Le monde ouvrier = The labor world, 1 février 1978, Février
Dans ce numéro: * Pour un véritable conge de maternité p.8-9 Education: l'utilisation des subventions fédérales P.10-11 » CJRP: 11 mois de lutte sans merci s La FTû et les travailleurs immigrants P.13 Bulletin d information de la • Fédération des travailleurs du Québec FEVRIER 1978 r ni: H.Ml !j i .¦ ; '• S -¦» :¦ » ¦ ®pi wm Ml :V': Va W.'IW i pas à accoucher de sa fameuse stratégie de développement industriel".Le coup de la Sun Life Le Québec n'a pas besoin d une compagnie rapace comme la Sun Life pour vivre et pour se développer.Qu elle reste ou qu elle s'en aille, la FTQ lance un appel à tous ses syndicats et à tous les travailleurs québécois pour qu'ils boycottent la Sun Life.Déjà, les syndicats, membres du SCFP.qui représentent les quelque 11,000 hommes de métier, techniciens et employés de bureau de l'Hydro-Québec, affiliés à la FTQ, ont demandé à leur employeur de retirer leur régime d'assurance de la Sun Life.Les techniciens de Bell Canada, membres du STCC, ont fait de même.La FTQ invite tous ses affiliés à vérifier si leur employeur fait affaire avec la Sun Life pour les régimes d'assurances et.si tel est le cas, à prendre les moyens pour que ces regimes soient transférés à une compagnie québécoise qui réinvestit ses argents au Québec.Un nouveau coup de la Brink’s "Le coup de la Sun Life, c'est la réédition du coup de la Brink's sur une plus grande échelle.C'est une décision politique qui s'inscrit dans le cadre du chantage exercé par les libéraux fédéraux et une partie importante du patronat contre les Québécois.Nous devons faire en sorte que ce genre de chantage se retourne contre leurs auteurs", a commenté M.Louis Laberge, président de la FTQ.La Sun Life a retiré du Québec plus de $400 millions qui auraient pu servir au développement de notre économie et à la création d emplois.La Sun Life est sans doute l'une des compagnies les plus rapaces à cet égard mais elle n'est pas la seule.Dans l'ensemble, les compagnies d assurance-vie exportent à l'étranger plus de 25% de l'épargne québécoise remise entre leurs mains, soit environ $200 millions par année.Les caisses de retraite manipulent des sommes comparables et les gèrent de la même façon: elles exportent de 25% à 30% de l'épargne que les Québécois leur confient.Canalisation de l’épargne Dans ce sens, la FTQ demande au gouvernement Lévesque de légiférer dans les plus brefs délais afin d'obliger les compagnies d’assurances à investir au Québec l'équivalent des sommes dues aux assurés et de-permettre la canalisation vers le secteur public, c'est-à-dire la Caisse de dépôt, l'ensemble des caisses de retraite tout en assurant l'administration paritaire de ces caisses avec la participation des travailleurs.Au besoin, le gouvernement ne devra pas hésiter à nationaliser cette épargne qui appartient aux Québécois et qui doit servir leurs propres intérêts.Page 3 Lock-out MONTROSE: LES PLUS BAS SALAIRES DANS LE MATELAS A Longueuil, le patron de Industrie Montrose fabriquant des matelas "Serta".Blue ribbon" et Matelas plus" a fermé ses portes la journée précédant le congé des fêtes.Ca a été sa façon unilatérale d'arrêter les négociations pour le renouvellement de la convention collective.Depuis lors, le lock-out continue privant 39 ouvriers de leur travail.Les fêtes, ça n a pas été très drôle pour eux cette année: pas de congé payé et une incertitude très grande concernant la reprise du travail.Les ouvriers de Montrose sont les plus mal paye dans I industrie du matelas La moyenne des salaires est de $4.59 Iheure comparativement à $5.59 et $6.59 I heure dans les autres usines.La présente négociation en est une de rattrapage pour les ouvriers de Montrose.Déjà, des progrès importants ont été faits dans le partie normative du contrat de travail.On va pouvoir organiser nos vacances d une façon normale et on ne vivra plus dans la crainte d'être renvoyé chez soi à dix minutes d avis quand l'ouvrage vient à manquer, disent-ils Avant c'était l'arbitraire patronal le plus total.C'est sur la question des salaires que les négociations ont achoppé.Les employés sont membres du local 402 de I Union Internationale des remboureurs d Amérique affiliés à la F T.Q.et ils demandent une augmentation de $1.50 I heure répartie sur deux ans.alors que la partie patronale offre l équivalent de 82.5 cents réparti sur trois ans.Comment voulez-vous faire face à l'augmentation du coût de la vie (au-delà de 10%) avec un petit 27.5c par année?Ca représente tout juste un 6% d'augmentation.On a l impression que les patrons nous prennent pour des cruches.Ils pensent qu'on ne sait pas compter'.declare Rene Lamou-reux.president du syndicat.Montrose multiplie les gestes de provocation contre les travailleurs en lock-out.Les contremaîtres ont fonce sur les lignes de piquetage en automobiles et la compagnie a engage de nouveaux employes, prétendument pour travailler dans les bureaux: le local 402 a l'intention d exiger une enquête en vertu des nouvelles dispositions antiscabs.MUSSENS: .PRIORITÉ AUX SCABS Après un an et demi de conflit, les travailleurs de Mus-sens ne sont pas encore au bout de leur peine.La compagnie vient en effet d écarter du revers de la main une décision du juge en chef du Tribunal du travail, le juge René Beaudry, qui lui ordonnait de réintégrer 51 travailleurs avec tous leurs droits d'ancienneté.Mussens a rappelé à l'ouvrage les 51 travailleurs mentionnés dans le jugement Beaudry; mais aussitôt rappelés.ils ont été mis à pied sous prétexte qu ils auraient perdu leur ancienneté et qu'ils sont maintenant de nouveaux employes par rapport aux scabs que la compagnie a engagé pendant le conflit! Les Travailleurs unis de l'automobile (FTQ).qui représente les travailleurs de Mussens, se sont adressés à la Cour supérieure pour qu'elle ordonne à la compagnie de se conformer au jugement Beaudry.Celui-ci declare que la compagnie a agi illégalement en congédiant les travailleurs qui avaientdébrayé pour protester contre une décision de la Commission antiinflation.D'autre part, le juge Beaudry a confirmé le congédiement des quatre officiers du syndicat local pour des gestes Les travailleurs congédiés de Mussens ne reçoivent aucune prestation de grève suite à une injonction obtenue par la compagnie et ont épuisé leur assurance-chômage.Ils comptent sur l'appui financier des travailleurs syndiqués pour tenir le coup.Faites parvenir vos dons à l'ordre du Local 1450 TUA .au bureau de la FTQ.à 1290 Saint-Denis.5ème étage.X YVVXVVVCÔ Æ.\Yf iî FTQ m A Y Y Y x XXX y Y x Y Y 1 X Y x XX Y Y YX X X \ \ • TRAVAILLEURS EN LUTTE • TRAVAILLEURS EN LUTTE • TRAVAILLEURS EN LUTTE Page 4 CJRP: 11 mois d’une lutte sans merci LES SYNDICATS FTQ El COMMUNICATION IlTEiWIEiNEiï Les syndicats, en communication de la FTQ, qui regroupent quelque 10,000 travailleurs ont décidé de mettre leurs efforts en commun dans le but d’appuyer et de soutenir les grévistes de Radiomutuel et plus particulièrement ceux de CJRP à Québec.Ces dernier mènent un combat à finir contre un employeur qui s'obstine à ne pas reconnaître l’existence du syndicat.Les travailleurs de CJRP sont en grève depuis le 18 mars 1977 et tentent de négocier une première convention collective depuis septembre 1975.Tout au long de ces tentatives infructueuses les 30 travailleurs de CJRP ont du affronter les pires situations qui puissent se vivre dans le milieu syndical: Congédiements des officiers du syndicat, négociations qui traînent en longueur, harcèlement de toutes sortes, changements dans les conditions de travail, requête en révocation de l’accréditation etc.Jusqu’à maintenant, trois conciliateurs et un médiateur du ministère du travail sont intervenus dans le dossier.Les rapports de ces derniers conclurent à la mauvaise foi de la partie patronale.La grève fut déclenchée le 18 mars 1977.Une grève dure, interminable, ponctuée d’une vingtaine d’accusations au criminel, sans compter les accusations de grève illégale.Il y eut des actions en dommage intérêts, des interventions policières constantes, des menaces, injonctions etc.Après onze mois d’un tel traitement les grévistes de CJRP sont maintenant aguerris et leur détermination ne saurait faillir.SOUTIEN FINANCIER De façon concrète les syndicats en communication de la FTQ, en plus de dénoncer l'attitude des dirigeants de Radiomutuel, ont décidé de soutenir financièrement les grévistes de CJRP, à Québec.A cet effet, des collectes seront organisés parmi les 10,000 membres en vue de regarnir la caisse de grève.D’autres formes d’assistance sont aussi prévus dont des appuis techniques, échanges d’informations etc.' V l ' V .Y 'mit:- ""SMm*».PUBLICITÉ FÉDÉRALE À RADIOMUTUEL Les syndicats NABET, SCFP (Radiotélévision), STCC (Téléphonie) de même que la FIOE (Québec-téléphone) demandent en outre au gouvernement Trudeau le retrait de la publicité fédérale sur les ondes de Radiomutuel.Il est inacceptable que le gouvernement finance, par le biais de sa publicité, un employeur qui n’hésite pas à violer les lois fédérales du travail en s’opposant sans merci, au droit d’association.Le gouvernement québécois a déjà décidé de boycotter Radiomutuel.Dans un même ordre d’idées, le syndicat des travailleurs en communication du Canada, (STCC) demande à la société Bell Canada, qu elle abandonne toute publicité à Radiomutuel.Bell Canada, dont les revenus proviennent principalement de la classe ouvrière, n’a pas intérêt à franchir des lignes de piquetage par le biais de sa publicité.est un bulletin d information publié par le service d'information de la Fédération des travailleurs du Québec.Responsable: Pierre Richard.1290 rue Saint-Denis, 5ème étage Montréal.Téléphone (514) 2887431.Ce numéro a été publié à 32,000 exemplaires.Ce numéro a été fabriqué et imprimé par des travailleurs membres de la FTQ à I Atelier DSC et à l'imprimerie Transcontinentale.Dépôt légal a la Bibliothèque nationale du Québec.m(o>nDQ Dim • TRAVAILLEURS EN LUTTE • TRAVAILLEURS EN LUTTE • TRAVAILLEURS EN Page 5 Universal Wire and Cable En moins de quatre mois, c’est la deuxième fois que les 60 travailleurs de la compagnie Universal Wire and Cable se retrouvent dans la rue.Cette fois-ci ils sont victimes d’un lock-out décrété par la compagnie le 4 janvier dernier.'irrî^tr 4 if v 11 v \f \ 4 rzi: r: Membres du local 987 de l’Association internationale des machinistes (FTQ), les travailleurs de Universal Wire and Cable veulent obrenir un meilleur équipement pour la sécurité ainsi que des conditions salariales décentes.Depuis le début du conflit, la compagnie multiplie les interventions directes auprès des membres (lettres, télégrammes.) par dessus la tête du syndicat; elle a même utilisé la vieille menace de fermeture si les travailleurs ne retournaient pas à l'ouvrage.Après 10 semaines de lock-out, la compagnie a mis un $0.10 de plus sur la table.Au moment d'écrire ces lignes, les travailleurs venaient de rejeter cette offre ridicule.LISTE DES CONFLITS FT® 13 février 1978 EMPLOYEUR VILLE NBRE DE TRAV.SYNDICAT DEBUT Mussens Lachine 60 TUA 31/08/76 CJRP Comité paritaire Quebec 35 SCFP 18/03/77 de l'automobile Québec 9 SCFP 27/07/77 Hopkins Speciality Montreal 14 Métal en feuille 28/08/77 Howard Bienvenue Fédération de LaSarre 80 FUCMA 27/11/77 l'Union de producteurs agricoles Rouyn 23 (mises à pied) UIEC-501 9/12/77 lock-out La Presse Montreal 150 Pressiers-41 6/10/77 La Presse Montréal 100 SIAG-555 6/10/77 La Presse Montreal 250 UIEPB-57 6/10/77 La Presse Montréal 352 Typos-145 6/10/77 Ciment Indépendant Joliette 215 Métallos 21/12/77 lock-out Industries Montrose Longueuil 45 Rembourreurs 22/12/77 lock-out Universal Wire & Cable Co.Ltd Ideal Builders Montreal 60 AIM 4/01/78 lock-out Hardware Corp.LaSalle 147 FUCMA 4/01/78 Tési Saguenay 1974 Ltd Sept-lles 60 AIM 17/01/78 Bumeda Steel Manuf.Ltd Montreal 70 Metal en feuille 17/01/78 Texaco Canada Ltd Outremont 100 SITIPCA 18/01/78 Kenworth Canada Ltd Boisbriand 528 TUA 31/01/78 GH Acier St-Constant 47 Industries chimiques 13/02/78 • TRAVAILLEURS EN LUTTE • TRAVAILLEURS EN LUTTE • TRAVAILLEURS EN LUTt* Page 6 7 mois de grève au Comité paritaire de l'auto S'entendant comme larrons en foire, les garagistes et la CSD refusent de conclure une première convention collective avec les 11 employés du Comité paritaire de l'automobile de la région de Québec, qui sont en grève depuis près de sept mois.Ces travailleurs sont membres du Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ).Le comité paritaire de l'automobile, qui doit administrer le décret pour les travailleurs des garages de la région de Quebec, de la Beauce, de Dorchester et de La Malbaie, est sous la direction conjointe des employeurs et de la CSD.Plutôt que faire preuve d'une certaine ouverture dans les négociations avec les employés du Comité paritaire, la CSD appuie les positions patronales les plus rétrogrades; c'est ainsi que les employeurs et la CSD refusent de reconnaître I ancienneté dans la convention collective des employés du Comité paritaire et veulent avoir le pouvoir de congédier un employé à une semaine d avis.Devant une telle intransigeance, le SCFP a décidé de se prévaloir de la nouvelle loi 45 et de demander au ministre du Travail de nommer un conseil d'arbitrage qui déterminerait le contenu d'une première convention collective.NORTHERN TELECOM EXPORTE NOS JOBS La compagnie Northern Telecom continue à exporter vers l’Ontario et les États-Unis les emplois des travailleurs québécois.Le 1er mars prochain, Northern Telecom mettra à pied quelque 500 travailleurs, dont 90 à son usine de Lucerne, près de Hull; ces derniers sont membres de la section locale 100 du Syndicat des travailleurs en communication du Canada et viennent de s’affilier à la FTQ.Si la Sun Life a fait un coup de théâtre avec son déménagement à Toronto, Northern Telecom, filiale de Bell Canada, fait cela en douceur, sans tambour, ni trompette.Mais l’effet est encore plus désastreux qu’à la Sun Life.Il y a dix ans Northern Telecom embauchait 12,660 travailleurs québécois; elle a réduit ce nombre à 5,500.Pendant ce temps, elle a créé environ 5,400 emplois en Ontario.Le STCC a fait diverses représentations auprès du gouvernement Lévesque pour qu’il prenne les moyens afin d’empêcher les 500 mises à pied annoncées.TRAVAILLEURS EN LUTTE • TRAVAILLE 6e eu r,t C6SS0*?* Dt [fitoâ par Emile Boudreau, responsable du service de sanie et sécurité de la FTQ Commission des affaires sociales UN ACCIDENTÉ POURRA SE FAIRE REPRÉSENTER PAR UN SYNDICALISTE Au congrès de la F.T.Q.les délégués avaient adopté une résolution protestant contre le fait que devant le Tribunal de dernière instance institué par le Bill 5, soit la Commission des Affaires Sociales, un accidenté ne pouvait plus être représenté par un autre syndicaliste et devait avoir recours à un avocat.Suite à cette résolution, des représentations avaient été acheminées à qui de droit.La lettre suivante reçue du ministre Pierre Maroi indique que nos revendications ont porté fruit et que le problème est réglé, du moins pour le moment.Cette lettre datée du 13 janvier est adressée au directeur du service Santé et Sécurité au Travail de la F.T.Q."Monsieur le directeur, Vous m'avez écrit le 16 décembre dernier au sujet des problèmes de représentation des accidents du travail devant la Commission des Affaires sociales.Les consultations que j'ai eues avec mon collègue le ministre des Affaires sociales m'indiquent qu'on a réussi à aplanir les difficultés pour le moment et qu'on a aussi mis en chantier la préparation des modifications législatives à apporter pour que ce problème soit résolu dans le sens de vos représentations.J'apprécierai évidemment les éventuelles propositions de mon collègue à cet égard.Vous remerciant de votre attention, je vous prie d'agréer, monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les meilleurs”, signé: Pierre Marois.Il est bon de mentionner, puisqu’il faut "donner à César ce qui appartient à César" qu'en même temps que nous faisions nos propres représentations, des représentations semblables étaient faites à qui de droit par le président de la Commission des Accidents du Travail, M.le Juge Robert Sauvé, qui, lui aussi, trouvait cette situation inacceptable.Cela n'a certainement pas nui! Serait-il possible que la solution permanente à ce problème soit que les appels de dernière instance soient entendus par un banc spécialisé du Tribunal du Travail comme-le mouvement ouvrier l’avait demandé lors de la discussion sur le Bill 5?Page 7 Assurance-chômage et maternité Une priorité qui se fait attendre UN VÉRITABLE CONGÉ DE MATERNITÉ pouRi/^r uM jour cf fAôfJ flO0P «° Le droit pour toutes les congé de maternité, corr salaire, payé par l'Etat, d maines avec le retour gar de travail: voilà la reve l’avant cette année à i’occ internationale des femme Le Comité inter-centrale minine (FTQ-CSN-CEO) a < de la Journée du 8 mars, di d’une législation pour pn, l’emploi des travailleuses c sujet, malgré les belles d tion du gouvernement, I qu’arriéré: avec Terre-Prince-Edouard, il est une provinces du Canada à n’a tion sur le congé de matei Pour la majorité des fen venir enceinte veut dire Pour les quelque 600,000 quées, il n’existe aucune l’arbitraire patronal: une ft être congédiée en tout t< legisla- LE CONGE DE MATERNITE, ÇA NE REGLE PAS TOUT! Le congé de maternité ne réglera pas tous les problèmes de discrimination auxquels se heurtent les femmes qui sont sur le marche du travail ou qui veulent y entrer.C'est pourquoi il doit s inscrire dans une politique plus large reconnaissant et protégeant le droit des femmes au travail et établissant clairement les responsabilités de l’Etat envers les parents qui décident d'avoir un enfant.Dans ce sens, le congé de maternité doit être accompagné de mesures: — interdisant toute discrimination à l'embauche ou en cours d'emploi relative à la grossesse, à sa possibilité ou à la situation familiale; — garantissant le droit à un conge parental sans solde d une durée maximum de deux ans après la naissance d'un enfant avec retour à un poste de travail equivalent; ce conge peut être partage entre le père et la mère; 1 — assurant au père un conge de paternité de deux semaines payé par l'Etat avec retour au même poste de travail afin de lui permettre de prendre pleinement ses responsabilités face aux changements immédiats qu'entraîne l'arrivée d'un nouveau-né; — offrant aux familles québécoises un réseau complet et gratuit de garderies et de pouponnières, tant dans les quartiers que dans les milieux de travail, afin de permettre aux parents, qui ont des enfants, de demeurer sur le marché du travail; — généralisant I institution de maternelles plein temps pour les enfants de 5 ans; — instituant des cafétérias et des services de garderie après les heures normales de classe dans les écoles élémentaires.Sans I institution de telles mesures, il est totalement illusoire de parler du droit des femmes au travail et de la liberté des familles québécoises d'avoir les enfants qu elles désirent.8 MARS MANIFESTATION ET SOIRÉE À Montréal, la Journée internationale des femmes, le 8 mars, sera marquée d’une manifestation pour l’obtention d’un véritable congé de maternité et d'une soirée de solidarité.La manifestation partira du Parc Lafontaine (rue Calixa-Lavallée) à 19 heures, mercredi soir le 8 mars, et se rendra à l’église Saint-Louis de France (au coin de Berri et Roy) où aura lieu une soirée de solidarité.Des porte-parole des trois centrales prendront la parole, il y aura des monologues et des chansons ainsi que de la danse.Le comité inter-centrales de la condition féminine met à la disposition de tous les syndicats et des régions de l’information et de la documentation (poster, journal.) pour ceux et celles qui veulent souligner la Journée du 8 mars.r Certains croient que l'assurance-chômage rend moins urgente l'adoption d'une loi garantissant un congé de maternité.En fait, il s'agit d'un cataplasme qui ne répond pas aux objectifs d'un véritable congé de maternité.Les prestations d'assurance-chômage, versées à une travailleuse qui accouche, ne couvrent qu'une période de 15 semaines et n 'assurent que les 2/3 du salaire avec un maximum de $147 brut par semaine.En aucun cas, une travailleuse a droit à un plein salaire.L'assurance-chômage n'assure pas non plus le droit de retrouver son emploi à une femme qui s'absente pour accoucher.De plus, de multiples restrictions empêchent une bonne partie des femmes au travail qui accouchent de retirer les prestations d'assurance-chômage.Aux yeux de la CAC, la grossesse est considérée comme une maladie et elle est soumise à des conditions encore plus sévères que les autres maladies pour être indemnisées.Par exemple: —la travailleuse doit non seulement avoir travaillé 20 semaines au cours de la dernière année, mais elle doit avoir été sur le marché du travail au moment de la conception de l'enfant.C'est pourquoi la loi exige qu elle ait travaillé ou reçu des prestations de l'assurance-chômage au moins 10 semaines entre la 50/ème et la 30ième semaine précédant l'accouchement; —la loi ne reconnaît pas aux femmes qui sont en chômage le droit au congé de maternité payé.Une travailleuse qui reçoit des prestations d'assurance-chômage régulière avant son congé de maternité se fait couper des prestations de congé de maternité d'autant; I —pendant les 8 semaines qui précèdent l'accouchement et les 6 semaines après Laccouchement, toute travailleuse est considérée inapte au travail, ce qui lui en- j lève le droit de recevoir toute prestation régulière; —si une travailleuse est en grève au moment de la conception de l'enfant (entre la 5Oième et la 30ième semaine précédant l'accouchement) ou au moment de la période du congé de maternité (de 8 semaines avant l'accouchement jusqu'à 17 semaines après), elle perd son droit à des prestations à cause du conflit collectif et parce qu elle est considérée comme n'étant pas disponible pour travailler.\___________________________________________S Page 8 Page 9 Subventions fédérales LA FTQ REÇOIT $300,000 La FTQ a reçu un montant de $300.000.de subventions du gouvernement fédéral pour fins d'éducation syndicale pour la première année d'un programme de cinq ans.Ce montant a été obtenu par voie d'entente entre la FTQ et le CTC.Ce dernier reconnaissant la pleine juridiction de la FTQ sur l éducation de tous les affiliés du CTC au Québec (tel qu'il a ete vote par le congrès du CTC en 1974).a placé, sous la responsabilité complète et autonome de la FTQ, la part des fonds fédéraux qui revient aux syndiques du CTC au Québec.Le CTC espère pouvoir augmenter les fonds alloués à la FTQ pour les prochaines années.Ces subventions qui s'ajoutent aux ressources déjà très importantes consacrées à l'éducation par la FTQ et ses affiliés, vont permettre un progrès sensible des activités de I education syndicale.Pour la FTQ.l'attribution de fonds publics à l éducation syndicale n'est qu'un juste retour des taxes que paient majoritairement les travailleurs.En fait, il s'agit d'un mince retour si on considère les millions de dollars accordés annuellement par les divers gouvernements à la formation patronale.Qui.dans la compagnie où il travaille, ne connaît pas des contremaîtres et autres cadres qui suivent des cours sur leur temps de travail, avec toutes les facilités qui s'imposent et dépenses toutes payées par le gouvernement?Pendant ce temps, et depuis des années, les travailleurs syndiqués financent eux-mêmes leur éducation syndicale a même leurs cotisations et leur temps libre.En réalité.$300.000.cela veut dire à peine $0.80 par année, par syndiqués du CTC au Québec.Il reste encore beaucoup de chemin à faire pour obtenir un juste retour des fonds publics.En même temps, il ne faut pas que le mouvement syndical se fie uniquement à ces fonds publics pour faire son éducation.Comme l'a rappelé le dernier congrès de la FTQ, "Le financement public doit compléter et non se substituer au financement syndical".En d'autres termes, pour développer notre éducation, il va falloir continuer à utiliser de plus en plus nos cotisations et notre temps libre, négocier des clauses de congé-éducation, et continuer à faire pression sur le gouvernement pour qu'il augmente ces subventions.Le gouvernement n'aura rien à dire dans le contenu des cours qui seront financés par les subventions.La FTQ conserve son entier contrôle sur les contenus, le choix des professeurs, etc.Ces décisions continueront à être prises par des instances décisionnelles de la FTQ (exécutif, conseil général, etc.) et par les divers comités consultatifs du service d'éducation (ex.: comité d'éducation de la FTQ.comités techniques).Cependant, la FTQ devra faire des rapports généraux annuellement et se soumettre à des vérifications comptables.L'entente CTC-gouvernement fédéral oblige la FTQ à constituer un conseil d'administration pour autoriser les dépenses.Ce conseil d'administration a été constitué des personnes suivantes: Exécutif de la FTQ: —Louis Laberge, président; —Fernand Daoust, secrétaire général; —Jean Gérin-Lajoie, syndicat des métallos; —Robert Dean.TUA; —Roger Laramée.SCFP; —Richard Mercier, Conseil provincial de l'UEC; —André Messier, Conseil du travail de Montréal; —Guy Dumoulin.Conseil provincial du Québec des métiers de la construction; —Robert Bouchard.STCC.Autres membres: —Julien Major, CTC; —Uean-Pierre Bélanger, responsable, service d’éducation FTQ; —Charles Poirier, Travail Canada.Ces deux derniers n'ont pas droit de vote.Page 10 FORMER DES PROFESSEURS SYNDICAUX ET DÉVELOPPER DE NOUVEAUX COURS On constatera rapidement que si on devait utiliser les fonds fédéraux pour financer les dépenses des cours de base (ex.: délégué, santé, etc.), on irait pas loin avec $0.80 par membre, par année.C'est pourquoi l’Exécutif de la FTQ a décidé que ces fonds ne serviraient pas à financer les cours de base mais plutôt à aider les affiliés (syndicats et conseils du travail) à former des professeurs venus du mouvement syndical (formateurs) et à aider les syndicats à bâtir des programmes et des nouveaux cours.Lorsqu’on regarde le budget voté par l’Exécutif de la FTQ, on constate, exception faite des dépenses d’administration et d’installation, que la totalité des fonds est affectée à financer les programmes de formateurs de la FTQ et à embaucher des syndicalistes pour développer les nouveaux cours.Le programme de formateurs pour les prochains six mois prévoit plusieurs cours de formateurs dans les domaines suivants: formateurs de délégués, formateurs à la santé, procédures d'assemblée, négociation, information, dossier du grief.Les dates n’étant pas encore définitives, la FTQ pu- RENCONTRE DES DIRECTIONS SYNDICALES Le programme élaboré par la FTQ pour l’utilisation des subventions fédérales fera l’objet d’une réunion d’information et de consultation avec les directions québécoises des syndicats affiliés à la FTQ.Cette réunion aura lieu au cours des prochaines semaines.Autre sujet majeur pour cette rencontre: les priorités et les projets de la FTQ dans le domaine de l’information; le Comité d'information de la FTQ abordera avec les directions syndicales les diverses possibilités de développer l’information syndicale.¦ .«li» Du 23 au 27 janvier, à Saint-Jerôme, avait lieu une session de formation de fromateurs en santé et sécurité au travail.Les 27 participants venaient du Syndicat des métallos, du SCFP, du Syndicat canadien des travailleurs du papier, du Commerce, du STCC et des Conseils du travail de Québec et de Hull-Gatineau.Ces nouveaux formateurs donneront le cours de base en santé et sécurité dans leurs syndicats et dans les Conseils du travail.Les argents reçus du gouvernement fédéral pour l'éducation syndical permettront à la FTQ d'intensifier la formation de professeurs syndicaux (formateurs! dans divers domaines, dont celui de la santé et de la sécurité au travail.bliera sous peu un programme détaillé de ces cours.Dès à présent, on peut souligner que les candidats acceptés aux cours de formateurs de la FTQ, pourront bénéficier d une bourse équivalent à 75% de ce que leur coûte le cours (dépenses réelles et admissibles: salaire perdu, frais de séjour, etc.).Bâtir de nouveaux Pour réaliser ces activités, la FTQ a décidé d’ouvrir trois (3) postes permanents en éducation: pédagogie, santé au travail et administration de la convention collective.De plus, la FTQ prévoit embaucher du personnel temporaire dans certains autres secteurs de formation: formation de base, information, négociation.Enfin, le budget voté par la FTQ prévoit des montants d’argent pour d’autres secteurs de formation: condition féminine, préparation à la retraite, etc.Page 11 la chronique du Vieux Gustave A propos des garderies.en 1918 "Que de fois n'avons nous pas entendu, le dimanche.au prône, le curé de la paroisse recommander aux parents d'envoyer leurs enfants à l'école dès leur plus jeune âge .Les écoles publiques.c'est-à-dire les écoles qui sont sous le contrôle des commissions scolaires, refusent de prendre les enfants âgés de moins de sept ans .Quant aux autres (écoles privées) ils ne les acceptent qu'à l'âge de six ans.et cela coûte $2 par mois, plus un uniforme qui coûte la modeste somme de 10 dollars! "En Europe, en France pour ne citer qu'un pays, il existe dans toutes les villes et villages, ce que I on appelle des garderies qui correspondent en quelque sorte aux jardins de l’enfance du Canada.avec cette différence toutefois que l'on accepte .jusqu'à des poupons d'un an et moins, et que les parents n'ont pas un sou à débourser.De sorte que les mères de famille peuvent travailler sans crainte pour leur progéniture.' À quoi sert à nos curés de nous recommander du haut de la chaire, tous les dimanches, d'envoyer nos enfants à l'école dès leur âge le plus tendre, quand, d'autre part, ils font tout ce qu'ils peuvent pour rendre cela impossible?Nous frapperons-nous toujours au mur de Chine?" —Le Monde Ouvrier.5 octobre 1918 25ème anniversaire de la CUT LA FTO SOLIDAIRE DES TRAVAILLEURS CHILIENS La Centrale unique des travailleurs chiliens (CUT) a commémoré, le 12 février 1978, le 25e anniversaire de sa fondation.En effet, elle est née en 1953 du regroupement de trois organisations syndicales chiliennes, mais ses véritables origines remontent au debut du siècle avec la création de la Federation ouvrière du Chili (FOCH).Elle s'est toujours déclarée anti-capitaliste et anti-impérialiste, comme la plupart des organisations ouvrières en Amérique latine et dans les pays en voie de développement.Durant le gouvernement de Salvador Allende, entre 1970 et 1973, elle joue un rôle extrêmement important Elle est présente partout, aussi bien dans les diverses regions du pays que dans les entreprises nationalisées et les divers palliers du gouvernement.À cette epoque, elle groupe un million et demi de travailleurs.Sur le plan international, elle pratique une politique de rapprochement avec les diverses tendances du mouvement ouvrier mondial.Mise hors la loi Suite au coup militaire du 11 septembre 1973.la dictature de Pinochet déclare la CUT hors la loi et tous ses biens sont confisques.Ses principaux dirigeants sont emprisonnes ou exilés.La Centrale rentre dans la clandestinité au Chili.À Paris, avec l'appui des centrales syndicales françaises, un comité extérieur est mis sur place, preside par les dirigeants en exil.En 1974.son vice-président.Eduardo Rojas, participe comme invite special, au congrès du CTC.à Vancouver.Au Québec où environ deux milles travailleurs chiliens ont trouvé refuge, les trois centrales syndicales ont été très actives sur le plan de la solidarité avec le peuple chilien.La complicité de Noranda La FTQ, lors de son 15e congrès tenu à Montréal du 28 novembre au 2 décembre 1977, a adopté à l'unanimité une résolution qui "condamne énergiquement la violation des libertés démocratiques et syndicales par la Junte militaire au Chili et exprime son entier appui à la lutte des travailleurs chiliens pour restaurer le régime démocratique'.De plus, il a été résolu que "la FTQ lance un appel à tous les syndicats affiliés pour qu'ils soutiennent financièrement et par d'autres moyens possibles — tels le boycottage des produits chiliens — les travailleurs chiliens par l'entremise de la CUT.Les délégués au congrès ont aussi dénoncé les investissements canadiens au Chili, notamment ceux de Noranda Mines et de Falconbridge.qui ne servent qu'à renforcer le régime Pinochet ", Tout récemment, Fernand Daoust, secrétaire général, prenait la parole au nom de la FTQ au cours d'une assemblée publique de solidarité avec les travailleurs du Chili, de l'Argentine, de l'Uruguay et de la Bolivie, tenue à Montréal le 27 janvier.Page 12 La FTQ et les travailleurs immigrants EXPLOITES comme travailleurs ET COMME ÉTRANGERS Près de 600,000 immigrants habitent le Québec, dont 80% dans la région métropolitaine de Montréal.La population ethnique constitue ainsi le dixième de la population totale du Québec.La plupart des travailleurs immigrants se concentrent dans l'industrie, l’hôtellerie, la restauration et l’agriculture.Ils assument généralement les tâches les plus pénibles et les plus mal payées.Ils doivent souvent travailler à des salaires inférieurs au minimum prévu dans la loi.Ils forment ainsi une masse de cheap labour, doublement exploitée, comme travailleurs et comme étrangers.Parmi les étrangers, la catégorie la plus démunie est celle des travailleurs temporaires, qui deviennent de plus en plus nombreux.Jusqu'aux années récentes, les immigrants provenaient majoritairement des régions les plus pauvres de l’Europe: le sud de l’Italie, la Grèce, le Portugal.Aujourd’hui, ils proviennent de plus en plus des Antilles, d'Amérique latine et d’Asie.Répression et discrimination Avec la crise économique qui affecte le Canada et particulièrement le chômage très élevé au Québec, les problèmes des travailleurs immigrants se sont aggravés.L’adoption, en 1977, par le Parlement fédéral de la nouvelle Loi C-24 sur l’immigration, au lieu d'améliorer leur situation, a apporté de nombreuses mesures répressives et discriminatoires contre les immigrants actuels et futurs.Dans le but d’essayer de résoudre eux-mêmes leurs difficultés, les immigrants ont commencé à s'organiser.C’est ainsi qu’au début de 1977 est fondée à Montréal l’Union des travailleurs immigrants du Québec (UTIQ), sur la base de plusieurs groupes ethniques.Il faut reconnaître que les centrales syndicales québécoises n'ont pas, jusqu'à présent, développé des politiques précises à l’égard des problèmes spécifiques et de l’exploitation parti- Photo de Vincenzo Pietropaolo.tire du Magazine OVO.t TL* ¦ ‘ culière dont les immigrants sont victimes.Colloque de la FTQ C'est en vue de remédier à ces carences que la FTQ, centrale majoritaire aussi en ce qui a trait à l’affiliation des travailleurs immigrants, a adopté une résolution soumise par le Syndicat des Ouvriers Unis de l’Électricité.Elle demande à la centrale "de consacrer une attention prioritaire à la situation et aux problèmes des travailleurs immigrés au Québec, notamment par l’organisation d'un colloque en la matière”.D'autre part, le congrès a appuyé la politique du gouvernement québécois visant à contrôler son immigration par l’obtention de pouvoirs accrus dans ce domaine.La FTQ conjointement avec le Conseil du Travail de Montréal a mis sur pied un comité composé majoritairement de travailleurs immigrants affiliés à la centrale, dans le but d’organiser ce colloque qui, en principe, aura lieu à l'automne prochain.Les syndicats et les personnes intéressés à cette question sont priés de communiquer avec la FTQ à 288-7431 ou le CTM à 2881970.Photo de Gui Bernardes.Page 13 ! LA FTQ SERA PRÉSENTE EN GASPÉSIE Poursuivant son programme de régionalisation, la FTO vient de décider de procéder à l’embauche d'un permanent qui sera affecté à la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.La FTQ a déjà des permanents affectés au soutien des Conseils du travail et à la présence régionale de la FTQ dans cinq régions: Nord-Ouest québécois, Mauricie, Québec, Outaouais et Estrie.Un permanent régional de la FTQ doit, entre autres, coordonner les diverses activités syndicales à l’intérieur de sa région, soutenir les initiatives des Conseils du travail, voir à la réalisation des programmes de la FTQ en matière d’éducation, d’information, de soutien aux luttes.Les candidatures à ce poste sont acceptées jusqu'au 28 février inclusivement.Un comité de sélection a été formé.Des soirées d’information au CTM Outre ses assemblées régulières à chaque mois, le Conseil du travail de Montréal (FTQ) organise dans les mois qui viennent une série de soirées d’information.C’est mardi soir le 28 février que la première soirée d'information aura lieu: elle portera sr les répercussions de la Loi 45 sur Faction syndicale au niveau de la section locale (votes de grèves, élections au scrutin secret, dispositions antiscabs.).A la fin de mars, une deuxième soirée portera sur les implications de la loi 101, particulièrement par la mise sur pied de comités de francisation dans les entreprises.Une autre est prévue sur les questions de santé et de sécurité.Ces soirées d’information sont ouvertes aux officiers.délégués et membres de tous les syndicats FTQ dans la région de Montréal.La première se tient au Centre St-Pierre Apôtre (Salle 100 du 1212 rue Panet).Pour plus d’informations, vous pouvez téléphoner au-CTM à 288-1970.Page 14 Des emplois au Vatican et en Chine.Des emplois hautement rémunérés dans quelque 150 pays du monde, allant du Venezuela à la Chine populaire en passant par le Vatican et le Botswana: voilà ce qu'offre l'agence de placement Trans-World of Canada aux chômeurs québécois.La démarche est fort simple: vous allez vous inscrire et vous déboursez $70.Si dans six moi, Trans-World ne vous a pas trouvé d’emploi, elle vous rembourse $35 et garde $35 pour ses dépenses d'administration.Chaque jour, environ 200 travailleurs en chômage se présentent chez Trans-World dont les bureaux sont situés sur le boulevard Crémazie.Cela sent la fraude à plein nez (les emplois disponibles au Vatican et en Chine populaire pour les chômeurs québécois sont plutôt rares!).Entre autres, Trans-World ne détient pas de permis pour faire du placement.Il ne serait pas suprenant d’apprendre un beau matin que cette agence a fait faillite et que ses propriétaires sont disparus.avec les cotisations.Mis au courant des activités de Trans-World, René Deshaies et Laurent Trudeau, de la Fraternité unie des charpentiers-menuisiers (FTQ), ont alerté le ministère du Travail, le ministère des Consommateurs et des institutions financières, la Ville de Montréal, l’escouade des fraudes de la police de la CUM, l'Office de protection des consommateurs.Des enquêtes sont en cours mais Trans-World continue d’opérer.Il y a lieu de mettre en garde vos membres et vos camarades de travail contre ce type d’agences qui profitent de la situation catastrophique du chômage.Crise économique et unité nationale Dans le contexte de la crise économique et du débat sur l'unité nationale, le congrès du CTC sera sûrement le lieu de discussions cruciales pour le mouvement ouvrier canadien et québécois.L’assemblée biennale du Congrès du travail du Canada aura lieu du 3 au 7 avril prochain au Centre municipal des congrès de Québec.Parmi les sujets majeurs qui seront débattus, il y a celui de l'unité canadienne et du droit du Québec à l'autodétermination ainsi que la situation économique désastreuse qui sévit à travers tout le Canada.La représentation des locaux au congrès du CTC, qui avait soulevé des débats houleux au dernier congrès, reviendra sur le tapis avec un nouveau rapport de la Commission des statuts.Il est aussi prévisible que le tripartisme, proposé dans le Manifeste adopté au dernier congrès et vivement contesté depuis, refera l’objet de discussions.Enfin, le président Joe Morris prenant sa retraite, les élections de la nouvelle direction du CTC susciteront beaucoup d’intérêt Les locaux québécois des syndicats affiliés au CTC sont invités à envoyer leur pleine délégation à ce congrès fort important De plus en plus de journaux syndicaux De plus en plus de syndicats el de sections locales affiliées à la FTQ publient un journa ou un bulletin d'information à l'intention de leurs membres.- Un recensement partiel effectue par le Service d'information de la FTQ a permis d'identifier 62 journaui ou bulletins publies par des affilies de la FTQ.Sur ce nombre.12 sont publies par des unions ou des conseils provinciaux et ont des tirages très élevés (5.000 exemplaires et plus!, il y en a £B qu sont publiés par des sections ioca.es et 2 par des Conseils du travail.Ces journaux vont du simple bulletin imprime sur Gestetner à la revue sur papier glace avec couleur Le Comité d'information de .a FTQ demande à tous les affiliés qui publient ur journal, un bulletin ou un feuillet d'information d’en faire parvenir une copie au service d'information de ia FTO et une autre au Conseil du travail de la region.Stages en France pour jeunes travailleurs Une série de 16 stages intitules stages de jeunes Travailleurs" et s'adressant à des Québécois de 'S à 30 ans viennent d’être publiés par l’Office franco-quebecois pour-la Jeunesse.L'une de leurs particularités intéressantes est le prix: S235.00 pour un voyage de trois semaines.Il s’agit de groupes de travailleurs dune même region et parfois d'une même industrie qui visiteront en France des categories de travailleurs semblables.Un groupe de travailleurs français viendra à son tour dans un stage semblable au Québec.Les régions, où se recruteront les stagiaires québécois et que visiteront les Français sont celles de Portneuf.du Témiscamingue.du Lac Saint-Jean, du Sud du Quebec, de la région de Sorel.de Valleyfield.de Montréal et banlieue, de Granby, de Sherbrooke, des Laurentides.de Hull, 3 Chicoutimi et de la Mauricie.Certains stages s'adressent à l'ensemble des jeunes travailleurs d'une région donnée, d’utres visent des groupes particuliers construction employés dt banques, employés c'hôp> taux employes municipaux, etc.Poil- notent de plus amples renseignements communique¦ avec Andre Leclerc n lu FTQ nu avec l'OFQi r.873 4255.On peu: trouverdr 'information su 'OFQJè Hull.et.652 hou Saint-xloseph.Place Champlain: à Sherbrooke r Il Place du Marche.53 sur,, rue des Grandes Fourchas; r.Trois-Rivièms au 140; rue Ravale, a Rouyn au 108 rue Principale, r Québec ai 12.rue Sainte-Anne ai àJonquière au 53 est bout Harvey ter étage.I s'agit là des bureaux de Communication Quebec On peu: ai iss recevoir le tourna dr l'Office,.Le Stagiaire., en s'adressant aux Pureaux de l'OFQJ à Montreal 555 ouest bout.Dorchestei suite 1150.Montreal H2Z iBl Des libres arec un ‘parti pris'" envers les travailleurs Les editions Parti Pris viennent de lancer une nouvelle collection intitulée Parti Pris Ouvrier Cette collection, dirigée par Pierre Graveline.sera consacrée spécifiquement à l'histoire, aux problé mes et aux luttes des travailleurs québécois, Que ce soi! par la publication de textes d'analyse, de documents.de récits historiques ou de manuels pratiques ta collection PARTI PRIS OUVRIER se veut un outil au service du mouvement ouvrier québécois un heu d expression et de reflexion pour les militants.Le premier livre de cette collection porte sur la question du chômage.Intitulé "les chômeurs du Québec ", ce livre, écrit par Jean-Michel Barbe, pré sente une enquête sur l’image du chômeur à Mon treat et fait une analyse des divers projets el initiatives mis en oeuvre pour sortir du chômage' Très prochainement.Parti Pris Ouvrier lancera un manuel des techniques d’information" à l'intention des militants qui se préoccupent de l’information à l'intérieur du mouvement ouvrier Intitulé Prenons la parole ce manuel aborde la nécessité pour le mouvement ouvrier de développer ses pro pres moyens d'information et expose les diverses méthodes et techniques pour faire de l'information.DÉCISIONS DU DERNIER CONGRÈS Tous les locaux affilies qui veulent informer leurs membres sur les décisions prises au dernier congrès de la FTQ.du 28 novembre et 2 décembre, peuvent obtenir en bonne quantité l'édition spéciale du Monde Ouvrier sur le dernier congrès.Il suffit d'en faire la demande à (514) 288-7431.Il reste aussi un certain nombre d'exemplaires du Monde Ouvrier spécial sur l'histoire de la FTQ et des syndicats qui l'ont bâtie.l’agp 15 Réforme du code canadien du travail LE BILL C-8 EST UN TROMPE-L’OEIL Sans doute pour montrer qu’il ne se laisse pas doubler par le gouvernement Lévesque et son projet de loi 45, le gouvernement Trudeau a présenté sa propre réforme du code canadien du travail (Bill C-8).Le ministre du Travail, John Munro, n’a pas manqué de présenter ce projet de loi comme une réforme fondamentale, notamment en matière de santé et de sécurité au travail.La FTQ a procédé à un examen attentif du projet de loi C-8 et a réuni ses syndicats affiliés qui sont assujettis au code canadien du travail (cheminots, communications, débardeurs, compagnies aériennes.).On ne retrouve dans le bill C-8 aucune des réformes qui faisaient du projet de loi 45 un minimum acceptable pour les syndicats; ni dispositions anti-scabs, ni précompte syndical obligatoire.Il y a cependant certaines dispositions qui viennent confirmer l’arbitraire patronal ou qui grugent dans les libertés syndicales.C'est au chapitre de la sécurité au travail Vous pouvez nous rejoindre par la poste a 1290 rue Saint-Denis, 5eme etage, Montreal ou par téléphoné à 514-208-7431 SI VOUS DÉMÉNAGEZ, PRÉVENEZ-NOUS que le bill C-8 constitue un trompe-l’oeil monumental; il reconnaît un droit fort ambigüe de refuser individuellement un travail qui présenterait un “danger imminent’’; la protection offerte au travailleur qui se prévaudrait de ce droit est fort mince.Il n’est aucunement question d'un droit collectif de refuser un travail présumé dangereux, droit collectif qui pourrait être exercé par le délégué syndical sans risque de représailles.Enfin, le Bill C-8 parle de la possibilité pour le ministre d'exiger qu’un employeur établisse un comité de sécurité “lorsque les conditions de travail le justifient”; on est encore loin d’un véritable comité de sécurité obligatoire, avec participation syndicale et avec des pouvoirs précis.La FTQ a l’intention de faire valoir son point de vue sur un projet de réforme qui ne répond aucunement aux attentes des travailleurs québécois qui oeuvrent dans des secteurs sous la juridiction du code canadien du travail.Page 16
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