, des réparations, comme c'est le cas du pont d'étagement Henri-Bourassa.Afin d'éviter que les nouvelles constructions s'effritent et deviennent dangereuses avec le temps, Sylvain Gaudreault croit qu'il faut considérer l'utilisation d'autres matériaux que le béton.« Il faut envisager d'autres façons de construire nos infrastructures.On peut continuer à utiliser du béton dans certains cas, mais pourquoi ne pas utiliser également le bois?Ou l'aluminium?La clé, c'est d'utiliser le bon matériau à la bonne place », a affirmé le ministre.Tirs de l\u2019opposition Plus tôt hier, le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de transports, Éric Caire, s'était fait cinglant envers le MTQ.« C'est la septième fois depuis 2010 qu'au Québec un morceau de béton se détache d'un viaduc, tombe sur la chaussée et menace la sécurité des citoyens.Depuis les événements de la Concorde, on aurait été en droit de s'attendre à ce que le ministère des Transports ait réglé une bonne fois pour toutes cette situation-là.Il semble qu'encore une fois ce ne soit pas le cas.Et aujourd'hui (au viaduc Henri-Bourassa), s'il n'y a pas de mort, s'il n'y a pas de blessé, c'est par chance uniquement.[.] Le Ministère a entre ses mains un rapport qui, à cinq reprises, dit que ce viaduc-là menace de façon très importante la sécurité des usagers, et ça, depuis 2012 », a affirmé M.Caire.Du côté de la Ville de Montréal, qui est en partie responsable du viaduc Henri-Bourassa, on a sécurisé les parapets et garde-corps hier.« Nous avons installé un dispositif de retenue en bois, fixé sur les parties saines de la structure, pour empêcher la chute de pièces de béton», a expliqué Philippe Sabourin, porte-parole de la Ville.Rappelons que lors d'inspections passées, ces composants sous la responsabilité de Montréal ont été identifiés comme étant désuets et présentant un risque pour les usagers.« Nous prévoyons effectuer une réparation permanente en collaboration avec le MTQ, mais il n'y a pas encore de date fixée », a poursuivi M.Sabourin.\u2014 Avec la collaboration de Tommy Chouinard «Il faut envisager d\u2019autres façons de construire nos infrastructures.» \u2014 Sylvain Gaudreault, ministre des Transports Nouvelle saison # CUISINE FUTEE, PARENTS PRESSÉS Ce soir 19 h Avec Geneviève O\u2019Gleman et Alexandra Diaz Au menu : sandwich réinventé, soupe asiatique et yogourt à boire maison Télé-Québec\tSuivez-nous A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Le Dr Barrette et un collègue accusés de lobbyisme illégal PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Le Dr Gaétan Barrette à son arrivée au palais de justice de Montréal.Son procès et celui de son collègue Frédéric Desjardins pour lobbying illégal a débuté hier.CHRISTIANE DESJARDINS Le Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, et le Dr Frédéric Desjardins, président de l'Association des radiologistes du Québec, ont-ils agi illégalement quand ils se sont adressés au ministre de la Santé Philippe Couillard, en mars 2008, pour défendre leur point de vue sur les cliniques de radiologie?Ce sera à la juge Silvie Kovacevich, de la Cour du Québec, de trancher.Le procès des deux radiologues, accusés de lobbyisme illégal, s'est ouvert hier matin, à Montréal.Ils font chacun face à deux chefs d'accusation.S'ils sont déclarés coupables, les Drs Barrette et Desjardins s'exposent à des amendes de 500$ par infraction.Au cœur du litige se trouve une lettre que les deux présidents ont envoyée au ministre de la Santé Philippe Couillard, le 6 mars 2008, soit quelques mois avant l'adoption de la loi sur les cliniques de santé.Cette lettre réclamait que seuls des médecins exploitent des laboratoires d'imagerie médicale et en soient les propriétaires majoritaires.Ses auteurs voulaient contrer une tendance : dans LES DEUX CHEFS D\u2019ACCUSATION >\tS\u2019être livrés une activité de lobbyisme sans être inscrits au registre.>\tA titre de dirigeants à la tête de leurs associations respectives, ne pas s\u2019être inscrits au registre des lobbyistes.leur recherche d'un financement accru, les radiologistes propriétaires s'associaient à des gestionnaires non-médecins, souvent des actionnaires majoritaires.Cela risquait d'avoir une incidence sur le contrôle de qualité, faisaient-ils valoir.Le ministère public considère que cette lettre constituait un acte de lobbyisme et reproche aux Drs Barrette et Desjardins de ne pas avoir été dûment enregistrés, comme le prévoit la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme.« C'était une lettre envoyée à un titulaire de charge publique, qui pouvait influencer à un niveau législatif », a expliqué la procureure de la Couronne, Anik Archambault, hier.Deux témoins Le ministère public n'a présenté qu'un seul témoin: Nathalie Dion, une avocate qui est directrice de la vérification et des enquêtes au bureau du Commissaire au lobbyisme.Elle a indiqué que l'acte de lobbyisme lui avait été confirmé par la personne qui en a été l'objet, soit l'exministre de la Santé Philippe Couillard.Les Drs Barrette et Desjardins, qui sont représentés par Me Francis Meloche, reconnaissent avoir envoyé la lettre, mais se défendent d'avoir commis une infraction.La lettre a été envoyée à la demande même du Ministère, a soutenu Sylvain Bellavance, directeur des affaires juridiques i * TOP SAFETY PICK Les modèles WRX sont exclus.xv cro: TRI NOUS NE PRENONS PAS DE RISQUE LORSQU'IL EST QUESTION D'INNOVATION ET DE SÉCURITÉ.SUBARU ConFiance et évolution Nous les construisons plus sécuritaires.Et cela se voit.C'est pourquoi cinq de nos modèles se sont vus décerner le titre de «Meilleur choix sécurité 2014» par l'IIHS.De plus, de ces cinq modèles, la Legacy, la Forester et l'Outback 2014 - avec la technologie EyeSight™ en option* - ont reçu le plus prestigieux titre de sécurité de l'IIHS, la mention «Meilleur choix sécurité + 2014», avec la cote la plus haute possible pour la prévention de collision frontale.T Pour plus de détails, visitez subaru.ca/EyeSight T0P SAFETY IIHS PICK+ GACY mu T0P ?.°u15 SAFETY IIHS PICK+ m R O R T» mu T0P ?.°UC SAFETY IIHS PICK+ OUTBACK mu T0P ?I°J2 SAFETY MHS piQK »\u2022 IMPR ^ ^\u2019EyeSigFit\" Disponible sur certains modèles Legacy, Forester et Outback.* EyeSight™ est un système d\u2019aide àia conduite, qui n\u2019opérera pas nécessairement de manière optimale dans toutes les conditions routières et qui ne réagira peut-être pas dans toutes les situations, Le système n\u2019est pas conçu pour être un substitut à une conduite attentive et soignée et le conducteur est toujours responsable de conduire de manière sécuritaire, L\u2019efficacité du système dépend de plusieurs facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule, ainsi que les conditions climatiques et routières, Finalement, même lorsque la technologie de pointe est activée, un conducteur doté d\u2019une bonne vision et qui demeure attentif constituera toujours le meilleur système de sécurité.Consultez le Manuel du propriétaire pour connaître tous les détails sur la manière d\u2019opérer le système et sur les limites de celui-ci.EyeSight™ est disponible sur la Outback 2014 2.5i Limited Package (ED2 LE) ou 3.6R Limited Package (ED2 LE6), la Legacy 2014 2,5i Limited (EA2 LE) ou 3.6R Limited (EA2 LE6) et la Forester 2014 2.5i Limited Package (EJ2 LPE ) ou 2.0XT Limited Package (EJ2 XTE).?Les cotes sont fournies par l\u2019institut des assureurs américains (IIHS) (www.iihs.org).Pour mériter la mention «Meilleur choix sécurité 2014», un véhicule doit obtenir une cote «Bien» aux tests de collision frontale à chevauchement modéré et latérale, de solidité du toitetdesoutiende la tête etune cote «Bien» ou «Acceptable» au test de collision frontale à chevauchement léger.Pour mériter la mention « Meilleur choix sécurité + 2014 », un véhicule doitobtenirune cote «Bien» aux tests de collision frontale à chevauchement modéré et latérale, de solidité du toit et de soutien de la tête; une cote « Bien » ou «Acceptable » au test de collision frontale à chevauchement léger; et une cote « De base », «Avancé » ou «Supérieur» pour la prévention de collision frontale.à la Fédération des médecins spécialistes du Québec.M.Bellavance, seul témoin présenté en défense, ne se souvient pas qui exactement avait demandé la lettre.Il y avait un comité mixte FMSQ et MSSS.Dans ce cadre, il y avait souvent des discussions sur le problème des cliniques radiologiques.En revanche, il se souvient du contexte de la demande de la lettre.Comme le gouvernement était minoritaire, il fallait l'envoyer aux partis d'opposition, pour essayer d'en arriver à un règlement rapide.S\u2019ils sont déclarés coupables, les Drs Gaétan Barrette et Frédéric Desjardins s\u2019exposent à des amendes de 500$ par infraction.La lettre avait donc été envoyée en copie conforme à Bernard Drainville, du PQ, et à Éric Caire, de la CAQ.La loi 95 a été adoptée trois mois plus tard, en juin 2008.Cette loi, devenue ensuite loi 34 sur les laboratoires d'imagerie médicale, fait en sorte que seuls les radiologistes inscrits au Collège des médecins peuvent exploiter ces cliniques.Le procès, qui était censé durer quatre jours, devrait être beaucoup plus court que prévu.Les parties plaideront aujourd'hui.Le Dr Barrette s'est refusé à tout commentaire pour le moment.Hôpital du Suroît Les urgences occupées à 300 % PASCALE BRETON La grippe n'a pas encore atteint son apogée que les urgences débordent.La situation est particulièrement difficile à l'hôpital du Suroît, à Salaberry-de-Valleyfield, qui affiche un taux d'occupation de 300% depuis quelques semaines.Avec 69 patients pour une capacité de 22 civières, le taux d'occupation a même grimpé à 309% hier matin, dénonce Francine Poirier, présidente du Syndicat des professionnels en soins de santé du Suroît.« C'est une situation qui ne peut plus durer, qui est dangereuse et indécente pour la population, qui est dangereuse pour nos professionnels en soins», affirme Mme Poirier.Pour désengorger les urgences, la direction de l'hôpital tente depuis un an de rediriger des patients qui occupaient des lits de courte durée vers des lits de soins de longue durée dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).Les effets positifs ne se sont fait sentir que pendant quelques jours, puis les problèmes sont revenus, affirme Mme Poirier.«C\u2019est une situation qui ne peut plus durer, qui est dangereuse et indécente pour la population.» \u2014 Francine Poirier.présidente du Syndicat des professionnels en soins de santé du Suroît La population qui fréquente l'hôpital du Suroît est âgée, malade, et le suivi avec un médecin omnipraticien est difficile à obtenir, dit le syndicat.« C'est une situation vraiment préoccupante », reconnaît le président et directeur général de l'agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie, Richard Desharnais, qui suit la situation avec le ministère de la Santé et la direction de l'hôpital.Le taux d'occupation élevé aux urgences est « un symptôme plus large d'un problème d'organisation de services, en première ligne surtout», explique-t-il.L'accès à un médecin de famille est particulièrement difficile sur le territoire, confirme-t-il. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 A 9 .ACTUALITÉS MALTRAITANCE AU CHSLD DE SAINT-LAMBERT-SUR-LE-GOLF Une enquête « biaisée», selon des employés PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Au mois de décembre, deux employées du CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf ont été arrêtées et accusées de multiples chefs, dont celui de voie de fait sur quatre résidants.fe iss ¦T Hi l m \u201c QJ m*- EXCLUSIF ARIANE LACOURSIÈRE Des employés du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Saint-Lambert-sur-le-Golf estiment que l'enquête qui se tient actuellement dans leur milieu de travail est «biaisée».Selon quatre employés, seuls quelques-uns de leurs collègues, triés sur le volet par la direction, ont jusqu'à maintenant été interrogés par l'enquêteur.Une situation qu'ils jugent déplorable.« J'aurais aimé rencontrer l'enquêteur.J'ai beaucoup de choses à lui dire.Mais on ne peut pas », déplore une employée qui préfère garder l'anonymat pour ne pas perdre son emploi.Le consultant André Ducharme, ancien directeur général de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, a été nommé par l'agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie en décembre dernier afin de faire la lumière sur les événements troublants survenus au cours des derniers mois dans cet établissement, le premier du genre à être construit en partenariat public-privé au Québec.Au mois de décembre, deux employées du CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf ont été arrêtées et accusées sous de multiples chefs, dont celui de voie de fait sur quatre résidants.Dans la foulée des événements, l'Agence a demandé à M.Ducharme de « vérifier la qualité et la sécurité des soins offerts aux résidants du CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf».Une autre employée aurait aimé rencontrer M.Ducharme, mais elle s'est jusqu'à maintenant butée à des refus.« La direction choisit les employés qui sont rencontrés», dénonce-t-elle.La présidente du conseil d'administration du CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf, Nathalie Savoie, n'a pas voulu confirmer cette information, dirigeant plutôt les questions vers l'Agence.« Ce sont eux qui ont tous les détails sur le mandat de l'enquêteur », dit-elle.La directrice des communications de l'agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie, Christine Daniel, mentionne que l'enquêteur a pleine autorité sur le choix des «J\u2019aurais aimé rencontrer l\u2019enquêteur.J\u2019ai beaucoup de choses à lui dire.Mais on ne peut pas.» \u2014 Une employée de CHSLD de Saint-Lambert-sur-le-Golf gens qu'il rencontre.« Il est très présent sur place.Et les gens qui veulent communiquer avec lui peuvent aussi nous appeler et nous lui transmettrons les demandes», dit-elle.Ratio non respecté Les employés que La Presse a rencontrés disent qu'ils aimeraient entre autres mentionner à l'enquêteur que les ratios personnel-résidants ne sont pas toujours respectés dans l'établissement.« Il arrive que la nuit, il y ait carrément des ailes à découvert faute de personnel», affirme une employée.Mme Savoie assure que ces affirmations sont fausses.« On respecte toujours les ratios.Cette information n'est absolument pas vraie.On n'a jamais eu aucun manquement à ce sujet», dit-elle.Selon l'entente de partenariat public-privé qui lie l'établissement à l'Agence, des amendes doivent être imposées au partenaire privé quand celui-ci ne respecte pas les ratios.Mme Savoie assure n'avoir eu connaissance d'aucun manquement à ce sujet depuis l'ouverture de son établissement, il y a trois ans.Un fait confirmé par Mme Daniel.« S'il n'y a aucun manquement pour les ratios, c'est qu'on ne dit pas toute la vérité », estime une employée.Les employés ne sont pas les seuls à critiquer l'enquête en cours au CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf.L'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées (AQDr), l'avocat Jean-Pierre Ménard et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) prévoient tenir sous peu une conférence de presse à ce sujet.«Tout ce que je peux vous dire pour l'instant, c'est que nous avons connu de grandes difficultés », mentionne le président de l'AQDR, Louis Plamondon.Le rapport de l'enquêteur est attendu pour la fin du mois de janvier.RÉVISION DE LA TARIFICATION HOSPITALIÈRE Des chambres resteront gratuites, assure Québec uiiiiiiiiiiiiHiiiimij I PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Dans les nouveaux hôpitaux, la construction de chambres à un lit s\u2019inscrit dans une tendance lourde, puisqu\u2019elle vise notamment à limiter la propagation d\u2019infections nosocomiales.PASCALE BRETON Avec l'avènement de chambres à un lit dans les hôpitaux, le ministère de la Santé veut revoir le mode de tarification des hospitalisations et mandate un comité pour se pencher sur la facturation des chambres.Quelles que soient les recommandations qui seront énoncées, une prémisse de base doit guider les travaux du comité, celle de la gratuité, souligne Pierre Lafleur, sous-ministre adjoint à la coordination par intérim au Ministère.« Chaque personne qui le souhaite aura toujours accès à une hospitalisation gratuite, qu'elle soit riche ou pauvre», a-t-il assuré en entrevue à La Presse.La construction des deux grands hôpitaux de Montréal est en train de changer le visage du réseau de la santé.Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), qui doit ouvrir ses portes en 2015, et le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), attendu pour 2016, ne compteront désormais que des chambres à un ou deux lits.La construction de chambres à un lit s'inscrit d'ailleurs dans une tendance lourde, puisqu'elle vise notamment à limiter la propagation d'infections nosocomiales.Dans le modèle actuel, les hôpitaux disposent de «salles» qui accueillent jusqu'à quatre patients.L'hospitalisation est gratuite.Les patients qui souhaitent avoir accès à des chambres à un ou deux lits ont à payer des frais supplémentaires, souvent assumés par les assureurs privés.«Chaque personne qui le souhaite aura toujours accès à une hospitalisation gratuite, qu\u2019elle soit riche ou pauvre.» \u2014 Pierre Lafleur, sous-ministre adjoint à la coordination par intérim au ministère de la Santé Annuellement, pour l'ensemble du Québec, cette tarification rapporte 60 millions de dollars dans les coffres de l'État.Alors que des hôpitaux ne disposeront plus que de chambres à un ou deux lits, le Ministère doit maintenant réfléchir à une façon de préserver ces revenus importants.C'est la raison pour laquelle un comité est mis sur pied.Une émission diffusée à Radio-Canada, hier, voulant que la tarification puisse être modulée en fonction des revenus, a incité le Ministère à devancer son annonce concernant la réflexion sur la tarification des hospitalisations.Aucune décision n'est encore prise.Le Ministère n'exclut aucun scénario, a expliqué M.Lafleur, en insistant toutefois sur le fait que peu importent leurs revenus, tous les patients devront avoir accès à une hospitalisation gratuite.«On doit amorcer la réflexion.Le comité devrait produire ses recommandations d'ici un an.Il y aura des consultations avec nos partenaires externes», a aussi précisé M.Lafleur en faisant allusion notamment à l'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) et au Regroupement provincial des comités des usagers.E7H i rë *\"\u2022 \u2019 Nouveaux épisodes François Pérusse en journaliste farfelu LES APPENDICES Ce soir 19h30 Aussi, le retour de Mémé Zinzin et des Policières Suivez-nous Télé-Québec L\u2019AUTRE TÉLÉ A10 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ENVIRONNEMENT Etude sur la destruction des milieux humides Québec peine à juguler l\u2019hémorragie PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Entre le 30 novembre 2006 et le 31 mars 2010, Québec a autorisé la destruction de 2855 hectares de milieux humides.17 au 20 janvier ente démo Nous sommes heureux de vous inviter à notre solde annuel de produits en montre, où vous pourrez profiter d\u2019offres spéciales sur des appareils Bang & Olufsen.Trois jours d\u2019offres spéciales.Ne manquez pas cette occasion d\u2019épargnes importantes sur les produits Bang & Olufsen en montre*.CHARLES CÔTÉ Les milieux humides continuent de disparaître au Québec, et le ministère de l\u2019Environnement ne parvient pas à freiner leur destruction, selon une étude réalisée à la demande du ministre Yves-François Blanchet.Même dans le secteur le plus surveillé, soit l'immobilier, 99 % des autorisations accordées par le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) ont abouti à une destruction sans aucune compensation.On est loin d'un éventuel objectif de « zéro perte nette », parfois cité par les ministres de l'Environnement, notamment Thomas Mulcair il y a bientôt 10 ans.« Les pratiques de compensation actuelles sont nettement insuffisantes pour atteindre un objectif d'aucune perte nette », conclut l'étude, remise au printemps dernier au ministre Blanchet.Foresterie et agriculture Dans d'autres secteurs, comme la foresterie et l'agriculture, le MDDEFP n'applique même pas ses propres lois, note-t-on.Et ce sont les principales causes de pertes de milieux humides dans la province.Selon l'analyse des photos aériennes réalisée aux fins de l'étude, on conclut que l'agriculture a causé 44 % de la destruction de milieux humides entre 1990 et 2011.La foresterie est responsable de 26% des pertes.Et même si ces deux secteurs économiques sont soumis à des règles plus souples que la construction immobilière, ils auraient dû quand même passer par le processus d'autorisation du MDDEFP, explique la biologiste Stéphanie Pellerin, de l'Institut de recherche en biologie végétale, coauteure de l'étude.« Les gens ne sont pas de mauvaise foi, mais ils ont des fausses impressions », dit-elle.La bonne nouvelle, note-t-elle, c'est qu'en foresterie du moins, les pertes sont réversibles : on peut par exemple reboucher les canaux de drainage qui ont été faits pour faciliter les travaux de coupe.humides, qui se résume à trois mots : éviter, minimiser et compenser.Mais les données compilées par les chercheurs montrent à quel point ces piliers sont faibles.Au total, entre le 30 novembre 2006 et le 31 mars 2010, le MDDEFP a autorisé la destruction de 2855 hectares de milieux humides.Mais il n'a obtenu que 15 hectares de compensation sous forme de milieux humides artificiels ou restaurés.En ce qui concerne les deux autres objectifs, les données recueillies par le Ministère sont insuffisantes pour conclure à leur efficacité.On revient donc à l'importance de la conservation.Dans la région des basses terres du Saint-Laurent, on estime que de 40 à 80% des milieux humides ont disparu depuis le début de la colonisation européenne.Mais seulement une faible proportion des milieux restants (12 %) sont actuellement protégés.Compensations Ce n'est pas le cas des milieux humides, qui disparaissent sous les nouveaux lotissements, parcs industriels ou autres projets qui, eux, passent entre les mains des fonctionnaires du MDDEFP.Il est donc d'autant plus important, dans ce secteur, d'obtenir des compensations, sous la forme de la restauration ou de la création d'un milieu humide ailleurs sur le territoire.D'ailleurs, officiellement, c'est l'un des trois piliers de la politique québécoise de protection des milieux Dans la région des basses terres du Saint-Laurent, on estime que de 40 à 80% des milieux humides ont disparu depuis le début de la colonisation européenne.Mais seulement une faible proportion des milieux restants (12%) sont actuellement protégés.Selon Mme Pellerin, un « régime idéal» de protection devrait permettre de « bien faire le suivi des pertes», tenir compte des « perturbations majeures » qui ne font pas l'objet d'une autorisation et prévoir des « contraintes plus importantes pour les contrevenants».T\tT m m BANG & OLUFSEN\t* Détails en magasin.P1111 O N H0NTRÉAL : 5690, Sherbrooke Est, Qc, H1N1A1\tT : 514-254-6041 LAVAL : 2323, Aut des Laurentides, Qc, H7S1Z7\tT : 450-688-0333 Vous êtes bien entouré WWW.fillion.Ca DES LACUNES DANS [.APPLICATION, SOUTIENT LE MINISTRE BLANCHET EN CHIFFRES « Il est très clair que la performance de la réglementation actuelle est inadéquate, a affirmé le ministre Yves-François Blanchet, dans une réponse écrite aux questions de La Presse.On peut en effet observer un recul tant en termes de superficie que de qualité au détriment des zones humides et inondables.Le gouvernement prépare donc une intervention législative devant être déposée à l\u2019Assemblée nationale au cours de 2014.Le rôle important joué par la foresterie, l\u2019agriculture et l\u2019urbanisation dans le recul des milieux humides est un des principaux constats de l\u2019étude.Il y a manifestement des lacunes dans l\u2019application.» Le ministre veut aussi proposer «une démarche d\u2019éducation et d\u2019évaluation des ressources humaines et des expertises nécessaires aux différents niveaux d\u2019intervention».\u2014 Cha rles Côté PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Yves-François Blanchet, ministre de l\u2019Environnement du Québec.y LAPRESSE.CA CARTE INTERACTIVE Voyez la proportion de milieux humides perturbés dans les MRC des basses terres du Saint-Laurent à: lapresse.ca/milieux Pourcentage de milieux humides restaurés ou compensés en regard des 2855 ha dont la destruction a été autorisée par Québec entre le 30 novembre 2006 et le 31 mars 2010.Pourcentage de milieux humides détruits dans la vallée du Saint-Laurent entre 1990 et 2011, soit 567 km2 (ou 56 700 hectares).CLUB DE BOXE Dans l\u2019arène: le boxeur Gaëtan Hart LES FRANCS-TIREURS Ce soir 21 h Avec Richard Martineau et Benoît Dutrizac Télé-Québec L'AUTRE TÉLÉ Suivez-no us LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 A11 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Double meurtre à Gatineau La SQ hérite de l\u2019enquête L\u2019enquête sur le double meurtre d\u2019un jeune couple commis au début de l\u2019année à Gatineau a été transmise hier aux enquêteurs des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec (SQ).Ce transfert signifie vraisemblablement que le crime pourrait avoir comme toile de fond un règlement de comptes lié au crime organisé.Les victimes, Amanda Trottier et Travis Votour, tous deux dans la vingtaine, ont été exécutés d\u2019une balle à la tête dans leur logement de la terrasse Eardley, dans le secteur Aylmer.La fille de 3 ans de Mme Trottier était dans le logement au moment des événements, mais elle n\u2019a pas été blessée.Dès le début, les enquêteurs de la police de Gatineau, qui ont fait le tour des fréquentations du couple avant de remettre le dossier à leurs collègues de la SQ, n\u2019écartaient pas qu\u2019une affaire de stupéfiants soit à l\u2019origine du double homicide.\u2014 Daniel Renaud PHOTO TIREE DE FACEBOOK CHSLD Vol qualifié dans l\u2019est de Montréal Un individu encagoulé et possiblement armé a commis un vol qualifié en début d\u2019après-midi hier dans un centre d\u2019hébergement de l\u2019Est montréalais.L\u2019homme se serait présenté vers 13 h20 au bureau de la comptabilité de l\u2019établissement Rousselot, affilié au centre de santé et de services sociaux Lucille-Teasdale, sis à l\u2019angle des rues Sherbrooke Est et Dickson.Il aurait menacé une employée avec ce qui lui a semblé être une arme à feu avant de fuir avec une somme d\u2019argent.L\u2019employée a été transportée à l\u2019hôpital, souffrant d\u2019un choc nerveux, mais personne n\u2019a été blessé.Le suspect, lui, a pris le large et est recherché par les policiers du SPVM.\u2014 David Santerre et Gabrielle Duchaine PHOTO M.CHAMBERLAND, LA PRESSE Jean Siminaro Opération Diligence Un ex-comptable condamné à trois ans de prison Un ancien comptable de Repentigny, Jean Siminaro, a été condamné à trois ans de prison, hier, au palais de justice de Montréal, pour gangstérisme, blanchiment d\u2019argent et complot.Siminaro, 47 ans, avait été arrêté dans le cadre de l\u2019opération Diligence, grâce à laquelle la Sûreté du Québec a démantelé, en 2009, un réseau d\u2019individus liés aux Hells Angels qui cherchaient à infiltrer le secteur de la maçonnerie, notamment l\u2019entreprise de Paul Sauvé.Une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler les détails de l\u2019implication de Siminaro, qui a perdu depuis son titre professionnel.Mentionnons simplement qu\u2019il a été impliqué dans des projets résidentiels en sachant que les investissements provenaient d\u2019activités illégales.Le juge Claude Champagne, de la Cour supérieure, s'est rendu à une suggestion commune de la poursuite et de la défense, en vertu de laquelle l\u2019excomptable, qui avait plaidé coupable, a été condamné à deux ans de prison pour le chef de gangstérisme et à un an pour le chef de blanchiment.Siminaro ne pourra demander sa libération conditionnelle avant d\u2019avoir purgé un an de sa peine.Il avait son propre bureau à Repentigny, où il était, encore aujourd\u2019hui, très impliqué dans le sport amateur.Le procès Diligence se poursuit pour six des accusés, dont le membre en règle des Hells Angels Normand Casper Ouimet.On en est encore au stade des requêtes.\u2014 Daniel Renaud Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité: 514-285-7000, poste 4918 OUTLANDER Départir 27 84£$A Modèle Outlander ES AWC groupe premi MITSUBISHI MOTORS! 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ST-EUSTACHE 1.855.291.4342 LAVAL MITSUBISHI LAVAL 450.629.6262 TERREBONNE MITSUBISHI TERREBONNE 450.961.0000 PRESTIGE MITSUBISHI MONTRÉAL (NDG) 514.483.7777 BOISVERT MITSUBISHI BLAINVILLE 450.419.4929 BOUCHERVILLE MITSUBISHI BOUCHERVILLE 450.449.3344 BROSSARD MITSUBISHI BROSSARD 450.659.2425 A TOUS LES PRIX INCLUENT LES FRAIS DE TRANSPORT, LES FRAIS DE PREPARATION, LA TAXE SUR LA CLIMATISATION, DROITS SUR LES PNEUS NEUFS ET LA TAXE DE MANUTENTION ENVIRONNEMENTALE.TAXES, ASSURANCE ET FRAIS DE PERMIS EN SUS.LES CONCESSIONNAIRES PEUVENT VENDRE À PRIX MOINDRE.§ Le système de contrôle intégral desériesurles modèles RVRSEAWC et GT/Lancer AWC et GT.Le système de super contrôle intégral desériesurles modèles Outlander GT.Tous les prix/toutes les obligations totales/tous les coûts d'emprunt incluent les frais de transport, les frais de préparation, la taxe sur la climatisation (le cas échéant), droits sur les pneus neufs et la taxedemanutention environnementale.Taxes, assurance et frais depermis en sus.t Le modèle Mirage SE 2014/RVR GT AWC 2014/Outlander ES AWC avec groupe premium 2014 illustréa un PDSF de 15 398 $/28 498 $/31 498 $ et un prixdevente de16 993 $/30 345 $/33 343 $.Lemodèle MirageSE illustré comprend des accessoires en option, non inclus dans le prix.t Les cotes de consommation sur route et en ville pour les sous-compactes non hybrides sont basées sur les exigences des essais de Ressources naturelles Canada : consommation pour la Mirage de 4,4 L/100 km sur route et de5,3 L/100 km en ville pour les modèles équipés de la transmission CVT.?Offre de financement à l'achat de 2,9 %/1,9 %/1,9 %/1,9 % proposée par la Banque Scotia pendant 84/84/84/84 mois sur la Mirage 2014/Lancer Limited Edition 2014/Outlander ES FWD 2014/RVR ES FWD 2014 (les termes varient selon le modèle, demandez tous les détails à votre concessionnaire).Exemple de financement : Outlander ES AWC avec groupe premium 2014/RVR ES FWD 2014/Mi rage ES 2014/Lancer Li mited Ed i t i on 2014/Lancer AWC 2014 acheté à 33 343 $/21 843 $/13 993 $/21 743 $/24 743 $ au taux de 1,9 %/1,9 %/2,9 %/1,9 %/1,9 % pour 84/84/84/84/84 mo i s : 364 pa i ements hebdomadai res de 98 $/64 $/42 $/64 $/73 $ ; obli gat i ontotale de 35 622 $/23 336 $/15 469 $/23 229 $/26 434 $ coût d'emprunt de2 279 $/ 1493 $/1 476 $/1486 $/1691 $.11 AUCUN ACHAT REQUIS.Limite de quatre (4) participations par personne pendant la période du concours.Il existe deux (2) façons de participer : (i) possibilité d'obtenir une participation au kiosque d'exposition de Ventes de véhicules Mitsubishi du Canada pendant le Salon International de l'Auto de Montréal, du 17 au 26 janvier 2014, et/ou (ii) possibilité d'obtenir trois participations en faisant l'essai routier d'une Outlander 2014 de Mitsubishi chez les concessionnaires du Québec participants, du 17 au 31 janvier 2014.Le concours s'adresse aux résidents autorisés du Canada ayant atteint l'âge de la majorité et détenant un permis de conduire valide dans leur province ou territoire de résidence au moment de leur participation au concours.À gagner, un (1) prix consistant en une (1) Outlander ES AWC 2014 avec groupe Premium de Mitsubishi.Valeur au détail approximative de 33 348$ CA.Les chances de gagner dépendent du nombre de participations admissibles reçues pendant la période du concours.La bonne réponse à une question réglementaire d'arithmétique est requise.Des conditions et restrictions s'appliquent.Pour obtenir le règlement intégral du concours, veuillez écrire à : Ventes de véhicules Mitsubishi du Canada Inc., 2090 Matheson Blvd.East, Mississauga, Ontario, L4W 5P8, ou visitez le www.mitsubishi-motors.ca.Les noms, logos, noms de produits, noms de caractéristiques, images et slogans de Mitsubishi sont des marques de commerce détenues par Ventes de véhicules Mitsubishi du Canada Inc.-tous droits réservés.* L'offre «Aucun paiement pendant 90 jours » s'applique à certains nouveaux modèles 2013 et 2014 financés par l'intermédiaire des programmes de financement de Ventes de véhicules Mitsubishi du Canada ou de la Banque Scotia, sous réserve de l'approbation decrédit, et achetés par des clients de détail admissibles auprès de concessionnaires participants jusqu'au 31 janvier 2014.Les locations sont exclues.Sur les paiements mensuels, aucun intérêt (le cas échéant) ne court pendant les 60 premiers jours suivant la signature du contrat d'achat d'un véhicule participant par l'acheteur.Après les 60 premiers jours, les intérêts (le cas échéant) commencent à courir et l'acheteur doit chaque mois rembourser le capital et les intérêts (le cas échéant) jusqu'à l'échéance du contrat.Rendez-vous chez votre concessionnaire pour connaître les détails sur les options de paiement hebdomadaire et toutes les deux semaines.Certains montants peuvent être dus au moment de la signature.Des conditions s'appliquent.Pour connaître tous les détails, rendez-vous chez un concessionnaire participant ou à mitsubishi-motors.ca.AA Le rabais d'échange de 500 $ ou de 1 000 $ est offert du 3 au 31 janvier 2014 à l'achat de tout nouveau modèle Mitsubishi (Lancer, EVO, Sportback, Mirage, i-MiEV, RVR, Outlander) lorsque vous échangez une voiture ou un VUS de n'importe quelle marque, immatriculé, en raisonnablement bon état, qui vous appartient.Le montant du rabaissera déduit du prix négocié après les taxes au moment de l'achat.Ne peut être jumelé au programme d'assistance aux propriétaires de Suzuki ni au programme de fidélité Mitsubishi Loyalty.Certaines conditions s'appliquent.Voir le concessionnaire pour connaître les détails.10ffre d'une durée limitée applicable aux véhicules Mirage 2014 neufs sélectionnés, achetés par des clients de détail admissibles auprès de concessionnaires participants jusqu'au 31 janvier2014.Une carte MasterCard d'une valeur de 500 $ est offerte pour tous les modèles Mirage 2014.Les offres peuvent être modifiées sans préavis.Certaines conditions s'appliquent.Consultez le concessionnaire pour connaître les détails.THE PROMOTION REWARD CARD est une marque déposée de The Hunt Group.Tous droits réservés.Cette carte est émise par All Trans Financial Services Credit Union Ltd.conformément à la licence par MasterCard International.L'utilisation de cette carte est régie par l'accord en vertu duquel il est livré.Pour connaître tous les détails, rendez-vous chez un concessionnaire participant ou à mitsubishi-motors.ca.** Selon la première éventualité.Entretien routinier non inclus.Rendez visite à votre concessionnaire ou visitez mitsubishi-motors.ca pour obtenir tous les détails, les conditions de la garantie et les restrictions.Les clients ne sont pas tous admissibles.-AWC LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 A12 SANTE Le miracle antitabac Les politiques auraient sauvé 10 fois plus de vies que prévu MATHIEU PERREAULT Les bienfaits des politiques antitabac ont été sous-évalués, selon une nouvelle étude américaine.Ils pourraient bien être 10 fois plus importants que prévu en nombre de vies sauvées.«Les études précédentes estimaient à moins de 1 million le nombre de vies sauvées grâce aux politiques antitabac aux États-Unis», explique Theodore Holford, de l'Université Yale, auteur principal de l'étude publiée dans le Journal de l'Association médicale américaine (JAMA).ïammm meilleure qualité, meilleurs prix www.fabricville.com SOLDE 2 ACHETEZ-EN 4 AU PRIX COURANT OBTENEZ-EN GRATUITS D\u2019UNEVALEUR EGALEOU MOINDRE r ENORME SELECTION MODE ASPECTS SUEDE COTONS TISSUS POUR MANTEAU VELOURS DE COTON SERGÉ VELOURS CÔTELE TISSUS POUR VÊTEMENT SPORT POLYESTERS TISSUS POUR CHEMISIER TAFFETAS TRICOTS JACQUARDS et ENCORE PLUS.DRAPERIE TISSUS d\u2019AMEUBLEMENT TISSUS GRANDE LARGEUR VOILES TAFFETA TWEED JACQUARDS DE FANTAISIE COTON IMPRIMÉ ORGANZA TISSUS BRODÉS POIDS LEGER JACQUARDS VELOURS et ENCORE PLUS.AUJOURD\u2019HUI jusqu\u2019à mardi le 21 JANVIER disponibles en \\ Serwlce à domicile GRATUIT 00 am magaSin ou en ¦fln»l 1-855-5DECOR5 (533-2675) CENTRE-VILLE 354, rue Ste-Catherine ouest 514.866.1821 PLACEVERSAILLES 7275, rue Sherbrooke est 514.493.6666 GALERIES LAVAL 1625, boul Le Corbusier 450.978.1313 LASALLE 8469, boul.Newman 514.365.8045 DORVAL 2050, boul.St-Regis 514.683.4550 MONTREAL 5250, rue Paré (à l'est de Décarie) 514.733.7118 CENTRE GREENFIELD PARK 3566, boul.Taschereau 450.672.6884 AVOISINANT LES PROMENADES ST-BRUNO 1311, boul.St-Bruno 450.653.1303 Soldes valables jusqu'au 28 janvier 2014.Les soldes s'appliquent sur la marchandise en magasin seulement.Prix annoncés valables pour membres club elite et non-membres.Pour des raisons d'espace, tous les articles ne sont pas disponibles dans tous les magasins.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.«Nos calculs montrent que c'est plutôt 8 millions depuis 50 ans.Peu d'interventions modernes de santé publique ont un impact aussi grand dans un pays riche.» L'étude fait partie d'un numéro spécial du JAMA, publié la semaine dernière pour les 50 ans du premier rapport sur la cigarette du Surgeon General américain -un haut fonctionnaire qui suit les principaux problèmes de santé publique du pays.Chaque fumeur qui a écrasé grâce aux politiques antitabac depuis 50 ans a vécu 19,6 ans de plus.Au total, pour un homme de 40 ans, ces politiques ont augmenté l'espérance de vie de 2,3 ans.C'est le tiers de l'augmentation de l'espérance de vie depuis un demi-siècle.Au moment de la publication du rapport, en 1964, la prévalence du tabagisme avait déjà commencé à diminuer.D'un sommet de 80% des hommes en 1950, elle avait baissé à 75% à la suite des premières études démontrant l'impact négatif du tabac sur la santé.L'étude du Dr Holford a postulé que sans intervention gouvernementale, la diminution du tabagisme aurait perdu de sa vigueur, et celui-ci aurait atteint un plateau de 60% chez les hommes.« Plusieurs études montrent que la contre-culture des années 60 avait commencé à faire remonter la prévalence du tabagisme chez les jeunes», dit le Dr Holford.L\u2019équivalent canadien Le ministre canadien de la Santé a mentionné dès 1963, au Parlement, la possibilité d'un groupe de travail sur le tabagisme.Mais il a fallu attendre 1973 pour qu'un groupe fédé-ral-provincial, avec trois associations médicales, voie le jour pour fonder, en 1974, le Conseil canadien sur le tabagisme et la santé, selon Gaston Ostiguy, pneumologue au Centre universitaire de santé McGill.« En 1963, le gouvernement britannique avait déjà fait un rapport similaire à celui du Surgeon General de 1964, précise K PHOTO CARL COURT, ARCHIVES BLOOMBERG Chaque fumeur qui a écrasé grâce aux politiques antitabac depuis 50 ans a vécu 19,6 ans de plus, selon une étude de l\u2019Université Yale.le Dr Ostiguy.Mais dans les milieux médicaux, on parlait déjà depuis les années 50 des dangers de la cigarette.» Du surplace en santé mentale Les politiques antitabac n'ont pas d'effet depuis une dizaine d'années chez les patients ayant un diagnostic de maladie mentale, selon une étude de l'Université Harvard publiée dans le numéro spécial du JAMA.Le quart d'entre eux fument toujours, avec des taux dépassant 30 % chez les dépressifs et les schizophrènes.« Il est difficile de convaincre cette clientèle de cesser de fumer, explique Theodore Holford, de Yale.Plusieurs utilisent le tabac comme automédication.Ils forment une proportion toujours plus élevée des fumeurs.On atteindra bientôt un plateau à moins qu'on parvienne à aider spécifiquement cette clientèle.» Controverse sur la cigarette électronique L'utilisation des cigarettes électroniques est préférable à celle des cigarettes normales et ne devrait pas être plus réglementée que ces dernières, selon un éditorial publié dans le numéro spécial du JAMA.Dans le cas contraire, « les partisans des politiques antitabac finiront par aider l'industrie établie du tabac ».Gaston Ostiguy, pneumologue au Centre universitaire de santé McGill, estime lui aussi que l'opposition tous azimuts aux cigarettes électroniques fait fausse route.« On envoie des gens en phase terminale fumer dehors par -20 °C, affirme le Dr Ostiguy.Ça n'a pas de bon sens.Dans ma clinique de cessation du tabagisme, qui a une clientèle hospitalière, 60% des gens ont des problèmes de santé mentale.Arrêter de fumer, pour eux, c'est très difficile.» \t LES PAYS DU TABAC\t Où fume-t-on le plus de cigarettes par habitant?\t 1-Serbie\t2861 2- Bulgarie\t2822 3-Grèce\t2795 4-Russie\t2786 5-Ukraine\t2401 32-Etats-Unis\t1028 35-France\t854 37-Canada\t809 SOURCE: Fondation mondiale du\tpoumon LEXEMPLE CANADIEN Proportion de fumeurs \t1980\t\t2012\t \tHommes\tFemmes\tHommes\tFemmes Canada\t42,3%\t34,1%\t16,7%\t12,8% Etats-Unis\t33,2%\t28,3%\t17,2%\t14,3% France\t41,5%\t18,8%\t34,4%\t27,7% Le Canada et les pays scandinaves sont les pays ayant connu la plus importante diminution du tabagisme entre 1980 et 2012, à l\u2019exception des pays où une résurgence du fondamentalisme religieux a entraîné une diminution du tabagisme chez les femmes, selon une étude de l\u2019Université de Washington à Seattle.\tSOURCE: JAMA VIEUX-QUEBEC j.sur toutes les catégories de SUITES Quantité limitée.ATEZ- VOUS ! 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LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 A13 POLITIQUE RÉFORMES DE LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE AUX ÉTATS-UNIS Il faudra attendre au moins un an, prévient un élu américain NATX 310470 A;:, V h PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Selon Bill Owens, représentant de l\u2019Etat de New York au Congrès, le déraillement de Lac-Mégantic en juillet dernier a contribué à sensibiliser les décideurs américains sur les problèmes de sécurité sur les rails.MARTIN CROTEAU OTTAWA \u2014 La tragédie de Lac-Mégantic a contribué à faire de la sécurité ferroviaire un enjeu important à Washington, affirme un représentant de l'État de New York au Congrès, Bill Owens.Mais, dans un scénario optimiste, il faudra au moins un an avant que le gouvernement américain adopte des réformes, dit-il en entrevue à La Presse.Établi à Plattsburgh, à 100 km de Montréal, M.Owens a écrit à deux agences responsables du transport, cette semaine, les pressant de réformer les règles qui régissent les chemins de fer.La démarche de ce démocrate a été appuyée par un collègue républicain, Kevin Cramer, un élu du Dakota-du-Nord.Selon M.Owens, le déraillement de Lac-Mégantic, qui a fait 47 morts en juillet dernier, a contribué à sensibiliser les décideurs américains sur les problèmes de sécurité sur les rails.« Cette tragédie, couplée à plusieurs incidents qui ont eu lieu ici aux États-Unis, a vraiment rehaussé le débat, dit M.Owens.Les gens sont maintenant préoccupés par la sécurité des trains lorsqu'ils transportent du pétrole et du gaz.» Au Canada, le gouvernement Harper a adopté une série de mesures pour serrer la vis aux compagnies ferroviaires depuis l'été.Vendredi, il a rendu obligatoires des normes volontaires adoptées par l'industrie en 2011 pour la construction de wagons-citernes DOT-111, un modèle connu pour ses déficiences sécuritaires.Collaboration Mais la plupart des observateurs conviennent qu'Ottawa et Washington doivent travailler en cadence dans ce dossier, considérant l'importance du commerce ferroviaire entre les deux pays.La ministre des Transports, Lisa Raitt, dit travailler de près avec les autorités américaines pour réviser les normes existantes.Or, même dans un scénario idéal, des réformes ne seront pas mises en place avant au moins un an à Washington, indique le représentant Owens.« La seule manière de faire avancer ce dossier plus vite, c'est s'il y a une réponse importante du public, dit-il.Cela va venir des communautés qui sont traversées par des chemins de fer.Après avoir vu plusieurs incidents au cours des derniers mois, on pourrait très bien voir ce type de réponse.» Le représentant estime qu'il est trop tôt pour se prononcer sur des mesures précises visant à améliorer le transport des matières dangereuses.Il souhaite que la Federal Railroad Administration (FRA) et la Pipeline and Hazardous Materials Safety Administration (PHMSA) soumettent des recommandations aux élus.Le débat sur la sécurité des chemins de fer survient alors que les États-Unis connaissent un véritable boom pétrolier grâce à l'exploitation des schistes de Bakken, dans le Dakota-du-Nord.Cet État produit chaque jour près de 1 million de barils de pétrole mais, faute de pipelines, les deux tiers du brut sont transportés par train.Le train de Lac-Mégantic transportait du pétrole de schiste provenant de cette région.Plusieurs rapports soulèvent la possibilité que ce brut léger soit plus volatil que le pétrole traditionnel, notamment en raison de sa forte teneur en gaz.REMPLACEMENT DES WAGONS-CITERNES DOT-111 « Dix ans, c\u2019est beaucoup trop long », estime la mairesse de Lac-Mégantic JACYNTHE NADEAU LA TRIBUNE LAC-MÉGANTIC \u2014 La mairesse de Lac-Mégantic entend poursuivre les revendications pour que le remplacement des vieux wagons-citernes DOT-111, comme ceux impliqués dans la catastrophe ferroviaire du 6 juillet, se fasse plus rapidement que les dix ans évoqués par l'industrie lundi.« Dix ans, c'est ce qu'on estime au niveau des gestionnaires ou des propriétaires ferroviaires.Mais pour les municipalités, les citoyens, pour le Québec en général et même au-delà, c'est beaucoup trop long», a martelé hier Colette Roy-Laroche.«Je pense que la question de la sécurité des gens est plus importante que les profits réalisés par les compagnies ferroviaires.» Mme Roy-Laroche faisait cette sortie alors que différents acteurs et observateurs de l'industrie rassemblés à Ottawa lundi, devant le Groupe de recherche sur les transports au Canada, reconnaissaient que les vieux wagons-citernes resteront sur les rails pendant des années encore, peut-être même une décennie.C'est que le remplacement de tous ces wagons-citernes pourrait être assorti d'une «Je pense que la question de la sécurité des gens est plus importante que les profits réalisés par les compagnies ferroviaires.» \u2014 Colette Roy-Laroche, mairesse de Lac-Mégantic facture d'environ un milliard de dollars et il serait tout simplement impossible de construire des dizaines de milliers de nouveaux wagons en quelques mois.Les lacunes de ce modèle de wagon-citerne sont pourtant connues depuis 20 ans.L'industrie a même adopté volontairement de nouvelles normes de construction en 2011.«Je comprends des propos de la ministre des Transports Lisa Raitt que l'échéancier n'a pas été fixé pour le remplacement des wagons-citernes DOT-111 par des wagons-citernes plus résistants pour le transport des matières dangereuses.Les revendications que les municipalités vont faire dans les prochaines semaines iront en ce sens», a insisté Mme Roy-Laroche.H rSfeigagi \u2014-éA-.SaS3 Ünii Üifi HMi îïssasi '1^\t«tiüiaiw-iiin, 35311S® ëxwDmi » © A $ vi-Rml\u2019 ¦!' mm ¦X;rî*.VOTRE ARGENT EST EN SECURITE Sn « i*n UN , QUEBEC POUR TOUS EPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC BONI DE 1% 8 PRODUITS D\u2019EPARGNE FLEXIBLES ET SÛRS 1 800 463-52291 www.epq.gouv.qc.ca Du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de février et du 1er mars, de 10 h à 16 h.LA PREMIERE ANNÉE POUR LES NOUVEAUX FONDS REER, FERR, CRI ET FRV INVESTIS EN OBLIGATIONS.Epargne Placements Québec II « A14 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE PEINE DE MORT L\u2019Ohio essaie une nouvelle méthode d\u2019exécution f\t, PHOTO CAROLINE GROUSSAIN.AGENCE FRANCE-PRESSE Certains laboratoires européens qui fournissent les services correctionnels ne veulent plus être associés à la peine de mort.Résultat: la condamnation pourrait enfreindre le huitième amendement, qui interdit les châtiments cruels et inhumains.« RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK La nécessité est la mère de l'invention, dit le proverbe.Demain, à moins d'une intervention in extremis de la Cour suprême des États-Unis, l'Ohio en fera de nouveau la démonstration - sur un mode macabre, faut-il le préciser.En effet, cet État du Midwest mettra à l'épreuve un nouveau cocktail pour l'exécution de Dennis McGuire.L'homme de 53 ans a été condamné à mort en 1989 pour le viol et le meurtre de Joy Stewart, une jeune femme de 22 ans qui était enceinte.Pour comprendre les tenants et aboutissants du recours à une méthode d'exécution aussi inédite que controversée, La Presse fait le point.Q Pourquoi l\u2019Etat d\u2019Ohio doit-il utiliser un nouveau cocktail mortel pour exécuter un détenu?R Comme plusieurs États américains qui pratiquent la peine de mort, l'Ohio fait face à une pénurie de barbituriques pour mettre en œuvre ses exécutions.Ainsi, l'État du Midwest ne parvient plus à s'approvisionner en pentobarbital, l'anesthésiant injecté en dose unique depuis 2011 dans les chambres d'exécution américaines.Cette pénurie est attribuable en partie au refus de laboratoires européens de vendre certains produits pharmaceutiques aux services correctionnels américains.« Ces sociétés ne veulent plus rien avoir à faire avec notre peine de mort », explique à La Presse Deborah Denno, spécialiste de l'injection mortelle aux États-Unis, faisant notamment référence à la société danoise qui produit le pentobarbital.Q Quels produits l\u2019Ohio utilisera-t-il pour exécuter Dennis McGuire?R L'État utilisera une combinaison de deux produits qui n'a jamais été testée jusqu'ici dans une chambre d'exécution.Le condamné recevra d'abord une injection de midazolam, un puissant sédatif.Suivront une injection d'hydromorphone, un dérivé semi-synthétique de la morphine.« La sélection de ces agents ne tient pas à un souci d'humanité ou d'efficacité.La sélection de ces agents tient au fait que ce sont les seuls que le service correctionnel de l'Ohio peut obtenir, dit Deborah Denno, qui enseigne le droit à l'Université Fordham de New York.Et c'est la situation qui pèse sur la procédure d'injection mortelle depuis quatre ans.» Q Quels sont les risques liés à ce nouveau cocktail mortel?R Dans les cinq minutes qui suivront l'injection des drogues, Dennis McGuire «connaîtra la souffrance et la terreur» liées à une insuffisance respiratoire aiguë, ont fait valoir ses avocats.Une telle réaction, que pourrait exacerber l'apnée du sommeil dont souffre le condamné, enfreint le huitième amendement de la Constitution américaine, selon les avocats.Cet amendement prohibe les «châtiments cruels et inhumains ».Tout en rejetant les hypothèses des défendeurs de McGuire, un procureur de l'État de l'Ohio a plaidé que la Constitution ne garantissait pas aux condamnés à mort le droit à une « exécution sans douleur».Lundi, un juge fédéral lui a donné raison.« La sélection de ces agents ne tient pas à un souci d\u2019humanité ou d\u2019efficacité.[.] Ce sont les seuls que le service correctionnel de l\u2019Ohio peut obtenir.» \u2014 Deborah Denno, professeure de droit à l\u2019Université Fordham de New York QY a-t-il un lien entre la pénurie de barbituriques et le déclin du nombre d\u2019exécutions aux Etats-Unis?R« Oui, je pense qu'il y a un lien, répond Deborah Denno.Plusieurs autres choses interviennent par ailleurs, mais la pénurie d'agents pharmaceutiques est certainement un facteur qui contribue à ce déclin.» Selon le Centre d'information sur la peine de mort, 39 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2013, contre 43 en 2012 et 98 en 1999.« Si vous étudiez l'histoire de l'injection mortelle depuis le retour de la peine de mort, vous devez constater que la procédure va de mal en pis, poursuit Deborah Denno.Je pense que le temps est venu d'essayer quelque chose de différent.» Oklahoma L\u2019interdiction du mariage gai jugée inconstitutionnelle WASHINGTON \u2014 L\u2019interdiction du mariage homosexuel dans l\u2019Oklahoma, un Etat du sud des Etats-Unis, a été jugée inconstitutionnelle par un juge hier, un mois après une décision similaire dans l\u2019Utah, dans l\u2019ouest du pays.«La cour juge que l\u2019amendement constitutionnel de l\u2019Oklahoma limitant le mariage aux couples de sexes opposés viole le 14e amendement de la Constitution américaine sur l\u2019égale protection des individus», écrit le juge Terence Kern dans sa décision.Le 20 décembre, un juge de l\u2019Utah avait déclaré inconstitutionnelle une loi de 2004 interdisant le mariage entre personnes de même sexe, légalisant de facto le mariage homosexuel dans cet Etat, où une large partie de la population est mormone.Mais fin décembre, l\u2019Utah avait fait appel à la Cour suprême pour suspendre cette première décision de justice.La haute cour lui a donné raison lundi, en suspendant provisoirement le jugement du 20 décembre, conformément au souhait du gouverneur de l\u2019Etat, Gary Herbert.Aux Etats-Unis, les lois régissant le mariage sont du ressort des Etats et près de 30 d\u2019entre eux ont adopté des textes limitant le mariage aux couples hétérosexuels.Mais 17 autres Etats, ainsi que la capitale fédérale Washington, permettent aux couples de même sexe de se marier.\u2014 Agence France-Presse Formations en gestion des finances personnelles Le placement Lj-| ri Comment gérer kl I votre portefeuille de U-LLLJ valeurs mobilières?valeurs mobilières Fiscalité du particulier Comment produire votre déclaration de revenus?Cours offerts les soirs ou les fins de semaine dans cinq cégeps du Grand Montréal Dès le 1er février 2014 Séances d\u2019information Mercredi 20 janvier, à 19 h Cette formation, une initiative du Collège de Rosemont, est rendue possible grâce au soutien de l'Autorité des marchés financiers.www.iclf.ca 514 376-1620, poste 7342 AUJOURD\u2019HUI DANS PAUSE BEAUTÉ LaCHICATTITUDE PAUSE BEAUTÉ L ART DU BAIN EH VIDEO TRAITEMENT CAPILLAIRE MAISON Petit tour du monde du rituel du bain et de ses vertus purificatnces Un bouton m.sur la montagne mT PORTRAIT DE CljAUDE-AND HEBERT U billet de Judith Ritchie maintenant le mercredi Disponible dans l'App Store iPad est une marque de commerce d\u2019Apple Inc., déposée aux États-Unis et dans d\u2019autres pays.App Store est une marque de service d\u2019Apple Inc.LA PRESSE I LaPressePlus.ca LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 A15 MONDE Référendum sur le nouveau projet de constitution en Égypte «Oui au général Sissi et non au terrorisme » % ** ¦¦ PHOTO SABRY KHALED, ASSOCIATED PRESS Une femme s\u2019apprête à se prononcer sur le nouveau projet de constitution de l\u2019Egypte dans un bureau de scrutin d\u2019Hawamidyah, ville située à 40 km au sud du Caire.Près de 53 millions d\u2019Égyptiens votent depuis hier pour se prononcer sur le nouveau projet de constitution - le troisième depuis 2011.Le oui devrait largement l\u2019emporter.Notre journaliste au Caire explique pourquoi.PERRINE MOUTERDE COLLABORATION SPÉCIALE LE CAIRE \u2014 Des chants nationalistes résonnent dans la cour d'une école du quartier de Mounira, dans le centre du Caire.Sur le trottoir, quelques dizaines d'habitants patientent.Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre.L'une d'elles s'est enveloppée dans un drapeau égyptien.Policiers et soldats filtrent les entrées.Ici, comme dans les autres bureaux de vote, la vaste majorité des électeurs se dit sans surprise favorable au projet de constitution.« Je vais voter oui pour le bien du pays, explique Gamal El-Din, gendarme à la retraite.Cette constitution s'adresse à tout le monde : aux femmes, aux enfants, aux hommes de religion.Et on en a assez du terrorisme.» En votant oui, Heba dit elle aussi vouloir exprimer son refus du terrorisme.« Les Frères musulmans, je n'en veux plus, précise cette employée de la société nationale de télécommunications.Ils sont responsables des violences qui secouent le pays.» Fin décembre, les Frères musulmans ont été décrétés « organisation terroriste » par les autorités.Et pendant toute la campagne, des clips télévisés ont martelé un message : « Dire oui à la Constitution, c'est dire non au terrorisme.» Comme pour renforcer les craintes des Égyptiens, et leur détermination à aller voter, une bombe a explosé hier deux heures avant l'ouverture du scrutin, dans le nord de la capitale.Sans faire de victimes.«Je veux Sissi au pouvoir» À la mi-journée, à Madinet Nasr de l'autre côté du Caire, l'atmosphère est à la fête.Klaxons, chants, youyous, photos du général Sissi.Au-delà de la Constitution, les électeurs ne cachent pas que leur vote est aussi une preuve de leur soutien au général Abdel Fattah Al-Sissi, ministre de la Défense et chef des armées.« Je veux Sissi au pouvoir, assure Rabaa, 59 ans.Il peut apporter la stabilité dont on en besoin.Il sait comment s'y prendre.» L'homme fort du pays a savamment entretenu le flou quant à ses ambitions présidentielles.Samedi, il a toutefois déclaré qu'il pourrait être candidat si le peuple le lui demandait.Un taux de participation important pourrait être considéré comme un « appel » des Égyptiens.Vote boycotté Véritable enjeu du référendum, la participation était encore difficile à évaluer hier.Durement réprimés, les Frères musulmans et leurs partisans - dont au moins cinq ont été tués hier dans des heurts avec les forces de l'ordre - boycottent le vote, tout comme une partie de la jeunesse libérale et laïque, désespérée par le retour d'un régime sécuritaire.« Je m'oppose non seulement à la Constitution, mais aussi à ceux qui sont au pouvoir, explique Nayera, 27 ans.Je ne veux pas participer à cette farce.» Ignorés par les médias et harcelés par les forces de l'ordre pendant la campagne, les partisans du non, quant à eux, se faisaient discrets dans les files d'attente.Amina, 57 ans, semble l'une des rares personnes venues se prononcer contre le projet constitutionnel.«Il y a des choses qui ne me plaisent pas dans ce texte, argumente-t-elle.Notamment les articles sur les libertés, insuffisants, et celui qui protège le ministre de la Défense.» Amina, toutefois, ne se fait pas d'illusion: «Le non n'a aucune chance de l'emporter.» LE RÉFÉRENDUM EN CHIFFRES Il s\u2019agit du premier scrutin depuis le renversement de Mohamed Morsi le 3 juillet et du sixième depuis la chute d\u2019Hosni Moubarak en 2011.C\u2019est le taux de participation enregistré lors du référendum sur la précédente constitution sous la présidence de Mohamed Morsi, en décembre 2012.260 000 C\u2019est le nombre de policiers et soldats déployés pour sécuriser le scrutin.Relation avec Valérie Trierweiler Hollande promet une clarification rapide AGENCE FRANCE-PRESSE PARIS \u2014 Le président français François Hollande, très impopulaire et dans la tourmente sur sa vie privée, a reconnu hier que son couple traversait des moments « douloureux» et promis une clarification rapide après la révélation de sa liaison avec une actrice.Alors que cette affaire parasite largement son action, M.Hollande a tenté de centrer son intervention devant la presse sur sa politique économique.Devant 500 journalistes français et étrangers, sommé de s'expliquer après la publication vendredi par le magazine Closer de photos de ses escapades avec l'actrice française Julie Gayet, 41 ans, le chef de l'État s'est montré sur la défensive, parfois sec.Dès la première question, il a dû évoquer l'avenir en tant que « première dame » de Valérie Trierweiler.« Chacun dans sa vie personnelle peut traverser des épreuves.C'est notre cas, ce sont des moments douloureux», a répondu le président français, âgé de 59 ans.Il a cependant refusé de dire si Valérie Trierweiler, 48 ans, était toujours sa compagne.« J'ai un principe, c'est que les affaires privées se traitent en privé, dans une intimité respectueuse de chacun, a-t-il insisté.Ce n'est donc ni le lieu ni le moment de le faire.Mais je ne répondrai à aucune question aujourd'hui sur le sujet.» Il a ajouté qu'il le fera avant sa visite prévue aux États-Unis le 11 février.Mme Trierweiler, hospitalisée depuis vendredi pour un « coup de blues » après les révélations de Closer, a été invitée à ce déplacement.Interrogé sur son état de santé, François Hollande s'est montré très sec.«Elle se repose et je n'ai pas d'autre commentaire à faire», a-t-il dit.«Indignation totale» Depuis le début de cette affaire, observateurs et hommes politiques, notamment dans l'opposition, accusent le chef de l'État de saper la fonction présidentielle.M.Hollande a indiqué qu'en théorie, il aurait pu attaquer le magazine en justice, mais qu'il se «retient» de toute poursuite judiciaire du fait de son immunité.Il a aussi affirmé que sa sécurité était pleinement assurée lors de ses déplacements privés, alors que les critiques et l'opposition ont dénoncé des manquements dans ce domaine.IL NE RESTE QU'A NÉGOCIER L'HIVER FRANCHIR DE NOUVEAUX HORIZONS RANGE ROVER EVOQUE 2014 $599 /MOISf 3 699 $ D'ACOMPTE % 36 MOIS P-K> @ïï©Ü0J LES CARACTÉRISTIQUES DE SÉRIE INCLUENT : \u2022\tMOTEUR Si 2,0 L AVEC 240 CH \u2022\tBOÎTE AUTOMATIQUE 9-RAPPORTS \u2022\tARRÊT/DÉPART INTELLIGENT \u2022\tÉCRAN TACTILE DE 8 POUCES \u2022\tJANTES DE 18 PO EN ALLIAGE AU FINI ARGENTÉ ÉTINCELANT \u2022\tSIÈGES EN CUIR CHAUFFANTS LandRover.ca LES MOTEURS DECARIE 8255, Rue Bougainville, Montreal Tel: 514 334-9910 www.decarie.com LAND ROVER LAVAL 3475, boul.Le Carrefour, Laval Tel: 450 688-1880 www.landroverlaval.com LAND ROVER BROSSARD 9425 boul Taschereau, Brossard TEL: 450 659-5572 www.landroverbrossard.com ©2014JaguarLand Rover Canada ULCRange Rover Evoque Pure 5-portières 2014 PDSF 47 695 $.Prixaffiché de 50 159$.fLouez, de CanadianDealerLeasing Services Inc., un Range Rover Evoque Pure 5-portières 2014 neuf (en stock) pour599$parmois,basé suruntauxd'intérêtannuel de 3,9 %etunbailde36mois offert aux particuliers qualifiés, avecacompte de 3699 $etdéduction faitedu Comptant Conquête de 1500 $etducréditdu détaillant de28$.Lemontant total exigible de la location est 25 263 $.Rachat facultatif de 27 588,40 $.Une franchise de 48 000 km sur36mois s'applique.Des frais de0,20 $/km plus taxess'appliquent au kilométrage excédentaire.Le financement à l'achat d'un Range Rover Evoque Pure 5-portières 2014 neuf (en stock) à untauxannuel de 3,9 % est offert aux particuliers pendant 60 mois par la Banque Scotia (SAC).Par exemple :pourunmontant de50 159$ financé à 3,9 % annuellementpendant60mois, la mensualité est de 893,94 $, le coût du prêt est 4 977,12 $ et le total à rembourser est 53 636,40 $.Lestaxes sont exigibles surles pleins prixd'achat.Les offresincluentlesfrais detransport(1470 $), l'inspection pré-livraison (495 $), la taxe surle climatiseur (100 $) etlesfrais d'administration(399$).Lestaxes et frais d'immatriculation sont exigibles à la signature.Prixbasés sur le prix de détail suggérépar le fabricant (PDSF).Toutes les offres se terminent le 31janvier 2014.Une commande spéciale pourrait être requise.Les offres peuvent être retirées en tout temps sans préavis.Levéhicule peut différer de celui illustré.Les détaillants peuventvendreouloueràprixmoindre.Quantités limitées.Offres en vigueurchez les détaillants participants seulement.Voyez votre détaillant Jaguar Land Rover ou visitezjaguar.ca et landrover.ca pourobtenir tous les détails. A16 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 DEBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAL Ce qui se chiffre bien.FRANÇOIS CARDINAL LJ itinérance peut sembler insoluble.Et pourtant, cer-¦ taines villes canadiennes ont réussi à réduire le problème, parfois de façon spectaculaire.Selon L'État de l'itinérance au Canada, le nombre de sans-abri a diminué de 11 % à Calgary depuis 2008, de 30% à Edmonton et de plus de 60 % à Vancouver.À Montréal?Mystère, car la dernière recension de l'itinérance remonte à 1998, une lacune qui empêche de connaître avec précision l'évolution du phénomène.La dernière recension de l\u2019itinérance remonte à 1998, une lacune qui empêche de connaître son évolution.En itinérance, comme dans bien des matières, le Québec a développé ces dernières années une approche distincte, qui tranche avec celle qui est privilégiée ailleurs sur le continent.Au Canada anglais et aux États-Unis, on a en effet choisi de mettre l'accent sur la formule «logement d'abord», qui vise à fournir en toute priorité un logement privé aux personnes itinérantes souffrant de problèmes de santé mentale.Mais cette approche a été rejetée au Québec pour toutes sortes de bonnes raisons, notamment le fait qu'elle s'adresse à une portion fort limitée des sans-abri.À l'inverse, l'expertise développée ici est plus diversifiée, elle s'appuie sur la concertation, l'action des groupes d'aide, le logement social avec soutien communautaire et, bien sûr, le filet de sécurité sociale de la province.Autant de choses qui permettent de croire que le Québec a choisi une approche possiblement mieux adaptée à sa situation que la formule « mur à mur » appliquée au Canada avec des résultats contrastés d'une région à l'autre.« Possiblement », parce que l'efficacité des mesures québécoises n'est malheureusement pas chiffrée.Au contraire, le seul indicateur disponible, le nombre de nuitées dans les refuges (un indicateur imparfait, étant donné qu'il ne mesure qu'une petite facette de l'itinérance), laisse croire que la situation s'envenime depuis six ans.Cela ne veut pas dire que les façons de faire du Québec sont inadéquates, encore moins qu'il faudrait répliquer la méthode utilisée à Vancouver.Mais cela suppose à tout le moins qu'une simple injection d'argent supplémentaire ne règlera pas le problème.Les groupes qui œuvrent sur le terrain ont certes une excellente connaissance empirique de la situation.Ils constatent ainsi que la moyenne d'âge des itinérants est en hausse.Que le phénomène s'étend hors centre-ville.Etc.Mais l'observation a ses limites.que les statistiques peuvent compenser, surtout quand on mise sur une approche différente des juridictions voisines.Une recension du nombre de sans-abri (menée parallèlement aux actions prévues au cours des prochaines années, sans impact financier sur ces dernières) pourrait mener à un portrait plus précis de l'itinérance, à l'abandon de mesures inefficaces, à des actions plus ciblées, voire à des objectifs quantifiés.Sans chiffres, à l'inverse, bien difficile de se remettre en question, comme l'ont fait les États-Unis, le jour où ils se sont aperçus qu'une frange des itinérants constituait 10% des sans-abri, mais utilisaient 60 % des ressources offertes.La ministre Hivon est à mettre la touche finale à une politique nationale sur l'itinérance au moment où le maire de Montréal choisit de faire de cet enjeu une priorité.Reste maintenant à préciser le portrait du phénomène qu'on veut enrayer.DEBATS@LAPRESSE.CA Quelle neutralité?On parle beaucoup de la neutralité de l'État et de sa laïcité.Les pro-charte ont peur de l'influence des enseignants et des employées de garderies sur nos petits.Je me souviens pourtant d'un professeur de politique au cégep, qui n'avait pas de voile, ni de kippa, qui était membre du Parti québécois et qui ne se gênait pas pour tenter de nous influencer.Combien de professeurs le font encore?Aujourd'hui, les idées politiques sont-elles moins importantes que les idées religieuses?Danielle Cantin Le mea culpa de la FTQ « Ce n'est pas de notre faute et on ne le fera plus», disent-ils.Wow, quel plaidoyer de la FTQ ! Je suis impressionnée.Une organisation gigantesque, plusieurs fois millionnaire, bardée de comptables, d'avocats et d'autres experts, dont certaines filiales bénéficient de nos largesses fiscales - mes taxes, en langage simple -, se plaint d'être victime de harcèlement.Alors là, je me marre carrément! Et ils passent sous silence qu'en plus d'avoir probablement fraudé la société, cette centrale syndicale a utilisé l'intimidation, voire l'extorsion et la contrainte physique, pour empêcher des gens d'exercer leur métier.Ils sont bien à plaindre ! Paul Michaud Prenons notre place Voilà plus de 20 ans que les Québécois votent pour être dans l'opposition.Si l'on ne se retrouve plus dans ce pays, c'est notre faute.Le Québec a été présent au pouvoir exécutif de façon importante au XXe siècle.De Laurier à Martin, nous avons eu un rôle prépondérant à la définition et à la réalisation du Canada.Certes, avec des plus et des moins, des bons coups et des erreurs, mais nous avons joué notre rôle.Depuis le Bloc et aujourd'hui le NPD, nous nous excluons du pouvoir et nous en souffrons.Le Québec doit reprendre sa place dans le Canada, quoi qu'en disent les indépendantistes.Dans une fédération, que l'on soit fédéraliste ou indépendantiste, l'important, c'est d'être présent dans la prise de décision.Claude Leblanc Un Bloc solide Contrairement à ceux qui ont mis en doute la pertinence du Bloc québécois à Ottawa, je suis d'avis que sa présence est toujours nécessaire.D'ailleurs, la piètre performance de l'opposition néo-démocrate à Ottawa le démontre très bien.Je suis donc convaincu que le Bloc est le meilleur chien de garde afin d'assurer le respect des intérêts du Québec dans ce monde fédéraliste qui perdure.Il est temps d'élire des gens qui défendront les intérêts du Québec.Jocelyn Boily, Québec TONY ACCURSO ET SON FIDÈLE COMPAGNON, GUY GIONET DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION Quand les bébés dérangent MÉLANIE DUGRÉ Avocate, lauteure collabore régulièrement aux pages Débats.L'histoire a fait grand bruit la semaine dernière.Un père de famille a dû débourser le prix d'un cinquième billet, 42$, afin que son bébé de trois mois puisse rester dans les bras de sa mère pendant une représentation du ballet Casse-Noisette.Il n'en fallait pas plus pour que les forums de discussion et les tribunes téléphoniques s'enflamment.Certains ont affirmé que le père ne pouvait crier au scandale après le fait, alors que la politique de la Place des Arts quant à l'entrée des enfants aux spectacles est claire et bien en évidence sur le site internet.D'autres ont qualifié cette même politique de ridicule et abusive.Au final, les Grands Ballets Canadiens ont décidé de rendre l'accès gratuit à tous leurs spectacles pour les enfants de moins de deux ans qui n'occupent pas de siège.Preuve, peut-être, que la politique, bien que claire, était difficilement défendable.Mais au-delà du caractère raisonnable ou abusif de la politique de la Place des Arts, ce débat a rapidement dérapé vers une confrontation des pro et contre bébés en public.Les premiers ont défendu le choix d'emmener un si petit bébé au spectacle, alors que les deuxièmes ont condamné le manque de jugement des parents.Sous mon chapeau de mère de trois jeunes enfants, j'admets d'emblée mon manque d'objectivité sur la question.Mais je m'estime néanmoins compétente pour ajouter mon grain de sel à la discussion, mon propre baluchon débordant d'anecdotes, certaines cocasses, d'autres moins, sur mes expériences en public avec mes rejetons.Mes petits ayant été des modèles plutôt vocaux et peu discrets, j'ai vécu ma juste part d'épisodes de bébé affamé hurlant dans le panier d'épicerie et d'enfant contrarié se roulant sur le plancher de la pharmacie.Je vois mal comment on peut légitimement reprocher aux parents d\u2019avoir emmené leur bébé de trois mois à une représentation de Casse-Noisette.Surtout, j'ai entendu beaucoup plus de soupirs exaspérés que de paroles réconfortantes et j'ai croisé beaucoup plus de regards désapprobateurs que compatissants, autant de sources de nœuds dans l'estomac et de sueurs froides.Dans le cas présent, je vois mal comment on peut légitimement reprocher aux parents d'avoir emmené leur bébé de trois mois à une représentation de Casse-Noisette.Il ne s'agissait pas de l'opéra Carmen, d'un concert de Pearl Jam ou de l'OSM, mais bien d'un spectacle familial auquel assistaient des enfants de tous âges qui gigotent, parlent fort, ont faim, soif, envie de pipi et qui sont souvent autrement plus turbulents qu'un bébé lové contre le sein de sa mère.On tend malheureusement à oublier qu'après la naissance d'un enfant, surtout le quatrième d'une famille, la vie continue, qu'on ne laisse pas facilement derrière soi un si petit bébé, allaité de surcroît, et que les enfants ne devraient pas être considérés comme des nuisances publiques jusqu'à leur majorité.Ces réactions hostiles sont particulièrement révélatrices de notre faible niveau de tolérance à l'égard d'autrui et des irritants que la vie en société implique.Nous nous insurgeons contre toute manifestation extérieure susceptible d'ébranler notre précieuse quiétude et de troubler notre confort chèrement acquis.Néanmoins, bien que l'exercice d'un jugement minimal soit nécessaire au bon fonctionnement en collectivité, il faudra bien admettre que les enfants dérangeants, les spectateurs qui rient trop fort et les voisins d'avion qui sentent mauvais font partie des réalités de la vie qu'il vaut mieux accepter avec humour et philosophie.2014 commence à peine et nous voilà déjà à nous égratigner l'épiderme.En cette ère de Charte des valeurs et de célébration du vivre-ensemble, nous pourrions peut-être relever ces défis en commençant par pratiquer l'art de l'ouverture, de la tolérance et de l'indulgence.PLUATA PtüATi P££lATl T! GlfiAïi ¦ rtttTSotHinC UIM Les attentes pour Sotchi À trois semaines de la cérémonie d\u2019ouverture des Jeux olympiques de Sotchi, les espoirs sont grands de voir l\u2019équipe canadienne se classer parmi les meilleures, comme elle l\u2019a fait il y a quatre ans à Vancouver.Les résultats seront-ils au rendez-vous?Interviewé par André Pratte, le quadruple médaillé olympique Gaétan Boucher fait part de ses propres attentes à la veille des Jeux de Sotchi.PRESSE - - >.LA QUESTION DU JOUR Vous arrive-t-il d\u2019avoir peur d\u2019une chute de béton ou d\u2019un effondrement lorsque vous passez sous un viaduc?Souvent > 30% Parfois > 43% Jamais > 27% Résultats à18h40, hier > 12 221 répondants POURNOUSJOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 A17 À BIEN Y PENSER La majestueuse égalité de la loi interdit le port de signes religieux ostentatoires également aux Québécois catholiques non pratiquants ayant un accès privilégié à des emplois bien rémunérés dans la fonction publique, ainsi qu\u2019aux immigrantes musulmanes pratiquant sincèrement leurs religion.\u2014 Mirko Buzolitch, Montréal DEBATS EMPLOI Le devoir de franchise !\tT -\t \t Xi\t Le Québec a perdu 10 200 emplois en décembre.Il compte 22 300 chômeurs de plus.Il a vu son taux de chômage passer de 7,2% à 7,7%.Et qu'est-ce que les ministres des Finances et de l'Emploi nous ont dit dans un communiqué ?« Les plus récentes données sur l'emploi, publiées ce matin par Statistique Canada, démontrent un bilan positif au Québec en 2013, par rapport à 2012.» Cette lecture surréaliste de la réalité s'explique par le contexte politique mouvant dans lequel nous nous trouvons, qui pousse les politiciens à la surenchère partisane.Mais cela met en relief l'importance de trouver une autre façon de traiter les questions économiques dans le débat public pour que les citoyens puissent s'attendre à ce que leur gouvernement leur donne l'heure juste sur l'état de 2100 Nombre d\u2019emplois créés au Québec entre décembre 2012 et décembre 2013 24 000 Nombre d emplois créés en Ontario pendant la même période.l'économie.Le triomphalisme factice des ministres Nicolas Marceau et Agnès Maltais repose sur une anomalie arithmétique dont j'ai déjà parlé.Et c'est le fait que la méthode traditionnelle pour calculer l'évolution de l'emploi ne donne pas un portrait juste de la situation réelle.Quand on prend la moyenne de l'emploi pour chaque mois de 2013, on arrive à 4 032 200 emplois.Pour 2012, ce même exercice donnait une moyenne de 3 984 400 emplois.Il y a donc eu un gain, satisfaisant, de 47 800 emplois entre 2012 et 2013.C'est ce qui permet aux ministres du gouvernement Marois de proclamer, sans mentir, qu'il s'agit d'« un bilan supérieur aux attentes ».Mais l'honnêteté intellectuelle consiste à dire toute la vérité.La vérité, c'est que ces moyennes masquent la façon dont l'emploi a évolué.Le Québec a subi une baisse brutale de l'emploi en 2011.Au début de 2012, le niveau de l'emploi était donc très bas.On a ensuite assisté à une hausse spectaculaire tout au long de 2012.Et en 2013?Rien.Des hauts et des bas, mais dans l'ensemble, une totale stagnation.C'est un peu comme si l'entraîneur-chef du Canadien, Michel Therrien, après que son équipe eut subi sept revers consécutifs, affirmait en conférence de presse que le Canadien allait très bien, parce qu'il était en bonne position dans le classement.La vérité, c'est que la bonne année, ç'a été 2012, et que 2013, c'est le désastre.On le voit mieux en regardant les résultats de fin d'année.Il y avait 3 908 800 emplois en décembre 2011.On en dénombrait 4 044 200 en décembre 2012, un bond exceptionnel de 135 400 emplois.Et en décembre 2013, on était passés à 4 046 300 emplois.Un gain franchement anémique de 2100 postes qui masque, en outre, un changement troublant dans la composition de l'emploi: sur ces douze mois, il s'est perdu 43 800 emplois à temps plein et créé 45 800 emplois à temps partiel.Et qu'ont à dire là-dessus les ministres Nicolas Marceau et Agnès Maltais?Rien.Même si cette stagnation de l'emploi est un phénomène purement québécois.De décembre 2012 à décembre 2013, il y a eu 99 900 emplois de plus dans le reste du Canada, 24 000 de plus en Ontario, 1 374 000 de plus aux États-Unis.J'ai écrit plus d'une fois sur l'interprétation à donner à ces statistiques.Ce n'est pas par amour des guerres de chiffres.Un ministre des Finances doit s'élever au-dessus du débat partisan primaire, il doit jouer un rôle de fiduciaire et c'est son devoir de faire preuve de transparence et de donner un portrait fidèle de l'état des finances et de l'économie.Pourquoi l'emploi se comporte-t-il différemment au Québec?C'est une question à laquelle on ne pourra pas répondre si on n'admet pas au départ l'existence du problème.Il sera très difficile d'avoir un débat public fructueux et de prendre les bonnes décisions si, au départ, on se refuse au bon diagnostic.COURTAGE IMMOBILIER De la flexibilité, SVP PAUL-DANIEL MULLER L\u2019auteur est économiste et consultant en politiques publiques.Tandis que des dizaines de milliers de propriétaires s'apprêtent à mettre leur immeuble en vente, les courtiers immobiliers du Québec s'offrent actuellement une campagne publicitaire pour promouvoir leur site web commun (centris.ca) et leurs services.L'ironie, c'est qu'en même temps, ils rebutent une partie de leur clientèle potentielle en résistant au vent de changement qui souffle sur leur industrie - un vent qui menace leur modèle d'entreprise lucratif.Le modèle d'entreprise traditionnel dans le courtage immobilier, c'est le service complet: le courtier s'occupe notamment de décrire l'immeuble, de l'afficher sur le web, de le mettre en marché, de conseiller le vendeur et de le représenter.Le contrat de courtage oblige le courtier à fournir l'ensemble de ces composantes de manière groupée: au Québec, impossible pour le vendeur de se les procurer à la carte.Le vent de changement, c'est celui du « dégroupage » : la séparation d'un service en plusieurs composantes.Un vent qui a déjà transformé d'autres industries comme le courtage de valeurs mobilières et la distribution de produits d'assurance.En 2010, le Bureau de la concurrence a ouvert la voie au dégroupage du courtage immobilier au Canada.Dans les autres provinces, les chambres immobilières ont dû supprimer les règles qu'elles avaient établies pour décourager leurs membres qui voulaient offrir aux vendeurs de simples affichages sur le réseau MLS.Le simple affichage, offert à prix forfaitaire, est une solution de rechange bon marché au service complet à commission.Le dégroupage du service immobilier est-il dans l'intérêt des vendeurs?Faisons un petit calcul : pour quelques centaines de dollars, un inspecteur en bâtiment identifiera les faiblesses de votre immeuble, vous permettant de le décrire honnêtement; idem pour un évaluateur agréé qui vous aidera à fixer un prix raisonnable; 1000$ vous achèteront de belles photos, la pancarte et l'affichage sur le web; et pour un autre 1000-2000$, un notaire vous fournira du soutien-conseil tout au long du processus.Somme toute, des frais minimes par rapport aux 20 000, 30 000 ou 40 000$ de commission que prend un courtier pour son service complet (lequel comprend aussi, il est vrai, des tâches aussi complexes que de répondre aux appels ' ¦ V-'' ?à.i ¦i .-iA\"- mm üïas mm PHOTO FRÉDÉRIC CANTIN, ARCHIVES LE QUOTIDIEN L\u2019auteur affirme que les vendeurs seraient avantagés par un assouplissement des règles régissant le courtage immobilier.et d'organiser les visites).Combien de temps faut-il à Monsieur ou Madame Tout-le-monde pour gagner 20 000$ après impôts ?On veut votre bien et on l\u2019aura Mais ce vent de changement n'a pas encore atteint le Québec.Car chez nous, la Loi sur le courtage immobilier a coulé à se tourner vers des services d'affichage non réglementés et beaucoup moins dispendieux.Que certains vendeurs désirent le service complet, que d'autres ne soient pas outillés pour mener une transaction à bon port, je veux bien.Mais en interdisant aux courtiers de dégrouper leur offre pour l'adapter aux besoins diversifiés La Loi sur le courtage immobilier a coulé dans le béton le modèle d\u2019entreprise à service complet.Les courtiers affirment devoir prendre en charge tous les aspects de la vente, même quand le vendeur ne désire que le simple affichage.dans le béton le modèle d'entreprise à service complet.Cette loi attribue aux courtiers une responsabilité professionnelle.Dès lors, pour l'assumer, ils affirment devoir prendre en charge tous les aspects de la vente, même quand le vendeur ne désire que le simple affichage.Cherchez l'erreur ! C'est cette rigidité de l'offre, consacrée par la Loi sur le courtage immobilier, qui pousse un nombre croissant de vendeurs des vendeurs, la loi québécoise va trop loin.Elle infantilise les vendeurs et les acheteurs en les supposant incapables de discernement.Sous prétexte de protéger le public, elle sert surtout à protéger le bifteck des courtiers, en particulier leur modèle d'entreprise le plus lucratif.Les courtiers pourraient méditer Le chêne et le roseau : quand souffle le vent du changement, ce n'est pas le chêne rigide qui survit, c'est le roseau flexible.Une méthode d\u2019intervention nécessaire Les séances d\u2019intervention comportementale intensive pour les enfants autistes ne doivent pas être laissées de côté CLAUDE BELLEY ET ROSE-MARIE CHAREST Les auteurs sont respectivement directeur général de la Fédération québécoise des CRDITED et psychologue, présidente de l\u2019Ordre des psychologues du Québec C'est avec grand espoir que nous avons pris connaissance, plus tôt cette semaine, des propos tenus par Mme Véronique Hivon, ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux, en entrevue avec Le Soleil.La ministre est d'avis que l'augmentation des cas de troubles du spectre de l'autisme (TSA) est un phénomène représentant un «tsunami qui allonge encore plus les listes d'attente dans les services de réadaptation».Cette déclaration démontre une ouverture réelle de la ministre et de son gouvernement quant aux besoins des familles d'enfants ayant un TSA et nous ne pouvons que nous en réjouir.Cependant, nous ne pouvons rester silencieux devant les propos déconcertants tenus par la Dre Chantal Caron, médecin psychiatre à l'Hôpital Rivière-des-Prairies, citée à la fin de l'article de Pierre Pelchat publié dans Le Soleil le 6 janvier dernier.La Dre Caron y remettait en question les séances d'intervention comportementale intensive (ICI) offertes aux enfants ayant un TSA avant leur entrée à l'école.Selon les propos tenus par la Dre Caron, «la stimulation intensive pendant 20 à 40 heures par semaine aux enfants, c'est effrayant.Les autistes avec qui on travaille disent que ça n'a aucun bon sens », et « les évidences scientifiques qui démontrent que ce type d'approche est bénéfique sont faibles à très faibles.» Les scientifiques et professionnels parmi nous qui œuvrent chaque jour .PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Les séances d\u2019intervention comportementale aideraient è prévenir des troubles graves chez les enfants autistes.auprès de cette clientèle, sont d'avis qu'une telle prise de position va nécessairement à l'encontre des meilleures pratiques en la matière.Certes, l'application des services d'ICI devrait être plus uniforme à l'échelle provinciale.Remettre en question sa pertinence tout en n'offrant aucune solution de rechange et remettre en question les conclusions non équivoques de nombreuses études nous paraît cependant préjudiciable, puisque cette attitude peut priver un enfant d'un traitement efficace.Malgré ce que véhicule la Dre Caron, ceux parmi nous qui œuvrent auprès des personnes ayant un TSA et de leurs proches sont quotidiennement témoins des bienfaits des programmes d'ICI, que ceux-ci soient offerts dans le réseau public - par le biais des CRDITED du Québec qui desservent annuellement plus de 855 enfants d'âge préscolaire - ou dans le réseau privé où, par exemple, le Centre Gold accueille quotidiennement plus de 60 enfants d'âge préscolaire et leurs parents.Les enfants fréquentant ces centres bénéficient d'un programme d'ICI mettant à profit une combinaison de stratégies d'intervention basées sur l'analyse appliquée du comportement.L'effort combiné des professionnels de la santé, des parents et des enfants fait constamment la preuve que ces programmes sont efficaces et nécessaires pour un développement social et comportemental optimal des enfants en bas âge ayant un TSA.Grâce à ce type d'intervention et malgré les défis qu'ils devront surmonter au cours de leur vie, ces enfants seront tout de même capables de vivre en société.Tout comme la ministre Hivon, nous trouvons alarmante l'augmentation de la prévalence du nombre d'enfants atteints d'un TSA.Nous avons l'opportunité d'agir préventivement en bas âge, ce qui aidera à prévenir l'apparition de troubles graves du comportement et d'autres troubles de santé mentale à l'âge adulte.C'est entre autres pourquoi nous devons nous doter, en tant que société, des meilleures solutions pour venir en aide à cette clientèle croissante, et nous sommes convaincus qu'elles passent forcément par la prestation d'interventions comportementales intensives, soit l'utilisation des programmes ayant démontré leur efficacité en recherche et en clinique, et bien sûr d'un appui gouvernemental à la hauteur des besoins.La liste complète des signataires est disponible à lapresse.ca 926815 A18 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn DEBATS CHARTE DES VALEURS QUÉBÉCOISES Un projet incomplet LUC GOUIN L\u2019auteur est directeur de loisirs et réside à Longueuil.La Charte des valeurs proposée par le gouvernement du Parti québécois est une initiative essentielle, mais incomplète.Pour avoir la portée qu'elle se doit, une charte des valeurs doit couvrir l'ensemble de la condition humaine.Par exemple, définir notre manière de vivre en harmonie avec la La raison d\u2019être d\u2019une charte des valeurs est d\u2019unir pour mieux bâtir, non de diviser.nature, promouvoir la tolérance envers la différence, le respect du bien commun, la responsabilisation du citoyen, la solidarité envers les personnes désœuvrées, etc.En focalisant sur la laïcité, la Charte est apparue comme une politique défensive plutôt que rassembleuse.Il ne suffisait pas de dire aux croyants: «Vous avez tort.» Il fallait plutôt les inviter à mettre leur sens du sacré au service du vivre-ensemble.La société a besoin, plus que jamais, d'enrichir son espace spirituel.Les concepteurs de la Charte qu'on s'apprête à étudier en commission parlementaire font partie de la génération des soixante-huitards qui ont contribué à déconstruire nos traditions et qui ont ouvert les portes toutes grandes à la société de consommation que l'on connaît aujourd'hui.En voulant empêcher l'intrusion de dogmes religieux jugés rétrogrades et discriminatoires envers les femmes, le gouvernement en est venu à cibler un groupe en particulier au point que le débat a tourné essentiellement autour du port des signes religieux ostentatoires, notamment celui du voile chez les musulmanes.L'intention de créer un espace égalitaire s'est transformée, aux yeux de plusieurs, en une politique attentatoire à saveur ethnique.Il peut être louable de vouloir indiquer clairement aux citoyens de toute origine qu'il n'y pas de place dans l'espace public québécois pour des valeurs qui légitiment l'infériorité d'un sexe par rapport à l'autre et l'utilisation de la violence au nom des croyances religieuses, mais il ne faut pas que l'action pour la contrer nous replonge dans des guerres de religion.La raison d'être d'une charte des valeurs est d'unir pour mieux bâtir, non de diviser.7 / ' \u2019 J,*** A\u2019 \" PHOTO ARCHIVES LA PRESSE L\u2019auteur estime que le débat sur la Charte en est devenu un sur le voile islamique.1 PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019auteur soutient que la défense des principes d\u2019égalité homme-femme et de laïcité passe par la Charte des valeurs.Une laïcité à défendre MATTHIEU POULIN GOYER L\u2019auteur est étudiant en philosophie à l\u2019UQAM.En affirmant à tort que notre corde sensible québécoise «prend pour cible parmi les citoyens les plus vulnérables de la société», vous usez d'une vieille stratégie argumentative culpabilisante qui consiste à contraindre le lecteur pro-charte d'incarner le rôle du «méchant» Québécois xénophobe, responsable de la souffrance de toutes les « victimes » potentielles de la Charte.Or, si nous demeurons dans votre logique, la liste des citoyens les plus vulnérables de notre société ciblée par un éventuel statu quo est infiniment plus longue.Tout d'abord, dans le milieu de la santé, bien souvent, les patients sont non seulement faibles physiquement, mais psychiquement, inaptes à se défendre de l'arbitraire religieux, à exercer un jugement éclairé, ainsi qu'à entreprendre les actions corollaires.Ensuite, avec une population vieillissante comme la nôtre, de nombreuses personnes âgées souhaitent être traitées dans la dignité, sans la distance générée par des symboles religieux aux proportions démesurées.Les bénéficiaires des différents services sociaux publics, qui font certainement partie des tranches les plus fragiles de la population, ne veulent pas se voir imposer une distance religieuse ostensible par des fonctionnaires mandatés d'un pouvoir étatique ayant une influence directe sur leur vie.Dans le milieu de l'éducation scolaire et secondaire, la condition de vulnérabilité imminente des enfants commande un respect prospectif envers des êtres qui n'ont pas encore la libre conscience d'exercer un jugement critique pondéré envers le religieux.Si nous avons déconfes-sionnalisé nos institutions d'enseignement en enlevant le crucifix sur le mur de nos classes à l'école, pourquoi accepterions-nous que le symbole religieux aux proportions excessives soit porté directement sur l'éducateur?Du coup, le symbole religieux ostentatoire fait son chemin, est complètement banalisé, introjeté chez l'enfant, alors que le prétendu « idéal moral » du dogme religieux entre directement en contradiction avec les principes d'égalité homme-femme et de neutralité religieuse.Contrairement à ce que certains peuvent penser, nous ne sommes pas des Robinson Crusoé, chacun sur notre île déserte, qui entrent, affranchis absolument de toutes leurs influences sur les autres, dans la fonction publique de l'État pour y travailler.Les symboles religieux ostentatoires, comme signes matériels concrets, sont éminemment sociaux, tous porteurs d'une histoire et de significations proprement humaines.Un employé de la fonction publique qui porte un symbole religieux ostentatoire, peu importe lequel, doit assumer autant l'héritage positif que négatif attaché nécessairement à son symbole, ainsi que les graves contradictions morales qui en découlent.Avec cette charte de la laïcité, nous émettons des jugements de valeur moraux propres au Québec que nous sommes entièrement légitimés de défendre coûte que coûte.Le message porteur de sens et d'avenir envoyé au reste du monde et à nous-mêmes, c'est la préséance foncière de l'égalité homme-femme, ainsi que de la laïcité, sur les symboles religieux ostentatoires dans nos institutions publiques.Connaissez-vous beaucoup de moments dans l'histoire où une culture de masse comme la nôtre a osé faire de l'égalité homme-femme un principe sacré?Ce n'est pas par hasard que le Québec est héritier de l'un des plus grands mouve- ments de femmes de la planète.Les Québécois font actuellement le choix identitaire historique, à portée universelle, de défendre les principes inaliénables, non négociables d'égalité homme-femme et de laïcité.Le Québec a la clairvoyance d'entrevoir dans l'avenir l'accumulation des problématiques morales liées au religieux dans ses institutions publiques.C'est pourquoi nous choisissons collectivement de nous doter d'une charte de la laïcité, de manière à protéger ce qui est le plus fragile et ce qui a le plus de valeur dans notre société.Si nous avons déconfessionnalisé nos institutions d\u2019enseignement en enlevant le crucifix sur le mur de nos classes à l\u2019école, pourquoi accepterions-nous que le symbole religieux aux proportions excessives soit porté directement sur l\u2019éducateur?Darwin, Einstein et Dieu La religion ne doit pas s\u2019immiscer dans l\u2019enseignement scolaire MARC BOUCHER L'auteur réside à Laval.Je suis partisan de la laïcité à l'intérieur des espaces civiques.Mais je ne voudrais pas pour autant que l'on réprime d'aucune façon le droit de représenter sa croyance à un dieu ou à d'autres divinités en dehors de ces espaces.Cela fait partie des libertés fondamentales que nous nous sommes données, et si les choses doivent changer, évoluer, ce sera par l'éducation qui, lentement, devrait apporter ce qu'il faut pour douter, remettre en question et conquérir une liberté de pensée.C'est pour cette raison précise que, dans nos écoles plus qu'ailleurs, ce droit à la représentation des croyances devrait être contraint.J'irais plus loin: contraindre la représentation et son objet, car même le signe religieux enlevé, il restera cette conviction sourde prête à répandre la bonne nouvelle partout où elle le pourra.Et cette bonne nouvelle peut malheureusement se trouver en travers du chemin de la connaissance qu'empruntent les écoliers.La liberté de pensée et la liberté de croire s'opposent-elles ?Difficile d'y répondre de façon absolue.Mais dans les faits, on peut se demander s'il y a beaucoup d'enseignantes (puisqu'il s'agit principalement de celles-ci au primaire et au secondaire) portant le hijab ou un crucifix dans le cou qui dis- courent sur l'évolution des espèces ou le Big Bang, par exemple.En 1 8 5 9, Darwin a démontré hors de tout doute que son hypothèse pouvait devenir une théorie universelle et Einstein a fait la même chose, en 1915, avec sa théorie générale de la relativité.Depuis, ces deux théories représentent les piliers du savoir humain concernant la nature du monde.Elles doivent être enseignées dès le primaire, avec toute la diligence et la passion qu'elles méritent et que nous méritons comme citoyens.Et, comme tout est relié et qu'un enseignement riche doit démontrer les liens qui unissent la nature à tous les niveaux et dans toutes les matières, il y a une obligation, ici, de ne poser aucune barrière subjective à cette éducation, aucune interférence prosélyte qui viendrait ramener ces paradigmes universels à l'état d'hypothèses mesurables à l'aulne des croyances et des superstitions.On peut se demander s\u2019il y a beaucoup d\u2019enseignantes portant le hijab ou un crucifix dans le cou qui discourent sur l\u2019évolution des espèces ou le Big Bang. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 LE TOUR DU GLOBE A19 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii MONDE !'T II'i\u2019-jT.:____________ PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE PHOTO ASSOCIATED PRESS PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE PHOTO REUTERS i WM, Tunisie Trois ans plus tard, toujours pas de Constitution Italie L\u2019armée contre les mafias de l\u2019environnement Soudan du Sud Des centaines de civils morts noyés Floride L\u2019homme qui aurait fait feu dans un cinéma reste détenu La Tunisie fêtait hier ie 3e anniversaire de ia chute du régime de Ben Aii, détonateur du Printemps arabe, mais iadoption de ia nouveiie Constitution promise pour cette date symboiique n\u2019était pius concevabie en raison de disputes poiitiques.En fin de matinée, des manifestations, à i\u2019appei de partis poiitiques notamment, se sont dérouiées dans ie caime et sous haute présence poiicière.\u2014AFP Le gouvernement itaiien a donné son feu vert à i\u2019utiiisation de iarmée pour s\u2019opposer aux mafias qui ont enterré pendant des années des tonnes de déchets entre Napies et Caserte, une zone surnommée « ie Triangie de ia mort».Eiie tire son nom des incendies aiiumés pour brûier ies déchets, ie pius souvent toxiques, jetés dans ies champs par ia Camorra, ia mafia napoiitaine, qui en a fait une affaire juteuse.\u2014 AFP Les combats faisaient rage hier dans piusieurs viiies au Soudan du Sud, où pius de 200 civiis fuyant ie confiit sont morts noyés dans ie naufrage de ieur bateau.Le gouvernement de Djouba et ia rébeiiion ont repris à Addis Abeba ieurs pourpariers sur un cessez-ie-feu.Les rebeiies ont mené hier une nouveiie attaque pour tenter de reprendre ia viiie de Maiakai, capitaie de i\u2019Etat pétroiier du Haut-Nii.\u2014 AFP Le poiicier retraité de 71 ans accusé d\u2019avoir tué un homme par baiie dans un cinéma de ia Fioride parce qu\u2019ii envoyait des messages sur son téiéphone restera détenu sans possibiiité de iibération sous caution, a décidé un juge hier.Curtis Reeves est accusé de meurtre non prémédité en iien avec ia mort de Chad Ouison, 43 ans, iors de i\u2019incident survenu iundi.L\u2019incident s\u2019est dérouié à Wesiey Chapei, au nord de Tampa.\u2014 AP i i- mm PHOTO MARK WILSON, REUTERS Un suspect a été arrêté, hier, après une fusillade à l\u2019école Berrendo, à Roswell.États-Unis Une fusillade dans une école blesse au moins deux enfants ROSWELL, Nouveau-Mexique \u2014 Une fusiiiade survenue hier dans une écoie du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, a biessé au moins deux éièves, ont annoncé ies autorités.Le suspect a été arrêté.Une porte-paroie du centre médicai régionai de i\u2019est du Nouveau-Mexique, Brooke Linthicum, a indiqué que deux enfants avaient été admis dans i\u2019étabiissement après ia fusiiiade à i\u2019écoie Berrendo, mais eiie n\u2019était pas en mesure de donner des détaiis sur ia nature ou i\u2019étendue de ieurs biessures.La poiice de ia viiie de Rosweii, où se trouve i\u2019écoie, a annoncé que ie suspect avait été arrêté et que i\u2019écoie avait été piacée en état de confinement.La poiice a indiqué que ies éièves seraient conduits en autobus vers un centre commerciai des environs afin que ieurs parents viennent ies chercher.La viiie est touchée par ia vioience des gangs depuis queiques années, et ies responsabies ont demandé i aide des autorités fédéraies pour contrôier ia criminaiité.\u2014 Associated Press Résultats des tirages du : 2014-01-14\t° [5][3][6]®00[2][4] \t4\t5\t8\t9\t9 \t[AJ\tAJ\t[AI\t\t|_A shancn 020408I01I12I317192I 29323739424344636467 Jour - Mois - Année - Signe 22 SEPTEMBRE 46 GÉMEAUX 882 2864 0511 18 21 32 2981267 Signez votre billet, il est à vous! C'est simple et il vous suffit de prendre quelques secondes pour apposer votre signature.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.SOLDE D'APRES LES FETES JUSQU'À EN BOUTIQUE ET EN LIGNE SUR STYLES SÉLECTIONNÉS ' V Fabriqué au Québec 1 \\\\ www.sportiveplus.com \\ I facebook MONTRÉAL 4395 St-Denis 514-272-8791 Vêtements sport 14+ SAINT-LAMBERT 474, av.Victoria 450.812.6987 QUÉBEC 3186, ch.Ste-Foy 418.614.8799 LAVAL\tOTTAWA 1962, Le Corbusier 254, Dalhousie 450.934.8791\t613.695.8791 Relations Israël-Palestine John Kerry vilipendé par le ministre israélien de la Défense Un nouveau clash dipiomatique a éciaté hier entre Israëi et son aiiié stratégique américain après une viruiente attaque personneiie du ministre israéiien de ia Défense Moshé Yaaion contre ie secrétaire d\u2019Etat John Kerry, accusé de ne rien comprendre au confiit israéio-paiestinien.«Le secrétaire d\u2019Etat John Kerry - qui est arrivé ici déterminé, et qui est animé par une obsession incompréhensibie et une sorte de messianisme - ne peut rien m\u2019apprendre sur ie confiit avec ies Paiestiniens», a assené M.Yaaion dans des conversations privées avec des officieis israéiiens et américains rapportées hier par ie quotidien Yediot Aharonot.« La seuie chose susceptibie de nous sauver est que John Kerry remporte ie prix Nobei [de ia paix] et nous iaisse tranquiiies», a ironisé ie ministre de ia Défense, seion ie journai.Le département d'Etat américain a jugé «insuitants» ies propos de M.Yaaion, aiors que John Kerry s\u2019efforce depuis juiiiet dernier de parvenir à un accord de paix entre Israëi et ies Paiestiniens.Dans un PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE communiqué, M.Yaaion a affirmé qu\u2019ii « n\u2019avait eu aucune intention d\u2019offenser ie secrétaire d\u2019Etat et qu\u2019ii iui présentait ses excuses s\u2019ii avait été biessé par [ses] propos».\u2014 Agence France-Presse @LÊXUS ROUES MOTRICES: 4 TEMPÊTE DE NEIGE :0 ~ Groupe Premium illustré \tLe nouveau RX 350 2014\t \t4\tPE CRÉDIT OFFERT | Uw W\tA LA LIVRAISON\t AWD TRACTION INTÉGRALE\tVERSEMENT MENSUELÀ LA LOCATION n V 574* 4L\tACOMPTE: 2350V ¦\tDÉPÔT DE GARANTIENON REQUIS.|\t^ CRÉDITA LA LIVRAISON DE 1000$A COMPRIS DANS LES PAIEMENTS MENSUELS.\tTAUX DE LOCATION 2,9 %* 48 MOIS \t*\tSystème de traction intégrale (AWD) à contrôle actif du couple *\tSystème de gestion intégrée de la dynamique du véhicule (VDIM) en option *\tMode neige\t \t\t SPINELLI LEXUS LACHINE\tLEXUS LAVAL\tLEXUS GABRIEL spinellilexus.com\tlexuslavelxa\tlexusgabriel.com LACHINE 514 634-7171 ¦ 1800 352-6111\tLAVAL 450 686-2710 ¦ 1800 625-3987\tSAINT-LAURENT 514 747-7777 LEXUS PRESTIGE\tSPINELLI LEXUS POINTE-CLAIRE\tPARK AVENUE LEXUS SAINTE-JULIE lexusprestigexom\tspinellilexusxæm\tlexussai rrteju I iexom B ROSSA RD450 923-7777\tPOINTE-CLAIRE 514694-0771 \u2022 1877694-0771\tSAINTE-JULIE 450 922-1833 AUn crédit à la livraison de 1000$ est offert à l'achat comptant, à la location ou au financement au détail du nouveau Lexus RX3502014, modèle sfx* A» seulement.Ce crédit sera déduit du prix d'achat ou de location négocié après que les taxes aient été appliquées.'Les offres de location sont faites par l'entremise de Lexus Services Financiers et sont conditionnelles à l'approbation du crédit des clients au détail admissibles.Le taux de location de 2,9 % est offert sur tous les modèles neufs RX3502014sfx «A ».rExemple de location pour un modèle RX3502014sfx* A» au prix total de48320$ sur un terme de 48 mois au taux d'intérêt annuel de 2,9 % : les 48 paiements mensuels son f de574$ avec acompte de2350$ ef aucun dépôt de garantie.Le premier paiement mensuel est exigible au début du contrat de location, et les taxes, immatriculation, assurances et droits sur les pneus neufs (15 $) sont en sus.Le kilométrage est limité à 80000 km, et des frais de 0,20$ pour chaque kilomètre excédentaire s\u2019appliquent.Les concessionnaires Lexus sont libres d'établir leurs propres prix à leur discrétion.Les offres sont d'une durée limitée et sont valides uniquement pour les clients a u détail admissibles chez les concessionnaires Lexus participants.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être nécessaire.Les offres peuvent être modifiées sans préavis.Prix total de Lexus pour le RX 350 2014 groupe Premium:51570$.Les offres expirent à la fin du mois, sauf en cas de prolongation ou de révision.Consultez votre concessionnaire Lexus pour connaître tous les détails.Cette offre ne peut être combinée avec d'autres offres. A 20 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 15 JANVIER 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn POLITIQUE CINQ QUESTIONS POUR COMPRENDRE HUGO DE GRANDPRÉ La nomination contestée du juge Marc Nadon entendue en Cour suprême OTTAWA - La Cour suprême entendra un renvoi historique aujourd hui: le gouvernement fédéral pouvait-il nommer Marc Nadon, un juge de la Cour d\u2019appel fédérale, parmi les trois juges du Québec à la Cour suprême du Canada?C\u2019est la première fois que la nomination d\u2019un juge au plus haut tribunal du pays est ainsi contestée.Et c\u2019est aussi la première fois qu\u2019un juge de la Cour fédérale est nommé pour représenter le Québec.Le renvoi pourrait trancher d\u2019autres débats d\u2019importance, dont le statut constitutionnel de la Loi sur la Cour suprême et la procédure requise pour l\u2019amender.Cinq questions pour comprendre.Sur quoi portent les audiences d\u2019aujourd\u2019hui?La Cour suprême doit se prononcer sur deux questions que lui a posées le gouvernement fédéral.Ces deux questions visent une seule et même problématique.Le Québec a droit à trois juges à la Cour suprême en vertu de la loi qui régit le plus haut tribunal canadien.Le premier ministre pouvait-il y nommer un juge de la Cour d\u2019appel fédérale qui a été membre du Barreau du Québec pendant 20 ans, jusqu\u2019au milieu des années 1990?Quelles sont les deux questions soumises à la Cour suprême?Voyant la nomination du juge Nadon contestée, le gouvernement Harper a réagi de deux manières: d\u2019une part, il a proposé au Parlement de changer la Loi sur la Cour suprême pour en préciser l\u2019interprétation.D\u2019autre part, il a demandé l\u2019avis de la Cour suprême sur deux questions.Il veut d\u2019abord savoir si des personnes qui ont été membres du Barreau du Québec pendant au moins 10 ans dans le passé peuvent être nommées à la Cour suprême.Il veut également qu\u2019on détermine si le Parlement pouvait modifier la loi de son propre chef, ou s\u2019il lui fallait l\u2019accord des provinces.Quelle est la position du gouvernement Marois?Le Procureur général du Québec s\u2019oppose à la nomination du juge Nadon et à ce qu\u2019Ottawa modifie la loi sans l\u2019accord des provinces.Selon lui, les juges du Québec doivent provenir de la Cour d\u2019appel ou de la Cour supérieure de la province, ou encore des membres inscrits au Barreau.Une telle règle vise à protéger la compétence civiliste de la cour et « le lien de rattachement avec le milieu juridique québécois», peut-on lire dans son mémoire.PHOTO CHRIS WATTIE, ARCHIVES REUTERS Le juge Marc Nadon, accompagné par le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay lors d\u2019une audience, le 2 octobre dernier à Ottawa.«c \"à Quelle est la position du gouvernement Harper?Le gouvernement Harper, évidemment, affirme qu\u2019il agit en toute légalité et que l\u2019amendement à la loi n\u2019est que de nature déclaratoire, donc que l\u2019accord des provinces n\u2019était pas requis.« Exiger une appartenance actuelle au Barreau exclurait nécessairement la nomination de n\u2019importe quel juge des Cours fédérales », a écrit le procureur général du Canada dans son mémoire.Qui sont les autres intervenants?D\u2019autres personnes sont intervenues dans le dossier, dont Rocco Gallati, l\u2019avocat de Toronto qui a contesté la nomination du juge Nadon au départ, et danciens juges des cours fédérales qui défendent les compétences et l\u2019admissibilité des magistrats issus de ces tribunaux.LAssociation canadienne des juges des cours provinciales s\u2019inscrit aussi en faux contre la position du gouvernement du Québec.Selon ces juges, c\u2019est justement leur appartenance passée au Barreau qui les rend admissibles à des nominations aux tribunaux fédéraux.Ottawa veut doubler le nombre d\u2019étudiants étrangers HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA - Après la diplomatie économique, l'éducation.Le gouvernement Harper présentera aujourd'hui sa stratégie sur l'éducation internationale, qu'il orientera aussi en fonction des « marchés prioritaires» pour les intérêts financiers du Canada.Dans le plan d'action sur le commerce international qu'il a annoncé en novembre, Ottawa a présenté sa « diplomatie économique », dans le cadre de laquelle il compte mobiliser toutes ses ressources diplomatiques pour faire avancer ses intérêts économiques et ceux des entreprises canadiennes.La Presse a mis la main sur la nouvelle stratégie d'éducation internationale, que le ministre du Commerce international Ed Fast dévoilera aujourd'hui à Toronto.Cette stratégie s'inscrit dans la même logique que le plan d'action sur le commerce.« En annonçant le Plan d'action sur les marchés mondiaux, j'ai évoqué le besoin d'asseoir le concept de diplomatie économique de manière à nous assurer que nous utilisons tous nos actifs diplomatiques pour faire avancer les intérêts commerciaux du Canada à travers le monde.Cela comprend nos intérêts en matière d'éducation internationale», peut-on lire dans des notes préparées en vue du discours de M.Fast.Six marchés prioritaires Le gouvernement canadien misera sur une demi-douzaine de « marchés prioritaires», dans lesquels il augmentera les effectifs diplomatiques et la publicité pour recruter davantage d'étudiants, en particulier dans des secteurs de l'économie canadienne qui connaissent une forte demande.Issus des économies émergentes, ces marchés prioritaires sont le Brésil, la Chine, l'Inde, le Mexique, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient (dont la Turquie).« Le Canada doit préserver l'avantage qu'il détient actuellement en matière d'éducation internationale avec des pays comme la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Allemagne, la Corée du Sud et le Japon», souligne néanmoins la stratégie.Attirer plus d\u2019étudiants Ottawa souhaite ainsi pratiquement doubler le nombre d'étudiants étrangers qu'il recevra au pays d'ici 2025, le faisant passer de quelque 250 000 aujourd'hui à 450 000 en 2025.Il veut en outre augmenter le nombre d'étudiants étrangers qui choisissent ensuite de rester au pays.La logique est simple : un immigrant s'intègre mieux à la société canadienne s'il a étudié au pays, estime le gouvernement, et contribue à l'économie canadienne durant son séjour.La stratégie table sur le fait que les augmentations envisagées créeraient plus de 85 000 nouveaux emplois.Les dépenses encourues au Canada par ces étudiants s'élèveraient à plus de 16 milliards, ce qui aurait un impact de près de 10 milliards par année sur l'économie.LE TRUC DU JOUR DÉCOUVREZ TOUS LES JOURS UNE FONCTIONNALITÉ POUR ENRICHIR VOTRE EXPÉRIENCE DE LECTURE DE LA PRESSE + EPICES En plus de leur t piment.It ci raie II* « le gingembre, les épices donnent le ton aux recettes.Leur» saveurs franches les distinguent, et elles peuvent aussi ^ être utiles pour colorer joliment I^H mets On en profite donc pour troquer la pincée de sel par quelques pincées d'épices, histoire de la presse*pause repas DÉPLOYER LES ÉCRANS DÉFILANTS \u2022 Pour consulter les écrans défilants, touchez le bouton représenté par deux écrans superposés; \u2022\tFaites glisser les écrans vers la gauche; \u2022\tAttention : pour revenir à l'écran d'origine, touchez l'arrière-plan, c'est-à-dire la zone en noir.Disponible dans l'App Store iPad est une marque de commerce d\u2019Apple Inc., déposée aux États-Unis et dans d\u2019autres pays.App Store est une marque de service d\u2019Apple Inc.POUR + DE CONSEILS VOTRE GUIDE D\u2019UTILISATION Appelez le centre de contact client au 514 285-6911 et demandez votre QU guide d'utilisation de La Presse+ Téléchargez le guide d'utilisation en visitant la section Mode d'emploi à LaPressePlus.ca LA PRESSE I "]
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