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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-10-28, Collections de BAnQ.

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[" Montréal mardi 28 octobre 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130® année No 8 42 pages, 4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE DE MÉDICAMENT À DROGUE DE RUE MORPHINE Des patients se transforment en trafiquants, alimentés par les ordonnances de médecins peu scrupuleux ou simplement insouciants.PAGE A2 ARD «LOSCAR DE LA MAGIE À UN QUÉBÉCOIS e Vincent C.reçoit un Mandrake arts, Page A21 \\ PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE ^ AV W fvra ; DIXttW .En Guinée, le virus a déjà fait près de 1000 morts Sur la photo, la capitale Conakry.K-r^ LA VIE AUX TEMPS DE LEBOLA Pierre Foglia a recueilli le témoignage d\u2019une Québécoise qui vit depuis cinq ans en Guinée, l\u2019un des principaux foyers de l\u2019épidémie.Premier de trois épisodes.pages A4 et A5 QUARANTAINE ET MESURES RESTRICTIVES LE DUR RETOUR À LA MAISON DES TRAVAILLEURS DE L\u2019EBOLA pagea6 'bmttÊf Æ m « P ¦- V ¦ \"y , y, ¦ V V' ;.»V - Avec des partenaires chinois, la québécoise Enerkem implantera à Shanghai deux usines de transformation de déchets en biocarburants.ENERKEM ET LE GIGANTISME VERTIGINEUX DELA CHINE JEAN-PHILIPPE DÉCARIE AFFAIRES PHOTO REUTERS AGNÈSGRUDA L ÈRE DES LOUPS SOLITAIRES PAGE A16 Martin Couture-Rouleau PHOTO LAPRESSE MARC CASSIVI AFFAIRE GHOMESHI: ON NE CONNAÎT PAS LAVÉRITÉ ARTS PAGE A21 PHILIPPE CANTIN OSCAR TAVERAS ÉTAIT «L\u2019AVENIR DE LA CONCESSION» SPORTS JOHN TORY ÉLU MAIRE DE TORONTO LA VICTOIRE DE L'ÉTERNEL PERDANT FRANÇOIS CARDINAL page A8 PHOTO MICHELLE NICHOLS, REUTERS PHOTO CHRIS YOUNG,LAPRESSE CANADIENNE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Jian Ghomeshi deviendrait professeur au collège Jean-de-Brébeuf.QBt Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 MALOCLINIC antonyCarbery DENTISTERIE IMPLANTOLOGIE 514 367-1204 ANTONYCARBERY.COM r Dr Antony Carbery DMD Chirurgien dentiste OPTEZ pour la technique d'implants dentaires AU- on-l\\ et ses nombreux avantages : \u2022\tNe nécessite aucune greffe osseuse* \u2022\tOffre un résultat à long terme \u2022\tTemps de récupération minime \u2022\tPermet d'obtenir une dentition fixe en une seule journée *Dans la plupart des cas Contactez-nous dès maintenant pour savoir comment la techniqued'implantsdentaires _on_ peutvous aider à retrouver votre sourire en une seule journée! 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MORPHINE À VOLONTÉ De patients à trafiquants Devenus accros, ils consomment et revendent les puissants narcotiques qu\u2019ils se font prescrire KATIA GAGNON Kevin vit dans une famille de trafiquants de drogue.Chez eux, pas d'héroïne, de crack ou de marijuana.Seulement des comprimés, récoltés en toute légalité à la pharmacie du coin.Sa mère, son beau-père et son oncle se font tous prescrire, chez le même médecin et depuis des années, de puissants narcotiques.Ils en consomment.et ils en vendent.Revenus de ce trafic illicite: plus de 4000$ par mois.L'oncle de Kevin s'est blessé à une épaule il y a des années.Son médecin lui a donné de la morphine pour apaiser la douleur.À force de consommer ces comprimés, il y est devenu dépendant.Même si son épaule ne lui fait plus mal, il continue à les prendre.Lors d'un changement de médecin, il en a profité pour pousser un plus loin la simulation de la douleur: son nouveau médecin a ajouté à la morphine des timbres de Fentanyl, un puissant narcotique.« Il a réussi à le faire monter à deux patches par jour alors qu'une seule patch est censée durer 72 heures», raconte Kevin, qui, vous vous en doutez, ne s'appelle pas réellement Kevin.L'oncle revend donc les timbres, qui se monnayent à fort prix dans la rue compte tenu de la concentration du produit.Par divers procédés, les toxicomanes extraient le produit actif du timbre et se l'injectent.Et l'oncle empoche plus de 3000$ par mois.Tous les moyens sont bons Le beau-père et la mère de Kevin bonifient eux aussi leur chèque d'aide sociale au moyen du même trafic.Tous les deux se font prescrire de l'hydro-morphone depuis des années PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE « Un jour, je me suis blessée au dos.J\u2019ai eu une prescription de Dilaudid.J\u2019ai fait augmenter les doses très rapidement.En deux semaines, j\u2019étais devenue accro », dit Chantal, qui a passé les 10 dernières années dans la rue.et en revendent une partie sur le marché noir.Se faire prescrire des narcotiques puissants pendant très longtemps, c'est d'une facilité déconcertante, témoigne Kevin.«Un de mes amis consomme 2 fois 12 milligrammes de morphine par jour.Il n'a pas de médecin de famille.Depuis des années, il a toujours trouvé un docteur pour lui en prescrire.Tous les trois mois, il fait le tour des docteurs jusqu'à ce qu'il en trouve un qui accepte de lui prescrire.» Kevin est lui-même devenu accro à la morphine.« À la fin, j'étais prêt à tout pour en obtenir.J'ai même pensé monter un faux accident, appeler le 911 et simuler une blessure au dos.Avec un rapport d'accident, les médecins n'auraient pas eu le choix de m'en prescrire.» Drogue de choix dans la rue Le pharmacien Vincent Roy a parfois été témoin de tractations qui semblaient louches au sortir de la pharmacie dont il était à l'époque le propriétaire, près du parc Émilie-Gamelin.«Sans dire qu'on voit directement tout ça, on voit des gens se parler.Il ne faut pas jouer à l'autruche.Ça peut être un très bon revenu d'appoint.» Chantal, 43 ans, a passé les 10 dernières années dans la rue.Elle a commencé à y consommer de la morphine avec son conjoint de l'époque.« Un jour, je me suis blessée au dos.J'ai eu une prescription de Dilaudid.J'ai fait augmenter les doses très rapidement.En deux semaines, j'étais devenue accro », dit-elle.Et la morphine a aussi un énorme avantage: elle coûte de deux à trois fois moins cher que l'héroïne, souligne Chantal.Son conjoint, accro lui aussi à la morphine, a fait passer sa prescription quotidienne de 3 à 30 milligrammes.« A-t-il ajouté un zéro sur la prescription?Je ne sais pas.En tout cas, du jour au lendemain, on a pu commencer à vendre.La morphine, c'est devenu une drogue de choix dans la rue.» Des pushers aux quatre heures Au parc Émilie-Gamelin, les tournées des revendeurs suivent désormais l'horaire de l'effet des comprimés, témoigne François, lui aussi un exsans-abri, qui nous a demandé de changer son nom.« Les pushers arrivent avec leur stock de comprimés à 8h pour la dose du matin.Ils reviennent à midi, puis à 16h», dit-il.Avant d'entrer en cure de désintoxication, François s'injectait quotidiennement 100 mg de morphine.Il était perpétuellement en quête de comprimés.Une hernie au dos lui a permis de s'assurer une « Un de mes amis consomme 2 fois 12 milligrammes de morphine par jour.Il n\u2019a pas de médecin de famille.Depuis des années, il a toujours trouvé un docteur pour lui en prescrire.» \u2014 Kevin, consommateur et vendeur de narcotiques EN CHIFFRES Ordonnances de Dilaudid remboursées par la RAMQ 2011\t347 862 2012\t388 378 2013\t427 371 Ordonnances de Fentanyl remboursées par la RAMQ 2011\t495 072 2012\t546 011 2013\t591 906 Source : Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (ces chiffres excluent les ordonnances remboursées par les assurances privées) base quotidienne avec une ordonnance.« Et après ça, je quêtais toute la journée pour acheter mes autres doses», explique-t-il.« C'est beaucoup plus addic-tif que l'héroïne.Quand tu prends ça, la vie est belle.Mais manques-en pas, par exemple.En manquer, c'est une affaire pour devenir fou.» « C'est la dernière dépendance que je souhaiterais à mon pire ennemi.Le sevrage est très difficile », confirme la Dre Marie-Ève Morin, spécialiste en dépendances.« Le sevrage, c'est une grippe et une gastro ensemble, puissance 10.On a mal à les voir avoir mal», résume Patricia Beaulac, infirmière clinicienne au centre Dollard-Cormier, qui reçoit annuellement 200 patients morphinomanes en sevrage.« Les gens ont l'impression que c'est moins dangereux qu'une drogue parce que c'est un médicament d'ordonnance, souligne le commandant Martin Renaud, du Service de police de la Ville de Montréal.Mais une fois injecté, ce produit est aussi dangereux que l'héroïne.» GAÉTAN BARRETTE RÉAGIT Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a réagi au dossier publié dans nos pages, hier.«Je pense que les deux ordres professionnels ont à resserrer leurs règles.L\u2019information et les mécaniques qui sont à la disposition des pharmaciens et des médecins devraient être suffisantes pour prévenir ce genre de choses là, qui semblent être un problème significatif.» Le ministre exhorte notamment les professionnels de la santé à se brancher au nouveau dossier patient informatisé.«Les médecins et les pharmaciens devraient s\u2019empresser de se brancher au Dossier santé Québec et le consulter», dit-il.\u2014 Tommy Chouinard CAR TIER SVrïÿs _,MAT)£._ CALIBRE DE CARTIER CHRONOGRAPHE I904-CH MC Cartier CHATEAU D\u2019IVOIRE MONTRÉAL \u2022 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 4651 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM « C\u2019est la faute des médecins ! » KATIA GAGNON La consommation d'opioïdes d'ordonnance a créé une véritable « crise» au Canada et aux États-Unis, jugent les experts.Pas moins de 30 millions de comprimés ou de timbres de narcotiques sont distribués annuellement au Canada: en quelques années, les Canadiens sont devenus les deuxièmes consommateurs mondiaux d'opioïdes d'ordonnance.Et cette crise a été créée de toutes pièces par les médecins, dénoncent des praticiens spécialistes en dépendance.« Tout ça, c'est la faute des médecins ! », s'exclame la Dre Marie-Ève Goyer, médecin spécialiste en toxicomanie.Certains médecins sont devenus de véritables pushers, dénonce la médecin, qui œuvre au Centre de recherche et d'aide pour narcomanes (CRAN).«Il y a des médecins connus.Après cinq minutes, ils te donnent ce que tu veux.Des médecins pushers, il y en a.Il y en a toujours eu.Ce n'est pas juste à cause d'eux que le problème existe, mais ils ont contribué au phénomène, dit-elle.À Montréal, des cliniques sans rendez-vous boboches, où ça y va par là avec les prescriptions, il y en a quand même beaucoup.» Certains médecins laxistes sont bien connus de la profession.« Un patient qui avait une prescription d'un tel docteur, c'était pratiquement un critère de dépendance.C'était le plus connu de Montréal: tous ceux qui en voulaient allaient le voir.» Dans de tels cas, et lorsqu'il y a plainte, Santé Canada peut suspendre le droit d'un médecin VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca de prescrire des opioïdes.Au Québec, 73 médecins ont ainsi perdu ce droit de prescription.La Dre Marie-Ève Morin, qui œuvre à la clinique OPUS, spécialisée dans le traitement des dépendances, donne depuis 2008 à ses collègues médecins une conférence au titre évocateur: «Quand docteur rime avec pusher».Son diagnostic est tranchant.« C'est sûr que tout cela est parti des docteurs ! On parle de médicaments prescrits par eux! » « Quand on a 20 minutes pour se faire une idée sur la bonne foi du patient, c\u2019est un défi.» \u2014 La Dre Aline Boulanger La plupart des médecins ne sont pas mal intentionnés lorsqu'ils prescrivent des opioïdes, dit-elle.« Est-ce qu'il y a de la négligence ?Pas nécessairement.Mais je pense qu'on sous-estime les risques de dépendance avec ces médicaments-là.On pense bien faire notre travail en remettant une prescription.» « Les outils à la disposition du médecin sont passablement limités, rétorque la directrice de la clinique de la douleur de l'hôpital du Sacré-Cœur, la Dre Aline Boulanger.Quand on a 20 minutes pour se faire une idée sur la bonne foi du patient, c'est un défi.Je trouve malheureux qu'on mette tout le poids sur le dos des médecins.» Mohammed Ben Amar est pharmacologue.Il mène actuellement une étude sur la surprescription d'opioïdes pour le compte du Centre québécois de lutte aux dépendances.« C'est un problème sérieux.Il faut éduquer les médecins à moins prescrire», dit-il.Pourtant, le Québec est relativement bon élève en ce qui a trait aux prescriptions d'opiacés : une étude sur le comportement des médecins canadiens a montré en 2011 que les médecins québécois étaient ceux qui prescrivaient le moins d'opioïdes au Canada.Malgré tout, la tendance est à la hausse : les ordonnances d'opiacés puissants ont augmenté de près de 45 % entre 2005 et 2011 au Québec.Au Service de police de la Ville de Montréal, on tape du pied devant la prolifération, dans la rue, de cette nouvelle drogue tout à fait légale.« Si nos cliniques et nos pharmacies avaient un système informatisé qui les reliait, on saurait que la personne magasine.On pourrait lever le drapeau rouge.On règlerait la problématique en bonne partie, puisque les ordonnances médicales constituent la principale façon pour les gens de se procurer ces produits », souligne le commandant Martin Renaud, qui dirige la division du crime organisé.Médecins et pharmaciens sont trop insouciants avec ces produits, croit-il.Bon an, mal an, on ne rapporte que 75 ordonnances contrefaites à la police.« Or, on sait que le nombre de fausses ordonnances est beaucoup plus important que ce qui nous est rapporté.Il faut rappeler aux gens que c'est important de porter des accusations.» SOMMAIRE________________ Amusez-vous!\tSPORTS 8\tHoraire télévision\tSPORTS 6 Arts\tA20 à A22\tLoteries\tA8 Astrologie du jour\tSPORTS 6\tMonde\tA16 Débats\tA18 et A19\tPetites annonces\tSPORTS 5 Décès\tSPORTS 5 et 6\tSudoku\tAFFAIRES 4 Météo Nuageux avec averses, maximum 15, minimum 12.SPORTS 5 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS MEURTRE D'UNE JEUNE FEMME À LONGUEUIL Un crime à caractère sexuel ?HUGO MEUNIER ET DANIEL RENAUD Une agression sexuelle expliquerait le meurtre de Jenique Dalcourt, cette jeune femme sauvagement assassinée mardi dernier sur une piste cyclable de Longueuil, a appris La Presse de sources sûres.Toujours selon nos informations, l'agresseur pourrait même avoir suivi sa victime durant un certain temps avant de passer à l'acte.Et tout porte à croire que la jeune femme ne connaissait pas son assassin.pénales, cependant, des résultats d'analyses d'expertises judiciaires sont toujours attendus », a fait savoir la police de Longueuil par communiqué.La police refuse de dire si elle détenait ou non le bon suspect, mais le fait de devoir attendre des résultats d'expertises dans une enquête est souvent compatible avec un crime de nature sexuelle.« Nous avons des communications étroites avec la Direction des poursuites criminelles et pénales et nous nous gardons des éléments pour notre enquête », a pré- Le jeune homme de 26 ans emprisonné depuis samedi en lien avec le meurtre a été relâché en fin de journée sans accusation, faute de preuves.Ces nouvelles révélations s'ajoutent au coup de théâtre aussi rare qu'inattendu survenu hier au palais de justice de Longueuil.Le jeune homme de 26 ans emprisonné depuis samedi en lien avec le meurtre a été relâché en fin de journée sans accusation, faute de preuves.La Couronne et le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) ont été peu loquaces concernant ce revirement inusité.« Plusieurs éléments de preuve ont été soumis au Directeur des poursuites criminelles et cisé en soirée le porte-parole du SPAL, Tommy Lacroix.La police de Longueuil affirmait samedi avoir appréhendé un suspect, qui aurait agi seul.Le mobile du crime n'avait pas été dévoilé.Les familles de la victime et du suspect libéré, présentes au palais de justice, n'ont pas voulu commenter ce rebondissement.Même chose pour les avocats qui représentaient les deux parties.Après sa libération, le prévenu a retrouvé sa famille, qui l'attendait dans le couloir du palais de justice.Un capuchon noir Rapport de l'Unicef sur la pauvreté Une bonne et une moins bonne nouvelle pour le Canada Un enfant canadien sur cinq vit aujourd\u2019hui dans la pauvreté, ce qui place le Canada au 20e rang parmi les 41 pays considérés comme les plus riches du monde, écrit l\u2019UNICEF dans un rapport intitulé «Les enfants de la récession» et qui fait le tour de la façon dont diverses nations se sont tirées des difficiles années 2008 à 2011.LOUISE LEDUC Fait surprenant, pendant la récession de 2008 à 2011, le taux de pauvreté des enfants au Canada a reculé de deux points de pourcentage, passant de 23% à 21%.Pendant la même période, ce taux de pauvreté a augmenté de 3 % en moyenne dans les 41 pays étudiés par l'UNICEF.La moins bonne nouvelle pour le Canada - outre le fait que son taux de pauvreté le place au 20e rang sur 41 pays étudiés par l'UNICEF -, c'est que « pour les plus démunis du pays, les conditions se sont dégradées et les ont fait sombrer plus profondément sous le seuil de la pauvreté», relève David Morley, président et chef de la direction d'UNICEF Canada.En fait, l'écart de pauvreté des enfants s'est creusé de deux points au Canada, les enfants autochtones et les enfants migrants s'en tirant encore plus mal qu'avant.Une génération mise de côté Le taux de chômage des jeunes Canadiens de 15 à 24 ans a augmenté pendant la récession, tout comme le nombre de jeunes aux études et en stage, « ce qui indique que les jeunes Canadiens font ce qu'ils peuvent pour avoir accès à l'emploi», peut-on lire dans le rapport.Au deuxième trimestre de 2014, comme le fait valoir l'OCDE dans le document Perspectives d'emploi, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans est plus de deux fois supérieur à celui des travailleurs de 25 ans et plus (13,4% comparativement à 5,9%).Il reste que la situation des jeunes d'ici est nettement meilleure que dans les pays les plus touchés par la crise.En Grèce et en Espagne, par exemple, le chômage des jeunes a dépassé 50% en 2013.Efforts particuliers L'UNICEF salue certaines initiatives toutes particulières, comme celles de la Bulgarie, de la Lettonie, de la Pologne, de Malte et même de la Grèce qui, en pleine tourmente économique, à la mesure de leurs moyens, ont quand même augmenté les prestations pour enfants ou les congés parentaux.Ce que la crise a signifié concrètement Quand l'économie ne va pas, par quoi cela se traduit-il concrètement pour les enfants?Pour l'illustrer, l'UNICEF a pris le cas extrême de la Grèce, en citant une étude réalisée plus tôt cette année par l'organisation Health Behaviour in School-Aged Children (HBSC).Pour près du tiers des enfants grecs, la crise a entraîné plus de tensions familiales et la fin des voyages en famille.Les recommandations UNICEF Canada demande au gouvernement Harper de mettre en place une stratégie explicite qui ferait en sorte que les enfants soient les premiers à bénéficier de la relance et les derniers à subir les compressions budgétaires.UNICEF Canada propose aussi la mise en place d'un fonds de réserve qui prévoirait entre autres des suppléments temporaires de la prestation pour enfants.De façon générale, l'UNICEF demande à l'ensemble des États d'« envisager de définir des lignes rouges » qui, « si elles étaient franchies, déclenchent automatiquement des interventions publiques».«La pauvreté et le dénuement atteignent des niveaux d'urgence dans une demi-douzaine de pays et sont terriblement élevés dans beaucoup d'autres.Les gouvernements doivent investir pour éliminer la pauvreté extrême», en garantissant notamment des revenus de base aux familles.nt&sss- ¦ mmrTnn -zSÿtemé -llUJm ËiawKf PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Le frère et le père de Jenique Dalcourt, qui sont venus de New York pour assister à la comparution, étaient consternés à la sortie de la salle d\u2019audience du palais de justice de Longueuil, hier.enfoncé sur sa tête, il dissimulait son visage à l'aide d'une feuille blanche.Lui et sa famille sont montés à bord d'une voiture avant de quitter les lieux.Journée cauchemardesque La famille de Jenique Dalcourt a en première ligne fait les frais de cet imbroglio judiciaire.Plusieurs membres de la famille étaient présents, dont son père et son frère, qui ont fait la route depuis New York, où ils habitent, pour ne pas rater la comparution.Ils se sont installés dans la première rangée de la salle d'audience dès l'ouverture des portes en matinée, dans l'espoir de regarder l'assassin présumé de Jenique dans les yeux.Ils ont dû prendre leur mal en patience tout au long de la journée pendant que des dizaines de prévenus défilaient devant la juge pour de petits larcins.Une situation qui courrouçait déjà le beau-père de la victime en début d'après-midi.«C'est ridicule! On est ici depuis 9h30 ce matin», a pesté Michel Lafrance.Lui et sa famille se braquaient chaque fois qu'un prévenu se présentait dans le box des accusés, croyant avoir affaire au suspect du meurtre de Jenique.Une torture insoutenable.« On est sur les nerfs, stressés, on agrippe la chaise à chaque fois », a illustré M.Lafrance, qui ne cachait pas souhaiter une peine exemplaire pour le responsable du meurtre.« Moi, je lui ferais au minimum ce qu'il a fait à la victime ! » Un secteur dangereux La suite des événements n'allait pas apaiser sa colère ni celle de sa famille, plongée dans le noir depuis le meurtre.Jenique Dalcourt aurait été battue à mort à l'aide d'une barre de métal en rentrant à pied chez elle après le travail.La victime empruntait un court tronçon de la piste cyclable, situé entre le chemin Chambly et la rue de Normandie.Plusieurs résidants du secteur ont décrit les lieux du meurtre comme un endroit dangereux, mal éclairé et fréquenté par des gens louches.Des émondeurs étaient d'ailleurs sur place vendredi pour couper des branches susceptibles de nuire à la visibilité.Le père de Jenique, John Gandolfo, était également consterné par les événements.« Elle avait hâte de revenir chez moi aux Fêtes pour fêter Noël », a confié l'homme, atterré.PERFlITUAL Dj GMT-NlASTtL7?H SUPERLATivI CHRONOMETER OFFICIj^BiCERTIFIî ' I Swiss ^ Made \\ OYSTER PERPETUAL GMT-MASTER i! PRÉSENTATION DES NOUVEAUTÉS ROLEX- BASELWORLD 2014 17 OCTOBRE-I NOVEMBRE / CHÂTEAU D\u2019IVOIRE A A ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ CHÂTEAU DT VOIRE -JOAILLIERS - 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 4651 # ROLEX A4 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS La vie aux temps de l\u2019Ebola PHOTO REUTERS Quand on a parlé du virus Ebola la première fois, ce n\u2019était pas si menaçant, c\u2019était loin dans la forêt.Sauf qu\u2019un jour, c\u2019était rendu en ville.Alors oui, les gants, le masque, la peur et même la panique.Ça a duré des semaines et puis.et puis la panique ne peut pas durer tout le temps, tu mourrais d\u2019ulcères ou d\u2019un de ces cancers que nourrit l\u2019anxiété bien avant de mourir de l\u2019Ebola.PIERRE FOGLIA Je m'appelle Valérie Landry, j'habite Conakry depuis cinq ans, je suis québécoise et, depuis peu, je suis aussi guinéenne, très officiellement (et très fièrement) guinéenne, avec un passeport et tout.L'autre semaine, j'ai envoyé un courriel à Pierre Foglia pour lui parler un peu de l'Ebola à la suite de ses deux articles sur le sujet, et il m'a proposé de tenir ce journal sur le modèle de L'amour aux temps du choléra, sauf que ce sera La vie aux temps de l'Ebola, en trois épisodes, celui-ci, jeudi et samedi.En passant, c'est amusant de le noter, il y a moins de cas de choléra ici depuis qu'il y a l'Ebola, grâce aux points d'eau un peu partout pour se laver les mains.Comme quoi tout n'est pas toujours tout noir, même en Afrique.J'ai 27 ans, j'ai rencontré mon mari guinéen à Montréal, il s'appelle Bocar, on n'a pas d'enfants, il n'est pas dit qu'on n'en aura pas, mais faudrait se dépêcher un peu, il a 16 ans de plus que moi.Il est comptable pour une société minière.Moi, je travaille comme responsable d'un programme d'alphabétisation dans une institution française.On habite une petite maison qui appartient à la famille de mon mari dans Ratoma, un quartier populaire de Conakry, populaire au sens de ni chic ni misérable.J'ai un chat qu'on appelle Plafond parce qu'on l'a trouvé entre le plafond et le toit, un chien aussi; dans ma cour, il y a un cocotier et un citronnier actuellement plein de citrons, mais je n'ai plus d'avocatier, il était malade -non, c'est pas l'Ebola - et il a fallu le couper.Je ne porte pas de gants, ni de masque.Peur?J'ai eu peur au début.Je me souviens quand on a parlé du virus Ebola la première fois, c'était un vendredi, en février, ce n'était pas si menaçant, c'était loin dans la forêt.Sauf que le lundi, il était déjà rendu à Conakry.Alors oui, les gants, le masque, la peur et même la panique.Ça a duré des semaines et puis.et puis la panique ne peut pas durer tout le temps, tu mourrais d'ulcères ou d'un de ces cancers que nourrit l'anxiété bien avant de mourir de l'Ebola.Petit à petit, j'ai recommencé à vivre comme d'habitude.C'est sûr, je prends des précautions, mais ai-je peur?Oui.Non.Ça dépend.Par exemple, la femme de ménage.À un moment donné, je me suis mise à freaker sur notre femme de ménage, et si l'Ebola rentrait avec elle ?On a convenu qu'elle prendrait sa douche en arrivant et.et je ne freake plus.Je n'y pense plus.Ce n'est pas très raisonnable, je sais, mais c'est comme ça.Ai-je peur?Si j'avais réellement peur, je serais partie.En En passant, c\u2019est amusant de le noter, il y a moins de cas de choléra ici depuis qu\u2019il y a l\u2019Ebola, grâce aux points d\u2019eau un peu partout pour se laver les mains.SAISISSEZ LE BON MOMENT NOUS PAYONS VOTRE PREMIÈRE MENSUALITÉ1.JUSQU'À 2 000 $ DE RABAIS D'OCTOBRE SUR UNE NOUVELLE CADILLAC AUX PROPRIÉTAIRES ADMISSIBLES2.¦ fi r t.\u2019 I \u2022 .j h \\ Boemrpl;cnti ATS2014 Traction intégrale en option Moteur turbo de 2,0 L et 272 ch en option Suspension magnétique en option BERLINE COMPACTE ATS LOUEZ À $3 020 /mois PENDANT 0 6 MOIS À 0,9% PRIX À L'ACHAT DE 00 645$ 2275$ DE COMPTANT MODÈLE ATS 2014 COLLECTION HAUT DE GAMME ILLUSTRÉ COMPREND LE TRANSPORT ET LA TAXE DE CLIMATISATION PROGRAMME D'ENTRETIEN DE 4 ANS/80 000 KM SANS FRAIS4 AVANTAGES DE LA PROTECTION CADILLAC VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CADILLAC DÈS AUJOURD'HUI.\tcontactercadillac.ca BROSSARD CADILLAC\tCADILLAC\tCHALUT\tDESCHAMPS\tGRAVEL\tGRAVEL\tÎLE-PERROT\tLE RELAIS\tWEST ISLAND 2555,BOULEVARD MATTE\tDE LAVAL\tJOLIETTE\tSAINTE-JULIE\tDÉCARIE\tÎLE-DES-SŒURS\t2000, BOULEVARD\tMONTRÉAL\t3650, BOULEVARD SUITE 100\t2800, BOULEVARD\t250, BOULEVARD\t333, BOULEVARD\t6100, BOULEVARD\t1007, BOULEVARD\tDU TRAVERSIER\t9411, AVENUE\tDESSOURCES 450 619-6669\tCHOMEDEY\tANTONIO-BARRETTE\tARMAND-FRAPPIER\tDÉCARIE\tRENÉ-LÉVESQUE\t514 425-4567\tPAPINEAU\t514 683-6555 \t450 681-0028\t514 861-4859\t450 649-9333\t514 342-2222\t514 769-5353\t\t514 384-6380\t L'Association desconcessionnaires Cadillac du Québec suggèreauxconsommateurs delire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particulierset s'appliquant aux modèles 2014 neufs suivants : ATS 2,5 L à propulsion (6AB69/1SA).Les modèles illustrés peuvent comprendre certaines caractéristiques offertes en option àuncoût additionnel.Transport (1700 $) ettaxe declimatisation (100 lecaséchéant) inclus.Immatriculation, assurance, frais l iésà l'inscription au RDPRM ettaxes applicablesensus.1.Offreapplicable uniquementaux particuliers locatairesadmissiblesau Canada ayantobtenu une approbation decréditde la Financière G M, qui ont conclu une entente de location avec la Financière G M et qui ont accepté lalivraison, entre le 1er et le 31 octobre 2014, d'un véhicule Cadillac 2014 neuf admissible.La General Motors du Canada paiera le premier versement mensuel de la location, ou les deux premiers versements de location aux deux semaines (y compris lestaxes).Après le premier mois, lelocatairedevraeffectuertous les versements prévus jusqu'à l'échéancedu contratde location.Cette offre n'est pas monnayableetne peut êtrecombinée avec certaines autres offres incitatives portant sur lesvéhicules GM.Nul là où la loi l'interdit.D'autres conditions et restrictions s'appliquent.Détailschezvotreconcessionnaire.2.Offreenvigueur du 1erau 31 octobre 2014seulement (la «durée du programme»).Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule 1999 ou plus récent ayant été immatriculé et assuré au Canada àleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1 000 $ appl icable à la location, à l'achat ou au financement à l'achat de tout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 neuf admissible! vré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule Cadillac 1999 ou plus récent ayant été i mmatriculé et assuré au Canada à leur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1 000 $ applicableà la location, à l'achat ou au financement à l'achat de tout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 livré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhiculede marque BMW, Mercedes Benz, Audi, Lexus, Acura, Infiniti, Lincoln, Jaguar, Porsche, Land Rover ou Volvo 1999 ou plus récent ayant été immatriculé et assuré au Canada àleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1 500 $ applicableà la location, à l'achat ou au financement à l'achat de tout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 livré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule de marque Pontiac, Saturn, Saab, Hummer, Oldsmobile, Cobalt ou HHR 1999 ou plus récent ayant étéi mmatriculéetassuréau Canada àleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 2 000 $ applicable à la location, à l'achat ou au financement à l'achat detout véhicule Cadillac 2013 ou 2014 admissiblel i vré pendant la durée du programme.Limite d'un (1) seul rabais par véhiculeadmissiblevendu.Cetteoffreesttransférableàunmembredelafamilleimmédiatehabitantàlamêmeadresse(preuveexigée).Cetteoffren'estpasmonnayable.Lerabaisde1000$,1500$ou2000$comprendlestaxesapplicables,selonlaprovince.Danslecadredelatransaction,leconcessionnairedemanderadespreuvesd'immatriculationoud'assurance, lors des sixderniers mois consécutifs, des véhicules dont le client est propriétairedepuislessixderniers mois.Nul là où la loi l'interdit.D'autres conditions et restrictions s'appliquent.3.Location basée sur un prix à l'achat de 33 645$ (incluant un rabais àla livraison de 2 500 $etunrabais àla location de 750$).Paiements mensuels basés sur une location de 36 mois àuntauxde 0,90 %avec versement initial de 2 275$.Sur approbation decréditde la Fi nancièreG M.Limite annuellede20000km;0,20$parki lomètreexcédentaire.Certaines conditions s'appliquent.4.Garantiede 4ansou 80 000 km, selon la premièreéventualité.Consultez votreconcessionnaire pour plus de détails.Cesoffres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autreprogramme incitatif d'achat, àl'exception des programmes de La Carte G M, de prime pour étudiants etdeG M Mobilité.La GMCL se réserve le droit de modifier, de prolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, entout ou en partie, àtout moment etsans préavis.Le concessionnaire peut vendreouloueràunprixmoindre.Une commande ou un échange entreconcessionnaires peut être requis.Pour de plusamplesrenseignements,passezchezvotre concessionnaire, composez le 1888 446-2000 ou visitez cadillac.ca. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 A 5 .ACTUALITÉS PHOTO FOURNIE PAR VALÉRIE LANDRY Valérie Landry habite en Guinée depuis cinq ans, avec son mari Bocar.Ils demeurent dans Ratoma, un quartier populaire de Conakry.'WPJBm ¦r r fait, vous allez me trouver folle, une des choses dont j'aurais peur, là tout de suite, ce serait d'aller à Montréal.On devait y aller pour les Fêtes, je viens d'annuler.Imaginez, j'arrive à Dorval avec un peu de fièvre et hop, je me retrouve en isolement et peut-être même au téléjournal.Je comprends, mais je n'ai pas envie de vivre ça ni de le faire vivre à mes proches.J'ai une petite nièce de 2 ans à Montréal qui a été si malade le mois dernier qu'il a fallu appeler l'ambulance.Première question des ambulanciers à ma sœur: avez-vous voyagé récemment en Afrique de l'Ouest, avez-vous été en contact avec une personne qui a voyagé en Afrique de l'Ouest?Imaginez si j'avais été là, imaginez l'éléphant dans la pièce.Samedi soir, ce samedi, appel-surprise du gouvernement canadien, on me demandait mon adresse et si j'avais l'intention de rentrer au Canada.Jusqu'à tout récemment, je ne connaissais personne mort de la fièvre Ebola.Je connaissais juste des gens qui connaissaient des gens.C'est drôle à dire pour quelqu'un qui vit dans ce pays où le virus a déjà fait près de 1000 morts: j'avais oublié non pas l'Ebola, mais sa proximité, oublié qu'il était là, à deux pas.Je m'étais habituée au point de plus entendre ce qu'on en disait, et quand j'entendais, je me rebiffais : ce qu'ils sont fatigants avec ça.Et puis, il y a trois semaines, en revenant du travail, dans ma rue, devant la maison d'un voisin, la troisième en partant de la nôtre, il y avait ce gros camion blanc de Médecins sans frontières avec le numéro 115 écrit dessus; 115 est le numéro que l'on doit appeler pour signaler un cas d'Ebola.Ce ne sont pas des voisins que je fréquentais, on se saluait, c'est tout.La dame est morte rapidement, elle a été contaminée par une parente en visite qui, elle, a survécu.La peur est revenue d'un coup.Ce numéro 115 si essentiel pour isoler le virus, circonscrire la maladie, est en L\u2019ÉPIDÉMIE D'EBOLA EN CHIFFRES 10141 Nombre de cas déclarés depuis le début de l\u2019épidémie 4922 Nombre de morts depuis le début de l\u2019épidémie 1553 Nombre de cas en Guinée 926 Nombre de morts en Guinée Source: bilan de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) en date du 23 octobre.même temps une invitation à dénoncer, quelque chose qui ressemble à une chasse aux sorcières.L'autre jour, je ne me sentais pas très bien au travail et au lieu d'avoir peur d'avoir attrapé le virus, j'ai eu peur de me mettre à vomir, peur surtout que quelqu'un me voie vomir et appelle le 115.Peur de la dénonciation plus que de la maladie elle-même.Les voisins dont je vous parlais tantôt sont, depuis, tenus à l'écart par tout le quartier, une stigmatisation qui touche aussi les gens qui habitent leur cour.Vous me demandez ce que je ferais si je pensais être malade?Ou mon mari?Si j'appellerais le 115 ?C'est une très bonne question, mais je ne vous remercie pas de me l'avoir posée.Franchement, j'aurais peur d'aller à l'hôpital.J'aurais peur d'avoir à faire à un médecin qui vient de toucher quelqu'un qui est contaminé.Ebola ou pas, la règle ici est d'éviter les hôpitaux.Même s'il y en a deux ou trois qui sont pas mal, comme l'hôpital sino-guinéen près de chez moi, parrainé par des Chinois.Aussi l'hôpital Ambroise-Paré, mais oubliez ça si vous n'êtes pas très riche, il est très cher, et il faut payer cash.Vous me demandiez quel temps il fait à Conakry?Il fait super chaud et humide.On est à la fin de la saison des pluies, il pleut encore beaucoup, surtout la nuit.Vous me demandez comment ça va à part ça?Vous voulez dire à part l'Ebola, la malaria, la dengue, le choléra, la fièvre jaune, les rues sans trottoir transformées en coulées de boue par les pluies, les coupures d'eau, les coupures d'électricité?Le plus gros problème ici, après l'Ebola (bien des gens vous diraient avant), c'est l'électricité : la plupart du temps, il n'y en a pas.Deux semaines sans électricité, c'est rien d'inhabituel.Et quand il y en a, c'est pas longtemps.J'ai une génératrice qu'on fait fonctionner six heures tous les soirs, mais en ce moment, elle est en panne.L'eau aussi vient à manquer souvent.Vous me demandez comment ça va à part ma génératrice en panne?Ça va.Sauf que tout à l'heure, au supermarché où je suis allée en revenant du travail, quelqu'un m'a encore appelée « la Blanche », la « foté » en langue soussou - le français est la langue officielle que 60% des gens comprennent, le soussou est la langue majoritairement parlée à Conakry.Bref, il ne s'est pas passé une journée en cinq ans, pas une seule, sans que je me fasse traiter très ouvertement, dans la rue, dans les commerces de « foté », de Blanche.C'est dit sans réelle hostilité, c'est tannant pareil.Bon, faut que je vous laisse pour aller préparer le souper.Ce sera du riz ce soir, juste du riz, la Blanche a pas envie de se casser la tête.À jeudi.Propos recueillis par Pierre Foglia.Premier texte d\u2019une série de trois.La suite de « La vie aux temps de l\u2019Ebola» jeudi et samedi.LA TOUTE NOUVELLE GENESIS 2015 HYurmni nOUVELLES IDEES.nOUVELLES POSSIBILITÉS!10 AVEC LA TRACTION INTÉGRALE ACTIVE HTRAC DE SÉRIE fvv ,, m -.f\t\u2018f.mPm /\t\\ \\ mm ri .\u2014.24 MOIS D'ESSAI ROUTIER GENESIS 3.8L PREMIUM Location à 299$09 % \\ M aux deux semaines 0 $ COMPTANT POUR 24 MOIS?SERENGETT Faites l'essai d'une berline Genesis et recevez gratuitement une paire de lunettes de soleil Serengeti.Visitez EssaiRoutierGenesis.ca pour réserver votre essai routier dès aujourd'hui.Notre forfait d'entretien spécial comprend : y Entretien régulier sans frais y Plan de protection contre l'usure excessive sans frais y Jusqu'à 1 000 km de kilométrage excédentaire sans frais TOP I SAFETY PICK+ Premier Choix Sécurité+ LORSQUE DOTÉE DU SYSTÈME AUTONOME DE FREINAGE D'URGENCE LIVRABLE 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charges applicables (excluant laTVH).Les frais d'administration du concessionnaire (jusqu'à 499 $), frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement, PPSA, droits et frais divers et toutes taxes applicables en sus.Dépôt de sécurité : 0 $ sur tous les modèles.Kilométrage annuel de 20 000 km, 25 0 par km additionnel.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation et un plein de carburant.*Les lunettes de soleil sont disponibles en quantités limitées.Limite d'une paire de lunettes de soleil par personne ou ménage.Offre valide seulement chez les concessionnaires participants.Pour recevoir une paire de lunettes de soleil, le client doit effectuer l'essai d'une berline Genesis entre le 22 octobre et le 31 décembre 2014 (inclusivement), avoir l'âge de la majorité dans sa province de résidence et remplir correctement les formulaires requis en concession.Le client doit se conformer à la politique d'essai routier du concessionnaire.Loffre d'essai routier de 24 mois est disponible seulement pour la berline Genesis 3.8 Premium 2015.L'offre d'essai routier de 24 mois comprend un programme d'entretien prescrit par Hyundai d'une valeur approximative au détail de 700 $.Visitez www.hyundaicanada.com ou rendez-vous chez votre concessionnaire Hyundai pour les détails.Le plan d'entretien régulier de Hyundai pour la berline Genesis 3.8L Premium comprend des éléments tels que le remplacement de l'huile moteur et du filtre à huile, la permutation des pneus, l'inspection des plaquettes et des disques de frein, l'entretien des freins avant et arrière, le remplacement du filtre à air et l'ajout d'additif pour l'essence.Lentretien ou les réparations que le plan ne couvre pas sont la responsabilité du client, même si un entretien additionnel est recommandé par le concessionnaire ou que sa nécessité est révélée par l'inspection du véhicule comprise dans le plan d'entretien régulier de Hyundai.Veuillez consulter le calendrier d'entretien recommandé pour connaître les intervalles d'entretien suggérés par le fabricant.Loffre d'essai routier de 24 mois comprend aussi un plan de protection contre l'usure excessive sans frais d'une valeur approximative au détail de 500 $.Visitez www.hyundaicanada.com ou rendez-vous chez votre concessionnaire Hyundai pour les détails.Ce plan offre une protection allant jusqu'à 3 500 $ pour certaines réparations inattendues touchant l'usure de votre véhicule et le remplacement de certaines pièces.Les réclamations, s'il y a lieu, ne peuvent être soumises qu'à la fin de la période de location du véhicule.Pour toute réclamation, le client doit payer une franchise de 50 $ au moment où il ramène le véhicule au concessionnaire à la fin de la période de location.Ce plan n'abroge en rien les dispositions relatives au kilométrage excédentaire au-delà des 1 000 km de kilométrage excédentaire sans frais.Ce plan ne permet pas de réparer des véhicules et ne rembourse aucun client pour des réparations.Ce plan ne couvre pas les dommages résultant d'un bris mécanique ou électrique.Ce plan ne couvre pas les véhicules utilisés à des fins commerciales.Ce programme est assujetti à certaines modalités et conditions.Les frais non couverts par le plan de protection pour usure excessive seront facturés au client.ttLa garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication, sous réserve du respect des conditions normales d'utilisation et d'entretien. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn SANTÉ QUARANTAINE ET MESURES RESTRICTIVES Le dur retour à la maison des travailleurs de l\u2019Ebola Ils sont travailleurs humanitaires, infirmiers, médecins, journalistes, soldats.Ils ont pris des risques pour se rendre en Sierra Leone, au Liberia ou en Guinée pour freiner à leur manière l\u2019épidémie de fièvre Ebola.Le plus difficile?Le sort qui leur est réservé au retour, aux Etats-Unis comme ici.LAURA-JULIE PERREAULT Après avoir passé un mois à traiter des patients happés par le virus Ebola en Sierra Leone, l'infirmière américaine Kaci Hickox avait hâte de retrouver son conjoint et sa famille.Elle a plutôt eu droit à un weekend dans une tente d'isolement, toute seule avec des toilettes portables.Atteinte du virus?Pas du tout.Après avoir pris sa température (normale), les docteurs de l'hôpital de Newark - où la jeune femme de 33 ans a été mise en quarantaine vendredi - ont procédé à un test sanguin.Pas d'Ebola.Kaci Hickox n'a pas pu pour autant rentrer à la maison.Le jour de son retour d'Afrique, les gouverneurs du New Jersey, Chris Christie, et de l'État de New York, Andrew Cuomo, ont annoncé que tous les travailleurs de la santé qui ont travaillé auprès des patients atteints par le virus devront subir une quarantaine obligatoire de 21 jours, soit la période maximale d'incubation de la fièvre hémorragique.Leur annonce est survenue après que Craig Spencer, un médecin new-yorkais qui a travaillé pour Médecins sans frontières (MSF) en Guinée, eut contracté le virus.Les premiers symptômes de la maladie se sont manifestés après son retour aux États-Unis.PHOTOS REUTERS Depuis hier, la règle de la quarantaine a été revue : les spécialistes de la santé qui reviennent d\u2019Afrique de l\u2019Ouest pourront vivre leur quarantaine à la maison.Kaci Hickox a été placée dans une tente d\u2019isolement à son retour de Sierra Leone, avant d\u2019être libérée par le gouverneur Chris Christie.\u2022 V Criminelle?Première à être assujettie aux nouvelles règles, Kaci Hickox a dénoncé les «conditions inhumaines » de sa quarantaine, similaires à celles imposées aux malades présentant des symptômes avancés.«Assise seule dans la tente d'isolement, j'ai pensé à mes collègues qui vont revenir aux États-Unis et faire face à la même situation.Est-ce qu'on leur fera aussi sentir qu'ils sont des criminels et des prisonniers?», a-t-elle écrit dans une lettre publiée par le Dallas Morning News.Son sort a fait bondir le patron de la Maison-Blanche, qui estime qu'il est nécessaire de se baser sur la science avant de mettre de l'avant des mesures extrêmes.Hier matin, le gouverneur Christie a annoncé qu'il libérait l'infirmière.Cette dernière a été raccompagnée dans le Maine par deux véhicules gouvernementaux.La règle de la quarantaine a aussi été revue: les spécialistes de la santé qui reviennent d'Afrique de l'Ouest pourront vivre leur quarantaine à la maison.Les militaires américains qui participent à la lutte contre l'Ebola n'auront pas cette chance.Hier, le Pentagone a annoncé qu'ils subiront une quarantaine dans une aile réservée de la base militaire américaine de Vincenza en Italie.Isolement auto-imposé L'histoire de Kaci Hickox a mis en lumière une situation beaucoup plus vaste : le retour à la maison des travailleurs humanitaires, des spécialistes de la santé et des journalistes qui se sont rendus sur la ligne de front de l'Ebola, suscite de vives réactions.« Le retour est très difficile.Plusieurs reçoivent des menaces sur Facebook ou ailleurs », a dit à La Presse la présidente de Médecins sans frontières, Joanne Liu, lors d'une récente entrevue.Pour rassurer les proches, Médecins sans frontières international demande à ses employés qui ont séjourné dans la zone Ebola de travailler de la maison pendant 21 jours, de prendre leur température deux fois par jour et d'éviter les bains de foule.« Je n'ai pas annoncé mon retour à mes amis, je n'ai pas pris les transports en commun.En cas de symptômes, j'aurais contacté l'Agence de la santé publique », explique Nicolas Pérez, qui a travaillé pendant près de trois mois pour MSF en Sierra Leone.Il estime que ces mesures sont plus que suffisantes.« La maladie n'est pas contagieuse avant l'apparition de symptômes», rappelle le Montréalais.D'ailleurs, Santé Canada n'impose aucune quarantaine aux travailleurs humanitaires, mais leur recommande d'entrer en contact avec un spécialiste en cas de changements dans leur état de santé.Les médias canadiens imposent aussi des règles aux reporters qui sont allés sur le terrain.Journaliste à Radio-Canada fraîchement rentrée de Guinée, Sophie Langlois vit actuellement loin des siens.« Pour éviter de mettre des gens mal à l'aise en ma présence, car la peur de l'Ebola est bien réelle et compréhensible, nous serons encore plus rigoureux [que le minimum prescrit].Je vais respecter un certain isolement pendant la période d'incubation.Je pourrai sortir seulement dans des lieux où il est possible de respecter une distance de plus de un mètre entre moi et les autres.Je n'irai pas au bureau, pas de transport public, pas d'épicerie.Et pas de câlin à mon fils.Qui doit vivre encore deux semaines sans maman.C'est ça le plus dur», écrit la journaliste sur sa page Facebook.Ban Ki -moon inquiet Hier, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est inquiété de l'impact des mesures restrictives imposées aux soignants de l'Ebola à leur retour, craignant notamment que celles-ci dissuadent d'autres bonnes âmes d'aller porter secours aux malades en Afrique de l'Ouest.« Les personnels de santé de retour [d'Afrique de l'Ouest] sont des gens exceptionnels, qui donnent d'eux-mêmes pour venir en aide à l'humanité.Ils ne devraient pas être soumis à des restrictions qui n'ont pas de base scientifique», a dit M.Ban hier.Bnébeuf au 5625, rue Decelles à Montréal Programmes offerts \u2022\tBACCALAURÉAT INTERNATIONAL (Bl) \u2022\tDEC - ARTS, LETTRES ET COMMUNICATION \u2022\tDEC - SCIENCES HUMAINES ?\tDEC - SCIENCE DE LA NATURE ?\tDEC - SCIENCES, LETTRES ET ARTS ?\tDOUBLE DEC AVEC MUSIQUE www.brebeuf.qc.ca du Collégial COLLEGE JEAN-DE-BRÉBEUF Mercredi 5 novembre 2014 De 16h à 20h Rachat des contrats des CHU en PPP Des milliards d\u2019économies pour Québec, selon une étude f f f \u2022» i I L * p 3 \"=* s ns 't.cae R ?PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Les calculs des chercheurs se basent sur des estimations, car Québec a refusé de révéler le montant du loyer annuel que le CHUM et le CUSM devront verser à leur partenaire privé pendant la durée du contrat.ARIANE LACOURSIÈRE Le gouvernement québécois pourrait économiser jusqu'à 4 milliards s'il rachetait les contrats des deux hôpitaux universitaires construits actuellement en partenariat public-privé (PPP) à Montréal, estime une nouvelle étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS).« Selon nos hypothèses très conservatrices, le rachat serait avantageux», explique l'un des auteurs de l'étude, Guillaume Hébert, qui estime que Québec ferait ainsi des économies allant de 123 millions à 4 milliards, selon le scénario.Les calculs des chercheurs se basent toutefois sur des estimations, car le gouvernement a refusé de révéler le montant du loyer annuel que le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) devront verser respectivement à leur partenaire privé pendant la durée du contrat de PPP de 30 ans.« Ce montant devait être divulgué à la signature des contrats, mais ne l'a jamais été», affirme l'autre auteur de l'étude, Minh Nguyen, qui ajoute que ses demandes d'accès à l'information à ce sujet sont restées sans réponse.Ni le ministère de la Santé ni le Conseil du trésor n'ont été en mesure de fournir ces données à La Presse, hier.Les deux ministères n'ont également pas pu indiquer quelles sont les clauses, comme de possibles pénalités, prévues aux contrats en cas de rachat des CHU en PPP.Des rachats au Royaume-Uni Au Royaume-Uni, de plus en plus de contrats en PPP sont rachetés par le gouvernement, remarquent les chercheurs de l'IRIS.Des 179 contrats en PPP en cours dans différents secteurs, une dizaine ont été rachetés ou sont en voie de l'être, soutient Minh Nguyen.L'hôpital psychiatrique West Park a notamment été racheté pour 44 millions de dollars en 2009.Au printemps 2014, la France a également racheté le PPP du Centre hospitalier Sud Francilien pour 112,2 millions, après avoir payé 67,3 millions sur sept ans au consortium.L'État français a estimé qu'il économisait de 842 à 982 millions en rachetant l'établissement.Pour les chercheurs de l'IRIS, plusieurs inconvénients liés au mode de construction en PPP ressortent à travers le temps.On note entre autres que les coûts d'entretien sont faramineux.Puisque le promoteur privé reste propriétaire de la bâtisse pour la durée du contrat, les prix de différents travaux d'entretien explosent.En Angleterre, l'État a déjà payé 500$ pour le remplacement d'une ampoule dans un hôpital et 91$ pour obtenir une nouvelle clé.Le président-directeur général de l'Institut pour le partenariat public-privé, Roger Légaré, a préféré prendre le temps de consulter l'étude de l'IRIS dans le détail avant de commenter.Le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley, se réjouit pour sa part des conclusions de l'étude de l'IRIS, qui « fait enfin la lumière sur le sujet».« Mais reste qu'il y a encore beaucoup d'opacité autour de ces contrats.Le gouvernement doit mettre cartes sur table et dire combien ça coûte», estime-t-il. ' L mÊÆ msi mmz j® Sfe»i V- .mtàsm ((((<(ijj isfeg-* ÇA HÉS *0*3» Tj Vr- ¦ isafiv/,® HifÊfêégSÜ- KM graB mMsâ æm mmm UMtsi KSîîiA as® s&gæ USi HW JSMI ;S®® lïd~ ^pSS® 3Ss$?£|æ ¦yf&gf;.Sfi - ¦ :.; ' r! teæstSka Milsl 5M§ îwiüSii SlSÉiiéti WMÊ* :|§p8ilji?/&lÿÉ -.;t\"'> h 'ÿ1.iMS sp* rjÿçSfei ÉHi ^g§Ü \u2022¦ a.: wsm IËIIiéé ttUm BÊmSÊm Mi Hn » SggÉJ /- Rilflllli V 'Vïi'v: :\u2019- ¦ SgKÆ IM S&tefe*à®ssïfes idsss&ww l|||l|||sÊ sjïff&TïiSiïWiSfeMill^SSSssH H VLL Aà.LP 5r3?S.=vÿ* ' ' ¦ - ; iffgp^g ; a <;'.\u2022 - ü i'SériftS'felTgUcins'BM'W^d^-Sérfe.à-jHüst'rées : «BHHBSr- v\"\u2018 :\t'.; r : ;,: ggsgsgisj-! i&llllpss Vttgiÿ;;- wmm §gp|g issssfegs^ gÿSt.^üfe MS - L'ÉVÉNEMENT - PERFORMANCE ULTIME Concessionnaires BMW de Montréal bmwmontreal.ca Le plaisir de conduire.™ ENTRETIEN RÉGULIER SANS FRAIS 4 ANS 80 000 KM+ CRÉDIT DE 1 000 $* BMW 320i xDrive 2014 1,9 % *** 465 $\u201d\u2018 141 743 $ ** Taux à la location jusqu\u2019à 48 mois Mensualités à la location Montant dû à la livraison de 2 719 $et dépôt de sécurité de 526 $ Prix de vente au comptant JUSQU\u2019AU 31 OCTOBRE BMW Canbec - Montréal 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 BMW Laval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 Park Avenue BMW - Brossard 8400, boul.Taschereau Ouest 450.445.4555 514.875.4415 BMW Sainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier 450.922.1633 514.875.4400 Hamel BMW-Blainville 620, boul.de la Seigneurie Ouest 450.437.5050 BMWWest Island 2000, aut.Transcanadienne Sud 514.683.2000 Modèles européens illustrés.Certaines options peuvent ne pas être offertes au Canada.^Applicable sur une transaction à la location seulement avec les Services financiers BMW.Cette réduction est incluse dans le paiement de location indiqué.**Offre à l'achat : le prixdevente au comptant est de 41 743 $, ce qui inclut le PDSF (39 990 $), le transport et l'inspection de prélivraison (2 095 $), la taxe sur la climatisation (100 $), la taxe de gestion des pneus (12 $), les frais d'administration du concessionnaire (jusqu'à 459 $) et le rabais BMW Canada.Taxes et immatriculation en sus.***Taux à la location offert par Services financiers BMW, sur approbation du crédit, uniquement pour les modèles de base BMW 320ixDrive 2014 en stock.Offre à la location : 39 990 $ sur 48 mois à un taux d'intérêt annuel de 1,9 %, avec un acompte de 0 $, pour des mensualités de 465 $.Un montantde 3 246 $ est exigé à la signature du contrat de location, qui inclut la première mensualité, un dépôt de garantie équivalant à une mensualité, le transport et l'inspection de prélivraison, la taxe sur la climatisation, les frais d'administration du concessionnaire, lataxe sur la gestion des pneus et les services PPSA.Taxes et immatriculation en sus et payables à la signature.La valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme est de 18 795 $.L'obligation locative totale est de 24 633,80 $.La mensualitévarie selon le montant de l'acompte versé et de la valeur résiduelle.Le kilométrage annuel alloué estde 16 000 km;0,15$du kilomètre excédentaire.Le concessionnaire peut décider d'un prix au particulier et exiger des frais d'administration qui peuvent modifier le prix du véhicule.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Cette offre d'une durée limitée est sujette à la disponibilité et peut être modifiée ou annulée sans préavis.Le véhicule doit être livré au plus tard le 31 octobre 2014.fLes véhicules BMW 2014 achetés au Canada d'un concessionnaire autorisé sont couverts par un programme d'entretien aux périodes recommandées sans frais de 4 ans ou 80 000 km, selon lapremière éventualité.Certaines conditions s'appliquent.Consultezun concessionnaire BMW pour obtenir tous les détails.© 2014 BMW Canada inc.« BMW», le logo BMW, les désignations des modèles BMW et tous les autres symboles, marques et images afférents à BMW sont la propriété exclusive et/ou sont des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence. A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS La victoire de l'éternel perdant.FRANÇOIS CARDINAL CHRONIQUE TORONTO Le nouveau maire de Toronto est entré au Liberty Grand avec un immense sourire, hier soir.Heureux, embrassant sa femme, les bras en l'air à travers la pluie de ballons qui inondait la salle après son discours, John Tory était aussi exubérant qu'il peut l'être.L'éternel perdant savourait, enfin, une victoire.Et pas n'importe laquelle, une victoire franche, sans équivoque, avec plus de 40% d'appuis.Une victoire avec six points d'écart sur Doug Ford qui peut, à elle seule, faire oublier toutes les défaites que traînait jusqu'alors M.Tory.L'aîné des Ford a bien tenté pendant la campagne de stigmatiser l'homme d'affaires à coup de publicités négatives.Il a rappelé que les Torontois ont refusé de lui donner la mairie en 2003, que les Ontariens l'ont rejeté comme premier ministre en 2007 et que les électeurs de la circonscription d'Haliburton n'ont même pas voulu de lui comme député en 2009.Mais rien n'y a fait.Doug Ford a certes obtenu un bon résultat (33 %), il a distancé largement Olivia Chow (23 %), mais il a été incapable de contrer la volonté de changement des Torontois.En ce sens, l'ancien chef du Parti conservateur de l'Ontario a reçu un peu d'aide du destin.Car sa victoire, il la doit aux électeurs qui se sont pointés aux urnes en nombre record (plus de 60 % de participation, surtout au centre), mais il la doit encore plus à la conjoncture politique.Une phrase de la série politique West Wing m'est venue en tête, hier soir, en écoutant le discours de remerciement de John Tory prononcé dans l'élégante salle de bal : « Parfois, ce ne sont pas les électeurs qui choisissent leur représentant, ce sont les circonstances.» John Tory n'était pas le plus charismatique des candidats.Ce n'était pas le plus excitant, le plus inspirant ou le plus enthousiasmant non plus.Il a été incapable de détailler sa principale promesse, il s'est engagé sur le moins de terrains possible, il s'en est tenu à quelques engagements flous.N'empêche, John Tory était le plus rassurant, le plus prévisible, le plus réconfortant des candidats et dans les circonstances, ces qualités valaient plus que toutes les autres.Savoir bien se présenter, afficher une humeur égale, être propre de sa personne, capable de s'exprimer sans insulter, c'est en gros ce que demandait l'électorat.Ça et être à jeun pendant les heures de bureau.Si l'on se fie aux résultats des sondages menés pen- dant la campagne, l'appui à cet ancien chef conservateur transcende ainsi le clivage ville et banlieue, les divisions socioéconomiques et même, les allégeances politiques gauche droite.Certains progressistes, comme Michael Hollet, du magazine Now, m'ont dit que «John Tory est un Rob Ford sans crack».D'autres, comme l'actrice et réalisatrice Sarah Polley, voient en lui l'équivalent canadien de Mitt Romney, « un politicien rétrograde » qui a déjà conseillé aux femmes de jouer au golf pour augmenter leurs chances de promotion.Mais Toronto avait besoin de se retrouver, de se rassembler, et John Tory a réussi à devenir le point de ralliement d'une ville qui sort traumatisée des dernières années.Certains pensaient, cyniquement, que le cancer de Rob Ford ferait grimper les appuis à son frère lorsque ce dernier a décidé de le remplacer dans la course à la mairie.Après tout, se sont-ils dit, les intentions de vote pour Jack Layton ont bondi après son diagnostic de cancer, la popularité de Lucien Bouchard a augmenté après son amputation, les appuis à Ronald Reagan ont augmenté après son opération contre le cancer.Mais le vote de sympathie ne se transfère pas d'un frère à l'autre.Rob Ford a bien gagné sa lutte locale, dans Etobicoke, redevenant ainsi simple conseiller municipal (il a promis d'être de la bataille en 2018.), mais son frère n'a pas eu la même chance.La remontée dont il a profité dans les sondages fut ponctuelle.Il a fallu quelques jours pour que Doug Ford retrouve le niveau d'appuis de son frère.tout comme il n'a fallu que quelques jours pour qu'ils retrouvent ses discours négatifs.Autant de choses qu'une majorité d'électeurs ne voulaient plus.Olivia Chow donnait l'impression d'une élève qui a coulé son examen, hier soir.Prenant la parole en premier, elle a gardé le sourire, a parlé d'une bonne voix, mais elle n'en semblait pas moins résignée.Elle a échoué au test de la campagne électorale.Première dans les sondages pendant plusieurs mois, elle a probablement quitté le bloc de départ trop vite.Mais plus encore, elle a semblé manquer d'authenticité.Elle a eu toutes les misères du monde à exprimer ses idées.Elle a eu beaucoup de difficulté à connecter avec l'électorat qui n'a pas le NPD tatoué sur le cœur.On pourrait conclure que la ville fusionnée de Toronto est décidément plus conservatrice que progressiste, mais ce serait faire fi du contexte, qui a fait une plus grande différence que l'idéologie des candidats.Les Torontois voulaient bloquer les frères Ford, d'abord et avant tout.Ils ont ainsi fini par donner sa chance à l'éternel perdant.John Tory était le plus rassurant, le plus prévisible, le plus réconfortant des candidats et dans les circonstances, ces qualités valaient plus que toutes les autres.LASSOMPTION Québec pourrait suspendre le maire Réaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest Un appel d\u2019offres «hautement problématique» MARIE-MICHÈLE SIOUI Le ministère des Affaires municipales a lancé hier une enquête sur l'administration de la ville de L'Assomption et annoncé qu'il étudie désormais la possibilité de suspendre temporairement le maire Jean-Claude Gingras, qui fait l'objet d'une accusation pour abus de confiance.Québec vérifie actuellement « si les conditions qui permettent de relever provisoirement un élu de ses fonctions sont respectées» afin de déterminer si le maire doit être suspendu ou non.« [Le maire] fait l'objet d'une poursuite intentée pour une infraction punissable de deux ans d'emprisonnement ou plus, ce qui ouvre la voie à un tel recours », a indiqué le Ministère.L'Unité permanente anticorruption a annoncé mercredi dernier la mise en accusation du maire Gingras pour abus de confiance dans l'exercice de ses fonctions.Les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés à L'Assomption à partir de novembre 2013.Appelé à réagir à la nouvelle, hier, le directeur général de L'Assomption, Jean Lacroix, a déclaré que l'intervention de Québec n'était pas nécessaire.«De ce que j'ai vu, les problèmes à la Ville se corrigent.Il n'y a rien qui justifie une tutelle ou quoi que ce soit», a-t-il dit.Selon lui, certaines irrégularités dans l'attribution de contrats, par exemple, seraient attribuables à une volonté de « maintenir les services aux citoyens», et non à de la «mauvaise foi».Enquête Le ministère des Affaires municipales a mandaté la Commission municipale du Québec afin qu'elle ouvre une enquête portant sur le processus d'attribution des contrats, la gestion des ressources humaines et le respect des rôles et des responsabilités qui incombent aux élus et aux fonctionnaires municipaux.La Commission se penchera sur les faits qui ont eu lieu depuis le 3 novembre 2013.« Les résultats d'une vérification que j'ai demandée le 16 septembre indiquent que des problèmes sont en voie de prendre une envergure telle qu'ils pourraient, à brève échéance, affecter de manière significative la capacité de la Ville à gérer ses activités courantes et à réaliser ses projets en cours de même que nuire à sa santé financière.Devant une telle situation, nous avons le devoir de demander une enquête », a déclaré le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.La Commission doit déposer un rapport intermédiaire le 22 décembre et un rapport final le 31 mars.Résultats des tirages du : 2014-10-27 Dsffi^î) ü] [6] m ü] (g g ü] g [34 421 4\t6\t7\t9\tA *\tLoJ\tA\tA\tCJ Jour - Mois - Année - Signe 20 JANVIER 54 SAGITTAIRE \u2018banco 0106101114 1620264149 56 57 58 59 60 61 63 66 69 70 © 093 © 4547 5 LOTS BONIS DE 49 000$\t°0 18 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE 2014* _ liJffj.\u2019-M + *Un lot boni par tirage, partageable entre les gagnants En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.DAPHNÉ CAMERON L'appel d'offres pour le contrat de consultation publique en vue du réaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest est « hautement problématique » en plus de faire «mal paraître» les fonctionnaires de la Ville de Montréal, estime le Bureau de l'inspecteur général (BIG).Dans son deuxième rapport déposé hier au conseil municipal, Denis Gallant n'en vient pas à la conclusion que l'appel d'offres a été dirigé, ce que soupçonnaient certaines entreprises qui souhaitaient soumissionner le contrat.Il est cependant d'avis que les conditions trop restrictives n'ont pas favorisé un marché concurrentiel.En mars dernier, la firme Acertys a été la seule à soumissionner un contrat de 266 570$ visant à sonder les Montréalais sur le réaménagement d'une portion de la rue Sainte-Catherine.Ce grand chantier sera l'un des legs du 375e anniversaire de la Ville de Montréal.Or, 12 firmes se sont procuré les documents d'appels d'offres et de ce nombre, 8 étaient réellement intéressées et avaient la capacité d'offrir le service de consultation.Critères restrictifs La première exigence dans le cahier des charges demandait que la firme soumissionnaire ait réalisé au moins deux mandats de concertation pour des projets d'envergure pour lesquels ils ont facturé plus de 100 000$ en honoraires.Selon l'analyse du BIG, seulement trois firmes pouvaient répondre à cette exigence.Deuxième exigence : avoir au moins 20 ans d'expérience en interaction avec le public dans des projets d'envergure.« La combinaison de ces deux critères restreint grandement la concurrence», peut-on lire dans son rapport.Le Bureau de l\u2019inspecteur général est d\u2019avis que les conditions trop restrictives n\u2019ont pas favorisé un marché concurrentiel.Par ailleurs, l'appel d'offres a été lancé durant la période des Fêtes, désavantageant cinq des huit firmes qui auraient eu du mal à respecter les échéances et qui auraient dû payer beaucoup d'heures supplémentaires.« Si les critères avaient été moins restrictifs, au minimum six firmes additionnelles auraient pu faire partie de la concurrence», écrit-il.De plus, Acertys a réalisé l'étude préliminaire en vue du projet de consultation, un contrat de 25 000$ conclu de gré à gré à la simple recommandation d'une chef de division du Service des infrastructures, des transports et de l'environnement.Le BIG conclut que cela a donné la perception d'un avantage concurrentiel inéquitable.Par ailleurs, cette même chef de division s'est placée en « situation délicate » en insistant pour faire partie du comité de sélection, dit-il.Recommandations Le BIG recommande que l'administration de la Ville de Montréal s'assure de l'existence d'études de marché concluant que plusieurs fournisseurs se qualifient à l'appel d'offres afin de favoriser une saine concurrence.Il recommande aussi au conseil municipal de réévaluer les règles qui permettent aux firmes qui font les études préliminaires de participer au processus d'appel d'offres.Les fonctionnaires devraient par ailleurs laisser une trace documentaire pour justifier leur analyse derrière l'attribution d'un contrat de gré à gré.Denis Coderre n'a pas commenté le rapport.Devant le conseil municipal hier, il a dit attendre les recommandations de la commission du Bureau de l'inspecteur général, dirigé par Richard Bergeron.« D'ici là, on va avoir eu le temps de se faire une tête», a-t-il déclaré.Prolongement du métro Contributions à l\u2019AMT pour le développement résidentiel Les promoteurs immobiliers qui souhaitent profiter de l\u2019éventuel prolongement du métro de Montréal pour faire du développement résidentiel ou commercial aux abords des nouvelles stations pourraient se voir imposer une contribution afin de financer ces infrastructures de transport collectif.LAgence métropolitaine de transport (AMT), qui jongle avec cette solution de financement pour ses grands projets depuis déjà quelques années, entreprend d\u2019en analyser la faisabilité.La semaine dernière, l\u2019AMT a lancé un appel d\u2019offres public afin dévaluer ce «financement innovant» et d\u2019en quantifier les bénéfices potentiels.L'idée est basée sur le fait que les projets immobiliers bénéficient d\u2019une augmentation de la valeur des propriétés liée à la proximité des stations de métro.Il s\u2019agit donc, pour les autorités publiques, de récupérer une partie de cette plus-value.C\u2019est ce qu\u2019on appelle la «captation foncière».L'étude, qui commencera une fois que le contrat sera attribué, le mois prochain, concerne les prolongements des lignes bleue, orange et jaune du métro.\u2014 Kathleen Lévesque Projet Montréal Bergeron démissionne, Ferrandez lui succède Dix ans après avoir fondé Projet Montréal, Richard Bergeron démissionne de la direction de son parti.C\u2019est le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, qui lui succédera à la tête de l\u2019opposition.Après avoir échoué par trois fois à devenir maire de Montréal, Richard Bergeron dit maintenant «sentir le poids des années.J\u2019ai le sentiment d\u2019avoir atteint certaines limites».Fier d\u2019avoir bâti un parti alignant 28 élus et comptant 1500 membres, Richard Bergeron s\u2019est dit convaincu que sa formation allait lui survivre.«Le meilleur est à venir pour Projet Montréal.Longue vie à Projet Montréal.» Malgré sa démission comme chef de Projet Montréal, Richard Bergeron demeurera à l\u2019hôtel de ville en tant que conseiller municipal du district Saint-Jacques, au centre-ville.Au terme d\u2019un vote en caucus, les élus de Projet Montréal ont choisi Luc Ferrandez comme chef intérimaire.Impossible de savoir qui s\u2019était présenté contre lui, le parti ayant même refusé de dire combien de personnes avaient soumis leur candidature.\u2014 Pierre-André Normandin LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 A 9 .ACTUALITÉS Commissions scolaires anglophones Problèmes d\u2019inscription aux listes électorales LOUISE LEDUC Alors que les anglophones semblent les seuls à se montrer intéressés par les élections scolaires, des problèmes d'inscription aux listes électorales risquent de limiter leur taux de participation.Les anglophones qui n'ont pas d'enfants ont été automatiquement inscrits à la commission scolaire francophone de leur territoire.Pour pouvoir voter à une commission scolaire anglophone, les anglophones devaient remplir un formulaire de transfert.Quelque 500 personnes l'ont fait, indique Yasmine Abdelfadel, attachée de presse du ministre de l'Éducation Yves Bolduc.Ce faisant, elles ont pris de court les responsables des élections scolaires, qui ont été incapables de traiter toutes les demandes présentées.Le ministre de l'Éducation, très au courant du problème, a rencontré les responsables des commissions scolaires anglophones, et le problème a été réglé in extremis vendredi.De quelle façon?En fin de journée hier, le cabinet du ministre Bolduc n'a pas été en mesure de le préciser.Une candidate outrée Outrée des manquements dans la démocratie scolaire, Anne Lagacé Dowson, candidate à la présidence de la Commission scolaire English-Montréal, a donné, sur sa page Facebook, un petit truc à l'intention de ceux qui n'ont pas pu s'inscrire sur la liste électorale.«Bonne nouvelle aux gens qui ont été privés de leurs droits à la Commission scolaire English-Montréal ! a-t-elle écrit dimanche.Une personne incapable de s'inscrire sur la liste électorale a pu voter en présentant seulement deux pièces d'identité ! » La personne en question, c'est son directeur de campagne, Malcolm Lewis-Richmond, qui ajoute cependant comme précision qu'il avait rempli son formulaire de demande de transfert de la liste francophone vers la liste anglophone.Le président d'élection, Pierre-Yves Bezzaz, soutient quant à lui que Mme Lagacé Dowson «fait de la désinformation » en disant qu'il suffit de présenter deux pièces d'identité.« C'est faux, il faut être sur la liste électorale pour pouvoir voter», dit-il.Fait à noter, si le taux de participation du vote par anticipation ne dépasse pas 1 % dans plusieurs commissions scolaires francophones, les anglophones, eux, votent en plus grand nombre.Selon le président d'élection à la Commission scolaire English-Montréal, 3200 personnes se sont présentées pour voter en fin de semaine, comparativement à 2400 électeurs par anticipation en 2007.Le taux de participation est particulièrement déterminant cette fois-ci, puisque le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, l'a lié au sort des commissions scolaires.UN TAUX DE PARTICIPATION QUI S\u2019ANNONCE ANÉMIQUE Le taux de participation aux élections scolaires ne s\u2019annonce pas très fort, à en croire quelques résultats du vote par anticipation en fin de semaine.A la CSDM, le vote par anticipation a été de 0,3 %, tout comme à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.A la commission scolaire Marie-Victorin, il a été de 0,5% et, dans Lanaudière, à la commission scolaire des Affluents, il a atteint 1 %.\u2014 Catherine Handheld et Louise Leduc Avalanche au Népal Deux Québécois à la recherche des disparus Deux Québécois reprennent aujourd\u2019hui la route suivie par le groupe de randonnée décimé par une avalanche au Népal afin de retrouver les corps des disparues, encore ensevelis sous une importante couche de glace.Les deux hommes, qui enseignent au programme de tourisme daventure du cégep Saint-Laurent, commencent ainsi le trek des Annapurna, où une avalanche a fait une quarantaine de morts le 15 octobre.Ils doivent arriver jeudi matin à l\u2019endroit où trois personnes - Sylvie Marois, 54 ans, Geneviève Adam, 33 ans, et une troisième randonneuse, âgée de 59 ans - ont perdu la vie.«Ce sont deux amis proches de Sylvie.Ils y allaient comme bénévoles, et pour faire leur deuil aussi.Ils n\u2019étaient pas capables de rester à la maison», a expliqué Geneviève Raymond, ancienne élève du cégep Saint-Laurent qui coordonne une collecte de fonds pour financer les recherches.En plus des trois Québécoises, ils cherchent une Canadienne et un autre homme qui pourrait être indien.\u2014 Marie-Michèle Sioui PARTEZ SANS PAYER ACOMPTE DE Q DEUX PREMIERS $ PAIEMENTS ¦v A Q DEPOT DE SÉCURITÉ A Q mm alaq $ LIVRAISON $ ACADIA 2015 ÀTRACTION INTÉGRALE LOUEZ A 199$ 3 AUX DEUX SEMAINES AQ,9% PENDANT 48 MOIS PRIX A L'ACHAT DE 39 395$ + RABAIS D\u2019OCTOBRE JUSQU\u2019ÀI 5QQ $ AUX PROPRIÉTAIRES ADMISSIBLES2 mmm COMPREND LE TRANSPORT ET LA TAXE DE CLIMATISATION.POUR GARANTIR NOTRE QUALITE, NOUS LA COUVRONS AVEC UNE GARANTIE 1BD0D0 KM/5 ANS DU GROUPE MOTOPROPULSEUR DE SELON LA PREMIÈRE ÉVENTUALITÉ.Demandez au concessionnaire les détails de la garantie limitée.CONTACTERGMC.CA L'Association des concessionnaires GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers et s'appliquant aux modèles 2Q15 neufs suivants : Acadia (TV14526/3SA).Les modèles illustrés peuvent comprendrecertaines caractéristiques offertes en option àuncoûtadditionnel.Transport (1 65Q $)ettaxede climatisation (1QQ $, lecaséchéant) inclus.1.Offre applicable aux particuliers locatairesadmissiblesau Canadaquiontobtenu uneapprobationdecréditde la Financière GM, qui ont conclu une entente de location avec la Financière GM et qui ont accepté la livraison, entre le 1er octobre 2Q14 et le 2 janvier2Q15, d'un modèle GMC Acadia 2Q15 neuf admissible.La General Motors du Canada paiera un versement de location mensuelou deuxversements de location aux deux semaines comme le prévoit le contrat de location (ycompris les taxes et toute somme applicable, ajustée au prorata, normalement payable à la livraison du véhicule de location, comme le prévoit le contrat de location).Après le premier mois, le locataire devra effectuer tous les versements prévus jusqu'à l'échéance du contrat de location.Frais d'inscription au RDPRM non exigés.Assurance, immatriculation et taxes applicables non comprises.D'autres conditions et restrictions s'appliquent.GM se réserve ledroitde modifiercette offre ou d'ymettrefin àtoutmomentetsanspréavis.Détailschezvotre concessionnaire.2.Offre en vigueur du 1er au 31 octobre2Q14 seulement (la«duréedu programme»).Lesparticuliersqui résidentau Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule 1999 ou plus récent ayant été immatriculé etassuré au Canadaàleur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifsobtiendront un rabais de 75Q$applicable àlalocation, àl'achat ou au financement à l'achat d'un véhicule neuf Chevrolet, Buick ou GMC 2Q13, 2Q14 ou 2Q15 admissible livré pendant la durée du programme.Les particuliers qui résident au Canada et qui sont propriétaires ou actuellement locataires d'un véhicule Pontiac, Saturn, Saab, Hummer, Oldsmobile, Cobalt ou HHR 1999 ou plus récent ayant été immatriculé et assuré au Canada à leur nom au cours des six (6) derniers mois consécutifs obtiendront un rabais de 1 5QQ $ applicable à la location, à l'achat ou au financement à l'achat d'un véhicule neuf Chevrolet, Buick ou GMC 2Q13, 2Q14 ou 2Q15 admissible livré pendant la durée du programme.Limite d'un (1) seul rabais par véhicule admissible vendu.Cette offre est transférable àun membre de la famille immédiate habitant àla même adresse (preuve exigée).Cette offre n'est pas monnayable.Le rabais de 75Q $ ou 1 5QQ $ comprend les taxes applicables (TPS, TVH, TVQ ou TVP), selon la province.Dans le cadre de la transaction, le concessionnaire demandera des preuves d'immatriculation ou d'assurance, lors des six derniers mois consécutifs, des véhicules dont le client est propriétaire depuis les six derniers mois.Nul là où la loi l'interdit.D'autres conditions et restrictions s'appliquent.3.Location selon un prix à l'achat de 39 395 $ (incluant un rabais à la location de 1 5QQ $).Paiements aux deux semaines pendant48 mois àun tauxde Q,9Q % avec un versement initialde Q $.Surapprobation de créditde la Financière GM.Limite annuelle de 2Q QQQ km; Q,16 $ par kilomètre excédentaire.Certaines conditions s'appliquent.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat, à l'exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants et de GM Mobilité.La GMCL se réserve le droit de modifier, de prolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en tout ou en partie, àtout moment et sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer àun prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chezvotre concessionnaire, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gm.ca. A10 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Du verre récupéré inutilisable Un grand fabricant de bouteilles critique le système de collecte sélective au Québec PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Mélangés aux autres matières, les contenants en verre «deviennent un rebut non recyclable», souligne la société Owens-Illinois.EXCLUSIF CHARLES CÔTÉ Des gouttes de verre en fusion surgissent en cadence dans l'obscurité et se transforment en quelques secondes en bouteilles de bière, de ketchup, de spiritueux.L'usine d'Owens Illinois -l'ancienne Consumer Glass -, dans le quartier Pointe-Saint-Charles, produit 2,6 millions de bouteilles par jour, dont notamment toutes les bouteilles des brasseries Molson et Labatt.Elle appartient à une multinationale qui exploite plus de 80 usines sur quatre continents et qui est le plus grand acheteur mondial de verre recyclé.Et la haute direction d'Owens Illinois est très critique par rapport au recyclage du verre au Québec.Cette activité est frappée par une crise qui a notamment forcé la Ville de Montréal à débloquer un budget de 1,8 million pour acheminer le verre de la collecte sélective dans les lieux d'enfouissement.Le verre concassé y sert de matériau de recouvrement ou de fondation pour les chemins.La Ville invoque dans son sommaire décisionnel la «chute catastrophique des marchés nationaux et internationaux de revente des matières recyclables» en 2008 et en 2009.Pourtant, ces jours-ci, les usines comme celle de Pointe-Saint-Charles achètent du verre recyclé à environ 80$ à 100$.Mais le verre recyclé du bac vert - ou bleu - des Québécois ne s'y retrouve pas.Pourquoi?À cause du recyclage de « qualité inférieure » qui a cours au Québec, selon les termes employés par Ryan Modlin, vice-président, relations gouvernementales d'Amérique du Nord chez Owens-Illinois, dans une lettre adressée à Recyc-Québec que La Presse a obtenue.Rebut non recyclable Le Québec et le Manitoba sont les deux seules provinces où les bouteilles de vin et de spiritueux ne sont pas soumises à une consigne.Une consigne est aussi en vigueur dans tous les États américains limitrophes du Québec.Au Québec, le recyclage du verre est plutôt confié au système de collecte sélective municipale.Et c'est là que ça se gâte.Mélangés aux autres matières, les contenants en verre « deviennent, en bout de piste, un rebut non recyclable», souligne Owens-Illinois.« Si le verre n'a pas une certaine qualité, nous ne l'utilisons pas, affirme en entrevue M.Modlin.Le plastique et le métal peuvent endommager nos fours.Et si nous fabriquons une bouteille de Crown Royal, les clients veulent voir la couleur du whisky, pas les défauts du verre.» Et actuellement, le Québec est loin de pouvoir fournir la matière première que recherche Owens-Illinois.En 2012, l'usine de Montréal utilisait jusqu'à 65 % de verre recyclé.Mais c'était avant la fermeture de l'usine Klareco, à Longueuil, le seul conditionneur de verre de la collecte sélective au Québec.Cette fermeture a fait tomber le taux à 20%.Aujourd'hui, la part de verre recyclé est remontée à 50%, mais la matière - appelée « cal-cin » - est importée de l'Ontario ou du Nouveau-Brunswick, entre autres.Des provinces où tous les contenants d'alcool en verre sont consignés.Des prétextes En effet, en Ontario, la situation est complètement différente : plus de 80% des contenants en L'AUTOBIOGRAPHIE DE JUSTIN TRUDEAU n % trudea Son enfance, sa famille, sa carrière et sa vision du pays «Je suis heureux d\u2019avoir l\u2019occasion de raconter mon histoire, particulièrement les moments vécus en tant qu\u2019enseignant, député et père.» \u2014 Justin Trudeau Télécharger sur V iBooks photos personnelles inédites Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub verre sont refondus pour faire de nouveaux contenants.Et selon tous les experts, la consigne introduite en 2007 dans la province fait toute différence.Usman Valiante, consultant spécialisé qui compte Owens-Illinois parmi ses clients, ne mâche pas ses mots pour critiquer le recyclage du verre au Québec.« Ce qu'on entend au Québec, ce sont des prétextes pour en faire le moins possible, comme parler d'incorporer le verre dans le ciment», dit-il.Incorporer le verre au ciment, c'est le projet fétiche de la Société des alcools du Québec (SAQ), qui est responsable de la plus grande partie du verre mis en marché au Québec.La société d'État s'oppose farouchement à l'introduction d'une consigne sur les bouteilles.Selon Usman Valiante, cela rappelle l'Ontario il y a 10\tans, avec la Liquor Control Board of Ontario (LCBO) dans le rôle de la SAQ.« Les mêmes intérêts étaient en place et on employait les mêmes arguments spécieux.La LCBO disait que ça coûterait 100 millions par année.» Huit ans plus tard, le système fonctionne à coût nul.Les frais sont couverts en gros par les ventes de verre et les consignes nonréclamées.Et les municipalités n'ont plus à se soucier de tout ce verre qui débordait des bacs de recyclage, note Clarissa Morawski, une autre consultante.« Quand le nouveau système de consigne a été lancé en Ontario, la Ville de Toronto craignait de perdre de l'argent, parce qu'une partie de son recyclage ne serait plus subventionnée.Mais ils ont tellement économisé sur le traitement du verre que le bilan était positif.Le verre est dur pour l'équipement, 11\tcause des blessures et tous les autres matériaux en souffrent.» Le Front commun québécois pour la gestion écologique des déchets (FCQGED) prône l'extension de la consigne au Québec.« Le statu quo n'est pas possible, dit Karel Ménard, directeur de l'organisme.Ça fait un an qu'on envoie du verre au dépotoir.Le problème, c'est la collecte.On paye pour récupérer la matière de la mauvaise façon et qui, en plus, fait perdre de la valeur aux autres matières.Et après, on paye encore pour l'envoyer au dépotoir.» UNE QUESTION DE QUALITÉ Le verre est recyclable à l\u2019infini, aiment dire les fabricants de bouteilles.L\u2019emploi de verre recyclé dans la fabrication de nouveaux contenants n\u2019a de limite que dans la qualité du «calcin», le verre concassé.En plus de détourner des déchets de l\u2019enfouissement, l\u2019utilisation du verre recyclé permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre des usines.>\t20%: diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) obtenue avec l\u2019emploi de 50% de verre recyclé dans la fabrication de nouvelles bouteilles >\t80% : taux de recyclage des bouteilles de vin et de spiritueux en Ontario >\t37%: taux de recyclage du verre au Québec >\t160 000 tonnes: quantité de verre recyclé utilisé dans la fabrication de nouveaux contenants en Ontario en 2012-2013 >\t11 500 tonnes : émissions de GES évitées en Ontario en 2012-2013 grâce au recyclage du verre >\t90%: taux d\u2019utilisation de verre recyclé dans les usines de verre d\u2019Owens-Illinois en Europe.>\tDe 80$ à 100$: prix de vente d'une tonne de verre recyclé de qualité actuellement en Amérique du Nord >\t-30,56$ : valeur «négative» - coût d\u2019enfouissement -d'une tonne de verre de la collecte sélective à Montréal \u2014 Cha rles Côté ÉCHAN©eZ VÉHICULE < 24 AU 31 OCTOBRE OBTENEZ UNE PRIME ADDITIONNELLE DE A L\u2019ACHAT OU A LA LOCATION D\u2019UN VEHICULE FORD NEUF SELECTIONNE* RECEVEZ AUSSI B % DE FINANCEMENT** SUR CERTAINS VÉHICULES 2014 NEUFS B OU JUSQU'À 9000 EN RABAIS DU CONSTRUCTEUR SUR D\u2019AUTRES POUR UN TEMPS LIMITÉ, OBTENEZ SANS FRAIS SUPPLÉMENTAIRE UN ENSEMBLE SÉCURITÉ D\u2019HIVER' PNEUS| JANTES|CAPTEURS VALEUR ALLANT JUSQU\u2019À JUSQU\u2019À 1800 S (à l'achat ou à la location des modèles 2014 et 2015 neufs sélectionnés) LES MEMBRES DE COSTCO ADMISSIBLES OBTIENNENT UN RABAIS ADDITIONNEL DE 1000$ ' SUR LES VÉHICULES NEUFS SÉLECTIONNÉS.(à l'exception de la Focus et de la Fiesta) OFFRE EN VIGUEUR JUSQU\u2019AU 31 OCTOBRE ¦;.m piSM mm MmM \\y C\u2019EST VOTRE CHANCE!\tAllons plus loin VISITEZ VOTRE DÉTAILLANT FORD ET ÉCHANGEZ VOTRE VÉHICULE DÈS AUJOURD\u2019HUI!\tI \u2014 \u2022 | min 3 ÎÎliÜI ISIS 11 III 1 llllll 32s!! SinusXIIf De série pour la plupart des véhicules Ford avec abonnement de 6 mois-prépayés. DOSSIER SANTÉ PROMOTION SANTE BUCCODENTAIRE ¦A.\\ wT \t\t k A 12 MOYENS DE CONSERVER UNE BOUCHE EN SANTÉ Prendre soin de vos dents et de vos gencives a une importance primordiale pourvotre santé bucco-dentaire.Plusieurs problèmes buccaux, comme les caries et les maladies des gencives, peuvent en effet être prévenus par des gestes simples.Voici donc 12 conseils pour préservervotre beau sourire! BROSSEZ-VOUS LES DENTS.Il faut se brosser les dents avec une pâte dentifrice au moins deux fois par jour (le matin et le soir et, si possible, après chaque repas) pour enlever la plaque dentaire qui se forme continuellement sur les dents et qui est responsable de l'apparition de multiples problèmes buccodentaires tels que la carie, la maladie parodontale et l'halitose (mauvaise haleine).Un bon brossage devrait durer au moins deux minutes et être très méthodique.PASSEZ LA SOIE DENTAIRE.Il faut passer la soie dentaire une fois par jour - idéalement avant le coucher \u2014 pour éliminer la plaque des endroits difficiles à atteindre avec une simple brosse à dents, notamment entre les dents et sous la ligne gingivale.Ce geste quotidien est d'autant plus important que la plaque ne prend que 24 à 36 heures pour se transformer en tartre.De plus, sachez que, lorsque vous ne passez pas la soie dentaire, vous négligez 35% de la surface de vos dents! VISITEZ VOTRE DENTISTE.Une visite chez le dentiste, de préférence, tous les six mois, est aussi nécessaire.Le dentiste procédera à un examen dentaire complet afin de déceler les problèmes de santé buccodentaire dès leur début.De plus, l'hygiéniste en profitera pour effectuer un détartrage afin de débarrasser les dents de tous les dépôts de tartre.Le nettoyage effectué par l'hygiéniste permet aussi de polir la face des dents pour y freiner l'accumulation de la plaque dentaire.EXAMINEZ VOS GENCIVES.Il est important de surveiller régulièrement vos gencives afin de pouvoir détecter tout changement qu'il puisse y avoir tel que de l'enflure, de la rougeur ou des saignements.Normalement, une gencive saine va être rose pâle, alors qu'une gencive enflammée va être rouge.De même, une gencive malade va avoir tendance à saigner facilement au brossage et va causer des problèmes de mauvaise haleine.Si vous constatez un de ces symptômes, consultez un dentiste aussitôt que possible.Cela peut être le premier signe d'une maladie parodontale, une affection qui peut finir par attaquer l'os et entraîner la perte de dents.NETTOYEZ VOTRE LANGUE.Eh oui! Ilestaussi important de nettoyer votre langue que de brosser vos dents! Ce geste réduit considérablement la quantité de bactéries dans la bouche.La langue est en effet une cachette idéale pour ces micro-organismes.Vous pouvez le faire avec une brosse à dents ou un nettoie-langue.AYEZ UNE ALIMENTATION SAINE.Une alimentation équilibrée permet d'avoir une bonne santé buccodentaire.Comme le reste de votre corps, vos dents et vos gencives sont affectées par les substances nutritives que vous mangez.Par exemple, le calcium constitue une composante importante des dents, car il assure leur solidité.Assurez-vous donc de faire de bons choix alimentaires en suivant les recommandations du Guide alimentaire canadien.Autrement, vos dents et vos gencives risquent de se détériorer et vous serez alors plus susceptible de souffrir de problèmes buccodentaires.Sachez, par exemple, qu'une alimentation pauvre en calcium et en vitamine D accroît le risque de maladies des gencives.LIMITEZ LES ALIMENTS SUCRÉS.La consommation d'aliments (incluant les boissons) riches en sucre est néfaste pour les dents.Le sucre nourrit les bactéries de la plaque dentaire, qui vont alors produire un acide qui attaque l'émail des dents et favorise la carie dentaire.Limitez donc votre consommation d'aliments et de boissons riches en sucres.Attention entre autres aux aliments sucrés ayant une texture collante qui adhère aux dents comme les bonbons.ATTENTION AUX PRODUITS ACIDES.Il n'y a pas que le sucre qui peut causer d'importants dommages aux dents, l'acidité de certains aliments et boissons peut aussi être mauvaise pour les dents, car elle contribue grandement à l'érosion dentaire.Lorsque l'émail - la couche protectrice des dents \u2014 est trop souvent exposé aux acides présents dans l'alimentation, celle-ci s'amincit.Lorsque la perte d'émail est trop importante, la dentine qui se trouve directement sous l'émail est alors exposée.Les dents deviennent alors plus sensibles, en plus d'être plus translucides, ce qui les fait paraître plus jaunâtre dû à la couleur jaune de la dentine.Comme la perte d'émail est irréversible, il est recommandé de limiter sa consommation d'aliments et de liquides acides comme les boissons gazeuses, les boissons énergétiques, les jus, les agrumes, le vin et les aliments vinaigrés.ÉVITEZ DE FUMER.Le tabac est l'un des facteurs principaux qui contribuent aux problèmes de gencives.Les études ont démontré que les fumeurs ont plus de maladies gingivales et que ces dernières ont tendance à être plus graves que celles des non-fumeurs.Le tabagisme est aussi l'une des principales causes du cancer de la bouche, sans compter que la fumée tache les dents et les obturations dentaires, et donne mauvaise haleine.PORTEZ UN PROTECTEUR BUCCAL.Si vous pratiquez un sport qui présente un risque de chute ou de coup (hockey, football, basketball, boxe, etc.), il est fortement recommandé d'utiliser un protecteur buccal.Ce dernier réduit entre autres les risques de fractures de la mâchoire ou des dents, ainsi que les blessures aux tissus mous de la bouche.Il est fabriqué sur mesure à partir d'une empreinte des dents effectuée en cabinet dentaire, afin d'optimiser le confort et la rétention.OUBLIEZ LE PERÇAGE BUCCAL.La pose d'un bijou dentaire peut avoir des conséquences nuisibles sur la santé buccodentaire.Le perçage buccal peut entraîner une usure prématurée des dents due au frottement du bijou.Les chocs répétitifs du bijou peuvent également fêler ou fracturer l'émail des dents.La présence du bijou dentaire peut aussi irriter les joues, les gencives, la langue, etc., selon son emplacement.Le frottement constant du bijou peut aussi causer une récession gingivale, c'est-à-dire un déchaussement des gencives.MÂCHEZ DE LA GOMME.Eh oui! Bien que cela puisse paraître étonnant, mâcher de la gomme sans sucre est un excellent moyen de protéger vos dents lorsque vous ne pouvez pas les brosser.En stimulant la production de la salive, la gomme à mâcher aide à nettoyer les dents en éliminant en partie les débris alimentaires et en neutralisant les acides formés à partir des sucres consommés au cours du repas.Il est prouvé que mâcher de la gomme sans sucre après les repas aide à réduire le risque de caries dentaires.Si vous n'aimez pas la gomme à mâcher, vous pouvez aussi consommer un morceau de fromage à pâte ferme pour terminer le repas.Cela augmente aussi l'action autonettoyante de la salive. 02 DOSSIER SANTE SANTE BUCCODENTAIRE PROMOTION LE CANCER DE LA BOUCHE:UN MAL PEU CONNU Au Canada, on diagnostique plus de 3000 nouveaux cas de cancer de la bouche par année, dont plus de 700 cas au Québec.Voici ce qu'il faut savoir à ce sujet.Le cancer de la cavité buccale est une affection caractérisée par une croissance cellulaire anormale dans la bouche.Ce type de cancer se développe principalement sur la langue, les lèvres, l'intérieur des lèvres ou des joues, la voûte plantaire, le plancher de la bouche et les gencives.Il s'attaque deux fois plus aux hommes qu'aux femmes et frappe surtout les individus de plus de 45 ans.Ses principales causes sont le tabagisme et la consommation excessive d'alcool qui, combinés, ont des effets multiplicateurs.UN CANCER MEURTRIER Le cancer buccal n'est pas aussi répandu que certains autres types de cancers, mais il figure parmi les cancers les plus meurtriers et les plus débilitants.Selon la Société canadienne du cancer, la survie relative après 5 ans pour tous les types de cancers de la cavité buccale est de 63%, ce qui signifie qu'une personne ayant reçu un diagnostic de cancer de la bouche a, en moyenne, 63% de chances de vivre 5 ans à la suite de son diagnostic, comparativement à une personne dans la population générale.S'il est découvert à un stade avancé, ce cancer présente un risque de mortalité encore plus élevé.Par exemple, une personne atteinte d'un cancer de la bouche de stade 4 n'a, en moyenne, que 20 à 30% des chances de survivre après 5 ans (le taux variant en fonction du type de cancer de la cavité buccale).Ce taux de mortalité élevé est en partie dû au fait que la plupart des symptômes ne sont détectés que tardivement.Ce cancer est également l'un des cancers les plus débilitants parce qu'il peut entraîner des séquelles importantes telles qu'une altération de l'apparence et des incapacités fonctionnelles importantes, notamment au niveau de la mastication, de la déglutition et de l'élocution.LES SIGNAUX D'ALERTE Comme ce cancer passe souvent inaperçu, il est très important de porter une attention particulière aux symptômes qui pourraientsignalersa présence tels que: \u2022\tune plaie (y compris un ulcère) dans la bouche ou sur la lèvre qui persiste plus de deux semaines; \u2022\tune excroissance (grosseur) sur les lèvres, les gencives ou ailleurs dans la bouche; \u2022\tune tache rouge ou blanche (ou les deux) sur la langue, les gencives, l'intérieurdesjoues ou le bord des lèvres; \u2022\tdes douleurs lors de la mastication ou des difficultés à avaler; \u2022\tun saignement inhabituel ou un engourdissement dans la bouche; \u2022\tun renflement de la joue qui gêne le port de prothèses dentaires.Cela est d'autant plus important que ce cancer comporte des risques de métastases passablement élevés.Aussi, plus il est découvert tôt, meilleures sont les chances de survie des personnes atteintes.Par exemple, si la maladie est détectée au stade 1, les chances de survivre grimpent à 70%, voire 80%, selon le type de cancer buccal.Si vous pensez avoir un des symptômes mentionnés précédemment, vous devriez consulter rapidement votre dentiste afin d'en avoir le cœur net.Surtout, n'attendez pas, car la plupart des tumeurs de la bouche ne font pas mal.rÉduire le risque Le cancer de la bouche n'est pas attribuable à une seule cause, mais certains facteurs pourraient accroître le risque qu'une personne en soit atteinte.Vous pouvez réduire votre risque de cancer buccal en suivant les conseils suivants: \u2022\tÉvitez le tabac, qui est la principale cause du cancer buccale, surtouts'ils'accom-pagne d'une consommation excessive d'alcool.Si vous fumez, demandez à un professionnel de la santé devous fournir des outils pour vous aider.\u2022\tConsultez régulièrement votre dentiste pour subir un examen de dépistage du cancer de la bouche.Cela est d'autant plus important que vous ne pourrez pas toujours détecter vous-même les signes d'un cancer de la bouche.\u2022\tLimitezvotre consommation d'alcool, qui peut accroître significativement le risque de cancer de la bouche, en particulier si elle est associée au tabagisme.\u2022\tAdoptez une alimentation saine, en incorporant entre autres beaucoup de fruits et de légumes.Certaines recherches démontrent qu'une alimentation pauvre en fruits et en légumes frais serait aussi un facteur de risque possible.\u2022\tPrévenez l'exposition prolongée et répétée des lèvres au soleil et utilisez un écran solaire, lorsque nécessaire.COMMENT LE TRAITE-T-ON?Une fois le diagnostic confirmé, votre équipe soignante mettra en place un traitement adapté à votre situation.Le traitement du cancer de la cavité buccale dépend en effet de la gravité et de l'emplacement de la lésion cancéreuse, ainsi que de l'âge et de l'état de santé de la personne atteinte.Une intervention chirurgicale, une radiothérapie et/ou une chimiothérapie peuvent être nécessaires pour le traiter.Cela dit, certains traitements contre le cancer de la bouche peuvent vous rendre plus vulnérables aux infections, il est donc important de passer un examen dentaire complet et de faire effectuer les réparations qui s'imposent avant de commencer le traitement.LES AVANTAGES DES IMPLANTS DENTAIRES Vous avez perdu certaines de vos dents et vous songez à les remplacer?Vous êtes tenté par les implants dentaires, mais vous hésitez encore?Voici sept bonnes raisons de préférer les implants dentaires aux méthodes classiques.1.UNE SOLUTION PERMANENTE Les implants dentaires permettent de remplacer de manière fixe et permanente les dents manquantes.Ce sont de petites vis en titane qu'on insère dans la mâchoire afin de servir d'ancrage aux dents artificielles.Ils remplacent en quelque sorte les racines naturelles des dents.Une fois installés, les implants dentaires se soudent en effet à l'os, un processus appelé ostéo-intégration.Ces racines artificielles permettent donc de remplacer une ou plusieurs dents, sans mutiler celles qui sont saines, à l'inverse du point fixe (prothèse partielle fixe).Elles peuvent aussi être employées pour supporter une prothèse fixe (partielle ou complète) ou pour restaurer une bouche complète.Elles peuvent également être utilisées pour fixer un pont ou stabiliser une prothèse amovible.2 UNE PROTECTION CONTRE LA PERTE OSSEUSE Il faut comprendre que les racines des dents naturelles maintiennent les os de la mâchoire dans un constant équilibre de reconstruction cellulaire et minérale.Quand vous perdez des dents, les maxillaires ne sont plus stimulés et commencent à se détériorer.En une décennie, les os de la mâchoire peuvent se résorber de moitié, ce qui peut entraîner différents problèmes tels qu'une perte d'efficacité de la mastication, une augmentation de l'instabilité de vos prothèses dentaires amovibles et un vieillissement prématuré de votre visage.En remplaçant vos dents perdues par des implants dentaires, vous prévenez donc cette perte de la masse osseuse, car vos implants agissant comme les racines de vos dents naturelles.3.\tUN MEILLEUR CONFORT Comme ils sont fixés solidement à l'os de la mâchoire, les implants dentaires permettent de reproduire exactement le même confort que des dents naturelles.Vous pouvez donc manger, parler, sourire, chanter.sans avoir peur que votre dentition ne se déplace ni ne ballotte comme une prothèse amovible.Vous pouvez aussi manger n'importe quels aliments, comme s'il s'agissait de votre dentition naturelle.Vous pouvez même croquer dans une pomme sans craindre de perdre votre râtelier! De plus, contrairement aux prothèses traditionnelles qui reposent directement sur le tissu buccal, vos nouvelles dents sur implants n'entraîneront aucune pression sur vos gencives, ce qui élimine entre autres le risque de formation d'ulcères et de douleurs chroniques associés au port de prothèses amovibles.4.\tUN SOURIRE PLUS NATUREL Les nouvelles dents qui s'insèrent dans les implants ressemblent à s'y méprendre à des dents naturelles.Elles présentent le même aspect et la même texture que de vraies dents.Comme les implants dentaires fusionnent avec l'os de la mâchoire, le sourire semble tout à fait naturel.Les implants dentaires éliminent ainsi le risque de déplacement embarrassant qui accompagne souvent les prothèses amovibles.Cela se traduit par une meilleure confiance en soi en public et dans l'intimité.5.\tUNE MASTICATION ET UNE ELOCUTION OPTIMISEES Les implants dentaires permettent de conserver la fonction masticatrice de manière optimale.Par exemple, une prothèse dentaire complète classique a une efficacité masticatoire de seulement 20 à 25% comparé à des dents naturelles, alors qu'une prothèse sur implants a une efficacité masticatoire comparable aux dents naturelles.En améliorant la fonction masticatoire, les implants dentaires favorisent donc une meilleure digestion, mais surtout un meilleur équilibre nutritionnel global \u2014 l'absorption des nutriments nécessaires pour le maintien d'une bonne santé est alors accrue.De même, les implants dentaires favorisent une meilleure élocution.Contrairement aux dentiers, les dents sur implants restent bien en place, ne produisent pas de claquements et ne recouvrent pas le palais, ce qui vous permet de bien articuler et de parler distinctement.Bref, elles vous permettent de prendre la parole avec confiance en société.6.\tUN ENTRETIEN PLUS FACILE Les implants dentaires permettent d'obtenir une dentition permanente d'aspect naturel.Vos nouvelles dents sur les implants peuvent donc être nettoyées et brossées comme des dents naturelles.Vous n'avez pas besoin de retirer votre dentier - ou votre partielle \u2014 pour le faire tremper avant de vous coucher.De plus, vous n'avez pas besoin d'utiliser de colle ou de bandes adhésives pour faire tenir vos nouvelles dents.7.\tune option Eprouvée Les implants dentaires sont réputés pour leur fiabilité.Selon la littérature scientifique, les implants dentaires ont un taux de succès d'au moins 95%.Certaines méthodes d'implantologie, telles que la technique All-on-4, montrent même un taux de réussite variant entre 97% et 99%, selon le site d'implantation et le type de restauration.Il est donc très rare que l'intégration d'un implant échoue.De plus, lorsque cela survient, il suffit le plus souvent de repositionner l'implant de manière légèrement différente pour obtenir un taux de réussite largement augmenté.Concept de tra1 A«-on solide sourire moins ITES ADIEU A VOTRE DENTIER GRÂCE AUX IMPLANTS DENTAIRES! Fiez-vous à nos 20 années d\u2019expérience et de succès clinique remarquable! Réhabilitez votre sourire avec nos nouveaux services d\u2019implantologie, rapides et très faciles, effectués sous sédation.Examen et tomographie sans frais Traitements déductibles d\u2019impôt Financement disponible.Dr Luc Chaussé\tDR LUC chausse Dentiste généraliste\timplantdldgie dentaire drLucchausse.com 450 467-5268 1800 263-3368 Lucchausse@me.com ^\u2019adresse aux personnes ayant perdu ou allant perdre leurs dents à la mandibule inférieure.Coût régulier du concept de traitement All-on-4*, 24 000$, maintenant 14 400$.Valable pour 2014.All-on-4* est une marque de commerce de Nobel Biocare Services AG. 03 DOSSIER SANTE SANTE BUCCODENTAIRE PROMOTION LES BROCHES, C'EST AUSSI POUR LES ADULTES! L\u2019importance de l'hygiène buccodentaire Peu importe l'âge qu'on a, le dentaire, ce qui demande plus port de broches nécessite une de précision et de temps que très bonne hygiène bucco- normalement.Évidemment, dentaire.En effet, comme elles cette opération peut être pro-sont collées sur les dents, les blématique, car elle exige une broches accumulent les débris certaine dextérité manuelle alimentaires et la plaque den- pour réussir à passer la soie taire très facilement.Si l'hygiène malgré la présence du fil métal-buccodentaire est négligée lique-notez qu'iln'esttoutefois durant le traitement ortho- pas complètement collé sur les dontique, cela peut favoriser dents.L'utilisation d'un enfileur l'apparition de caries dentaires de soie dentaire - une sorte et de maladies parodontales.d'embout qu'on place à l'extré-Dans certains cas, il faut même mité de la soie dentaire - peut arrêter le traitement,cequi peut aider à nettoyer ses dents et en rallonger la durée et même à gagner du temps.Enfin, la affecter négativement le résultat brosse à dents interdentaire et final.Il faut prendre le temps de l'irrigateur buccal (dispositif de brosser tout autour de chaque pulvérisation d'eau) peuvent boîtier afin de bien éliminer la être de bons compléments au plaque dentaire et la nourriture brossage et à la soie dentaire en qui s'y trouvent.Pour le faire, on aidant à enlever les débris ali-peut utiliser une brosse à dents mentaires et la plaque dentaire standard ou encore une brosse entre les dents.Cela dit, la clé à dents orthodontique, dont les du succès réside dans l'attention poils sont coupés à angle pour que l'on va porter au nettoyage faciliter le nettoyage.Il faut aussi de ses dents et de ses broches.passer quotidiennement la soie Des broches, à votre âge?Et pourquoi pas! Il n'est jamais trop tard pour entreprendre un traitement d'orthodontie.De fait, de plus en plus d'adultes décident de porter un appareil orthodontique et ils sont enchantés des résultats.Avez-vous tendance à cacher votre sourire parce que vos dents sont croches?Un traitement d'orthodontie pourrait vous aider.S'il y a 20 ans, les adultes qui portaient des appareils orthodontiques étaient rares \u2014 l'orthodontie était alors presque exclusivement réservée aux enfants et aux adolescents \u2014, ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à recourir à ce type de traitements pour corriger des dents chevauchées, désalignées, croches ou trop espacées.Selon l'Ordre des dentistes du Québec, les adultes représentent désormais environ le quart de la clientèle en orthodontie.Il est vrai que les appareils orthodontiques ont beaucoup évolué ces dernières années: ils sont beaucoup plus discrets qu'autrefois - même que certains sont invisibles! Cela dit, sachez que l'orthodontie n'est pas seulement utile pouraméliorer l'apparence de votre sourire.Des dents chevauchées ou désalignées peuvent nuire à votre santé buccodentaire.En effet, comme elles sont plus difficiles à nettoyer, les dents mal positionnées favorisent l'apparition de caries dentaires et de maladies parodontales telles que la gingivite.Un traitement orthodontique peut donc s'avérer un bon investissement pour votre santé buccodentaire.DIFFERENTS TYPES DE TRAITEMENTS Selon la gravité de votre problème et les objectifs du traitement, différentes options peuvent vous être proposées telles que: Les appareils orthodontiques fixes Ces appareils orthodontiques \u2014 communément appelés broches \u2014\tconsistent en de petits boîtiers collés sur le devant des dents qui sont réunis par un fil métallique.Grâce à ce système de boîtiers et de fils, on applique une légère force constante sur les dents dans le but de les déplacer lentement et de leur faire prendre une position plus appropriée.Ces appareils orthodontiques fixes, qui peuvent être en métal ou en céramique, permettent de corriger individuellement et simultanément la position de chacune des dents.Ce sont les appareils orthodontiques qui sont les plus performants et qui donnent les meilleurs résultats.Pour les personnes qui ne veulent vraiment pas que leurs broches paraissent, il est aujourd'hui possible d'opter pour le traitement lingual, qui consiste à placer les boîtiers du côté de la langue, ce qui fait qu'ils passent inaperçus.L'orthodontie linguale donne à peu près les mêmes résultats que la technique traditionnelle, mais elle est plus onéreuse et plus difficile à mettre en œuvre.Elle est également plus inconfortable et gênante pour l'élocution.Dans tous les cas, une fois ces appareils orthodontiques en place, des ajustements sont nécessaires toutes les quatre à huit semaines afin de maintenir la tension appropriée.Le port des broches peut durer de six mois à quatre ans, selon la complexité du problème.Les appareils orthodontiques amovibles Ces appareils orthodontiques amovibles consistent en de fines gouttières en plastique transparent \u2014\tsimilaires à celles que l'on porte pour blanchir les dents - qu'on enfile sur les dents pour les dépla-cergraduellement.Pourparvenirà redresser les dents, on utilise une série de gouttières fabriquée sur mesure par ordinateur en fonction de chacune des étapes du traitement, soit de la position initiale de la dentition jusqu'à la position finale recherchée.Chaque gouttière de la série est portée durant environ deux ou trois semaines, de façon à déplacer progressivement les dents jusqu'à ce que soit atteinte la position désirée.Comme ils sont amovibles, ces appareils orthodontiques peuvent être retirés pour manger, boire et se brosser les dents, ce qui élimine les restrictions alimentaires et les difficultés de nettoyage associées au port de broches.Cependant, leur usage est plus limité que les broches traditionnelles.Ces appareils ne sont donc pas toujours indiqués selon les mouvements dentaires à effectuer.La durée totale du traitement est comparable à celle qu'exige le traitement traditionnel avec les broches.Des visites régulières chez l'orthodontiste sont également nécessaires.EST-CE DOULOUREUX?Dans les premiers jours du traitement \u2014 mais aussi après les ajustements des appareils orthodontiques ou lors des changements de gouttières durant le traitement \u2014, vous pouvez éprouver un inconfort mineur, souvent décrit comme une sensation de pression.Ceci est normal et temporaire.C'est un signe que le traitement fonctionne et déplace progressivement vos dents vers leur position finale.Vous pouvez très bien gérer cet inconfort avec un médicament utilisé pour soulager la douleur ou les maux de tête comme l'acétaminophène.Les lèvres, l'intérieur de la bouche et la langue peuvent également devenir irrités pendant les premières semaines de traitements en raison de la présence des appareils orthodontiques.Ces problèmes s'estompent toutefois avec le temps.APRÈS LE TRAITEMENT.Comme les dents peuvent se déplacer par la suite, il faut, la plupart du temps, porter un appareil de rétention \u2014 la fréquence et la durée varient selon chaque personne - une fois le traitement terminé.Cet appareil est impor- tant, car il sert à maintenir les dents dans leur nouvelle position.Il s'agit d'un aspect essentiel du traitement si on veut maintenir les résultats.Dans certains cas, à la place de cet appareil, un léger fil de rétention est collé à l'arrière de la dentition (côté langue) pour éviter que les dents ne se déplacent à nouveau.¦I Votre vie, votre sourire, votre ORTHODONTISTE « Que vous considériez l'utilisation d'appareils fixes (broches) ou de gouttières d'alignement (coquilles transparentes amovibles) pour l'amélioration de votre dentition ou de celle de votre enfant, consultez sans attendre un spécialiste qui saura vous donner l'heure juste.En plus de son diplôme de dentiste, votre orthodontiste a suivi une formation universitaire de cycles supérieurs à temps plein d\u2019une durée minimale de 2 ans.Son travail en collaboration avec votre dentiste vous permettra d'avoir des dents saines et un sourire radieux.Votre orthodontiste certifié: Le spécialiste reconnu par l\u2019Ordre des dentistes du Québec pour les traitements d\u2019orthodontie » Association des orthodontistes du Québec www.associationdesorthodontistes.com SOINS ORTHODONTIQUES: AVEZ-VOUS LE BON PRATICIEN?Vous, ou un membre de votre famille, avez besoin de soins orthodontiques?Sachez que l'orthodontiste est le spécialiste dans ce domaine.Comme l'orthodontie peut changer de façon permanente la position des dents et la morphologie faciale d'une personne, il est essentiel qu'un traitement orthodontique soit entrepris et suivi de manière professionnelle, d'où l'importance de contacter un spécialiste en orthodontie afin de s'assurer d'avoir un traitement optimal.Cela est d'autant plus important que l'investissement dans un traitement orthodontique est significatif et que la pratique de cette discipline requiert de grandes aptitudes professionnelles afin d'élaborer adéquatement la planification, la fabrication, la mise en place et le contrôle des appareils orthodontiques nécessaires à l'alignement des dents, des mâchoires et des tissus mous qui contribuent à l'harmonie dento-faciale.QU'EST-CE QU'UN ORTHODONTISTE?«L'orthodontiste est le spécialiste du diagnostic, de la prévention et du traitement des anomalies de croissance des mâchoires et de position des dents», explique le Dr Martin Rousseau, président de l'Association des orthodontistes du Québec.Ce spécialiste dépiste et corrige, au moyen d'appareils correcteurs fixes ou amovibles, ces anomalies de positionnement ou d'alignement des dents et des mâchoires chez les enfants, les adolescents et les adultes.«Pour devenir orthodontiste, il faut premièrement être dentiste généraliste, c'est-à-dire avoir suivi une formation universitaire en médecine dentaire de cinq ans, et ensuite compléter avec succès un programme de résidence en orthodontie d'une durée de trois ans à temps plein, reconnue par l'Ordre des dentistes du Québec», indique le Dr Claude Remise, chef du service d'orthodontie de la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal.Celui-ci doit finalement réussir l'examen du Collège royal des chirurgiens dentistes du Canada (RCDC) pour se voir décerner le titre d'orthodontiste ou de spécialiste en orthodontie.POURQUOI CHOISIR UN ORTHODONTISTE?Grâce à sa formation universitaire spécifique en orthodontie à la suite de son diplôme de dentisterie, l'orthodontiste a acquis les compétences nécessaires pour mener à bien un traitement qui pourra corriger un problème d'orthodontie.«L'expérience et l'expertise d'un orthodontiste sont beaucoup plus élaborées que celles d'un dentiste qui propose des traitements orthodontiques», assure le Dr Remise.En effet, bien que les dentistes généralistes puissent pratiquer l'orthodontie dans la limite de leurs connaissances, ils n'ont pas suivi les 5000 heures de formation complémentaire imposées pour se prévaloir du titre de spécialiste en ce domaine.De plus, en pratiquant l'orthodontie d'une manière exclusive, l'orthodontiste a acquis une maîtrise parfaite de son domaine.Enfin, l'orthodontiste suit aussi des cours d'éducation continue qui lui sont réservés afin de maintenir ses compétences de façon régulière et diligente dans son domaine.COMMENT TROUVER UN ORTHODONTISTE?«Le simple fait pour un praticien d'utiliser le terme «orthodontie» ne signifie pas que celui-ci est titulaire d'une spécialité dans ce domaine», rappelle le Dr Rousseau.Si vous souhaitez être traité par un spécialiste en orthodontie, vous pouvez consulter le site Internet de l'Ordre des dentistes du Québec au www.odq.qc.ca.Il vous suffit de faire une recherche par spécialité dans la section «Trouver un dentiste» pour trouver un orthodontiste dans votre région.Vous pouvez aussi utiliser cet outil pour vérifier que le praticien que vous consultez est bel et bien un orthodontiste.De plus, le site Internet de l'Association des orthodontistes du Québec (www.associationdesor-thodontistes.com) est une source utile d'informations si vous souhaitez en savoir plus concernant les spécialistes en orthodontie. FÉDÉRATION DES DENTISTES SPÉCIALISTES DU QUÉBEC NOS\tV* SPÉCIALISTES DE LA MÉDECINE DENTAIRE 1 LA FÉDÉRATION DES DENTISTES SPÉCIALISTES DU QUÉBEC (FDSQ) REGROUPE DEPUIS PLUS DE 40 ANS LA MAJORITÉ DES DENTISTES SPÉCIALISTES DU QUÉBEC.LA FDSQ A POUR MISSION DE REPRÉSENTER SES MEMBRES AUPRÈS DES AUTRES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES PROVINCIALES, NOTAMMENT L'ORDRE DES DENTISTES DU QUÉBEC (ODQ) ET L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS-DENTISTES DU QUÉBEC (ACDQ), ET D'ÊTRE LA LIAISON ENTRE SES MEMBRES ET LES DIFFÉRENTES COMPAGNIES D'ASSURANCE QUI OFFRENT UNE COUVERTURE DE SOINS DENTAIRES SPÉCIALISÉS.La FDSQ est dirigée par un comité exécutif de trois membres et par un conseil exécutif formé des présidents des spécialités membres.Ces dernières sont : \u2022\tla\tchirurgie buccale\tet\tmaxillo-faciale, \u2022\tla\tdentisterie pédiatrique, \u2022\tl'endodontie, \u2022\tla médecine buccale, la pathologie buccale et maxillo-faciale, la radiologie buccale et maxillo-faciale, \u2022\tla\tparodontie, \u2022\tla\tprosthodontie L'adhésion de chaque spécialité à la FDSQ est entièrement volontaire et aucun membre de la direction n'est rémunéré.1D d QUAND DOIT-ON CONSULTER UN DENTISTE SPÉCIALISTE?Aucune référence n'est requise pour consulter un dentiste spécialiste.Toute personne a le droit de consulter directement un dentiste spécialiste mais surtout, dans les cas suivants : quand votre dentiste traitant le recommande; \u2022\tquand vous recherchez une seconde opinion; \u2022\tquand on veut confirmer ou infirmer un diagnostic grave, peu usuel ou douteux; quand on cherche une alternative à un traitement qui ne cible pas la douleur; quand la complexité du traitement exige une ou des techniques spécialisées.POUR TROUVER VOTRE SPÉCIALISTE, VISITEZ LE SITE WWW.FDSQ.QC.CA A16 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE L\u2019ère des loups m AGNÈS i GRUDA CHRONIQUE Oubliez les cellules dormantes, les camps d'entraînement et les chaînes de commandement hiérarchique.Les nouveaux leaders djihadistes misent plutôt sur des gars paumés et isolés, qui tombent dans l'extrémisme tout seuls devant un écran d'ordinateur.Des gars comme Michael Zehaf Bibeau ou Martin Couture-Rouleau, auteurs des fusillades mortelles de la semaine dernière, à Ottawa et à Saint-Jean-sur-Richelieu.Et qui agissent un peu comme des « entrepreneurs indépendants » du terrorisme, selon les mots de Samir Amghar, spécialiste de l'islamisme radical.Auteur de l'essai Le salafisme d'aujourd'hui, fruit d'une enquête dans les milieux radicaux, Samir Amghar constate que les méthodes d'endoctrinement djihadiste ont changé depuis l'âge d'or d'Al-Qaïda.Une nouvelle génération a pris, aujourd'hui, les commandes du djihad global.Une génération déçue par Oussama ben Laden et qui estime qu'avec ses mégaattentats, Al-Qaïda a un peu raté son coup.D'autant plus que les services secrets des puissances occidentales ont appris à déjouer les complots terroristes.D'où un changement radical de stratégie.Aujourd'hui, l'appel au djihad passe par les réseaux sociaux et par une puissante propagande diffusée sur l'internet.Une propagande qui carbure aux slogans populistes et à la «mise en scène de la douleur des musulmans».Le message, grossièrement résumé, se lit comme suit : voyez ces photos d'enfants syriens assassinés, c'est la preuve que le monde va mal, l'islam réglera tout ça.Les néo-terroristes qui répondent à ce genre d'appel ne rendent de comptes à personne et ne reçoivent aucune formation.«Al-Qaïda faisait appel à des professionnels du djihad, des hommes qui savaient manier des armes et fabriquer une bombe.Aujourd'hui, on a affaire à des amateurs», dit Samir Amghar.Ces terroristes improvisés font forcément moins de dégâts que leurs prédécesseurs.Mais ils sont aussi beaucoup plus difficiles à déceler.Et donc à neutraliser.Stratégiquement, ces djihadistes modernes empruntent un peu aux mouvements anarchistes de la fin du XIXe siècle.« Ils ne sont pas idiots, ils savent bien qu'ils ne vont pas infléchir la politique canadienne.Leur objectif, c'est de faire parler d'eux et de montrer leur puissance.» Selon Samir Amghar, les propagandistes de l'islam radical souhaitent carrément qu'en réaction à des attentats épars et imprévisibles, les gouvernements occidentaux resserrent les mesures de sécurité, quitte à aliéner davantage les communautés musulmanes - ce qui crée un formidable terreau de radicalisation.En d'autres mots, chaque fois qu'un de ces « loups solitaires » dégaine son arme, le mouvement djihadiste fait un coup double: il attire ceux qui sont séduits par sa puissance, et ceux qui risquent d'être touchés par l'exclusion qui s'en suivra.Par définition, les loups solitaires agissent seuls dans leur coin.Mais en même temps, ils puisent dans un kit idéologique commun.Une sorte de buffet ouvert d'arguments et d'images-chocs qui justifiera un éventuel passage à l'acte.Mais qui sont-ils donc, ces gars qui s'approprient cette soupe idéologique au point de franchir le pas entre le fantasme de violence et la réalité?Deux chercheurs, Mark Hamm, de l'Université d'État de l'Indiana, et Ramon Spaaij, de l'Université Victoria, en Australie, ont scruté le parcours de 83 auteurs d'actes terroristes commis en solo, aux États-Unis, depuis les années 40.« Leurs motivations ont évolué au fil des ans, elles reflètent les grands conflits sociaux de l'heure », dit Mark Hamm.Autrement dit, ils n'ont pas toujours agi au nom d'Allah, mais empruntaient aux idéologies qui avaient cours à leurs époques respectives: la cause palestinienne, le racisme, le mouvement anti-avortement.Et plus récemment, l'islamisme.Autres idéologies, mêmes fêlures personnelles ?Jusqu'à un certain point, oui.L'étude démontre par exemple que 40 % des « loups solitaires » souffraient d'un problème psychiatrique dûment diagnostiqué.Qu'un bon nombre avaient également un problème de toxicomanie.Que plus de trois sur quatre ont annoncé leurs intentions par des courriels, des messages texte ou sur Facebook.Et qu'une forte majorité ne sont passés à l'acte qu'après un élément déclencheur.« Comme une perte d'emploi, une séparation ou.un refus de passeport», cite Mark Hamm.Selon lui, les « loups solitaires » ont surtout en commun leur ego blessé.« Ce sont des narcissiques qui ont vécu un échec après l'autre, une déception après l'autre, et qui cherchent une reconnaissance sociale.» S'agit-il donc de fous ou de dangereux terroristes, comme on le demande un peu partout depuis les attaques de la semaine dernière ?En fait, constatent les spécialistes, l'un n'exclut pas l'autre.Et ces deux réalités - extrême fragilité psychologique et adhésion à une violence idéologique - se superposent et se nourrissent mutuellement, jusqu'à l'explosion fatale.a Pour joindre CPI\tniqueuse: agruda@lapresse.ca Ces terroristes improvisés font forcément moins de dégâts que leurs prédécesseurs.Mais ils sont aussi beaucoup plus difficiles à déceler.Et donc à neutraliser.AFRIQUE Dirigeants accros au pouvoir Certains sont devenus présidents avant la fin de la guerre froide.Ils ont côtoyé Mitterrand, Trudeau, Reagan et Thatcher.et ils sont encore en poste! Alors que s\u2019amorce aujourd\u2019hui une campagne de désobéissance civile au Burkina Faso, pour protester contre la volonté de Blaise Compaoré de solliciter un nouveau mandat après 27 ans au pouvoir, un mouvement prend de l\u2019ampleur en Afrique pour dénoncer ces présidents qui s\u2019accrochent au pouvoir.PHOTO ANISMILI, REUTERS Les Tunisiens se sont rendus aux urnes le week-end dernier.Lendemain d\u2019élections en Tunisie Moment-clé pour le pays JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ L'an prochain, les présidents du Togo, du Burundi et du Burkina Faso pourraient être reportés au pouvoir après avoir modifié la Constitution de leur pays.Un palmarès auquel il faut ajouter le Soudanais Omar al-Bachir, qui sera candidat à la deuxième élection depuis sa prise de pouvoir.en 1989! «Il faut améliorer la démocratie en Afrique, et ça passe par l'alternance», s'exclame au bout du fil Fadel Barro, coordonnateur du mouvement sénégalais Y'en a marre, joint hier par La Presse.Le collectif né en 2011 avait «empêché Abdoulaye Wade de briguer un troisième mandat» à l'époque, dit-il au sujet de l'ex-président du Sénégal.Aujourd'hui, Fadel Barro fait partie des instigateurs de la campagne « Tournons la page », une pétition qui réclame l'alternance politique.Ces jours-ci, le mouvement a les yeux tournés vers le Burkina Faso, où les députés devront se prononcer jeudi sur la modification de la Constitution visant à permettre à Blaise Compaoré de solliciter un nouveau mandat l'an prochain.Conscient de l'opposition à son projet, le président burkinabé a évoqué l'idée de consulter la population par référendum, une proposition qui fait bondir Fadel Barro.« Blaise Compaoré sait pertinemment que le taux d'instruction est très faible et qu'il pourra acheter le vote en manipulant certains intervenants sociaux, comme les chefs coutumiers, s'insurge-t-il.Les gens utilisent la démocratie PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE BLAISE COMPAORÉ Burkina Faso Arrivée au pouvoir : 1987 Prochaines élections : 2015 pour faire n'importe quoi, de la même manière que d'autres utilisent la religion au profit de l'intégrisme et du terrorisme.« Une Constitution n'a de sens que quand elle reste dans la durée », affirme-t-il.La manipulation d'un éventuel référendum par Blaise Compaoré ne fait pas de doute non plus dans la tête de Patrick Dramé, professeur agrégé à l'Université de Sherbrooke et spécialiste de l'Afrique.«Il contrôle la Commission électorale nationale indépendante.Le risque de fraude est bien là.» «Il faut améliorer la démocratie en Afrique, et ça passe par l\u2019alternance.» \u2014 Fadel Barro, coordonnateur du mouvement sénégalais Y\u2019en a marre L'Afrique ne peut s'en sortir sans démocratie, selon Fadel Barro, qui tient la mauvaise gouvernance responsable des problèmes du continent, y compris le flot de migrants clandestins qui déferle en Europe.Le militant est persuadé que le mouvement qu'il a contribué à créer peut avoir un effet d'entraînement sur le reste du continent.« Si les Burkinabés se mobilisent, c'est parce que les Sénégalais se sont mobilisés et ont eu gain de cause.Si la rue burkinabée réussit, c'est fini, personne ne va essayer.» Francophonie et démocratie Fadel Barro espère que « des pays qui pèsent soulèveront le PHOTO REUTERS ®?i isïSikÉ OMARAL-BACHIR Soudan Arrivée au pouvoir : 1989 Prochaines élections : 2015 débat» à l'approche du Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à la fin du mois de novembre à Dakar, au Sénégal.La France a un poids considérable, d'autres peuvent faire une différence, croit-il.«Si le Canada disait: \"je ne vais pas m'asseoir à la table de l'OIF [Organisation internationale de la francophonie] avec un président qui change les règles du jeu au moment du jeu\", ça aurait un impact.» La communauté internationale se garde pour l'instant de critiquer haut et fort la volonté de Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir, mais le président burkinabé reçoit néanmoins quelques mises en garde très diplomates.À Paris, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré la semaine dernière à Radio France internationale que « la France a une position de principe qui est son attachement à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.[.] Et son article 23 est très clair en matière de révision des Constitutions qui aurait pour objectif d'empêcher des alternances démocratiques».Le Canada est plus délicat.Déclinant notre demande d'entrevue, le cabinet du ministre des Affaires étrangères, John Baird, a répondu dans un courriel laconique à La Presse que « le Burkina Faso est dirigé de façon démocratique depuis 1991 ».La porte-parole Claude Rochon poursuit en écrivant que « le Canada suit l'évolution politique du pays et s'attend à ce que le gouvernement continue de respecter les normes démocratiques».PHOTO REUTERS > * TEODORO OBIANG NGUEMA, Guinée équatoriale Arrivée au pouvoir: 1979 Prochaines élections: 2016 MARC THIBODEAU Alors que la plupart des pays touchés par le Printemps arabe ont basculé dans la guerre civile ou la répression tous azimuts, la Tunisie poursuit son chemin de la dictature vers la démocratie.La tenue la fin de semaine dernière d\u2019élections législatives - remportées par le principal parti laïque du pays -marque une nouvelle étape-clé pour le petit pays nord-africain, qui fait figure de «modèle» aux yeux de plusieurs analystes.LE SOULÈVEMENT C'est en Tunisie, plus particulièrement dans la ville de Sidi Bouzid, qu'a pris naissance le Printemps arabe sur fond d'insatisfaction économique et politique.Le président Zine el-Abidine Ben Ali, qui dirigeait le pays d'une main de fer, s'est enfui vers l'Arabie saoudite au début de 2011, ouvrant la voie à l'arrivée au pouvoir des islamistes d'Ennahda.La formation a connu un passage trouble à la tête du pays, ponctué par la mort violente de deux importants opposants qui a alimenté une longue crise politique.Sous forte pression de la rue, ses dirigeants ont accepté en janvier de céder les rênes du pays à un gouvernement de technocrates jusqu'à la tenue des élections de dimanche.LE COMPROMIS Najib Larini, spécialiste du monde arabe rattaché à l'Université de Montréal, estime que les dirigeants d'Ennahda, en acceptant de « rebrasser les cartes politiques» par leur départ du gouvernement, ont montré qu'ils croient à la démocratie et sont prêts à faire des compromis dans l'intérêt du pays.Leur approche, précise-t-il, reflète l'existence en Tunisie d'une « identité nationale forte » qui aide à transcender les appartenances religieuses ou tribales et explique en partie pourquoi le pays a pu éviter le pire.La « discrétion» de l'armée, qui est restée soumise au pouvoir civil, a aussi facilité la transition, note M.Larini.Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes à Paris, est aussi d'avis que les islamistes ont fait un geste important pour la stabilité du pays au début de l'année en montrant « qu'ils s'inscrivent pleinement dans le processus politique».LE VOTE Même si les résultats définitifs du scrutin n'étaient pas disponibles hier au moment de mettre sous presse, le principal parti laïque du pays, Nidaa Tounès, était donné gagnant par les médias.Le parti Ennahda, arrivé en deuxième position, a fait savoir que son leader historique, Rached Ghannouchi, avait contacté le dirigeant de la formation adverse, Béji Caïd Essebsi, pour lui transmettre ses félicitations.Le parti de M.Essebsi, un politicien d'expérience qui a travaillé sous le père de l'indépendance Habib Bourguiba tout comme sous l'ancien dictateur Zine el-Abidine Ben Ali, ne disposera cependant pas de la majorité requise pour gouverner seul.LASUITE Antoine Basbous, de l'Observatoire des pays arabes, s'attend à ce que les dirigeants de Nidaa Tounès et d'Enna-hda « coopèrent» pour la suite des choses.Il prévient que le prochain gouvernement, quelle que soit sa composition, devra s'attaquer en priorité à la situation économique, qui figure au cœur des préoccupations de la population.« Si les Tunisiens n'ont pas plus de travail, et qu'il n'y a pas moins de chômage, ça n'ira pas», souligne l'analyste.Najib Larini, de l'Université de Montréal, pense que le renforcement des institutions du pays va favoriser la stabilité et entraîner la reprise du tourisme et des investissements étrangers.« Si on consolide le système, le reste va suivre», dit-il. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 A 17 POLITIQUE Tous les gardiens de sécurité du parlement seront armés Seul le tiers des agents ont une formation sur le port d\u2019armes actuellement ¦ EXCLUSIF JOEL-DENIS BELLAVANCE ET HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 D'ici quelques semaines, tous les gardes de sécurité de la Chambre des communes seront armés pour être en mesure de mieux affronter une situation de crise comme la fusillade qui est survenue au parlement la semaine dernière.À l'heure actuelle, à peine le tiers des gardes de sécurité des Communes (75 sur quelque 300) ont reçu une formation relative au port d'une arme.Ces derniers peuvent ainsi assurer la sécurité du premier ministre Stephen Harper lorsqu'il se trouve à l'intérieur de l'édifice.Ils sont alors habillés en civil et portent un gilet pare-balles.Selon des informations obtenues par La Presse, les autorités de la Chambre des communes ont décidé de confier une arme à tous les gardes de sécurité dans la foulée des événements tragiques de mercredi.En outre, tous les gardes ont été invités à ne plus porter leur casquette pour éviter d'être une cible facilement repérable dans l'éventualité d'une autre fusillade.« Tous les gardes auront une arme à un moment donné.Ils vont commencer leur formation au cours des prochaines semaines », a indiqué une source parlementaire.PHOTO MICHEL COMTE, AGENCE FRANCE-PRESSE « Tous les gardes [de la Chambre des communes] auront une arme à un moment donné.Ils vont commencer leur formation au cours des prochaines semaines», a indiqué une source parlementaire.Quand le tireur Michael Zehaf Bibeau a fait irruption au parlement, les deux gardes de sécurité postés à la porte principale n'avaient pas d'arme.Certains jugent qu'ils auraient pu neutraliser le tireur fou plus rapidement s'ils avaient été armés.Malgré le danger évident, l'un des gardes de sécurité, Samearn Son, a eu le réflexe d'abaisser le canon de l'arme du tireur Zehaf Bibeau vers le sol.Un coup de feu est parti et M.Son a été blessé à la jambe.Ce geste, qualifié d'« héroïque » par plusieurs témoins, a permis de ralentir la course du tireur fou et de donner suffisamment de temps aux gardes armés pour prendre Santé La réforme Barrette inquiète la protectrice du citoyen QUÉBEC \u2014 La réforme du réseau de la santé pilotée par le ministre Gaétan Barrette comporte des «risques majeurs», soutient la protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain.Si elle appuie l\u2019allègement des structures et « l\u2019imputabilité renforcée des dirigeants» prévus au projet de loi 10, elle craint que la réforme entraîne un «nivellement par le bas» des services offerts.Le projet de loi prévoit l\u2019abolition des agences régionales de la santé.Il y aurait la création d\u2019un centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) dans chaque région -sauf à Montréal, où il y en aurait cinq.Le CISSS administrerait PQ Alexandre Cloutier se lance dans la course à la direction QUÉBEC \u2014 Le «cycle de manger mou sur la souveraineté» est révolu, le Parti québécois doit présenter aux électeurs une vision cohérente d\u2019un éventuel Québec indépendant, a affirmé le député Alexandre Cloutier, hier, en annonçant qu\u2019il veut succéder à Pauline Marois.Le député de Lac-Saint-Jean est devenu le quatrième candidat à la direction de la formation souverainiste avec Bernard Drainville, Martine Ouellet et Pierre Céré.Il s\u2019est montré particulièrement critique du PQ, qui a «perdu ses repères» et qui a «brisé» le lien de confiance qui l\u2019unissait aux Québécois.Il appelle les militants péquistes à retourner à la planche à dessin et à se doter d\u2019une vision cohérente d\u2019un éventuel pays.Les sympathisants du Bloc québécois, de Québec solidaire et d\u2019Option nationale seront invités à la discussion.Âgé de 37 ans, Alexandre Cloutier est le plus jeune candidat à la direction du PQ.C\u2019est aussi le seul à détenir un doctorat, qu\u2019il a décroché à la prestigieuse Université Cambridge.\u2014 Martin Croteau Ottawa Le fédéral demande plus de pouvoir pour le SCRS OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral a proposé hier d\u2019accroître les pouvoirs du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) pour lutter contre le terrorisme au Canada et à l\u2019étranger.Comme prévu, le projet de loi déposé par le ministre de la Sécurité publique ne contient pas l\u2019élargissement des pouvoirs policiers qui a été évoqué depuis l\u2019attaque de mercredi dernier au parlement et au monument commémoratif de la guerre.Ces mesures sont toujours à l\u2019étude.La Loi modifiant la Loi sur le Service canadien du renseignement de sécurité et d\u2019autres lois confirme plutôt le mandat du SCRS de mener des enquêtes à l\u2019étranger et accorde une meilleure protection à ses sources.«Une grande partie des mesures qui sont dans le projet de loi aujourd\u2019hui sont des pratiques courantes des services canadiens de renseignement», a expliqué le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney.«Je crois qu\u2019il devrait y avoir un débat public prudent pour s\u2019assurer que ces changements significatifs sont justifiés», estime quant à lui Lorne Waldman, avocat spécialisé en droit de l\u2019immigration qui a été impliqué dans des causes liées aux certificats de sécurité.Selon Me Waldman, les mécanismes de supervision du SCRS devraient être renforcés si son mandat est élargi.\u2014 Hugo de Grandpré une position de tir.Cela a aussi permis à des employés du parlement de se réfugier plus loin.«Il est évident que les choses vont changer sur la colline parlementaire», a lancé un député sous le couvert de l'anonymat.Les policiers de la GRC, qui accompagnent le premier ministre dans ses déplacements, n'avaient pas le droit de veiller à sa sécurité également à l'intérieur du parlement.Mais les mesures de sécurité autour de M.Harper et de la colline parlementaire ont été considérablement resserrées depuis les événements de mercredi.Des policiers de la GRC accompagnent maintenant le premier tous les établissements de santé du territoire.Cette réforme demandera d\u2019intégrer sur une base régionale les différentes politiques locales en matière de services.Mme Saint-Germain se dit inquiète des conséquences possibles de l\u2019opération.«Concrètement, quel choix sera fait dans une région lors de la fusion des politiques?Va-t-on favoriser la plus généreuse quant aux heures de service par usager ou privilégier celle qui en offre le moins?En l\u2019absence de balises claires, le protecteur du citoyen craint que plusieurs choisissent le nivellement par le bas, en raison des pressions budgétaires, par exemple», écrit-elle.\u2014 Tommy Chouinard ministre à l'intérieur du parlement, comme M.Harper le souhaitait d'ailleurs depuis au moins trois ans, selon nos informations.Par ailleurs, on étudie la possibilité de fusionner les services de sécurité de la Chambre des communes et du Sénat afin d'avoir une seule force constabulaire pour l'ensemble de la colline.Le vérificateur général a d'ailleurs déjà fait une telle recommandation dans un rapport sur la sécurité déposé en 2012.Aux Communes, hier, le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a exprimé le souhait que les services de sécurité cessent de fonctionner «en silos».« La sécurité à l'intérieur du parlement doit être intégrée avec les forces de sécurité à l'extérieur», a-t-il dit.Certains députés se sont d'ailleurs déjà plaints de la complexité de la gestion de la sécurité en raison des nombreux services impliqués.À l'instar de la Chambre des communes, le Sénat a ses propres gardes de sécurité.À l'extérieur des édifices, la GRC est responsable de la sécurité de la colline parlementaire tandis que la police d'Ottawa s'occupe de la sécurité à l'extérieur des limites de la colline.En somme, il faut déployer des efforts de coordination assez imposants pour assurer la sécurité dans le secteur de la colline parlementaire.PHOTO REUTERS KERRY À OTTAWA Le secrétaire d\u2019État américain, John Kerry, fera une visite officielle à Ottawa aujourd\u2019hui afin de témoigner de l\u2019appui indéfectible de l\u2019administration Obama au peuple canadien dans la foulée de l\u2019attentat terroriste de la semaine dernière.Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a confirmé la nouvelle dans une déclaration aux médias, hier.«Le Canada et les États-Unis ont été des partenaires, des alliés et des amis dans les bons moments, tout comme dans certains des moments les plus tragiques de l\u2019histoire», a déclaré le ministre Baird dans un communiqué de presse.«Le président Obama et le secrétaire d\u2019État Kerry ont été parmi les premiers à prendre contact avec le Canada lors des événements horribles de la semaine dernière.Je suis reconnaissant que le secrétaire d\u2019État Kerry vienne à Ottawa et accompagne la population canadienne alors que nous pleurons la perte du caporal Nathan Cirillo et de l\u2019adjudant Patrice Vincent, et que nous tentons de faire avancer nos valeurs communes.» Le chef de la diplomatie canadienne a aussi indiqué qu\u2019il s\u2019entretiendra avec son homologue américain de diverses questions internationales et bilatérales importantes.\u2014 Joël-Denis Bellavance LA 1 DIFFÉRENCE LEXUS Les meilleures offres de I année sur le RX.m RX 350 SPORTDESIGN 2015 PAIEMENT MENSUEL\tASSISTANCE 40 MOIS___________TAUX DE LOCATION À LA LOCATION 564$*\t1.90/° 500 ACOMPTE: 3750$* LE PAIEMENT INCLUT UN CRÉDIT À LA LIVRAISON DE 1500 $* ET UNE ASSISTANCE À LA LOCATION DE 500$*.$* -Groupe F SPORT illustré CT 200h 2015 PAIEMENT MENSUEL 40 MOIS\tTAUX DE LOCATION 373* 2.9 %\u2022 ACOMPTE: 3750$* IS 250 AWD 2015 PAIEMENT MENSUEL 40 MOIS TAUX DE LOCATION 399£ 1.9* ACOMPTE: 3750$\u2019 LE PAIEMENT INCLUT UN CRÉDIT A LA LIVRAISON DE 750 $A.\u201cF SPORT série 1 illustré L'offre prend fin le 31 octobre.Visitez votre concessionnaire Lexus aujourd\u2019hui.\t\t SPINELLI LEXUS POINTE-CLAIRE spinellilexuscom POINTE-CLAIRE 5146940771 * 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appliquées.\u2018Les offres de location sont faites partentremise de Lexus Services financiers ef son! conditionnelles à l'approbation du crédit des clients au détail admissibles.\u2018Exemple de location pour un modèle CT200h 2015 suffixe « A »//S250AWD suffixe *A» 2015/RX 350 suffixe *£» 2015 au prix total de 33 Î96 $/39696$/52797$ sur un terme de 40/40/40mois au taux d'intérêt annuel de 2\\9 %/l,9%/1,9 %: les 40 paiements mensuels sont de373$/399$/564$avec acompte de 3750$/3750$/3750$ ef aucun dépôt de garantie.Le premier paiement mensuel est exigible au début du contrat de location, ef les faxes, immafricu/afion, assurances ef droits sur les pneus neufs (15$) sont en sus.Le kilométrage est limité à 60000/60000/60000 km, et des frais de Q20$pour chaque kilomètre excédentaire s'appliquent Les concessionnaires Lexus sont libres d'établir leurs propres prix.Ces offres d'une durée limitée sont valides seulement pour les clients au détail chez les concessionnaires Lexus participants.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être nécessaire.Les offres peuvent être modifiées ou annulées sans préavis.Les offres expirent à la fin du mois, sauf en cas de prolongation ou de révision.Consultez votre concessionnaire Lexus pour tous les détails. A18 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX Simpliste et irréaliste planétaires passeraient à.43,1 milliards de tonnes.apratte@lapresse.ca Plus de 2500 personnes ont manifesté dimanche, à Sorel-Tracy, pour dénoncer l'exportation du pétrole des sables bitumineux par la voie du fleuve Saint-Laurent.Aux yeux des manifestants, il faut absolument empêcher que le pétrole albertain transite par le fleuve.Il ne s'agit pas seulement de protéger le majestueux cours d'eau.Le mouvement écologiste veut stopper la croissance de la production du pétrole bitumineux en bloquant toutes les routes potentielles d'exportation par le sud (Keystone XL), par l'ouest (Northern Gateway) et par l'est (Énergie Est).Les écologistes ont certes raison de critiquer la piètre performance environnementale de cette industrie.Cependant, leur discours est simpliste et leur objectif, irréaliste.Les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par l'extraction du pétrole bitumineux constituent un défi considérable pour le Canada.D'ici 2020, ces émissions augmenteront de 80 % par rapport à leur niveau de 2011.Le gouvernement fédéral doit absolument imposer des efforts supplémentaires aux entreprises impliquées.Cela dit, à l'échelle planétaire, l'impact de ces émissions est minuscule.Selon les projections du Global Carbon Project, les émissions mondiales de GES atteindront 43,2 milliards de tonnes de CO2 dans 5 ans.Si, d'ici là, le Canada cessait toute exploitation des sables bitumineux, les émissions Si l'on vise la protection du fleuve Saint-Laurent, pourquoi s'en prendre seulement au pétrole venant de l'Alberta?Les gros pétroliers circulent sur le fleuve depuis des années sans que cela suscite le moindre émoi.Hier, le Dubai Angel (capacité: 750 000 barils) a quitté le quai 87 de Valero, à Lévis, après y avoir déchargé sa cargaison.Sur sa route, il a croisé deux pétroliers encore plus imposants, le Cap Guillaume et le Eagle San Diego (capacité: 1 million de barils), tous deux voguant à destination des installations de Valero.Où étaient les manifestants?On dira que l'impact environnemental d'un déversement de pétrole bitumineux serait plus grave que s'il s'agissait d'un brut moins lourd.Cela n'est pas certain mais, quoi qu'il en soit, tout déversement d'importantes quantités de pétrole dans le Saint-Laurent aurait des effets désastreux.S'il fallait appliquer le principe du risque zéro (version radicale du principe de précaution), on interdirait le passage de tout pétrolier sur le fleuve.Et alors, d'où viendrait l'or noir que nous consommerons encore en grandes quantités pendant plusieurs années?Les opposants ferment les yeux sur les avantages qu'apporte l'arrivée au Québec de pétrole canadien.D'abord, il rendra les deux raffineries de la province indépendantes des approvisionnements étrangers.Si le nombre de pétroliers servant à l'exportation augmentera, le nombre de pétroliers transportant du pétrole importé d'outre-Atlantique diminuera.Chez Valero, on estime qu'on ne recevra qu'une douzaine de navires-citernes par année, contre 90 à l'heure actuelle.ANDRÉPRATTE Un hot dog par semaine PAULJOURNET paul.journet@lapresse.ca Si j'étais musicien aujourd'hui, pour gagner ma vie, il faudrait que je fasse le service au bar pendant l'entracte de mes propres spectacles», racontait la semaine dernière le parrain du punk, Iggy Pop.Les déboires de l'industrie musicale se poursuivent.Depuis 2001, les ventes de copies physiques ont baissé de 50 %, entre autres à cause du téléchargement illégal.La hausse des ventes numériques n'a jamais compensé cette chute, mais elle a servi de parachute pour l'adoucir.Les revenus de l'industrie s'étaient même stabilisés depuis deux ans.Mais on assiste maintenant à un nouveau plongeon.Les ventes numériques chutent à leur tour.Le coupable : l'écoute en continu (streaming).Au lieu de télécharger la musique en ligne (gratuitement ou non), les internautes vont sur des sites comme Spotify ou Deezer.Même si les sous noirs ont été retirés du marché, ils servent encore en musique.La Commission du droit d'auteur du Canada verse aux artistes 1 cent par 100 écoutes sur ces sites.Plusieurs des gagnants de l'ADISQ dimanche soir ne recevront pas assez d'argent cette semaine de ces sites pour s'acheter un hot dog vapeur.L'ère numérique constitue un chambardement et non une catastrophe.Pour les mélomanes, c'est même une bénédiction.Ils obtiennent un accès encyclopédique sans précédent aux œuvres.Pour l'industrie, la destruction créatrice de la technologie menace encore.Il est inutile de se battre contre le courant.Il faudra utiliser la formidable vitrine du web pour que la musique de nos musiciens soit non seulement présente, mais aussi saillante sur les différentes plateformes numériques.Cela peut même s'exiger.Ce sera incontournable pour attirer le public aux spectacles et autres productions des musiciens.De plus, il faudra s'assurer qu'ils récoltent leur juste part des revenus sur ces plateformes.Comme le soulignait notre dossier spécial publié dans le cahier des Arts la semaine dernière, environ 5 % du budget de dépenses des Québécois va à la culture.Mais au lieu d'être utilisé pour acheter des œuvres, il sert plutôt à acheter la tuyauterie (ordinateur, tablette numérique, iPod, etc.) qui offre gratuitement ou presque ces œuvres.La tarte ne grandit pas et de plus en plus de gens se mettent à table.Il faudra mieux répartir les portions.La Commission du droit d'auteur du Canada devrait augmenter la redevance et modifier la formule.Aux États-Unis, les ayants droit reçoivent 10 fois plus par écoute.Et ils peuvent aussi recevoir un pourcentage des revenus du diffuseur.Malgré tout, ce ne serait qu'un petit gain.Les subventions à la musique devront également être révisées pour être plus efficaces.C'est une des tâches qui attend notamment le comité sur la musique lancé par Québec dans le cadre de sa stratégie numérique.Deux principes devraient les guider.Récompenser ceux, comme les étiquettes indépendantes, qui ont réussi à optimiser leurs coûts.Et s'assurer que l'argent aille avant tout aux créateurs, particulièrement ceux qui sont talentueux, mais moins établis, à qui l'argent profitera vraiment.IRNERIE ois Hollande au Canada, une visite importante LA PRESSEf POURNOUSJOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.DROITS RÉSERVÉS/schapleau@lapresse.ca OPINION Loin d un débat rationnel qui limite actuellement le nombre de ces majestueux cétacés, même si la liste de suspects est longue.Reste aussi le problème de déterminer ce qui constituerait un nombre de bélugas « socialement acceptable » et « viable à long terme ».Quand le problème est complexe et chargé émotivement, les personnes interpellées écoutent d'abord leurs tripes.Ensuite, elles vont tenter de rationaliser cette réaction viscérale en choisissant les sources médiatiques ou techniques qui appuient leur point de vue et en ignorant volontairement celles qui pourraient ébranler leurs convictions.En ce sens, la question du béluga à Cacouna est très similaire à celle des changements cli- de prospérer.Deux visions compatibles en principe, mais contrastées en pratique, comme on peut en juger en écoutant les solutions proposées par les différents partis politiques.Il reste les perceptions, fondées ou non, et c'est avec celles-ci que l'issue de ce « débat » sera scellée.Les défenseurs du projet Énergie Est tentent d'infléchir les perceptions principalement en mettant de l'avant un optimisme économique.De leur côté, les défenseurs des bélugas sensibilisent en brandissant le principe de précaution, idée postmoderne se résumant à une aversion pathologique au risque.On ne peut ignorer qu'une faible minorité de Québécois La question du béluga à Cacouna est très similaire à celle des changements climatiques, menant trop souvent à la polarisation et au déni dans chaque camp.matiques, menant trop souvent à la polarisation et au déni dans chaque camp.Bien sûr, un débat devrait s'alimenter de logique et de faits, non pas de perceptions ou de procès d'intentions.Avec les incertitudes factuelles énoncées ci-dessus, aussi bien dire qu'on est encore bien loin d'un débat rationnel sur la question.Par ailleurs, même si les faits étaient solidement quantifiés, peut-être qu'ils ne parviendraient pas à rapprocher les points de vue de nombreux intervenants, pour qui ce débat oppose deux visions politiques : celle d'une société équitable centrée sur un environnement sain, l'autre d'une société efficace qui se donne les moyens a voté pour les partis mettant l'environnement réellement à l'avant-scène (le Parti vert et Québec solidaire).On a beau signer des pétitions ou marcher dans la rue par milliers, la «sensibilisation» a probablement atteint ses limites.Pour les Québécois en général, le béluga compte probablement pour bien peu.Croit-on vraiment que c'est parce qu'on ne le leur a pas expliqué que tant de gens qui ne connaissent rien au fleuve ou aux bélugas ?Dans ce monde où la grande majorité de la population a accès, moyennant quelques clics, à une partie significative du savoir accumulé par des civilisations entières, permettez-moi d'en douter.Dans le débat opposant les défenseurs du béluga et les promoteurs du projet d'oléoduc Énergie Est à Cacouna, on retrouve tout ce qu'il faut pour générer plus de chaleur que de lumière.Les parties prenantes ont en main des informations qui laissent beaucoup de place à l'interprétation.Côté opportunités, le cabinet Deloitte avance que les retombées se chiffreraient dans les milliards pour le Québec.Une autre étude, des groupes Goodman, Équiterre et Greenpeace Canada, estime que les retombées économiques seraient négligeables.Il est hasardeux de prédire les ambitions réelles des raffineries au Québec à l'égard des produits albertains, la dynamique des marchés internationaux ou celle des modes de production d'énergie en émergence.Côté risques, le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins et Pêches et Océans Canada disposent de données sur les secteurs de mise bas des bélugas et des statistiques sur les mortalités annuelles.Ces données sur les bélugas sont essentielles au débat.Hélas, malgré toute la compétence et la bonne volonté des chercheurs, il est encore difficile de dire ce ANDRÉ DESROCHERS Professeur au département des sciences du bois et de la forêt de l\u2019Université Laval, il œuvre depuis 20 ans dans des organisations sans but lucratif visant à promouvoir la conservation de l\u2019environnement et l\u2019observation de la faune.Offrir la culture en cadeau Le coprésident de la Brigade Arts Affaires de Montréal, Sébastien Barangé, nous explique pourquoi un groupe de jeunes professionnels mise sur l\u2019art en tant que moteur de développement économique et social.OPINION > par Ferry de Kerckhove LE NOUVEAU LOOK DE BERNARD DRAINVILLE LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 nnnnnnnMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnmnMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMm\t À BIEN Y PENSER Je veux bien que le premier ministre Couillard ne sermonne pas le gouvernement de la Chine durant sa visite.Mais attention, il doit parler vrai et ne pas agir comme si la situation était normale.La recherche du pognon n\u2019est pas tout ! La violation massive des droits de l\u2019Homme en Chine est injustifiable.\u2014 Michel Lebel, Entrelacs\t Le danger d\u2019en faire trop W LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca En se disant en possession d'une vidéo qui prouve que Zehaf Bibeau avait une motivation d'ordre idéologique pour partir à l'assaut du parlement - autrement dit, il s'agissait non pas du geste désespéré d'un esprit dérangé, mais d'un acte terroriste -, la GRC vient d'apporter de l'eau au moulin de ceux qui veulent renforcer les mesures de sécurité nationale.Hélas, la tentation de l\u2019intolérance est toujours présente, même dans nos démocraties.Parmi les mesures envisagées, il y en a une qui est particulièrement troublante.Dans l'entourage du premier ministre, on songerait à criminaliser les commentaires favorables au terrorisme diffusés sur l'internet.Outre les casse-tête logistiques - combien d'enquêteurs faudrait-il embaucher pour dépister les auteurs anonymes qui envoient leurs messages dans des cafés internet?-, cette mesure risque de mettre en péril une liberté fondamentale, celle précisément qui fait la fierté du Canada: la liberté d'expression.Entendons-nous.Il y a une différence entre un message qui dit, par exemple, «tuez tous les chrétiens [ou tous les militaires, ou tous les Juifs] que vous croiserez aujourd'hui » et un message qui véhicule une opinion controversée, voire ignoble.L'appel direct au meurtre est de toute façon déjà sanctionné par le Code criminel, mais on a encore le droit d'écrire, par exemple, que « le terrorisme est une réaction légitime, compte tenu des crimes de l'Occident, etc., etc.».Ce n'est pas mon opinion ni la vôtre, ami lecteur.Mais si nous voulons conserver le droit d'exprimer nos propres opinions, il faut tolérer l'expression d'opinions contraires à nos valeurs.C'est ce qui s'appelle la liberté de parole.Hélas, la tentation de l'intolérance est toujours présente, même dans nos démocraties.La France a multiplié les interdictions à la liberté d'expression, qu'il s'agisse de la négation du « génocide » arménien ou des spectacles antisémites de Dieudonné, et cela n'a pas empêché le Front national de faire des pas de géant, au point où les sondages indiquent que Marine Le Pen pourrait arriver en tête au premier tour des élections présidentielles.Il ne s'est pas écoulé une semaine, depuis les attentats de Saint-Jean-surRichelieu et du parlement, que nos zélotes de l'intolérance montaient déjà au créneau.Voici donc André Drouin, le héros de la saga de Hérouxville, qui remonte à la surface en proposant rien de moins que de.fermer les mosquées ! L'intolérance se manifeste partout, y compris au sein de nos institutions les plus prestigieuses, qui sont devenues d'une frilosité sans nom.Le Collège Brébeuf a fait tout un bazar parce qu'une de ses enseignantes a déjà tourné nue dans quelques films coquins il y a.un demi-siècle.L'auguste CBC vient de congédier son animateur-vedette, Jian Ghomeshi, parce que ses habitudes sexuelles hors norme faisaient l'objet de toutes sortes de rumeurs.Suprême humiliation, Ghomeshi a été obligé de dévoiler sa vie sexuelle -il s'adonne à des pratiques sadomasochistes, toujours avec des partenaires adultes et consentantes, précise-t-il -, histoire de donner sa version des choses, avant que les pires allégations se déversent sur ces canaux nauséabonds que sont si souvent les réseaux sociaux.On devine que la CBC a pensé aux récents scandales qui ont secoué la BBC, qui a été accusée d'avoir protégé deux de ses animateurs-vedettes, qui auraient violé impunément des centaines d'enfants pendant des années.Mais quel rapport avec ce qui se passe dans la chambre à coucher de Jian Ghomeshi ?Aucun.Hélas, par suite, apparemment, d'une vengeance d'une de ses ex-amies, la carrière fulgurante d'un artiste de talent est irrémédiablement gâchée, et la CBC vient de perdre son animateur-vedette, l'un des rares qui pouvaient lui apporter cette clientèle des jeunes qu'elle recherche avec tant de frénésie.Où l'on voit que l'intolérance et le puritanisme font bon ménage.DEBATS@LAPRESSE.CA r\\ C 2 H S K S R N H D V K H C R PHOTO FOURNIER PAR LE DR NICOLAS TRUDEAU Le Dr Nicolas Trudeau a signé le texte «Trop pour les médecins», publié hier dans La Presse+.Le Dr Trudeau, premier ministre! Nous avons reçu de très nombreux commentaires, tous favorables, au texte «Trop pour les médecins», signé par le Dr Nicolas Trudeau et publié hier dans La Presse+.Voici quelques-uns des courriels que vous nous avez envoyés : Il devrait être ministre Bravo à ce médecin qui ose dire qu'il a assez d'argent pour vivre.Assez aussi pour sentir sa compétence reconnue.Assez pour se croire suffisamment récompensé pour ses efforts et son dévouement.Toutes les autres raisons de gagner plus d'argent semblent incongrues à ses yeux.Quel plaisir de lire les propos d'un médecin qui se préoccupe du bien de ses concitoyens par-delà sa pratique! Cette vision plus globale devrait être l'apanage d'un ministre de la Santé.Nicole Hébert, psychologue Il devrait être premier ministre Est-ce qu'on peut changer de médecin premier ministre?C'est lui que je veux à la place! Si on avait tous cette conscience collective, ne pensez-vous pas que notre monde tournerait un peu mieux?Benoit St-Jacques Un malaise partagé J'approuve votre position et je ressens le même malaise que vous, en comparant notre revenu au revenu moyen des Québécois.Michel de Maupeou, omnipraticien à la retraite Revoir les priorités Je suis tout à fait d'accord avec le Dr Trudeau au sujet de la hausse des salaires en médecine.Je salue son courage.Je suis psychologue et je suis attristée de voir à quel point ma profession a été perçue comme une dépense superflue par le système de santé depuis une bonne dizaine d'années.Je crois qu'il serait impératif de s'interroger sur les priorités en soins de santé et distribuer les fonds disponibles en conséquence.Natalia Koszegi, psychologue Rétablir l\u2019équilibre Je suis une professionnelle de la santé et je respecte le travail des médecins.Malheureusement, il n'y a plus de développement dans les services et les compressions déjà amorcées affectent autant notre population vieillissante que les professionnels qui sont de plus en plus surchargés.J'espère que nos élus auront la sagesse de rétablir un juste équilibre.D'ici là, souhaitons-nous de vivre longtemps en bonne santé ! Nathalie Gravel, Sainte-Thérèse Le doigt sur le bobo Enfin une analyse exacte du bobo.Un médecin qui ne fait pas que se regarder le nombril.Je suis entièrement d'accord avec son point de vue et ses arguments.Il est très au fait de la réalité.Martin Olivier, médecin Des primes disproportionnées Ça prend du courage pour écrire un texte comme celui du Dr Trudeau et il a raison sur toute la ligne.Le tarif des actes a augmenté de façon exagérée.Les suppléments pour le travail de nuit, de fin de semaine et durant les jours fériés ont pris des proportions surprenantes.Pendant ce temps, les avocats, les dentistes, les comptables et les ingénieurs se bourrent les poches sans que le gouvernement s'inquiète.Le temps est venu pour que tous ces choyés de notre société fassent leur part.Desmond Paradis, MD Et l\u2019agriculteur?Enfin un médecin qui ose décrire la réalité ! Un agriculteur, qui travaille tous les jours pour nourrir et maintenir son peuple en santé, devrait-il être moins rémunéré qu'un médecin?Dans une société équilibrée, tous les rôles de ceux qui la constituent sont importants.Yves Gatien, agriculteur à Drummondville Les médecins d\u2019autrefois Le Dr Trudeau nous ramène à l'époque où les médecins choisissaient cette profession animés par un désir sincère d'aider les autres et obtenaient un statut social mérité par un engagement sans faille.Nous n'avons pas assez entendu ces médecins engagés, qui placent le bien-être de leurs patients au-dessus de leurs intérêts personnels.Mon propre médecin de famille fait partie de cette classe de médecins qui reste silencieuse, sauf exception, et endure la perte de considération qu'entraîne la négociation indécente de leur profession avec le gouvernement.Merci, docteur! Louise Larocque, Charny Payer moins pour de meilleurs soins Il est bon de voir que tous les médecins ne pensent pas qu'à l'argent.C'est l'impression toutefois que donnent les deux fédérations de médecins pour qui «la» solution à tous les problèmes d'accessibilité passe par les primes et le salaire.Or, il semble bien qu'on soit allé beaucoup trop loin et que les solutions soient devenues le problème.Pourquoi travailler plus si je peux vivre très bien en travaillant moins ?Beaucoup de médecins ont compris ça.Et si les médecins avaient un salaire plus raisonnable et que notre ministre de la Santé, au lieu de refaire les structures, travaillait plutôt à augmenter l'apport des autres professionnels de la santé dans les prestations des services ?En France, les médecins gagnent à peine plus que les autres professionnels de la santé.C'est drôle, pour un rapport comparable médecins/patients, les Français n'ont pas de problèmes d'accessibilité.Marie Bérubé Les rois Très sage, M.Trudeau! Malheureusement, les médecins contrôlent les centres hospitaliers et trônent encore en rois un peu partout! Peut-être que votre génération et les suivantes seront un peu moins voraces ! Merci d'avoir eu le courage de l'écrire ! Pierre Voyer Médecins, levez-vous! Toutes les personnes travaillant comme professionnels dans le secteur de la santé qui ont lu cet article et sont d'accord avec ses conclusions devraient le signifier clairement et publiquement.Les médecins généralistes et spécialistes sont-ils capables de faire face à leurs syndicats et d'exprimer publiquement ce que leur conscience leur révèle quand ils comparent leurs rémunérations à celles des pays du nord et de l'ouest de l'Europe?Guy Archambault La tronçonneuse Votre description de ce qui se passe ici et ailleurs au Canada est très juste.Ça me rassure beaucoup de lire qu'il y a encore des médecins qui veulent voir les augmentations de leur salaire être plutôt investies dans les soins à la population.Trop de services ont été coupés à la tronçonneuse au cours des dernières années.Danielle Aubin A 20 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 LA PRESSE ARTS mm iÿT h * - ^gÉ mmm iiüi llllÉfi i^gp MH SSKfiHfultWvi ¦ : Pi mmsim PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Jacques Languirand sourit à sa biographe, Aline Apostolska, sous le regard de sa femme, Nicole Dumais.GRANDE ENTREVUE / Jacques Languirand LE RIRE ET LOUB NATHALIE PETROWSKI J'avais peur.Peur que Jacques Languirand ne me reconnaisse pas.Peur qu'il soit sénile, gâteux, ravagé par l'alzheimer qui l'a obligé à fermer son micro pour toujours en février dernier, après quatre décennies à la barre de la même émission.Peur que cette rare entrevue accordée au milieu d'une maison encombrée de dizaines de boîtes prêtes pour un déménagement soit une fenêtre ouverte sur la déchéance d'un homme de 83 ans que j'ai connu joyeux, goguenard, brillant, furieusement vivant.Bref, j'avais toutes les appréhensions du monde, lundi dernier, en sonnant à la porte de Jacques Languirand.C'est Nicole Dumais, sa femme, que dis-je, son ange gardien, son double et son alter ego, qui m'a ouvert en m'annonçant que tout allait bien.Une heure plus tôt, au téléphone, alors que Languirand faisait la sieste, elle semblait inquiète.La veille, il n'avait pas reconnu sa fille Martine et le matin même, il semblait confus et souffrant.Mais les nuages noirs s'étaient dissipés.J'ai retrouvé Languirand au deuxième en pleine séance photo avec Aline Apostolska, l'auteure de sa biographie Le cinquième chemin qui sera en librairie demain (aux Éditions de l'Homme).Dès le premier regard échangé, j'ai su que j'avais eu peur pour rien.« Chère dame, comment allez-vous?», m'a lancé Languirand avec le même ton teinté d'ironie affectueuse qu'il avait quand nous nous retrouvions à La bande des six.Il ne se souvenait probablement pas de mon nom ni des circonstances dans lesquelles nous nous étions côtoyés, mais je voyais à la lueur dans son regard qu'il m'avait reconnue, comme on reconnaît quelqu'un qui s'avance dans la nuit, auréolé de brume.Puis, sans crier gare, son rire, son grand rire de père Noël déjanté, a résonné comme avant.Un rire mémorable, inoubliable, un rire signature que Languirand a toujours utilisé à toutes les sauces pour ponctuer ses phrases, clore une discussion, communiquer une émotion, mais aussi, ai-je découvert dans Le cinquième chemin, pour masquer ses tourments, ses conflits, sa colère, un rire comme un couvercle sur la part d'ombre qu'il voulait cacher aux autres et peut-être à lui-même.Les mots pour tout dire C'est la grande surprise de cette autobiographie : la découverte que Languirand n'était pas aussi heureux et insouciant que le laissait croire son rire tonitruant et qu'il ne nous disait pas tout.Or un an avant de quitter l'antenne et se sachant peut-être, consciemment ou pas, atteint de la maladie de l'oubli, il a voulu tout dire.C'est d'ailleurs la première phrase de l'autobiographie : «Je veux tout dire.» Aline Apostolska a tendu l'oreille et allumé son magnéto.La journaliste, écrivaine, historienne et chroniqueuse, arrivée il y a 15 ans au Québec, ne connaissait pas tellement Languirand.Les éditeurs ont pourtant soumis son nom et quelques autres.Nicole Dumais l'a choisie d'emblée pour sa plume, sa profondeur d'écrivain et parce qu'avec ses racines européennes, elle serait à même de mieux comprendre et de mieux rendre les deux plus grandes frustrations de Languirand: ne pas avoir été un homme de théâtre reconnu et respecté chez lui, malgré ses 11 pièces; et ne pas avoir fait carrière en France en dépit de trois tentatives dans les années 50 et 60.Nous venons de prendre place dans le salon égayé de plantes luxuriantes et de couleurs éclatantes aux murs.Languirand s'est assis avec difficulté dans un fauteuil: «J'en ai marre de vieillir mais je ne peux pas m'en sortir», peste-t-il avec bonne humeur.Si je ne savais pas qu'il était malade, j'aurais l'impression d'être devant un homme en pleine possession de ses moyens.Quelque chose me dit que c'est l'illusion que Languirand veut créer.Mettre un sourire sur l'alzheimer, voilà ce que ce diable d'homme est en train de faire.L'homme complexe Brandissant son autobiographie, je lui demande s'il l'a lue.Il se tourne vers Nicole avec un fond d'inquiétude : je ne l'ai pas lue encore, hein?Elle fait non de la tête.Il se tourne à nouveau vers moi mais en prenant cette fois un air presque affairé : « Je n'ai pas encore eu le temps, je suis tellement occupé, le téléphone qui sonne tout le temps.» Sa voix baisse d'une octave et se perd.Je lui demande si c'était important pour lui de faire cette autobiographie.Sa voix retrouve tout son tonus et sa force de persuasion: «Très important.Pour toutes sortes de raisons.» L'espace de quelques secondes, le Languirand d'autrefois est revenu: assuré, convaincu, volubile.Mais il disparaît aussi vite, remplacé par un Languirand qui cherche ses mots et ses idées.Je l'entends se demander: c'est important ce livre, mais pourquoi encore?Il finit par balbutier que « c'est important parce que ce livre révèle plein de choses sur [lui] ».À ce sujet, il n'a pas tort.Avec une plume vive et une belle objectivité journalistique, Apostolska a vraiment réussi à cerner l'homme complexe et tourmenté derrière le personnage public.Marqué dès l'âge de 4 ans par la mort de sa mère Marguerite, mère idéalisée à laquelle il a pensé chaque jour de sa vie, Languirand l'a été encore davantage par son père, Clément Dandurand, instituteur et musicien frustré, excentrique à ses heures, jaloux de ce fils qu'il aurait voulu écraser, et dont il a fini par prendre le nom.Un jour, Languirand père est allé jusqu'à passer une audition à Radio-Canada, estimant qu'il avait plus de talent que son fils.Jusqu'à la mort de Clément en 1980, Languirand aura combattu ce père un peu monstrueux à qui il ressemblait malgré lui, mais en version réussie.De mère en fils De ce père avec lequel il ne s'est jamais réconcilié, il dit aujourd'hui en agitant ses mains : « Il a essayé de me gruger.» Puis revenant à Marguerite, la bien-aimée, il lance avec un humour qui lui échappe : « J'étais bébé quand je l'ai connue.Quand elle m'a quitté, une partie de moi est morte avec elle.» À quoi Aline Apostolska ajoutera ceci: «C'est dans l'idéalisation de sa mère qu'il puise toute sa force.» Et de la force, il en faudra au Languirand de 18 ans qui quitte Montréal pour Paris, croyant pouvoir y faire sa marque comme comédien et homme de théâtre.Faute d'y arriver tout de suite, il écrit des critiques et des chroniques culturelles pour vivre.Il suit aussi des cours de théâtre et assistera à Berlin à un atelier donné par nul autre que Bertolt Brecht.« Il ne m'aimait pas beaucoup, dit-il en faisant la moue.J'ai bien essayé de le séduire mais il n'aimait pas que je sois canadien.» Aline complétera en expliquant que Brecht avait été interdit de séjour aux États-Unis, qu'il en avait gardé une profonde amertume pour les USA et l'Amérique du Nord en général, y compris le Canada.Ses économies épuisées, Languirand est contraint de quitter Paris.Il y reviendra à deux autres reprises avec la ferme intention de s'y établir et de faire carrière au théâtre sans jamais y parvenir.Ce sont les deux regrets de sa vie: Paris et le théâtre.Pour le reste, de retour pour de bon au Québec dans les années 60, ami avec l'écrivain Hubert Aquin, animateur à la télé aux côtés de Michelle Tisseyre, partageant le micro de radio avec René Lévesque, concepteur de l'expo Citérama à l'Expo 67, Languirand n'a pas manqué de travail ni d'expériences «tripantes».Catharsis Pourtant, au lendemain d'Expo 67 alors qu'il tente de fonder le Centre culturel du Vieux-Montréal (devenu le Théâtre Centaur) les subventions promises lui sont retirées.Il fait faillite et sombre dans une longue dépression qu'il guérira grâce à Par quatre chemins, une émission bricolée en quelques jours pour dépanner l'équipe d'une autre émission qui n'est pas prête à entrer en ondes.Par quatre chemins devait durer un mois.L'émission s'est éteinte au bout de 43 ans ! Comme l'écrit très justement Apostolska: « Par 4 chemins, c'est le résultat d'une extraordinaire rencontre cathartique entre un auditoire québécois dépressif, en rupture avec ses valeurs passées, en quête d'un nouveau sens, et les recherches, les lectures et la psychanalyse que Jacques a poursuivies pour se sortir de sa dépression.» En effet, pour une rare fois, Languirand, le type toujours en avant de son temps, est enfin au bon endroit, au bon moment.Synchrone avec sa société.Le jour commence à tomber.Languirand sourit encore malgré la fatigue qui s'abat doucement sur lui.Nicole raconte qu'il parle beaucoup de la mort ces temps-ci.Il opine du bonnet: «J'accepte la fin.J'ai 83 ans, mais vous savez quoi?Je suis convaincu qu'il y a une vie après la mort.J'entends bien y poursuivre ma formation! », lance-t-il dans un formidable éclat de rire, le rire signature qui fait écran, le rire qui chasse temporairement tous les maux et fait tout oublier.y compris l'oubli.«J\u2019accepte la fin.J\u2019ai 83 ans, mais vous savez quoi?Je suis convaincu qu\u2019il y a une vie après la mort.J\u2019entends bien y poursuivre ma formation ! » \u2014 Jacques Languirand LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 A 21 ARTS « L\u2019Oscar de la magie » à Vincent C Le magicien québécois sur les traces de David Copperfield, Siegfried & Roy et Arturo Brachetti EXCLUSIF ÉRIC CLÉMENT Le magicien Vincent C vient de recevoir un Mandrake d'or en France.Il est le premier Québécois à recevoir cette récompense, considérée en Europe comme l'« Oscar de la magie ».Il succède aux David Copperfield, qui avait reçu un Mandrake hommage en 2000, Siegfried & Roy, en 2001, et Arturo Brachetti, en 2013.Au Canada, seul le Torontois Richard Forget avait reçu un Mandrake d'or, en 2009.C'est donc tout un honneur que vient d'obtenir le magicien québécois.Le Mandrake d'or a été créé par le prestidigitateur français Gilles Arthur, en 1990.Il est remis depuis 24 ans à plusieurs magiciens chaque année par l'Académie française des illusionnistes, qui fonctionne selon le même principe que les Oscar, les membres magiciens professionnels du monde entier votant pour les meilleurs de leurs pairs.Avec six autres magiciens d'Italie, de France, de Corée et de Belgique, Vincent C a reçu cette récompense le 20 octobre dernier, lors d'un gala enregistré au Théâtre des Bouffes Parisiens, dans le cadre du 25e Festival international de l'illusion et de la prestidigitation.Le gala sera télédiffusé samedi en France sur la chaîne Paris Première.Un grand artiste « Vincent C fait maintenant partie des grands magiciens du monde, a dit Gilles Arthur à La Presse, hier, lors d'un entretien téléphonique depuis Paris.Il va exploser dans les années qui viennent parce qu'il a un talent monstre de magicien moderne.Sa particularité est de séduire tous les publics.Il va faire énormément parler de lui, à cause de son originalité et parce que c'est un grand artiste.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Le magicien Vincent C fait maintenant partie des grands magiciens du monde, selon Gilles Arthur, le créateur des prix Mandrake d\u2019or.Joint en France, celui que les Français appellent « le bad boy de la magie » est content d'avoir reçu la statuette qui ressemble à un Oscar, mais inspirée de Mandrake le magicien, vêtu d'un costume de soirée, d'une cape et d'un chapeau haut de forme.« C'est intéressant de se faire reconnaître par son milieu, dit Vincent C.D'autant que j'ai souvent été le magicien qui tapait un peu sur la tête des magiciens avec humour.Ils ont compris que c'est mon personnage, alors je suis la saveur de l'année ! » Le 20 octobre, Vincent C a séduit les spectateurs avec ses numéros de la colombe et du bazooka lors du spectacle enregistré qu'il coanimait.« On dirait qu'ici, en France, mon étiquette trash plaît aux jeunes et au public plus âgé », dit-il.Un agenda chargé Avec un agenda très rempli, Vincent C commence à sentir le poids de la fatigue.Le spectacle Comedy Majik Cho - produit par Juste pour rire à Paris et dans lequel il joue aux côtés d'Arturo Brachetti - lui prend beaucoup d'énergie.VINCENT C EN BREF >\tNaissance de Vincent Côté-Morency le 18 juin 1981, à Laval >\tDécouvre la magie à l\u2019âge de 7 ans >\tEtudes de premier cycle à l\u2019Université de Montréal en mathématiques pures >\tRévélation Juste pour rire en 2009 >\tEn spectacle au Théâtre du Palais-Royal à Paris avec le Comedy Majik Cho depuis 2013 >\tVedette de l\u2019émission Fort Boyard France pour la saison 2014 >\tPrésentera son premier spectacle solo au Québec en 2015 « C'est dur de faire des spectacles tous les jours depuis septembre, avec des représentations deux fois le samedi et deux fois le dimanche.J'arrête plus ! Mais bon, faut donner un coup, y'a quand même un petit buzz! » Dimanche prochain, le Comedy Majik Cho partira en tournée pour 41 représentations en Europe jusqu'au 1er février.Cela n'empêchera pas Vincent C de se produire au Jamel Comedy Club le 11 novembre, puis au festival de Montreux, le 8 décembre.Il attend une réponse des producteurs de Fort Boyard France pour savoir si son personnage sera de retour en 2015.Et Juste pour rire organise en ce moment des showcases de 60 minutes pour lui au Théâtre de Dix-Heures afin de le faire connaître du milieu du spectacle.« Ça va super bien pour lui, dit Luce Rozon, responsable de Juste pour rire à Paris.Les showcases se remplissent très facilement.Vincent C est une nouveauté en France.On aime son côté irrévérencieux, que ce soit la grand-maman ou la jeune fille.Qu'il ait gagné le Mandrake d'or est extraordinaire pour lui.» On ne connaît pas la vérité \t \t àv J\t Il était la tête d'affiche de la CBC.Le plus populaire animateur de la radio nationale, a mari usque ad mare.L'émission Q, qu'il animait depuis huit ans à Radio One, était la perle du réseau public.Retransmise sur quelque 180 chaînes aux États-Unis, elle avait été sacrée « meilleure nouvelle émission culturelle à la radio en Amérique du Nord » par le Washington Post.Les plus grands artistes s'arrêtaient à son micro: Paul McCartney, Salman Rushdie, Neil Young, Woody Allen, Joni Mitchell, Leonard Cohen.Ses longues entrevues étaient toujours intéressantes, comme du reste ses courts éditoriaux, en début d'émission.Jian Ghomeshi avait la CBC tatouée sur le cœur.Son image était placardée sur le quartier général de la société d'État à Toronto.Auteur d'un best-seller, 1982, récit autobiographique d'un adolescent d'origine iranienne qui rêve de devenir David Bowie, il avait aussi été chanteur du groupe Moxy Früvous, au début des années 90.Il avait conservé son aura de rock star.L'automne dernier, invité à son émission enregistrée devant public au théâtre Olympia, j'étais resté bouche bée devant l'accueil que lui avait réservé la salle archicom-ble.Cris de femmes en pâmoison, applaudissements à tout rompre, puis silence religieux au moment de boire les paroles de l'idole.Démiurge parmi ses disciples.Je l'écris au passé, comme s'il n'était plus.Comme s'il avait disparu.À l'instar de son père, décédé au début du mois.Jian Ghomeshi, dans la fleur de l'âge, au sommet de sa carrière, a été congédié par la CBC le week-end dernier.Pour une histoire sordide, dont faisait état hier une enquête accablante du Toronto Star et que l'animateur a lui-même évoquée dimanche sur Facebook.Une triste histoire qui pose une panoplie de questions complexes: sur la distinction à faire entre vie privée et vie publique, intérêt public et respect de la vie privée, pratiques sexuelles agressives et agression sexuelle, consentement éclairé et forcé.En jeu, la réputation d'un homme, celle de son employeur et celle d'un journal qui n'est pas reconnu pour verser dans le sensationnalisme.Le Toronto Star rapportait hier avoir interviewé à plusieurs reprises, depuis le printemps, trois femmes, toutes dans la vingtaine, qui disent avoir été victimes de violence pendant des rapports sexuels avec Ghomeshi.Elles disent avoir été frappées à coups de poing, giflées, mordues, étouffées, étranglées jusqu'à presque perdre connaissance par l'animateur et insultées durant et après leurs ébats.Sur Facebook, l'animateur s'est déclaré victime d'une campagne diffamatoire orchestrée par une ex-maîtresse amère qui aurait embrigadé d'autres femmes.S'il admet être un amateur de sadomasochisme et de jeux de rôles de domination («une version légère de Fifty Shades of Grey », dit-il), il estime avoir été congédié injustement par la CBC pour des motifs liés à sa vie privée et veut poursuivre son ex-employeur pour 50 millions de dollars.La défense de Ghomeshi repose sur le flou entourant le consentement dans des rapports de sadomasochisme.Il jure n'avoir eu que des relations consensuelles.Ses victimes présumées ne sont pas d'accord.Elles refusent de s'identifier et n'ont pas déposé de plainte auprès des autorités policières ou judiciaires, disant avoir peur d'être harcelées sur le web par les admirateurs de l'animateur.Dans une lettre publiée hier, l'éditeur du Toronto Star a précisé que son journal n'avait pas eu l'intention de publier ces allégations, faute de preuves quant à leur véracité, mais que le congédiement et les déclarations de Ghomeshi sur Facebook avaient rendu ces témoignages d'intérêt public.Jian Ghomeshi, beau, brillant, charmant, profitait pleinement, à 47 ans, de son statut de vedette pour fréquenter des femmes de 20 ans ses cadettes.Des admiratrices, sur lesquelles il avait sans doute un ascendant, à qui il proposait des rendez-vous sur Facebook, et plus si affinités.Je suis d'accord avec lui que ce qui se passe dans la chambre à coucher entre deux adultes consentants devrait leur appartenir.Les jeux sexuels, les jeux de rôles, les coups de cravache: à chacun ses fantasmes.Les pratiques sadomasochistes se sont certainement démocratisées ces dernières années.Ce n'est pas pour rien que Fifty Shades of Grey est un best-seller un peu partout en Occident.Certainement pas parce que c'est de la grande littérature.La difficulté dans cette affaire est de déterminer ce qui constitue un consentement libre et éclairé dans un cadre où les partenaires s'adonnent à des activités comportant intrinsèquement un degré de violence.Qu'est-ce qu'aller trop loin dans le sadomasochisme, le bondage et la domination?Le consentement du début est-il une licence pour ce qui se passe par la suite?Il serait facile, à la lumière des allégations rapportées hier par le Toronto Star, de condamner Jian Ghomeshi avant même qu'il ne soit jugé (il ne fait l'objet, je le rappelle, d'aucune accusation formelle).Le quotidien torontois estimait la semaine dernière que ces informations n'étaient pas assez probantes pour être publiées, mais a depuis changé son fusil d'épaule.Bien des victimes d'agressions sexuelles refusent de témoigner, pour toutes sortes de raisons.Les victimes présumées de Jian Ghomeshi ont forcément le droit au bénéfice du doute.Si Jian Ghomeshi a dû par la force des choses, conseillé par une firme de relations publiques, afficher son inclination pour le sadomasochisme - afin d'étayer sa défense sur le flou entourant le consentement - , on ne peut en dire autant des femmes interviewées par le Star.Elles semblent avoir été conviées à un rendez-vous galant qui n'avait de galant que les apparences.À la lumière de ce que rapporte le Star, il faut être un adepte de théories du complot - ou avoir vu dans Gone Girl un scénario plausible - pour croire que toute cette histoire a été orchestrée par une ex-maîtresse diabolique qui aurait convaincu deux autres femmes dans son plan machiavélique.Sauf que le quotidien torontois reconnaît lui-même qu'il ne peut faire la preuve irréfutable de ce qu'avancent ses sources.La CBC a-t-elle, comme le prétend son ancien animateur, agi de manière hâtive et démesurée afin de protéger sa propre réputation?On ose croire qu'elle n'aurait pas pris une décision aussi lourde de conséquences sans en mesurer les impacts (qu'elle connaissait forcément).On ne connaît pas la vérité.C'est ou bien celle d'un animateur injustement congédié par un diffuseur frileux qui a eu peur de ternir son image.Ou celle de jeunes femmes agressées par une vedette médiatique au comportement autodestructeur, ayant mis en péril une brillante carrière en croyant profiter d'une sorte d'impunité.D'une manière ou d'une autre, c'est une histoire triste à mourir.aPour joindre CPI notre chroniqueur: mcassivi@lapresse.ca S\u2019il admet être un amateur de sadomasochisme, Ghomeshi estime avoir été congédié injustement par la CBC pour des motifs liés à sa vie privée et veut poursuivre son ex-employeur pour 50 millions de dollars. A 22 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 28 OCTOBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Laurie est-elle encore vivante ?fTj «s\t \t 1 «\t Nostradumas est fortement convaincu que oui : la petite Laurie Berthier n'a pas été assassinée par Jérôme Fortier, le cancéreux de l'Outaouais que sa femme Linda a récemment étouffé avec un oreiller.Laurie est bien vivante.Et nous la voyons évoluer sous une autre identité depuis plusieurs épisodes, c'est clair comme le teint du jeune Clovis Landrie.Bien sûr, nous discutons ici de Mémoires vives, le téléroman de Radio-Canada du mardi à 21 h qui carbure aux intrigues policières tricotées serré et aux revirements dramatiques.Vous seriez étonnés d'apprendre qu'à La Presse, bien des fans de la musique de Klô Pelgag suivent aussi religieusement cette émission signée Chantal Cadieux (Providence).Ils ne s'en vanteront pas publiquement, reste qu'ils peuvent vous nommer, comme ça, les membres de la clique féminine des cinq fers en l'air.Si vous souhaitez garder intacte votre innocence télévisuelle, ne lisez pas les paragraphes qui suivent où des hypothèses sur l'identité de Laurie seront échafaudées.Petite précision avant de plonger: je suis rendu au même point que vous dans les intrigues de Mémoires vives et je n'ai eu accès à aucune information privilégiée.Alors, voilà.Pensez-vous que Laurie pourrait être l'étrange Linda Trottier (Sophie Paradis), cette femme peu éduquée qui aurait été captive de son Jérôme (Roger La Rue) pendant plusieurs années?Cela me semble très plausible.Linda Trottier a à peu près l'âge qu'aurait Laurie aujourd'hui.Physiquement, elle lui ressemble, même si ses cheveux ont perdu leur blondeur de l'époque.C'est probablement ce que Jérôme - l'ancien patient de Claire (Marie-Thérèse Fortin) - a chuchoté à l'oreille de Linda sur son lit de mort: la petite Laurie, c'est toi.Ce n'est pas pour rien que cette séquence muette - et clairement importante - repasse souvent dans Mémoires vives.Le jour où le son sera rajouté sur les lèvres de Jérôme, ta-dam, le mystère s'éclaircira.Laurie, c'est Linda.La scénariste Chantal Cadieux, très habile pour planter différents indices, nous pousse tranquillement dans cette direction.Pourquoi croyez-vous que Linda Trottier a assassiné son conjoint?Parce qu'il lui a menti toute sa vie (et aussi, parce que c'est un monstre kidnappeur d'enfants).En apprenant sa véritable identité, Linda Trottier a évidemment pété les plombs.Imaginez que vous découvrez, 30 ans plus tard, que votre conjoint vous a enlevé avant de vous laver le cerveau et de vous épouser.Il y a de quoi perdre contact avec la réalité.Et c'est pour éviter que son conjoint souffreteux ne propage encore son secret que Linda l'a zigouillé.Elle a ensuite fait croire à l'enquêteur Dupuis (Stéphane Gagnon) que Jérôme, avant de rendre son dernier souffle, lui avait avoué le meurtre de la petite Laurie.Linda s'assure ainsi que personne ne vienne fouiller dans son passé.Il y a cependant quelque chose qui cloche avec cette théorie.C'est cette même Linda Trottier qui a découvert, sous le matelas du lit familial, une photo chiffonnée de la petite Laurie.Normalement, Linda aurait dû reconnaître son propre visage sur le cliché, non ?Autre question : une fillette victime d'un rapt en bas âge arrive-t-elle à oublier totalement les premières années de sa vie ?On parlerait alors d'un grave syndrome de Stockholm avec amnésie complète.Il faudra prêter attention à tous les détails dans les semaines à venir, car l'auteure Chantal Cadieux y porte un soin maniaque.Ah oui, les membres des cinq fers en l'air sont Claire, Andrée, Évelyne, Céline et Marie-France, pour ceux et celles que ça turlupinait.La grande paix?Nous avons appris le weekend dernier que Véronique Cloutier participera à l'édition spéciale du Banquier de dimanche (19h) consacrée aux 30 ans du gala Artis de TVA.Cela faisait presque 20 ans que Julie Snyder et Véro n'avaient pas partagé le même petit écran.Autre signe que la querelle Québecor-Radio-Canada s'estompe tranquillement?On me glisse que Julie Snyder apparaîtrait dans le tout premier épisode du Ti-Mé Show à Radio-Canada, que copilo-teront cet hiver Popa (Claude Meunier) et Pogo (Rémy Girard).La séquence où Ti-Mé visite la résidence personnelle du couple Péladeau-Snyder à Outremont aurait déjà été tournée, me rapportent des espions au front de cette guerre froide.Le producteur du Ti-Mé Show, Luc Wiseman d'Avanti, n'a ni confirmé ni infirmé nos informations.«Ily a un embargo sur le nom des invités, qui ont tous signé une entente de confidentialité », rappelle Luc Wiseman.L'attaché de presse de Julie Snyder, Louis Noël, a observé le même mutisme.Faudra patienter jusqu'à janvier, alors.LADISQ monte Le neuvième gala de l'ADISQ animé par Louis-José Houde a repris du poil de la bête.De 1 069 000 fans en 2013, la fête de la musique québécoise a grimpé dimanche soir à 1 272 000 téléspectateurs, selon la firme Numeris.Le banquier spécial Halloween de TVA a chatouillé la barre des 2 millions avec ses 1 935 000 curieux à l'écoute.Vol 920 s'est stabilisé à 880 000 personnes.a Pour joindre CPI notre chroniqueur: hdumas@lapresse.ca Laurie est bien vivante.Et nous la voyons évoluer sous une autre identité depuis plusieurs épisodes, c\u2019est clair comme le teint du jeune Clovis Landrie.Le fantôme.en attendant l\u2019OSM V** V ?V>\"?,?il» > PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Les quatre jeunes interprètes de Don Pasquale : le ténor Jonathan MacArthur, la soprano Roseline Lambert, le baryton Julien Horbatuk et le baryton-basse Simon Chalifoux.Ac/ CLAUDE GINGRAS EN CLASSIQUE Les musiciens de l'Orchestre Symphonique de Montréal sont rentrés d'Asie le week-end dernier, sur quatre vols différents, après 17 jours de tournée et neuf concerts au Japon et en Chine.Ils reprendront la saison mardi prochain, 4 novembre, avec un chef invité, le Tchèque Jurai Valcuha, et le violoniste Christian Tetzlaff dans le premier Concerto de Szymanowski.D'ici là, soit vendredi et samedi, 20 h, à la Maison symphonique, l'OSM présente un grand classique du cinéma muet, The Phantom of the Opera, de 1925, avec improvisations de William O'Meara à l'orgue.Opéra aux JMC Les Jeunesses Musicales du Canada ont réalisé une production de l'opéra bouffe Don Pasquale, de Donizetti, avec décors, costumes, mise en scène (d'Oriol Tomas), piano et surtitres bilingues, qu'elles présenteront dans 30 villes du Québec, de l'Ontario et des Maritimes cet automne et au printemps.La tournée du petit spectacle débute demain, 20h, à la Maison de la culture Frontenac (2550, Ontario Est).Entrée libre.À la salle Bourgie Cette semaine encore, trois concerts à la salle Bourgie.Demain, 19 h 30, le pianiste Maxim Bernard joue Rachmaninov, Fauré, Bartok, Medtner, Hindemith, Scriabine, Nielsen et Ravel.Jeudi, 11 h: Rameau par Geneviève Soly et ses Idées Heureuses.Vendredi, 18h30, Julie Boulianne et Josh Whelan chantent Berg, Schoenberg et Kurt Weill, avec Olivier Godin au piano.D\u2019autres concerts Trois membres des Musici jouent Mozart, Schubert, Beethoven et les Variations Goldberg de Bach en arrangement pour trio à cordes demain, 20 h, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.Des problèmes techniques nous empêchent de décrypter le message du BP concernant les prochains concerts.Samedi, 12h, au Conservatoire, Jean-Marie Zeitouni dirige l'orchestre des étudiants dans la Symphonie fantastique de Berlioz.Dimanche, 15h30, à l'orgue de l'Oratoire Saint-Joseph : Réjean Poirier dans Bach, Bohm, Buxtehude, Reincken et Pachelbel.Dimanche également, 16 h, Redpath Hall de McGill: concert de 50e anniversaire des Petits Violons.Brahms et Mozart, entrée libre.Nouvel orchestre Nous annoncions la semaine dernière la création d'un nouvel orchestre, l'Orchestre Lyrique de Montréal.En voici un autre: l'Orchestre Intemporel.Dirigé par Frédéric-Alexandre Michaud, il fait ses débuts demain, 20h, à la salle Oscar-Peterson (7141, Sherbrooke Ouest).Au programme : Shéhérazade de Rimsky-Korsakov et 4e Concerto pour piano de Beethoven avec Philip Chiu.Orchestre à McGill L'Orchestre symphonique de McGill, dir.Alexis Hauser, joue Roméo et Juliette de Tchaïkovsky et La Mer de Debussy et accompagne un élève dans le Concerto pour violoncelle de Barber vendredi et samedi, 19h30, Pollack Hall.OM : près de 3000 personnes Le programme Berg-Schubert donné cinq fois, en cinq jours, par l'Orchestre Métropolitain a attiré près de 3000 personnes, plus exactement 2896, soit 1800 à la Maison symphonique et 1096 dans quatre municipalités de la périphérie.FESTIVITÉS DU 375e ANNIVERSAIRE DE MONTRÉAL 15 millions pour les quartiers MARIO CLOUTIER Les trois ordres gouvernementaux se sont engagés conjointement hier à participer aux festivités du 375e anniversaire de Montréal.Même si les investissements de chacun restent à être déterminés, la Ville de Montréal a annoncé que 15 millions de dollars serviraient aux quartiers.Les arrondissements de Montréal pourront installer des œuvres d'art public, créer de nouveaux parcs ou des plages avec les 15 millions de dollars que Montréal leur réserve en vue du 375e anniversaire de la ville.« Ce ne sera pas juste une fête, a déclaré le maire Denis Coderre.C'est un nouveau chapitre.Montréal revient de loin.On est passé à autre chose et cela aura un impact direct sur la qualité de vie des gens.» La Ville lance donc 16 projets de legs en vue du 375e anniversaire, en 2017.Plusieurs projets culturels et artistiques sont du nombre, dont l'aménagement d'une patinoire à l'esplanade Clark dans le Quartier des spectacles et d'une promenade urbaine entre le fleuve et la montagne, le projet Cité Mémoire du duo Michel Lemieux-Victor Pilon, la phase deux de l'expansion de Pointe-à-Callière, l'aménagement du parc Jean-Drapeau et des réaménagements au Biodôme, à l'oratoire Saint-Joseph et à la maison Saint-Gabriel.Québec a confirmé que son aide financière au 375e de Montréal pourrait atteindre 60 millions de dollars en fonction de la participation d'Ottawa, qui n'a pas fait d'annonce particulière hier lors du coup d'envoi de l'organisation des festivités, mais le maire Denis Coderre dit ne pas être inquiet au sujet de la participation du gouvernement fédéral.« C'est une affaire du président du Conseil du trésor, dit-il.On n'a pas besoin de réinventer un programme.Venez investir, on mettra le chiffre que vous voulez, mais on met Montréal sur la carte.On peut fêter le 150e à l'intérieur du 375e.» Le maire faisait ainsi référence au fait que le gouvernement Harper semble plutôt considérer que le 375e anniversaire de Montréal fera partie des célébrations du 150e de la Confédération canadienne.« Notre gouvernement sera au rendez-vous», a toutefois promis le sénateur Jean-Guy Dagenais, en l'absence du ministre conservateur Denis Lebel, retenu à Ottawa en raison du projet de loi contre le terrorisme.La présidente du conseil d'administration de la Société des fêtes du 375e, France Chrétien Desmarais, a souligné que l'apport des trois gouvernements était un « investissement dans le futur de Montréal, ce qui ira au-delà de 2017 ».Le commissaire Gilbert Rozon a par ailleurs insisté sur la nécessité d'obtenir des retombées touristiques importantes lors du 375e anniversaire de la ville.« On fait ça pour que ça rapporte, pas juste pour se faire plaisir», a-t-il déclaré en invitant les créateurs à proposer, d'ici le 19 décembre prochain, des projets à grand déploiement pour les festivités de 2017.«C\u2019est un nouveau chapitre.Montréal revient de loin.On est passé à autre chose et cela aura un impact direct sur la qualité de vie des gens.» \u2014 Le maire Denis Coderre "]
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