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Titre :
Déclaration et discours du Gouverneur Louis de Buade Frontenac au Conseil assemblé, concernant la guerre contre la Hollande
Date de création :
17 septembre 1672
Genre spécifique :
  • Archives textuelles
Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Du dix-septième septembre 1672. Le Conseil assemblé auquel présidait haut et puissant seigneur messire Louis de Buade Frontenac chevalier comte de Palluau conseiller du Roi en ses Conseils, gouverneur et lieutenant général pour sa Majesté en Canada, Acadie, île de Terre-Neuve, et autres pays de la France septentrionale, et où assistaient messire Jean Talon conseiller de sa Majesté en ses Conseils d'état et privé, intendant de la justice, police et finances lesdits pays; Messieurs de Tilly, Damours, Tesserie, Dupont et DeMouchy, conseillers, de Lotbinière substitut du procureur général, et Peuvret greffier; ledit seigneur gouverneur aurait parlé en ces termes. Messieurs. Après vous avoir remercié de toutes les civilités que j'ai reçues de votre compagnie depuis que je suis en ce pays, et vous avoir témoigné la joie que je ressens de me voir avec vous, je vous avouerai que je n'en ai [...]
Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Du dix-septième septembre 1672. Le Conseil assemblé auquel présidait haut et puissant seigneur messire Louis de Buade Frontenac chevalier comte de Palluau conseiller du Roi en ses Conseils, gouverneur et lieutenant général pour sa Majesté en Canada, Acadie, île de Terre-Neuve, et autres pays de la France septentrionale, et où assistaient messire Jean Talon conseiller de sa Majesté en ses Conseils d'état et privé, intendant de la justice, police et finances lesdits pays; Messieurs de Tilly, Damours, Tesserie, Dupont et DeMouchy, conseillers, de Lotbinière substitut du procureur général, et Peuvret greffier; ledit seigneur gouverneur aurait parlé en ces termes. Messieurs. Après vous avoir remercié de toutes les civilités que j'ai reçues de votre compagnie depuis que je suis en ce pays, et vous avoir témoigné la joie que je ressens de me voir avec vous, je vous avouerai que je n'en ai pas une médiocre, de ce que la première fois que je viens vous porter les ordres de sa Majesté, j'ai à vous faire part de l'heureux succès de ses armes et à vous annoncer ses victoires. Elle désire que vous enregistriez la déclaration de la guerre qu'elle a faite par mer et par terre contre les Hollandais, mais vous ne saurez pas plutôt par la qu'ils sont ses ennemis, que je vous dirai qu'ils sont devenus ses sujets, et qu'elle a poussé ses conquêtes avec tant de rapidité qu'en un mois de temps elle s'est assujettie des peuples, qui pendant plus de cent années avaient résisté à toute la puissance de la maison d'Autriche, lors même qu'elle était dans le plus haut point de sa grandeur et de son élévation. Ce sont les nouvelles que les derniers vaisseaux m'ont apporté ayant déjà reçu avant que de partir de La Rochelle les ordres de sa Majesté pour faire rendre des actions de grâces solennelles à Dieu aussitôt que je serais arrivé en ce pays de la prise d'Orsoy, Wesel, Rhimberges et Burik, qui sont quatre places très fortes et très considérables, que les Hollandais avaient sur Le Rhin et que sa Majesté a réduites dans trois jours. tous ces prodiges qui n'ont presque point d'exemples, doivent augmenter l'amour et la vénération que nous sommes obligés d'avoir pour cet incomparable Monarque, que nous voyons être favorisé de Dieu si visiblement et nous engager à lui donner de plus en plus de plus grandes preuves de notre obéissance et de notre fidélité. Quoique sa Majesté n'ait jamais eu lieu de douter de la votre, elle m'a commandé néanmoins qu'à mon avènement dans ce pays, je vous en fisse prêter un nouveau serment entre mes mains et que je vous excitasse à vous acquitter du devoir de vos charges avec toute sorte de vigilence et d'intégrité. C'est par la justice que les états les mieux établis se conservent, et ceux qui ne font que de naître ont encore plus de besoin qu'on la rende avec exactitude et célérité. C'est pourquoi vous devez Messieurs appliquer tous vos soins à répondre en cela aux intentions de sa Majesté puisque c'est une des choses qui peut le plus contribuer aux progrès de cette colonie dont elle souhaite fort l'accroissement. Pour moi j'essaierai de vous en donner l'exemple en ne faisant aucune acceptation de personne, en protégeant toujours le pauvre et le faible contre ceux qui les voudraient opprimer, et en cherchant avec soin les moyens de procurer l'avantage et la satisfaction de toutes les personnes que je verrai être bien intentionnées pour le bien du pays et pour le service de sa Majesté. Ce fait, lesdits sieurs conseillers, substitut et greffier ont levé la main par-devant ledit seigneur gouverneur, juré et promis à Dieu de bien et fidèlement servir le Roi dans la fonction de leurs charges sous l'autorité de celle qu'il a plu à sa Majesté lui donner dans ces provinces. Et de rendre la justice à tous également sans distinction ni acceptation de personnes, conformément aux ordonnances royaux, avec toute l'intégrité de juges incorruptibles et la célérité que demande le bien des peuples, comme aussi s'il venait quelque chose à leur connaissance contre le service de sa Majesté d'en avertir aussitôt ledit seigneur gouverneur; et s'il n'y était par lui remédié, d'en donner avis à sa Majesté.»
Sujets traités :
Notice détaillée :
Collections et fonds :
Lieu de conservation :
  • Archives nationales à Québec
Lien :

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Références

Déclaration et discours du Gouverneur Louis de Buade Frontenac au Conseil assemblé, concernant la guerre contre la Hollande, 17 septembre 1672, Archives nationales à Québec, Fonds Conseil souverain, (03Q,TP1,S28,P763).

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