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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-11-08, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/cinema MONTRÉAL SAMEDI 8 NOVEMBRE 2014 ' > r ' CINÉMA LAMBERT WILSON LE GOÛT DU MIEL PAGE 3 BLOGUE L\u2019auteur Stephen King affirme que le cinéma est un média éphémère.Découvrez pourquoi à lapresse.ca/siroka KINO LABORATOIRE DE FORMATION CONTINUE PAGE 5 HISTOIRE LE CINÉMA QUÉBÉCOIS BOUDE LA GRANDE GUERRE PAGE 12 PRESSE **3 TT THE THEORY OF EVERYTHING Eddie Redmayne (Les Misérables) et Felicity Jones (The Amazing Spider-Man 2) s\u2019unissent à l\u2019écran pour devenir Stephen et Jane Hawking dans The Theory of Everything de James Marsh.Le premier se glisse dans la peau de l\u2019astrophysicien atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA) et la seconde, dans celle de la femme qui l\u2019a soutenu sans faillir pendant trois décennies.«a UN REPORTAGE DE SONIA SARFATI ET MARC-ANDRÉ LUSSIER EN PAGES 6 ET 7 «*> v PHOTO ASSOCIATED PRESS VOS MOTS CROISES ET TELLEMENT + + ludiques, + interactifs, + conviviaux, vos mots croisés avec + d\u2019outils de résolution.MA PRESSE ET TELLEMENT ¦ ¦ - \u2014\t\tm \ttt\tr ¦ D :\t\t:¦ 1 lAl ilal\t\t LA PRESSE I- CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CINÉMA CINÉMA MAISON TOUS LES FILMS CRITIQUÉS SORTENT EN DVD MARDI.FILM D'ANIMATION HOW TO TRAIN YOUR DRAGON 2 (V.F.: DRAGONS 2) HHH De Dean DeBlois.Le succès de How to Train Your Dragon n'a pas été immédiat lors de sa sortie, il y a quatre ans.Il s'est plutôt construit sur le phénomène du bouche-à-oreille.Et même davantage une fois que le film fut offert sur d\u2019autres plateformes.Une génération d'enfants s'est prise d\u2019affection pour Harold et son ami dragon Krokmou.Dean DeBlois, qui avait coréalisé le film original, signe seul, cette fois, un deuxième volet encore plus ambitieux, lequel, en principe, constituerait l\u2019épisode médian d'une trilogie.Sur le plan esthétique, le film est irréprochable.Cela dit, on reste ici constamment au niveau du premier degré.\u2014 Marc-André Lussier ,1 tLatc Winstct Joshiirolin ! Labor Day La.Fête du Travail DRAME LABOR DAY (V.F.: LA FÊTE DU TRAVAIL) HH 1/2 De Jason Reitman.Avec Kate Winslet, Josh Brolin, Tobey Maguire.Jason Reitman a fait sa marque grâce à des comédies dramatiques astucieuses, marquées d une vraie griffe d auteur : Thank You for Smoking, Juno, Up in the Air, et même Young Adult.Aussi est-on étonné par le choix conventionnel qu'a fait le réalisateur pour son cinquième long métrage.Labor Day est un mélo de facture très classique qui aurait pu être réalisé par un cinéaste sans grande personnalité.Truffé de clichés qu'on dirait parfois sortis d'un autre âge, ce long métrage pourrait trouver son créneau chez les amateurs de drames sentimentaux à l'ancienne.De leur côté, les admirateurs habituels du cinéma de Jason Reitman risquent d\u2019être plutôt déstabilisés.Et désagréablement surpris.\u2014 Marc-André Lussier DRAME BIOGRAPHIQUE JERSEY BOYS (V.F.: JERSEY BOYS) HHH De Clint Eastwood.Avec John Lloyd Young, Vincent Piazza, Erich Bergen, Michael Lomenda.Surtout destiné aux fans du groupe The Four Seasons et à ceux qui étaient adolescents dans les années 60, Jersey Boys est avant tout un exercice de nostalgie.Mode, voitures, musique, c'est toute une époque qui est rappelée à notre souvenir à travers les tribulations de Frankie Valli et de sa sa bande.Adapté d'une comédie musicale qui a cartonné à Broadway, le nouveau film de Clint Eastwood retrace l'ascension et l\u2019éclatement du groupe par l'entremise de ses plus grands succès (Sherry, Walk Like a Man, etc.).L\u2019esthétique carton-pâte qui traverse le film rappelle bien les origines scéniques du matériel, tout en créant une ambiance légèrement décalée.\u2014 Maude LArchevêque SÉRIE TÉLÉVISÉE PENNY DREADFUL THE COMPLETE FIRST SEASON HHH 1/2 Créée par John Logan.Avec Eva Green, Josh Hartnett, Timothy Dalton, Harry Treadaway (huit épisodes en anglais avec sous-titres anglais).Un plaisir pour les amateurs d\u2019intrigues gothiques que cette série se déroulant dans le Londres de Jack l'Éventreur où l'âme humaine dans ce qu elle a de plus noir se conjugue au fantastique, à la (science) fiction et à la littérature.Ici, le docteur Frankenstein et sa créature (la plus forte des lignes dramatiques) imaginés par Mary Shelley croisent le Dorian Gray d'Oscar Wilde et le Van Helsing de Bram Stoker.On ajoute une femme possédée par un démon qui travaille avec un homme prêt à tout pour retrouver sa fille, une certaine Mina (autre référence à Dracula).C'est passionnant, très bien joué et réalisé.\u2014 Sonia Sarfati AUTRES SORTIES ABOUTA BOY Série télévisée développée par Jason Katims à partir du roman de Nick Hornby.Avec David Walton, Minnie Driver et Benjamin Stockham (13 épisodes en anglais).Un trentenaire pas mature devenu millionnaire grâce à la chanson de Noël qu'il a écrite et qui devient malgré lui le mentor d'un gamin de 11 ans, fils d'une nouvelle voisine vaguement hippie.Ça sonne une cloche ?Oui, le roman a aussi servi de base au long métrage mettant en vedette Hugh Grant et un tout jeune Nicholas Hoult, en 2002.La série est presque aussi charmante.HHH (S.S.) TAMMY Comédie de Ben Falcone, avec Melissa McCarthy et Susan Sarandon.Avec ses personnages antipathiques, cette comédie offre une vision du monde misanthrope, mais sans profondeur (sauf celle de notre ennui).HH (M.L.) LE BLOGUE DE MARC-ANDRE LUSSIER Est-ce que Hollywood existe encore ?Dans les faits, oui.Dans la réalité, la ville du rêve demeure un concept abstrait.Il est bien révolu le temps où les artisans du monde entier se rendaient à Los Angeles pour y épouser un mode de vie.A l\u2019époque des Vallée, Villeneuve, Falardeau et Baruchel, Hollywood n'est plus qu'un endroit où l'on passe.À lire à Lapresse.ca/lussier AVANT-PREMIÈRE JOZEF SIROKA TOURNAGE POLANSKI VEUT TOURNER EN POLOGNE, À SES RISQUES ET PÉRILS Le plus célèbre des cinéastes polonais désire tourner un film dans son pays natal, malgré les procédures d'extradition qui pèsent sur lui.Polanski a fui les États-Unis en 1978 afin d\u2019éviter une possible peine de prison à la suite de sa condamnation pour relations sexuelles avec une mineure.Il s'est par la suite réfugié en France qui, contrairement à la Pologne, n'a pas de convention d'extradition avec le gouvernement américain.« J\u2019aimerais montrer à mes enfants le pays où j'ai grandi », a affirmé Polanski en entrevue à la radio polonaise à la fin octobre.Il aimerait y réaliser son prochain projet, basé sur l'affaire Dreyfus, à partir du printemps.Aujourd'hui âgé de 81 ans, le réalisateur de classiques comme Chinatown et Rosemary\u2019s Baby n'a tourné qu'un seul long métrage en Pologne, Le couteau dans l\u2019eau, qui lui a valu une nomination pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1964.Source: The Telegraph \\ ^ CASTIN PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE HENRY CAVILL, DE SUPERMAN À SOLDAT D\u2019ÉLITE L\u2019acteur britannique a profité de sa super-notoriété pour fonder sa propre boîte de production, Promethean Productions.L\u2019interprète de l\u2019homme d\u2019acier, qui revêtira de nouveau sa cape rouge dans Batman VSuperman: Dawn of Justice, à l\u2019affiche le 25 mars 2016, a déjà mis en branle son premier projet en tant que producteur.Il s\u2019agit d\u2019un thriller d\u2019action intitulé Stratton, d\u2019après une série de neuf romans à caractère autobiographique signés Duncan Falconer.L\u2019auteur, qui utilise un pseudonyme, était un soldat d\u2019élite du Special Boat Service, une unité des forces spéciales de la Royal Navy.Cavill incarnera le rôle-titre, John Stratton.Le tournage, qui se déroulera à Rome et à Londres, s\u2019entamera au printemps.On verra prochainement l\u2019acteur de 31 ans au grand écran dans la comédie d\u2019espionnage The Man From U.N.C.L.E.de Guy Ritchie, en salle le 14 août 2015.Source : Deadline PHOTO ASSOCIATED PRESS CASTING PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE PALMARES DES FILMS QUÉBÉCOIS CATHERINE FROT CHANTE FAUX POUR XAVIER GIANNOLI Le réalisateur français Xavier Giannoli achèvera le tournage de son sixième long métrage, Marguerite, le 19 novembre en République tchèque.Dans le rôle principal, Catherine Frot, qui incarne une aspirante chanteuse d\u2019opéra dotée d'une voix atroce au début des années folles.Personne de son entourage n'ose lui dire la vérité, on préfère ricaner dans son dos tout en profitant des soirées mondaines qu'elle organise dans son château luxueux, situé près de Paris.Quand un journaliste malicieux louange un de ses récitals, Marguerite décide de donner son premier concert public, ignorant les réticences de son mari.Le film est librement inspiré de la vie de Florence Foster Jenkins, une infâme soprano américaine qui a été surnommée «la diva du vacarme».Marguerite devrait être prêt pour le prochain Festival de Cannes, où Giannoli a été en lice pour la Palme d\u2019or à deux reprises (Quand j étais chanteur, A l\u2019origine).Source: Cineuropa RECETTES RANG\tTITRE\tWEEK-END ($)\tCUMULATIF ($) 1\tMommy\t81 089\t2 795 655 2\tCeci n est pas un polar\t17 791\t17 791 Z\tLove projet\t1189\t7225 4\tLe pas de la porte\t791\t791 5\tUn parallèle plus tard\t542\t5756 Recettes brutes (avec taxes), compilées en dollars canadiens ($CAN) Toute reproduction partielle ou totale est interdite à moins d\u2019une autorisation spéciale.© 2014 Cineac inc.FLASH-BACK 1937 LA GRANDE ILLUSION JEAN RENOIR Le jour du Souvenir, mardi, il sera intéressant de revoir La grande illusion, grand chef-d\u2019œuvre du cinéma mondial, lauréat du «prix du meilleur ensemble artistique» à la cinquième Mostra de Venise en 1937.Inspiré par la rencontre d'un ancien compagnon d\u2019armes, Jean Renoir a écrit avec Charles Spaak un scénario relatant les plans d\u2019évasion d'un groupe de prisonniers français, retenus dans un camp en Allemagne en 1917.Deux des plus grandes vedettes de l\u2019époque, Jean Gabin et Pierre Fresnay, flanquées du cinéaste et acteur Erich von Stroheim, sont les têtes d\u2019affiche de ce grand classique qui n'a pu être montré en version intégrale qu'à partir de 1958.\u2014 Marc-André Lussier Mardi 11 novembre, 21 h, à TFO Canada.Rediffusion 12 novembre, 0h30 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 NOVEMBRE 2014 CINÉMA lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN CINÉMA CINEMANIA LAMBERT WILSON LE GOÛT PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE DU MIEL Invité d'honneur du festival Cinemania, Lambert Wilson s'est construit une filmographie de belle tenue en butinant d'un genre à l'autre entre deux parenthèses hollywoodiennes.EN TOURNAGE AU QUÉBEC Depuis la mi-septembre, Lambert Wilson tourne dans la région montréalaise Les enragés, une coproduction entre la France et le Québec, réalisée par Éric Hannezo.Bien que le film soit entièrement tourné chez nous, l'intrigue se déroule dans un endroit non identifié.Outre Lambert Wilson, Les enragés met en vedette Virginie Ledoyen, François Arnaud, Guillaume Gouix et Franck Gastambide.Aux côtés de François Arnaud, quelques acteurs québécois font auss[ partie de la distribution, notamment Pierre Lebeau.«Étant cinéphile, Éric Hannezo est tombé un jour sur Cani arrabbiati (Les chiens enragés), un thriller italien que Mario Bava avait réalisé dans les années 70, explique Lambert Wilson.Il a eu l'idée d'en faire une relecture moderne.L\u2019intrigue est concentrée autour d'une prise d'otages.C'est un film d'action.Nous avons passé un mois dans la région de Rawdon et d'Estérel, au beau milieu de la saison des couleurs.Nous n'en verrons malheureusement rien à l\u2019écran, car toutes nos scènes ont été tournées de nuit!» MARC-ANDRÉ LUSSIER La toute première fois qu'il s'est retrouvé sur un plateau de cinéma, Lambert Wilson était adolescent.Alors élève au Drama Centre de Londres, le jeune acteur avait décroché un petit rôle dans Julia, un film réalisé par Fred Zinnemann, cinéaste légendaire à Hollywood.«Il s'agissait de la toute première scène de ma vie - j'ai été convoqué pour une journée de tournage - et je me suis retrouvé à jouer à tête en tête avec Jane Fonda, rappelle-t-il au cours d'un entretien accordé à La Presse.Comme mon personnage devait avoir très peur, Zinnemann a cru que je jouais très bien.En réalité, j'étais vraiment terrorisé ! « Quatre ans plus tard, il m'a proposé sans même me revoir un rôle d'étudiant dans Five Days One Summer.Je suis alors passé par son bureau pour le remercier, on a pris un thé ensemble, et j'ai alors constaté qu'il me regardait d'une autre façon.En fait, il était en train de chercher son personnage de jeune premier.C'était l'époque où les acteurs pouvaient rencontrer directement les metteurs en scène, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.Il ne m'a même pas fait passer d'audition.Je me suis retrouvé à jouer l'un des rôles principaux du film face à Sean Connery!» Le rêve hollywoodien À la fin des années 70 et au début des années 80, l'ambition hollywoodienne de Lambert Wilson était sans équivoque.Pour faire honneur à cette ambition, l'enfant de la balle, dont le père Georges était aussi acteur et metteur en scène, décide d'aller faire ses classes à Londres, histoire de bien maîtriser la langue de Shakespeare.« À l'époque, mon modèle était Robert Redford, explique-t-il.J'aimais ses choix.Il pouvait faire des films politiquement engagés - The Candidate, Three Days of the Condor, etc.- et être un héros romantique tout à la fois.Un film comme Five Days One Summer est arrivé dans ma vie beaucoup plus tôt que je ne l'aurais cru.Ensuite, on m'a offert d'aller tourner Sahara avec Brooke Shields.Ce film était tellement ridicule, et mal mis en scène, qu'il m'a complètement dégoûté de cette tentative hollywoodienne.» Lambert Wilson renonce alors à Hollywood.Une première fois.De retour en France, il tient alors à casser son image de jeune premier en acceptant des rôles d'hommes sombres et torturés.La femme publique (Andrzej Zulawski), Rendez-vous (André Téchiné), Corps et biens (Benoît Jacquot) procèdent notamment de cette volonté tout à fait assumée.« C'était un choix délibéré qui faisait aussi écho au côté plus destroy des années 80», commente-t-il avec un sourire.À l'orée du nouveau millénaire, le destin appelle Lambert Wilson à Hollywood une nouvelle fois.Quand il fait des essais pour The Matrix, l'acteur, plus mûr, est mieux en mesure de faire la part des choses.Et prend les choses avec un peu plus de distance.«J'ai ensuite enchaîné avec d'autres productions hollywoodiennes, des trucs comme Sahara, qui n'a rien à voir avec l'autre film, et Catwoman, fait remarquer l'acteur.Mais les propositions sont devenues moins intéressantes.« Il est très difficile d'être un acteur français à Hollywood.Même si je peux m'exprimer en anglais sans accent, il reste qu'à leurs yeux, je reste un Français.Et dès lors, on ne me propose que des personnages français.« Or, ces rôles relèvent du cliché et sont souvent ridicules.Je ne suis pas prêt à sacrifier la vie que je mène pour m'installer à Los Angeles, une ville où je ne suis pas à mon aise.En fait, l'éloignement ne me réussit pas.» Une carrière multiple Lambert Wilson, dont le nom peut facilement être anglicisé, estime lourd le poids identitaire français.« Je suis très attiré par culture anglo-saxonne, mais il est vrai qu'il existe un fossé entre Londres et Paris encore plus grand que l'Atlantique ! » Aujourd'hui, l'acteur préfère se concentrer sur une carrière multiple, où comédies musicales, théâtre et cinéma lui permettent d'explorer toutes les facettes de son talent.«Je suis guidé par le plaisir de jouer, dit celui qui, récemment, a tenu l'affiche pendant un mois dans The King and I au Théâtre du Châtelet à Paris.La notoriété n'est pas un but en soi, si ce n'est d'en avoir un minimum de manière à pouvoir accéder à de beaux projets.Mon moteur n'est ni la gloire ni l'argent.Plutôt la subs-tantifique moelle du jeu.C'est ce qui me motive.Je cherche le miel, en fait.Je butine.Ma démarche est peut-être moins limpide, mais en France, on me propose des choses variées et intéressantes.» L'acteur déplore toutefois l'absence de rayonnement international des œuvres de langue française.«Peut-être est-ce le prix à payer pour notre arrogance, dit-il.Mais le fait est que nous sommes isolés.Les œuvres qui parviennent à percer le marché international en français correspondent à l'idée que se font les étrangers de la France.«De leur côté, plusieurs artistes français se croient encore les rois du monde et sont surpris de ne pas être reconnus quand ils sortent du monde francophone.Ou même quand ils sortent de la France! » Lambert Wilson a choisi lui-même les neuf films faisant partie de la sélection présentée à la Cinémathèque québécoise.« J'ai évidemment choisi un film de Resnais (Pas sur la bouche), même si j'aurais pu en choisir quatre.Je ne pouvais pas passer à côté de Des hommes et des dieux non plus.Pour les sept autres, j'ai choisi des films que j'aurais envie de revoir en compagnie d'amis.Il y a très longtemps que je n'ai pas revu La vouivre.Je garde un excellent souvenir de ce film réalisé par mon père.» Dans le cadre de Cinemania, la classe de maître de Lambert Wilson a lieu aujourd\u2019hui, à 16h30, au Cinéma Impérial.Entrée libre.« Mon modèle était Robert Redford.J\u2019aimais ses choix.Il pouvait faire des films politiquement engagés et être un héros romantique tout à la fois.» \u2014 Lambert Wilson metropolefilms.com 0>' ¦ R À&fÂtr SÜÜÜ^â: « Un LUCHINI IMPECCABLE et une DIVINE GEMMA ARTERTON.» k> Parisien W ?\t4 « Un grand moment de JUBILATION ! » Le Journal du Dimanche ?é JM « Un film tout en GRÂCE, en COMÉDIE et en mélancolie.» SH OUEST ^Gaumont métrofDoje FILM D\u2019OUVERTURE DU FESTIVAL DE FILMS CINEMANIA Fabrice Luchini Gemma Arterton un film de Anne Fontaine 1 PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 NOVEMBRE 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CINÉMA La grande odyssée de Nolan PHOTO FOURNIE PAR PARAMOUNT Deux astronautes (Anne Hathaway, Matthew McConaughey) s\u2019envoleront à la découverte d\u2019une nouvelle planète habitable pour sauver l\u2019humanité.COOPER ,,anc5M'I INTERSTELLAR (V.F.: INTERSTELLAIRE) HHHH_______________________ Drame de science-fiction de Christopher Nolan.Avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine.2h48.MARC-ANDRÉ LUSSIER Quand on entre dans l'univers d'Interstellar, on croirait presque se retrouver dans un film de Terrence Malick.Des champs.Vastes et desséchés.Un héros de western moderne dans des nuages de poussière, façon Kaufman et The Right Stuff.Indéniablement, on nous propose ici un film sous influences.Dont la moindre n'est certes pas celle liée au chef-d'œuvre de Kubrick 2001 : A Space Odyssey, véritable vaisseau amiral des films d'exploration spatiale.Malgré tout, Christopher Nolan parvient à offrir une œuvre parfaitement distinctive, éminemment personnelle.Là réside d'ailleurs la plus grande surprise de cette superproduction ambitieuse dont les effets sont toujours bien mesurés.Pour la première fois, le réalisateur d'Inception ose le lyrisme.Et n'hésite pas à s'aventurer sur le terrain de l'émotion.Comme s'il s'agissait d'une dernière frontière à explorer.Au cœur de l'histoire, un père et sa fille.Cooper (Matthew McConaughey) est un éminent pilote d'essai dont les rêves furent brisés par des problèmes plus « urgents » à régler.La planète étant en train de s'assécher pour ne plus produire que des épis de terre, Cooper a consacré les plus récentes années de sa vie à tenter de tirer des choses comestibles des immenses champs de maïs brûlé qu'il cultive.Quitter la Terre La science étant devenue une matière honteuse qu'on entache de révisionnisme dans les écoles (on enseigne que la mission Apollo n'était qu'une fumisterie destinée à ruiner l'économie soviétique), la NASA est maintenant une organisation clandestine.Cooper et sa fillette Murphy, entichée d'astronomie, sont pourtant destinés à se retrouver un jour dans l'antre secret de la NASA.Le sort de la Terre étant jeté, on offrira à l'ancien pilote, aussi ingénieur, la chance de mener un équipage hors du système solaire, histoire de trouver quelque part une planète compatible où les Terriens pourraient émigrer.Sur le plan visuel, ce périple nous vaut quelques scènes extraordinaires.Sans miser sur la quincaillerie habituelle pour provoquer des sensations fortes, Nolan dose magnifiquement ses effets.Et laisse le spectateur entrer dans l'inconnu de la même façon que ses personnages.Il est d'ailleurs assez remarquable de constater à quel point le cinéaste, qui s'est beaucoup appuyé sur les théories de l'astrophysicien Kip Thorne pour l'élaboration de ce projet, laisse la parole à la science.Il manie ainsi des concepts abstraits sans que jamais sa dramaturgie n'en souffre.Vrai qu'en près de trois heures de projection, certains passages pourront sembler plus fastidieux, et même nous échapper parfois, mais le récit reste néanmoins captivant.En jouant aussi sur les notions d'espace et de temps, et en mettant au centre de l'histoire la relation qu'entretient Cooper avec sa fille, Nolan s'assure ainsi de toujours labourer simultanément un terrain plus intime.Furieuse que son père l'ait quittée pour aller dans l'espace sans lui donner une date de retour précise, Murphy, jouée à l'âge adulte par Jessica Chastain, fait ainsi le lien entre l'infiniment personnel et l'infiniment grand.Accomplissement de taille On pourra parfois déplorer un peu la lourdeur du propos (les touches d'humour sont rares) et la teneur d'un récit qui s'étire en longueur par moments, mais ces réserves restent mineures.Dans les faits, l'accomplissement du cinéaste en est un de taille.Interstellar ne détrônera pas Inception au sommet du palmarès nolanien, mais on pourra néanmoins l'inscrire dans la frange supérieure de l'œuvre.Christopher Nolan tournant toujours sur pellicule, il convient par ailleurs de rappeler qu'au Québec, seul le cinéma Banque Scotia de Montréal est en mesure de présenter le film dans les conditions souhaitées par le cinéaste, soit en 70 mm et IMAX.Quelques cinémas de la province proposent de leur côté Interstellar (Interstellaire) en IMAX numérique.Pour la première fois, Nolan ose le lyrisme.Et n\u2019hésite pas à s\u2019aventurer sur le terrain de l\u2019émotion, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une dernière frontière à explorer.^ ê1 ÇV\" PHOTO FOURNIE PAR FILMS SÉVILLE Orphelin dès le plus jeune âge, Henri Henri (Victor Andrés Trelles Turgeon) devra trouver seul son chemin dans la vie.?UN THRILLER GÉNIAL « ?LAPRESSE ?JOURNAL DE MONTREAL ?THEGAZETTE I.r y ntt*rlLÿiH rilD LE ROHm JAKE GYLLENHAAL NOUS OFFRE LA PERFORMANCE DE SA CARRIÈRE HOEEMONPOST ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR DAN GILROY ® MAINTENANT AU CINÉMA CRemstcr CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS RemstarFilms Lumineux HENRIHENRI ?1/2 Conte fantastique de Martin Talbot.Avec Victor Andrés Trelles Turgeon, Sophie Desmarais, Marcel Sabourin et Michel Perron.1 h 40.ANDRÉ DUCHESNE Certains sortiront du vision-nement d'Henri Henri le cœur léger et la tête remplie de ces plans-séquences délicieux dont la patine nous rappelle celle des films de Wes Anderson, Tim Burton et autres créateurs de contes au grand écran.Fort bien.Mais au-delà de la signature esthétique, il faut saluer le travail d'écriture de Martin Talbot, scénariste et réalisateur.Ce créateur, associé aux quatre dernières saisons de la télésérie Les Parent, est un fin renard.Avec un malin plaisir, Talbot sème tout au long de son film des détails qui, s'ils nous semblent insignifiants au moment de passer sous nos yeux, convergent dans une scène de dénouement mémorable.Le lecteur aura compris que le film nous a enchantés.Et ce, malgré certaines aspérités évidentes.Voyons voir.Henri Henri est l'histoire d'un orphelin (Victor Andrés Trelles Turgeon) qui, devenu adulte, doit quitter le couvent où il a presque toujours vécu pour faire son chemin dans le vaste monde.Grosse commande quand on ne connaît personne.PRIX DU JURY FESTIVAL DE CANNES REPRESENTANT DU CANADA AUX OSCARS* Anne Dorval Antoine Olivier Pilon Suzanne Clément ?O.llro mîtes UNE MONTAGNE RUSSE D\u2019ÉMOTIONS, DE RIRES ET DE SUSPENSE.» JÉPHANE LECLAIR ici
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