Le monde ouvrier = The labor world, 1 octobre 1943, samedi 23 octobre 1943
< } ,4,3,0»» «55i 28e Année -— No.43 SAMEDI, 23 OCTOBRE 1943 MONTREAL SATURDAY, OCTOBER 23, 1943 28th Year i ;;V- Nos utilités publiques et leur nationalisation M.Jos Matte élu président par intérim de la Fédération provinciale du travail M.Joseph Matte échevin de la ville rie Québec et vice-président rie la Fédération provinciale du travail, remplira les fonctions de cet iinpor-nt organisme lorsque M.J.-Elphè-ge Beaudoin, président, sera obligé Ces services sont ainsi nommés parce qu'ils servent tout le monde.Us devraient donc, en toute équité, selon le plus j élémentaire bon sens, appartenir au public, envisagé comme unité collective, et être administrés en son nom, de façon que ledit public, pour en jouir sans grimacer, puisque c’est son droit!, le plus naturel, n'ait à faire face qu'à un prix de revient strictement minimum.Or, dans l'actuel état des choses, ces services dits d'utilité publique, à la laveur d'antiques lois qui assurent une impunité absolue à leurs principaux administrateurs, lorsqu'ils exploitent le public consommateur en fixant arbitrairement des taux trop élevés, beaucoup trop élevés, que ce soit pour l'usage de l'électricité, du tramway, du téléphone, des chemins de fer ou des voies de navigation maritime.Cette exploitation de la majorité par la minorité, qui est bien la pire caractéristique de ce que nous croyons avoir de mieux en fait de démocratie, est l'une des vicieuses tares sociales dont l'après-guerre devra faire litière avec célérité, i sans quoi le monde de demain sera de nouveau en pleine crise de folie sanguinaire d'ici un quart de siècle, sinon avant.I Cependant, l'opinion publique, hier encore quantité négligeable au tribunal de la pensée sociale, commence à montrer i les dents aux trusts et monopoles qui nous servent à prix fort l'électricité, le tramway, le téléphone et autres utilités publi- j ques.C'est que le vase des duperies séculaires commence à I déborder, que les semences d'abus annoncent des tempêtes prochaines et que le public consommateur se prend aujourd'hui ' à manifester des signes non équivoques de mauvaise humeur à la seule pensée qu'il paie beaucoup trop cher pour l'électricité, le tramway et le téléphone, sans oublier les autres services ^publics, pour permettre qu'une substantielle lraction des recettes brutes de ces compagnies soit distribuée, sous forme de dividendes, à leurs actionnaires.Ceux-ci se rendent-ils enfin compte qu'ils sont des parasites en proportion des dividendes qu'ils touchent?, «m-raui, mires que ivi.rseauaom Nos utilités publiques devraient être administrées stricte- j nommé récemment représentant rament dans l'intérêt public, non pas au profit d'actionnaires | naclieir rie l’Union internationale ries dont certains n'habitent même pas le pays et n'ont jamais vu de près ou de loin le service public dont ils détiennent trop souvent le contrôle.Jusqu'à présent, peu de nos gouvernants ont osé munici-paliser, provincialiser ou nationaliser les monopoles d'utilité publique, d'où la naissance du manque de confiance dans ! l'autorité parmi ce qu'on est convenu d'appeler le gros public.Et ce manque de confiance, selon toutes probabilités, augmentera au fur et à mesure que ledit public prendra davantage conscience de ses droits à un mieux-être matériel et moral.Un vieux dicton dit que "tout vient à point à celui qui sait attendre".Fort bien, nous espérons que dans le cas de la nationalisation des utilités publiques ce dicton se réalisera, car il y en a également un autre qui dit : "espérance fait vivre, mais longue attente fait mourir".Il y a déjà si longtemps que le Travail Organisé, par la voix du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, a pris position sur cette question, — plus de cinquante ans, — et a inséré dans sa Déclaration do principes la revendication suivante : "Nationalisation et administration démocratique de toutes les utilités publiques et nationalisation du crédit et des banques." D'année en année, dans toutes les provinces de notre vaste Dominion, on a réclamé près de nos gouvernements la réalisation de ce desiratum avec un certain succès dans certaines provinces, avec moins de succès ou pas du tout dans d'autres, mais n'empêche que l'idée fait son chemin et que la période d'après-guerre activera cette marche en avant.Nous nous étonnons, toutefois, qu'il y ait encore des journaux, se disant progressifs et indépendants surtout, qui défendent l'initiative privée en ce qui concerne l'exploitation des utilités publiques.Certains d'entre eux étaient pourtant des ardents avocats de la nationalisation il n'y a pas si longtemps.Qu'est-ce qui a bien pu les faire changer d'idée ?Us font comparaison, entre autres, entre ce que paient en taxes la Montreal Light, Heat and Power Consolidated et THydro-Electric d'Ontario ; ils finissent par dire que si nous payons plus cher à Montréal que lfc3 citoyens de Toronto et autres municipalités d'Ontario pour pouvoir, lumière et chauffage électriques, par contre, la M.L.H.& P.payant de grosses taxes, nous, les consommateurs, payons moins en taxes de ce fait.S'il est vrai que THydro-Electric d'Ontario paie moins de taxes, cela ne prouve pas que les clients de cette utilité publique en paient plus que ceux du monopole de la rue Craig.Et puis les taxes sur revenu et profits ne doivent pas être (Suite à la quatrième page) | rie s'absenter rie la métropole et rie ! la province.L'exécutif rie la fédération a pris Icette décision au cours d'une réunion spéciale tenue dans les bureaux de M.Marcel Francq, 11 ouest.Saint-Paul, après (pie M.Beaudoin employés du tramway, eut déclaré qu'il entreprendra une tournée de Vancouver à Halifax, dans l'intérêt de son union.Diverses questions furent discutées dans l'intérêt du mouvement ouvrier internationale de notre province.Le gouvernement est tenu de donner justice aux ouvriers internationaux quoi qu’il en pense ! L'assemblée régulière du Conseil des Métiers et du Travail tenue jeudi soir dernier ne fut certainement pas tendre pour le gouvernement provincial, prenant à partie le premier ministre, l’hon.Adélard __ Godbout et le ministre du travail.dans|lhon' Eclsar Rochette.L'hon.Edgar Rochette fut accusé de favoriser les syndicats catholiques.spécialement dans l’industrie locale du papier et de la pulpe, et ceci après que le secrétaire eut donné lecture d’une lettre adressée aux autorités des différents moulins de papier de la province leur enjoignant do suspendre toutes les clauses de préférence unioniste et d’affiliation aux unions dans les contrats de travail, et ceci pour maintenir l’effectif des syndicats catholiques au dépens des organisations de la Fédération américaine du Travail, avec l'aide du département du travail.Le vice-président J.-E, Beaudoin dit que le ministre du travail dans un avis à la compagnie favorisait le syndicat et qu’au cours de certains différends il a constamment main- (Suite à ta quatrième page) Deux poids, deux mesures, lorsqu’il s’agit d’empêcher les syndicats catholiques d’aller à la ruine Au début d'octobre, toutes les compagnies manufacturières de papier de la province ont reçu de l'hon.Edgar Rochette, ministre du travail, une lettre dictée d’après les conclusions du rapport sur les papeteries de la province par les honorables juges J.-Alfred Prévost et Stuart McDougall, de la Cour du banc du roi, et Garon Pratte, de la Cour supérieure.Voyons ce que dit cette lettre, erj date du 1er octobre : Dear Sirs : — The report ol the Commission appointed to investigate the trade union dispute in your mill has been considered by the Cabinet.1 have to inform you that the Government ol this Province is of opinion that in order to implement the recommendations of the Commission, the following line of action should be adopted : 1.All union preference or maintenance ol membership clauses in labour agreements should be suspended.2.Opportunity should be afforded to the National Syndicates to act as representative of their membership for the submission of grievances involving their members.We rely upon your full co-operation in the enforcement of this policy.Yours truly, (Signed) : EDGAR ROCHETTE, Minister." Après avoir reproduit la copie de cette lettre, qui ne fut probablement adressée qu'en anglais aux compagnies intéressées, nous pouvons en donner une traduction libre : Cher messieurs, — Le rapport de la Commission nommée pour faire enquête sur une dispute inter-unioniste dans votre moulin a été étudié par le Cabinet.Je dois vous informer que le Gouvernement de cette Province est d'opinion que, pour appliquer les recommandations de cette Commission, la ligne de conduite suivante doit être adoptée : 1.Toutes clauses dans les ententes collectives ayant trait à la préférence unioniste ou au maintien de Taffiliaticn à une union doivent être suspendues.2.L'opportunité doit être donnée aux Syndicats Nationaux d'agir comme représentants de leurs membres dans la présentation des griefs affectant leurs membres.Nous comptons sur votre entière coopération dans la mise en vigueur de cette politique.Votre tout dévoué, (Signé): EDGAR ROCHETTE, ministre.' Cette lettre tente sans doute de remédier à la "situation déplorable" que les honorables juges ont ainsi définie : I.L'introduction dans les contrats collectifs des paragraphes — qui ont converti en ateliers fermés au bénéfice des unions internationales, les usines, ou des groupements ouvriers importants sinon majoritaires, qui adhéraient aux syndicats nationaux ; et ce, en violation de toute liberté syndicale ou d'association.” Il faut remarquer que cette clause remédiatrice est une arme à deux tranchants et qu'elle peut aussi bien agir centre les unions internationales que contre les syndicats catholiques.Dans 3 occurrence, il s agit de la faire servir à la destruction des unions internationales qui détiennent la suprématie dans les usines de papier en comptant parmi leurs membres les hommes de metier, les papetiers, les hommes-clefs, et, en plus la majorité des ouvriers presque partout.Au mois de septembre, un vote de représentation fut pris dans les moulins à papier concernés.Il est à remarquer que les membres des unions internationales avaient reçu la consigne de s abstenir de voter.Voyons un peu le résultat du vote : Price Brothers and Company, Limited, Moulin à Jonquière * Total des employés, 215.Ont voté, 104, dont 95 pour le Syndicat catholique des employés de pulpe et de papier de Jonquière ; 5, pour la Fraternité internationale des ouvriers de la pulpe, du sulfite et du papier, et 1 pour la Fraternité internationale des papetiers ; 3 bulletins nuis.On peut en couclure que sur 215 employés, 117 étaient des membres des unions internationales.Usines de Kénogami : Total des employés, 934.403 votes ont été donnés.Le Syndicat catholique en a obtenu 383, et 11 bulletins ont ete annulés.Il reste donc 590 ouvriers à répartir entre les unions internationales.Usines de Riverbend : Total des employés, 490, dont 249 ont voté : Pour le Syndicat catholique, 231 ; bulletins annulés, 13.(Suite à la quatrième page) PAGE 2 SAMEDI, 23 OCTOBRE 1943 MONTREAL SATURDAY, OCTOBER 23, 1943 L’Aluminum Company se pourvoit en appel Accusé d’avoir j M.Gérard Picard conseillé de réduire i refuse d’agir comme la production arbitre Comme conséquence de réclama-tion.s présentées par les Syndicats nationaux et la Fédération Américaine du Travail, le Conseil régional du travail en temps de guerre pour la province de Québec a ordonné à l’Aluminum Company of Canada, Limited, le 2 octobre 1943, de payer à ses employés, dans la province de Québec, temps et demi pour tout ouvrage fait après une journée de huit heures.La décision officielle du Conseil régional se lit comme suit : ".Vu que la pratique générale existe dans presque toutes les industries importantes de payer temps et demi pour tout ouvrage fait après une journée de huit heures, QU'IL est juste et raisonnable que l'Alumi-num Company of Canada établisse cette pratique dans toutes ses usines de la province de Québec."Et en conséquence le Conseil régional du travail en temps de guerre pour la province de Québec donne instructions à rAluminum Company of Canada de payer à tous ses employés mentionnés dans l'ordre-en-conseil 59G3, dans toutes ses usines de la province de Québec, temps supplémentaire au taux de temps et demi pour tout ouvrage fait après une journée de huit heures.” Comme on pouvait s’y attendre, la compagnie a demandé au Conseil régional du travail de reconsidérer sa décision et, si nécessaire, d'accorder à la compagnie le droit d'en appeler nu Conseil national du travail.L'Aluminum Company of Canada, Limited, base son appel sur le fait que la compagnie a déjà un plan uniforme approuvé par le Conseil du travail pour chacune de ses usines dans la province de Québec.Ce plan prévoit le paiement du temps supplémentaire au taux de temps et demi, mais après une semaine de travail de 48 heures.C'est ce principe désuet et rétrograde que les ouvriers veulent faire disparaître, parce qu'il conduit à de trop criants abus, même de la part des ouvriers qui en sont les principales victimes.La compagnie fait grand état du genre de ses opérations qui exigent le maintien constant des équipes de travailleurs à l'ouvrage, pour que la production soit ininterrompue.Elle dit prévenir l'absentéisme en ne payant le temps et demi qu’après uiu période de 48 heures.Nous croyons, comme ouvriers, qu’il y a d'autres moyens contre l'absentéisme que celui d’exploiter les ouvriers en les forçant à donner six jours pleins de Moyenne plus élevée de salaires en 1941 Les statistiques recueillies au cours du recensement de 1941 montrent, d'après l'Office fédéral de la statistique.que la moyenne des salaires de 2,080,883 hommes, de 2 juin 1941.était de S998 par année comparativement à S927 lors du recensement de 1931.En 1941, 019,195 femmes gagnaient en moyenne $492 par année comparativement à $559 en 1931.De 1940 à 1941.1,215,730 soutiens de famille avaient un revenu moyen de $1.419.Dans toutes les provinces, sauf dans l'Ue-du-Prince-Edouard et le Québec, les hommes gagnaient plus cher en 1941 que dix ans auparavant.D’autre part, la moyenne du salaire des femmes avait diminué dans toutes les provinces.travail avant d'avoir droit au taux et demi.La compagnie mentionne tout spécialement les ouvriers d'équipes qui, au moment où ils prennent une nouvelle relève, ou pour des raisons absolument personnelles, reçoivent la permission d’échanger leurs heures de travail avec celle d'un copain.Ces ouvriesr travaillent parfois 16 heures dans une journée, mais leur travail,I dit la compagnie, ne dépassera pas pour cela 48 heures par semaine.11 existe une situation semblable dans le cas rie certaines catégories d'ouvriers travaillant un peu plus de huit heures par jour afin qu’ils puissent jouir de leur samedi après-midi.D'habitude, ces arrangements sont consentis à la demande même des ouvriers, et la compagnie s’objecte naturellement à payer temps et demi pour plus de huit heures par jour dans ces circonstances.La compagnie désire aussi faire exempter de cette directive les employés de bureau salariés, les surveillants, contremaîtres, gardes, concierges, etc., dont le salaire est basé sur la possibilité que leur travail dépasse parfois huit heures par jour et qui jouissent de privilèges que n’ont pas les ouvriers payés à l'heure D’après la compagnie, l'ordonnance ne devrait pas s'appliquer à ces employés qui n’occupent pas un poste plus “élevé que celui de contremaître".En fait, parmi les 15 ou 20,000 employés de la compagnie dans la province de Québec, moins d’une centaine sont considérés comme appartenant à une catégorie supérieure à relie de "contremaître".Ventilation et disette de charbon "Mon médecin m'a toujours dit qu'il fallait aérer la maison, même en hiver, et qu'il était préférable de dormir dans une chambre dont l.i fenêtre est ouverte.Mais aujourd'hui le contrôleur du charbon exige que l'on se dispense de la ventilation et que l'on garde bien closes les fenêtres ! ” Un lecteur nous écrit e: réclame des explications pour cette cor.tia-diction devant laquelle il .ie trouve.Malheureusement, il est peu îaeile de fournir les explications demandées.Si nous manquons de charbon, la .aillé publique en souffrira mais il est probable quelle en souffrira aussi si nos maisons ne sont pas suffisamment aérées.Ce n’est là qu’une des nombreuses anomalies qui.inévitablement, abondent en temps de guerre alors que ce sont des fonctionnaires, irrespon-1 sables devant le peuple, qui édictent les lois auxquelles ce dernier doit se conformer.Le contrôleur du charbon a décidé que l'on devrait garder les fenêtres closes et sa décision est sans appel.Il peut, et nous sommes persuadés que c’est le cas, agir en toute bonne foi et dans l'unique but de protéger l’intérêt public.Cependant, les Canadiens savent que ces règlements viennent des hommes politiques qu'ils ont élus à Ottawa, pour les représenter, (mais qui se dissimulent derrière la bureaucratie) et à qui ils pourront demander comment il se fait que des mesures n’aient pas été prises pour éviter cette disette de combustible, à qui ils pourront demander pourquoi il n’y eut pas de meilleure répartition de la main-d’oeuvre.— Montreal-Matin.AL.BENOIT-BENOIT PROTECTAL INC.Voui pouvez vous procurer à CREDIT LUNETTES D’APPROCHE — THERMOMETRES BAROMETRES — YEUX ARTIFICIELS OUVREZ UN COMPTE COURANT 1617 ST-DENIS iss M, Orner Gaucher, président de l’Union locale 55 des ouvriers boulangers et organisateur local du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, a comparu, samedi dernier, devant le juge Armand Cloutier, sous l'accusation d'avoir, le 30 septembre, au cours d'une réunion publique des ouvriers de la Dominion Rubber, succursale Papineau, conseillé à ces ouvriers de diminuer la production de guerre de 20 pour cent dans cette usine.M.Gaucher a nié sa culpabilité.Après une longue discussion au sujet du cautionnement, le président du tribunal, se rendant à la demande de Me Gérald Fauteux, C.R., procureur senior de la Couronne, a fixé deux cautionnements de $950 chacun ou un dépôt de $1,000 pour la mise en liberté de l’accusé.La peine maxima prévue par la loi pour un délit de ce genre est de 2 ans de pénitencier.Me Lucien Gagnon, agissant pour la défense avec Me Antoine Sénécal, C.R., comme avocat conseil, a décliné la juridiction du tribunal avant que son client enregistrât un plaidoyer.La plainte a été portée par la gendarmerie royale après une enquête de 15 jours.C'est la première accusation du genre à être portée en correctionnelle depuis la déclaration de la guerre.M.Gaucher a obtenu sa liberté après avoir fourni le dépôt, exigé.En marge de cette affaire, rappelons que, le 6 septembre, une grève éclatait à la Dominion Rubber, grève qui ne dura que quelques heures, car les ouvriers reprirent le travail après que M.Raoul Trépanier, officier conciliateur du ministère fédéral du Travail, leur eut déclaré que cette grève était illégale.Trois nouveaux ateliers de l’union à Montréal MM.Bernard Shane, organisateur, et Claude Jodoin, député de .Saint-Jacques a l'Assemblée législative et gérant canadien-français de l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames, viennent d'annoncer que deux autres fabriques de ro- > bes et une manufacture de manteaux pour dames ont décidé rie signer des contrats de travail avec cette union.En vertu des contrats de travail, ce sera trois ateliers fermés où seuls des membres de l'union auront le privilège de travailler.La semaine de 44 heures y sera également établie.Dans le premier cas, les employeurs paieront le boni de vie chère, soit 8V; et dans le second cas.12'i G.MM.Shane et Jodoin ont de plus annoncé que l'objectif fixé par cette union pour le 5e emprunt de la victoire est de $500,000."Lors du 4e emprunt,” ont-ils précisé", les membres ont souscrit $400,000 et près de $1,000.000 en tout pour les 2e, 3c et 4e emprunts." Menace de grève des cheminots La situation chez les cheminots des Etats-Unis devient de plus en plus critique.En fin de semaine, 1.350,000 cheminots américains seront appelés à se prononcer sur la question de leurs conditions de travail, et on prédit une majorité considérable en faveur de la grève, nous apprend-on de Washington.Les chefs des fraternités admettent qu’ils ne peuvent plus contenir le mécontentement de leurs membres et qu’ils prévoient des grèves illégales dans plusieurs endroits des Etats-Unis.Dans son différend avec ses employés, le Conseil de ville de Joliette avait désigné M.Gérard Picard, secrétaire général de la Confédération catholique des travailleurs canadiens pour le représenter dans le conseil d’arbitrage.M.Picard, pressentant les difficultés que cela entraînerait pour lui et son organisation et les ouvriers concernés, a refusé la nomination.M.J.-Elphège Beaudoin, président de la Fédération provinciale du Travail, représentera les ouvriers de la ville à cette enquête.A la suite du refus de M.picard, le conseil municipal de Joliette a nommé Me Georges-E.Lapalme, de Joliette, pour représenter la ville.MM.Beaudoin et Lapalme se sont rencontrés au bureau de M.Cyprien Miron, conciliateur du ministère provincial du Travail, et ont choisi Me Antonio Garneau, C.R., comme président du tribunal d’arbitrage pour étudier les griefs des employés.On sait que les employés de la ville de Joliette, au nombre de 66, et membres de l’Union internationale, ont demandé cette enquête au sujet de leur demande d’augmentation des salaires qu’ils trouvent insuffisants.Notre production supérieure à celle de la Russie "La production de guerre du Canada depuis 1939 a dépassé de beaucoup l’effort accompli sous ce rapport par la Russie au cours de la même période de temps", a déclaré cette semaine M.Hugh-A.Crombic, assistant du vice-président de Dominion Engineering Works.M.Crombic, qui était, le conférencier invité au diner mensuel de la “Purchasing Agents’ Association of Montreal”, en l'hôtel Mont-Royal, a ajouté que le Canada occupe aujourd'hui le quatrième rang au point de vue de l’industrie lourde et que, pour une nation non industrielle, son effort à ce sujet ne saurait être comparé qu’avec celui des Etats du nord lors de la guerre Civile.Il a précisé qu’on y fabrique actuellement un demi-million d’obus par semaine et que.depuis le début de la guerre, la production de véhicules motorisés au Canada a été rie 500,000, de 25,000 chars d’assaut, de 630,000 petites armes et de plus de 500 navires.Nouveaux règdements de travail aux Trois-Rivières On nous annonce qu’à la suite d'une entente conclue entre le sev-vice de l'inspection des ctabli.vr-ments industriels et commerciaux et le comité paritaire de l'industrie du bâtiment de la région des Trois-Rivières.les permis de dérogation aux heures de travail devront être obtenus avant que les employés effectuent le travail supplémentaire.Demande d’abolition des frais scolaires Au cours de sa dernière séance mensuelle, la commission scolaire des écoles protestantes de Montréal a réitéré sa demande d’abolition des frais de scolarité pour la classe de neuvième.Le Comité central a déjà consenti à la gratuité pour la classe de huitième, mais il s’est opposé à ce que la mesure s’applique à la neuvième année parce qu'elle supprimerait une source de revenu d'environ $65,000.Le Dr J.-Stanley Allen a déclaré que la province de Québec était de toutes les provinces du pays celle dont la contribution par tête au coût de l'instruction publique est la plus basse.Il a ajouté qu’il était temps qu'elle fasse plus et que c'était une excellente chose que d'abolir les frais de scolarité dans toutes les classes.LABOR DIRECTORY CONM-.IL liS METIERS ET DU 1 K.WA IL DE MONTREAL — MONTREAL TRADES AND LABOR COÜN-i IE.Meets every lut and 3rd Thursday of each month — s'assemble lea premier et troisième Jeudis de chaqu* * mois.A la salle de l'Assistance Publique.458, rue Lagauchetiôre Est.Président, Paul Fournier 1440 Bleury ; m-«•rétaire-correspondant — correspond-ing-se AMERMH i;.— MONTREAL l»l> TRIt T c OEN< ILS DE CARPENTERS AND JOINERS or AMERICA.- I resident.’ Esdras Secours; Viee-prési-d«;nL; l-ordmand Duueot ; Seerêlaire Leopold l» rancoeur; Trésorier: U Lan thier Exécutif: U.Lunthier.I'.R Johns, I-.Doucet.Gardien: B I,libelle et piIa nttairea: Edouard Toussaint et Llzéar Bernier.Assemblée chaque mercredi à s h du noir au Monument National, ehamhr.U.L.131, s’assemble tous les lundi* soirs au Monument National, ehan.br.il, N.L Heureux, secrétaire ' V: 11“‘* •‘’’assemble tous les lundis soirs au Monument National, chambre r Y iV«,l,elJloilnl,U‘' -,L>0 * lia plea u.• i-ll Meets every 1st and ’Tnl Ihur.sday, 1-140 Bleiirv, II R Fédération américaine I et le C.O.I.critiquent violemment la stabilisation des salaires.• Un observateur compétent des proglèmcs ouvriers, prévoit que le résultat de cette lutte se fera sentir dans quelques semaines.Il croit que que les événements dépendront du règlement des conflits dans les industries du charbon et du transport ferroviaire.Si la commission du travail refuse le contrat de l'Illinois pour les mineurs.dit-il, on peut prévoir une nouvelle crise dans les houillères, mais si elle accorde ce contrat les ouvriers travaillant dans les autres industries augmenteront leur pression pour obtenir, eux aussi, des augmentations de salaires.me en temps de paix".“Malgré les difficultés auxquelles nous devrons faire face, je considère que la période de l'après-guerre en sera une des plus constructives et des plus progressives dans l’histoire iu Canada ou dans l'histoire monde", d'ajouter l’honorable M.Mackenzie.Conseil du Travail de guerre par les opérateurs du nord des Appalaches.AVI: p p Av b du | ’.'""Jw ne veux pas dire que.lorsque la guerre prendra fin et que les in- line de la dust ries de guerre ne se verront plus I adjuger de contrats, la population I set" ne sera pas temporairement privée de travail.On ne petit éviter cela, i mais le gouvernement doit voir à ’ assurer la sécurité et un travail continu li i.i i publie est par les I"'• ".\ssui’i.'iii'il (iospt l , I ’ i" v j i .i giifli.T-, Il II,.givg.niim île < I m « • 111 i 11 ; 11 ii.u 1*1,,:,.Sf •'il'l'liml i « m i.I:, nn.rh.m,,.' 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