Lettre de Gaspard-Roch-George Chaussegros de Léry à Louis-René Chaussegros de Léry
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- Titre :
- Lettre de Gaspard-Roch-George Chaussegros de Léry à Louis-René Chaussegros de Léry
- Date de création :
- 22 mars 1793
- Genre spécifique :
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- Archives textuelles
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- Version intégrale légèrement normalisée : «ce 22 mars 1792 [en réalité 1793]. Je suis arrivé ici, mon cher ami depuis hier espérant pouvoir être présenté à Mylord Aukland et par suite au duc d'York, par le moyen de monsieur de Ginkle et des officiers d'artillerie qui sont ici. Mais il n'y a pas moyen d'y penser. Monsieur Charles de Ginkel est le seul qui ait été présenté au duc d'York. Je vais tâcher de voir l'amiral Van Hinsbergen et je lui demanderai une recommandation pour le prince Christian Darmstadt qui a un régiment au service de Holland [Hollande] et désire avoir avec lui un officier instruit sur la fortification et la partie du génie. Il n'y a plus de possibilité à espérer d'être reçu dans le corps au service de Holland [Hollande]; le général Dumoulin est très malade; lui seul soutenait mes espérances; quoiqu'il fût excessivement contrarié dans ses projets, tant qu'il aurait vécu, j'en aurais toujours conservé, parce qu'il [...]
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- Version intégrale légèrement normalisée : «ce 22 mars 1792 [en réalité 1793]. Je suis arrivé ici, mon cher ami depuis hier espérant pouvoir être présenté à Mylord Aukland et par suite au duc d'York, par le moyen de monsieur de Ginkle et des officiers d'artillerie qui sont ici. Mais il n'y a pas moyen d'y penser. Monsieur Charles de Ginkel est le seul qui ait été présenté au duc d'York. Je vais tâcher de voir l'amiral Van Hinsbergen et je lui demanderai une recommandation pour le prince Christian Darmstadt qui a un régiment au service de Holland [Hollande] et désire avoir avec lui un officier instruit sur la fortification et la partie du génie. Il n'y a plus de possibilité à espérer d'être reçu dans le corps au service de Holland [Hollande]; le général Dumoulin est très malade; lui seul soutenait mes espérances; quoiqu'il fût excessivement contrarié dans ses projets, tant qu'il aurait vécu, j'en aurais toujours conservé, parce qu'il voulait absolument avoir une brigade d'ingénieur français, avec lui tout s'évanouit. Je ne vois plus qu'un moyen, c'est de réussir auprès du prince de Darmstadt, quelque désagréable qu'il soit de servir dans un régiment d'infanterie, il me semble qu'il serait encore fort heureux pour moi de trouver cette ressource au moment où tout paraît désespéré. Peut-être cela pourrait conduire à quelque chose de mieux. Nouvelle raison pour profiter de l'occasion si elle se présente, j'avais toujours compté que le prince ayant promis d'expédier les ordres d'après la liste que lui avait remis monsieur de Paravicini, je finirais par être employé; mais les oppositions que cela a éprouvé de la part des officiers du corps ont tout arrêté. Dans un moment aussi critique, on craint apparemment de mécontenter les officiers nationaux; et voilà ce que c'est que de n'être que StatHouder. On parlait, quand j'ai quitté la Haie [La Haye] de former une compagnie d'artillerie. Monsieur Amand fils d'un général de l'artillerie du pays, et qui plus est, protégé par le comte de Roone grand bailli, doit en être le capitaine. Je verrai ce que c'est, et si on peut en tirer parti peut-être sera-ce encore une autre ressource, dont il faudra profiter. Il n'y a que la persévérance qui puisse produire quelque chose de bon dans un pareil moment et avec de pareil gens. Je me désespère vingt fois par jour, quand je vois toutes les oppositions que l'on a à éprouver, et les dégoûts qu'on vous fait essuyer. Si les Anglais n'étaient pas arrivés ici, peut-être malgré le désir des habitants, ils auraient goûté du patriotisme français, et le gouvernement alors aurait peut-être jugé à propos d'employer les officiers français, parce qu'il aurait eu peur. Mais à présent que le danger est passé, ils ne songent plus guère qu'aux moyens de tirer leur épingle du jeu, et de se soustraire à l'obligation de faire une guerre offensive. Il me paraît que les officiers anglais n'ont pas beaucoup à se louer des officiers hollandais, mais ils auront beau faire, il faudra qu'ils marchent. On apprit hier au soir ici, que Clairfayt [Charles Joseph de Croix, comte de Clerfait, ou Clerfayt] avait étrillé les patriotes près de Gilmont [Tirlemont]. Il leur a tué 2000 hommes, pris trente-trois pièces de canon, et mis le reste de l'armée en déroute. On dit que le grand Dumourier [Dumouriez] commandait lui-même son armée. Si la déroute n'a pas été complète je ne crois pas que l'on puisse tirer un grand avantage de ces avantages de détail; on y perd toujours beaucoup de monde et le soin que l'on met à cacher ses pertes ne les répare pas. Il faudrait ce me semble, les empêcher de se retirer dans leurs places fortes si on veut les exterminer. Adieu mon cher ami. Je t'embrasse de tout mon coeur, et suis pour la vie ton bon frère et ami. GEORGE, officier d'artillerie J'ai vu ici monsieur Clins qui te fait ses compliments ainsi que monsieur de Genkle. À monsieur de Lery, chez le colonel Jonhstone [Johnstone], In the Royal Artillery, Woolwich, near London.»
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- Archives nationales à Québec
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