Le monde ouvrier = The labor world, 1 septembre 1997, Septembre
w r" 3 *—s ¦ ¦ .¦ ¦ ¦ K / - v - \ / '' .L ¦ g|£Hggi' BULLETIN D'INFORMATION DE LA FÉDÉRATION DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DU QUÉBEC SEPTEMBRE 1997 N° 19 Plus de cent ans d'histoire Une nouvelle réalité, de nouveaux défis S'attaquer aux causes de la pauvreté dans le monde EN PAGE 7 m ?m 1 s® m 1 R Jf «figglg *^*ÎC3 m s ë i 1 4 » il H ¦ 1 sa a i lia a H i j l u 1 I, M.-Xagf m J âjjg, | SCFP a» i ',i.OUI WK UHÏWmi fWff-SiOlILL Pips a PAGE 7 Ca sottn En dernière page du Bulletin, un rapport de la rencontre des plaideurs et réviseurs qui se sont penchés sur la nouvelle loi 79 modifiant la Lo rW sur les accident: du travail et les professionnelle: Bienvenue FTQ Coupon d’abonnement LE MONDE ÜÜV1LLELL Bulletin d'information publié par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Président: Clément Godbout Secrétaire général: Henri Massé 545, boulevard Crémazie Est, Montréal, Québec H2M2V1.Téléphone: (514) 383-8000 Télécopieur: (514) 383-8001 Responsable: André Messier Fichier: Jacques Martin Collaboration: Louis Cauchy, Louise Valiquette, SCFP; Astrid Gagnon, SQEES-298; André Laplante, Métallos; Carole Clément; Louis Fournier, André Leclerc, Dominique Savoie, FTQ.Graphisme: Anne Brissette Photographie: Serge Jongué Impression: Richard Veilleux, imprimeur Tirage: 50 000 exemplaires Toute reproduction totale ou partielle des articles est permise, et même encouragée, à condition d’en indiquer la source.Dépôt légal à la Bibliothèque nationale du Québec.ISSN 0700-8783 PAGE 3 Message du président et du secrétaire général PAGES 4 ET 5 LE TRAVAIL AUTONOME Une réalité incontournable Les travailleurs et travailleuses autonomes sont de plus en plus nombreux.On parle même d'une révolution de l'organisation du marché du travail.De 1990 à 1995, il s'est créé plus d'emplois autonomes que d'emplois salariés au Québec.On constate en effet que 55 % des nouveaux travailleurs comptabilisés dans l'Enquête sur la population active ont déclaré être des travailleurs autonomes.Une nouvelle réalité qui pose des défis pour le mouvement syndical.PAGEJ2 Pauvreté dans le monde Des experts internationaux indépendants lancent un cri d'alarme Liste des conflits MUNICIPALITÉS ET SOCIÉTÉS DE TRANSPORT La Coalition syndicale ira jusqu’au bout PAGES 14 ET 15 Les nouvelles brèves PAGE 16 SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX La FTQ et les syndicats du secteur se mobilisent pages CHAUFFEURS DE TA Québec se tram< Une rentrée chargée LA RENTRÉE A COMMENCÉ SUR UNE BONNE NOTE: LA SIGNATURE DE L'ENTENTE POUR LA RÉOUVERTURE DE L'USINE KENWORTH À STE-THÉRÈSE.DES MOIS ET DES MOIS D'EFFORTS ET DE PERSÉVÉRANCE ONT PORTÉ FRUIT.On ne peut cependant en dire autant pour d'autres dossiers comme le lock-out à The Gazette, qui perdure depuis 3 ans, ou encore la grève au Canadian Tire à Gatineau ou la syndicalisation du McDonald's à St-Hubert.Des cas qui font ressortir les faiblesses du Code du travail actuel et les difficultés énormes que doivent surmonter les travailleurs et les travailleuses qui veulent se donner un outil pour défendre leurs droits.Même si la FTQ maintient sa croissance, la situation actuelle est des plus inquiétante, le taux de syndicalisation ayant fléchi au Québec ces dernières années.Nous ne pouvons nous contenter des déclarations de principe du ministre du Travail, Matthias Rioux, sur le droit à la syndicalisation.Le ministre doit mettre en branle rapidement un processus de consultation sur les réformes à apporter à un Code qui n'est plus qu'un pâle reflet des nouvelles réalités du marché du travail, plus d'un million de personnes n'ayant pas accès à la syndicalisation.Le fédéral promet actuellement des réformes.Au tour de Québec d'agir! À la FTQ, nous entendons prioriser ce dossier au cours de l'année qui vient et en faire un enjeu majeur de la prochaine élection.Crises dans les secteurs public et parapublic La FTQ compte pas loin de 50 000 membres dans les services de santé, les services sociaux et l'éducation.Les effets des compressions sur la qualité des soins et des services se font de plus en plus sentir dans les établissements.Malgré les embauches annoncées par le premier ministre, en bout de ligne il y aura moins de personnel et moins de services.De plus, Québec concocte d'autres réformes qui risquent de faire mal.On parle de privatisation dans les laboratoires, dans les cuisines et les buanderies.On étudie la possibilité de faire carrément disparaître les postes d'infirmières auxiliaires.Tous ces projets attaquent directement nos membres et la qualité des services offerts à la population.Il faut s'organiser pour y mettre un frein.La FTQ entend faire les pressions qui s'imposent pour que le prochain budget contienne d'importantes mesures de redressement.Les syndicats FTQ dans le secteur municipal et les sociétés de transport, forts d'un membership de près de 40 000 membres, ont pris la tête d'une vaste coalition pour s'opposer au coup de force qui se mijote dans les municipalités.Le gouvernement du Québec, après avoir décrié sur tous les toits le pelletage fédéral, a recours aux mêmes pratiques envers les municipalités et les commissions scolaires, ces dernières ayant augmenté nos taxes de près de 50%.La Coalition a avancé une série de propositions qui permettraient d'atteindre l'objectif de 500 millions $ réclamés aux municipalités par le gouvernement, sans toucher aux conditions de travail et de salaires.Parce que ces propositions demandent du courage politique, elles sont écartées.Le droit à la libre négociation, sans ingérence extérieure, est un droit fondamental.La FTQ entend défendre ce droit.L’emploi, toujours l’emploi Il y aurait reprise, dit-on.Nous la cherchons toujours puisque la situation de l'emploi ne s'améliore guère.Même au risque de paraître redondant, la FTQ entend continuer sa campagne auprès des gouvernements et des entreprises pour que la création d'emplois de qualité devienne une obsession quotidienne.Il faut redonner espoir à ces dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs qui ne demandent pas mieux que de gagner honnêtement leur vie.Le Monde ouvrier - Septembre 1997 / 3 T R A V A DANS LES DISCOURS PUBLICS, ON VALORISE DE PLUS EN PLUS LE TRAVAIL AUTONOME, L'ENTREPRENEURSHIP.LE TRAVAIL SALARIÉ SERAIT VOUÉ À DISPARAÎTRE COMME UN ACCIDENT HISTORIQUE DU VINGTIÈME SIÈCLE.ET AVEC LUI, LES SYNDICATS QUI REPRÉSENTENT CES SALARIÉS.MAIS ON OUBLIE AINSI QUE LES SYNDICATS ONT COMME OBJECTIF PREMIER DE REPRÉSENTER DES TRAVAILLEURS ET DES TRAVAILLEUSES, QUEL QUE SOIT LEUR STATUT D'EMPLOI.En fait, les syndicats de travailleurs autonomes existent déjà.Certains depuis déjà un bon moment.N'est-ce pas ce que sont l'Union des artistes (UDA-FTQ), l'Union des producteurs agricoles (UPA), ou encore l'Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma (AIEST-FTQ)?Ce qu'il y a de nouveau, c'est que le travail autonome, dépendant ou indépendant, vrai ou faux, s'installe tranquillement dans des secteurs de l'activité économique ou dans des types d'emplois moins traditionnels.Et que cela commence à interpeller de plus en plus les décideurs publics et les syndicats.Journée-Forum sur le travail autonome Depuis un peu plus d'un an, un Comité de travail sur le travail autonome (CTTA) a été mis sur pied.La FTQ a participé à ses L AUTONOME LES SYNDICATS FTQ BOUGENT À la FTQ, ça bouge du côté du travail autonome.Il y a bien sûr des tentatives de syndicalisation comme dans le secteur du taxi (Métallos) ou chez les agents d'immeubles (SEPB-57).Mais il y a aussi de nouveaux regroupements.Les Métallos viennent de créer l'Association des distributeurs en alimentation du Québec qui regroupe actuellement les 70 travailleurs «autonomisés» par la compagnie Humpty Dumpty et compte recruter de nouveaux membres dans le secteur.Les Teamsters représentent également un certain nombre de routiers autonomes.Le SCEP vient de signer une entente de service avec l'Association des propriétaires de machinerie forestière (APMF) qui pourra ainsi profiter de la vaste expérience du syndicat auprès des travailleurs de la forêt et obtenir statut et reconnaissance des membres par les gouvernements et les grandes compagnies forestières.L'Alliance québécoise des travailleurs et travailleuses autonomes (AQTA), section locale 2000 du SCEP, vient aussi de voir le jour et vise le regroupement de travailleurs et travailleuses autonomes dans tous les secteurs et régions du Québec.C'est sur la base de besoins communs en matière de services et de représentation qu'est fondé le regroupement.travaux avec d'autres organismes représentant des travailleurs autonomes (syndicats et associations), des banques, des professeurs d'universités, etc.Ayant identifié les principaux problèmes auxquels font face les travailleurs autonomes, le CTTA a organisé une journée-forum afin de valider son diagnostic et de préparer un plan d'action.Le 4 juin 1997, autour du thème «Des actions à conjuguer au pluriel!», près de trois cents personnes, dont plus de la moitié étaient des autonomes, ont discuté de six thématiques: les travailleurs autonomes dépendants, le regroupement et la représentation des travailleurs autonomes, les problèmes de financement, de protection sociale, de recherche de clients et de développement des réseaux ainsi que les programmes d'aide et d'intervention (gouvernementaux et autres).«Je croyais que tous les travailleurs autonomes étaient des «Lucky Luke», aimant travailler seuls et très compétitifs.Au Forum, ma perception a changé.Il y a aussi des gens qui veulent se regrouper pour améliorer leurs conditions de travail.Et nous, du mouvement syndical, devons y réfléchir sérieusement.Pourquoi pas quelque chose qui se rapprocherait des décrets de conventions collectives?» Bojidar Pérucich, SEPB-57 4/ Le Monde ouvrier - Septembre 1997 PHOTO SERGE JONGUE PHOTO: ROBERT SAUVAGEAU Quelques constats intéressants ?Le statut de travailleur autonome dépendant doit être rejeté.Nous sommes tous des travailleurs et des travailleuses, certains sont salariés, d'autres autonomes indépendants.Au sein des deux catégories, il y a divers degrés de précarité: l'avocat associé dans un cabinet juridique a une situation aussi stable que celle du professionnel salarié à temps plein d'une entreprise ou d'un organisme.Les deux ont peu en commun avec la personne qui vivote en travaillant comme salariée temporaire ou sur appel ou qui est à la recherche constante de contrats.«Le Forum m'a permis de valider les orientations que nous avons prises lors de la création de Î'ÂQTA-SCEP.Beaucoup de travailleurs autonomes expriment des besoins en matière de regroupement et d'association.Et peut-être pour la première fois, ils se mettent à penser: «Les syndicats?Pourquoi pas!».Avec notre expertise du marché du travail, on peut offrir une structure stable, efficace et influente pour se doter de services, mais aussi pour assurer une représentation adéquate face aux organismes et institutions.» Kl Mario Bureau, président, SCEP-2000 .?La primauté trop souvent accordée à la définition fiscale de travailleur autonome doit faire place à une redéfinition ancrée dans le droit du travail, ce qui permettrait de mieux délimiter les frontières entre travail salarié et travail autonome.?Les divers systèmes de protection sociale (RRQ, assurance-emploi, congé de maternité, etc.) doivent être examinés de manière à permettre la couverture du travail autonome tout en maintenant la responsabilité des donneurs d'ouvrage, s'il y a lieu.T Le besoin de regroupement est capital, même s'il peut prendre des formes différentes.Pour certains, il s'agit de développer des réseaux de services qui permettraient un décloisonnement des bases professionnelles.Pour d'autres, il importe de mettre sur pied des organisations de représentation visant autant une reconnaissance professionnelle que politique.Dans ce cadre, certains privilégient des regroupements larges et décloisonnés alors que d'autres souhaitent se regrouper sur une base plus sectorielle (type d'emplois ou secteurs d'activité).Une action gouvernementale concertée La ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, dans le discours de clôture de la journée-forum, a annoncé la mise sur pied d'un comité interministériel.Son mandat est d'analyser les programmes, lois et règlements en fonction de la nouvelle problématique du travail autonome, en vue de proposer des pistes d'action visant à améliorer les régimes et programmes gouvernementaux.C'est à suivre! Bienvenue à la FTQ REQUÊTES EN ACCRÉDITATION - MARS-AVRIL 1997 T SCFP : débardeurs du port de Québec, ponts Jacques-Cartier et Champlain (Montréal), municipalité de Bellefeuille, commission scolaire Des Manoirs (Terrebonne), Sécur (Thetford et Beauce), Régie intermunicipale de La Chaudière (St-Rédempteur) ?SCEP : Laidlaw (Mercier), Donohue (Baie-Comeau), Les Emballages Inner-Corr (Mont-Royal), Les Entreprises Modernes (Daveluyville), Bois Grand Val (Dégelis), Proslide Technologie (Rigaud) T Métallos : Reynolds (Bé-cancour, FSSA), T.F.Encapsulation (Magog), Nettoyeur Shefford (Granby), Métaux Russel (Jonquière), Prolam (L'Islet), clubs de golf UFO (Laval) et Glendale (Mirabel) ?Teamsters : Centre Molson (loges), 8 centres Autopoint (Québec), SGT-2000 (Drummondville), Loomis (Jonquière), Autobus Sapiar (Dorion), Services Haycot (Dorval, Mirabel), Lallier Autos (Montréal) ?TUAC : L'Entraide Assurance-Vie (Ste-Foy), Terminus Voyageur-restaurants (Montréal), Hôtel des Gouverneurs (Rouyn-Noranda), craberie Saint-Paul (Rivière St-Paul, Côte-Nord), Maxi-Provigo (Boucherville, Gatineau), Loeb (Hull), supermarché St-Raphaël (Ile Bizard), Matériaux Lauren-tiens (Lafontaine), Club de Golf de Sherbrooke, Métro Barbe (Laval), Résidence de la Congrégation des soeurs de l'Enfant-Jésus (Rivière-du-Loup), Rôtisserie St-Hubert (Hull), Marché Métro (Ver-chères), Sintra (Ormstown), Marché IGA (LaSalle), Échange de devises, cinq bureaux (Montréal), Parfumerie Dans un Jardin (Boucherville) T AFPC : Société du Vieux-Port de Montréal ?SQEES et UES : centre d'accueil St-Stanislas (Mau-ride), Ville de Repentigny (piscines), Manoir Louisiane (Montréal), Havre L'Éclaircie (St-Georges de Beauce), Centre hospitalier Rive-Sud (Greenfield Park), CHSLD Chevalier de Lévis (Lon-gueuil), Club de golf du Mont Sainte-Anne (St-Ferréol Les Neiges), Château Repotel (Ancienne-Lorette), commissions scolaires Greater Québec et Eastern Regional (Québec), For-Net (région de Québec), Office municipal d’habitation (Gatineau), Pourvoirie Chénier (St-Narcisse), Laiterie Lactel (St-Alexandre), Caisse d'économie Canipco (Gatineau), Collège MacDonald (Ste-Anne de Bellevue) ?SEPB : commission scolaire Laurenval (Laval), TUAC-503 (Québec) ?SVTI : Sherlic (Sherbrooke), Krack'O Pop (Anjou), Textile Calko (Montréal), Perfecta Plywood (St-Hyacinthe), Les Outils Fuller (Pointe-Claire), Place Kensington (West-mount) ?SITBCT : cafétéria Imperial Tobacco (Montréal) ?FPOE : Protec-Arbres (Hull), Les Entreprises LDL (St-Louis de France) ?SICG : Lawson Mardon Digital (Laval) T SPQ : pompiers de Varennes ?Vitriers : Vitrerie Vision (Gatineau) ?AIEST : Cinémas Faubourg Ste-Catherine (Montréal), Pointe-Claire et Le Clap (Ste-Foy) ?VMP : Raynox (St-Césaire) Le Monde ouvrier - Septembre 1997 / 5 CHAUFFEURS DE TAXI Plus qu'un compteur pour être respecté PLUS DE 500 CHAUFFEURS DE TAXI ONT BLOQUÉ LE CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL LE 16 JUIN DERNIER POUR PROTESTER CONTRE LE HARCÈLEMENT DONT ILS SONT VICTIMES ET RÉCLAMER LE DROIT DE SE SYNDIQUER.«Comme si cela était encore possible, la situation des chauffeurs de taxi se détériore, a déclaré le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Arnold Dugas.Le fisc les harcèle systématiquement, les exigences pour exercer le métier ne cessent d'augmenter et les vérifications bureaucratiques du Bureau du taxi pleuvent.Jusqu'à maintenant, le gouvernement a bloqué toute possibilité de mise sur pied d'un syndicat professionnel, seule solution réaliste pour dénouer l'impasse.» Appui de la FTQ et pressions sur Québec «La FTQ appuie les revendications des chauffeurs de taxi, a déclaré le président de la centrale, Clément Godbout.Le gouvernement doit comprendre que ça prend plus qu'un compteur pour être respecté.Le droit d'association est un droit fondamental reconnu dans nos lois.Cela fait plus de dix ans que les chauffeurs ont exprimé \ clairement leur volonté ; de se regrouper.Cela a I assez duré!» I Lors d'une rencontre de la FTQ et des Métallos avec le ministre du Travail, Matthias Rioux, le 22 août dernier, ce dernier s'est engagé à présenter une proposition susceptible de faire progresser la démarche syndicale d'ici la fin septembre.«Nous avons eu beaucoup de promesses depuis dix ans.Nous nous réjouissons de l'ouverture démontrée par le ministre mais il doit s'attendre à ce que nous maintenions la pression», a indiqué Arnold Dugas.Une proposition sensée En 1995, le Syndicat des Métallos a déposé un projet de création d'un syndicat professionnel pour représenter les chauffeurs.Il s'agit d'un amendement à la loi du transport pour reconnaître le Syndicat professionnel des chauffeurs de taxi du Québec et l'obligation pour les chauffeurs-locataires d'en faire partie.Selon ce projet, les chauffeurs auraient la possibilité, à tous les trois ans, de changer de syndicat s'ils le désirent.Cette bataille a des répercussions sur l'ensemble de l'industrie car elle permet de faire progresser les revendications des propriétaires-artisans, cette autre composante essentielle de l'industrie.On se rappellera qu'en 1989, les Métallos avaient obtenu l'adhésion de la vaste majorité des chauffeurs de taxi à Montréal dans le cadre d'une campagne de syndicalisation.Le gouvernement s'était alors réfugié derrière une décision d'un commissaire du travail qui avait statué que les chauffeurs n'étaient pas des salariés au sens du Code du travail.«Nous n'avons jamais lâché les chauffeurs de taxi et nous entendons poursuivre nos efforts pour leur venir en aide, a conclu le directeur québécois des Métallos, Arnold Dugas.La mise sur pied d'un syndicat professionnel vise à donner aux chauffeurs les services qu'ils attendent depuis longtemps: représentation auprès de tous les intervenants du milieu, bureau de placement, assurance collective, régime de retraite, aide juridique, service de comptabilité pour le rapport d'impôt, Fonds d'indemnisation en cas d'agression, Fonds de défense dans les cas de contraventions, etc.» Manifestation des chauffeurs de taxi à Montréal, le 16 juin dernier 6 / Le Monde ouvrier - Septembre 1997 S*L Ca source* k BULLETIN DE LA FÉDÉRATION DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DU QUÉBEC (FTQ) SUPPLÉMENT AU MONDE OUVRIER, SEPTEMBRE 1997, N° 19 Semaine santé-sécurité La prévention, j'en fais mon affaire! Du 19 au 25 octobre se déroulera la treizième semaine de la santé et de la sécurité du travail.Le thème retenu par la FTQ: «La prévention, j'en fais mon affaire!».Des chiffres qui font réfléchir En jetant un coup d'oeil attentif aux statistiques des accidents du travail et des maladies professionnelles, on ne peut que se dire qu'il y a encore beaucoup de travail à faire en matière de prévention dans nos milieux de travail.En 1996, 122 463 travailleurs et travailleuses, soit près de 5% de l'ensemble des travailleurs couverts par la Commmision de la santé et de la sécurité (CSST), se sont absentés du travail en raison d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle.Cette même année, 95 travailleurs ou travailleuses ont perdu la vie des suites d'un accident ou d'une maladie contractée au travail.Pour la seule année 1996, la CSST a indemnisé 12,4 millions de journées d'absence reliées à une lésion professionnelle.En répartissant ces journées sur l'ensemble des personnes couvertes par la CSST, cela représente tout près de 5 jours pour chacune d'entre elles! 3 ET 4 NOVEMBRE 2 rencontre DES REPRÉSENTANTS ET DES REPRÉSENTANTES Dans le passé, une rencontre des représentants et des représentantes en prévention se tenait avant ou pendant la semaine santé-sécurité.À leur demande, cette rencontre se tiendra cette année les 3 et 4 novembre.Ceci leur , permettra d'être pleinement présents dans leur milieu pour préparer efficacement les activités de la semaine santé-sécurité.Comme il est maintenant établi, la FTQ produira, cette année encore son propre matériel de soutien aux activités de la Semaine en région et dans les entreprises.Nous vous invitons à contacter votre Conseil du travail pour vous procurer le matériel et vous informer des activités prévues dans votre région durant la Semaine.Il faut signaler que, cette année, ____________ il n'y a pas de matériel pour le mercredi de la Semaine, journée consacrée au Québec aux victimes d'accidents et de maladies du travail.À l'initiative du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), plusieurs syndicats canadiens, puis le Congrès du travail du Canada (CTC), la FAT-COI (AFL-CIO) et enfin la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), ont reconnu la journée du 28 avril comme Journée ’ mondiale commémorant le souvenir des victimes du travail.La FTQ a souligné cette Journée dans les médias pour la première fois en 1997.Les principales causes Parmi les causes d'accidents du travail, les efforts physiques trop intenses arrivent en première place avec 26% des accidents indemnisés.En 1996, 27% des lésions touchaient le dos.Pour ce qui est des maladies professionnelles, la tendinite arrive au premier rang, avec 29% des maladies indemnisées; elle est suivie de près par les cas de surdité et de déficiences auditives.ACCIDENTS DU TRAVAIL ET MALADIES PROFESSIONNELLES AU QUÉBEC (1987-1996) Année Travailleurs couverts (en M) Accidents avec interruption de travail’ 118 590 Maladies professionnelles avec interruption de travail’ 3 873 Décès2 1996 2,6 gç 1995 2,5 127 666 4 090 148 1994 2,5 131 372 4 576 130 1993 2,5 132 250 4102 134 1992 2,5 146 765 4176 111 1991 2,6 176 719 4 226 147 1990 1989 2,7 2,7 205 048 214 720 4196 4 010 185 181 1988 1987 2,6 2,5 213 438 215 744 2 429 1 547 129 145 1- Jf.s'°ns Pr°fe“l°nnelles acceptées et indemnisées.Dossiers pour lesquels il y a eu au moins une période d indemnisation.Les décès reliés à une lésion professionnelle sont compris.2.Décès comptabilisés au 1" mars suivant l'année de référence.Le Monde ouvrier - Septembre 1997 /7 Avec le SCEP chez Maclaren à Masson On parle de santé-sécurité partout et tout le temps Chaque année depuis neuf ans, en mai, le fabricant de papier Maclaren et la section locale 11 du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) tiennent une Semaine de santé-sécurité.Mais ce n'est là qu'un aspect des efforts consentis pour améliorer la santé-sécurité dans cette usine de l'Outaouais.«C'est mon usine-modèle dans la région», mentionne Louise Desrosiers, technicienne en hygiène du travail au CLSC de Hull.Selon elle, la prévention à l'usine de Masson est intégrée dans toutes les démarches.Cette approche est palpable lors des activités de la semaine, dans les différents secteurs de l'usine et jusque dans le journal de l'entreprise qui laisse une large place à la santé-sécurité.Dans le numéro de mars 1997, on parle de la tournée santé-sécurité du directeur de l'usine et du président du syndicat, durant toute une semaine.Une première très remarquée qui aura des suites.Plusieurs comités «Il y a eu des progrès remarquables depuis 1990, assure Denis Bigras, représentant à la prévention.Mais nous avons encore trop d'accidents.C'est pourquoi nous parlons de santé-sécurité tout le temps.Nous ne sommes pas un secteur prioritaire mais nous avons gagné des libérations syndicales et nous avons plusieurs comités.» Un comité d'usine coordonne toutes les questions de santé-sécurité, en fait la promotion et développe des programmes de prévention impliquant les travailleurs.Le comité santé-sécurité «départemental» identifie et évalue les problèmes en fonction des préoccupations des travailleurs et des superviseurs pour ensuite proposer des solutions et veiller au suivi.Les comités «Kinosys» s'intéressent plus particulièrement aux maux de dos et aux lésions musculosquelettiques.Quant au comité TACT (technique d'amélioration du comportement au travail), il constitue un élément important du travail de prévention de l'entreprise et les syndiqués y participent activement.La technique, développée aux États-Unis, est peu connue au Québec.Durant la première année d'application, on remarque une baisse moyenne de 30 % des accidents.Le programme TACT est basé sur l'observation volontaire du comportement et des méthodes de s travail dans le but 1 de modifier ce | qui est à risque, s 40 observateurs au TACT Daniel Patry, responsable du programme TACT à la section locale, y travaille à temps plein.«Le TACT a été implanté en juin 1995 et nous avons maintenant 40 observateurs dans l'usine.À l'aide d'une fiche, nous notons les comportements sécuritaires et à risque d'environ 160 personnes par mois, avec l'approbation de nos membres.» La compilation et l'analyse des informations recueillies ont permis de développer dix-huit plans d'action dans différents secteurs de l'usine dans le but d'améliorer les conditions matérielles et d'augmenter l'utilisation des équipements et le pourcentage des comportements sécuritaires.Parallèlement, l'action syndicale se poursuit pour améliorer les conditions de travail: captation des fumées de soudure à la source, installation de gardes aux presses à papier, cabines insonorisées pour les opérateurs de machines bruyantes.Et le travail continue.Récemment, des améliorations importantes ont été apportées pour capter les fumées de soudure à la source.Elles sont aspirées dans le bac, filtrées puis évacuées par les tuyaux.On poursuit les études dans le but d'améliorer encore ces équipements.Avant l'installation des gardes de pince, au moins trois opérateurs de bobineuse à papier ont été victimes d'un accident: une main et des jambes écrasées.La solution la plus efficace (des plaques d'aluminium tel qu'illustré), a été développée conjointement par un consultant et les machinistes de l'usine.Il n'y a pas eu d'accident depuis trois ans.8 / Le Monde ouvrier - Septembre 1997 PHOTOS: CLAUDE ROUSSEL Pour réduire le bruit chez Tamis CAE à Lennoxville Des solutions adaptables à différentes situations Trouver des solutions pratiques aux divers problèmes de bruit ne s'est pas fait du jour au lendemain chez Tamis CAE.Toutefois, les changements apportés dans la dernière année témoignent des bonnes relations qui se sont développées entre la section locale 7531 des Métallos et la nouvelle direction.Les ouvriers spécialisés employés chez Tamis CAE travaillent le métal.Dans plusieurs secteurs de l'usine, les bruits d'impact sont importants.Il a fallu faire plusieurs essais avant de solutionner certains problèmes de façon satisfaisante.¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦bbhhbbm Les travailleurs SATISFAITS «Depuis un an, les résultats sont évidents et les travailleurs sont très contents, constate Jean-Yves Couture, président de la section locale.Au poste de planeur de métal, par exemple, on ne pouvait pas isoler une machine en mouvement avec une cabine.Les Dans les nouvelles parties de l'usine, des murs d'absorption sont installés pour réduire les bruits d’impact.De la tôle ondulée et perforée ainsi que de la fibre de verre en constituent les principaux matériaux.* LKfll Suite à un droit de refus des travailleurs adjacents au poste de planeur de métal, l'employeur a investi 12 000$ pour l'installation detnurs suspendus insonorisants.de l'usine, les murs sont constitués de fibre de verre recouverte d'une tôle ondulée et perforée.Ce nouveau produit donne des résultats encourageants puisqu'il empêche la réverbération du bruit des machines.Comme l'explique Michel Dubois, représentant à la prévention, ce sont eux qui souffraient le plus du bruit causé par le planeur.«L'opérateur, lui, en portant ses coquilles, n'avait pas les mêmes problèmes.L'employeur a tout de suite nommé un ingénieur pour évaluer la situation et proposer un autre moyen.Dans un délai de trois semaines, le mur isolant était installé.» Des panneaux INSONORISANTS solutions ne sont pas venues tout de suite.» Les résultats se sont manifestés après plusieurs essais qui s'étaient avérés non concluants: changer les couteaux, isoler le moteur, installer un panneau isolant sur la table de coupe, faire de moins grosses coupes.Rien n'y faisait.Après un an de tentatives infructueuses, le bruit persistant a mené les travailleurs adjacents à utiliser le droit de refus en avril 1996.Essentiellement, le mur est constitué de panneaux insonorisants recouverts de vinyle.Disponibles en différents formats, ils sont faciles à installer et s'adaptent à n'importe quel besoin.D'autres panneaux de plus petite dimension ont été suspendus au plafond pour améliorer l'absorption du bruit.«Ce n'est pas parce qu'on a toujours travaillé dans le bruit et qu'on a développé une tolérance qu'il ne faut pas que ça change», constate aujourd'hui Jean-Yves Couture.Dans la nouvelle partie Des améliorations qui permettent à Michel Dubois de dire qu'«après tout, notre santé-sécurité c'est notre avenir !».Installée à Lennoxville, en Estrie, Tamis CAE fabrique des tamis en acier inoxydable pour l'industrie des pâtes et papier, surtout.Il s'agit de filtres servant à raffiner la fibre de bois pour obtenir une pâte homogène et de qualité.Le secteur des mines et de l'alimentation utilise également les tamis fabriqués par les 167 ouvriers spécialisés, membres des Métallos.Le Monde ouvrier - Septembre 1997 / 9 «Cette loi nous aide à mettre plus d'efforts sur la prévention et à régler les problèmes plutôt qu'à multiplier les procédures et les plaidoyers, comme s'y sont engagés les syndicats.Elle change la culture de la CLP et en fait une instance plus proche du monde, comme nous l'avons réclamé.» Les militants et militantes en santé-sécurité prennent connaissance de la loi 79 conseil auprès du commissaire qui rend seul la décision dans un délai de 6 à 9 mois.Cette décision est finale et sans appel.?Les commissaires sont avocat ou notaire depuis au moins dix ans et sont nommés après consultation du Conseil consultatif du travail et de la main-d'oeuvre (CCTM) pour une durée de 5 ans.?Les membres syndicaux et patronaux sont nommés pour deux ans, au début, et pour un an par la suite à partir d'une liste dressée par le conseil d'administration de la CSST.T La conciliation à la CLP est enfin reconnue dans la loi.?Les motifs de révision pour cause sont plus explicites.De plus, des mesures transitoires facilitent le transfert des commissaires de la CALP.Les présidents de BRP sont jugés aptes à devenir commissaires mais ils devront subir le processus d'évaluation du CCTM.Clément Godbout, président de la FTQ En juin dernier, les plaideurs et les réviseurs de la FTQ se sont penchés sur la nouvelle loi 79 modifiant la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP) ainsi que les recours à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).Ces hommes et ces femmes sont au coeur de la réforme puisque les règles du jeu et leur rôle de représentation des travailleurs et travailleuses accidentés sont transformés.En compagnie d'une demi-douzaine de membres du Bureau de la FTQ et devant une salle comble, Jean-Pierre Néron, du Service de la santé et de la sécurité du travail de la FTQ, assisté de l'avocat Laurent Roy, a expliqué, documents à l'appui, les principales modifications touchant: 1.le processus d'évaluation médicale 2.le Bureau d'évaluation médicale (BEM) 3.la révision administrative 4.la Commission des lésions professionnelles (CLP).Aucune période de transition n'est prévue pour cette loi qui doit entrer en vigueur à l'automne.Tout nouveau dossier sera traité selon les nouvelles dispositions.Dans l'ordre habituel: Jean-Pierre Néron, Service santé-sécurité de la FTQ; Clément Godbout, président de la FTQ; Gilles Charland, directeur québécois du SCFP et vice-président de la FTQ; Serge Trudel, Service santé-sécurité de la FTQ.l'avant huit mesures administratives pour améliorer le fonctionnement du BEM.Elles prévoient notamment une répartition plus égale des dossiers selon des critères précis d'assignation, une grille d'évaluation des membres et leur formation ainsi que l'amélioration des rapports humains.Révision ADMINISTRATIVE 3.Le bureau de révision paritaire (BRP) est remplacé par un processus de révision interne obligatoire.Cette révision administrative s'effectue sur dossier, sans audition, avec observations des parties.La conciliation disparaît.Il est possible de contester cette décision dans un délai de 45 jours.WÊRÊÊmtÊÊBÊÊÊmÊKÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊm Évaluation MÉDICALE 1.La procédure d'évaluation médicale est maintenue et bonifiée avec la possibilité pour le médecin traitant de fournir un rapport complémentaire, obtenu d'un professionnel de son choix, pour étayer ses conclusions.2.Le ministre du Travail, Matthias Rioux, a mis de 4.La CLP remplace la Commission d'appel en matière de lésions professionnelles (CALP).Sous la responsabilité du ministre du Travail, elle intègre une forme de paritarisme non décisionnel.Les deux membres, l'un syndical et l'autre patronal, jouent un rôle- 10 / Le Monde ouvrier - Septembre 1997 MUNICIPALITES ET SOCIETES DE TRANSPORT Mon au coup de force! LE 4 SEPTEMBRE DERNIER, DES MILLIERS DE TRAVAILLEUSES ET DE TRAVAILLEURS ONT MANIFESTÉ DANS QUELQUE 30 MUNICIPALITÉS CONTRE LE COUP DE FORCE APPRÉHENDÉ DE QUÉBEC À L'ENCONTRE DE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE LEURS SALAIRES, DANS LA FOULÉE DU PELLETAGE DE 500 MILLIONS $ ANNONCÉ PAR LE GOUVERNEMENT EN AVRIL DERNIER.Ces manifestations, à l'initiative de la Coalition québécoise des secteurs municipal et transport, qui regroupe 85 000 travailleuses et travailleurs des municipalités et sociétés de transport, visaient à rappeler au gouvernement et aux administrations locales les quatre exigences qui sont à la base même de la Coalition: ?Les relations de travail dans ces secteurs sont de juridiction locale et doivent le demeurer.Le gouvernement n'a pas à s'en mêler; ?Les employeurs doivent négocier avec leurs syndicats respectifs les conventions collectives non signées et les respecter là où elles sont déjà conclues, sans ingérence extérieure; ?Tout autre problème que pourraient rencontrer les municipalités et sociétés de transport doit être discuté avec le syndicat local; ?Le gouvernement doit lever toute ambiguïté quant à l'adoption éventuelle d'une loi spéciale, quant à l'octroi d'un droit de lock-out aux municipalités et sociétés de transport, quant à des modifications aux articles 45 et autres du Code du travail pour généraliser la sous-traitance sauvage.D’autres solutions sont possibles La Coalition, formée à l'initiative du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), et dont est également membre le Syndicat des pompiers du Québec (SPQ), dénonce les discussions à huis clos menées par le gouvernement avec les unions patronales dans le secteur municipal sur la seule base d'une dégradation généralisée des 0 O o a.O b X Q.Le porte parole de la Coalition et directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, Gilles Charland, à la manifestation de Montréal.conditions de travail et de la rémunération.Les pistes de solution avancées par la Coalition, pouvant permettre des économies récurrentes de loin supérieures à la commande gouvernementale de 500 millions $, ont été rejetées du revers de la main par le gouvernement et le patronat (lire ici par manque de volonté et de courage politique).Au nombre de celles-ci: la réorganisation du travail (déjà engagée dans bon nombre de milieux de travail), le regroupement de services et la fusion de municipalités, une politique d'achats en commun, la récupération des travaux donnés en sous-traitance, l'encadrement législatif du financement des partis politiques municipaux de même qu'une révision en profondeur de la fiscalité municipale et l'établissement de véritables pactes fiscaux.Ces manifestations ne constituaient qu'un coup de semonce.Il y aura bataille rangée si les stratégies patronales actuelles ne changent pas, les syndicats détenant des mandats de moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève générale illimitée de façon très majoritaire.LES CONFLITS F T Q A U 4 SEPT E M B R E 19 9 7 Employeur Ville Nombre de travailleurs Syndicat Début du conflit Structure C.Q.S.Trois-Rivières 5 Métallos-8396 93.04.05 Produits forestiers Bellerive KA'N'ENDA Mont-Laurier 15 FNCMFTU-299 94.07.15 The Gazette (typographes) Montréal 11 SCEP-145 96.06.03 (lock-out) Municipalité d'East Broughton East Broughton 12 SCFP-3666 96.09.20 Cinéplex Odeon (Place Charest) Québec 4 AIEST 97.04.16 (lock-out) Famous Players (Galerie de la Capitale et Place Ste-Foy) Québec 7 AIEST 97.04.17 (lock-out) Quality Hotel Québec 40 Métallos-9400 97.05.21 Résidence de la Rive Laval 50 SQEES-298 97.06.06 Résidence l'Éden Laval 45 SQEES-298 97.06.06 Canadian Tire (Les entreprises Julien Dupuis) Gatineau 102 SCEP-190 97.08.13 Villa du Poulet I.M.inc.iles-de-la-Madeleine 6 Métallos 97.08.24 (lock-out) Chibou-Vrac inc.Chibougamau 16 Métallos-5942 97.08.25 Le Monde ouvrier - Septembre 1997 /11 RAPPORT MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT HUMAIN La pauvreté n'est pas une fatalité.à condition de la combattre vraiment LA PAUVRETÉ CRIANTE DE PLUS DE 1,3 MILLIARD DE PERSONNES DANS LE MONDE N'EST PAS UNE FATALITÉ.ON PEUT LA VAINCRE.IL SUFFIRAIT DE MOBILISER 80 MILLIARDS DE DOLLARS AMÉRICAINS DE PLUS PAR AN POUR CHANGER TOTALEMENT LA SITUATION.CELA PERMETTRAIT DE FOURNIR À TOUS ET À TOUTES UN ACCÈS AUX SERVICES SOCIAUX ESSENTIELS ET À UN REVENU DÉCENT.80 milliards, c'est beaucoup?Non, si l'on songe que cette somme est inférieure à la fortune des sept personnes les plus riches du monde! Le problème c'est que les ressources ne sont pas rassemblées et que, surtout, celles qui sont disponibles ne sont pas dirigées aux bons endroits.La copie négative Depuis huit ans, le Programme des Nations unies pour le développement charge une équipe d'experts indépendants de brosser le portrait du développement humain à travers le monde et de sa copie négative, la pauvreté.Il s'agit là d'une mine de renseignements qui permettent de pointer du doigt non seulement les phénomènes de pauvreté, mais aussi leurs causes.On nous y apprend que la pauvreté a reculé plus rapidement au cours des cinquante dernières années qu'au cours des 500 ans précédents.Mais on y constate tout de même qu'un quart de l'humanité vit dans une pauvreté extrême et qu'un tiers ne dispose pas d'un revenu de 1 $ US par jour.Les zones les plus touchées sont bien sûr l'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud dont la population pauvre atteint 40%.L'Asie, plus peuplée, compte près de la moitié des pauvres de la planète (515 millions des 1,3 milliards de pauvres).Mais aucune région du monde n'échappe au phénomène.Pire, la situation se dégrade rapidement en Afrique et en Europe de l'Est et la pauvreté s'accroît en Amérique latine, malgré la forte croissance de certains de ses pays.Les «perdants» de la mondialisation La mondialisation, qui provoque des «miracles» économiques dans certains pays, laisse un nombre grandissant de «perdants» tant dans les pays pauvres que dans les pays riches.Le Chili, par exemple, que les économistes de droite présentent comme un modèle de croissance, voit une aggravation des inégalités.Dans les pays industrialisés aussi, de larges portions de population sont exclues du développement.Ce qui est inquiétant, c'est aussi l'absence de prise des populations sur leur sort.I.' mportance relative des aC’Jvernements qu'elles élisent diminue.Sur les cent plus grandes puissances mondiales, 50 sont des pays et 50 sont des multinationales! Et, à la faveur de la libéralisation et des déréglementations, ces dernières peuvent aller à bride abattue.L'Organisation mondiale du commerce ne leur impose aucune autre règle que commerciale, ouvrant la porte au gâchis humain et environnemental.L'édifice des Nations Unies, New York 12 / Le Monde ouvrier - Septembre 1997 PAUVRETÉ MONÉTAIRE, PAUVRETÉ HUMAINE ET DEVELOPPEMENT HUMAIN 4 •> Les chiffres sur la croissance économique dont on nous bombarde quotidiennement cachent souvent ces réalités.On peut en effet se «péter les bretelles», comme l'a fait Jean Chrétien en apprenant que le Rapport classait le Canada au premier rang selon l'Indicateur de développement humain (IDH).Il est vrai que grâce à nos programmes sociaux, à la qualité de vie en général, le Canada est l'un des pays où il fait encore bon vivre.Mais toutes les mesures de réduction des dépenses publiques ont des effets directs sur l'accès aux services sociaux essentiels.Le chômage frappe inégalement les couches de population, les jeunes et les femmes étant les plus brutalement touchés.Selon Simon Langlois, chercheur de l'Université Laval, le groupe de 10% des plus riches a vu ses revenus bruts augmenter alors que les ménages plus pauvres voient leur situation se détériorer.Les femmes discriminées partout Et parmi les plus démunis du monde, ce sont les femmes qui viennent les premières.Leur revenus, leurs maigres chances d'améliorer leur sort, les lourdes tâches qu'elles assument constituent un état de discrimination permanent pour la majorité d'entre elles.Dans les pays pauvres, un demi-million d'entre elles meurent en accouchant.Le Rapport mondial sur le développement humain indique que dans aucun pays du monde, riche ou pauvre, les femmes ne sont aussi bien traitées que les hommes.Il y a bien sûr des degrés.C'est dans les pays Scandinaves qu'elles s'approchent le plus de l'égalité des chances et de traitement.Mais des pays pauvres ont fait des efforts remarquables pour changer la situation.Ainsi, le Rapport nous apprend que certains pays en développement surclassent des pays industrialisés sur le plan de l'égalité des sexes.C'est ainsi que la Barbade devance la Belgique et l'Italie.L'Uruguay, Trinidad Tobago, la République de Corée, le Costa Rica et la Thaïlande occupent une place honorable sur ce plan, bien avant le Mexique, notre partenaire du libre-échange.La pauvreté humaine des femmes a des répercussions directes sur le sort des enfants: 160 millions d'entre eux souffrent de malnutrition, 110 millions ne vont pas à l'école.LES MENACES D'AGGRAVATION La situation désastreuse dans laquelle survivent des populations entières peut encore s'aggraver.Des phénomènes menacent particulièrement les pays les plus vulnérables.Le Rapport cite plus particulièrement: La faible croissance, la stagnation et même le déclin économiques qui touchent quelque 100 pays en voie de développement; 30 pays, la plupart en Afrique, sont déchirés par des conflits armés; Le peu de progrès observés dans la lutte à la malnutrition; La progression des épidémies mortelles telle le SIDA.* Le Rapport est vendu en librairie mais on peut obtenir un résumé et des communiqués de presse par Internet au: http:/www.undp.org /undp/news/HDR97/pr5-fre.htm S’attaquer aux structures Le Rapport ne fait pas qu'un constat de l'état du développement et de la pauvreté.Il en analyse les causes et propose des avenues.Il soutient que s'il est vrai que la croissance économique peut contribuer à l'éradication de la pauvreté, elle ne saurait être suffisante.Il faut que cette croissance profite le plus équitablement à toutes les couches de la population.Ce qui n'est pas toujours le cas dans les pays à forte croissance, où les profits des grandes sociétés augmentent alors que les revenus et les conditions de vie stagnent ou se détériorent.En fait, les auteurs du Rapport affirment que la croissance économique n'est responsable que de la moitié de la réduction de la pauvreté.Tout aussi importants sont les mécanismes de redistribution des richesses et les régimes favorisant la justice sociale.Le Monde ouvrier - Septembre 1997 /13 REVES LES CHIROPRATICIENS Un dossier qui doit débloquer Depuis de fort nombreuses années, la FTQ multiplie les démarches pour que les accidentés du travail puissent avoir libre accès à des chiropraticiens, surtout en ce qui a trait aux entorses, maux de dos, tendinites, etc.Le Québec est la seule province au Canada et en Amérique du Nord à nier ce droit aux accidentés du travail.Le président de la FTQ, Clément God-bout, est revenu à la charge auprès du ministre du Travail Matthias Rioux en juillet dernier en l’invitant à bouger rapidement sur ce dossier.La FTQ reproche au ministre la démarche trop «discrète» d’un comité qu'il a mis sur pied le printemps dernier, comité formé de gens de son ministère, de la CSST, des chiros et de la Justice et où sont absents les représentants des employeurs et des travailleurs.La demande de la FTQ est claire: associer les parties à la réflexion actuelle pour établir la marche à suivre afin d’en arriver enfin à des solutions.Décès de Claude Morrisseau Directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique et vice-président de la FTQ de 1982 à 1991, Claude Morrisseau est décédé le 5 juin dernier des suites d'un cancer.Lorsqu'il a quitté le SCFP, il a oeuvré au Fonds de solidarité de la FTQ en tant que vice-président avant de prendre sa retraite.Militant syndical au Syndicat des gens de métier d’Hydro-Qué-bec à compter de 1964, il deviendra représentant syndical du SCFP en 1970 et sera responsable des négociations à Hydro pendant dix ans.Dans une déclaration conjointe, le président et le secrétaire général de la FTQ, Clément Godbout et Henri Massé, ont rendu hommage à Claude Morrisseau qui a milité dans le mouvement syndical pendant plus de 30 ans.«Depuis ses débuts dans le syndicalisme, Claude Morrisseau a été un syndicaliste ardent et chevronné, ont-ils poursuivi, et il fut l’un des bâtisseurs de son syndicat au Québec.» La FTQ offre ses condoléances à la famille de Claude Morrisseau.FONDS DE SOLIDARITÉ Une promotion pour Jean Martin Toutes nos félicitations à Jean Martin qui occupe, depuis la mi-août, un nouveau poste créé au Fonds de solidarité, celui de premier vice-président à la direction générale.Lors de l’annonce de la nomination, le nouveau président-direteur général du Fonds, Raymond Bachand, décrivait ainsi les qualités que devait posséder le titulaire de cet adjoint de premier niveau: «une vaste expérience de l’organisation, une capacité de traiter avec tact et compétence avec les différentes clientèles liées au Fonds (syndicats, milieux d’affaires et milieux gouvernementaux), une capacité d’exercer des fonctions conseils à l'intérieur de l’organisation pour en arriver à des décisions rapides.» Une description qui va comme un gant à Jean Martin qui s’était joint à l’équipe du Fonds en 1989.Nous lui souhaitons tout le succès qu'il mérite.Manifestation contre SPRINT C’est dans le cadre du congrès mondial de l'Internationale du personnel des Postes, Télégraphe et Téléphone (IPTT) que s’est tenue à Montréal le 16 août dernier une manifestation contre la compagnie de téléphone Sprint.Ce geste visait à dénoncer l’anlisyndica-lisme de cette entreprise américaine, qui a fermé ses installations à San Francisco parce que son personnel avait décidé de se syndiquer.Le président, Clément Godbout, qui avait adressé la parole à l’ouverture du congrès, et le secrétaire général, Henri Massé, ont participé à la manifestation, en compagnie de plusieurs membres du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) et du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP).Ces deux syndicats de la FTQ accueillaient le congrès international.Le caractère international du congrès de l'IPTT était plus qu'apparent à la manifestation.DÉLÉGUÉES ET DÉLÉGUÉS SOCIAUX 10e conférence du CTM C’est sous le thème «Retrouver nos moyens quand le travail perd son sens» que se déroulera, le 9 octobre en soirée et le 10 toute la journée, la dixième conférence annuelle des déléguées et délégués sociaux du Conseil des travailleras et travailleuses du Montréal métropolitain.Après avoir réfléchi sur l'organisation du travail en 1995, sur ses effets sur la 14 / Le Monde ouvrier - Septembre 1997 PHOTO SERGE JONGUE LES santé en 1996, cette année, on se penchera sur les solutions et les stratégies a élaborer pour faire face aux changements.Pour plus de renseignements, on téléphone au CTM: 387-3666.Un COQ prestigieux pour les trois centrales Le 29 mai dernier, dans le cadre de son gala annuel, le prestigieux Publicité-club de Montréal décernait un Coq d'or à la campagne de publicité multimédia menée par les trois centrales FTQ-CSN-CEQ en vue du Sommet socio-économique de l’automne dernier.Le prix mérité était dans la catégorie «campagne sociétale/grande cause humanitaire».C est 1 ex-ministre d'État à la métropole qui a remis le trophée (voir photo) à l’agence de publicité TAM TAM et aux concepteurs de la campagne, Pierre Laramée et François Sauvé, de même qu’à la coalition syndicale.La signature de cette campagne, «Conjuguons nos efforts, l’urgence c’est l'emploi» interpellait les décideurs socio-économiques afin qu’ils s’engagent à faire de la création d’emplois de qualité une priorité.Aujourd’hui encore, la demande est pertinente.Discrimination chez Desjardins Le mouvement Desjardins fait preuve de discrimination en refusant d’accorder aux conjoints de même sexe les avantages sociaux offerts dans la convention collective et ce, même si une loi a été adoptée en juin dernier.Il s’agit de la loi 133 qui stipule que: «Il est interdit aux employeurs et aux assureurs de discriminer les couples ho- BRÈVES mosexuels dans les conventions collectives, les régimes de retraite et les contrats d’assurance.» Cette loi a pour objectif de favoriser l’application du droit à l’égalité prévu à l’article 10 de la Charte des droits et libertés.Cette revendication fait partie des demandes syndicales à la Caisse populaire Saint-Jacques, demandes déposées en janvier dernier.Après cinq mois d’attente, la Caisse a rendu sa réponse: NON! La même demande est déposée par le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-57) dans le cadre de toutes les négociations avec les caisses locales.THE GAZETTE Appui financier aux typographes Ils sont 1 1 typographes que The Gazette refuse de reprendre au travail depuis août 1994, soit depuis la fin d’un lock-out qui avait débuté en mai 1993.Lors du règlement intervenu à la fin de ce lock-out, onze des 63 typographes impliqués avaient refusé la paie de séparation et continuaient d’etre sur la liste de paie de l’employeur qui prétendait ne pas pouvoir les rappeler au travail parce que la salle de composition n’existait plus.Un arbitre ordonnait la réouverture de la salle de composition et le rappel au travail.The Gazette répliquait alors par un nouveau lock-out et s’enlisait dans une guérilla juridique.Ces typographes entament maintenant leur quatrième année sans emploi.Ils ont besoin de votre soutien financier.La FTQ a fait parvenir à toutes les sections locales une demande d’aide financière.Vous êtes invités à y donner suite généreusement.RELANCE DE LA KENWORTH Paccar écarte le Fonds Après avoir joué un rôle important dans la bataille pour la réouverture de l’usine Kenworth à Sainte-Thérèse, entre autres en participant au montage financier par le biais d’un prêt de 26,5 millions de dollars, voilà que Paccar décide de ne pas faire appel au prêt du Fonds de solidarité.«Même si nous regrettons ce geste de Paccar, a déclaré le président de la FTQ et président du conseil d’administration du Fonds, Clément Godbout, ce qui compte avant tout, c’est la réouverture de l’usine.» «Ceux qui prétendaient depuis décembre que la collaboration du Fonds dans ce dossier n’était que du sauvetage, a conclu M.Godbout, doivent bien saisir maintenant que notre engagement en était aussi un d’affaires et que, là également, le Fonds accomplissait sa mission de créer ou sauvegarder des emplois tout en procurant à ses actionnaires un rendement équitable.» Osvaldo vous remercie La FTQ, la classe ouvrière et le Québec ont perdu un allié de taille à la Chambre des communes à Ottawa suite à la non réélection de notre ami Osvaldo Nunez.Porte-parole de l’opposition en matière de citoyenneté et d’immigration, Osvaldo a toujours défendu avec acharnement les droits des travailleurs et des travailleuses cl la cause de la souveraineté du Québec.Sous d’autres formes et à d’autres niveaux, il entend poursuivre le combat pour la souveraineté et pour la justice sociale.Osvaldo tient à exprimer sa profonde gratitude à tous les militants et militantes qui ont travaillé de façon bénévole lors de la campagne électorale, notamment les personnes venant des TCA, du SCFP, du CTM et du Regroupement des personnes retraitées CTM-FTQ.De son côté, la FTQ tient aussi à exprimer ses remerciements à Osvaldo pour son engagement et son dévouement.Bonne chance camarade! QUÈBÉ • T »(* x 4 Le Monde ouvrier - Septembre 1997 /15 POUR LA SANTÉ La FTQ: la véritable force LA FTQ ET SES SYNDICATS DE LA SANTÉ ONT ÉTÉ DE TOUTES LES LUTTES POUR L'AMÉLIORATION DU SYSTÈME DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX ET DE TOUS LES COMBATS POUR LA PROTECTION DES EMPLOIS DANS LE RÉSEAU.Les deux affiliés de la centrale, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298, (SQEES-298), ont été et demeureront une force incontournable.La FTQ a toujours été présente et active dans toutes les régions du Québec et à toutes les consultations sur les grands dossiers entourant la réforme du système de santé et de services sociaux.Le virage ambulatoire, les services d'urgence et les soins à domicile, la santé mentale, la désinstitutionnalisation des personnes déficientes, les services aux jeunes et aux personnes âgées ne sont que quelques-uns des POUR PLUS D'INFORMATION Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) (514) 384-9681 Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (FTQ) (514) 727-1696 /1 800 361-8)01 grands dossiers sur lesquels nous sommes intervenus.C'est grâce à l'expertise quotidienne des membres oeuvrant en soins infirmiers, en rééducation, dans les secteurs techniques et professionnels, dans les bureaux, les services auxiliaires que nous avons réussi à bâtir des dossiers crédibles, à partir des véritables besoins des hommes et des femmes qui composent notre société et à proposer des solutions qui placent les êtres humains, plutôt que les chiffres, en priorité.Cette mise en commun des ressources et des compétences de la centrale et des syndicats de la santé a conduit à des gains importants dans l'amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie des membres: au niveau du Code des professions, en santé-sécurité, en condition féminine avec la loi sur l'équité salariale, sans oublier ce programme unique, celui des déléguées et délégués sociaux qui vient en aide aux membres qui ont des problèmes de violence, d'alcoolisme, d'endettement, etc.Nos syndicats ne cessent de soutenir quotidiennement les comités exécutifs pour le respect de la convention collective et pour l'amélioration de la satisfaction au travail.Pendant un mois, à compter du 3 octobre, les syndicats de la santé seront en période de maraudage.N'hésitez pas à suggérer à vos parents, amis et voisins de joindre les rangs des syndicats de la FTQ.À la fin de cette période, grâce à la collaboration des autres syndicats de la FTQ, nous serons encore plus nombreux à défendre la qualité des services de santé.480 000 travailleurs et travailleuses, leurs parents, leurs amis et leurs voisins, c'est au moins un million de personnes pour promouvoir des syndicats de la santé forts et soucieux du bien-être de la population.I- COUPON D'ABO y Nom.I Adresse .I Ville.I Code postal.I Tél.Rés.(.) .Travail (.).I Syndicat.I Section locale .I Employeur.I Nombre d'exemplaires .l______B____________________________________________ -, N N E M E N T | L'abonnement au Monde ouvrier est J gratuit.Pour le recevoir, il suffit de bien jj remplir le coupon et d'indiquer le nombre ,, d'exemplaires que vous désirez recevoir, à la I maison ou au travail.Faites parvenir le 0 coupon à: ^ Le Monde ouvrier - FTQ “ 545, boulevard Crémazie Est, 17e étage « Montréal (Québec) H2M 2V1 jj Si vous déménagez, remplissez le coupon j; et retournez-le avec l'étiquette de votre n ancienne adresse.Merci.________________________________________________I POSTE>MAIL Société canadiénrté dtt podéé I Canada Poat Corporation Port pay* Postage paid Nbre Blk 00289965-98 C.P.A.St-Laurent
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