Le monde ouvrier = The labor world, 1 décembre 1936, samedi 5 décembre 1936
Workers Must Stand by Democracy (RepggT 7) 22e Année — No 49 SAMEDI, 5 DECEMBRE 1936 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 5, 1936 CENTS LE NUMERO TRY BLACK HORSE AT T?M JUmtoéSk STt! t Tfiatwf DRINK DOW’S ALE 100 Years of Brewing Experience behind It (Otwrtef ^Sr mnà Standard of Strength and Quality Rédaction: 11.rue Saint-Paul Ouest "INSTRUIRE ET AMELIORER" Téléphone: LAncaster 5361 Un pacte américain Le président Roosevelt est en visite d’amitié dans l’Amérique du Sud, il a fait un discours sensationnel à Buenos-Ayres, au cours duquel il a lancé l'idée d’une ligue des nations américaines, modelée sur celle de Genève, un plan de neutralité d’après la doctrine Munroe et un pacte de paix entre les différents pays qui forment l’hémisphère occidental.Le monde entier suit avec intérêt le voyage du président et espère qu’il en résultera beaucoup de bien pour l’humanité entière.Il est un fait qui prête à des commentaires, c’est que le Canada n’a pas été invité à se joindre à cette nouvelle ligue des nations américaines.Certains se demandent s’il ne serait pas temps que le Canada se sépare de l’empire britannique avec lequel le gros de notre population n’a pas grand chose en commun; de plus, pourquoi devrions-nous être exposés à être entraînés dans des conflits européens qui ne nous intéressent que bien peu ou prou?Que nous le voulions ou non, tant que nous ferons partie intégrante de l’empire britannique, si celui-ci est en guerre nous le sommes également et par ce fait même nous avons beaucoup à perdre et absolument rien à gagner; l’impérialisme est un danger permanent, l’expérience du passé le prouve abondamment.Le même groupe estime qu’il est de notre intérêt de nous rapprocher davantage de nos voisins du Sud, comme un petit frère cherche refuge et protection près de son grand frère; nous avons d’ailleurs tant de choses en commun qu’on se demande parfois où commence et où finit la frontière entre les deux pays.Matière à discussion, nous vouions bien; il y a du pour et du contre, c’est évident, il n’y a pas de médaille sans revers; mais qui prétendra que faisant partie d’pne ligue des nations américaines, au lieu de celle d’Europe, nous ne serions pas assurés d’une paix plus durable et moins exposés à devoir prendre part à des querelles de nations qui finissent invariablement par des conflits armés.* * * Dans le même ordre d’idées, ceci est de notre propre cru, il est admis que ni le communisme, ni le fascisme, ne sont en vogue sur le continent américain; les dernières élections aux Etats-Unis l’ont d’ailleurs prouvé, pas un seul communiste n’y ayant été élu, tout comme aucun communiste ou fasciste ne fait partie de la Chambre des Communes du Canada; nous croyons que pas même un seul n’ait réussi ii se faire élire dans une législature provinciale — peut-être un, au Manitoba, lors des dernières élections — le vote obtenu par leurs candidats est insignifiant, nous irons même plus loin et nous dirons que le nombre de véritables communistes au Canada est assez restreint — si on laisse de côté le grand nombre des mécontents qui se laissent leurrer par de vaines promesses mais qui, du jour au lendemain, tourneront le dos aux avocats du communisme dès qu’ils trouveront de l’ouvrage et un gagne-pain assuré, — ne qualifions pas non plus de l’étiquette communiste les radicaux, les socialisants, les précurseurs d’un ordre nouveau.Que reste-il alors?Ceci établi, fascisme et communisme sont des plaies européennes qui n’ont encore que bien peu de prise tant au Canada qu’aux Etats-Unis, maintenant surtout que le flot d’immigration est arrêté presque complètement.Si nous nous occupions un peu plus de nos propres affaires, que nos journaux soient moins remplis de ce qui se passe chez les autres: l’armée rouge de Russie, les hordes de guerriers tudesques et romains sous le joug de deux déséquilibrés genre Hitler et Mussolini, du front espagnol; des difficultés de Blum en France; de l’abdication possible du roi Edouard VIII et de ses amours avec une Américaine deux fois divorcée; à part de l’intérêt général que toute personne a pour ce qui se passe ailleurs, occupons-nous moins des affaires des autres et un peu plus des nôtres; donnons du travail à nos chômeurs; adoptons de la législation sociale; rendons le peuple heureux et satisfait de son sort et ayans confiance en l’avenir.SOCIUS.Les élections municipales Pour la quatrième fois en un peu plus d’un an, nous sommes en plein dans une campagne électorale et, cette fois-ci, les citoyens de Montréal auront le choix: trois candidats à la mairie.Houde, Raynault et Rochefort.D’après la rumeur, Houde serait anti-Dtiplessis, Raynault pro-Duplessis.tandis que Rochefort ne serait ni l’un ni l’autre.Si Dame Rumeur est dans le vrai, il serait regrettable à bien des points de vue de mêler la politique provinciale à nos affaires municipales, elles sont déjà assez embrouillées sans cela.La lutte promet des complications sensationnelles avec un lutteur du calibre de Camillien Houde, un homme retors comme Raynault et un enthousiaste au franc parler comme Rochefort.Ce qu’il va y en avoir des accusations et des contre-accusations, des affirmations et des démentis! Dans tous les quartiers, à l’exception de deux, il y a deux, trois, quatre, cinq et même six candidats, beaucoup d’appelés, mais peu d’élus! Deux échevins ont reçu une élection par acclamation: Layton, dans Saint-André, et Jos.Schubert, dans Saint-Louis.Il nous fait particulièrement plaisir de voir que le seul candidat du Parti Ouvrier fera partie du prochain Conseil de ville et ce sans faire la lutte, ce qui prouve qu’il a noblement accompli son devoir et qu’il continuera à le faire à l’avenir.Nous nous demandons si, dans les circonstances, il n’a pas sa place toute indiquée dans le comité exécutif.SOYEZ UNIONISTES — ACHETEZ EN UNIONISTES.Les ouvriers doivent se réveiller avant qu’il ne soit trop tard.“Le Monde Ouvrier” et le communisme Dans notre dernière édition, nous parlions d’nne déclaration de M.Stewart Smith à l’effet que nous étions un journal communiste, publiée dans le “Winnipeg Free Press”, il nous fait plaisir de dire à nos lecteurs que ce journal a entièrement rétracté cette déclaration comme le prouve l’entrefilet suivant: LE MONDE OUVRIER.MONTREAL PAPER.NOT COMMUNIST (Winnipeg Free Press, November 30, 1936) "Reliable information received Monday by the Free Press states that “Le Monde Ouvrier,” a newspaper published in Montreal is not in any way connected with the Communist party.This newspaper’s name appeared in a list of periodicals stated by “Ex-Radical” author of a series now appearing in the Free Press to be run by and on behalf of the Communist party.The Free Press regrets this error should have been made, and take this opportunity of making public the fact that “Le Monde Ouvrier” is not communist in affiliation or opinion.” La semaine de 30 heures et le Conseil des Métiers et du Travail Le Conseil des Métiers et du Travail tenait, jeudi soir, à l’hôtel Mont-Royal, une assemblée assez mouvementée.En l’absence du président Trépanier, pour cause de maladie, la séance était présidée par le vice-président J.-E.Gariépy, assisté du vice-président Jack Cuppello.Près d’une centaine de délégués étaient présents, parmi lesquels or.remarquait vingt-trois délégués de l’Union internationale des Débardeurs, local 373.Jusqu'à ce que le comité de révision de la constitution continuât son rapport, ajourné à la séance précédente, après l’approbation des paragraphes 1 et 2, les questions qui furent soumises par son exécutif traitaient de différents sujets, entre autres une demande de l’Union des Employés de bureau, protestant contre l’ordre en conseil No 18.relatif au salaire minimum des femmes, laquelle n’est pas en accord avec le pourcentage de 10-20-70 du nombre d’employées spécifié dans l’ordonnance.L’exécutif provincial du Congrès des Métiers et du Canada sera chargé de soumettre les objections de l’union au gouvernement provincial.Le Conseil s’opposera, lors des amendements à la Loi des liqueurs, à la diminution du nombre des tavernes et à l’emploi des femmes en ces endroits.A la demande de l’Union Typographique No 176, le principe de la semaine de travail de cinq jours et de la journée de six heures a été adopté.Le délégué Kaplansky soutint fortement la résolution du fait que le Congrès des Métiers et du Travail et la Fédération Américaine du Travail en avaient adopté le principe également, Il est recommandé aussi que le Conseil appuie l'Union Typographique de Québec, No 302, dans sa demande de protester auprès du gouvernement provincial contre l’abolition de la loi pourvoyant à l’impression des rapports annuels de chaque département.Un comité, composé des délégués Jack Cuppello, J.Witty et H.Corrigan, étudiera le projet de loi que la Jeunesse Canadienne entend soumettre au parlement fédéral, en janvier prochain.Le Conseil de district des Peintres No 5 prie le Conseil des Métiers de protester auprès des autorités contre le mauvais service de tramways durant les mois d’hiver.Cette question amena la décision du président qui fut soutenue par un vote majoritaire.Par un vote de 40 contre 25, une lettre du local 118 de l'Union des Machinistes, fut mise aux archives.Cette communication exprime le regret de la décision du Conseil d'avoir éliminé de la constitution les paragraphes 1 et 2, qui avaient trait au programme législatif.Le délégué Alphétus Mathieu, président du comité de révision de la constitution, entreprit de nouveau la continuation du rapport du comité qui suggère des changements peu considérables.Les clauses soumises n'ont pas été adoptées sans avoir subi le feu d'une opposition sérieuse.La clause 7 particulièrement du programme législatif a soulevé une vive discussion.Elle avait trait à la réforme de taxation, en diminuant les taxes imposées sur les industries et augmentant celles imposées sur les propriétés foncières.Prirent part à la discussion: l’échevin J.Schubert, J.Witty, Jos.Tremblay, H.Corrigan et H.Gregg.M.JAROMIR NECAS Président du Conseil d’Administration du Bureau international du Travail.M.Jaromir Necas.que le Conseil d'administration du Bureau international du Travail a élu président pour l’année 19361937.est le ministre tchécoslovaque de la Prévoyance sociale.Né le 17 novembre 1888 à Nove Meste, en Moravie, M.Necas, après de bonnes études, a obtenu le brevet d'ingénieur à l'Ecole Polytechnique de Brno.En 1919, il a été attaché à la Chancellerie du Président de la République et chargé de mission en.Russie subcarpathi-que.Elu député en 1924, il a été constamment réélu depuis.Il est ministre de la Prévoyance sociale depuis 1935.Il représente le gouvernement tchécoslovaque au Conseil d'administration du Bureau international du Travail depuis décembre dernier.M.Necas s’est attaché particulièrement à l'étude des aspects techniques des question sociales, notamment dans l’organisation de travaux publics et de l’assistance-chômage.Il a également consacré une large part de son activité aux problèmes économiques et sociaux de l’agriculture, principalement dans l’Est-Européen.Il est l'auteur de plusieurs ouvrages connus, parmi lesquels: “La tragédie de l’Est-Européen et l'Ukraine”, "La Réforme agraire", “Les Etats-Unis d’Europe”, “Programme de Rénovation économique”, etc.-:o :-— Du journal La Chronique, 21 novembre: Le R.P.J.-P.Archambault, S.J.,, au cours d’une conférence, disait: "Que l’exploitation du peuple cesse, que sa situation s’améliore et la menace du communisme dans notre province deviendra bien peu redoutable.Ce qui fait sa force au sein d’une population d’ordre comme la nôtre, c'est la misère que celle-ci subit et dont il lui promet la fin.” PAGE 2 SAMEDI, 5 DECEMBRE 1936 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 5, 1936 Ce qui se passe dans nos unions BEN.DROLET.NOMINATION DES OFFICIERS DES EMPLOYES DU PACIFIQUE Il y avait animation à la loge Sainte-Marie des Wagonniers, vendredi dernier, à l'occasion de la nomination des officiers de cette organisation.La séance eut lieu à la salle de l’Assistance publique, rue La-gauchetière est, près Boni, sous la présidence de M.Henri Massé.Les membres, venus expressément pour se choisir de bons officiers pour le terme 1937, étaient très nombreux.A l’exception du secrétaire-financier et du trésorier, MM.R.-B.Lamarche et A.Bertrand, réélus par acclamation, le premier pour le 16e terme et le second pour le 24e terme, il y aura contestation pour toutes les autres charges.A la présidence furent mis en nomination MM.Henri Massé, R.Delage, Donat Roy et Alfred Mathieu.A la vice-présidence: L.Therrien et C.Letendre: secrétaire-archiviste et correspondant: MM.C.Miron et N.Racette; vérificateurs: E.Deniger, H.Tassé; comité d'usine: Henri Vallancourt et Georges Gauthier; délégués au comité de protection.au département du fret: D.Allaire, J.-H.Limoges, C.Miron et C.Letendre; délégué au département des passagers: P.Nault et W.Daigneault; délégué au moulin à scie: Jos.Gour et Alfred Gauthier, usine Hochelaga; délégués au Conseil de la fédération du C.P.R.(trois à élire) : D.Allaire, J.-H.Limoges, J.Gour, C.Miron, Georges Gauthier, H.Vaillan-court, R.Delage et Alfred Mathieu; délégués au Conseil des Métiers et du Travail < 12 à élire) : L.-A.Beaudry, élu par acclamation.et onze autres à élire: Alfred Mathieu, E.Deniger, C.Miron, Jos.Gour, D.Provost.II.Vaillancourt.Georges Gauthier.D.Laporte, P.Nolet, R.Delage, Donat Roy et N.Racette.L’élection aura lieu à la prochaine assemblée du 11 décembre, à laquelle tous les membres sont tenus de voter.Pourquoi ne pas toujours demander que l’étiquette de l'Union apparaisse sur les marchandises que vous achetez.C'est une protection pour vous et pour vos confrères de travail.Petite aide fait grand bien.AUX TRAVAILLEURS EN FER Une assemblée tout à fait spéciale du comité exécutif de l’Union des Travailleurs en fer structural, local 307, a été tenue, mercredi, le 27 novembre, pour étudier les questions q'ui lui ont été référées.Ces questions sont celles de faire bénéficier ses membres de leur part de travail, dans les travaux de chômage.Un rapport important à ce sujet sera soumis à la prochaine assemblée régulière de l’union, qui aura lieu à 2 heures dimanche après-midi, le G courant, à la salle du Café Saint-Jacques, 415, rue Sainte-Catherine Est.L’assemblée sera ouverte à tous les unionistes ou non et particulièrement à ceux qui travaillent en dehors de la ville.A tous et chacun il sera fourni l’opportunité de se renseigner et de bien connaître la portée des amendements qui seront apportés à la loi des conventions collectives de travail.Comme ces amendements changeront beaucoup la situation dans certains cas, M.Eugène St-Jacques, secrétaire correspondant du local 307, invite tous les intéressés à se rendre en grand nombre à ce rendez-vous, où tous ont intérêt à se bien renseigner pour bien connaître tous les bénéfices qu’ils doivent en retirer.Les gréeurs (riggers) et travailleurs d’armature sont tout particulièrement intéressés aux importants travaux en cours, ou qui sont sous le point de l'être.FETE AUX EMPLOYES D0 TRAMWAYS Après plusieurs soirées récréatives qui se sont données jusqu’ici dans le monde ouvrier, il y a encore celle que l’Union des Employés de tramways, division 790, donnera jeudi, le 10 décembre prochain.Il y aura de quoi s’amuser à cette fête à laquelle les amis des employés de tramways participeront.Celle-ci sera sous le patronage du président du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, M.Raoul Trépanier, qui est en même temps agent d’affaires de la division 790.Le programme qui sera exécuté débutera par un euchre et sera suivi d’un grand bal.L'oeuvre pour laquelle cette fête a été préconisée sera de verser le bénéfice au fonds de la caisse en maladie de l’association.Les organisateurs comptent donc sur l'encouragement des ouvriers organisés.CE QU’UNE UNION DE JOURNALISTES PEUT OBTENIR On annonçait tout dernièrement qu’on avait l’intention de former une union de journalistes, sous l’égide de “Tire American Newspaper Guild”.Le but de celle-ci serait de promouvoir l’avancement des membres de la profession journalistique et de leur garantir une sécurité économique dans l’emploi.Cette idée n’a pas été abandonnée, elle fait son chemin.Plusieurs journalistes ci.vedette ont été consultés à ce sujet et on semble bien vouloir adhérer au projet.Afin de démontrer la nécessité d'une telle association et le bien-être qu’elle apporterait aux ouvriers intellectuels, il serait bon d'en faire partie.Nous en avons une preuve évidente par le contrat signé ces jours-ci par les directeurs du “New York Daily News" et 1, “Newspaper Guild”.Les rédacteurs de > grand journal, grâce à la politique du “Newspaper Guild", ont obtenu des salai res absolument suffisants.A l’avenir, journalistes, reporters et autres recevront le salaire suivant, fixé en vertu du contra qui vient d’être signé entre les parties intéressées: Reporters, aussi employés à la rédaction de nouvelles, lecteurs de copie, metteurs en page, titreurs, $70 par semaine; photographes (trois ans d’expérience i $65; photograveurs (quatre ans d’expérience), $65; artistes, (trois ans d’expérience).$50; reporters (trois ans d’expérience), $50: messagers (deux ans d’expérience), $20 A la suite sle cet arrangement, le président du journal en question décare que, s’il était, reporter, comme il l’avait déjà été, il ferait toute de suite sa demande pour faire partie du “Guild".Communisme.“Les hommes ne s'engagent pas dans parti communiste pour se livrer à l'anai chie, mais ils y adhèrent pour des raisoi économiques.” — R.P.Bryan, s.j.Demandez 1 etiquette de l’Union sur toutes vos marchandises Always demand the Union Label — It pays Reproduction des marques syndicales, cartes d’ateliers, boutons.Union Labels.Shop Cards, Working Buttons and Emblems used et insignes de travail qui désignent l’affiliation aux unions to designate membership in the affiliated National and Interinternationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail, national Unions with the American Federation of Labor.AU COMITE PARITAIRE DE LA CONSTRUCTION Parmi les comités paritaires des métiers que la loi des conventions collectives a institués.il y en a un qui fonctionne admirablement bien: c'est celui des métiers de la construction qui, depuis septembre 1935, les fonds devenant disponibles, a ouvert un bureau et nommé un gérant dans la personne de M.Edgar A.Lussier.Depuis, des inspecteurs furent nommés pour surveiller et assurer l’observance de la loi.Le personnel comprend maintenant un chef inspecteur, sept inspecteurs et deux inspecteurs-vérificateurs pour les enquêtes dans les livres.Entre temps, dû au fait que la mise en vigueur du contrat a été retardée pendant quelques mois et qu’aucune action ne fut intentée, les inspecteurs se bornèrent à familiariser les employeurs et les employés avec la loi, afiji de leur faire comprendre que celle-ci devait être strictement appliquée.C’est depuis le mois de février dernier que des procédures furent prises contre les employeurs qui ne se soumettent pas à la loi.Pour la période du 1er juillet au 23 octobre, 12 actions furent intentées pour faux rapports contre les compagnies dont les livres indiquaient que les employés étaient payés à un taux inférieur, et 35 autres actions pour des infractions à la loi concernant la limitation des heures de travail.La somme de $9,797.71 fut perçue pour des employés qui avaient fait leurs réclamations personnelles au comité.A la suite de 179 enquêtes des livres des entrepreneurs, il a été découvert que $14,471.44 étaient dus en arrérages aux employés, ce qui fut remboursé.Les chiffres qui précèdent donnent une juste idée de la valeur du travail accompli par le comité paritaire.On rapporte qu’en une certaine circonstance.pour éviter de payer les employés sur un certain chantier, le préposé au paiement dut se sauver des inspecteurs par une ouverture dans le toit de la maison en construction.En d’autres cas, les employés devaient, pour garder leur emploi.remettre un certain pourcentage de leur salaire.Finalement, après enquêtes continuelles pour obtenir des preuves suffisantes pour instruire une action, une bonne partie de cet argent a été restituée aux employés.•- "- - — l'tnl.I.rfrf.r.l'aMft Likal l ¦*•*• 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