La presse, 28 octobre 2015, Cahier A
[" Montréal mercredi 28 octobre 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 132e année No 008 42 pages, 3 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées JOURNALISME LAPRESSE OBTIENT SIX NOMINATIONS AUX PRIX JUDITH-JASMIN pagea2 LA PRESSE MUSIQUE L ANNÉE LELOUP L\u2019artiste remporte deux Félix au premier gala de l\u2019ADISQ.ARTS PAGE A20 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE EXCLUSIF QUEBEC VIENDRA EN AIDE À BOMBARDIER AFFAIRES PHOTO FOURNIE PAR BOMBARDIER CIATIONS EN ÉDUCATION GUERRE Les pourparlers entre les syndicats et le gouvernement se poursuivent alors qu\u2019en toile de fond, on lance des affirmations et des données souvent contradictoires.Portrait de la situation.PAGES A2 ET A3 RASSUREZ-MOI, R LE MINISTRE.?\tPAGE A5 MONSIE PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE MICHÈLE OUIMET LA FEMME QUI REFUSE DE SE CACHER PAGE A6 PATRICK LAGACÉ OÙJE DANSE LE TANGO AVECADIL PAGE A14 NATHALIE PETROWSKI BIANCA ET LA PETITE GABRIELLE ARTS PAGE A22 STÉPHANIE GRAMMOND LA REVANCHE DE DAVID CONTRE LE FISC AFFAIRES Ot % « LEJOU DELA POMM Les résultats d\u2019Apple surpassent les attentes AFFAIRES PHOTO MIKE SEGAR, ARCHIVES REUTERS £L/.NACHO PIATTI LE POIDS DE LEXIL Le numéro 10 argentin de l\u2019Impact éprouve un sentiment de culpabilité, si loin des siens.SPORTS PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE «Les grèves tournantes, c\u2019est excellent, ça nous fait économiser de l\u2019argent.» \u2014 Martin Coiteux OBn Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621 924987651 Libres 232 PAGES PLUS DE 100 PHOTOS HISTOIRES PE MOTOS ?14 personnalités*des constructeurs ?des relookeurs ^rr Offert en librairie ou sur ?des artisans nous livrent leur passion.\teditionsiapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub * * AMOUREUX FOUS =DE LA MOTO TEXTES DE FRANCO NUOVO ET PHOTOS DE LAURENCE LABAT 116 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 GRÈVES DANS LE SECTEUR PUBLIC L\u2019éducation en huit leçons LOUISE LEDUC En ces jours de grève des enseignants, de négociations dans le secteur public et de chaînes humaines pour sauver l\u2019école publique, beaucoup d\u2019affirmations et de chiffres contradictoires sont lancés ici et là.Comment s\u2019y retrouver?Dans un premier temps, retour sur quelques données, puis débat sur ce qui ne tourne pas rond en éducation, selon divers acteurs du milieu.\t \t Amusez-vous !\tSPORTS 12 Astrologie du jour\tSPORTS 10 Débats\tA18 et A19 Décès\tSPORTS 6 à 10 Monde\tA16 et A17 Petites annonces\tSPORTS 5 Sudoku\tAFFAIRES 6 Météo\t Pluie en après-midi, maximum 10, minimum 9.SPORTS 5\t VOUSAVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE ?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE En 2001-2002, l\u2019éducation représentait 23 % de toutes les dépenses de programmes du gouvernement.En 2015-2016, l\u2019éducation représente toujours 23%, et sa part a oscillé entre 22 et 23 % dans l\u2019intervalle.L\u2019ÉTAT SE DÉSENGAGE-T-IL DE L\u2019ÉDUCATION?Une bataille d'experts est en cours au sujet de l'évolution des dépenses en éducation au fil de temps.Le débat est compliqué par des changements de normes comptables au cours des 15 dernières années (dont celui, très important, de 2009) et par le fait que le ministère de l'Éducation s'est transformé au fil des ans (pour inclure, certaines années et d'autres pas, l'Enseignement supérieur et la Recherche, ou alors la Culture, dans les chiffres du Conseil du trésor).Le plus parlant, finalement, est peut-être de montrer ici l'évolution des dépenses selon le Conseil du trésor, en chiffres et en pourcentages.Résultat: les augmentations annuelles varient, depuis 15 ans, entre 1,5 et 6,8%.Avec sa prévision de hausse de dépenses qui plafonnera à 0,2% en 2015-2016, à 1,6% en 2016 et à 2,4% en 2017-2018, ce sont vraiment des années de vaches maigres en éducation.Détail important: d'année en année, les professeurs changent d'échelon, de sorte que les salaires - qui représentent les trois quarts du budget en éducation - font augmenter les chiffres.Notons cependant qu'il y a aujourd'hui moins d'élèves dans les écoles primaires et secondaires, publiques et privées (une baisse de 11% de 1998-1999 à 2012-2013, selon le rapport d'experts Champoux-Lesage).L\u2019ÉDUCATION EST-ELLE UNE PRIORITÉ AU QUÉBEC?En 2001-2002, l'éducation représentait 23 % de toutes les dépenses de programmes du gouvernement.En 2015-2016, l'éducation représente toujours 23%, et sa part a oscillé entre 22 et 23% dans l'intervalle.« C'est déjà un exploit en soi, dans la mesure où les autres portefeuilles ont été beaucoup réduits en raison des grosses hausses en santé », note Michel Magnan, professeur en comptabilité à l'Université Concordia et membre du groupe CIRANO, qui se prononce régulièrement sur les politiques publiques.COMMENT SE COMPARE-T-ON AVEC LE RESTE DU CANADA?Selon le ministère de l'Éducation, la dépense globale par élève au Québec est un peu moins élevée que celle observée dans le reste du Canada, surtout parce que les salaires du personnel scolaire sont en général moins élevés au Québec, en dollars courants.D'autres éléments coûtent cependant plus cher au Québec: les ratios élèves-enseignants moindres au cours des dernières années, les dépenses plus importantes en formation professionnelle, en services de garde et en transport scolaire, notamment.OÙ EST ALLÉ L\u2019ARGENT?Au cours des dernières années, beaucoup de subventions en éducation ont été consacrées à la lutte contre le décrochage scolaire, à la réduction de la taille des classes et au soutien aux élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage et d'adaptation.À eux seuls, les tableaux blancs interactifs ont aussi coûté 240 millions.Dans un milieu où les dépenses incontournables (les salaires, l'immobilisation, etc.) gobent une grande partie des budgets, ces sommes ressortent beaucoup - tout comme le fiasco immobilier de l'Université du Québec à Montréal, qui a coûté 400 millions aux contribuables québécois.Y A-T-IL BEAUCOUP MOINS DE PROFESSIONNELS DANS LES ÉCOLES POUR AIDER LES PROFESSEURS?Selon la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation, il y a eu une baisse importante des effectifs sous Lucien Bouchard et dans la foulée du déficit zéro.Ensuite, on a noté une nette remontée du nombre de professionnels (orthophonistes, orthopédagogues, psychologues, bibliothécaires, psychoéducateurs, etc.) dans le réseau scolaire sous Jean Charest.Ainsi, en chiffres, il y avait, en équivalents temps plein, 4697 professionnels dans le réseau en 1993-1994.En 1998-1999, il n'y en avait plus que 3760.En 2012-2013, il y en a eu plus que jamais, soit 6361 professionnels (équivalents temps plein).Vérification faite auprès de son service de communications, la Fédération des professionnels ne dispose pas encore des chiffres pour 2013-2014 et pour l'année scolaire qui vient de s'amorcer.Cependant, à la Commission scolaire de Montréal, qui compte 166 écoles primaires et secondaires, 67 professionnels -tous types confondus - auraient perdu leur poste cette année.LES ENSEIGNANTS SONT-ILS MAL PAYÉS?Au Québec, selon leur convention collective, les enseignants gagnent cette année entre 39 291 $ (au premier échelon) et 76 486$ (au dernier échelon).Selon les données de Statistique Canada, côté salaire, les enseignants québécois se situent au milieu du peloton.Ils sont mieux payés qu'en Colombie-Britannique, mais beaucoup moins rémunérés que leurs pairs alber-tains.(Statistique Canada n'a cependant pas tenu compte des différences dans le coût de la vie.) Le problème, comme l'a souligné dans La Presse le chroniqueur Francis Vailles, c'est que pour atteindre le sommet de l'échelle, les enseignants québécois doivent patienter au moins 15 ans, ce qui est plus long que dans n'importe quelle autre province.Avec 10 ans d'ancienneté, les enseignants du Québec sont les moins bien payés du Canada, loin derrière la moyenne canadienne.COMMENT SE COMPARE LE SALAIRE D\u2019UN ENSEIGNANT À CELUI D\u2019AUTRES PROFESSIONNELS?Selon Emploi Québec, le salaire médian horaire d'un enseignant au préscolaire/primaire se situait entre 31 et 33,33 $, selon l'édition 2014 du Guide des professions.En comparaison, le salaire médian des policiers est de 33,17$ (cadres supérieurs exclus) et celui des infirmiers, de 30 $ (33 $ pour les infirmiers en chef et superviseurs).POURQUOI VOIT-ON TANT DE CHIFFRES CONTRADICTOIRES CIRCULER?En avril, le ministre de l'Éducation chiffrait ses dernières coupes à 200 millions.La Fédération des commissions scolaires?À 350 millions.À l'intérieur même du gouvernement, l'énormité des chiffres en jeu et la gigantesque machine gouvernementale font en sorte qu'il est difficile de s'y retrouver quand on compare des documents du Conseil du trésor, de l'Éducation ou des Finances.Rappelons qu'à son arrivée au pouvoir, Philippe Couillard avait avoué avoir été étonné de ne pas avoir le nombre exact de fonctionnaires, la réalité étant particulièrement floue en santé et en éducation.SPECTRE 007*- DANS LES CINEMAS O OMEGA OMEGA Wife 9 35» fil) Disponible chez: Château D'Ivoire ¦ 2020 Rue de la Montagne ¦ 514.845.4651 SPECTRE © 2015 Danjaq, MGM, CPU.SPECTRE, 0C and related James Bond Trademarks, TM Danjaq.All Rights Reserved.SIX NOMINATIONS POUR LA PRESSE AUX PRIX JUDITH-JASMIN LOUIS-SAMUEL PERRON L'excellence des journalistes de La Presse est à l'honneur aux prix Judith-Jasmin, qui couronnent les meilleurs articles et reportages de la communauté journalistique québécoise.Grandes enquêtes, reportage vidéo, nouvelles exclusives : 11 artisans de La Presse ont décroché hier six nominations aux prestigieux prix dans de nombreuses catégories.Quatre journalistes de La Presse se feront la lutte dans la catégorie Nouvelles - médias nationaux.Vincent Larouche et Daniel Renaud sont nommés pour leur article « Du cégep à la Syrie : six Québécois manquent à l'appel ».En février dernier, ils ont révélé comment de jeunes Québécois auraient quitté le pays pour prendre les armes en Syrie.Annabelle Blais et Gabrielle Duchaine sont en nomination pour un article sur la mort tragique d'un bambin happé par une voiture de police roulant à tombeau ouvert.La journaliste Katia Gagnon a obtenu une nomination dans la catégorie Enquêtes pour « Morphine à volonté », où elle démontre comment elle a obtenu facilement près de 400 comprimés de morphine en simulant un mal de dos.Dans la catégorie Grand reportage, Isabelle Hachey est en lice pour « Dans les griffes des fous d'Allah : au marché des femmes ».L'envoyée spéciale s'est rendue dans le Kurdistan irakien pour recueillir les témoignages de victimes du groupe armé État islamique.La chroniqueuse de La Presse Affaires Stéphanie Grammond s'est démar- «Cette nouvelle récolte de nominations aux Judith-Jasmin montre à quel point notre salle de rédaction est bourrée de talent.» \u2014 Eric Trottier, vice-président et éditeur adjoint de La Presse quée dans la catégorie Journalisme de service pour sa série de chroniques sur l'endettement et la détresse financière.Dans la catégorie Multimédia, le journaliste Tristan Péloquin est en nomination pour la vidéo « Dans la peau d'un chauffeur d'Uber X», qui montre les dessous de ce service de transport controversé.Les vidéastes Martin Leblanc et Bénédicte Millaud ainsi que le monteur Maxime Bélisle sont aussi nommés.Le talent reconnu « C'est une autre grande année pour La Presse et ses journalistes, a déclaré le vice-président et éditeur adjoint Éric Trottier.Cette nouvelle récolte de nominations aux Judith-Jasmin montre à quel point notre salle de rédaction est bourrée de talent.Alors que l'on demande plus d'efforts que jamais à nos journalistes, ça me touche de voir que notre travail journalistique est une fois de plus reconnu.» M.Trottier souligne également les 15 nominations aux prix Antoine-Désilets obtenues par La Presse la semaine dernière.« Je le répète souvent : on retrouve dans notre salle de rédaction des journalistes et photographes parmi les meilleurs au pays.Ils nous permettent jour après jour d'offrir à nos lecteurs des contenus d'une richesse inégalée.Et nos lecteurs nous le rendent bien puisque l'on bat présentement des records de lectorat sur La Presse+.Tout cela augure bien pour l'avenir de notre média.» Les lauréats seront connus le 21 novembre lors du Congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 A3 GREVES DANS LE SECTEUR PUBLIC Des idées pour une meilleure école PHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL Cloé Robillard, mère d\u2019une enfant à mobilité réduite qui s\u2019est battue pendant trois ans pour que sa fille ait physiquement accès à sa classe ^ Pour ma fille, je pense qu\u2019il a dû y avoir quelque chose comme 25 plans d\u2019intervention.Je ne compte plus le nombre de rencontres qu\u2019il y a eu avec la direction, les enseignants, les spécialistes de toutes sortes.^ D\u2019un côté, il y a tout ce niaisage administratif, toutes ces évaluations pour cocher une petite case, et de l\u2019autre, il y a tellement de feux à éteindre, tellement de cas lourds pour les professeurs sur le terrain qu\u2019ils n\u2019y arrivent tout simplement pas.« Pendant toute cette saga, j\u2019ai eu l\u2019impression qu\u2019à la Commission scolaire [de la Capitale, à Québec], on riait vraiment de nous.» ¦¦ «rt PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE Normand Baillargeon, essayiste et ex-professeur à la faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019UQAM ^ D\u2019abord, seule l\u2019élite devrait être admise dans les facultés d\u2019éducation, alors qu\u2019aujourd\u2019hui, les universités admettent le plus grand nombre possible d\u2019étudiants pour avoir plus dargent.^ Un grand ménage des facultés d\u2019éducation s\u2019impose aussi pour balancer tous ces cours bidon et pour ne conserver que les théories reposant sur les recherches scientifiques les plus récentes.On devrait aussi y inclure des cours de formation générale pour que les futurs profs, par exemple, sachent bien qui est Platon.^ Si j\u2019étais enseignant aujourd\u2019hui, je fermerais la porte de ma classe pour mieux mettre de côté la réforme et enseigner en me basant sur les meilleures données probantes en pédagogie.Au lieu de multiplier les \u201cprojets\u201d, je reviendrais à un enseignement systématique, explicite, progressif, en respectant un ordre précis des connaissances à inculquer et en l\u2019assortissant d\u2019exercices.» PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Enseignante au primaire, en adaptation scolaire (qui a demandé l\u2019anonymat) Je n\u2019ai pas l\u2019impression qu\u2019il manque dargent pour l\u2019éducation, mais qu\u2019il est tout le temps mal dépensé.On a juste à regarder les locaux des commissions scolaires et à les comparer avec ceux des écoles pour voir où va largent.Moi, dans ma classe, aucune des fenêtres ne peut être ouverte de plus de quelques centimètres, et c\u2019est comme cela depuis des années.^ Les tableaux blancs ont coûté une petite fortune.Ils pourraient sûrement être très utiles, mais comme nous n\u2019avons reçu qu\u2019une formation de deux heures, nous ne savons pas trop comment en tirer le meilleur parti.Je me désole par ailleurs de voir à quel point les programmes sont mal adaptés pour ceux qui ont de grosses difficultés d\u2019apprentissage.A quoi bon leur donner à résoudre des problèmes mathématiques complexes alors qu\u2019ils arrivent à peine à faire de simples opérations?[.] Dans leur cas, ne pourrait-on pas aller à l\u2019essentiel pour tenter de les rendre autonomes d\u2019ici la fin de leur cheminement scolaire » PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Julien Prud\u2019homme, professeur associé au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie à l\u2019UQAM ^ Plusieurs projets prétendument fondés sur la science ont coûté des fortunes durant les 15 dernières années - le renouveau pédagogique [la réforme], les tableaux blancs interactifs, etc.- et il serait temps de mettre en place des mécanismes de contrôle destinés à s\u2019assurer que les décisions respectent des consensus scientifiques véritables.Ces mécanismes pourraient avoir un rôle analogue à celui de l\u2019Institut national d\u2019excellence en santé et en services sociaux et l\u2019Institut national de santé publique en santé.^ Par ailleurs, en ce qui a trait aux élèves handicapés ou en difficulté dadaptation ou d\u2019apprentissage, les dollars engagés ces dernières années ont surtout gonflé le recours aux diagnostics (alors que ça devait les filtrer) et détourné des sommes importantes vers une débauche dévaluations individuelles et un saupoudrage de services.^ En lieu et place, on devrait détacher l\u2019accès aux services de l\u2019obtention d\u2019un diagnostic et donner à un agent de l\u2019école (orthopédagogue ou autre personne qualifiée en la matière) le rôle dacteur-pivot pour suivre de façon adéquate chaque enfant en difficulté.» PHOTO ERICK LABBE, LE SOLEIL Egide Royer, professeur à la faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université Laval ^ Le plus important, c\u2019est d\u2019intervenir très tôt dès qu\u2019un enfant présente un problème langagier ou de lecture.Alors oui, il en faut, des maternelles 4 ans, et il en faut beaucoup.Dès qu\u2019on constate qu\u2019un élève accuse du retard, il faut vite laider, de façon intensive.^ Aussi, les grandes décisions sur l\u2019éducation au Québec n\u2019ont pas à être liées aux négociations dun contrat de travail.De l\u2019orthophonie pour un élève qui en a besoin, c\u2019est un droit, et ça ne doit pas être une revendication syndicale sur laquelle il peut y avoir marchandage.^ Laide aux devoirs?La taille des classes?Ça peu d\u2019impact sur la réussite des élèves.Oui, ça allégera la tâche des enseignants d\u2019avoir moins d\u2019élèves, mais pour celui qui a du mal à lire, qu\u2019il soit dans une classe de 19 ou de 21, ça ne fait pas une grande différence.Pour l\u2019enseignant, ce n\u2019est pas tant une question de temps que de savoir comment s\u2019y prendre.Or, à l\u2019université, les jeunes ne reçoivent à peu près pas de formation en adaptation scolaire.» S PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l\u2019enseignement Si on n\u2019avait qu\u2019un dollar à investir en éducation, il faudrait l\u2019investir dans la prévention en milieu défavorisé et dans les maternelles 4 ans.^ Pour le reste, il faudrait que le gouvernement investisse largent au bon endroit plutôt que de le dilapider n\u2019importe comment.On a mis 1 milliard sur 10 ans dans un programme de décrochage scolaire, mais sans qu\u2019une bonne reddition de comptes soit exigée.Résultat: des commissions scolaires ont pigé dans cette enveloppe pour rénover des salles de casiers.On a aussi gaspillé des sommes colossales dans une réforme pédagogique qui fonctionne peut-être pour les élèves qui ont de la facilité, mais pas pour ceux qui ont des problèmes d\u2019apprentissage.Ceux qui ont osé s\u2019y opposer se sont fait accuser d\u2019être réfractaires au changement.On ne cesse aussi de multiplier l\u2019embauche de conseillers pédagogiques dont la fonction n\u2019est pas daider les professeurs, mais de les surveiller pour qu\u2019ils vendent correctement les politiques des commissions scolaires - les bras armés du ministère de l\u2019Education.» Coiteux dénonce des actes PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Des grévistes ont bloqué l\u2019accès au palais de justice de Montréal.« inacceptables» TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Des grévistes ont empêché des travailleurs qui ne sont pas en débrayage d'accéder aux édifices gouvernementaux, dénonce le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.Il envisage de «prendre les moyens nécessaires» pour que cela ne se reproduise pas.Le Syndicat de la fonction publique (SFPQ) conteste les propos du ministre.Le front commun syndical a tenu sa deuxième journée de grèves tournantes, hier.Environ 125 000 syndiqués étaient en débrayage.Martin Coiteux a constaté que des syndiqués du secteur public « ont bloqué l'accès au milieu de travail à des gens qui ne sont pas en grève».Le Conseil du trésor a précisé que ça a été le cas au palais de justice de Montréal, au complexe G et à la SAAQ à Québec.« On observe ça attentivement et, au besoin, on prendra les moyens nécessaires », a-t-il affirmé en marge d'une réunion du caucus libéral.Il a refusé de préciser les recours qui sont envisagés.«Je dis simplement que c'est inacceptable d'empêcher les gens d'accéder à leur milieu de travail.Je n'en dis pas plus pour l'instant.On suit ça de près.» Le SFPQ soutient quant à lui que des travailleurs n'ont pas voulu franchir des piquets de grève.Ce serait le cas de professionnels du gouvernement qui pourraient eux-mêmes recourir à la grève éventuellement.« Personne ne s'est battu pour pouvoir entrer», a dit un porte-parole du SFPQ.Toujours selon le syndicat, les gestionnaires ont décidé de renvoyer les travailleurs à la maison ou encore de recourir à la police pour les faire entrer.Lorsque les policiers de Québec sont intervenus, à la SAAQ ou encore à l'édifice Marly, les grévistes ont finalement laissé les travailleurs accéder à leur lieu de travail, selon le SFPQ.Certains professionnels sont entrés au bureau en marchant à reculons pour signifier leur malaise.Dans d'autres régions, toutefois, des syndiqués ont empêché des citoyens d'avoir accès à des édifices gouvernementaux.Selon le ministre Gaétan Barrette, les services essentiels sont assurés comme prévu jusqu'ici, sans entrave, au sein du réseau de la santé.Les quelque 450 000 membres du front commun auront fait la grève au cours de la semaine.« Je trouve ça un peu regrettable qu'on en vienne à ce stade-ci à des moyens de pression comme ceux-là.Ça affecte la population», a réagi Martin Coiteux.Selon lui, « ça va relativement bien aux tables de négociation», mais « peut-être pas aussi vite que l'on voudrait ».« Il y a vraiment certaines avancées qui se font», a-t-il soutenu.La présidente du Syndicat de la fonction publique du Québec, Lucie Martineau, disait quelques heures plus tôt que le gouvernement s'est contenté de retirer quelques demandes qui étaient jugées inacceptables.Jusqu'ici, il n'y a pas d'avancée pour les travailleurs, selon elle. NISSAN Innover pour exalter CONSULTEZ CHOISISSEZNISSAN.CA POUR PLUS DE DÉTAILS L\u2019ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC MEILLEUR CHOIX SÉCURITAIRE2 À l\u2019achat au comptant ou au financement sur VUS Nissan 2015 et 2016 sélectionnés.NISSAN ROGUE S 2016 BOUCLIER DE SECURITE NISSAN AVEC SYSTÈME DE FREINAGE D'URGENCE1 Ces offres sont en vigueurdu 20 octobre au 2 novembre 2015 chez les concessionnaires Nissan participants.Les offres s'appliquent aux modèles 2015 et2016 sélectionnés en inventaire seulement, sont exclusives et peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis et ne peuvent être combinées à aucune autre offre, à l'exception des dollars d'exploitation additionnables.Ces offres n'ont pas de valeur d'échange au comptant.Les offres sont d'une durée limitée et sont soumises à l'approbation de crédit par Nissan Canada Finance.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Visitez votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.* 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(Y6RG16 AA00)àtraction avant n'est pas éligible à l'offre de crédit de la «Traction intégrale intuitive sans frais ».Les frais de transport et de prélivraison, la surcharge sur le climatiseur (100 $) (si applicable), les rabais du manufacturier et les contributions des concessionnaires sont inclus.Le permis de conduire, l'immatriculation, les assurances, les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les taxes sont en sus et exigés à la signature du contrat.Certaines conditions s'appliquent.** Le prix de vente à l'achat au comptant des modèles illustrés suivants en inventaire: Rogue SL 2016 (Y6DG16 BK00) avec Ensemble Privilège, TI intuitive / Pathfinder SL 2015 (5XDG15 AA00) 4x4 avec moteur V6 et boîte CVT / Juke SV 2015 (N5AT15 AA00) avec couleur personnalisée et TI intuitive / Murano Platine 2015 à TI (LXEG15 TE00) est de 35 108 $ / 38 658 $/ 26 620 $/ 45 358 $.Le prix inclut un rabais total de 2 000 $ / 3 500 $/ 2 430 $ / 0 $ basé sur des dollars d'exploitation non additionnables.Les rabais de 2 000 $ / 3 500 $ / 2 430$ / 0 $ sont uniquement applicables à l'achat au comptant et seront déduits du prix de vente négocié avant les taxes et ne peuvent être combinés à des taux subventionnés de financement à l'achat ou à la location, nià aucune autre offre.Certaines conditions s'appliquent.¥ Prixà l'achat à partirde 31 858 $ pour un Nissan Murano S 2015 (LXRG15 NA00)àtraction avant avec boîte CVT.Le modèle Murano S (LXRG15 NA00)àtraction avant n'est pas éligible à l'offre de crédit de la «Traction intégrale intuitive sans frais ».+ L'offre de financement à l'achat pour le modèle Pathfinder S 4x2 2015 (5XRG15 AA00) / Juke SV 2015 (N5RT55 AA00) à traction avant et boîte manuelle, est basé sur un prix de vente de 32 558 $ / 22 048 $ pour un terme de 72 / 84 mois, ce qui équivaut à un versement mensuel de 452 $ / 262 $ avec 0 $ / 0 $ en comptant initial (requis à la signature du contrat).Frais de crédit de 0 $ / 0 $ pour une obligation totale de 32 558 $ / 22 048 $.Le modèle Pathfinder S 4x2 2015 (5XRG15 AA00) n'est pas éligible à l'offre de crédit de la «Traction intégrale intuitive sans frais ».Cette offre ne peut être combinée avec aucune autre offre.± Le rabais total de 5 250 $ sera déduit du prixde vente négocié avant lestaxes, il inclut une contribution des concessionnaires de 300 $ et il s'applique uniquement au financement à l'achat des modèles Pathfinder S 4x4 (5XBG15 AA00) et Pathfinder S 4x4 Ensemble Platine (5XEG15 AA10) 2015 en inventaire, à des taux standards lorsque financés par l'entremise de NCF.Ce rabais ne peut être combiné à des taux subventionnés de financement à l'achat ou à la location ni avec aucune autre offre.Le montant annoncé inclut le crédit de la «Traction intégrale intuitive sans frais ».Certaines conditions s'appliquent.* L'offre bonifiée de la traction intégrale (TI) sans frais, d'une valeur de 2 180 $ / 2 000 $ / 2 500 $ / 2 000 $, est applicable à l'un des modèles Nissan neufs suivants : Juke 2015 (excluant le modèle Juke SV (N5RT55 AA00) à traction avant) / Rogue 2016 (excluant les modèles Rogue S (Y6RG16 AA00) à traction avant et Rogue SV Edition Spéciale (Y6SG16 AA00) à traction avant) / Pathfinder 2015 (excluant le modèle Pathfinder S (5XRG15 AA00) 4x2) / Murano 2015 (excluant les modèles Murano S et SV (LXSG15 CC00 / LXRG15 NA00) à traction avant.L\u2019offre est valide pour les véhicules admissibles neufs achetés ou financés par l'entremise de NCF à des taux standards et livrés entre le 20 octobre et le 2 novembre 2015.L'offre représente un crédit qui peut uniquement être utilisé au moment initial de l'achat / du financement, et appliqué : (I) à l'achat d'un système à traction intégrale provenant d'un concessionnaire Nissan certifié; et /ou (II) à l'achat au comptant du véhicule.++ L'offre fidélité Nissan (l'« offre ») ne s\u2019adresse qu\u2019aux clients admissibles qui (en date du 1er juillet 2015) sont ou étaient propriétaires d\u2019un véhicule de marque Nissan de l\u2019année modèle 2009 ou plus récente, ou dont ils effectuent ou effectuaient la location, ou à l'égard duquel ils ont ou avaient contracté un financement (un « véhicule existant »).L'admissibilité à l\u2019offre sera établie par Nissan Canada inc.(« NCI ») à son absolue discrétion.Il est obligatoire de présenterune preuve de la propriété, dela location ou du financement actuel ou antérieur.L'offre ne peut être transférée ni cédée, saufà un copropriétaire ou àun colocataire du véhicule existant qui réside dans le même foyer que la personne ayant l\u2019intention de se prévaloir de l\u2019offre.Si le client admissible choisit de louer ou de financer un véhicule de marque Nissan neuf n\u2019ayant pas été immatriculé auparavant (excluant la gamme des véhicules NV, les parcs de véhicules et les véhicules de location quotidienne) (un « véhicule admissible neuf ») par l\u2019entremise de NCI et de Services Financiers Nissan Canada inc.(collectivement, « SFNC »), il recevra un montant spécifié de Dollars Fidélité pouvant être jumelé à un autre montant (les « Dollars Fidélité »), selon ce qui est indiqué ci-après : I.Micra/ Versa / Sentra (500 $); II.Juke / Rogue (600 $); III.Altima/ Frontier / Xterra / Leaf / Murano / Pathfinder (800 $); et IV.Maxima / Z / Titan, Armada / GT-R (1 000 $).Les Dollars Fidélité seront appliqués après les taxes, ce qui signifie qu\u2019ils comprennent toutes les taxes applicables.Par ailleurs, si le client admissible choisit d\u2019acheter ou de louer / de faire financer un véhicule admissible neuf (sauf la GT-R et la Leaf) autrement que par l\u2019entremise de SFNC, il recevra un plan de vidange d'huile et de permutation des pneus d\u2019une durée de trois ans ou 48 000 kilomètres (selon l'éventualité qui se produit en premier) qui consiste en un maximum de 6 visites d\u2019entretien comportant chacune 1 vidange d'huile (avec huile à moteur 5W30 classique) et 1 service de permutation des pneus.Veuillez communiquer avec votre concessionnaire pour tous les détails sur le plan de vidange d'huile et de permutation des pneus.Cette offre n\u2019est pas monnayable, mais elle peut être combinée à d\u2019autres offres.L'offre est valide pour les véhicules admissibles neufs achetés / loués/ financés et livrés entre le 1er octobre et le 2 novembre 2015.Certaines conditions s\u2019appliquent.1) Caractéristique livrable.Le système de freinage d\u2019urgence ne peut prévenir les accidents en raison de négligence ou de conduite dangereuse.II se peut que le système n'émette pas d'avertissement ou n'applique pas les freins dans certaines conditions.Fonctionne au-delà d\u2019une certaine vitesse.2) Pour plus de détails, consultezwww.iihs.org.©2015 Nissan Canada inc.et Nissan Canada Finance, une division de Nissan Canada inc.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co.Ltd.ou à ses filiales nord-américaines.Rogue SL avec Ensemble Privilège, TI intuitive et barres transversales pour galerie de toit illustré** LOCATION À PARTIR DE 280 $*/( k$ Sur le Rogue S 2016 à traction avant.OU- 65 $ / TRACTION INTÉGRALE INTUITIVE SANS FRAIS* Une valeur de 2 000 S.À l'achat au comptant sur autres modèles Rogue 2016 sélectionnés.(À l'exception des modèles Rogue S et SV Édition Spéciale à traction avant) NISSAN PATHFINDER 2015 NISSAN JUKE 2015 FINANCEMENT ÀPARTIRDE 0%+\t84 JUSQU'À MOIS sur le modèle Juke SV 2015 à traction avant avec boîte manuelle.-OU- TRACTION INTÉGRALE INTUITIVE SANS FRAIS\u2019 PROPRIÉTAIRE DE NISSAN ?NOTRE PROGRAMME FIDÉLITÉ A BEAUCOUP À VOUS OFFRIR++.Pathfinder SL illustré** NISSAN MURANO S 2015 à traction avant ÀPARTIRDE\t(Frais de transport et préparation) 29 998$ + 1860$ = 31 858$ (Frais de transport et préparation) ¥ L'offre de la traction intégrale sans frais n'est pas applicable sur les modèles Set SV à TA.- OU OBTENEZ LA - TRACTION INTÉGRALE INTUITIVE SANS FRAIS\u2019 Sur les modèles Murano SL et SV à TI 2015.Une valeur de 2 000 S.Murano Platine à Tl illustré** FINANCEMENT À PARTIR DE JUSQU'A JUSQU'À 5250 $± DE RABAIS au financement sur le Pathfinder S 4X4 2015 MOIS sur le Pathfinder S 4X2 2015 INCLUANT LA TRACTION INTEGRALE INTUITIVE SANS FRAIS* -Une valeur de 2 500 S (à l'exception du modèle Pathfinder S 4x2)- Une valeur de 2180 S.(À l'exception du modèle Juke SV 2015 à traction avant et boîte manuelle) Juke SV avec couleur personnalisée et traction intégrale intuitive illustré** .st * LA MARQUE AUTOMOBILE QUI CONNAÎT LA CROISSANCE LA PLUS RAPIDE AU CANADA Selon le volume des ventes au détail des marques à gamme complète et calculé de façon continue sur une période de 12 mois.MAI \u2022- : '' ' -TRACTION- ' ¦CÜlTUmVE LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 A 5 .ÉDUCATION Rassurez-moi, Monsieur le ministre.FRANÇOIS * CARDINAL CHRONIQUE Je viens d'inscrire mon fils à l'école secondaire.Publique.Non, je ne vous ferai pas le coup du parent vertueux qui a choisi le réseau public par conviction.Je vous mentirais.C'est fiston, après avoir fait le tour des possibilités, qui a opté pour l'école de quartier plutôt que l'école privée.C'est elle qui a suscité en lui un véritable enthousiasme, ce que je serais bien fou d'ignorer.Néanmoins, je suis inquiet.Je l'avoue.de chiffres sur les investissements qui secoue le monde de l'éducation.Un débat fascinant et nécessaire.Mais disons-le, pour un parent qui choisit l'école publique, savoir qu'on a dépensé 3 % de plus ou de moins que la croissance de l'économie ne change pas grand-chose.Ce qui importe, c'est la confiance que suscite le réseau public.C'est l'attention que lui porte le gouvernement.C'est l'appui indéfectible que lui accorde le ministre de l'Éducation.Or, le message du gouvernement Couillard, c'est que la priorité va à l'équilibre budgétaire.Et qu'à la lumière de ce sacro-saint objectif, toutes les missions de l'État se valent, la faune, l'agriculture, le tourisme.Et l'éducation.Tous ces ministères ont droit aux mêmes coupes paramétriques.Une décision fort douteuse dont le ministre François Blais se fait le défenseur, plutôt que de porter l'école publique à bout de bras.« Il ne faut pas dépenser n'importe comment, reconnaît Égide Royer, professeur à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval.Mais il faut encore moins couper n'importe comment, ce qu'on fait avec les compressions paramétriques, sinon on affecte les plus vulnérables en réduisant ce qui n'est pas protégé, comme l'orthopédagogie et les services aux élèves en difficulté.« Quand on va reparler dans 15 ans aux jeunes qui sont aujourd'hui à l'école, certains vont se rappeler qu'en 1re année, alors qu'ils avaient des problèmes de lecture, il n'y avait pas d'orthopédagogie dans leur école parce que ça avait été coupé.Donc, cette période de compression, elle va avoir affecté la vie de ces jeunes-là, dont certains auront peut-être décroché faute de soutien.» Le ministre Blais ne cache pas qu'il y a de grands besoins dans le réseau, c'est au moins ça.Mais il estime qu'il serait « maladroit » de réinvestir dès maintenant dans le soutien aux élèves en difficulté compte tenu du contexte budgétaire.Autrement dit, il faut équilibrer le budget vite, vite, vite.Et au diable la cohorte d'élèves qu'on sacrifie en chemin.L'important n'est pas ce qu'on dit, mais ce qu'on entend.Et ce qu'entendent les parents par les temps qui courent, c'est que l'école publique, déjà mal en point, devra subir les mêmes compressions uniformes que tout le monde.Comme si tout se valait.Or, ce message, il est plus dommageable à long terme que les coupes elles-mêmes.Surtout lorsqu'il est colporté par celui qui est censé défendre l'éducation publique sur toutes les tribunes.J\u2019ai inscrit mon fils à l\u2019école secondaire publique.Et je suis inquiet, je l\u2019avoue.Je note certaines réactions consternées autour de moi quand j'annonce où mon fils ira au secondaire.Je regarde les profs en grève et je m'attarde à leurs demandes.Je vois la baisse des investissements.Je lis sur l'augmentation du nombre d'élèves par groupe, l'intégration des enfants en difficulté, l'abolition de postes de professionnels.Et je constate, hélas, que le ministre de l'Éducation ne joue pas son rôle de grand défenseur du réseau public.Ce qui m'inquiète.Mon collègue Francis Vailles a fait état hier du débat PHOTO JACQUESBOISSINOT, ARCHIVES LAPRESSE CANADIENNE Le ministre François Blais ne cache pas qu\u2019il y a de grands besoins dans le réseau, c\u2019est au moins ça.Mais il estime qu\u2019il serait «maladroit» de réinvestir dès maintenant dans le soutien aux élèves en difficulté compte tenu du contexte budgétaire, écrit notre chroniqueur.«Vu de l'extérieur, on ne peut pas dire que François Blais est un grand défenseur de l'éducation, estime Égide Royer.Surtout pas si on le compare à Jacques-Yvan Morin ou Claude Ryan.» Et Égide Royer en sait quelque chose.Il était justement employé du ministère de l'Éducation à la fin des années 80 alors que Claude Ryan était aux commandes.« Je peux vous dire qu'on sentait le leadership venir d'en haut.On sentait qu'on traitait l'éducation comme un élément fondamental du devenir de la société.» Comme on l'a vu en Ontario au début des années 2000, alors que le premier ministre Dalton McGuinty lui-même s'était chargé de l'Éducation, ce qui a tout changé.Comme on l'a vu en Alberta aussi, hier, alors que le gouvernement Notley a déposé un budget déficitaire sous le signe des compressions.sauf en éducation.Voilà le message, comme parent, que j'aurais aimé entendre ici: les compressions sont parfois obligatoires comme outil de redressement fiscal, oui, mais elles ne constituent pas pour autant un projet de société qui supplante tout le reste.Ce gouvernement se soucie beaucoup du signal qu'il envoie au marché.Il devrait aussi se préoccuper du signal qu'il envoie aux parents.DÉCOUVREZ LES OFFRES AUTOMNALES JUSQU\u2019AU 2 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649-9333\t514342-2222\t514 769-5353\t514425-4567\t\t514 683-6555 L'Association des concessionnaires Cadillac du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers et s\u2019appliquant aux modèles 2015 neufs suivants : ATS à propulsion arrière (6AB69/1SA) et CTS à traction intégrale (6AF69/1SD).Les modèles illustrés peuvent comprendre certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Transport (1 800 $) et taxe de climatisation (100 $, le cas échéant) inclus.Immatriculation, assurance, frais liés à l\u2019inscription au RDPRM et taxes applicables en sus.1.Location basée sur un prix à l\u2019achat de31981$pourATS(incluantunrabaisde1000$pourles propriétaires admissibles appliqué après les taxes et un crédit de 3 500 $) et de 44 321$pour CTS (incluantunrabais de 1 000 $pour les propriétaires admissibles appliqué après les taxes et un crédit à la livraison de 6 000 $).Paiements mensuels basés sur une location de 36 mois pour ATS et de 24 mois pour CTS, à un taux de 0,50 %, sans versement initial.Sur approbation de crédit de la Financière GM.Limite annuelle de 20 000 km, 0,16$ par kilomètre excédentaire.Certaines conditions s\u2019appliquent.2.Le rabais de 7 000 $ combine un rabais pour propriétaire de 1 000 $ (taxes incluses) et un crédit de livraison de 6 000 $ (avant taxes), applicable à l\u2019achat au comptant, au financement ou à la location et valide entre le 1er octobre et le 2 novembre 2015.Détails chez votre concessionnaire.3.Garantie limitée de 6 ans ou 110 000 km du groupe motopropulseur,selon la première éventualité.Consultez votre concessionnaire pour les détails de la garantie limitée.4.Le programme d\u2019entretien privilégié Cadillac comprend les vidanges d\u2019huile, la rotation des pneus, le remplacement de certains filtres à air et une inspection minutieuse complète pendant 4 ans ou 80 000 km, selon la première éventualité.Consultez votre concessionnaire pour plus de détails.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat, à l\u2019exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants et de GM Mobilité.La GMCL se réserve le droit de modifier, de prolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en tout ou en partie, à tout moment et sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer à un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1888 446-2000 ou visitez cadillac.ca. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS La femme qui refuse de se cacher MICHÈLE OUIMET CHRONIQUE p|I 1 / / 1 PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Selon Virginie Archambault, qui a dû endurer les blagues grossières de son ex-patron, il existe une «omerta» autour du harcèlement sexuel dans les compagnies, qui préfèrent souvent garder les harceleurs dans leurs rangs.Virginie Archambault riait quand son patron faisait des blagues sexistes.Elle travaillait dans un milieu d'hommes et elle avait peur d'avoir l'air coincée.«Je me disais: \"Si je m'énerve, il va dire que je suis chiante.\" Je voulais faire partie de la gang, être one of the boys.» Alors elle riait, même si elle trouvait les blagues grossières.Un jour, alors qu'elle portait un chandail des Bruins, son patron a dit devant tout le monde en regardant ses seins: «Tu vois bien que c'est une équipe de totons ! » Tout le monde a ri, Virginie aussi.Quand il lui racontait, avec des détails à lever le cœur, sa rencontre avec une danseuse dans un isoloir, elle ne protestait pas.Virginie se sentait coupable, car c'est elle qui l'avait fait entrer dans l'entreprise.Elle avait déjà travaillé avec lui.C'était un vendeur hors pair, un homme compétent.Elle l'appréciait, même s'il faisait des blagues douteuses.Au début, ils étaient collègues, elle au marketing, lui aux ventes.En août 2011, il a grimpé d'un échelon et il est devenu son patron.Les blagues sont devenues de plus en plus grivoises.Pourtant, elle avait développé une « endurance à force d'entendre des niaiseries masculines».Elle avait travaillé comme hôtesse pour la Formule 1 dans une autre vie.Un matin, Virginie ne rentre pas au travail à cause d'une migraine.L'après-midi, elle explique à son patron les raisons de son absence.« Je te comprends, lui répond-il, c'est pas drôle, une mi-graine.Moi, j'ai la graine au complet, imagine!» « Dans ma grande innocence, ma grande nouillerie, je ne le remettais pas à sa place », dit Virginie.Et ça continue.«Un jour, je lui dis que je vois une grosse tache de produit coiffant dans ses cheveux.Il me répond: \"Je le sais, je me suis.\" Et il fait un geste imitant la masturbation.» Virginie ne rit pas.Elle ne rit plus.Au contraire, elle le rabroue.«Ça suffit! C'est pas drôle, ces jokes-là! » Elle n'est pas une employée jeune et inexpérimentée qu'on peut facilement intimider.Elle approche de la quarantaine et elle est directrice du marketing dans une entreprise de construction.Peu importe, les blagues se multiplient et la relation entre Virginie et son patron se dégrade et prend des allures de lutte de pouvoir.Virginie m'a écrit après le scandale de Jian Ghomeshi, la vedette de la radio anglaise de Radio-Canada accusée d'agressions sexuelles.Elle voulait que je raconte son histoire.Je trouvais que la marche était trop haute entre le harcèlement au travail et les agressions sexuelles.Virginie m'a écrit de nouveau après l'affaire Marcel Aubut.Gestes déplacés, allusions sexuelles, on était dans le même univers que le patron de Virginie.Elle s'est reconnue dans le récit d'Ève, une victime de Marcel Aubut qui a témoigné à l'émission Tout le monde en parle.J'ai rencontré Virginie chez elle, dans son bungalow de la Rive-Sud où elle vit avec son conjoint dans une famille reconstituée.Grande, cheveux foncés, frange jusqu'aux sourcils, regard franc, elle n'a pas froid aux yeux.Elle me raconte son histoire avec aplomb.Elle se souvient de tout: les dates, l'atmosphère toxique au bureau, les remarques blessantes de son patron.Le climat de travail devient délétère.Un ex-cadre, Michel, essaie de remettre le patron à sa place.« Je l'ai averti deux ou trois fois.Il me disait qu'elle était juste bonne à trouver des clients avec ses totons, juste bonne à fourrer.Excusez mon langage, mais c'est ce qu'il disait.Quand il entrait dans son bureau, il se frottait dessus et il s'en vantait.C'était un gros épais.Il disait tout le temps des choses vulgaires sur les femmes.» La blague sur la tache dans les cheveux fait déborder le vase.Virginie décide de porter plainte à la directrice générale, qui décide aussitôt d'enquêter.Dans une lettre, elle conclut que la « majorité des allégations sont vraies».Des mesures sont prises.Virginie ne doit plus aller dans le bureau de son patron.Dorénavant, tout doit se faire par écrit.Une vingtaine d'employés travaillent dans des locaux qui ne sont pas immenses.Quand le patron et Virginie se croisent, elle regarde à gauche, lui, à droite.Il multiplie les demandes par courriel.Les délais sont courts, souvent irréalistes.La situation devient intenable pour Viriginie, qui souffre d'un trouble anxieux généralisé.«Je ne dormais plus, je fumais comme une cheminée, je ne mangeais plus.Je me demandais: \"Si je perds ma job, qu'est-ce que je vais faire?\" J'étais seule avec ma fille, j'avais des dettes.Ce gros cabochon de fond de bocal venait bousiller ma vie.Il me faisait vivre mon anxiété.» Moins d'une semaine plus tard, le 24 février 2012, elle envoie sa lettre de démission.Viriginie part, mais le patron, lui, reste.Quand je lui ai parlé, il a tout nié en bloc.Il a accusé Virginie d'être trop sexy.« Elle travaillait avec des bottes au-dessus des genoux, des jupes courtes et des chandails moulants.Cette fille-là attirait l'attention.Sa tenue vestimentaire n'était nullement appropriée.» Selon une ex-cadre, «Virginie n'était pas provocante.Elle s'habillait super bien.Elle avait du goût, de la classe, elle n'était jamais déplacée».Virginie a été renversée par la critique de son ancien patron.« Oui, j'ai des grandes bottes en cuir.Et alors?Je ne suis pas responsable de sa réaction, qu'il se contrôle ! J'en reviens pas ! C'est comme si on accusait une fille d'être responsable de son viol parce qu'elle porte des jupes trop courtes ! » Virginie a vite retrouvé du travail.Elle a quitté le milieu de la construction et son machisme.« Il existe une omerta autour du harcèlement sexuel, dit-elle.Les compagnies préfèrent sacrifier les victimes et garder les harceleurs, comme Marcel Aubut.» Elle s'en veut.« Je me sens coupable.Je me dis: \"Tu n'as pas réagi parce que tu ne voulais pas faire de vagues.\" C'était une erreur.» Aujourd'hui, elle veut la corriger, cette erreur.En parlant haut et fort, sans honte et sans regret.Et à visage découvert.« Je n'ai pas envie d'être une victime.Je n'ai rien fait de mal, je refuse de me cacher.» « Je me sens coupable.Je me dis : \u201cTu n\u2019as pas réagi parce que tu ne voulais pas faire de vagues.\u201d C\u2019était une erreur.» \u2014 Virginie Archambault Enquête sur des policiers de la SQ de Val-d\u2019Or Un observateur indépendant supervisera le SPVM MARTIN CROTEAU QUÉBEC \u2014 Les allégations d'agression sexuelle et d'abus de pouvoir qui pèsent contre des policiers de la Sûreté du Québec de Val-d'Or ont de nouveau mis le gouvernement Couillard sur la défensive, hier.Philippe Couillard a annoncé qu'un observateur indépendant superviserait l'enquête du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sur le comportement allégué des agents de la SQ à l'endroit d'autochtones.Cette démarche fera en sorte que les victimes et les suspects auront « l'assurance entière de l'indépendance du processus», a expliqué M.Couillard à l'Assemblée nationale.On ignorait encore qui serait le nouvel observateur, hier soir.L'annonce du premier ministre est survenue quatre jours après que la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, eut déchargé la SQ de l'enquête pour la confier au SPVM.Le premier ministre a d'ailleurs été forcé de réitérer sa confiance à Mme Thériault, qui a été la cible de critiques nourries de l'opposition ces derniers jours.Elle a été informée en mai d'allégations troublantes concernant des agents stationnés à Val-d'Or.Or, ce n'est que la semaine dernière, lors d'une conférence de presse émotive, qu'elle a annoncé la suspension de huit policiers et le transfert de l'enquête au SPVM.Le Parti québécois a appelé Mme Thériault à démissionner hier, affirmant qu'elle n'avait plus l'autorité pour rester en poste.« La ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre a fait preuve d'un manque de jugement, d'un comportement erratique et d'un comportement indigne de ses fonctions, a affirmé le député péquiste Bernard Drainville.Par conséquent, on dit qu'elle doit démissionner.» Commission d'enquête Le gouvernement Couillard a par ailleurs envisagé la création d'une commission d'enquête sur le traitement réservé aux autochtones au Québec.Mais d'abord, il souhaite être fixé quant aux intentions du premier ministre désigné Justin Trudeau, qui a promis de tenir une commission d'enquête sur les femmes autochtones assassinées ou disparues.Le ministre des Affaires autochtones, Geoff Kelley, a affirmé que la démarche de Québec serait « complémentaire » à celle d'Ottawa.«Est-ce qu'il y a du racisme dans la société québécoise comme il y a du racisme dans toutes les sociétés occidentales ?La réponse est oui, a dit M.Kelley.Est-ce qu'on va régler ça d'ici Noël?La réponse est non.» La Coalition avenir Québec et Québec solidaire somment le gouvernement libéral de presser le pas.Le chef caquiste, François Legault, enjoint à Québec d'instituer au plus vite sa propre commission d'enquête pour faire la lumière sur le traitement réservé aux autochtones.« La ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre a fait preuve d\u2019un manque de jugement, d\u2019un comportement erratique et d\u2019un comportement indigne de ses fonctions.» \u2014 Bernard Drainville, député péquiste r-iTPt-TafEH) par éléments Mah Jong, design Hans Ho| Canapé composable rochebobois PARIS www.roche-bobois.com Service de design intérieur* et stationnement gratuit BROSSARD - 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A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim MONTRÉAL PLUS Les chauffeurs de taxi devront ouvrir la portière à leurs clients PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Les chauffeurs de taxi de Montréal devront désormais ouvrir la portière de leur véhicule aux clients faisant appel à leurs services.Oublier ou refuser de s'exécuter pourra leur valoir une amende de 125 à 375$.ne seront ainsi pas tenus de sortir de leur véhicule quand un client les aura hélés ou s'il monte à un poste d'attente.Cette disposition sur l'ouverture de la portière vient s'ajouter à l'article interdisant déjà aux chauffeurs Le règlement précise même la nature et la couleur des vêtements que ceux-ci devront arborer, soit « un pantalon long noir ou une jupe noire, une blouse blanche ou un chandail blanc de type «polo» avec des manches».Du 1er mai au 30 septembre, le bermuda noir sera permis.Ce code vestimentaire a été dénoncé par l'opposition, qui ne voit pas l'opportunité de forcer les chauffeurs à s'endimancher pour conduire leur taxi.Le conseiller Craig Sauvé, de Projet Montréal, a comparé cette mesure à l'imposition d'« un uniforme de serveur dans les clubs de golf».PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019obligation pour les chauffeurs de taxi d\u2019ouvrir la portière sera limitée aux gens faisant appel à un taxi par téléphone avec une application.À partir du 1er janvier, chacun des chauffeurs devra «être vêtu proprement, sobrement et convenablement; ses vêtements ne doivent être ni maculés, ni déchirés».Le conseil municipal de Montréal a adopté à 42 voix contre 19 un nouveau règlement encadrant l'industrie du taxi.Cette révision impose de nouvelles obligations qui entreront en vigueur le 1er janvier prochain.Les chauffeurs devront désormais descendre de leur voiture pour ouvrir la portière à leurs clients, et ce, été comme hiver.Le règlement précise en effet que « le chauffeur doit descendre de son taxi et ouvrir la portière pour faire monter les clients et, arrivé à destination, ouvrir les portières pour permettre d'en descendre ».Cette obligation d'ouvrir la portière sera limitée aux gens faisant appel à un taxi par téléphone ou avec une application.Les chauffeurs de parler sur leur téléphone cellulaire durant une course.Code vestimentaire Autre ajout, le nouveau règlement vient instaurer un code vestimentaire pour encadrer la tenue que les chauffeurs portent lorsqu'ils travaillent.À partir du 1er janvier prochain, chacun devra « être vêtu proprement, sobrement et convenablement; ses vêtements ne doivent être ni maculés, ni déchirés».Enfin, le nouveau règlement impose également l'utilisation d'une caméra en tout temps pour assurer leur sécurité.Une voiture ne pourra plus être utilisée si la caméra est défectueuse, précise le règlement.Toute infraction à ces nouvelles dispositions pourra valoir à un chauffeur une amende de 125 à 375 $.Le Bureau du taxi de Montréal invite les gens à lui signaler les chauffeurs qui ne respectent pas les règles en vigueur.¦ LA VILLE POURRA CONGÉDIER LES DIRECTEURS D\u2019ARRONDISSEMENT L\u2019administration Coderre pourra congédier les directeurs d\u2019arrondissement au cours des deux prochaines années.Le conseil municipal a accepté de lui confier ce pouvoir dans un vote serré à 35 contre 27.Ce mandat de deux ans n\u2019est pas renouvelable.Le maire de L\u2019Ile-Bizard, Normand Marinacci, a dénoncé la «folklorisation des arrondissements» par l\u2019administration Coderre, qui les transforme en «gouvernements fantômes».Celui-ci est en conflit avec Montréal, qui a justement décidé de congédier sa directrice en août.L\u2019administration Coderre a voulu se faire rassurante en clamant que les maires d\u2019arrondissement pourraient continuer à embaucher leur directeur et qu\u2019elle ne comptait pas abuser de ce pouvoir.\u2014 Pierre-André Normandin LE PROLONGEMENT DU SRB PIE-IX DEVRA ATTENDRE Montréal attendra la fin de l\u2019aménagement du Service rapide par bus (SRB) prévue en 2022 avant de planifier son prolongement vers le centre-ville.«On va commencer par finir la phase I, et une fois en place, on verra pour les plans et devis de la phase II du SRB Pie-IX», a répondu Aref Salem, responsable des transports au comité exécutif.Celui-ci a ajouté que Montréal attendait la révision de la gouvernance du développement du transport en commun dans la région, cette responsabilité devant relever de la Communauté métropolitaine de Montréal.\u2014 Pierre-André Normandin LE RÉAMÉNAGEMENT DU PARC JEAN-DRAPEAU ENTÉRINÉ Les élus du conseil municipal de Montréal ont appuyé le projet de 70,4 millions pour le réaménagement du parc Jean-Drapeau, qui prévoit la transformation du parterre en amphithéâtre naturel de 65 000 places.Le projet a été adopté hier au terme d\u2019un vote dans lequel 44 élus ont voté pour et 18, contre.Pour justifier son opposition, Projet Montréal a soulevé plusieurs inquiétudes sur l\u2019absence d\u2019une analyse des retombées et de justifications sur les importants changements apportés au réaménagement présenté aux élus.\u2014 Pierre-André Normandin \u2019mm A -;- SSSSsSÈ jtffcas,-r ' T A'\u2014\t-.î.i mm >.-S?; \"v OS O ¦*».LAND* ?ROVER ' > mmË .O .\u2022\u2022 « - ¦ ¦ LAND ROVER LR4 RANGE ROVER EVOQUE SSKqeg: RANGE ROVER SPORT L'EVENEMENT LA SAISON DE L'AVENTURE PREND FIN LE 2 NOVEMBRE 2015 FRANCHIR DE NOUVEAUX HORIZONS} «HW \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t DECARIE MOTORS 8255 BOUGAINVILLE ST MONTRÉAL TEL: 514 334-9910 www.decarie.com LAND ROVER LAVAL 3475 LE CARREFOUR BLVD LAVAL TEL: 450 688-1880 www.landroverlaval.com LAND ROVER BROSSARD 9425 TASCHEREAU BLVD BROSSARD TEL: 450 659-5572 www.landroverbrossard.com Location, par l'entremise de Canadian Dealer Leasing Services Inc., d'un Range Rover Evoque SE 2016 f / Range Rover Sport HSE 2016 * / Land Rover LR4 HSE 2016 + neuf en stock, avec prix de vente à partir de 52 621,55 $ f / 84 121,55 $ * / 67 621,55 $ + (incluant les frais de transport de 1 575 $, l'inspection prélivraison de 495 $, les frais d'administration de 395 $, les frais d'écoprélèvement de la climatisation de 100 $ et les frais d'agent jusqu'à 66,55 $) pour 549 $ f / 969 $*/799 $ + par mois, pour un terme de 36 mois, avec acompte de 4 999 $ f/ 9 999 $ * / 8 999 $ + déduction faite de l'incitatif pournouveaux propriétaires de 1 000 $f/ 1 000 $ * / 1 000 $ +, du comptant de location de 1 500 $f/0$*/0$ + etdu crédit du détaillant de 237 $f / 188$* / 180$ + applicable à la location seulement.Le rachat facultatif est de 29 449,05 $ f / 44 909,10 $ * / 33 999,15 $ +.Une limite de 48 000 km pourune période de 36 mois s'applique.Des frais de 0,20 $ f / 0,25 $ * / 0,25 $ + le km s'appliquent au kilométrage excédentaire, plus les taxes applicables.* Un rabais du fabricant au détaillant de 2 000 $ s'applique à l'achat au comptant d'un Range Rover Evoque SE 2016 / Land Rover LR4 HSE 2016 et sera déduit du prix de vente avant taxes.Ce rabais ne peut être jumelé à aucune autre offre.Les offres s'adressent aux particuliers admissibles et se terminent le 2 novembre 2015.Une commande spéciale pourrait être requise.L'offre peut être retirée en tout temps sans préavis.Le véhicule peut différer de celui illustré.Les détaillants peuvent vendre ou louer à prix moindre.Offre en vigueur chez les détaillants participants seulement.Voyez votre détaillant Land Rover ou rendez-vous à LandRover.ca pour obtenir tous les détails. 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Biologiste et cinéaste.En tant que chef de mission de l\u2019expédition du Sedna IV, il a fait le le tour du globe.Passionné de photographie, il utilise ses clichés comme moyen pour faire changer les choses, pour faire réfléchir, une photo à la fois! 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procureure qui pilotait le processus judiciaire contre l'ancien maire Michael Applebaum et le groupe d'accusés dans le scandale du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) démissionne de son poste, a appris La Presse.Me Marie-Hélène Giroux, qui était l'une des procureu-res de la Couronne les plus en vue au Bureau de lutte à la corruption et à la malversation (BLCM), a annoncé son départ du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) au cours des derniers jours.Selon nos sources, sa décision a semé l'émoi au sein des troupes au DPCP, d'autant plus qu'elle ne serait pas la seule parmi les procureurs anticorruption à avoir amorcé une réflexion sur son avenir.La principale intéressée a assuré qu'il n'y avait aucun problème avec les dossiers qu'elle pilotait devant les tribunaux.Elle dit quitter l'organisme en très bons termes.« C'est une décision personnelle, le fruit d'une réflexion mûrie.J'ai réalisé que je n'étais pas très à l'aise dans le cadre de la fonction publique.Et la restructuration des équipes au DPCP a été un catalyseur, car on nous a demandé de faire une réflexion sur notre carrière, ce que nous voulons faire », a-t-elle confié au téléphone hier.«La restructuration des équipes au DPCP a été un catalyseur, car on nous a demandé de faire une réflexion sur notre carrière.» \u2014 Me Marie-Hélène Giroux La Presse avait révélé à la fin septembre que le DPCP restructurerait complètement ses équipes de lutte contre le crime organisé et la corruption.Le Bureau de lutte au crime organisé (BLACO), le Bureau de lutte aux produits de la criminalité (BLPC) et le Bureau de lutte à la corruption et à la malversation (BLCM) seront fusionnés et regroupés à Montréal.Leurs antennes régionales seront fermées.Des procureurs très spécialisés, qui ont passé des années à acquérir une expertise de pointe, seront appelés à se transformer en généralistes.Ce chamboulement des affectations devrait permettre au gouvernement de réaliser des économies.Me Marie-Hélène Giroux était entrée au BLCM en 2012.Elle a notamment piloté les premières procédures criminelles contre l'ancien maire de Montréal Michael Applebaum, qui attend toujours son procès pour corruption.Surtout, elle a préparé le procès des anciens dirigeants du CUSM et de SNC-Lavalin, accusés relativement à un gigantesque scandale de pots-de-vin lié à la construction du nouveau centre hospitalier.Preuve abondante La cause, très dense et très complexe, s'appuyant sur une preuve abondante, l'opposait à plusieurs avocats de la défense jouissant d'une grande renommée, contre qui elle a bataillé ferme au cours des dernières années.«Elle avait le dossier au complet dans sa tête, elle aurait pu aller à procès dès demain matin », a confié à La Presse un de ses anciens collègues, avocat lui aussi.La poursuite a déjà obtenu de la conjointe d'Arthur Porter, le défunt patron du CUSM, qu'elle plaide coupable à des chefs de recyclage des produits de la criminalité dans ce dossier.Les autres accusés, dont l'ancien PDG de SNC-Lavalin Pierre Duhaime, attendent toujours leur procès.C'est la procureure Nathalie Kleber qui reprend le dossier à partir de maintenant.Marie-Hélène Giroux, qui aura 50 ans cette année et est mère de six enfants, retournera quant à elle à la pratique privée du droit criminel.Elle continuera d'enseigner le droit à l'Université de Montréal.Cause en appel Deux cigarettiers devront verser un cautionnement d\u2019un milliard Les cigarettiers Imperial Tobacco Canada et Rothmans, Benson & Hedges se voient ordonner par la Cour d\u2019appel du Québec de verser en cautionnement un total de près d\u2019un milliard de dollars dans une cause en appel.En vertu d\u2019un jugement rendu par la Cour supérieure du Québec à la fin du mois de mai - et porté en appel -, une somme totale de plus de 15,6 milliards doit être versée par les cigarettiers aux fumeurs qui sont tombés malades ou qui sont devenus dépendants de la cigarette.Le Conseil québécois sur le tabac et la santé, répondant dans ce recours collectif, a parlé, hier, d\u2019une «belle victoire» et d\u2019une «caution morale» pour les victimes en attendant que les tribunaux ne se prononcent sur le fond de ce dossier.«C\u2019est une belle victoire pour les victimes du tabac, qui vont avoir la certitude qu\u2019elles auront la possibilité d\u2019avoir de l\u2019argent si, au terme d\u2019un appel, la décision est maintenue sur le jugement de mai dernier», a dit le directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé, Mario Bujold.L\u2019organisation craignait de ne pas voir la couleur de l\u2019argent dans l\u2019éventualité d\u2019une victoire, au bout du compte, disant que ces entreprises pourraient envoyer leurs profits à la société mère et ne pas avoir les actifs nécessaires au pays en cas de revers dans la cause.Ce cautionnement de 984 millions représente une certaine garantie pour les victimes, selon le Conseil québécois sur le tabac et la santé.Imperial Tobacco Canada devra verser à partir de décembre, au fil des six prochains trimestres, un dépôt de garantie à la Cour de 758 millions, et Rothmans, Benson & Hedges, 226 millions.\u2014 La Presse Canadienne MjPÏ -ï ; v 7 > àrnmc mm '¦Tiv UNCO L N Vt.\u2022 m-ëC- La caméra 360° disponible* L\u2019audio Revel® disponible VÉHICULE DE LUXE DE CLASSE MONDIALE CONSTRUIT AU CANADA Le tout nouveau MKX 2016 Moteur V6 EcoBoost® de 2,7 L disponible - 335 ch* pour 48 mois avec un acompte de 4 500 $.L\u2019offre comprend les frais de transport et la taxe sur le climatiseur.Taxes en sus.Ensemble 101A.SEULEMENT\tPARMOISÀ 538 * 2,8% Avec des caractéristiques de série comme la traction intégrale intelligente pour garder le contrôle dans les conditions changeantes et des intérieurs bien aménagés pour un niveau de confort inégalé, Lincoln a tout ce qu'il vous fautpour faire une entrée remarquée.PROGRAMME PROTECTION-ENTRETIEN LINCOLN11 2 ans ou 40 000 km.Obtenez un changement d\u2019huile et de filtre plus une garantie sur 6 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l'assistance-compétitivité des prix, à la réduction de prix aux gouvernements, aux primes pour la location quotidienne, au programme d'encouragement aux modifications commerciales ou au programme de primes aux parcs commerciaux.f Ces offres sont en vigueur jusqu'au 2 novembre 2015, sur approbation du crédit par Services financiers Automobiles Lincoln.Certains clients peuvent ne pas être admissibles au taux d'intérêt annuel le plus bas.Les offres présentées sont applicables au MKX 2016 à traction intégrale équipé de l'ensemble 101A d'une valeur de 43 290 $ (comprenant le versement initial indiqué ou un échange de valeur équivalente, et comprend les frais de transport et la taxe sur le climatiseur de 1 900 $).La valeur de rachat optionnel est de 21 027,60 $, l'obligation locative totale est de 30 324 $ et l'intérêt est de 3 561,60 $ ou 2,8 %.Les frais d'inscription au PPSA (RDPRM au Québec, soit des frais de 44$ plus des frais de service externes de 4 $), les frais d'immatriculation, le dépôt de garantie (sauf au Québec), les frais pour insuffisance de provision (le cas échéant), l'usure excessive et les frais de retard de paiement sont en sus.L'offre de location exclut les options, les frais d'immatriculation, le plein de carburant, les assurances, l'inspection prélivraison par le détaillant (sauf au Québec), les frais administratifs (sauf au Québec), et tous les frais et taxes au profit de l'environnement (sauf au Québec et en Ontario) et toutes les taxes applicables.Certaines conditions et une limite de kilométrage de 64 000 km pendant 48 mois s'appliquent.Un coût de 0,16 $ par kilomètre s'applique au-delà de la limite permise en plus des taxes applicables.Les frais de kilométrage excédentaire peuvent changer(sauf au Québec).Consultez votre détaillant pour plus de détails.*Les caractéristiques d'aide à la conduite sont complémentaires etne remplacent aucunement l'attention et le jugement du conducteur, lequel doit quand même maîtriser le véhicule.* Chiffres obtenus avec de l'essencesuper sans plomb.A Cette offre est en vigueur du 1er septembre au 2 novembre 2015 uniquement (« la période de l'offre ») et s'adresse aux résidents canadiens membres en règle de Costco, en date du 31 août 2015 ou avant.Profitez de cette offre aux membres de Costco de 1 000 $ CAN de réduction à l'achat ou à la location d'un véhicule Lincoln 2015 ou 2016 neuf et disponible, à l'exception des versions Limo et Livery (chacun étant un « véhicule admissible »).Le véhicule admissible doit être livré ou commandé à l'usine par votre détaillant Lincoln participant durant la période de l'offre.Cette offre n'est valable que chez les détaillants participants, est assujettie à la disponibilité des véhicules.Une (1) seule offre est applicable à l'achat ou à la location d'un (1)véhiculeadmissible par membreadmissiblede Costco, jusqu'à concurrence de deux(2) véhicules par numéro de membrede Costco seulement.Cette offre est transférable aux personnes vivant dans le même foyer qu'un membre admissible de Costco.Les taxes s'appliquent avant la déduction de 1 000 $ CAN.B Obtenez le Programme Protection-Entretien Lincoln (PPEL) sans frais supplémentaires à l'achat ou à la location d'un modèle Lincoln 2015 ou 2016 neuf chez les détaillants Lincoln participants.Le PPEL comprend tous les services d'entretien périodique (conformément au Manuel du propriétaire de chaque véhicule) pour une durée de 2 ans ou 40 000 km selon la première éventualité (le terme), plus 6 pièces d'usure (les plaquettes et garnitures de freins, les disques de freins, les courroies, durites et colliers de serrage, les amortisseurs, les bougies et les balais d'essuie-glaces), pour un terme identique, qui doivent être remplacées par suite de l'usure normale ou d'une défaillance.Limite de 5 services d'entretien périodique durant le terme, sur la base d'un intervalle de 6 mois/8 000 km.Le terme résiduel de l'offre PPEL est transférable moyennant des frais en cas de revente du véhicule (excepté pour le Québec).L'offre ne peut être reportée.Revel et le logo Revel sont des marques de déposées de HARMAN International Industries.© 2015 Ford du Canada Limitée.Tous droits réservés. Plus de 130 personnes ont relevé, le 17 octobre dernier, le défi organisé par le Comité ADN - la relève de la Fondation du Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal (CHUM).Les participants ont descendu face contre terre les parois du Centre de recherche du CHUM, d\u2019une hauteur de 250 pieds.Plus de 65 000 $ net ont été amassés et seront remis au CHUM pour le plus grand bénéfice des patients.|\t- rjM' Hugo Brunet, membre du Comité ADN; Irène Marcheterre, directrice des communications et de l\u2019accès à l\u2019information, CHUM; Claude Meunier; Virginie Coossa, membre du Comité ADN; Elodie Grange, directrice, communications et événementiel, Fondation du CHUM; Emmanuel Benetos, membre du Comité ADN.L\u2019équipe de la Direction des services techniques du Youann Blouin, membre du Comité ADN; Julie CHUM.\tBournival, patiente du CHUM; Geneviève Marchand, membre du Comité ADN; Manon Gauthier, membre du comité exécutif, Ville de Montréal.Des membres du Service de bénévolat, animation et loisirs du CHUM.Martin Demers,directeurdesservicesmultidisciplinaires du CHUM accompagné des directrices adjointes Julie Désailliers et Caroline Loranger.LuceMoreau, présidenteetdirectricegénérale,Fondation Karen Aguilar, membre du Comité ADN, entourée de du CHUM; Virginie Coossa, membre du Comité ADN et son équipe du cabinet d\u2019avocats Gowlings.Claude Meunier.FONDATION \u2014 COMITÉ \u2014 DEFI DECALADE 2015 Merci au Groupe CGI, donateur principal et à nos généreux partenaires.fondationduchum.com LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 A12 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONTRÉAL PLUS Travaux dégoûts au parc du Cap-Saint-Jacques Poursuite contre la Ville pour corruption et collusion DAPHNÉ CAMERON Un assureur refuse de payer pour des travaux d\u2019égouts réalisés au parc-nature du Cap-Saint-Jacques, car l\u2019entreprise, incapable de les terminer, aurait obtenu le contrat grâce à un stratagème de collusion et de corruption impliquant des ingénieurs de la Ville de Montréal.L'Unique assurances générales réclame à la Ville de Montréal et à l'entrepreneur Conex construction routière le remboursement des 5 millions de dollars qu'elle a dû débourser pour terminer le chantier.Le président de Conex, Lewis Conte, est aussi visé par la poursuite.« La Ville de Montréal et Conex ont transgressé volontairement les règles et les principes fondamentaux qui régissent les processus d'appel d'offres public.Par leur corruption et leur collusion, les défendeurs ont annihilé le but fondamental du processus d'appel d'offres qui vise à mettre en concurrence les différentes personnes intéressées à obtenir un contrat, dans le but d'offrir aux contribuables le meilleur prix possible», peut-on lire dans la poursuite déposée cet été à la Cour supérieure.La commission Charbonneau revient hanter la Ville En juin 2009, Conex a remporté le contrat pour la construction d'égouts sanitaires et de conduites d'eau secondaires dans le parc-nature et le chemin du Cap-Saint-Jacques avec une soumission de 9 749 810$.Comme c'est le cas pour tous les contrats de construction, deux contrats de cautionnement ont été signés avec une compagnie d'assurances: le premier pour les gages, matériaux et services, et le second pour l'exécution.L'Unique s'est donc engagée envers la Ville de Montréal à exécuter les travaux de Conex si celle-ci était en défaut.« Gilles Surprenant, ingénieur à l'emploi de la Ville de Montréal et qui a été entendu à titre de témoin lors de la commission Charbonneau, a fait des aveux à l'effet que le Projet Cap-Saint-Jacques a été truqué par les défendeurs», peut-on lire dans la poursuite.« Il appert de son témoignage que l'ingénieur Surprenant a eu des échanges avec Lewis Conte, avant l'ouverture des soumissions, quant au prix estimé par la Ville de Montréal.L'ingénieur Surprenant, avec l'accord de [l'ingénieur de la Ville de Montréal] Yves Themens, a modifié l'évaluation préparée dans l'objectif d'avaliser le prix qu'allait soumettre Conex.M.Surprenant a également confirmé qu'il s'est présenté à de nombreuses reprises au siège social de Conex afin d'aller récupérer l'argent comptant qui lui était remis pour participer au stratagème de collusion et de corruption», ajoute le document judiciaire.12 millions pourterminer les travaux En février 2010, Conex n'était plus en mesure de réaliser les travaux.L'Unique est intervenue pour répondre aux réclamations des sous-traitantes et s'est chargée de terminer les travaux.« Pour ce faire, l'Unique a dû débourser la somme de 12 429 044 $ et a reçu de la Ville de Montréal des paiements totalisant la somme de 7 298 037$, subissant une perte de 5 131 006$», peut-on lire dans la poursuite.Dans les faits, l'Unique assurances demande au tribunal de condamner conjointement les défendeurs à lui rembourser la somme de 12 millions.Mais avant, elle offre de rembourser la somme de 7,2 millions qu'elle a déjà reçue de la Ville de Montréal.Pas de réactions La Ville de Montréal n'a pas souhaité réagir hier à la poursuite.Elle n'a pas été en mesure de nous expliquer ce qui avait mené à l'arrêt des travaux en 2010.1 v, t AVEC INCURSION VOYAGES VOYAGES ORGANISÉS À PARTIR DE V VOUS VISITEREZ LES INCONTOURNABLES : \u2022\tVille du Cap \u2022\tCap de Bonne-Espérance \u2022\tRobben Island (prison de Mandela) \u2022\tJardin de Kirstenbosch \u2022\tDégustations dans la région vinicole de Stellenbosch \u2022\tCroisière sur le lagon de Knysna \u2022\tRéserve de Hluhluwe \u2022\tSwaziland A&imHH®?! ^ysreu6sDÈPART \u2022\tSafaris au parc Kruger \u2022\tCanyon de Blyde River \u2022\tTour de ville à Pretoria \u2022\tSéjour à Johannesburg \u2022\tPossibilité de prolonger le voyage aux chutes Victoria LE PRIX COMPREND: \u2022\t4 safaris \u2022\t16 jours \u2022\t38 repas \u2022\tNuits en hôtels et en lodges \u2022\tVols internationaux avec KLM \u2022\tAccompagnement de Montréal \u2022\tGuides francophones 1.800.667.2400 incursion*voyages.com * Prix par personne en occupation double valable sur les départs de mars et avril 2016 jusqu\u2019au 30 octobre 2015, après le 30 octobre le tarif sera de 5224S.4 mois avant le départ le tarif sera de 5299 S.Départs garantis du 15 au 30 mars 2016 et du 12 au 27 avril 2016.Départs possibles également en septembre et octobre 2016 à partir de 5149S par personne en occupation double.Le prix comprend les vols internationaux avec KLM, les vois intérieurs, autocar grand tourisme, les taxes aériennes et frais de service.9 nuits en hôtels 3 et 4*.3 nuits en lodges, 1 nuit à la reserve privée Kruger.13 petits-déjeuners.13 dîners.12 soupers,1 cocktail de bienvenue, guide de parcours et accompagnateur francophones.Les prix irincluent pas la contribution obligatoire au Fonds d'indemnisation des Clients des agents de voyages de 0.1 OS pour chaque tranche de 100S.Titulaire d\u2019un permis du Quebec.1#'\t\t L m /fnU\t,\tjcHf\ti ¦Pp j *\tj/1\" a1 I jf.\t\tfi.v\tw g \t\tI fl\t^ fl\t\t PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Stéfanie Trudeau, alias Matricule 728, à son arrivée au palais de justice de Montréal, hier.PROCES DE STEFANIE TRUDEAU « C\u2019est pas normal, prenez vos caméras», a lancé un témoin CHRISTIANE DESJARDINS Tout a commencé par un « heille, toé ! » lancé d'un ton « directeur» par la policière Stéfanie Trudeau en cette douce soirée du 2 octobre 2012.Mais là, ça dégénérait, et ce n'était pas normal.«J'ai couru en haut, j'ai dit: \"Il se passe de quoi de pas normal dehors.Prenez vos caméras\" », a raconté Simon Pagé hier, alors qu'il témoignait au procès de la policière Stéfanie Trudeau, suspendue avec solde du SPVM depuis les événements.Mme Trudeau, surnommée Matricule 728, est accusée de voie de fait pour une intervention devant un descendu de l'atelier, une bière à la main, pour ouvrir la porte à Simon Pagé.La porte s'est refermée toute seule et ils se sont retrouvés dehors.Sur les entrefaites, Serge Lavoie est arrivé en voiture.Il avait la clé.« Heille, toé ! », a lancé une policière qui arrivait, l'air « agité, » a dit M.Orchietti.« J'ai dit : \"Madame, est-ce qu'on peut vous aider?\" », a témoigné à son tour M.Pagé.«Elle m'a dit: \"Toé, je t'ai pas parlé, farme-toé.\" Elle a demandé les papiers à Rudi.Il a demandé pourquoi.Elle a fait le lien qu'il refusait de coopé- Le procureur de la Couronne Jean-Simon Larouche est d\u2019avis que Stéfanie Trudeau n\u2019avait pas de motif pour arrêter Serge Lavoie et qu\u2019elle a utilisé une force excessive.atelier d'artistes.Le plaignant est Serge Lavoie, l'un des artistes qui fréquentaient l'endroit.Le procureur de la Couronne Jean-Simon Larouche est d'avis que Mme Trudeau n'avait pas de motif pour arrêter M.Lavoie et qu'elle a utilisé une force excessive.MmeTrudeau, de son côté, demande un arrêt des procédures pour ce qu'elle considère comme une conduite abusive de l'État.Le juge Daniel Bédard a décidé d'entendre d'abord le procès et de trancher la requête ensuite.Des images fortes Une vidéo a abondamment circulé après les événements.Hier, la Couronne en a montré d'autres, tournées sous des angles différents.Les images sont violentes; le son, éloquent.Mme Trudeau déploie beaucoup d'efforts pour maîtriser deux hommes qui semblent ne pas résister du tout, soit Rudi Orchietti et Serge Lavoie.Elle vocifère, elle menace.Des témoins crient, s'offusquent, demandent pourquoi tout en filmant.Selon le témoignage de M.Orchietti hier, ce soir-là, vers 21 h 15, il est rer.Elle l'agrippe, le fait tomber.Il y a des manœuvres pour immobiliser M.Orchietti,» a poursuivi M.Pagé.À ce moment, M.Lavoie commence à argumenter avec la policière, parle de 728, lui lance entre autres: «Calme-toé, la grosse, tu sais pas vivre, grosse niai-seuse.» Mme Trudeau lâche M.Orchietti et se rue à la suite de M.Lavoie, qui grimpe les escaliers.Elle le rattrape, le descend, lui fait une prise.« Calmez-vous, madame ! », répète Serge Lavoie, qui se retrouve sous Mme Trudeau.« Serge, laisse-toi faire», répète Simon Pagé de son côté.Au terme de l'intervention, MM.Orchietti, Lavoie et Pagé ont reçu des constats d'infraction pour entrave et autres.Les accusations ont été retirées au bout de six mois.M.Pagé jure que personne ne s'est approché de la policière et que personne ne l'a touchée.Il convient que le début de l'intervention n'a pas été filmé, mais il soutient qu'il a commencé à filmer très rapidement, car tout s'est passé très vite.Le procès se poursuit vendredi.DE NOUVELLES ÉTUDES CONFIRMENT LES PROPRIÉTÉS MÉDICINALES DU SAPIN BAUMIER À partir d'octobre, il est très fréquent de ressentir les effets nocifs du rhume et de la grippe.Les Drs André Pichette et Jean Legault respectivement chimiste des produits naturels et pharmacologiste à l'Université du Québec au Saguenay ont démontré lors de tests effectués en laboratoire, une forte activité antibiotique du sapin baumier contre le S.aureus et le SARM, (Staphylococcus aureus résistant à la méthyciline).Déjà reconnue par Santé Canada comme remède traditionnel pour soulager les infections et l'inflammation des voies respiratoires (rhumes et grippes), ces études très prometteuses portent à conclure que la prise de sapin baumier s'avèrerait très efficace pour traiter les rhumes et grippes en période hivernale et autres problèmes de santé en milieux hospitaliers.Disponible dans les pharmacies et magasins de santé naturels.RESPIREZ MIEUX.DORMEZ MIEUX.warn RACHELLEBÊRY boutiques santé Brassard |6ranby I Longueull r SIROP ' D'ANTAN NATUREL SAPIN SAPINp '\u2022 iLSMNt Agow.ir-H\u2018' aouiftits musw*®> 1 °ll>, MUKIM* F*** \u2019¦tîln\"' K-' LOUEZ LA CRUZE LS ISA POUR L\u2019EQUIVALENT PENDANT PARSEMAINE $ VERSEMENT INITIAL: 16707$ BASE SUR UNE LOCATION AUX D EUXS EMAINES: PRIXA L\u2019ACHAT COMPREND 1750$DE RABAIS À LA LOCATION ET 500$ DE RABAIS POUR PROPRIÉTAIRES ADMISSIBLES TOUS LES MODELES SONT COUVERTS PAR LA PROTECTION CHEVROLET2 ANS OU 40 000KM VIDANGES D\u2019HUILE GRATUITES 'ANS0U160000KM-GARANTIE LIMITÉE SUR LE GROUPEMOTOPROPULSEUR ' ANS OU 160000KM ASSISTANCE ROUTIÈRE chevrolet.ca mm LA CRUZE 2016 À UN PRIX INCROYABLE MODELE 2LT ILLUSTRÉ SERVICEONSTARAVEC CONNEXION Wi-Fi 4G LTE4 VIDANGES D\u2019HUILE SANS FRAIS APPLICATION tElE-accès3 - Ti i ïl *\t^ /\t/\u201c'T\t\t%\tai\t\tr\ta\t?\t\\\t 1 \" Il\tf \u2014i\t\tii\tM\t1\tà\ti\tm\tU\tV L\u2019Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers et s\u2019appliquant au modèle neuf Cruze LS 1SA 2016 (1PJ69-1SA).Transport (1600$) et taxe de climatisation (100$, le cas échéant) inclus.Immatriculation, assurance, frais liés à l\u2019inscription au RDPRM et taxes applicables en sus.1.Location selon un prix à l\u2019achat de 16 707$ pour Cruze LS 1SA (comprend 1750$ de rabais à la location et 500$ rabais loyauté).Les montants calculés par semaine sont basés sur des paiements de 58$ aux deux semaines pendant 24 mois à un taux de 0,5% avec un versement initial de 1195$.Sur approbation de crédit de la Financière GM.Limite annuelle de 20 000 km; 0,16$ par kilomètre excédentaire.Certaines conditions s\u2019appliquent.2.Selon la première éventualité.Limite de quatre (4) services de vidange d\u2019huile, de lubrification et de changement de filtre ACDelco au total.Le plein de fluides, les inspections, la rotation des pneus, le réglage de la géométrie et l\u2019équilibrage de roue, entre autres, ne sont pas couverts par la garantie.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.Détails chez votre concessionnaire.3.Nécessite un appareil mobile compatible, un abonnement au service OnStar et un forfait de données.Visitez onstar.ca pour obtenir les données cartographiques et connaître les détails et les restrictions du système.Les services et la connectivité peuvent varier selon le modèle et les conditions.Service OnStar avec connexion 4G LTE offert sur certains véhicules et dans certains marchés.Le client doit accepter les modalités et la déclaration de confidentialité d\u2019OnStar (y compris les modalités logicielles) pour utiliser le service.4.Offert sur certains modèles Chevrolet 2015 (en option sur Cruze 2LT et de série sur Cruze LTZ) et avec certains appareils Apple, Android, BlackBerry et Windows.Un plan de services OnStar en vigueur est requis.Les services varient selon l\u2019appareil, le modèle, certaines conditions ainsi que le type de plan de services que vous avez.Veuillez consulter le site onstar.ca pour savoir quels véhicules sont dotés de cettefonction, les limitations liées au système et autres détails.Un système de démarrage à distance installé en usine est requis.Ces offres sont exclusives aux concessionnaires du RMAB Québec (excluant la région de Gatineau-Hull) et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat, à l\u2019exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants et de GM Mobilité.La GMCL se réserve le droit de modifier, de prolonger ou de supprimer ces offres et ces programmes pour quelque raison que ce soit, en tout ou en partie, à tout moment et sans préavis.Le concessionnaire peut vendre ou louer à un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1 80 0 463-7483 ou visitez gm.ca. A14 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Où je danse le tango avec Adil PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE Adil Charkaoui, lors d\u2019un point de presse en février dernier Adil Charkaoui et moi entretenons une correspondance espacée et ponctuelle sur Twitter.Notre tango est toujours le même.Je lui pose des questions.Et il répond à côté des questions.M.Charkaoui, on le sait, est ce Montréalais d'origine marocaine, nouvellement naturalisé canadien, qui a combattu devant les tribunaux le certificat de sécurité que les ministères de l'Immigration et de la Sécurité publique lui ont jadis collé aux fesses, sur la base de soupçons du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) quant à ses sympathies extrémistes et à ses accointances avec des membres d'Al-Qaïda.M.Charkaoui a gagné ce combat.Ottawa ayant préféré retirer la preuve que le SCRS disait avoir contre M.Charkaoui - notamment sur des discussions que celui-ci aurait eues sur la meilleure manière de détourner un avion de ligne -, la cause contre lui est tombée.Et le second certificat de sécurité, car il y en avait deux, est tombé, lui aussi.La Cour suprême a frotté les oreilles de l'Etat pour le traitement qu'il a réservé au Montréalais.Je comprends parfaitement qu'une partie du travail de l'ombre des espions doit rester là, dans l'ombre.Et que la judiciarisation de certaines causes pourrait dévoiler des méthodes d'enquête et des sources confidentielles, motifs invoqués par Ottawa pour ne pas présenter ses preuves contre M.Charkaoui.Mais je n'ai pas une foi suffisamment grande dans la sainteté des services de renseignement pour leur faire aveuglément confiance.On les sait parfois retors.Donc, je le dis: l'Etat n'a jamais fait la démonstration qu'Adil Charkaoui était un terroriste lié à Al-Qaïda dans les années 90.Au Maroc ou dans quelque autre dictature, les soupçons qui ont pesé sur lui l'auraient envoyé à l'ombre.Justement, le Canada n'est pas une dictature : M.Charkaoui a donc pu faire valoir ses droits et il peut poursuivre Ottawa pour 26 millions.Adil Charkaoui n'est pas un terroriste, c'est dit.Mais ce que je veux vous dire, c'est que pour un personnage public qui prend la parole, il a une difficulté bizarre à répondre à des questions simples.En décembre 2013, alors que M.Charkaoui s'agitait bruyamment sur l'islamo-phobie, je lui ai demandé sur Twitter sa vision de la charia dans le Québec du XXIe siècle.C'est une question simple.Mais M.Charkaoui n'a jamais répondu, malgré mon insistance : il lançait des écrans de fumée à gauche et à droite pour faire dévier le débat.Il m'a notamment cité un papier du Devoir relatant son combat juridique victorieux, en me menaçant de poursuites.Yves Boisvert s'est joint au débat en demandant à Adil Charkaoui de nous expliquer les détails de son voyage au Pakistan, en 1998.Rappel: M.Charkaoui a été interrogé là-dessus au début de 2001 par le SRCS.Le juge fédéral Simon Noël a écrit qu'il aurait voulu que M.Charkaoui clarifie les détails de ce voyage : « Rien n'a été fait à cet égard », notait-il dans une décision de reconduire le certificat de sécurité.Le juge Noël - le même qui a plus tard ordonné sa remise en liberté -notait aussi que d'autres aspects du dossier n'avaient pas été abordés « de façon satisfaisante » par l'intimé.Lundi soir, Adil Charkaoui et moi avons recommencé à danser le tango sur Twitter: cette fois-ci, c'est moi qui ai cité un article du Devoir, signé Brian Myles, et qui relatait les doutes de M.Charkaoui, au début des années 2000, sur l'implication d'Al-Qaïda dans les attentats de 2001.Ceux-ci, a-t-il dit à l'époque, auraient pu être commis par les Américains eux-mêmes.Bref, bonjour le complot.J'ai posé une question simple à M.Charkaoui: pense-t-il toujours la même chose?Pour garder le tout encore plus simple, j'ai proposé les réponses « oui » et « non » à M.Charkaoui.Sa réponse : un hyperlien vers un papier que je signais en 2003 dans Le Journal de Montréal, sur.Star Académie ! Ni oui ni non.La semaine passée, Marie-France Bazzo a invité Adil Charkaoui à faire un monologue à son émission et.Pardon, ai-je dit « monologue » ?Non, pardon, elle l'a invité à un «débat» avec le journaliste Fabrice de Pierrebourg sur son livre Djihad.ca, un livre qui a courroucé M.Charkaoui.Mais le débat n'a jamais eu lieu, puisqu'Adil Charkaoui ignorait superbement les supplications de l'animatrice de laisser parler son vis-à-vis.Chaque question était contrée par une contre-question qui contestait le bien-fondé de la question, par des accusations ridicules (« C'est du Bugingo ! »), par des réponses sans lien avec la question.Quinze minutes d'esquives, de feintes, de parades.Bref, chez Bazzo, c'est l'Adil que j'ai reconnu dans mes échanges sur Twitter et que le juge Simon Noël a pu reconnaître quand il cherchait des éclaircissements sur ses voyages au Pakistan.J'ai reconnu chez Bazzo l'Adil qui répond à coups de feintes aux questions des journalistes sur ces jeunes Montréalais qui sont partis -ou qui ont tenté de partir - en Syrie, dont plusieurs fréquentaient une école coranique dont M.Charkaoui préside le conseil d'administration.C'est le choix de M.Charkaoui de répondre à côté des questions, en posant des questions sur les questions, en menaçant de poursuivre ou en raccrochant carrément.Mais ces feintes rhétoriques à répétition incitent beaucoup, beaucoup de gens à prendre tout, absolument tout ce qu'Adil Charkaoui dit avec un grain de sel gros comme un Airbus.J'en suis.Adil Charkaoui n\u2019est pas un terroriste, c\u2019est dit.Mais ce que je veux vous dire, c\u2019est que pour un personnage public qui prend la parole, il a une difficulté bizarre à répondre à des questions simples.La Couronne veut une peine plus sévère pour Lise Thibault LOUIS-SAMUEL PERRON La feuilleton judiciaire de six ans de Lise Thibault est loin d'être terminé: la Couronne s'adresse à son tour à la Cour d'appel pour faire renverser la condamnation de 18 mois de prison de l'ex-lieutenant-gouverneur pour abus de confiance et fraude.Cette peine est « nettement déraisonnable», selon le ministère public, qui réclame plutôt une peine de quatre ans de pénitencier.L'ex-représentante de la reine au Québec pendant presque dix ans occupait un poste « exigeant une grande probité», soutient la Couronne, dans sa requête pour permission d'en appeler de la peine, déposée en Cour hier et que La Presse a obtenue.« La peine prononcée ne tient pas suffisamment compte de la position de confiance qu'occupait l'Intimée-accusée et de son obligation d'honnêteté exemplaire », indique le procureur de la poursuite, Me Marcel Guimont, dans le document.Pour convaincre le Tribunal d'imposer une peine plus sévère, la Couronne soulève également le « degré de préméditation » des crimes de Lise Thibault et leur « gravité objective et subjective ».La lieutenant-gouverneur déchue a plaidé coupable à six chefs d'accusation de fraude et d'abus de confiance, en décembre dernier, après 33 jours de procès.De janvier 1997 à juin 2007, Mme Thibault a fraudé le gouvernement du Canada de 411 247$ et le gouvernement du Québec, de 231 345$ en utilisant des documents contrefaits.« Elle aura abusé d'un mécanisme lui permettant de se faire rembourser des dépenses auxquelles elle n'avait pas droit, et ce, tout au long de ses dix années de mandat [.] Ce stratagème lui a permis d'obtenir des sommes d'argent substantielles pour son intérêt personnel ou celui de sa famille», écrivait le juge Carol St-Cyr dans son jugement du 30 septembre dernier.Lise Thibault, âgée de 76 ans, a donc été condamnée à purger une peine de 18 mois de détention, en plus de rembourser 200 000$ à Ottawa et 100 000 $ à Québec.La Couronne avait suggéré une peine de quatre ans de pénitencier, alors que la défense avait demandé douze mois avec sursis.Après avoir été emprisonnée pendant six jours, Lise Thibault a été libérée le 6 octobre d'ici les procédures d'appel.Sa première audition en Cour d'appel est prévue le 5 février prochain.La requête pour permission d'en appeler de la peine émanant de la Couronne sera présentée vendredi.Les + de l\u2019automne Un congé de facture d\u2019essence ou d\u2019épicerie ajouterait un petit plus à votre automne?ÀGAGNER 2000$ EN PRIX PARJOUR Alim/ Épicerie O O Vêtements Essence Rénovations Mobilier Équipement sportif O Placement CELI ou REER PARTICIPEZ AU CONCOURS JL Disponible dans V l'App Store DISPONIBLE SUR REPONDEZ ALAQUESTION DUJOUR LA PRESSE* Augmentez vos chances de gagner en participant tous les jours jusqu\u2019au 15 novembre.Google play 42 tirages de 2 000$, soit un parjour du 6 octobre au 16 novembre 2015.Tous les détails dans La Presse+.gisimons ONA MAISON CORBEIL sports _ experts UNIQUEMENT DANS LA PRESSE+ LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 A15 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Queen\u2019s Park accueille Justin Trudeau en héros PHOTO MARK BLINCH, REUTERS À son arrivée à Queen\u2019s Park, Justin Trudeau a distribué les poignées de main et les accolades, dont la première, chaleureuse, à Kathleen Wynne.Flagellation imminente pour Raif Badawi HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Le premier ministre désigné Justin Trudeau a été accueilli en héros lors de son passage à Queen\u2019s Park pour rencontrer Kathleen Wynne, hier.Cette toute première visite de M.Trudeau à une première ministre provinciale marque un renouveau dans les relations entre Ottawa et les provinces, après une décennie de tensions sous le gouvernement Harper.Les premiers ministres des provinces ne se sont pas gênés au cours des dernières années pour dénoncer les rapports dysfonctionnels qu'entretenait avec eux le premier ministre sortant Stephen Harper.Ils se plaignaient entre autres des refus répétés de leur homologue fédéral de les rencontrer et de l'adoption unilatérale de mesures impopulaires comme la diminution des transferts en matière de santé.M.Trudeau s'est efforcé de se distinguer de cette approche en promettant davantage de collaboration avec ses homologues.«M.Trudeau est très ouvert non seulement à des rencontres avec les premiers ministres et les leaders autochtones du Canada, mais aussi à une collaboration accrue avec ceux-ci», a déclaré un porte-parole de M.Trudeau, Dan Lauzon.«C'est un engagement qui se manifeste par sa volonté d'inviter ces derniers à la conférence de Paris dans quelques semaines, ainsi que par cette première rencontre avec Mme Wynne aujourd'hui.» Campagne anti-conservateurs L'animosité entre Ottawa et les provinces au cours du règne de M.Harper a atteint son paroxysme avec la première ministre de l'Ontario.Mme Wynne a mené l'an dernier une campagne publique pour inciter le chef conservateur à la rencontrer.M.Harper a finalement accepté après la réception de plusieurs lettres envoyées par la dirigeante de la province la plus populeuse du Canada.Puis, au cours de la dernière campagne électorale, cette relation houleuse a dégénéré en véri- table affrontement, Mme Wynne s'étant ouvertement opposée à la réélection des conservateurs.Il n'est donc pas surprenant que la première visite de M.Trudeau à un premier ministre provincial ait été rendue à Kathleen Wynne à l'Assemblée législative de l'Ontario.Aucune rencontre semblable n'est prévue avec le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, bien qu'une conversation téléphonique ait déjà eu lieu entre les deux leaders.Accueil triomphal Le premier ministre désigné du Canada a été accueilli en véritable rock star par quelques dizaines de militants, ministres et députés libéraux qui l'attendaient devant Queen's Park.Il a distribué les poignées de main et les accolades, dont la première, chaleureuse, à Kathleen Wynne.Au terme d'une réunion derrière des portes closes d'environ une demi-heure, une déclaration commune a précisé que les deux leaders libéraux se sont entretenus sur le besoin d'investir dans les infrastructures et l'élargissement des régimes de pension canadiens.Ces deux dossiers très coûteux sont les deux principaux chevaux de bataille du gouvernement Wynne.JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ La flagellation de Raif Badawi reprendra bientôt, a affirmé hier matin la femme du blo-gueur saoudien, Ensaf Haidar, sur la foi d'une source « bien informée ».Cette source n'a pas précisé la date exacte de la reprise du châtiment auquel l'homme de 31 ans a été condamné pour « insulte à l'islam », mais Mme Haidar, qui vit désormais au Québec, craint que cela puisse être dès ce vendredi.« La même source m'avait prévenue de l'imminence du début de la flagellation de Raif au début de janvier 2015 et la chose s'est avérée, Raif ayant été flagellé », a déclaré Ensaf Haidar par voie de communiqué.Raif Badawi avait reçu les 50 premiers coups de fouet d'une série de 1000 le 9 janvier dernier devant une mosquée de Djeddah, non loin de La Mecque, mais toutes les séances suivantes ont été reportées.Ensaf Haidar rappelle aussi au premier ministre désigné Justin Trudeau son soutien à la cause de Raif Badawi, lui demandant d'intervenir en sa faveur.Le nouveau gouvernement libéral entrera officiellement en fonction dans une semaine.Amnistie internationale «très inquiète» Amnistie internationale n'a pas été en mesure de confirmer l'information, mais estime que le contexte actuel rend plausible la reprise du châtiment corporel de Raif Badawi, également condamné à 10 ans de prison et à une amende d'un million de rials (350 000$).« Le climat de répression se durcit en ce moment en Arabie saoudite», affirme la coordonnatrice de l'organisation en Estrie, Mireille Elchacar, évoquant les récentes condamnations à mort de trois militants mineurs et la peine de 10 ans de prison infligée au défenseur des droits de la personne Abdulkarim al-Khoder.L'avocat et beau-frère de Raif Badawi, Walid Abu al-Khair, croupit par ailleurs toujours en prison depuis un an et demi.Défense ignorée Avocats sans frontières Canada, qui s'est impliquée récemment dans la défense de Raif Badawi, n'était pas non plus en mesure de confirmer la reprise imminente de son châtiment.L'organisation, qui n'avait pas pu se faire entendre lorsque la Cour suprême saoudienne a révisé le cas du blogueur l'été dernier, a ensuite remis un « argumentaire détaillé » au ministère saoudien de la Défense et à l'ambassadeur saoudien au Canada, mais n'a reçu « aucune réponse », a indiqué hier à La Presse son directeur général, Me Pascal Paradis.Avocats sans frontières s'apprête d'ailleurs à rendre ce mémoire public.Les craintes que ne reprenne la flagellation de Raif Badawi surviennent alors que le blo-gueur est en lice pour l'obtention du prix Sakharov, la plus prestigieuse des récompenses européennes en matière des droits de la personne, dont le nom du lauréat sera dévoilé demain.« M.Trudeau est très ouvert non seulement à des rencontres avec les premiers ministres et les leaders autochtones du Canada, mais aussi à une collaboration accrue avec ceux-ci.» \u2014 Dan Lauzon, porte-parole de Justin Trudeau mm DE RABAIS sur achat comptant 2311 Place Transcanadienne, Dorval - 514 683-2030 voir condition chez Volkswagen Des Sources Nous sommes ouvert les samedis Inscription Grande Vente Privilège Notez Code Promo : DILAWRI ?www.volkswagendessources.ca LES MODÈLES 2016 ARRIVENT! PROFITEZ DE RABAIS MASSIFS SUR NOS MODÈLES 2015 SÉLECTIONNÉS DE PLUS, INSCRIVEZ-VOUS DÈS AUJOURD'HUI À NOTRE GRANDE VENTE PRIVILÈGE DU 3-4-5 NOVEMBRE. A16 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE LE TOUR DU GLOBE PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE ¦ ,r PHOTO ARCHIVES REUTERS PHOTO REUTERS mmoii \u2022 /¦ PHOTO REUTERS rifc'\u201d États-Unis Carson confirme son avance sur Trump Congo-Brazzaville Lopposition dénonce une «tricherie» Cuba L\u2019ONU pour la fin de l\u2019embargo américain Réunion sur la Syrie Washington s\u2019attend à ce que l\u2019Iran participe Le candidat républicain à la présidentielle américaine Ben Carson est passé pour la première fois devant Donald Trump à l\u2019échelle nationale, dans un sondage New York Times/CBS News sur les intentions de vote des républicains publié hier.Ben Carson est crédité de 26% des intentions de vote et Donald Trump, de 22%.Cette avance reste toutefois dans la marge d\u2019erreur de l\u2019enquête de 6 %.\u2014 AFP L\u2019opposition au président congolais Denis Sassou Nguesso a rejeté hier les résultats du référendum de dimanche sur un projet de Constitution qui permettrait au chef de l\u2019Etat de se représenter en 2016, déclarant que ceux-ci « relèvent de la tricherie ».Selon le ministre de l\u2019Intérieur congolais, le Oui a obtenu 92,26% des suffrages exprimés à l\u2019issue du vote de dimanche, et le taux de participation est de 72,44%.\u2014 AFP LAssemblée générale des Nations unies a réclamé hier, lors d\u2019un vote quasi unanime, la fin de l\u2019embargo américain visant Cuba.Sur 193 pays, seuls les Etats-Unis et Israël ont voté contre cette résolution non contraignante.Le texte saluait le rétablissement des relations diplomatiques et la «volonté exprimée» par Obama de mettre fin à l\u2019embargo, dont la levée totale doit être décidée par le Congrès.\u2014 AFP Les Etats-Unis s\u2019attendent à ce que l\u2019Iran soit «invité» à participer à une série de discussions multilatérales sur la crise syrienne, qui doivent se tenir en fin de semaine à Vienne, en Autriche, a affirmé hier le département d\u2019Etat américain.Le secrétaire d\u2019Etat John Kerry doit quitter Washington aujourd\u2019hui pour participer à ces discussions avec une dizaine d\u2019autres pays.\u2014 AFP Enquête sur l\u2019arrestation d\u2019une élève noire L\u2019intervention musclée a fait l\u2019objet d\u2019une vidéo virale qui a suscité l\u2019indignation aux Etats-Unis IMAGE TIRÉE D'UNEVIDÉO Un policier blanc a traîné l\u2019élève afro-américaine par terre à travers la classe après l\u2019avoir arrachée violemment de sa chaise en la prenant par le cou et en renversant son pupitre.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Le département de la Justice américain a ouvert hier une enquête sur les circonstances entourant l'arrestation d'une élève afro-américaine dans une école secondaire de Caroline-du-Sud.Cette intervention musclée avait fait la veille l'objet d'une vidéo virale et relancé le débat sur la brutalité policière aux États-Unis.Les enquêteurs fédéraux tenteront de déterminer si les droits civiques de l'élève ont été bafoués lorsqu'un policier blanc l'a traînée par terre à travers la classe après l'avoir arrachée violemment de sa chaise en la prenant par le cou et en renversant son pupitre.Une première de deux vidéos de l'arrestation a été diffusée sur les réseaux sociaux lundi après-midi, provoquant l'indignation de nombreux Américains, dont Hillary Clinton et Martin O'Malley, deux candidats démocrates à la présidence.« Le FBI recueillera tous les faits et preuves disponibles afin de déterminer si une loi fédérale a été violée », a déclaré l'agent spécial du FBI David Thomas après que le département de la Justice eut accepté d'ouvrir une enquête à la demande du shérif du comté de Richland, Leon Lott.Suspension sans solde Le shérif adjoint Ben Fields, qui a procédé à l'arrestation, a été suspendu sans solde jusqu'à la fin d'une enquête interne.Selon son supérieur, il avait été appelé à intervenir à la Spring Valley High School après qu'une élève eut refusé de quitter sa classe de mathématiques à la demande de son professeur et du directeur adjoint de l'école.En arrivant dans la classe, le shérif adjoint a renouvelé cette demande à l'élève, à qui l'on reprochait d'avoir utilisé son téléphone portable.Face au refus de l'adolescente de 16 ans de lui obéir, le policier a employé la méthode forte.L'élève et l'une de ses camarades de classe ont été arrêtées pour avoir troublé la paix.«Je n'ai jamais vu rien de tel de ma vie, un homme qui utilise une telle force contre une petite fille.Un colosse de 300 livres plein de muscles», s'est indignée Niya Kenny, 18 ans, lors d'une interview accordée à une chaîne de télévision de Columbia, capitale de la Caroline-du-Sud, où se trouve l'école secondaire.Kenny a été arrêtée après s'être portée à l'aide de sa camarade.« Vous ne pouvez pas faire ça à une petite fille.Elle mesure 5 pieds 6», a-t-elle ajouté.Tout en se disant « très troublé » par l'intervention de son subalterne, le shérif Lott a affirmé qu'une troisième vidéo montrait l'adolescente frappant du poing le policier après que ce dernier eut posé une main sur elle.« Ce qu'elle a fait, ce n'est pas ce que j'examinerai.Ce que j'examinerai, c'est ce que mon shérif adjoint a fait», a-t-il déclaré hier après-midi lors d'une conférence de presse.Le shérif a indiqué que l'enquête interne de son bureau pourrait être bouclée dans les 24 heures.Il a précisé que le shérif adjoint pourrait perdre son emploi s'il conclut qu'il a enfreint les règles.«Inacceptable», selon Hillary Clinton Hillary Clinton a réagi sur Twitter en qualifiant d'« inacceptable » l'intervention policière, à laquelle elle a fait référence en utilisant le mot-clic #AssaultAtSpringValleyHigh.« Il n'y a pas d'excuse pour la violence dans une école», a-t-elle écrit.Ben Fields est shérif adjoint du comté de Richland depuis 2004.Il a été honoré en 2014 pour son travail auprès des écoles de la commission scolaire locale, où 59% des élèves sont afro-américains.Il a fait l'objet de deux poursuites pour violation de droits civils, la plus récente en 2013 et la précédente en 2010.Le juge lui a donné raison dans la première cause.Un jury entendra l'autre cause en janvier prochain.Il est accusé d'avoir « visé injustement et imprudemment les étudiants afro-américains en les accusant d'appartenir à des gangs».Ashton Reese, qui a intenté la poursuite de 2013, a été expulsé de l'école secondaire Spring Valley.AUJOURD\u2019HUI DANS LA SECTION PAUSE OXYGENE LASECTION PAUSE PRÉSENTE DES THÈMES DIFFÉRENTS TOUS LES JOURS, UNIQUEMENT DANS LA PRESSE+.CHHOHIQUE MARIE-CLAUDE LOTTIE U PRESSE* PAUSE PAUSE OXYGÈNI PLEIN AIR ES il SUR COURTE PISTE SUfi LA GLACE AVE C MARI ANE SJ-GEUM^, TAMPONS, | TAXES 1 ET TOLLÉ OMME MATÉRIEL Considéré par beaucoup comme étant le plus vieux système de mise en forme du monde, l entraînement par le poids du corps ne requiert aucun accessoire et peut se pratiquer n'importa où.LA SAISON DES CRAMPONS Téléchargez dès maintenant Disponible dans l'App Store Google play Livrée avant 5 h 30.Et c\u2019est gratuit.LA PRESSE I LA SUPERGRILLE H DU MOIS n \u20181 u i PARFAIT ¦Albin Michel EN OCTOBRE Cinquante personnes gagneront le livre « Famille parfaite » et un sac réutilisable.À NE PAS MANQUER SAMEDI MONDE LIBERTE DE NAVIGATION Washington défie Pékin en mer de Chine méridionale I mm, PHOTO ARCHIVES THE NEW YORK TIMES/CSIS'S ASIA MARITIME TRANSPARENCY INITIATIVE Une image satellite prise au mois de mars montre des travaux de construction menés par Pékin sur le récif Mischief, dans l\u2019archipel des Spratleys, au cœur d\u2019une zone convoitée par plusieurs Etats asiatiques.MARC THIBODEAU Les États-Unis ont montré du muscle hier en mer de Chine méridionale en envoyant un contre-torpilleur à proximité d'îlots artificiels construits par Pékin dans l'archipel des Spratleys, au cœur d'une zone convoitée par plusieurs États asiatiques.L'agence Reuters rapporte que le USS Lassen est passé non loin des récifs Subi et Mischief, franchissant la limite des eaux territoriales revendiquée par le gouvernement chinois.La Chine mène sur ces récifs d'importants travaux de remblaiement afin d'accueillir, notamment, des pistes d'atterrissage qui pourraient à terme accueillir des appareils militaires.L'administration américaine soupçonne le gouvernement chinois de vouloir utiliser les îlots pour renforcer ses prétentions territoriales dans cette zone sensible face à d'autres pays comme les Philippines, le Viêtnam, la Malaisie ou Taïwan.Howard French, professeur de l'Université Columbia qui a longuement étudié la Chine, note que l'opération navale menée par les États-Unis était prévisible.« À Washington, la question n'était plus de savoir s'il fallait faire quelque chose, mais bien de définir la forme d'action à prioriser », relève l'analyste.Le gouvernement de Barack Obama, dit-il, ne pouvait se permettre de demeurer passif trop longtemps face aux actions de Pékin, qui revendique pratiquement l'ensemble de la mer de Chine méridionale.«Ne rien faire aurait envoyé à la Chine le message qu'elle a le feu vert pour continuer à faire ce qu'elle veut dans la zone sans risquer d'avoir des ennuis », précise M.French.Avertissement Le secrétaire à la Défense américain, Ashton Carter, avait prévenu il y a quelques semaines que les États-Unis n'entendaient pas se laisser intimider.«Ne vous méprenez pas, nous volerons, naviguerons et opérerons partout où la loi internationale le permet.Et nous le ferons où et quand nous le voulons», a-t-il déclaré.Le gouvernement chinois prétend que sa souveraineté s'étend jusqu'à douze milles nautiques des îlots ciblés hier par les États-Unis, mais Washington ne reconnaît pas cette revendication.Un expert militaire américain, Andrew Erickson, écrivait hier que la convention onusienne en vigueur ne permet pas de revendiquer plus de 500 mètres autour de constructions artificielles érigées sur des structures naturelles normalement submergées.Ces considérations techniques sont rejetées par Pékin, qui a réagi hier avec colère au passage du vaisseau militaire américain alors que le Pentagone promettait de récidiver.Le gouvernement chinois a notamment prévenu que les États-Unis devaient s'abstenir d'utiliser abusivement la notion de «libre navigation» et agir « de manière responsable pour protéger la stabilité et la paix régionales».L'auteur anglais Bill Hayton, qui a écrit un livre sur la crise en mer de Chine méridionale, ne croit pas que Pékin risque de faire plus que de « crier» et de « bluffer» dans les circonstances.« S'ils ouvraient le feu sur un navire américain, ils seraient en sérieuse difficulté.Même s'ils ont passablement développé leurs forces navales, ils ne gagneraient pas une confrontation avec la marine américaine», juge-t-il.Possibilité d\u2019accident « Je ne pense pas que la Chine ou les États-Unis souhaitent un affrontement armé sous une forme ou une autre.Il y a cependant toujours la possibilité d'un accident maladroit qui serait une source d'embarras pour les deux pays », note M.French.Un incident de cette nature était survenu en 2001 lorsqu'un avion de surveillance américain avait heurté un chasseur chinois en mer de Chine méridionale, tuant son pilote.L'équipage américain s'était «À Washington, la question n\u2019était plus de savoir s\u2019il fallait faire quelque chose, mais bien de définir la forme d\u2019action à prioriser.» \u2014 Howard French, de l'Université Columbia posé en catastrophe dans l'île de Hainan et avait été détenu une dizaine de jours avant d'être relâché.Howard French pense que les autorités chinoises vont chercher à utiliser l'incident survenu hier pour justifier l'armement des îlots ciblés et le développement des capacités militaires du pays en mer de Chine méridionale.L'objectif ultime des dirigeants chinois, dit-il, est de repousser les États-Unis hors de la zone.« La Chine estime qu'elle ne peut s'imposer pleinement comme puissance globale si elle n'a pas le contrôle de son voisinage », relève-t-il.Selon Bill Hayton, Pékin entretient, à tort, l'idée qu'historiquement, cette zone maritime a longtemps été sous son contrôle et qu'elle lui revient naturellement.« C'est une absurdité, mais c'est devenu un article de foi nationale », souligne l'analyste.1 QVo pour 24 mois* Voir conditions chez Honda des Sources a DES SOURCES hondadessources.com 2301, Place Transcanadienne, Dorval 514 683-5534 I OUVERT LES SAMEDIS 10H-16H P0316 2011 HONDA CR-V 4WD LX 91300 KM 15 88800$ b P0339 2015 HONDA CIVIC AUTO LX 14768 KM G00014A 2013 HONDA ODYSSEY NAV r 17 98800$ 40300 KM 36 99800$ P0342 2012 HONDA CIVIC AUTO EX 53400 KM 13 98800$ P0353 2011 HONDA ACCORD AUTO SE 51600 KM 14 58800$ P0360 2012 HONDA CIVIC AUTO EX 43849 KM 13 98800$ P0361 2011 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pascale.breton@lapresse.ca \u2022** La crise qui se joue à Val-d'Or ébranle tout le Québec, mais c'est à Ottawa de mettre fin aux horreurs endurées par les peuples autochtones.C'est l'histoire d'un pays et non d'une seule province.Le premier ministre désigné, Justin Trudeau, a en main tous les éléments pour faire en sorte que la question autochtone devienne une réelle préoccupation pour son gouvernement.Il doit prendre ce leadership.Deux occasions s'offrent à lui pour envoyer un signal fort - ou pas - sur ses intentions.D'abord, il sera intéressant de voir qui héritera du portefeuille des Affaires autochtones.Ensuite, il faudra voir à quel moment Justin Trudeau entend déclencher une commission d'enquête sur la disparition ou le meurtre de 1200 femmes autochtones au pays, lui qui a promis d'agir « rapidement ».Les cas allégués d'agressions et d'abus de pouvoir à l'endroit de femmes autochtones de Val-d'Or par des policiers de la Sûreté du Québec choquent les Québécois.Avec raison.Ces gestes vont à l'encontre du fon- Justin Trudeau a en main tous les éléments pour que la question autochtone devienne une réelle préoccupation pour son gouvernement, et doit prendre ce leadership.la détresse.Leur témoignage poignant force une prise de conscience.Mais pour combien de temps?Quel autre événement bousculera l'actualité et fera en sorte que, collectivement, nous détournerons les yeux?Si les révélations actuelles nous bouleversent, la question autochtone se bute à l'indifférence, au racisme et aux préjugés depuis longtemps.Ces destins tragiques suivent le même fil conducteur, bien documenté : 1996 : La Commission royale d\u2019enquête sur les peuples autochtones donne lieu à 400 recommandations, dont la majorité est restée lettre morte.2011 : L\u2019ancienne vérificatrice générale Sheila Fraser dresse un bilan catastrophique de la dernière décennie sur les conditions de vie des autochtones.2013\t: Le mouvement Idle No More voit le jour, donnant lieu à des manifestations pacifiques pour défendre les revendications autochtones.2014\t: Le rapporteur officiel de l\u2019ONU sur les autochtones, James Anaya, constate que l\u2019écart sur le bien-être entre autochtones et non-autochtones n\u2019a pas diminué depuis 2004, évoquant des «conditions socioéconomiques désolantes.» La GRC divulgue un rapport désolant estimant que 1200 femmes autochtones ont disparu ou ont été tuées entre 1980 et 2012.2015\t: Le rapport du Vérificateur général, à Ottawa, s\u2019inquiète de la qualité de vie dans les réserves.dement d'une institution dont la mission est de défendre et protéger les plus faibles.«Nous vivons une véritable crise», a lancé le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, réclamant l'intervention du premier ministre Philippe Couillard.Le gouvernement provincial a le devoir d'agir et de faire la lumière sur cette affaire.Mais l'ultime responsabilité en ce qui a trait aux conditions de vie des autochtones revient à Ottawa, responsable notamment de la Loi sur les Indiens.Car il ne faut pas l'oublier, l'élément de départ du reportage d'Enquête est la disparition de Sindy Ruperthouse, une (autre) femme autochtone dont on est sans nouvelles depuis 17 mois.Ses proches prétendent que toutes les énergies nécessaires n'ont pas été mises pour élucider ce dossier.Le même discours, troublant, que celui entendu maintes fois à travers le Canada au fil des ans.Cette fois, c'est au tour du Québec d'affronter la colère, la tristesse, la honte.Peut-être parce qu'on entend généralement parler de femmes disparues, de femmes qui n'ont pas de voix et dont les visages s'estompent peu à peu des mémoires.Aujourd'hui, on voit plutôt des femmes qui osent prendre la parole à visage découvert, qui racontent la misère, le mépris, La Commission de vérité et réconciliation publie son rapport faisant la lumière sur la triste histoire des pensionnats.Elle émet 94 recommandations.Que faudra-t-il de plus pour agir?On y revient toujours.Plusieurs communautés autochtones vivent dans des conditions dignes du tiers-monde.Logements surpeuplés, insalubres, problèmes d'eau potable, lacunes criantes en éducation, en santé.Des conditions qui exacerbent les problèmes sociaux, entraînant dans leur sillage violence, itinérance, criminalité, consommation, suicide.Une enquête de La Presse révélait récemment que le taux de morts suspectes est près de quatre fois plus élevé chez les jeunes autochtones que chez les autres jeunes Québécois.C'est inacceptable.Quand Michèle Audette, ancienne présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada et candidate libérale défaite, confie que toutes les femmes de sa génération ont vu leur « âme volée », quand on sait que 80% des femmes autochtones ont été abusées ou agressées, on comprend qu'elles demeurent les plus grandes victimes.Mais ces victimes deviennent un vecteur de changement quand elles prennent la parole pour dénoncer.Ottawa a l'obligation de les écouter et d'agir.PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVESLAPRESSE « Il faut agir.Il est temps de mettre fin aux horreurs endurées par les peuples autochtones», écrit Pascale Breton.1 I 1 I I Lt_» .JÀ; «1 Mm ¦ s A N X VAL EAN T nm Z&jmti LA VIANDE ROUGE EST CANCÉRIGÈNE, SELON L\u2019OMS POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE A NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUSVOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des infoi ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.particulières à La Presse sont également réservés.DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca DEBATS@LAPRESSE.CA En réaction au texte « Cette semaine, je fais la grève», publié hier Loin de la pauvreté Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles.Vous faites la grève parce que le Ministère vous propose un gel de salaire pour quelques années.Ce n'est pas la fin du monde.Vous avez encore votre job.Et le salaire d'un enseignant n'est pas le seuil de la pauvreté, à ce que je sache.J'ai personnellement subi un gel salarial de 10 ans, de 2004 à 2014, et j'ai passé à travers.Pensons collectivement, au lieu de penser uniquement à notre poche.Le reste des travailleurs au Québec n'est plus capable de vous graisser la patte, vous les travailleurs de la fonction publique.C'est assez de vous enrichir avec mes impôts et taxes.Johanne Pellerin, Montréal J\u2019appuie les enseignants à100% M.Coiteux dit que le gouvernement n'a pas d'argent pour donner une augmentation de salaire aux enseignants.Où a-t-il trouvé l'argent pour les médecins?Ces derniers auront eu 70% d'augmentation de salaire sur 10 ans, de 2008 à 2018.Deux poids, deux mesures.Lorraine Gauthier Un fardeau Vraiment?Je trouve ça aberrant de voir les syndicats se frotter les mains pour faire la grève.Combien de fois j'ai dû me réinventer pour être plus compétitif dans mon domaine.Les enseignants, les pompiers, les policiers et les travailleurs syndiqués sont un fardeau sur l'économie du Québec.Difficile de croire ce que nous entendons quand les enseignants refusent de « travailler plus fort».Ils font tous partie des problèmes au lieu des solutions.Mais ça, ce n'est pas le rôle des syndicats.Pierre Pouliot Vous aviez le choix Votre mauvaise foi, vos larmes de crocodile et votre prétendu saignement de cœur pour les enfants et leurs parents suintent d'une hypocrisie sans mesure.Si vous aviez à cœur le bien de ces mêmes enfants et étudiants, vous auriez fait honneur à votre profession d'éducateur et de modèle.Oui, pour vos étudiants, vous êtes malgré vous un modèle.Mais la seule chose qui vous importe est vos conditions de travail, qui, à ma connaissance, sont loin d'être celles des mines de charbon du début du XXe siècle.Votre jupon dépasse dès la première phrase de votre article: « J'aurais souhaité ne pas en arriver là.».Monsieur, vous en aviez tout le loisir, mais vous avez plutôt choisi de faire payer nos enfants.Michel Kayal Parlons pédagogie, pas démagogie Les bottines doivent suivre les babines! Avec un salaire de plus de 60 000$ par an, et la dure obligation de travailler 32 heures par semaine.Ceci, sans compter les nombreuses journées pédagogiques et les longues et fréquentes vacances enviées par tous.Alors, avec tout ça, si l'éducation revêt une si grande importance à vos yeux, acceptez 0% d'augmentation pendant trois ans et demandez au gouvernement d'investir pour des services aux élèves plutôt qu'augmenter des salaires de gens déjà privilégiés et assurés d'une sécurité d'emploi et d'un excellent régime de retraite.Je suis travailleur autonome et je dois faire beaucoup plus que 32 heures par semaine et me limiter à quelques jours de vacances par année pour avoir un revenu inférieur au vôtre! Assez, la démagogie.parlons pédagogie! Jean-Paul Houde Plus d\u2019impôts?Alors, on fait quoi?Est-ce qu'on augmente les taxes et les impôts pour vous donner les conditions de travail que vous voulez?Mario Desrochers En réaction à l'éditorial «Les effets secondaires de Valeant», d'Ariane Krol, publié hier Un bon placement Nationalisons la production et la recherche pharmaceutique.Avec les coûts de santé qui augmentent de façon exponentielle et l'explosion à répétition des profits des compagnies pharmaceutiques, je crois que ce serait un très bon placement pour un gouvernement (et sa Caisse de dépôt) et une façon de contrôler les coûts des médicaments pour sa population.De plus, ça lancerait un message clair à ces individus qui profitent du malheur des gens pour s'enrichir outrageusement.Pierre Lemelin Une «AMP» ?Vraiment décourageante, l'attitude des dirigeants de Valeant.Ils ont moins « investi » dans la recherche, mais plus dans comment détruire le rapport de Citron Research.Sans blague, l'occasion serait-elle bonne de créer une «AMP», une autorité des marchés pharmaceutiques?Stéphane Monarque, Candiac Question de crédibilité S'il y a un domaine où la rigueur est de mise, c'est bien l'industrie pharmaceutique.Notre santé en dépend.Cette rigueur devrait d'autant plus exister dans le domaine comptable.S'il y a eu malversation, les coupables méritent quelques années d'incarcération.Valeant doit dénoncer ces gestes avec vigueur et prendre les mesures qui s'imposent pour rétablir sa crédibilité.Christian Castonguay, Laval PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE La controverse entourant des actions de Valeant a fait réagir plusieurs lecteurs. LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 A19 À BIEN Y PENSER Si « Mourir dans la dignité» s\u2019appliquait aux partis politiques, le Bloc pourrait s\u2019éteindre en douceur sous le regard attendri de la famille souverainiste.\u2014 Pierre Dupuis DEBATS Le progrès et la pauvreté P\tT\t ».\t A A\t \t Au début du mois, une bonne nouvelle est passée relativement inaperçue, comme c'est souvent le cas avec les bonnes nouvelles.La Banque mondiale annonçait que, pour la première fois de notre histoire, moins de 10 % des humains vivront dans la grande pauvreté en 2015.La proportion des gens vivant dans l'extrême pauvreté était de 12,8% en 2012.Elle passera à 9,65 % en 2015.Mais le véritable miracle, c'est que ce taux de pauvreté extrême atteignait 37,1% en 1990, il y a 25 ans.Cette tendance constante à la baisse permet de croire qu'il sera possible d'éradiquer complètement ce type de pauvreté d'ici 2025.«C'est la meilleure nouvelle pour notre monde actuel, puisque ces prévisions prouvent que nous sommes la première génération dans l'histoire de l'humanité en mesure de mettre fin à l'extrême pauvreté », a dit le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.Je vais m'empresser d'ajouter des bémols.Le seuil de l'extrême pauvreté établi par la Banque mondiale est très bas, 1,90$ par jour.En outre, malgré ces réels progrès, il restera 702 millions de person- La grande bataille est donc loin d\u2019être terminée.nes dans cette situation de misère absolue.Enfin, même si cette pauvreté extrême est éradiquée, il restera encore des milliards d'êtres humains qui, sans être aussi démunis, vivent dans une situation de très grande pauvreté.Cette grande bataille est donc loin d'être terminée.On doit aussi noter que si cette réduction de la pauvreté extrême s'explique par des interventions énergiques, entre autres celles de la Banque mondiale, elle tient aussi aux progrès économiques remarquables de la Chine et de l'Inde qui ont pratiquement éliminé ce niveau de pauvreté extrême sur leur territoire.Maintenant, la moitié de ces très pauvres se retrouvent en Afrique subsaharienne où les obstacles au développement sont beaucoup plus nombreux.Ces données, avec toutes leurs limites, peuvent néanmoins nourrir quelques pistes de réflexion.La première, c'est que l'image qu'un grand nombre de personnes se font de l'état de la planète est tout à fait fausse.Nous ne nous enfonçons pas, nous ne sommes pas dans un cycle d'appauvrissement global.À force de porter notre attention sur les ratés, les catastrophes, les grandes injustices, on ne voit pas que la croissance économique est forte sur la planète, qu'elle est assez solide pour se répercuter sur le niveau de vie et les conditions de vie d'une grande proportion de l'humanité.Des chiffres comme ceux de la Banque mondiale en témoignent.De très nombreux indices pointent dans la même direction, que ce soit la forte hausse de la demande alimentaire mondiale qui tient au fait que plus de gens ont les moyens de s'alimenter davantage, ou encore la croissance de la population mondiale qui tient largement à l'accès à des ressources sociosanitaires, ou même les menaces environnementales qui s'expliquent largement par le fait que les économies émergentes participent à la production et aux échanges.L'existence de ce progrès est au cœur des réflexions de celui qui a reçu ce mois-ci le prix Nobel d'économie, Angus Deaton.Dans son essai The Great Escape, Health, Wealth and the Origins of Inequality, il écrit: «La vie est meilleure maintenant que dans pratiquement toute autre période de l'histoire.Plus de gens sont plus riches et moins de gens sont dans la grande pauvreté.La vie s'allonge et les parents ne voient plus mourir le quart de leurs enfants.» Par contre, le nouveau Nobel note, et c'est l'objet de son essai, que « le monde est terriblement inéquitable » et que « l'inégalité est souvent la conséquence du progrès.» Ce lien entre le progrès et les inégalités peut nourrir une tentation, celle de combattre les injustices en s'attaquant au progrès lui-même et aux outils qui le favorisent, notamment le type d'organisation de l'activité économique qui a le plus contribué à des progrès, que l'on appelle le capitalisme, dont la logique de production et d'échanges a permis à de nombreux pays de quitter le stade de l'indigence comme aucun autre système n'y est jamais parvenu.Ce n'est pas le progrès et les outils qui le permettent qu'il faut combattre, mais ses abus, ses dérives et ses dommages collatéraux, au sein de nos sociétés, mais aussi dans les pays émergents, là où le progrès risque d'engendrer les plus grandes injustices.PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE « Comment se fait-il qu\u2019on ne prenne pas au sérieux les femmes qui dénoncent depuis tant d\u2019années ce qu\u2019elles vivent?», demande l\u2019auteure.\u2022\u2022\u2022>\u2022: m.'.A ' ¦' ***** ¦ M Psm ' .\t Finie l\u2019apathie, finie l\u2019inertie! Prenez le temps découter et de prendre au sérieux ceux et celles qu\u2019on a dépossédés de leurs territoires, de leur langue et de leur culture ANNIE O\u2019BOMSAWIN-BÉGIN Enseignante de philosophie au Cégep de Saint-Jérôme, membre de la nation abénakise Depuis jeudi soir, j'ai l'impression que le monde s'est arrêté.J'ai regardé plusieurs fois le reportage de l'émission Enquête et j'ai observé les réactions de la société québécoise dans les médias.J'ai eu du mal à aller travailler et je ne parle que de cela à mon entourage.Pourtant, je n'aurais pas dû être tant choquée par ce reportage.Il y a trois semaines, je donnais moi-même une conférence sur les femmes autochtones, notamment sur les violences qu'elles subissent.J'ai également été intervenante auprès de femmes victimes de violence conjugale.Des histoires de violence envers les femmes, j'en ai entendu beaucoup.Seulement, cette fois-ci, je n'arrive pas à reprendre le cours normal de ma vie.C'est quand j'ai lu la lettre ouverte d'Isabelle Picard (anthropologue et membre de la nation huronne-wendat) que j'ai commencé à comprendre la nature de mon malaise.Elle a écrit: « [.] J'en ai assez de devoir fermer mes yeux, d'essayer de me faire croire que ces réalités ne me touchent pas parce que moi, par chance, je suis éduquée, je ne consomme pas, je ne vis pas comme elles.Car ce n'est pas vrai.Je suis comme elles.» Je me suis alors demandé si j'oserais affirmer que je suis comme elles.Je me présente toujours comme une femme autochtone, une métisse, une Abénakise et une Québécoise.Néanmoins, on me demande souvent si je suis vraiment autochtone, vraiment «indienne», une «vraie», quoi.En fait, pas plus tard qu'aujourd'hui, on m'a dit: « Mais toi, t'es pas vraiment autochtone.», l'air de dire: «avoue-le donc, franchement, c'est pas sérieux».Mais pourquoi?Parce que je suis éduquée?Parce que je n'ai pas les traits qu'on pense que je devrais avoir?Parce que je vis à Montréal?Parce que je ne fais pas la danse du soleil?Je pose ces questions, mais moi-même, je me demande souvent ce que c'est, être une femme autochtone.Et c'est précisément ce que le reportage d'Enquête a soulevé chez moi.Les enquêtes dont on parle ces jours-ci me semblent être de bonnes solutions.Mais il faudra bien plus.Récemment, j'étais à un rassemblement de femmes autochtones où, pour nous faire prendre conscience des risques de reproduire la violence qu'on a vécue, nous devions répondre à un questionnaire qui m'a paru terrible.On nous demandait entre autres si quelqu'un de notre famille ou nous-même avions vécu une expérience de violence conjugale, d'incarcération, de disparition, de meurtre, de suicide ou d'inceste.Au contraire de «mes sœurs», je n'ai pas pu répondre que j'avais vécu quoi que ce soit de cet ordre et j'ai eu honte.Alors que les femmes autour de moi s'échangeaient leur résultat, j'ai évité leur regard et j'ai caché mon bout de papier parce que je me suis dit que si on venait à savoir que je n'avais pas vécu de violence, on penserait que je ne suis pas autochtone, que je ne suis pas une «vraie».Quand j'ai vu ces femmes de Val-d'Or dire que cette violence policière était une pratique courante, j'ai revécu ce malaise profond.La violence fait tellement partie de la vie des femmes autochtones que j'ai eu à me reposer la question: en suis-je vraiment une?Comment se fait-il que j'aie à me poser cette question?Comment se fait-il qu'en 2015, au Québec, il puisse exister une telle inégalité?Comment se fait-il qu'on ne prenne pas au sérieux les femmes qui dénoncent depuis tant d'années ce qu'elles vivent?Comment se fait-il que des organismes qui luttent contre la violence faite aux femmes autochtones, tels que Femmes autochtones du Québec, soient dramatiquement sous-financés?Les enquêtes dont on parle ces jours-ci me semblent être de bonnes solutions.Mais il faudra bien plus.Il faudra faire ce qu'on n'a jamais vraiment osé: reconnaître que le Canada a échoué son projet colonial qui est toujours en cours et y mettre fin une fois pour toutes, accepter que le racisme est une réalité tout à fait actuelle et la confronter, et donner les ressources et le temps qu'il faut aux communautés autochtones pour guérir de toute cette violence subie depuis tant de générations.Il y a beaucoup d'autres solutions et si on ne les connaît pas, c'est peut-être parce qu'on n'a pas pris le temps d'écouter et de prendre au sérieux ceux et celles qu'on a dépossédés de leurs territoires, de leur langue et de leur culture au profit de notre belle société égalitaire.Finie l'apathie, finie l'inertie, « Idle no more» ! La fierté de rouler en minoune PIERRE-YVES McSWEEN Comptable professionnel agréé et enseignant d\u2019administration au Cégep régional de Lanaudière, il collabore régulièrement à la section Débats.En 1997, Québecor annonçait l'acquisition de TQS, Jacques Villeneuve gagnait encore des courses en F1, Mario Tremblay démissionnait de son poste d'entraîneur-chef de la sainte Flanelle, le salaire minimum était de 6,80$, et Jean-Paul L'Allier était maire de Québec.C'était une autre époque, avant même la tempête de verglas dont les étudiants d'aujourd'hui n'ont aucun souvenir.Pourtant, à ce moment, un quidam s'est procuré une Honda Accord 1998.Sans le savoir, celui-ci sera l'instigateur de mon bonheur 14 ans plus tard.Bientôt quatre ans que je roule dans cette minoune achetée à un collègue pour la modique somme de 2500$, ce qui équivaut à moins de la moitié des taxes de vente d'une voiture de 35 000$.Elle répond à mon besoin de base : me déplacer.Je n'échangerais pas la liberté que me procure cette minoune.Pendant que certains dépensent des milliers de dollars annuellement pour étaler leur réussite, les inconnus roulant en minounes peuvent épargner pour les études des enfants ou contribuer à leur REER.On veut changer des phares au xénon sur une BMW?Les yeux de la tête.Sur la minoune, pour quelques dollars, on peut changer le tout soi-même.On perd sa clé?C'est 300$ pour la puce et la programmation de celle d'une Mazda 3.La minoune?2,99$ et faire un doublon prend quelques secondes au Canadian Tire.Pas besoin d'assurer une minoune des « deux bords», elle ne vaut pas assez cher pour en parler.Pour 15$ par mois, on s'assure! Un accident survient?Pas besoin de paniquer: la valeur de la voiture est inférieure à la franchise de l'assurance de la majorité des voitures neuves.On se fait grafigner sa voiture parce que quelqu'un ne sait pas se garer?Aucun problème, quand on se fera cogner de l'autre côté, elle sera symétrique ! Sur les minounes, presque tout est mécanique.On n'a pas besoin de GPS, on a encore le sens de l'orientation.Le chauffeur de minoune a les dents blanches, il n'a pas besoin de Bluetooth.Parfois, on a même la chance d'avoir encore un lecteur de cassettes pour écouter de vieilles compilations de PolyTel.De plus, on a accès à des couleurs issues du passé comme aubergine, bleu turquoise, vert pomme ou orange brûlée.Aucun besoin d'être mécanicien quand on se déplace dans une vieille voiture, une carte CAA Québec fait l'affaire.Alors la question est la suivante : puisque le besoin de l'automobiliste est de se déplacer, pourquoi accepte-t-il consciemment de payer trop cher pour une voiture neuve ?Pourquoi accepter de perdre de 35 à 50% de la valeur de la voiture durant les 3 ou 4 premières années ?Pourquoi accepter de payer une somme très élevée pour l'assurance de cette voiture neuve ?Selon Statistique Canada, le transport représente environ 19 % des dépenses courantes d'un ménage moyen au Canada.Ainsi, à tous les acheteurs de voitures neuves, je tiens à vous remercier au nom des milliers de Québécois roulant en minoune.Parce que chaque minoune a un jour été votre premier choix au repêchage, cela nous permet de la ramasser lorsqu'elle s'approche de l'âge de la retraite pour une fraction du prix.Malgré tout, le véritable champion de la logique financière a une carte Opus et partage son wagon de métro chaque matin.Pendant ce temps, le propriétaire de voiture, coincé dans le trafic, écoute sa radio en se convainquant de sa liberté.À la fin du mois, qui est le véritable cassé ?Puisque le besoin de l\u2019automobiliste est de se déplacer, pourquoi accepte-t-il consciemment de payer trop cher pour une voiture neuve? A 20 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 LA PRESSE ARTS ADISQ 2015 Le premier gala La soirée de Jean Leloup ÉMILIE CÔTÉ Puisqu'il a remporté le Félix du choix de la critique en plus de celui du meilleur album rock, et qu'il a fait de colorés discours (c'était à prévoir), on peut dire que Jean Leloup a volé la vedette du bien nommé premier gala de l'ADISQ, qui avait lieu au Métropolis, hier soir.« Oui, cela me fait plaisir.Mais le premier buzz, c'est de remplir mes salles », a dit en coulisses à La Presse celui qui aura totalisé 11 Métropolis à guichets fermés au terme des prochains mois.C'est la fin d'une grande année pour Leloup, lui qui a vendu plus de 80 000 exemplaires d'À Paradis City - un exploit pour un album québécois en 2015.Un autre qui a réalisé une prouesse similaire est Bobby Bazini - absent hier -, justement lauréat du Félix de l'album anglophone de l'année avec Where I Belong, acheté plus de 135 000 fois.Comme Leloup, Pierre Lapointe a aussi quitté le Métropolis avec deux trophées, hier soir.En tant qu'artiste s'étant le plus illustré hors Québec et pour le meilleur album de réinterprétation avec Paris tristesse.Il a accepté le premier prix avec plaisir.«J'ai travaillé en tabarnak en France.Vous n'avez pas idée [.].Ce n'est pas toujours facile, l'exil.» Quant au second prix, il l'a gagné en soulignant qu'il s'était repris.lui-même Plusieurs sous-genres Au Gala de l'ADISQ, il n'y a pas de catégorie finale de l'album de l'année qui consacre en grand un groupe ou un artiste.Les catégories du meilleur album sont divisées en plusieurs sous-genres.Dans leurs catégories respectives, le premier gala (aussi appelé Autre Gala) a couronné hier Maxime Landry (meilleur album country), Bïa (musiques du monde) et Eman X Vlooper (rap).Le duo dérivé d'Alaclair Ensemble a tenu à remercier le patron de son label 7ième Ciel, le rappeur Anodajay, de son vrai nom Steve Jolin.Le hip-hop a gagné ses lettres de noblesse grâce à des entrepreneurs comme lui, a fait valoir Eman X Vlooper.« Les gens qui aiment le hip-hop ont maintenant des postes décisionnels», souligne Vlooper.« Il y a un plus grand respect, et le hip-hop influence tellement la pop », ajoute Eman.Galaxie s'est illustré avec Zulu dans la catégorie de la musique alternative.Le Félix du meilleur album traditionnel est allé au Vent du Nord pour mm S* PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Jean Leloup a mis la main sur les Félix du choix de la critique et du meilleur album rock, hier, au premier gala de l\u2019ADISQ Têtu.Emie R Roussel Trio s'est distingué dans la catégorie jazz.Angèle Dubeau &La Pietà ainsi que Janina Fialkowska ont brillé dans les catégories de musique classique.Meilleur vendeur de la dernière année?Fred Pellerin pour Plus tard qu'on pense.Meilleur spectacle d'humour?Pas trop catholique de Cathy Gauthier.Meilleur clip ?Pierre Kwenders pour celui de Mardi gras, réalisé par Epher Heilland.« Je suis arrivé dans ce pays à 14 ans.Je n'aurais jamais imaginé être ici sur ce podium, a déclaré le Montréalais d'origine congolaise.C'est un honneur.» Enfin, soulignons que les Barr Brothers ont gagné le Félix du meilleur spectacle anglophone, en plus de s'être illustrés comme réalisateurs de l'année dans le gala dit de l'industrie qui avait lieu plus tôt au Club Soda.Brad et Andrew Barr, originaires du Rhode Island, ont remercié leur ville d'adoption, Montréal.Le gala « principal » de l'ADISQ aura lieu le 8 novembre à la Place des Arts.Louis-Jean Cormier compte six nominations, tout comme Jean Leloup (dont celles pour lesquelles il a remporté un trophée, hier).Ariane Moffatt et Isabelle Boulay les suivent avec quatre sélections (au total des deux galas), alors que Patrice Michaud, Alex Nevsky, Galaxie, Marc Dupré et Marie-Mai ont chacun trois chances de gagner un trophée dans les catégories artistiques.Un gala Diffusé à MusiquePlus et à MusiMax, le premier gala animé par Olivier Robillard Laveaux - qui était épaulé par Claude Rajotte - a offert des prestations d'Eman X Vlooper, Patrice Michaud, The Seasons, Tire le Coyote, Yoan et Salomé Leclerc.Alex Nevsky était accompagné d'une super section de cuivres dont faisait partie le trompettiste Jacques Kuba Séguin.Un tapis rouge a précédé la remise de prix.Oui, Karine Vanasse accompagnait sa nouvelle flamme, le rappeur Samian.Rodée au quart de tour en deux heures pile, la soirée a démarré par un mash-up des chansons Miami d'Ariane Moffatt et Mécaniques générales de Patrice Michaud avec une finale avec Louis-Jean Cormier.Olivier Robillard Laveaux a commencé la soirée en racontant ses souvenirs au Métropolis.Il s'est servi de son passé de critique musical pour faire des blagues sur ses anciens collègues, mais aussi pour faire partager son appréciation des albums gagnants.Pour l'anecdote, c'est Jean Leloup qui a donné le plus de spectacles en carrière au Métropolis.Il est monté sur scène chercher un trophée de Roi ponpon, hier soir.« Montre-moi », a-t-il lancé en regardant la caméra « qui bouge toute seule ».Une arme de divertissement redoutable dans un gala, ce Leloup.Son mot d'ordre hier soir: « Lâchez pas ! » C'est dit.«Je suis arrivé dans ce pays à 14 ans.Je n\u2019aurais jamais imaginé être ici sur ce podium.C\u2019est un honneur.» \u2014 Pierre Kwenders, lauréat du Félix du meilleur vidéoclip SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Chute de la demande pour les matinées scolaires HUGO PILON-LAROSE Normalement victimes de leur succès, les matinées scolaires du Salon du livre de Montréal risquent d'atteindre un creux historique en termes de fréquentation cette année.À moins d'un mois de l'ouverture du Salon, qui se déroulera du 18 au 23 novembre à la Place Bonaventure, près de 4000 places sont toujours libres pour les écoles qui désirent s'y rendre avec leurs élèves.Selon ce qu'on nous explique, le contexte des négociations dans le secteur public nuirait ainsi à l'événement littéraire.« Nous sommes très vigilants et nous regardons les choses évoluer.Nous espérons franchement que ce soit réglé d'ici le début du Salon », a affirmé Francine Bois, directrice générale du Salon du livre de Montréal depuis près de 25 ans.Chaque année, l'organisation du Salon du livre de Montréal organise un tirage pour distribuer 18 000 entrées gratuites aux professeurs de la grande région métropolitaine qui désirent visiter le Salon dans le cadre d'une matinée scolaire.Chaque école pigée peut normalement envoyer 200 enfants, afin d'offrir des places au plus grand nombre d'écoles.Or, voilà que pour la deuxième année de suite, on ne se bouscule pas aux portillons.L'an dernier, le milieu littéraire avait attribué cette baisse de l'achalandage aux restrictions budgétaires imposées aux commissions scolaires.Le Salon du livre de Montréal avait finalement réussi à combler ses matinées scolaires sans effectuer de tirage.Cette année, ceux qui ont réservé une place pourraient aussi choisir de s'y absenter à la dernière minute, prévoit l'organisation du Salon.Tout dépend du déroulement des négociations du secteur public, explique-t-on.Catherine Renaud, présidente de l'Alliance des professeurs de Montréal, le syndicat qui représente notamment les enseignants des écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), affirme que ses membres n'ont reçu aucune directive de « boycotter» l'événement ou toute autre activité pédagogique.« Le seul moyen de pression qui pourrait affecter le Salon du livre est que nous demandons aux directions d'école de respecter nos conventions collectives.Si l'activité implique un dépassement du temps de travail prévu, les heures supplémentaires doivent être payées, tout comme l'heure de lunch sans enfants pendant l'activité», a-t-elle expliqué.Une situation plus problématique au Saguenay Au royaume des bleuets, lors de la 51e édition du Salon du livre régional à Jonquière, la situation a été encore plus catastrophique.L'organisation accueille habituellement 5200 enfants dans ses blocs réservés aux élèves, les jours de semaine.En juin, à la fin du processus d'enregistrement, seulement 3700 places avaient été réservées.« Puis, au début de septembre, à la rentrée des classes, on a commencé à recevoir des annulations.Finalement, on s'est retrouvés avec 760 élèves seulement, principalement issus d'écoles privées», a expliqué Sylvie Marcoux, directrice générale du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui se tient au début d'octobre.Pour l'instant, l'organisation de l'événement à Mont réal évalue divers scénarios au cas où la demande fléchirait aussi de son côté.« Nous sommes très vigilants et nous regardons les choses évoluer.Nous espérons franchement que ce soit réglé d\u2019ici le début du Salon.» \u2014 Francine Bois, directrice générale LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 A 21 Vite, une suite à « De garde 24/7 » ! HUGO DUMAS CHRONIQUE Il ne reste que quatre courts épisodes à l'excellente série De garde 2417 à Télé-Québec.Et pour le moment, pas question de manufacturer une suite à cette incursion privilégiée dans les coulisses de l'hôpital Charles-Le Moyne, sur la Rive-Sud de Montréal.Peut-on exercer des pressions « sur le gouvernement », comme le font actuellement bon nombre de camarades de la fonction publique, pour que Télé-Québec commande une deuxième saison aux producteurs de chez Avanti ?Parce que les «personnages » de cette docuréalité, de vrais médecins, sont hyper attachants, en plus d'être compétents.Parce que les émissions ne versent jamais dans le racolage ou le sensationnalisme.Et parce que De garde 24/7 dégage beaucoup de compassion, même dans les situations les plus critiques.L'épisode de lundi soir, qui portait sur la carapace que se forment les spécialistes au fil des interventions, m'a encore plus fait aimer la Dre Chantal Vallée, qui a souffert d'un cancer comme plusieurs de ses patients.Quelle femme empathique et chaleureuse.Elle et la gynéco-obstétricienne Christine Alexander demeurent mes préférées, avec l'efficace urgentologue Laurent Boisvert.Toujours lundi soir, nous avons suivi une jeune grand-mère anglophone, Wendy Janacek, qui souhaitait à tout prix sortir des soins palliatifs pour assister à la collation des grades de ses trois enfants, en juin dernier.Vérification faite auprès de la production hier: la dame de 54 ans, atteinte d'un cancer foudroyant, n'a A ^ cette nouveauté web : Ça fait un bye, un clin d'œil à la célèbre revue de fin d'année de la SRC.Autour d'une bière, les deux complices discutent - pendant 13 minutes - de l'actualité ou des nouvelles artistiques, le souvent le gag prévisible.Cela dit, ce n'est pas désagréable à visionner.Les quatre premiers épisodes de Ça fait un bye débarqueront sur Tou.TV les mercredis jusqu'au 18 novembre.Valérie Blais, Sébastien Benoit et Phil jamais pu se rendre à l'évènement.Elle est morte en juillet et le dernier épisode lui a été dédié.Difficile de retenir ses larmes devant une histoire aussi triste.Chacun des épisodes de De garde 2417 s'articule autour d'un thème précis : les résidents, la première fois ou le travail de week-end.Lundi prochain à 19h30 (2 novembre), il y sera question de l'adrénaline et la semaine suivante, de « vivre avec la mort».Malheureusement, De garde 2417 a hérité d'une case horaire achalandée où se bousculent la série à succès Boomerang de TVA, la comédie bien installée Les Parent à Radio-Canada et un deuxième épisode des Détestables sur les ondes de V.Malgré cette compétition acharnée, les médecins de Charles-Lemoyne ont réussi à captiver une moyenne de 153 000 téléspectateurs, ce qui inclut les enregistrements.Malgré une compétition acharnée, les médecins de Charles-Le Moyne ont réussi à captiver une moyenne de 153 000 téléspectateurs.Bonus : tous les épisodes sont encore accessibles sur le site web de Télé-Québec.Gâtez-vous.Ça fait un bye Si vous aimiez les capsules de Jeudi 16h à Télé-Québec la saison dernière, vous retrouverez leurs deux créateurs, Jocelyn Lebeau et Martin Proulx, dans un format humoristique similaire sur Tou.TV dès aujourd'hui.Le titre de tout entrecoupé de sketches dont le budget de costumes semble avoir été bonifié.Debbie Lynch-White est la première invitée de Ça fait un bye et elle y imite notamment la policière Stéfanie Trudeau, alias Matricule 728.Martin Proulx et Jocelyn Lebeau personnifient Céline Galipeau, Céline Dion, Fred Pellerin, Chantal « Chandail» Hébert et Tasha Kheiriddin.Il y a encore du travail à faire sur les textes, qui visent Roy s'y succéderont à titre d'artiste de la semaine.Le secret de Sarah Épisode charnière, lundi soir, dans la télésérie Pour Sarah à TVA.On se doutait que la belle Sarah (Marianne Fortier) cachait des infos à ses parents et qu'il s'était passé quelque chose avec son patron au resto, Jérôme (Jean-François Nadeau).Les détails ont été dévoilés en bloc: Sarah, a Pour joindre CPI notre chroniqueur: hdumas@lapresse.ca 17 ans, couchait bel et bien avec Jérôme, dont la femme Sophie (Madeleine Péloquin) attend le premier enfant.Les deux amants se sont-ils vus le soir du drame ?L'histoire de Pour Sarah emprunte de nouveaux tournants.Semble aussi que Cédric (Félix-Antoine Duval) ait consommé de l'ecstasy après avoir quitté la fête chez Manu (Alyssa Labelle).Et Gégé (Guillaume Gauthier), qui a toujours marché dans l'ombre de Cédric, aurait-il joué un rôle dans cet accident tragique?Bien hâte de connaître la suite de l'intrigue.Pour Sarah cartonne avec ses 1 238 000 fans à l'écoute, ce qui fait mal à Nouvelle Adresse (618 000).À 20h, Yamaska de TvA (1209 000) éclipse L'auberge du chien noir (698 000), tandis que Boomerang (1 353 000) ne fait qu'une bouchée des Parent (529 000).PHOTO FOURNIE PAR AVANTI L\u2019épisode de lundi soir, qui portait sur la carapace que se forment les spécialistes au fil des interventions, m\u2019a encore plus fait aimer la Dre Chantal Vallée.LIVRES Nicolas Dickner reçoit le prix du Gouverneur général LES AUTRES LAURÉATS\t DE LANGUE FRANÇAISE\t Poésie\tLittérature jeunesse (texte) > Le mal du pays est un art\t> Marie Réparatrice de oublié de Joël Pourbaix,\tLouis-Philippe Hébert, Editions du Noroît\tEditions de la Grenouillère Théâtre\tLittérature jeunesse > Pour réussir un poulet de\t(livres illustrés) Fabien Cloutier, L\u2019instant\t> Le voleur de sandwichs scène et Dramaturges\tde Patrick Doyon et éditeurs\tAndré Marois, La Pastèque Essai\tTraduction > Honoré Beaugrand -\t> Lori Saint-Martin et Paul La plume et l\u2019épée (1848-\tGagné pour Solomon 1906), de Jean-Philippe\tGursky de Mordecai Warren, Boréal\tRichler, Boréal JOSÉE LAPOINTE Nicolas Dickner recevra cette année le prix du Gouverneur général (GG) dans la catégorie Romans et nouvelles pour Six degrés de liberté, son troisième roman.Un prix qui arrive dix ans après le grand succès de Nikolski, son tout premier, et qui coïncide avec le 10e anniversaire de son éditeur, Alto.La maison d'édition de Québec a d'ailleurs de quoi fêter cet automne avec son premier GG en fiction, elle qui a déjà été récompensée deux fois pour des traductions.« Ça me touche, car, il y a 10 ans, je m'étais retrouvé sur la liste des finalistes du GG pour Nikolski, nous dit Nicolas Dickner au téléphone.C'est même un retour du balancier qui a l'air arrangé avec le gars des vues ! Mais c'est significatif pour moi, surtout que c'est le prix que j'avais été le plus triste de ne pas avoir.» Depuis que Louis Hamelin a été propulsé par le prix du GG en 1989 pour son premier roman, La rage, Nicolas Dickner a toujours considéré qu'il s'agissait d'une récompense majeure jouissant d'un grand prestige sur la scène littéraire du Canada.« C'est un prix qui fait autorité parce que c'est une institution, et parce que le jury est composé de pairs qui ont lu presque toute la production de l'année.» « Ça donne une responsabilité aussi.Après un prix du GG, on n'a pas d'autre choix que de prendre notre carrière d'auteur au sérieux.Pour moi, ça veut dire : arrête de te plaindre et écris des romans!» Bonne nouvelle Le romancier constate que chaque fois qu'il a eu des moments de découragement dans sa carrière, il y a toujours eu une bonne nouvelle pour lui faire reprendre pied.L'auteur de 43 ans se dit donc heureux de la vie de son livre depuis sa sortie en mars dernier; l'ouvrage en est d'ailleurs à son quatrième tirage cette semaine.Six degrés de liberté, un roman passionnant et réglé au quart de tour, parle de transport maritime et de mondialisation d'une façon tout à fait étonnante.« Beaucoup de gens m'ont dit qu'ils ne voyaient plus les conteneurs de la même manière.Avec ce livre, j'ai voulu parler du quotidien, de ce qui paraît banal, comme le magasinage du dimanche, et restituer ça sur un échiquier PHOTO NINON PEDNAULT, ARCHIVES LA PRESSE «Après un prix du GG, on n\u2019a pas d\u2019autre choix que de prendre notre carrière d\u2019auteur au sérieux», affirme Nicolas Dickner.mondial.En même temps, ce n'est pas un essai.C'est un livre qui utilise aussi les techniques du roman policier pour raconter une histoire qui touche les gens de manière particulière.» La «fondation domestique» Dickner Le prix du Gouverneur général est assorti d'une importante bourse de 25 000$.Comment compte-t-il l'utiliser?«Pas en faisant des folies, en tout cas.Chaque fois que j'ai reçu une bourse, je l'ai toujours étirée.Si elle était pour un an, je l'utilisais sur deux ans.Je fonctionne comme ça depuis 10 ans : je ne pars pas en voyage au Japon, je ne m'achète pas de lunettes chics.» Devenir écrivain exige du temps, ajoute Nicolas Dickner.Pour être davantage qu'un « écrivain du dimanche», il n'y a pas de secret : il faut beaucoup s'exercer.« Et on peut réussir ça seulement en étant budgétairement plate.Je peux vous assurer que cette bourse servira essentiellement à la fondation domestique du romancier.» Livres Biz remporte le prix France-Québec Célébrité Céline Dion sur Instagram L\u2019auteur et chanteur Biz, de Loco Locass, a remporté hier le prix littéraire France-Québec pour son troisième roman en carrière, Mort-Terrain.Ce prestigieux prix a été créé en 1998 par l\u2019Association France-Québec pour souligner «l\u2019excellence du roman contemporain québécois en récompensant chaque année l\u2019un de ses auteurs » et en assurant une diffusion en France.Il est assorti d\u2019une bourse de 5000 euros (environ 7300$).Dans son roman Mort-Terrain, Biz raconte l\u2019histoire d\u2019un médecin qui déménage dans une ville du nord du Québec, où une entreprise minière « cannibalise la terre (de la région), ce qui a des répercussions humaines plus horribles qu\u2019il n\u2019y paraît», peut-on lire sur le site de l'association.\u2014 Hugo Pilon-Larose «Alerte selfie! Céline est maintenant sur Instagram.Suivez-la pour encore plus de photos inédites!» C\u2019est ainsi qu\u2019Equipe Céline a annoncé hier l'arrivée de la chanteuse sur le service de partage de photos.Ses fans ne se sont pas fait prier pour la suivre.et son compte totalisait déjà 26 000 abonnés en début de soirée hier.La diva est active sur les réseaux sociaux ces temps-ci.Vendredi dernier, elle a partagé avec ses 21 millions d\u2019amateurs sur Facebook des photos de ses jumeaux, Nelson et Eddy, en train de fêter leurs 5 ans.\u2014 Frédéric Murphy A 22 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS Bianca et la petite Gabrielle NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE C'est une publicité sur le transfert de patrimoine, mignonne comme tout.Dès les premières images, on y découvre un bébé naissant sur lequel se penchent tendrement ses parents.«Ma petite Gabrielle », lance affectueusement le papa au bébé qui, sous nos yeux, se transforme, devient petite fille, puis ado, puis femme, souriante, frondeuse, heureuse, choyée.«T'as jamais eu peur de foncer », lui raconte son père, avant d'ajouter: «On t'a offert une base solide pour que tu sois libre.» C'est une pub mignonne comme tout, sauf si on la regarde pendant le reportage d'Enquête sur la violence faite aux femmes autochtones de Val-d'Or.Diffusé jeudi dernier, le reportage de Josée Dupuis a créé un électrochoc et déclenché une crise politique, incriminant plus d'une douzaine de policiers de la Sûreté du Québec (SQ) de Val-d'Or pour abus de pouvoir, voies de fait et, d'au moins selon deux victimes, agressions sexuelles.Tout au long de la pub de Desjardins, je pensais à une des victimes, Bianca Moushoun, jeune autochtone d'à peine 20 ans qui, contrairement à la petite Gabrielle, n'a sans doute pas eu une enfance choyée, heureuse et protégée, ni de parents qui lui ont offert une base solide pour qu'elle soit libre.Bianca, comme des milliers d'autres femmes autochtones au pays, n'a rien reçu en héritage, sinon la misère, la pauvreté, le manque d'estime de soi, le mépris et l'indifférence, toutes choses friables et douloureuses qui empêchent d'être libre.Ce que nous avons fait aux femmes autochtones de ce pays est innommable, honteux, odieux, abject.Nous le savons en notre âme et conscience, mais nous choisissons de l'oublier, de le pousser sous le tapis, de faire comme si ça n'existait pas.Et puis arrive un rappel comme celui d'Enquête ; notre mauvaise conscience et notre culpabilité se réveillent, et ultimement nous aveuglent.Car après avoir fermé les yeux et fait semblant de ne rien voir, voilà que nous sommes prêts à tout croire.Tout.Surtout le pire.Et le pire, dans ce cas-ci, ce sont les agressions sexuelles, ou comme le dit très poliment le patron de la SQ, l'inconduite sexuelle des agents de la SQ.Si le reportage a autant choqué et semé l'émoi, c'est d'abord à cause des accusations d'agressions sexuelles lancées par deux victimes : Angela King, qui aurait été violée au poste de police de Val-d'Or par un policier il y a 20 ans, et Bianca Moushoun, qui aurait été forcée de faire des fellations au fond d'un sentier dans la forêt à sept agents de la SQ.Sept! Exception faite de ces deux-là, les autres autochtones du reportage parlent de rapports avec les policiers du coin pétris de violence, d'abus de pouvoir, d'humiliation, mais pas d'agressions sexuelles.Pourtant, ce qui choque depuis jeudi, ce qui a fait couler les larmes de la minis- tre et provoqué la suspension des agents de la SQ, ce sont les allégations d'agressions sexuelles.Il y a deux raisons à cela.D'abord, le montage du reportage.D'entrée de jeu, dans le teaser de l'émission, il n'est question que des agressions sexuelles.Puis, dans la première partie du reportage, qui porte en principe sur la disparition de Cindy Ruperthouse, Bianca évoque déjà à la caméra les sept fellations aux sept agents.Elle revient dans la deuxième partie, en expliquant cette fois comment ça se passait et combien chaque agent la payait.Trois fois en moins de vingt minutes, le montage nous martèle qu'à Val-d'Or, les agents de la SQ sont des agresseurs et des violeurs.À raison?Je me le demande.Imaginer que des policiers ont saoulé Bianca avec les caisses de bière dans le coffre de leur véhicule, puis qu'ils l'ont entraînée à l'écart dans la forêt pour qu'elle leur fasse une fellation payée avec du fric (200$) ou de la drogue, cela donne envie de vomir.Mais pour être franche, je n'arrive pas à l'imaginer.C'est trop gros, trop grave, trop barbare.Si cette histoire impliquait un policier pourri ou, à la limite, un deuxième complice, elle serait aussi abjecte, mais crédible.Mais sept flics, c'est de la folie pure! C'est insensé.D'ailleurs, comment expliquer qu'Edith Cloutier, elle-même à moitié algonquine et directrice depuis des années du centre où se réunissent les femmes autochtones, l'ignorait ?N'aurait-elle pas dû être la première à le savoir?Tout le reste qui est reproché aux policiers - le racisme, la violence, l'abandon des filles en pleine nuit, en plein hiver, au bout d'une route perdue à des kilomètres de chez elles, pour qu'elles dessaoulent -, j'y crois.Mais que sept flics, d'un commun accord, agressent une jeune fille de cette manière, aujourd'hui en 2015, je n'arrive pas à y croire.Ou du moins, il me faut un peu plus de faits que ceux énoncés dans le reportage.Ceux-ci manquent cruellement au reportage et vont manquer davantage dans la suite des choses.En effet, si jamais Bianca est appelée à témoigner à ce sujet, ce sera sa parole contre celle des flics.Or, faute de preuves ou de témoins, les allégations d'agressions sexuelles vont tomber et on ne sera pas plus avancés.Tout ça pour ça?Heureusement, tout n'est pas perdu.Car dans cette histoire comme dans bien d'autres, le sexe aura servi d'appât.Son parfum sordide aura réussi à attirer l'attention du public, à réveiller la ministre et à imposer un changement de mentalités.Il y aura une ou des enquêtes, des sanctions et, avec un peu de chance, un début de respect pour les femmes autochtones.Et pour une fois, une rare fois, nous donnerons peut-être à Bianca Moushoun une base solide pour commencer à être libre.a Pour joindre CPI notre chroniqueuse: npetrowski@lapresse.ca Si cette histoire impliquait un policier pourri ou, à la limite, un deuxième complice, elle serait aussi abjecte, mais crédible.Mais sept flics, c\u2019est de la folie pure ! LECTURE Dans la maison de Fanny Britt Figure importante du théâtre québécois tant comme dramaturge que comme traductrice, Fanny Britt est aussi depuis peu une essayiste qui fait parler (Les tranchées, sur la maternité) et une auteure jeunesse célébrée et traduite partout dans le monde (Jane, le renard et moi).Dans un automne chargé où elle présentera une nouvelle pièce (Cinq à sept à L\u2019Espace Go) et la traduction d\u2019un texte d\u2019Annabel Soutar à l\u2019Usine C, la voilà qui arrive avec un premier roman, Les maisons, qui ne déçoit pas nos (grandes) attentes.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Dramaturge, essayiste et auteure jeunesse, Fanny Britt publie cet automne son premier roman, Les maisons.V sim mm y.ÿr.- ;\u2022 \t\t JOSÉE LAPOINTE «Nerveuse?», lui demande-t-on en s'installant à la table de sa salle à manger, dans sa jolie maison du quartier Villeray.« Oui, très, répond cette angoissée chronique.C'est vrai qu'au théâtre, le poids est davantage réparti sur les épaules de tout le monde.Et puis dans ma tête, je me suis toujours tenu ce discours : si ça ne marche pas au théâtre, ce n'est pas si grave, car mon rêve, c'est d'écrire des romans!» Il y a près de 20 ans, sa prof de littérature au cégep lui avait en effet « prédit» qu'elle écrirait un roman avant l'âge de 25 ans.Le délai a été pas mal plus long, avec une bifurcation vers le théâtre qu'elle ne regrette évidemment pas, mais c'est le roman qui a toujours nourri son inspiration, précise Fanny Britt.«Je voulais me prouver que j'avais le souffle pour écrire un roman, me rendre au bout de cet exercice.» Tessa, la narratrice des Maisons, est une agente d'immeuble, de 37 ans, mère de trois garçons.Elle traverse une crise qui sera exacerbée par sa rencontre fortuite avec un ancien amour sur lequel elle s'était brûlé les ailes.On suivra le cours de ses pensées implacables, avec des allers-retours fluides entre le passé et le présent, un chemin ultra-lucide que l'auteure nous fait parcourir avec humour, sensibilité et intelligence.Fanny Britt a créé Les maisons dans la peur de n'intéresser personne, de ne pas être en mesure de dépasser l'anecdote et « l'expression de soi».«J'essaie toujours d'être au plus près de la vérité, même si ça fait mal.Il faut être conscient de la portée symbolique et des enjeux moraux.C'est une trituration de plus qui est angoissante.» Les maisons est finalement le livre qu'il « fallait» qu'elle écrive, dit-elle.« J'aurais aimé que mon premier roman ne soit pas typiquement un premier roman, tellement personnel, intime, qui revisite le passé.Mais qu'est-ce que tu veux! D'une certaine manière, je me suis débarrassée de Tessa en l'écrivant.Sinon, j'ai l'impression que j'aurais été pognée encore longtemps avec ce personnage de femme en colère, qui a renoncé à une part d'elle-même et qui en paie le prix par son amertume, sa violence, ses envies de fuir.» Dualité Depuis Les tranchées, Fanny Britt se dit « obsédée » par la dualité de chaque individu -en particulier des femmes -, parfaitement représentée par le titre du livre.« Il y a la façade, et il y a ce qui est derrière la porte », dit-elle, expliquant aussi que les maisons en disent beaucoup sur ceux qui y vivent.« Moi, elles me parlent beaucoup, en tout cas, plus que les vêtements.» Ainsi, Tessa reste une mère dévouée et une conjointe aimante.Mais elle est aussi animée par une grande colère, qui est nourrie « par la désillusion entre la projection qu'on se fait de l'avenir à 15, 20 ans et la réalité de la vie», explique Fanny Britt.« Elle est fâchée d'avoir été trompée par son époque qui commande d'être toujours au top, d'avoir le \"mojo éternel de toute\", et où la réserve et la nuance sont perçues comme de la mollesse.Je pense que ce que j'essayais de faire à travers son parcours, c'est un hommage à la construction.À nos peines aussi.Là où on souffre, où on a perdu, où on a failli, ce n'est pas nécessairement des faiblesses.Tout ça peut nous construire, faire de nous des gens plus riches que ceux qui ne perdent jamais.» Fanny Britt admet qu'elle aussi, elle « achète souvent le kool-aid qu'il faut être tout en même temps », qui nous fait nous sentir nécessairement inadéquats.« Mais c'est à nous de refuser de faire partie de cette équipe », dit l'auteure qui a accompagné son personnage le plus loin possible dans le doute et la souffrance, parce qu'elle comprenait et partageait son amertume.« Tessa est comme une extrapolation de ce que j'aurais pu devenir.» Mais même si elle a failli sombrer avec elle, elles ont réalisé « en même temps » que le mur n'était pas la seule issue.Fanny Britt laisse d'ailleurs les lecteurs sur une finale en point d'orgue - « On l'appelle notre fin minimaliste» -, tout sauf mélodramatique.« Pourtant, j'ai été nourrie au victorien et je suis une sentimentale finie.Mais je coupe toujours dans mes épanchements par de l'humour et de l'autodérision.Je déteste le cute.De toute façon, ça n'irait pas avec Tessa.» Doux-amer L'esprit du livre est d'ailleurs doux-amer, faussement léger et se refuse à tout apitoiement.On peut y passer une nuit blanche devant le Spectrum avec Tessa pour acheter des billets pour le spectacle de Pearl Jam à l'auditorium de Verdun, participer à une vente de sucreries dans une école primaire, observer des vacances désastreuses en famille reconstituée sur la côte Est américaine ou assister à des funérailles bouleversantes.Et à travers tout cela, Fanny Britt, qui adore les ruptures de ton et entretient une affection évidente pour les dialogues vraiment ciselés, nous parle aussi de la beauté du quotidien, qui « n'est pas aussi antiamoureux » qu'on veut bien le prétendre, de l'invisibilité des mères de famille qui prennent de l'âge, des hommes capables d'aimer « qui ne sont ni des lâcheurs, ni des carpettes», des femmes qui vivent aussi des crises de la quarantaine, « mais dans le silence ».Tout cela fait avec un souci du détail, une ironie et un sens de l'observation réjouissants.Qu'est-ce que l'auteure de théâtre a apporté à la romancière ?« Le rythme, dit Fanny Britt, qui a redécouvert l'utilité du point-virgule, de la virgule et du point.C'est par le théâtre que j'ai appris que la musicalité est primordiale et que le rythme nourrit le propos.Il n'y a pas de plus beau compliment que de se faire dire par un acteur: \"Ça se dit bien\".Je veux la même chose pour le livre, que ce soit agréable, mais pas plat.Que les gens le referment en disant: \"C'est l'fun à lire\".» Les maisons Fanny Britt Cheval d'août, 234 pages «J\u2019ai l\u2019impression que j\u2019aurais été pognée encore longtemps avec ce personnage de femme en colère, qui a renoncé à une part d\u2019elle-même et qui en paie le prix par son amertume, sa violence, ses envies de fuir.» \u2014 Fanny Britt "]
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