Le monde ouvrier = The labor world, 1 mars 1965, Mars - Avril
3 Âxl'approche du scrutin fédéral MONTREAL — A l'cipproche des élections fédérales, qu'elles aient lieu en juin, à l'automne ou l'année prochaine, le président Louis Laberge, de la Fédération des travailleurs du Québec, semble s'être donné pour mission do tenter de réaliser l'union des forces de gauche derrière le Nouveau parti démocratique.Il profite de chaque occasion, depuis quelque temps, pour dénoncer la désunion des éléments progressifs comme des forces syndicales.C'est à l'occasion du récent congrès de fondation du NPD-Québec, où la FTQ avait cinq délégués et le Conseil du Travail de Montréal en comptait deux, que le confrère Laberge a été le plus explicite : il s'est demandé si la gauche aura pour une fois assez de maturité pour présenter un front uni contre les vieux partis, ou si elle va encore perdre par défaut les prochaines élections fédérales.L'unité syndicale sans capitulation "Je peux vous sembler bien mal placé, de souligner le confrère Laberge, pour dénoncer les divisions de la gauche, puisque le mouvement syndi-cci est lui-même déchiré par le conflit interne le plus important qu'il ait connu depuis des années, mais je crois être en mesure de déplorer la désunion des forces progressives partout où elle se trouve." Au sujet des luttes intersyndicales qui, selon lui, réduisent pratiquement le syndicalisme à l'impuissance politique, le président de la FTQ ne pense pas qu'on puisse honnêtement en attribuer la responsabilité à sa centrale.Nous avons constamment, soutient-il, tendu le rameau d'olivier, mais le maraudage systématique et les déclarations belliqueuses de la centrale rivale nous interdisent pour l'instant de le faire sous peine d'avoir l'air de hisser le drapeau blanc de la capitulation.La CSN de vra fa ire les premiers pas "Nous sommes toujours disposés, dit-il, à négocier la paix avec des gens qui croient, sinon à l'unité syndicale, du moins à la coexistence pacifique, mais certainement pas à capituler devant les exigences de dirigeants syndicaux qui érigent la guerre en principe." Dans une autre déclaration faite à Trois-Rivières, dont on trouve l'essentiel dans nos pages, le confrère Laberge avait redéfini la position de la FTQ à l'endroit du maraudage et affirmé qu'il ne nous appartenait plus de faire les premiers pas vers une réunification des forces syndicales.L'oecuménisme des chapelles de gauche Au congrès du NPD, Il a déclaré que si la population est à bon droit scandalisée par les querelles Intersyndicales, les travailleurs, de leur côté, sont découragés par la division de la gauche.Eux qui, à l'intérieur de leurs syndicats, sont obligés de se gouverner au moyen de compromis ou en se soumettant démocratiquement à la règle de la majorité, ils ne comprennent pas que les for ces de gauche ne soient pas capables de trouver un dénominateur commun à toutes leurs belles théories, et de s'entendre sur un programme d'action."Nos membres, de poursuivre le président de la FTQ, sont de plus en plus conscients du rôle politique qui leur revient dans notre société, mais quand ils voient la profusion des ch apelles de gauche, ils se demandent pourquoi ils iraient ajouter ces querelles philosophiques à leurs propres dissensions internes.Les travailleurs se bagarrent rudement pour leurs opinions, mais ils ne jet-lent pas tout par terre, à tout instant, comme certains dilettantes de la politique qui semblent avoir une vocation de fondateurs perpétuels de partis ou de sous-partis." Une chance unique pour le NPD Le confrère Laberge a affirmé que les travailleurs sont de plus en plus déçus des partis traditionnels, qui manifestent des signes évidents de faiblesse et de décrépitude, ces temps-ci : rébellion anti-Die- fenbaker, meubles, pistes de courses, etc.Ils sentent bien qu'une prochaine élection fédérale pourrait offrir une chance unique au NPD.Ils seraient prêts, selon lui, à se lancer dans la lutte, mais à la condition qu'on leur propose un programme qui ait du bon sens et une équipe d'hommes raisonnables.Dans ces conditions, dit-il, il serait exagérément pessimiste de dire qu'ils ne marcheraient pas, car, jusqu'ici, on ne leur a jamais fourni une occasion véritable de le faire.Accusant la CSN de "lâcheté" sur le plan politique, le président Laberge a déclaré : "Je nie que l'élection d'un gouvernement qui a droit de vie ou de mort sur le mouvement syndical, sur la liberté des individus, soit l'affaire personnelle de chaque syndiqué pris individuellement." Cela signifie que, dans son esprit, la FTQ ne restera pas "sur la clôture", comme il se plaît souvent à le dire, à l'occasion du prochain scrutin.r.50o année No 3 - 4 MARS - AVRIL 1965 MONTREAL OUVRIER '¦ V.-jV ; 5',.' .ï-”r3r.r.:s as m mm -*;y LE NPD VA-T-IL BALAYER la province avec cette équipe inattendue (photo du haut), composée, de gauche à droite, du président Louis Laberge, de la FTQ, du nouveau leader québécois du Nouveau parti démocratique, M.Robert Cliche, avocat de la Beauce rurale, et du président Jean Marchand, de la CSN ?Malheureusement, nous n'en sommes pas encore là, en dépit des "hommages" de la CSN au NPD, mais il n'en resta pas moins qu'avec l'unité syndicale, c'est bien là l'équipa idéale qui pourrait porter les classes laborieuses au pouvoir et leur donner une révolution un peu moins tranquille, à Québec comme à Ottawa.La photo du bas nous fait voir Me Cliche prononçant, en présence de M.Marchand, des confrères Gérard Rancourt, vice-président de la FTQ et secrétaire administratif du Conseil du travail de Montréal, et Louis Laberge, un vibrant discours d'acceptation, à la suite de son élection unanime au poste de leader québécois du NPD. IE MONDE OUVRIER MARS-AVRIL 1965 MONTREAL MARCH-APRIL 1965 THE LABOUR WORLD L« doyen des journaux syndicaux canadiens Fondé par Gustave Francq, en 1916 VOUVRIER Publié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires ù la protection de la classe ouvrière du Québec et à l’amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif : Louis LABERGE, président; Fernand DAOUST, Jean GERIN-LAJOIE, vice-présidents; André THIBAUDEAU, secrétaire; René RONDOU, trésorier.Directeur: Louis LABERGE; rédacteur: Noël PERUSSE.¦ oci fhüI Adressez toutes communications ë : 3333 est, boul.Métropolitain, Montréal 38 — Tél.725-5221 Imprimé par l'imprimerie Radio-TV, 8430, rue Casgrain, DU.7-6218 109 l« ministère des Postes, A Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.ÛEUX CONGRES QUI NE SE RESSEMBLENT PAS Les congrès se suivent, comme les jours, et ne se ressemblent pas.Il leur arrive même de coïncider, comme dans le cas des récents congrès du Nouveau parti démocratique du Québec et de l'Union nationale, et de ne pas se ressembler davantage.Au congrès de l'UN : de trois à quatre mille délégués, participants et observateurs.Au congrès du NPD, environ 200 délégués.Aux assises générales de l'UN : le gros des forces et du matériel de la presse, de la télévision et de la radio.Au congrès du NPD : quelques journalistes consciencieux, sérieux comme les papes et les séminaristes du socialisme démocratique.Du point de vue des ressources matérielles en présence, il y avait entre les deux manifestations l'abîme qui sépare le Reine Elizabeth du Mont-Royal.Du point de vue de la démocratie, les militants de l'Union Nationale ont fait une apothéose au chef élu il y a quelques années dans des circonstances assez troubles, mais personne n'a même songé à le réélire, et ses adversaires d'hier s'y sont accrochés comme des skieurs à un monte-pente.Du côté du NPD, les délégués ont élu au poste de leader M.Robert Cliche, qui devra rendre compte de son mandat et solliciter un renouvellement au prochain congrès.Les deux congrès avaient cependant ceci en commun qu'ils offraient, en programme double, les deux grandes vedettes du syndicalisme québécois: Louis Laberge, président de la FTQ, et Jean Président, marchand général de la CSN.Aux délégués de l'UN, le confrère Laberge est allé dire qu'il ne servirait de rien de les aider à élaborer un modèle de code du travail tant qu'ils n'acquerraient pas le contrôle de leur parti par l'élection en congrès, à intervalles réguliers, de leurs dirigeants, et surtout de leur “cheuf".C'était beaucoup trop leur demander, et M.Daniel Johnson s'est empressé d'aller au-devant des coups en faisant adopter une procédure compliquée permettant apparemment de le déposer, ce qui ne constitue pas un substitut valable à des élections libres et régulières.De son côté, Jean Président est précisément tombé dans le piège et est sorti du congrès de l'Union Nationale en héros en lui faisant adopter des réformes au droit du travail qu'il n'aurait jamais pu faire accepter par ses bons amis libéraux.De garanties démocratiques, il n'a pas eu le temps d'en demander, car il était attendu au Nouveau parti démocratique .Au congrès du NPD, le marchand général de la CSN est arrivé en retard, visiblement fatigué par son cours de droit ouvrier du Reine Elizabeth, pour entendre une sortie du leader du parti, M.Robert Cliche, contre la politique du parti libéral fédéral de couvrir ses faiblesses et ses turpitudes du monokini de candidatures prestigieuses.Il s'est à peu près contenté d'apporter aux délégués des hommages qui faisaient légèrement "anti-climax".Jean Président avait en effet été précédé de peu, à la tribune, par le président Laberge qui, non content de réitérer l'appui de la FTQ au NPD, sur le plan fédéral, a en outre dénoncé la "lâcheté" que constitue le non-engagement politique de la CSN.Des luttes intersyndicales, il a dit qu'elles réduisaient à peu près le syndicalisme québécois à l'impuissance politique.C'était gentil, mais pas plus qu'il ne fallait .A part la présence des grands ténors syndicaux, deux congrès qui se ressemblaient comme un lapin ressemble à un cheval.Et les travailleurs sont en droit de se demander, surtout à la lecture des journaux qui ont monté en épingle celui de l'Union nationale avec un enthousiasme inattendu, pourquoi la FTQ a aussi ouvertement accordé ses préférences au moins impressionnant des deux, à celui du NPD.Au sujet de l'opération "relance de l'UN" par la presse, les journalistes admettent eux-mêmes qu'ils moussent la "patente à Johnson" pour faire peur à Lesage et pousser dans le dos de sa révolution tranquille.C'est ce qui explique le ton de commentaires qui ont peut-être étonné les travailleurs.Il s'agit, de la part des journalistes, d'une tactique discutable qui aurait aussi bien pu profiter au NPD, s'il avait été plus puissant.Mais, pourquoi, entre de grands partis puissants et un petit parti naissant, la FTQ, elle, choisit-elle précisément ce dernier?Parce que c'est le meilleur, et qu'aucun parti de gauche ne s'est bâti, ni n'a réussi, dans le monde, sans l'appui du syndicalisme.Ce n'est quand même pas notre faute si la CSN n'y est pas.La FTQ et l'unité syndicale LABERGE: IL NE NOUS APPARTIENT PLUS DE FAIRE LES PREMIERS PAS TROIS-RIVIERES — Le président Louis Laberge, de la Fédération des travailleurs du Québec, admet que les luttes intersyndicales scandalisent de plus en plus la population, et notamment les jeunes travailleurs et les étudiants, mais il estime qu'il n'appartient plus à ta centrale ni au Congrès du travail du Canada de faire les premiers pas en vue d'une reprise des pourparlers d'unité syndicale avec la CSN.Ce sont là les propos que le porte-parole de la FTQ a tenus récemment aux délégués du Conseil intersyndical des moulins de papier du Québec et des provinces de l'Atlantique, qui représentent une trentaine de milliers de travailleurs, membres de la FTQ et du CTC, réunis à Trois-Rivières afin de coordonner leurs revendications en prévision des prochaines négociations.Pas de paix avec un "marchand de canons" le confrère Laberge a affirmé que c'est à contre-coeur, et à la suite de nombreuses provocations de la part de la CSN, que la FTQ et le CTC se sont récemment résignés à répliquer et à s'adonner eux-mêmes à un maraudage sélectif auprès des syndiqués mécontents de la centrale rivale.MONTREAL — Le directeur provincial des Travailleurs unis de l'automobile, le confrère Louis Laberge, qui est également président de la FTQ, annonce que son syndicat international vient de soumettre à la Commission des relations de travail du Québec une requête en accréditation au nom des 106 employés de bureaux à l'emploi de la compagnie Si-card Liée, à Sainte-Thérèse-de-Blainville et à Montréal.Affirmant que les TUA-FTQ groupent déjà une majorité des cols blancs chez Sicard, le confrère Laberge a déclaré qu'il s'agil d'une autre victoire sur la CSN, qui aurait vainement tenté de faire du recrutement dans les bureaux à la suite de sa campagne de maraudage dans les usines.Le porte-parole des TUA-FTQ a rappelé que son syndicat a déjà présenté une requête en accréditation au nom des travailleurs de la production à l'usino de Sainte-Thérèse.Cette demande, qui fait suite à une tentative de la CSN d'en déloger deux autres syndicats internationaux, est actuellement pendante devant la Commission des relations de trovail.Selon le président Laberge, ces deux événements indiquent que le sentiment des travailleurs de Sainte-Thérèse est nettement favorable à la FTQ et aux Travail- Comme les pays démocratiques au cours du dernier conflit mondial, dit-il, nous avons mis du temps à mobiliser nos forces, ce qui nous a fait subir quelques revers initiaux, et ce n'est certainement pas au moment où nous commençons à être en mesure de déclencher une contre-offensive, que nos membres vont nous permettre de démobiliser.D'ailleurs, le président de la FTQ se demande quel pourrait être l'objet de pourparlers de paix avec la CSN tant que son président général, M.Jean Marchand, continuera de nier le principe de la coexistence pacifique et de tenir un langage de "marchand de canons".Le confrère Laberge a alors cité à l'appui de son allégation les paroles que prononçait son adversaire à l'occasion du débat télévisé du 4 février dernier : leurs unis de l'automobile, et cela, dit-il, augure bien pour la syndicalisation prochaine des employés de l'usine de la société General Motors dans cette ville.La théorie de l'affrontement jusqu'au bout "Il y a lutte entre les syndicats, déclarait alors M.Marchand, pour les mêmes raisons fondamentales qu'il y a lutte entre les peuples, entre les nations; en somme, c'est dans la nature même que l'homme, disons, de s'affronter.La nature, ce n'est pas de coexister pacifiquement, c'est vraiment de s'affronter." Le président de la FTQ se demande comment on peut parler de négociations et de pourparlers de paix avec un homme qui érige ainsi la guerre en principe.Selon lui, si l'on acceptait les vues pessimistes du président de la CSN sur la nature humaine, il ne resterait plus qu'à abolir les Nations unies, qu'à renoncer à toutes négociations sur le désarmement nucléaire et général, qu'à reprendre les expériences atomiques, et qu'à s'affronter, comme il dit, à coups de bombes-H.La marche de l'unité syndicale Pour sa part, le confrère Laberge croit que le rêve de l'unité et de la paix syndicales reste profondément ancré au coeur des travailleurs, membres de la CSN comme membres de la FTQ.Cependant, dit-il, si mon hypothèse est vraie, je pense qu'il est temps que tous ensemble, ils reprennent en main leur destin syndical, qu'ils fassent entendre raison à leurs dirigeants, et qu'au besoin, ils leur marchent sur le corps si ces derniers entravent leur marche vers l'unification des forces ouvrières.-0 ^ PHOTOGRAPHE SYNDICAL DEPUIS 1945 • FEDERAL PHOTOS 1405, MACKAY - VI.2-2836 Guy Merrill DESAULNIERS AVOCAT - BARRISTER 2228 est, rue Sherbrooke Tél.: IA.6-5571 -72 -73 ¦ _ V Joi/s ne pouvez vous rendre à la banque?FAITES F OS OPÉRATIONS BANCAIRES PAR LA POSTE Rien de plus facile à organiser, en allant ou en écrivant à notre succursale la plus proche.BANQUE ROYALE A LA COMPAGNIE SICARD LTEE LES TUA PRESENTENT UNE REQUETE POUR LES EMPLOYES DES BUREAUX LE MONDE OUVRIER MARS-AVRIL 1965 MONTREAL MARCH-APRIL 1965 THE LABOUR WORLD La form MONT-GABRIEL — La Fédération des travailleurs du Québec est d'avis que l'adoption ou le rejet de la formule Fulton-Favreau, qui prévoit le rapatriement et le mode d'amendement de la Constitution canadienne, ne présente aucun caractère d'urgence.C'est pourquoi, après avoir pris connaissance des opinions diverses exprimées à son sujet, notre Conseil exécutif en est arrivé à la conclusion qu'il valait mieux, pour le moment, "mettre le projet au réfrigérateur" et s'accorder une "cooling off period".Selon les dirigeants de la FTQ, la formule F-F ne semble "ni aussi mauvaise, ni aussi bonne que ses adversaires et ses partisans veulent nous le faire croire".Soulignant qu'il s'est exprimé des vues fort valables en faveur comme à l'encontre du projet, de la part notamment de MM.René Lévesque, Jean Lesage, Gérard Pelletier, etc., qui appuient le projet, et de MM.Claude Ryan, T.C.Douglas, Robert Cliche et autres, qui s'y opposent, les leaders syndicaux s'en tiennent surtout à la thèse de l'inopportunité de la mesure, défendue par le directeur du quotidien Le Devoir.Qu'on n'arrête pas l'évolution La direction de la FTQ estime en effet, à la suite de la commission Laurendeau-Dun-ton, que le Canada est présentement en pleine crise, et qu'il convient de laisser évoluer cette crise jusqu'à son dénouement avant de songer à enfermer, dans des formules et dans des textes constitutionnels, une réalité que nous ne connaissons pas encore.Selon elle, le reste du pays a été pendant un temps pris de court par l'explosion de vitalité que connaît le Québec, mais, si l'on peut en juger par certains mémoires ontariens soumis à la commission Lau- rendeau-Dunton, il semble y avoir maintenant évolution des idées chez les anglophones, ce qui augure bien pour une négociation entre ce que l'on a appelé les deux majorités du pays.Cependant, déclare le Conseil exécutif de la FTQ, si les travailleurs du Québec désirent confusément une nouvelle constitution, ils veulent qu'une nouvelle répartition des compétences corresponde à des besoins réels et éprouvés à l'usage, plutôt qu'aux schèmes de théoriciens en mal de prestige national.La vie avant les textes "Ainsi, d'expliquer l'organisme présidé par le confrère Louis Laberge, nous aimerions bien que le Québec aille au bout de sa compétence en matière de planification économique et de sécurité sociale, que l'Etat fédéral - épuise l'expérience 'dès'conférences fédérâ-les-provinciales en vue d'assurer le développement harmonieux de toutes les régions du pays, avant que l'on décide un nouveau partage des responsabilités et des ressources.Sans même une première ébauche de plan économique, sans aucune pensée cohérente en matière de sécurité sociale, sans vue d'ensemble sur la société de demain, on ne peut faire que des choix arbitraires La FTQ appuie la grève de s@n affilié à la Canadair MONT-GABRIEL — Le Conseil exécutif de la Fédération des travailleurs du Québec a résolu, à quelques jours du déclenchement de la grève, d'appuyer l'action prévue par son affilié, la loge 712 de l'Association internationale des machinistes (FTQ-CTC), pour faire valoir les revendications de ses membres à la Canadair.Les dirigeants de la FTQ estimaient que la compagnie avait eu, tout au long des négociations, une attitude de provocation à l'endroit de ses employés, et qu'elle avait mis au point un plan anti-grève digne des employeurs les plus réactionnaires.Ils reprochaient à la Canadair de vouloir briser la grève, ce qui, selon eux, pouvait avoir pour effet de transformer une épreuve de force économique en une épreuve de force physique, comme cela s'est déjà vu ailleurs.On sait que, depuis lors, la direction de la Canadair a déjà épuisé en vain tout l'arsenal des tactiques patronales visant à briser une grève : intimidation, tentative do corruption, injonctions devant les tribunaux, poursuites judiciaires, appels individuels aux grévistes, etc.L'agent d'affaires de la loge 712, le confrère Charles Phillips, a été victime d'un attentat à la carabine contre son automobile.D'autre part, à la même occasion, le Conseil exécutif de la FTQ avait également résolu d'appuyer l'arrêt de travail spontané des membres de l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames (FTQ-CTC), à la compagnie Cedar Garment, de Joliette.Les syndiqués avaient antérieurement quitté le travail à la suite du congédiement de leur vice-président.Ils en étaient arrivés à la conclusion, sur la foi d'autres indices aussi, que leur employeur ne négociait pas de bonne foi, aux termes de la loi des relations de travail.Aux dernières nouvelles, l'arrêt de travail se poursuivait toujours.et de savantes constructions juridiques." Les dirigeants de la FTQ sont d'avis qu'il y a actuellement une tendance nette à la décentralisation dont on ne sait pas encore jusqu'où elle ira, ni jusqu'où elle doit aller dans l'intérêt de la population.Selon eux, le Québec paraît avoir un intérêt incontestable à laisser le pendule aller jusqu'au bout de sa course avant d'adopter des textes qui en arrêtent le mouvement.C'est alors seulement, selon eux, quand on connaîtra l'aboutissement logique de l'évolution sociologique en cours, que le moment sera venu de faire appel aux experts en droit constitutionnel.Ni croisade, ni commando-suicide D'après le Conseil exécutif de la FTQ, la formule Fulton-Favreau ne vaut pas plus une croisade de la part du premier ministre Jean Lesage, qu'un commando-suicide, sentant l'opportunisme politique à plein nez, de la part du leader de l'Union nationale, M.Daniel Johnson.Au stade actuel, déclare la centrale syndicale, leurs débats ne font que brouiller davantage des esprits surchauffés: "Qu'on attende donc, dit-elle, que l'évidence saute aux yeux de tous, même des non-instruits !" LA FTQ DECLARE: U CSN SABOTE NOTRE TRAVAIL AU SEIN DU CTC! MONT-GABRIEL — Le Conseil exécutif de la Fédération des travailleurs du Québec, réuni dans cette municipalité du nord de Montréal pour une session de deux jours, a accusé la CSN et son président général, M.Jean Marchand, de sa- boter le travail de persuasion depuis des années, au sein du da, pour faire reconnaître les Québec.L'organisme présidé par le confrère Louis Laberge s'en est plus précisément pris aux commentaires émis par M.Marchand, au sujet du récent discours du trône fédéral.Il lui ¦reproche essentiellement de n'ûvoir aucunement soulevé les problèmes que certaines mesures projetées par Ottawa, comme l'assurance-sanlé, l'assistance fédérale aux nécessiteux, sa politique du logement, etc., peuvent poser pour l'autonomie des provinces.Marchand à la remorque de Jodoin "C'est ainsi, déclarent les dirigeants de la FTQ, que le quotidien montréalais Le Devoir a pu titrer, le 7 avril : "MM.Marchand et Jodoin applaudissent au discours du trône; Laberge est réticent" et que les propos de notre que notre centrale accomplit, Congrès du travail du Cana-Iroits et les particularismes du président, le confrère Laberge, s'alignaient sur ceux du premier ministre Jean Lesage, alors que les commentaires du président de la CSN faisaient écho à ceux du président du CTC." Selon le Conseil exécutif de la FTQ, "c'est le monde à l'envers", et les travailleurs du Québec ne devraient pas tolérer qu'on les fasse s'exprimer ainsi avec deux voix aussi discordantes sur des questions vitales qui engagent leur avenir politique et celui de la nation canadienne-française.Cet incident, déclare l'organisme, devrait suffire à démontrer la nécessité de l'unité syndicale, qui a été réalisée partout sauf au Québec.La CSN : une centrale à deux faces La direction de la FTQ se demande en effet comment elle pourra, à l'intérieur du CTC, continuer de jouer efficacement un rôle semblable à celui du gouvernement québécois à l'intérieur de la Confédération, si la CSN, de son côté, continue d'accepter ainsi des empiètements fédéraux dans des domaines de juridiction clairement provinciale.Les leaders de la FTQ soutiennent en outre que l'incident du discours du trône montre bien le double jeu que pratique la CSN : fédéralisme centralisateur sur le plan politique et constitutionnel, quasi-séparatisme sur le plan de l'organisation syndicale.Selon eux, M.Marchand ne croit aux institutions québécoises et canadiennes - françaises que lorsqu'il s'agit d'encaisser les cotisations des travailleurs du Québec, mais il fait bon marché d'un régime de sécurité sociale qui corresponde à nos traditions et à nos modes particuliers de penser."Ce sont là, disent-ils, des positions contradictoires qui manifestent beaucoup plus d'habilité opportuniste que d'intégrité intellectuelle." v v: - ; ; Oi *4 * ¦ ' ¦ : • ; .¦ ¦ '4 4 ON NE REFUSAIT PAS L'ARGENT, au dernier meeting du Conseil consultatif de la FTQ, au Mont-Gabriel : on aperçoit ici (le 2e à partir de la gauche) le confrère Harry Lautman, directeur des travailleurs unis du vêtement pour hommes, remettant au président Louis Laberge un chèque de $1,500 à l'intention de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises.Ils sont entourés, à gauche, du trésorier René Rondou et, à droite, du confrère Yvan Lcgault, directeur exécutif de la Fédération. IE MONDE OUVRIER MARS-AVRIL 1965 MONTREAL MARCH-APRIL 1965 THE LABOUR WORLD L'assurance-santé ne doit pas devenir "un ballon politique" QUEBEC — Le président Louis laberge, de la Fédération «les travailleurs du Québec, est d'avis qu'il ne faudrait pas que l'assurance-santé, si longtemps attendue par les classes laborieuses de notre province, devienne un "ballon politique", ou que sa mise en application soit subordonnée aux tactiques électorales des partis politiques.Le porte-parole de la FTQ a récemment fait celle déclaration de Québec, où il siégeait au Conseil supérieur du travail.Il faudrait donc, selor lui, que Tout en sachant gré au gouvernement d'aborder enfin de façon globale le problème de la santé publique, le confrère le gouvernement assure également une représentation aux associés du médecin dans ce -Louis Laberge qu'il a appelé "l'équipe moderne de santé", soit les infirmières, les travailleurs sociaux, les dentistes, les pharmaciens, les optométristes, etc.De plus, d'après le leader syndical, l'organisme devrait être présidé par une personnalité n'ayant, dans le domaine de la santé, d'autres intérêts que ceux de la population, à l'instar du juge Hall, qui a présidé l'enquête fédérale.Gare à l'enquêtite aiguë !.A ce propos, le président de la FTQ estime qu'il ne faudrait pas, pour permettre au gouvernement provincial de "gagner du temps", que le comité d'étude reprenne à zéro les travaux de la commission Hall, dont sa centrale a déjà approuvé les conclusions en ce qui a trait aux principes sociaux, médicaux et administratifs.En 1960, rappelle-t-il, le gouvernement Lesage a aboli une commission d'étude sur l'assurance-hospitalisation e n affirmant, peut-être à bon droit, que les informations nécessaires étaient disponibles à Ottawa.Il ne faudrait pas, dit-il, qu'il vienne aujourd'hui nous faire le coup d'une secon- de enquête Hall.Quant à l'élaboration, par un comité conjoint des deux Chambres, d'un projet de régime d'assurance-santé, le confrère Laberge Irouve pour le moins étrange que le premier ministre songe à associer à une entreprise aussi importante le Conseil législatif, qui est, selon lui, "un organisme non démocratique incarnant les derniers retranchements d'un conservatisme dépassé''.D'après le porte-parole de la FTQ, l'expérience qu'a connue M.Lesage à Ottawa en 1950, avec les pensions de vieillesse, constitue un argument qui ne convaincra personne sur la validité d'une telle façon de procéder.Laberge s'inquiétait de la manière dont le débat s'engage sur celte mesure de sécurité sociale qui intéresse vitalement le bien-être de la majorité des citoyens.D'une part, dit-il, le premier ministre Jean Lesage serait bien mal venu de ten-1er, en multipliant les travaux préparatoires, de faire coïncider l'instauration du régime avec la prochaine campagne électorale.De son côté, selon lui, le leader de l'opposition, M.Daniel Johnson, ferait bien mieux de surveiller les démarches du gouvernement que de revendiquer le mérite de sa décision d'étudier le problème.Une volte-face du gouvernement Au sujet de l'enquête proprement dite, le président de la FTQ se demande pourquoi M.Lesage n'a pas été en mesure d'annoncer définitivement la présence du syndicalisme, au sein de son comité d'étude, aux côtés des représentant- du gouvernement, des compagnies d'assurances, des médecins.o\ ¦JK * etc."Si, dit-il, l'organisme n'assure pas une représentation équitable et valable au public, par l'intermédiaire du mouvement syndical, ouvi ier et agricole, si le gouvernement a l'intention d'abandonner la défense des intérêts du peuple aux compagnies d'assurances et aux médecins, alors il vaut mieux pour lui qu'il sache dès à présent que nous récusons à l'avance les conclusions de son comité d'étude." lA ce propos, I intervention de la FTQ semble avoir remporté au moins un demi-succès, puisque le gouvernement n'a nommé aucun médecin ni représentant des compagnies d'assurances.Mais, aucun syndicaliste non plus ! Il a simplement constitué un comité d'experts qui ne représentent personne d'autre que le gouvernement lui-même.Cela fait présentement hurler les médecins, qui étaient pourtant restés silencieux quand M.Lesage leur promettait une représentation exclusive, au détriment de la population.) La chaîne qui vous protège.•RAPPORT ANNUEL.1962 1963 Personnes assurées 177,088 206,406 Revenus $5,500,000 $6,600,000 Paiements aux assurés.$4,400,000 $5,600,000 ASSURANCES EN VIGUEUR Vie-collective Décès-accideniel Salaire-hebdomadaire Accident-maladie $108,000,000 $105,250,000 $ 1.066,000 $ 6,460,000 ‘(cotisations perçues 1964) 1964 230,884 $8,150,000 $6,850,000 cpj; lu H / S LES SERVICES DE SANTÉ SIÈGE SOCIAL : QUÉBEC 2.P Q— SUCCURSALES : QUEBEC, MONTREAL.URANCC-GnOUPE DU QUÉBEC SOIÎEL, JONQUIÉRE, TROIS RIVIERES En outre, le confrère Lober-ge estime qu'en 1965, les médecins n'ont plus le monopole de la protection de la santé. IE MONDE OUVRIER MARS - AVRIL 1965 MONTREAL MARCH-APRIL 1965 THE LABOUR WORLD LABERGE AU CONGRES DE L'UNION NATIONALE: LE NOUVEAU MOULIN DE LA DOMTAR "Je dois vous dire, à regret, que la FTQ ne peut pas encore faire confiance à votre parti" MONTREAL — "Je dois vous dire, à regret, que la FTQ ne peut pas encore faire confiance et votre parti.Nous ne mettons pas en cloute la bonne volonté ni la sincérité des délégués, mais nous no croyons pas que vous possédez encore les structures démocratiques qui vous permettent de contrôler réellement votre parti et de lui mériter l'appui des travailleurs syndiqués." LA FTQ: DES AUGMENTATIONS D'UN DOLLAR L'HEURE AU LAC QUEVILLON MONTREAL — la FTQ annonce que son Conseil des métiers de la construction du nord-ouest québécois vient de conclure, avec la compagnie Foundation, une convention collective prévoyant des majorations de salaire d'un dollar l'heure pour certaines catégories de travailleurs affectés à la construction du moulin de papier fort de la société Domlar, au lac Quevillon, en Abitibi.C'est en ces termes que le président Louis Laberge de la Fédération des travailleurs du Québec, s'est adressé à la commission du Travail, à l'occasion du récent congrès de l'Union nationale, en l'hôtel Reine Elizabeth.La FTQ s'intéresse à tout Refusant catégoriquement de se laisser enfermer dans le sujet qui lui était proposé, celui des relations patronales-ouvrières, le confrère Laberge a déclaré que ce serait trahir les politiques et le rôle social de la FTQ que de donner l'impression qu'elle ne se préoccupe que du problème des relations de travail."Si j'ai finalement accepté de venir ici, dit-il, c'est surtout pour vous dire qu'aucun problème humain ne nous est étranger, que nous nous intéressons, tout autant qu'aux négociations collectives, aux questions de santé publique, d'éducation, de gestion de l'économie, de même qu'au fonctionnement démocratique de nos institutions politiques." A ce propos, le président de la FTQ a souligné que les travailleurs syndiqués, qui vivent la démocratie au jour le jour comme aucun autre secteur de la société ne le fait, ne peuvent considérer l'Union nationale, pas plus SAINTE-THERESE, Here I Come!.LES TRAVAILLEURS UNIS DE l'automobile continuent de prendre de l'avance à Sainte-Thérèse en prévision de l'ouverture prochaine de l'usine de General Motors.Les TUA annoncent en effet la nomination du confrère Roland Morin, anciennement de la Fraternité canadienne des cheminots et du Nouveau parti démocratique, au poste do directeur des relations extérieures de leur syndicat.que le parti libéral d'ailleurs, comme un parti démocratique, c'est-à-dire comme un parti contrôlé par ses membres.Les promesses électorales sans démocratie "Même si, dit-il, je parvenais à vous persuader d'inscrire à votre programme toutes les revendications de notre mouvement, depuis le respect intégral du droit de grève jusqu'à l'adoption d'un salaire minimum de $1.25 l'heure, en passant par l'instauration d'un régime complet d'assurance-santé d'Etat, par l'accessibilité complète à tous les niveaux de l'enseignement, par la planification incitative de l'économie en vue du plein emploi, par un régime intégré de sécurité, quelle assurance aurions-nous, — quelle assurance auriez-vous vous-mêmes, — qu'un tel programme serait mis en application par les dirigeants de l'Union nationale?" Le confrère Laberge a déclaré que, de l'avis de la FTQ, un parti politique n'est démocratique que si ses membres, ou leurs délégués, peuvent, en vertu de sa constitution, se réunir en congrès à intervalles réguliers pour élire leurs dirigeants et, surtout, leur leader parlementaire, ce qui, selon lui, n'est actuellement le cas d'aucun parti politique, à l'exception du Nouveau parti démocratique.Pourquoi notre appui au NPD "Ce n'est pas par fantaisie ou par sectarisme, d'affirmer le confrère Laberge, que la FTQ appuie officiellement le NPD.C'est parce que, en plus d'être consultés sur toutes les questions d'intérêt syndical, nous y sommes admis, non seulement à participer à l'élaboration du programme, mais également à élire, réélire ou renverser les dirigeants, et celà à intervalles réguliers, c'est-à-dire tous les deux ans.Le leader parlementaire lui-même, même occupant les fonctions de premier ministre, est tenu de solliciter ainsi un renouvellement de son mandat." Soulignant que les travailleurs ont beaucoup évolué depuis quelque temps, grâce à l'action éducatrice du syndicalisme, le confrère Laberge a souligné qu'ils ne se laisseront plus prendre à cette espèce d'opportunisme politique touche-à-tout qui fait que l'on devient "séparatiste s'il le faut", "socialiste si nécessaire", ou "pro-syndicaliste si c'est rentable".Selon lui, le Québec a un trop grand besoin d'un LEADERSHIP véritable pour faire confiance à un parti qui voudrait donner raison en même temps à Laberge et à Bourgault.L'Union nationale, il y a 8 ans, il y a un an .Le président de la FTQ a rappelé à son auditoire que notre mouvement a des griefs sérieux contre l'Union nationale."Vous n'êtes pas près, dit-il, de nous faire oublier Murdochville, ni, si vous n'êtes pas prêts à remonter au Moyen-Age de notre vie politique, le silence complice do vos représentants au moment où nous avons dû nous battre à peu près seuls, il y a à peine un an, contre le bill 54, qui constituait pourtant une atteinte sérieuse aux droits des travailleurs." Cependant, le leader syndical a admis, pour que le bilan soit tout à fait honnête, que l'Union nationale nous a également donné le bill 8, qui a permis de redresser plus d'une injustice dans les cas de congédiement pour activité syndicale.A l'intention des travailleurs qui militent au sein de ce parti, "comme c'est leur droit strict de le faire", le président de la FTQ a affirmé qu'ils perdraient leur temps s'ils se contentent d'y faire adopter un modèle de droit du travail."La mode est certainement aux programmes politiques, dit-il, comme vous l'avez appris à vos dépens en 1960.Mais, j'ai l'impression que ce n'est déjà plus suffisant et que le peuple va maintenant exiger des partis politiques qu'ils soient entièrement contrôlés par leurs membres.Voter pour un parti politique sans programme, c'était signer un chèque en blanc.Mais, voter pour le programme d'un parti sans structures vraiment démocratiques, c'est au mieux, signer une commande sans date de livraison de la marchandise." Le président du Conseil, le confrère Laurent Lemoine, a expliqué, à titre d'exemples, que le salaire horaire des électriciens passe de $1.95 à $3.00, celui des gréeurs (riggers I, de $1.75 à $2.75, ce qui leur vaut les tarifs de Montréal.De leur côté, les charpentiers-menuisiers et les journaliers toucheront respectivement $2.15 et $1.75, comparativement aux tarifs actuels de $1.95 et $1.55.Le confrère Lemoine a en outre souligné que la convention collective accorde la priorité d'emploi aux travailleurs du bâtiment de la région.Les meilleures conditions de logement D'autre part, le directeur du Conseil provincial des métiers de la construction, le confrère Roger Perreault, déclare que les travailleurs jouissent des meilleures conditions de logement qui se soient jamais vues sur un chantier de construction dans notre province.Nos membres, explique-t-il, vivent dans des roulottes modernes, à raison de deux par chambre, et ils dorment dans des lits simples.Le chauffage au gaz propane est réglable au thermostat.L'entente lie à la fois l'en-Irepreneur général, la Foundation et tous ses sous-traitants.Elle s'applique présentement à quelque 230 travailleurs, mais on prévoit que de 1,200 à 1,600 ouvriers pourront en bénéficier au plus fort des travaux.En plus du moulin de papier, le projet d'ensemble, éva- lués à quelque 5120 millions, prévoit en effet la construction d'une usine de produits chimiques et d'une ville.La compagnie Domtar n'a décidé la création de ce complexe qu'après avoir obtenu, de la Commission d'enquête sur l'observance du dimanche dans les fabriques de pâtes et de papiers, l'autorisation de produire de façon continue.-«- A la Commission d'apprentissage Un syndicale à la présidence MONTREAL — Pour la première fois dans son histoire, la Commission d’apprentissage do l'industrie de la construction do Montréal vient d'élire à sa présidence un représentant du monde syndical.Il s'agit du confrère Marcel Raymond, âgé de 49 ans, qui est vice-président de la FTQ pour le secteur de ta construction.Le confrère Raymond succède à M.J.-P.Cartier, représentant du patronat.La Commission est un organisme tripartite composé de 10 délégués syndicaux, de 10 délégués patronaux et de trois représentants du gouvernement provincial.Le nouveau président de la Commission d'apprentissage, qui est élu pour un mandat d'un an, est également président du Conseil des métiers de la construction de Montréal (FTQ-CTC) et du Conseil provincial des charpentiers et menuisiers d'Amérique.POURSUIVANT L'OEUVRE AMORCEE par le confrère Roger Provost, ses deux successeurs è la direction canadienne des Ouvriers unis des textiles d'Amérique, les confrères William Foley et Georges Payette, remettent ici au président Louis Laberge un chèque de $2,000 à l'intention de l'équipe d'organisation FTQ-CTC.Ils sont accompagnés, è gauche, du trésorier de la Fédération, le confrère René Rondou.Les deux dirigeants de la FTQ dissimulent mal la satisfaction que leur procure ce don qui vient s'ajouter à ceux de plusieurs autres syndicats nationaux comme internationaux. THE IAEOUR WORLD MARS-AVRIL 1965 - MONTREAL - MARCH - APRIL 1965 LE MONDE OUVRIER LE MONDE OUVRIER MARS-AVRIL 1965 - MONTREAL - MARCH - APRIL 1965 THE LABOUR WORLD ' ' ¦ ¦¦ L • ¦ ^V- • ¦ ; Ml , ¦ | v- îfSSi DE L'ESPACE, DE L'AIR ET DE LA LUMIERE, voilà ce qui frappe le visiteur qui pénètre dans le "grand bureau", où son oeil est cependant rapidement attiré par le personnel féminin du secrétariat de la FTQ.On reconnaîtra ici, ou l'on ne reconnaîtra aucunement, selon que l'on a déjà visité ou non les bureaux de la Fédération, les compagnes Ghyslaine Flynn, secré* taire surnuméraire, Gisèle Roth, directrice du bureau, Claire Martin et Claudette Gagnon.Sur la photo du bas, quatre secrétaires ''se tapent" la corvée d'une expédition urgente, telle qu'il t'en produit presque quotidiennement.Ce sont, de gauche à droite, les compagnes Martin, Carole Racicot, Gagnon, vue de dos, et Marthe Mongrain, secrétaire de l'équipe d'organisation FTO-CTC.— La Fédération des travailleurs du Québec et l'équipe d'orga- = = nisation FTQ-CTC occupent, depuis le 1er août dernier, des locaux à EE EEEE la fois modestes et confortables, au cinquième étage d'un grand EEEE EEEE édifice à bureaux situé au 3333 est, boulevard Métropolitain, à Mont- = EE réal.Depuis lors, les services d'éducation et d'organisation du Congrès ES — du travail du Canada, de même que quelques syndicats affiliés à la = SE FTQ, sont venus occuper le reste de l'étage, et le Conseil du travail ~ = de Montréal domine la situation du haut du 7e étage.ES — Comme toutes ces permanences syndicales étaient récemment ~ — inaugurées officiellement, à l'occasion d'une cérémonie intime, le ES ES Monde ouvrier a jugé à propos de présenter à ses lecteurs les nou- SE EE veaux locaux de la FTQ, de même qu'une partie de son personnel.ES ES Dans l'esprit de plusieurs dirigeants de la FTQ il ne s'agit là ES ES que d'une première étape dans une tentative plus vaste de regrouper = ES le plus grand nombre possible de permanences syndicales sous un = — même toit, vraisemblablement dans un édifice qui serait la propriété == ES de notre mouvement.Cette expérience initiale, qui fait apparemment ES ES le bonheur de tous les participants, augure bien pour l'avenir de la ES = Maison des travailleurs du Québec.CL ASS .ST 1NCEHD1E 1 PASSAGES j .GMIDESmm*' L ECRITEAUX AGENT MAT MACHINES *01 EQUIP .et r> DEFECTUOSr inaturb C0NTfcCt-« I \WPRUDs !eiemeh .VENTltfcii [ORORî r IeKTkC^ I P h - -, .j ïS.n ÙiM mSKm RSM HM&N ÜI «%: ¦ '¦X\' X ¦¦ mm r.* ADEPTE DES TECHNIQUES AUDIO-VISUELLES, le directeur des services sociaux de la FTQ, le confrère Robert Lavoie, a voulu se taire photographier en action, avec le tableau qui lui sert à illustrer son cours sur la prévention des accidents du travail.On sait qu'avec son prédécesseur à ce poste, le confrère Julien Major, le confrère Lavoie a réussi à former plusieurs militants de base qui servent maintenant de conseillers en bien-être à leurs compagnons de travail, au niveau de l'usine.Le directeur des services sociaux s'occupe également, k longueur d'année, à titre de conseiller technique, des cas difficiles relevant des lois des accidents du travail, de l'assistance publique, de l'assurance-chômage, etc.Ses services ont permis à des centaines de travail- leurs de récupérer des sommes d'argent importantes qui leur étaient dues.La FTQ est la seule centrale syndicale du Québec à posséder de tels services, qui contribuent puissamment à l'assainissement des finances familiales des accidentés du travail, des travailleurs frappés par la maladie ou le chômage.ÿ&M-i » r.v/ .*' ¦ ¦ ¦ ¦ A- .-TiAY A' ï ; t ; < *< ï np
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