Le monde ouvrier = The labor world, 1 mai 1939, samedi 13 mai 1939
25e Année — No 19 SAMEDI, 13 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 13, 1939 25th Year — No.19 Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone: LAncaster 5361 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it This number is dedicated to a King in name, who will receive and accompany, a King in rank and function.— The Labor World Labor Welcomes the Kina By BERNARD ROSE.Organized Labor welcomes the visit to Canada of His Majesty and his gracious and beautiful consort.His Majesty has no more loyal subjects than the men and women who toil for a livelihood.In no part of the Empire is the National Anthem sung with such enthusiasm and sincerity as within the borders of the Empire's greatest dominion.In the totalitarian lands with no crowned king, but ruthless, irresponsible, dictators ,the trade unions have been suppressed.The workers dare not openly protest.To do so means loss of employment and liberty.There is no writ of Habeas Corpus and trial by a jury of one's peers.In spite of our difficulties and problems we have a lot to be thankful for.Song îüm ®ltou* (ipnf Dieu flrotoge lo Sot oi la Sottto The workers in Canada appreciate the advantages of living in a land owing allegiance to a constitutional monarch, who is at all times respectful of their liberties and interested in their welfare.In the Motherland the poorest and the humblest, those who live in mean streets and know what poverty means are, nevertheless, as loyal to the Throne as the nobility of the realm.There is a real and sincere liking for the King and Queen on the part of those who constitute the industrial population of the United Kingdom.The workers feel, that in His Majesty they have a Ruler who is not only understanding but intensely democratic.The King is truly a people's ruler.He is governed by the advice of his ministers.He adheres strictly to those traditions and customs that guaranee the liberty of the subject and respect for his rights.When he a visiting goes, there is no army of Gestapo agents and army corps to guard his person.He knows that he enjoys the affection of his subjects and that they regard him as a unifying influence keeping together in amity and concord the vast dominions and dependencies of the greatest empire in all recorded history.In no country does Organized Labor wield so great and far reaching an influence as it does in Great Britain.The British trade union movement is the bulwark of democracy.It inspired millions of oppressed and exploited wage earners in continental lands to cast off the shackles of industrial serfdom and economic subjection.Our public men elected by the people and responsible to them are well meaning and humane The workers in the Empire are not subjected to the rigid and merciless discipline of a "Labor Front.” They are within the law, masters of their own destiny.They can lawfully agitate and constitutionally legislate as their needs and purposes warrant.Labor in Britain has held the highest offices within the gift of the people and the Crown.The British worker stands in awe of no Fuehrer or Duce.He is independent and self reliant.He knows that he can approach the authorities to present lav/ful demands without fear of the consequences.Labor in Britain and the Dominions can be firm in the assertion of its rights.In no province, throughout the Dominion will Their Majesties receive a warmer and more royal welcome than in good old Quebec.Peasant and prelate, citizens of high and low degree will unite in enthusiastically acclaiming the Sovereign whose rule guarantees them the fullest political equality, and the unabridged exercise of their faith and language.It is perhaps instructive to repeat that England's greatness and the Empire's grandeur are due to the loyalty and sacrifice of the assimilated Normans and Saxons.Demagogues may decry monarchy and repudiate its continuance but we have learned to hold in high regard the Royal chieftain who in his person symbolizes democracy and justice.(Continued on page five) PAGE 2 SAMEDI, 13 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 13, 1939 « .» m m • • m • • • * • * « »-»?» ?» < ?• • • ?•?• » ?• ?• La vie des unions ouvrières pQrJ.en-Drolet i U-.* - -*.LES UNIONS ATTEINTES D’UN MAL QUI LES RONGE Chez les tVDOS L'ACTION DEMOCRATIQUE ______ ICQ L_y RUÜ ENREGISTREE Les lacunes ne manquent pas dans le monde du Travail, par le temps qui court.Au cours de mes visites dans les unions ouvrières, j'ai relevé le fait que celles-ci, dans la plupart des cas, sont atteintes d'un mal qui sape leur base._ Ce mal, qui semble se répandre, consiste en ce que les revenus, c'est-à-dire les cotisations réglementaires des membres sont trop négligées.Il est évident qu'en négligeant de payer régulièrement leurs cotisations mensuelles les membres manquent à un devoir d'honneur.Ils sont souvent la cause que l'organisation est dans une situation qui nuit consi dérablement aux intérêts généraux et qui la paralysent dans ses activités.11 est incontestable qu'une organisation ouvrière doit pouvoir faire face à toutes ses obligations avec les revenus qu'elle peut retirer de ses membres ; sans cela, elle ne peut exister bien longtemps.Nous constatons cela parfois.On se demande ensuite, quand 1 organisation dépérit et parfois meurt, comment cela s'est fait et quelle en est la cause réelle ?( Eh bien, la véritable cause de cet abandon, on peut l'attribuer à la négligence des membres et même au fait que des officiers ne voient pas d'assez près au paiement de toutes les cotisations qui devraient entrer dans la caisse de l'union, au temps fixé par la constitution, et qu'ils ne sévissent pas avec assez d'énergie contre les retardataires.Pourtant, ces derniers ne sont pas les derniers à se plaindre le plus souvent de l'organisation, qui n'est pas en mesure de donner tout ce que les membres sont en droit d'attendre d'elle, et cela par la faute même des plaignants ! Plus tôt cela cessera, par une action énergique des officiers, plus tôt le succès de l'union grandira pour le bien-être de tous ses adhérents.Nous nous excusons bien de nous permettre ces remarques qui nous semblent pourtant justes et opportunes.La raison en est que l'expérience que nous possédons en la matière nous permet de donner des conseils pratiques à ceux qui dirigent les finances d'une jeune organisation ouvrière, et les prier de déployer tout leur zèle pour faire de celle-ci une union prospère, à tous les points de vue.BEN.DROLET.UNE GREVE EVITEE CHEZ DECHAUX FRERES Les membres de l'exécutif du local 128, de l'union internationale des travailleurs en buanderie et nettoyage, ont réussi à convaincre les membres, à soumettre leurs griefs à un Comité d'arbitrage sous la juridiction du Ministre du Travail, l'hon.William Tremblay.L'agent d’affaires, R.Lepage a été autorisé par l'union à les représenter; M.Raoul Trépanier, président du Conseil des Métiers et du travail, et M.Gus.France), secrétaire de la Fédération Provinciale du Travail, ont été choisis comme conciliateurs.Espérons que les négociations suivront leur cours et que le différend survenu entre les patrons de Déchaux Frères Ltée., et ses employés sera bientôt réglé à la satisfaction de tous les intéressés.Dans une entrevue avec M.Lepage, celui-ci nous déclara que l'union désire se servir de tous les moyens à sa disposition avant d'avoir recours il sa force économique.Il espère que le Ministère du Travail, par l'entremise de M.Cyprien Miron, officier de conciliation, leur donnera son entière collaboration au réglement de cette malheureuse dispute.Depuis au-delà de trente-cinq ans les patrons concernés servent le public Montréalais, et il serait regrettable, vu sa haute renommée, que ce petit incident qui existe depuis l'été dernier, ne puisse se régler à l'amiable.Les 50.000 membres des unions internationales prennent un grand intérêt à la cause du local 122, qui défend les ouvriers de l'industrie depuis deux ans, ils ont promis leur entier support moral pour qu'iLs obtiennent un succès.Le réglement à l’amiable de ce malentendu sera bénéficiable à l’industrie en général, car ce sera le commencement de sa stabilisation et le disparition de la concurrence déloyale qui existe depuis des années dans cette industrie.Si les patrons suivaient les conseils des sociologues comme les ouvriers, il y a longtemps que les ismes auraient disparus et que le nombre des chômeurs serait insignifiant.Espérons que les conciliateurs nommés sauront convaincre les intéressés d’ôtre charitables les uns envers les autres, et les inviteront à travailler dans le meilleur intérêt de cette indus- LES CORDONNIERS EN CONVENTION EN JUIN Les membres du local 249 de la B.and S.W.U.seront représentés par trots délégués à la convention générale de cette importante organisation ouvrière.Ce sont les confrères Charles McKercher, membre actuel du bureau général; Lionel Thibault et Jos.Giroux, ces deux derniers furent choisis à la suite d'un scrutin secret qui a été tenu samedi, le 29 avril dernier.Cette convention ouvrira ses assises qui dureront deux semaines, lundi le 19 juin, à Toronto, Ont.; c’est la seconde fois que ce congrès siégera au Canada.La séance fut présidée par le confrère Henri Bclland, assfsté du vice-président, R.Talbot.Le secrétaire Noël Gervais, donna lecture d'une lettre du local 52, de l'union des pressiers et assistants, invitant le local 249 de prendre une annonce dans le nouveau journal technique, Le Courrier de l'Ouvrier de l’Imprimerie comme une telle demande exige une dépense d'argent, elle fut referée à l'exécutif pour considération.Le confrère Charles McKercher, agent d’affaires, fit un rapport intéressant de ses activités de la semaine.Il relata que des enquêtes avaient été faites dans diverses fabriques de chaussures.D'après ses constatations, il déclara que les meilleurs salaires payés dans les opérations essentielles de la fabrication de la chaussure sont payés par les manufacturiers de l’union, et que la différence avec les fabriques non-organisées était assez grande; conséquement ce n'est pas surprenant dit-il, de voir une concurrence déloyale se pratiquer sur une grande échelle dans cette industrie.C'est pourquoi l'union ne doit cesser de convaincre les ouvriers qui travaillent dans ces fabriques de se réunir plus souvent et de se grouper de façon à établir une liste de prix uniformes pouvant s’appliquer à toutes les fabriques.C'est avec regret que le local 249 a appris la mort d'un de ses plus vieux membres, le confrère Louis Caouette, âgé de 81 ans.Un vote de condoléances a été adopté à l'adresse de !a famille, et que copie soit envoyée aux journaux, et en particulier au “Monde Ouvrier”, pour publication.L’Union Typographique Internationale tiendra sa onvention annuelle, en août prochain, à Fort Worth, Texas.L'Union Typographique Jacques-Cartier No 145 a décidé de nommer ses délégués à cette convention.En effet, elle a élu son président.Charles Coutu.et son secrétaire-trésorier, C.-E.Chalifour, comme délégués.Cette convention commence le troisième lundi d’août.Outre le président C.Coutu, qui présida les délibérations avec fermeté, on remarquait à la tribune les vice-présidents J.-E.jobin et J.-R.Ducharme.et les secrétaires archiviste et financier, Arthur Langevin et C.-E.Chalifour.Le rapport du comité exécutif a fait plusieurs recommandations et fut adopté à l’unanimité.Il fut annoncé qu'à l’avenir les aspirants membres devront fournir un certificat de bonne santé.L’assemblée a voté une somme de S25.00 pour venir en aide au journal de métier “Le Courrier de l’ouvrier d'imprimerie", qui est à la veille d’ètre publié.Pour appuyer cette demande, le confrère J.-E.Gariépy fit des remarques appropriées au sujet de cet organe nouveau des métiers de l’imprimerie.La troisième clause du rapport du comité exécutif avait trait à l'envoi de deux délégués à la convention d'août de l’Union Typograhique Internationale.Un autre sujet qui souleva une vive discussion fut celui de la suppression des assemblées durant les mois de juillet, août et septembre.Les membres ont approuvé cette expérience.Un rapport intéressant a été présenté par le représentant du local 145, Henri Richard, au comité paritaire de l’industrie de l’imprimerie.Après avoir donné un résumé des délibérations, il traita particulièrement de l'imbroglio de la Garden City Press et cita les correspondances échangées à ce sujet.Il donna aussi une liste des causes gagnées par le comité, et des amendes imposées aux violateurs de la loi.En terminant, il soumit plusieurs amendements proposés à la convention collective de travail pour mieux protéger les intérêts des ouvriers.Ce rapport fut renvoyé au comité exécutif pour étude et référence.Le confrère J.-W.Blaquière donna sa démission comme délégué au Conseil des Métiers et du Travail ; il fut remplacé par le président Coutu.Une proposition pour la discontinuation de la publication des membres arriérés sur la circulaire, présentée par le confère Henri Richard, fut rejetée.Le secrétaire-trésorier Chalifour annonça que le confrère Hercule Deslauriers était admis au Home, à Colorado Springs.La séance s'est ajournée au premier samedi de juin.-: n :- ¦¦ -— L'UNION DES REMBOURREURS FAIT DE REELS PROGRES Une union qui fait du progrès depuis qu’elle s’est donnée un nouveau président, est bien l’union des rembourreurs, local 302.Celle-ci tenait récemment une importante assemblée de la majorité de son effectif, sous la présidence du confrère Wilfrid Bélanger; si on se rappelle bien, c'est le même dévoué et actif président qui dirigea durant plusieurs années, l'ancien local 78.de cette môme organisation.Au cours de cette séance il informa les membres qu’un différend avait surgi à l'atelier St-Louis Bedding, situé au nord de la rue Papineau, affectant une trentaine d’employés.Il s'agissait pour les intéressés de s'objecter à une réduction de salaires que le patron voulait leur imposer; finalement après deux joui’s de pourparlers entre le patron et le confrère Bélanger, le patron a consenti à revenir sur sa décision d'abaisser les salaires qui ne sont d'ailleurs pas déjà trop élevés.Il a été déclaré que la campagne d'organisation qui se poursuit depuis déjà plusieurs semaines, obtient un franc succès, la preuve c’est que plusieurs ateliers sont organisés à 100 pour cent.Les séances du local 302 se tiennent en là chambre 15, au Monument National, blvd.St-Laurent, les 2e et 4e vendredi de chaque mois.Avis aux intéressés.Un groupe nombreux de partisans de l'Action Démocratique Inc., s’était donné rendez-vous dimanche dernier, à la salle de l'Union du Commerce, 1089.rue Bon i Le but de la réunion était que les directeurs devaient donner connaissance de la constitution qui régira à l'avenir cett-ligue, organisme qui a été enregistré le 27 mars 1939, sous l'Acte des lettres patentes incorporant sans capital actions aux fins d'accomplir dans plus d'une province du Canada, sans gain péeuniain pour ses membres, des objets d'un caractère national, patriotique, social, professionnel et autres.Il est affirmé qn l'Action Démocratique aura tous ! droits et pouvoirs conférés par ledit acte, de former, consulter et organiser un société d'action politique ayant pour but de grouper les activités des association libérales, ouvrières, démocrates et progressives imbues des principes trade-unionistes.Les opérations de la corporation seront exercées dans la puissance du Canada, et le bureau-chef sera situé dans la ville de Montréal.Les statuts suivants feront partie de l’ordonnance, l’adhésion de tous les citoyens canadiens loyaux, préconisant la démocratie et la reconnaissance des droits de la classe ouvrière, gagnant sa vie, par un travail manuel ou intellectuel; de plus, aucune personne reconnue pour ses activités fascistes, na-zistes, séparatistes ou toutes activités considérées par les directeurs comme étant de nature subversive, ne sera éligible comme membre.Nous relevons les paroles suivantes, qui ont été prononcées au cours de cette réunion, par MM.J.-H.Paré, R.Trépanier, Emile Fagnant, P.-J.Ryan, Denis Alix, et autres: “Attendu que la politique est bannie au sein des unions ouvrières, même dans les conseils centraux, les travailleurs de toute catégorie se doivent de trouver un moyen de former une ligue quelconque; celle-ci est toute trouvée dans l'Action Démocratique, pour atteindre tous les éléments préconisant un tel mouvement et qui de leur propre gré, consentent à adhérer à son programme".M.Claude Jodoin, organisateur, annonça que demain dimanche, 14 mai.une autre réunion de ce genre aura lieu au même endroit, et que vendredi le 26 mai, une assemblée publique se tiendra en la salle du marché St-Jacqucs, à laquelle tous les adhérents à l'Action Démocratique sont invités à assister.DANS L'INDUSTRIE DU PAPIER Bourdages élu président du local 163 des travailleurs de la pulpe et du sulfite des Trois-Rivières.M.Jos.Bourdages vient d’être élu président de l’Association internationale de la pulpe et du sulfite, local 163, en remplacement de M.Armand Harnols qui a été nommé par les quartiers généraux, organisateur de cette division pour le Canada.M.Bourdages est de plus secrétaire-correspondant et trésorier du Conseil provincial des unions dans les moulins à papier et du sulfite.Tout récemment, le nouveau président fut nommé interprète du journal “Pulpe et Sulfite”.M.Bourdages qui est dans le mouvement ouvrier depuis cinq ans, débuta comme officier du local à la charge d'auditeur et de secrétaire.M.Ulric Douce', remplacera M.Bourdages au poste de secrétaire-trésorier, pour ce local.Les autres officiers sont: MM.P.Lévesque, E.Simard, E.Landry, W.Buy.P Hamelin, P.Lemarier et R.Léger.Nos meilleurs voeux de succès au nouveau président et à ses collègues.SALKE ET BUREAU A LOUER UNION DES EMPLOYES D'HOTELS, RESTAURANTS Local 382 1252, rue Stanley, Montréal PL 5952 trie.^ GRADS SAMEDI, 13 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 13, 1939 PAGE 3 Ce que sont les fraternités d'employés de chemins de fer S'il est une classe de salariés qui est reconnaissante aux unions internationales de s'être développées dans le Québec, c'est bien celle des employés ferroviaires, toutes catégories.On ne pouvait faire un meilleur choix que de confier à M.Iules Bélanger, le dévoué et infatigable secrétaire de la Fédération locale du C.N.R., le soin de démontrer, dans une causerie à la radio, ce que les Fraternités d'employés de chemins de fer, et en particulier la Division No 4, avaient fait pour améliorer les conditions de travail et les salaires de leurs membres ; parler de la bonne entente qui existe entre l'Association des chemins de fer du Canada et les différents groupements d'usiniers de chemins de fer et qui, par ricochet, profite au commerce et à l'industrie.Nous félicitons bien vivement M.Bélanger de sa si intéressante causerie qui, nous en sommes convaincus, dissipera bien des malentendus sur la manière dont sont administrées les Fraternités d'employés de chemins de fer.— Le Monde Ouvrier.Mesdames et messieurs, Continuant la série de causeries radiophoniques organisées par le Comité de propagande et d'éducation du Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, j’ai l’honneur et le plaisir, ce soir, de vous parler de l'organisation chez les employés de chemins de fer.Permettcz-moi, tout d'abord, de clarifier et de faire disparaître une fausse impression qui existe dans certains milieux en ce qui regarde le nom que l’on donne généralement à ces unions ouvrières.celui de “Brotherhood", Comme des 0*.^ ti! JULES BELANGER Secrétaire de la Fédération locale du Canadien National.personnes semblent craindre ce mot, qui est pourtant fort simple, je me crois obligé d’en donner la signification française.Il s'agit de “Fraternité”.Nous pouvons convenir que, au début, ces doutes étaient légèrement motivés.En effet, et cela ne dépend que du fait que quelques ignorants ou quelques malicieux, jaloux des succès et des progrès de nos organisations, s’efforçaient à créer et à répandre contre elles des fausses impressions.Cette pratique se faisait sans doute avec l’espoir que les employés de chemins de fer demeurent toujours entièrement soumis aux compagnies, tout comme la chose se produit encore de nos jours.La détermination des ouvriers à vouloir se protéger les conduisit quand même au succès qui eut sa répercussion logique chez nos industriels et nos commerçants.Car, en définitive, ce sont eux qui bénéficient en dernier lieu des salaires équitables.Pour plusieurs, ce fut là un facteur appréciable qui leur donna l’avantage de faire lace à la crise financière.Très souvent, de nos jours, on entend parler de contrats collectifs.On semble même croire, ici et là, que c’est une innovation de ces quatre ou cinq dernières années.Permettez-moi de vous dire, mesdames et messieurs, que, pour nous, membres des Unions internationales, il n’y a en cela rien de nouveau.Sans qu’il me soit nécessaire de référer aux archives de nas organisations, je puis déclarer que j’ai participé à la première entente collective conclue au sujet des salaires et des conditions de travail entre l’union dont je faisais partie et la compagnie Québec et Lac-St-Jean, il y a une trentaine d’années.Auparavant, même, cette organisation avait signé un accord avec d’autres chemins de fer du pays.Depuis, toutefois, grâce à la bonne entente qui a régné entre nous et nos employeurs, il a etc possible de conclure des contrats entre l’Association des chemins de fer du Canada et nos différents groupements d’usines, représentés par la Division No 4, à laquelle ils sont affiliés.Ces succès marquants sont tout à l’honneur des employés de chemins de fer, qui ont compris les bienfaits de la solidarité et qui n’ont pas hésité à entrer dans les rangs d’organisations sérieuses et solides possédant la confiance des employeurs.Pour faciliter la coopération entre les patrons et les travailleurs, nous avons des comités formés de représentants de chacune des deux parties intéressées.Leur mission est de préparer et de soumettre des suggestions à un comité général composé des plus hauts officiers, du côté patronal comme du côté employé.Ce système de coopération a fait ses preuves, c' nombreuses sont les améliorations qui ont été obtenues dans la situation du salarié; nombreux sont les avantages reçus par la compagnie.Le public voyageur en a grandement profité lui aussi.Chacun doit reconnaître que, de tous les moyens de transport modernes, le supérieur est encore le chemin de fer, que ce soit en été ou en hiver.C’est aussi ce service qui offre le plus de garantie et le plus de sécurité aux passagers.Malheureusement, il existe nombre de irersonnes qui semblent prendre plaisir à décrier nos compagnies de transport ferroviaires aussi bien que leurs employés.Tantôt, c’est une critique au sujet des salaires; tantôt, c'est une critique au sujet de questions que ces personnes ne connaissent même pas, ou, s'ils les connaissent, ce n’est que d’une manière tout à fait imparfaite.En ce qui concerne les salaires, nous leur savons gré de leur attention.Mais nous apprécions encore plus la défense prise à notre égard par certains journaux de notre ville.On ne trouvera certainement pas exorbitants des gages de $16 à $25 par semaine, que reçoivent actuellement les employés dans les usines et les cours à convois.Quel est maintenant le salaire des employés sur les trains, me demande-t-on?Dans certains cas ils sont supérieure.Cela dépend de leurs responsabilités, qui sont beaucoup plus grandes.Il ne faut pas oublier, en effet, que les ingénieurs, les chauffeurs, les conducteurs et les serre-freins sont solidairement responsables de la vie des passagers qu'ils transportent.Nous avons déjà vu de ces travailleurs condamnés à des séjours en prison, à la suite de pertes de vie dans des accidents de chemins de fer.Si leur chèque bi-mensuel parait quelque fois considérable, il faut aussi convenir que cela est généralement dû au nombre considérable d’heures de travail qu'ils ont accomplies.En resumé, considérons froidement la question et admettons qu'il y a encore lieu à de substantielles améliorations pour plusieurs classes de travailleurs.On nous accuse souvent, aussi, de prendre nos ordres de chefs ouvriers étrangers au pays.C'est une affirmation absolument gratuite et faite dans un but malicieux, afin de créer une fausse impression dans le public.Permettez-moi de vous confier que les bureaux-chefs de nos organisations, qui sont aux Etats-Unis, n’ont aucune autorité pour décider à notre place ce que nous avons/ à décider, au sujet des salaires et des conditions de travail au Canada.Nos ententes sont des conventions purement et essentiellement canadiennes et elles sont préparées en notre pays.Chacune des unions locales a droit à un représentant ou plus, pendant les négociations, suivant le nombre de ses membres.Chaque union locale fait d'abord parvenir, sous forme de résolutions, ses demandes d’augmentation de salaire ou d'amélioration des conditions de travail.Ces demandes sont ensuite étudiées par la convention, qui les approuve, les amende ou les rejette.Les parties adoptées sont enfin soumises aux autorités des chemins de fer.Ces quelques explications étaient nécessaires pour montrer que nous décidons nous-mêmes des actes que nous posons, et de quelle manière.Il ne peut plus v avoir d'erreur.Pour ce qui est.de l’administration de nos organisations en général, tant au point de vue de la préparation de la constitution et des réglements qu’en ce opinion, puisqu’ils sont tous représentés, .mai o.up y po.ip juo so.iqiuaui so; stio; 'mouioptus ou.iapn 0180.1 u; op.ieâo.i jnb qu’ils habitent les Etats-Unis, le Canada ou Terre-Neuve.Les règlements adoptés à la convention affectent toute l'Amérique du Nord.Pourquoi, alors, laisser entendre que nous sommes gouvernés par les Etats-Unis?Nous sommes fiers de nos unions, car elles sont administées de la manière la plus démocratique qui soit: chacun exprime son opinion, c-t la majorité décide.Laissez-moi, maintenant, mesdames et messieurs, dire un mot de l'expédition de notre argent de l'autre côté de la front ière.Dans une causerie précédente, on vous a appris ce que certaines organisations internationales payent à leurs membres en bénéfices de toute sorte.Il vous a été démontré, avec preuve à l’appui, que notre argent n’est pas envoyé inutilement aux Etats-Unis.Si elles ne jouissent pas toutes des mêmes avantages, c’cst parce que les conditions diffèrent suivant les organisations.Les taux sont en proportion directs avec les bénéfices accordés.Chaque union prévoit toutefois des bénéfices de grève, de maladie, de mortalité, une pension de vieillesse, qui est payée chaque mois aux membres concernés, s'ils 11e demeurent pas dans la maison de retraite qui appartient au groupement.Dans ce "home”, ils trouvent toutes les commodités qui leur sont nécessaires pour bien vivre leurs derniers jours.Vous admettrez avec nous, mesdames et messieurs, que c'est là un des meilleurs placements que nous puissions faire.Nous avons aussi un journal mensuel publié aux Etats-Unis et qui s’adresse à tous les membres.Parlant de mon organisation en particulier, je puis dire que les Canadiens-français y reçoivent une large part de publicité, qui est en raison directe de leur nombre.Comme pour les vagonniers, nombre d'autres organisations ont une section française dans leur journal.Il n'a été besoin d’aucune lutte pour obtenir cela.Dernièrement, certaines personnes ont accusé les unions de chemins de fer d’être une sorte de “family compact”, une chose ou les étrangers sont ignorés.Pour nous, notre famille, ce sont les membres de nos organisations.Si c’était là le sens donné à l'expression “family compact", nous l’accepterions, car l’imion est à base volontaire.La seule obligation que nous ayons, c’est notre parole d'honneur.Nous nous engageons à supporter nos confrères.C'est pourquoi nous protestons si énergiquement lorsqu’ils sont affectés de quelque manière.Nous avons prévu, dans nos règlements, un droit de séniorité, suivant le nombre d’années de service d’un employé, et ce droit doit être respecté.Nous lutterons jusqu’au bout pour conserver ce principe qui est des plus humanitaire Un ouvrier qui a donné les meilleures années de sa vie au service d’un employeur a le droit d’en être considéré dans sa vieillesse.Cette pratique, d’ailleurs, a toujours été à l'avantage de la société; si nos organisations n’avaient pas réclamé ce droit de séniorité, nous aurions vu un grand nombre d'ouvriers mis à pied et pour ainsi dire jetés sur le pavé, à un certain âge.Ils n'auraient plus compté, pour vivre, que sur l'Etat et sur les municipalités.De plus, les unions internationales, ayant à coeur la protection de leurs membres, ont décidé de demander la réduction des heures de travail, afin d'aider tous les travailleurs; ils l’ont obtenue.Us ont pris de ce fait, sur eux-mêmes la responsabilité de cette législation, qui aurait autrement retombé sur nos gouvernements, si les heures régulières de travail avaient été maintenues.En effet, cela aurait encore exigé une diminution plus considérable du personnel et, par conséquent, causé plus de chômage.Ce sont, en définitive, nos gouvernements qui auraient payé pour les secours directs, alors que.par la coopération des membres des unions de chemins de fer et les directeurs des compagnies, chacun a pris sa part des responsabilités pour le plus grand bien de la société en général.En terminant, mesdames et messieurs, nous vous demandons de bien étudier notre mouvement, avant de lui jeter la pierre.Nous sommes convaincus que si chacun prenait la peine de sc renseigner avant de nous juger, il changerait bientôt d'opinion.Nous en avons eu la preuve en maintes circonstances.Toujours, de plus, les différents officiers de nos organisations internationales se feront un devoir et un plaisir de donner les renseignements désirés à ceux qui les demanderont.Mon dernier mot est pour féliciter notre auditoire invisible de l'intérêt qu'il porte à nos causeries.Les commentaires que nous avons reçus depuis le début de cette série de causeries radiophoniques sont des plus encouragt ants et nous vous demandons de les continuer.Merci, mesdames et messieurs.TRANQUILLITE DANS LA CONFECTION POUR HOMMES Ça ne va pas bien du tout, paraît-il, dans l’industrie du vêlement pour hommes, depuis que la saison d’activité est terminée; la situation devient plutôt précaire par le manque de travail et l'installation de machines à vapeur qui seront appelées à remplacer les ouvriers employés aux presses à la main, ce sont des faits qui aggravent davantage la situation.Ces questions ont été sérieusement discutées au cours de la réunion du local 115, tenue lundi de cette semaine, sous la présid; nee du confrère Mamie Chabot.M.A, Duquette au rapport de ses activités releva le fait que l’exécutif général était actuellement en session à Atlantic City; il est dans le moment présent à étudier un plan qui sera offert aux manufacturiers pour stabiliser l'industrie du vêtement.Ce plan consiste à ce que les manufacturiers qui dirigent l'industrie du vêtement seront invités à coopérer avec l'union internationale dans le programme de stabilisation du coût du travail, afin d'éliminer la concurrence désastreuse qui existe dans cette industrie.Il est question que les experts techniques des manufacturiers seront appelés à prêter leur concours aux directeurs de l’Amalgamated Clothing Workers' Union, afin d’établir des prix uniformes et équitables.Afin de remédier au chômage qui semble vouloir prendre place dans l'industrie du vêtement de cette ville, on demandera qu’un amendement soit inséré dans la convention collective du vêtement afin d'établir la semaine de 40 heures, ce qui pourrait procurer du travail à ceux qui sont forcement obligés de chômer.On demandera également au comité paritaire qu'une plus grande sécurité soit exigée des sous-entrepreneurs, pour garantir le paiement des salaires.On s'informera aussi près du président du comité paritaire, M.Jas.Schubert, du nombre de permis de travail qui a été accordé par ce bureau.On s’intéresse vivement au cercle éducationnel, lequel a établi un cours de sport auquel les jeunes ouvrières et ouvriers, sont priés de s’inscrire.¦——-: o -—- QUI PEUT FAIRE DES CRITIQUES DANS LE Ille REICH?A cette question Goebbels a répondu devant la journée nationale des Chambres (de corporations), le il mars 1939.Selon le Volkische Bcobachter, Goebbels déclara : "En régime démocratique la mode est que les subordonnés critiquent les chefs ; chez nous les chefs critiquent les subordonnés.En d’autres termes : Si quelque chose doit être critiqué, la critique appartient à ceux qui y ont droit.Ce sont toujours ceux qui ont également le courage de supporter les responsabilités.” Aveu public que dans le Ille Reich U n’existe plus que des subprdonnés et des chefs, ou pour le dire en termes bien allemands : des maîtres et des valets.LA • BIERE • out • vom • ARRIERE • GRAND - HERE • BUVAIT i M O IL, S (0 N IA • BIERE • OUt • VOTRE PAGE 4 SAMEDI, 13 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 13, 1939 A bâtons rompus Un de nos confrères de Québec, l'Ere Nouvelle, a trouvé l'expression qui convient à merveille à la situation financière de la province : "Après le gaspillage, les taxes".C'était fatal.Quand on songe que la dette provinciale a augmenté de plus de soixante-dix millions de dollars en un an,on a le droit de se demander où l'on va de ce train.Et qui en a profité ?Certes, pas la classe ouvrière ; elle n'a rien obtenu, bien au contraire, elle a vu dans de très nombreux cas les salaires diminués grâce aux Ordonnances de l'Office des salaires raisonnables.¦ Rien de fait pour la construction de logements salubres et la disparition des taudis, pas d'assurance-chômage, moins de travail aujourd'hui qu'hier et les perspectives pour demain encore plus sombres.Oui, ce qu'ils en ont de la "sympathie" pour nous, nos bons amis de Quebec.Il est vrai que les cultivateurs pourront emprunter quelques millions de dollars de plus, mais comment pourront-ils jamais rembourser ces emprunts ?Ce sera bien commode s'il y a des élections sous peu mais à part cela, quel bien cela leur aura-t-il fait ?* • * Maintenant que l'honorable M.Duplessis s'est fait autoriser par la Chambre à conclure avec le gouvernement fédéral une entente pour établir l'assurance-chômage, va-t-il coopérer avec lui ou est-ce encore une manière habile de capter le vote ouvrier en prétendant que si cette réforme est finalement adoptée ce sera à lui que les ouvriers la devront ?Autre hypothèse : notre premier ministre aurait-il rencontré son chemin de Damas et aurait-il réalisé qu'on ne peut indéfiniment continuer à engloutir des millions dans les secours directs.Comme le projet de loi, connu sous le nom de Bill No 94, déclare bien franchement que "le problème du chômage au Canada est un problème dont la responsabilité et les dépenses publiques incombent surtout aux autorités fédérales", cela signifie-t-il que M.Duplessis a changé d'attitude et qu'il laissera aux autorités fédérales la responsabilité de financer l'assurance-chômage ?Toutes les hypothses sont admissibles ; mais que ce soit à l'un ou à l'autre que nous devons l'assurance-chômage, cela n'a guère d'importance, l'essentiel c'est qu'elle soit adoptée et mise en vigueur dans le plus bref délai possible.# # •* S.Aiihmîtôt lo Saint-l-aurent libre «le glare, un navire lo remontait jiinqu’A Montréal; la llamnio ari>oréo au grand niât {Hirtait min ancre daiiH un coeur.Citait l«i navire «le JOHN DE KUYPElt SON «itii upiMirtait la provision do leur fameux gin |M)iir l’été.ITnn deuxième cargaison arrivait junte avant I:i fermeture «l«* la navigation.DiKlfYMR DÎMlilb*: et ciniMHiltdlIé au Canada HDtiti la Hurv«*illance «lireete «l« J O H N n K K l J Y I* K H «S: SON, Dint ilia t «mim, Itot terdam.Hollande.10 onces 90C 26 onces $2-00 __ 40 onces $2-80 Lo vrai goût de Hollande a toujours distingué cc vioux gin bienfaisant et les vrais Canadiens font toujours préféré depuis plus do cent ans I Maison fondée en 1695 règle plutôt que l'exception ; il peut s'en rendre compte lui-même en consultant les intéressés.M.Pouliot dit encore : 'Tes ouvriers non satisfaits des échelles de salaires fixées par les Ordonnances sont libres de négocier des contrats collectifs de travail ou de se joindre aux unions s'ils croient ainsi pouvoir améliorer leur situation." Succès à nos amis de Québec Le Conseil Fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, à la demande de l'Union internationale des employés de théâtres et de l'Union typographique, vient de se prononcer contre l'augmentation de 10 pour cent sur la taxe des amusements décidée récemment par les autorités municipales de la ville de Québec.Il paraîtrait que si cette augmentation de taxe est mise en vigueur au moins cinq cinémas fermeront leurs portes et cela mettrait sur le pavé une centaine d'employés.Un délégation rencontrera les membres du conseil municipal et s'objectera fortement à cette super-taxe qui porterait, parait-il, à 37 Vi pour cent la taxe imposée aux cinémas.C'est bien toujours la même chose, â force de taxer à tort et à travers, on finit par tuer "la poule aux oeufs d'or", même quand celle-ci ne pond qu'un petit oeuf de temps â autre.* * * La Fédération Américaine du Travail et le C.I.0.William Green, le président de la Fédération Américaine du Travail, vient de déclarer, au cours d'un discours fait devant la convention des cheminots, employés de navires et autres, qui se tenait â Toronto, "que rien n'avait été fait jusqu'ici pour combler la fissure entre la F.A.du T.et le C.I.O., mais qu'il ferait tout son possible pour faire des deux camps un immense mouvement ouvrier bien uni." Il ajouta que la Fédération n'avait cessé de croître depuis la rupture ; des unions qui l'avaient abandonnée sont revenues ; il est persuadé que toutes reviendront à l'exception, peut-être, de celles qui ne peuvent être convaincues par la raison.Souhaitons qu'il dise vrai car nous avons assez d'ennemis à combattre sans nous détruire mutuellement.• • * L’Espagne se retire de la Société des Nations Cela ne vous surprend pas, ni moi non plus.Les raisons invoquées dénotent bien d'où souffle le vent et quelles influences l'Espagne nationaliste subit.Ecoutez ces motifs : a) L'inefficacité de la Ligue comme instrument d'apaisement et d'entente entre les membres qui en font partie ; b) Sa déviation de l'esprit qui a causé son institution ; c) Son attitude dans la guerre civile espagnole.On pourrait ajouter : la domination absolue et complète de l'Espagne par Hitler et Mussolini.La preuve, c'est qu'il y a encore plus de 10,000 soldats italiens en Espagne.En comptant ceux qui ont été rapatriés depuis la cessation des hostilités, cela faisait une jolie armée et nous permet de dire que l'Espagne loyaliste a été vaincue non par les miliciens de Franco mais par les soldats italiens et tout le matériel de guerre de l'Allemagne qu’on lui retourne actuellement.L'avenir nous dira si l'attitude des démocraties, leur pacte de non-interyention pour dies mais participation pleine et entière des pays totalitaires, n'ont pas été une erreur colossale quelles regretteront un jour.Les Ordonnances du salaire raisonnable et les contrats d’union _ M.François Pouliot, député de l'Union Nationale pour Missisquoi, déclarait, au cours d'une conférence qu'il faisait, ces jours derniers, que grâce aux Ordonnances de l'Office des salaires raisonnables, les salaires des ouvriers du Québec avaient été augmentés de vingt millions dedollars.Je regrette de différer d'opinion avec lui, j'estime au contraire que dans de nombreux cas les salaires ont subi une reculade au lieu d'une avance et ce en dépit de la soi-disant clause protectrice que les salaires supérieurs devaient être maintenus.Notre ami Pouliot sait fort bien qu'il y a trente-six manières de tourner cette restriction, tout comme il doit savoir qu'il y a nombre d'exemptions aux Ordonnances, au point que c'est devenu la D'accord et cela nous réconcilie un peu avec lui et prouve que malgré tout il n'a pas abdiqué ses principes de membre du Travail Organisé — rappelons que M.Pouliot est depuis des années membre de l'Ordre des télégraphistes de chemin de fer.Nous lui répondrons que c'est ce qui devrait être mais ce n'est pas ce qui est ; il doit savoir qu'il est presque impossible pour une union internationale d'obtenir la ratification par le ministère du Travail d'un contrat collectif de travail — nous nous demandons pourquoi ; — à moins d'erreur de notre part nous croyons même qu'il n'y en a pas un seul qui a été ratifié à moins qu'un syndicat catholique ne soit partie contractante — même lorsque le dit syndicat n'existe que sur le papier.Pourrait-il nous dire — lui qui est près du Trône — pourquoi la Ladies' Garment Workers' Union n'a jamais pu obtenir la ratification de son contrat collectif de travail, en dépit du fait qu'elle avait la prépondérance sur toute la ligne, et combien d'autres dans le même cas ?N'obtient pas cette ratification qui veut, à moins que ce ne soit une union d'usine ou de compagnie, alors ça marche et en vitesse.Oui, confrère Pouliot, les ouvriers qui veulent améliorer leur situation devraient joindre leur union, c'est d'ailleurs le seul et unique moyen.Si tous le comprenaient, nous n'aurions nul besoin des Ordonnances de l'Office des salaires raisonnables, car ce seraient eux qui, imitant votre exemple et celui de vos confrères les télégraphistes, fixeraient et leur salaire et leurs conditions de travail.Ai-je besoin d'ajouter que nous comptons sur vous pour le leur conseiller et sur votre influence pour leur faciliter les moyens de le faire.LE STATUT LEGAL DES TRAVAILLEUSES A Berlin s’est réunie une Commission pour la politique économique, où le général-major Thomas tint ces propos presque “hérétiques" à l’égard du régime actuel.Concernant la semaine de travail de 60 heures, il déclara, par exemple, qu’une aussi longue durée de travail devait aboutir fatalement à une régression du rendement et à une diminution de la joie au travail.Il faut dire que la situation existant actuellement dans les usines est effroyable.Notre informateur nous apprend à ce sujet: “La pratique nous avait appris autrefois que dans de nombreuses branches d’occupation on pouvait faire plus de besogne que même en dix heures.L’art de pousser au rendement s’est perfectionné, grâce notamment au travail à la chaine et autres mesures de rationalisation ainsi qu’au moyen des primes au rendement, bien que le temps de travail soit prolongé.Il est bien évident que de cette façon la force de travail est soumise à des exigences exténuantes.Tous les ouvriers déclarent qu’il est impossible de continuer ainsi.ASSEMBLEE REMISE Le jeudi, 18 mai, étant jour de fête d'obligation (l'Ascension), l'assemblée régulière du Conseil des Métiers et du Travail sera remise au premier jeudi du mois de juin.Les délégués sont priés d'en, prendre note.THÉ Orange Pe\oe SALADA" SAMEDI, 13 MAI 1939 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 13, 1939 PAGE 5 LABOR WELCOMES THE KING
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