Le nouvelliste, 2 juillet 2005, Cahier 2
Samedi 2 millet 2005 Al MAGAZINE WEEK DANIEL GÉLINAS «LA CRÉATIVITÉ ET LA RIGUEUR» PIERRE-LUC BRILLANT LE COMÉDIEN NE FAIT RIEN COMME LES AUTRES PATRIMOINE REUGIEUX «VENEZ VOIR UNE BELLE EGLISE PAR DIMANCHE!» VOLUME 3 NUMÉRO 43 | SAMEDI 2 JUILLET 2005 Douloureusement efficace Aurore, un film condamnation de la violence faite aux enfants et des complices qui la rendent possible FRANÇOIS UDE HOUl Trois-Rivières Ce qui a pu convaincre Luc Dionne d’assumer la réalisation d’un —l’enfant martyre, c’est l’aspect intemporel de l’histoire.L’actualité, même, du phénomène de la violence envers les enfants et l’unanimité de l’opprobre qu elle suscite dans le public.Il a donc décidé de reprendre le sujet animé par la verve de la dénonciation.Il lui fallait relire l'histoire d’Au-rore Gagnon, la reprendre depuis le début.Effacer le cliché qu’elle est devenue dans notre mémoire collective.En faire une histoire intemporelle susceptible de toucher les consciences actuelles.A ce titre, quel succès que son Aurore.Un cri du ventre contre la violence qu’on fait subir aux enfants.C’est aussi et surtout un film non pas tant sur le silence mais sur la lâcheté qui crée les complicités et qui rend la violence possible.Son Aurore ne porte guère de signature personnelle, si ce n’est la propension du scénariste/réalisateur à écrire ses oeuvres comme on décrit des fait divers: avec rigueur et méthode.On lui reprochera d’assurer les transitions de son film avec de banales scènes champêtres qui manifestent bien peu d’inspiration.Le traitement global est sobre, rigoureux.Le montage se déroule en une succession de petits tableaux parfois bien courts, mais qui se rallongent à mesure que le drame prend forme.Pas de figures de styles, pas de considé- Dans la peau & A, ?*.-5 if ' •Jr é'v /v-g La nature sur un piédestal Sculptures, peintures, photographies, œuvres multimédias.découvrez comment la nature demeure, encore et toujours, une constante source d’inspiration.Venez admirer les œuvres remarquables d’une douzaine d’artistes canadiens et étrangers, dont Paterson Ewen, Liz Magor, Michael Snow, Osuitok Ipeelee, Tacrta Dean, Ah Xian et Giuseppe Penone.Ogamsé par le Musée des beaux-arts du Canada et présenté par La Cité de rénergie (’«mada 1125! I - li CITÉ K l’ÉNEKIi LES ELEMENTS DE LA NATURE O'" 11 juin - 2 octobre LA CITE DE L’ENERGIE iusee t/63ux cfr*s c a 2 j Samedi 2 juillet 2005 TOUT SAVOIR • TOUT VOIR • TOUT ENTENDRE «Tout est basé sur des faits» Pour sa première réalisation, Luc Dionne voulait passer un message FRANÇOIS HOUDE Trois-Rivières «Ixs premières réactions sont bonnes.On a celles qu’on souhaitait», affirme Luc Dionne en parlant de ce qui est ressorti des premières projections de son film devant public.«C’est un film choc et le public semble le recevoir comme tel.» Ça nous situe: on est d’ores et déjà loin de la folklorique histoire d’Aurore que le premier film de l(>52 avait laisse comme souvenir.«Dès le départ, explique le scénariste/réalisateur, je me suis dit: ’pourquoi écrire un film?’ Et la réponse est parce qu'il faut passer un message.» Dans ce cas-ci, le message est simple, c’est une verte dénonciation de la violence dont sont victimes les enfants.Et ça, c’est intemporel.«Moi, faire un film d’époque avec une reconstitution exacte et rigoureuse, ça ne m’intéressait pas.I>e contexte historique demeure dans Aurore mais ce qui m’importe, c’est la maltraitance faite aux enfants et le silence des gens qui en fait des complices.» «À l’époque, on pouvait toujours dire que c’est l’autorité qu’exerçait le clergé qui faisait que les gens ne se mêlaient pas des affaires scabreuses autour d’eux.Mais aujourd’hui, on ne pourrait pas blâmer le clergé et pourtant, il y a encore des enfants maltraités.La question du clergé n’est qu’un prétexte pour excuser un comportement coupable.C’est une déresponsabilisation.» Pour Dionne, le problème, bien avant d’être un problème de société, en est un d’individus: à chacun d’assumer scs responsabilités.Un souci de vérité Pour ce qui est de son travail de scénariste, il affirme l’avoir abordé ici à sa Aurore •.«.witil • i-iouxh m*jtmDtNi.snnoiïi'ier oTNiBitoiiis MH {r>’- PHOTO: OLIVIER CROTEAU Luc Dionne, scénariste et réalisateur du film Aurore.façon habituelle.«J’ai toujours eu la même recette dans l’écriture: je raconte les faits et je ne juge pas.Je ne dis pas qui a tort ou raison, je dis seulement que ça s’est passé comme ça.Tout ce qui est dans le film est basé sur des faits.» La narration a bien forcé le scénariste à une certaine licence mais des choses relativement mineures, prétend le réalisateur.«Par exemple, quand la première femme de Télesphore Gagnon entre à l’hôpital, dans les faits, elle en est ressortie quelques fois avant d’y entrer pour de bon.Pour condenser le récit, je l’ai présenté comme si elle n’y était entrée qu’une fois et pour de bon.Ça reste mineur.Tout a été l’objet de recherches.Ce que je dis du curé a été documenté: je l’ai lu dans les témoignages lors du procès, j’ai rencontré des gens qui l’ont connu, etc.» C’est grâce à cette recherche exhaustive qu’il a pu se permettre de décrire les caractères et la personnalité des gens qui peuplent son film, histoire d’éviter que le film soit complètement froid.C’est notamment le cas avec le curé Leduc, dont il a changé le nom puisque le vrai s’appelait Massé.C’est le personnage le plus énigmatique de son film.Dionne lui a donné une personnalité assez bien dessinée mais on n’arrive pas à comprendre comment il a pu se faire le complice des mauvais traitements que sa belle-mère faisait subir à Aurore.«À travers tout ce qu’on a pu savoir de lui, il en ressort l’impression qu’il endossait moralement ce qui se passait chez les Gagnon.Le dogme religieux de l’époque encourageait la correction envers les enfants.Par contre, deux semaines avant sa mort, il a rencontré Aurore, il l’a dit au procès.Il a vu dans quel état physique pitoyable elle se trouvait.Pourquoi n’a-t-il pas réagi?Personne ne le sait.C’est incompréhensible.C’est comme si au départ, il refuse d'écouter ce que les gens lui disent et quand il constate qu’ils avaient raison, il ne peut pas s’en sortir et est incapable d’assumer sa culpabilité.» «Je suis incapable d’expliquer corn ment cela a pu arriver.La seule chose, c’est que j’ai pris la position éditoriale de dire qu’à la fin de sa vie, après la mort d’Aurore, il n’avait plus toute sa raison, ce que les faits démontrent.» Avec l’importance qu’il a mis à écrire ses personnages, on comprend que la direction des comédiens a été la phase-la plus importante pour lui en tant que-réalisateur.«Honnêtement, l’aspect technique n’a pas été un problème.D’une part, ça fait bien des années que je m’y intéresse et que j’assiste à des tournages et en plus, j’étais entouré d’une excellente équipe.Vraiment, le fait de réaliser n’a été qu’un prolongement naturel de ma scénarisation.Quand j’écris, j’écris des images.Là, comme réalisateur, je concrétisais cette vision que j’avais eu au départ.Et puis, en réalisant, je n’ai pas eu à m’obstiner avec le scénariste!» «Dans ma carrière, j’étais rendu à devenir réalisateur.Le travail de scénariste est un travail très solitaire et honnêtement je suis rendu au point où j’aurais de la difficulté à m’engager à faire ça encore bien longtemps.Ça ne me tente pas de m’astreindre à ça.Je ne dis pas que je ne serai que réalisateur dans l’avenir mais la réalisation m’intéresse beaucoup.Ça a été une décision difficile à prendre d’accepter de réaliser mais je me suis aperçu en cours de route que ça s’imposait pour moi.» Parions que le succès d’Aumre va lui assurer une place de choix dans la communauté des réalisateurs québécois • MICHEL CUSSON Montréal (PC) Il fut une époque où le musicien Michel Cusson rêvait de faire des musiques de film.Son rêve s'est bel et bien réalisé puisqu'il a collaboré, à ce jour, à seize longs métrages et à treize téléséries.L’Automne sauvage (1992) est le premier long métrage auquel Michel Cusson a collaboré.«C’est le producteur Bruno Jobin qui m’a permis de me lancer dans ce merveilleux monde-là.Pour moi, c’était plus qu’un rêve.Je voulais vraiment faire de la musique Une ambiance sonore signée Michel Cusson pour Aurore Le musicien a fait la musique de 16 longs métrages et 13 téléséries pour le cinéma.Parallèlement à ma carrière de musicien, j’ai d’ailleurs toujours composé.Ixt sensibilité pour écrire de la musique de films, on l’a un peu au départ, mais ça se développe.Je pense qu'on apprend toute sa vie à faire ce méticr-là.Chaque film présente son casse-tête géant qu'il faut solutionner, pièce par pièce.Soudainement, ça prend forme et tout tombe en place.Je suis extrêmement heureux parce que ce métier-là me permet d’expérimenter constamment», déclare-t-il.Ixirsque Michel Cusson va au cinéma, il est plus attentif à la musique que la plupart des spectateurs.«Mais, comme tout le monde, je la remarque plus ou moins lorsque c’est bien fait.Je la remarque surtout quand ça ne marche pas», précise-t-il, amusé.l,e compositeur souligne que la musique des films n'est par contre pas que subliminale.«Iâi musique aide à donner un sens à l'image.Au cinéma, une image peut parfois être interprétée de plusieurs façons, mais avec la musique, le message de l’image est plus précis.Par exemple, il y a une différence entre les états d’âme d’une personne qui est solitaire ou désespérée.Une image ne Présentée au Best Western Hôtel Universel Ça c#est du sport ! les Sports le Nouvelliste HATH* W I — OAMAnOW IfOIOMAU PHOTO: SERGE NOfL Michel Cusson du^juiWgï^OOô Mise EN setwe l TfcXTl SAOnolwn Uixxton O» PtCTCrfcr» f•« AU THEATRE DES WWW THEATRE-ETE.COM *• rRt-VLNTL 'Mentionnez cette offre lors de votre réservation et obtenez le rabais suivant: Forfait théâtre Forfait souper & théâtre Offre valide pour les dates suivantes: 6-7-8-1î-14-15|uillet U* •Taw» H WW* •> Ws .WtaorvATTONS : ___ I 9 FORFAIT THEATRE ET SOUPCR-TMÉATRE RÉSEAU OVATION 1-800-265-5412 Jean Mane Ch*vret Michel Tremblay Monique Duceppe Jean Binard Hebert *U: V‘ V a Mr utilement pnui les rinr^ "?«ni tonnée* Auprès du Bureau kX.#*>n Va^ntv*rsi 915, rue Hains, Drummondville 47-HOTEL ou 474-6835 I www.bestwestern.qc.ca Chantal Baril • Marie-Lise Pilote • Luc ChapdelâT^ Sylvie-Catherine Beaudoin • Guillaume ChampSu^ Forfaits visites souper et theatre disponibles ! 3,„.50 reservations: (819) 363-2900 oi 1-877-563-2900 www.gtandschenes.ca Les Productions Jean Bernard Hebert Inc.r Par: v.M9 .capte pas toujours la nuance, mais avec la musique appropriée, le spectateur saisit plus aisément l’émotion réelle du personnage», précise-t-il.Michel Cusson déclare qu’il compose d'ailleurs ses musiques de films à partir d’adjectifs comme «solitaire» et «désespéré».«Lorsque l’on s’arrête aux significations précises de deux ou trois de ces adjectifs qui peuvent parfois sembler être synonymes, on se rend compte qu’ils donnent définitivement des musiques différentes.Plus j’écris des musiques, plus je deviens précis avec ces adjectifs-là», souligne-t-il.Les images du film Aurore, qui sortira sur nos écrans le 8 juillet, sont accompagnées de vingt pièces musicales signées Michel Cusson.L’album de la trame musicale du film sera par ailleurs disponible à compter du 5 juillet.Avant de commencer à composer pour Aurore, Michel Cusson a lu le scénario du film.«L’histoire sur papier était fascinante.Mon travail commence quand même vraiment lorsque je vois les images du montage final.Ce qui me permet de déterminer le ton.Dans le cas d'Aurore, c’était particulièrement important.Aurore est une petite fille et je devais éviter que la musique soit disproportionnée par rapport au personnage.On devait rester intime, on devait toujours rester avec elle.Le réalisateur connaît les intentions du film, mais c’est par la suite à moi d’en trouver l’orientation musicale.Le film étant triste, je devais notamment éviter de l'alourdir musicalement.Je dois tenir compte de plusieurs facteurs lorsque je compose.La musique est là pour embarquer le spectateur dans l’histoire et, lorsqu'elle est bien faite, comme on le disait plus tôt, elle l’entraîne jusqu'à la fin du film.» Michel Cusson composera aussi la musique du film Maurice Richard, actuellement en tournage.«J’ai vu des images du film, mais je n'ai pas encore commencé à écrire comme tel.Encore une fois, je suis plutôt en train de trouver mes ingrédients», déclare-t-il.Le compositeur travaille aussi sur un projet pour la Chine, le Shanghai World Circus, qui sera présenté dans un théâtre.«Je fais donc régulièrement la navette entre Montréal et la Chine.Mon été sera bien rempli.J’ai donc déjà pris mes vacances estivales», con- ; dut Michel Cusson * t Samedi 2 luilkt 2005 A3 T ê£ PHOTO: OLIVIER CROTEAU Hélène Bourgeois-Leclerc «En général, on demeure assez détaché de notre sujet mais j'avoue que certaines journées où on avait des scènes dures à jouer, Luc demandait le silence sur le plateau et il y a eu des moments où je quittais le plateau simplement parce que la tension était trop élevée et que j'avais besoin de respirer un peu.» — Hélène Bourgeois-Leclerc F ^ ; ‘Üf J ¦ $ * v rvmiü:; rT _ - JP PHOTO OLIVIER CROTEAU PHOTO OLIVIERCROTEAU Marianne Fortier Serge Postigo «C'était extrêmement intéressant à jouer.C'était dur, mais un très beau défi.Je suis fier du film.Tout ce que j'espère de mon travail, c'est qu'il contribue à la réussite du film.En plus, c 'est une oeuvre qui va éveiller des consciences et ça, c'est important.» — Serge Postigo Un tournage dans la joie Marianne Fortier a adoré sa première expérience de tournage FRANÇOIS HOUDE Trous-Rivières Pour Marianne Fortier, la petite Aurore version 2005, le tournage du film est synonyme de plaisir et de rigolades mur à mur.Pour qui a vu le film, la réflexion ne peut qu’étonner.Le cinéma est bien Part de l’illusion.Une chose qui n’est pas illusoire, c’est que la petite Fortier apprend vite.Elle est déjà experte dans Part des entrevues, donnant aux journalistes moult bonnes répliques à se mettre sous la plume.«Jusqu’ici, les gens ne m’ont pas donné beaucoup de commentaires sur le film mais la réaction la plus fréquente, c’est qu’ils veulent me serrer dans leurs bras pour me réconforter et ils sont choqués envers les personnes qui n’ont rien dit pour protéger Aurore.» «Même moi, j’ai trouvé le film très dur quand je l’ai regardé parce que je n’en avais rien vu avant.Et pourtant, dès le départ, je n’y croyais pas à l’histoire! Mais je pense que c’est ça qu’il faut, que ça bouleverse pour éveiller des consciences.Ça sensibilise les gens à aider les enfants qui ne peuvent pas parler.» Pour ce qui est de son expérience de tournage, la jeune fille en est ravie au point de vouloir recommencer dès demain matin.S’il faut nommer une seule contrainte désagréable, ce sont les levers à 5h le matin.«Moi, je suis une vraie marmotte alors me lever si tôt que ça, c’était un peu dur.Mais pour tourner un autre film, je serais bien prête à me lever à 4h s’il le faut!» Le plaisir de ce tournage semble avoir été partagé par les adultes au même titre, Hélène Bour- geois-Leclerc la première.«C’est vrai qu’ on s’est beaucoup amusé.Il ne faut pas oublier que nous sommes des comédiens: nous jouons! C’est un cliché mais c’est vrai.» Vrai aussi que le plaisir a servi à dédramatiser le sujet du film.«En général, on demeure assez détaché de notre sujet mais j’avoue que certaines journées où on avait des scènes dures à jouer, Luc demandait le silence sur le plateau et il y a eu des moments où je quittais le plateau simplement parce que la tension était trop élevée et que j’avais besoin de respirer un peu.» La comédienne y abordait un magnifique défi d’actrice.«C’est fou, mais je suis tombée en amour avec ce personnage-là.Il était écrit avec plein de nuances et c’était jouissif d’aborder un défi comme celui-là.Je me suis beaucoup documenté sur elle mais arrive un moment où tu laisses les livres de côté parce que sinon tu la joues avec ta tête et tu y mets ta part de création.» «Je n’accepte pas ce qu’elle a fait mais en même temps, j’ai appris à comprendre un peu comment elle a pu en arriver là.Elle avait souffert d’une méningite qui avait pu laisser des séquelles, elles avait des poussées d’hormones quand elle était enceinte (elle a eu neuf enfants) qui entrai-naient des comportements excessifs et même si on n’a pas pu le prouver, on peut croire qu’elle a eu des épisodes psychotiques.Dans la réalité, c’était une personne manipulatrice, d’une jalousie morbide, séductrice et très très charnelle.Dans le village, elle faisait tourner les têtes à l’époque.» «Elle ressentait une grande jalousie envers Aurore qui rappelait la beauté de sa vraie mère et aussi l’amour qu’il y avait eu entre elle et Téles-phore.Ce que j’aime du film, c’est que ce n’est Catherine Ijchance Julie McClemeas François Chénier Olivier Aubin LA PLACE DE L’AUTRE I > K ü pas qu’un divertissement, il nous amène à une réflexion.Il nous questionne sur les ressources qu’on offre aux gens qui souffrent, sur le silence, la vulnérabilité de certains, etc.Aurore Gagnon était-elle la seule victime dans ce cas-là?Marie-Anne Houde était-elle la seule coupable?» «En ce sens-là, c’est un film très actuel parce qu’on a tous été témoins de choses condamnables sans qu’on réagisse.Ça nous interpelle.» Serge Postigo retient la même leçon de sa participation au tournage dans la peau de Télesphorc Gagnon, le père de l’cnfant-martyre.«Télcspho-re, c’était comme un zombie, un mort-vivant.À la mort de sa première femme, il a ressenti une telle douleur et une telle révolte envers la vie qu’il est mort à plein de choses.Il s’est enfermé dans le travail et s’est laissé entraîner par cette femme.» «Ce qui était intéressant de ce personnage au moment de le jouer, c’était de trouver scs motivations.De simplement dire de la marâtre qu elle était folle, c’est une façon de se déresponsabiliser.C’était important qu'elle et le père soient dépeints comme des êtres humains pour éviter que les spectateurs se disent que ce sont des choses qui ne leur arriveraient jamais à eux parce qu’ils ne sont pas fous.Nous sommes tous humains et capables de choses comme celles-là.Il faut simplement faire en sorte qu’elles n’arrivent jamais.» «C’était extrêmement intéressant à jouer.C’était dur, mais un très beau défi.Je suis fier du film.Tout ce que j’espère de mon travail, c’est qu’il contribue à la réussite du film.En plus, c'est une oeuvre qui va éveiller des consciences et ça, c’est important.»» M U S Et EXPOSITIONS LA TERRE DE CHEZ NOUS jusqu'au 25 septembre 2005 au Pavillon Hôtel des Postes Iff 3 > f'irr LIEU HISTORIQUE NATIONAL MAISON WILFRID LAURIER 11, nie Laariar Oaaxt Victortaatlle (Québec) TAl.: (SIS) 357-Mtt PAVILLON HÔTEL DES POSTES ^ do ü ic; Ta tb Dorvrrvna ovo Victor!avilie fOeéboc) TAL: (SU) 357-MB V A * f W f t i r \ * ' .1 (76 X 101 on) camp^gn* 200Q -1 * r.»-a- jwpnar 'Mamnvy) CàÊmtlÊor privés 15 PERSONNAGES DE CHEZ NOUS au lieu historique national Maison Wilfrid Laurier A4 samedi : il let 2005 Lt Ntmthfle U NM MAGAZINE WEEK-END WAR OF THE WORLDS Un talent à faire peur! MARC-ANDRÉ LUSSIER La Presse I-a première heure de War of the Worlds (La Cuerre des mondes en version française) offre du Spielberg au mieux de sa forme.Le réalisateur de Minority Report qui, plus de 20 ans après avoir fait venir de gentils extraterrestres sur Terre (Rencontres du troisième ty[M-, E.T.), leur déclare cette fois une guerre sans merci, entraîne en effet le spectateur dans une randonnée de montagnes russes au cours de laquelle toutes les catastrophes possibles et imaginables sont évoquées.Il y avait en tout cas fort longtemps qu’un cinéaste, par la simple virtuosité du style et de la manière de raconter, ne nous avait pas cloués sur notre siège de cette façon.Puis, comme il arrive désormais trop souvent dans le cinéma de Spielberg, l’efficacité du récit s’étiole.Comme si le cinéaste - talentueux à faire peur - ne pouvait s’empêcher de céder à l’inévitable leçon de morale à trois sous, de même qu’aux bons sentiments.I.a scène finale, conçue pour provoquer de grands élans d’émotion, en vient même plutôt à déclencher les rires.Cela dit, il serait bête de bouder son plaisir parce que, malgré scs imperfections et ses moments d’égarement, cette nouvelle adaptation du célèbre roman de H.G.Wells, l’ancêtre de tous les ouvrages de science-fiction, se révèle impressionnante.D’entrée de jeu, le cinéaste installe un suspense captivant en annonçant les signes avant-coureurs de ce qui constitue pratiquement un florilège des plus grandes catastrophes de l’histoire de l'humanité.Ainsi, nous aurons tôt fait de comprendre que Ray Perrier ( Tom Cruise), qui recueille chez lui pour le week-end son ado (Justin Chatwin) et sa fillette (Dakota Fanning), ne sera pas au bout de ses peines.Divorcé, mal à l’aise avec ses enfants (ceux-ci se rendent d’ailleurs chez lui sans grand enthousiasme), Kay sera l’un des premiers témoins des phénomènes bizarres qui commencent à se produire dans ce petit bled du New Jersey.Ciel anormalement sombre, panne des circuits électriques en tous genres, arrêt de tous les moyens de transport (y compris les automobiles) ne constituent que quelques-uns des phénomènes inquiétants qui précèdent l’arrivée de ces extraterrestres belliqueux, pour qui les humains ne sont rien d’autre qu’une vermine qu’il faut exterminer.Spielberg se concentre ainsi à explorer l’impact de cette crise sans précédent sur la dynamique particulière qui caractérise cette petite famille.Ixtin de jouer les héros habituels, Cruise incarne ici un homme «ordinaire» qui, plongé dans des circonstances hors normes, trouve en lui des ressources insoupçonnées.Si Spielberg marque moins de points sur le plan du portrait intime, il sc révèle toutefois imbattable sur le terrain.Le cinéaste parvient ainsi, de manière proprement évidente, à concocter des scènes terrifiantes en évoquant les pires tragédies qui ont marqué l’Histoire (holocauste, terrorisme, naufrage du Titanic, etc.).Celles-ci sont d’autant plus efficaces qu’elles révèlent aussi la part sombre du genre humain.A cet égard, la scène où des désespérés tentent de prendre possession de la voiture que conduit Ray - Tune des rares qui fonctionne encore - donnent froid dans le dos.On pourra aussi en dire autant d'une longue scène - parfaitement mise en scène - où Ray et sa fillette se retrouvent enfermés dans la cave d'un TOUT SAVOIR • TOUT VOIR » TOUT ENTEMDRf pauvre type (Tim Robbins) qui, fêlé depuis qu’«ils» ont liquidé sa femme et ses enfants, tente d’entraîner ses invités dans son délire.Dans ces moments là, on a l’impression que le génie de Spielberg a enfin eu toute la latitude pour s’exprimer.Dommage que ce ne soit pas le film tout entier qui ait atteint ces sommets.* War of the worlds Film de science-fiction réalisé par Steven Spielberg.A vec Tom Cruise, Dakota Fanning, Tim Robbins.1 h 56.Un père de famille divorcé, plus ou moins compétent, tente de survivre avec ses enfants pendant que la Terre est envahie par des extraterrestres belliqueux.Une formidable randonnée de montagnes russes qui se termine en queue de poisson.A ié'/i Loin de jouer les héros habituels, Cruise incarne ici un homme «ordinaire» qui, plongé dans des circonstances hors normes, trouve en lui des ressources insoupçonnées.CINÉMA À L'AFFICHE CEHE SEMAINE Batman: le commencement Aventures.Le muttimiHiardaire Brace Wayne, alias Batman dont la société se trouve à Gotham Qty, se retrouve aux prises avec des forces sinistres induant Ra's Al Ghul, un terroriste international très riche et imbu de sa personne qui déteste en tout premier lieu Batman.Brice de NRe Comédie.Étemel ado de trente ans, Brice s’est réfugié dans une posture, un style avec lequel il exprime son vrai vécu.Comme son héros, le personnage principal du film «Point Break», il attend de surfer SA vague.à Nice.Il s'est fait une spécialité de «casser» tout et tout le monde par le biais de ses réparties verbales.La coccinelle: tout équipée Comédie.Maggie Peyton, la nouvelle propriétaire de Herbie, la coccinelle numéro 53 l'inscrit pour une compétition de course NASCAR.Herbie a de nouveaux truo sous le capot mais elle est mise à l'épreuve aussi bien sur la piste qu'l l'extérieur.mssnm fNi y 1*1 A [O] PKESFM EMKNT À LWKFH .HK! I flLUWOCiyS I |-CINT I NIH» A’HISE -I p—l'INf MA tilt HMANS —i iTWOrS-MVItnES 0.?| I CINÉMA PU CAP ?11 SHAWINIGAN ?I ,LA COMÉDIE IA PLUS „ „ IRRESISTIBLE DE L ETE «LE FILM LE 1*1118 MALÏÿLE DE L’ANNEE.» MCOLE MTfVfAN ET #11 J.FERRELL FORMENT LN IM O SENSATIONNEL» •MA SOKUUtï Hlt yUMM: BRimvr Dtfoif KT < HtH4> AL.- TtMT SlMPl.MMKiV RAVISSANT E'ika charmant:^ Jüinir» MCUtJR KIOWA'S t:r «lu t t üHfjj 1 RST'SHUMt:- «IJM IILE l»K VOl> TKKMrH SSEH !>: NEfc \ KKGAHDtK MCI HT: KllrUVV VOt S StKM HN5< «« I l T.Nicole K idiruui Will Ferrell Mil Sol‘CK .> de Récwvé* un billtt dentrqq' pour voir "MA SORCIERE BlEN AiMEE * lorsque vous ach*t*i BEWiTCHED TV The Complete First Season en format DVD «a «• oeu’ a"» o- ,.««» t eo«c«'»»''.-* M ’i IC: 8*"* «ou» •» c o«t c Jeno •"ra tipira o I tout ÎOC* DÉJÀ PLUS DE 3 MILLIONS $ AU BOX-OFFICE 1 «.LE MEILLEUR FILM QUÉBÉCOIS DEPUIS LONGTEMPS !» Étrtwi ftâodtou, Le Orvob irkicki tENVERSANT.TOUT SIMPLEMENT LE MEILLEUR FILM QUÉBÉCOIS DEPUIS DES ANNÉES.» (randM bly Un Ganrii ?BONI» - té|B Jrvmkloy, U SoM x André liBSMr.la Prtnt FILM A VOIR ABSOLUMENT^ •t d* cinéma.» C) COWStATfcZ IFS GOOFS HORAJRFS OFS CINÉMAS tus] PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! OUVERT TOUS LES SOIRS! ' LES CINÉMAS CINÉ ENTREPRISE * C'V Films à l'affiche du 1 au 7 juillet ¦+ TOmsRiviÏRFS que le film principal * TROIS-RIVIERES ¥ débutera le premier! 1131 Chemin des Petites Terres.POINTE OU-LAC y&mm j T ' V • H ¦ ô TT\v\ S FUI: Adultes et G AdOS 114 à 17 ans) Ü 8* Wo'tds ) l>Vli.’’?ni*i iUi itnjlwwrri rtrfti i ri rrrrnn «d ciw FUfc Code postât: • u «feu »* «t «Mmn i ooo l TéL: Coumet: DANS UN CIN Ml PRIS DI CHII VOUS DIS U IS JUILLIT An>vV\t>tu C-VOiXfritMO MERVEILLES DU MONDE CHEFS-D'ŒUVRE OU GÉNIE.HUMAIN «METEOROLOGIE GUIDE VISUEL» La météo expliquée impeccables.Plusieurs vues aériennes permettent notamment de situer les monuments dans leur décor naturel, alors que les graphistes ont su exploiter la grande taille du livre pour mettre en valeur les images les plus spectaculaires.Les amateurs d’architecture seront ravis de voir réunis en un seul ouvrage tous ces chef-d’oeuvres d’hier et d’aujourd’hui.* Trois-Rivières (SLH) météo est un sujet d’actualité, ces derniers temps.Pourquoi avons-nous eu un printemps aussi pourri?Pourquoi pleut-il sans arrêt?D’où vient cette humidité accablante?Les réponses simples n’existent pas parce que la météorologie est une science complexe, vaguement imprévisible.Cet ouvrage de Sélection du Reader's Digest en explore toutes les facettes dans un guide illustré, de consultation facile puisque chaque thème est abordé sur deux pages.De la formation des tornades jusqu’aux causes de l’effet de serre, toute la variété climatique de la planète, et ses conséquences parfois dramatiques sur l’homme, sont expliquées, et surtout illustrées puisqu’il s’agit d’un guide visuel.Des photographies dnt certaines sont plutôt saisissantes -, des illustrations, des graphiques et des tableaux facilitent la compréhension de l’ensemble des phénomènes météorologiques.L’ouvrage est divisé en sept grands thèmes: les mécanismes du temps, le temps en action, le temps extrême, sur- veiller le temps, le climat mondial et les changements climatiques.Quoi qu’on en pense, les grands phénomènes climatiques, comme El Nino ou les grandes éruptions volcaniques, ont un impact global, même s’ils se produisent à des dizaines de milliers de kilomètres de notre environnement immédiat.À défaut de maîtriser la météo, on pourra au moins en comprendre les grandes forces en lisant ce bel ouvrage.* Du 12 juin au 4 septembre ^ % £ ments.Parce que si Charles réussit bel et bien à accoucher»; d’un roman dans ce second tome, il sera aussi aboyeur, assis-;! tant «preacher» et journaliste pour Vie d’artiste.«Avec une aussi longue saga, il est important de mettre ! beaucoup d’éléments dramatiques sinon les lecteurs dor- ! ment, mentionne Yves Beauchemin.En trente ans de mé- '• tier, je ne peux pas dire que l’écriture est plus facile, mais ; elle est moins difficile.On sait comment mener une histoire, ; comment entremêler les intrigues.» Le défi est tout de même de taille quand il s’agit de me- ; ncr à terme une saga qui frôle les 2000 pages.«J’avais prévu ; de faire deux tomes, mais lorsque j’ai vu que le second fai- J sait 1000 pages, je me suis révisé.Il m’a fallu réécrire une di- î zainc de pages à la fin de ce qui est maintenant le second .! tome pour donner le goût du troisième.Et je pense que c’est ! ; réussi.» L’auteur ne s’en cache pas.cette trilogie est pour lui son j '< oeuvre la plus réussie.«C’est l’oeuvre où j’ai mis le plus de;.• moi-même.J’ai vraiment mis les tripes sur la table.Je l’ai écrit comme si c’était mon dernier roman.» La grande affection de l’auteur pour son personnage' • principal n’est certes pas étranger à son sentiment de dépas- ; sement.«Charles est le personnage auquel je suis le plus at- ; taché, dit-il.À la page un du premier tome, nous assistons à ’.l’accouchement.Je l’ai donc vu grandir jusqu'à l’âge de 32 ans», âge qu'atteint le téméraire personnage à la fin du : troisième tome qui se termine en 1998 lors de la tempête de ; verglas.Si Yves Beauchemin a l'impression que les péripé- ; ties de Charles le téméraire terminera peut-être sa carrière ! d'écrivain, lui qui se laisserait bien tenter par le journalisme > engagé, il laisse tout de même la porte entrouverte * U Samedi 2 nulkt 2005 A7 S TOUT SAVOIR • TOUT VOIR • TOUT ENTENDRE ^MAGAZINE WEEK-END «La créativité et la rigueur» Daniel Gélinas est un autodidacte de la gestion MYRIAM BACON Trois-Riviérrs Au cours de la décennie passée aux commandes de l’OSTR et des trois ans passés à Untemational de l'art vocal.Daniel Gélinas a eu le temps de développer sa propre philosophie de gestion d’organisation culturelle et d'événement.C’est cette même vision des choses qu’il met à profit maintenant à titre de directeur général du Festival d’été de Québec.«Il faut prendre une organisation culturelle comme une entreprise.Il faut être créatif et tout autant rigoureux», explique-t-il.«J'avais un cerveau double; administratif et créatif.» La double personnalité de Daniel Gélinas a permis de mettre sur pied, à l’OSTR, une programmation et une campagne publicitaire originale.«Nous commencions par travailler une pièce célèbre à la radio.Les gens la reconnaissaient et disaient : J’aime ça.Puis, ils venaient au concert.Nous avions des moyennes d’assistance de 97 %.Nous avions réussi à intéresser un public, les 35 à 45 ans, qui habituellement ne va pas voir un orchestre symphonique.Ainsi, nous avons réussi à amener en salle 2 % de la population, un niveau record à ce moment pour le Canada.» Ce qui lui fait dire que l’orchestre conserve un grand potentiel.« Ici, il y a tout ce qu’il faut pour réussir.Tout ce qu'il faut c’est de la créativité.» La recette du succès C’est donc avec une philosophie de gestion bien définie que Daniel Gélinas a mis les pieds à Québec.«Que tu aies à gérer 800 000 $ ou 8 millions $, que tu sois petit ou gros; c’est la même gestion des risques et ça requiert la même planification», observe-t-il.«Même si le festival avait beaucoup de notoriété, j’y ai implanté mon bagage, un système de gestion simple, basé sur un sain équilibre entre la rigueur et la créativité», raconte-t-il.C’est aujourd’hui ce qu'il serait convenu d’appeler la méthode Gélinas que les collaborateurs de Daniel Gélinas utilisent dans la gestion du Festival d’été.«Il faut que la page de l'agenda soit vide le jour de l’événement, car il faut être en mesure de gérer les imprévus et de demeurer critique», explique-t-il.Il est primordial d'utiliser une méthinle efficace dans un contexte où il y a de plus en plus de festivals.«Chaque ville veut avoir le sien parce qu’elle se dit que c’est bon pour l’économie.Mais cela crée de la concurrence et ça oblige à devenir plus gros et à créer des événements dans l’événement.» Partager son savoir Depuis longtemps, Daniel Gélinas apprend en autodidacte sur un sujet loin d’être bien documenté.«J'ai fait des tests, comme un scientifique.Quelques fois, ça marchait d’autres pas», se remémore-t-il.Ce savoir, il est tout disposé à le partager.A l'hiver dernier, il a accepté une charge de cours à l’Université du Québec à Trois-Rivières dans le but d'enseigner la gestion d'événement.«lx' cours n’existait pas, j'ai donc dû le monter de toutes pièces», explique-t-il avant de préciser que certaines universités offrent des formations en gestion culturelle, mais pas en gestion d’événement.«Un événement dure une période X, ce qui ne laisse pas de temps pour se retourner de bord.Cela augmente de beaucoup le niveau de difficulté», precise le professeur Gélinas.Ix's projets ne manque pas à Daniel Gélinas et l'idée d'écrire un livre portant sur les théories qu’il a développées au cours des années ne le rebute pas.«Tout ce qui manque, c’est le temps», conclut-t-il.Fntrc-temps, Daniel Gélinas s’affaire à mettre la touche finale à la préparation du Festival d'été de Québec qui sera présenté du 7 au 17 juillet prochain.lx“s Mauriciens et les Centricois comptent pour 13 % des spectateurs québécois au festival.Ixi programmation comprend entre 25 et 30 spectacles exclusifs et une multitudes de prestations qualifiées par Daniel Gélinas «d’événement dans l’événement» en mentionnant au passage les noms de Simple Plan, ZZ Top, Steve Hill et Ix's Trois Accords.«On présente des trucs qu’on ne verra pas ailleurs», promet-il.* • \ / I / * i! ^ fl •i PHOTO: f RIC Of l IN AS Daniel Gélinas a développe une philosophie de gestion d’événement et d'organisation culturelle qui lui est propre.corn .°É§' V : ' trM 1 | i i r *:• MOLSON\ SCENE BELL PUUNES 0’ABRAHAM I I cours.; ture,-; kau- •! r.Je;! mets >’ ment»; |ue je jui se.; disse- - ; ucher»! assis-*: î; ettre ! dor- ! mé- : » mais ; toire, ; le me- ; prévu ; d fai- ; inc di- I «cond e c’est 2’ lui son • )lus de Je l’ai.] * • >nnage dépas->lus at- ‘ stons à âge de : fin du ; îête de péripé- : arrière lalisme I twœqubec ftlECL’ _ rJ g OTouvêiliste DI 1 imO«M»T'0« «tGIOMAU âtrrci^ n r Info Festival Ile II [ Mue J.-^rrroniO'THOmKon ETE - AUTOMNE 2 0 0 5 juste pour vous °9 animation complète au www.troisriv»efe*P^u 7)ienuenue à la maison ! k>n Parrick GROULX Du 15 juillet au 27 août Du jeudi au samedi a 20 h vos BILLt DÈS MAINTENU- drôlement bleue! ine “ f UN OPERA FOLK -ivec Lynda Lerr.av FatHola TDuptn Yvé>-i ^edneault Doriel Jè-vt Manon Brunei SALLE ANAÏS-ALLARD-ROUSSEAU 1425, place de rHOtoMe-VAe, Tnx»«iviere* programmation complète wwwtroiahwieresptua.net Ça vaut le retour présenté par ta troupe les Artist-o-crates 4 juin à 19h00 Lee Jeunesses musicales du Canada présentent Le gala 5 juin 2005 à 19h00 FESTIVAL INTERNATIONAL DE DANSE ENCORE _ - Shawn Hounsell et ses invités 11 juin 2005 à 10h30 ¦ ProArteDanza 11 juin à 19h00 ¦ Memento danse et l’Astragale 12 juin, 13H30 ¦ Showtime, la revue musicale Du 14 juillet au 3 septembre Du jeudi au samedi CENTRE D'EXPOSITION RAYMOND-LASNIER 1425, place de l’Hôtel-de-Ville, Trois-Rivières Horaire d’ouverture : du mardi au dimanche de 12 h à 17 h Exposition de Raymond Croteau Peinture et infographie Jusqu'au 5 juin 2005 Exposition de Dgino Cantin « Full Louise » Sculpture Jusqu'au 5 juin 2005 ft " .a CR LESNULS )«Mn Michel Arxlil.Simon Boudreaun et É loi Cousineau 15 juil.au 27 août Patrick Groulx Du jeudi au samedi à 20 h 26-27 juil.20 h Typo Cirque contemporain En collaboration avec Le Mondial des amuseurs publics Desjardins 11 sept.14 h Place aux aînés 14-15-16 sept.20 h Un étemel hiver Opéra folk (En grande première québécoise) 23-24 sept 20 h Les sept doigts de la main Orque contemporain 29 sept.20 h Jean-Pierre Ferland (supplémentaire) 30 sept.20 h lout Shakespeare pour les nuis avec Jean-Michel Anctk 1w octobre 20 h Marie-Élaine Thibert (supplémentaire) 6 octobre 20 h Gary Kurtz (supplémentaire) Trois-Rivières, drôlement Bleue 13 octobre 20 h Louis Lortie, pianiste 21 octobre 19h30 Musique et danse en Nouvelle-France 22 octobre 20 h Mario Jean « Simplement Mano Jean » (supplémentaire) Trors-Riviéres, drôlement Bleue 23 octobre 20 h Michel Louvain (nouveau spectacle) 26 27 oct.20 h François Morency (nouveau spectacle) 29 octobre 20 h Nanette Workman (spectacle reporté du 5 man) 4 nov.20 h Robert Chartebois (nouveau spectacle) 6 nov.19h30 Les Amazones (théâtre) Avec entre autres Mahe-lise Pilote et Sylvie-Catherine Beaudoin 9 nov.20 h Jean-Marc ChapuL conférencier « Politiquement incorrect » 10 nov.20 h François Massicotte (suppl.) Trois-Rivières, drôlement Bleue 14 nov.20 h Chris De Burgh (concert intime) 19 nov.20 h Claudine Mercier (suppl.) Trois-Rtviètes, drôlement Bleue 20 nov 19h30 Mars et Venus (théAtre) Avec Sylvain Larocque et Sonia Vachon 24 nov 20 h Annie Villeneuve 6 décembre 20 h Laurence Jalbert Concert de Noél 11 déc 20 h Louis-José Houde (suppl.) Trois-Rmètes, drôlement Bleue 16-17 fév 20 h Judi et Yvon refont une scène Troc-Rivières, drôlement Bleue Avec Judi Richards et Yvon Deschamps 21-22-23 fév.20 h Broue Première tournée d'adieu 24 février 20 h Mike Ward • Haïssable > (suppl.) Trois-Rivières, drôlement Bleue 10 mars 20 h Un mariage.pas comme les autres (théâtre) Avec entre autres Janine Sutto et habeBe DramviBe 23 mars 20 h Le mystère d'irma Vep (thèétre) Avec Serge Postrgo et Éric Bemier /luss/ à uisifer IgB CENTRE CULTUREL PAULINE-JULIEN I 150 F'.-.'-y •tertsar Cap do îa Madeteine a Exposition de Marie-Hélène Gravel Du 28 ma; au 5 juin 2005 'samedi et'dimanche de 13 h a 17 h} fl «s v tl SALLE DE SPECTACLE LE MAQUISART 330, rue des Forges, Trois-Rivières •1 Pascal Babln Du 14 au 30 juillet 2005 les jeudis, vendredis et samedis Steve Diamond Du 18 au 27 août 2005 les jeudis, vendredis et samedis mtNÊQLïJ*! * 4 i-1 GRATUIT accompaqnatnce* INFORMATION À LA BILLETTtRIt Québec n»i BILLETTERIE TROIS-RIVIÈRES (819)380*9797 Sans frais : 1-866-416-9797 FRAIS DF SFRVKT TtlÉPHONIQUF 2.50$ ! SA LH Les Mets pour les spectacles présentés à la Maison de la culture, au Centre culturel Pauline-Julien et au Maqusart sont en vente du lundi au samedi de 11 h è 18 h è ta bWedeho de la sale J.-Antomo-Thompson ainsi que le soir du spectacle à rendrait de diffusion du spectacle.Achats téléphoniques : 819-380-9797 ou sans frais 1 -568-418-9797 Frii dt groupes dsporabtes | CBmFKATVCADCAUX 4 moisTmÈKFs coRPoemoe K DèWFIOPPFMENT cuiuen of motsaMÉfles !?! Québec ¦¦ 1
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