Le monde ouvrier = The labor world, 1 décembre 1958, Décembre
JO YEUX MOEl ET SOMME M jm 43« année — No 12 MONTREAL - DECEMBRE 1958 10 cents 9 s / QUE8EC.— C'est à la quasî-unanimité des voix que le congrès de la Fédération des travailleurs du Québec a décidé, le 21 novembre dernier, do s'employer à créer un nouveau parti politique provincial qui grouperait divers 'mouvements à tendances progressives", Il n'y a eu que trois dissidences sur quelque 450 délégués.Si l'on en juge par le ton du débat qui a précédé l'adoption de la résolution d'action politique^ c'est partiellement à une puissante vague d'antiduplessisme 3ue l'on doit attribuer la décision e la FTQ de travailler à la création d'un nouveau parti populaire provincial "dont le programme, tout en s'harmonisant à celui de l'organisation nationale en ce qui a trait aux questions relevant de la juridiction fédérale, tiendrait compte des problèmes particuliers à la province de Québec, ainsi que des légitimes aspirations de notre province sur des sujets tels que l'éducation, la politique fiscale, et autres".Il s'agit, en somme, d'une mise en application de la résolution de Winnipeg, mais sur le plan provincial.A son congrès d'avril dernier, lo Congrès du travail a jelé les bases d'un parti du peuple canadien groupant les syndicats ouvriers, les associations agricoles, le Parti social-démocratique et tous autres groupements de tendances progressives, Au lendemain même du congrès, le nouveau Conseil exécutif de la FTQ a procédé à la formation d'un Comité consultatif chargé de prendre immédiatement contact avec les organisations prévues par les résolutions de Winnipeg et de Québec.Des invitations leur seront adressées incessamment.L'adoption do la résolution politique avait été précédée d'un long débat qui s'est déroulé sur un ton élevé de franchise et de camaraderie.On en trouvera un compte rendu illustré en pages centrales de ce journal.Jr ¦ j-n ® n frifle I 'LJEJ-.J ) LE MESSAGE DU PRES.PROVOST Noël doit être, dans tout pays qui se dit civilisé, la fête dé la |oie et de la paix.Joie des familles réunies pour des échanges,de cadeaux et des agapes prolongées; paix avec les états voisinidtt^ entre les hommes de bonne volonté.q ^ •H Ce n'est pas de gaieté de coeur qu'il nous faut affirmer, cjejler année encore, que le prochain Noël ne sera pas, pour une gr^d^j partie de la population du Québec, la fête de la joie et de la paix.Notre pensée se porte d'abord vers les nombreuses familles de chômeurs.La fête de Noël ne sera, pour ces familles, qu'une occasion cruelle de prendre davantage conscience de leur misère k la vue des festivités qui les entoureront.Nous pensons aussi k l'humiliation de tous ces pères do familles qui devront expliquer k leurs enfants qu'ils n'ont pas pu leur acheter d'étrennes.Le seul baume que les travailleurs peuvent apporter à leurs confrères sans travail, c'est qu'ils viennent de décider de travailler à la fondation d'un nouveau parti politique, dont le premier objectif sera sans doute d'instaurer le plein emploi dans cette province.Noël doit être également la fête de la paix, mais la paix industrielle n'existe pas dans le Québec, car il n'y a pas de paix sans justice.Notre pensée va en ce moment vers les familles de tous les travailleurs congédiés pour activité syndicale, des grévistes frustrés dans leurs aspirations légitimes par un gouvernement complice d'employeurs dépourvus de sens social, des milliers de salariés privés de leur droit de s'associer librement, etc.A ces victimes de l'injustice sociale, nous offrons la consolation de notre récente oécision de passer à I action politique pour instaurer ici une paix industrielle fondée sur la justice.A tous les travailleurs, aux chômeurs et aux victimes de l'injustice sociale, nous offrons nos voeux de joyeux Noël et do bonne année, avec la conscience, toutefois, qu'il nous faudra agir, tous ensemble, pour que ces voeux so réalisent un jour.ROGER PROVOST, président de la Fédération des travailleurs du Québec.I ¦ 1 m » • LES CINQ MEMBRES DU COMITE EXECUTIF DE LA FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC ONT ETE REELUS à la fin de l'un des congrès syndicaux les plus fructueux qui aient jamais eu lieu dans cette province.Celte photo nous en fait voir quatre, .en compagnie du président Claude Jodoin, du CTC.Le vice-président Pat Burke était absent.On reconnaît, de gauche à droite, le secrétaire Roméo Girard, le vice-président Edouard Larose, le président Roger Provost, le confrère Jodoin, et le trésorier Eucher Corbeil.Le congrès a également élu six vice-présidents industriels, qui sont: Henry Jean (industrie manufacturière), P.-E.Jutras (transport), Roland Goediko (aliments et services), Léo Moore (bois et construction), Maurice Silcoff (textiles) et Gérard Poirier (mines et métallurgie).En outre, le Conseil exécutif compte désormais neuf vice-présidents régionaux, qui sont : Louis Laberge, Hector Marchand et Léo Lebrun (Montréal), Jean-Baptiste Hurens (Québec), Benoît Laviolette (Gatineau-Laurentides), Richard-J.Roy (Mauricie), Oscar Longtin (sud du Québec), Henri Longtin (nord du Québec) et René Martin (rive-sud-Canlons de l'est).Montréal ?J' PAGE 2 DECEMBRE 1958 MONTREAL DECEMBER 1958 LE MONDE OUVRIER Le doyen des (ournaux syndicaux canadiens OUVRIER Fondé par Gustave Francq, en 1916 Public dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrièrerdu Québec et à l’amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président; Pat BURKE, Edouard LAROSE, vice-présidents; Roméo GIRARD, secrétaire; Eucher CORBEIL, trésorier.Directeur: Roger PROVOST; Rédacteur: Noël PERUSSE.Adresses toutes communications à: 1476 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 25 — Tél.WE.7-9195 Imprimé par Radiomonde, 8430, rue Casgrain, DU.7-6218 «.SîSÇj.109 Autorisé comme envol postal de 2e classe.Ministère des Postes, Ottawa.EDITORIAL ['unité est “ ° de l'action politique Les observateurs n'ont pas manqué de remarquer que la décision de la Fédération des travailleurs du Québec de passer à l'action politique coïncidait avec l'avènement, cette année, d'une étonnante unité de vues au sein d'une centrale née, il y a moins de deux ans, de la fusion de deux organisations rivales.On a senti, au congrès de Québec, que les délégués avaient une conscience suffisante de leur unité pour s'attaquer à un problème aussi épineux que celui de l'action politique, et qu'en retour, leur participation à l'élaboration d'un projet grandiose venait renforcer leur esprit de solidarité.L'atmosphère dans laquelle le troisième congrès de la FTQ a pris une décision qui fera probablement époque dans l'histoire politique et syndicale de notre province, contrastait vivement avec le climat de suspicion qui avait entouré le congrès de Montréal, un an plus tôt.Alors qu'à Montréal, le congrès s'était divisé sur des questions de politique, de stratégie syndicale et de personnalité, on sentait, à Québec, que les membres de la FTQ avaient surmonté bien des dissentions au cours de l'année écoulée, qu'il s'était opéré des rapprochements salutaires entre des groupes hier opposés, et que les délégués avaient décidé de passer outre à des divergences de vues d'importance secondaire pour travailler tous ensemble dans l'intrêt du mouvement syndical et de la classe laborieuse.On avait tellement conscience de cette harmonie naissante qu'il n'y a eu aucune tentative, tout au long du congrès, pour éluder les questions délicates qui auraient peut-être risqué de faire éclater la FTQ un an plus tôt.Si bien qu'au matin du troisième jour du congrès, les délégués avaient terminé l'examen de toutes les résolutions inscrites à l'ordre-du-jour, et comportant d'importants amendements à la constitution, une majoration de la taxe per capita, ainsi que des prises de position claires et précises sur l'unité syndicale, la moralité syndicale, le respect des lignes de piquetage, l'action politique, etc.L'étude de ces questions a donné lieu à des débats ouverts et d'un ton élevé.Il n'y a eu aucune manoeuvre visant à faire l'unanimité sur des textes vidés, à coups d'amendements, de toute signification.On aurait dit que plus le problème qui leur était proposé présentait de difficulté, plus les délégués manifestaient d'intérêt et de détermination a la régler une fois pour toutes.Une grande leçon se dégage de ce troisième congrès de la FTQ : c'est que les travailleurs du Québec, malmenés par les autorités gouvernementales et le patronat, ont acquis une solide maturité qui leur permet de s'attaquer sérieusement aux véritables problèmes, sans se laisser distraire par de mesquines querelles intestines.L'esprit d'unité qu'ils ont manifesté à Québec montre qu'ils sont prêts pour de grandes tâches.Produits Laitiers de Qualité LIMITÏ* 4141, rue ST-ANDRE LA.3-3121 920, bout.DECARIE HU.4-3561 Les pompiers au secours de lu veuve et de l'orphelin MONTREAL — C'est grâce à une belle manifestation de lolidarité et à la façon claire dont ils ont fait valoir leurs droifs au tribunal de l'opinion publique, que les pompiers de la métropole ont obtenu gain de cause auprès des autorités municipales dans leurs revendications en faveur des familles des confrères Patrick Whelan et Léo Beaudoin, morts dans l'exercice de leurs fonctions.La municipalité avait refusé de leur accorder des funérailles civiques et de payer une pension à leurs veuves sous prétexte que, d'après le rapport du coroner, ils avaient succombé à une crise cardiaque.Les autorités municipales ont maintenant accepté de soumettre à l'Assemblée législative de Québec un amendement à la charte de Montréal prévoyant cette indemnité pour les pompiers succombant à une affection quelconque sur le théâtre d'un incendie.L'amendemem aura une portée rétroactive au premier octobre dernier, permettant ainsi d'indemniser les familles Beaudoin et Whelan.Le président de l'Association des pompiers, le confrère André Plante, evait présenté un vigoureux plaidoyer aux autorités municipales en vue de trouver une solution à ce problème éminemment humain.Il avait multiplié les déclarations aux journaux, à la radio et à la télévision, affirmant qu'il était immoral, et même criminel, d'envoyer des pompiers malades à la mort, sans même assurer la sécurité de leurs survivants.Il avait également participé à une émission télévisée de politique provinciale du Parti so* cial-démocratique où, en compagnie du confrère Michel Chartrand, il avait de nouveau demandé l'adoption, par let autorités provinciales, d'un* loi permettant de protéger efficacement la population du Québec contre le feu.Il s'agit d'une demande que les pompiers font depuis de nombreuses années, et qui avait été reprise par la Fédération del travailleurs du Québec, dont son "Mémoire législatif" au gouvernement Duplessis.Le confrère Plante a souligné que le feu fait plus de dommages dans notre province que dan» la province plus populeuse de l'Ontario.UN HIVER TERRIBLE EN PERSPECTIVE tare 121,523 chômeurs "officiels" au Québec! OTTAWA — Il y avait encore 121,523 chômeurs officiels, dans la province de Québec, à la mi-novembre de cette année.C'est une augmentation de 22,780 par rapport à l'année dernière et de 19,088 par rapport à octobre dernier.Nous disons : "chômeurs officiels", parce qu'il s'agit des chiffres fournis par le Bureau national de la statistique, avec lesquels tout le monde est loin d'être d'accord.Ainsi, le BNS rapporte qu'il y avait 361,000 sans-travail dans tout le Canada à la même date, alors que le ministère du Travail rapporte qu'il y avait près de 400,000 demandes d'emploi au même moment.Des experts soutiennent que le nombre réel des chômeurs est encore plus élevé que ces deux chiffres.Quoi qu'il en soit, le nombre des sans-travail "officiels" a augmenté de 65,000 par rapport à l'année dernière et le nombre des chômeurs se cherchant de l'emploi s'est accru de 48,000 à travers le Canada.En outre, on comptait 18,000 travailleurs privés temporairement de leur emploi à la mi-novembre.cision arrive trop tard pour permettre des mises en chantier suffisantes, et que le climat du Québec rend extrêmement difficiles les travaux d'hiver prévus par le plan d'Ottawa.-«- Vie ouvrière à la TV QUEBEC.— Les quelque 450 délégués au troisième congrès annuel de la FTQ se sont engagés b faire pression auprès de la Société Radio-Canada, afin qua l'émission radiophonique "La Via ouvrière" soit adaptée à la télévision.La résolution allègue, à l'appui de cette demande, qua les travailleurs agricoles disposent deji d'une émission hebdomadaire d'une demi-heure è la télévision, Intitulée "Les travaux et les jours".• jJOttUW • ii felewitt f mûîm fin m if: qutvm fit fj§/tôt!lM«-I L'année dernière, le nombre des chômeurs "officiels" avait atteint le chiffre record de 590,000 en mars.Mais, cette année, le nombre des sans-travail est supérieur, chaque mois, à ce qu'il était à la même date de 1957.On peut donc prévoir, pour le printemps, un chômage sans précédent au Canada.Dans le Québec, tout ce que le gouvernement a fait pour remédier à une situation catastrophique, c'est de permettre aux municipalités d'emprunter pour faire exécuter des travaux d'hiver avec le concours du gouvernement fédéral.Mais la plupart des observateurs estiment que cette dé- Seule la Dow est "climotisée" pour vous offrir une saveur pleine et incomparable.LA BIERE GARANTIE r.AIUNTHS ‘ la meilleure bière que vous ayez jamais bue D3D |l MONDE OUVRIER DECEMBRE 1958 MONTREAL DECEMBER 1958 PAGE 3 La gratuité scolaire, demandée par la FTQ, est "condamnable", dit Duplessis QUEBEC — Le premier ministre Duplessis a de nouveau déclaré, en chambre cetfe fois, que la gratuité scolaire, "c'est un mythe, un leurre, un danger".Il a même ajouté, s'appuyant sur ce qu'il aurait appris au collège (ce n'est pas d'hier), que ' la gratuité scolaire est une chose condamnée et condamnable".Ce n'est pas la première fois que M.Duplessis qualifie la gratuité de l'enseignement de "mythe" et de "leurre", sous prétexte que tout doit se payer.Au printemps dernier, alors qu'il avait tenu le même langage à la suite de la présentation de notre mémoire sur l'éducation, voici la réplique qu'il s'attirait de la part du président Roger Provost, de la FTQ, et du confrère Gérard Picard, ex-président de la CTCC : "Il est indéniable que tout doit se payer, mais cela ne veut pas dire que la gratuité scolaire soit un mythe et un leurre.Les routes et les ponts de cette province aussi doivent être payés et ils le sont effectivement.Ils sont payés à même des taxes.Mais tout le monde a accès à ces ponts et à ces routes, et il n'est pas besoin d'avoir un cent en poche pour y circuler.Par contre, il y a des ponts — comme le pont Jacques-Cartier, par exemple — où il faut payer son passage, sans quoi on n'y a pas accès.En fin de compte, bien sûr, on paye pour le pont Duplessis comme on paye pour le pont Jacques-Cartier, mais on peut quand même dire que l'accès au pont Duplessis est gratuit, que c'est un pont gratuit, par opposition au pont Jacques-Cartier, qui est un pont de péage.C'est de cette gratuité-là, qui n'est ni un mythe ni un leurre, que nous voulons dans le domaine de l'éducation.Nous voulons que l'enseignement soit gratuit, c'est-à-dire qu'il ne soit pas un enseignement de péage.Nous affirmons que la société tout entière doit payer pour l'éducation de ses membres, puisque c'est elle, en définitive, qui en est la grande bénéficiaire.La société doit payer pour avoir des citoyens instruits comme elle paye pour avoir de bonnes routes.Rares sont les parents qui bénéficient directement de l'instruction de leurs enfants et la plupart ont à peine les moyens de leur assurer un minimum de bien-être matériel.Ceux-là comprennent fort bien que la gratuité scolaire que nous réclamons n'est pas un mythe ni un leurre; c'est pourquoi notre mémoire sur l'éducation et les positions semblables qui ont été prises récemment, ont reçu un accueil si sympathique de la part du public."D'ailleurs, s'il fallait considérer la gratuité des services publics comme un mythe et un leurre, et s'y opposer pour cette raison, la population perdrait plusieurs bénéfices sociaux qu'elle a obtenus après des années de revendications.Allons-nous abolir les allocations familiales, sous prétexte qu'elles sont un mythe et un leurre?Et les pensions de vieillesse?Et les allocations aux mères nécessiteuses?Allons-nous fermer les parcs et les terrains de jeu, sous prétexte qu'on peut les fréquenter gratuitement et que c'est là un leurre et un mythe?Allons-nous fermer les bibliothèques publiques?Et pourtant, la gratuité de l'ensri-gnemont, c'est la même gratuité que pour les allocations familiales, les pensions de vieillesse, les allocations aux mères nécessiteuses, les parcs et les bibliothèques." Dans la même journée du deux décembre dernier, le premier ministre Duplessis avait promis d'augmenter la portion remboursable des bourses aux six présidents des universités du Québec venus lui présenter des revendications qui n'allaient pas aussi loin que les demandes exprimées par le mouvement syndical.Mais, chaque fois que leurs suggestions portaient sur l'école primaire, l'école secondaire ou les subventions aux universités, les étudiants s'attiraient la réponse suivante : "Ceci n'est pas de votre compétence." On rappelle à cette occasion que les présidents de la FTQ et de la CTCC avaient appuyé les étudiants dans leur grève du printemps dernier et leur avaient offert leur aide.Bien qu'ils ne fussent pas entièrement d'accord avec les solutions proposées par les étudiants, les confrères Provost et Picard leur avaient néanmoins reconnu la compétence nécessaire pour discuter publiquement ces questions.Il n'est pas sans intérêt de rappeler ici les revendications, en matière d'éducation, contenues dans la Déclaration de principes de la Fédération : "Elle réclame l'enseignement réellement et absolument gratuit à tous ses paliers : primaire, secondaire, universitaire et spécialise.Elle soutient en outre que l'instruction devrait MONTREAL.— Le Parti so-cial-démocratique du Québec accepte de participer, avec la Fédération des travailleurs du Québec et d’autres groupements progressifs, è des pourparlers en vue de la formation d’un nouveau parti politique provincial "représentant les intérêts des classes laborieuses".Le Conseil provincial de ce mouvement répond ainsi à l’appel lancé par la FTQ à son congrès de Québec.L’invitation de la Fédération s'adresse également aux syndicats qui ne sont pas affiliés è la FTQ, aux organisations agricoles et coopératives, ainsi être obligatoire jusqu'à l'age de 16 ans et qu'on devrait faire respecter avec la plus grande rigueur la loi qui en déciderait ainsi."Elle reconnaît les droits fondamentaux de la province en matière d'éducation.Elle ne croit pas, cependant, que ce principe puisse permettre de négliger l'éducation.Ces droits comportent au contraire des devoirs graves dont le gouvernement de cette province doit s'acquitter de façon prioritai- qu’aux groupements et aux individus de mentalité libérale.Le Conseil provincial du PSD a félicité les délégués au troisième congrès annuel de la Fédération de l’adoption de leur résolution d’action politique.Il s’est également déclaré prêt à participer à des discussions avec tous ceux qui désirent l’établissement de la démocratie politique, économique et sociale dans le Québec.D’autre part, le PSD a écarté toute possibilité de fusion avec le parti libéral, cette décision n’excluant pas, toutefois, l’éventualité d’un partage des circonscriptions au moment d’une élection.re." Le PSD a répondu à l'appel de la FTQ r -w-v.cv-v ¦ -M: I ¦ ¦ ¦¦ ¦ i m s A II V P*A Le discours prononce par le jeune étudiant Gctbri Gagnon, de l'université Laval, a été accueilli par ur Véritable ovation de la part des délégués au congri do la FTQ, qui ont été vivement émus par son app 4 la solidarité entre rtavailleurs et étudiants dans lutte pour la gratuité scolaire.Cette photo nous fc Voir M.Gagnon, au micro, entouré, de gauche droite, du président Provost, du confrère Tom Ward, du Congrès du travail du Canada, et du président Jodoin, du CTC."C'est grâce à vous, a déclaré notamment M.Gagnon, si nous avons fait la grève, le printemps dernier, pour faire reconnaître nos droits.Vous nous aver donné l'exemple d'un groupe qui se tient debout pour présenter ses vus au gouvernement et à l'opinion publique.(.) Nous aurons encore besoin de vous pour obtenir ce que nous désirons.Pour notre part, nous n'allons pas nous reposer tant qu'un seul fils d'ouvrier ou de cultivateur ne pourra pas, faute d'argent, aller à l'université." Aussitôt, toute la salle était debout et ovationnait longuement le jeune porte-parole des étudiants. PAGE X DECEMBRE 1958 MONTREAL DECEMBER 1958 LE MONDE OUVRIER La FTQ est en faveur de l'unité syndicale fMM QUEBEC — Le congrès de U Fédération des travailleurs du Québec a adopté une résolution par laquelle il "se ré|ouit de la résolution adoptée par la CTCC à son dernier congrès et souhaite fortement que les pourparlers d'unité aboutissent à un succès le plus tôt possible".La résolution affirme que "l'unité syndicale est essentielle à l'efficacité économique et politique du mouvement ouvrier, plus particulièrement dans le Québec".L'adoption a été précédée d'un débat au cours duquel des délégués ont rappelé des expériences malheureuses qu'ils ont eues avec des syndicats affiliés à la CTCC.D'autres ont répondu que l'on entendait des reproches semblables aux congrès du CMTC et du CCT avant la fusion de 1956, mais que, maintenant, le Congrès du travail est en mesure de régler ces conflits.LE PRESIDENT ET LE SECRETAIRE DE LA CTCC, les confrères Roger Mathieu et Jean Marchand, ont tous deux déploré le fait que l'unité syndicale n'a pas encore pu se réaliser complètement."Il y aurait des avantages merveilleux à ce que l'unité syndicale se fasse au Canada, a déclaré le président Mathieu, que l'on aperçoit sur la photo ci-contre.Ça peut prendre du temps, mais il ne faut pas aller trop vile et tout compromettre.Qu'il y ait affiliation ou non, nous pouvons continuer de colla- borer comme cela s'est fait dans le passé, notamment à La Presse et à Murdochville." Pour sa part, le confrère Marchand a affirmé qu'il "faut que nous ayons assez de largeur de vue pour passer par-dessus nos intérêts de groupes.Le syndicalisme se tu» en oubliant les intérêts supérieurs de la classe ouvrière.Ce qu'il nous faut, ce sont des contacts humains.Il faut qu'on cesse de voir des gangsters dans les représentants syndicaux de l'autre groupement.Il faut oublier les facteurs de division du passé et voir les facteurs d'unité du présent." Le "Monde ouvrier" à $2.00 le mois prochain QUEBEC.— Le congrès de la Fédération a décidé que l'abonnement au "Monde ouvrier" sera porté de $1.00 è $2.00 par année.Il acceptait ainsi la recommandation du Conseil exécutif qui considère que le journal a été suffisamment amélioré pour justifier cette majoration de nature à diminuer le déficit qu'entraîne sa publication.Les délégués ont également approuvé les conclusions du Comité du rapport des officiers, selon lequel "nous avons un* publication, dynamique qui correspond aux besoins de notre mouvement".Le Comité remarque, cependant, qu'"il est arrivé, en certaines occasions, que le journal a quelque peu relégué au second plan l'éducation syndicale, nécessaire à nos membres, en faveur de l'éducation et de l'action politiques".Il affirme néanmoins "la grande valeur éducative de notre organe officiel et la nécessité de s'y abonner en plus grand nombre possible".De son côté, le rapport du Comité d'éducation et d'action politiques, adopté par le congrès, déclare que "le Monde ouvrier constitue le meilleur journal syndical de langue française au Canada" et que "les travailleurs et leurs familles ont avantage à lire ce journal régulièrement".Sur la recommandation de ce Comité, la Fédération devra faire pression auprès des syndicats affiliés pour que chaque officier (membres de comités exécutifs, de négociations ou de griefs, délégués d'atelier) soit abonné, et pour que chaque local fasse tirer des abonnements au Monde ouvrier comme prix de présence aux assemblées mensuelles.Abonnez-vous ou "MONDE OUVRIER" LE MONDE OUVRIER, 1476 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, 25.Je désire obtenir .abonnement(s) au MONDE OUVRIER et je vous envoie ci-indus la somme de.Prix de l'abonnement un dollar ($1.00) .dollar(s).Nom .Organisation .Adresse .Ville .Prov.Résolution d'urgence accusant la Bell de "lockout politique" QUEBEC — Les quelque 450 délégués au congrès de la Fédération des travailleurs du Québec ont adopté une résolution d'urgence demandant l'étatisation immédiate de la compagnie de téléphone Bell, qu'ils ont accusée de faire des menaces de lockout politique en vue d'obtenir une hausse des tarifs.Depuis lors, le gouverne-, ment conservateur d'Ottawa a approuvé la hausse des tarifs qui rapportera annuellement $17,000,000 de plus à la Bell.La majoration, qui est entrée en vigueur le premier décembre, frappe les usagers de l'Ontario et du Québec, les deux seules provinces qui n'ont pas protesté contre cette mesure., La résolution de la FTQ, présentée par le confrère Roméo Mathieu, des Ouvriers-unis des salaisons, reproche au gouvernement provincial de Québec de n'étre pas intervenu pour empêcher l'augmentation.Brève histoire du syndicalisme Le secrétariat de la Fédération des travailleurs du Québec met en vente, à un dollar l'exemplaire, la "Brève histoire du syndicalisme ouvrier au Canada", de M.Laurent Hardy.Il s'agit d'un condensé rapide de quelque 150 pages de l'histoire syndicale canadienne, depuis les débuts jusqu'à nos jours.C'est un petit livre de consultation facile qui peut être d'une grande utilité aux officiers de syndicats.On peut se le procurer en écrivant à Ivan Legault, Fédération des travailleurs du Québec, 1476 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 25.Dans une déclaration à la presse, le président de la FTQ a déclaré qu'il trouvait "particulièrement odieux ce chantage au chômage que fait la compagnie de téléphone Bell".Cette dernière avait, en effet, menacé de mettre un grand nombre de ses employés à pied si elle n'obtenait pas la majoration désirée."C'est mettre les autorités en demeure de choisir, a déclaré le confrère Provost, entre un chômage accru et des tarifs de téléphone majorés, deux mesures également condamnables du point de vue social." DEMANDEZ vous plaît \ La p.us douce V-i've le MONDE OUVRIER DECEMBRE 1*5» MONTREAL DECEMBER 1*5» PAGE 3 " , ¦¦ L'UNE Dts uibLUbblONb LES PLUS INTERESSANTES, du point de vue syndical, a porté sur les droits économiques et sociaux des gens, à la Conférence du Québec sur les droits de l'homme.On aperçoit ici Me Pierre Elliott Trudeau faisant un exposé qui remet en question la conception courante du droit de propriété, qui doit, à son avis, comporter un droit pour le travailleur à son emploi.Il est entouré, de gauche à droite, du confrère Philippe Vaillancourt, du CTC, de Me Michael Rubinstein, président du panel, de l'abbé Gérard Dion, de l'université Laval, et de M.Jean Brunelle, industriel.On résonnait très peu de droits aux travailleurs MONTREAL — On reconnaît très peu de droits aux travailleurs canadiens, et encore moins à ceux du Québec.Telle est la conclusion qui se dégage des discussions qui se sont déroulées le 13 décembre dernier, à l'auditorium de l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames, où avait lieu la Conférence du Québec sur les droits de l'homme.Cette conférence avait été organisée avec le concours de plusieurs organismes, dont la FTQ.C'est ainsi que le confrère Philippe Vaillancourt, directeur du service d'éducation du Congrès du travail pour le Québec, a'pu dire que le droit d'association, le droit de grève et le droit à des négociations collectives sont loin d'être complètement respectés dans notre province.Des milliers de travailleurs n'ont pu faire reconnaître leur syndicat même après avoir suivi minutieusement toutes les procédures prévues par la loi.D'autres ont vu leur syndi- cat perdre son certificat, sous toutes sortes de prétextes, en dépit du fait que l'organisation continuait d'être majoritaire."Comment se fait-il, a-t-il demandé, que des centaines d'organisateurs, bien accueillis par les travailleurs partout dans le Québec, n'ont réussi à syndiquer que 25% des salariés?" Le droit de grève est plus restreint, au Québec, que partout ailleurs au Canada.Un autre participant, Me Pier- re Elliott Trudeau, a déclaré que la notion de propriété, appliquée à notre société industrielle, est désuète.On considère comme propriétaire d'une entreprise un actionnaire qui peut vendre ses actions sans avis, mais on protège quand même cette "propriété".Mais un employé qui a investi une partei de sa vie dans une entreprise, peut voir du jour au lendemain, son emploi "exproprié" sans compensation.Me Trudeau ne croit pas que la loi mette le Capital et le Travail sur un pied d'égalité."Lorsqu'une entreprise décide de faire un lockout, dit-il, aucun groupe d'actionnaires ne peut passer outre et faire fonctionner une partie de l'entreprise.De même, aucun groupe d'ouvriers ne devrait pouvoir travailler dans une entreprise atteinte-par une grève.Pour qu'il y ait égalité entre les deux parties, il faudrait que ce principe soit respecté." Pour sa part, l'abbé Gérard Dion, de l'université Laval, s'est prononcé contre les lois dites du "droit au travail", qui ne sont faites que "pour brimer le droit d'association sans procurer de travail à personne".Il croit que ces mesures antisyndicales vont à l’encontre du bien commun.De son côté, le confrère Roger Mathieu, de la CTCC, a déclaré que la Déclaration universelle des droits de l'homme a peut-être été traduite en 72 langues et dialectes, mais qu'elle n'a pas été traduite dans la réalité, au pays de Québec.Il a ajouté que le mouvement syndical est à peu près la seule organisation puissante de citoyens qui défend constamment les droits de l'homme.Il a exprimé l'espoir que d'autres groupes de la société se préoccupent également de cette question.Les employeurs se !.des droits de l'homme Les employeurs, qui faisaient semblant de s'occuper des droits de l'homme en demandant des lois du "droit au travail" qui n'auraient fait que consacrer le droit de scaber, se sont démasqués, récemment, en boycottant systématiquement les conférences des droits de l'homme organisées à travers tout le pays pour marquer le 10e anniversaire de la Déclaration universelle des Nations unies.Par contre, les organisations syndicales, qui ont obtenu plusieurs lois du salaire égal à travail égal et de non-discrimination à l'embauchage, ont toutes participé à l'organisation de ces conférences, de concert avec des associations de citoyens vraiment soucieux de protéger les droits de l'individu.A la conférence du Québec, à Montréal, l'abbé Gérard Dion a déploré qu'un M.Brunelle, homme d'affaires et membre de plusieurs organisations patronales, ait été obligé d'y parler en son nom personnel, aucun des groupements auxquels il appartient n'ayant voulu commanditer la manifestation.A la conférence nationale, à Ottawa, le professeur H.G.Woods, de l'université McGill, a déploré l'absence des hommes d'affaires, précisant que les compagnies en sont rendues au point qu'elles restreignent la liberté d'expression de leurs dirigeants.D'ailleurs, pouvons-nous ajouter, jamais les associations patronales, toutes intéressées aux questions de l'embauchage, n'ont revendiqué de lois anti-discriminatoires.On sait maintenant de façon certaine ce qu'elles veulent réellement, quand elles demandent leurs fameuses lois du "droit au travail".L'époque de l'espérante.Les Fêtes réunissent familles et amis.C'est l'époque des décorations étincelantes, des chants de Noël, des figures d'enfants qu'anime la joie, et surtout.de l'espérance retrouvée.Car Noël nous rappelle son message : "Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté." Meilleurs Voeux de Joyeux Noël et de Bonne et Heureuse Année 7 W I I X I 1 rtLECtKlC PAGE 6 DECEMBRE 1958 MONTREAL DECEMBER 1958 LE MONDE OUVRIER Les cultivateurs du Québec pas mieux partagés que les ouvriers La prétention du gouvernement Duplessis selon laquelle l'agriculture, sous la protection de l'Union nationale, est florissante dans la province de Québec, vient d'être démentie de façon éclatante par l'Office fédéral de la statistique.Les chiffres démontrent à l'évidence que nos cultivateurs, que le gouvernement fait semblant de traiter en "chouchoux", ont des revenus de beaucoup inférieurs à ceux de l'Ontario, et qu'ils sont encore plus mal partagés que les ouvriers.La FTQ soumettra un mémoire sur les ressources naturelles D'après l'Office de la statistique, 780 agriculteurs québécois seulement, sur un total de 117,000, avaient des revenus suffisants, en 1957, pour payer l'impôt fédéral.Sur I 19,000 cultivateurs onlariens, 12,608 tiraient de leur ferme des revenus justifiant le paiement d'impôts.Les 780 agriculteurs du Québec ont déclaré un revenu global d'un peu plus de $3,000,000, sur lequel ils ont payé $177,000 d'impôt.Les 12,608 cultivateurs "Si l'AMC se préoccupe sincèrement de ce qu'elle appelle le "droit fondamental" au travail, de déclarer le confrère Jodoin, elle ferait mieux de s'occuper du chômage croissant qui résulte présentement des mises à pied effectuées par plusieurs de ses membres." Le président du CTC a ajouté que I'atelier syndical procède du même principe que notre système de taxation, qui fait que tous les citoyens paient des impôts, qu'ils soient d'accord ou non avec le gouvernement.Selon lui, les revendications des de l'Ontario ont déclaré un revenu imposable de près de $47,000,000 et ont dû verser au fisc la somme de $3,570,000.Bien qu elle se classe deuxième pour ce qui est du nombre des fermes, la province de Québec arrive en sixième place en ce qui a trait au nombre des agriculteurs ayant des revenus suffisants pour être touchés par la loi de l'impôt sur le revenu.Ces chiffres montrent que, dans le Québec plus que n'im- manufacturiers n'ont pour but que d'affaiblir le mouvement syndical, qui est "extrêmement pauvre", dit-il, en comparaison des riches compagnies, "dont plusieurs forment l'épine dorsale de l'Association des manufacturiers canadiens".Au sujet de la demande d' "incorporation" des syndicats faite par l'AMC, le professeur Woods, de l'université McGill, a répondu, à la télévision, qu'elle ferait perdre son caractère démocratique au mouvement ouvrier, et que les syndicats risqueraient alors d'avoir le caractère autoritaire des compagnies commerciales.porte où ailleurs, le mouvement syndical a raison de s'adresser aux associations agricoles en vue de la formation d'un nouveau parti politique du peuple.Devant un si déplorable état de choses, on ne voit pas pourquoi les ouvriers et les cultivateurs ne finiraient pas par s'entendre sur un programme législatif commun."Il semble, a déclaré le président Louis Laberge, du CTM, que le gaz naturel soit plus dangereux qu'on ne nous l'avait tout d'abord dit, et il serait dans l'intérêt de la population que les dangers soient signalés." Le Conseil métropolitain a aussi demandé que le règlement de la construction prévoit une meilleure protection contre le feu, afin de'prévenir de nouvelles hécatombes semblables à celle de la place Oldfield.Le CTM a, en outre, décidé do demander au Congrès du travail du Canada de faire pression pour que le premier ministre canadien, M.Diefenbaker, coupe court à son tour du monde et rentre au pays pour y régler une foule Le message du trésorier Les voeux de Noël et du Nouvel An apparaissent cette année sur une note qui n'est pas très gaie.Le spectre du chômage a assombri plusieurs milliers de foyers.Il est regrettable que l'appel syndical en faveur de mesures pour une politique de plein emploi n'ait pas été écouté par les autorités gouvernementales.QUEBEC.— La Fédératoin des travailleurs du Québec présentera aux autorités provinciales, de concert avec "toute autre organisation sympathique", un mémoire portant sur l'exploitation des ressources naturelles.Aux termes d'une résolution adoptée au congrès de novembre, la FTQ considère que "la province de Québec ne retire que des d'importants problèmes, dont celui du chômage.Enfi n, le Conseil a demandé une enquête royale sur les besoins de la défense nationale et a re-commendé au CTC de faire pression afin que le gouvernement canadien fasse fabriquer au pays les avions dont il a besoin.On fait remarquer que l'industrie aéronautique emploie 35,000 travailleurs.royautés infimes pour l'exploitation de ses ressources naturelles, patrimoine national des habitants de cette province".La Fédération est d'avis que "grâce à un système adéquat de royautés sur l'exploitation des ressources naturelles, le gouvernement de cette province pourrait être en mesure d'adopter une politique progressive en matière d'éducation, de logement et de santé".Dans une autre résolution, la Fédération s’engage à faire une enquête sur le problème du logement et à faire des recommendations aux syndicats affiliés, d’ici le prochain congrès.La FTQ réclame également l'établissement, par le gouvernement du Québec, d'un plan d'assurance-santé administré par la province.D'autre part, le congrès a demandé aux dirigeants de la Fédération de continuer à faire pression en vue de l'adoption, par les autorités provinciales, des mesures suggérées dans le mémoire sur l'éducation présenté de concert par la FTQ et la CTCC.Il a également recommandé aux syndicats affiliés de propager cet "excellent mémoire" parmi leurs membres.For Distinctive Gifts it s Holt Renfrew.Hundreds of beautiful and .unusual Gifts for Women, : ‘ Ï- Tien and Children .al ’ fair and sensible prices .> t 4 ¦>: Cifts uill bf nrapped .free, of ' charge .in U.K.'s Itlue Kibbon-tied lovely Christmas Silvery Glitter! ' HOLT Don al Centre .Un encouragement à Taction politique Les industriels veulent des bis du "droit ou travail" OTTAWA — Le présidenf Claude Jodoin, du Congrès du travail du Canada, a accusé l'Association des manufacturiers canadiens de rechercher l'adoption de lois dites du "droit au travail", du type de colles qui ont reçu un désaveu de la part de l'électorat de cinq états américains, aux élections du 4 novembre dernier.Il commentait ainsi le mémoire de l'AMC au ministre du Travail, M.Starr, dans lequel les industriels font semblant de s'apitoyer sur le sort des quelques ouvriers réfractaires au syndicalisme qui voudraient néanmoins s'infiltrer dans un atelier syndical.LE CTM RECLAME: Une enquête sur le gaz naturel! MONTREAL.— Le Conseil du travail de Montréal vient de demander une nouvelle enquête sur le gaz naturel, — et plus précisément, cette fois, sur les risques que comporte l'usage de ce combustible controversé.Cette requête fait suite à quelques explosions attribuées au gaz naturel.Happiness and Security are to be found in the practice of thrift THE MONTREAL CITY & DISTRICT SAVINGS BANK FOUNDED IN 1846 AH our branches are open every evening MONDAY THROUGH FRIDAY FROM 7 TO 8 O'CLOCK THERE IS A BRANCH IN YOUR VICINITY D'autre part, certaines associations patronales semblent beaucoup plus intéressées a la thèse de la loi Taft-Hartley, faite pour protéger les briseurs de grève, et ont fait ressortir l'éclatant motto qui prêche le "droit au travail" plutôt que la coopération à la politique du plein emploi, Le tableau de la situation du chômage est une honte nationale et le nombre de personnes sans travail atteint déjà un niveau plutôt alarmant.Vu les circonstances, il n'est pas étonnant qu'au seuil de cette nouvelle année, nous soyons profondément soucieux.Quand même, souhaitons que les autorités fassent en sorte de prendre les mesures pour alléger le chômage afin d'assurer une meilleure année.Je souhaite donc à tous les ouvriers et à leurs famille, particulièrement aux employés de la Commission de Transport de Montréal, MES MEILLEURS VOEUX DE BONHEUR.ET DE PROSPERITE! Eucher CORBEIL, trésorier de la FTQ.Sherbrooke at Mountain ' 7.y * ra TOOKE BROTHERS LIMITED, Montreal, Que. Il MONDE OUVRIER DECEMBRE 1958 - MONTREAL — DECEMBER 1958 Pas de "back seat driver" pour nous (les camionneurs) MONTREAL.— Les camionneurs du Québec ont décidé de prendre leur volant en main et de faire fi des recommandations du "back seat driver" qui pourrait intervenir dans la conduite de leurs affaires.Les membres québécois de la Fraternité internationale des chauffeurs de camion ont créé à cotte fin un conseil provincial groupant les succursales locales de ce syndicat dans le Québec.Le confrère Roméo Girard, secrétaire de la FTQ et de ce nouveau conseil, a explique que l'organisme aura pour fonctions de coordonner les campagnes de recrutement et les négociations à Du pep (syndical) avec Jean Duceppe Le confrère Jean Duceppe, président de l'Union des artistes, inaugurera le mois prochain une chronique dans le ''Monde ouvrier''.Le "disc-joclcey" numéro un de l'heure a accepté de faire partager à nos lecteurs ses ré flexions personnelles et fantaisis tes sur le mouvement syndical Une chronique à ne pas manquer Le confrère Duceppe a égale ment accepté d'être l'animateur des films que la FTÇ> a l'intention de produire grâce à son Fonds de promotion syndicale.I intérieur de cette province.C est le conseil qui autorisera les grèves, établira la ligne de conduite a suivre dans les négociations, émettra les chartes à l'intention des nouvelles succursales, surveillera leur administration financière, etc.En cas de grève, c'est le conseil qui recommandera à l'exécutif international de payer ou non des allocations aux grévistes.Le confrère Girard affirme qu'en pratique, la Fraternité ratifiera toujours les recommandations du conseil.Aucun représentant international ne sera autorisé à intervenir dans les affaires d'une succursale, et c'est le conseil qui pourra lui imposer la tutelle dans le cas de maladministration.Le conseil est composé des confrères Jean Larivière, président, André LeBlanc, vice-président, Armand Jolicoeur, trésorier, et Roméo Girard, secrétaire._________ PAGE 7 LE PRESIDENT ROGER PROVOST représentait la FTQ, récemment, à la manifestation marquant le 60e anniversaire de fondation du syndicat local 144, de l'Association des compagnons et apprentis de l'industrie de la plomberie.On l'aperçoit ici en compagnie du confrère Emile Hinton, président du local.Les plombiers considèrent que les 60 années d'existence de leur syndicat constituent une réussite, en raison de la concurrence intersyndicale et de l'existence d'un gouvernement antisyndical.0 Xr «g® LE 2 CENTS EST OBLIGATOIRE DEPUIS LE PREMIER DECEMBRE ri ri ri ri ri ri ri ri ri ri ri ri ri ri Achète bien qui achète chez !a> iUdkOHKS -J- MONTREAL — Le secrétaire de la Fédération des travailleurs du Québec, le confrère Roméo Girard, a fait parvenir une lettre à tous les syndicats affiliés, les informant que la taxe per capita est portée à six cents par membre par mois à compter du premier décembre.Cet avis faisait suite à une résolution adoptée à l'unanimité des délégués présents au récent congrès de Québec.Le confrère Girard rappelait aux affiliés que le tiers de la contribution mensuelle, soit deux cents, "sera déposé dans un fonds à part appelé 'Fonds de promotion syndicale' ", Aux termes de la lettre du secrétaire, l'argent ainsi recueilli servira à "faire opposition à la vague anti-syndicale qui déferle actuellement sur le grand public".a a FOR THE HOM ES, INSTITUTIONS AND INDUSTRIES OF CANADA CRA^E PLANTS produce the quality products to meet every plumbing, heating and piping requirement.Installations throughout the country indicate the extent of Crane's continuing contribution to the nation's health, well-being and industrial efficiency—for today and tomorrow.CRANE LIMITED GENERAL OFFICE: 1 170 Beaver Hall Square, Montreal 0 Canadian Factories 33 Canadian Branches La FTQ pourra condamner le manque de solidarité QUEBEC — Pour la première fois, semble-t-il, dans l'histoire de cette centrale, les syndicats affiliés à la Fédération ont renoncé à une partie de leur souveraineté et ont consenti à lui confier l'autorité de leur donner des directives en ce qui a trait au piquetage et au "hot cargo".La résolution adoptée au congrès de novembre dernier affirme qu'"il est inutile d'espérer pouvoir remporter des victoires significatives sur le plan syndical si ce manque de solidarité (déploré à l'occasion de grèves à Murdochville et ailleurs) continue parmi les travailleurs organisés".La résolution dit que la "Fédération condamne fortement toute union affiliée qui traiterait ou manoeuvrerait, de quelque façon que ce soit, toute marchandise qualifiée de 'hot cargo' par les autorités compétentes de cette Fédération ou du CTC, ou qui traverserait une ligne de piquetage reconnue par ces mêmes autorités".La FTQ prépare un Code de moralité syndicale QUEBEC.— La Fédération des travailleurs du Québec a été chargée par son congrès annuel de préparer "immédiatement un code d'éthique canadien basé sur les principes d'honnêteté personnelle des dirigeants syndicaux, d® démocratie syndicale, d'indépendance envers les employeurs et de respect de la liberté des membres".Elle en demandera l'adoption au Congrès du travail.La FTQ appuie, en outre, "la politique de vigilance du CTC envers la corruption et la dictature et invite les locaux du Québec à se référer au CTC s'ils venaient à découvrir quelque pratique malhonnête ou antidémocratique à l'intérieur du syndicalisme".La résolution souligne que "la FAT-COI, aux Etats-Unis, a procédé avec courage à l'épuration du mouvement ouvrier et a ainsi maintenu la bonne renommée du syndicalisme en général".Elle rappelle la bonne réputation dont jouit le mouvement ouvrier canadien et la politique du CTC de s'occuper lui-même d'assurer le maintien de l'honnêteté et de la démocratie dans le syndicalisme canadien.Apprenez à connaître les avantages de l'épargne en ouvrant un compte a la Banque Canadienne " " '¦ Actif, plus de $660,000,000 587 bureaux au Canada 0996 BBÉil ',, ••¦'; • -" v:: 'p , : , .; - •SbSmMM ; Æ*'& >V f* Üli llsii al É |§g$ ifs#* ’ > lÉMIf! Wmm PAGE 8 DECEMBRE 1958 - MONTREAL DECEMBER 1958 LE MONDE OUVRIER THE LABOUR WORLD DECEMBRE 1958 MONTREAL - DECEMBER 1958 PAGE Ç UNE JOURNEE HISTORIQUE EN IMAGES Le texte de (de petit ~ ILtn.\arJ de notre j \irfement iundical nwtt Ire nue les //’i aval i Sont murs pour le Parlement provincial ATTENDU que le Congrès du travail du Canada, à Winnipeg, a décidé d'entreprendre des pourparlers avec d'autres groupements à tendances progressives en vue de fonder un parti politique populaire représentant les intérêts des classes laborieuses; ATTENDU que la fondation dans cette province d'un tel parti populaire constitue un besoin très urgent pour la grande majorité des citoyens et particulièrement peur la classe ouvrière dont les geins économiques et le droit d'association sont sans cesse menacés par une législation provinciale inadéquate; ATTENDU qu'il est impérieux de mettre sur pied dans la province de Québec un mouvement dont le programme, tout en s'harmonisant à celui de l'organisation nationale en ce qui a trait aux questions relevant de la juridiction fédérale, tiendrait compte des problèmes particuliers à la province da Québec, ainsi que des légitimes aspirations de la population de notre province sur des sujets tels que l'éducation, la politique fiscale et autres; ATTENDU que cette Fédération, représentant quelque 175,000 travailleurs syndiqués du Québec, est toute désignée pour prendre l'initiative de l'organisation d'un tel mouvement; QU'IL SOIT RESOLU que cette conférence de la Fédération des travailleurs du Québec donne mandat è son Comité exécutif et à son Comité d'éducation et d'action politiques d'entreprendre immédiatement les démarches nécessaires auprès des autres mouvements à tendances progressives et de faire rapport A le prochaine conférence en vue de donner suite à la résolution de Winnipeg sur le pleat provincial.LEOPOLD LAVOIE, Charpentiers-menuisiers L'action politique est Inséparable de l'action économique.Nos confrères américains ont réalisé qu'ils ne sont pas seulement des producteurs, mais aussi des citoyens.Il ne faut pas oublier, cependant, les récentes élections partielles où des chefs ouvriers ont été battus par des candidats de l'Union nationale après les marches de Mur-dochville.Il nous faut donc pousser l'éducation politique, si nous voulons nous débarrasser de cette tyrannie, des réactionnaires patronaux et des opportunistes politiques.ROMEO MATHIEU, Ouvriers-unis des salaisons On ne peut séparer le politique de l'économique.95% des résolutions au feuilleton sont des résolutions qu'on ne pourra jamais mettre en pratique par des négociations collectives.Ce n'est pas en négociant avec les patrons qu'on va obtenir l'éducation gratuite, qu'on va régler la question des ressources naturelles, etc., qui déterminent le solution de nos problèmes économiques.Nos mémoires annuels seront accueillis par les gouvernements.quels qu'ils soient, quand les gouvernants comprendront que nous sommes une force sur le plan politique.MAURICE SILCOFF, Millinery Workers We are on the verge of making an historical decision, which entails a tremendous change.But we have encountered frustration after frustration regarding our legislative briefs, just frustrations.There is no other avenue open to us than political action.But I caution restraints about these progressive elements referred to in the resolution.I agree with the intent, but I ask that the issue be brought back to our next convention, and I am making an amendment to this effect." (Amendment accepted by the Political Action • Committee.) HECTOR MARCHAND, Association des débardeurs L'opinion que je préconise, c'est de convaincre nos membres, par l'éducation syndicale d'abord, puis par l'action politique.Il y a des années, quand le Conseil des métiers et du travail de Montréal s'est lancé dans l'action politique, 4 ou 5 syndicats se sont retirés.Mais A la dernière assemblée de notre local, nous avons soumis le 'Mémoire législatif' de la Fédération A nos membres, qui ont réalisé que, dans le futur, il faut que quelque chose soit fait, premièrement en faveur de l'éducation politique, et deuxièmement, s'il faut aller plus loin, en faveur de l'action politique dans les élections provinciales.JEAN PARADIS, Ouvriers de la pulpe, du sulfite et des moulins à papier On a trop d'ouvrage à faire, au service des membres, pour s'occuper d'action politique.Je suis contre la fondation d'un parti politique.Quand le confrère Jodoin était député libéral, il n'a rien fait pour nous obtenir la reconnaissance syndicale A 50% plus un.On a des organisateurs qui ne sont pas sincères et qui vont s'emplir les poches quand ils auront un ministère.LES PRESIDENTS DU CONGRES DU TRAVAIL DU CANADA ET DE LA FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC, les confrères Claude Jodoin et Roger Provost, ont tous deux, dans les discours qu'ils ont prononcés au cours de la journée d'ouverture du congrès, lancé un appel à l'action politique.Le président Jodoin, que l'on aperçoit sur la photo du haut, en compagnie du confrère Provost, s'est surtout attaché à montrer le caractère démocratique du parti politique prévu par la résolution de Winnipeg.Il a souligné le fait que, dans l'esprit des initiateurs du projet, le CTC rest rait indépendant du nouveau mouvement en tant que centrale syndicale poursuivant des objectifs économiques.Ainsi, le Congrès pourrait éventuellement se trouver en désaccord avec un gouvernement établi par le parti qu'il appuierait.Les syndicats affiliés au CTC seraient libres de s'affilier ou non au mouvement politique.Ceux qui décideront de s'affilier, resteront affiliés au Congrès sur le plan économique et au nouveau parti dans la poursuite de leurs objectifs politiques.Pour sa part, le président Provost, accompagné du président Roger Mathieu, de la CTCC (photo du bas), a affirmé qu'il est temps, pour les syndiqués, de cesser de séparer le politique de l'économique.Il a déploré le fait que, dans le passé, on ait vu des travailleurs voter pour le candidat du patron sitôt après une grève."Je sais, dit-il, que le problème est complexe et qu'il n'y a peut-être pas unanimité de v*s parfaite sur |j question de l'action politique.Les anciens se souviennent de ballades politiques décevantes.Mais je sais aussi qu'il y a un grand nombre de syndiqués qui veulent régler leurs problèmes là où se trouvent les solutions, c'est-à-dire sur le plan politique.Il nous faut donner un sens à la politique et un sens à notre régime démocratique.Il nous faudra nous dépouilhr de nos vieilles craintes et foire les gestes qui s'imposent pour le bien d-» toute la class-* ru-rière.Et, à cette fin, il faudra oublier nos vieilles querelles et no;, anciennes divisions." JEAN-MARIE BEDARD, Les travailleurs du bois Il est plus urgent que partout ailleurs de passer à l'action politique dans le Québec.Nous avons moins de libertés démocratiques que dans les autres provinces.Nous sommes victimes d'atteintes excessivement graves A la liberté de la personne humaine.Prévoyant une éventualité électorale prochaine, il nous faut réaliser, pour nous débarrasser du régime actuel, une coalition des forces anti-duplessistes.THADDEUS CZALEWSKY, Employés municipaux de V.Jacques-Cartier L'expérience a prouvé que les partis actuels — sauf le PSD — sont aux maint d'une petite clique.Le mémoire de la FTQ à Duplessis a permis de constater que le gouvernement se fout de nos revendications comme de l'an 40.Pour avoir un parti qu'on peut contrôler démocratiquement ,il nous faut un parti a nous, indépendant, mais où les ouvriers entreront en masse et joueront leur rôle.Tant que l'ouvrier n'aura pas son parti, il se fera toujours brimer par les capitalistes.LOUIS LABERGE, Conseil du travail de Montréal Il y a peut-être des unions plus avancées que d'autres dans le sens de l'action politique.Il ne faut pas tomber sur la tête des unions moins avancées ; il faut être très patients et leur démontrer qu'il est dans l'intérêt du mouvement ouvrier de s'occuper de l'action politique.Tout le temps qui nous reste, il faut le prendre pour convaincre les non-convaincus et mettre en application, intégralement, la résolution de Winnipeg, car enfin on a trouvé un terrain d'entente.HENRI ROCHON, Président du Conseil des métiers de la construction Je ne suis pas prêt à accepter un cochon dans un sac.J'aurais voulu qu'on suive la procédure de Winnipeg, c'est-à-dire qu'on forme un comité d'étude qui viendrait nous faire rapport.Nous ne sommes pas prêts à prendre de décision.Il faut être de précaution dans cette affaire-là." Le confrère Rochon avait secondé l'amendement Silcoff, accepté par le Comité d'éducation et d'action politiques, et prévoyant la présentation d'un rapport au prochain congrès.JEAN PHILIP, Conseil du travail de Montréal Le mouvement syndical américain s'est mis en marche de façon sensationnelle dans la voie de l'action politique, quand il a vu, à l'occasion des 'right-to-work laws', que la politique pouvait toucher les droits économiques des travailleurs.Nous, nous bâtirons un parti politique plus solide que tout ce qui s'est fait jusqu'ici, parce que ce sera fondé sur l'adhésion libre des membres, ce sera un parti où tous les membres pourront jouer leur rôle, ce sera un parti bien A eux.WILLIE FORTIN, Ouvriers-unis des salaisons Il faut dire aux vieux partis : Halte-IA I Vous nous avei 'arrangé' trop longtemps.Nous ne devons pas avoir peur de fonder un parti politique.Ceux qui sont contre n'ont pas étudié la question ou ont déjà un parti pris.Il y a 300,000 familles syndicales dans le Québec, ça fait de» votes, ça.Mais nous aurons beaucoup de travail à faire, nous devrons former des cadres.Il y a trop d'opportunistes dans nos rangs, trop de permanents qui ne sont là que pour avoir des jobs. PAGE 10 DECEMBRE 1958 - MONTREAL - DECEMBER 1958 THE LABOUR WORLD LES CONSEILS DE VOS AVOCATS Les dangers de ^ v‘^ine jeunesse dorée la prescription ne veut pas travailler S.Amable est un bon ouvrier, membre de son union.A la suite d'un accident, il se trouve en face de plusieurs problèmes, sans compter sa peine et sa souffrance.Un jour, Amable se trouvait dans un autobus qui est entré en collision avec un tram.Le rapport médical démontre qu'en conséquence, il a subi des blessures corporelles, dort une fracture à la jambe.Son rétablissement a pris plusieurs mois et, pendant ce temps, il n'a reçu aucun revenu, mais beaucoup de comptes.Amable est en négociations avec les ajusteurs d'assurances et delà du délai expressément prévu dans leur charte.On peut citer la Commission de transport comme exemple.Selon sa charte, la prescription est de six mois.Il serait impossible de citer tous les détails de la prescription.Dans certains cas, iT s'agit d'un avis préalable par écrit dans les 72 heures.Dans d'autres cas, c'est 30 heures.Il y a des prescriptions de 6 mois, 1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans et, dans certains cas, de 30 ans.Il est évident qu'il est impossible pour une personne qui n'est pas dans la profession juridique de connaître toutes les règles de Le mois dernier, "Photo Journal" administrait une de ces P Etat a des responsabilités parti-dégelées à un chômeur par l'intermédiaire de la maternelle culières, et l une de celles-ci est Jean Després! (Courrier P.J., semaine du 15 au 22 nov.1958).d'assurer le plein emploi.Vous Un type, du nom de Paul, venant d'une petite ville des Cantons dites à votre chômeur: "Faites un de l'est, acculé au désespoir, a pensé qu'à défaut des autorités examen de conscience et essayez gouvernementales, madame Jean Després, dans son courrier du de trouver la vraie raison qui coeur, lui apporterait un peu de compréhension ! Mal lui en prit ! Voici l'histoire: un homme de le type en question se refuse à 35 ans, inslruit: 12e année corn- devenir vendeur de TV et de ré- par PHIL CUTLER, avocat.il s'attend à une réponse favorable, ainsi qu'à un règlement juste et équitable.Après tout, il se dit que la question de la responsabilité est claire et nette.L'accident est la faute du chauffeur d'autobus ou du conducteur du tram — ou, encore, des deux ensemble.Dans tous les cas, ce sera la responsabilité de la Commission de transport, vu qu'il s'agit d'un de ses employés se trouvant dans l'exercice normal de ses fonctions.Finalement, après un délai considérable, Amable se présente chez son avocat pour la première fois, pour se plaindre qu'il n'y a pas encore eu de règlement.L'avocat, après avoir vérifié les faits, est obligé de l'aviser qu'il est trop tard pour prendre une action devant les tribunaux parce qu'à cause du délai, la cause est déjà prescrite.Que veut dire la prescription ?Qu'est ce que la prescription ?En voici un exemple : les syndiqués comprennent que, si le contrat de travail spécifie un délai de 30 jours pour présenter un grief, il faut que les démarches soient faites avant que ce délai soit expiré.Autrement, il est trop tard pour prendre des procédures pour contester l'acte posé.Ceci est une forme de prescription.Il serait bon de souligner que, dans le domaine juridique, la prescription varie selon la nature de la cause et d'après la partie contre qui l'on veut intenter une action.La nature de l'action S'il s'agit d'une action pour réclamer les dommages causés accidentellement à un véhicule, la prescription est de deux ans.Donc, il faut que l'action soit intentée dans les deux ans suivant la date de l'accident.Par contre, si le chauffeur ou un passager veulent également réclamer pour des blessures corporelles, et même s'il s'agit du même accident, la prescription est d'un an, et il faut que la réclamation soit intentée dans les 12 mois qui suivent la date de l'accident.Les parties en cause On a déjà dit que la prescription varie selon la partie contre qui on a l'intention d'intenter l'action.Par exemple, lorsqu'il s'agit d'une réclamation pour blessures corporelles, la prescription est d'un an, mais, si on veut poursuivre la Ville de Montréal, il faut que l'action soit prise en-dedans des six mois suivant la date de l'accident.Il y a certaines corporations qui, en vertu de leur charte, ne peuvent pas être poursuivies au- la prescription.Mais il est bon de retenir le fait que la prescription fait tomber l'action à laquelle on avait droit.Alors, il est nécessaire de s'informer et de s'assurer de ne pas perdre son droit.merciale, diplômé en dessin commercial et mécanique, chômeur depuis 14 mois, ayant fait 350 demandes d'emplois à travers le pays, toutes infructueuses, se voit à bout de ressources morales et pécuniaires et demande l'aide de sa ville.La ville lui sugg'-e de vendre ce qu'il possède de "luxueux": TV, réfrigérateur, etc.Ici, Jean Després, n'écoutant que sa saine horreur pour des hommes qui (dans sa jeunesse dorée) vivaient sur le secours direct bien au chaud dans la cuisine et les deux pieds sur la bavette du poêle", se méprend et croit que frigérateurs.Partant de cette méprisé, voilà que Jean Després se déconcerte: "Comment un homme jeune, on santé, père de 5 enfants, (et qui continue à engrosser sa femme), écrit-elle, reste 15 mois sans vous a fait perdre votre emploi .Demander donc aux 3,900 chômeurs de Sorel ce qu'ils avaient donc dans la figure qui ne revenait pas aux messieurs Simard?Non, ce serait vraiment trop facile de tout régler avec de belles phrases.Ça marche peut-être dans les romans-fleuves, mais pas dans le "struggle for life" de nos travailleurs industriels.Ici, le travailler sous prétexte qu'il ne grand Manitou, c'est le gouverne- ENTRE NOUS, MESDAMES .On drôle d'éloge."La ménagère canadienne, par ses efforts pour conserver à sa famille un niveau de vie comparable à celui, plus élevé, des Etats-Unis, esf devenue l'acheteur le plus perspicace au monde," a déclaré le président de Dominion Stores Ltd., devant les membres de l'American Marketing Association, à l'université de Harvard.Il ajouie que la ménagère canadienne a $1,000 de moins par année à dépenser que sa consoeur des Etats-Unis, et que son habileté à étirer son faible revenu pour rejoindre les prix toujours plus élevés est un exemple de bonne administration.Il est très flatteur, cet industriel.C'est très gentil à lui de reconnaître nos mérites.C'est ça qui va nous aider à boucler nos budgets !.Continuons donc son raisonnement en prenant la ménagère québécoise pour sujet.Ses tours de force sont encore plus épatants! Son revenu est moins élevé que celui de la canadienne en général.Selon le rapport du mois d'août du Bureau fédéral de la statistique, le salaire hebdomadaire moyen pour la province de Québec est de $68.19, tandis que celui de l'Ontario est de $73.82 et celui du Canada, de $70.75.Par conséquent, l'écart entre le revenu de la ménagère québécoise et celui de l'américaine est de $133 de plus que le $1,000.en question.Si on tient également compte de l’indice des naissances, qui' est pl us élevé dans la province de Québec que dans les autres provinces du pays, on réalise qu'avec son revenu inférieur, la mère de famille québécoise a plus de bouches à nourrir, plus de vêtements à acheter, ut ainsi de suite.Le Conseil du bien-être de Toronto a établi un modèle de budget pour une famille de cinq basé sur le salaire hebdomadaire moyen des Canadiens.Ce budget mensuel prévoit une somme de $59.90 pour le loyer, de $6.50 pour le transport, de $38.90 pour les vêtement, etc.Tout ce qu'il y a de plus irréaliste! On sait bien que dans une ville comme Montréal et d'autres centres industriels de la province, il est impossible de trouver un logement convenable pour une famille de cinq à $59.90.C'est au moins $80.00 qu'il faut payer.Le montant de $6.50 pour le transport est aussi inexact: il en coûte au moins $3.50 par mois pour une seule personne qui voyage par autobus deux fois par jour.Quant aux $38.90 pour le vêtement, ça ne permet sûrement pas d'être vaniteux ni même frileux.Il s'agit tout simplement de se limiter dans l'achat de manteaux, de bottines, de mitaines et de pyjamas de flanellette! Et il ne reste absolument rien pour le compte d’épargnes.Rien pour les frais d'hospitalisation.Dans notre province, il ne faut pas être malade.*< C'est ainsi.Le coût de la-vie JJ est plus élevé au Québec, les sa- y laires y sont plus bas et tout ce ÿ que la ménagère québécoise peut JJ assurer à sa famille, c'est un niveau de vie "minimum", tout à v fait insuffisant.Et monsieur le y président des magasins Dominion, JJ qui vient de doubler ses profits y en 1958, se trompe quand il dit ÿ qu'on peut fort bien se passer de £ $1000.Parce que c'est ça qu'il jÿ dit en fait.Qu'il continue à faire y notre éloge, puisque que nous le % méritons bien; mais il nous ferait jjj bien plus plaisir et nous rendrait v un plus grand service en baissant y les prix de ses esperges, de ses y compotes pour bébé et de ses j-j rôtis de porc frais.y Marcelle LECLERC trouve rien qui lui convienne, rien qui cadre avec ses diplômes.J'ai peine à admettre qu'il ne prenne pas un pic puis une pelle .etc." Ici, on vous arrête, Mme Després; la réponse, c'est que presque tous les pics et toutes les pelles sont occupés (comptez les pelles et grues mécaniques aussi!) et que si Paul, avec son instruction, finit par enlever sa pelle à un journalier, c'est ce journalier qui retombera sur le marché du travail et qui vous écrira dans quelques mois.Qu'est-ce que vous voulez?"Chacun son métier” et .des vaches .il en reste si peu à garder! .Il faut que vous sachiez aussi que notre monde actuel ne marche pas comme vos romans fictifs: ici, c'est la dure réalité.Aucune offre d'emploi pour 361,000 chômeurs (officiels) au Canada.Dans Montréal, aucune offre d'emploi pour 59,243 chômeurs.Quand notre province était rurale, on pouvait parler de la gratte et du "broc", mais en 1958, essayez donc avec votre talent de faire pousser un petit potager sur le trottoir de la rue Valois ou do la rue Ontario.Du Québec rural, où l'initiative privée avait sa place, au monde industriel d'aujourd'hui, où la planification de l'emploi n'existe pas, il y a toute la différence du monde.Vous avez du chemin à faire avant de réaliser que l'automation est aussi à la porte de nos usines, quand elle n'y est pas déjà entrée.Dans un contexte industriel, ment et c'est pour cela que Paul se tourne de son côté.Les ouvriers en ont assez de ce spectacle de la misère dans l'abondance, du scandale de milliers de chômeurs (oui, ne vous en déplaise, continueront à avoir des enfants) dans un pays si favorisé en richesses naturelles.Voilà ce qui devrait vous suffoquer, si vous étiez mieux informée .Marthe LESAÜLT.Export "K FILTER TIP CIGARETTES & Joyeux Noël Borne eî Heureuse Année LA PRESSE », Z'Z'Z'ï î-r-rwcsürcjt A A A A f»> A A A A A A A A A A A A A A A A A A % A A A A A A A A A J DECEMBRE 1958 MONTREAL DECEMBER 1958 PAGE 11 THE LABOUR WORLD ! ^J^luauetb M©M©I@I@I©M©M©I©I©: Les anniversaires ont du bon.Ils nous permettent de faire un retour sur nous-même, de faire le point.C'est un peu ce qui s'est fait récemment à Montréal, et ailleurs au Canada, à l'occasion du 10e anniversaire de la proclamation, par les Nations unies, de la Déclaration universelle des droits de l'homme.En prenant connaissance de tout ce qui s'est écrit et dit à cette occasion, on constate que ce sont les femmes qui avaient le plus besoin de cette Déclaration des droits de l'homme.Ainsi, vivant en pays civilisé, on est porté à croire que l'article 6, qui dit que chacun a le droit d'être considéré comme une personne devant la loi, que l'article 6 va de soi.Eh bien ! Saviez-vous, mesdames, qu'au Canada, ce n'est que depuis 1929 que ce statut nous est officiellement reconnu ?Nous ne sommes officiellement des personnes que depuis notre admission au Sénat ! Dans le Québec, évidemment, on est toujours un peu beaucoup derrière les autres.D'après le juge Thibaudeau Rin-fret, notre Code civil nous considère à peu près comme des mineures et des idiotes.C'est gai !.Dans leur lutte pour obtenir un statut égal à celui des hommes, les femmes ont commencé par obtenir des droits politiques, et plus précisément le droit de vote.Mais saviez-vous que ce n'est que depuis la dernière guerre mondiale que nous commençons, dans notre pays, à nous faire reconnaître des droits économiques et sociaux ?En effet, la première loi dite du "salaire égal à travail égal" remonte à 1951 seulement.Il s'agit d'une loi décrétant qu'un homme et une femme, effectuant le même travail dans une même entreprise, doivent recevoir la même rémunération.Elle est entrée en vigueur le premier janvier 1952, en Ontario.Il n'y a que sept ans de ça.A la suite de l'Ontario, le gouvernement fédéral d'Ottawa et les provinces de Saskatchewan, de Colombie britannique, de Manitoba, de Nouvelle-Ecosse et d'Alberta adoptèrent des lois semblables.Au risque d'être accusée, par le premier ministre Duplessis, de dénigrer ma province, je dois souligner que le Québec est la seule province industrielle à n'avoir pas encore adopté une loi du salaire égal à travail égal.A ce propos, il convient de souligner également que le Québec n'a pas de loi interdisant la discrimination dans l'embauchage, alors que le gouvernement fédéral, l'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan, la Colombie britannique, la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick en sont dotés.Au sujet des lois du salaire égal à travail égal, je tiens toutefois à préciser qu'elles ont surtout une valeur éducative et que leur application à la lettre ne donne pas nécessairement justice aux femmes.Ainsi, les employeurs font souvent faire ai < femmes un travail qu'ils ne confieraient pas aux hommes parce que ça fait leur affaire, parce que les femmes, à cause de certaines dispositions naturelles, y donnent un meilleur rendement, les femmes, par exemple, donnent un meilleur rendement que leurs confrères dans certaines opérations semi-automatiques et monotones.Il ne faudrait pas qu'on permette aux patrons d'exploiter ces travailleuses sous prétexte qu'elles ne font pas un travail "égal" à celui des hommes.A mon avis, elles font un travail différent, c'est tout, mais un travail qui a sa valeur.En ce cas comme en bien d'autres, il ne suffît pas de respecter les lois, il faut établir un régime de justice dans l'industrie.Huguette PLAMONDON -, k' - gr;\j mÊ u 10.2 Children's dresses 01.5 Wood furniture .25.6 Upholstered furniture Pharmaceutical préparât ' •• 8.8 .1 ¦' 6 27.9 Domestic laundry equipment .12.2 Vacuum cleaners .14.8 Electrical appliance 17.5 Gtoraqe batteries .14 2 The retailer's margin is addt on to the manufacturer's price.When you pay $16.50 for a dress, the factory price is $10, and the actual labor cost of manufacturing it is just $2.20 .If you gave the workers who make that dress a five per cent wage boost, the actual increase in the manufacturing cost would be I I cents.Emergency Resolution Charging Bell with “Political Lockout'’ QUEBEC.—Some 450 delegates at the Convention of the Quebec Federation of Labour adopted an emergency resolution requesting the immediate nationalization of the Boll Telephone Company, and accusing it of a threatened "political lockout" in order to obtain higher rates.Since then, the Conservative Government of Ottawa approved the rate increases which will give an annual return of an additional $17,000,000 to the Bell.The increase, in force since December 1st, affects the users in Ontario and Quebec, the only two provinces which did not protest against this measure.The resolution of the QFL, presented by Brother Roméo Ma- thieu, of the United Packinghouse Workers, reproaches Ihe Quebec provincial government for not intervening to stop th:s increase.In a statement to the press, the President of the QFL declared that he found "particularly odious this blackmail with unemployment made by the Bell Telephone Company".The latter had, in fact, threatened to lay-off a large number of its employees if it did not obtain the desired increase."This is forcing the authorities to choose, declared Brother Provost, between enlarged unemployment and increased téléphona rates, two measures equally unacceptable from a social point of view".* - y y y y y y y s* y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y y V, >.>, * >, X* P, ïv* K>.S, fc* ***** * * *3.Now, while the joy at Yuletide fills every heart and every home, We send our warmest greetings and say to all.*A terj merry ChriBtman" BIRRS JEWELLERS A ' A President Provost's Season's Greetings Christmas should be, in all civilized countries, the celebration of happiness and peace.The happiness of reunited families for the exchange of gifts and prolonged feastings: peace amongst nations and between men of good will.It is with a heavy heart that we should remark this year again that pext Christmas will not be, for a large portion of the population of Quebec, the Holiday of happiness and peace.Our thoughts especially go to the numerous families of unemployed fathers.The Christmas holiday will only be, for these families, a cruel occasion reminding them of their misery in the midst of the festivities which surround them.We think also of the humiliation of the fathers who will have to explain to their children that they were unable to purchase gifts for them.The only consolation that the workers can bring to their unemployed brothers Is that they have decided to work toward creating a new political party whose primary objective will be, without a doubt, to give full employment to this province.Christmas should also be the Holiday of peace, but industrial peace does not exist in Quebec because there is no peace without justice.Our thoughts go at this moment toward the families of workers fired for union activities, of strikers frustrated in their legitimate aspirations by a government siding with employers lacking a sense of social responsibility, of thousands of salaried workers deprived of their right of free association, etc.To these victims of social injustice, we offer the consolation of our recent decision to enter political action in order to establish here a regime of industrial peace based on justice.To all workers, to the unemployed and to the victims of social injustice, we offer our best wishes for a Merry Christmas and a Happy New Year, with the feeling, however, that we shall have to act, altogether, in order that these wishes may materialize one day.ROGER PROVOST, president, Quebec Federation of Labour.'j & B W -ciûf W W M M&Ê! 43rd Year - No.12 MONTREAL - DECEMBER 1958 10 cents THE LABOUR 0RLD QUEBEC.—The Quebec Federation of Labour showed an astonishing unity less than two years after the merger by almost unanimously deciding to work toward the creation of a new party "with a program which, although in accord with the one adopted by the national organization on matters within federal jurisdiction, would take into account problems which are of particular importance to the people of our Province on matters such as fiscal policy, education and others".It was a question, in brief, of applying the Winnipeg resolution at the provincial level.At its Convention of last April, the the Canadian Labour Congress launched the idea of a people's political party, grouping labour unions, agricultural associations, the Social Democratic Party and other progressive groups.On the very next day after the Congress, the new Executive Council of the QFL appointed an Advisory Committee of eight members responsible for contacting the organizations mentioned by the political resolutions of Quebec and Winnipeg.This Committee includes the five members of the new Executive Committee: President Roger Provost; Vice-Presidents Pat Burke and Edouard Larose; Secretary, Roméo Girard; and Treasurer Eucher Corbeil; as well as Brother Philippe Vaillancourt, Quebec Director for the CLC Education Department, and regional Con- gress Vice-presidents Louis La-berge and Huguette Plamondon.Many speakers, most of them favouring political action, participated in the debates preceding the adoption of the resolution calling for the creation of a new Provincial Party.Only two statements were completely against the recommendation of the Education and Political Action Committee.Several participants deemed it advisable to warn the delegates against any contemptuous attitude toward those not as "much advanced".Others reminded the Convention that the inauguration of a new movement suggests an intensive campaign of political education if we wish to obtain success in this project.VENUE aux, DELEGUÉS RENCE F.T.O 0;F.L WELCOME mkk* ÆMh, r ‘ THE QUEBEC FEDERATION OF LABOUR HAS A NEW EXECUTIVE COUNCIL now composed, starting this year, of a five-officer Committee, six industrial vicepresidents and nine regional vice-presidents.The above photo shows, seated left fo right, secretary Roméo Girard, Executive, vice-president Edouard Larose, president Roger Provost, CLC president Claude Jodoin, treasurer Eucher Corbeil, and Eastern Townships vice-president René Martin.Standing from left to right, Montreal vice-president Hector Marchand, Manufacturing Industry vice-president Henry Jean, Montreal vice-president Léo Lebrun, Building trades vice-president Leo Moore, Quebec vice-president J.-B.Hurens, Mines & steel vice-president Gérard Poirier, Southern Quebec vice-president Oscar Long-tin, St.Maurice Valley vice-president R.-J.Roy, Gati-neau-Laurentides vice-president Benoit Laviolelte, and Northern Quebec vice-president Henri Longtin.Several membrs of the Council v/ere not present when this photo was taken.They are Executive vice-president Pat Burke, Montreal vice-resident Louis Laberge, Transport vice-president P.-E, Jutras, Food and services vice-president Roland Goedike.The newly-elected Executive Council had its first meeting the very morning following the Convention.
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