Radiomonde, 1 avril 1939, samedi 1 avril 1939
' ' .V ' .¦ .' : r • vol.iV no e 1° Avril 39 Il 11 IIII w?HP m ¦ r-m mèM.Ü» GAGNANT DU CONCOURS OE RAOIOMONOGr PAGE 2 RADIOMONDE 1er AVRIL 103Î) CROQL IS RADIOPHONIQUES PIERRE DURAND D a été le Commissaire Maigret.Maigret! Lui qui possède une vigoureuse corpulence, des bras d’athlète, une robuste constitution.Monsieur Choquette, vous ave* ds l’humour 1 Cette robuste constitution s’est développée à la Guerre de 1914.Car Pierre Durand a défendu sa patrie comme un brave.D a fait partie des “Sac au dos", de cette généreuse phalange qui a combattu pour le droit et la liberté.Pierre Durand est un dur à cuire.Sous son écorce rude se cache un coeur d'or, une âme d’élite.Jamais Je n'oublierai son monologue, sur guerre, il a prêté son généreux talent aux troupes montréalaises.Habitant au nord de Montréal, dans une coquette petite maison ou poussent fleurs et vignes, Pierre Durand est descendu et remonté à pied, avant et après chaque répétition et chaque représentation! Se souvenant des mois de tranchée, ayant acquis une endurance à la Guerre, Pierre Durand a fait, à pied toute la distance qui le séparait du théâtre et de sa maison.Et cela, pendant des années! Le nombre de Kilomètres qu’il a parcouru rendrait jaloux le meilleur athlète.la scène du National, en costume de poilu (son costume), au retour du front.Avec quelle majesté il scandait les vers! Avec quelle conviction il martelait les mots célèbres: “On Les Aura!” Pierre Durand est le symbole de l’honnêteté et de la droiture.Il est ce que l’on peut appeler en "cana-yen” un type fiable.Sa manière habituelle de ronchonner est une opinion: il 'assiste, impuissant, à des choses impossibles, comme certaines représentations mal répétées où il est le seul à savoir son rôle! Econome, travailleur, sincère en tous points, Pierre Durand est une ndble figure de notre monde théâ-1 tral et radiophonique.Pendant des années, depuis la i Mais.savez-vous le plus beau?Savez-vous ce qu’il a fait pour le théâtre à Montréal?Cet homme pauvre, ne vivant que pour son art, économisant sou par sou, permit à la troupe Barry-Du-quesne de s’établir au Stella! A ce mcment-là il s'agissait de trouver un commanditaire pour garantir les mois de loyer.et le montant déjà receuilll auprès d’un mécène (lequel se fit rembourser avec intérêt) n était pas suffisant pour établir l'affaire.Alors, Pierre Durand hypothéqua sa maison! Vous entendez bien! Cet homme, que l’amour du théâtre ! passionnait plus que tout, risqua son modeste logis pour permettre à I ses camarades de réussir! Ekt-11 plus bel exemple de fraternité artistique, de dévouement et de grandeur d’âme.Jamais Pierre Durand ne s'ect vanté de sa bonne action.Mais nous sommes heureux de pouvoir en faire mention aujourd'hui.U: modestie de Pierre Durand, son courage, et son grand coeur doivent trouver une place en panthéon du théâtre français à Montréal.Si le théâtre a vécu pendant des années, Pierre Durand y a droit pour quelque chose! Ce bel artiste, à la voix prenante, consacre maintenant tout son temps à la radio.H est indispensable au succès des émissions dramatiques.Avec lui, on est sûr d'une autorité.Pierre Durand n’est pas seulement un artiste d’une parfaite probité: c’est un père de famille exemplaire.Il ne vit que pour sa petite famille qu’il entoure de tous ses soins.Sitôt son travail terminé, Pierre Durand remonte la côte qui le conduit à sa petite maisor Là, au milieu de ses bouquins, ls pipe aux lèvres (cette bonne pipe qui ne l’a jamais quitté, aux heurer d'angoisse comme aux heures de bonheur), 11 lit ses ouvrages favoris les pièces qu’il aime, les bouquin, qui parlent de théâtre.Vous serez surpris d’apprendre que Pierre Durand, avant de faire du théâtre, fut ébéniste d’art.H travailla à l’emploi du Pacifique Canadien.Mais le théâtre était sa passion.H lui donna ce qu'il avait de meilleur.Il étudia sans relâche, avec ferveur.Ses rôles.U les a toujours sus à la lettre.Ce qui en fait un comédien indispensable sur lequel on peut compter.Aux répétitions, il est toujours le uremier arrivé, anxieux de lire son texte et rien ne l’enrage autant qu’un spectacle où il n’a pas le temps de mûrir son texte.Enumérer ses créations à la radio, c'est repasser tous les sketches présentés ici depuis cinq ou six ans.Il a été, tour à tour, Montcalm.Maisonneuve, le Chevalier de Lévis, Saint-Joseph.Napoléon Chaliapine, et Jean Valjean, pour ne citer que les principaux.Les “Enquêtes du Commissaire Maigret” ont été, toutefois, le seul “Parade d’élégances” C’est mercredi soir, à 8hres le 29 mars que la section féminine de l’Association des Voyages Historiques présentera une parade d’élégances à la Salle des Chevaliers de Colomb, 1191 Mountain (de la Montagne).Mesdames, ne manquez Pas de la voir, elle sera une véritable source d’inspirations pour le choix de vos toilettes du printemps.la revue sera entremêlée d’attractions gaies et, variées, ce sera une soirée au théâtre et au magasin en même temps.Plusieurs artistes de la Radio seront au programme.On peut se procurer des billets au bureau de L'Association 5249 Ave du Parc, chambre 63 et en appelant à CA.0795 - ! SIRVK 'GRATUIT/ OUVRAGE/ G A R A N Tl 153 10 ANS D'EXPERIENCE MUItifh: r ISâfcN orogramme où il a été mis en W' dette, exception fait* des "Bsquls- Plerre Durand n'est jamais content de lui C’est une qualité.A rencontre de plusieurs habitués du micro qui se “trouvent bien , même s’ils ne se donnent aucun ma.pour l’être, Pierre Durand ne se contente pas d'étre "satisfait .D vise plus haut.Et c'est pourquoi: Pierre Durand est un artiste qu’il faut non seulement admirer, mais respecter.Texte et dessin de VIR Basis' Pour LINGERIE de QUALITE à prix populaires toujours chez E.ST-JEAN Lingerie 1230 Mt-R*yal Est.Fr.1922 Téléphoné*-nous vos commandes, Fr.1922 experts en radio V n 1 AT rF' I de trois mois donnée avec tout (jrA.A /i iV I JL - reparage de radios RADIO GILFORD ENRG.1155 GILFORD ch CH.3535 SPECIALITE - RADIOS D'AUTOMOBILE propS.J.Prud'homme et C.Frechette REPARATION DE RADIO e tonte# marque.- OoTr.ce enr.nti j System# de haut-pnrlcura poor •ec»*ion* CALUMET 1551 7353, St-Denis Pré.Deeaatelnedo Tel.Frontenac 471J »5» Duluth Bit 50c par appel Vente et Réparation du RADIO LACELLE RADIO SERVICE ENRG.Dampen de radia reriflee# GRATUITEMENT Spécialité: “RADIO D’AUTO’ Eerampte aliéné, ear presentation de eett.annoi.ee Pour vos troubles de RADIO consultez C.A.BEAUDET __SERVICE — RADIOS — REFRIGERATEURS — LAVEUSEÎ5 WE 6926 4811, Notre-Dame-O.«c MEILLEURES ALLOCATIONS POUR RADIOS, LESSIVEUSES, REFRIGERATEURS SPECIAL.! Hoaleaa à len.lveu.e.N y* ténu, de Ha tte - Guy Archambault -Roland Radhaiyi et Philippe Lange vin, E Haut se rappeler aussi que Georges Oalipeau a prêté main forte à l’équipe soit comme Joueur, soit comme gérant-intérimaire, soit encore comme publiciste dont lec compte-rendus furent continuellement à la page - Bravo! les gars.et nous ne formulons qu’un désir, c’est que l’an prochain, vous commenciez plus à bonne heure ., et que dans l’Intervalle, cet été, peut-être aimez vous l’idée de former une équipe de.bnîle au camp ou de balle-molle.-A tout évènement, soyez assurés que nous applaudirons & toutes vos Initiatives.vons été victimes de ses tentacules et rares sont ceux qui ont réussi & s’en extirper.» Celle qui a subi les attaques les plus furibondes de “madame La Gtrippe” .fut notre téléphoniste Béatrice Cloutier- oh! Je vous assure qu’elle a pris ça au sérieux notre dévouée Béa!.tellement au sérieux que quand son ptit “buzzer buzzait”- au lieu de dire C.H.L.P., elle disait, au travers son mouchoir CHL.B.Son cas devint si grave que le médecin intervint, et la béate Béa dût prendre un congé forcé, au grand détriment de Bob Haineault, qui dut faire presque du “vingt-quatre heures par Jour”.-Dans l’intervalle, les autres membres du personnel combattaient à qui mieux mieux les attaques de l’inexorable" gâcheuse de nos heures de travail et de loisir.Comme sacrifice suprême.Bob Haineault qui pendant dix Jours avait été sur la brèche fut obligé forcément de rendre les armes, et l’état alarmant de sa constitution, pourtant robuste réclama les subsides d’un corvé d’une semaine.Mais, aujourd'hui, cette période de repos est terminée, et tous.(toussent).sont à leur poste.AU POT-POURRI MATINAL Vous savez-bien, la moustache à Mancel Tremblay?., ai bien, elle s’est envolée comme ça, d’un coup sec!.Quel bon rasoir, fl a, ce gai troubadour de nos refrains du matin!.Ah! Marcel, tu n’as pas voulu essayer ma recette?.Voilà c’qui t’arrive.Au fiait, vous ne l’ignorez pas, sans doute, Marcel nous est revenu le matin avec son inséparable Roméo, dans une seconde série de programmes - dispensateurs de franche gaité, de la gaité "à la bonne franquette” qui a scandalisé quelques scribes au style hargneux, mais qui n’en divertit pas moins des milliers et des milliers d’auditeurs, à preuve le courrier qui redevient chaque Jour de plus en plus volumineux.Continuez, les gars, et faites la sourde oreille aux chiens "qui jappent après la lune”.MM.Marcel PARE, Marcel BAUL du Pot-Pourri Matinal irradié U et Mlle Jeanne BOUCHER, au cours d’un des nombreux sketches tous les matins de 7 lires 15 à 8 hres.Fernand Berge vin, vient de se trouver un autre passe-temps!.Vous pensez peut-être que c’est la classification des nouveaux disques qu’il a reçus?.Non, c’est pas ça!.Peut-être, pensez-vous que c’est la tâche de compter les pièces de monnaie apportées par le courrier en rapport avec les cuillères-souvenir?., Non, c'est pas ça'.Ne cherchez plus! .IaTssez-moi plutôt vous aider.- Fernand.s’occupe., de tortue»! Oui des tortues!.Eh oui!.de petites tortues vertes, grosses à peine comme une pièce de cinquante cents!.L’autre Jour, il en avait deux, et Je ne sais que diable, ce qu’il leur a •oufflé à l’oreille, mais voici que nos deux tortues se mirent en frais de prendre une course.Chacun des annonceurs y alla de sa gajeure, mais les coquines de tortues semblaient s’attendre au terme de la course, se bousculaient, pirouettaient Jusqu’à ce que l’une d’elles ou.parfois les deux, tombaient sur le dos, de sorte que nul n’était en position de reconnaître sa tortue.Très Intéressant, ce petit Jeu, et.n’était la rigidité de nos législations provinciales et fédéral?.Il y aurait peut-êtres moyen de faire '*q’quechose’, avec la course.aux tortues.- Avec la permission de messieurs les éditeurs de Radio-Monde, c’est l’intention du ‘31g Chief” de publier à tour de rôle, les photos de vos amis du poste CJîL.P.avec commentaires caractéristiques, à l’appui.Vous y reconnaîtrez cher public, un groupe de Jeunes, dont la seule ambition est de vous être agréable.Nous vous demandons une chose seulement, c’est que, ces pauvres diables d’annonceurs et d’ingénieurs sont à la tâche 365 Jours par année, et que s’il arrive parfois, qu’un jour, le temps soit couvert, escomptez toujours sur un lendemain plus prodigue de ses faveurs, et que, en fin de compte.1 vos gens de la radio.sont encore les meilleure amis que vous ayez.“BIG CHIEF” La grippe- TO!fOWDE PAGE 9 ^koik hSuclonS - L’ORAGE DE POINTE A SEC Gratien Gélinas (Suite de la page 3) YVES BOURASSA, né à Montréal, le 21 mary, 1910, directeur des programmes à C.K.A.C., est bien connu dans le monde radiophonique où il fit maintes fois ses preuves comme artiste-né et travailleur infatigable.YVES (et non pas Yvon) Bourassa est le fils du lieutenant-colonel Eugène Bourassa et d’Adrienne Labelle, musicienne réputée qui pendant plus de quatre ans étudia le chant et la musique à Paris.A Montréal, elle est bien i connue comme professeur de chant.Plusieurs de ses élèves ont connu des succès remarquables.Après avoir étudié au Collège de Montréal et au Sémi-naii’e de Philosophie, Yves Bourassa fit ses débuts à CK-A.C., comme annonceur.Six mois plus tard, il c\menait chef des annonceurs, puis fut nommé directeur des textes, situation qu’occupe maintenant M.Marcel Baulu.Depuis trois ans qu’il occupe le poste de directeur des programmes, il n’a pas eu le temps de retourner à son exsituation d’annonceur, mais malgré ses nombreuses occupations, il dut accepter, il y a quelques semaines à peine, d’etre le maître de cérémonies au programme “La course au Trésor”, lequel connaît tant de succès.Chose très intéressante à noter est que si Gratien Gélinas, l’inimitable “Fridolin”, est si connu maintenant, il le doit à Yves qui le lança lors des “Variétés Professionnelles”, au Théâtre Impérial, en 1936.Gratien est.le premier à l’admettre et il n’a jamais manqué de manifester sa reconnaissance envers son protecteur d’alors.Comme son père, Yves s’est toujours intéressé au mi litarisme.Il est lieutenant dans le 83e régiment de Joliette, mais malheureusement, il n’a pas le temps de se dévouer comme il l’aimerait aux choses de l’armée, sans quoi, il serait probablement major.N’oublions pas qu’il doit consacrer de douze à quinze heures par jour aux nombreuses responsabilités qui lui incombent.Yves doit en effet recevoir des dizaines de visiteurs par jour, répondre à des centaines d’appels téléphoniques, encaisser les critiques, plus ou moins justes, être continuellement au service du public, accepter des invitations même lorsqu’il aimerait se voir à sa correspondance, être diplomate, ce qui est peut-reposer comme vous et moi en avons le droit, sinon le temps voir à sa correspondance, être diplomate, ce qui est peut-être la première exigence de son poste, et protéger les intérêts de la firme qu’il représente.Il a quitté le célibat il y aura bientôt deux ans lorsqu’il épousa Marcelle Landreau, fille de M.Georges Landreau, directeur du Conservatoir LaSalle.De ses compagnons de travail, il dit:— ils ne travaillent pas POUR moi, mais AVEC moi, c’est ce qui explique le succès que nous avons et la bonne entente qui règne continuellement entre nous.Il n’est pas question de "hiérarchie, mais de camarades intéressés à atteindre le but désiré.Il est le frère de Claire Bourassa, chanteuse qui méri terait d’être mieux connue sous son véritable nom.Yves a dirigé, entre autres programmes, “le Carrousel de la Gaieté”, avec Gratien Gélinas (Fridolin), “Chantons en Choeur”, le “Gala Humoristique”, les “Matinées Musicales”, avec Mme Jeanne Frey, “La Course au Trésor”, “Radio-Marathon”, etc.Il a comme assistant et dévoué collaborateur nul autre que Ferdinand Biondi, février, courait «impie quatrième, a vu sa popularité et sa finesse artistique reconnue* en se faisant classer bon deuxième, soit une demi-longueur derrière le grand vainqueur.Jean Lalonde, “Le Don Juan de la Chanson”, finit en quatrième position.Mais Jean Lalonde a été si souvent premier dans les coeurs des radiophües qu’il a manifesté une sorte de tact professionnel à laisser un pen le tour aux autres.Radiomoc/de aurait aimé voir quelques autres grands artistes des ondes apparaître en position plus avantageuse dans le classement final.Le vote populaire n’enlève pourtant rien & leur talent réel ni a leur valeur respective.Les artistes momentanément incompris ont déjà eu leur heure.ou ils l’auront.C’est souvent, aussi, parce qu’ils sont incompris qu’ils sont grands.Gratien Gélinas se verra donner la médaille d’or, récompense de son succès, lors de l’émission du ‘Tram de Plaisir”, le 29 mars.Le trophée est en or, de dix carats, et d’un joli dessin, à trois dimensions, l'une représentant la Victoire, la deuxième l’inscription “39'’, l’autre ie6 figurines de l'Art Dramatique, celle qui rit et celle qui pleure L’émission du “Train de Plaisir” du 29 mars aura donc un cachet particulier.Qu’on ne manque pas de l’écouter.' RADIOMONDE remercie ses lecteurs et tous les radiophiles de l’est canadien de l’encouragement qu’ils ont apporté au concours, à nos artistes, et à la cause générale de la radio au pays de Québec.Voici maintenant le classement des artistes de la Radio tel que compilé par les éditeurs de Radio-monde et voulu par la faveur populaire : Gratien Gélinas.1384 Roger Baulu.1356 Albert Cloutier.1341 Jean Lalonde.1333 Roy Maiouin.1098 Oscar Bastien.1072 Ferdinand Biondi.1042 Alain Grave].1018 Jacques Auger .1003 Muriel Millar.970 Fred Barry.930 Jovette Bernier.840 Mimi d’Estée.820 Marcelle Lefort.820 Jean Clément.790 Juliette Béliveau.740 Henri Poitras.740 André Treich.640 Olivette Thibeault.640 Ovila Légaré.620 Roméo Mousseau.610 Renée Coutlée.600 Lucille Dumont.580 Arthur Lefebvre.550 Margot Teasdale.540 Armand Marion.540 Varcel Tremblay.540 Rolland Bayeur.520 Georges Bouvier.520 Tony Leclerc.510 Gérard Delage .510 Moins de 500 votes: Mmes Jeanne Ma u bourg, Thérèse Gagnon, Rollavde Bernier, Tante Ninette, Caro Lamoureux, Arman de Le- brun.Nita d’Arey, Lucille Laporte, et MM.Henry Deyglun, Léopold Fourassa, Henri Letondal.Robert Choquette, Raoul Léry, Fernand Perron, Camille Dueharme, Paul Gury Michel Normandin, Marcel Paré, Claude Sutton, Clément La-tsur, Alfred Brunet, Jean Bart, Albert Duquesne, Gaston Dauriac, Marcel Baulu et Rolland Beaudry.(Par Paul-M.CB LIN AS) Comme ça fait près d’un mois, qu’ils n'ont pas eu de pluie, Les gens de Pointe à See, en veulent à tout prix.S'il continue d’faire beau, trois quarts des habitants.Devront vendre leurs claques, qui serv’pas d’puis J’printenips.Tout le monde du village, à voir un temps si beau.Pense que l’homme de la pluie, a tout vidé son “S1EAU”.Ils se trompent cependant, car, chose surprenante, Le fabricant d’orages, en prépare une tanante.Vers les huit heures et demie, le ciel devient si laid, Qu’y r’semble à mon p’tit frère, quand y mange des bleuets.Le tonnerre d’abord fait un bruit infernal, Qui vide d’un seul coup, (’magasin général.Mais de toutes ces personnes, qu’la peur a affolé, C’est l’boss du magasin, qui s’est sauvé l’premier.Deux minutes plus tard, c’était si effrayant, Qu’les habitants déjà, priaient pour du beau temps.La foudre et les éclairs, ayant chacun son tour.Couraient l’une après l’autre, comme une course de six jourat Le tonnerre gronda, si longtemps dans la “nuitte”.Que dans toutes les maidbns, on manqua d’eau bénite.La famille du barbier, riche de douze enfants, Comptait quatorz'personnes, dans le lit des parents.Du plus p’tit au plus grand, tout le monde était là, S’cachant à chaque éclair, entre les deux matelas.Le père qui voulait, fair’d’la place pour les siens, Etait aller s’coucher, en jaquette, dans le bain.Les p’tits criaient si fort, en voyant les éclairs, Qu’la mère prenait plaisir, à écouter l’tonnerre.Le grand’père, dans la salle, solide comme un rocher, Devant une telle tempête s’était même pas couché.Dans sa chaise berçante, tranquill’ment, sans s’en faire, Il lisait son journal, à la lueur des éclairs.Chaque fois qu’il entendait, le tonnerre tomber^ Il sortait d’ia maison, pour aller 1’ramasser.Toute la nuit durant, les autres paroissiens.Ne voulaient qu’une chose, voir arriver l’matin.Quand on Tvit apparaître, vers les cinq heures et demie, Ca faisait près d’une heure, qu’l’orage était fini.Jamais on s’était levé, si tôt dans le village, Tout l’monde voulait voir, les dégâts de l’orage.On trouva un mouton, qu’la foudre avait frappé, I) était raide mort, le dos plein d'iaine d’acier.Mue par le magnésium, d’une éclair en furie, Une vache avait donné, du lait de magnésie.Le boulanger lui-même, dit qu’son pain sur la “SOLE”, Avait pendant l’orage, baissé au “FA” bémol.Un homme qui marchait le long de la rivière, Dans le fond d’une chaloupe, ramassa trois tonnerres.Le marchand de légumes, s’étouffa en voyant.Que ses pieds de salade avaient un permanent.Et même le facteur eut des désagréments, En finissant sa “run” au début d’iouragan.La pluie tombait si raide, au retour de sa trotte, Qu’elle perça les claques qu’il avait dans ses bottes.Et c’matin tout le monde, dans les rues du village, Demand'la même question: Que pensez-vous dTorage?Le plus drôle de tout, c’est que les habitants, Si peureux hier soir, pendant qu’il pleuvait tant, Disent tous aujourd’hui, qu’c’a été ordinaire.C’pendant ils ont tous mis, leurs culottes à l’envers.C’est bien juste pour dir’que l’proberve n’est pas faux.Quand il dit ce qui suit, aux gens qui parlent trop: “Il faut tourner la langue sept fois avant d’parler.Ici c’est l’panialon qu’y aurait fallu r’tourner.Noua ferons l’encadrement de vos artistes de radio ou cinéhia.Vitre d’autos et de toutes sortes.Un escompte sera alloué à toute personne présentant ou mentionnant cette annonce.ONTARIO FRAME & GLASS CO.3419, St-Laurent Lan.8596 Gérant: R.Asselin.SERVICE Accord — Réparation — Polissage Vernissage — Clavier blanchi Etablie en 1856 THE CRAIG PIANO Manufacturier» 4566, de U Roche.FRont.7343.L dont il fait les plus grands éloges.Yves fit un peu de théâtre alors qu’il fonda la Section des Anciens du Collège de Montréal, avec André Montpetit et Gratien Gélinas.A deux reprises, il prit part avec eux au Festival pour le trophée Bessborough.Il y a quatre ans, un incident amusant survint: certain “expert” britannique écouta leur interprétation de la pièce bien connue, “Les Grands garçons”, de Paul Geraldy.L’individu délégué d’Angleterre, qui entre parenthèse, ne comprenait ni A.ou B.en matière de bon franGais, décréta que la pièce était mal écrite, qu’elle était mal faite.et que c’était pourquoi il ne la prenait pas en considération.Après cela, tirons le rideau.! Telle est, très résumée, la carrière d’YVES Bourassa, un chic type s’il en est un, mais dont l’apparence parfois brusque n’a rien à faire avec son sens artistique, sa haute compétence, et son hospitalité lorsqu’il s’agit de recevoir jeure partie de son temps, même s’il s’agit d’un journalis-Tun des nombreux visiteurs auxquels il consacre la mate! Terminons en disant qu’YVES BOURASSA est avant tout dévoué à la cause qu’il a épousée, celle de satisfaire le publie, d’être diplomate, et surtout, d’être IMPARTIAL.waüe aneile Haute couture 4086 ST-DENIS TEL.LA.6347 !>*•*.jr r, » «V ^ Et voici ce qu’ils disaient: pOUR tM! ” JOUJOU^* tà |j|p?• $1*.BIERE VOTRE QUE ARRIERE GRAND PERE BUVAIT jjâ&.¦mz OOt-XA -S - • ¦ PAGE 6 * * »^mV*« *v RADTOMONDE’ 9SCRETIGNS 4e l’ouvreuse Nous avons des nouvelles de Fernand Barrette, cet excellent pianiste-compositeur dont il a été question dans le premier article de RA-DIOMONDE pour venir en aide aux artistes canadiens.Fernand Barrette est actuellement à New York.Après avoir travaillé pendant un an pour Wilfrid Pelletier, au Metropolitan (je crois même qu’il est encore son collaborateur), Fernand Barrette est devenu organiste et maître de chapelle d’une église irlandaise de New York: Holy Trinity Church”.H a également son studio où il enseigne le piano, fiait du “coaching” et écrit des arrangements pour choeurs et orchestre.Qui est Roxane?C’est une charmante petite chanteuse montréalaise qui se fait entendre chaque semaine, au poste CKAC.Roxanne a déjà de nombreux admirateurs et c’est la plus récente “découverte” de la saison.Son frère Marcel: Idem.A propos c’est Marcel tout seul qui fait maintenant le Pot-Pourri Matinal H y met en oeuvre ses nombreux talents.Je lui demanderais simplement s’il est bien de mise de jouer des danses à huit heures du matin?Pour une part, J’aimerais un peu plus de gaieté et surtout de bonnes histoires, comme il sait les conter.Réveille-toi, Marcel! Deux artistes français, un chanteurs et un comédien, se sont unis pour composer une chanson larmoyante qui se vend par centaines de copies.Au bal de la Fédération des Artistes de la Radio, ces deux “compositeurs” en draught se vantaient d’avoir trouvé ce qu’il y avait àe plus c./sic), en fait de musique et de parples.—C’est bête à faire pleurer, disaient-ils, mais c’est en .plein ce qu’il faut pour ces “bons” can»' diens.Nous allons faire une petite fortune avec ça! D’accord, messieurs qui désirez exploiter les “bons” canaVerts, vous pouvez abuser de notre candeur Mais, le dire et vous en vanter, pardessus le marché, n’est-ce pas un tout petit peu exagéré?Roger Baulu a fêté la Mi-Carême.L’excellent speaker ne manque jamais à la tradition.La “Course au trésor” a remplacé définitivement “Chantons en Sueur” (!) J’aurais donné cinq piastres pour voir la tête d’Yves Boutasse lorsqu’il a répondu au Révérend Frère qui gagnait $72.00 Le sympathique directeur des programmes de CKAC mène cette é-m Iss ion avec brio.C’est aussi un grand voyageur.Il a fait Montréal-Toronto en moins de 48 heures.Un nouveau marathon, mon cher Yves?L’as des disques, au poste CKAC est Roy Malouin.Après lui vient - • Grave?Tous deux ont dele secret des tables tour-Avis aux amateura.Alain couvert nantee.Jean Lalonde, olessé au cours d’une expédition de ski (vous saviez qu’il a été blessé?) se remet définitivement de son accident.Il abandonne graduellement ses béquilles embarrassantes.Après «voir rasé sa moustache, Jean Lalonde a reçu des centaines de lettres lui demandant sa photo, avant et après! Fait à noter: Jean Lalonde répond à toutes les lettres.C’est l’un des rares.Et cette politesse tout à fait royale vaut à Jean Lalonde u-ne popularité que ses dons de chanteur aimable justifient amplement.Avis aux artistes: si vous voulez conserver votre popularité et mériter la considération du public, répondez a’ix lettres.Faites comme Jean Lalonde.Celui-ci sacrifie une somme importante de ses émoluments (j’allais dire de ses émoluments nationaux), chaque semaine, pour répondre à ses correspondants et adresser sa photo à ceux qui la demandent.Résultat: Jean Lalonde est aimé et considéré de tous.Saviez-vous que notre "Don Ju-an” s'est acheté des chaussures spéciales pour ne pas endommager sa chevilles brisée et pour accélérer sa guérison.Onze piastres la paire! Oui, ma chère! Je vous assure que ce sont de vrais beaux souliers.Mais, pour marcher, n’est-ce pas „ —C’est bien ma veine, dit-il.Accident, béquilles, chausures spéciales.Et pour comble, J’apprends que j’ai pour »,25.de réparations à mon automobile.Mesdames, mesdemoiselles, heureusement qu’il a vos coeurs' (A suivre en page 10) Madame LAURE Le plus fort medium d'Europe vient de recevoir le grand tarot Tunisien, l'oeil qui voit tout.Voua dira votre nom, votre âge, réunit les séparés, facilite les affaires, ramène les amitiés perdues.De § h.A M.à 9 h.P.M.513 Duluth Est COMMENT S'HABILLAIENT LES ELEGANTS EN 1820 A propos de ce même bal (il n’est pas trop tard pour en parler) quels sont ces artistes qui ont payé une annonce dans le programme et qui n’ont pas leur no»- imprimé?Après le “Devoir”, voici le "Jour” qui n'aime pas RADIOMONDK.E-videmment, le succès ne plait pas à tout le monde.et tirer à 50,000 copies, au bout de quatre numéros, c’est bien vexant! Le charmant artiste parisien Guy Berry est reparti poui la France.Il laisse ici un excellent souvenir.mais il a.parait-il, mie dent contre quelqu’un.Une dent qui est longue à force d’avoir poussé! Son billet de retour Montréal-New York (qu’il a dû payer lui-même) n'y serait-ii n-*- pour quelque-chose?Avant de partir, ' Guy Berry a chanté trois fois à CKAC et une fo's à Radio-Canada.A la gare Windsor, le matin de son départ, Goulet et Daunais vinrent lui serrer la main et lui souhaiter bon voyage.Mais il manquait quelqu’un.N’est-ce pas ce même personnage qui a déclaré ne [ rien vouloir avoir affaire avec 1 • Presse” et le poste CKAC» A .f )* 3v s* lor AVRIL.1939.' .’ cjY' ' RADTOMONTVF! *; 1- •i t g .‘ fl » , c a » MARTHE LAPOINTE Un dicton veut que:- Nul n’est prophète en son pays.Une charmante québécoise nous prouve depuis quelques années la fausseté de cet avançé.Les succès qu’elle ne cesse de remporter co.nme chanteuse et artiste lyrique se succèdent avec une telle persistance depuis, quelle confii me 1 opinion de tous ceux qui prônent:- Le Canada d'abord! A quoi bon en effet aller cher outre-mer des artistes (?) aux noms retentissants lorsque nous a-vons ehez-nous des vedettes moins poussées par une publicité souvent exagérée?Cette chanteuse et comédienne dont nous voulons parler, tous l’ont sans doute deviné, c'est la seule et unique, MARTHE LA-POINTE! Marthe, (qu'elle nous pardonne de la nommer simplement par son préncm elle oui fut U y a quelques années l’interprète principale de sa première série de sketches radiophoniques au poste C.H.R.C.Québec.slrie dont l’auteur de cet article fut chargé de rédiger sous -(Par Jean Langaran)’ 1 anonymat les épisodes du programme “Vico”) Marthe, disons-nous, est bien connue dans la vieille capitale, non seulement comme artiste des opérettes, mais aussi comme violoniste, ayant été premier solo dans la Symphonie de Québec, après avoir étudié sous la direction du professeur Talbot.Née le 29 novembre, à St-Ansel-me, Qu bec, pour ceux qui aiment ces détails, Marthe fit ses études au Mont Sainte-Marie, Montréal, où elle obtint sa gradu'»:on.C’esf dire qu'elle n'a jamais été une é-trangère dans la métropole canadienne.Elle obtint de plus son diplôme universitaire à l’Université de Montréal.Après s’être Initiée très Jeune aux principes élémentaires du chant et du violon, Marthe, dès sa sortie du couvent, se spécialisa dans ces arts.Après avoir Joué comme vlolon-solo dans la Symphonie de Québec pendant quatre ans et avoir eu comme professeur, en plus de M.Talbot, M.Taranto, puis Mme Berthe Roy.et enfin, Mme Jeanne - .fi" ':f t W* m 'v"V; ¦¦ ' Jg • ¦. ¦' A$f|l| < ¦ s m "¦ ¦ 4 ' m mm wmmm Lapointe fut demandé par M.Narcisse Thivierge, directeur-gérant du poste C.H.R.C, de Québec, pour interpréter le premier rôle féminin d’une série de sketches radiophoniques commandité par une firme québécoise.Son partenaire était M.René Mathieu, surnommé le “Jean Clément québécois’’.Ces débuts étaient plus que modestes, mais une fois de plus, repé-tons-le, Marthe VOULAIT commencer par le début.Peu de temps après cependant, elle subit une première audition à Radio-Canada, audition où elle se classa bonne première contre une cinquantaine de concurrentes.M.Maher, alors commissaire de Radio-Canada, lui offrit immédiatement de Jouer l’un des premiers rôles dans “Le Petit Duc”.Présentée à M.Lionel Daunais, ce dernier ne négligea rien pour faire enfin connaître au public cette jeune artiste à l’avenir si prometteur.M.Daunais la révéla rapidement lors des débuts de la “Société canadienne d’opérette.Marthe, sans occuper encore les premiers rôles, ne tarda pas à s'affirmer.Elle joua fréquemment à Québec et Montréal avec Lucienne I>efrenne et Charles-Qnile Brodeur.VEDETTE D’OPERETTE Marthe aime surtout l’opérette, et elle ne s’en cache nullement, bien qu'elle adore le cias /,ue.A maintes reprises, on lui demanda de retourner à la Symphonie de Québec occuper son poste de premier violon, mais désireuse de se consacrer à la scène et à la radio, elle refusa les offres qui lui furent faites, avec disposition pour se perfectionner davantage dans l’art de l’archet.L’opérette qu'elle aime le mieux?“Valse de Vienne”, de Strauss, “Rose-Marie ”, et le rôle de Mi, dans le “Pays du Sourire”.Le sport?.elle aimerait s’y consacrer, mais elle n’en a pas le temps.Le seul qu’elle pratique est la natation.Polyglotte?.,, peut-être, car elle peut chanter en anglais, en français, en allema.ki et en italien, langues que lui enseigna sa professeur, Mme Berthe Roy, qui Jouit d*une réputation méritée comme professeur dans toute la province de Québec.SES PROGRAMMES
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