Le monde ouvrier = The labor world, 1 juillet 1929, samedi 27 juillet 1929
15e Année — No 30 SAMEDI, 27 JUILLET 1929 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 27, 1929 Try Black Horse ale; 100 Years of Brewing experience behind it •—-—a ftilmr tiiurlj f$/hs YA.\ DOV Drink ITS ÂL E Standard of Strength and Quality n-~ > *• - * n Rédaction et administration.9 et 11, rue Saint-Paul Ouest.‘INSTRUIRE ET AMELIORER” Tél.: LAncaster 5361 — Le numéro: CINQ CENTS PARTOUT Le congrès des Syndicats Catholiques Le huitième congrès annuel de la Confédération des travailleurs catholiques s’est tenu, cette semaine, dans la ville de Chicoutimi.Comme toujours, plusieurs personnages marquants du clergé et de la politique assistaient aux séances d’ouverture, entre autres S.G.Mgr C.Lamarche, évêque de Chicoutimi, et l’hon.M.A.Galipeault, ministre du Travail.Le comité des lettres de créances a déclaré qu’il y avait 170 délégués représentant 93 organisations différentes.Des résolutions importantes y furent adoptées.Notons les résolutions concernant les cours de sociologie, l’assurance sociale, la loi de pension aux vieillards, l’arbitrage dans les différends ouvriers dans lesquels sont impliqués les pompiers, la loi des accidents du travail, la loi du dimanche, les salaires des femmes dans le commerce et l’industrie, l’immigration, les bureaux de placement privés, la prévention des accidents dans la peinture, la ratification des conventions internationales, le travail dans les boulangeries, etc.Plusieurs de ces résolutions, pour ne pas dire toutes, sont calquées sur celles que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada aura à étudier à sa prochaine réunion, ou qu’il a adoptées déjà depuis plusieurs années et parfois à plusieurs reprises.Nous aimerions à faire une analyse de toutes ces résolutions, mais l’espace nous en empêche.Notons, cependant, que, en ce qui regarde la loi du dimanche, les ouvriers catholiques demandent la même chose que les internationaux pour assurer l’observance du jour du Seigneur.Pour les femmes, ils demandent, tout comme nous, que la loi du salaire minimum des femmes soit appliquée aux employées du commerce et de l’industrie.Pour ce qui a trait à l'immigration, la Confédération des travailleurs catholiques se prononce contre tout sytème qui aurait pour effet d’amener ou d’attirer les étranger pour prendre la place des ouvriers du pays.Le congrès demande aussi que tous les navires et wagons de chemins de fer, pour le service tin gouvernement canadien, soient construits en Canada et par des ouvriers canadiens, comme l’a demandé depuis longtemps le Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Depuis un grand nombre d’années, le Congrès des Métiers demande l’abolition des bureaux de placement privés, mais la Confédération des Travailleurs catholiques exige en plus que le gouvernement provincial accorde des subventions aux bureaux de placement des unions et syndicats, ce qui n’est pas logique.L’emploi des machines pneumatiques (spraying) par les peintres dans les grandes industries a été longuement discuté et la prohibition de leur usage demandé, ou tout au moins des moyens adéquats de protéger convenablement la santé des ouvriers obligés de s’en servir.Les conventions internationales ont fait l’objet d’une résolution dans laquelle demande est faite aux gouvernements fédéral et provincial de trouver un moyen juridique de ratifier ces conventions, attendu que sur 2G conventions internationales, le Canada n’en a ratifié que 6 et que 20 restent encore à ratifier.Les congressistes se sont élevés contre le travail de nuit dans les boulangeries et le gouvernement a été prié d’adopter une loi décrétant la journée de huit heures dans cette industrie, supprimant le travail du dimanche.Il a été démontré que dans certaines boulangeries les ouvriers devaient faire une semaine de 70 à 80 heures.Un rapport général sur les conditions des ouvriers, dans l’industrie textile, a soulevé une vive discussion.Il a été question de demander une enquête royale, dans cette industrie, au Canada.Tous les chemins mènent à Rome, dit-on.Ainsi, quels que soient les moyens que l’on prenne et les voies que l’on suive, le but est toujours le même.Le problème ouvrier, dans son essence, est d’une solution complexe et les remèdes aux maux que nous avons à déplorer sont connus universellement.On peut, pour un certain temps, nier l’efficacité de ces mesures remédiatrices, mais on ne peut les ignorer longtemps.C’est ce qui arrive aujourd’hui.Il y a un quart de siècle les unions internationales proclamaient — et proclament encore aujourd’hui — ce que les syndicats catholiques ne font que commencer à reconnaître.Dans cette période troublée de l’histoire du mouvement ouvrier, que ne disait-on pas contre celui qui osait se lever et parler d’assurer un moyen de subsistance à celui qui avait consacré sa vie au service des autres?Ne vouait-on pas aux gémonies ceux qui demandaient une compensation pour les ouvriers victimes d’accidents?C’était du socialisme de réclamer et s mesures sociales, telles que les allocations aux mères veuves ou abandonnées, la pension aux vieillards, l’assurance-chômage, etc.Aujourd'hui, nous sommes heureux de saluer nos nouveaux alliés qui ne craignent pas de suivre nos traces et même de nous offrir b ur coopération.La nécessité ne connaît pas de loi: il fallait en venir là.ha ou tard.Unis nous résistons, désunis et divisés nous tombons Nous pourrions aussi ajouter cette parole du Christ: “Toute maison diviser contre elle-même ton\bcra", mais nous ne croyons pas qu'il soit cni oro temps de faire comprendre à nos amis des syndicats que ce n’est que dans une organisation solidaire de la classe ouvrière que nous trmi-vuions la réalisation de nos idéals.Si, toutefois, ils voulaient mettre tic cote toutes les ambitions personnelles, les mécontentements et les sujets de mésentente, ils ne seraient pas lents à revenir au bercail, à s’unir à ceux desquels ils se sont séparés: il est toujours plus difficile d’éparpiller aux quatre vents du ciel un rocher homogène qu’un amas de cailloux, leur masse et leur pesanteur fût-elle la même.L’union a toujours fait la force de ceux qui ont su y recourir.La division., c’est le contraire! I.bon.M.A.Galipeault, ministre du Travail, a laissé entendre que le gmiwniement provincial serait tout disposé à nommer une commission deludes sur la question des assurances sociales.Nous en sommes heu-ii ux.car ce sera un avant-coureur de la réalisation de nos désirs.Le Priaient de la Confédération des Travailleurs catholiques, dans ses remarques a ce sujet, ne fait que confirmer ce que nous disions plus haut.l’Mir nous, ouvriers, dit-il en effet, organisons-nous.Plus nos organisation, seront fortes et puissantes et plus nous serons en mesure de soutenir ri : au besoin de défendre notre ministre du Travail si parfois, il venait a c^rc attaqué, sous le prétexte qu'il se montrerait trop favorable à la Uinse ouvrière.” Et, incidemment, il donne crédit aux unions internationales pour le travail qu'elles ont fait, quand il dit: “Cotte commission il enquête n’aura pas seulement à étudier les questions des accidents du travail ou des pensions aux vieillards, mais la question des assuran- .sociales, comme l’assurance contre le chômage, les allocations fami-i.ile.s.le secours aux mères délaissées et tant d'autres améliorations que I ¦ ouvriers de cette province réclament depuis plus de vingt-cinq ans.” "lls sommes bien payés des avanies passées, en entendant ainsi louer h u nos adversaires de jadis ce que nous avons fait pour le bien des ouvriers.Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas.Malgré tous ces nouveaux points de contacts établis si nettement *.u,h' mouvement ouvrier international et le mouvement ouvrier catho-1(iu ¦ nous ne pouvons cependant pas être tout à fait de l’avis des syndi-j ali.sLos catholiques quand, sous prétexte de faire la lutte aux bolchévis- II ¦ d préconisent l’établissement de cours de sociologie, dans les écoles, '•° leges et universités de cette province.Ce n’est pas que nous nions (i111' le besoin de semblables cours ne se fasse pas sentir, tout au contraire.i même belle lurette que nous aurions fait la même proposition, s’il Un prince brasseur de bière ?• ?« »t* • ***?*••• - - - * .,, Les quotidiens nous ont annoncé que, Ions de bière plutôt que des flots de le prince de Galles, après tant d’expé- sang.Nous devons nous réjouir du fait nences qui ont abouti ou non, avait ré-1 que Son Altesse Royale préfère mettre solu de se faire brasseur de bière.La de la bière en quarts plutôt que des nouvelle court le monde et cause un t corps en bière.A part les révolutions de bile qu’elle peut provoquer, si le sang est lourd et paresseux, elle n'excite pas les cerveaux à la révolte, aux barricades, aux revendications coléreuses.Elle apaise les esprits.Les gouvernements ou les buveurs de bière dominent s'éternisent sans secousse, sans rixes.Le vin produit un effet contraire en Fran | Le travail organisé ; et l’immigration peu de surprise parmi ses loyaux sujets qui ne s’attendaient pas à cette fantaisie de lui voir emplir des bouteilles, lui qui les vidait avec tant de grâce à la santé de son royal père, à la prospérité du Canada, pour faire honneur aux fêtes qu’on lui donnait, quand il daignait nous visiter.Qu’il ne se couvre pas de gloire en bouchant des bouteilles, ! ce.C’est une boisson de tout repos qui cest possible, mais a ce métier il ne se fait pioneer tout le dimanche, qui ne rompra ni la clavicule, ni les fémurs, ni j donne pas de rêve paradisiaque, peut-la rotule.Le prince fait mieux de cul- être, mais ne crée pas de cauchemars, tiver la bosse des affaires que les pru- d’hallucinations, d'illusion dangereu-nes sous les yeux et ailleurs, s’il ne veut .¦ .do mirages trompeur pas a’abimer avant d’entrer dans le n y a, dans la sombre lu ,oire d An.conjungo.Il est certain qu il y a de la ; gleterre, un fait qui devra mettre sur grosse argent a faire, comme disent la défensive le bouillant prince sauteur fa “T JCaU anBaf’e' dans *° ! de barrières.Georges, duc de Clarence, ten e a beie.frère du roi, fut noyé dans un tonneau Notre futur souverain tombe à pie sur de vin de Malvoisie.C’en ¦< qu’on peut une idée que nous avons préconisée, à appeler faire une belle m penseront savoir qu’il nous faut une boisson na- ceux qui aiment à lever le coude, mais tionale, bière, vin ou cidre, pour corn- j n'ont jamais pu en prends a leur saoul, battre les rigueurs de notre climat, tout ivres qu'ils fussent.Mais les fûts j L’été, la petite bière nous suffit, mais de bière n’exercent guère ette attirance ! quand arrive la saison des pluies et des fatale.Pas de danger que le vertige ; gelées blanches, celui qui travaille de- prenne à passer près des cuves où fer-hors a besoin de stimulant."Prendre mente le houblon.Les me rains ont ' un petit coup, c’est doux!” dit la chan- plus à craindre des boni champs de foin et de sarrazin.Au dessus do la question d'argent plane leur idéal.Pour ces amants de la mo- ot du coup son.Quand la fameuse bière portera j de feu d'un assassin.11 las! ils n’ont la marque du Royaume-Uni.qu'on y ] pas le choix de leur trép ! Le prince verra le sourire du prince Sunshine plu- de Galles, qui a le sentim nt de la con-tôt que la crinière du cheval noir, ce ! servation, s’est fait un pied à terre dans sera distingué et de grande allure ¦ le Nord-Ouest pour le jour où le sol d'avoir, aux grands diners officiels, de tremblerait sous ses pieds.A la prelarges bocks écumants, plutôt que des Inhere alerte, il détaler.! sans tambour coupes de champagne mousseux.L’ale ni trompette et se réfugiera dans ses aux reflets d'opale deviendra la boisson terres.Un trône cadrerait bien en ce c'est en punition de cet attentat a notre de la paix, car il faut cela pour étein- j nouveau Champ du Drap d'or, dans le sobriété que le maire fut déchu de sa dre les ardeurs belliqueuses du sang, ruissellement des épis de blé mûrissants, ] charge honorilique.La grande affaire.Plut au ciel que tous les autres souve- avec le panorama magnifique des mon- j c ésl que le "stout" portant la marque rains se fissent brasseurs de bière plu-1 tagnes rocheuses dans le lointain du j du bouledogue ou du lion britannique, tôt que brasseurs d'affaires louches qui j couchant.Jamais plus beau site n'au- I so't le meilleur sur le marché, sans quoi se terminent par des guerres!.Mieux ra été choisi pour les fastes de la cour j Ie prince Sunshine perdra son prestige et les pavanes do ses comparses.Les royalistes du Devoir s’en pourléchent 11 semble bien décidé que nous n’aurons pas, cette année, d’excur-d’avance les babines.U y a pourtant !si°n de moissonneurs anglais pour faire la récolte de l’Ouest et, de plus, un mais.Les adeptes de la noble]les compagnies de transport et les agences de recrutement de toutes feuille sont prohibitlonnistcs et capa-! sortes ont été notifiées de cesser toute propagande pour nous emmener blés de se formaliser du geste princier, i ici des immigrants.Qui 'eut en même temps que les fleurs Nous ne verrons donc pas se dérouler, cette année, les scènes dis-de lis faire pousser de 1 orge et du hou-1 gracieuses de l’an passé lorsqu’environ 10,000 sans-travail nous sont b!°n’.°U !’ét?laient.a,penc.d?,.VUe ,clesIarrivés d’Angleterre et qu’un bon nombre d’entre eux se sont trouvés sur le pavé des grandes villes; c’est une sage décision à l’avantage de tous.Pour nous, ouvriers canadiens, c’est une une concurrence de moins narchie, c'est de la mauvaise herbe, de i.sur le marché déjà encombré du travail; pour les ouvriers anglais, c'est l’ivraie qui va étouffer la bonne semen- une période de misère qu’on leur évite et, pour le pays lui-même, c’est ce et qu'on ne pourra plus séparer du ,sa bonne réputation qui ne risque pas d'être ternie, car on peut s’imagi-grain que Ion va jeter dans les sillons |ner cn quels termes ces aoûterons — désillusionnés à tort ou à raison — d’une large main!.La bière, c’est de|ont „lé du canada, une fois de retour chez eux.ché en bouteille!.Us n’ont jamais I L honorable M.Forke, le ministre de l’immigration, en a ainsi decide, voulu faire de la réclame ni aux bois-Ie1, nous l’approuvons, et la Chambre des Communes anglaises a été insons alcooliques, ni aux taverniers.Us ! formée du fait que le gouvernement travailliste n’entendait pas renou-sont intransigeants là-dessus comme sur veler la triste expérience de l’an dernier.Les chômeurs anglais reste-la question de patriotisme et de respect ront donc chez eux et nos ouvriers canadiens feront la récolte eux-du principe des nationalités.M.Bon-j mêmes, tout comme ils le faisaient dans le passé.Tous seront ainsi rassa.un de ces jours, vous le verrez | satisfaits.Il paraîtrait, d’ailleurs, que la récolte sera plutôt médiocre et qu’il faudra moins de moissonneurs que d'habitude.Ce serait la raison invoquée pour ne pas renouveler la tentative d’importation l’aoûterons anglais.D’après les rapports du Service de placement canadien, le travail serait assez abondant actuellement, la main-d’oeuvre commençant à être absorbée par les travaux de récolte, ce qui semble être une ombre au tableau, ce serait les démonstrations des sans-travail qui ont eu lieu à Edmonton, ces jours derniers; cela prouverait donc que malgré tout il y a encore du chômage au Canada.Raison de plus pour ne pas importer de nouveaux venus qui ne pourraient que grossir les rangs des chômeurs.L’an dernier, le Travail Organisé protesta énergiquement contre ce fi!.Le prince n-t-ii entendu parler Imouvement d’importation de mineurs anglais, non pas tant parce qu’il défendra la communion sous les deux espèces, scs vues rencontrant pour une fois celles de ce predicant montréalais qui.au lieu de la traditionnelle gorgée de vin.avec accompagnement obligato de la bouchée de pain pascal, fait avaler à scs ouailles une lampée de “grape juice" de crainte qu'elles ne prennent à la table de la Scène le goût des liqueurs fortes.Le Maître sera capable de trouver indignes d'un souverain, immorales même, les entreprises de l'héritier du roi Georges.Faire compétition à MM.Ekers, Molson, Dow et Dawes.de la bière Médéric Martin et de sa vogue éphémère qui lui fit perdre son Collier d’or?La Croix déclara que vaut répandre de par le monde des gal- rayonnant.Un “pale ale fiat” coulerait son auteur.C’est imprudent d’attacher son sort au hasard de la levure qui souvent rate son effet.Quoi qu'il en soit, le petit prince aurait certainement pu faire pis que de s’improviser brasseur de bière, s’il eut suivi l'exemple des autres rois.C'est une manière d'affirmer son sentiment démocratique et d'honorer le travail.n'y avait pas eu certains obstacles qui nuiront toujours à l’efficacité de j tels cours.Nous constatons, nous aussi, que nous n'avons aucun moyen cle formation syndicale chez les jeunes, qu’en sortant clu collège, voire même de l’université, nos jeunes gens ne savent rien ou à peu près rien du problème qui agite l’humanité depuis que Dieu a dit: “Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front”.Ils sont ferrés sur le catéchime, la géographie, l’arithmétique, l’ortographe (oh! pas trop! i et sur un tas de matières plus ou moins commerciales, mais quand on leur parle de la ! i instrument n'à pas d'importance" lutte que leur père livre pour venir à bout de leur faire suivre leurs ' cours, ils sont tout dépaysés.Us savent bien que parfois leur père parait sombre, taciturne, préoccupé, mais jamais il ne leur a été donné d'approfondir ce qui se passait autour d’eux.L( parents, le plus souvent plus ou moins instruits, plutôt moins, ne sont pas en mesure de faire la classe "sociale” à leurs enfants fréquentant n< maisons d’éducation.Nous ne sommes pas opposés par principe a l'institution de ces cours, mais nous savons fort bien que, malgré qiu la majorité des syndiqués de la province soient des membres des unions internationales, nous n’aurions pas le bonheur de participer à ces cours ni d’en faire notre profit pour l'avancement de notre mouvement.La tactique est bonne: s’emparer de l’esprit de la jeunesse pour la former et en faire une adepte du mouvement syndical catholique.Notre système d’éducation ôtant sous le contrôle des autorités religieuses (ce que nous ne blâmons nullement) et les ouvriers n’étant pas en position de faire connaître leurs vues, mous no voyons pas comment on ne pourrait pas rejet : , dans l’ombre le 1 mouvement ouvrier que l’on combat.Ce serait peut-être de bonne Iguerre: c’est pourquoi nous croyons qu’il vaut mieux mettre tout de ‘suite en éveil l'opinion de la classe ouvrière.Un autre point qu’il faudrait prendre en considération, c’est celui de l’opportunité de ces cours dans les écoles, collèges et universités.Est-ce bien là “qu’une propagande bolchéviste et révolutionnaire se fait "U ressort de diverses estimations dignes de foi", déclara-t-il, “que de 2 actuellement, par des écoles spéciales, et que les erreurs sociales se répandent ainsi dans la jeunesse”?N’est-ce pas plutôt lorsque le jeune homme a quitté le collège, qu’il est entré dans l’industrie, que ces doc- l^rëst^liS.E^011 j&SE trines pernicieuses se répandent?On peut prétendre qu’un cours “pré- dont 91 à 90 pour 100 a un dégré suf-ventif” induira notre jeunesse à combattre ces erreurs, car un homme j Hsant pour entraîner l’incapacité de averti en vaut deux, mais nous ne sommes nullement c nains du résultat, j travail.Ainsi, ce ne serait nullement Somme toute, il ne faut pas condamner cette r Million « priori, exagérer que de fixer à 2 pour lar on ne doit jamais dire: “Fontaine, je ne boirai pas de ton eau”, mais !la population le pourcentage c la question mérite considération, il faut en faire une étude attentive et! qui so trouvent dans l’impo 1! y LE.THE (ICI A T mill en peser avec impartialité le pour et le contré.S'il y a moyen de concilier les deux courants, tant mieux: il faut que la dusse ouvrière de notre province soit protégée sinon mieux que celle cl-, pays voisins, du moins tout autant.Nous pouvons déjà, malgré nous, juger de la tendance de ces cours par ce qu’on dit de notre Ecole des - iences sociales: "Ce sera le prolongement, de nos semaines sociales.Nous voudrions donner un point d’appui doctrinal à ce mouvement d'organisation ouvrière qui vient à son heure et qui est riche de promesses.(S.G.Mgr Gauthier).Il nous est facile de reconnaître, dans cette description, les syndicats catholiques.Si donc, ces cours projetés de sociologie dans nos écoles, collèges et universités, ne doivent être que pour donner un point d’appui moral à ce mouvement d’organisation ouvrière qu’011 appelle les syndicats catholiques, nous ne voyons pas bien comment les ouvriers de cette province, qui sont sous la bannière de l’internationale, qui leur procure des bénéfices appréciables et qui.cn fait est à la tête est systématiquement opposé à toute immigration mais parce qu’il considère les intérêts supérieurs du pays plutôt que ceux d’une certaine classe d’employeurs qui veulent avoir une main-d’oeuvre abondante toujours disponible et ce dans le but évident de faire baisser le taux des salaires et qu’il a à coeur le bien-être non seulement de la classe ouvrière canadienne mais également des immigrants eux-mêmes.Nous croyons utile de reproduire la position prise sur cette question par le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, lors de sa convention de Toronto, cn septembre dernier.Voici ce qui avait été adopté à ce sujet: I.Peuplement du Canada, au moyen de l’immigration, par une classe de citoyens libre, éclairée, morale, énergique et qui observe la loi; interdire toutes fausses promesses dans le but d’attirer ici les immigrants, mais au contraire répandre dans les pays d'où viennent les immigrants le plus de renseignements exacts qu'il sera possible.Tout en ayant à coeur le bien-être de ceux qui nous arrivent d’autres pays, le peuple canadien et l’amélioration de notre partie commune doivent être notre première considération.C’est pourquoi nous devons j tenir éloignées les nationalités ou les classes de gens qui, par tempérament, manquent de qualité d'assimilation, leurs usages, coutumes, ou l’absence d'un bien permanent que leur venue procurerait au pays, ne seraient pas pour nous Le marteau, le pilon ou la cuiller à pot.une acquisition désirable.Le ! 2.Appliquer sévèrement les lois concernant l'admission et la surveillance prince de Galles a une manière origi- j des Orientaux, en attendant qu’une loi soit passé en vue de leur exclusion totale, nale de rendre le peuple heureux.3.Abolition de tout boni ou subvention à des agences privées, et que le Henri IV promit a ses sujets une poule gouvernement britannique soit prié de surveiller plus étroitement les agences au pot qui 11'est jamais venue, lui, nous qui vendent des billets de passage aux émigrants, dans les Iles britanniques, fait miroiter et nous donnera sûrement 4, interdire l’entrée au Canada de la main-d’oeuvre sous contrat, à moins une chope digne de Gargantua, laquelle j qu'elle 11e soit nécessaire, et qu’un certificat à cet effet 11'ait été obtenu du Service do placement canadien, et interdire l'entrée de tout main-d’ouvre engagée pour remplacer les travailleurs en temps de différends industriels.5.Maintenir le ministère de l'Immigration, sous la direction d’un ministre distinct de la Couronne, et création d’un Conseil fédéral consultatif pour l'immigration, auquel conseil le Travail soit représenté, et devant coordonner les activités fédérales, provinciales et autres en matière d’immigration, empêcher la répétition du même travail et formuler la politique appropriée aux conditions existantes.G.Afin d’empêcher la congestion des centres industriels, faire connaître au Canada les projets de colonisation et accorder les mêmes avantages et la même aide aux personnes domiciliées au Canada qu'à celles qui viennent des Iles britanniques ou des pays étrangers.7.Continuer à interdire l’admission des enfants qui ne sont pas d’àge à travailler, à moins qu’ils ne soient accompagnés de leur père et mère ou autres parents responsables, ou qu'ils 11e viennent au Canada rejoindre ces derniers.8.Que le Gouvernement canadien fasse des représentations aux autorités américaines dans le but d'obtenir que soient rétablis les droits égaux d'entrée aux Etats-Unis pour tous les citoyens canadiens, quel que soit l’endroit où ils sont nés.9.Abrogation des amendements à la Loi de l'immigration passés en 1919, amendements qui frappent d’un traitement d'exception désavantageux les citoyens de naissance britannique, et qui mettent au rang des classes prohibées ceux qui exercent un droit raisonnable d'assemblée et de liberté de parole.10.Echange international de statistiques concernant les migrations, et nous conformer à la recommandation du Bureau international du Travail (1923) à l’effet de compiler et publier des statistiques relativement à l'émigration venant du Canada aussi bien qu’à l’immigration allant au Canada.II.Examen médical et autre des immigrants, au port d'embarquement autant que possible.12.Déportation de ceux qui entrent au Canada avec l'aide de sociétés dont le but est d’encourager l'immigration et en vertu de règlements en faisant une classe exemptée, si dans les douze mois qui suivent leur entrée au pays ils cherchent ou acceptent un emploi dans un autre métier.Si ces recommandations étaient suivies, nous n’aurions pas besoin de nous inquiéter des nouveaux venus, car ceux qui viendraient seraient une acquisition désirable pour le pays.figurera dans son blason entre des gueules d'argent, sur champ d’azur: A la santé de notre gracieux souverain, grand bien lui fasse! JULIEN SAINT-MICIIEL.COUT ESTIMATIF DE LA MALADIE AU CANADA M.A.O.Dawson, président de la Canadian Cottons Limited, au cours d'une conférence devant la convention récente de la Ligue de la sécurité de la province de Québec, a estimé l’étendue.au Canada, de l'invalidité due à !a maladie.100 de de ceux trouvent dans l'impossibilité absolue de travailler.Il s’ensuit donc, en se basant sur les pourcentages, approximativement 180.000 individus dans l’Impuissance de travailler à raison de maladie.La statistique établit que les jeunes gens et les jeunes filles représentent respectivement 30 pour 100 de la population canadienne.Dès lors, on pourrait estimer à S4.000 le nombre d'adultes permanemmént malades.Ce volume de maladie indiquerait donc que la perte annuelle de travail chez la seule population adulte du sexe-masculin se chiffe à IG.200,000 journées de travail.Or, comme il est reconnu que la proportion de femmes ou jeunes filles engagées dans ces occu du mouvement ouvrier dans notre province tant par son âge que par ses jpations rétribuées est de six par vingt activités, pouii aient voit d un bon oeil l’établissement cle ces cours.Ce j hommes ainsi employés, il s’ensuit que serait cruel d’exiger du père qu’il fasse des sacrifices pour faire de son ] la population adulte féminine, de son n syndical.I côté, perd annuellement 4,800,000 jour éon XIII, il a été résolu de demander In6cs de travail- ce Qui donne un gram harger une commission composée de totaI de 21'000,ooo de journées de tra riers d’élaborer un code du travail vail pafl! anntf Al‘ 5 fils un de ses ennemis sur le terrain syndical.Sur la proposition du Cercle Léon XIII, il au gouvernement provincial de char légistes, sociologues et chefs otiv Nous ne voyons pas bien où veulent en venir les syndicats catholiques avec cette proposition.Si c’est pour faire décréter un Code du Travail son i côté, perd annuellement 4,800,000 jour- a été résolu de demander Ill6cs.d?Tav.ad'„cc c!ui donno un Grand a-50 pour 100 de cette perte peut-être évitée, ce qui signifie que la perte annu- calque sur la Charte du Travail de Mussolini.nous verrons, plus tard! ooo journées de travail.Le coût total Nous nous trouvons sur un terrain commun.lorsque les syndicats j de la maladie pour le Dominion du adoptent la résolution ayant trait aux accidents du travail, qui se lit comme suit: “Que le bureau confédéral continue ses efforts pour faire amender la présente loi de réparation des accidents, dans le sens des demandes formulées, de concert, par le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, les fraternités d’employés de chemins de fer, et les syndicats catholiques.” Nous ne pouvons que les assurer de notre appui dans ces revendications, malgré que nous souhaiterions qu’ils soient plus intimement liés à nous: car, il ne faut pas le cacher, nous regretterons toujours cette division des rangs ouvriers.Les syndiqués catholiques présentant pratiquement les mêmes demandes que nous pour adoption par les divers gouvernements, il ne nous reste plus qu’à les en féliciter et à continuer cl’espérer qu’un jour, (Dieu seul sait quand) nous aurons le bonheur de compter leurs membres de nouveau sous les drapeaux de l’union internationale.Canada est estimé à $270,000,000 par année, soit approximativement 75 pour 100 du buget administratif général du Gouvernement fédéral.” LA GREVE GENERALE N’EST PAS DECIDEE R.HACHETTE.Les travaillistes syndiqués de Nouvelle-Orléans, Louisiane, ont voté contre la déclaration d’une grève générale par sympathies pour les employés de tramways en grève, mais ils consentiront à donner 5 pour cent de leur salaire aux chômeurs pendant l'interruption du travail, M M SfrSJT Canadian Geneva Prendre une belle truite!.;.Quelle expérience!.On en parlera à ses amis !.Il ne faut pas perdre de vue cependant le danger d’un refroidissement.Aussi est-il important de ne “mouiller" son succès qu’avec une boisson de toute confiance.Prenez un verre de la boisson la plus saine, le Gin Canadien Melchers Croix d'Or.Fabriqué sous la surveillance du Couvernement Fe'dera!, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.}.Troi» grandeurs de flacons: Oros: 40 onces $3.65 Moyens: 26 onces 2.65 Petits: 10 onces 1.10 DlitilWUi Dtrthwnilli, Qui Ourciu Chifi MsnlrüL} DISTILLATEURS DEPUIS ISM * (> in Canadien Melchers Croix: «l oi* \teleher% Distilleries Limitedb Page 2 SAMEDI, 27 JUILLET 1929 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 27, 1929 4 *?*?le pourraient doubler j rôt à renoncer à un individualisme leur prodüctic: ans qu’il y ait dan- atavique et périmé et à pratiquer rê- : La consommation | solument la coopération dans toutes .ait encore la plus les opérations où elle est possible et ant qu'un excédent profitable, La nouvelle politique agri-nient léger.La so- cole prévoit la multiplication des co-ainsi que l’indique opératives d’achat, qui réduiront les • -ne officiel, réside, ! frais d’exploitation, et des coopératives marche de nouveaux de vente, qui assureront aux producs, mai Ians l’organisation de tours de meilleurs bénéfices.Les unes de la vente, ou, plus ! et les autres seront affiliées à un or-um meilleure adap- ganisme central, la Coopérative fédé-à la demande du rée, réorganisée.Elle envisage en outre diverses entreprises d’un caractère politique agricole de coopératif, telles des fabriques de count plus de chances de serves.“Nous voulons faire du Qué-iu -rte un plan d’en- bec, déclare lr ministre, une province et une : hode.On comrnen- de coopérateurs”.Et c’est peut-être là cera par réorfuni.-n le ministère de une condition essentielle 1 Agriculture, en vue d'accroître son tion agricole, efficacité.Le nombre de ses divers Le programme services sera réduit à quatre et un chef des servie*.- assurera la coordination de leur activité.On fondera de nouvelles sociétés agricoles subventionnées.qui remplaceront les sociétés et cercles actuels, et qui deviendront des | 2030, rue Jeanne-Mance, à minuit.Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, au No 817, rue Ontario Est.VENDREDI SOIR Cordonniers, local 249, au No 1331, rue 1 Sainte-Catherine Est.ger de mév locale en ab.large part, ne exportable rel Union du prob du reste le pr, non dans la r Constructeurs de ponts et structures débouchés.en fer, local 307, au No 817, Ontario E Charpentiers-Menuisiers, local 1558, au No 1651.rue Letourneux.Mouleurs, local 21, au No 1331, rue : Sainte-Catherine Est.Machinistes, local 111, au No 2030, rue : Jeanne-Mance.Plâtiers et Finisseurs en ciment, local 33, au No 817, rue Ontario Est.Wagonnlers, local 234, au No 340.rue | Lagauchetière Est.Wagonniers, local GOG.au No 340, rue i Lagauchetière Est.Commis de chemins de fer et de navigation, local 1086, au No 1079, Berri.Rembourreurs, local 78, au No 1182.rue Saint-Laurent.la production exactement, dm tatlon de là marché nation.La nouvelle Québec a d’au: .succès qu'elle semble du 1er j; cents de | SAMEDI SOIR e chômage a atteint des propor- j Charpentiers-Menuisiers, local 1270, is alarmantes à Edmonton et dans1 au No 4435, rue Saint-Laurent.u:es 'illes du nord-ouest.Les ou- Union Typographique Jacques-Car-une augmentation de vrier organisés ont déclaré qu’un re- tier No 145.au No 1331, rue Sainte-pai.ir coi d rie chômage a été établi et que Catherine Est, à 2 h.de l'après-midi.¦ ront encore 50 cette , .-uation est due au système ac- Union Typographique No 176, au No uei d immigration.j 408, rue Saint-Jacques Ouest.a la renova- que nous analysons propose au département de l'Instruction publique de ruraliser.dans les écoles de campagne, l’enseignement primaire élémentaire et complémen-taiie.La portée de cette réforme n'aura pas échappé, sans doute, aux organes de liaison entre le pou- esprits réfléchis, car il est nécessaire voir public et les cultivateurs.Ceux de recréer une mentalité agricole, si qui sont engagés dans les principales l'on veut mener à bien la grande oeti-branches de la production — grande vre sociale et économique entreprise culture, élevage, industrie laitière, in- par le ministère de l’Agriculture, et dustrie du sucre d’érable, aviculture, qui exigera l'effort continu de plus apiculture, horticulture, culture ma- d'une génération.-Bulletin de ta Ban-laichere seront mis en contact plus f/uë Canadienne Nationale.étroit avec les techniciens attachés au -' ministère et le.professeurs des écoles STATISTIQUES OFFICIELLES DE r DEMANDEZ “il ASK FOR LA BIERE POPULAR! THE POPULAB BEER MOLSON Brasséo A Montréal depuis Brewed in Montreal i •inos 143 ANS V 143 YEARS J LABOR DIRECTORY MON T It K AL T HADES AND LABO II COUNCIL — Mec ta every lut and 3rd Thumduy of each month at Building Tradua Hall.S17 Ontario Street EuuL President, J.T.Foster, 747 Stuart Avenue; Corresponding-Secretary, Jos.Pelletier, 7 Craig Street East.UNION IN TEH NATIONALE DES HAH-lilliKS COIFFIOUKS DIO I/AM Hit HI UK DP NOItl), LOCAL HUD, YE It DUN.— Cette Union locale ti-nt ses reunions régulières tons les 1er • t 3e lundis de chaque mois aux quartiers généraux sis nu No 452 avenue llieksoii, Verdun, le soir, il il heures.Président: Léon I.eclnlro.Secrétaire-trésorier et agent d'affaires: Albert J.Hadley, -152, avenue Hlekscn, Verdun.TYPOLKAPI1K \L lMON No.17(i — Meets every first Saturday ut No.408 St.James Street.Thomas Black.President, S5S Wiseman Ave.Outremont; James Philip, Seer.tary-Trensurer, 108 St.James Street.Business hours: 0 o.m.to 5.30 p.m.; Saturday.:».no a m.to 1 p.m.Telephone, MArquette 74MI.I'll ATE UNITE DECORATEURS, I.OC'A?3lu 'i KtS blèos tous lea lundis a 8 u m /'"«u-Hot.Président, .1, If Safiit Lii L°,'' ?rl° IleUerive; vice-président .1.n'.‘.' 1.1,J •*5u Henri Julien; seer/.ini',.;.mini ,Milieu; aecrétnin» .T .J.Perrault, 0231 Briand; seeréL eer J.H.J,arose, 0177 îles Erables-' -,’l.e,’> 1 ¦ Harbcau, 171IU Muin-iim tr':5,J' (laaffulres, !.l*.HoIsscII,.' Uenis, U urea u, 817 Ontario Est/' ' FRATERNITE _ LOOK SOINTE-MAEIE Nu x-jfltKKES y ven- l'Assistance l’ubUuü^'"'rüo “î u‘lm,,d' «¦.Président, L.A.Sïudÿ îaî11 Ueslry ; vico-iirèsldetit, 11 vani,„ Z1U4 lioueii ; aocrC-tulro urcblvlsto °Urt’ lospoudaut.C Miron, 1UZ7 PuUuin • *.I’ taire fluuncler, H.p.Laitiarèlm ià,- ,r4’ r"er"1“r’7: ‘‘^rC-talrtUlV.E-MAI11IÎV VOIES lEItltKES IVAMEKloi4,0^ —-Assemblées rêuullùres les 1er «,1,J' ~ d redis Ue chaque mois, du us lu Assiatauro Publique, rue Laeii,, .,.»d* «h,.tTêsldcnt, L.A.Ueuudryé Ivît f" IX TEK N ATIO .N AI.lt.UtUKItS’ UNION Local iv.7.» Meets 1st and 3rd Wednesdays.at KiU St.Lawrence Blvd., at h p.m.President, B Melnlck; Secretary-Treasurer K.Slo.sky, 147a Colonial Avenue.L'EMPLOI DANS LE DOMINION 9 s! A 2WV & J A, k A TjôS-PflS DÉJÀ ÉPROUVÉ LE DÉSIR DE RETOURNER AUX JEUX DF lKKEWe bjx-0T5 du V0ls,rfAGE DE J0UtR- Si ni?_ji [W r îlJ-i Ë I U- ; j i —Li: l: / y ET QUAND VIENT TON TOUR AU BÂTON.SENTANT EN TOI LA PUISSANCE DE BABE RUTH, TU PRENDS UN BEL ÉLAN-ET VLAN.'- i’kah kmit: unie mes chaiii*en-Tl EItS-.M i:.Ni: 1SIElis li'ASt E1UUUK, i.ot'Ai, 131.— Ernest Doucher, prônl-deni- ’-'-'i-'ii Sliepiuird : Art.Mayer, vice-liivsiilent, Ontario est; Pierre l.e- i-'vre, seiTr-talre-areblvIstc, MOI 12ème Avenue, ltoseiiiout ; .1.A.Uoy, seerêtalre-Tinalicier, clGl ltachel est; Ernest Tis-delle,, M-erétuIre trC-sorler, 1810 Ullford.Le local s’assemble tous les lu 11 .VnlUOres.,T.Currie: Auditors: J.It.Moore, R.Léger, W.Trudeau.Telephone MArqiiette 71811.EST DE 9.79G.OOO AMES La population totale du Canada est de 9,790.000, suivant une statistique publiée par le bureau des statistiques du Canada.Ceci indique une augmentation d'environ 138,000 personnes sur l'an dernier alors que la population était de 9.G58.000.Pendant !a B y a une augmentation générale jdans l’emploi au Canada, comparé à la situation qui existait il y a un mois d'après les statistiques officielles.On | constate que G.G19 maisons et éntre-preneurs ont sur leurs listes de paie 11.069,700 personnes soit 23.109 de plus que le premier juin dernier.L’indice LA POPULATION DU CANADA du travail est de 124.7 au lieu de 122.2 en juin et 117.7 en juillet 1923.1.532 patrons donnent de l’emploi à 29G.148 personnes au lieu de 287,320 le mois dernier.La moyenne des ouvriers au travail est actuellement la plus élevée que Ion ait encore enregistrée j dans la province de Québec, dans Oni tario, il y a 4.323 employés de plus jquen juin soit 146,270 chez 3,040 pa! trous, dans les provinces maritimes f, H3 ouvriers au lieu de 150,749 en juin et dans la Colombie-Britannique 01,973 comparé à 91,259 en juin.L’augmentation dans le nombre de person-nés au travail est plus considérable dan.1 est que dans l’ouest mais il y a cependant une amélioration dans tou: tes les parties du Canada.Ban.Québec l'augmentation du travail est duc à la construction, aux manulactures et aux services de trans-j Port, dans Ontario aux mêmes raisons , Çt ans ! aux mines.Dans les provinces maiitimes les industries de la pêche 1 '-u 1er ne sont pas aussi actives que j d habitude mais la construction a lI)üno lephc“e du travail à un point, inconnu depuis neuf ans.f “jj7- S’assemble tu un lus venu radia Tu‘ \,!'>- T niu .Saline Calberino Eut.FrCaideni „ ' 1 Prulet, 1101 Doi-deuux; aeertfaire N î .enmis, 2112 Wolfe; ugeat d'affiï uV es Mçlvercher, i;«l .Salin,.Cmheriné /, H.Belaud, secretaire archiviste.L INION DES soiubléea lôua'its'ï«' 7eUruîe"r '1“°^’ Ù, la l’unlua 5o \ t' j nil.u .1’ a b .“'i'- ITtsiile.il, j .i’affiU tüi seuetuire-fiiiuncitT et akvut l.Aiicuater 7 Crai*-' m - — -asemIdées sunt tenues tous les mereredls soirs A 8 heures, nu ln-reau du Conseil de District, 7 Craig Ksi li.'ilohru 1, télé]ilmue l/Aïunsb r T.T.Él ’ HOOT AND SHOE WOItKKItS.g,;,; _ S assemble tous les mercredis du m'„l! Fsï P,^ Km «H’ '¦•nh.-tme Lst.I résident, Lionel Ihibnult; s.vrétjdre uiebiviste.N.Poirier, 245 des Erables-swrétaTe-n.iaucler et agent d’iiffaln-s,' 1 hurles McKerclier, 1881 Ste-Catlierii.i: llltlCKI.A VEitS, MASONS AN» Tll.t 1N T E K N AT 10 N A1.OUI,A-N1/.A110N, DOUAI, 4 of MOM M AI, ,~;Vü,etlnb' every 2nd and 4th l’tf s ; .v ut .0 Jeanne Mance SL Office Address, 70 Jeanne Mance SL, lioom Nu.5.President.Joseph Verdon, 220 Harvard Ave, West-j mount, Tel.WAlnut 1095w.Financial sec-période de 1921 à 19291 “J1'1 .business agent, Henry Hull, l’augmentation de la population a été I T———ELL^ —t-’Aiumet tkTJSw.de 1,000,000.Le recensement de 1921' °°i.ouae‘coj^de'^t-iVvactnihu.0-donnait en effet 8„788,483 âmes.Assemblée tous les vendredis h 8 heures ___________.n.___________'71 So‘r* No 71 me Mondor.L _ Lrnest (Jendron; secrétaire financier, Ar- PERTES DE VIES DUES ! H",r , «fudeur, Village St-Joscqih, Salut- „„ ! Hyacinthe; trésorier.C.E.Lemieux, H AUX CHEMINS DE FER ] ruo 8t-8imou.‘117.9) 3 4 ]j|M |7 »%'' d1 LA BALLE PASSE PAR-DESSUS LA CLÔTURE ET VA FRACASSER LA FENÊTRE DE CUISINE DU VOISIN- la e in : :i % Æ ' | fl )y II MÆÊ A m a r i ' 'Kæ: T AS PAS DÉJÀ ESSAYÉ UNE BLACK H0RSËP ÇA AIDE A REPRENDRE SON APLOMB, V -——-—_____________56 F ' Do*»GLAIS QUI ENTRE DANS I LS RANGS DES TRAVAILLISTES On i„.„ .1 St-Lourent — Monument National Salle 15 bie, 37 personnes ont ete tuees et 2G7 a 8.30 du noir.Président, a.MUiard; ,«• ont été blessées.! crélairo archiviste.EXCURSION DES CHAMBRES DE COMMERCE DE LA -, Art.Juneau; secrê- taire trésorier et agent d'affaires, Z.D.-Muro, 254, est rue Ste-Catlierlue, chaailin 11.Téléphone : llArbour 8540.UNION INTKIINATIONALB »K» TAlb- ao I f-OVINTT- TIE OTIFREC I,EUIt8 DK PIEUHK DU ÜO.Vl 11ÈAL QUEBEC Assemblée tous les 2e et 4e lundi»Te n de Toronto, à Hamilton aux Chutes Niagara et à Bujjalo.N.Y ,1 1 t,___¦ ,, .i chaque mois, a 8 heures du soir, a la sali* A l Exposition de Toronto, a Hamilton, ] dea Cordonniers, 729 Sto-Uatherliie K»t.La Chambre de Commerce du district de Montréal invite ses membres et les membres de toutes les Chambres de Commerce de la province de Québec, ainsi que leurs amis, — les dames sont aussi admises, — à se joindre à la grande excursion qu'elle organise à Toronto, Hamilton, Chûtes Niagara et Buffalo, pour coïncider avec la grande a annoncé dernièrement, que le ] comte de Kinnoull venait d’entrer I .,|!m lcs rangs du parti travailliste b^081*10" canadienne Lord Kinnoull, qui est le 13e comte' ’ 1 Pacinque Canaci'cn mettra la lignée, s’était public par ses exploits sportifs, et par 8on mariage avec Mlle May Merrick, fille de Mme Kate Merrick, reine des vlnlE de nuit de Londres; mais c’est s m première fois qu’on le voit se mêler ! de politique.; LA ROUTE ENSOLEILLEE POUR QUEBEC f .dej disposition des excursionnistes un ait connaître au J convoi de tout premier ordre composé de wagons-lits, wagons À compartiments et wagon-salon-observatoire.Le départ se fera de la gare Windsor, Montréal, à 9.30 p.m mardi le 27 août.Le _ _ ________ dra la visite de la ville d’Hamilton, une promenade en autocars de luxe aux Chûtes Niagara et à Buffalo, N.Y., et une journée complète à Toronto pour visiter la ville et la grande exposition canadienne.Les voyageurs i-evien-dront à Montréal à 8.00 a.ni., le vendredi matin, 30 août.L’on voudra bien remarquer qu’à les excursionnistes 11e loge-0 voyage est | ront pas dans les wagons-lits, mais à Royal York du Pacifique Ca- Présliieut.: Junepli LoclenJ, 4UG8 Sabll-Hiiln-it; .SVcrétalro correspondant, Arthur Méllvlor, 5IU1 Marquette.union internationale des nu- VAII,LEURS ION FOURRURE, Nu M —Assemblées tous les 1er et 3e mercredis» A 8 heures p.m., il la salle de n 11 ion du Commerce, rue ISerrl.Président Arthur Paquette, 102 Chambord; secrétaire archiviste, A.beaupré, Ü80a De lïuspé; trésorier, Cf.K.Hourgeau, 135 Amherst; agent d’affaires, A.ltoy, 254 ruo Sainte-Calberino Est.Le temps n’est plus où le voyage de •om.nn ,Qu6bec c,oivc etrc considérée ¦ me une perte de temps.Aujour- _____________ .c'„v.;!ib01M lm c,lcs trains Toronto c f „ National - ce voyage est ront pr M n îT' 11,1 reP“ Pfc-1 l’hôtel i tendent m.niie fon.cl'ons f|l,i vous at- nadien.11 clu elles soient, à votre UNION TYFOOKAFIIIQUi: J.VCOI I >- CA HT 110 K No 11 ü,—A h Hem b léc s >T Hninodl du mois, «Jiile des coriIoniii«*ru, 1531, rue Suinte-Cutherine list.l'rvsiJ'iit, Adhémar Tremblay, U7H, rue St-Tlui«»t!ic•.*; secrétaire-archiviste, Arthur J»:iUK''lu.4000, rue Deioriinier; secrétaire tré.sorlcr, Henri ltlclianl, 34411, ruo Bordeaux.lieuie solaire, • (jiiaiu'kntikhs-menuisikrs — Bnion voyage compren- locale No 1558, MiÜhoihiuuvo.— Assemblé* tous lea vendredis, il 8 hou res du soir bu No 1(151 I/otourneux (Temple des Buffalo).Président, J.A.Chamberlain] ; vice-président, U.Vl^enut; secrétaire archiviste.O.ProuLx, 2448 Blvd Pie IX; w crétalro financier, A.Robert, 1800 l.ei.ur-neux; secrétaire trésorier, J.W.Cor Ml.438 I.acordüiro; conducteur, Thus Dérj; gardien, Jos.Plaute.41’rivée à Québec .I Les Pr*x d'excursion de Montréal à ! Confortablement installés ,i,„c , IB,lffal0 ct »'c,tour- indiqués plus bas, omptueux fauteuils tin' cnini' îm les, comprennent le transport par chemin i voyageurs neuve ,«r 1 V m< Cs hS fcr’ les »ts.les chambres ides scènes pittoresques de V ramp?>d°S rcpas’ les pr0‘ 1 ™l»q!!’.ils traversent tout en bénéfl dîtes simplement- 4b dunLb.n ”XÏÏ,*.lÜ„?lus bienfaisants "" uttuatcris, ou excursions en automobile ou autocar.Lit de liant, $42.00; Lit du bas, $45.00; Compartiment pour deux voyageurs, $55.00 chacun; Salon-lits pour deux voyagi ipU m01011 ‘lu’admettent, en abondance Comme agréments 'simnUn11' i • Clln’ Kalon'lits P0111’ deux voyageurs, m V trouvera un radio de, nntur0S chacun- P°ur trois voyageurs, Jour la correspondance’ el Vm ï f $55’°.° ehacun; tarifs proportionncllc-lant service de 1 r n.Cl Un a>,petis-1,ncnt réduits des autres endroits.on pour sant service de buffet i ti r .Le Canadien National nfr,.„ • I 1 est lortemont recommandé aux Pour les vovageurs de nuit E .T”.' pcrs°nncs désireuses de faire le voyage et le luxe le plus narfai l‘m, ?° f TT''1' Icl11' |,laces immédiatement ment comporte des chamb.LHn 6 Be‘i 'l',',,1'1"0 l)al'venir le premier dépôt Niées de vrais lits offrini unn v.’0'}'iC °-$1°' ° ik 1 11110 des Personnes indict un confort toutàrMil °lltude i C,U^C’S ci-dessous.aussi des wagons-lits à m!!™!"1; I .Pour renseignements supplômcntai-sections.‘ sa ons °t â | res, programme, réserves de places, Renseignements sur en i etc., s’adresser à J.Groves-Contant, a turÆass“-n-upS*'ï;îKS^' "0'”nbrc “°commorcc’ au Bureau ' ou à Z sots °"1R R «SStffü ÏSLÏ'irSc': 3l.IM.Jao,,».MA°iCSoVS13M CSr6 BUREAU DE PLACEMENT PROVINCIAL Sous le contrôle ilii Gouvernement tic 1» Province do Québec JOSEPH AINEY, Siirlnlcnilaut Général FRANCIS PAVETTE, SurlntcmliiiiL IlonroN do hurciui: 0 a.ni.A 5 p.m* Tél.Dépl.d»H Iioiiiiiiph: 1IA.(5‘3’H I.ociil Tél.Dépl, dew (V nu arc h: 1IA, (J281 l*«»val Entrée des hommes: 8 rue St-Jacques Entrée des femmes: G1 Notre-Dame E.Nous plaçons gratuitement, les hommes, femmes ct jeunes gens.Nous offrons du travail aux Journaliers et Ouvriers appartenant fl tous les corps de métiers: Dans les fabriques, les usines, les travaux de la construction ou de l’agriculture.Nous offrons des places dans les Hôtels, Restaurants, bonnes places pour domestiques, hommes et femmes.Ingénieurs, chauffeurs, débardeurs et terrassiers, commis et sténographes.Les propriétaires et les agents de chantiers sont tout spécialement invités à présenter leur deman-[des au Bureau Provincial. Le seul journal ouvrier bilingue cle la province de Québec.La meilleure arme entre les mains des travailleurs.% abor wrid % Jlimôr (Dtturnr The only bilingual labor paper in the Province of Quebec.The most efficient medium laborers have ever had.15th Year — No.30 SAMEDI, 27 JUILLET 1929 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 27, 1329 PRICE: 5 CENf.Toronto, which is regarded as the stronghold of everything that is Tory and the chief meeting place of the ardent advocates and champions of Orange legions is somewhat singularly enough the city in which one of the French Canadian ideals was born.His birth in the Queen City no doubt gave him an opportunity of learning at first hand something of the history, j deceased, chaiactei, and temperament of the; in 1884 Senator Belcourt began gieat majority who differed from him practising law in the city of Ottawa in taco and faith.land for many years was head of the Party Politics Policies and Emigration By BERNARD ROSE At one of the opening addresses of his campaign, the Leader of the party presently opposing the government, almost beseeched the young men and women of Canada to make a certain measure of sacrifice by staying in their native land instead of emigrating to the United States.One of couise can appicciate this patriotic gesture, on the part of one, who is himself an outstanding example of what can be accomplished by tenacity and determination to succeed.From a struggling lawyer in o small provincial town, to the leader of a great party, is undoubtedly a big step, and one can understand why one so situated would ardently counsel his youthful fellow citizens to stay in the land which has been so kind to him, both professionally and financially.lie advocates an increase in the duties that are now imposed upon imported commodities.He and his supporters are convinced, that the exodus which they deplore, would be stopped or considerably diminished, if the Government of the day would enforce higher duties upon manufactured articles from other lands.The issue of protection versus free trade, has been debated since Confederation.The Conservative Party has nailed its flag to the mast of protection, and has flown if on every occasion, when its generals and captains marched through the country, and from scores of platforms asked the electors to enroll under their banner, enabling the Tory ship lo sail into the port of party success ready to, as they allege, augment the industry of the country by enlarging industrial opportunities through the immediate and progressive exclusion of foreign made products.The great difficulty confronting the leaders of that party is, the refusal of so many hundreds of thousands of the electors to support the party and programme that favours adequate protection.The Western farmer who sells in a world market and was furthermore compelled to form pools lo protect his interests, cannot understand why he should be asked to pay a customs duty on imported articles.He is a staunch upholder of free trade in manufactured commodities and the only concession that he is prepared to make, is the imposition of a very small levy on imported commodities purely to meet the costs of administration.In face of this attitude, it is extremely difficult for the party that .____ _ favors adequate protection to obtain that measure of support that would j Dominion upon which the eyes of the enable it to secure office.What is all the more singular, is that even in a great many industrial constituencies, the Liberal candidates have been successful, and that, notwithstanding the efforts on the part of the Conservative speakers to point out the economic advantage from the workers’ standpoint of keeping out foreign manufactured goods.The Government, through its Minister of Finance, has on several occasions given figures to show that the wealth of the Dominion is not diminishing, since our exports aggregate hundreds of millions and.a country cannot be suffering from economic or industrial distress, when it exports so large a auantitv of „ , , • ., , raw and manufactured materials.“ But to recur to the question of the alleged wholesale emigration of j ary, in Three Rivers.When he grad-Canadians, can the flow be stopped by an appeal to one’s love of country \ uated from this institution, he carried or patriotism?Hardly! with him tne good wishes of his de- The average young man and woman be they the sons and daughters ! lighted instructors who regarded him of workers, professional men, or traders, cannot be expected to remain in as 0110 of their best pupils.He began their country, when the opportunities in that of the great country which tllc study of law and upon his graduation, was awarded the L.L.M.degree with great distinction.As a student able to rapidly assimilate and profit from the instruction lie received when at college or the university, he was without a peer.Needless to say, his parents were as pleased with his success, as he was satisfied to meet their expectations in demonstrating that he was the son of his parents.; In appearance Senator Belcourt is the typical intellectual and scholar.; No oil! would take him for other j than what he is—a very able jurist.Professionally, he has not only pleaded some of the most famous cases before the highest courts in his own country, but has appeared on numerous occasions before that august tribunal from whose decisions there is no further cil.At the early age of twenty-two he The Hon.N.A.Belcourt, Senator Religion and Textiles, South Distinguished Lawyer, and a Valiant Champion of His Compatriots, Their Rights, and Ideals.By BERNARD ROSE Ottawa his permanent residence, he regarded as not only coming from an applied for and was admitted to the authority, but one who was at all Bar of his native province in 1884.times anxious to be impartial and Five years later, confident that his J fair.prospects were such that he could Desirous of having him associated take upon himself the obligations of ! with them, the head of the Govern- a married man, he asked for, and won the hand of the talented daughter of the Honourable Joseph Shehyn since ment and his colleagues had Mr.Belcourt called to the Privy Council in 1905.He retired as Speaker in 190G.The following year, he was summoned to the Senate, in which body he has sat continuously.He has been a A leading Protestant denomination is designated as the Blank Church, South.Edward F.McGrady, obviously using diplomatic and gentlemanly restraint, said the other day that churchmen in South Carolina were taking sides with mill owners and that the Y.M.C.A.in one town was used as strikebreaking recruiting place.So we have Religion and Textiles, South.If you live where it is too wet you pray for rain to stop; if you live ! where it isn’t wet you pray for rain to start.If you own a mill and have no conscience you pray for slaves to run the mill and apparently you erect temples in which to do the praying.As has been said before, a great deal in this world depends upon whose ox is gored.Southern mill owners, to carry the simile to the point of punishment, seem to want large droves of oxen to gore- but the oxen see it differently.—International Labor News Service.j .„ „.____ - ____ member of the several Canadian Par- Bu f h in an atmosphere of this kind | firm of Belcourt & Ritchie which later ! liaments, since 1896.In the Senate he became Belcourt, Ritchie.Chevrier, & j is looked up to with deference by his Leduc.In the Capitol, it was looked | colleagues.They are very proud of upon as one of the principal law j having him in their membership, since firms, enjoying an excellent reputa-j they appreciate his learning, attain-tion, and its clientèle, was evidence of ments, and profound knowledge of parliamentary and constitutional law.(Coninued on page 4) world are now turned.The parents of Senator Belcourt.early realized the intellectual, professional.and material advantage that their son would enjoy, if he was given those educational opportunities permitting the development of the many excellent qualities which have made him one of Canada’s most éminent citizens.borders their own, are so many and varied, that they succumb to the temptations it offers.We cannot after all blame them.The worker is anxious to get the highest possible rate of wages.The .more he gets, the more comfortably he can live.The same applies to the professional man with the difference, that if he happens to be a lawyer, he can only practice in the Province to the Bar of which lie belongs.Medical men are in a somewhat better position and there are quite a number of able graduates of the medical faculties of our Canadian universities, who have not only made a reputation for themselves, but are earning very large incomes.The ambitious young man who is anxious to make his way in business, finds that with the education lie possesses, the opportunities in his own country, province or city, arc too restricted and that he can invest his education and ability to better advantage in the United State than he can in Canada.To tempt our youth belonging to the working, trading or profi in 1 classes, to remain in Canada, we must endeavor to approximate to American standards of payment in salary and wages.This can mly be brought about, by inducing American and British capital to come to the Dominion in every increasing volume, so that it can be invest 1 in the development of our resources, and converted into such articles and commodities for which a market can be found.It does seem somewhat singular, that the Canadian workman i was in a measure fortunate, since it enabled this distinguished defender of the rights and ideals of the French Canadians, to, whenever the occasion arose, speak on their behalf in the language of those who constitute the | the confidence the si ¦ral members majority of Ontario and the Domi- of the firm inspired in those by whom mon- they were consulted or retained.Napoleon Antoine Belcourt to whom Ottawa University desiring to in the preceding paragraphs refer, was ! some way show it’s appreciation of born in the Queen City on September j the standing and accomplishments of the 15th., 1860.His father was evi-! one of the City's representative bar-dently an organizer and business man risters and French Canadians, con-of ability, since he founded the first ferred upon him the de ice of L.L.D French Canadian life insurance com- Laval University in 19U9 conferred a pany that began business in this j similar honour.! Living and practicing in Ottawa Both parents were descendants of j gave Mr.Belcourt tin opportunity of the early pioneers who came to this ! meeting the foremost men in the country and through whose efforts and Dominion; able lawyei ; distinguished enemy, the beginnings were laid for the j statesmen; and prominent politicians, building up of the province and the ! who for longer or shorter periods whether on professional or public business, visited the seat of Government.Senator Belcourt early took an interest in party politic! , and was President of "Le Club Liberal” of Ottawa for ten years.In 1891 he stood as a candidate for the city of Ottawa, but was not successful.In the elections of 1896 he again presented himself and met with the approval of the lectors and was reelected at the elections of 1900, 1904.His activities were such, that his admirers and friends, organized as a mark of honour, “Le Club Belcourt", of which he was made Honourary President.He is an officer of several clubs in the different provinces.In 1894 he was appointed Clerk of the Peace and Crown Attorney for the County of Carleton.He held this position until 1896.In his capacity of Crown Attorney lie demonstrated that he was not only an able attorney, but highly skilled in the art of cross examination and presenting his case to the jury or judge in a manner that earned him their respect and goodwill.Ottawa University in 1891, asked him to become an examiner—in—law.He .still holds this position.When he first entered the House of Commons he was not altogether as nervous as the average new member, since lie was on fairly friendly terms with quite a number he had met professionally and politically.The leaders of his party, looked upon him as one of their stalwarts and so quickly did he appeal — the Privy Coun-1 succeed in earning the praise of his ; leaders, and associates, that in 1904 he —Six and five cents an hour wage increases were won by the shop workers of the Mobile ) Ohio Railroad on July as the result of negotiations between the management nnd a committee representing the Federated Shop Crafts.—Organized plumbers of Vancouver raised wages 50 cents a day.January1 1 an additional 50 cents a day will be paid.—Continuing its hard-boiled attitude in the strike of street car workers, the New Orleans car company on July 16 began the operation of cars, guarded by armed officers and strikebreakers.—Approximately nine out of every ten automobiles in the world to-day are American made, the Automotive Division of the Department of Commerce announced recently.i U j was called to the Bar of the Province; | was appointed Speaker of the House Jof Commons.He made an ideal in the same favorable position to purchase an automobile as hi.' fellow !of ^ucbec' Having decided to make j presiding officer, whose rulings were workers in the United States.There is now a tariff on automobile;; and -:- the identical machine sold in Canada costs the bricklayer, plumber, and The flow of the population is more from North to South than it is clerk several hundred dollars more in the Dominion than it does in the from East to West.We are so close to the United States that we cannot United States.One is justified in asking, Why?When it was prop- d help being influenced by them in a hundred different ways.There is no b' reduce the tariff on automobiles, a huge deputation went to O iwa language barrier with the exception of the Province of Quebec — not to influence or intimidate the Minister of Finance from the prop.ised j even that of laws since the several states of the American Union, with decrease.| the exception of Louisiana, have legal systems based upon the English Some explanation is required why the workers who formed part of the deputation, arc paid no higher wage but, in all likelihood much less, than that received by men in the same branches of the automobile industry in the United States.They no doubt were led to believe that unless they made representations in force, their livelihood was at .Make.Automobile manufacturers and assemblers in the Dominion enjoy special advantages, when they ship the manufactured car to other parts ot the British Empire, but that does not in any way explain why the Canadian must pay more for the same ear in this country, than he could purchase it for in the United States.The Government met the tariff objections and criticism of the Opposition, by creating a tariff commission.This body deals with complaints coming from manufacturers and others concerning the justice or injustice, of tariff imposts.It is a tribunal which allows interested parties to plead their cause in favor of a higher or smaller •mifl, .The information it obtains is valuable, and at the disposition of tbe Minister of Finance when he prepares his annual budget.With a tariff commission, it cannot any longer be asserted with any degree of confidence, that the public or a particular industry, suffers through inability to place the necessary data before the Government, mul decide whether the industry is entitled to consideration, at the same time not overlooking the public welfare.Wo have now settled down to what one might term a fairly stable tariff.The insistence from the West in favor of the abolition of protection is not as aggressive as it formerly was.Several of the foremost Westerners who understand and sympathize "•'tli the wants of the agricultural element in that part of the Dominion.content to let things go along, realizing how difficult it is lor even 'be best government to please all sections of the country at the same time, and that it would not be fair to so reduce duties on imported com->mdittos, that the workers in a good many of our industries would be deprived of the opportunity to labor.But if we leave the industiies engaged in manufacturing commodities, alone for a moment, and take Un' building trades, as an example, we likewise find that the wages paid dii' workers in these trades are slightly less than what is earned by construction workers in cities in the United States.Canadian construction workers do not suffer from unfair foreign competition.The manufacturer is anxious to protect his capital.He believes tpat il wil> be employed to the best advantage and the profit of his concern, if the products of competitors from across the border and across the sea, are kept out by a very high tariff.He looks at things from a business standpoint, regardless of how it may affect the worker or the consumer.• What those who discuss the pros and cons of this ever present Question must bear in mind is, that, Canada although having made ^markable progress is not altogether geographically and climatically fs fortunate as the United States.We have a country that in area is arR01' fban the Republic.Our population is comparatively small and Is distributed over the vast extent of territory between Prince Edwaul s'and and Vancouver Island.common law.Canadians are a virile people, who are self-reliant.It is this virility and self-reliance that has enabled so many of them to succeed in the various callings and professions which they practice and follow in the United States.One can appreciate the sincerity of a great party leader in his desire to make his country better and more prosperous, through the retention of its most valuable assets — the growing men and women within its borders, but we cannot altogether overcome conditions, nor change physical boundaries.No matter how ambitious we may be for our country’s future and the welfare of its population, things must take their natural course.Much as we regret losing the hundreds of thousands of Canadians, in spite of the recommendations that have been made, and the resolutions passed by business and other organizations, the tendency has and will be for some years to come, for Canadians to emigrate to the United States as long as the opportunities are better in that country.It has been forgotten that what has undoubtedly added to stimulate emigration is the very radical change in the immigration policy of the United States.Native Canadians are now a privileged class.They are not subjected to any quota restriction and may go and come freely.This excellent testimony to their worth, power of assimilation, and absorption shown by the discrimination in favor of Canadians has given an impetus to emigration.If the loss has been ours, we have the satisfaction of knowing that we are regarded as being a most desirable element to incorporate in the citizenship of the United States.When opportunities in Canada become more abundant than they are; when our prosperity is such as to awaken the envious admiration of our neighbors; when, through the development of our practically inexhaustible resources, we are able to increase our domestic and export business, influencing not only the employment of capital, but an increase in executive and personnel, we shall be in a far better position to not only keep our young men and women within Canada, but induce the best of America’s young citizenship to come to the Dominion and make it their permanent home as so many thousands of Canadians have done when going to the United States.When listening to the addresses of party leaders, who must endeavor to make all the capital they can for their parties, we should only be influenced in reaching a conclusion by facts that are based upon a proper understanding and appreciation of conditions and circumstances 4that affect and shape those events, changes, and policies, that are the concern of the nation’s statesmen and its people.We are fortunate in having party and political leaders who are loyally and splendidly Canadian in outlook and ambition.They appeal to the electors on the score of their records and platforms.The elector may express his preference by voting for the candidate and party that he believes will promote and maintain that prosperity which means so much for the well being and future of the worker and his family.V — m ifx * * * * • /a.bière* yuA* ÉTANCHERA Voire soif,,, SaVcure/Ùrûitui Incomparables Old Stock Ale mûrie h point n,7 Iff CT p. Page 4 SAMEDI, 27 JUILLET 1929 — MONTREAL — SATURDAY, JULY 27, 1929 Long Distance Evening Rates from 7 p.m.Night Rates from S.30 pan.Evening rates for Statlon-to-Station calls (from 7 p.m.) are 25', cheaper than day rates.Night rates for Station-to-Station calls (from 8.30 p.m.) are 50', lower than day rates.A n y information you want on Long Distance calls will be gladly given you by the Long Distance Operator.NEW-TYPE PARLOR CAR BETWEEN MONTREAL & QUEBEC ON CANADIAN PACIFIC TRAINS — A new type of parlor and upholst- j ered in beige shades with figure de- ; signs, containing 28 chair seats of the improved type, a large smoking-room accomodating seven persons, a writing desk and a library, has been placed in service on "The Windsor", new Canadian Pacific fast day train operating in each direction between Montreal and Quebec.The equipment of this train now therefore consits of smoking car, first class coach of the bucket seat type, standard dining car of the latest design.new type parlor car described above, and a "Mount" observation car containing three compartments and a drawing-room.Going East."The Windsor" leaves Montreal, Windsor Station, at 12.10 p.m., and on the return trip departure from Quebec, Palais Station is made at 2.15 a.m.standard time.Both trains operate daily except Sunday.For additional information, reservation.etc., apply to Canadian Pacific Ticket Agents.—Attorneys for an anti-union clothing manufacturer in Minneapolis, questions the legality of the state law which provides that advertisements for strikebreakers must state that labor troubles exist in that plant.—A wage advance of 50 cents a day is established by Sheet Metal Workers’ Union of Vancouver.THE HONORABLE N.A.BELCOURT (Continued from page 3) It was Senator Belcourt who moved the resolution inviting the late King Edward and Queen Alexandra to visit Canada.He likewise urged the early extension of the Entente Cordiale to include tlv United States and Japan.He is looked up to by his compatriots as one of their most valiant and able champions.He was in 1910 elected President of the French Canadian Congress of Ontario, and the Freeh Canadian Educational Association.He was also given the honour of being elected Vice-President of the St.John Ambulance Association and the League of Nations Society of Canada.He belongs to the Society of Comparative Legislation: the American Society of International Law and the l'Alliance Française and the France Amérique.In 1906 he attended as a delegate from the Dominion, the 6th.Congress Chambers of Commerce of the Empire.He represented the Dominion at the Empire Parliamentary Association which met in London during July and August 1916.He was Canada's Minister Plenipotentiary at the Interallied Conference and later at the International Conference in London in July and August 1924.For several years he has been president of the Canadian Group of the Parliamentary Union.France always ready to honour distinguished sons of its own and other countries, named him an Officer of the Legion of ¦ Honour.In addition to his professional and political work, Senator Belcourt believing that he could more effectively advance the claims and protect the interests of his compatriots, through the facilities which a newspaper would afford, established "Le Temps”.It headquarters was in the city of Ottawa and it soon made a name for itself.It furnished a medium, permitting the expressing of views in all that related to French Canadian hopes, ideals and assertion of rights.Senator Belcourt was the principal contributor.and he wielded a very facile and I eloquent pen.He wrote with a vigour and frankness that made a strong appeal to his readers and the race to which he belongs.Notwithstanding his many duties, as a busy lawyer, politician, and officer or member of several associations, he found time to contribute to newspapers and magazines and discuss levai, social, and educational questions Nor has he kept himself aloof j from the business world.Several large industrial and financial corporations j asked him to join their Board, know- | ing that his association with it would j give them a prestige that would be \ very much to their advantage.Senator Belcourt is a member of | several clubs, and for ten years was president of the Connaught Park Club.His industry and versatility are amazing and at sixty-nine, he is as active physically and mentally, as many who are twenty years his junior.Senator Bcloourt has throughout his long and useful life, been highly honoured by Iris colleagues, compatriots, and fellow citizens of all classes and races.He earned "and deserves those honours because of his steadfast devotion to those ideals that have influenced him throughout his splendid professional, and public life.AS OTHERS SEE US Predictions that minimum wage legislation for women workers in Quebec Province would be a blow at industry didn't make good.The United States Women’s Bureau says that instead of hurting the industries to which minimum wage laws have been applied, employers report that stabilization has resulted, as the unfair competition of those paid inadequate wages has been eliminated in favor of those fair to their employees.The Quebec legislation, over a period of nearly a year and a half, has ; materially improved working condi-j tions for women, cutting labor turnover, reducing the number of inex-! perienced workers and generally improving wages, the Women's Bureau j reports.Quebec's experience justifies the stand of organized labor for women's j minimum wage legislation and illtis-trates the almost universal history of legislation favored by labor.Such legislation is always assailed as dangerous to industry and society, only is the end to be recognized as beneficial to both,—lnt'l News Service.AT THE PLAYHOUSES | muinjunumr ^vanntmmt:xumtmu AT TIIK PUINFUSS iv k will N,'\l week's I', mire at the Princess I,,, i ,,j> l.ccsoii s comoil.v.i LoMondeOuvrier-The LaborWorld Hédlf# on collaboration Tho Officiai Bllingnitl UontlipUce of th* Province of Quebec Orjranlr»d Worker# I/o porte-parole dee ouvrier* oryant»*# de la Province
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