Le monde ouvrier = The labor world, 1 juin 1928, samedi 2 juin 1928
14e Année — No 22 SAMEDI, 2 JUIN 1928 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 2, 1928 ?xi Try Black Horse ALE i 100 Years of Brewing experience behind it ?a Horli) (0 iiu ri rr Standard of Strength and Quality Drink Rédaction et administration: 9 et 11, rue Saint-Paul Ouest.“INSTRUIRE ET AMELIORER’ Tél.: LAncaster 53G1 — Le numéro: CINQ CENTS PARTOUT Marchons-nous vers l’abime?Depuis des années, l’on vante les ouvriers de la province de Québec pour leur modération, leur calme et leur bon jugement, on les félicite de ne pas écouter les “agitateurs” qui cherchent à les entraîner dans des organisations ouvrières et de savoir se contenter de salaires plus bas que dans les autres provinces canadiennes — à l’exception, peut-être, des Provinces Mur it mes — tout en ayant des familles plus nombreuses; on les cite comme exemples et l’on donne comme preuve à l’appui de ces avancés qu’il y a moins de grèves et de difficultés industrielles dans le Québec cpte partout ailleurs.Certes, nous reconnaissons qu’il y a beaucoup de vérité dans ces déclarations et nous serions les tout premiers à féliciter la classe ouvrière de ces bonnes dispositions et à lui demander de continuer ces louables traditions si on reconnaissait leur mérite et si ou les traitait en conséquence.Tel ne semble pas être le cas malheureusement, on abuse de leur bonté, on spécule sur leur manque d’organisation, sur leurs divisions intestines qu’on encourage à dessein, on leur fait la vie dure et l’on ne perd aucune occasion de leur faire admettre que “lorsque l’on ne peut avoir un gros pain on doit s'estimer bien heureux de pouvoir en avoir un petit ”, Mais tout a une fin, car un sentiment de malaise et de mécontentement se manifeste un peu partout dans les cercles ouvriers de la province.A Montréal, les charpentiers en fer sont en grève depuis une couple de semaines, on leur refuse la reconnaissance de leur union et un salaire de $1.00 de 1 heure-, tout le monde admettra pourtant que les risques auxquels ces ouvriers sont exposés sont énormes et que leur travail est des plus pénibles et des plus hasardeux.Ce que moins savent, toutefois, c’est qu une fois (pi'ils ont atteint l’âge de quarante-cinq ans, ils sont mis au rancart et trouvent difficilement de l’ouvrage.Ils ont essayé tout les moyens de conciliation à leur disposition pour éviter cette grève et en arriver à une entente, mais en vain.L’honorable Peter llecnan.le ministre du Travail, s'est efforcé de régler cette difficulté mais il s'est heurté lui aussi au mauvais vouloir de la direction des compagnies en cause.Dans les circonstances, peut-on les blâmer d’avoir eu recours à la mesure extrême de la grève, surtout si l’on met en comparaison les salaires payés aux ouvriers de la même catégorie ici et aux Ktats-l'nisï Pourquoi nos charpentiers en fer devraient-ils continuer à travailler pour des salaires ridiculement bas et hors de proportion avec ceux qu’ils obtiennent ailleurs?Les charpentiers-menuisiers ont demandé un bureau d’arbitrage à Ottawa, il y a de la poudre dans l’air, les esprits sont tendus, mais le Builders’ Exchange ne se presse pas de prendre une décision.Vont-ils refuser de soumettre le différend à l'arbitrage, veulent-ils pousser les ouvriers a bout et désirent-ils voir se renouveler à Montréal ce qui est arrivé à Toronto l’an dernier, c’est-à-dire une grève générale dos métiers de la construction?Les barbiers de Montréal, depuis déjà des mois, ont des entrevues avec leurs patrons pour en arriver à une entente sur la question des salaires, des heures de travail et des conditions hygiéniques.Les compagnons-barbiers ont demandé un bureau d'arbitrage à Québec.De prime abord, un comité des maîtres-barbiers a accepté cette suggestion, |/-on> 11 mais il paraîtrait qu ’à la dernière minute, l’action de ce comité aurait été répudiée et que ce bureau d’arbitrage serait refusé; pourtant, tout le monde sait que les barbiers travaillent pour des salaires de famine, (pie leurs heures de travail sont longues et que le public n’est pas protégé par un manque de conditions hygiéniques déplorable.Il paraîtrait que, ces jours derniers, à La Tuque, il y aurait en un commencement de grève par des ouvriers non organisés, rendus à bout par les conditions déplorables de leur emploi, mais ce mouvement aurait été étouffé immédiatement, trois des leaders auraient été arrêtés et un certain nombre d’ouvriers renvoyés, la police étant intervenue avant que tout rentre dans le calme.“Une grève promptement réglée,” nous] annoncent nos journaux capitalistes.Non, elle n’est pas réglée, car les ouvriers n’ont même pas pu soumettre leurs demandes, on les a jetés dehors connue des chiens et on a emprisonné leurs chefs.Dans d’autres industries, les patrons refusent même de reconnaître que les ouvriers existent comme corps.Les organisations patronales refusent toute entrevue avec les représentants des ouvriers.Et cela marche ainsi un peu partout, un certain nombre de patrons sachant que leurs ouvriers ne sont pas organisés, les font travailler pour presque rien, des pères de famille sont contraints d’accepter des salaires de .‘ill et 40 cents de l'heure plutôt que de voir la misère hideuse s’asseoir à leur foyer, ils les acceptent et c'est une vie de privations continuelles, avec le résultat que le mécontentement grandit, que les esprits s’aigrissent et ipi’on transforme une population saine, modérée, vivant honnêtement et respectueuse de nos lois, en une classe de révoltés et de parias.Nous savons que l'on va nous taxer d’exagération en certains quartiers et nous accuser de vouloir ameuter la grande masse ouvrière.Loin de Là, le Monde Ouvrier a toujours prêché le calme et la modération, l’harmonie entre le Capital et le Travail, mais on ne peut s’empêcher de constater le mal.Nous nous sommes toujours efforcés de faire comprendre aux ouvriers que les grèves leur étaient funestes, dans la plupart des cas, et qu’il valait mieux régler les différends industriels par la conciliation et l’arbitrage, mais pour en arriver à ce but, il faut (pales deux parties intéressées — l’ouvrier et le patron — y consentent.S’il faut (pie ce soit toujours l’ouvrier qui fasse tous les sacrifices et reçoive tous les coups, il n’y a pas d’entente possible ni d’équité.Nous espérons que les patrons comprendront que s'ils ont des droits ils ont également des devoirs à remplir; (pie le temps est passé où ils pouvaient faire la pluie et le beau temps; ils ont l’extrême avantage d’avoir affaire à la meilleure classe ouvrière qui existe probablement au monde, qu 'ils n 'en abusent pas car le réveil des calmes et des humbles est terrible.C’est un bon conseil que nous leur donnons dans l’intérêt général.Que les ouvriers comprennent qu'il n’y a pour eux qu’une seule manière de se protéger et de se défendre et c’est dans l'union seule qu’ils trouveront la force et l’appui dont ils ont besoin, tout connue les patrons, (pii sont fortement organisés.Si tous les ouvriers manuels, comme ceux de la pensée, étaient bien organisés, la question sociale serait résolue pour toujours et avec avantage.Aux uns comme aux autres, nous demandons d'y réfléchir et d’agir avant qu’il ne soit trop tard, la prospérité de notre province en dépend, l'avenir de notre race l’exige.Tcmpora miilantur, et nos nmlamur in illis.Les temps sont changés et nous sommes changés avec eux.Les problèmes d’aujourd’hui demandent d’autres méthodes que ceux d'autrefois pour en arriver à une solution heureuse.Sachons être de notre temps.Ne disons pas qu’une grève est réglée parce que les ouvriers sont en prison ou congédiés.L’homme est fait pour vivre en société et l’ordre social actuel exige que les humains entretiennent des relations autres que celles de la jungle qui ne reconnaît que la loi du plus fort.LE MONDE OU VU!EU.Du grand air pour les petits Loxorte des Mont reniais vers la cam- crime de garder vos mioches dans des pngne est déjà commencé.Il ne suffitI «ours ou sur (les galeries, c'est pis encore plus aux parvenus d’avoir pignon sur rue, il leur faut une villa avec un nom poétique: "Villa des rêves", “La eloserio des lilas”, "Le nid des tendresses".Tous les ans, que le joli mois de mai soit maussade ou non, nos nomades mettent une liaitie de leur ménage en caisse, clouent des planches sur les portes et les fenêtres de leur logis — pour faire connaître aux voleurs que leur maison est sans habitants et (pie c’est le temps de cambrioler sans danger — et en route poulies champs! L’heure est arrivée de se mettre au vert.Ceux que leurs moyens limités coin me leurs occupations retiennent à la ville se rongent les poings d'envie.Ça fait tant (l’effet, à nue réception ou à un thé, de parler incidemment de "ma maison de campagne" et de montrer ses bras et son cou halés comme ceux d’une sauvagcs.se.Pour ce petit triomphe de vanité, on peut se parquer comme des sardines dans nu bungalow, respirer les émanations du tas de fumier à proximité de l'habitation, se faire saigner par les moustiques et piquer par les brûlots, manger il la diable des mets cuits en des cheminées fumeuses, coucher sur des lits de camps! L’infini de la bêtise humaine!.Vu que la belle saison ne dure pas deux mois, qu’on nous escamote le printemps et une partie de l’été, les gens sensés trouvent ridicule tout ce branle-bas qui équivaut à un déménagement et, au lieu de partir armes et bagages pour le bas du Fleuve, le Nord ou les Allcghanys, ils restent chez eux et so paient de petits voyages en bateau ou tout simplement par le tramway, ou l’auto quand ils en ont un.Ils varient leurs points de vue et emmagasinent dans leurs poumons de l’air pur nécessaire à la vie.Car riche comme pauvre, il faut jouir chaque année des quelques beaux jours que la Nature nous dispense parcimonieusement.S’il y a des gens qui éprouvent le besoin de déplacer constamment leur liori-st des gens casaniers qui se calfeutrent dans leurs maisons été comme hiver.Ils ont pris de si profondes racines au foyer que rien ne peut les projeter hors du milieu où ils ont évolué depuis des années.Te sais des familles qui croupissent en quelques pièces exiguës en des fonds de cour moisie où le soleil ne fait que de brèves apparitions, comme s'il lui répugnait il'éclairer ces bas fonds et de mettre en relief la hideur de ces lieux malsains.La montagne, l’Ile Saintc-llélène, le parc Lafontaine, les bois du Sault existent pour ceux qui ne peuvent pas se payer le luxe d'une villégiature ou (pilleurs occupations retiennent à la ville.Que les femmes, dès le mois de mai, cessent de frotter et de cuisiner et qu'elles amènent leur niehetée faire la dînette sur l'herbe.Un panier rempli de tartines, de tomates, de concombres, de fruits, un gâteau, des citrons, c'est assez et vous mangerez avec plus d’appétit que jles pensionnaires du ltitz.Ce n’est pas nécessaire que les petits soient empesés et raides comme des bardeaux et vêtus de manière qu'ils craignent de se rouler sur le gazon, de s'ébrouer dans le sable chaud des grèves.Laissons-lcs jouer à leur saoul.Qu'ils aient des accrocs à leurs bas et ù leurs pantalons, que leur robe soit défrîchio le soir quand ils reviendront, peu importe, si leurs joues sont rosées et leurs yeux brillants.Voyez les Juives, elles remplissent les parcs de leur progéniture, c’est ainsi qu'elles combattent les germes morbides (pie les vieilles races charrient dans leurs veines.Un médecin, dans un livre qu’il écrit pour les jeunes mères, dit: Aimez vos enfants comme les bêtes aiment leurs petits.” Qu'ils s'ébattent au grand air, qu’ils prennent des bains de soleil, qu'ils aspirent le parfum des fleurs, ee sont des éléments de santé et de force.C'est un -le les enfermer en chambres — étuves où le iail de leur bout où le linge mouillé qui adhère chauffe et exhale une odeur enfantelets ont droit à tout véritables ille caille, ù la peau infecte.Ces les bonnes choses (pie la Nature maternelle prodigue aux petits des oiseaux.Le temps est passé de les amener aux vues, non parce (pie la loi le défend, mais parce qu'il y fait trop chaud.Au lieu d'un air plusieurs fois exhalé qu’ils respirent la bonne et saine odeur des brises nouvelles.C'est l'écran d'un ciel bleu où les nuages composent de si belles images qu'ils doivent contempler.Rien ne vaut le spectacle de la campagne, quand les bourgeons roses éclatent, quand les pommiers se couvrent de fleurs blanches et ressemblent à des communiantes, que les lilas secouent leurs aigrettes mauves de leur immense chapeau et que partout s’étend un beau tapis de velours vert où la cheville enfonce, (pie les oiseaux, ces beaux chanteurs revenus de leur tournée d'Amérique, font entendre leurs ritournelles.Voyez les, dans les intermèdes de leur concert, se lutiner, se poursuivre et se battre pour mieux savourer ensuite le plaixir de se bécotter et de s'aimer.Ces innocents, qui croient que le lait de eanis-tre se fabrique comme les autres produits industriels et que les oeufs si- manufacturent, initiez-les aux mystères joyeux delà Nature.Faites-leur connaître les bonnes vaches (pii leur ont servi de mère quand ils étaient au berceau en les allaitant.Ce n’est pas sans raison (pie les Hindous les ont placées sur les autels et leur font des processions.Beaucoup n’ont vu le mouton que sur les "numéros souvenir" de la Saint-Jean-Baptiste où le jour île notre fête nationale, frisés, enrii bannés, passés à la lessive ,c'est plus gentil de les regarder gambader autour de leur mère, de les entendre avec leur voix ceux ijiii sont, affectés luttent pour obtenir justice, tandis que dans to cours ordinaire do la vie tous, femmes, enfants, amis, en un mot doits ceux qui sympathisent avec Je travailleur orga aisé peuvent lui apporter un concours effectif en demandant un article avec l'étiquette; la fcMiimo canadienne quit au foyer domestique est la titulaire du ministère des finances, peut apporter à son époux un aide précieux dans sa ! lutte pour le gagne pain quotidien.La mère canadienne qui achète un article j qui porte l’étiquetite syndicate est cer | taine de posséder quelque chose fabriquée dans des conditions hygiéniques et suivant les règles de l'équité.L’épouse (pii exige -1 “étiquette devient la collaboratrice de son époux et en, ce j faisant reste fidèle à un de ses priti-ci-1 panx devoirs conjugaux.Elle protège également celles de son sexe, que certains requins de la finance désirent exploiter ou faire travailler au-délû -le leurs forces.Mais l'enfant lui-même, peut devenir un auxiliaire précieux de son papa, que dis-je, il peut être un allié puissant, lorsque de sa bouche candide il demandera et exigera un article ou un jouet pourtant l'étiquette.Il protégera également son petit frère ou ami, ou concitoyen contres les einpileurs d'écits (pii tenteraient de l’exploiter par un salaire inadéquat, à son travail, ou eu exigeant de lui une journée de travail assimilent les vitamines incompatible avec ses forces, une atmosphere saturée Tous les autres (éléments de la société qui sympathisent avec les travailleurs dans leurs efforts vers l’émancipation économique et sociale ont à leur PLACE A LA JEUNESSE de trémolo chanter le duo de la Mascotte avec des yeux plus langoureux que nos acteurs français.Grâce à l’heure avancée, la maman qui n'a pas pu sortir durant la journée peut, le soir, quand sou homme est revenu de l'ouvrage, se trouver bien (l’un tour de char avant que la nuit prenne.Ne vous hâtez pas de mettre les enfants au lit pour vous en débarrasser, afin de faire la partie de cartes agrémentée de verres de bière et d'emplir la maison d'une fumée si dense qu'on peut la couper avec un couteau.Soyez pitoyables pour la chair de votre chair.Songez à la misère des fleurs de caves humides.Elles poussent en longueur, les feuilles décolorées, les tiges grêles et transparentes, quand, par hasard, il survient des fleurs, elles sont ex sangues.L’habitude d'être avec vos enfants vous empêche de les voir tels qu’ils sont: anémiés, chlorotiques avec les pâles couleurs des candidats à la mort.Soyez comme l'arbre qui s'enorgueillit des rejetons qui sortent de son tronc.Il sacrifie sa vigueur pour qu'ils poussent en beauté.Il se résigne â ce qu’une partie de la sève qu’il pompe du sol nourricier change son cours et alimente ses repoussons.Ainsi (pie lui, mais sans rien prendre de votre substance pour faire vivre vos enfants, tâchez qu’ils .-épandues dans de gommes aromatiques, qu'ils aspirent la saine et réconfortante odeur de la terre.Au lieu de les gaver de crème â la glace et de bonbons, pavez-leur des ., .1 ¦ , , .portée un moveu pratique de prouver tasses de vrai lait écuineux, de ce lait [ j * (pii n'a pas été baptisé, mais dont le germes de concupiscence qu'il porte en ses globules blancs loin d'être nocifs sont plutôt tonifiants.Soyez avares des beaux jours, ne perdez pas une seule de ces heures qui fleurent le sarrazin, la couleur des rayons de miel et (pii fondent en douceur sur nos lèvres.1U LIEN SA I NT-MICHEL.leur sincérité: l’étiquette est L’ét iquette et l'employé l'achat, de produits avec celui-lâ.de l'union pour le patron •st synonyme de justice utiliser les armes LES ALLOCATIONS MATERNELLES EN AUSTRALIE Le rapport annuel du Commissaire des allocations nuaterne-lies du Commonwealth d'Australie pour l’exercice clos le 30 juin 1037, réception duquel vient d’être accusée par le ministère, donne la statistique détaillée des réclamations agréées et rejetées, des dépenses et.frais il ’administration, pendant la période de douze mois passée en revue.Durant l’année, on a payé 133,-Oliti réclamations et on en a rejeté 1,123.Les allocations maternelles versées ont atteint, la somme de (’>0,380 livres, et les frais d’administration se «ont montés â celle de 1(1,181.livres.Sous les -dispositions du Commonwealth Maternity Act (le 1012, une somme de û 'livres est.versée â toute mère ayant satisfait aux conditions do résidence donnant naissance â un en- fant sur le territoire australien.L’allocation est réclamée et versée sans égard à l'état de fortune de la mère, c-t nulle ligne de démarcation n’est, posée entre les mères mariées e,t les filles-mères.Certaines catégories de personnes sont exclues: les indigènes, parce qu’ils sont assistées par d'autres moyens, et les Asiatiques, lino allocution unique est versée pour un accouchement, sans égard au nombre d’enfants mis au monde.>Si l’enfant meurt au moment de sa naissance ou dans les 12 heures qui suivent la naissances, la.requérante est tenue de fournir un certificat médical établissant (pie l’enfant est né viable, celte clause visant à prévenir le paiement d’une allocation dans le cas d’un avortement provoqué.L’application, des dispositions de la loi est confiée au Trésor, qui investit de pouvoirs nécessaires daub cette inteut ion une commission.îLA MARQUE t SYNDICALE A la veille de l’ouverture d’une campagne de propagande eu faveur de l’achat des produits unionistes portant l’étiquette syndicale, il n’est peut-être pas sans à propos de mettre devant le public tuition iste de toute-s dénominations, quelques réflexions d’ordre général qui militent en faveur de l’achat des produits portant l'étiquette syndicale.C'est une anomalie cependant, â l'époque où nous vivons d'être obligé de discourir ou d’écrire sur cette question, car l’ouvrier des temps modernes, n’est-il pas réputé être des plus éclairés et doué d livrai sens syndical.Oui dirait, que la fraternité syndicale et prolétarienne nVst plus qu’un vain mot ’ I-lst-ce (pic l’esprit et le sentiment de solidarité innés chez l'être humain, et amplifiés par la vie profestib-nnellc (“-t syndicale lie devraient pas de nos jours se traduire en actes pratiques, au lieu de l’être eu formules creuses cl en phrases banales?Espérons que le jour ni’cst pas loin, où la propagande verbale ou écrite sur J’étiquette ne sera plus nécessaire, pnrccquc dans ce temps-là l’ouvrier aura compris qu’il a des obligations â remplir â l'égard dos camarades (t’antres métiers organisés, et qu’il sera de plus en plus i-oiivaiiiçe.qu’il a des devoirs iiitersyuylieaux à pratiquer.Il n’est, pas nécessaire d’être profond philosophe, ni d’être doué du regard perçant du prophète pour voir et e-ompremlre (pie les luttes que le syndicalisme va avoir â subir vont être de plus eu plus ardues el que sa survival) ee ne se maintiendra qu’à l'unique con- dition qu’il sache qu’ils possèdent.Failli ses armes, la plus efficace est 1 ’ ’étiquette.Faire l’historique de l'étiquette sym dicale est hors de ma compétence, qu’il me suffise do dire que son institution ou son existence date de près de cinquante ans.Le mérite d’avoir mis sur le marché, l’étiquette, revient à l'Union des cigariers de Sun Francisco (disons outre parenthèses que l’Union des oignriers Montréalais est depuis des années ‘lu (ligne émule de l’union soeur américaine).D’autres unions imitèrent par la suite le bel exemple et aujourd'hui aux Etats-Unis iJ y a au-delà de cinquante organisations ouvrières qui possèdent, leur marque syndicale.Au Canada, il nous faut être plus modeste,, dans et- domaine, comme dans une foule d’autres, mous sommes rétrogades et c'est sur les doigts de la main que nous pouvons compter les produits -portant l'étiquette de l’union.Je laisse aux psychologues lo soin -l’expliquer cet état do choses pour moi j’y vois une inconscience criminelle.Exposons main tenant quelques avantages que le travail organisé peut retirer de l’étiquette: Chaque fois quo l’ouvrier unioniste ou non demande et exige l’étiquette sur les produits (pi’il achète, il se fait l’allié de son camarade d’autres métiers et combat le patron non-unioniste, il se fait d'artisan du progrès et du bien-êtr© de sou frère de misère.En achetant, un article avec l'étiquette, l’ouvrier consolido la position économique et syndicale de sou.camarade, et évite à celui-ci le recours à -la grève connue arme d’attaque et do défense.La grève la plus juste moine victorieuse apporte moins de résultats p-ati-ques que l’étiquette.Dans une période de grève, seuls et d’équité daim leurs relations recipro-ques.L'étiquette permet aux travailleurs d’obtenir un salaire équitable avec lequel il apporte au foyer 1 "aisance c-t à l'eiilt'aut l’éducation et I'instruct ion qui sont deux instruments indispeiisn Ides dans la société moderne.L'étiquette est.une garantie contre le système du (sweat, shop), le travail -lu dimanche, le travail des enfants avant l’âge légal.Mais l’étiquette syndicale est plus qu’un vulgaire signe commercial’, c’est un symbole qui repré-s-enlte tout ee qui fait la dignité du travailleur, le respect de la femme et la protection de l'enfance.Telles sont les quelques réflexions que m’inspiren t l’étiqt>ette.Puissent -elles ne pas avoir été écrites en vain.Aujourd'hui plus que jamais l’ouvrier doit se faire une obligation grave de vivre en vrai syndicaliste.Au surplus aucune raison actuellement ne peut l’eu empêcher.Dans le passé certains La saison des l'êtes enfantines va bientôt battre son plein, lu- fait, il y en a déjà eu un.m pie, particulièrement à l’occasion -le la fête îles arbres, â laquelle tout s'est bien passé.Mais, eu y regur-liant de près, ou s'aperçoit que parfois l’organisation de ces fêtes laisse à désirer.Pour en venir au point que nous voulons signaler, qu'il nous suffise de dire que duns ces fêtes les enfants doivent être au premier rang, les adultes ensuite.Ces derniers doivent faire tout en leur possible pour donner les positions avantageuses à la jeunesse et ne pas faire comme à la fête des arbres, au parc Lafontaine.Malgré une température plutôt maussade, une grande foule d'enfants s'y étaient rendus.Pour les contenir tous, il fallut le secours de plusieurs policiers pour garder les enfants.Jusqu’ici tout va bien; mais, tout â coup, ou voit -les gens étendre un matelas dans le centre di- l'enclos et les photographes prendre leurs positions.11 va se passer quelque chose pour réjouir les enfants, c’est sur.Malheureusement, les acrobates au programme commencent-ils leurs tours qii'aiissitôt on voit les invités (toutes h-s grandes personnes, celles qui n'avaient aucun besoin de voir! et qùl-lquos enfants privilégiés entourer le matelas et cacher la vue aux enfants massés à une vingtaine de pas plus loin et tenus en respect pur les policiers.Ils ont donc attendu depuis une demi heure pour voir le spectacle el ils n'ont rien vu.pardon, ils ont vu les invités officiels.de profil !.Si ces fêtes sont pour les enfants, qu’on leur donne donc toutes les chances de voir ee qui s’y passe, qu'on ne mette pas de murailles de Chine ambulantes entre les enfants et le spectacle, ("est bien le moins qu'on puisse demander.Les enfants ne vont pas là seulement pour déguster un cornet de crème â la glace, et être parqués dans un coin (l'enclos, mais pour se délasser et profiter des leçons qu'on leur donne.Place à la jeunesse, dans les fêles enfantines au moins.esprits faciles â déprimer trouvaient une excuse à leur indifférence en iuv.i-qnant le fait -pie l'étiquette u’était pas une propriété syndicale.Aujourd'hui, cet.argument ou cette excuse ne (-(impie plus.Depuis l’an dernier les étiquettes sont enregistrées et sont propriétés exclusives des unions respectives, par conséquent, notre ligne de conduite est tonte tracée.Ne permettons plus aux législateurs d’exploiter notre indifféience vis-à-vis de 'l’étiquette, lorsqu'ils (tenteront de nous refuser certaines demandes de législation sociale ou ouvrière.Que les luttes quo nous avons fuites pour que le gotiver-uimieiit d’Ottawa légalise la propriété de l'étiquette ne soient pas fulrlos.Soyons logiques avec irons-mêmes el les autres.HENRI BRADLEY.Mari très inquiet.Heureux résultats.Le cas de Mme J.Parent Parle à un prêtre qui lui conseille d’écrire à nos Médecins.Meilleure santé qu’une femme n’ait jamais pu désirer.Elle se croyait au ciel tant elle se trouvait heureuse.Plusieurs médecins et même des femmes cbarlatauts m’avaient soignée pour des douleurs internes qui m'étaient restées après la naissance d’un bébé, mais je continuai d’en souffrir toujours autant.Je ne savais plus que faire et je me décourageais.Mou mari, que mon état inquiétait, avait dit à plusieurs personnes combien j’étais malade, 11 en parla à un prêtre qui lui suggéra d1 écrire au x médecins de la Cie Chimique Franco Américaine, ce qu’il fit.Aussitôt je me suis mise à suivre le traitement qui me fut recommaudé et à prendre des Pilules Rouges, Bientôt j’ai remarqué que mes forces s’augaientaient, que ma digestion se faisait plus régulièrement; mes douleurs se sont passées peu à peu; enfin, au bout de deux mois j’étais rétablie.Je me croyais au ciel tant j’étais heureuse de ce résultat.J’ai acquis de l’embonpoint depuis et j’ai la meilleure santé qu’uue femme puisse désirer”.Mme.J.Pareut, Loulse-ville, (Maskinongé), P.Q.Il n’y a sûrement pas demeilleur remède pour les femmes, de tout âge, eu tout temps, daus les cas de: Anémie, Chlorose, Perte d'appétit, Faiblesse d'estomac, Mauvaise circulation, Troubles nerveux, Maux de tête, Irrégularités, Douleurs internes, Troubles du retour d’Âgc« CONSULTATIONS GRATUITES:— Les femmes qui désirent consulter nos Médecins peuvent le faire tousles jours, de 9 heures du matin à 8 heures du soir (excepté les dimanches et jours de fête religieuse) à nos bureaux, No 1570, rue St-Denis.Que celles qui ne peuvent y veuir, uous écrivent tous les détails de leur maladie et si, après avoir minutieusement étudié leur cas, nos médecins jugent la maladie trop serieuse, ils indiqueront à chacune le meilleur médecin de sa localité pour uous aider à la soigner.Voilà donc pour toutes uu moyen économique et certain de se traiter.mi Prix purtout ou par la poste, 50 aou9 la boit», 3 boites, >1.25, 6 boites, >2.50 PILULES ROUGES Cle Chimique Franco-Américains, Ltée.1570, rus St-Dsais, HoiüiéaI S3 ïsjjp& r Après le Golf.Il fait bon causer, en tête-à-tête cordial, avec son partenaire ou même son adversaire! Déjà l’ombre s’allonge! Et la brise se fait soudain plus froide sur la verandah du club.C’est une bonne précaution de prendre alors un verre de la boisson la plus saine, le Gin Canadien Melchers Croix d’or Fabriqué à Berthierville, Qué., sous In surveillance du Gouvernement fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.TROIS GRANDEURS DE FLACONS: Gros: - 40 onces $3.65 Moyens: - 26 onces 2.55 Petits: - 10 onces 1.10 Melchers Distillery Co., Limited Montréal Page 2 SAMEDI, 2 JUIN 1928 — MONTREAL — SATURDAY, JUNE 2, 1928 .M* Fatigué.Harassé.Digestion difficile.E.' Stocker Douleurs aux reins.Pilules Moro.En bonne santé.Maux de tête.“Je me sentais, depuis quelques temps, extrêmement fatigué, harassé lorsque je rentrais chez moi après une journée de travail.Je souffrais beaucoup de douleurs aux reins et maux de tête.Ma digestion se faisant difficilement je mangeais moins.Les Pilules Moro, que ma femme m’avait engagé à prendre, ont si bien refait mes forces et amélioré mon état que depuis je me sens en bonne santé".M.Edouard Stocker, 5, rue Dupuis, Hull P.Q.PILULES MORO PILULES MORO, peuvent Être prises eu toute continuée par les hommes de tout Age, daus les cas de: Maux de reins, Epuisement, Rhumatisme, Maux de tête.Mauvaise digestion, Manque d’appdtit.CONSULTATIONS GRATUITES:- Les hommes qui désirent consulter nos méde-( }l W cins peuvent le faire tous les jours, flL* Nw de 9 heures du matin à 8 heure» du soir (excepté les dimanches et fêtes religieuses) à nos bureaux, No 1570, rue St-Denis.Que ceux Il | / qui ne peuvent y venir, nous écrivent tous les détails de leur maladie et' Si.après avoir minutieusement étudié leur cas, nos médecins jugent la maladie trop sérieuse, ils indiqueront à chacun le meilleur médecin de sa localité pour nous aider à le soigner.Voilà dono pour tous un moyen économique et certain de se traiter.**5 Protégez-vous en exigeant lea Pilules MORO.Prix partout ou par la poste, 50 sous la boite.3 boites, $1.25, 6 boites, $2.50.Cie Médicale Moro, 1570, rue St-Denis, Montréal Pour bu charge de secrétaire financier du 'local No .'MO, laissée vacante par la démission de M.Boissolle, M.>T.10.La-rose a été élu, à ce |x>ste importau|t.l.a grandi' campagne de propagande entreprise par le Conseil de district No 0 des peintres, à Montréal, et la banlieue, a été inaugurée solennel lenient lundi soir, pur une grande assemblée tenue par le loeal Xo 349; pour les peintres de 'lata-guc française, cinq nouveaux membres ont été initiés; elle a été inaugurée, hier soir, à il’assemblée du loeal Xo 300, pour les peintres de langue anglaise; trois nouveaux membres ont été initiés.La campagne va se continuer avec vigueur et les assH'inblées seront convoquées en temps et lien,.-:o :- INCORRECTIONS GRAMMATICALES Le Coin des Unions locales TRAVAILLEURS EN CASQUETTE La section française de l’union internationale des ouvriers des fabriques de casquettes, à soir assemblée générale | bimensuelle de mai, aux quartiers de l'union, 24^ rue Saint-Jacques, a enten | du un rapport plutôt -ombre sur la situation actuelle dans les ateliers de eetie industrie à Montréal.Le president] M.Henri Bradley, qui occupait le fauteuil, après avoir parlé des conditions! des ouvriers et ouvrières aux ateliers | de la casquette, insista tout particulièrement sur la nécessité, pour les ouvriers et Ouvrières de -'organiser eu union1 plus soli lenient que jamais - 'ils veulent 1 faire quelque chose pour améliorer leur sort.‘•l'es événements prochains auxquels les casque!tiers vont avoir à faire face, a dit M.Bradley, exigent de la part de' tou- les travailleurs de la casquette organisé- 011 non organisés, un charge-, ment radical de mentalité et de cou- i duite.’ ’ Aprè- res remarques du président, ont procéda au tirage d'un magnifique np pareil photographiq,.- kodak.L’hcu ‘ reu.x gagnant fut M.J.0.Xoruinndiii, ' H M3 Saint-Hubert, porteur du Xo 305.CHEZ LES TYPOS jouissances pour les membres du 145.Parmi les rapports, mentionnons un rapport très important du comité exécutif et un autre d’un comité spécial.l.es récentes élections générales des officier- île lTnion Typographique Interna t lunule -ont le sujet de commentaires nombreux.Le résultat est loin cependant d'ètre complet et personne ne peut prédire avec certitude quel sera le résultat final, quoique le vote dans 205 unions locale.- donne une majorité aux candidats • lits progressistes.D'aucuns prétendent que t*es résultats incomplets sont ceux des plus nombreuses unions locales et donc donnent une idée assez juste du résultat définitif.D’autres prétendent que ce n’est qu'un résumé fait au hasard et qui peut être changé d'heure en heure.Quoi qu'il en soit, le secrétaire Louis Gadourv, de lTnion locale Jacques-Cartier Xo 145, r.-rn peut-être en mesure de donner de plus amples informations à l'assemblée de cet après-midi, qui sera tenue à 2 heures, au Xo 729s, rue Sainte-Catherine Est.A cette réunion, il y aura discussion de deux motions importantes: l'une ayant trait aux dépenses de l'Union et l'autre étant un signe précurseur de ré- CHARPENTrERS MENUISIERS Le local Xo 155$, de l'union internationale des charpentiers et menuisiers jde Montréal, tenait leur séance régulière à la salle ordinaire de ses réunions, au Xo 1051 rue Letourneux, il Maisonneuve, ccs jours derniers.Des questions | fort intéressantes y furent discutées et j l'on procéda à la mise en nomination des officiers pour le prochain terme.CHEZ LES ^PEINTRES Les élections spéciales d’officiers, dans les unions des peintres, affiliées à la Fraternité internationale d’Amérique, il Montréal sont terminées avec le résultat suivant: M.John Perreault, a été élu agent d’affaires spécial de l’union No 349; et M.II.Higby, u été élu agent d’affaires spécial du loeal No 359.Ces deux officiers ont pris immédiatement possession de leurs nouvelles fonctions.Dans sa critique littéraire il» “Temps’’, M.T’nul Souday déplore les nombreuses incorrections grammaticales dont sont émaillés la plupart des romans qui paraissent aujourd’hui.“Tous les auteurs, dit-il, u’ont pas l’oeil typographique.d’où la nécessité des correcteurs professionnels que presque tous les éditeurs et imprimeurs ont supprimés par économie.Les journaux ont.maintenu cet emploi et sont beaucoup plus corrects que lu majorité dos livres nouveaux qui saccagent honteusement la grammaire.Ce sont donc les lecteurs de la presse quotidienne qui risquent le moins do prendre do mauvaises babil nies, tandis que ce flux de solécismes et de barbarismes commis par les auteurs ou leurs typographes ne peu t que corrompre les liseurs de romans et détruire la pauvre langue française.' Lo ministère de l'instruction publique et la Société des gens de lettres songeraient plus utilement ù ces questions vitales qu’au domaine publie payant à ln caisse des oomi-tatds.Bien entendu, il ne s’agirait pas d’abolir la liberté de l’imprimerie, ni de rétablir aucun privilège, mais 11e pourrait-on édi ter certaines règles, exiger 0ertail.,- garanties et frapper d’amende les abus scandaleux! Pourquoi pas une loi, s'il le faut! Ou prend bien des préeauti"us contre les industries insalubres.Dans les barbares conditions actuelles, l’imprimerie eu est une.Quand la langue est en danger, des mesures de salut publie s’imposent.’’ A committee of the U.S.National House of Representatives has approved TRIBUNE LIBRE “Timoo Danaos et dona forontos’’ Montréal, IS mai 1928.l.e Mourir Onrrier, 11, ruu Saint-Paul Ouest, Montréal.M.le Rédacteur en chef, Comme lecteur assidu de voire intéressant journal, permettez-moi de venir vous deiminder l'hospitalité dans vos colonnes.Je dois commencer par vous dire, M.le Rédacteur, que j'ai fort apprécié la série d'articles sur “Lu Réparation des Accidents du Travail", pur “Soeius", publiée il y a déjà quelque temps, et que j’en félicite bien sincèrement l'auteur, car c'est un travail fort appréciable et do grande utilité pour les travailleurs eu particulier et le publie, en général.Je dois aussi des félicitations à vos collaborateurs, Julien Saint-Michel et Hachette, pour leurs articles toujours do tout premier ordre et qui se font il t onto occasion les défenseurs des gagne-petit et des exploités.Mais, comme il n'y a rien de parfait en ce monde, je me permettrai d'attirer votre attention sur le fait que vous ave: un de vos collaborateurs anglais qui signe ses articles "Bernard Rose" et dont, à mon point de vue, les biographies qu'il nous fuit sur tous les hommes politiques, financiers, capitalistes, etc., n'ont certainement pas leur raison d'être dans un journal ouvrier.Qu’nvous-nous besoin de savoir, nous de la classe laborieuse, comment un capitaliste ou politicien quelconque a amassé des millions; je ne vois pas bien en quoi cela peut aider les travailleurs et même les intéresser.Si M.Rose a absolument envie d’encenser et de faire les éloges de personnages remarquables/.pourquoi ne fait-il pus la biographie de nos chefs ouvriers, ce qui serait beaucoup plus intéressant pour la classe ouvrière, et surtout conviendrait mieux ù un journal qui s'intitule le "Forte parole des ouvriers organisés de la province de Québec".il me semble, M.le Rédacteur, que M.Rose ni'u tout l'air de se servir du Momie Ouirier comme tremplin pour se faire du capital politique, pour ne pus dire autre chose!.UN OUVRIER.•Vote rie la rédaction.— Nous sommes 1 toujours heureux de recevoir l'opinion de 1 nos lecteurs sur les articles que nous pu: blions, c'est un critérium qui a sa raison j d'être et ne nuit pas car personne n'est ! bon juge dans sa propre cause.Toute, .i fois, nous croyons que les biographies a bill which will permit manufacturers .• 1 h 1 to set retail price.-.If retailers sell be- j ^ low that prim manufacturers may | t.uefl to them—Hie bov- refuse to sell goo-cott is legalized.The loudest.lectors to “govern- ment interference with business” are the first to ask c-ivernment aid when it suits tHeir purpose.Tlie “law of su now only applies to They are clas-c : if they refuse t reasons tliev believi iply and demand’’ wage workers, as “conspirators’’ 1 give service for • just.Regiments Populaires Canadiens.« / Les Zouaves 11 i 4 Un Zouave en 1871 Av» til 1 DEMANDEZ ASK FOR I LA BIERE POFULAI&S THE POPULAB B E CR MOLSON 1 Brassée à Montréal depuis Brewed in Montreal ¦inof 142 ANS 142 YEARS 1 .JS LABOR DIRECTORY MONTREAL TRADES AND I.AUOlt COUNCIL — Monta ©very lat ami 3rd Thuroduy of oach mouth at Building Trade* Halt, 417 Ontario Street E»»t.l're-«ldout, J.T.Footer, 747 Stuart Avouuo; Corresponding-Secretary, Joa.l’eUotler, S Craig Street Kuot.ALLIED-PftlNTlNO TRADES UNION INTERNATIONALE DES Tail LEURS HE PIERRE DE MONTRE* I — Assemblé!) tous les go et lu lundis de chaque mois, à S heures du suie, a |u des Cordonniers, 729 Sto-Cutlierliio En l resident: Joseph i-ooleid, -nais ,qulut.Hubert; Sucré tu lro eurreapuiuimu huit) t-Au bin, Ü57U Deloriuiier.Uiüt'r m Ass TL?o est »• f; ïWorite clixîk?fous* lev mess .des regiments/ La même popularité écrites pur un de nos collaborateurs ne pas déplacées car la plupart d’entre sont d'hommes qui sont sortis du peuple et ont fuit leur chemin dans la | vie à force de travail, d'énergie et de persévérance, c'est donc une bonne chose de J les citer connue exemples.Nous admet-itens Idea volontiers que jusqu'à présent ! bien peu de biographies de leaders ouvriers ont été publiées >— quoiqu'il y en ait eu — nous verrons à corriger cette lacune sous peu.Ce serait faire injure à notre collaborateur, Bernard Rose, de croire qu'il se sert du Monde Ouvrier connue tremplin pour se faire du capital politique; nous sommes convaincus (pie loin de là est sa pensée, car en dehors de ccs biographies il contribue des articles d’économie sociale de limite portée, tel que j celui publié dans l'édition d'aujourd'hui.Nous espérons que notre correspondant [sera satisfait de cette mise au point.« • • Montréal, 1er juin 1928.Monsieur le Rédacteur, j D'après les nouvelles publiées dans les | quotidiens, la grève des travailleurs en fer n'est pas encore réglée quoique ces ouvriers ne demandent que la reconnaissance de leur union.Parmi les intéressés ù refuser ce droit aux ouvriers parce qu'ils font partie de l'union internationale, il y en a qui sont tout feu et tout flamme pour pousser les syndicats catholiques.Ainsi, par exemple, cette semaine, une union de jour-listes a été fondée sous la bannière des syndicats catholiques.La première chose à faire était d'obtenir la reconnaissance do eette union.Dans ce but, les promoteurs du mouvement s'adressèrent à la direction de certain journal qui refusa carrément de reconnaître lu nouvelle organisation.Qu'arriva-t-il ?Rien de très grave.Seulement, les syndicats catholiques portèrent In chose à lu connaissance de l’Ordinaire qui fit mander le directeur le plus important de ce journal et le fit consentir à accepter co qu’il avait refusé.O Religion, que d’iniquités on commet eu ton nom ! On a déjà entendu parler de l'influence indue en ce pays, et je crois que c'en est une manifestation nouvelle.C'est ni plus ni moins qu’une main-mise sur les jour-minx canadiens-français de lu métropole que nos bulletins paroissiaux comparent continuellement au fumier, etc.Votre dévoué, RENE 1IUARD.-:o *- CHEZ LES PLATRIERS Le grand concours de recrutement entrepris par l’union internationale No 33 des plâtriers s’est terminé vendredi dernier.Le local No 33, tenait une importante assemblée aux quartiers de la Construction, ces jours derniers.Plu-Hieurs orateurs ouvriers en vue y ont adressé la parole, et de nombreuses initiations y furent faites.EXCURSION °À TORONTO Organisée par la Chambre de Commerce du district do Montréal COUNCIL —To proiuoto tho lutoreats of the Allied Union Label (which can be had la either the French or English language).— The folluwlng organization?comprise Council: —Typographical Union, No.170; Jacguei-Cartier Typographical Union, No.145; Printing Prvaauian and Assistant»' Union, No.52; Hook hinders' Union, No.Ul; Photo-Engruvor»' Union, No.9; Storcotypora and Electrotypers Union No.91; President, Thuliius lllnck, Vice President, A.b\ Klcurd ; Recorder.J.Pelletier; Secretary Treasurer, dames Philip, Room 2, 248 St.James Street; Executive: U.Uruuello, G.Vullléres, J.Currie; Auditors: J.It.Moore, Joa.l'utry, A.Query.TV PU li RABHICAL UNION Nm , Meets uvery first Saturday ut No.24h ! “ , , ' , St.Jumea Street.Thomas Black, Proal- ' Cnturlo dent, b58 Wiseman Avo, Uulremuut; James FRATERNITE UNIE DES UIIAKPKV TIERS-MENUISIERS D'AMJtRIUUK LOCAL 134.— Ernest Boucher PrCil! J6"1-, rue Dufresne; Art.Mayer, Vice.Président, 46, rue Ricard; Napoléon RéinR.lard, Secrétaire-Archiviste, 8181, ruu Salut.Germain; J A.ltoy, Secréuire-Flnaaclor i®6*- ru,e "elfe; Erueet Tladallo, Secrétaire.' Trésorier, 1310, rue Ullford.I.e local i a! semble tone lua lundis luira, au No rue Ontario Est, halle No L 417, FRATERNITE UNIE DEH PK1NTBA1 DECORATEURS.LOCAL MH-Ammu-blée tous leu luudlâ & 8 ü.ui., 417 OuUri* Est.Président, D.Moudor, 4&U Brehoouf; ,k}.S^( DCésiilout, J.A.De Courval, lioo Chateaubriand ; secrétaire archiviste J 1 errunlt, luu Drlunil; secrétaire tréaorler ______ i.- Barbeau, 1790 Muntculm; Secrétaire 178 — | Huaueier et ueeut d’ufrulrcu, L.p, u.;,.““ “ 1 ‘ )elo~1 —1 ~ ** 40-11) Deloriuiier.Bureau - 117 “ Est.rat Philip, Secretary-Treasurer, 248 St.James j FRATERNITE DES waciinmi , .Stred.Business buura: U a.rn.te 0.30 p.ui.; LOGE SAINTE-MARIE No "(I ii i ( Saturday; 0 a.in.to 1 p.ui,___________ I DES VOIES FERREE»'IBAMEKIQl F UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES- Assemblées régulières les 1er ;',e veil- CARTIER, No 140 — Assemblées le 1er i!1,”'1 “b ,k‘ '''"‘'l1,"-', ""’is, dans la salle du HHtiieül du uiola, nulle dun Cordonniers, 1j^nisuuicjs 1 ubliiiuu, rue l.a^auihcilèrc 7liüâ, rue Sulnto-Cutheriue Knt.Prétldeut, Vf 1 rcH ^ l^'uudry, ].«o> rue Joneph Gauthier, 723, ruu LafouUlue; Sec.- ,V,b.i/ 'b-u-prénUlent, H.VullUuRuurt, urlic., A.-K.Uicurd, 734, uvenue laUiiritT lint ; “ Kyuen; necretuiro urchiviatu et coi Sec.-filmasclôr et trésorier, Louie Uëdourj, ! ,r*i*f('u,‘Yanl'• *'J)rüI,b FuIIuuj.necrô-3925, rue Drolet.! “' { • bamarche, 450.’, De - lloiimier, chambre No 7; secrétulr,.-iré,.UNION DES RELIEURS, Local #1— As- lier.A.Bertrand.2345 A y! win; iloehelaga semblées tous les 1er ut 3a mercredis de chaque muta, & la asile de l'Unlou, 3 rue Craig Est, à S hrs.p.tu.Président, J.A.Julien, 3.rue Crulg Eet.Secrétaire financier, et agent d'affaires, Jos.Pelleltor, 3 Crulg Est.chambre 22-23: Téléphone; Laiicaau er 2721k CONSEIL DE DISTRICT DES CHARPENTIERS-MENUISIERS D'AMERIQUE— Président, Arthur Murtul; vlce-iiréaldcnt, \V.II.Warren; secrétaire.archiviste et financier, J.E.C.Racatte; trésorier, F.Elkln.Bureau: du S.lKi a.m.à A.00 p in., au No 417, ua Ontario Est.Téléphone: Est 5740.Assemblée tous les mercredis, k huit hourea du soir.OIIARPEN TIE HH-MENUISIERS — Union locale No laoH, Maisonneuve.— Aaaein* hlée tous les vendredis, & 8 heures du sulr, au No 1Ü61, rue Letourneux (Temple del Buffalo.Président: J.A- Chamherlaud ; vice-président: U.Vlgeant; secrétaire-archiviste: O.Proulx, 2448, Boulevard Plo IX; secrétaire-financier: A.Hubert, ISOt), rue Letourneux; secrétaire trésorier: J.W.Corbell.438, rue Lacordalre: conducteur: Thus.Dôry; gardien: Jos.Plante.lie départ de Montréal, gare ’Windsor, s’effectuera à 11.00 p.m.(heure solaire) mercredi le 29 août, par train spécial de luxe du Pacifique Canadien, directement pour le terrain de PKxpo-sitiun — et le retour à Montréal, à 7.20 u.ni., samedi le 1er septembre, c'est-a-dire une absence de 50 heures seulement.Le convoi sera composé du matériel roulant le plus moderne, dont wagon-lits, wagons à eompurtimeilts, wngou-salou-observatoire, etc.lie prix comprendra tontes les dépenses de voyage, c'est-à dire billets de transport et wagon-lits, repas, hôtel, promenade en autocar, etc.Le tarif sera des plus raisonnables.Des détails supplémentaires ainsi que le programme complet seront disponibles duns quelques temps, J-hi attendant, ceux qui ont J’indention de faire le voyage feraient bien de communiquer immédiatement avec le «eerâtairc de la Chambre do Commerce.Dcnigcr, 2(100 Hoeiieiugii'ci b', ltoy,'"lüTü !,!’f ll'emiis ; sentinelles, A.Assclin, 2037 W uLfu et O.Lote, Ü70 lieiuoiitiiriiy 1' uiaiti-e de eéréiuonic.s, Jus.Dulault ltkvj F u 11 u in ; gardien, J.lleauduln, 371 liurclas-ter hst.Comité local de i»ruLcellon: 1 \ Beaudry, 1828 Heslry, Clalrvul IMAM; (l,u li mit h 1er, ecerétulre, 04tH-12e Avenue Ruse-mont, CLalrval 0305W ; H.Limoges, IU22 Airil, CLalrval 5i'»55d ; ho, Gilt»r, Ave.old I- libre, AAlhurst 1IÜ02; A.Ncuclv 111 -t' u il Uhl, AM lierai 5733; W.Leclulr -(o'-Des Erables, AMticrst U1I23 ' " ’ UNITED B KO THE R HO 01) OF CAKPKN-v A‘^*> J01-NER8 OF AMERICA I.ocui Iï«—Meets every Tuesday eveulug, at 217 ht.Catherine SC Eaat, al 8 o'clock, i resident: 1).ii.lirueu; vice prusiduat; J.¦«crelary, Hlcliard Lynch, -jOjki St.Andre 8L ; financial secretsry; L King, 155 McCortl St.; trvuaorar, Jsuim I- ruser, 625 Greene Avenue.UNION DES TRAVAILLEURS EN (J1IAUS.SURES (U.Si S.W.U.).Local Sill — S'assemble tous io* vendredis, au No 72Sa, rue Suliitu C'etherluu EuL Président: G.N.Déchéue, nos Deiuontlguy Est; Secrétaire; Noel Gervals, 2112, rue Wolfe; Agent dif-fulrea: C’harlea MeKercher, 72U«, rue Salute-C'atherluu Est.Téléphona: Est llli), HOOT AND SHOE WORKERS' UNION, LOCAL 287 DE HT-HYACINTHE.-Assemblée tous les vendredis k S heures Ju soir, su No 71 rue Moudor.Président, Ernest Gemlron, Secrétaire-financier, Arthur Brodeur, Vllluge St-Jusoph, St-llys-duthe; trésorier, C.H.Ixuuloux, lu ru.St-Sluiou.HUOT AND SHOE WORKERS, No.ISO-S’ussemhlo tous lus mercredis du luoU a S heures p.m.su No 72Ua hte-Cathurlna Est.Pi'éslduut, Paul Ongué; secrétal-ru-urchlvlate, N.Pulriur, 245 des Erable»; eecrétalre-fliiauclor ut aguut d'affaires, Charles MeKercher, 7211a Ste-C'âltierlus EsC UNION INTERNATIONALE DES UAll-lll ERS-COI F FEU RS D'AMERIQUE,— Local 455 de Montréal.— Sasscmldu lu 1er et II- 3c lundi do chuiiuo mois, au Nu 217, rue Suiute-C'utherlue Est, û.S heures 30 du S(4r.Président, Arthur Millard; secrétaire-archiviste, Loula Leguult; secrétaire-trésorier et agent d'affulrea, Zuchurlu 1)1 Mure, 217, rue Sulnte-C'alherluo Est.Tôlépbous: LAiicuatcr UU3L INTERNATIONAL 1IA R1IE RS' UNION l.ueul U6U—Meets 1st and 3rd Wednoi-iluya, ut S3U SC Lawrence Blvd., at S P.U.President, B.Mululck; Se-:retary-Tre*sur«t, K.SIuuaky, 147a Colonial Avenue.UNE EXCUKSION DANS LA ltEGION DU LAC SAINT-JEAN Magnlfiqtto Voyage Old Stock Al.Mûrie à Point Los excursions à forfait devienne,ni de plius en plus populaires.La Chambre do Commerce on which be sat as a Director, knew that he was a rcticenlt man of excellent judgment and executive ability of the highest order.They were proud of being associated with him, since they felt that the success he achieved, was due to his own merits, and having proved that he was entitled to the confidence reposed in him which led to appointment to the offices lie held.The Doctor very early got a reputation as being one of tlie kindest hearted, ojieu handed and generous men that 0110 eoubl meet, lie lias been a very liberal eon tribu tor to deserving institutions.Although so experienced a student of human nature and dealing with all kinds and classas of men, where an.nppeul was made to him for assistance by an individual, bo was moreeasily imposed upon and bia kindness taken in a group, on account, of tlie more or less unconscious effort be makes to keep from obtruding himself.Tie is of medium height, strongly built, wit.li eyes deeply set, a wide for -head, firm month anti a nose finally shaped, denoting character'and determination.He has that preoccupied look that marks out the busy executive from the average individual.Altnmigli stern in ap-penrunce, when he smiles the impression he gives is one that makes us anxious to know him better and enjoy the privilege of his friendship and goodwill.Although at no time, taking a very active interest in political contests, lie was known to be a very staunch anil ardent liberal and one of the late Sir Wilfrid Laurier's must loyal sujiporters and admirers.The leaders of the party, know that they could count uj>on him at all times, and that when asked to assist in any way, his response would lie immediate and enthusiastic, lie was 011c of the few, who in the dark days when the present Prime Minister was in opposition, was confident, that the descendant of another Scotch pioneer, would win the position for which he was qualified by his natural endow monts, education, and devotion to ideals.T think it can lie said, that next to his own success in life, whatithe Doctor daily hoped for was the rise to the eminent, position ho now occupies, of his friend “Billy” King.Knowing the high regard in which he was hold by tho Prime Minister, it was no surprise when it was announced that Dr.McDougall was appointed President of the Harbour Commissioners in Montreal.His friends knew that this was the first atop towards that still warmer appreciation which t.lie Prime Minister was aUxious to give his friend, as a very slight reward for the unstinted loyalty and support which lie always received from his Glengarry chum.In Juno 1920, Dr.McDougald, was called to the Senate.He immediately resigned ns (Chairman of the Harbour Board.One of the most singular incidents arising from His appointment, was that in tho hurry and bustle due to the state of teuisionl which existed and the likelihood of the Government resigning, the commission was not signed.The gods, however, did not intend deserting either the Doctor or his friends.The Government being returned, he was again called in October of tho same year.Having shown in the most, uirmis-tlikeable way, bis fitness for the position of Chairman of the Harbour Board, tlie Government was anxious to have him resume bis duties.He consented conditional upon bis reappointment being without' émolument.Since lie lias been connected with the Harbour of and 1904 and in Coeur d’Alone (Idaho) in 1899 and 1902 had world-wide attention.Men of Haywood’s temperament flourished and the Western Federation of Miners were applnuded for their demand for “working elnss control of ¦the means of production and distribu tion.’ ’ Former Governor Steuneuiberg of Idaho was assassinated December 30, 1905.Charles H.Moyer, president; Haywood, secretary, and George Petti-borne, member of tho executive board of the Western Federation, were secretly arrested in Denver and kidnapped into Idaho, where they were charged with the crime.sentutivas to joinl with its committee in a joint conference and thereby to os tablisli u clearing agency for informa tion and plans.The joint conference lias regular meetings during the sessions of Congress.Political Activities It is tlie duty of the Non-Partisan Political Campaign Committeo to record the activities of all Congress men and Senators and to note what labor proposals they favored and wherein their attitude and vote was used to the 'detriment, of the wage earners.It is the further duty of this committee to co-operate with the state federations of labor that the attitudes and activities of state legislators may bo recorded in the same manlier.The committee urges tho formation of cooperation committees by local unions ainsi central bodies.During political campaigns this committee furnishes workers with the records of those socking national office, so that voters may know the attitude of candidates upon matters which labor deems of importance to itself and to 1be welfare of the nation.The American Federation of Labor avoids partisan political action.It is disinclined toward a labor party.It does not.attempt to dictate but to inform political parties of the principles which labor deems essential aud to advise wage earners of the pronounce incuts of all jiarties on labor demands, and the attitude of candidates upon labor matters, so that wage earners Harry Orchard, self-confessed gambler, murderer and criminal, was tho j wit hin all jiarties shall be able to use leading witness for the state.He con t'essed the dynamiting of Sleunenberg’s homo and implicated the three men.The defense ulaimed that James McFarland, Pinkerton detective, was be bind Ore bar and that the murder and implication of the three men was nothing unusual for Orchard.Haywood was placed 011 trial May 9, 1907, after 15 months’ imprisonment, lie was acquitted July 28.The charges against Moyer and Pettibono were dropped.Orchard was sentenced to life imprisonment.William E.Borah, present Senator from Idaho, was proseeating attorney.Pettibono died several years ago aud Moyer because of i'll health, resigned as president of the International Union of Mill, Mine and Smelter Workers.This organization was affiliated to A.F.of L.and sue ceodcd the Western Federation or Titillera.During its stormy career the Western Federation was outside the A.F.of L„, but the latter organization defended the kidnapped nieiii because of the principle involved.The Western Federation aided in launching the Industrial Workers of the World in Chicago, in 1905.In less than three years the Wobblies split.Later Haywood visited France and became imbued with Georges Sorel’s syndicalist theory—that tlie present social order can only be overthrown by a suceossiion of short, sharp, Irresponsible (strikes, sabotintg production aud ignoring contracts.This rejection of every politicad philosophy rent the Socialist Party at the hi me and caused Havwood’s expulsion ironi the national committee.From then until bis hurried trip ho Russia Haywood was a “left winger” of tlie lofts.their ballots to the end that friends of labor shall be elected to public office and enemies of labor be defeated.Information and Publicity Service The Information! and Publicity Serviee is charged1 with the duty of gather ing and disseminating information ou the labor movement.Information is furnished aot.only in book, pamphlet and letter form but material is supplied to tho labor jiress, the daily press and publications of all kinds, to writers,! A five-day week during the next six months ha- been established by the Mac-fadden Publications ,npplying to its five hundred employees in tlie general offices of the corporation at 192(1 Broadway, New York.The plan, which took effect Ajiril 1st and which will run continuously up to and including October 21st, 1928, will release the employees for the enjoyment of a full Saturday Sunday week-end.It is expected that this extra time for recreational activities will be reflected in increased efficiency throughout the entire year.The Maefnddcn Publications are one of the pioneers in adopting this plan which is at present attracting the attention of business men, economists and labor authorities throughout the country.Among those who see the upjiroaeh of the five-day week as a solution to the iiiienqiloyment jiroblein and a logical steji forward in the progress of civilization, are Roger Bahson, Irving Fisher and Henry Ford.Tho latter wroote in this connection : "If we should come to a five-day week in this country, the result would be very beneficial to industry and commerce.In the first place, the |ieople who enjoyed a five-day week would consume more goods.Leisure time is a period of consumption and of the use of the various utilities which are not employed when the community is at work.People who have more leisure must have more clothes.They must have a greater variety of food.They must have more transportation facilities.They, naturally, must have more serviee of various kinds.” -:o :- FROM OUR READERS May 20, 192S Editor, The Labor World: I note “By Tlie Way” in your May 5 issue.TI10 various fradulent ju-ae-tiees mentioned in it are fundamentally due to the.desire lo get ot.liors to work for one without, one's having to work in return.That desire is kept strong by tlie use of a monetary unit (the dollar) that represents someth Lug else than just a definite duration of human work.Hence, its use stimulates folk to try any sort of a scheme that promises to enable them to get as inauy others as possible to work for them w'itliont working in return.Tlie way to remove the incentive to “fradulent practices” Is to awaken the general population to the fact that as liliman beings each would be better off if all adults were equally free, anil that to have special freedom they must work for one another oil the basis of an hour adult human work for an hour of adult human .vork.If all buying and selling was on that basis, people would realize that it was most'satisfactory to be honest as to tlie content and quality of their goods.VAUGHN BACHMAN BROKAW.R.4, Box 225-A, Phoenix, Arizona.Tempura mutantur, ct nos mutamur ««¦ Ulis.The times are changed uud we aro _______________ _____ changed with them.When you face a Montreal, it has gone steadily forward, problem always bear this in mind.Canservw les “MAINS DE POKER” empaquetées avec les CIGARETTES D0UCES.DE virginie.TURRET ot échangez-les pour des 20/^25 A3C D-D The Week at Ottawa By J.S.WOODSWORTH Bor itlie lust hundred yours tin?imltis-trial workers have boon oxporioaoiug the efforts of the Industrial revolution —that is, the substitution of the ma-eliiua for .the simpler hand-tool method of [irodnetion.More recently the nm rhino has revolutionized agriculture, and the end is not yet.The latest industry to he effected is that of fishing.The fishermen oq the Atlantic Coast are now passing through the transition period-.A Royal Commission has just issued a most interesting Report—interesting because of the information it gives with regard to the conditions among the tishormen, and interesting ns a sidelight.on the more recent tendencies in our whole industrial system.The fisherman, as the farmer, has been an intense individualist.The re port urges the need for co-operation,— “It has bien established, with ronvliable accuracy, that the producer now receives, on the average, from .10 to dû percent of the dollar paid by the consumer for food products.Bor example, the cattle raiser, on the average, receives 50 to 00 ]>er cent of the amount paid by the consumer for meat, at times •as high as C5 to 70 per cont of the retail price of the whole; the.farmer, 3Ô to 50 per cent for his varioir the orange growers, 10 per the and isolated producers running separate industries and competing with ono an other; they must re place it with the thought that each is a unit in one great corporation.’ ’ The old time fisherman objects to the new invention^ the trawler, which he claims, is driving him out of business.The “otter trawl” consists of a large cone-shaped net with a month ranging from 40 to 00 feet, according to the size of tho trawler.This huge net dragged along the sea bottom, scoope up everything iu its track.How can a line fisherman compete xvith such a machine.The shore fishermen claim that the trawlers'destroy the spawn of Ood and Haddock; that they destroy the feeding grounds of fish; that they take a large orts seem to us to have U" claim to privilege or tolerance, particularly in the present circuit!-stances in the .Maritime Provinces.A change of employment is passible in countries of large population and of vaste and diverse industries.It is not possible today to fishermen in the Ma that the trend of employment ! ritime Provinces, where few industries industry to another is a coin-j exist.Either the shore fisherman must lie kept contented in his calling, xvith a secure market and a reasonable reward for his labor, or lie must leave Bis country; many have already left it.and are now leaving it.Again, a change meet the from the fishing industry is more diffi¦ markets.e the decline in the fishing communities Provinces.Analogies farm tractors which of horses, harvesting which replaced the sickle ¦vthe, textile factories which the spinning jenny and the were not impressed with the of these analogies; they are so misleading, that we feel disposed briefly to refer to them.Labor -aving farm machinery is of advantage to the individual, who is entitled to inti- "luce on his own property and method devim-d to benefit himself, so long as it does not injure his neighbors or his community; but a machine, the operation of which, while bringing benefit to the individual, would result in a dead industry; of fisher-folk des ! ponded and disheartened, struggling on J against economic disabilities, eager to labor in one of the most hazardous of I pursuits, but unable to sell their pro-1 duets for a reasonable reward, always hoping for better luck, and clinging grimly and patiently to their calling— a tribute at once to their character atlil their courage; and of school children psychologically distrustful of a future hit their own country and planning to migrate alcnili(l,- nulle , iliume en plein nlr.Cinéliiii Kratl» A ton» les soirs.¦ It KEN DKZ-VOUK Dits KAMI I.I.KS.Admission: Adultes, 10c; Enfants, 5c BELMONT PARK CARTIERVILLE Always the Ideal Amusement Plane A e I ¦ n lee of 111 I ruel Inns.Splenilll! donee Hull.Tree Movie Slimv l-tvery Kvnnlnjr TDK HEAL FAMILY FLACK Admission: Adults, 10c.Child, 5c.JOHN S.METCALF CO., Ltd.Crain Elevator Engineers ‘131 St.Francois Xavier St.MONTREAL III West Jackson Itlvd.— Chicago HJ7 West Hastings St., Vancouver Henriette Street, London, Flight ml.George J.Butler Undertaker and Embalmer MORTUARY PARLORS AMBULANCE Formerly Manager llalpla A Ylnecnt 4321 ST.DENIS — BElair 0307 Wear SPwEp W Rubber Heels* DUAL NKHVICB MONTREAL LIGHT, HEAT t POWER CONS.Power llulldlng, H3 Craig Mtreet West Main 4040 lllCAXClIKS: 005 St.Catherine W.1407 St.Denis, near St.Cuthcrluo K.”38ô St.Catherine Fast.•4507 Papineau, near Alt.Koyal.5145 Park Avo., near Laurier.40(1» St.Deals, near Duluth.•1150 Wellington, Verdun.0010 St.Hubert, near Itonuhlen.AUTIIOIUZKD AUK NTS : L.N.Si J.E.NOISEUX fiOOH Sherbrooke West.Al.HURTS I UUMTU1CF STORE.53 St, Catherine St, West A.DIÎIIUC ”18 lllvd.Monk M.MILLER 40 Notre Dame, Luelilue.The GURNEY MASSEY COMPANY, LIMITED Offlro uiul W,uvlioii»i> 96 PRINCIPAL STREET KT-LAUKENT DK JIONTKKAL THE GURNEY Foundry Company, Ltd.Stova Works: ST LAURENT DE MONTREAL Steel Products of Every Description From ore lo finished proiluet —oil within the Empire.BRITISH EMPIRE STEEL Corporation, Ltd.Canada Cement Kuilding, Montreal Canadian Car & Foundry Co.Limited Passenger, Freight and Genoral Service Cara for Stoam and Electric Railways.G21 Craig St., West, Montreal THE THOS.DAVIDSON Manufacturing Co., Limited Established IHflO Manufacturers of Premier Quality Enamelled & Sheet Motal Wares MONTREAL Turi.iitu M’lnnliiric Buekutoon Calgary Vancouver P.LYALL Si SONS CONSTRUCTION CO., LIMITED General Contractors 701 Transportation Bldg., Montreal William Lyall, Pres, f Man.Director LAPORTE, MARTIN LIMITEE EPICIERS EN GROS 584, rue Saint,-Paul Ouest Tél.MAin 37GG MONTREAL Phono MAin 7477-7478 WASTE PAPER KANDER PAPER STOCK Co, Limited General Offices: 300 McCord Btreot HOWARD SMITH PAPER MILLS, LIMITED Makers lu Cun a du of High Grade Papers Head Office 138 McGill Stroot MONTREAL U ires and ('aides Telephone Apparatus I'm?Alarm and Police Signalling Systems-Radio Transmitting and Receiving Equipment Mado iu Canada by Northern Electric Cll*rtt-ANV LlMIIIII Plant and General Offices MONTREAL P.(j.As there will not be any individual announcements of the Concerts published this year, it is suggested that persons interested in these Concerts might usefully cut out this Notice so that they may have conveniently before them the date, hour and place of each Concert and the name of the Band which will perform.Further Concerts will be given during the months of July, August and September and a list of the Concerts in each of these months will be published in this paper at the end of the preceding month.FREDERICK E.MEREDITH V/.R.MacINNES Executors of the Estate Late Charles S.Campbell, K.C.J.SYLVIO MATHIEU BERVIOE PE TOILETTE Tablier», Jaquette», fillet», Nappe», Napkin», Serviette» île barbier», etc., et tout autre ar-tlele ft l'u»uve de la toilette, Buanderio: 1871, nie CARTIER Tôt.: AMlicrst 85GG Résidence: 2410, mo SHEPPARD Tôt.: AMliorst 1G52 ¦V GREAT CANADIAN INDUSTRY mm DOMINION TEXTILE 00 LIMITED Montroal SOUTHERN CANADA POWER 00., LTD.COKI8TINK IIUII.DINO MONTREAL 'J- All Imperial products an» manufactured iu Canada by Cnnudlun workmen, at our «Ix modem RiiflnerlcH, ono of which lu locuted ut Montreal En Ht.IMPERIAL OU LIMITED CANADIAN INDUSTRIES LIMITED Canada Cornent Bldg., MONTREAL SiihsidlorhiN : Punudlun Kxplu»lVe» I.hulled; 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