Appel mis à néant de la sentence rendue le 4 juin 1734 contre la nommée Marie-Josèphe-Angélique, « négresse de nation », esclave de damoiselle Thérèse de Couagne, veuve de François Poulin, sieur de Francheville, défenderesse appelante, détenue prisonnière dans les prisons royales de cette ville, accusée d'avoir mis le feu à la maison de sa maîtresse et d'avoir causé l'incendie d'une partie de la ville, et de Claude Thibault, défendeur et accusé défaillant, par laquelle sentence ladite Marie-Josèphe-Angélique, et sur lequel appel le Conseil supérieur ordonne et condamne ladite Marie-Josèphe-Angélique pour réparation de l’incendie par elle commis à faire amende honorable nue en chemise, la corde au cou et tenant en ses mains une torche de cire ardente du poids de deux livres devant la principale porte de l'église paroissiale de Montréal, où elle sera menée par l’exécuteur de la haute justice, et auquel endroit elle devra à genoux déclarer à haute et intelligible voix qu’elle a méchamment, témérairement et comme mal avisée commis ledit incendie, dont elle se repend et demande pardon à Dieu, au Roi et à la Justice, pour ensuite être menée à la place publique de la ville de Montréal pour y être pendue et étranglée jusqu’à ce que mort s’ensuive, ensuite son corps brûlé au bûcher, ses cendres jetées au vent, ses biens acquis et confisqués au Roi; le dit Conseil ordonne en outre que l’instruction de la contumace commencée contre Claude Thibault sera refaite de nouveau, que les procédures faites contre ladite Marie-Josèphe-Angélique serviront de mémoire seulement pour l’instruction de ladite contumace et que les témoins seront entendus de nouveau
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