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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-04-16, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL MERCREDI 16 AVRIL 2014 PRESSE HUGO DUMAS LA CHAÎNE DU POUVOIR GRIS PAGE 3 ARTS V BLOGUE Les temps sont durs pour les critiques de cinéma.Découvrez pourquoi à lapresse.ca/siroka Koriass FRANCOFOLIES DES TEMPS NOUVEAUX PAGE 2 - WÊÊÊm A-.7,,.\"» .1 : .¦ W: ' I \u2022 '1.g pas wmm I ! 1\t' *\t1\t£8 lisa Leblanc SÉDUIT A NOUVEAU LES FRANÇAIS Contre toute attente, la chanteuse acadienne trouve un public en Europe.Les médias s\u2019entichent de cette «tornade en santiags, pleine de niaque».Hier soir, elle a ravi ses fans au Bataclan à Paris.À LIRE EN PAGE 2 PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE au l£S COUPS 06 CŒUB L guide de voyage DES PLUS BEAUX ENDROITS et DES PLUS BELLES ADRESSES les editi MIS Offert en librairie ou sur Hm editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 16 AVRIL 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS lisa Leblanc Les Français à nouveau séduits PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Lisa LeBlanc a su conquérir à nouveau son public français.La presse locale parle de son côté « trash, incisif jusqu\u2019au bout des riffs ».VÉRONIQUE BEAUDET COLLABORATION SPÉCIALE En tournée en France depuis le début du mois, Lisa LeBlanc était de passage hier soir à Paris.Le public parisien s'est montré fidèle à lui-même lorsqu'il découvre un nouvel artiste qui lui plaît: attentif et sage, mais accueillant et démonstratif dans ses applaudissements.L'auteure-compositrice -interprète acadienne avait quitté son public parisien en novembre dernier dans une Cigale quasi complète.Elle l'a retrouvé hier soir dans un Bataclan plein aux deux tiers, en arrivant tranquillement sur scène en sifflotant, entourée de ses deux musiciens.Une brève introduction avant le déferlement de riffs de guitare qui s'est ensuivi quelques minutes plus tard avec J'pas un cowboy, soldée par d'énergiques applaudissements.« Holy shit ! », s'est exclamée Lisa LeBlanc en saluant le public, tout sourire.Quelques heures avant son concert, la chanteuse était très excitée de remonter sur scène à Paris.« La dernière tournée en Europe, ça a été la plus belle de ma vie.C'était inoubliable », se souvient la jeune femme.Lisa LeBlanc s'avoue d'ailleurs plus qu'étonnée de l'accueil qu'elle reçoit en France.«C'est tellement weird.Je n'avais aucune attente d'une carrière en France», souligne celle qui se décrit avec humour comme « un extraterrestre » de l'autre côté de l'Atlantique.Hier soir à Paris, le public l'a écoutée attentivement, souriant souvent devant sa fougue et sa simplicité, surtout lorsqu'elle a tenté de décrire le Kraft Dinner, ce mets « qui ne peut qu'exister en Amérique », reconnaît-elle.Et lorsqu'elle a entonné le refrain d'Aujourd'hui, ma vie c'est d'la marde avec « sa chorale du bonheur», composée de l'équipe de sa maison de disques en France.Tôt ou tard, c'est toute la salle qui s'est mise à chanter avec elle.Une entrevue dans Libération « Une tornade en santiags, pleine de niaque.» Voilà comment la radio publique France Inter avait décrit Lisa LeBlanc à la sortie de son album en France, il y a tout juste un an, alors que Télérama ne tarissait pas d'éloges envers elle.Quelques mois plus tard, Lisa LeBlanc remportait le prix du premier album France Inter/Télérama.En début de semaine, c'est Libération qui publiait une entrevue avec la chanteuse, évoquant « sa voix rugueuse qui combine à merveille son franc-parler avec les notes aigrelettes de son banjo ».« La dernière tournée en Europe, ça a été la plus belle de ma vie.C\u2019était inoubliable.» \u2014 Lisa LeBlanc La presse régionale s'intéresse également à la jeune Acadienne.« Quelle conviction dans son côté trash, incisif jusqu'au bout des riffs», a souligné La Voix du Nord alors que le quotidien Sud Ouest parlait d'une jeune femme qui « impose une écriture intense sur une musique râpeuse mais gouleyante ».On ne peut peut-être pas encore parler de succès public, mais on peut assurément parler de succès d'estime pour Lisa LeBlanc en France.Moins populaire qu'une Cœur de pirate qui a eu droit à la route royale il y a quelques années, Lisa LeBlanc suit plutôt les traces d'un Pierre Lapointe, qui a fait son premier Olympia de Paris en début d'année, une décennie après ses débuts européens.Lisa LeBlanc clôturera sa tournée française le 24 avril au Printemps de Bourges.Elle sera de retour en Europe fin juillet pour des festivals.FESTIVAL / Les FrancoFolies de Montréal Des Francos des temps nouveaux PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Alex Nevsky a offert hier une prestation au lancement de la programmation des FrancoFolies de Montréal.J iSÜrïBXm ! * f A.- Ç: DANIEL LEMAY Le communiqué parle des « Francos à tous les temps».Parlons plutôt des Francos des temps nouveaux.La 26e programmation en salle du festival a été dévoilée hier au Café du Monument-National.Temps nouveaux, parce que le virage jeunesse amorcé il y a plusieurs années par le vice-président à la programmation, Laurent Saulnier, semble complété, si tant est que la rareté des vedettes de la « grande » chanson nées avant la crise d'Octobre puisse confirmer la chose.Virage stylistique, aussi, qui a vu les classiques céder tranquillement la place au rap, au spoken word et aux autres approches d'allégeance urbaine.Quand les soirées se finissent aux Katacombes, on ne parle plus beaucoup de Patrick Bruel.Si Catherine Ringer et Rachid Taha peuvent désormais compter parmi les vétérans de la scène française, les représentants québécois « d'expérience certifiée » qu'on entendra du 13 au 21 juin se nomment Isabelle Boulay, Diane Tell, Renée Martel et Luc De Larochellière.Et Michel Faubert, qui, en regardant hier tout ce nouveau talent (notamment Alex Nevsky, qui a fait un tour de chant lors du dévoilement de la programmation), constatait le changement de garde.Sans la moindre amertume : « Moi, je ne suis juste plus éligible pour l'Étoile montante Ford.» Philippe Brach - dont le nom rime avec Bach - a été choisi Étoile montante Ford à la première présentation du concours en 2012 et il pourrait se retrouver en finale des Francouvertes.À 24 ans, le Saguenéen lancera sous peu son premier CD, finement intitulé La foire et l'ordre.«Avec la plus belle photo de pochette qu'on a vue depuis une mèche!», lance son collègue Patrice Michaud.Brach-la-foire est en première partie des Hay Babies, le 21 juin au Club Soda.« Ça va bien pour moi, mais j'ai déjà appris à ne pas être trop high ni à descendre trop bas quand les affaires sont moins bonnes.» Les auditions pour l'Étoile montante ont lieu à Montréal les 19 avril et 3 mai, à Québec le 10 mai et à Longueuil le 18 mai.Ingrid St-Pierre, nouvelle porte-parole du concours, pourrait peut-être arranger quelque chose pour Michel Faubert.QUELQUES NOMS DES 26es FRANCOS PHOTO FOURNIE PAR L'ARTISTE Catherine Ringer De la grande visite D\u2019abord et avant tout: Catherine Ringer (Rita Mitsouko) dans son nouveau projet, Plaza Francia, avec Makaroff et Müller de Gotan (Tango) Project.Pour rester dans l\u2019exotisme, de la grande visite de Sainte-Ursule: Julien Mineau (Malajube) avec sa «symphonie psychédélique» Fontarabie.Le dernier et non le moindre des soucis des Francos: Rachid Taha, avec qui on ne peut être sûr que d\u2019une chose, c\u2019est qu\u2019il peut arriver n\u2019importe quoi.PHOTO LAPRESSE Isabelle Boulay £ ' Hommages Après les Fioritudes en ouverture pour saluer le premier «microsillon» de Serge Fiori en 28 ans, Isabelle Boulay rend hommage à Serge Reggiani (le 21 juin), 10 ans après sa mort.Carmen Maria Vega, elle, annonce pour les 20 et 21 au Gesù un «concert scénographié» intitulé Fais-moi mal, Johnny!, hommage à Boris Vian qui va nous faire boire systématiquement.Quant à Renée Martel, elle sera, au même Gesù (le 15), La fille de son père.Il s\u2019appelait Marcel.l-\u2019-'X Ifl nm mm PHOTOLAPRESSE Patrice Michaud PHOTO LE QUOTIDIEN Pierre Lapointe\tZaz PHOTO LE SOLEIL Choix multiples Patrice Michaud, l\u2019étoile filante Monte Carlo 1988, se retrouve dans deux programmes multiples.D\u2019abord au Prix de la chanson SOCAN (le 16), où il disputera la bourse de 5000 $ - par vote du public - à Klô Pelgag, Philémon Cimon et Louis-Philippe Gingras.Le lendemain, Michaud chantera dans la tournée des Francos - Montréal, La Rochelle, Spa -avec la Maison Tellier (France) et Benjamin Schoos (Belgique).Quant à Luc De Larochellière, il est l\u2019invité de l\u2019Ecole nationale de la chanson (le 13).Concepts Pierre Lapointe sera au musée Grévin le 20 juin, pour un seul soir, ç\u2019a l\u2019air, à l\u2019intention de 250 «chanceux» qui le verront frencher avec la statue de cire de Michèle Richard.Les sœurs Boulay (le 20) assument leur sexisme avec la partie masculine seulement de l\u2019ensemble vocal Les Voix ferrées.Toujours au Métropolis, les Français de Fauve reviennent à un troisième festival montréalais en un an: Francos, Montréal en lumière et à nouveau Francos.Si ce n\u2019est pas un concept, ça doit être un record.Des noms, des mots Pour se reposer: Brutal Chérie et Parabellum, le 18 juin aux Katacombes ; même endroit le 20, parce qu\u2019on a «trop hâte» d\u2019entendre leurs « chansons techno cheapo tendance dada», Salut, c\u2019est cool.Un monosyllabe qui en a long à dire: Zaz (le 17).A la soirée rap Québec Gold, le 18 à L\u2019Astral : Koriass (en formation orchestrale le 13 au Soda), Karma Atchykah, Facekché et, notre préféré, Confus.A écouter sur YouTube: Je suis la montagne de Moodoïd. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 16 AVRIL 2014 ARTS ARTS La chaîne du pouvoir gris .àl ^wttvwwuii mm Lr mm HUGO DUMAS CHRONIQUE A l'heure où des réseaux traditionnels comme TVA et Radio-Canada se décarcassent pour ramener les jeunes devant l'écran plat, un trio de Québécois nage à contre-courant et orchestre la mise à feu d'une chaîne numérique entièrement consacrée aux téléspectateurs de 50 ans et plus.Cette future station s'appelle, sans étonnement, Canal 50+.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) lui a déjà attribué une licence anglophone (Channel 50+), et l'audience publique pour la portion francophone s'est déroulée la semaine dernière à Gatineau.À moins d'un imprévu majeur, vous pourrez vous y abonner en décembre prochain.Attendez un peu, ici.La télé québécoise n'est-elle pas déjà assez grise comme ça?Et y a-t-il vraiment un besoin criant pour encore plus de Pour le plaisir sur nos ondes?«Trois millions de personnes ont plus de 50 ans au Québec.Et ce sont les personnes de 50 ans et plus qui dépensent le plus.Elles ont hérité, elles ont de bonnes pensions, elles ont vendu des propriétés », énumère Dominique Delbast, 65 ans, qui pilote le projet de Canal 50+.La grille de Canal 50 + comprendrait une kyrielle de magazines traitant de finances personnelles, de voyages, de vin, de plein air, d'histoire, de cuisine, de santé ou d'informatique, mais aussi des téléromans déjà diffusés, des quiz populaires, des émissions de variétés et des films chatouillant la fibre nostalgique des baby-boomers.Un bulletin quotidien de 30 minutes destiné aux snowbirds de la Floride, présenté de Fort Lauderdale, figure aussi à l'horaire, de même que des émissions décortiquant l'actualité en direct.Le tout taillé sur mesure pour un téléspectateur de 50 ans ou plus.Ce Canal 50+ serait-il viable?Sur papier, les chiffres tendent à PHOTO TIM BOYLE, BLOOMBERG La nouvelle chaîne Canal 50+ présentera une kyrielle de magazines traitant notamment de finances personnelles, de voyages, de vin et de plein air.prouver que oui.Selon la firme BBM, les 25 à 49 ans regardent, en moyenne, 27 heures et demie de télévision par semaine.Chez les 50 à 64 ans, la consommation télévisuelle hebdomadaire grimpe à 42,4 heures.Les plus de 65 ans s'assoient 53 heures et demie par semaine devant leur appareil, soit plus de 7 heures par jour.C'est énorme.Par contre, le milieu de la pub, qui carbure à la jeunesse et à la nouveauté, se soucie peu de la population dite vieillissante, qu'il considère comme acquise ou conquise.Pourquoi se forcer pour plaire aux vieux?Ils sont déjà fidèles au poste et ne bougeront pas de leur canapé, de toute façon.Ce sont les téléphiles jeunes, impulsifs et fougueux - plus enclins à modifier leurs habitudes de consommation - qui titillent les annonceurs.«En après-midi sur LCN et RDI, on les voit, nos annonceurs potentiels: les résidences pour personnes âgées, les couches, les boosts d'énergie, les suppléments vitaminiques et les produits naturels.Les personnes de 50 ans et plus boivent de la bière comme tout le monde, s'achètent des voitures, des véhicules récréatifs, des spas ou des condos», note Dominique Delbast, qui a quitté le milieu audiovisuel québécois dans les années 90 pour exercer divers métiers, dont celui d'organisateur de voyages.Plusieurs animateurs québécois connus, mais moins visibles sur le radar médiatique, ont été sollicités par Canal 50+.Le nom de Jocelyne Cazin a été mentionné par Robert Leblond, 60 ans, vice-président à l'information et aux affaires publiques de Canal 50+.« Personne ne nous a dit non jusqu'à présent», soutient Robert Leblond, qui a été journaliste au Journal de Montréal pendant 30 ans avant de fonder Hebdo Floride, une publication destinée aux résidants semipermanents de cet État américain.Le troisième membre du trio derrière Canal 50+, Jean Grenier, a longtemps œuvré dans le monde publicitaire (Bleublancrouge, BCP).Une chaîne similaire à Canal 50 + , RLTV (pour Retirement Living TV), existe aux États-Unis depuis 2008.Florence Henderson, la célèbre maman de la famille Brady, y a son talk-show.RLTV présente aussi de grandes entrevues, du jardinage, des émissions sur la réinvention et un club de lecture.Rapidement, le mot «retraite» a été retiré du titre Retirement Living TV et remplacé par Redefine Life TV, beaucoup plus doux.C'est déjà difficile de vieillir, se le faire rappeler tous les jours en allumant la télé, c'est légèrement agressant.Le tiers de la production de Canal 50+ serait québécois.La petite équipe prévoit s'installer dans des studios de Mel's à Saint-Hubert.C'est Sophie Ferron, de Media Ranch, qui a été mandatée par Canal 50+ pour acheter divers formats d'émissions à travers le monde.«On veut des produits frais.Rien de vieillot ou d'infantilisant», note Sophie Ferron, qui représente le géant Endemol (Le banquier, Les enfants de la télé) au Québec depuis 2008.Le nerf de cette guerre résiderait dans les «alpha boomers», la frange la plus jeune de cette génération qui adopte rapidement les nouvelles technologies, comme l'iPad sur lequel vous lisez peut-être cette chronique.Ces «alphaboomers», dont l'âge oscille entre 55 et 64 ans, pètent le feu, ont les poches pleines d'argent et bousculent la façon dont les publicitaires perçoivent la vieillesse.Place à la révolution grise.En ferez-vous partie?Réorganisation culturelle Mauvaise journée pour le module culturel de Radio-Canada hier.Trois postes y ont été abolis (un caméraman, un réalisateur et une assistante).Les journalistes télé Tanya Lapointe et Maxence Bilodeau, de même qu'Ève Payette à la radio ainsi que l'affectatrice Louise Rousseau, seront réintégrés au Centre de l'information, mais continueront de suivre l'actualité culturelle pour la SRC.« Nous avons réorganisé le module.Oui, des ressources ont été enlevées, mais la couverture restera la même dans les téléjournaux», assure Luce Julien, première directrice nouvelles multiplateformes et information numérique de Radio-Canada.a Pour joindre en\tniqueur: hdumas@lapresse.ca Le nerf de cette guerre résiderait dans les « alpha boomers », la frange la plus jeune de cette génération qui adopte rapidement les nouvelles technologies, comme l\u2019iPad.ARTS VISUELS / Marc-Antoine K.Phaneuf Le hockey à l\u2019honneur ÉgÈpÉI ras® \u2019mm® :>¦' __________________________________________________ PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Marc-Antoine K.Phaneuf a collé des cartes de hockey de telle sorte que ses tableaux font penser à des toiles de grands maîtres québécois.Alors que les séries débutent aujourd\u2019hui pour le Canadien de Montréal, l\u2019exposition Peinture canadienne de Marc-Antoine K.Phaneuf, présentée à l\u2019Université Concordia jusqu\u2019au 12 juin, ravira tant les amateurs d\u2019art que de hockey.ÉRIC CLÉMENT Comme la plupart des jeunes Montréalais, Marc-Antoine K.Phaneuf a collectionné des cartes de hockey Pro Set, Score, O-Pee-Chee ou Upper Deck durant son enfance.Passionné par la culture populaire, cet artiste dans la trentaine a conjugué le thème sportif à une certaine tradition picturale en créant des tableaux avec des cartes de hockey collées de telle sorte que ses œuvres font penser à des toiles de maîtres québécois.« J'aime bien mélanger la haute culture et la basse culture, dit-il.Revenir sur cet objet qui m'a fasciné quand j'étais enfant et le redécouvrir avec des yeux d'adulte, c'est vraiment fascinant.» Avec 3000 cartes, il a créé 4 panneaux qu'il a intégrés aux 4 faces du cube d'exposition Sightings, que la galerie Leonard&Bina Ellen a placé dans le Hall Building de l'Université Concordia.Il a choisi les cartes pour leur potentiel dynamique et expressif, pour les noms de joueurs exotiques comme Uwe Krupp ou Christian Ruuttu, ou encore parce que les logos des équipes avaient un look graphique original.« J'ai voulu que chaque carte raconte sa propre histoire et soit en même temps une parcelle de l'histoire du hockey, dit-il.J'ai privilégié les joueurs en action sur la glace, avec la bouche ouverte, les yeux à moitié fermés, une dent en moins, la langue sortie ou avec une expression de peur.» «Il s'y trouve des cartes kitsch avec des joueurs aux coupes de cheveux ou aux grosses moustaches qui ne sont plus à la mode!», ajoute-t-il.Quelques cartes ont été éditées dans les années 70, mais ce sont surtout des cartes des années 80 et 90.On y peut reconnaître Jaromir Jagr, à 18 ans en 1990, quand il a été élu premier choix au repêchage; Troy Mallette, des Rangers, torse nu dans son vestiaire ; Mel Bridgman, des Devils, avec une dentition irrégulière ; Eric Lindros en ski nautique; Mike Ricci avec une dent en moins ou Pavel Bure en patins à roulettes.Riopellesur patins Marc-Antoine Phaneuf a classé ses cartes par couleur afin de construire des sortes de pastiches de peintures contemporaines.Ainsi, sur un côté du cube, il a placé des cartes aux dominantes de rouge et de bleu qui rappellent les toiles de Serge Lemoyne.Sur un autre côté, la référence serait une toile de Paul-Émile Borduas, ce qui est beaucoup moins évident.Par contre, le panneau opposé fait effectivement penser à un tableau de Riopelle, avec une juxtaposition de rectangles colorés évoquant des taches de rouge, de vert et de jaune.« L'idée était de construire quelque chose de ressemblant sans tomber dans le mimétisme, dit Marc-Antoine K.Phaneuf.La carte de hockey devient un coup de spatule de Riopelle.C'est un clin d'œil à l'histoire de la peinture canadienne.» Venu photographier l'artiste pour illustrer cet article, le photographe de La Presse André Pichette était bien étonné de voir des cartes de hockey conçues à partir de photos de hockeyeurs qu'il avait prises lui-même ! « Toutes les photos où on voit les Nordiques dans leur chandail blanc, c'est moi qui les ai prises, dit André Pichette, qui a été photographe officiel des Nordiques de 1978 à 1990.Ça me rappelle des souvenirs.» À la suite de cette présentation à l'Université Concordia, Marc-Antoine K.Phaneuf produira des œuvres en format plus réduit qu'il exposera plus tard cette année dans une galerie.D'ici là, il va suivre les séries de la LNH.«Je veux que le Canadien se rende le plus loin possible, bien sûr», dit-il.Au Hall Building de l\u2019Université Concordia jusqu\u2019au 12 juin, de 8h à 22h.LA GRANDE BEAUTÉ UN FILM DE PAOLO SORRENTINO\t[LA GRANDE BELLEZZA) métropole I Films Distribution GAGNEZ L\u2019UN DES 25 BLU-RAY DU FILM GAGNANT GAGNANT D\u2019UN fliMB MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE pour participer, visitez le concoursmetropolefilms.com 1 La promotion aura lieu sur le site web du 15 au 20 avril inclusivement.Tirage le 21 avril 2014.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Règlements disponibles chez Métropole Films.MAINTENANT DISPONIBLE EN DVD, BLU-RAY ET VIDÉO SUR DEMANDE ^ 4 A RT S LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 16 AVRIL 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS CENTRE NATIONAL DES ARTS Au service du théâtre francophone PHOTO ÉTIENNE RANGER, LE DROIT Brigitte Haentjens a élaboré sa troisième programmation à la barre du Théâtre français du Centre national des arts.LUC BOULANGER Pour sa troisième programmation à la barre du Théâtre français du Centre national des arts (CNA), Brigitte Haentjens met la parole à l'avant-scène.Celle des classiques comme Shakespeare et Joyce, de la relève avec des œuvres de Mani Soleymanlou et de Guillaume Corbeil, du Québec (Robert Lepage) et de l'Acadie (Christian Essiambre).Dans le contexte politique, économique et culturel, le « Ça reste toujours un défi, présenter du théâtre qui n\u2019est pas un produit de consommation de masse.» \u2014 Brigitte Haentjens Théâtre français doit redoubler d'efforts pour rejoindre le public et assurer un rayonnement du théâtre francophone à l'extérieur de Montréal.Le mandat n'est pas facile, reconnaît Haentjens, qui se dit «au service des autres: créateurs, compagnies et public ».Elle estime que le public de la région de la capitale nationale est « ouvert, attentif et chaleureux et pas du tout blasé », comme peut parfois l'être le public des grandes métropoles culturelles.La directrice artistique entamera sa saison, le 24 septembre, avec Molly Bloom, d'après Ulysse de James Joyce.Brigitte Haentjens assure la mise en scène de cette production mettant en vedette Anne-Marie Cadieux, tout comme celle de Richard III de Shakespeare, avec Sébastien Ricard dans le rôle-titre, en avril 2015.Il s'agit de deux productions de la compagnie Sibyllines qui auront d'abord été créées à Montréal.Les amateurs qui auront raté Les aiguilles et l'opium avec Marc Labrèche au Théâtre du Nouveau Monde pourront se reprendre en mai 2015, à Ottawa, là où Robert Lepage a créé son chef-d'œuvre en 1991.Le Théâtre français présentera, à la fin du mois de novembre, le très beau spectacle belge Kiss & Cry de la chorégraphe Michèle Anne De Mey et du cinéaste Jaco Van Dormael.Place à la création en marge La directrice offre aussi l'espace du Studio à plusieurs jeunes compagnies de création en accueillant des perles scéniques: Cinq visages pour Camille Brunelle de Guillaume Corbeil, Deux de Mani Soleymanlou et Emmanuel Schwartz, Le long voyage de Pierre-Guy B, deuxième volet d'une œuvre biographique de l'acteur acadien Christian Essiambre, mis en scène par Philippe Soldevila, Le projet bocal, création ludique de Sonia Cordeau, Simon Lacroix et Raphaëlle Lalande, Album de finissants de Mathieu Arsenault et Phèdre de Jérémie Niel, créée au Festival TransAmériques.Aucune primeur, donc, dans cette programmation misant sur la qualité artistique ?« On n'est plus à l'époque d'André Brassard, alors qu'il pouvait faire venir des interprètes dans la capitale pour créer une pièce durant des semaines », illustre la directrice.Toutefois, Brigitte Haentjens insiste sur l'importance du Théâtre français dans la diffusion et l'appui aux créateurs.«Ça reste toujours un défi, présenter du théâtre qui n'est pas un produit de consommation de masse, souligne-t-elle.Ici comme ailleurs.» Pour plus de renseignements ou pour s\u2019abonner à la saison : cna-nac.ca/abonnement SmiBH mmI »¦ \"¦ K ÉVMa !j HS va k 'JS Süiii\u2019Tj mm PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Rarement voit-on autant d\u2019humanité, de théâtralité et de maîtrise dans une œuvre de jeunesse.THÉÂTRE/Scratch Lamour à mort THÉÂTRE/ Villes et Petit bonhomme en papier carbone Le tour du monde en 90 minutes LUC BOULANGER CRITIQUE On raconte difficilement le deuil, tout comme la mort.C'est probablement pourquoi, au début de Scratch, six personnages s'isolent à l'avant-scène pour dire, l'un après l'autre, que « si c'était leur histoire», la pièce aurait pu parler.d'autres choses! Or, il s'agit de l'histoire d'Anna, une adolescente de 15 ans, alter ego de l'auteure Charlotte Corbeil-Coleman.Et son histoire mérite le détour par La Licorne, ces prochaines semaines.« Ma mère est en train de mourir.Pis j'ai des poux.Fuck! » Voilà la première réplique d'Anna.La mort et les poux.Deux choses pas nécessairement compatibles.mais autobiographiques.Car l'auteure s'est battue avec des poux durant son adolescence, et sa mère (l'écrivaine Carole Corbeil) est décédée du cancer en 2000.Dans sa première pièce, Corbeil-Coleman raconte la difficulté d'accepter la perte d'un proche, mais aussi le dur apprentissage de la vie.Comment peut-on sublimer par les mots, l'imagination et une bonne dose d'humour noir, nos peurs, nos phobies, nos carences ?Scratch évoque ces (petites) choses qui nous grattent l'âme, comme des poux sur un cuir chevelu.En matière d'émotions, l'humain est mal fait, réalise Anna.Tellement que son front exprime plus facilement la vérité que son cœur.Devant les réactions des gens face à la maladie de sa mère, Anna dira que « le front est un GPS à émotions » ! Une parole nouvelle et universelle C'est l'auteur et acteur Sébastien David qui a mis en scène et traduit Scratch (qu'il produit avec sa compagnie, La Bataille).David a connu l'auteure torontoise en 2006, alors qu'elle étudiait à l'École nationale de théâtre, au département d'écriture dramatique de la section anglaise.Avec cette production, le metteur en scène fait plus que réunir nos deux solitudes : il nous permet de découvrir une parole touchante, amusante et universelle.Rarement voit-on autant d'humanité, de théâtralité et de maîtrise dans une œuvre de jeunesse; l'auteure a amorcé l'écriture de Scratch à 16 ans, puis l'a remaniée avant sa création, en octobre 2008, au Factory Theatre, à Toronto.La mise en scène encadre bien la distribution tout en faisant résonner la beauté du texte.Autour d'Anna (Émilie Cormier, qui exprime bien le déni puis le désarroi du personnage) gravitent des personnages torturés et riches.Des hommes et des femmes qui tentent de la consoler.D'abord, ses parents, deux artistes marginaux (Monique Spaziani et Henri Chassé, sobres et justes dans un registre émotif) ; puis, une tante qui cherche partout du réconfort (la toujours excellente Micheline Bernard) ; un drôle de poète qu'Anna essaie gauchement de séduire (Robin-Joël Cool, très bon) ; et finalement, une amie qui gère mal ses émotions (Marie-Ève Milot, lumineuse et extraordinairement talentueuse !).Le passage de Scratch au Québec se fait sans heurts sur la scène de la Petite Licorne.Voilà une pièce qui a de la profondeur, du style et du cœur.L'œuvre d'une jeune auteure capable d'exposer un sujet sensible et personnel, sans gratter inutilement le bobo.Chapeau! À la Petite Licorne, jusqu\u2019au 2 mai.JEAN SIAG CRITIQUE Ceux qui ne sont pas familiers avec l'univers théâtral de bric et de broc d'Olivier Ducas et Francis Monty ont ces jours-ci la chance unique de voir ces maîtres du théâtre d'objets à l'œuvre.Les deux créateurs surdoués ont eu la bonne idée de nous présenter - pour les 15 ans de leur Théâtre La pire espèce -un programme double avec leurs plus récentes créations.Toujours avec cet humour délicieusement absurde qui a fait leur marque.Un conseil seulement: laissez vos tout-petits à la maison.Ce n'est pas parce qu'on fait parler des objets que c'est du théâtre pour enfants.C'est Olivier Ducas qui part le bal avec Villes, installation vivante et visuelle où l'acteur nous fait le portrait d'une vingtaine de villes imaginaires.Des villes qui prennent forme sous nos yeux grâce à la manipulation d'objets captés par une caméra, puis projetés sur un grand écran.Villes de sables, villes fantômes, villes de poche, villes monstrueuses ou sublimes, Olivier Ducas a créé des catégories pour nous parler de ces lieux qui portent tous des prénoms féminins.Une façon d'explorer nos rapports aux villes et aux humains qui les peuplent.Oxana, ville de verre, qui se croit éternelle, mais qui est tout aussi fragile que les autres; Régine, la ville côtière qui n'a pas de passerelle en bois ; Béatrice, la mal entretenue qui devient sublime vue de haut; Conception, la ville envahie par la culture du maïs; Isabeau, qui n'a aucun signe distinctif.Ici, une ville prend forme avec deux bouts de bois rouges encadrés par des miroirs; là, un circuit imprimé se transforme en ville industrielle; trois galets représentent la ville côtière.L'auteur et metteur en scène recrée même la période coloniale avec des grains de café et des cubes de sucre! Olivier Ducas, grand collectionneur d'objets devant l'Éternel, nous propose rien de moins qu'un tour du monde en 1h30.Sublime et brillant.Petit bonhomme Avec Petit bonhomme en papier carbone, de Francis Monty, on revient au conte plus traditionnel.Conte cruel et non censuré au centre duquel on retrouve le personnage d'Éthienne.Tantôt incarné par une petite figurine, tantôt par un dessin ou par Francis Monty lui-même.On y suit les grandes étapes de la vie d'Éthienne.De sa naissance à sa petite enfance avec ses 56 frères.Pour les habitués de La pire espèce, il s'agit du frère de Léon (Léon le nul).Toujours est-il qu'on découvre un garçon « pas tout à fait comme les autres».Dont la mère, qui multiplie les aventures amoureuses, est représentée par une chaussure à talon.Tandis que le père, absent et lâche (qui n'est pas son père biologique), est représenté par une vache.Le jeune Éthienne cherchera d'ailleurs à comprendre pourquoi sa famille a été maudite par les dieux.Il sollicitera une rencontre avec Zeus pour mettre tout ça au clair et sera guidé dans sa quête existentielle par une lune à l'œil crevé.Ajoutez à cette galerie de personnages son ami Stéphane, enfermé dans un casier par les joueurs de football de son école, et vous avez un portrait assez complet de ce récit fantastique et absurde de Francis Monty.Il y avait sans doute le facteur fatigue après quatre heures de théâtre, mais le récit de Francis Monty finit par nous épuiser avec tous ses rebondissements.Malgré cela, c'est avec délice qu'on voit l'autre moitié de La pire espèce manipuler avec virtuosité bouts de papier, figurines, petites voitures et Thermos pour nous narrer le difficile passage d'un enfant à l'adolescence.Aux Ecuries jusqu\u2019au 26 avril.PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Olivier Ducas, grand collectionneur d\u2019objets devant l\u2019Eternel, propose rien de moins qu\u2019un tour du monde.Une façon d\u2019explorer nos rapports aux villes et aux humains qui les peuplent. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 16 AVRIL 2014 ARTS 5 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS PROGRAMMATION 2014-2015 Silent Night à l\u2019Opéra de Montréal CAROLINE RODGERS S'inspirant du succès de Dead Man Walking en 2013, l'Opéra de Montréal s'aventure de nouveau sur les sentiers de l'opéra américain actuel avec Silent Night.L'œuvre du compositeur Kevin Puts, chantée en trois langues, s'inspire du film Joyeux Noël, qui raconte la trêve spontanée d'une nuit observée par des soldats à la veille de Noël durant la Première Guerre mondiale.L'opéra, qui a remporté le prix Pulitzer en 2012, a été commandé par l'Opéra du Minnesota, en coproduction avec l'Opéra de Philadelphie.Il a été présenté pour la première fois à Saint Paul, au Minnesota, en 2011, et a été bien reçu par la critique.C'est cette même production que l'on verra à Montréal, mais avec une brochette de jeunes chanteurs canadiens très en vue : la soprano Marianne Fiset, le baryton Philippe Addis, le\tphoto fournie par lopéra de Montréal ténor Joseph Kaiser et le bary- L\u2019opéra Silent Night, qui a remporté le prix Pulitzer en 2012, a été commandé par l\u2019Opéra du Minnesota, en coproduction avec l\u2019Opéra de Philadelphie.ton-basse Daniel Okulitch.Ce dernier s'est récemment fait remarquer dans le nouvel opéra Brokeback Mountain présenté au Teatro Real de Madrid, où il tenait le rôle d'Ennis.Mais pourquoi présenter un opéra sur Noël au mois de mai?« C'est une question de disponibilité d'artistes et de «Dead Man Walking nous a convaincus que notre public est prêt à entendre des œuvres nouvelles, contemporaines.» \u2014 Michel Beaulac, directeur artistique production, explique Michel Beaulac, directeur artistique de l'Opéra de Montréal.On loue cette production qui est merveilleuse, c'était une question de calendrier.Dead Man Walking nous a convaincus que notre public est prêt à entendre des œuvres nouvelles, contemporaines.Surtout que les opéras écrits de nos jours sont plus accessibles qu'ils ne l'ont été à une certaine époque.Dans les années à venir, nous allons avoir un opéra actuel par saison.» Chanteurs d\u2019ici Cette année, l'OdM présente quatre productions, dont trois font une place importante aux chanteurs et artistes québécois et canadiens.C'est le cas de Samson et Dalila, avec Marie-Nicole Lemieux dans le rôle-titre, en janvier, dans une mise en scène d'Alain Gauthier, avec Jean-Marie Zeitouni à la direction d'orchestre.Une autre étoile lyrique québécoise sera de retour à l'OdM: Étienne Dupuis.Il chantera enfin chez nous le rôle qui lui a valu tant de succès en Europe, le Figaro du Barbier de Séville de Rossini.À ses côtés, le rôle de Rosina sera tenu par Mireille Lebel, mezzo originaire de Vancouver qui a déjà fait partie de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal et qui mène aussi une belle carrière.Le quatrième opéra à l'affiche est Nabucco, de Verdi, dans une production que l'OdM qualifie de « spectaculaire ».Elle réunit des chanteurs de diverses origines qui feront, pour la plupart, leurs débuts à la compagnie.Ainsi, le ténor venu d'Azerbaïdjan Elchin Azizov sera Nabucco et la soprano ukrainienne Tatiana Melnychenko sera Abigaille.Atelier lyrique L'Atelier lyrique, pour sa part, présentera La voix humaine de Poulenc, Trouble in Tahiti, de Bernstein, et participera à Zémire et Azor, de Grétry, mis en scène par Denys Arcand, en collaboration avec les Violons du Roy.CALENDRIER >\tNabucco, les 20, 23, 25 et 27 septembre 2014 >\tLe barbier de Séville, les 8,11, 13 et 15 novembre 2014 >\tSamson et Dalila : 24, 27, 29 et 31 janvier 2015 >\tSilent Night : 16,19, 21 et 23 mai 2015 MA COIFFURE MA PALETTE, MON PARFUM, ET TELLEMENT + AUJOURD\u2019HUI DANS LA, SECTION PAUSE BEAUTE LaPRESSE + TAJSE BïALTE FORMULES À.SUGŒS BEAUTE .1* nio'np'vedei pfo*«ï myrhifljes dévrypiê\t' .\t.A.-.T .\t\u2022 GUIDE DE SURVIE DES ONGLES A PROBLÈMES LES INGREDIENTS DE LA RÉUSSITE SELON BOBBMROWN LES CINQ ETAPES DU RASAGE TOUS LES MERCREDIS, LA SECTION PAUSE BEAUTE UNIQUE A LA PRESSE+ PRÉSENTE LES NOUVEAUTÉS DE LHEURE AVEC LA COLLABORATION DE NOS EXPERTS BEAUTÉ.JUDITH RITCHIE COLLABORATRICE IRIS GAGNON-PARADIS REPORTER OLIVIA LÉVY REPORTER App Store est une marque de service d\u2019Apple Inc.Dès le 23 avril sur tablettes Android Android est une marque déposée de Google Inc.Des produits coups de cœur, des conseils de pros, pour être belle et bien dans sa peau, en toute simplicité.+ de tendances, + de looks branchés, + de conseils pratiques, + de dossiers étoffés.MON MIEUX-ÊTRE AU QUOTIDIEN LA PRESSE I «e.¦ -\u2022»\tj 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 16 AVRIL 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Notre homme à Ottawa I NATHALIE Ü PETROWSKI CHRONIQUE Lundi, sur mon compte Facebook, si on ne m'a pas annoncé 275 fois la nomination de Simon Brault à la direction du Conseil des arts du Canada (CAC), on ne me l'a pas annoncée une fois.Dans bien des cas, c'était Simon Brault lui-même ou alors des gens de son entourage qui relayaient l'info sur les réseaux sociaux.De toute évidence, il s'agissait d'un grand honneur pour celui qui est entré à l'Ecole nationale de théâtre au milieu des années 70 comme simple homme à tout faire avant d'en devenir un indispensable pilier.Trente-sept ans plus tard, Simon Brault quitte l'institution qui l'a mis au monde professionnellement pour le panthéon, voire le paradis des arts : le Conseil des arts du Canada, société de la Couronne née en 1957, forte de 200 employés et d'un budget de 180 millions.À partir du 26 juin, Simon Brault en deviendra le premier directeur francophone en 17 ans, le dernier étant Roch Carrier, ce qui n'est pas peu dire.Heureusement pour lui, Brault connaît bien les habitudes de la maison puisqu'il a siégé comme VP au conseil d'administration pendant des années et même comme président intérimaire en 2008, lors de la démission-surprise de Karen Kain.Sa nomination est une bonne nouvelle pour la scène culturelle québécoise.Pas parce que Brault va tout faire pour favoriser les artistes québécois, ce qui serait mal vu et peu judicieux politiquement.C'est une bonne nouvelle parce que le Québec a besoin de tous les alliés qu'il peut trouver à Ottawa.Simon Brault est assurément un allié, tout comme l'est Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, qui le remplace à la vice-présidence du CAC.Deux Montréalais influents au sommet de la pyramide des arts canadiens, c'est toujours utile et peut-être même porteur de changements.Mais ne nous emballons pas trop vite.Si Simon Brault a été nommé à la direction du Conseil des arts, c'est parce qu'il a la confiance des conservateurs.Par conséquent, il ne fera rien pour décevoir ou trahir cette confiance.On en a eu un avant-goût hier dans une entrevue accordée à mon collègue Mario Cloutier.Simon Brault s'est porté à la défense des conservateurs en affirmant que leur gouvernement est le seul depuis 15 ans à avoir augmenté le budget du Conseil des arts.C'est vrai.À leur arrivée au pouvoir, les conservateurs ont augmenté le budget du CAC de 30 millions.Mais depuis 2008, le budget n'a pas bougé d'un cent.Au moins, il n'a pas été réduit, ce qui est louable.Ce qui l'est moins, c'est cette nouvelle directive destinée à baisser de 10 % la subvention des plus importantes et anciennes compagnies de théâtre du pays pour financer de jeunes compagnies dans une manœuvre douteuse qui affame les uns pour nourrir les autres et ouvre la voie à un arbitraire dangereux.Chez les conservateurs, l'argent est une chose, la façon PHOTO FOURNIE PAR L'ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE DU CANADA Simon Brault devient le premier directeur francophone en 17 ans au Conseil des arts du Canada.de le distribuer, une autre.Or, c'est sur ce point que leur bilan n'est pas des plus reluisants.Trop souvent, sous les conservateurs, le financement des arts s'est mué en système de récompenses et de punitions.On vous aime, on vous finance.On ne vous aime pas, on vous enlève votre subvention.C'est arrivé en 2011 au SummerWorks Festival de Toronto, qui présentait cette année-là la pièce Homegrown, inspiré du complot ourdi par 18 terroristes néo-canadiens.Sous prétexte qu'aborder un tel sujet, c'était glorifier le terrorisme, le festival a perdu sa subvention de 48 000$.L'année suivante, la subvention a été rétablie, mais, comme l'a souligné le dramaturge Michael Healey, « on ne sait pas si le gouvernement voulait ainsi récompenser le festival de ne pas avoir programmé une nouvelle pièce sur le terrorisme ou s'il avait compris qu'on ne peut pas isoler un événement culturel de cette façon sans qu'il y ait des répercussions dans tout le milieu».Michael Healey sait de quoi il parle.Auteur en résidence au Tarragon Theatre de Toronto pendant une décennie, il a heurté le mur de l'autocensure en 2012.Cette année-là, par peur de perdre sa subvention, le théâtre a refusé de produire sa nouvelle pièce Proud dont le personnage principal était modelé sur Stephen Harper.Des histoires comme celles-là ne sont pas des cas isolés.Et s'il est vrai que, depuis un an ou deux, les choses se sont améliorées et que le gouvernement conservateur se fait moins contrôlant artistiquement, le risque demeure entier.Il y a quelques mois, j'ai été témoin d'une discussion virulente entre un représentant du Conseil des arts du Canada et un artiste en vue à qui on demandait de modifier son œuvre pour qu'elle soit moins offensante.Hurlant à la censure, l'artiste a menacé de retirer son œuvre du projet.Il a finalement obtenu gain de cause, mais cette discussion n'aurait jamais dû avoir lieu.Espérons que de telles ingérences ne se produiront pas sous la direction de Simon Brault.C'est la grâce qu'on lui souhaite.À lui et à tous les artistes du pays.a Pour joindre en notre chroniqueuse: npetrowski@lapresse.ca RENCONTRES LA PRESSE MARDi 13 MAi ETRE PARENT EN 2014 Trois journalistes de La Presse et une psychologue autour d\u2019un sujet crucial Soirée animée par Marie-Claude Lortie SILVIA GALIPEAU JOURNALISTE POUR PAUSE, LA PRESSE+ FRANÇOIS CARDINAL CHRONIQUEUR OLIVIA LEVY JOURNALISTE POUR PAUSE, LA PRESSE+ NADIA GAGNIER PSYCHOLOGUE DATE HEURE ENDROIT 20$ plus frais LE MARD113 MAI 2014 19 H 30 OUVERTURE DES PORTES À18H30 L\u2019ASTRAL 305, RUE SAINTE-CATHERINE O., MONTRÉAL, MÉTRO PLACE-DES-ARTS BILLETS DISPONIBLES À: Billetterie de L'Astral \u2022 Comptoirs Ticketmaster Par téléphone au 1 855 790-1245 En ligne au www.ticketmaster.ca Admission générale PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Le chroniqueur Richard Therrien, du Soleil de Québec, a recensé les informations sur 426 séries et téléromans de la télévision québécoise.Un répertoire web de la télé québécoise ANDRÉ DUCHESNE Le nom du personnage que Jean Duceppe incarnait dans La famille Plouffe vous échappe?Vous ne vous souvenez plus de la chaîne qui diffusait la série Le matou a été diffusée ?Vous aimeriez en savoir plus sur la carrière de Gilles Renaud à la télévision?La réponse se trouve sans doute sur QuiJoueQui?, un répertoire web créé par notre collègue Richard Therrien, chroniqueur télé au quotidien Le Soleil.Le site, mis en ligne hier, propose une foule d'informations sur les artisans de 426 séries et téléromans de la télévision québécoise.« Ma recension remonte à La famille Plouffe en 1953 », relate l'auteur de cette banque d'informations qui intriguera, amusera et informera autant le grand public que les cracks de télévision et les chercheurs.« L'idée de faire ce répertoire m'est venue à la fin des années 90 alors que je travaillais à TV Hebdo, précise M.Therrien.À l'époque, mon projet était de faire un livre, ce qui ne s'est pas concrétisé.Il y a quelques années, je me suis dit qu'il fallait que j'en fasse un site internet.» L'auteur a consacré un nombre incalculable d'heures à monter cette banque d'informations en ligne.Sa recherche l'a amené jusqu'aux Archives nationales du Québec, à dépouiller les scénarios de certains auteurs afin d'obtenir les renseignements les plus justes possible.Il ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.Il veut bonifier sa banque, que ce soit en ajoutant d'autres informations - comme la trame sonore - aux œuvres déjà recensées ou en épluchant d'autres types de créations, comme les émissions pour enfants.Info : quijouequi.com "]
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