Le monde ouvrier = The labor world, 1 janvier 1964, Janvier
?.' -g Après le mémoire de la FTQ 1BBB S®' Sü vpl si si jhhi , .; p§n mm 4641 ü 2* :v" QUEBEC — Il semble que le projet de caisse de retraite que le gouvernement provincial soumettra au cours de la présente session, correspondra, dans son inspiration, aux recommandations formulées par la Fédération des travailleurs du Québec dans son récent mémoire #au ministre dû Travail, M.Carrier Fortin.Le premier ministre Lesage a, en effet, déclaré en Chambre qu'il s'agit avant tout d'une mesure sociale, qu'il ne s'agira donc pas d'un régime d'accumulation intégrale, ce qui est conforme aux vues exprimées par la FTQ.sation syndicale, l'Etat s'em- L'exécutif de notre centrale, présidé par le confrère Roger Provost et accompagné du professeur Nicolas Zay, de l'université de Montréal, a présenté un mémoire prévoyant des pensions transférables relativement élevées qui ne seraient possibles qu'en vertu d'un système de financement mixte, comportant à la fois la répartition ("pay as you go") et la capitalisation.Cette tentative de concilier l'aspect sécurité sociale de la caisse avec les préoccupations économiques d'accumulation de capitaux à des fins d'investissement, a donné lieu à de malencontreuses interprétations.Des pensions convenables, d'abord C'est pourquoi, dans une mise au point qui n'a pas reçu la diffusion attendue, le président Provost a déploré le fait que notre mémoire a pu donner l'impression que les travailleurs du Québec ne se préoccupaient pas assez du rôle joué par la caisse dans l'expansion et la libération économiques du Québec.D'après lui, cependant, on devrait trouver tout à fait normal que le syndicalisme, dont la mission première est de protéger les travailleurs, les salariés et les économiquement faibles, soit davantage préoccupé par l'aspect sécurité sociale d'un régime de sécurité de la vieillesse, que par la question des investissements.Ceci dit, de poursuivre le président de la FTQ, je désire rappeler deux- points importants de notre mémo-ire.D'abord, nous prévoyons un régime mixte de répartition et de capitalisation; il est évident que, dans la mesure où il y aura création de capitaux, ceux-ci devraient servir à la réalisation d'une politique d'investissements visant à nous rendre maîtres chez nous.En outre, la FTQ assigne à la caisse d'Etat l'obligation de concurrencer l'entreprise privée dans le domaine des régimes facultatifs supplémentaires, qui constituent en réalité la principale source de capitaux de placement.La création de capitaux, ensuite En somme, selon notre président, ce que les travailleurs du Québec désirent, c'est qu'une fois assuré à l'ensemble des retraités un niveau de vie décent, ce qui constitue certainement une préoccupation légitime pour une organi- - ,.BSur** V.•?c\i.ploie 6 canaliser au maximum l'épargne volontaire des salariés.Enfin, concluait le confrère Provost, nous désirons rappe-1er que notre centrale s'est déjà prononcée en faveur de l'étatisation des compagnies privées d'assurances, ce qui devrait procurer 6 l'Etat provincial tous les capitaux nécessaires à la planification et à la libération économique du peuple québécois.Une fédération pas comme les autres Dans la même déclaration à la presse, le président de la FTQ avait confirmé l'existence d'un accord entre notre centrale et le Congrès du travail du Canada sur notre position autonomiste au sujet de la caisse de retraite.Il venait en effet de recevoir une lettre du président Claude Jodoin reconnaissant le fait que les travailleurs du Québec réclament la création d'une caisse provinciale, alors que ceux des autres provinces sont invités par le CTC à faire campagne en faveur de la caisse fédérale.Comme le confrère Jodoin exprimait l'espoir qu'une entente permettra de rendre quand même les pensions transférables d'une province à l'autre, le président Provost a rappelé que notre mémoire recommandait précisément au gouvernement du Québec de négocier à ce sujet des accords de réciprocité avec les autres provinces ou avec le gouvernement fédéral.Mais, il formulait également le voeu que le CTC et les autres fédérations provinciales de travailleurs s'emploieraient aussi à obtenir de leurs gouvernements respectifs qu'ils entament avec notre province des pourparlers sur le problème de la transférabilité.L'autonomie provinciale sans douleur "Il est évident, de déclarer le président de la FTQ, que nous n'entendons pas que les travailleurs fassent les frais du respect des droits provinciaux; mais, nous pensons qu'avec un minimum de bonne volonté de part et d'autre, il est presque toujours possible de concilier les aspirations nationales avec les impératifs économiques et sociaux." %,mm - «s* Jm \Æ \M it)' ill irÉIÉ asaa i ‘i'~ îmY'H.ï \ ¦T- >fr-'SV ' Y-’¦'lv1‘tÉi ^v’< BgfjJiWvuri 49e année — No 1 JANVIER 1964 MONTREAL pensions it pensions it pensions it pensions it pensions Une caisse publique, universelle et contributive La FTQ a réclamé, dans son mémoire au ministro du Travail, M.Carrier Fortin, une caisse de retraite conforme aux trois principes posés par le gouvernement Lesage lui-même dans son discours du trône, c'est-à-dire une caisse "publique, universelle et contributive".En d'autres termes, nous voulons une caisse d'Etat, assurant la sécurité de la vieillesse au plus grand nombre de citoyens possible, et financée par les contributions des bénéficiaires et — dans le cas des salariés — des employeurs.Une contribution 2 et 2 font 4 Dans le cas des salariés, le mémoire prévoit le paiement d’une contribution de 2 pour cent de leur salaire à la caisse, et d’une cotisation égale de leur employeur.Dans le cas des personnes travaillant à leur compte, elles paieraient elles-mêmes le total de 4 pour cent.Des pensions convenables à la retraite La FTQ désire avant tout le paiement de pensions convenables, qui assurent un niveau de vie décent aux travailleurs à la retraite.Elle propose que ces pensions soient basées à la fois sur le revenu moyen au cours des 15 meilleures années de travail et sur le nombre d'années de contribution à la caisse.Ainsi la caisse paierait, à compter de 65 ans, des pensions allant de $20 par mois, pour un revenu annuel de moins de $500, jusqu'à $420 pour un revenu de $10,000, en plus d'une pension uniforme de $75 par mois payée à tout le monde.Les travailleurs les moins bien rémunérés seraient donc assurés d'une pension mensuelle de $95.Retraite possible à partir de 62 ans I.’âge normal de la retraite serait 65 ans, mais un travailleur pourrait se retirer à 62 ans.Cependant, le montant de la pension serait diminué pour ceux qui quittent le travail avant 65 ans, et augmenté pour ceux qui se retirent après cet âge.Mais, il n’y aurait pas d’augmentation de la pension pour ceux qui prendraient leur retraite après 70 ans.La protection des personnes à charge La FTQ, dans son mémoire, n'a pas oublié les personnes à charge, qui sont le plus souvent abandonnées à leur sort dans le cas du décès du retraité.Elle prévoit donc le paiement d’allocations au conjoint, aux descendants directs ou enfants adoptifs de moins de 18 ans, ainsi qu'aux ascendants directs de 65 ans et plus qui étaient entretenus par l'assuré.C'est ainsi que le veuf, ou la veuve, aurait droit à 50 pour cent 3l de la pension, plus 15 pour cent par personne à charge.Les enfants sans parents auraient droit à 30 pour cent jusqu'à l'âge de 18 ans.Ces diverses pensions ne devraient pas dépasser 80 pour cent de la pension de l'assuré.La protection du pouvoir d'achat La FTQ entend protéger la valeur réelle des pensions, c'est-à-dire le pouvoir d’achat des bénéficiaires.Autrement, une inflation légère pourrait réduire les pensions à néant dans 30 ou 40 ans.Nous voulons que le montant des pensions soit ajusté non seulement aux fluctuations des prix à la consommation, mais également h l’indice d'augmentation des salaires dans l'industrie manufacturière.Ainsi, non seulement les retraités seraient-ils assurés d’un revenu stable, mais encore pourraient-ils participer à la croissance économique de leur milieu.Une régie autonome para-étatique Le mémoire de la FTQ recommande que l'administration de la caisse soit confiée à un organisme autonome, para-étatique, sous le contrôle du gouvernement provincial.Son conseil d'administration compterait 15 membres, dont cinq y seraient délégués par le mouvement syndical, à titre de représentant de la majorité des assurés.Un tribunal d'arbitrage devrait être créé pour régler équitablement les conflits entre la caisse et les participants.La transférabilité interprovinciale Notre centrale syndicale recommande au gouvernement provincial d’entamer sans retard des pourparlers avec les autorités gouvernementales compétentes pour s'assurer la transférabilité, d’une province à l’autre, des droits acquis à une pension.La FTQ veut que la transférabilité intervienne tant entre les régimes publics qu'entre le régime public et les régimes privés d'assurance-vieillesse.Un régime complet de sécurité La FTQ préconise un régime complet de sécurité de la vieillesse comportant, outre la caisse de retraite proprement dite, trois autres mécanismes bien Intégrés les uns aux autres.Il y aurait d'abord le régime universel de base assurant à tous, à partir de 65 ans, le minimum vital, actuellement fixé à $75.A la caisse de retraite universelle et obligatoire, viendrait également s'ajouter un régime supplémentaire et facultatif d'assurance-vieillesse, à l'intention de ceux qui ont les moyens de se protéger davantage.Enfin, un régime palliatif d'assistance pour ceux qui n'ont pas accès à l'un ou l'autre des autres mécanismes ou pour lesquels les prestations ne sont pas suffisantes. LE MONDE OUVRIER JANVIER 1964 MONTREAL JANUARY 1964 THE LABOUR WORLD L# doyen des journaux ayndicaux canadiens M.CNDE Fondé par Gustave Francq, en 1916 4 l’tihlié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Québec et à l’amélioration de son sort.Organo officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif : Roger PROVOST, président; Louis LABERGE, Jean GERIN-LAJOIE, vice-présidents; André THIBAUDEAU, secrétaire; René RONDOU, trésorier.Directeur: Roger PROVOST; rédacteur: Noël PERUSSE.Adresses toutes communications à : 1327 est, boul.St-Joseph, Montréal 34 — Tél.LAfontaine 7-1218 Imprimé par l’imprimerie Radio-TV, 8430, rue Casgraln, DU.7-6218 «*§$§*» 109 ,¦% ministère des Posies, A Ottawa, n autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envol comme objet de la deuxième dasso de la présente publication.it mis:] EDITORIAL Les caisses d'économie Il s* poursuit depuis quelque temps, dans le Québec, une grande campagne contre le crédit qui, sous le couvert d'une lutte aux compagnies de finance, met en cause le principe même ds l'achat é tem-pér.iment.Cette campagne de propagande donne l'impression qu'acheter à crédit est devenu immoral, que la vertu suprême consiste, pour le travailleur, à vivre selon ses moyens, si modestes soient-ils.Quand on est né pour un petit pain, n'est-ce pas, on n’a pas le droit d'avoir une automobile, un appareil de télévision, etc.Ça, c'est bon pour les riches.Le crédit est-il immoral ?A notre avis, le crédit, c'est un peu comme la question, actuellement débattue dans notre société, de la création d'une loterie provinciale.Les adversaires du projet auraient peut-être raison de s'y opposer en principe si I instinct du jeu n'avait pas des racines aussi profondes nans le coeur de l'homme.Où est le travailleur qui n'a jamais joué, le plus souvent illégalement, sur les parties de hockey, sur les chevaux, aux cartes, à la loterie irlandaise?C'est l'exception.Alors, c'est du puritanisme et de l'hypocrisie que de s'imaginer que le jeu n'existe pas, ou qu'il va disparaître, tout simplement parce qu'on rejette l'idée d'une loterie publique, laquelle permettrait à un instinct profond de l'homme de s'exprimer légalement, et à la société, d'en tirer profit pour améliorer la sécurité sociale.De la même façon, les adversaires du crédit auraient raison de le combattre si tout le monde avait les moyens de tout acheter comp-lani, et si les gens avaient tous, en dépit de la publicité et des près-sior.s sociales de toutes sortes, la force de caractère nécessaire pour vivre constamment selon leurs moyens.Mais, à quelle famille ouvrière va-t-on faire croire qu'elle n'a pas le droit, comme tout le monde, A un appareil de télévision, source de distraction peu coûteuse et d'éducation populaire, tout simplement parce qu'elle n'a pas le ''cash'’ nécessaire ?Alors, c est du puritanisme que de refuser tout superflu aux pauvres, que de vouloir empêcher les travailleurs d'hypothéquer raisonnablement leur avenir pour sc procurer des choses utiles et durables.C'est de l'hypocrisie que de ne pas reconnaître que le crédit existe depuis toujours et qu'on ne fait qu'encourager l'usure en le condamnant sans discernement.Ce que les adversaires puritains du crédit oublient trop souvent, c'est que le travailleur de 1964 ne se croit pas né pour un petit pain.Conditionné par la publicité et le train de vie nord-américain, il ne renoncera pas facilement à ce qu'il croit être un besoin parce qu'il se trouve à court d'argent.Il s'adressera plutôt aux 'requins de la finance", cher qui il risque de se faire égorger.Est-ce à dire que nous sommes fatalistes et que nous sommes résignés À voir nos membres se diriger vers les abattoirs des compagnies de finance?Non, mais nous pensons qu'il s'agit là d'un problême qui appelle des solutions réalistes.Selon nous, il est irréaliste d'espérer convaincre les gens de cesser d’acheter à crédit.Alors, la feule solution réaliste, c'est de leur procurer des sources de crédit à bon marché.Ces sources de crédit existent-elles?Oui, ce sont les caisses d'économie et de crédit, dont de nombreux travailleurs du Québec ont déjà fait l'expérience.^ Dans le cadre de ses cours do formation do conseillers en bien-être, la FTQ a entrepris do faire connaître 6 ses membres les bien* faits de ces caisses coopératives qui permettent d'arracher les gagne-petit» aux griffe» des usuriers de la finance.Tout en favorisant l'épargne, elles prêtent è ceux qui ont besoin do crédit.A des taux d'intérêt de deux à quatre fols moindres que ceux des compagnies de finance.Cette formule se répand cio pluî en plus au sein de notre mouvement.Nous y voyons un complément naturi^ au syndicalisme.Se contenter de parler contre te crédit, c'est prêcher dans le désert.Fournir aux travailleurs un crédit A bon marché, voilé qui est agir de façon réaliste.C'est notre choix, 2 - •MiiiiiiMiiimimiiiiiiMimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiiiiiimiiiimiiimimiiiiiiimimiiimiiiimiiiiiimmiK I Le four des conseils du travail I 1 A Drummondville: 17 | conseillers syndicaux | en bien-être 2 Le président Roger Provost, E de la FTQ, était l'orateur inis vité au banquet de clôture E des cours de conseillers en E bien-être organisés par le E Conseil du travail de Druin-E mondville, en collaboration E avec les services sociaux de H notre centrale.Des certificats = d'étude furent alors remis à E 17 syndiqués qui sont mainE tenant mieux en mesure de = conseiller leurs compagnons E de travail en matière de lé-E gislation sociale.E Le confrère Provost a pro-E filé de l'occasion pour dénon-= cer certains malaises écono-“ miques, dont celui du chô-E mage, qui faisait encore E 130,000 victimes, à la mi-dé-r sembre, au Québec.Il a éga-E lement affirmé qu'il faudrait E modifier le système de finan-— cernent des commissions sco-E laires, car, selon lui, le petit E contribuable assume actuelle-E ment une part relativement E plus forte des frais d'éduca-E tion, que certaines industries E en mesure de faire davanta- E ge.= D'autre part, le confrère E Gérard Boisclair a été réélu E à la présidence du Conseil E du travail de Drummondvil-E Ie» poste qu'il occupe depuis E la fondation de l'organisme.E L'exécutif du CTD se compo-E se également du vice-prési-j= dent Jean-Paul Latour, de la E compagnie Simone Morin, seE crétaire-correspondante, d u = secrétaire-trésorier Yvon E Ruest, ainsi que des directeurs E Rita Maher, Gérard Lemire et = Rex Murray.frh&i fe: ENCORE UNE FOIS REELU i la présidence du Conseil du travail de Valleyfield: le confrère Oscar Longtin, qui est aussi vice-président régional de la FTQ.A Valleyfield: le confrère Longtin est réélu à la présidence Le confrère Oscar Longtin, vice-président régional de la FTQ, a été réélu 6 la présidence du Conseil du travail de Valleyfield.Il est entouré, à l'exécutif de l'organisme, des confrères Jean-Guy Saint-Aubin, vice-président, Laurédan Bertrand, secrétaire-correspondant, Rémi La-niel, secrétaire-trésorier, L.Asselin, Léopold Leduc et Adrien Saint-Onge, directeurs.A Hull: le CTHG § est soucieux de § sa représentation | Le Conseil du travail de E Hull-Gatineau semble fort E soucieux de sa représentation E auprès d'organismes semi- E étatiques chargés du bien- E être des travailleurs.E Après avoir entendu le E confrère J.-G.Denis faire rap- E port que le comité des Ira- E vaux d'hiver était "pacté" E par la CSN, le CTHG a déci- E dé d'écrire à tous ses affiliés E pour leur demander de dési- E gner des représentants au- E près des comités d'emplois E d'hiver et d'assurance-chô- E mage.E Le Conseil o également de- E mandé au gérant de la Com- E mission de l'assurance-chô- E mage à Hull, M.Oscar Bou- = cher, de lui faire connaître E les noms de tous les arbitres — y représentant le mouvement — syndical, de même que l'or- E ganisation qu'ils représentent E et l'endroit où ils travaillent.E Les délégués ont égale- E ment désigné les confrères L.E Levasseur, président, et J.-G.E Denis, comme représentants E au comité consultatif de pla- E cement.E Enfin, le Conseil a perdu E les services de la trésorière E Rose Fournier, démissionnai- E re, qui sera remplacée au E cours d'une prochaine élec- E tlon.E ;'A .w JH - - 4 ÇA MARCHE, LES COURS DE CONSEILLERS •n bien-être do la FTQ I Récemment, Avait lieu une autre distribution do certificats d'étude è un groupe do syndiqués do la région do Buckingham-Thurso.On reconnaît, au premier plan, le président du Conseil du travail, le confrère Paul Diotte, et, è droite de la deuxiè- E me rangée, les confrères Julien Major, direc- E teur des services sociaux de la FTQ, et A.-O.E Roblndaine, représentant du Congrès du Ira- E vail du Canada.E ïiitfiiiimiiiimMiiiiiimiiiHitiiitiiiiiiiiiiiijiiiiiiHimmimiifiiHHiMHiimiimiiiiimiimiiimmiiiiuimmiiitimiiim? 11111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111T111111111111111111111111 i 11111111M11111111111111111111111111111111111111111111111111111111111 iiiiimiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiii 111111111111 m 111111111 m 1111 n 1111 m m 111111 if.THE LABOUR WORLD JANVIER 1964 MONTREAL JANUARY 1964 LE MONDE OUVRIER Le tour des conseils du travail A Montréal: Ménard succède à Laberge à la présidence Le Conseil du travail de Montréal a un nouveau président.Il s'agit du confrère Jean-Paul Ménard, ex-vice-président, qui succède au président sortant Louis Laberge, lequel ne sollicitait pas de renouvellement de son mandat.On croit savoir que le confrère Laberge, qui occupait la présidence depuis la fondation du nouveau CTM, entend se consacrer davantage à la FTQ, dont il est l'un des deux vice-présidents, et où il se verrait bientôt confier d'importantes responsabilités.Les autres membres élus du CTM sont les confrères Armand Jolicoeur, vice-président, Paul Brunet, secrétaire-archiviste, et Guy Dupuis, trésorier.Le Conseil du travail a reçu les deux candidats du NPD aux élections fédérales partielles du 10 février prochain, dans les circonscriptions montréalaises de Laurier et de Saint-Denis.Pour sa part, le candidat dans Laurier, le confrère Gérard Picard, qui est président du Conseil central des syndicats nationaux de Montréal (CSN),- s'est prononcé pour l'utilisation du budget d'Ottawa comme instrument de planification économique et moyen de régler le problème du chômage.La candidate du NPD dans Saint-Denis est la compagne Réjeanne Dinel.Le CTM a demandé à ses affiliés de faire des dons en argent au Collège canadien des travailleurs et de choisir des étudiants en vue des deux prochaines sessions d'étude.Les délégués ont également demandé au gouvernement fédéral de rescinder FIDELE A SES AMIS, le CTM a encore une fois accueilli le confrère Gérard Picard, candidat NPD dans Laurier, qui est également président du Conseil central des syndicats nationaux de Montréal (CSN).Pour le confrère Picard, le problème no 1: le chômage.' ¦ • a® ab— 4'•.*:/ LA JEUNESSE DOMINE AU JEUNE Conseil du travail de Drummondvillc, comme on peut en juger par cette photo de famille du nouvel exécutif.On aperçoit ici, assis de gauche à droite, les confrères Yvon Ruest, secrétaire-trésorier, J.-P.Latour, vice-président, Gérard Boisclair, président, Maurice Hébert, représen- tant du CTC, ainsi que la compagne Simone Morin, secrétaire-correspondante.Debout dans le même ordre: le confrère Rex Murrray, directeur, la compagne Rita Maher, directrice, les confrères Gérard Lemire, directeur, et Jean-Paul Roy, sergent d'armes.LE NOUVEAU PRESIDENT DU CTM, le confrère Jean-Paul Ménard, qui succède au confrère Louis Laberge.Le confrère Ménard était déjà vice-président de l'organisme.Il est également président du Conseil des métiers de la construction.l'entente canado-américaine de 1957 prévoyant l'entreposage d'ogives nucléaires en territoire canadien.Le Conseil du travail de Montréal s'est récemment penché sur le problème des assurances, mais il a vite relevé la tête pour réclamer les réformes qui s'imposent.Le CTM a d'abord demandé l'intervention immédiate du gouvernement provincial en raison des hausses- prévues dans le secteur de l'as< surance-automobile.Alors que les majorations moyennes seront de Tordre de 17%, on prévoit qu'elles pourront atteindre les 30% dans la région métropolitaine.Le Conseil demande donc à la FTQ de faire campagne, en 1964, pour obtenir des autorités provinciales l'instauration d'une régie publique d'assurance-automobile.Dans le domaine de l'assurance-vol, le CTM déplore le nombre croissant des quartiers de Montréal que les compagnies considèrent comme non assurables, ainsi que les hausses de tarifs de 10 à 34% qui seront bientôt imposées.Les délégués ont réclamé une meilleure surveillance policière des secteurs considérés comme non assurables, et un contrôle efficace des armes à feu.A Sorel: Ringuette est réélu à la présidence Le confrère Jean-Marc Ringuette a été réélu à la présidence du Conseil du travail de Sorel.Les autres membres de l'exécutif sont les compagnes et confrères Germain Aussant, vice-président, Lise Gadoury, secrétaire-correspondante, L.-P.Déguisé, secrétaire-trésorier, Collette Latour, Louis Groleau et Roussel Gendron, directeurs.Outre Sorel même, Tracy, Berthierville et Saint-Ignace de Loyola ont des représentants à l'exécutif du CTS.C'est le mois prochain que sera fondée, au sein du Conseil du travail de Sorel, une caisse d'économie et de cré- dit.Le confrère Robert Sou-pras, représentant de la Fédération québécoise des caisses, assistera à la cérémonie.D'autre part, le CTS a accueilli un nouvel affilié, le syndicat des Métallurgistes-unis d'Amérique à la British Titan.Et le président Jean-Marc Ringuette a été désigné comme arbitre syndical auprès de la Commission d'assurance-chômage de Sorel.Pour le Conseil, un congrès est à peine fini qu'un autre se prépare.Les compagnes Lise Gadoury et Collette Latour venaient de faire adopter leur rapport sur celui de la FTQ quand le représentant du Congrès du travail du Canada, le confrère Maurice Hébert, rappela aux délégués la nécessité de se préparer en vue du congrès du CTC, en avril, à Montréal.A Trois-Rivières: appui à la piscine intérieure Le Conseil du travail de Trois-Rivières a résolu d'appuyer fermement la campagne de publicité actuellement menée par la Commission de la piscine intérieure et de féliciter les promoteurs du projet de leurs travaux antérieurs.D'autre part, le président J.-A.Bergeron a présenté aux délégués un rapport complet sur la dernière conférence de l'étiquette syndicale, à Grand-Mère, le 14 décembre.A Baie-Comeau: le CTC fait l'éloge de la FTQ C'est un représentant du CTC, le confrère Alfred Ro-bindaine, qui a récemment fait l'éloge de la FTQ, au Conseil du travail de Baie-Comeau, et incité tous les syndicats de la région à s'y affilier."Aucun corps syndical, a-t-il dit, ne donne autant que la FTQ, compte tenu du per capita." Peu auparavant, le confrère J.-E.Michaud, secrétaire correspondant, avait soumis son rapport à titre de délégué du CTBC au récent congrès de la Fédération.Le document est d'ailleurs conservé aux archives.D'autre part, le Conseil a décidé d'écrire à tous ses affiliés pour leur demander d'abonner leurs membres, et surtout leur exécutif, au Monde ouvrier.Sur le plan régional, le CTBC a résolu de préparer un mémoire à l'intention du conseil municipal de Baie-Comeau.Cette décision faisait suite au rapport complet du Comité municipal et scolaire de Baie-Comeau-Haute-rive sur l'activité du conseil municipal de Baie-Comeau.Enfin, le confrère Yvan Desrosiers a été nommé à la vice-présidence du Conseil, où il y avait une vacance depuis quelque temps.Et les confrères J.-C.Amiot, président, Desrosiers, vice-président, et L.Amiot ont été élus membres du Comité d'éducation.A Shawinigan-Grand-Mère : un nouveau président Le Conseil du travail de Shawinigan-Grand-Mère s'est choisi un nouveau président, en remplacement du confrère Marcel Boisvert.Il s'agit du confrère Raoul Branchaud, de Grand-Mère, qui sera assisté des vice-présidents Roland Wellman, de Shawinigan-sud, et René Hogue, de Grand-Mère.Les autres membres de l'exécutif sont les confrères J.-Lucien Bouffard, secrétaire-correspondant, Robert Lévesque, secrétaire-trésorier, André Grondines, Hervé Lafor-me, Maurice Plourde et Adrien Plourde, tous quatre directeurs.4 Saint-Jean: une enquête sur le transport en commun Deux syndicalistes — les confrères Marcel Leblanc, secrétaire du Conseil du travail, et Gérard Docquier, des Métallurgistes-unis d'Amérique — ont commencé à siéger, à titre de directeurs, à la nouvelle commission d'étude sur le transport en commun de Saint-Jean et Iberville.1111111111111111111111:112 i : ! : 111111111111111111 m 111 ! 11 ¦ 11111111111 ¦ 11111111111 ¦ i : 1111111111111 ¦ 111111 i 111111111111111111111111111111 ¦ 1111111 ! 111111 ¦ i ¦ ¦ 11 ¦ 1111 ¦ 11111 ¦ 11 ¦ 111111111111111111111111111 '111 ""11111111 ¦1111 '11111111111111M1111111V " ^•iiniiii it it il 1111 ti il h 111111111 il 1111111111111111111111111111111111111111111111111 il 11111111111111111111111 il 111111111111 ¦ 11111111111111111111111 it 11 m 11 h 111 ii 111 tu i h ni t ii i m i h 11 ii 11111 it lit 11 il 11111111 it 11 il t min iiiiiii 11 h h 1111111 h 11 il1 n1 ¦1111111111111,111111111111111111111111 *i1 *11111111111111111111111111111111 LE MONDE OUVRIER JANVIER 1964 — MONTREAL — JANUARY 1964 THE LABOUR WORLD d'or—La parole est d'argent—Le silence est d'or—La parole Eventualité de la sécession du Québec Le confrère Robert Bouchard, des Métallurgistes-unis d'Amérique, a évoqué, devant le Conseil du travail de Toronto, l'éventualité de la sécession du Québec.Selon le compterendu de la Presse canadienne, la prédominance de l'élément canadien-anglais au Parlement fédéral aura pour effet d'entraîner la sécession du Canada français de la Confédération."Accordez au Québec toutes les prérogatives qu'il revendi- Le confrère représentant unis Robert BOUCHARD, des Métallurgistes-d'Amérique, que à juste titre, a-t-il dit, et nous du Québec serons disposés à négocier.Notre conception du Canada en est une d'une fédération de deux nations; nous ne croyons pas que l'unité puisse être établie en considérant la Canada comme une entité." Le confrère Bouchard a souligné que certains éléments du mouvement séparatiste étaient réactionnaires.Un ardent séparatiste l'aurait même menacé de mettre les syndicats hors-la-loi et de le faire mettre à mort lui-même le jour où son mouvement accéderait au pouvoir.imiimmiiiiiiiii 11111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111| 11 |j 111 g | g 11111 g j 11111.Ce qu'ils ont dit i uni t it t inn it il 111 in i il mi 11 iiiiiti ii i un nui 11111 in in j 11111 mi 11,11 ) nu 11 in im 11 ; | H,, ||IMII| J, | M u 11, m| 11,, | M( M ( ( | ( ( |n un | .’-.urns**.1 Le confrère Jean GERIN-LA-JOIE, superviseur régional des Métallurgistes-unis d'Amérique.Le nouveau (?) code du travail Le confrère Jean Gérin-La-joie, superviseur régional des Métallurgistes-unis d'A méri-que, a déclaré, à Québec, que le projet partiel de code du travail soumis à l'Assemblée législative, se présentait comme si rien n'avait été dit ou fait, l'année dernière, au Comité des relations industrielles, à l'occasion du bill 54.Dans une interview exclusive à La Presse, il a dit : "Le bill revient et demeure inchangé, sauf pour certains détails sans importance et sauf pour les sections qui sont référées au Comité de la fonction publique." Il s'est toutefois dit satisfait de constater que la clause sur la sécurité syndicale est demeurée inchangée.Plus tôt, le confrère Gérin-Lajoie avait qualifié d'incompréhensible et même inquiétante" la nomination de M.J.L.-C.Pilon au service de conciliation du ministère du Travail.I! a rappelé le passé antisyndical du fonctionnaire alors qu'il était gérant des relations industrielles de la compagnie Ingersoll Rond, à Sherbrooke.Rappelant que les négociations en cours à la compagnie Atlas Steel, sont les premières portant sur les salaires dans une aciérie du Québec, le confrère Gérin-Lajoie a laissé entendre qu'elles étaient menées en prévision de la création du complexe sidérurgique québécois."Les Métallos d'Atlas Steel, dit-il, ont conscience de leurs responsabilités devant ce problème nouveau.Ils en sont d'autant plus conscients que, comme toute la population de la province, ils attendent de connaître les plans du gouvernement du Québec." La grève de la compagnie Irving Oil Le confrère Fernand DAOUST, représentant du Syndicat international des travailleurs des industries pétrolière, chimique et atomique.Le confrère Fernand Daoust, du Syndicat international des travailleurs des industries pétrolière, chimique et atomique, a été amené à prendre maintes positions publiques au cours de la grève mouvementée qui se poursuit à la compagnie Irving Oil, dans le Québec, après avoir éclaté au Nouveau-Brunswick.Récemment, le confrère Daoust a dénoncé l'entente conclue entre la filiale Domestic Petroleum et un groupe de ses employés.Il a déclaré qu'il s'agissait là du "chapitre le plus abject dans le domaine des relations ouvrières-patro-nales".A un moment donné, le représentant international a accusé le Service national de placement de s'immiscer dans le conflit en fournissant de la main-d'oeuvre à la Irving Oil.Il a toutefois précisé que c'est la loi qui est tpal faite et,qui crée des briseurs de grève.Tout au long du différend, le confrère Daoust a nié toute participation de son syndicat aux actes de violence qui ont ponctué la grève.111 Mil IIM III I II 11 II 111 II 11111111111 II I II M II IM III M11M M IM IMIM Ml II U111MIMIMIIMMMMII, IIMIMIMMIIIIMI MUM II I Ml MUUM IM M Mil mm cours du mois IIIIIIIMIIIMIIIIIIllMIIIIIMIIMIIIIIIIIIIIIIIItlIfMMMIIIMIMIMIMIMIIIMUIllllMIMMIMIIIIMIIIIIMMMMMMUMIMMMMMIIMMMMI Les syndicats et les séparatistes Le confrère Fernand Boudreau, du Syndicat international des préposés à l'entretien des édifices publics, s'est livré à une interprétation de l'attitude syndicale à l'endroit du séparatisme dans une interview accordée à Mme ly-siane Gagnon, du journal L'Indépendance : "Pourquoi les dirigeants syndicaux s'opposent-ils à l'indépendance du Québec ?"Mais j'ai confiance : l'ouvrier québécois se rendra bientôt compte qu'il est colonisé, et que toutes les grandes décisions qui régissent l'avenir du Québec, il n'y prend jamais part." "Ces gens-là sont déjà en place.Ils ne prendront jamais de risques.Il faut que le mouvement parte "d'en bas".D'ailleurs, les syndicats se sont-ils eux-mêmes trouvés ?Je ne crois pas.Tant que le Québec sera à la merci d'Ottawa et de Washington, les syndicats, qui sont pour la plupart des filiales de grandes centrales américaines, n'agiront pas en fonction des intérêts des travailleurs québécois, mais en fonction des intérêts de la "maison-mère" .qui est cana die n ne-anglaise ou américaine ! Le viol de deux encycliques Le confrère Pierre Valois, représentant du Syndicat canadien de la fonction publique, a accusé les autorités de l'Hôpital de la Miséricorde, de Haileybury, en Ontario, d'avoir violé l'esprit de deux encycliques en congédiant quatre employés pour activité syndicale.Il s'agit d'encycliques de Léon XIII et de Jean XXIII affirmant le droit pour les ouvriers de , ., , Le confrere Gérard RANCOURT, se grouper pour defendre leurs secrétaire administratif du Con-intérêts.seil du travail de Montréal.S „ I A < • La confrère Armand JOLI-COEUR, représentant du Syndicat international des préposés i l’entretien des édifices publics.Pas de connivence avec les Soeurs Le confrère Armand Joli-coeur, représentant du Syndicat international des préposés à l'entretien des édifices pu-bl ics, a nié que son organisation ait été de connivence avec les Soeurs de la Providence pour s'assurer la représentation des employés de la maison-mère, à Cartierville.L'accusation avait été portée par un porte-parole de la CSN."Si nous avons nos 'entrées', d'expliquer le confrère Joli-coeur, cela ne veut pas dire que nous sommes de connivence avec les religieuses.Que la CSN se souvienne de ses débuts, elle n'aura plus envie de parler de connivence." La non-discrimination à l'emploi Le confrère Gérard Rancourt, secrétaire administratif du Conseil du travail de Montréal, a été invité à commenter, à I emission "Aujourd'hui", de Radio-Canada, le projet de loi provincial interdisant la discrimination raciale et religieuse au travail.Le confrère Rancourt a d'abord ridiculisé les prétentions du premier ministre Lesage selon lequel une telle loi ferait du Québec l'un des Etats les plus avancés en ce domaine.II lui a rappelé qu'il existe de telles lois à l'échelon fédéral et dans une demi-douzaine d'autres provinces canadiennes.Le représentant du CTM a invité le gouvernement Lesage à s'inspirer de la loi ontarienne dans la rédaction de son propre projet de loi. ^iiiiHiiiiiiiiiniiiniinitmiiHinniiiiiiinitiHmHtitnuiimmtiHiiiiimHHiimimflnHmiiHtHiiiinHmimrmmmttHiHniHimiHiHitHHrmimutttiiitmiiiittiHiuHiiiiiiiiiiHiitiuiiiiiiiiimiiniiiMiiHiiiiiiiiHmiiHtiiiiiiiiiiniiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiHiiiiiiinHiiiiiniiMiK THE LABOUR WORLD JANVIER 1964 MONTREAL JANUARY 1964 LE MONDE OUVRIER 11 miiiimmiimmiimmimmimmimmmmiimmiimiimiiiimiiiiiimiiiiimiimiiiiiiiiimimimiimmiiiiiimiimiimiimmiiummmmmmi iiimiiiiiiiiimiiinmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiini Si la radio existe toujours pour vous, il y a CAPITAL et TRAVAIL" diteur sur l'aspect du problè- Ippf I » RADIO-CANADA NE VEUT PAS nous dire combien elle a d’auditeurs, à la radio, è 7 h.15 du soir, mais il reste qu'on peut y apprendre un tas de choses sur le mouvement syndical et le monde des affaires si l'on se trouve en automobile ou si l'on ferme la télévision pour manger è cetto heure-lé.On aperçoit ici, préparant en équipe une émission série CAPITAL et TRAVAIL, le réalisateur Cilles Archambault, debout, en compagnie d'un des deux animateurs, M.Maurice Char-trand, à gauche, qui est directeur adjoint de la Chambre de commerce do Montréal, et de son invité du jour, M.Henri Mhun, économiste-conseil.Comme le soulignait le président de la FTQ dans son message de Noël, "nous vivons présentement dans le Québec une période passionnante où tout, après des années d'inertie, semble devenu possible.Chaque groupe évidemment, veut profiter de ce déblocage, de cette accélération de l'histoire, pour orienter le cours des événements dans le sens de ses réoccupations idéologiques et de ses intérêts." En effet, la roue tourne de plus en plus vite; l'accélération de la marche de l'histoire et les événements qui se multiplient exigent de notre part une attention de plus en plus constante.Sommes-nous conscients du rôle que nous pouvons jouer dansTorienta-tion de ces événements ?Savons-nous 6 quel point le sort d'un projet, d'une initiative de notre municipalité, du gouvernement provincial ou du gouvernement fédéral dépend de chacun d'entre nous ?Ces projets et ces initiatives sont présentés, accepté» ou refusés par ceux que nous avons élus et notre avenir dépend do ceux que nous choisissons pour nous représenter aux postes de commande.Comme l'exprimait récemment l'économiste français Alfred Sauvy, "bien informés, les hommes seront des citoyens; mal informés, fs seront des sujets".Match nul i capital 2, travail 2 C'est pourquoi il importe d'être renseigné, non seulement sur les personnes, mais aussi sur le fonctionnement, les problèmes, les préoccupations et les Intérêts du milieu auquel nous appartenons et de celui des autres groupes qui forment notre société.C'est précisément la fin que poursuit l'émission radiophonique Capital et travail, présentée au réseau français da Radio-Canada, les lundis, mardis, mercredis et vendredis à 7 h.15 du soir.Les deux animateurs de la série, Jean-V.Dufresne, journaliste à La Presse, et Maurice Chartrand, directeur adjoint do la Chambre do commerce de Montréal, analysent à tour de rôle les événements de la vie ouvrière et ceux de la vie économique.Il s'agit avant tout de renseigner l'au- me qui le touche de plus près.Les deux côtés de la médaille Par exemple, le développement d'une industrie basée sur l'automatisation peut être une bonne nouvelle du point de vue de la production, mais elle amènera fatalement une augmentation du chômage.La décision que vient do prendre le gouvernement fédéral de prolonger au 31 mars le programme d'aide aux travailleurs âgés ne rè- SSSSSVSV» S WW WW Une émission humoristique CAPITAL et TRAVAIL a beau être une émission très sérieuse, dans la plus pure tradition de Radio-Canada, l'humour ne s'an trouva pat pour autant totalement exclus, même s'il n'est pas toujours voulu.Récemment, à l'occasion du mémoire da la FTQ sur la caisse universelle da retraite, on avait invité, pour commenter ce document, M.Jean-Paul Gagnon, de l'Université de Montréal, qui fut présenté comme étant un expert en la matière parce qu'ayant participé è la rédaction du mémoire consacré par la CSN è cette même question.L'interview donna donc lieu è une critique comparée des deux mémoires syndicaux qui faisait nettement ressortir, contre toute attente, la supériorité ( ?) de celui de la CSN.Sans renier tout è fait son enfant, M.Gagnon trouva néanmoins le moyen, dans les dernières secondes, d'avouer qu'il avait oublié les dépendants des retraités.LA REDACTION WW»WW wwwvw gle pas pour autant le sort de ceux dont le seul tort est d'avoir 45 ans."Nous cherchons autant à expliquer qu'à informer, nous dit le réalisateur de l'émission, Gilles Archambault.S'il s'agit d'une grève ou d'un sujet qui prête à controverse, les auditeurs entendent toujours le point de vue des deux parties en cause.Le contenu d'une émission n'est pas nécessairement pris dans les nouvelles qui font la manchette; la publication d'un rapport, par exemple, l'initiative d'un syndicat ou la déclaration d'un ministre sont parfois autant de faits significatifs sur lesquels il est intéressant d'attirer l'attention du public." De tout pour faire un monde C'est ainsi qu'au cours des dernières semaines, il a été question à Capital et travail de la première entente collective entre le Syndicat de l'alimentation au détail de Montréal et l'Association des détaillants en alimentation du Québec, et de la création, par les Métallurgistes-unis d'Amérique, d'un système de bourses d'études pour les élèves du cours secondaire; que M.Fernand Martin, professeur au département de science économique de l'université de Montréal, a parlé de l'étude publiée par le Bureau de planification du ministère de la Jeunesse sur les besoins financiers de l'éducation au Québec, et que les déclarations du ministre des richesses naturelles sur le capital étranger, et celle du ministre provincial du Travail sur la nécessité d'une collaboration patronale-ouvrière pour une véritable planification industrielle, ont été commentées par les animateurs de l'émission.capital" da la L'actualité te divise par trois Les auditeurs de Capital et travail ont également pu se renseigner sur les prévisions économiques pour 1964, sur la création du nouveau syndicat financier, sur la part qu'obtient le Québec des revenus d'Ottawa, sur les difficultés financières des commissions scolaires, etc.Il est question, à chaque émission, de trois sujets différents.Les deux premiers font l'objet d'une brève analyse présentée par l'animateur; le troisième est présenté sous forme de questions auxquelles répond un invité, spécialiste du sujet traité.L'animateur prend ici la place de l'auditeur en demandant à son invité une définition claire et précise de la question étudiée et en commentant avec lui son utilité et ses conséquences.A cause des renseignements qu'elle donne, de l'actualité dont elle s'inspire et de la fin qu'elle poursuit, l'émission Capital et travail peut apporter à ceux qui l'écoutent une meilleure compréhension du milieu dans lequel ils vivent et les éclairer sur le choix à faire et les décisions à prendre.imiiiiiiMiimiiiiiiiiimmiimiiiimiiiiiimmimimmiiiiiiimiiiiiiimiimiiiiimimiimimiiiiimiimiiiiiiimuiiiiiiim Marie JULIEN, Société Radio-Canada JlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllItlIIIIIIIIIIIIIIUIIIIIII ue de Montréal " U • •• Il est à nous grâce à i ri not 3 mtrns of (moims ) up PlanftmcewnlHial prêts Economiques comportant une assurance-vie * - S ^.ntiiiiiiiiiiiriiiiiMiiiitiiiimiiiiiiiiiniiiitiiiiiiiiitiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiifiiitiiiiiiiiiiiiiittiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiititiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiri^ LE MONDE OUVRIER JANVIER 1964 - MONTREAL - JANUARY 1964 THE LABOUR WORLD THE LABOUR WORLD JANVIER 1964 - MONTREAL - JANUARY 1964 LI MONDI OUVRIER J AU CONGRiS FTQ-1963 v: - : • ¦;?mm (Im iftà jfe iS&SSBS Jean-Roger CINQ-MARS, Fraternité canadienne des cheminots : Bernard MARLEAU, Syndicat canadien de In fonction publique : "Il ne faut pas oublier que notre véritable oppresseur, c'est l'impérialisme économi-q 'e des Etats-Unis.Plutôt que de nous séparer, nous devons faire l'union des deux nations de notre pays contre l'emprise américaine sur notre économie." "Je suis opposé à une condamnation du séparatisme.S'il y a actuellement une renaissance de la langue française, c'est dû, aux trois-quarts, aux séparatistes.Le droit i la sécession, pour le Québec, se compare au droit de grève pour les ouvriers.Et II n'est pas vrai que les capitaux étrangers fuiront le Québec s'il y a encore des profits è y faire." pr* 'Y Henri GAGNON, Fraternité internationale des électriciens : "Je crois qu’on peut négocier avec les Canadiens anglais.Le séparatisme, c'est la propriété des petits hommes d'affaires canadiens-frànçais.Nous, nous savons qüè nous devons-les gains que -nous avons faits à l'alliance des travailleurs de langue française et de langue anglaise.Nous avons des sentiments nationaux, bien sûr, mais nous avons aussi des intérêts économiques." V.¦ I ' André ASSELIN, Syndicat canadien de la fonction publique : "Je ne suis pas d'accord avec une condamnation du séparatlstné.Vous l'avei déjà condamné, Il y a deux am, sans en faire un examen sérieux.Depuis lors, pas un seul économiste n'a condamné le séparatisme.Le séparatisme, c'est une arme, comme la grève, on ne peut pas le condamner en soi.” Louis LABERGE, Association internationale des machinistes : "Le texte qu'on nous propose ne constitue pas une condamnation asseï claire du séparatisme.Le séparatisme serait une catastrophe pour tous ceux qui sont obligés de gagner leur vie.Devant une catastrophe, on ne mesure pas ses mots.Le compromis qu'on nous proposa peut devenir immoral.Les travailleurs ont le droit de savoir ce qui les attend dans l'éventualité de la sécession.Ça fait trop longtemps que nous donnons aux journaux l'impression que quelques têtes folles peuvent retourner tout le mouvement ouvrier à l'envers." • m&û Charles-Henri TREMBLAY, Syndicat canadien de la fonction publique : "Nous ne devons pas nous prononcer contre le séparatisme, car il a contribué au réveil de notre fierté nationale.C'est à cause de lui que nous avons actuellement une enquête sur le biculturalisme et qu'on commence à pratiquer le bilinguisme dans les magasins.Maintenant, on commence à tenir compte de nos revendications." Jean GERIN-LAJOIE, Métallurgistes-unis d'Amérique : "J'appuie totalement la résolution parce qu'elle est conforme aux attitudes passées de la FTQ, qui a toujours condamné le séparatisme.Et jamais personne n'a pu soupçonner le contraire.Ce n'est pas adopter urve position de compromis que d'être contre le séparatisme et pour la reconnaissance des droits des Canadiens-français.C'est l'expression bien dosée d'un équilibre." V ' : Mm* André THIBEAUDEAU, Syndicat canadien de la fonction publique : "J'appuie la résolution, qui vient simplement clarifier celle que nous avons adoptée en 1961.Les travailleurs du Québec ne sont pas prêts à s'engager dans une aventure aussi grave que le séparatisme.Cependant, les Canadiens-français ont sûrement été lésés au sein de la Confédération.La résolution qui nous est soumise, est tout à fait conforme aux positions que nous avons prises depuis deux ans." Théo GAGNE, Métallurgistes-unis d'Amérique : "Je comprends les revendications sérieuses des Canadiens-français.J'ai travaillé pour des contremaîtres canadiens-anglais compétents et incompétents.Je n'ai pas peur du feu, mais j'ai peur des incendies.Le séparatisme a pris les allures d'une lutte de races.Croyant en la solidarité de tous les travailleurs, je pense qu'on devrait se servir des griefs actuels pour la lutte des classes.Je n'al pas plus de respect pour certains patrons canadiens-français que pour John Murdoch." - ©S 11 «9 y Roméo MATHIEU, Travailleurs-unis des salaisons : "Notre problème, c'est un problème économique et un problème d'éducation.En rejeter le blâme sur les Canadiens-anglais, c'est leurrer la population.Les mouvements patriotiques ont exploité les Canadiens-français pendant des générations.On n'entendait pas parler de séparatisme, sous Duplessis, alors que c'était nous, les syndicalistes, qui défendions les Canadiens-français.Ce ne sont pas les Anglais qui ont fait de nous des porteurs d'eau, mais ce sont des Canadiens-français qui luttent contra le bill 60.Avec le déblacage qui s'opère depuis 1960, on n'a pas besoin du séparatisme." BMM Ml I- B .V.•©:V' Romuald GAGNON, Travailleurs-unis du tabac : "Je ne sais pas ce que c'est exactement le séparatisme, mais je suis contre le séparatisme qui est.hostile à l’élément anglais.Par contre, je suis pour le séparatisme qui veut aider l'élément canadien-français, défendre notre langue.Parler de séparatisme, ça n'a pas nui aux Canadiens-français.A l'Imperial Tobacco, à Granby, on apprend à se connaître entre Anglais et Français." Clermont NADEAU, Métallurgistes-unis d'Amérique : "Les séparatistes font du racisme et négligent les Canadiens-français des autres provinces.Leurs slogans sont responsables de l'activité terroriste du FLQ.Plutôt que de recourir aux bombes, retranchons.Rappelons-nous que les deux groupes nationaux s'aident dans les grèves comme dans les guerres.Et l'on parle déjà d'un gouvernement universel.Je suis un Québécois au Québec et un Canadien au Canada." PAR UN VOTE DE 500 CONTRE 10 Mi ma yyy v ©y s ’«yr an?En raison de l'intérêt que cela gardera encore longtemps pour la majorité de nos lecteurs syndicalistes, nous publions dans ces pages, avec un mois de retard attribuable à l'abondance de matière provoquée par le dernier congrès annuel de la FTQ, l'essentiel du débat sur le séparatisme, de même que le texte intégral de la résolution que les délégués ont adoptée à une majorité écrasante.Selon les observateurs, le vote aurait été d'environ 500 voix en faveur du document, contre un maximum d'une dizaine de voix.Le texte qui suit constituait une recommandation du Comité d'éducation et d'action politiques : "ATTENDU que le Canada est formé de deux nations: la nation canadienne-française et la nation canadienne-anglaise; "ATTENDU que le caractère biculturel du Canada et la présence concentrée de l'une des deux nations à l'intérieur d'une province expliquent l'importance considérable qu'il faut accorder aux droits provinciaux, parce que la négation des droits de la province de Québec équivaudrait à une violation des droits nationaux et démocratiques des Canadiens français; "ATTENDU que l'autonomie provinciale a souvent été utilisée comme écran de fumée pour cacher l'aliénation croissante du peuple du Québec aux mains de capitalistes étrangers; "ATTENDU que la principale responsabilité des travailleurs est de vivre et de faire vivre leur famille convenablement de manière à assurer leur épanouisement économique et culturel; "ATTENDU que la sécession risquerait de provoquer une baisse du niveau de vie qui compromettrait gravement l'essor de la nation canadienne-française; "QU'IL SOIT RESOLU que la Fédération des travailleurs du Québec, reconnaissant la légitimité des griefs des Canadiens français, continuera de travailler avec acharnement à faire reconnaître les droits des Canadiens français et à assurer à la fois leur émancipation économique et leur épanouissement culturel; "QU'IL SOIT RESOLU que la Fédération des travailleurs du Québec considère encore la Confédération canadienne comme étant le cadre le plus propice à l'épanouissement de la nation canadienne-française en autant, bien entendu, que ladite Confédération soit réaménagée dans sa constitution et son fonctionnement; "QU'IL SOIT RESOLU que la Fédération mette tout en oeuvre pour revaloriser l'Etat provincial du Québec et lui faire donner enfin sa mesure dans les domaines relevant de sa juridiction : ressources naturelles, planification économique, éducation, santé, sécurité sociale, lois ouvrières, etc.; "QU'IL SOIT AUSSI RESOLU que la Fédération des travailleurs du Québec épaule les efforts du gouvernement provincial en vue du renforcement de l'Etat du Québec par le rapatriement de certains pouvoirs et juridictions, particulièrement dans le domaine de la fiscalité; "QU'IL SOIT AUSSI RESOLU que la FTQ renouvelle et réaffirme son opposition totale et absolue au séparatisme; "QU'IL SOIT DE P.LUS RESOLU que le congrès de la FTQ s'engage à revendiquer une révision de la Constitution canadienne prévoyant la reconnaissance du caractère binational du Canada et une définition claire des pouvoirs et juridictions des Etats provinciaux." LE MONDE OUVRIER JANVIER 1964 MONTREAL JANUARY 1964 THE LABOUR WORLD 1963, une année d'expansion à la FTQ: 52 nouveaux affiliés, 5,388 membres MONTREAL — La Fédération des travailleurs du Québec, qui connaît actuellement sa révolution tranquille, a accusé uno expansion considérable au cours de l'année dernière, alors qu'elle a fait l'acquisition do 52 nouveaux affiliés représentant 5,388 membres.Les champions dans cette course à l'affiliation sont incontestablement les Métallurgistes-unis d'Amérique, avec 17 succursales, suivis des Travailleurs-unis des brasseries et des Ouvriers-unis des textiles, avec six, de l'Association internationale des machinistes et de l'Union des ouvreirs du textile d'Amérique, avec trois chacune.Cependant, du point de vue du nombre des cotisants apportés d'un seul coup à la FTQ, ce sont les Travailleurs-unis de l'automobile qui finissent l'annéo en tête du peloton, avec 925 membres appartenant à la même unité.Ils sont suivis de l'UOTA, avec une succursale de 457 cotisants, des Coupeurs de viande et des bouchers, avec 440 membres, et des Briqueteurs, maçons et plâtriers, avec 400.Nous publions la liste complète de ces nouvelles affiliations : imi ¦ - inr—-ini——^tnt====inr-.=inr=^-if Banque Canadienne Nationale Situation au 30 novembre 1963 PASSIF Envers le public : ' Dépôts.$844,730,099 Divers.4,688,086 $849,4187185 Envers les actionnaires: Capital, réserve et profits inaffecté3 .56,365,140 $905,783,323 ACTIF Disponibilités do caisse.$ 127,451,127 j Valeurs do gouvernements canadiens (dûment amorties) et autres obligations et actions, ne dépassant pas le cours actuel.242,271,956 Prêts commerciaux et autres avances.520,710,807 (déduction faite des provisions pour pertes éventuelles) Immeubles sociaux et divers.15,349,435 (déduction faite de3 amortissements) _____________ $905,783,325 Syndicat Suce.Endroit membres Trav.de l'automobile .510 Montréal 925 Trav, des brasseries .309 Montréal 24 Il .310 St-Romuald 20 II .323 St-Jean 35 II .346 Lachute 15 II .347 Chicoutimi 11 II .373 Sherbrooke 20 Briqueteurs, maçons .4 Montréal 400 Techniciens de la radio .68 Chicoutimi 30 Travailleurs-chimie .714 Buckingham .40 Trav.de l'électricité .578 Drummondville 7 Pompiers .1378 St-Laurent 15 Machinistes .1148 L'Assomption .310 .1758 Montréal 125 .2146 Montréal 301 Bouchers .54 Montréal 440 Employés de bureau .389 La Tuque 57 Ind.pétr.-chim 9-711 Montréal 45 Salaisons .755 15 // .766 Châteauguay .209 Plombiers .804 50 Tram et autobus .591 Hull 125 Commis de détail .930 Azilda 20 Métallos .4795 Malartic 60 .4826 Malartic 70 .4900 Montréal 151 1 " .5240 Montréal 27 .5721 St-Oourj 17 .5922 Malartic 60 .5931 Montréal 22 .5964 Perron 40 " 5990 35 II .6025 V.St-Pierre 50 .6167 Malartic 20 .6248 Sle-Thérèse 14 Ste-Catherine .25 Montréal 20 " 24 II .6319 Sorel 170 Malartic 12 Ouvriers-unis text.378 Lac à la Tortue 15 .379 Trois-Rivières .10 .380 Iberville 70 .381 St-Jean 40 Lachute 20 .385 Shawinigan-sud 15 Union ouvriers text.1571 Berthierville .102 n .1576 Acton Vale .457 .1578 Victoriaville .44 Trav.-unis du bois 2-287 Fort Coulonge .230 Frat.cheminots .511 Montréal 300 Synd.fonct.publique .322 Rigaud 29 Let étudiants de l'université proclament : COMPTE PROFITS ET PERTES Profits nets do l'exercice finissant lo 30 novembre 1963, déduction faite du versement au Fonds do pension du personnel, de l'amortissement des Immeubles sociaux, de la provision pour l'impôt sur le revenu et des affectations aux réserves latentes à même lesquelles il a été pleinoment pourvu aux créances mau- vaises et douteuses et aux moins-values du portefeuille.$ 3,705,256 Dividendes.2,648,608 Report ô nouveau.$ 1,056,648 Solde du compte Profits et Pertes au 30 novembre 1 1962 .209,795 $ 1,266,443 Porté au Fonds de réserve.800,000 Solde du compte Profits et Pertes au 30 novembre 1963 .$ 466,443 Provision pour l'impôt sur lo revenu $4,285,000 FONDS DE RESERVE Solde au 30 novembre 1962.$ 36,000,000 : Prime d'émission.7,120,719 Transport du compte Profits et Portos.800,000 .Solde au 30 novembre 1963.$ 43,92Û~7Î^ Le vice-président, Le gérant général, J.M.DESSUREAULT LOUIS HUBERT "Nous l'avons obtenue, l'étiquette syndicale" MONTREAL — Les étudiants de l'université de Montréal ont des principes et, se considérant comme des syndiqués, ils ne s'épargnent aucune peine pour se conformer aux exigences du syndicalisme.C'est pourquoi leur journal, LE QUARTIER LATIN, est tout fier d'annoncer, en première page, qu'il pourra enfin, après quelques années de délinquance involontaire, afficher l'étiquette no 109 du Conseil des métiers alliés de l'imprimerie.Il est à remarquer qu'il s'agit do la même étiquette que celle que porte Le Monde ouvrier.Nous sommes donc heureux de nous faire imprimer sous le même toit que nos confrères étudiants.Nous reproduisons ici le texte de celte profession de foi syndicaliste du Quartier latin : La faute à Pierre Desmarais "Depuis notre départ de l'imprimerie de La Patrie, nous n'avons plus porté d'étiquette syndicale.Nous avions suivi le dévoué M.Cholette chez Pierre Desmarais.Mais Pierre Desmarais ne pouvait nous offrir l'étiquette syndicale pour la bonne raison que ses employés ne sont pas syndiqués, "Puis nous avons passé deux ans à l'imprimerie Poirier & Bessette, croyant que nous l'obtiendrions, cette étiquette.Mais là encore, ce fut peino perdue.On nous la promettait toujours 'pour la semaine prochaine'.Mais la 'semaine prochaine' passait toujours sans changement.Poirier & Bessette a fermé ses portes.Nous nous sommes retrouvés dans la rue.Une étiquette garantie "Celte fois-ci, cependant, nous nous sommes juré de l'obtenir, cette 'maudite' étiquette.Nous avons simplement refusé de considérer les soumissions ou les offres de contrat qui ne nous la garantiraient LOIN DE NOUS LA PENSEE que les travailleurs sont exempts de tout péché, mais en ce qui a trait A la tolérance raciale et au sens de la fraternité humaine, ils n'ont pas de leçons i recevoir des autres classes de la société.On vient d'en avoir un autre exemple é l’occasion de l'élection du confrère Charles Phillips, un Noir, au poste d'agent d'affaires de la loge 712, de l'Association internationale des machinistes, i la Canadair.Déjè président de son syndicat, bilingue et bachelier és-arts de Sir-Georgo-Williams (cours du soir), le confrère Phillips a battu le confrère Aldo Caluori, auquel il faisait opposition pour la 5e fois.Le second posta d'agent d'affaires est toujours occupé par le confrère Robert Lavoie, réélu.Banditisme SAINT-JEROME - La direction de la compagnie National Heel Ltd., de Saint-Jérôme, n'a pas hésité à faire appel à une cinquantaine de fiers-à-bras professionnels et à se livrer elle-même au pillage de son usine, dans une tentative de briser la grève d'une centaine de membres de l'Union des ouvriers du textile d'Amérique.L'employeur s'est servi de ses assommeurs à gage pour séquestrer les six piqueteurs de faction la nuit et complé- j ter le déménagement, à son ; nouvel atelier de Montréal, de I son équipement léger.C'est j une première tentative de pii- | 1er ainsi l'usine de Saint-Jérô- | me qui a provoqué le déclen- | chement de la grève le 6 jan- j vier dernier.pas.Et nous avons trouvé.Notre imprimeur, Michel Provost, 1 ex-cynique et co-auteur de la célèbre ballade 'Frères du Sacré-Coeur' devait désormais nous 'la' fournir sur commande."Contrairement aux contrats passés, celui-ci spécifie i 'Le Quartier Latin se réserve le droit d'annuler ce contrat dans toutes et chacune de ses clauses si Michel Provost ne peut fournir l'étiquette syndicale sur ses publications.' "Il était temps que le Quartier Latin, journal de l'A.G.E.-U.M., syndicat étudiant, soit imprimé par des ouvriers syndiqués." MONTREAL JANUARY 1964 LE MONDE OUVRIER rue LABOUR WORLD JANVIER 1964 - ! : MM: ILW «P*l mm •
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