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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-04-10, Collections de BAnQ.

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[" Montréal vendredi 10 avril 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131® année No 142 34 pages, 3 cahiers 1,10$ taxes en sus - Édition provinciale 1,20$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE REDWINGS 3 CANADIEN 4 (P) p*/ 43 Price écrit une page d\u2019histoire du Tricolore avec sa 43e victoire.SPORTS PRESSE NOTRE DOSSIER DU WEEK-END Dw J Des villageois s\u2019accrochent au mince espoir de voir leur communauté vivre une renaissance Ou à tout le BARBIER- COIFFEUR Idofcmd dicpnrjc moins de la voir survivre Portrait de la situation.PAGE A2 Sainte-Anne-des-Monts, Gaspésie, .ARRETI BOMBARDIER UN NOUVEAU PILOTE POUR LES AVIONS COMMERCIAUX AFFAIRES .«m,j\t__ PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE UQAM APRES LA TEMPETE PAGES A3 ET A4 UNE OCCASION POUR BOUCHARD SPORTS PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE RIMA ELKOURI L\u2019HISTOIRE DE BENJAMIN, LASUITE PAGE A6 PHILIPPE CANTIN MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Et dire qu\u2019il y a trois ans, Léo Bureau-Blouin faisait peur à des gens.QBt Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 \t\t \t|0\t* *\tÉconomisez comme un employé de RBC RABAIS\t\"'ÂL hypothécaire ^V.AUX EMPLOYÉS\tK5p|\t \t1 866 864-0420, ou rendez-vous au rbc.com/rabaishypotheque\tnUW\t \tmi w.C\t 1 Les demandes d'hypothèque admissibles doivent être présentées entre le 2 mars et le 3juiUet 2015.2 L'offre ne s'applique qu'aux nouvelles hypothèques résidentielles visant des propriétés situées au Québec etaux demandeurs admissibles.D'autres conditions peuvent s'appliquer.Sous réserve des critères de crédit de la Banque RoyaleduCanada pour les propriétés résidentielles.Les taux réservés aux employés peuventêtre modifiés ou retirés à tout moment.Pouren savoirplus, rendez-vous au rbc.com/rabaishypotheque.®/MC Marques de commerce de la Banque RoyaleduCanada.RBC et Banque Royale sontdes marques déposées de la Banque RoyaleduCanada.\t\t 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn VILLAGES EN PÉRIL RÉGIONS À L'ABANDON Cessons de financer les villages dévitalisés et payons pour permettre le déménagement des populations concernées.Cette recommandation du Conseil du patronat du Québec (CPQ) faite au gouvernement, en janvier dernier, a immédiatement soulevé l\u2019ire en région.Depuis peu, le gouvernement a en main un diagnostic précis de la dévitalisation, concluant qu\u2019il y a autant de villages mal en point qu\u2019en 2006.De son côté, La Presse est allée sur le terrain visiter les régions qui refusent de mourir.Notre équipe en rendra compte dans une série débutant aujourd\u2019hui et qui se poursuivra jusqu\u2019à lundi.KATHLEEN\tKATIA LÉVESQUE\tGAGNON Une nouvelle liste des municipalités dévitalisées au Québec a été concoctée, mais le gouvernement fait le même constat qu'en 2006: plus de 150 villes et villages du Québec ont une faible activité économique, en plus de devoir composer avec le vieillissement de leur population peu scolarisée, qui a de faibles revenus ou qui touche des prestations d'assurance-emploi ou de l'aide sociale.Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, refuse, pour l'instant, de rendre publique cette liste dans laquelle environ la moitié des villages a été remplacée par d'autres villages.Il a toutefois accepté de transmettre à La Presse la carte de la dévitalisation sans que les localités soient nommées.Ce qui frappe, quand on compare la carte de 2006 et la nouvelle, c'est que la concentration des problèmes demeure sensiblement au même endroit, c'est-à-dire dans l'est du Québec en général, mais tout particulièrement le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.L'Abitibi-Témiscamingue aussi est touchée.Cette nouvelle carte est une proposition qui fera l'objet de discussions avec l'Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des municipalités.Des arbitrages politiques sont donc à prévoir.C'est ce qui décidera de la présence de municipalités sur la liste de la dévitalisation et, par conséquent, déterminera lesquelles pourront obtenir un soutien financier spécifique du gouvernement.Une réforme qui suscite l\u2019inquiétude Cette négociation revêt une importance d'autant plus grande que depuis près d'un an, le ministre Moreau reconstruit le grand casse-tête municipal, soulevant de vives inquiétudes, surtout dans les régions mal en point.Alors qu'on assiste à des compressions, à l'élimination des pôles de solidarité régionale et de développement économique local ainsi qu'à la fin de certains programmes de soutien financier, Pierre Moreau tente de se faire rassurant.« La fermeture de villages, ce n'est pas dans nos cartons », a-t-il soutenu en entrevue avec La Presse, se référant ainsi à la déclaration du Conseil du patronat qui a jeté de l'huile sur le feu.Pierre Moreau estime que les municipalités dites dévitalisées n'ont pas à craindre l'avenir, puisque le gouvernement continuera à les soutenir.«L'occupation ' l \\ PHOTOS MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Sans école, sans église, sans commerces et sans entreprises, Saint-Guy est le plus petit village dévitalisé du Québec avec à peine 70 résidents.Cinquante-sept ans après la création de cette municipalité dans la forêt du Bas-Saint-Laurent, on ne défriche plus.Le maire Jean-Noël Bolduc a été le dernier du village à cultiver la terre.FERME ïv'ûKtç.oii-cl 'Assiie.mm ¦ 0- l\u2018V\tnu gjKftj iJÉMiUI PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Il y a des signes qui ne trompent pas sur l\u2019état de santé d\u2019un village.À l\u2019entrée de Saint-François-d\u2019Assise (653 habitants), l\u2019enseigne de la caisse qu\u2019on disait «populaire» il n\u2019y a pas si longtemps indique que l\u2019établissement est définitivement fermé.du territoire, c'est la base même de la souveraineté d'un gouvernement.Et il y a un coût à l'occupation du territoire.Il faut donc majorer l'aide aux communautés dévitalisées », a-t-il affirmé.Quant à savoir combien pourront espérer obtenir les petites municipalités, le plan n'est pas arrêté.La première étape est d'établir quelles sont les municipalités qui éprouvent vraiment des difficultés, souligne le ministre.Depuis 2006, le Ministère s'appuie sur la liste des 152 municipalités dévitalisées, qui est basée sur les données du recensement fait à travers le pays.Cette liste doit être actualisée.Le hic, c'est que depuis les changements imposés par le gouvernement de Stephen Harper, les données de Statistique Canada ne sont plus fiables.Le gouvernement du Québec s'est donc tourné vers l'Institut de la statistique du Québec pour élaborer un nouvel indice permettant de mesurer la dévitalisation.Les trois principaux éléments seront dorénavant le nombre d'habitants, les revenus et le taux d'emploi.Dure critique Mais une carte de la dévitalisation ne permet pas de mesurer l'importance réelle que Québec accorde aux régions, croit l'ancienne ministre libérale Nathalie Normandeau, aujourd'hui animatrice de radio, à Québec.Selon elle, le gouvernement occulte un débat fondamental en limitant ses actions à une logique strictement comptable.Le démantèlement du réseau des Conférences régionales des élus (CRE) et les compressions draconiennes dans les Centres locaux de développement (CLD) ne sont qu'un prétexte pour « briser une belle solidarité régionale».« La vraie raison c'est que le gouvernement n'a aucune vision en matière de développement régional et rural.Je suis très sévère mais je trouve ça pathétique la façon dont ça se passe actuellement.On a une méconnaissance profonde des réalités régionales et rurales», affirme Mme Normandeau.Puis, celle qui a représenté les citoyens de Bonaventure, en Gaspésie, pendant 13 ans à l'Assemblée nationale, s'enflamme.« Les gens des régions sont tannés d'être des tapis de porte ! », lance-t-elle.«À chaque fois que j'ai bataillé, je me suis toujours demandé quel Québec veut-on pour le futur.Un Québec urbanisé?Un Québec où on a abdiqué face aux statistiques fatalistes d'une mort annoncée pour certaines communautés?Moi, je plaide pour la mixité et la compréhension de chacun des territoires», soutient Nathalie Normandeau.Pour le mouvement citoyen Touche pas à ma région, qui est né en réaction TRISTE PALMARÈS Que ce soit sur la carte de la dévitalisation de 2006 ou celle de 2012, on retrouve les mêmes villages qui occupent les dix premières places.Les voici : 1\tGrosses-Roches (Gaspésie) 2\tRivière-à-Claude (Gaspésie) 3\tLAscension-de-Patapédia (Gaspésie) 4\tSainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine (Gaspésie) 5\tSaint-Maxime-du-Mont-Louis (Gaspésie) 6\tLes Hauteurs (Bas-Saint-Laurent) 7\tSaint-Zénon-du-Lac-Humqui (Gaspésie) 8\tSaint-Charles-Garnier (Bas-Saint-Laurent) 9\tMoffet (Témiscamingue) 10\tSaint-Moïse (Gaspésie) aux décisions du ministre Moreau de revoir les structures régionales et les règles de gouvernance, il ne fait pas de doute que Québec a misé sur le concept de diviser pour régner.« Mais en Gaspésie, on veut se doter d'une nouvelle structure régionale.Il faut se mettre à la table à dessin pour garder une vision d'ensemble et une concertation régionale », affirme le porte-parole de Touche pas à ma région - Gaspésie, Frédérick DeRoy, qui craint le retour des guerres de clochers.Au Conseil du patronat du Québec (CPQ), on aimerait bien que la recommandation qui a été faite au gouvernement d'utiliser les fonds destinés aux villages dévitalisés pour déménager les populations sans emploi soit jetée aux oubliettes politiques.« On a eu une façon malhabile de présenter les choses», martèle Yves-Thomas Dorval du CPQ, qui reconnaît avoir « heurté des gens » mais peut-être aussi avoir forcé un débat important.2012 2006 Le portrait de la dévitalisation Le gouvernement du Québec a établi une liste de 152 municipalités dévitalisées, en 2006, qui sont concentrées dans certaines régions.Les villages du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de l\u2019Abitibi-Témiscamingue sont particulièrement présents dans ce palmarès fort peu réjouissant.Une nouvelle carte de la dévitalisation permet de constater que les choses ont très peu changé.Les mêmes régions sont aux prises avec les mêmes préoccupations.Source: Ministère des Affaires municipales du Québec LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 A3 LUQAM DANS LA TOURMENTE Calme relatif après la tempête Quelques manifestations et levées de cours ont tout de même ponctué la journée d\u2019hier Plusieurs manifestations spontanées se sont déroulées dans les environs de l\u2019UQAM, hier, au lendemain d\u2019une journée marquée par du saccage et de nombreuses arrestations dans les murs de l\u2019université.Appelé à réagir sur la crise uqamienne, le ministre de l\u2019Education, François Blais, a dit qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de reconnaître ou d\u2019encadrer le droit de grève des étudiants dans le but d\u2019apaiser les tensions.JASMIN LAVOIE Les corridors de l'Université du Québec à Montréal ont été de nouveau le théâtre de manifestations et de levées de cours, hier.Contrairement à la veille, où 22 personnes avaient été arrêtées et un pavillon saccagé, la journée s'est déroulée dans une ambiance plutôt calme et pacifique.En matinée, les manifestants, répondant à l'invitation de l'un de leurs leaders, ont choisi de manifester en silence et à visage découvert pour bien marquer à quel point ils se sentaient muselés par la répression dont ils disent faire l'objet.Revenant sur la journée de mercredi, René Delvaux, un leader étudiant aux premières loges du conflit qui s'est vu refuser sa demande de étudiants ont quitté les classes et les cours ont été annulés.À peu près au même moment, quelques centaines de manifestants ont entamé une marche organisée par l'ASSÉ dans les rues voisines de l'établissement universitaire.Les contestataires, qui n'avaient pas donné leur itinéraire, ont rapidement été encerclés par les policiers du SPVM.Résultat : 180 constats d'infractions ont été délivrés en vertu du règlement P-6.En réponse à la souricière, un autre groupe d'une centaine d'étudiants s'est mis à arpenter les rues du centre-ville.La marche a donné lieu à quelques bousculades avec les policiers, qui ont utilisé du gaz poivre pour disperser la foule.Deux autres personnes ont été interpellées En matinée, des manifestants ont choisi de manifester en silence et à visage découvert pour bien marquer à quel point ils se sentaient muselés par la répression dont ils disent faire l\u2019objet.prolongation de sa maîtrise, a soutenu que les jeunes ne s'attendaient pas du tout à ce que les policiers investissent l'UQAM de cette façon.Puis, vers 14 h, une centaine de personnes, la vaste majorité à visage découvert, ont entrepris de lever des cours dans le pavillon Hubert-Aquin.Ils scandaient bruyamment dans les corridors des slogans comme « Dérive autoritaire, résistance étudiante » et « Robert Proulx, démissionne».Les en vertu du règlement P-6 et un manifestant a été arrêté pour avoir enfreint le Code criminel.Levée de cours en soirée Vers 18 h, d'autres étudiants, cette fois-ci masqués, ont commencé une levée des cours de soir.Dans une classe de psychologie où La Presse était présente, des étudiants ont décidé de tenir tête à ceux qui voulaient empêcher que le cours se donne.Ils sont restés à |p/rMffii SSL&sr POUCE /¦ 01 POLICE 61 POUCE PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Des manifestants ont été pris en souricière, hier, et 180 constats d\u2019infraction ont été délivrés.PHOTOS LAPRESSE Quelques personnes ont tenu à dénoncer le vandalisme et ont déposé des bougies devant un pavillon de l\u2019UQAM, au lendemain du saccage qui a eu lieu dans les murs de l\u2019université.CJ .l'intérieur et ont demandé au service de sécurité d'expulser les manifestants.La classe a finalement pu reprendre une trentaine de minutes plus tard.La soirée s'est conclue par une veillée visant à dénoncer la violence à l'intérieur des murs de l'université publique.\u2014 Avec Louise Leduc Blais se range derrière le recteur De leur côté, les professeurs demandent encore la tête de Robert Proulx LOUISE LEDUC À maintes reprises hier, le ministre de l'Éducation, François Blais, a réitéré en conférence de presse son appui sans réserve au recteur de l'UQAM, Robert Proulx, « un homme de dialogue » qui a répondu de façon « très graduelle » aux turbulences, à son avis.Faut-il envisager d'encadrer le droit de grève, comme l'a dit M.Proulx en entrevue mercredi ?Pressé de questions à ce sujet, le ministre Blais a répondu que l'on n'en était pas là, qu'il s'agit là, maintenant, de permettre aux étudiants de suivre leurs cours et de contrer les manifestants masqués.« Je n'ai entendu personne dire que ce qui s'est passé hier [mercredi], c'est un progrès pour le Québec», a-t-il dit.Et pas question d'envisager des reprises de cours, a ajouté le ministre Blais, qui a rappelé qu'en 2012, cela avait coûté 38 millions.Et ça, 38 millions, « ça permet de construire trois écoles primaires », a-t-il souligné.Le ministre n'a pas précisé s'il prendrait la note pour le vandalisme survenu à l'UQAM.L'établissement n'a pas été en mesure hier de chiffrer l'ampleur des dégâts, mais le recteur Robert Proulx a fait savoir qu'en temps et lieu, il aurait une discussion là-dessus avec le gouvernement Couillard.Stéphane Bédard, chef intérimaire du Parti québécois, a lui aussi condamné « les gestes répréhensibles des commandos de manifestants masqués et cagoulés » et donné son appui au recteur Proulx.« La dernière chose dont on a besoin, c'est d'affaiblir cette instance-là dans le contexte actuel.C'est quelqu'un qui veut bien faire son travail», a-t-il affirmé à Radio-Canada.Il n'a pas eu d'aussi bons mots pour le ministre Blais, qu'il accuse d'être un « facteur de provocation».Une fois que le ton aura baissé, il faudra, à tête reposée, penser à encadrer une fois pour toutes le droit de grève étudiant, a ajouté M.Bédard.Des profs au front Comme il l'avait déjà fait il y a quelques mois, le syndicat des professeurs de l'UQAM (en négociation pour le renouvellement de sa convention collective) a pour sa part redemandé la tête de Robert Proulx, que des professeurs accusent d'être la marionnette du gouvernement Couillard.« Le recteur Proulx nous assure qu'il n'a pas de commande politique.Or, le ministre Blais dit, lui, qu'il passe des coups de fil.C'est à se demander qui il appelle ! », a lancé Marcos Ancelovici, professeur de sociologie, lors d'une conférence de presse qui réunissait hier midi deux professeurs, deux chargés de cours et deux étudiants.Fannie Poirier, étudiante en science politique, a fait valoir que l'UQAM « a toujours été un foyer de contestation pour [amener] un progrès social».À son avis, tout est fait pour que l'on ne parle que des turbulences et non pas de l'enjeu principal, à savoir les mesures d'austérité mises en place par le gouvernement Couillard.Sandrine Ricci, chargée de cours, a dénoncé quant à elle le comportement de « pompier pyromane » de la direction, qui « jette de l'huile sur le feu » en faisant appel aux policiers et en menaçant d'expulser neuf étudiants pour des événements qui remontent à plusieurs mois.Les professeurs présents ont soutenu avoir tout fait, pendant des heures, mercredi, pour convaincre le recteur de renoncer aux expulsions et au recours aux policiers.Abus de pouvoir, dit la CSN « La direction de l'UQAM fait fausse route en empruntant la voie de la répression politique et policière », a déclaré de son côté la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN), Dominique Daigneault.Selon elle, les arrestations à l'UQAM, mercredi, vont accentuer la colère des étudiants.Le CCMM-CSN condamne aussi l'expulsion possible des neuf étudiants, demande le retrait des procédures contre eux et réclame que l'UQAM cesse d'exiger de son personnel que les cours soient donnés alors que le climat ne s'y prête pas, selon lui.Le pavillon J.-A.-DeSève a été fermé pour la journée, hier, et les cours qui devaient s'y tenir ont été annulés, la direction disant que le personnel devait le remettre en état après le saccage de la veille.\u2014 Avec Tommy Chouinard «Je n\u2019ai entendu personne dire que ce qui s\u2019est passé hier [mercredi], c\u2019est un progrès pour le Québec.» \u2014 François Blais, ministre de l\u2019Éducation SOMMAIRE NOUVEAU VOTE AU CÉGEP DU VIEUX MONTRÉAL Amusez-vous !\tSPORTS 8\tHoraire télévision\tSPORTS 7 Astrologie du jour\tSPORTS 6\tMonde\tA11 ETA14 Débats\tA12ETA13\tPetites annonces\tSPORTS 5 Décès\tSPORTS 6 et 7\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo Nuageux avec faible pluie, maximum 14, minimum 4.SPORTS 5 VOUSAVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca En raison d\u2019une pétition signée par 303 personnes réclamant la reprise du vote, les élèves du cégep du Vieux Montréal sont de nouveau appelés ce matin - pour la quatrième fois cette semaine - à se prononcer sur la pertinence d\u2019une prolongation de la grève.Mardi, pas moins de trois votes successifs à main levée ont été pris en assemblée générale : les deux premiers appuyant le retour en classe, le troisième et décisif favorisant la reconduction de la grève.De nombreux élèves se sont plaints de la façon très peu orthodoxe dont l\u2019assemblée s\u2019était déroulée.La direction du cégep du Vieux Montréal, qui ne s\u2019est pas prononcée sur la validité du vote de mardi, a quand même plaidé pour un vote secret et a dit espérer dans un communiqué diffusé plus tôt cette semaine une reprise rapide des cours, le contrat de travail des professeurs prévoyant que tout doit être ficelé le 16 juin.\u2014 Louise Leduc A4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim LUQAM DANS LA TOURMENTE Le recteur a commis « erreur sur erreur », dit Khadir Le député condamne la violence, mais appuie les revendications étudiantes TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 S'il «réprouve la violence », le député de Québec solidaire Amir Khadir juge que l'UQAM, encouragée par le gouvernement, a «jeté de l'huile sur le feu » en ayant recours à la « répression » contre des manifestants.« Quand le pouvoir agit de manière si peu bienveillante et manifeste toujours de l'intérêt pour la force plutôt que pour l'écoute, c'est ça que ça donne », a-t-il affirmé à La Presse, hier, en réaction au saccage survenu la veille dans un pavillon de l'UQAM.Le député appuie les « visées générales de la lutte des étudiants » pour, par exemple, un financement public accru aux universités.« Quant aux moyens, il faut leur demander.Je n'approuve pas tout ce que font tous nos alliés, que ce soit dans ce secteur-là ou ailleurs, a-t-il dit.Mais dans l'ensemble, ce sont des objectifs louables qui sont poursuivis.Dommage que tant d'attention sur ces dérapages nous prive de l'essentiel.» Le saccage est à ses yeux « déplorable et dommage».D'autant que, «pendant ce temps, on ne parle pas du saccage des régions, du saccage des services publics, du saccage de notre système fiscal par tous ces gens qui ne paient pas leur impôt et qui mettent leur argent à Jersey».De l\u2019huile sur le feu Selon lui, le recteur Robert Proulx a commis « erreur sur erreur».Il lui reproche d'avoir entrepris des démar- ches pour expulser neuf étudiants et d'avoir demandé une injonction pour assurer la tenue des cours.« Ça a jeté de l'huile sur le feu, toute cette dérive.Ça a empiré le problème.» « Nos décideurs publics ont une propension à judi-ciariser et à chercher des réponses dans la répression, a-t-il ajouté.Et un État qui commence à réprimer ses jeunes, les plus dynamiques de ses jeunes, les plus éveillés de ses jeunes, c'est une société qui a un pro- blème », a dit le député.Il demande à la direction de l'UQAM de rencontrer les étudiants et les professeurs pour dénouer la crise.Il estime que « le droit de grève des étudiants doit être protégé, et non pas trop encadré » par le gouvernement.« L'encadrement peut entraîner des abus », comme restreindre l'exercice du droit de grève, comme on l'a vu dans le secteur de la santé avec les obligations prévues à la loi sur les services essentiels, a-t-il affirmé.Sa fille dans le paysage Sa fille Yalda Machouf-Khadir a été aperçue à la conférence de presse d'étudiants et de professeurs qui ont exigé la démission du recteur Robert Proulx hier.En février, elle avait reçu une absolution conditionnelle pour des gestes remontant au printemps étudiant de 2012 - dont le saccage des bureaux de l'ex-ministre Line Beauchamp -, ce qui lui a évité d'hériter d'un casier judiciaire.Selon la décision, elle doit respecter une période de probation de trois ans et faire 240 heures de travaux communautaires.« Je pense qu'il n'y a pas de problème, a dit M.Khadir.Ma fille est étudiante à l'UQAM, et soyez assuré qu'elle est très concernée [par la situation] comme d'autres étudiants de l'UQAM.» Mme Machouf-Khadir n'a pas voulu parler à La Presse.« Pendant ce temps, on ne parle pas du saccage des régions, du saccage des services publics, du saccage de notre système fiscal par tous ces gens qui ne paient pas leur impôt et qui mettent leur argent à Jersey.» \u2014 Amir Khadir, député de Québec solidaire QUATRE MOTS POUR COMPRENDRE NICOLAS BÉRUBÉ L\u2019université, un sanctuaire?Des professeurs, des étudiants et la CSN ont dénoncé hier la décision de l\u2019UQAM de faire appel aux policiers sur le campus.Ils invoquent la tradition de non-intervention des policiers entre les murs de l\u2019université.D\u2019où vient cette tradition?A-t-elle des fondements juridiques?Quatre mots pour comprendre.Moyen Âge Les tensions entre les universités et la police ne datent pas d\u2019hier.ni même d\u2019avant-hier.«Elles préoccupaient déjà au Moyen Âge!», explique l\u2019avocat montréalais Julius Grey.Dès l\u2019an 1200, l\u2019Université de Paris obtient le statut de «sanctuaire», ce qui la soustrait à l\u2019autorité de la police locale, écrivent Donald Goodman et Arthur Niederhoffer dans une étude sur la question, publiée dans la Yale Review of Law and Social Action.«L\u2019Église a accordé son statut clérical à tous les étudiants et les maîtres de l\u2019Université, qui ont ainsi obtenu le droit d\u2019être jugés devant des tribunaux ecclésiastiques plutôt que devant des tribunaux de juridiction civile.» Juridique De nos jours, la notion de sanctuaire n\u2019a pas de fondement juridique, affirme Me Julius Grey.«Il n\u2019y a pas de loi qui exclut l\u2019université de l\u2019application des lois ordinaires, dit-il.Or, il y a, depuis des centaines d\u2019années, une tradition de réticence à intervenir sur les campus.» Me Grey était président de l\u2019association des étudiants de l\u2019Université McGill à la fin des années 60.«Le recteur, le Dr Robertson, appelait souvent la police pour lui dire que, sauf en cas de grande urgence, McGill pouvait s\u2019occuper de ses problèmes en famille.Tout ça alors que les étudiants occupaient son bureau.Chaque matin, il allait leur faire un sourire, et il partait.» PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Lors de l\u2019intervention policière à l\u2019UQAM, avant-hier, des professeurs ont formé une chaîne entre les agents du SPVM et les étudiants.U W! ¥.->* ?-i.Regrettable « Il est regrettable d\u2019en arriver au point où l\u2019on fait appel aux policiers» pour régler des problèmes à l\u2019université, estime Jacques Hamel, professeur de sociologie à l\u2019Université de Montréal et professeur associé à l\u2019Observatoire Jeunes et Société.M.Hamel remarque que l\u2019Université de Montréal a aussi fait appel aux policiers durant le printemps érable, en 2012.«C\u2019est un geste qui a été mal perçu au sein de l\u2019université», dit-il.Il déplore aussi le morcellement du militantisme étudiant, et la radicalisation des manifestants masqués.«Avant, le recteur pouvait négocier avec une association.Aujourd\u2019hui, pour les 250 étudiants en sociologie de l\u2019UdeM, il y a trois associations, avec leurs revendications distinctes.» Discernement En France, où s\u2019est développée la notion de sanctuaire, la police est aujourd\u2019hui libre d\u2019agir dans les universités.La Fédération des autonomes de solidarité laïques, qui regroupe 500 000 enseignants français, précise: «La police peut intervenir en toute légalité dans les établissements scolaires.L\u2019intervention des forces de police doit être conduite en tout état de cause avec discernement et une véritable concertation préalable.» LE PRINTEMPS SORT LES PRIX FONDENT TORONTO À partir de \u2019Avant les taxes.Les sieges disponibles a ce prix sont offerts en quantité limitée et pourraient ne pas être disponibles pour tous les trains ou pour tous les départs D\u2019autres conditions peuvent s\u2019appliquer.Toutes les conditions à viarail.ca MC Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc VIA Rail Canada LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 A 5 .POLITIQUE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Des avions de chasse des Forces armées canadiennes ont participé à une toute première mission de bombardement contre l\u2019EI en Syrie mercredi, soit environ une semaine après que le Canada eut informé le Conseil de sécurité de l\u2019ONU de ses intentions.boufite Opération aérienne contre l\u2019EI en Syrie Ottawa a avisé l\u2019ONU avant les frappes OFFRE À NE PAS MANQUER EXCLUSIF JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Avant de larguer ses premières bombes en Syrie mercredi, le Canada a formellement avisé le Conseil de sécurité des Nations unies de son intention de frapper des cibles du groupe armé État islamique (EI) sur le territoire syrien.L'avis a été remis aux membres du Conseil de sécurité le 31 mars, soit moins de 24 heures après que le gouvernement Harper eut adopté une motion à la Chambre des communes visant à prolonger d'un an la mission des soldats canadiens en Irak et à élargir les frappes aériennes au territoire syrien, a appris La Presse.Dans une lettre qu'il a également transmise au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le gouvernement canadien invoque ainsi l'article 51 de la Charte des Nations unies - qui porte sur le droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective - pour justifier sa décision de prendre part aux frappes aériennes en Syrie, même s'il n'a pas obtenu le consentement du régime syrien.Des avions de chasse des Forces armées canadiennes ont participé à une toute première mission de bombardement contre l'EI en Syrie mercredi, soit environ une semaine après que le Canada eut informé le Conseil de sécurité de ses intentions.«Conformément à l'article 51 de la Charte des Nations unies, la présente vise à informer le Conseil de sécurité que le Canada prend les mesures nécessaires et proportionnées en Syrie afin d'appuyer la légitime défense collective de l'Irak», affirme l'ambassadeur et représentant permanent adjoint du Canada auprès de l'ONU, Michael Grant, dans sa lettre.Les États-Unis avaient invoqué le même article auprès des membres du Conseil de sécurité en septembre avant d'entreprendre des frappes aériennes contre des cibles de l'EI en Syrie.Washington affirmait en outre que le régime de Bachar al-Assad n'avait pas la volonté ou la capacité d'empêcher des attaques contre l'Irak en provenance de son territoire.L\u2019ONU prévenue le lendemain Quelques jours avant le vote sur la motion visant à prolonger la mission militaire, le chef du NPD, Thomas Mulcair, avait demandé au premier ministre Stephen Harper si le Canada avait aussi justifié auprès de l'ONU, comme l'avait fait Washington, ses intentions en Syrie.L'ONU a finalement été prévenue le lendemain de l'adoption de la motion.Le NPD et le Parti libéral ont voté contre cette motion, affirmant notamment que cela pourrait permettre au régime sanguinaire de Bachar al-Assad de consolider son pouvoir.« Le gouvernement de l'Irak a demandé aux États-Unis de diriger les efforts internationaux visant à mener des frappes contre les sites et les bastions militaires de l'EI en Syrie, et ce, afin de mettre fin aux attaques incessantes contre l'Irak, de protéger les citoyens irakiens et, ultimement, de permettre aux forces irakiennes de reprendre le contrôle des frontières de l'Irak.Les efforts de la coalition internationale ont réussi à réduire les capacités de l'EI et à restreindre ses opérations, mais il reste encore beaucoup à faire», affirme l'ambassadeur Grant dans la lettre.Il ajoute que l'EI continue de représenter une menace non seulement pour l'Irak, mais aussi pour le Canada et ses citoyens, le groupe terroriste ayant explicitement nommé le Canada comme une cible à attaquer par ses combattants.« Les opérations militaires que mène le Canada contre l'EI en Syrie visent à affaiblir la capacité de ce groupe à mener des attaques.Elles ne ciblent pas la Syrie ou sa population et ne visent pas à appuyer le régime syrien», ajoute M.Grant.\u2014 Avec La Presse Canadienne LES PREMIÈRES FRAPPES Les bombardements menés mercredi par deux CF-18 canadiens ont permis de frapper la garnison du groupe Etat islamique (EI) à Raqqa, à environ 160 kilomètres à l\u2019est de la ville convoitée d\u2019Alep.Raqqa est considéré comme la capitale du groupe extrémiste.En tout, 10 avions de la coalition, dont six appareils américains, ont participé à ces frappes aériennes, a-t-on précisé.Le ministre de la Défense, Jason Kenney, a dabord confirmé ces frappes sur son compte Twitter.Toutefois, il ne s\u2019agissait pas de la première sortie des avions de chasse canadiens depuis la prolongation de l\u2019intervention.La Défense nationale a indiqué que trois autres sorties avaient eu lieu précédemment dans le ciel de la Syrie, soulignant que ces sorties constituent de «précieuses occasions dévaluer de nouvelles zones d\u2019opérations».Le général Tom Lawson, chef d\u2019état-major de la Défense, a déclaré que cette première frappe aérienne des Forces armées canadiennes contre les capacités de l\u2019Etat islamique en Syrie avait été «exécutée avec succès», sans donner plus de détails.Camp de Yarmouk Ban Ki-moon veut éviter un « massacre » Le patron de l\u2019ONU a appelé hier à éviter un «massacre» dans le camp de réfugiés de Yarmouk, à Damas, où les organisations palestiniennes ont accepté de mener une opération conjointe avec larmée syrienne pour en déloger le groupe djihadiste Etat islamique (EI).«Il est temps de mener une action concertée pour sauver des vies», a déclaré Ban Ki-moon à la presse à New York, alors que des dizaines de milliers de civils sont pris au piège des combats dans le camp.Yarmouk «commence à ressembler à un camp de la mort», a-t-il dit en évoquant le «dernier cercle de l\u2019enfer».«Nous ne pouvons pas rester inactifs et laisser se dérouler un massacre.Ce qui se passe est inacceptable», a-t-il martelé, en soulignant que les habitants du camp, «dont 3500 enfants, sont transformés en boucliers humains».«Nous entendons * S PHOTO ASSOCIATED PRESS Le camp de réfugiés de Yarmouk est dévasté par les combats.maintenant parler d\u2019un assaut massif contre le camp et les civils qui s\u2019y trouvent, il s\u2019agirait d\u2019un nouveau crime de guerre encore plus scandaleux», a protesté M.Ban.\u2014 AFP 3 jours seulement ! Ce vendredi, samedi et dimanche 74 $/kg Dindon surgelé Exceldor de 5 à 7 kg.Limite de 1 par client.Du 10 au 12 avril.Non disponible aux Îles-de-la-Madeleine.Ce samedi seulement ! milles de récompense AIR MILES\" avec 100 $ d'achats ou plus.Présentez votre reçu de caisse lors de votre prochaine transaction pour obtenir vos milles.Valide le 11 avril seulement.Les achats sont calculés sur le prix de la marchandise avant taxes, à l\u2019exclusion des produits du tabac, billets de loterie, titres de transport, cartes-cadeaux et tout autre produit là où la loi l\u2019interdit.Certaines restrictions s\u2019appliquent.Offrevalable auxsupermarchés IGA et IGA extra participants seulement. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS Ce que l\u2019on *> RIMA ELKOURI CHRONIQUE Je vous racontais en janvier l'histoire de Benjamin, 10 ans, autiste et sans école.Autiste non verbal avec une déficience intellectuelle, Benjamin avait été suspendu de l'école spécialisée qu'il fréquentait depuis quatre ans.Trop agressif, disait-on.Même avec un ratio d'un pour un, le soutien de plusieurs professionnels, une salle multisen-sorielle, une piscine et une salle de motricité, l'école n'y arrivait pas.Si l'école spécialisée, avec toutes les ressources dont elle dispose, n'y arrive pas, qui d'autre pourrait y arriver?se demandaient ses parents.Inadmissible, me disaient l'Office des personnes handicapées du Québec, Autisme Montréal et la Fédération québécoise de l'autisme.Même si, en principe, toute personne handicapée a le droit d'être scolarisée jusqu'à 21 ans, un trop grand nombre d'enfants sont exclus de l'école, constataient-ils avec inquiétude.Comme solution de rechange, on a proposé à la famille de Benjamin l'école à la maison.Cinq petites heures par semaine, à raison d'une heure par jour.Autant dire rien du tout.Les parents de Benjamin, déjà essoufflés, se sont sentis abandonnés par le système scolaire.Sa mère, Sophie, policière au SPVM, s'est retrouvée en arrêt de travail.À bout de ressources, son conjoint et elle ont remué ciel et terre pour essayer de trouver une solution.Allaient-ils devoir se résigner à placer leur enfant?Une saison a passé.Nous voilà en avril, mois de l'autisme.J'aurais aimé vous dire que tout est rentré dans l'ordre.Mais ce serait mentir.Benjamin se porte très bien, mais il n'est toujours pas à l'école.Sa mère a écrit un nombre incalculable de lettres pour tenter d'obtenir les services les mieux adaptés aux perd besoins de son fils.Ses lettres restent parfois sans réponse.Si l'école spécialisée ne peut offrir qu'une heure par jour, que faire ?Elle s'est tournée vers le centre de réadaptation (CRDITED).Mais le mandat de ces centres n'est pas de se substituer à l'école à laquelle tous les enfants ont droit.« Des enfants non éducables, pour moi, ça n'existe pas », me dit Claude Belley, directeur général de la Fédération québécoise des CRDITED.Il y a toujours une solution, insiste-t-il.Le centre de réadaptation n'offre aucune prise en charge de jour, à part le placement, une solution radicale qui ne serait pas dans l'intérêt supérieur de Benjamin.Une voie que certaines familles finissent parfois par emprunter par dépit, quand leur enfant est exclu de l'école, observe Claude Belley.« Quand on jette l'éponge, l'enfant retourne à la maison.Et là, c'est la famille qui n'est plus capable.Elle va demander un placement de l'enfant, ce qu'elle n'aurait pas fait normalement.» Une spirale que l'on peut prévenir, dit-il.« Il faut casser ça rapidement pour éviter de se retrouver dans cette situation.C'est possible de le faire.» Sophie aimerait mieux ne pas placer son fils.Mais pour le garder à la maison, la famille a besoin d'un soutien accru.Elle s'est tournée vers son CLSC dans l'espoir d'obtenir davantage de services de maintien à domicile.En vain jusqu'à maintenant.L'hôpital?Inutile d'hospi-taliser Benjamin, puisqu'il va bien à la maison.Alors que faire?Sophie a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne.Mais c'est un processus qui peut prendre des mois.La Commission scolaire de Saint-Hyacinthe, dont relève l'école René-Saint-Pierre fréquentée par Benjamin, assure qu'elle est déterminée à trouver une solution à ce cas « complexe ».« Les intervenants sont clairement mobilisés dans le dossier», me dit Hélène Dumais, porte-parole de la commission scolaire.« Les gens travaillent de bonne foi pour trouver une solution qui soit dans le bien-être du jeune.» Mais en raison du litige qui oppose l'école à la famille, on ne peut en dire davantage.En attendant, la famille de Benjamin fait face à ce que Sophie appelle un « trou de service ».Grâce à l'aide précieuse de la maison de répit l'Intermède, la famille a pu éviter le naufrage.Mais ce service de dépannage ne peut se substituer à l'école.Pour pouvoir reprendre son travail, pour permettre à Benjamin et à toute la famille de retrouver un certain équilibre, Sophie a dû embaucher une éducatrice spécialisée à la maison.Afin d'offrir à son fils tous ces services qu'il n'obtient plus à l'école spécialisée, Sophie aimerait bien disposer de la subvention qui a été versée à l'école en début d'année scolaire par le ministère de l'Éducation.Mais ça ne fonctionne pas comme ça.Le calcul du financement pour une commission scolaire est déterminé par la déclaration des effectifs scolaires au 30 septembre chaque année.Même si un élève quitte l'école en cours d'année, la subvention reste à l'école.Et les parents doivent se débrouiller par leurs propres moyens.À voir cette mère se battre au nom de son fils, on a l'impression que l'État lui-même la pousse à placer son enfant.Une solution qui coûterait finalement plus cher en fonds publics que tout ce que la famille réclame pour que cet enfant ait le même droit à l'école que n'importe quel autre enfant.En ces temps austères, certains diront que l'État n'a pas les moyens de s'occuper d'enfants comme Benjamin.Pensez plutôt à ce que l'on perd - en argent, mais surtout en humanité - en refusant de s'en occuper.Une saison a passé.Nous voilà en avril, mois de l\u2019autisme.J\u2019aurais aimé vous dire que tout est rentré dans l\u2019ordre.Mais ce serait mentir.Benjamin se porte très bien, mais il n\u2019est toujours pas à l\u2019école.Sécurité des cyclistes Coderre accusé de négligence L\u2019opposition à Montréal accuse l\u2019administration Coderre de négliger la sécurité des cyclistes.Un an après le décès de Mathilde Blais sous un pont d\u2019étagement de la rue Saint-Denis, Projet Montréal estime que rien n\u2019a été fait pour corriger la situation de façon durable.«Aujourd\u2019hui, les cyclistes sont aussi en danger qu\u2019ils l\u2019étaient il y a un an, déplore le chef de l\u2019opposition, Luc Ferrandez.L\u2019argent n\u2019est pas là, Denis Coderre a failli sur toute la ligne pour les cyclistes et j\u2019espère qu\u2019il n\u2019y aura pas un drame ce printemps pour le lui rappeler.» Luc Ferrandez avance que l\u2019administration Coderre a réalisé en 2014 seulement 35% des travaux planifiés pour améliorer le réseau cyclable, tandis que 70% des chantiers du réseau routier ont été réalisés.- Pierre-André Normandin CHOLÉRÉTIQUE* \u2022\tFavorise la sécrétion biliaire \u2022\tSoigne la digestion difficile \u2022\tFavorise et stimule la digestion *Un cholérétique est un médicament que l\u2019on prend lors d\u2019une insuffisance biliaire.Cette substance favorise la production de bile par le foie.NPN 01948210 © Foratol Tisane 20 SACHETS Poids net 40q favorise la sécrétion biliaire CHOLÉRETIOUE UTILISÉE TRADITIONNELLEMENT POUR FAVORISER LA DIGESTION UTILISÉ TRADITIONNELLEMENT POUR SOIGNER LA DIGESTION DIFFICILE ET POUR STIMULER LA DIGESTION En vente partout, mais pas n\u2019importe où ! 'BlO'ACt iPquebec Poursuite abusive Eddy Savoie débouté en Cour d\u2019appel Dans une décision rendue hier matin, la Cour d\u2019appel du Québec a refusé d\u2019entendre la demande du propriétaire des Résidences Soleil, Eddy Savoie, qui contestait une décision rendue par un juge de première instance l\u2019obligeant à verser 200 000$ en dommages punitifs et 100 000 $ en honoraires et en dommages moraux à Pierrette Thériault-Martel, fille d\u2019une ancienne résidante, qu\u2019il avait poursuivie abusivement.Dans leur jugement, les juges Allan R.Hilton et Marie St-Pierre conviennent que des dommages punitifs de 200 000$ «peuvent paraître élevés à première vue», mais ajoutent que «cette première impression cède rapidement le pas devant les circonstances particulières PHOTO ARCHIVES LA PRESSE de la présente affaire».En septembre 2013, M.Savoie avait été reconnu coupable d\u2019avoir intenté une poursuite-bâillon pour avoir lancé une poursuite en diffamation de 400 000 $ contre Mme Thériault-Martel, fille d\u2019une résidante du Centre d\u2019hébergement et de soins de longue durée Saint-Lambert-sur-le-Golf, qui critiquait sévèrement la qualité des soins offerts.Le 15 août 2014, le juge Gary D.D.Morrison de la Cour supérieure avait condamné Eddy Savoie à verser 300 000 $ en dommages moraux et punitifs à Mme Thériault-Martel, en se basant notamment sur le fait que M.Savoie possède une fortune de 1,5 milliard.A l\u2019automne 2014, Eddy Savoie s\u2019était adressé à la Cour d\u2019appel pour obtenir la permission d\u2019en appeler de cette décision.De plus, il avait déposé une demande d\u2019appel de plein droit.Hier, la Cour d\u2019appel a accepté d\u2019entendre l\u2019appel de M.Savoie, mais la du même souffle débouté.- Ariane Lacoursière mmmm TAILLES 6À24 4863, rue Sherbrooke Ouest 514 481-8600 LUNAUVEN:10HÀ18H-SAM:10HÀ17H-DiM:12HÀ17H WWW.RiTSiPLUS.COM Llsle-Verte Le propriétaire de la résidence rejette toute responsabilité QUEBEC \u2014 Le propriétaire de la Résidence du Havre, Roch Bernier, rejette toute responsabilité dans l\u2019incendie de LIsle-Verte, qui a coûté la vie à 32 personnes âgées en janvier 2014.Il conteste même des conclusions du rapport du coroner vétéran Cyrille Delâge.Cette enquête publique n\u2019est pas allée «en profondeur», a accusé M.Bernier, hier, réagissant pour la première fois au rapport Delâge, dévoilé le mois dernier.Il avait lui-même réclamé la tenue d\u2019une enquête publique.Il a commandé sa propre expertise, dont les conclusions seront dévoilées bientôt.Cette expertise servirait selon lui à intenter des poursuites contre des entrepreneurs qui ont fait des travaux de construction et de rénovation à la résidence dans les dernières années.Roch Bernier considère qu\u2019il a été «trop sévèrement ciblé» dans le rapport Delâge.Il en réfute plusieurs éléments qui mettent en cause la responsabilité de la résidence.Rejetant tout blâme, il affirme qu\u2019il n\u2019a « pas été assez renseigné sur la manière de faire» en cas d\u2019incendie et sur la formation du personnel.- Tommy Chouinard http://www.bio-actif.com -11'-si s Brault & Martineau Pour le meilleur et pour le prix Ou rJruu yoiif vüiju Jeu hi'iuu ul lu voy NOUS PAYONS LA GAGNEZ\" L'UN DES VOYAGES AU MEXIQUE Dreams $ÎWt7.Cxiricw Pour2personnes au Dreams Riviera Cancun Resort & Spa en formule tout inclus sur les meubles***, matelas***, accessoires de décoration***, électroménagers*** et appareils électroniques*** Marques et modèles sélectionnés VALEUR EN PRIX DE 181000$ **Aucun achat requis.Ce concours est ouvert aux résidents du Québec et de l\u2019Ontario seulement.Le voyage aura lieu dusamedi 14 novembre au samedi 21 novembre 2015.Règlements et détails en magasin.è s ^ A *>vV 2mcx 1299 750 mois Mobilier de salon modulaire Sofa inclinable \t1-798 $* \t#/50 mois Mobilier de salon inclinable Livraison gratuite \u2022\tCauseuse inclinable_______17,38 $*/mois ou 869 $ \u2022\tFauteuil inclinable.9,98 $*/mois ou 499 $ ssr.Mm 750 mois 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NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim POLITIQUE MARTINE OUELLET La fonceuse Le mois prochain, les militants du Parti québécois éliront leur prochain chef, un peu plus d\u2019un an après la défaite du gouvernement de Pauline Marois.Notre chroniqueur a suivi et rencontré les cinq aspirants et vous les présente en rafale toute la semaine (par ordre alphabétique).Qui sont-ils?D\u2019où viennent-ils?Que veulent-ils accomplir et comment?Aujourd\u2019hui: Martine Ouellet PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Martine Ouellet fait partie des «souverainistes pressés».L| .M) I \u2019.«J M i 1 VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Un de ses rivaux suggère de recueillir un million de signatures avant de foncer; un autre veut décider six mois avant les élections s'il tiendra ou non un référendum; un autre encore préconise une nouvelle mouture du «beau risque»; et, enfin, le dernier garde son jeu secret pour le moment.Martine Ouellet, elle, a résolument tranché: si elle dirige le Parti québécois aux prochaines élections, elle tiendra certainement un référendum sur l'indépendance dans le premier mandat.Selon Martine Ouellet, seule candidate à la direction du PQ, la relance de son parti passe par le retour des débats, par la « sociale-démocratie verte » et par l'indépendance décomplexée.Je l'ai rencontrée cette semaine dans un restaurant du Vieux-Longueuil, son patelin d'origine où elle vit toujours, à quelques rues de sa circonscription, Vachon.Premier sujet, incontournable : cette nouvelle sortie de son mentor politique, Jacques Parizeau, au micro de Michel Lacombe, à Radio-Canada, diffusée la veille.Comme c'est le cas chaque fois, les critiques de Monsieur envers son ancien parti ont ébranlé les colonnes du temple du PQ, mais pas Martine Ouellet.« Il faut arrêter de s'en faire, lance-t-elle.M.Parizeau dit beaucoup de choses vraies, notamment sur le développement économique.Sur le Parti québécois, je pense qu'il sonne l'alarme.On doit se réveiller, on doit être plus vivants.M.Parizeau dit: ils n'ont pas l'air de croire en eux.Moi, je le dis autrement, je dis qu'on doit s'assumer.Le constat des élections d'avril 2014 est très sévère.Si on continue comme avant, la même recette va donner le même résultat.» Elle affirme aussi que, sous Jacques Parizeau, le PQ était plus ouvert aux débats.«Il y avait plus de place pour les militants à l'époque.Il y avait des congrès aux deux ans, pas aux six ans, et quatre conseils nationaux par année.Il faut laisser de la place aux idées, surtout pour attirer les jeunes.Un parti doit se renouveler.» Mme Ouellet fait partie du groupe des « souverainistes pressés », dénomination donnée, sous le règne de Pauline Marois, aux militants qui souhaitaient un nouveau référendum dans le premier mandat d'un gouvernement péquiste majoritaire.Au passage, elle écorche « les stratèges qui pensent que, pour prendre le pouvoir, c'est mieux de ne pas parler de souveraineté».« Il faut faire le constat, reprend-elle : depuis une dizaine d'années, l'appui à la souveraineté est plus élevé que l'appui au PQ.Mais il faut en parler, il faut répondre à des questions, par exemple, quelles seront nos pensions de vieillesse et que serait l'assurance-emploi dans un Québec souverain.» Martine Ouellet est toute menue et elle n'est pas celle qui parle le plus fort, mais il ne faut pas se fier aux apparences : c'est une fonceuse qui sait exactement où elle veut aller et comment.Pour le référendum, elle prône la plus grande transparence : utiliser les trois prochaines années pour remobiliser les souverainistes, faire campagne en promettant un référendum dans le premier mandat, ce qui donne, dit-elle, sept ans pour préparer et gagner ce référendum.Elle rejette toutes les autres approches, comme celle de son rival Alexandre Cloutier, qui suggère d'obtenir un million de signatures avant de se commettre « C'est un détour, dit-elle, c'est une autre façon de ne pas être clair en 2018.Nous avons été pas mal trop attentistes.Si on veut faire l'indépendance, il faut être transparent, le dire clairement, et moi, je fais confiance à la population.Il faut s'assumer et être fier de ce qu'on est, c'est important.» Réunir la famille Cela passe aussi, dit-elle, par la réunification de la famille souverainiste.« J'ai commencé les rapprochements, notamment avec Option nationale, dit-elle.C'est bien beau de parler, mais il faut aussi agir.J'ai des gens qui étaient avec Option nationale ou Québec solidaire dans mon équipe.» Des quatre candidats-députés (elle-même, Alexandre Cloutier, Bernard Drainville et Pierre Karl Péladeau), Mme Ouellet est la seule à ne pas compter d'appuis au sein du caucus.Elle ne s'en formaliste pas outre mesure.« Certains ont commencé leur course avant, parfois des années avant, dit-elle, visant MM.Drainville et Cloutier.D'autres [députés] ont peut-être été séduits par l'avancée dans les sondages après l'arrivée de Pierre Karl Péladeau.» À propos de l'avance présumée du meneur, Martine Ouellet y va de cette mise en garde aux militants: «On en a essayé, des sauveurs, au PQ, et puis ça n'a pas été un grand succès.» Grande expérience Avant d'être ministre des Ressources naturelles dans le gouvernement Marois, elle a occupé un poste de gestionnaire de haut niveau à Hydro-Québec.Elle a passé beaucoup de temps sur le plancher des vaches, dans les grandes usines du Québec.Être une rare femme dans un milieu d'hommes, pour elle, ce n'est pas nouveau.Et malgré ses airs un peu timides, Martine Ouellet ne manque pas d'assurance.« Dans cette course, c'est moi qui ai la meilleure connaissance des secteurs économique et industriel du Québec, lance-t-elle.Pierre Karl a une connaissance de la télé et de la téléphonie, mais moi, je connais tous les secteurs.» En environnement, plus précisément, c'est elle qui a pondu, comme militante, trois politiques environnementales des gouvernements péquistes : la gestion des déchets (1994), la politique énergétique (1996) et la politique de l'eau (2002).Il est vrai que Mme Ouellet est comme un poisson dans l'eau lorsqu'elle parle de production et de distribution d'électricité, d'automobiles électriques, de mines et d'exploitation de ressources naturelles et de la forêt, de traitement des eaux, de développement durable, et j'en passe.Lors du débat sur l'environnement, il y a deux semaines à Sherbrooke, elle a dominé les échanges par sa connaissance studieuse des dossiers.« Je suis pas mal sûre d'avoir gagné ce débat et pourtant, aucun commentateur ne l'a souligné.Si un des quatre gars avait aussi bien fait, on l'aurait dit», avance-t-elle, ajoutant que les femmes sont encore traitées différemment en politique.QUI EST-ELLE?>\t45 ans >\tNée à Longueuil >\tDéputée de Vachon depuis 2010 >\tMinistre des Ressources naturelles de 2012 à 2014 >\tResponsable de projets d\u2019efficacité énergétique, de recherche et développement et de négociation de contrats majeurs à Hydro-Québec pendant près de 20 ans >\tInstigatrice de la politique de la gestion des déchets, de la politique énergétique et de la politique de l\u2019eau au PQ (1994 à 2002) >\tIngénieure mécanique (McGill), MBA (HEC) >\tModèles politiques: Gro Harlem Brundtland (première ministre de Norvège à trois reprises, de 1981 à 1996) et auteure du rapport Notre avenir à tous (1987), fondement du développement durable.Jacques Parizeau : « Il a pris le PQ en 1988 à peu près au même niveau qu\u2019aujourd\u2019hui [23 députés, 55 000 membres] et six ans plus tard, il nous a amenés à l\u2019indépendance.mais les fédéralistes ont triché.» Atchoum ! ÇA PAS DE BON SANG.Les maux de tête, les picotements dans le nez, les écoulements nasaux, le blocage des voies nasales.Et quoi encore! Un million de Québécois et plus souffrent d\u2019allergie respiratoire.Libérez votre nez, votre respiration haletante et bruyante avec Allergine, nouveau phytomédicament dont le principe actif d\u2019URTICA DIOICA biologique est 30 fois plus concentré qu\u2019une infusion à l\u2019ortie et 5 fois plus qu\u2019un jus frais d\u2019ortie.L\u2019URTICA DIOICA a été mis au banc d\u2019essai (voir études des monographies http://webprod.hcsc.ac.ca/nhpidbdipsn/ monoRea.do?id=166&l ana=frat à maintes reprises et s\u2019est avéré une belle innovation qui tient ses promesses à savoir aider à soulager ces fameux symptômes allergiques.Allergine cible sans merci les allergies saisonnières.Voici un outil nouveau et des plus performants sans effet secondaire.Nouvelle formulation anti-allergies pour ceux qui ont des réactions à l\u2019herbe à poux, aux graminées, aux pollens des arbres, du gazon et du foin.L\u2019urtica dioica est une version naturelle testée qui fournit un tourbillon de molécules 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1-877-833-5933 Sommet de Québec sur le climat Le premier ministre de l\u2019Alberta sera absent MARTIN CROTEAU QUÉBEC \u2014 Le sommet des premiers ministres provinciaux sur les changements climatiques, qui aura lieu à Québec la semaine prochaine, se déroulera sans le dirigeant de la plus grande émettrice de carbone au Canada.En campagne électorale, le premier ministre sortant de l'Alberta, Jim Prentice, ne pourra participer à la conférence.M.Prentice a appelé les Albertains aux urnes au début de la semaine.Il ne pourra donc pas être présent à la conférence de Québec, bien qu'il soit favorable à la tenue d'un dialogue entre provinces sur les changements climatiques, a confirmé son bureau hier.L'Alberta enverra deux émissaires pour observer les travaux, a-t-on précisé au bureau de M.Prentice.Ils ne pourront contracter des engagements au nom de la province, mais ils feront rapport sur l'avancement des pourparlers à leur retour à Edmonton.Au bureau du premier ministre Philippe Couillard, on souligne que le sommet de Québec réunira malgré tout la « vaste majorité » des leaders provinciaux et territoriaux.« Nous aurions bien sûr souhaité que M.Prentice soit présent, d'ailleurs c'était clairement son intention», a déclaré le porte-parole du premier ministre, Harold Fortin.Mais le succès du sommet n'est pas compromis pour autant, a-t-il assuré.« Contrairement à nos PHOTO JASON FRANSON, PC En campagne électorale, le premier ministre de l\u2019Alberta, Jim Prentice, n\u2019ira pas au sommet sur les changements climatiques, la semaine prochaine, à Québec.prédécesseurs, nous avons bâti des alliances avec nos partenaires des provinces et des territoires, les États américains ainsi qu'à l'international, a dit M.Fortin.Le Sommet de Québec est une étape importante que nous franchissons vers la 21e conférence sur le climat à Paris, en décembre.Nos échanges sont fréquents sur divers sujets, dont celui des changements climatiques.Ils se poursuivront avant, pendant et après le Sommet de Québec.» Emetteur majeur Faute de représentant d'Edmonton, la province qui émet le plus de GES au Canada sera absente des discussions à Québec.En 2012, l'Alberta était à elle seule responsable de 36% des émissions de GES du Canada.Cette proportion est appelée à croître avec le développement de l'industrie des sables bitumineux, dont les émissions ne font l'objet d'aucune réglementation fédérale.Selon un rapport diffusé hier par Greenpeace et Environmental Defence, la croissance anticipée de cette industrie annulerait les efforts déployés par les autres provinces pour réduire leurs émissions.Absence bénéfique?La plupart des observateurs contactés hier croient néanmoins que l'absence de M.Prentice pourrait faciliter les échanges plutôt que de leur nuire.« On sait que l'Alberta ne veut pas être sérieuse actuellement dans la lutte contre les changements climatiques, a indiqué le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin.Le Québec et l'Ontario doivent aller de l'avant.Et lorsque l'Alberta va sortir de ses élections, la pression politique sera plus grande si les autres provinces ont prouvé leur volonté d'aller de l'avant.» « Dans un monde idéal, l'Alberta serait à la table et discuterait avec les autres provinces, a renchéri Annie Chaloux, chargée de cours à l'Université de Sherbrooke et spécialiste des questions environnementales.Par contre, si on attendait après tous les récalcitrants avant qu'il se passe quelque chose, rien n'avancerait sur la question du climat.» http://www.bio-actif.com L\u2019EVENEMENT C\u2019EST LES AINER DODGE GRAND CARAVAN SE 2015 LA MINI-FOURGONNETTE LA PLUS VENDUE AU PAYS DEPUIS PLUS DE 31 ANS À PARTIR DE FINANCEMENT AL'ACHAT À PARTIR DE : TAUX DE FINANCEMENT À L\u2019ACHAT À PARTIR DE AUX DEUX SEMAINES POUR 96 MOIS JUSQU\u2019A 96 MOIS ET AUCUN ACOMPTE LE PRIX INCLUT 8 100 $* DE REMISE AU COMPTANT, LES FRAIS DE TRANSPORT ET LES FRAIS SUR LE CLIMATISEUR.FRAIS DE TRANSPORT ET FRAIS SUR LE CLIMATISEUR INCLUS.CHRYSLER 200 LX 2015 LA 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\t\t\t («Slrlusxm les RecRueS Le consommateur avisé litles petits caractères : t, *, ±, **, G, a.Les offres de cetteannonce s\u2019appliquent à la livraison au détail des modèles neufs sélectionnésachetés auprès des concessionnaires participants à compter du 1er avril 2015 et pendant le mois en cours seulement, et peuvent être modifiées ou prolongées sans préavis.Les frais de transport (1 695 $) et lesfraissur le climatiseur (le cas échéant) sont compris dans le prix d\u2019achat.Aucuns frais supplémentaires ne seront ajoutés auxprix tout inclus des véhicules annoncés.L\u2019immatriculation, l\u2019assurance, les droits sur les pneus neufs (15 $) et les taxes applicables sont en suset seront exigés à l\u2019achat.Un acompte peut être demandé.Le concessionnaire peut devoir échanger ou commander un véhicule (lorsque applicable).Le concessionnaire peut vendre ou financer à prix moindre.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et conditions.t Les prix d\u2019achat annoncés s\u2019appliquent aux modèles Dodge Grand Caravan SE 2015 (RTKH53 + 29E)/Chrysler 200 LX2015 (UFCE41 + 28A)/Dodge Journey SE 2015 (JCDH49 + 22F + WFU)/Ram 1500 SXT HEMIMD V8 Quad Cab 4X42015 (DS6L41 + 25A + AGR), respectivement : 19 995 $/19 995 $/19 995 $/27 995 $.Les prix d\u2019achat comprennent les frais de transport de 1 695 $ et, le cas échéant, une remise au comptant et/ou un boni au comptant.* Les remises au comptant sont offertes sur certains modèles neufs 2015 sélectionnés et sont déduites du prix négocié avant l\u2019application des taxes.Une remise au comptant de 8 100 $ est applicable sur le modèle Dodge Grand Caravan SE ____t3C>PCBB .\t2015 (RTKH53 + 29E).Une remise au comptant de 3 000 $ est applicable sur le modèle Chrysler 200 LX 2015 (UFCE41 + 28A).Une remise au comptant de 2 000 $ est applicable sur lemodèle Dodge Journey SE 2015 (JCDH49 + 22F + WFU).Une remise au comptant de 8 500 $ est applicable sur les modèles Ram 1500 2015 sélectionnés (à l\u2019exclusion des modèles Ram 1500 à cabine simple 4X2 et 4X4 2015, qui se qualifient pour une remise de 6 500 $).Voyez votre concessionnaire participant pour tousles détails.± Les taux de financement à l\u2019achatàpartir de 0 % jusqu\u2019à 36 mois (modèlesRam 1500 2015, à l\u2019exclusion des modèles à cabine simple) etàpartirde 3,49 % jusqu\u2019à 96 mois (modèlesDodge Grand Caravan 2015, Chrysler 200 2015 et Dodge Journey 2015)sont offerts aux clients admissibles sous réserve de ^approbation decréditpar la RBC Banque Royale, la Banque Scotia ou Financement auto TD etsont applicables sur certains modèles 2015 sélectionnés.Exemples :Ram 1500 SXT HEMIMD V8 Quad Cab 4X4 2015 (DS6L41 + 25A+AGR)avecun prixd\u2019achatde 27 995 $ (incluantune remise au comptantde8 500$etun boni au comptant de fidélisation etde conquête de 1 500$), financéà un tauxde0%pour 36 moissansaucunacompte(0 $), équivautà 78 paiements auxdeuxsemainesde 358,91 $, des frais de crédit de0$et une obligation totale de 27 995 $.Dodge Grand Caravan SE 2015 (RTKH53 + 29E)/Chrysler 200 LX 2015 (UFCE41 + 28A)/Dodge Journey SE 2015 (JCDH49 + 22F + WFU) avec un prix d\u2019achat de 19 995 $/19 995 $/19 995 $, financéàuntaux de 3,49 %pour96moissans aucunacompte (0 $), équivaut à 208 paiements aux deuxsemainesde 110,23 $/110,23 $/110,23 $, des frais de crédit de2 932,84 $/2 932,84 $/2 932,84$etune obligation totale de 22 927,84 $/22 927,84 $/22 927,84$.** Prix de départdu modèle Dodge Grand Caravan SXTPremium Plus 2015 (RTKH53 + 29P) montré, incluant uneremise au comptant de 7 000 $etune remise au comptant/DVDde 1 500 $ (déduite du prix négocié après l\u2019application des taxes) : 29 745 $.Prix de départ du modèle Chrysler 200C 2015 (UFCS41 + 28N) montré, incluant une remise au comptant de 3 000 $ : 27 550 $.Prix de départ du modèle Dodge Journey R/T 2015 (JCES49 + 28X + AGV) montré, incluantune remise au comptant de 2 000 $ et une remise au comptant/DVD de 1 500 $ (déduite du prix négocié après l\u2019application destaxes): 33 550$.Prix de départdu modèleRam 1500 Laramie Quad Cab 4X4 2015 (DS6P41 + 26H)montré, incluantune remise au comptant de 8 500 $et1 500 $en boni au comptant de fidélisation etdeconquête: 44 750 $.Les prix de départdes véhicules montrés incluentlesremises/bonisau comptant et n\u2019incluentpas les options (par exemple, certaines teintes de peinture).Lesoptionssont disponibles moyennant des coûtsadditionnels.Lesmodèles montrés peuvent différer légèrementdesmodèlesqui sont commercialisés au Canada.G Leboni au comptant àla loyauté et la réduction supplémentairedu tauxdefinancementde 1 % sontoffertsaux clients admissibles à l\u2019achat/ au financement au détail des modèles Chrysler (modèles Chrysler 200 2015 exclus), Jeep, Dodge (modèlesDodge Grand Caravan SE 2015, Dodge Journey SE et SE Plus 2015 exclus), Ram (modèles Ram 1500 à cabine simple 4X2 et 4X4 2015 exclus)ou FIAT2015 sélectionnés chez lesconcessionnaires participants.OFFRE D\u2019UNE DUREE LIMITEE.Leboni au comptant à la loyauté sera déduit du prix négocié après l\u2019application des taxes.La réduction supplémentaire du taux de financement de 1 % s\u2019applique, sous réserve d\u2019une approbation de crédit, à la plupart des transactions de financement à taux subventionnés admissibles par la RBC Banque Royale, la Banque Scotia et Financement auto TD.La réduction de taux de 1 % ne peut réduire le taux de financement à moins de 0,0 %.Les clients admissibles incluent tous les propriétaires d\u2019origine et actuels de modèles Chrysler, Jeep, Dodge, Ram ou FIAT ayant un contrat de financement à taux standard/subventionné éligible venant à échéance entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2018.Aucun échange requis.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et exclusions.a Le boni au comptant de fidélisation et de conquête de 1 500 $ sur les camions Ram est offertaux clients admissibles à l\u2019achatau détail d\u2019un modèle Ram 1500 2014/2015 sélectionné (à l\u2019exclusion des modèles à cabine simple), Ram 2500/3500 2014, Ram Châssis-Cabine 2014 ou d\u2019un fourgon utilitaire Ram 2014 et est déduitduprix négocié après l\u2019 application des taxes.Les clients admissibles sont les propriétaires actuelsd\u2019 uncamionDodgeouRamoules propriétaires ou locataires actuels d\u2019 un camiond\u2019 un autre manufacturier.Le véhicule doit avoir été acheté oulouéparleclientadmissible et enregistré à sonnom auplustard le 1er avril 2015.Une preuve de propriété ou d\u2019ententedelocation sera exigée.Les travailleurs spécialisésagréésou ceuxqui suiventuneformationdetravailleursspécialisés sont égalementadmissibles.Ceci inclutlestravailleursagréés, les travailleurs certifiés et les clientsqui terminent un certificat d\u2019apprentissage.Unepreuve de licence ou un certificat de travailleur spécialisé sera exigé.Certaines conditions s \u2019 appliquent.L\u2019offre est valide pour le mois en cours seulement.?Selon le segment inférieur des berlines intermédiaires de Ward\u2019s.Selon le PDSF des modèles de base 2015.V Selon les données tirées du recensement de IHS Automotive: Polk disponibles en date du mois de juillet 2014 sur les véhicules en service au Canada, selon la définition des catégories de multisegments de FCA Canada Inc.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistrée de SiriusXM Satellite Radio Inc.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler \u2022 Dodge \u2022 Jeep® \u2022 RAM A10 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS « Épineux problème de traduction » La demande d\u2019asile au Canada d\u2019un homme soupçonné de crime de guerre peut aller de lavant PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Me Stéphane Handfield, avocat du demandeur d\u2019asile, croit que les services frontaliers ont été les artisans de leur propre malheur dans cette affaire.VINCENT LAROUCHE Un homme soupçonné d\u2019être un criminel de guerre a trouvé une façon toute simple d\u2019entrer au Canada malgré ses antécédents: il a demandé d\u2019être entendu en français au tribunal de l\u2019immigration.Incapable de traduire dans la langue de Molière la volumineuse preuve amassée contre lui, l\u2019Agence des services frontaliers a dû s\u2019avouer vaincue.Elle lui a ouvert les portes du pays.«Nous sommes sincèrement désolés des inconvénients causés par cette situation», a écrit Mike Millette, le responsable du dossier au sein des services frontaliers canadiens, dans une lettre à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR), le 2 avril dernier.En juin 2013, un ancien combattant de la guerre civile qui a ensanglanté l'ex-Yougoslavie (il est interdit de publier son nom, car il demande maintenant le statut de réfugié) arrive au Québec.Il ne parle ni français ni anglais.En 2014, avant que sa demande d'asile politique ne soit étudiée, l'Agence des services frontaliers annonce qu'elle va demander qu'il soit expulsé rapidement du Canada, car elle a de bonnes raisons de croire qu'il est mêlé à des crimes de guerre ou à des crimes contre l'humanité.La série de conflits en ex-Yougoslavie a fait de 200 000 à 300 000 morts de 1991 à 1999 et divers responsables ont été accusés d'avoir commis des atrocités sur le terrain.L'un des mandats de l'Agence est justement d'empêcher l'entrée au Canada de criminels de guerre.Volumineux dossier en anglais L'Agence prépare donc un dossier de plusieurs centaines de pages pour étayer ses dires.Elle doit le présenter lors d'une audience devant la CISR, qui tranchera la question.La preuve est rédigée en anglais par des fonctionnaires fédéraux, qui tiennent pour acquis que les procédures se dérouleront dans cette langue.Mais le demandeur d'asile, qui souhaite s'établir près de Montréal de façon permanente, recrute un avocat francophone qui s'est fait connaître par son militantisme pour l'usage du français devant les tribunaux de l'immigration au Québec, Me Stéphane Handfield.Il demande donc que son audience à la CISR se déroule en français.L'Agence reconnaît que c'est son droit.Elle avoue aussi, dans des documents versés au dossier, qu'elle avait « mal interprété quelle serait la langue des procédures » et qu'elle est maintenant aux prises avec un « épineux problème de traduction ».Traduire le dossier au complet prendrait six mois et obligerait à puiser « d'importantes sommes d'argent » à même les fonds publics, précise l'organisme.« Ils prétendaient que ça coûterait plus de 75 000$ pour traduire environ 500 pages.Ça fait 150$ la page!», s'exclame Me Handfield.Impossible de procéder La cause a été reportée à de nombreuses reprises dans l'espoir de trouver une solution.Finalement, le 2 avril, l'Agence reconnaît son échec dans une lettre envoyée à la CISR.« Malheureusement, les documents ne pourront être prêts dans les délais prescrits par les règles», affirme-t-elle.L'Agence n'a pas le choix : elle n'est pas en mesure de procéder, et elle retire donc sa demande d'audience.La CISR a répondu cette semaine qu'elle prend acte de cette décision et ferme le dossier.Finies, les considérations en matière de crimes de guerre.La demande d'asile de l'ancien combattant peut aller de l'avant.Me Handfield croit que les services frontaliers ont été les artisans de leur propre malheur dans cette affaire.« Je croyais ce débat réglé.Il va falloir que l'Agence des services frontaliers accepte qu'au Québec, ça se passe en français ! », dit-il.En fin de soirée hier, Pierre Deveau, porte-parole de l'Agence des services frontaliers, a assuré que l'organisme est toujours « déterminé » à renvoyer tout individu qui serait jugé coupable de crime de guerre et qu'il prend ses responsabilités en matière de langues officielles « avec beaucoup de sérieux».CLAN DES NARCOTORPILLES Le dernier condamné libéré pour de bon DANIEL RENAUD Sarto Berthiaume, considéré comme le numéro deux du «clan des narco-torpilles», n'aura pas à se présenter devant les commissaires aux libérations conditionnelles, à la fin du mois.L'homme de 64 ans a appris hier qu'il pourrait quitter pour de bon le pénitencier de Cowansville, après une lutte de quelques années devant les tribunaux.Berthiaume avait été arrêté avec d'autres individus en décembre 2006, dans une enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) baptisée Cubain visant des trafiquants qui avaient importé 200 kg de cocaïne en les dissimulant dans des cylindres soudés à la coque de navires.Contrairement à ses coaccusés, Berthiaume a rapidement plaidé coupable à une accusation de complot en mai 2007 et été condamné à 12 ans de pénitencier.Or, durant la suite des procédures, les avocats de ses coaccusés ont fait valoir que la GRC avait utilisé dans son enquête, en tant qu'agent d'infiltration, un détenu en libération conditionnelle et que ce dernier contrevenait aux conditions qui lui avaient été imposées sans que les Services correctionnels et la Commission des libérations conditionnelles du Canada en soient avisés.Des coaccusés ont alors bénéficié d'un arrêt des procédures, arguant que la preuve avait été obtenue illégalement et qu'il s'agissait d'un abus qui violait les principes de justice fondamentaux et la Charte des droits et libertés.Devant ce retournement de situation, Berthiaume a manifesté son intention de ne plus plaider coupable et s'est adressé à la Cour d'appel, qui a jugé en janvier dernier que le détenu pouvait bénéficier d'une extension de délai.Enfin, hier, dans une nouvelle décision, le plus haut tribunal du Québec a décrété l'arrêt du processus judiciaire.Fait à noter, Berthiaume avait été libéré d'office à la fin de l'été dernier, après avoir purgé les deux tiers de sa peine.Mais sa libération a été révoquée en janvier, à la suite d'un nonrespect des conditions.C'est pourquoi il devait se présenter de la commission des libérations conditionnelles à la fin du mois.Plongeurs à 100 000$ Même si Berthiaume est libre aujourd'hui, il avait raconté aux commissaires aux libérations conditionnelles en octobre 2013 comment son associé, Gilbert Kelly, et lui avaient mis au point un ingénieux système pour importer de la cocaïne de Colombie.Leurs contacts dans ce pays ciblaient des navires qui se rendaient régulièrement au Canada.Durant la nuit, des plongeurs fixaient des tuyaux ou des cages en forme de torpille dans une prise d'air ou sous les stabilisateurs de la coque, sous la ligne de flottaison de ces bateaux.Lorsque les bateaux accostaient au port de Belledune, au Nouveau-Brunswick, ou dans un port du Québec, Kelly et Berthiaume envoyaient une équipe de plongeurs, payés 100 000$ chacun, pour récupérer la drogue.Mais à l'automne 2004, les plongeurs ont été incapables de récupérer la drogue sur un bateau amarré au port de Belledune en raison de la mer agitée.Le navire est retourné en Colombie, où les policiers ont découvert la cocaïne et avisé la GRC.Gilbert Kelly n'a jamais été arrêté dans cette affaire.Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité: 514-285-7000, poste 4918 LA SECTION CINEMA LE VENDREDI DANS LA PRESSE+ PLANIFIEZ VOTRE WEEK-END CINEMA DÈS LE VENDREDI AVEC LASECTION CINÉMA DE LA PRESSE+.VISIONNEZ LES BANDES-ANNONCES DES NOUVEAUX FILMS ET RETROUVEZ LES CRITIQUES DES NOUVEAUTÉS EN SALLE AINSI QUE SUR DVD.DEUX JOURS.UHE NUIT EN PLEIN DANS LA VIE LA PRESSE* CINÉMA CINEMA L\u2019ANNEE CINEMA jucls sont lesiilms qui créeront l'événement cette année ?Gros plan du cinéma hollywoodien, international et québécois DE HOLLYWOOD ET DAILLEUR5 PANORAMA QUÉBÉCOIS 40 SORTIES ATTENDUES BIENTOT SUR NOS ECRANS \t \t LA PRESSE LaPressePlus.ca * *- ' 7 # K .L % PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE Le sénateur suspendu Patrick Brazeau s\u2019est rendu hier au palais de justice d\u2019Ottawa pour soutenir Mike Duffy.Procès Duffy Solidarité entre sénateurs déchus Au troisième jour de son procès criminel, l\u2019ex-journaliste devenu tête d\u2019affiche conservatrice Mike Duffy a reçu lappui du sénateur suspendu Patrick Brazeau, lui-même englué dans les scandales liés à sa vie politique et personnelle.M.Brazeau - devenu gérant d\u2019un bar de danseuses nues depuis sa suspension - a assisté hier à toute la journée d\u2019audience dans la petite salle bondée du palais de justice d\u2019Ottawa.Armé d\u2019un calepin et d\u2019un crayon, il prenait des notes qu\u2019il prévoit utiles dans sa propre défense contre l\u2019accusation de fraude à laquelle il fait face pour sa gestion de ses propres allocations de dépenses.« M.Brazeau est ici pour appuyer M.Duffy», a affirmé son avocat, Christian Deslauriers, à leur arrivée en matinée.Le sénateur veut «assister au procès comme membre du public pour observer l\u2019audience».Devant la nuée de journalistes qui l\u2019ont questionné, le principal intéressé s\u2019est limité à confirmer ces propos.Après une enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Patrick Brazeau a été accusé de fraude et dabus de confiance lan dernier pour avoir réclamé des remboursements de 48 000$ de dépenses auxquels ils n\u2019avaient pas droit.L\u2019avocat de Mike Duffy, pour sa part, a continué à faire admettre à l\u2019ex-légiste du Sénat que les règles de la Chambre haute encadrant le remboursement de dépenses des sénateurs étaient floues.Après avoir épuisé le dossier du manque de précision sur ce qu\u2019est une « résidence principale», le criminaliste Donald Bayne s\u2019est intéressé en après-midi à labsence de critères définissant ce qu\u2019est une «activité partisane», remboursable par le Sénat.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard MONDE La Chine emprisonne ses féministes NATHALIE COLLARD Il ne fait pas bon être féministe en Chine.Cinq militantes arrêtées il y a un mois pour avoir voulu manifester dans le cadre de la Journée internationale du droit des femmes devraient savoir lundi prochain quel sort les attend.Les cinq membres de la Ligue pour l'action féministe chinoise - connues pour leurs mises en scène où elles revêtent des robes de mariée maculées de peinture rouge - voulaient dénoncer le harcèlement sexuel et la violence conjugale dans leur pays.Leur arrestation et leurs conditions de détention font l'objet de nombreuses critiques de la part de la communauté internationale, y compris par l'ancienne secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.La Presse s'est entretenue par courriel avec Wiliam Nee, chercheur spécialisé sur la question chinoise pour Amnistie internationale, installé à Hong Kong.QQue sait-on de l\u2019état des cinq femmes au moment où on se parle?R Leurs avocats ont déclaré hier que la police avait recommandé qu'on les accuse d'attroupement et de trouble de l'ordre dans un lieu public.Au départ, on les avait arrêtées sous des accusations plus sévères, soit d'avoir «cherché querelle et causé le trouble ».Il est trop tôt pour dire s'il s'agit là d'une évolution positive du dossier, mais cette accusation implique tout de même une peine de cinq ans d'emprisonnement pour chacune des femmes.Il semble que la police soit remontée jusqu'en 2012 pour formuler ces nouvelles accusations.Les cinq militantes étaient alors à Canton, dans le sud du pays.Elles occupaient des toilettes pour hommes dans le cadre d'une manifestation pour l'ouverture d'un nombre 4]\\7,'rii Wang Man mm \u2019mm.mm Wu Rongrong PHOTOS FOURNIES PAR AMINISTIE INTERNATIONALE Les cinq militantes féministes emprisonnées.Ci-dessus, Wei Tingting, Li Tingting et Zheng Churan.¦Æt accru de toilettes publiques pour femmes.En Chine, une arrestation formelle mène invariablement à une condamnation.QLa Chine a réagi très négativement à l\u2019opinion publique internationale et au tweet d\u2019Hillary Clinton et son mot-clic #FreeBeijing20Five, leur disant en quelque sorte de se mêler de leurs affaires.Dans ce cas-ci, la pression internationale peut-elle aider les inculpées, ou leur nuire?R La pression internationale est importante.Le fait que la police ait changé ses accusations à l'endroit des cinq militantes indique peut-être que les autorités ont pris bonne note de l'indignation exprimée par la communauté internationale.Rappelons qu'au cours des 20 dernières années, la Chine s'est engagée publiquement pour les droits des femmes.Elle est également l'un des hôtes de la conférence Beijing+20 sur les droits des femmes qui doit avoir lieu l'automne prochain à New York sous l'égide de l'ONU.L'emprisonnement de cinq militantes féministes serait une source d'embarras pour le président chinois Xi Jinping, qui doit assister à la conférence.Peut-être que le changement d'accusation est une façon pour la Chine de ne pas perdre la face.Mais nous devons continuer d'exercer des pressions jusqu'à ce que les autorités chinoises libèrent ces femmes.QLe militantisme féministe est-il encore possible en Chine?R Oui, mais la limite de ce que le gouvernement chinois tolère n'est plus aussi claire.C'est «tolérance zéro » de la part des autorités chinoises à l'endroit de quiconque, en dehors du Parti communiste, est perçu comme susceptible d'influencer et de mobiliser la population.À court terme, l'arrestation et l'emprisonnement des cinq militantes féministes ont eu l'effet d'une douche froide sur les autres activistes chinois.Les gens gardent un profil bas par peur de représailles de la part des autorités.Mais à moyen et long terme, il est clair que de nombreuses femmes sont engagées dans ce mouvement féministe.En Chine, les inégalités et les gestes de discrimination à l'endroit des femmes sont encore nombreux.Les autorités gagneraient à travailler avec elles et à se pencher sur leurs demandes plutôt que de tenter de les museler.Sans compter que leur détention porte ombrage aux progrès accomplis par les Chinoises au cours des dernières années.Par exemple, une loi qui accorde certains recours aux victimes de violence conjugale doit entrer en vigueur en août prochain.Les cinq militantes emprisonnées étaient au nombre des femmes qui ont milité pour cette loi.C'est bien la preuve que leur action a un impact.RÉSULTATS SCOLAIRES Les filles meilleures que les garçons dans la plupart des pays MATHIEU PERREAULT Les filles sont meilleures que les garçons à l'école dans la plupart des pays du monde.Peu importe si l'égalité des sexes y est plus ou moins acquise.Telle est la conclusion d'une grande analyse d'un psychologue néerlandais qui enseigne à l'Université de Glasgow.La Presse s'est entretenue avec Gijsbert Stoet.POURQUOI ?Gijsbert Stoet est spécialiste des facteurs qui influencent le rendement scolaire.« Depuis une demi-douzaine d'années, plusieurs études ont utilisé les résultats des épreuves PISA (Programme international d'évaluation des étudiants) pour voir si les différences entre filles et garçons étaient plus prononcées dans les pays où règne une plus grande égalité entre les sexes.Les résultats sont allés d'un côté comme de l'autre, parce que chaque équipe utilisait les épreuves d'une seule année.J'ai décidé de fondre quatre épreuves PISA pour en avoir le cœur net.» ÉGALITÉ Le résultat: il n'y a aucun lien entre l'égalité générale entre les sexes et les différences de résultats scolaires des filles et des garçons.« Quel que soit le pays, les filles ont généralement de bien meilleurs résultats en lecture, dit M.Stoet.Là où les garçons sont parfois meilleurs, c'est en mathématiques.Certains ont avancé que seulement dans les sociétés égalitaires les filles ont-elles d'aussi bons résultats en maths et en sciences que les garçons.D'autres ont attribué les difficultés scolaires des garçons dans les sociétés occidentales au fait que des politiques publiques ont été mises en place pour favoriser l'égalité entre les sexes.Aucune de ces deux thèses n'est valide.» CHOIX DE CARRIÈRE Pourquoi alors les filles choisissent-elles moins que les garçons les métiers liés aux mathématiques, comme le génie - des emplois souvent bien payés?Parce que les filles sont meilleures en lecture qu'en mathématiques, tout simplement, dit le psychologue néerlandais.« Les garçons sont généralement moins bons en lecture qu'en maths.Généralement les gens choisissent une carrière en fonction de leurs forces.» Plusieurs études ont pourtant montré que les professeurs sont souvent sexistes: ils présument qu'un garçon sera bon en mathématiques et une fille moins bonne.« Je ne peux pas commenter ces études parce que je n'en ai pas fait, dit M.Stoet.Mais il y a beaucoup plus de facteurs confondants et d'impondérables qu'avec l'approche que j'ai utilisée.» BIAIS MATHÉMATIQUE Plusieurs études concluent que si des filles passent des tests de mathématiques de manière anonyme (sans que les professeurs sachent leur sexe), leurs résultats sont meilleurs.Mais une étude récente de l'OCDE conclut que les tests anonymes favorisent surtout les garçons : leur avance en mathématiques sur les filles est alors encore plus grande, alors que leur retard sur les filles est moins grand.Les auteurs de l'étude de l'OCDE concluent que les tests anonymes diminuent les préjugés quant aux capacités mathématiques des filles, mais encore davantage les préjugés sur la capacité de travail et le comportement en classe des garçons.LES EXTRÊMES En 2005, l'économiste Lawrence Summers a causé un tollé en affirmant que la discrimination n'expliquait peut-être pas entièrement la sous-représentation des femmes en sciences et en génie, qui pourrait être due à une surreprésentation des hommes parmi les gens très très forts (le 0,01%) en mathématiques.La controverse l'a forcé à démissionner de son poste de président de l'Université Harvard.M.Stoet s'est penché sur la question.« Ce que je déplore, c'est que poser la question est inadmissible.Il existe très peu d'échantillons permettant de trancher sur ce sujet.Ce qu'on voit avec PISA, c'est que l'avance des filles s'amenuise dans les très hauts scores» MÉTHODOLOGIE Létude de M.Stoet, parue dans la revue Intelligence en novembre, a analysé les résultats des épreuves scolaires PISA entre 2000 et 2010 pour 73 pays.Les épreuves PISA se divisent en trois catégories et sont données à des élèves de 15 ans.Au Québec en 2012, les filles ont été légèrement moins bonnes que les garçons en sciences (515 contre 516) et en mathématiques (524 contre 535), mais étaient beaucoup plus fortes en lecture (535 contre 504) Un produit surdoué N\u2019essayez pas de comparer IK ou fins untjt spécifiques; as**,*,.pp^nt Ahl* IW-\tà la ticàtrkC^ton et , nne\"«>tdB u,llGai»n h.aa^nde,t.En vente partout, mais pas n'importe où ! Phytobec produit de santé naturel homologué NPN : 02229746 f^quebec http://www.bio-actif.com LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 A12 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information André Pratte > Vice-président, Éditorial ÉDITORIAUX Les complices PASCALE BRETON pascale.breton@lapresse.ca Saccager une université est un crime qui justifie une intervention policière, aussi triste soit-elle.En accusant la direction de l'UQAM d'avoir attisé la crise, des membres du corps professoral endossent les actes de vandalisme, d'intimidation et de violence.Une attitude déplorable.La présidente du syndicat des professeurs de l'UQAM, Michèle Nevert, a parlé d'un «bris de confiance» envers la direction.Un regroupement d'étudiants progrèves, de pro- En se taisant, étudiants, professeurs, chargés de cours et employés se font complices de ce qui se passe.fesseurs et de chargés de cours a carrément réclamé la démission du recteur, Robert Proulx.Ce «collectif» autoproclamé en a contre les procédures d'expulsion et de suspension à l'endroit de neuf étudiants soupçonnés d'avoir pris part à des «perturbations» majeures.Il reproche aussi à l'UQAM d'avoir obtenu une injonction pour respecter ses obligations, c'est-à-dire offrir les cours.Faut-il rappeler que cette injonction a été demandée parce qu'une poignée d'individus a «fermé» l'université en cadenassant les portes, en violentant des étudiants et des employés qui voulaient entrer et en se livrant à du vandalisme?Parmi les étudiants privés de cours se trouvaient ceux de gestion, qui n'ont pas voté pour la grève.Il est troublant d'entendre des professeurs et des chargés de cours parler de « répression politique» en rappelant que les universités sont des sanctuaires de la liberté d'expression, tout en balayant du revers de la main les actes illégaux commis.Non seulement les graffitis, les vitres fracassées et le mobilier brisé sont-ils des crimes qui ne sont pas dignes d'une institution universitaire, mais encore ils ont forcé l'intervention policière de mercredi soir, quand un groupe d'individus s'est barricadé à l'intérieur d'un pavillon.On reproche aussi à l'UQAM d'avoir dépensé 500 000$, en pleine période « d'austérité», pour embaucher des agents de sécurité supplémentaires.Mais qui s'inquiète de voir la facture totale de la grève et de ses dérapages?Qui payera la note?En 2012, la crise étudiante a coûté 20 millions à l'UQAM.Le gouvernement a aussi allongé 38 millions, soit le budget de construction de trois écoles primaires.Au-delà de la grève étudiante, le renouvellement en cours de la convention collective des professeurs et les compressions imposées en éducation constituent un terrain propice aux débordements.Si une négociation est souhaitable avec la direction de l'UQAM, ce n'est certainement pas sous la menace de vandales, comme c'est le cas actuellement.La communauté uqamienne est visiblement déchirée par la crise menée par un groupuscule très militant.Elle doit pourtant se faire entendre haut et fort, de façon pacifique évidemment.En se taisant, étudiants, professeurs, chargés de cours et employés se font complices de ce qui se passe.L'impasse dans laquelle est plongée l'UQAM risque d'avoir des conséquences malheureuses.Sa réputation durement gagnée est ternie; les futurs étudiants - et leurs parents - y penseront à deux fois avant de s'y inscrire.Arar oublié PAULJOURNET pauljournet@lapresse.ca Maher Arar était innocent, et plusieurs agents de la CIA s'en doutaient, a révélé cette semaine un exespion américain.La GRC a tout de même réussi à l'époque à convaincre les États-Unis avec sa fausse information.L'ingénieur informatique avait été expédié comme du bétail dans une geôle syrienne, où on l'a torturé.La GRC a ensuite réagi de la pire des façons: en essayant d'étouffer le scandale.Cette leçon a été oubliée.Le gouvernement conservateur n'a pas corrigé les failles qui ont permis ce genre d'erreur, et il Les tribunaux ont déjà reproché au SCRS son manque de rigueur.s'apprête à les aggraver avec son projet de loi C-51.La loi décuplerait les pouvoirs du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).L'agence ne se limitera plus à la collection d'information.Elle pourra désormais intervenir sur le terrain, au Canada comme à l'étranger.Et elle pourra le faire en violant la loi au nom de la «sécurité nationale», un concept flou qui pourrait même inclure la protection des infrastructures.On brouille ainsi la frontière entre le SCRS, qui amasse l'information, et la GRC, qui fait un travail policier.Et on le fait en ajoutant de nouveaux pouvoirs sans avoir prouvé leur nécessité et sans les accompagner de contre-pouvoirs.Craig Forcese et Kent Roach, professeurs de droit aux universités d'Ottawa et de Toronto, ont longuement analysé l'insuffisance de ces garde-fous.D'abord, en amont, dans la surveillance.Pour violer la loi, le SCRS devra obtenir un mandat.Le juge devra toutefois s'en remettre à la preuve des autorités et l'audition sera secrète, sans possibilité d'appel.Ensuite, en aval, dans l'examen.Contrairement aux États-Unis ou à l'Angleterre, les élus chargés d'évaluer le travail des agences ne peuvent consulter des données confidentielles parfois cruciales.Il existe bien sûr des chiens de garde pour la GRC, le SCRS et le Centre de sécurité des télécommunications.Mais ils manquent déjà de ressources pour faire ce travail, et on aggravera le problème en augmentant les activités qu'ils doivent étudier.Pis, ces chiens de garde ont les mains attachées dans le dos.On les empêche encore de partager des renseignements entre eux pour coordonner leurs enquêtes.Le projet de loi est bien plus généreux avec les autorités.Pas moins de 17 ministères et agences pourront maintenant partager des renseignements sensibles sur les Canadiens.C'est «sans précédent», s'est inquiété le commissaire à la vie privée.Surtout que ces renseignements ne sont pas toujours exacts.Le SCRS collige des données de nombreuses sources, pour évaluer un risque.Ce travail prospectif de renseignement exige une preuve plus faible que le travail policier, qui doit établir un fait hors de tout doute raisonnable.Les tribunaux ont d'ailleurs déjà reproché au SCRS son manque de rigueur, notamment dans l'affaire Almrei.Que pourra maintenant faire l'agence avec ces renseignements?Participer à la détention de Canadiens à l'étranger?Le gouvernement conservateur a refusé de fermer cette porte.On a déjà vu jusqu'où elle peut mener.JY AIME PA5 LA FACE ! m\\ NON PLUS ! to a*-/s DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com OPINION Il était temps ! JOCELYN COULON Lauteur est directeur du Réseau de recherche sur les opérations de paix, affilié au CÉRIUM.Il publie cette semaine avec deux autres chercheurs un ouvrage sur l\u2019échec de la consolidation de la paix en République centrafricaine aux Presses de l\u2019Université de Montréal.Il s'agissait d'agir.Au cours des deux derniers mois, une trentaine de localités occupées par le groupe armé Boko Haram ont été reprises par les forces tchadiennes dans le nord-est du Nigeria.Cette semaine, au Cameroun, ministres et fonctionnaires de 25 pays planchent sur une stratégie commune de lutte contre le groupe terroriste.Il était temps.En effet, Boko Haram et les autres groupes djihadistes qui sèment la désolation en Afrique de l'Ouest sont forts de la faiblesse des États de la région.Depuis leur apparition en Algérie il y a 20 ans, les mouvements djihadistes ont surgi année après année dans une douzaine de pays du Maghreb et de la bande sahélienne s'étirant de la Mauritanie au Soudan.Ils s'activent maintenant dans certains pays d'Afrique centrale, comme au Cameroun et en République centrafricaine.Cette progression, tout aussi spectaculaire soit-elle, repose avant tout sur des facteurs locaux propres à chaque pays et sur des actions d'éclat destinées à frapper les esprits plutôt que sur une stratégie d'ensemble bien affinée et coordonnée.En Libye, au Mali, au Niger, au Nigeria, au Soudan, en République centrafricaine, l'autoritarisme des régimes, la corruption des élites au pouvoir, la persécution des minorités, le chômage massif des jeunes, la circulation des armes, l'incapacité de l'État à affirmer sa présence ou à imposer son autorité et les trafics en tous genres ont fragilisé des pays entiers et permis à des groupes idéologiquement disciplinés de promouvoir une alternative, la plupart du temps violente et parfois mafieuse, et de contrôler des territoires vastes et souvent difficiles d'accès.À première vue, les mouvements djihadistes affichent une grande puissance et démontrent une parfaite maîtrise tant des opérations militaires et politiques que du terrain.Ainsi, Boko Haram frappe au moment de son choix, massacre des centaines de villageois, assassine froidement des étrangers, capture des Combattre militairement les mouvements djihadistes est une nécessité incontournable.villes et des villages, tisse des alliances avec Al-Qaïda et le groupe État islamique.Toutes ces actions sont bien réelles et effraient d'autant plus que les médias les amplifient et que les gouvernements semblent incapables de les prévenir.Et pourtant, cette belle assurance cache une autre réalité.Les mouvements djihadistes sont fragiles et, à eux seuls, ne peuvent espérer prendre le pouvoir sans le soutien d'autres forces politiques ou sociales.L'exemple des événements au Mali en 2012 et 2013 le démontre.C'est bien à la faveur d'alliances de circonstance avec des mouvements politiques du nord du pays, région délaissée par le gouvernement central depuis l'indépendance, et en profitant des divisions au sein du régime que quelques centaines de djihadistes ont mis en danger le pouvoir à Bamako.Au Nigeria, Boko Haram, avec des moyens dérisoires, profite depuis 2009 de l'absence réelle ou voulue de l'État et d'un mécontentement certain des populations du nord pour terroriser des régions entières.L'intervention déterminée et fulgurante de milliers de soldats tchadiens depuis deux mois a semé la panique dans leurs rangs.L'élection d'un nouveau président, nordiste, devrait aussi redynamiser une armée nigériane restée trop longtemps passive.Combattre militairement les mouvements djihadistes est une nécessité incontournable.D'où l'importance de soutenir les forces de paix de l'ONU au Mali et en République centrafricaine et d'appuyer la création d'une force d'intervention contre Boko Haram.L'option militaire doit toutefois s'accompagner d'une stratégie politique reposant sur quatre piliers: favoriser le règlement négocié des différends, renforcer les institutions étatiques et de la société civile, créer les conditions du développement économique et social, et contrer l'islam radical en asséchant ses sources de financement et en favorisant le dialogue religieux.Dans certains cas, comme au Mali, cette double action militaire et politique est déjà mise en œuvre.Elle mettra du temps pour donner des résultats et, à défaut d'éliminer le djihadisme, pourra en réduire considérablement l'attrait.UNIQUEMENT DANS LA PRESSE+ PRESSE f EN VIDEO Vision urbaine recherchée Depuis un certain temps, Suzie Falardeau remarque que d\u2019énormes maisons poussent et écrasent les petits bungalows qui caractérisent le secteur depuis sa création.Ce manque de vision urbaine nuit, selon elle, à la qualité de vie.\t\t£ \t- j \u2014\t \t;S:\t\"75.1 afn\tPi\t ** PHOTO THE NEW YORK TIMES L\u2019ayatollah Ali Khamenei a déclaré que les sanctions frappant l\u2019Iran devraient «toutes être levées le jour même de la conclusion » d\u2019une telle entente, et non «six mois ou un an plus tard ».MARC THIBODEAU L'Iran, qui saluait il y a une semaine la conclusion d'un accord-cadre relativement à son programme nucléaire, prévient que les pourparlers peuvent encore déraper et met sur la table des demandes susceptibles de compliquer le processus.Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré hier lors d'une intervention rapportée par la BBC qu'« aucune garantie » n'assurait que les négociations en cours avec les pays du P5+1 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Chine, Russie et Allemagne) aboutiraient à une entente définitive d'ici la date butoir du 1er juin.Il a précisé que les sanctions frappant l'Iran devraient « toutes être levées le jour même de la conclusion » d'une telle entente, et non « six mois ou un an plus tard ».Le président iranien Hassan Rohani a lancé une mise en garde du même ordre, quoiqu'un peu différente, en relevant que les sanctions devaient être retirées le «premier jour» de l'application de l'entente.Étapisme américain Ces exigences dérogent de la position officielle des États-Unis, qui ont réaffirmé hier leur volonté de retirer les sanctions progressivement à mesure que les dispositions de l'entente définitive seraient mises en place.« Le processus de suspension ou d'allègement des sanctions ne commencera qu'une fois que l'Iran aura bouclé ses principales mesures relatives à son programme nucléaire », a déclaré hier à l'Agence France-Presse un porte-parole du département d'État américain, Jeffrey Rathke.Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté depuis 2006 une série de sanctions contre le pays en raison d'irrégularités constatées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).Les États-Unis et l'Union européenne ont aussi imposé unilatéralement des sanctions.L'accord-cadre conclu la semaine dernière vise à garantir, du point de vue des pays du P5+1, que Téhéran ne se dote pas prochainement de l'arme nucléaire alors que l'Iran maintient qu'il entend utiliser l'énergie nucléaire à des fins strictement civiles.Le document prévoit notamment que le pays réduira sensiblement le nombre de centrifugeuses utilisées de manière à réduire sa capacité à produire le matériel fissile enrichi requis pour une bombe.Son stock d'uranium enrichi doit parallèlement être réduit pratiquement à zéro.Bravade à l\u2019iranienne Trevor Findlay, un spécialiste des questions de désarmement et de prolifération nucléaire rattaché à l'Université Harvard, estime que les sorties musclées du régime iranien doivent être remises en contexte et ne signifient aucunement que le processus est condamné à dérailler.« Je demeure relativement optimiste », souligne M.Findlay, qui se dit toujours convaincu de la volonté du régime iranien de parvenir à une entente définitive.« Si les négociations sont allées si loin, c'est que l'ayatollah Khamenei a conscience du fait que le pays souffre des sanctions et estime que leur levée est nécessaire», relève l'analyste.Ali Dizboni, professeur de science politique au Collège militaire royal du Canada, ne croit pas non plus que les déclarations de l'Iran sur la nécessité d'une levée immédiate des sanctions seront lourdes de conséquences.Marge politique Le régime, dit-il, veut « énoncer un maximum de demandes pour ensuite envisager des concessions », mais il est « parfaitement conscient » que les sanctions ne pourront jamais être levées en un jour.Le guide suprême iranien, qui doit composer notamment avec l'opposition de tenants de la ligne dure face aux États-Unis, cherche par ailleurs à se préserver une marge politique.« Il a appris à ne pas trop s'exprimer de manière noire et blanche », relève M.Dizboni.Alors que des interrogations se posent sur la position du régime iranien, le débat continue aux États-Unis, où le Congrès à majorité républicaine menace de faire passer une loi pour pouvoir voter éventuellement une entente détaillée.Le président américain Barack Obama apposera son veto à toute mesure de ce type et ses opposants pourront difficilement recueillir le total de voix requises pour passer outre, estime M.Findlay.Certains démocrates rechignent à soutenir l'administration de crainte « d'avoir l'air mous sur les questions de sécurité nationale», mais ils rentreront dans le rang au moment-clé, selon le spécialiste.« Il y a beaucoup de théâtre pour le moment », conclut-il.mylène moisan MYLENE MOISAN Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub Un récit tendre et émouvant Télécharger sur \u2022 iBooks LE TOUR DU GLOBE PHOTO AP fr-im Italie Fusillade dans un tribunal Un homme poursuivi pour banqueroute a ouvert le feu, hier matin, au tribunal de Milan, tuant trois personnes dont un juge et soulevant d\u2019épineuses questions de sécurité publique quelques semaines avant l\u2019ouverture de l\u2019Exposition universelle.Les tirs, 13 au total, ont également fait deux blessés, l\u2019un dans un état grave après avoir été touché à l\u2019abdomen et un autre blessé à une cuisse.Âgé de 57 ans, Claud io Giardiello comparaissait au tribunal pour la faillite en 2008 d\u2019une agence immobilière dont il était l\u2019un des propriétaires.Selon l\u2019agence Ansa, il a déclaré aux enquêteurs avoir voulu «se venger de ceux qui l\u2019avaient ruiné».-AFP Soudan Deux figures de l\u2019opposition libérées A quatre jours des élections, le gouvernement soudanais a libéré deux des principales figures d\u2019opposition du pays, qu\u2019il poursuivait pour «terrorisme».Farouk Abou Issa et Amine Makki Madani avaient été arrêtés le 6 décembre à leur retour d\u2019Éthiopie après la signature d\u2019un accord, baptisé lAppel du Soudan, unifiant les rangs de l\u2019opposition contre le régime d\u2019Omar el-Béchir.Des élections présidentielles, législatives et régionales se tiennent à partir de lundi et devraient consacrer la réélection de M.Béchir, au pouvoir depuis 1989.La plupart des partis de l\u2019opposition, dont l\u2019Appel du Soudan, boycottent ce scrutin.- AFP PHOTO REUTERS France Chicane chez les Le Pen La présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a annoncé hier une «procédure disciplinaire» contre son père, Jean-Marie Le Pen, fondateur du parti d\u2019extrême droite français, tout en l\u2019invitant à prendre sa retraite.Intervenant sur la chaîne de télévision TF1, Marine Le Pen a demandé à son père de «faire preuve de sagesse, de tirer les conséquences du trouble qu\u2019il a lui-même créé et peut-être arrêter ses responsabilités politiques».«J\u2019ai décidé l\u2019ouverture d\u2019une procédure disciplinaire», a déclaré la présidente du FN, après deux jours d\u2019une violente querelle avec son père autour de l\u2019entretien qu'il a accordé à l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol, «ignoble torchon» selon elle.\u2014 AFP Haïti Un naufrage fait 21 morts Pas moins de 21 migrants ont été tués dans le naufrage de leur bateau au large de la côte nord d\u2019Haïti, dans la nuit de mercredi à hier.Selon les autorités haïtiennes, les passagers tentaient d\u2019atteindre l\u2019île de Providenciales, territoire appartenant à l\u2019archipel Turks et Caicos.En raison du mauvais temps, l\u2019embarcation a fait demi-tour, mais le bateau a coulé avant de parvenir à atteindre la côte.Dans le pays miné par une pauvreté extrême, avec plus de 70% de la population vivant avec moins de deux dollars par jour, les habitants tentent régulièrement d'atteindre illégalement par la mer les îles des Bahamas ou de Turks et Caicos.\u2014 AFP LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 LA PRESSE ARTS LECTURE A15 L\u2019auteur français Guillaume Musso estime que L'instant présent, son 13e roman en 11 ans, est son livre le plus personnel.EN CHIFFRES 22 MILLIONS Nombre d\u2019exemplaires de ses livres vendus dans le monde 38 Nombre de langues dans lesquelles ses livres sont traduits 900 000 Nombre d\u2019exemplaires grand format vendus en France de son précédent livre, Central Park, son plus gros succès.55 000 Nombre d\u2019exemplaires grand format de Central Park vendus au Québec.400 000 Tirage initial de Linstant présent en France.Le livre est déjà réimprimé à 70 000 exemplaires une semaine après sa sortie.PHOTO FOURNIE PAR XO ÉDITIONS GUILLAUME MUSSO /L\u2019instant présent À TOUTE ALLURE JOSÉE LAPOINTE Champion incontesté des palmarès depuis quatre ans, le Français Guillaume Musso est de retour ce printemps avec L'instant présent, son 13e roman en 11 ans.Comment fait-il pour être aussi régulier dans sa production?« C'est un rythme que je me suis imposé sans en être vraiment le maître, dit-il.Par ailleurs, mes romans ont une maturation plus longue: pour mon précédent, Central Park, ça faisait 10 ans que je voulais écrire sur la maladie d'Alzheimer et il m'a fallu tout ce temps pour trouver l'axe, l'histoire.Mais neuf mois pour écrire, c'est amplement de temps, et aussi assez court pour garder la tension.» Nous avons joint Guillaume Musso au téléphone à Paris, la semaine dernière, après un drôle d'imbroglio.Le décalage horaire ayant été mal calculé parce que les Français n'avaient pas encore avancé l'heure, nous l'avons appelé une heure avant celle prévue pour lui.«Je suis désolée, je ne le trouve pas et il ne répond pas à mes textos », nous a dit son assistante.« On se croirait dans un livre de Guillaume Musso ! », a-t-on rigolé, car l'auteur aime bien jouer avec la notion du temps et de l'espace dans ses livres.«Oui, si ça se trouve, il va venir sonner à votre porte dans cinq minutes!» Guillaume Musso ne s'est pas téléporté à Montréal, mais nous avons fini par lui parler pour discuter de ce nouveau roman qui, comme Central Park, se déroule à New York, ville qui semble lui porter chance.« New York est une ville que je connais depuis mon adolescence, nous dit-il.Beaucoup de mes idées de romans sont nées là-bas.C'est une ville où mon imaginaire se débride plus facilement qu'à Paris, qui est pour moi davantage la ville du quotidien.» Mais contrairement à Central Park, qui se passait presque en temps réel sur une durée de 24 heures, L'instant présent se déroule.en 24 ans.C'est que son héros, Arthur Costello, a subi une malédiction qui l'a fait carrément s'évaporer de la surface de la Terre, pour n'y réapparaître qu'une heure par année.C'est cette heure de vie intense que raconte chaque chapitre du roman.« J'ai eu l'idée de ce livre il y a trois ans environ, dans un phare à Cape Cod.Le jour, c'était très calme et apaisant.La nuit, quand le temps changeait, l'atmosphère devenait inquiétante comme dans un roman de Stephen King.» Guillaume Musso a ainsi imaginé que ce phare était le lieu d'un étrange secret, qui se transforme en un lourd héritage pour qui franchit une porte interdite.Arthur Costello l'apprendra à ses dépens.« Cette idée d'une malédiction liée au phare a été l'étincelle pour parler de la notion d'héritage, qui traverse tout le livre.Et j'étais dans un moment de ma vie où j'avais envie d'écrire sur ça: ce qu'on transmet aux enfants, dans quelle mesure le poids de notre héritage familial va influer sur nos actes, quel tri on va faire à partir des influences contraires qu'on a pu recevoir dans notre vie», explique le romancier de 40 ans, qui est papa depuis deux ans.Et aussi, il s'est posé cette question centrale pour bien des parents : « Pourquoi le fait d'avoir un enfant nous rend à la fois beaucoup plus fort et beaucoup plus vulnérable ?Tout le roman tourne autour de cette interrogation.» Malgré cette réflexion existentielle, L'instant présent reste du pur Musso divertissant, qui mélange histoire d'amour, éléments de surnaturel et suspense.On sent aussi que l'auteur s'est amusé à insérer dans chaque chapitre des références culturelles - technologie, musique, cinéma, littérature, politique - qui nous ramènent particulièrement bien dans les années 90.« C'est si loin et si proche, les années 90! Ce n'est pas si éloigné de nous, mais en même temps, ça commence à être l'Histoire.» Il avait envie, dit-il, de décrire le passage du temps pour cette génération, la sienne, «prise entre deux siècles».La petite histoire fait ainsi écho à la grande - et vice versa! - dans ce roman où le temps file à toute allure, métaphore de la vie qui passe si vite.« Mon héros est débordé par le temps avec plus d'intensité, c'est certain, mais nous aussi, on l'est.Nous sommes tellement écartelés entre les regrets liés au passé et l'anticipation du futur qu'on en oublie de vivre le seul moment qui compte vraiment, celui de l'instant présent.D'où le titre du roman.» Succès Avec un revirement final qui donne au roman une perspective nouvelle, L'instant présent est probablement le livre le plus personnel de Guillaume Musso, estime-t-il.«Mais il n'est en rien autobiographique.C'est aussi une interrogation sur la création, comment on écrit, pourquoi on le fait.» S'il est conscient de son immense succès, il essaie de ne pas trop y penser pendant qu'il écrit.« Sinon ce serait paralysant! Je fais mon travail sérieusement, comme un artisan, sans angoisse démesurée face au succès.» Il sait cependant que le public a accès à beaucoup de fiction intéressante et bien faite, particulièrement avec les séries télé, ce qui représente un défi pour l'auteur qu'il est.« Continuer à surprendre les lecteurs demande des efforts d'imagination.Je trouve ça stimulant qu'il y ait autant de fiction de qualité.Cela dit, j'ai toujours eu un souci du rythme, du mouvement.Mais quand j'écris, ma seule recette - je le dis entre guillemets -, c'est d'écrire le roman que j'aimerais lire comme lecteur.» « Pourquoi le fait d\u2019avoir un enfant nous rend à la fois beaucoup plus fort et beaucoup plus vulnérable?Tout le roman tourne autour de cette interrogation.» \u2014 Guillaume Musso Extrait LINSTANTPRÉSENT «- Lisa, continue, s\u2019il te plaît, qu\u2019est-ce que tu veux me dire?Mais la jeune femme restait muette, tétanisée par ce à quoi elle assistait.Mes oreilles bourdonnèrent.Il y eut le bruit désormais familier de l\u2019aspiration et cette impression toujours déstabilisante de se dissoudre.-\tArthur! cria-t-elle.Mais mon corps avait déjà disparu.Toujours en léger décalage, je m\u2019en rendis compte alors, mon «esprit» demeura sur les lieux une ou deux secondes supplémentaires.Juste le temps de voir Lisa, dans sa belle robe, s\u2019évanouir sur la pelouse.Sur le banc, à côté, Poil de Carotte lâcha son cornet de glace et secoua sa mère.-\tTas vu, maman?Tas vu, dit?La reine des fées, elle a fait disparaître son amoureux!» Un livre qui réunit 32 hérésies scientifiques qui pourraient se réaliser demain, de la télépathie au voyage dans le futur.144 pages - illustrations de Lison Bernet PAPIER-NUMÉRIQUE À l\u2019émission Les années lumière STÉPHANE DURAND expose des prédictions scientifiques qui dépassent l\u2019imagination. A16 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS LECTURE Mmi:, ut ¦I*' du Canada\tfartheArts\t\u2022Sssfiïï\"\u201d* QNE^ÉnA CHManuvie (Y\\ ©ROGERS'\t SUIVEZ NOUS! [3 ^0 fiiPRIXGGAS #PRIXGG LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 10 AVRIL 2015 A19 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS TÉLÉVISION LA FIN DE MAD MEN L\u2019homme qui tombe CHANTAL GUY Comment atterrira le mystérieux Don Draper, quon a vu chuter lentement devant nos yeux pendant la mouvante décennie 60?Depuis dimanche dernier, c\u2019est le début de la fin pour Mad Men, l\u2019une des propositions les plus originales et inclassables de la télévision américaine.Retour sur quelques grands thèmes qui traversent cette série phare des années 2010.\t\t1 IPi\tf\t¦\tjk H \\\tj\t\t \t\t.\t\t.- -ÛwBHb \tf\t PHOTO FOURNIE PAR AMC Le destin de Don Draper et des autres personnages de Mad Men sera scellé dans quelques épisodes.La saison finale de la populaire série est diffusée sur AMC, dimanche, 22 h.LA FABRIQUE DU RÊVE AMÉRICAIN En campant l\u2019intrigue dans une agence de publicité fictive de Madison Avenue, à New York, l\u2019auteur Matthew Weiner nous invite en quelque sorte dans les coulisses de la fabrique du rêve américain.De l\u2019ambition bâtisseuse d\u2019une nation, nous glissons dans la quête individualiste de la réussite matérielle, la société de consommation et la culture de masse.Don Draper, génie dans son domaine, sait deviner les désirs du consommateur et, encore mieux, les créer et les manipuler.Dès lors, ce fameux rêve n\u2019est plus qu\u2019une marchandise, et les mouvements protestataires des années 60 vont en révéler l\u2019illusion.Qui, aujourd\u2019hui, y croit encore?LES HOMMES Don Draper (Jon Hamm), Roger Sterling (John Slattery) et Peter Campbell (Vincent Kartheiser) sont ces fameux hommes blancs hétérosexuels totalement inconscients de leurs privilèges, dont ils jouissent sans aucune retenue.Pères absents, époux infidèles, loin d\u2019être des employés modèles, ils ne partagent pas leur pouvoir, et pourtant, ils ont séduit le public.Alors que Don et Roger évoluent dans leur milieu comme des dandys satisfaits de leur sort, Peter incarne le jeune ambitieux et maladroit qui veut se tailler une place dans l\u2019entreprise, et annonce un peu le jeune loup amoral de l\u2019avenir.La chute de l\u2019homme, c\u2019est un peu la leur.LES MINORITÉS Misogyne, raciste, antisémite, homophobe, l\u2019époque de Mad Men ne connaît rien du politiquement correct.Ce qui est perçu aujourd\u2019hui - et heureusement -comme des injustices reçoit un éclairage très cru dans la série.Tous les personnages noirs sont traités de négros et n\u2019ont que des postes inférieurs.Et en publicité, ils ne sont jamais considérés comme un public à séduire, pas plus que les Juifs.Quand à l\u2019homosexualité, très mal vue dans ce monde macho, elle est incarnée entre autres par Salvatore Romano, qui se conforme aux règles en étant marié, mais qui perdra son emploi en repoussant les avances d\u2019un important client qui se vengera.LES FEMMES PHOTO FOURNIE PAR AMC Peggy Olson (Elisabeth Moss), Joan Holloway (Christina Hendricks) et Betty Draper (January Jones) représentent les trois grands archétypes féminins de Mad Men.Par Peggy, le miroir de Draper, nous voyons les innombrables difficultés vécues par ces femmes qui ont voulu une carrière dans un milieu dominé par les hommes.Joan, véritable fantasme de la «pin-up», tente de gravir les échelons en usant parfois de ses charmes - et elle en paye toujours le prix.Enfin, Betty est l\u2019image typique de la femme au foyer frustrée et insatisfaite, d\u2019autant plus souffrante qu elle ne comprend pas toujours pourquoi sa vie parfaite l\u2019ennuie.LA TRANSFORMATION DES MŒURS La décennie 60 est marquée par des transformations sociales.Les comportements des personnages en ce qui concerne le statut des femmes, des minorités, de l\u2019éducation des enfants ou de l\u2019écologie montrent un état d\u2019esprit particulier, avant les grands mouvements protestataires.Et cela, sans jamais être souligné à gros traits.Comme dans cet épisode ou, après un pique-nique, la famille Draper rentre à la maison en abandonnant sans culpabilité tous ses détritus sur la pelouse.LA MODE ET LE DESIGN Un souci maniaque a été consacré aux décors et aux costumes de la série, au grand ravissement des adeptes du vintage.Mais la fonction de la mode et du design est beaucoup plus profonde dans l\u2019intrigue.Ce sont des points de repère dans le temps, ainsi que des outils importants pour dévoiler la transformation des personnages.LA CIGARETTE ET L'ALCOOL Il n\u2019y a aucun épisode où ces deux vices ne sont pas présents.Les personnages fument comme des pompiers (même les femmes enceintes) et boivent comme des trous.Très révélatrice, la campagne publicitaire des cigarettes Lucky Strike, qui, plombée par des études sur le cancer, doit se tourner vers de nouvelles stratégies (donc le mensonge).L\u2019abus d\u2019alcool est à l\u2019origine de nombreux dérapages dans l\u2019intrigue.LA TEMPORALITÉ DE MAD MEN Beaucoup de téléspectateurs ont abandonné Mad Men en raison de sa lenteur.Il faut dire que Mad Men est une série plutôt contemplative, vécue comme une immersion dans les années 60.Pour les fans, cette lenteur fait partie du charme, elle est même une bénédiction.Il ne reste malheureusement que quelques épisodes avant la fin de l\u2019hypnose.LA PRESSE f vous offrent la chance d\u2019assister à la premiere du film r -wr ,,-ji'iWfessiw LE JEUDI 23 AVRIL A 19H AU CINEPLEX QUARTIER LATIN Pour participer, visitez concoursLesFilmsChristal.com Indice : Jean Dujardin Le concours se termine le 13 avril et le tirage au hasard aura lieu le 14 avril 2015.Les 60 gagnants recevront leur prix par la poste Valeurtotale des prix : 1 200 $.Règlements du concours disponibles sur concoursLesFilmsChristal.com.AU CINEMA DES LE 24 AVRIL LaFrench-LeFilm.ca BJ^YmiflBLesFilmsChristal The Donner Prize Le Prix DONNER FINALISTES La Fondation canadienne Donner est heureuse d\u2019annoncer la liste des finalistes de la dix-septième édition du Prix Donner, distinction récompensant chaque année le meilleur ouvrage sur les politiques publiques rédigé par un auteur canadien.Réinventer Marcel Boyer et Nathalie Elgrably-Lévy pour Réinventer le Québec: Douze chantiers à entreprendre (Éditions Stanké) S Derek H.Burney et Fen Osler Hampson pour Brave New Canada: Meeting the Challenge of a Changing World (McGill-Queens University Press) Joseph Heath pour Enlightenment 2.0: Restoring Sanity to Our Politics, Our Economy, and Our Lives (HarperCollins) Michael J.Trebilcock pour Dealing With Losers: The Political Economy of Policy Transitions (Oxford University Press) Le nom du lauréat du Prix Donner, d\u2019une valeur de 50 000 S, sera annoncé le 29 avril 2015.Chacun des autres finalistes se verra remettre la somme de 7 500 S.www.donnerbookprize.com DES OUVRAGES QUI VOUS FERONT CHANGER D\u2019AVIS SUR LE CANADA UN CRi DU CŒUR! 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