Lettre de Mme Landriève des Bordes [Marie-Gilles Chaussegros de Léry] à son frère le sieur [Gaspard-Joseph] Chaussegros de Léry
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- Conditions générales d'utilisation :
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- Titre :
- Lettre de Mme Landriève des Bordes [Marie-Gilles Chaussegros de Léry] à son frère le sieur [Gaspard-Joseph] Chaussegros de Léry
- Date de création :
- 22 avril 1768
- Genre spécifique :
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- Archives textuelles
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- Version intégrale légèrement normalisée : «22 avril. Monsieur et très cher frère, J'ai reçu la lettre que vous m'écrivez du premier septembre où vous me marquez la résolution que vous avez pris de rester sujet de Sa Majesté [britannique] vous ne devez pas douter du chagrin que cela m'a causé n'ayant plus d'espérance de vous revoir et vos chers enfants que j'aime comme les miens. Mon mari vous marque les raisons qui l'on empêché de vous les faire passer cette année. Je n'ai pas parlé à vos enfants du parti que vous prenez pour eux il sera assez temps de leur faire savoir lorsque vous aurez quelque autre occasion pour les faire passer sûrement d'ailleurs. Cela aurait pu faire tort à l'aîné dans sa pension pour ses études. Madame Repentigni [Repentigny] n'a pas été moins sensible que moi à la résolution que vous avez prise d'autant qu'elle imaginait que vous étiez sûr d'un emploi et qu'elle a vu par vos dernières lettres que vous n'en avez [...]
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- Version intégrale légèrement normalisée : «22 avril. Monsieur et très cher frère, J'ai reçu la lettre que vous m'écrivez du premier septembre où vous me marquez la résolution que vous avez pris de rester sujet de Sa Majesté [britannique] vous ne devez pas douter du chagrin que cela m'a causé n'ayant plus d'espérance de vous revoir et vos chers enfants que j'aime comme les miens. Mon mari vous marque les raisons qui l'on empêché de vous les faire passer cette année. Je n'ai pas parlé à vos enfants du parti que vous prenez pour eux il sera assez temps de leur faire savoir lorsque vous aurez quelque autre occasion pour les faire passer sûrement d'ailleurs. Cela aurait pu faire tort à l'aîné dans sa pension pour ses études. Madame Repentigni [Repentigny] n'a pas été moins sensible que moi à la résolution que vous avez prise d'autant qu'elle imaginait que vous étiez sûr d'un emploi et qu'elle a vu par vos dernières lettres que vous n'en avez point et que vos mesures étaient mal prises du côté de l'ambassadeur puisqu'il n'a pas voulu se charger de vos enfants et qu'il a dit qu'il n'avait eu aucune nouvelle à ce sujet là. Elle vous écrit pour vos affaires et Landrieve n'ayez point d'inquétude de vos enfants je ne les ferai partir que sur les ordres que vous donnerez et ferai en sorte de leur adoucir le voyage le plus qu'il me sera possible j'ai reçu vos lettre dans le même temps et j'ai vu qu'il était inutile de faire aucune des démarches que vous me marquez, vu le parti que vous prenez. J'embrasse vos enfants et madame de Lery qui je crois a bien du chagrin ainsi que vous. Madame Repentigni est établi à Tours où elle se plaît beaucoup quoiqu'elle ait eu autant de chagrin que moi. Sa santé est meilleure que la mienne qui est dérangée depuis ma dernière couche que j'ai fait dans le mois d'août dernier, d'une fille que j'ai perdue à mon grand regret. J'ai maigri beaucoup. Ce commencement d'année a été cruel pour moi pour les chagrins. J'ai fait part de vos lettres à Repentigni l'aîné qui est bien fâché de vous voir obligé de prendre le parti que vous prenez il doit vous avoir écrit. Mes enfants qui sont toujours à nombre de deux se portent bien Pierre Polle [Pierre-Paul] parle souvent de vous et de sa cousine Lilique [Angélique]. J'ai remis à Houdin le corps que vous demandez pour elle madame Repentigni [Repentigny] m'a laissé votre portrait dont je compte faire tirer une copie pour moi je compte aussi vous envoyer le mien que je n'ai pas fait tirer cet hiver ayant le coeur trop triste et me trouvant trop changée pour me faire peindre dans cette état qui ne me serait pas favorable, j'espérais sortir de Paris ce printemps mais je vois bien que je passerai encore l'été le sort de mon mari n'étant pas encore décidé il a eu une lettre du ministre très satisfaisante dont il vous envoie copie. Adieu mon cher frère je suis et serez toute la vie votre très affectionnée et tendre soeur Lery Landrieve. Mes compliments à tous nos parents et amisJe vous ai écrit mon cher ami au mois de janvier dernier et je me réfère à ma lettre, vous avez ci-jointe et une lettre de monsieur de St-Amant (Saint-Amant] qui vous parle de vos affaires, vous lui marquerez sans doute vos intentions touchant la Bordes qui ne veut entendre parler d'aucun arrangement, si vous lui demandez vos enfants marquez-lui tout uniment de les faire passer à Londres à la personne que vous chargerez de les faire passer en Canada, car autrement il ne s'en mêlerait point, je ne compte pas être alors à Paris, je voudrais que vous eussiez pu prendre un autre parti, mais les circonstances pour vous sont toujours les mêmes, et on ne revient point de ses préventions, travaillez à vous faire quelque sort où vous êtes, car il n'y a nulle apparence de changement. Monsieur de St-Amant a fait l'impossible pour faire liquider les derniers papiers que vous lui aviez envoyés mais inutilement, je m'en suis chargé pour tâcher d'en tirer quelque parti, on m'a promis que j'en aurais quelque chose, mais ce n'est point encore décidé. Mille assurances de mon plus parfait attachement à madame de Lery, l'embrasse vos chers enfants, et suis avec tous les sentiments que vous m'avez connu votre très humble, et très obéissant serviteur. Landrieve Des Bordes. J'ai une triste nouvelle à vous apprendre, qui est la mort de votre frère qui commandait à Kourou à la nouvelle Cayenne, monsieur Fiedmond la marqué au chevalier de Repentigny lui disant qu'il est mort des fièvres, et qu'il a chargé un des messieurs de Ligneris [Lignery] de prendre connaissance de ses affaires, sans entrer dans d'autres détails, je ne doute nullement de votre sensibilité sur cette mort, je le regrette infiniment en mon particulier, mais nous avons tous le même sort à suivre, et il faut se résigner à la volonté du seigneur.»
- Sujets traités :
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- Fédération impériale,
- Affaires,
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