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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 21 avril 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1934-04, Collections de BAnQ.

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20e Année — No 16 SAMEDI, 21 AVRIL 1934 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1934 20th Year — No.16 TRY BLACK HORSE % jgg| ©lie HatMf DRINK DOW S ALE 100 Years of Brewing Experience behind it (flmirior wflil Standard of Strength and Quality Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest “INSTRUIRE ET AMELIORER” Téléphone: LAncaster 5361 Le nouveau Président du Conseil Le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal vient de se choisir un nouveau président dans la personne de G.-R.Brunet, ancien échevin du quartier Saint-Eusèbe, vice-président général de l’Union internationale des Pressiers d’Amérique.Il succède à feu John T.Foster, obtenant une majorité des voix sur J -E.Gariépy, aussi mis en nomination, et premier vice-président du Conseil des Métiers et du Travail et président de l’Union Typographique Jacques-Cartier No" 145, qui remplissait la charge de président par intérim depuis la maladie du président Foster.Le camarade Georges Brunet a été une figure marquante dans le Travail Organisé depuis une trentaine d’années, il commença sa carrière en devenant membre de son union locale des pressiers où il remplit successivement toutes les charges, il fut envoyé par celle-ci à nombre de conventions de son organisation et du Congrès des Métiers et du Travail du Canada; il fut élu president du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal il y a plus d’un quart de siècle et fut remplacé à cette charge, il y a vingt-quatre ans, par feu John T.Foster, a qui il succède aujourd’hui.Georges Brunet est reconnu comme un modéré, imbu des vrais principes du Travail Organisé tels que préconisés par la Fédération Américaine du Travail et le Congrès des Métiers et du Travail du Canada; il représenta celui-ci a une des conventions annuelles du British Trades Congress (Congrès des unions ouvrières britanniques) ainsi qu’à la Fédération Syndicale Internationale.I possède couramment les deux langues et s’exprime avec une grande facilité dans l’une comme dans l’autre; il est libéral en politique et a piis paît à plusieurs luttes électorales, mais a toujours travaillé de tout coeur en faveur des candidatures ouvrières.Nous lui souhaitons tout le succès possible dans les nouvelles fonctions qu’il vient d’assumer et nous restons persuadés que sous son impulsion et avec son jugement sain et pondéré et la collaboration de ses autres officiels le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal continuera à marcher de succès en succès et remplira dignement le rôle qui lui appartient et lui est dévolu dans la société._____ La Session Provinciale est close Avec tout l’apparat ordinaire, la session provinciale a été clôturée par le lieutenant-gouverneur vendredi.Cette session a fait de la bonne besogne, au point de vue législatif ouvrier, elle a amendé considérablement la loi de 1 inspection des établissements industriels et commerciaux, dorénavant les heures de travail dans ces derniers seront réglementées et plus de pouvoirs ont été donnés aux inspecteurs.La loi du salaire minimum a été grandement améliorée pai une réglementation plus sévère, les infractions seront plus rigouieusement punies, ainsi pour la première offense, l'amende minimum sera de S50.00, allant jusqu’à un maximum de $200; pour la deuxième offense elle sera minimum de $100 et maximum de $300; pour la troisième offense au cours de la meme année il n’y aura plus d’option d’amende mais un emprisonnement d un mois, de plus, la Commission pourra prendre autant de causes qu'il y aura d’infractions, par exemple, si un patron paie à dix de ses ouvrières un salaire moindre que le minimum fixé, dix causes pourront être prises contre lui, et ainsi de suite; un autre point important, c’est que lorsqu’un garçon ou un homme fait un travail reconnu par la Commission comme étant du ressort du travail de la femme, ils devront être payés au moins le salaire minimum déterminé pour les femmes.Il est également interdit à un patron de vendre des actions de sa compagnie à une de ses ouvrières si celle-ci ne retire pas un salaire d au moins $20 par semaine; d’autres amendements de moindre importance y ont également été apportés.Le clou, en fait de nouvelle législation ouvrière, unique en son genre sur le continent américain, est certainement la loi qui décrète l’extension juridique des contrats collectifs de travail.On espère que cette mesure faciliteia non seulement les relations cordiales entre le Capital et le Travail mais qu elle mettra fin — dans une grande mesure — à la compétition effrénée dont souffre l’industrie.Nous publierons cette loi in extenso dès que nous en aurons obtenu une copie définitive, probablement dans notre numéio de la semaine prochaine.Nous apprenons, au moment d’aller sous presse, que l’Assemblée législative a rejeté toutes les clauses du bill de Montréal présentées par l’ancienne administration, à l'exclusion des clauses dites financières, afin de ne pas embarrasser la nouvelle administration et ne pas lui faire assumer les.obligations assumées par ses prédécesseurs; il reste entendu qu'une session spéciale sera convoquée pour donner suite au programme que préparera la nouvelle administration si celui-ci nécessite des amendements à la charte de Montréal.La mort de Charles Dickie La Division No 4 des employés de chemins de fer perd son secrétaire-trésorier et la classe ouvrière un de ses plus valeureux officiers.Le Travail Organisé est durement éprouvé depuis quelque temps: après la mort de John T.Foster, survenue il y a une quinzaine de jours, il perd un autre de ses membres distingués dans la personne de Charles Dickie, le secrétaire-trésorier de la Division No 4 des employés de chemins de fer, qui vient de mourir après quelques jours de maladie.Charles Dickie était non seulement aimé et respecté par tous ceux qui venaient en contact avec lui dans scs capacités officielles mais par tous ceux également qui l’approchaient dans une sphère ou l’autre de l’activité humaine.D’un abord plutôt réservé, il ne prenait généralement qu’une part discrète dans la discussion au cours des nombreuses conférences auxquelles ses collègues le déléguaient mais dans les réunions de comité il faisait montre d’un jugement et d’une connaissance approfondie des grands problèmes sociaux.Il était abondamment gratifié de toutes les qualités de la race écossaise, il avait la parole franche, d'une ténacité à toute épreuve, plein de ressources pour faire triompher son idée mais d’une loyauté dont il ne se départissait jamais, il évitait la publicité et se contentait de la satisfaction du devoir accompli et de l’estime de ceux qu’il représentait.Les temps difficiles que nous traversons avaient rendu sa charge de secrétaire-trésorier de la Division No 4 des plus ardues, il souffrait de savoir tant de ses camarades de travail perdre leur occupation ou ne travailler que quelques jours par mois, il s’efforcait malgré tout à remonter leur moral, à leur faire espérer des jours meilleurs, un avenir moins sombre, il se dépensait sans compter, mais ce labeur incessant, cette sollicitude de tous les instants pour le bien des usiniers de chemins de fer et pour la classe ouvrière en général, le minaient sourdement; à ses amis intimes — et il nous comptait parmi ceux-là — il avouait depuis quelque temps qu’il était fatigué, déprimé; aux conseils qu’on lui donnait de prendre un repos, il répondait invariablement: “Je le voudrais bien, mais ce n’est pas possible, la Division a besoin de moi”.Lorsqu’il se décida à prendre quelques jours de vacances il était trop tard, l’épuisement était trop fort; trois jours après, il était disparu pour toujours, mort au service de la cause ouvrière.Sur la tombe à peine comblée de Charles Dickie le Monde Ouvrier dépose l’hommage ému de sa profonde reconnaissance et de sa plus ardente admiration; il nous a quittés mais sa mémoire reste vivace parmi tous ceux qui l’ont connu et pour lesquels il s’est sacrifié sans compter.A sa famille éplorée nous offrons nos sympathies les plus vives, ainsi qu’à la Division No 4.LE MONDE OUVRIER.Ontario: la C.C.F.réorganisée P or GRACE MacINNIS.Pour les deux vieux partis politiques, l'événement le plus important de la semaine passée fut sans doute l’élection partielle de South Oxford.Les libéraux y voient un présage de victoire aux elections fédérales.Les conservateurs affectent de n'y rien voir excepté un candidat du parti libéral qui a gagné un comté libéral.La C.C.F.n’a pas porté une grande attention à South Oxford.Il y eut à Toronto une conférence qui lui a demandé toute son attention.C’est cette conférence qui a complètement réorganisé la C.C.F.dans la province d’Ontario.Certains journaux ont prétendu que la C.C.F.était morte dans l’Ontario, et que les deux vieux partis n’auraient rien à craindre, aux prochaines élections, de ce nouveau parti.Il est vrai que l’organisation de la C.C.F.dans cette province n’était pas satisfaisante.D'un côté, les communistes y avaient pénétré et ils cherchaient toujours à l’adapter pour avancer leurs méthodes de force et de violence.De l’autre côté étaient ceux qui ne voulaient pas d’un nouveau régime de la société et qui se contentaient de réclamer quslques mesures réformistes comme font toujours les membres des vieux partis.De leur côté, ces personnes essayaient sans cesse de se servir de la C.C.F.afin de perpétuer le système actuel de la société.Il n'est pas surprenant que la C.C.F.devenait depuis quelque temps un champ de bataille pour ces deux groupes, et menaçait même de nuire à l’organisation dans les autres provinces.Nous espérons que la conférence a changé tout cela.A Toronto, le 14 avril, la C.C.F.a réuni presque 200 délégués, dont la plupart venaient des villes d’Ontario.Cependant, il y en avait un bon nombre de la campagne, ce qui montre que la C.C.F.n’est pas morte parmi les cultivateurs, quoique leur organisation ne fait plus partie de la Fédération.Quelques-uns de ces représentants venaient d’assez loin pour assister à la conférence.Pendant les sessions de la convention il y avait le plus grand enthousiasme.Pour devenir membre de la C.C.F., dans la province d’Ontario, il faut souscrire au programme tout entier et à la constitution de cette organisation.Si on croit que ce programme ne va pas assez loin et si on ne veut pas se borner à l’action constitutionnelle et légale, on ne peut plus rester dans la C.C.F.Si on croit, au contraire, que notre système d’économie tel qu’il existe aujourd’hui peut continuer à fonctionner avec quelques petites modifications, on peut trouver place ou dans le parti libéral ou dans le parti conservateur.Libérée de ceux qui l’ont empêché de fonctionner, la C.C.F.dans la province d’Ontario est prête à accomplir sa tâche — de construire la société de l’avenir. Page 2 SAMEDI, 21 AVRIL 1934 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1934 Ce q ui se passe d ans nos unions CHEZ LES CORDONNIERS LE SUCCESSEUR DE M.CHARLES DICKIE Ou ne donnera pas de successeur à M.Charles Dickie avant le congrès des employés des ateliers de chemins de fer.M.Dickie, décédé récemment, était trésorier de la division No 4 des employés de chemins de fer de la Fédération Américaine dit Travail.Une rumeur a circulé dernièrement voulant qu'un trésorier temporaire soit nommé.Une réunion a eu lieu, cette semaine, aux bureaux de la Fraternité des usiniers de chemins de fer.dans l’édifice Coronation.coin des rues Bishop et Sainte-Catherine.La décision que nous annoncions au début a été prise.L'office de trésorier sera rempli temporairement par le bureau du vice-président de la Fraternité.M.Frank McKenna, et par le président de la section des employés du chemin de fer National.M.Talion.LA SECURITE INDUSTRIELLE L’honorable L.-A.Taschereau, premier ministre de la province deQuébee, inaugurera la Sixième Conférence Annuelle de Sécurité Industrielle qui aura lieu à l'Hôtel Mont-Royal, les 15 et 16 mai, sous les auspices de l'Association de Québec pour la Prévention des Accidents du Travail.Le premier ministre a accepté l’invitation qu'on lui a faite de venir souhaiter la bienvenue aux nombreux délégués qui se réuniront en cette circonstance.L'honorable C.-J.Arcand sera aussi présent et offrira les bons voeux du ministère du Travail, tandis que Son Honneur le Maire Catnillien Houde félicitera les délégués au nom de la ville.M.A,-O.Sharpe, membre de la Commission des Accidents du Travail.M.A.-B.Cenedella.de Boston, et M.R.-B.Morley, de Toronto, adresseront la parole à l'assemblée inaugurale du 15 mai.C'est durant la première session de la conférence que se tiendra l’assemblée annuelle de l'Association pour la Prévention des Accidents sous la présidence de M.Allan M.Mitchell.Après le compte rendu des activités de l'année par M.A.Gaboury, gérant général de l'Association, aura lieu l’élection annuelle des officiers du Conseil d'Administration choisis par les membres du Comité de nomination, qui sera suivie par la présentation aux compagnies gagnantes.des trophées offerts par l'Association.pour le minimum de fréquence des accidents.Le grand lunch du congrès se tiendra à midi et trente, alors que M.A.-O.Sharpe, de la Commission des Accidents du Travail sera le conférencier d'honneur.Son sujet sera “La Leçon du Passé" durant laquelle il passera en revue les accidents de l'année 1933 et soulignera la leçon qui en découle pour les employeurs.A 2 heures, les délégués se retireront pour assister à la session propre au groupement particulier dont ils font partie, à savoir: section de la construction et industries annexes, section métallurgique, section des produits chimiques, section des produits alimentaires, section du cuir et des industries textiles et annexes.Au cours de la soirée auront lieu les deux grands ralliements ouvriers, un pour les travailleurs français et l'autre pour ceux de langue anglaise.En même temps sera tenue la session de l’industrie automobile sous les auspices conjointes de l’Association et du Montreal Automobile Trades Association.Le matin du deuxième jour de la conférence sera consacré spécialement à une exposition et démonstration pratique de “Premiers Secours".A midi et 30, aura lieu le déjeuner de la table ronde durant lequel M.R.-B.Morley, gérant général des Associations d'Ontario pour la Prévention des Accidents, adressera la parole.A 2 heures de l’après-midi, il y aura discussion générale pour toutes les classes d'industries où une multitude de sujets seront étudiés.Pour initier nos futurs employeurs au domaine de la sécurité, l’Association a invité tous les étudiants de nos écoles techniques à prendre part à la Conférence.Une démonstration spéciale sera tenue à cet effet durant laquelle les représentants des écoles techniques de Montréal.Québec, Trois-Rivières, Hull et Shawinigan Falls liront leur composition sur différents aspects de la Prévention des Accidents.Des prix en argent seront décernés aux auteurs des meilleurs travaux.Le diner annuel de la conférence aura lieu à 6 h.30.mercredi soir, le 16 mai.Le local 249 de l’Union internationale des Travailleurs en chaussures a tenu une très importante assemblée, vendredi, le 13 courant.De très intéressants rapport furent donnés par le comité exécutif sur la situation présente et les moyens qui devraient être pris au plus tôt pour relever l'industrie et améliorer les salaires qui sont vraiment ridicules dans la métropole.Le confrère C.McKercher, agent d'affaires et membre de l’exécutif général, qui revient d’une assemblée de l’exécutif à Boston, a fait un magnifique rapport; il fit remarquer que la situation dans l’industrie cle la chaussure aux Etates-Unis et les salaires qui y sont payés sont peu comparables avec ceux de chez nous.Le local croit que les travailleurs en chaussures devraient tous joindre l'union pour améliorer leurs conditions de salaire et de travail.Le confrère McKercher nous informe que l'union fait des progrès extraordinaires dans toutes les parties des tats-Unis.Le local 249 a passé un vote de condoléances et de sympathies à l'égard de notre estimé confrère J.-T.Foster, président du Conseil des Métiers et du Travail.L’as-somblée fut ajournée en signe de deuil.NOUVEAU BUREAU DE PLACEMENT GRATUIT Le ministère du Travail de la province de Québec désire annoncer au public l’ouverture du nouveau bureau féminin pour la partie ouest de Montréal, dans l’édifice Castle, chambres 402-3-4, téléphone: PL.8315-6-7.Il est l'un des plus spacieux du continent.On peut juger des activités de ce bureau: au cours des derniers six mois seulement, 4,553 solliciteuses se sont présentées pour inscription, et sur ce nombre 2,157 furent placées.Les places vacantes signalées par les employeurs se chiffrent pour la même période à 3,498.Dans un autre bureau féminin de la partie est, situé à 1560, rue Beaudry, téléphone: CHerrier 3148-3149-3140, il a été effectué durant cette période 2,314 placements sur un total de 2,932 situations signalées.Le nombre de solliciteuses inscrites étant de 4,010.Le bureau féminin, situé à 6552, boulevard Saint-Laurent, téléphone: DOllard 1918.et CRescent 6645, a fait le rapport suivant: Vacances signalées: 2,095; personnes placées: 1,177; le nombre de solliciteuses à s’inscrire a été de 2,077.Le ministère du Travail invite le public en général à coopérer avec le personnel de ces différents bureaux qui font du placement dans toutes les parties de la ville et de la province.DES INDUSTRIELS TROP NEGLIGENTS Benny Lackstone, porpriétaire de l'Im-perial Pants Company, Limited, 1244, boulevard Saint-Laurent, et la National Waist Company, 4530, rue Clarke, étaient traduits cette semaine devant le juge Amédée Monet pour répondre à l’accusation d’avoir négligé de fournir à la Commission du salaire minimum des rapports complets sur le nombre d'heures de travail de leurs employées.Elles ont toutes deux enregistré un plaidoyer de culpabilité.Leur procureur tenta d’apitoyer le tribunal sur le triste sort des manufacturiers en lui représentant qu’ils étnient affectés plus que quiconque par le mauvais état des affaires.Mais Me Lucien Rodier, procureur du ministère du Travail, déclara que.depuis plus d’un an.l’on avertit les inculpés de se mettre en îègle avec la loi, et cela sans résultat.Il demande donc que le maximum de l’amende soit imposé.Le juge Monet se rendit à son désir en disant: “Us font plus d’argent en payant les amendes que nous leur imposons, et en ne payant pas un salaire raisonnable à leurs ouvrières, qu’en se conformant à la loi.” Les deux compagnies furent donc condamnées à $50 d'amende et aux frais.Si elles refusent de payer ces sommes, leurs propriétaires devront passer un mois dans les cellules.Demandez l'étiquette de l’Union sur toutes vos marchandises Always demand the Union Label - It Days Reproduction des marques syndicales, cartes d’atellers, boutons Union Labels, Shop Cards, Working Buttons and Emblems used et Insignes de travail qui désignent l’affiliation aux unions to designate membership in the affiliated National and Inter-lntemationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail, national Unions with the American Federation of Labor.Un i«d Du Slaapaat’ In.an Labal -=§3TrEÂEÊÈj- ¦KimIIimI I’bata •>•' Lawn L ——ômui\ 0.P.&C.F.IA 314 iSaUtO IK Nja.Æ.IlMlkiaiift' liaUn Lakal labal -I Maul I’nliibaaa’ L r 1633 ( Painters ~«^QEcorators ) l-abat af lha Jasrnrym Taiiara’ Cn.ua af Anurlc I.abal af Sian M l man Ubal r' v ».rj»f* Mikm ^VVY''| union laul_ .Man.-.ir,-«rft«n Union-made Cigars.EM f-v - - fni-.-vrx.- ««^(REGISTERED) l'nian Labal af Pahart and Canfatllanara , ,."’{Vn.jrfî.JtOtBEFSll’^Off-.(TséjHAfŒlÇCa, J Muldait' L’nian Lnb»l K ! «3 ft \S^jU - ‘ Iv,(t'u.dkySiK*a.' 3 j $ mm ¦¦> 1'U-BFC»S5’« .fllfAUOHli .j I.a.:- 25» «UBF.CiS.DW.talfk and f'a> Waahan' Labal Card af Union Wa.Uai (ifairakarV L'»a*a Labal L'n.lfd Bfi-arr.Floar.Caraal and Safi DfLih Warktra' L'e.an L.b.la -cane «I SAMEDI, 21 AVRIL 1934 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1934 Page 3 Réponse a M.Pâtemolle Le récit de la triste situation "où vous êtes dedans”, comme dirait une amie an-Maise qui commence à moudre du français Src se.longues dents, m'» tort ému.D'abord, on n’a pas seize enfants.Voi -ne les avez pas faits avec mauvaise intention pas même avec intention.On ne neut vous incriminer pour les accidents, un peu nombreux peut-être, mais qui ne sauraient vous faire perdre la grace sanctifiante, ou l'augmenteraient a 1 occasion si „vcs.en «ter un bon parti: «W * saints ou de bons citoyens plutôt que des anges de ceux qui ont pris place a votre lover sans demander permission.Vous n'en avez réchappé que trois sur ces seize amours qui vous ont criblé de bénédictions mais dont le bref passage sur la terre a assombri votre ciel comme les petits nuages blancs ourlés d'argent qui font un jour gris presque aussi triste qu'un ciel noir.Cette théorie de petits charriots couleur d ivoire jauni défile dans votre esprit et ces crepes si légers qu’ils fussent ont jete un voile de mélancolie sur votre âme.Mieux vaut n’avoir que quelques rejetons, mais qu ils soient sains et vigoureux parce quils ont été bien traités, que seize mal venus, chétifs, malingres, souffreteux qui ont pousse au hasard comme ils ont pu.Un enfan prend vos jours et vos nuits, "tout votre petit change” en plus.Divisez vos heures, vos soins, votre avoir par le chiffre fati tique “seize" et vous verrez ce qui restera à chacun de ces pauvrets qui auraient pu vous rester, si le destin n’avait pas eu pitié de v Aujourd’hui, le gouvernement contrôle la bière.Pourquoi ne contrôlerait-il pas également le lait?S’il faisait cela, le cultivateur serait assuré d’un prix équitable pour ce produit laiter et le consommateur, lui, ne paierait pas plus qu’il ne convient pour son lait.C’est certaincmnt à ce genre de propriété que fait allusion Sa Sainteté le Pape quand il dit: “II est juste de prétendre que certaines formes de la propriété doivent être réservées à l’Etat, étant donné qu’elles impliquent des incentifs de domination trop intenses pour être laissées à des individus sans porter préjudice à la communauté en général.” (Pie XI — Quadragesimo Anno\.C’est précisément ce genre de propriété que vise la C.C.F.quand elle préconise que le contrôle et la possession en soient réservés au public.La pamphlet accuse la C.C.F.d’être une organisation communiste.Il dit: "Beaucoup en examinant ce système si prometteur (le système C.C.F.) lui ont trouvé une ressemblance déconcertante avec le communisme.” Ceci est absolument faux et témoigne ou d’une ignorance crasse ou de la plus insigne mauvaise foi.La différence entre les deux est notoirement nette et distincte.Ls communistes préconisent ouvertement la force pour parvenir à leur but.La violence ou la foi ce, sous quelque forme qu’elles soient, sont répudiées par la C.C.F.A la conférence de Regina, en 1933, il a été définitivement résolu de îefuser toute coopération avec les communistes, et le programme adopté à cette convention déclare: “Cette transformation sociale et économique peut et doit être faite par 1 action politique, par l’élection d’un gouvernement s’inspirant de l’idéal de la “Cooperative Commonwealth Federation” et appuyé par la majorité du peuple.NOUS NE VOULONS PAS D’UN CHANGEMENT PAR DES MOYENS VIOLENTS.” Au cours des élections de la Colombie-Britannique, auxquelles l’auteur du pamphlet fait allusion, les communistes présentèrent des candidats contre ceux de la C.C.F.Ceci ressemble-t-il à de la collaboration entre les deux’’ D’ailleurs, l’antagonisme entre eux est aussi ancien que les partis eux-mêmes.Cette année, dans 1 Ontario, la C.C.F.a pris des mesures définitives pour expulser de ses rangs un certain nombre de communistes qui y avaient adhéré en secret dans le but évident d’en détruire le mécanisme.Par cette action, la C.C.F.a claiiornent démontré que ses méthodes sont anti-communistes.En ce qui concerne 1 instruction, ledit pamphlet insinue que si la C.C.F parvenait au pouvoii, elle abolirait toutes les sauvegardes provinciales.A cet égaid.l auteui fait cette déclaration fantaisiste: “On peut présumer sans témérité que ce serait d’abord une école fortement centralisée.Et fort probablement, à Ottawa, les provinces perdraient leur autonomie en matière d’inr-truction publique.Oi.1 éducation n’est pas mentionnée dans le programme de la C.C.F., omission due au fait que l’instruction est affaire provinciale Vf que la C.C.F.entend n’y pas toucher.On peut, en effet, faire observer ici que la C.C.F se propose de sauvegarder les droits de la minorité.La section 9 du programme du parti recom- mande: “La modification de la Constitution canadienne, mais sans enfreindre les droits minoritaires de race ou de religion ou les prétentions légitimes de Pautonomie provinciale.” Monsieur Armand Lavergne, vice-président de la Chambre des Communes, parlant dernièrement à Québec, fit remarquer que le groupe C.C.F.à la Chambre avit toujours préconisé les droits des minorités et que c’était le seul des partis politiques qui y avait pris pareille attitude.La modification de la Constitution est préconisée par la C.C.F.afin que le gouvernement fédéral puisse, le cas échéant, avoir des pouvoirs suffisants pour résoudre certains problèmes urgents tels que les pensions de vieillesse et le chômage.Le docteur Lyle Telford, candidat C.C.F.aux élections de la Colombie-Biitannique, est attaqué dans ce pamphlet à propos de son attitude concernant le mariage.On y prétend qu’il est en faveur du mariage à l’essai.Cela peut être vrai ou non, mais il est difficile de concevoir pourquoi les opinions personnelles d un médecin sur des choses qui n’ont aucun caractère politique puissent etre injectées dans une discussion relative au principe de la C.C.F.Le docteur Telford n’en vint à expliquer ses idées à ce sujet qu’à la suite de grossières interpretations faites par ses adversaires politiques dans le but de le discréditer.Sur le chapitre religion, le pamphlet en question accuse tout bonnement la C.C.F.d’impiété! Ici, nous devons faire observer que l’auteur, quel qu’il soit, est loin de faire preuve d’un esprit de parfait christianisme quand il s’en prend si peu charitablement à un idéal qui est apparemment fort au-dessus de comprehension sectaire des choses.Il y a environ quinze ans, M.W.-A.Pritchard, au cours d’une réunion à Calgary, fit cette fâcheuse observation: “I am running against the ate lamented Mr Christ.” Monsieur Pritchard, depuis lors, n’a jamais cessé de îegicttei cette sortie ’ et, a plusieurs reprises, s’en est excusé publiquement.En octobre dernier, dans une lettre adressée au révérend Andrew Roddam ministre de la United Church, à Vancouver, il disait: “Permettez-moi de vous expiimer toute ma gratitude pour votre lettre si bonne et si humaine.Je fis cette observation à la légère — ce n’était pas un discours — dans la chaleur dune improvisation que non seulement je regrette aujourd’hui, mais que j’ai smeerement déplorée immédiatement après l’avoir faite.Depuis, j’ai publiquement déclaré, à maintes reprises, ce que je vous dis aujourd’hui, à savoir: Tout homme parvenant à maturité et revenant par la pensée au jours de sa jeunesse, supposant qu’il soit honnête avec lui-même, doit avoir dit et fait des choses qu’il a sincèrement regrettées par la suite." L’auteur du pamphlet refuse apparemment de croire à la sincérité des regrets de M.Pritchard.Il convient de regretter ici qu’il n’ait pas le même sens de chante que le révérend ministre de Vancouver.Faisant récemment allusion a cette affaire, M.Wodsworth rappelait que saint Pierre avait renié son Seigneur trois fois mais que cela ne l’avait pas empêché, ultérieurement d etre tenu en fort haute estime par toutes les sectes de l’Eglise chrétienne Poursuivant son argument contre la C.C.F., comme étant une organisation anti-religieuse, le pamphlet fait allusion à la part prise aux élections de la Colombie-Britannique par un groupe que notre auteur anonyme appelle “le parti socialiste de l’ouest”.En dépit du fait que ce groupe ne compte que vingt-cinq membres, il présenta des candidats dans la plupart des circonscriptions électorales de Vancouver et, notons-le bien CONTRE LES CANDIDATS C’ ?/! ,n n’est donc pas besoin de chercher d’autres preuves pour démontrer qu il n y a absolument aucun rapport entre ce groupe et la C.C.F.Le pamphlet cite une lettre écrite par un représentant de ce petit groupe PatmnT6/ T requete 1!évêque anglican de Cariboo, demandant quelle est “ es dlvfers candldats relativement à l’instruction religieuse dans les écoles.Notie auteur se garde bien, cependant, de citer la réponse de la C.C.F a cette requete, réponse où il était dit que cette question d’instruction religieuse politique PaS CtrC tramee à la remorque dcs discussions de paysannerie Le parti C.C.F.est aujourd’hui l'Opposition officielle à la Législature de moiup 0mblC"Bntani,VC1U°' Sa dircction actuelle constitue probablement la meilleuie réponse a accusation que le parti est anti-religieux.Le chef opposi-tionniste, le îeveiend Robert Connell, est un membre en retraite du clergé anglican avantageusement connu et depuis longtemps respecté dans la ville de Victoria qui l a récemment élu comme l’un de ses députés.Dans un même ordre d idées la vente nous oblige à dire que les principales personnalités du mouvement C.C.F au Canada sont ou ont été des hommes d'église, ÏÏnSeï Woodsworth, près dent national du parti, est un ancien pasteur méthodiste Chnfnh n'e ?ati0,na1’ .f1 Norman Priestley, est un ministre de la United Chuich.De plus, lun des membres les plus en vue du groupe C C F à la Chambre des Communes, à Ottawa, M.E,J.Garland, est un catholique irlanda s Nous venons de repondre par le menu aux accusations que le pamphlé-' taire anonyme a faites contre la C.C.F.Nous croyons y avoir impaitiaïe.ent répondu e l’avoir réfuté décisivement par un simple et consciencieux exTosé des faits lesquels pourront etre vérifiés en tous temps et sans peine.Si la G.C.F.n est pas plus sérieusement critiquée que par des insulteurs ignorants qui n ont pas le courage de signer leurs dénonciations, il n’y a aucune raison pour que le mouvement ne continue pas à progresser aussi rapidement qu’iU’a fait jusqu’à present et a attirer dans ses rangs un nombre toujours ce ssant de personnes vraiment bien pensantes.J cioissant Pour vos impressions Lorsque vous avez besoin de travaux d’imprimerie, appelez LAncaster 5361 Nous garantissons satisfaction sous tous rapports, main-d’oeuvre et promptitude.Notre atelier est de l’union et travaille 44 heures.Mercantile Printing 11 Y-nn O n I — i .O 11, rue Saint-Paul Ouest MONTREAL SAMEDI, 21 AVRIL 1934 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1934 Page 5 Parliamentary Institutions Best Reform More in Consonance With Democratic Ideals, Than Reactionary, or Revolutionary Dictatorships.By BERNARD ROSE.Certain forces which, for the purpose of classification, may be designated as Reaction, Reform, and Revolution, are advocated as the means to bring about definite changes in the economic and social life of the nation, the heads of which are convinced that the system they favor should control and shape the destinies of the people to whom they appeal for support on behalf of their respective movements.Those who fear they may suffer serious losses, because of change, instinctively cling to their possessions, and support the movement that brings with it the reaction which, once in control, very sensibly abridges the liberty of the individual in what was, until reaction became the dominant force, a democratic country.Those who uphold reaction, as a means to national improvement, denounce and repudiate democracy and express their contempt for parliamentary institutions.Tire reactionary uses force in order to overcome any opposition that manifests itself, when the leader or leaders under the new dispensation deprives the people of the right to express their views, in all that relates to their well being, and which they believe can best be achieved through the exercise of the political power which, in a democratic country, is the most potent agency to bring about necessary changes.* Reaction is now enthi'oned and supreme, in countries which but a few short years ago, boasted of their eminence in politics, art, industry, science, and the manifold activities that make up the nation’s life from the intellectual, economic, and social standpoints.In the name of the people, and for their alleged benefit, dictators surrounded by sycophants, opportunists, and timeservers, promulgate laws and formulate codes, obedience and adherence to which can only be violated upon the pain of very serious punishment.Freedom of speech and press are no longer permitted, since they limit the power of the dictator to bring about that uniform thought and action, that he deems essential to the continuance of his power and the carrying out of his policies.Reaction in its most horrible form, (since it has developed race hatred and religious discrimination,) is now exercising its terroristic influence in the land of the former Hohenzollerns.A demagogue, whose partisans have erected him into a demigod, (since allegiance is to him, rather than laws or a democratic ruler,) make it impossible for the citizen to whom freedom is the very breath of life, to express his views in all that concerns national welfare and international amity, as freely and as boldly as he could in the days of the Republic, the heads of which at all times held themselves responsible to the people, from whom they got their mandate.In Italy, another dictator reigns, who while not as tolerant of appeals to race and religion as his German prototype, nevertheless exercises power not through a popularly elected and representative Legislature or Parliament, but a so-called council of his own creation.He is a veritable Czar.His word is law.No one dare question his motives or take exception to his rulings.He is the supreme political pontiff of the nation.Press and platform are entirely under the control of the Fascist supreme ruler.The democratic citizen who learns of the control which dictators in these two countries exercise, cannot understand why so-called liberty loving people PRIX REDUITS de MONTREAL par trains réguliers SAMEDI, le 21 AVRIL aller et retour Sherbrooke s215 Cookshire 2.55 Mégantic 3.50 Magog • 1.80 Waterloo 1.50 Sutton - 1.40 Cowansville 1.15 Farnham - 1.00 St-Jean • .75 aller et retour Thetford Mines 3 St-Georges 4.G5 Beauceville 4.40 St-Joseph 4.15 Ste-Marie 4.40 Vallée Jet.4.15 TringJct.3.90 Disraeli - 3.15 East Angus 2.65 T • fv •' $490 Irois-Kivieres 1 Portneuf 2.75 Grondines 2.55 La Pèrsde 2.40 Batiscan 2.30 Yamachiche 1.G0 Louiseville 1.50 Maskinongé 1.40 Berthierville 1.15 Mette - - -T° St-Gabriel 1.50 St-Félix • 1.25 Voligny - .95 L'Epiphanie .75 St-Jérôme - - .75 St-Lin - .75 Bruchési • .75 Mont Laurier T Nominingue 2.50 Labelle • 2.05 St-Jovite 1.70 St-Faustin 1.55 Ste-Agathe 1.30 Mt.Rolland 1.00 $|}00 Buckingham J«.£ Papineauvillel.60 Montebello 1.50 Grenville 1.20 Staynerville 1.00 Lachlite - .90 Ste-Scholastique .75 Vankleek Hill T Alfred - 1.40 Léonard - 1.90 St-Eugène 1.00 Rigaud - .85 St-Oet - - - .75 Dalhousie Mills .95 De Beaujeu .80 St-Télesphore .90 Wiliïarnstown 1.20 RETOUR JUSQU'AU LUNDI SOIR, 23 AVRIL toitures de 1ère classe seulement.Aucun bagage enregistré.Enfants de 5 ans et au-dessous de 12 ans, moitié prix.Réductions pour plusieurs autres endroits.PACIFIQUE CANADIEN should so abjectly give up all the rights and privileges for which earlier generations shed their blood and made many sacrifices.In both countries the dictators encouraged the forming of bodies of men, mostly young, who were very easily influenced by the appeals to them, following which, they were ready to serve the dictator even at the cost of life itself.In their eyes, anyone who opposed the supreme chief was a traitor who should be shown no mercy.Time will, of course, awaken them from their trance and then they will appreciate lvow they were duped, and in their anger, in all likelihood go to the other extreme.Age will bring a better judgment and a realization that hi exchange for the liberty which they lost, they became the mere instruments of the will of the dictator they at one time regarded as almost Divine.In a great country that likewise, in previous decades, was subject to the rule of an all powerful Czar, responsible to no one but himself, and influenced by those who could get his ear, and who were fearful of the loss of power, prestige, and revenue, they would suffer, if he permitted the establishing of a parliament, the vested interests counselled the strongest resistance to those, who, anxious to have their country follow the example of other progressive nations, demanded that a fuller measure of liberty be given the men and women oi Russia.The Czar of all the Russias is no more.His place was taken by those who, in the name of the Proletariat, confiscated the possessions of the Romanoff family, as well as those of his followers and Russia’s wealthy citizens.While the appeal on the part of those who secured control in Russia, following the banishment of the Czar, did not appeal as Hitler did in Germany, to the racial envy of his fellow citizens, they in no uncertain terms emphasized what in their opinion constituted tlie course to pursue, in order to rid Russia ot every influence that was opposed to the welfare of the Proletariat.They argued that there was no middle course, once reaction was in ruins, and that levolution must be their objective, if the workers were to become the dominant lorce.They instituted a reign of tyranny, and those who, in the early years of the Soviet regime in any way criticized it, were branded as counter revolutionaries and enemies of the State, who should be executed, imprisoned, or exiled.We thus see that the methods, adopted by the fanatic leaders of reaction, are similar to those of the ardent advocates of revolution.They each profess to be saviours of their country, and point out that the justification for the measures they take is based upon their determination to overcome every difficulty in seeking to establish the form of society which in their opinion is best adapted to the needs of their people.The person of average intelligence, in countries enjoying a democratic form of government, and who is likewise anxious for the future of his country and liis fellow citizens, when he compares the situation and condition of the citizen in a country with Parliamentary institutions, and that of those in the lands where revolution or reaction have destroyed the previous Governments, becomes not only convinced, but determined, that, under no circumstances, will he countenance or support any non democratic movement, leader, or group, that promise beneficial changes in the interests of the worker or the middle classes, if his or its views are generally accepted.In countries with Parliamentary institutions, reform must be the political motto of those, who, dissatisfied with conditions because of the unemployment that pievails and inequitable distribution of wealth, are concerned because of their country’s future, unless Parliament or Congress will adopt legislation that is calculated to remedy the grievances of those who have and are suffering serious economic prejudice, because of a depression for which they are not responsible, and could have been prevented, had the proper means been taken before the crisis began.The political party that appeals to the citizens on its readiness to bring in reforms that embody the wishes of the majority, is entitled to the support of the electors.Reform is, after all, an agency that gives due consideration to changed conditions and does not call for the abridging of the liberty of the individual in a degree that he resents, or the destruction of those institutions that the revolutionist insists must be done away with, if the workers are to secure the justice to which they are entitled.In Canada, both the workers and those sympathetic to them, but not classed as such, will support reform, rather than reaction or revolution.The party whose leader advocates reform, and is ready when given office to formulate and carry out policies that will make reform, in all that affects the economic and social welfare of the citizens, his chief concern, will rally to his Party and cause, all who, dissatisfied with present conditions, are nevertheless opposed to the abridgement of liberty by the reactionary, and the destruction of cherished institutions political and social, which the revolutionary insists, must precede the reorganization of society in accordance with the principles’ advocated by the opponents of democracy and Parliamentary institutions, as we understand and appreciate them in Great Britain, France, the United States, and our own Dominion.JUDGE ENJOINS UNIONS FROM PICKETING COMPANY WHICH LOST THE “BLUE EAGLE’’ Miami, Fla.— Judge Paul D.Barnes signed an injunction in the Circuit Court here prohibiting representatives of the Miami Central Labor Union, the Dade Country Unemployed Citizens’ League, Labor's Citizenship Committee, and the Consumers’ Council from placing pickets within two hundred feet of the building of the Sunshine Cleaners and Laundry from which the National Recovery Administration at Washington withdrew the Blue Eagle because of the concern’s alleged violation of the NRA code covering the cleaning industry.When the enjoined organizations inaugurated picketing they declared: "We shall use every legal, peaceful and dignified means within our power to encourage and reward, by patronage, those who are complying with the letter and the spirit of the National Recovery Act; and we shall call attention to those who violate it.” Despite the injunction It is expected that organized labor will find some way, without overstepping Judge Barnes’ injunction, to warn the public of the continued violation of the NRA code by the cleaning and laundry concern.Before the injunction was granted, one of the proprietors of the establishment was fined in municipal court for an assault on one of the pickets.T A C II N I O A L EDUCATION TECHNICAL SCHOOLS .MONTREAL QUEBEC HULL Trade course (two years) Apprenticeship courses Technical course (three years) Special courses.EVENING CLASSES: Montreal, Port-Alfred.Chicoutimi La Tuque Beauceville, Lévis, Lauzon.Saint-Romuald, Sherbrooke, Salnt-Hyaclnthe' Valleyfield, Lachine, Shawinigan Falls.1430, St.Denis Street, MONTREAÉ Director General o] Technical Education SAMEDI, 21 AVRIL 1934 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1934 Page 6 The Week at Ottawa By CHARLES J.WOODSWORTH.Major C H Douglas gave evidence before the Parliamentary banking Tnod'v Tv,e widely travelled financial expert who has gamed =S~ to™ Si tor —5 bv a Dieture of the economic system as he sees it today, what he described was not the disease itself but symptoms of the disease.Admittedly Major Douglas' plan for re-organizing the financial system is complex and difficult for the average layman to understand.But whethei .* cfrnplr lis fill people have no work whatever and are receiving only a low scale of relief, has meant greatly reducd purchasing power.In this connection one recalls the statement made by Mr.Bennett before the committee on monetary and financial questions at the Imperial Conference in 1932: “Interest charges represent the most important of the fixed or semirigid elements in our cost structure.If prices remain on their present level, such charges will constitute an intolerable or almost intolerable burden in many cases.Even if it can be borne, the fortuitous gain to the creditor of 40 to 48 per cent in general purchasing power above what he contracted for appears to be a grave injustice.” What is the effect of this situation?To quote the further statement of the Prime Minister: “As one dollar today will purchase at wholesale 48 per cent more than it did in 1929, the real burden of the service charges on foreign obligations has increased from $362,000,000 to $535,750,000.” And further: “As a result of this rapid and persistent decline in the general price level and neoDle don't want if tney can i ouy u.the inevitable disparities created between different kinds of prices, normal p o consequent unemployment that arises from it.“Surplus productive business relationships have been disrupted, profit margins have disappeared in ennacitv is one translation of this.” , ., .P‘ 3.poverty.' Not realy the result of unemployment but caused by lack of purcha^mg power productive machinery and plant.people can’t buy good There is a surplus productive capacity in Telation to purchasing one agrees with it or not one cannot help being struck by its author’s analysis of the dislocations in the present economic machine and the ultimate îesults to well as the interpretation he placed upon them passed unchallenged by the entire committee.His summary was as follows: It is not true today to say that Surplus unpurchaseable production.“ on't want it; they can’t buy it.” enough.power.” 5.6.7.8.Cut-throat competition in selling goods.Disappearance of industrial profits.Consequent business and industrial failures.Increasing competition for foreign markets to offset the failuie of the h°niec^ias1eqeugnt international friction threatening and ultimately leading to war.A situation like this demands something more than the time-wasting tactics of a lawyer like J.T.Hackett, Conservative member for Stanstead, Quebec Pompous, heavy and brow-beating.Mr.Hackett insisted on holding up all progress towards an elucidation of Major Douglas’ views for the greater part of the Committee’s morning session.It was with satisfaction that those present, including members of the banking committee and of the general public, saw his uninformed attack successfully met and defeated by the clear-thinking and precise Douglas.* * * Purchasin'/ Power Sinks More Rapidly Than Prices.The Stevens’ Committee is still investigating price spreads.For some tim“ it has been dealing with livestock prices, and interesting facts have come out regarding practices of the buyers and their virtual dictation of prices to cattle raisers.„ TT Information on spreads is coming in daily7 to the members of the House.This week Mr.Heaps received a letter accompanied by a photograph of the shop window of one of Montreal’s largest department stores.The picture shows two piles of goods.In one pile is a bag of flour and a bag of sugar; in the other pile the same two bags are nearly hidden by dozens of other bottles, packages and tins.The statement accompanying the picture is as follows: S24.69 Bought 1 bag Flour, I bag Sugar in 1920; $24.69 Buys the following in 1933: many cases, enterprise has been discouraged, unemployment has steadily increased, the fiscal problems of all our public bodies have been greatly aggravated, and the burden of fixed charges is exerting an almost intolerable pressure upon some of the strategic elements in our national economy.” It is over a year and a half since the leader of the present Government gave that very clear statement of conditions.But has he done anything about it?Regimentation 1 bag Flour, 98 lbs.1 bag Granulated Sugar, 100 lbs-80 lbs Potatoes.5 lbs Butter Sunglo .1 Leg Ham .2 lbs.Bacon.4 doz.Fresh Extra Eggs .10 bars Surprise Soap.6 tins Clark’s Tomato Juice 3/20 .1 lb.Pure Lard .1 lb.Magic Baking Powder .1 doz.Choice Peas, Corn, Tomatoes 1 doz.Campbell's Assorted Soups.2 Pkg.Quaker Oats, large .3 Pkg.Kellogg’s Cornflakes.2 lbs.Empire Coffee .2 lbs.Special Tea .1 toll.Assorted Pickles .2 jar Jam (stra-rasp) .2 jar Marmalade .1 pkg.Assorted Shortbread Biscuit — 3 pkg.Soda Biscuits .4 tins Clark's Pork and Beans, large 2 btl.C.& B.Catsup.1 pkg.Red Silver Cereal 1 tin Edwardsburg Corn Syrup, 5 lbs.1 tin Nestle’s Evaporated Milk .2 doz.Apples .1 doz.Oranges .Jelly powders.$3.25 - 4.65 .1.25 .1.25 - 1.80 - .27 .1.16 .55 .40 .11 .34 1.50 .1.20 .42 .25 .78 .78 .25 .70 .58 .39 .25 .40 .34 .25 .35 .12 .50 .35 .25 S24.69 This situation is striking and requires careful consideration.In the first place, it must be remembered that the price of all food commodities at the close of the war were very high.It was a period of inflation.At present we have the reverse situation — deflation — and extremely low prices for natural products.While at first sight it might be thought that because prices of food have dropped so low the worker is much better off than before.It should be remembered, however, that other charges have not dropped as much in comparison.Rents, for instance, still remain comparatively high, while insurance charges have^iot decreased at all.On the other hand, there has been considerable reduction in wages.This, combined with the fact that many It is with great difficulty that those who write regularly for the daily press are able to escape from the daily duty of supplying quantity instead of quality.It is true that information is now disseminated as never before in the history of the world, but the great quantity of mere facts is confusing.The general impression of dissatisfaction now prevalent gained from painful daily life and irritated by the absorption of daily bad news or unfulfilled predictions of better times seeks expression in action.From tribal life up through our coviliza-tion to date people have grouped together for the accomplishment of a common purpose.They are grouping and regrouping today as never before.In ages gone by the people of the world have grouped around dominant persons or ideals or religious formulas.Struggles have been repeated again and again, but behind perhaps all of them was some economic factor forcing the action.The economic situation at this time is seemingly for the first time plainly the only and basic cause of the world’s troubles.Who is to profit from a particular group of people's productive effort is the question.In an endeavor to protect the individual and family from want the great mass of people over the world are permitting themselves to be regimented as never before.The cry of freedom which has been the call to arms for hundreds of years has been discarded and outright military organization of whole nations behind dominant individuals is the rule.In Japan the people follow and worship their emperor.In Italy Mussolini is the boss.In Russia it is Stalin and the Communist philosophy.In Germany it is Hitler who rose to power through constitutional methods and then killed constitutional government.In France an experienced President is prepared to rule with an iron hand.In Austria the iron heel has trod out all popular government.Practical dictatorships exist in Spain and Mexico.In the rest of the countries of the world dependence (financial or otherwise) on one or some of the greater powers is the rule.The only important foreign power clinging to popular government is England, but fascism is being advocated there.The dissatisfaction engendered by poor government will eventually register itself in impatience.Impatience results in sporadic action disassociated from a common plan or purpose.Then in steps the dictator with the plausible argument that first of all law and order must be restored.It immediately becomes his law and his orders which must be obeyed and the cause of the people is set back a thousand years.People are regimented and military force supplants civic idealism.In our country (the United States) all the ingredients for such an unsavory mess exist.Our governmental units have been following the same false premise.Instead of realizing the country exists for its people's welfare, the right of a few individuals (and some of them foreigners) to own and exploit the country has been the rule.The people elected President Roosevelt simply on the pledge of a “New Deal.” The details of the new deal were not specified nor even hinted.He was elected on faith.In good faith he has proposed a method of co-operation by business interests (still owned by the few) so that the people will hare more equitably in the product of their toil.True to form, that co-operation is being withheld and old forms and practices persist.The business man who took a chance is as extinct as the dodo.Credit for new enterprises (upon which future prosperity depends) is withheld, waiting for a sure thing.Another year of what we have had since 1929 will bring some form of propaganda for a dictatorship.It is entirely unnecessary.An amendment to the Constitution of the United States is all that is necessary.An amendment making it possible for Congress to make any law it sees fit to safeguard the welfare of the people would preserve popular government from the blight of a judiciary compelled to hold the economic advancement of the twentieth century within the narrow bounds of eighteenth-century methods and rules.Many people fail to realize that a "frozen” judiciary is just as tyrannical and ineffective as a dictator and much harder to reach.The individual jurist can not bs criticized for holding to the law of the land which the people make.He passes responsibility back to the people.Our country has (through factors unknown one hundred and fifty years ago) outgrown its governmental forms and units as well as its Constitution.It is now an efficient, self-contained economic unit which need not resort to old-world retrogression to secure change and security.Much criticism of political interference with business is heard.How could a more abject failure be made than has already been perpetuated by so-called business men?It is very likely that as the responsibility of the legislator increases the competency of those elected will register a distinct improvement.Whether it does or not, popular government is superior to any kind of dictatorship and regimentation.— The Typographical Journal (March).A VILLAGE" MEMORIAL There is a little English village — too small to get on the map.When war broke out in 1914, this village had just 19 boys of military age, and everyone of them enlisted.Emotions were deep when the war ended, for every lad had been killed in action.The village was so stirred that it wished a very impressive memorial, and finally accepted a German field piece and placed it on their central green.On one side of the carriage is a tribute inscribed to the gallant 19 who died.On the other side is engraved THE NAME OF THE BRITISH COMPANY who first sold this gun to the Germans, with which British youth — like the nineteen of the village — were ruthlessly shot down. SAMEDI, 21 AVRIL 1934 — MONTREAL — SATURDAY, APRIL 21, 1934 Page 7 1 r > f NEWS FROM OTTAWA.Money Power in Canada Contributed by the Bureau of Social Research, Ottawa.Charles Dickie Obeys the Last Call A Brave-Hearted Fighter in Labor’s Cause Has Gone to his Long Rest.The labor movement in our city, which recently suffered so serious a loss in the passing of the late John T.Foster, has suffered a second, equally as serious, in the unexpected death of one who had endeared himself to not only his fellow workers, but all who enjoyed his friendship, and admired his robust commonsense, integrity, and unselfish and self-sacrificing readiness to at all times promote the cause to which he gave the whole of his useful and noble life.The late Charles Dickie was beloved by the hundreds who met him in his official quality, or were associated with him in any undertaking formed to help any movement that sought the welfare of the many.He was the type of labor leader who wins and holds the respect of even those to whose views he takes exception, in the carrying out of the responsible duties devolving upon him as the representative of a powerful labor organization.Mr.Dickie had all the qualities that are inherent in the Scotch race.He was determined, courageous, resourceful in an emergency, frank of speech, and a loyal friend.His life was devoted to the furtherance of those ideals that are the objective of men sincerely interested in the welfare of mankind.He possessed, in a marked degree, the confidence of his colleagues and the organizations that were embraced in the Division of which lie was the directing , if: .- >%>: head.Being a man who was modest to a fault, and ready as he was at all times to serve the cause he had so much at heart, he sedulously abstained from that publicity, which quite a number think is essential to success in the carrying on of a campaign, or the right performance of one's duties.In his addresses over the radio, under the auspices of the "Little Forum,” he showed an understanding of economics and appreciation of social problems, that testified to his wide reading and profound sympathy for the toiler and the love he bore his fellow men.His death at a time when his experience and services were so badly needed, is a loss that the movement and the organizations with which he was connected, can ill afford.Coming so close after the death of John T.Foster, the labor movement is doubly bereaved, and one’s heart gees out to those whom he has left to mourn their great loss.Those who bear his name can well be proud of the splendid reputation that was his during his life, and will perhaps in a measure enable them to bear their heavy burden of sorrow.Charles Dickie was a noble soul.Although he suffered much because of ill health, and that of members of his family, he bore his trials uncomplainingly, and with a stoical resignation, that won him the admiration of his friends.It will be extremely difficult to find one as qualified as he was to fill the place he has left vacant, but his successor will have the satisfaction of knowing that the one whose office he fills, set an example which, though difficult to follow, should inspire him with a determination to do all that Charlie Dickie tried to do during the several decades that he worked so loyally and conscientiously in labor’s cause.BERNARD ROSE.WHAT IS INFLATION ?In spite of the frequent discussions of inflation in various newspapers and periodicals.there are few subjects so little understood by the average man.He knows that inflation means more money and he has been told that it would be marked by a rise in the cost of living, but he is, as a general rule, pretty much in the dark as to what the effect of inflation would be with respect to his own particular problem.It is necessary to realize, first of all, that as used by most economists the term inflation consists of a good deal more than merely the printing of an additional supply of paper currency.When the volume of effective purchasing medium as represented by money and credit, decreases more rapidly than the supply of available goods, ihe resultant decline in prices is described as "deflation.” But when, for one reason or another, the effective purchasing medium increases more quickly than the volume of production, the rise in prices is "inflationary.” Either process involves painful readjustment: and if the change is sudden or drastic, either of the two may result in profound economic dislocation.No Taxes.While inflation may be attained in many ways, the most obvious short cut would be for the government to cover its expenditures by the simple device of printing legal tender, thus doing away with the necessity for collecting taxes.But so far as prices arc concerned it makes little difference whether the purchasing medium is supplied in the form of paper currency, silver coin, or bank credit.The chief difference between the various types lies rather in the question of who is to receive the benefits of the inflation, and who is to foot the bill.The basic fact about.inflation is that it really involves a redistribution of wealth.Increasing the volume of money does not of itself create a greater supply of goods and services, but merely brings about a shifting of the labels denoting ownership between the various classes of society.Although those who favor inflation realily admit this essential fact, they claim that on the whole the redistribution is a beneficial one.If dollars were cheapened, debtors would profit at the expense cf creditors, because, through the concurrent rise in prices, the dollar paid by the debtor to the creditor will buy less goods than during a period of low prices.Salaried workers, and those in receipt of fixed incomes and annuities, etc., receive no benefit directly from inflation, but their loss, insofar as the national economy is concerned, is counterbalanced by the gains of the farmers and other producers of primary commodities.Inflation Benefits Farmers.Of the producer group, the farmers stand the best chance of improving their relative position through a moderate inflation.The immediate effect of a general increase in the volume of money would be to stimulate the demand for goods, thereby assuring a relatively higher return to the producers of primary commodities.We emphasize the fact that the inflation should be moderate, i.e., controlled, having in mind the overexpansion of productive resources which occurred shortly after the war, and which should serve as a warning regarding the benefits to be gained from an artificially stimulated boom.In the long run.farmers, like most others, would fare best under conditions of monetary stability.An inflationary orgy, accompanied by high interest rates and restriction of trade, would ultimately re-act against them just as surely as it would against the industrial workers with whom their fate is irrevocably linked.But, of course, no one is advocating uncontrolled inflation.The most that has been proposed is the issue of currency and credit based on the national production.Thousands of Canadians are living on the present low-consumption standard, not out of choice, but because they do not have the money to purchase the desired goods.Thousands of others who are carefully safe-guarding their resources against possible sickness or unemployment, would probably spend a large proportion of the money they have saved if they became (cnvinced that it would lose a proportion of its purchasing power through an increase in prices in the near future.The orgy of inflation in Germany just after the war is frequently pointed out by bankers and financiers as a terrible example of the evils of inflation.But they very conveniently forget that this was a deliberate move on the part of the German government to wipe out their internal debts, and was stopped as soon as their purpose had been accomplished.A G0mu: ""lie Jovemmem S jmlig uleau vitti t lian o isiadilsil i Fédérai Te&er"e 3 am: n New Icaiand.Jtir uea s tua Here nuuia le in ïmpire alum n entrai lanks, uni vew IohiOiiu s jo* ng o ,-upply 1er lut:.' n view n lie Tic.liai Janada s lOtrut o ‘supply 1er Ink,’ lie ibove s partlcu-ariy nterestingi Jmess lie Sank iï Janada is placed muer positive jovem-Ttem control, tie most inporrant ;on-euuence u tie ireatlou n lits lew nstl-utlcm vj U ie o nvoive Janada .till nr tiler ti lie piuaugjemema »f rner-îational titan ce.— rtie sureau >} testa t Xtatorv.il, miivjo.AT THE PLAYHOUSES * v vhï v via y.3;i-a:scn Sa s-'Od cv -te* corn-wrcee :'xo vcar.i Syracuse .v-v >u va.va: V jovrv 2 a I Nas 1 - Wo .XV :x*».> i '.’•¦jLiv.' .VD '‘Ci.o 'vrvntf i:n.:ic xynna-ssanct?dans v:.*e i:i5'a:;x de ou:>.a veuve i de ’¦Moa.eei a moine?*: :r* ,.c du de** ex: ve vj ut./ér'.aWe âpcrc veru/ue on :n ;ei;j.:>.v a:* , v 'a:*', va:.%?’eî> *1 JU V'i :j.Lixx: ¦•**-*.vrefjvîue vuî> ’es lecteurs eu Vl'Jtulc Cuvrwr en sum/ne de -lire :e a bonne propagande veur ancre ciub es \iiPi .ues de estrade eu Arrière du ie ?ü vnl bave -de ?e -écrou/er e*.d’appiaudir iüCr club eca.\ VoiC! ;i dbi.o de.s vurv.e* • u.?eron ouee*?i Mon :ea.t .a ja e*?x i ec e*?:iuba ?ui~ eanca; VJ a.:.5.«• : ‘ ÿYK-VCl’SS.Via: i' 7.i, i v’.SA.NY Via: J.Id’ : i: NSWARKL Via.?.i.7 dV.’.VlMCRS.Via.23.24 25.iè SL’yS’AJLC.VJ a.77 v 23.23 TORONTO.;uj7» '?dSR.J’iiiie- 7 r'TOH.YSTYR.JUiVe* >.' 5 d'-'MX CL’3 fi-.t.- v:.3.v>re JUüJei.7 2.f VVV; \RK J'' /DA- VîA'JORâ’.t .i, i d Ma VYSS.,V;üi i.- î ‘J sLBAMY A ;ti' -, -i.: ’ v i-W VMK t.t, S < 7U.i.VIMORIi*.Août 73, 23.!U TORCiNrTO.Août 31 3epioinbi* ¦îcpieiiibi*: 5ei*ieui»)i> ¦ Samedi.u ire 'i 1 1 A i N .'.île L’rila.'e T!iearre, -.luibiili^ L.i iv ’ î-’titf : i ii 1 i.j î.i -v ).• •- i.- •.¦ ••• :i i ' :»•' ' i u 'ü 1 ' 'I*'- ' U" i" >: e i n -i*' > i.i t .i-'i-i •* i¦ ¦ ¦ ' , .! !'¦ ' • ri • 11.1 • ! JJ I • /•-••• ‘Jill II )•* * l i • i • 1 l i ?:* vi I ;1 i • .lia i * i -i •••;.r !•••*•* > i i •••; i * Il s 1 1 1 j /•*.U • 1 1 .¦ t ¦' ¦••'•! -.1,1 1* j il i ; ¦ I :*s | 4 i i .1 ir i .h- l'.l is II.' M 1 » • ili* u < r I., l Jl i'L ,t ' *li*U n ¦ }•' i ; -i l ••• ¦ • ;i •>,! • li.» '• • Il .I ;»ii •.U’ i I 1 .1 " - 1> "il.!.' i" - r» i -ig'iVi:• lu" i i \ i - i • i ' - : .¦ , , .î.i mi." n.t *n»'ij ‘«liipli', i u: \ fii i » v il l.¦*•.» i.*h i ’ :l*f ii'i’Mi.i i >: i" 1 ».:l»*i* )••*» ¦ritMi.J.»t -j i.ji* i iM ••Mil iJii.MiM.'ii -iiFiia- •" i ¦* i.i i r?hif t i.- i !•• \ ' i*i» "is i.i li • 1 lr.il.I ni iS II.1 I l l.llg 1 " " H‘>1 1 IM u* 41 j ,sj *i ii* .* .î.i i.i,e ii i*:i r îiMi'i a i»Min* ».i»* motif ;i liiîlabh?4x'**tiif*i ma^ ’i iîlii*.'.’tie MtM irv ii i)or».rîi;'*»ii >¦ i i * ."U OllJI if.roilg i i • : ».1 • ' : • ¦ M*vi; C'MiiU i.’ni A-Joi’iiilt.* Meiijmi.-.I.- VC UW5W^ l’HSArHIS \i i-mi.»i Kroaii'v»." *u m*'**i, t *• •»• ».a_iru.sr.i- -roMttiiiioo.-u" i.nume, i •*?n-Miii M.Ml ,| |t* SIU^M 1 -II' Mil 1 t n*-% > !*li.*a •" \ '1**l| r,)i- "»M| \ 'ni ilug" ' 'il31**4 t *" •*.i- i.’vii.'''iii- '• frki* nui '{•»ta* 'v lie, i ••• la :niUiily ülu'Vi iliili.t »'*•***.i ’** 1" •* i ; i • i '.'i-* MiUorü.Hi»*.v i 11 )i* iii|»!MM*u».j * t i:>i la :n iiiui'*» 'nr ¦ V ¦».-• •!.••mih*ii::iii Wiitn 'V-i.îi* M’iina ioiuia —s i im \ *m* vi i {;ist i|f uiili-iMMii nui nia.im» iiun-**i*s.!*vin; M*k»*, ia ifi'ii'*•* il ‘JroifSi 'tiarins, Ma i** 't-•-****11 i ni "niit» ' •••it» r ili* 11 ¦ \ • i • 11 lige lia «* i«:f.»Mt" i ni '< n) • Nim-mmi, iniHit u • MiiiMi; nui a iiinv'JJn ::i iirüi* Wi.•' i i i o '¦ Ihni** iIim-ms e'i-is na ;• i - -m -fillMit ,Mlt* •* Il « » V :» »iaji"ii u ' ^•••ii»**».’ ’ ’ i « • »»•*»*»*n s ‘îleint-fii, \ i l ‘.l i :Um-s nui .’ionu >ria *' n a* finnue •mi— ' i s ¦•Milan»* »»Vi*i-S 1 Span li Milt* 1 M!!lir**il "il’S i ni Mi* -soiry s >»ifi i^-i isi i -Mii>r:n'if •laliiieing liltrkgfMiM'i, uni i '-m;i*i : ; IIMVIJH Ml.lil(M;n)!lie li ililll Mains In l timilOHnr li e*'*41* "HI t 'lu lfS|M J*** •il'MI l*‘H.\r iMHt (uni jjmiiif ry " l"l»tMî, fi A 'lin lia Mi n ili» ,'*tii mina i M 'lu.x, ' l'îlt- 'Mysi»M-y -m ' i il Mi* uaniiitiaf t Mu •MitsiHimit iy ÎMiSl t'H 1**1 VMnil In Mnltfhri ii i ilHin l.s Mi'lllS : t lit] lit X " IM Ml arr***i :*i :!•• ' l mai ir** 11 ' Mit 1 ' t» - uiinnniu'i m an n n p*l«*r*f i® ii— H»* 'it* \ spa lm Ii)llilI '» •»! viki», Lulltlon Hllinnllln "USl '-••*.1111 I*I-***X ‘Il Mi III linl !> .i « i ' ‘ir*l n-** silo A' n ;iii'tisi*tj m h '1 : ' I m* ht' u-'-n’bi.Hh*'m|};mmui ns iia.'*Mli-j ai.-i" stury.'vuifii s i*»?ph*fn v 11 il 'Tt-itnmt* ni -Niispunsn.••ms .s -iMinim-n.lat-k l*na hhmis Ha-sMi l Miiitiaiisu'i’ «i *:i « il»# ran ni -Ifium;* Duninfi* uro 'nainmi n *M»*ni • ; •*.!, |n m • ¦ ; i , i .t uilin-'uils dm" In mi vii.M in* :n]vi.|ii,ir**s m *,,,îi»* Hs»i*»mi" n urainu u i 4»r>s *iiIniçu./.;tsu Vur» s •a-i uainiiuriimni nni -im nul "TMu Burm >i) a • v *nlu iiini- » r* i r- m "i.-t :• ulluuu n- i, lia."il > -.'ana la li' •C V "HEU -IVLtlCS’’ MONEY ïir rtiomua ’Vliite.vnu iiiould tnow, s r >la n< ha ‘Canada trinsed îerself mu :iu vorid ly iuti-.-cribing u /lctory loans wicb ta much noney ts here vas il! uid n Canada — uni there vas sull impie left o .nrry m business.Die question auturaily ar.'ses, vhere ilti til jus money tome rom ' Die ins'ver t ‘lut t vas lank-creaced menue look money, vilioil s lie ruesr ;:nu ji money.Fred Henderson n us jreuc juuk Money ?ower, ' cils how he noney Jumu .mo being n 3rtain.Die lamoj vero , " en he job jt banullng he war nan :or he 'ijvermnenc mu jeven Jilllon juunus was -tiseu.Jl jyurse.til he noney hut :sisted u ul the lant; «mounts jf ttl he people n ne :ounir;’ vas mly t raction u he tinutmt needed o release u he full he rorees u pniuuctton kj hue he var :ould be won.Vnu so, o jet, seven ulllon pounds, t was necessary o ireaui money hat ild put hen imisi.Here s how t vas nine "he lanks lommunicated vi t il ul lie 'urge inancuu louses, insurance :etn-pantes mu others vnuse sutnuing vas ;ouu, mu aid u hern: 'If you will bite tp 'arger ttnuunts it he oan hun 'nur iwn u’aiktble iredlt vill lover, ve will •.dvaiice o 'ou he pecessatp' tddltlonui redit, oven tp o is nueii ts ngmy per ont n vhut mu nay teetde u tpply or Ve vill boid he lunus you hits akc tp ts ccurity or cur iverdraft.Tor lus redit we vill '.harge Tou me per :ent ess merest han he merest o le laid iy 'he ;uvfrjimem m he bonds.I ou vill here-:ore nuke inult u me per ;ent m he ra.nsatuon vithout laving u irovide he nuney.' "bus he jreat iulk »f he oan vas tcuaily aken tp iy he latins hrougli he iverdrafts jtven u he istenstble tiu-cribers, who merely lent heir names o he bank n return or t commission if me ;er :ent.Jl ;ourse hey lau m iver-traft lability u he lank, tut that dun* natter.'-be banks beta he londs ts c onty mid ater tailed n he iverdrafts mu lecame he iwners n he Kinds, t •ear ir wo ifter he war he Iritlsh banks beid ninety per ont n he var oan bonds.3ays Mr.Henderson: ‘You nust tot LE MONDE OUVRIER The Labor World sn ccilabcraaon Le pcrte-çarcie les puvr.ers .organises de Li province de Quebec The BsLngusd Mouthpiece :£ 'die Fro race of Quebec Organisée Workers Member of the Inc.lacer Tress Membre de la Tresse nvemanoca-e Du’uiere d’ .tmer’.gue M-VRCSL TRA-NCQ Secrétaire de la Redaction Secretary SültortaJ Deçamnenc 1 A better Caj Range • ••ai Lower Coat Seüuui'til ji ipntiarancîf lu: lerrvcî; n aperacon.Vliuie in Camuiu Canadian •vcricnen — for -Tanadar ms timers.1 nude! for need, Tiodencei^ vriced vilü easy monthly Mc*nr,real Lijrttc Hea:, i Power COHSOUDACSD rVr CaiIuLÈlilI Cu-LT'r.r-c.Di CcEipanj I»! h n p until iirmltiutH ir*s rmumfavturud n ’ tnmiit »y .'anutiiiiii V •r*;:nt it.il ^ llir M JL IlIMltTH .'{tUillt'1-M'S IlltJ M VM II: • I M ItlIütUMt K 'üontruHi 'Saut.IMPERIAL Oil ILiTLD a .i/lIS.k! :.V_NAiJfA_N .NTJiV -T'l ’ ïïiiî?rCJVGNION '.IT/ilT7 Taitos tfis unuui ie ViZ?R'.:,TR^ ir, TETEMEITTf r*i'i*i IC !'!••••' '-.A,- :.'icz LECILVoSEUR, Lmutoe J74 most, -te Sainte-Catherine :u: est, -ie Sainte-Cathenne 275 juest.-te Saint-Jacques fall mu lie ;rror hut he mm: ieally •tuvanced' 2ns credit u he investors n var oan.Ht vas ;redlt vhloh tin lut ;>::st: îew nonej’ vhtch mu o ie ireateti: m nure n lie tussessiun ti he lank 'han n he nissession n lie nvestor.it lad o le ireated leoause lie ixigenciea n var .wept tway lie îormat 'estncitons m he ssue n ;redlt n t :pate if vast new iroductlon, uid he ranks tcoorrtlng-1’ ireated t, me n nothing, by nailing look mures ji mutinies o lie .reult n he tccounto u ttl hose people vnu oo.u ip he jam:': iffer u t mare n vnut vas joing.Diat vas lie rreatlon n he lew nuney the miry iredltlng he nvestor vith laving ecetved :t is ttl tuvanos rom lie lank.Diis iredlt vas imneulatciy ¦ra.nsferred o he jovemment ts nuney raid iy he iivestora or he lonu.’ "bis iredlt, nominally ont o he jov-•rnment iy he investor, iut tciuatlr ireated ty he iant: vithout ;cist, s hat tpon which he Intisn neopte u his ;en-•ratlon ind jeneratlcms o ume nust pay merest, V7iy ildn ' he jovemment reate he redit tseif it he ame vav hat he iianks reaieu tv tin hat s vhere sound Inance" umes n, — ilVtrra .aour 'Jews.Our Leading Amusement Places Dans nos Théâtres N"\V IN.ATI L “Gambling Lady’1 H r , BARBARA 'T\N’V\ R -Aimi- EASY TO LOVE" 5Qj| With tD»>LJ>H2 KKM.IOC ut.i .st.nevisme roots Î5 jrtl v slJN.^C* CAPITOL IÀ.J» ».u.ru l i.,n.K.tcspr iiimiur 7-X RjEHEHT \t«) NTiiO M2ïl Y mi ‘'Mystery of Mr, X" Added Feutur’i ¦TACK PEA 1U.— .motx DOUANTE LOEW’S •Mi ».m.
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